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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 26 décembre 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1945-12-26, Collections de BAnQ.

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••Le Oin Kl» «M C9* nattoa «UMntM et a* «eut Avec docilité accepter de ut Orande-Breta-•ue ou de* Etate-ünU ou de gui que ce toit d’autre l’attitude qu’il lui taut prendre envers le monde Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers is Common wealth britannique des nations mais envers le Canada et son roi.et ceux qui oontestent oecl rendent, à mon avU.un mauvale service au Commonwealth ."She te n eoverelim nation and cannot take her attitude to the world docilely from Britain dr from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's kins and those who deny thU are doing, to tnv mind, a great disservice to the Commonwealth “ U-X-97) lard Tweedsmair DEVOIR ^oshfal, mtrcrtdi 26 décambra 1945 'VOLUME XXXVn No 295 ~~ ¦IDACTIOH K ADMINISTHATIOK \ 430 ESI HOtTiE-DAME, MOMTHEAL Directeur s Georges PEU.ETIEH FAIS CE QUE DOIS Bédacteur an chef t Omar HEHOUT Géronli tBLBPHOMKi BBteb tseï* tons, wmanoo* et rcra Mmlatetrattoe i KMr SMI Bttactloni BKkdr MM Gérant t •Bob SMI Le message de Noël du Souverain Pontife sur la paix Sur, un gai et instructif réveillon kccoril de Moscou sur les traités de paix ¦ " • l"'Oeuvre du Service familial" — Pourquoi elle a été fondée et quels sont ses desseins — Loin de la famille — Pour améliorer le présent et préparer l'avenir de toute une catégorie de jeunes filles — Bonne occasion de faire d'utiles étrennes Nous ne ferons pas le compte des réveillons d’hier: le journal n’y suffirait pas; mais nous doutons qu^il y en ait eu beaucoup d’aussi vivants, d’aussi gais et d’aussi pleins de sens que celui de l’Oeuure du Service familial.Pour ceux qui pourraient encore l’ignorer, rappelons que VOeuvre du Service familial s’intéresse particulièrement aux jeunes filles qui travaillent dans les maisons privées.Elle s’efforce de leur rendre le plus de services possible.Elle entend non seulement leur assurer de convenables emplois, mais les en rendre dignes en développant leurs aptitudes natives.Elle travaille ainsi pour les jeunes et pour celles qui les emploient.Comme la plupart de ces jeunes filles viennent d’assez loin, qu’elles n’ont point de parents en ville, l’Oeuvre •’occupe aussi de leur fournir un centre qui leur donne l’occasion de se réunir à leurs heures de loisir, de se distraire avec des camarades.Et, comme la plupart comptent bien fonder des foyers, on s’efforce aussi de leur donner des leçons qui les préparent à leur rôle de demain comme à celui qui est aujourd’hui le leur.(Il y a même, comme «n certaines autres oeuvres de jeunesse, des cours spéciaux de préparation au mariage).* * Ÿ Tout va de front: la formation morale, la formation pour ainsi dire technique (cours spécialisés de couture, d'art ménager, d’anglais), et la formation proprement intellectuelle.La maison d’accueil possède une bibliothèque relativement considérable.et fréquentée.Il nous a été donné de feuilleter les registres de cette bibliothèque.Nous avons été frappé du caractère des livres et de la qualité de ceux qu’on demande le plus souvent.II y a en plus des soirées p récréatives, des conférences, des films éducationnels, etc.Ajoutons que l’Oeuwe reçoit volontiers pour la nuit les jeunes filles qui arrivent à Montréal sans savoir où se loger ou qui peuvent se trouver subitement sans domicile.Lorsque son installation sera terminée, l’Oeurre pourra disposer de vingt-cinq lits.Un simple appel à la directrice (AT.5405), et une jeune fille se charge d’aller au-devant de celles qui ne pourraient se retrouver dans Montreal.L’Oeuvre est installée tout près de l’Oratoire Saint-Joseph, au numéro 3840, Çhemin de la Reine-Marie.Ses débuts furent modestes.On n’invita d’abord les jeunes filles qui faisaient du service dans les maisons privées qu’à une causerie hebdomadaire sur la vie chrétienne et à une heure sainte mensuelle.Les services d’aide, d’enseignement, etc., ont suivi.Plus de sept mille jeunes filles, depuis trois ans, ont profité des services de l'Oeuvre.Pour ces enfants qui vivent en dehon et parfois si loin de leurs familles, l’Oeuwe s’efforce, non seulement d’assurer leur perfectionnement moral et professionnel, mais de reconstituer un peu de l’atmosphère familiale, de créer un milieu de franche et saine amitié.Il y a un piano dans la grande salle du foyer, et l’on y chante à coeur-joie.Il y a des jeux aussi.On a même installé tout à côté une cafeteria.L'avantage est d’épargner aux jeunes d’avoir à sortir pour prendre une tasse de café ou manger un gâteau.Le réveillon de la Noël qui a réuni quelque quatre cents jeunes filles se rattache à ce souci d’atténuer dans la mesure du possible les chagrins et les dangers qui résultent de l’absence de la famille.Il en sera de même du déjeuner du Jour de l’An, qui devrait réunir autant de convives.— Je connais, nous disait un ami qui est familier avec l’oeuvre, peu de spectacles aussi touchants que celui de ces grandes enfants qui, à défaut de la bénédiction paternelle, viennent là le Jour de l’An au matin demander la bénédiction de leur aumônier, qui se donnent pour un moment l’illusion d’être en famille.« ¥ « Et cela coûte?Rien du tout aux jeunes filles qui bénéficient des services de l’Oeuvre.Rien du tout, — pas même pour le réveillon de Noël et le déjeuner du Jour de l’An.L’Oeuvre doit pour vivre compter sur la seule générosité de ses amis, de ceux qui estiment qu’elle fait un grand bien, qu’elle est une belle entreprise de protection à la fois et de formation.Si, donc, le coeur vous en dit et que vous ayez quelque argent disponible.C’est le temps des étrennes.Celles-ci seront magnifiauement placées.Un coup de téléphone (AT.5405).et l’on vous donnera, avec empressement, tous les renseignements supplémentaires dont vous pourriez avoir besoin.26-XIM5 Om«r HEROUX P.S.— Les bureaux et le foyer sont ouverts jusqu'à 11 heures du soir.La direction de l'Oeufre, qui a pour aviseur spirituel le R.P.Alfred Laplante, C.S.C.est assurée par Mlle Idaise Groleau, directrice, son assistante, Mlle Gilberte Perrier, et la trésorière, Mlle Bella Roy.Mlles Groleau et Roy se tiennent en permanence au local.Conte de Noël L'impolitesse (par Ferrier Chartier) Cette nuit-là, comme d'habitude, idonias le berger prit son tour de farde.Enveloppé d’un manteau aux tailleurs déteintes, sa houlette à ta Hain, il considéra un instant le troupeau confié à scs soins.En une masse compacte, les bêles broutaient paisiblement.Plus loin dans te pâturage, d’autres bergers s'installaient à leur poste.Leurs silhouettes se découpaient nettement sur le ciel, comme ces oliviers à l’horizon et la ville de Belhlèhem tout près.Deux heures après la fin du jour, un reste de lumière trainait encore dans les champs.Adonias en cherchait la source.Tout autour de lui semblait ébloui, après un coucher de soleil d’une splendeur inaccoutumée.Il se rappelait sa mère qui disait ce soir avec ravissement: "Que sc passe-t-il donc en Judée pour que le soleil resplendisse de la sorte’*' Adonias s’imagina que la laine des moutons en gardait quelques reflets.Il éparpilla une botte de paille qui lui servirait de siège, s’i/ laissa tomber.Les chiens s'activaient autour du troupeau.On pouvait compter sur eux.Adonias étendit les lies, posa sa houlette sur le sol.Il détacha le sac qui pendait à sa ceinture pour en vérifier le contenu.Il g trouva un rond fromage de brebis, deux petits pains, quelques brioches pour le goûter nocturne.Le berger sourit au souvenir de ta mère qui lui préparait le frugal tepas.Il sourit plus doucement encore en pensant à Noèmi, sa fiancée, qui aimait tant les petits enfants.Qui l’aimait aussi, U n’en doutait pas.Ne le lui prouvait-elle pas en cuisant fidèlement pour lui les brioches de son dessert?Adonias songeait, songeait dans cette nuit èloilèc du solstice d hiver.De longues générations de patres, il tenait ce goût des méditations devant les troupeaux indifférents.Suspendu cidre ciel et terre, il vivait de sa solitude, sans aucune, complication.Son coeur simple ignorait les convoitises.Pasteur comme ses pères et pauvre comme eux, Adonias sc contentait de ra-vailler, de prier Yahtveh, d aimer Noimi.Il se retourna.Malgré I heure tardive, Bethléhem ne s’endormait pas.On n’en distinguait plus les contours.Seules des torches PCT~ çaient l’obscurité, indiquaient l emplacement des hôtelleries et caravansérails.Des rumeurs confuses bourdonnaient dans la ville.L eau de César-Auguste en vue du recensement provoquait un déplacement de la population.Belhlèhem gorgé d’étrangers voyait ses affaires pros- pérer.Loin de cette agitation, Adonias plongea plus avant dans ses pensées.Après sa mère, il répéta: “Que se passe-t-il donc en Judée?’’ Il se remémora le glorieux soleil couchant, les foutes dans la ville et son âme tremblante se mit à craindre quelque cataclysme.Pouvait-il croire à l’arrivée de ces temps révolus qu’ils annonçaient jadis?Le Messie viendrait-il donc enfin?D'un»feu allumé dans le chump voisin, la flamme s’élevait, droite comme un glaive.Elle se reflétait en rougeoyant sur les visages des pâtres silencieux.Pauvre flamme en vérité qui ne se pouvait comparer au feu dont se consumait l’âme juive.Humiliée par la domination romaine, elle attendait revanche et consolation.Ainsi pensait Adonias sans pouvoir même se l’exprimer.Un bêlement attira son attention.U se leva.Près d une brebis sommeillante, un agneau cherchait vainement à se réchauffer.Adonias prit dans ses bras ce dernier-né du troupeau, l’enveloppa d’un pan de son manteau.Il retourna s’asseoir et le tint contre lui.Un jour, se dit-il, Noémi bercerait un nourrisson de la même manière.En attendant, elle ne manquait pas de s’exercer avec tous les enfonçons du voisinage.Un voile passa sur les yeux d’Adonias.La brune Noémi aux yeux noirs s'estompait.Le berger à la blonde chevelure bouclée n’y voyait plus très clair.Fallait-il en accuser l’émotion, ou, plus simplement, le sommeil?Ÿ * * Quand Adonias parvint à sc rendre compte de ce.qui venait de se produire, il marchait à vive allure vers Bethléem, en compagnie d’autres bergers.Ils paraissaient hagards: leur visage fatigué exprimait ù ta fois la crainte et le ravissement.Adonias se souvint.L’éclair, les voix inconnues et le nom du Messie.Bcvail-ü?Quelle folie de croire que le plus haut personnage de la Judée allait recevoir des bergers! Ils étaient pauvres, sales, ignorants.Absurdité! Adonias réfléchit et changea d’idée.Ce qui tut paraissait absurde devint soudainement admirable.Il n’y percevait même que pure logique.L'Enfant qui attendait les pâtres dans une étable n’intimiderait pas ses visiteurs.Une étable! Voila qui mettrait les bergers à Taise, comme chez soi.pas vrai?Ils s'y connaissaient.Mais pourquoi le Messie choisissait-il de naitre dans cet endroit invraisemblable, comme un veau, un agneau ou un ânon?Dans le réduit misérable, les bergers s’agenouillèrent.Retardé par une hésitation, Adonias entra le dernier.Par distraction, il tenait encore sous son bras l’agneau qui y avail passé la soirée.Le berger le libéra.La petite bile amuserait le nouveau-né.Adonias examinait curieusement les quatre coins de l’étable.Il vit l’Enfant, son père, sa mère, le boeuf, l’âne.I^a maman semblait bien frêle et bien jeune.Le berger résolut de.lui offrir son fromage, ses petits pains, ses brioches.Elle en sentait grandement le besoin, peut-être.Il déboucla son sac.L’un des vieux bergers qui se trouvaient là se retourna, agacé.Le manège d'Adonias les dérangeait.Il lui souffla à l’oreille: “Pas tant de tapage/ Tu vas éveiller l’Enfant’’.Adonias sc calma.Scs yeux se fixèrent sur le Messie.Il s'étonna de découvrir si tardivement la beauté de ce bébé.Son admiration grandissait, prenait des proportions telles que jamais, de toute sa vie — il en pouvait jurer — il n’en avait ressenti de semblable.De toute sa foi, il adorait l'Enfant.It T aimait aussi déjà d’un amour nouveau, inconnu jusque là.C’était sons doute ainsi que Noémi aimait les enfants.Que dirait-elle à la vue de celui-ci, le plus beau de tous les petits enfants de la Judée entière?Adonias se redressa.Pourquoi pas?Un projet venait de surgir en lui, H fallait que Noémi.Oui.elle accourrait et connaîtrait la joie de contempler le Messie.Adonias ne pouvait pas garder pour lui seul la vision de celle mil extraordinaire.A moins de la partager avec Noémi, son admiration l'étoufferait.Il irait chercher sa fiancée.Mais un scrupule le relcnait.Comenmt quitter l’étable sans attirer l’attention?Et même s'il réussissait à se glisser subrepticement, ne Vaccuserait-on pas de manquer aux convenances?Non, il devait s’excuser poliment, prendre congé selon 1rs bonnes manières.Mais, alors, il faudrait déranger l’Enfant, interrompre son sommeil! Il y renonça.Adonias ne pouvait tout de même s’empêcher de songer au chagrin que ressentirait Noémi en apprenant ce qu'elle perdait.Par sa faute à lui, Adonias.Elle lui dirait: “C’est bien la peine de bercer tous les petits de la région et de ne pas voir le plus beau d’entre eux”.Ado-nias se sentit coupable.Une pensée soudaine le galvanisa.Après tout, le Messie ne naissait-il pas pour tous, pour Noémi comme pour les autres?Il se leva.Tous les regards se portèrent sur tu/.Il rougit, perdit contenance, parce que dans les yeux de ses compagnons se lisait un reproche.L’Enfant dormait.Sa mère ne regardait que Lui.Le père disparaissait dans l'ombre.Tous se taisaient, ptnogés dans l’adoration.Adonias hésitait encore.Partir équivalait à une impolitesse.Rester?Et Noémf?Il sortit.Adonias courut à en perdre haleine.Une bonne distance te séparait de la maison de sa fiancée.Parvenu R la Due deux) Bloc - notes (d» Emlla B«n«ist) Crise d’autorité De quoi le monde a-t-il le plus besoin pour retrouver son équilibre après les six années de la guerre qu’il vient de connaître?Tabler exclusivement sur les mirifiques effets d’accords financiers dans le genre de ceux qui ont résulté de Bretton-Woods serait pour le sûr s’exposer à des déconvenues d’envergure.Des crédits par milliards, consentis par les pays qui possèdent à ceux qui ne possèdent pas, ne sauraient avoir pour effet d’induire les gens, en leur particulier, à la pratique du bon sens.C’est ce qui parait manquer de plus essentiel dans le monde d’apres-guerre.On ne s’expliquerait pas autrement les grèves qui éclatent partout, les fomentations de grèves par des spécialistes, improvisés mais très compétents quand même, en cette sorte de conflits sociaux et dont la manifestation se présente dans les milieux les plus inopinés.Un chroniqueur du New-York Sun, M.George Sokolski, avait signalé des activités syndicales qui lui paraissent dangereuses dans le monde de l’enseignement aux Etats-Pnis.Une lectrice, institutrice elle-même, lui écrit qu’il a parfaitement raison de crier au danger.“Dans mon école, écrit-elle, le principal n’est plus autre chose qu’un firfli-rant.Il vit dans la crainte de la cellule de l’union des professeurs qui existe dans l’école, et il évite avec grand soin toutes les sortes d’ordres ou de directives qui pourraient le mettre en conflit avec ses membres.Chacun de ses ordres, chacune de ses directives sont l’objet d’un examen sévère, on les scrute, on les soumet à la critique concernée des membres du Teacher Union.Trop souvent, quand des directives, de routine ou autre, sont transmises par le bureau de l’administration, une délégation de la T.U, prend le bureau d’assaut et en réetfcfhe le rappel ou la modification.Trop souvent, le principal hésite à accomplir son simple devoir d’administrateur, dans la crainte d’être ennuyé dès l’heure qui suit par la clameur de la même délégation.S’il ne répond pas à leurs exigences, ils se créent des griefs imaginaires, se précipitent vers la Commission ou encore vers le premier journal sympathique à leur cause, dans l’espoir de bien soulever la discorde.Entre l’activité communiste dans l’école et la désorganisation administrative, les tensions entre facultés ont à peu près atteint leur limite d’élasticité.Le corps des étudiants se trouve pris dans une bataille à trois.” Uulla à la page deux) Jje carnet du gxinckeux Un avocat de Paris, vétéran de l’autre guerre, a voué son temps, sou argent et son ardeur à répandre L’Oeuvre universelle pour supprimer ce crime: la guerre.* * * S’il y a des criminels de guerre, il y a aussi les criminels de la guerre, dont la responsabilité souterraine n’est pas moins terrible: fomenta-leurs de conflits armés toujours actifs auprès des chancelleries, profiteurs du sang, marchands de canons, actionnaires de la mort, cartelliste.s de la poudre, éternellement actifs et perpétuellement impunis.K il it 11 faudra réviser la vieille défini-lion de la galanterie: empressement auprès des femmes.Cet empressement de bon aloi se traduisait par des politesses, des présents.Le jeune homme qui invitait une demoiselle acquittait au moins son écot et celui de son invitée.¦k it it On change tout cela.C’est maintenant la jeune fille qui a pris l’habitude de payer pour son invité.Les rôles sont intervertis.La galanterie est devenue I’cmprcssernent auprès des hommes.?Ce que Mussolini dans ses rêves les plus audacieux n’avait osé rêver, la domination des Etats-Unis, un simple Italien des Etats-Unis le réalise.Le sieur Petrillo, non seulement impose taxe au peuple américain, à l’instar du Congrès, mais il vient de bannir des ouïes américaines toute musique venant de l’étranger, par radio.Le plus surprenant, c est qu’il sera obéi.?* Comme commentaire, il ajoute modestement qu’il a décidé la politique du gouvernement qui impose des “quotas” sur l’immigration.L* Grlnchsus ae-xii-45 Le caractère supranational de l'Eglise—Trois conditions d'une paix véritablt et durable — Respect des dioits naturels des vaincus — La suppression du totalitarisme Choie* dhiet et d’aujoutd*hui 'Ta nationalité canadiarm* «xiste mais pour qu ell* tût assuré*, 11 faudrait que tous les Canadiens, dans la hiérarchie de leurs dévousments, fussent d'obord canadiens.” ANDIE SŒOnUED Dans son massage de Noël, Sa Sainteté Pie XII a abordé des problèmes de brûlante actualité.La nomination de 32 nouveaux cardinaux a surtout attiré l'attention, et c'est un geste qui apporte une éclatante confirmation aux paroles que le Pape a prononcées sur le caractère supranational de l'Eglise.Des correspondants voient dans la nomination de tant de cardinaux non italiens une étape historique dans l'histoire de l'Eglise.Mais si les chefs d'Etats voulaient s'inspirer des recommandations que le Souverain Pontife a formulées au sujet de la paix, ils trouveraient dans cette partie du message pontifical toutes les solutions qu'ils cherchent si laborieusement, car le Pape a diagnostiqué les vraies causes du cataclysme qui a ébranlé le monde et où les peuples se débattent encore.Le Souverain Pontife après avoir rappelé les maux qui ont affligé le monde depuis six ans, dit que la famille humaine peut de nouveau célébrer la fête de Noël sans les terreurs de la guerre: paix sur la terre.Puis il ajoute: paix véritable?Non, seulement la période d'aprèsjpuerre, et il se demande combien il faudra de temps pour guérir le désordre matériel et moral, pour fermer tant de plaies.Au sujet de la nomination des nouveaux cardinaux le Pape dit qu'il a voulu placer au Sacré Collège le plus grand nombre possible de races et de peuples, image vivante de l'universalité de l'Eglise, attestation du fait que l'Eglise est supra-nationale, qu'elle est la mère de toutes les nations et de tous les peuples comme de tous les hommes individuellement.Cette vérité n'est pas admise partout, et le Pope dénonce le sacrilège commis contre le Christ total chaque fois que l'on tente de placer l'Eglise comme une esclave au service d'un peuple particulier ou de la chasser d une nation.Mois les attaques ne sont pas venues seulement de l'individualisme des nations; le libéralisme a tenté de créer en dehors de l'Eglise ou contre elle, une unité des peuples fondée sur la culture laïque et l'humanisme sécularisé.Le Pape dénonce ce libéralisme comme la cause — soit par sa force de destruction, soit par une réaction hostile contre lui — de l'avènement du totalitarisme qui l'a supplanté dans maints pays.Le résultat c'est la suppression de la liberté humaine, le retour de la brutalité et de la barbaria pour une oeuvre de destruction et de ruines, et surtout la tragique désunion et l'insécurité qui dépassent tout ce que le monde a connu dans le passé.A cause de ce désarroi des esprits, de cette désunion des peuples, le Pape dit que l'Eglise doit plus que jamais se montrer ce qu'elle a toujours été : supra-nationale; il en donne des preuves dans l'histoire, et notamment l'évolution des missions auprès de maints peuples qui ont maintenant leur propre hiérarchie ecclésiastique, et qui apportent leur concours spirituel et matériel à l'Eglise.L'Eglise reste un phare puissant pour toute la terre, et le Pape rappelle la promesse divine qu'il en sera ainsi jusqu'à la fin des temps.Noël est fa fête de la paix, et le Souverain Pontife dit qu'il ne peut pas laisser passer l'occasion de dire un mot de la structure de la paix que les dirigeants d«*s Etats, dans l'ordre politique et dans l'ordre économique, s'emploient à édifier.Il estime que jamais peut-être depuis le commencement du monde les hommes d'Etat n'ont eu devant eux une tâche aussi gigantesque et complexe, à cause du nombre, de la gravité et de la difficulté des problèmes à résoudre, et des répercussions profondes pour le bien ou pour le mal qui sortiront de ces solutions.Le Pape ne veut pas entrer dans le détail de ces solutions; mais il juge devoir, comme dans ses messages de Noël du temps de guerre, indiquer les conditions morales qui doivent présider à une paix véritable et durable.Il en indique trois.D'abord la nécessité impérieuse de la collaboration, de la bonne volonté et de la confiance entre tous les peuples.Il faut écarter des discussions et décisions tous les motifs de haine, de vengeance, de rivalité, d'antagonisme et de concurrence injuste et déshonnête.Le Pape signale à ce sujet trois écueils: celui qui veut imposer un juste châtiment aux criminels doit prendre garde de ne pas commettre lui-même les actes qu'il reproche aux autres; celui qui demande des réparations doit respecter les droits naturels inviolables qui restent valides même pour ceux qui se sont rendus sans conditions aux vainqueurs; celui qui demande la sécurité pour l'avenir ne doit pas oublier que la seule garantie véritable repose dans la force interne de chaque pays, c'est-à-dire dans la sauvegarde de la famille, de l'enfant, du travail, dans la charité fraternelle, lo suppression de toute haine, de tout» persécution, de toute vexation injuste des citoyens honnêtes, dans la concorde loyale entre les Etats, entre les peuples.La deuxième condition c'est, pour réaliser les objectifs énumérés à propos de la première, de ne pas susciter de censure arbitraire, ni de jugements unilatéraux, ni d'affirmations fausses, ni de soi-disant opinion publique qui manoeuvre les idées et la volonté de l'électorat.Il faut laisser parler librement la vraie majorité des hommes qui vivent honnêtement et pacifiquement de leur labeur et dans le cercle de leur famille, qui désirent accomplir la volonté de Dieu.A leurs yeux les conflits pour des frontières plus avantageuses ou pour les biens de la terre, même s'ils ne sont pas nécessairement injustes, sont au moins une aventure dangereuse qui risque de causer des morts et des ruines.Enfin, troisième condition, qui découle des deux précédentes, c'est que l'Etat totalitaire est tyrannique, et que la paix ne sera jamais établie sur une base solide si on ne met pas fin au totalitarisme qui abaisse l'homme à l etat de simple pion dans le jeu de la politique, et de simple unité dans les calculs économiques.Le Pape montre comment l'Etat totalitaire dispose arbitrairement des citoyens, de leurs biens, de leur culture, le?déracine et les déplace à volonté, les jette dans la misère; il conclut que ce totalitarisme est la négation du vrai progrès qui consiste dans l'élaboration de conditions toujours plus favorables à l'évolution de la famille comme unité économique, juridique, morale et religieuse.Le totalitarisme est la négation de la démocratie et une perpétuelle menace de guerre.Après avoir affirmé que le retour à Dieu et à l'ordre établi par Lui est la seule façon de faire de la politique réaliste, le Pape termine son allocution an parlant des prisonniers de guerre qui passent cette fête de Noël loin de leurs familles et dam le tourment de leur sort incertain.Le Souverain Pontife dénonce la prolongation de cette captivité sans raison, les travaux durs et non justifiés imposés à ces prisonniers, de même que le mépris des conventions internationales dans le traitement de ces vaincus.Ce discours du Pope — comme tant d'autres documents émanant du Saint-Siège, et notamment le message de Noël 1944 sur la démocratie — révèle les causes profondes des maux qui affligent le monde, et préconise les vrais remèdes, parce que le Pape parle au nom de la Vérité éternelle.Mais la monde n'entendra pas; l'ampleur même du désordre montre bien que les Etats se sont depuis longtemps éloignés de la bonne voie.On peut donc prévoir que ce message pontifical de Noël 1945 restera longtemps d'actualité, car malheureusement les erreurs qui y sont dénoncées continueront de fausser la paix; cela vaut non seulement pour le totalitarisme qui est plus arrogant que jamais, et pour la détention aussi illégale qu'inhumaine des prisonniers de guerre, mais pour tous les pays ou l'opinion publique est faussée par lei propagande; pour tous les pays où sont violés les droits naturels de la personne humaine et de la famille; pour tous les pays qui commettent des crimes analogues à ceux qu'ils dénoncent chez les autres.L'ACCORD DE MOSCOU La conférence de Moscou s'est terminée hier par une séance prolongée; les ministres des affaires étrangères des trois grandes puissances doivent annoncer les résultats obtenus par un communiqué conjoint qui sera rendu public à 2 hres demain matin (6 hres ce soir à Montréal).Les trois délégations auraient réussi à s'entendre sur plusieurs questions importantes.M.Byrnes espère quitter Moscou aujourd'hui; dans son entourage on rapporte que le secrétaire d'Etat est enchanté des résultats obtenus, et que les trois ministres ont accompli dans cette conférence de onze jours beaucoup plus qu'on ne le prévoyait au début.Ces accords ne seront connus que ce soir.Lundi, on a annoncé un compromis sur la procédure pour (o rédaction des traités de paix européens.Les trois ministres ont convenu que les traités de paix des satellites de l’Allemagne en Europe seront rédigés par les pays qui ont signé avec eux les conditions d'armistice.Une exception à ce principe c'est que les outres Nations-Unies seront consultées sur les questions qui les intéressent spécialement dans ces traités.Cet accord comporte que le traité de paix de l'Italie sera préparé par l'Angleterre, les Etats-Unis, la Russie et la France; les traités de la Bulgarie, de la Roumanie et de la Hongrie, seront préparés seulement par l'Angleterre, les Etats-Unis et la Russie; le traité de la Finlande sera préparé par la Russie et l'Angleterre, les seules signataires de l'armistice finlandais.Ce projet a été envoyé à la France et à la Chine pour approbation.On a rapporté que la Chine a acquiescé, mais le gouvernement français h'a pas répondu.L'accord pourvoit à ce que le Conseil des Cinq se réunisse de nouveau à Londres pour la préparation des traités de pai*^ il reprendra la tâche que les Trois lui ont confiée à Potsdam, mais en suivant la nouvelle formule de Moscou.En somme le résultat de la conférence, c'est que M.Molotov a réussi à obtenir ce que MM.Byrnes et Bevin lui ont refusé à Londres: l'exclusion de la France et de la Chine de l'étude des traités balkaniques.Quand on se rappelle les commentaires de M.Byrnes sur les exigences de M.Molotov à Londres, l'accord annoncé lundi n'est guère de nature à soulever l'enthousiasme qu'affichent les correspondants.Une fois les projets de traités •de paix terminés, ils seront soumis à une conférence convoquée par les Cinq.A part ces grandes puissances les participants à cette conférence seront les pays suivants: Canada, Australie, Belgique, Russie-Blanche, Brésil, Grèce, Hollande, Inde, Nouvelle-Zélande, Norvège, Pologne, Ukraine, Tchécoslovaquie, Ethiopie, Yougoslavie, et Afrique-Sud.Après la publication de ce communiqué lundi, les trois ministres ont assisté à la célébration de la veilli de Noël au Kremlin; M.Staline présidait le banquet au cours duqeul on a bu quinze toasts dont un toast "atomique" porté par le dictateur soviétique lui-même.Au fond du problème des traités de paix balkaniques se trouve la question qui oppose la Russie oui autres puissances alliées: la démocratie; il s agit d< décider si on laissera ces pays sous le joug communiste camouflé du nom de démocratie ou si on leur accordera la liberté.A Yalta, MM.Churchill et Roose» velt ont sacrifié la Pologne et la Yougoslavie au communisme; il est encore trop tôt pour savoir ce qui se prépare au sujet des trois satellites balkaniques, mais l'exclusion de la France et de la Chine de ces délibérations n'a rien de rassurant.Paul SAURIOL as-am-u ^ LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 26 DECEMBRE 194s VOLUME XXXVI — No 295 K f.• Premier Noël de paix depuis 1938 Les églises et les gens du Québec proclament, selon les rites traditionnels, la naissance du Divin Enfant v — La joie générale prend, dans les pays privés de TEurope, des allures plus austères — Messes de minuit < Dans son message radiophonique de Noël, Sa Sainteté le Pape Pie XII a dit que, pour la première fois depuis six ans, cette fête allait êrtre célébrée dans la paix.Et c’est cette paix d’ailleurs qui lui a permis de remplir les cadres du Sacré-Collège.La nouvelle de la nomination de trente-deux nouveaux cardinaux était la grande nouvelle d’ordre religieux qui dominait la fête de Noël de cette année.C’est ' un message de paix et de reconstruction sur lés bases les plus1 uni* .verselles qui nous est venu du Saint-Siège en ce jour de la Nativité où les multitudes célestes.ont proclame: “Çloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté!” A Montréal, la fête a été célé* hréè dans les grandes églises avec tout l’éclat, toute la poésie et toute la splendeur que permet la liturgie: les autels, fleuris, l’éclairage, les cantiques, les orgues puissantes, rien ne manquait à l’appareil de ces grandes et émouvantes ré-ouissaiices.Dans une petite église qui est déjà line église campagnarde assez typique, tout près de Montréal, la même joie évocatrice régnait, mais ¦¦ provoqué ici, comme dans tout le Québec rural, par de très bumbles moyens, quelques voix d’hommes bu de jeunes filles entonnant de ' vieux Noëls français.Dans plusieurs rte ht»s petits villages, les familles se sont rendues à l’église ou bien à.pied, ou bien en sleigh, quelques-unes venant d’une dizaine de Nécrologie BELAIR — A Montréal, le 22.à 86 ans.Mm j veuve Pa’.ma Bélalr.née Mary McLean; 3413 St-Jacques ouest BERNARD — A st-Baslle-le-Qraud.le 24.à 67 ans, B.Sereol Bernard, époux a Al-plionstnc VlBeant., , „„ BICÎRAS — A Montréal, le 24 à 68 am».WMfrld Blscras.énoux de feu Alexlna Bl- BLANCHARD — A Montréal, le 23, à 78 ans.Albina Cardinal, épouse de .fer» Charles Blanchard.^ j.BLANCHARD — A Montréal, le 22.à 65 ans.Georges Blnachard.Coteau du Lac.ram?du Ruisseau, époux de Marie-Louise Bourdon — A Montréal, le.21, à 33 ans, Jean-Louts Bourdon, époux de Marle-Loul-se Charron, 1293 Condé.„ .„ CARDINAL — A Montréal, le 23.fc 23 ans, Jacqueline Cardinal, fille d’Elzéar Cardinal et de Déllsca Trottler.CARRIER — A l’hôpital St-Sacrement, Québec, le 22, à 32 an» et 4 mois, Arme-Marte OUche, épouse de M.Marie-Louis •C c'hîASSON — A Montréal, le 22.> 57 ans.Mme Alexandre Chlasson.2724 boulevard .Rûeemont.- .COMPILC A Montréal, le 2?, i S4 ans, Mme Alfred Compillo, née Marie Dauré-silo.DESJARDINS — A Montréal, le 23.M.Erancols-Xavler DesJardins, époux d’Emllla Chartrand.282, Parc Gcorxes-Etlanne-'Car- DJÇHARME — A Montréal, à 63 ans, Joseph Ànthtme Ducharme.époux de Le météorologiste a, dans son catalogue, une tempête qui est un mélange de neige, de pluie, de grêle et de bien d’autres choses encore et il l’offrait hier soir à J* Nouvelle-Angleterre.En effet cette tempête s’est rendue même en Géorgie et au Nébras-ka où on peut voir 11 pouces de neige.Tué par un chauffard Alors qu’il s'apprêtait à monter dans un tramway à l’intersection des rues Bleury et Ontario, de bonne heure hier matin, M.Jean-Marie Garneau, âgé de 32 ans, 2632, rue Monsabré, a été blessé à mort par un chauffard.Conduit à l’hôpital Saint-Luc, M.Garneau y mourait quelques instants plus tard.Un tram heurte une auto Québec, 26 (C.P.) — M.J.-A.La-pointe.51 ans, et sa femme, 52 ans, ont été écrasés à mort, hier, lorsque l’automobile dans laquelle ils avaient pris place est venue en col-af^ lision avec un tramway de la vieille capitale.Huguette Renaud, âgée de 9 ans, est décédée quelques instants .plus tard à l'hôpital des suites de neige et ou il a fait quelque peu blessures reçues dans cet accident plus froid.‘ *' ' * * ” Les Maritimes n’ont pas reçu de neige hier pour leur part, quoique pu 1 identifier comme étant Thomas Curtin, 28 ans.Il a alors volé $79.La deuxième fois il n’a toutefois rien volé car pendant qu’il s'affairait dans la caisse le gérant a appelé la police et, à l’arrivée de celle-ci, les rôles étaient changés.Poignardée à mort San Pablu, Californie, 26 (C.P.) — Mme Lila Gertrude Anderson, coiffeuse de 35 ans, a été poignardée a mort devant l’arbre illumine près duquel sa fillette de 14 ans était assise, lundi soir, et la police a accusé son mari de meurtre.L’accusation a été portée par James M.Long après que le mari eut été traité pour des blessures qu’il s’est lui-même infligées avec un couteau de dix pouces.Anderson, qui était séparé de sa femme, ne fit aucun commentaire sur le meurtre, admettant toutefois qu’il avait bu.17 morts la veille de Noël Hartford, Conn., 26 (A.P.)—Dix-sept personnes ont perdu la vie au cours d'un incendie qui a ravagé I hôpital de la rue Niles, la veille de Noël.26 autres, dont dix pompiers, ont élé blessées, et sont dans un état critique.Le directeur des incendies a révélé qu’un court-circuit est cause de cet incendie allumé dans un arbre de Noël.La liste des morts et des blessés sera tout probablement publiée avant la fin de la journée.Conte de Noël (suite de la première page) au hameau vers lequel il se dirigeait, il se reposa un instant.L’inquiétude le saisit.Le croirait-on?Xoémi le suivrait-elle?Il en doutait maintenant.Les gens de la maison éveillés en sursaut le prendraient pour un fou.Il appela Xoémi gui.reconnaissant sa voix, parut à la fenêtre.Tout d’un trait, par phrases essoufflées, Adonias tenta de lui expliquer.Il fallait venir vite.Là-bas, dans une étable, aux limites de Bethléem, le plus bel enfant du monde recevait sans cérémonie.Pas un instant à perdre, tu comprends.Avant qu’on l'amène.Xoémi n’objecta rien.Elle posa sur sa tète un long voile.Ils partirent ensemble à pas précipités.Comment les accueillerait-on, après l’impolitesse d’Adonias?On verrait bien.Pourquoi tout compliquer d’avance?« « « Leur visite terminée, les bergérs saluèrent, retournèrent à leurs occupations.Us laissaient des cadeaux modestes mais pratiques, croyaient-ils.Des provisions pour toute la famille.Dans l’étable maintenant encombrée d’agneaux, de brebis, de fromages, d’écheveaux de laine, l’Enfant poursuivait son sommeil.Le père et la mère veillaient.D’un coup d’oeil, en arrivant, Adonias jugea la situation.Elle devenait délicate.Plus moyen de se faufiler discrètement.Que dire à la mère du Messie pour excuser sa conduite?Surmonterait-il sa timidité?U remarqua néanmoins que son agneau dormait tout contre la crèche.Au moment d’entrer, il s’effaça, poussa Xoémi devant lui.Elle s’avança simplement, regarda l’Enfant.Le visage pâli d’émotion, elle s agenouilla.Adonias tremblait de tous scs membres.Il se préparait à s’enfuir mais ce qu’il vit le cloua sur place.L’Enfant qui venait de s’éveiller souriait à la jeune fille et lui tendait sa menotte .Adonias respira mieux.On oubliait son impolitesse.On l'oubliait en même temps.Comme on ne s’occupait plus de lui, le berger se releva et, sur la pointe des pieds, il atteignit tu porte.Ferrier CHARTIER 26-XH-45 a , Bloc-notes (suite de la première page) s (iiMism i vim nsriuwi SERVICE JOUR et NUIT mmm ipiRtm' Charl».Onnarttr .>roDriétair> HA.7251 rouvcRT JOWunuiT briquer des avions, on y fabriquera exclusivement ce genre de matériel roulant.La livraison du premier auto-car interurbain a été fait en octobre.Les commandes en carnet et celles que nous attendons devraient donner du travail à 800 ouvriers.” C’est là une indication que cette industrie, qui, comme la plupart des autres du même genre, s’était consacrée pendant les années de la guerre à la fabrication pour fins militaires, se remet à des activités civiles.Il est aussi encourageant pour le public, dans une ville comme Montréal particulièrement où régnent les embarras que l’on sait dans tout ce qui concerne le transport en commun, d’apprendre que la Canadian Car se remet à la fabrication des autobus.Notre compagnie du tramway pourra sans doute en profiter pour renouveler son matériel roulant et améliorer son service.fcmile BENOIST 26-XII-45 La Hongrie menacée par la famine Budapest, 26 (Reuter) — La famine menace actuellement la Hongrie.Une pauvre moisson jointe à une administration insuffisante a amené le pays, traditionnellement agricole, à une diète quotidienne de 888 calories; en temps de paix celle-ci était de 2,095 calories.Journal japonais suspendu Tokyo, 26 (A.P.) —Le quotidien Ise Shimbun a été suspendu pendant 24 heures pour avoir violé le code de presse allié; c’est ce qu’annonçait aujourd’hui un porte-parole du département de la censure civile.On n’a pas donné de details* mais le journal aurait violé les articles du code qui défendent la publication de tout ce qui trouble la tranquillité publique, qui critique les troupes d’occupation ou qui suggère la méfiance des troupes alliées.le ciel fût recouvert durant toute la journée.Six personnes brûlées La collision a eu lieu à Lirnoilou.Voleur trop gourmand Imprimés de deuil SCEMCrtTOS — REMEHCIHMENT8 Imprimé* on gravé* Prt» ot apédinona mu domondo 4*0 Llmprtaiart* PopuJoir* limité* dotro-Oam* Mt Montréal TéL BEtato BMI ALI N DRIER 12* mois DECEMBRE SI lonra Demain: MARDI 25 DECEMBRE 1945 NOEL (6’obligation) Lé ver du soleil, 7 h .40.Coucher du soleU.4 h.21.Lever de U lune.1] h.43.Coucher de la lune.S.0.13.Nouvelle Lune, le 4.à 1 h.8m dn soir premier Quartier, le 12.à 6 h.5m du mat.Pleine Lune, le 18.i 0 h 17m du soir.Dernier Quartier le 26.à S u 1m du mat.New-York, 26 (A.P.) —Deux fois en trois heures, le même voleur a ordonné au gérant de nuit et au , garçon d’ascenseur de l’hôtçl Mid-Meriden, Conn., 26 (A.P.) — Sixjfown de s'allonger sur le plancher personnes, M.et Mme Ernest-IL afin qu’il puisse vider le contenu White et quatre de leurs petits enfants, ont péri, lundi, dans un incendie qui a été causé par l’explo- de la caisse enregistreuse.La première visite du bandit eut lieu peu après minuit et la police a DFCFMBRE 1945 Otm Lun r.i'in Mai Met Jeu Ven Sun TTBSS.I 2 3 4 S 6 7 8 l i?11 12 13 14 IS fè 17 18 19 20 21 22 23 24 2S 26 27 28 29 30 31 • N.l .4 » ¦ Vi J ® 18 G 0036 - rr Î1 Mte m ar 2: WKatCUfc a., «ü- ù n Mît.99 «s«3 Tous les enfants aiment les beaux albums 1 MES BELLES IMAGES — Adaptation Odette Vincent.Jacqueline de Richelieu — La Toison d’Or.Album 14J4 x 1114 — nombreuses illustrations en couleurs.Au comptoir $2.50, par la poste $2.75.LES ANIMAUX QUE JE CONNAIS — Texte et illustrations par Odette Vincent-Fumet.Format 9 x 12.Au comptoir $1.50, par la poste $1.65.MES HISTOIRES PREFEREES — Adaptation de Tante Francine.Illustrations en couleurs de Louis Brouilljr.Format 9 x 12.Au comptoir $1.50.par la poste $1.65.LES 1,001 JEUX — 2ème cahier — par Adrien Charest.F.S.V.Fruit de 25 ans d’expérience d’un spécialiste des oeuvres.Couverture “Wire-O” simili-cuir.Au comptoir $1.25, par la poste $1.35.CATECHISME EN IMAGES — format 9|/, x 12'/$.Au comptoir $1.00, par la poste $1.15.TARZAN ET LA VILLE D’IVOIRE — Format 8 x 10.Au comptoir $1.25, par la poste $1.35.HERAUTS 1944-1945 — illustrations en couleurs.Format 8x11.Au comptoir $1.00, par la poste $1.10.LE PETIT PRINCE — Odette Vincent-Fumet — illustrations en couleurs — format 8 x 11.Au comptoir 0.90s.par la poste $1.00.BEN-HUR — Traduction de LAB — illustrations Rodolphe Vincent.Format 8 x 11.Au comptoir 0.90s, pat la poste $1.00.ALAD1N ET LA LAMPE MERVEILLEUSE — Conte des Mille et une nuit adapté par la Comtesse de Tolstoï.Format 8 x I0'4 — illustrations de Jaque.Au comptoir 0.75c, par la poste 0.85s.ALI BABA ET LES QUARANTE VOLEURS — même description et même prix que le précédent.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR’' Comment des professeurs qui ne savent pas respecter la discipline peuvent-ils l’apprendre à des élèves?Il parait bien y avoir là ce qu’on peut tenir pour une crise d'autorité et la multiplication des crises de ce genre, mutadis mutandis, n’est-elle pas générale dans le monde?Un rapport en français La grande entreprise industrielle Canadian Car Jk Foundry Company, Limited, vient de publier son trente-sixième rapport annuel.Pour la première fois dans son histoire, elle le fait paraître en langue française en même temps qu’en langue anglaise, ce qui nous parait être un fait digne de mention.La compagnie publie toutefois deux rapports distincts, l’un en anglais, l’autre en français.Ne serait-il pas plus simple, la prochaine fois, car il faut comprendre que l’habitude va se continuer d’une publication bilingue, dans les deux langues officielles du pays, d’avoir les deux rapports sous un même pli?En marge de l’état consolidé du compte des profits et pertes et du bilan, le président de la compagnie, M.Victor M.Dury, adresse aux actionnaires un bref message dans lequel il leur dit: “Des négociations entamées se sont terminées par une entente avec la A.C.F.-Brill Motors Company.de Philadelphie, pour la fabrication sous permis au Canada d’un genre spécial d’autobus urbain, d’un autocar pour service interurbain et d’un auto-car à trolley.Notre établissement de Fort-William a été réamé Découverte de la Russie par Henri MASSIS Véritable découverte en effet que cette explication du mystère russe.L’auteur montre comment les bol-chevistes ont réussi par une dictature impitoyable à refaire une puissance nouvelle à l’empire des tsars: puissance asiatique plus qu’européenne désormais, car c’est surtout la partie asiatique qui a été développée.Après la découverte de ressources naturelles immenses qui font de ce pays l’un des premiers du monde au point de vue minier, on a commencé l’exploita* lion de ces richesses, par des migrations volontaires ou forcées.La nouvelle industrie gigantesque est installée surtout dans les régions asiatiques inaccessibles aux autres grandes puissances.L’agriculture a été collectivisée et les paysans groupés dans des organisations de type militaire, qui ont servi à l’entraînement et expliquent la formation de la nouvelle armée rouge.L’industrie a été orientée tout entière vers les armements et la guerre, de sorte que la population manque des objets les plus usuels.Le formidable appareil militaire qui menace le monde a été réalisé aux dépens de la civilisation même; la population y a perdu les plus élémentaires libertés, celles que le tsarisme, héritier d’une tradition despotique, n’avait jamais tenté d’abolir.L’industrie soviétique n’a pas relevé le niveau de l’existence de cette masse de 193,-000,000 d’hommes; elle n’a fait qu’aggraver la misère générale et la misère privée.Volume de 225 pages.Au comptoir $1.25, par la poste $1.35.Service de Librairie du Devoir.Retenez te "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.T*!iphoo*s au ¦•rrlcs du tlrag* -BElalr 3361* t 11 tou* donnera l'adres** Des soldats protestent à Manille Manille, 26 (A.P.)—Quatre mille soldats américains ont marché hier vers le dépôt militaire de rapatriement No 21 pour protester contre la suspension d’un voyage de rapatriement en Amérique.Les soldats portaient des affiches avec des phrases comme celle-ci: “Nous voulons des navires”.Le colonel J.C.Campbell, commandant du dépôt, les a reçus et leur a ordonné de retourner à leurs quartiers.Après dix minutes de murmures, ils sont retournés.Mais un porte-parole des soldats a déclaré qu’une autre assemblée aura lieu aujourd’hui.Le colonel Campbell, en leur donnant les raisons pour lesquelles le voyage de rapatriement -avait été remis à plus tard, leur a dit: “Vous oubliez que vous ne .travaillez pas pour la General Motors.Vçus êtes encore dans l’armée.” La publicité à l'honneur en 1946 New-York, 26 (A.P.)—Selon des éditeurs de revues relatives à la publicité, on a tout lieu de croire que la publicité commerciale prendra une ampleur sans précédent au cours de 1946 aux Etats-Unis.M.R.W.Palmer, éditeur qe Printers Ink, déclare qu’il importe de remarquer particulièrement que le Conseil de publicité en temps de guerre devient le Conseil de publicité qui travaillera en étroite coopération avec le commerce et le gouvernement pour le bien-être de la population.On peut prévoir que la publicité commerciale sera grandement à l’honneur, particulièrement pour promouvoir la vente.La télévision deviendra un facteur de plus en plus important dans la publicité.Quant à M.Bernstein, éditeur de Advertising Age, il souligne que le problème auquel la publicité doit faire face constitue à créer de nouvelles demandes et de nouveaux désirs de façon que l’économie de la nation connaisse Sans Mètre brusquée les plus hauts niveaux jamais atteints._ _ ’ Un ministre démissionne «en Iran Téhéran, 26 (A.P.) — Khalil Fa-himi a démissionné hier comme ministre de l’intérieur de l’Iran; d’autre part, les forces gauchistes luttent pour la reconnaissance de l’autonomie du gouvernement établi dans la province d’Azerbaijan occupée par les Russes.Fahimi a dit qu’il démissionnait à la demande du Shah.Son successeur, Allahyar Saleh, ancien raini-s tre sans portefeuille, a été nommé ministre de l’intérieur la semaine dernière alors que le refus de Fahimi de démissionner avait presque provoqué une crise du cabinet.Avez-vous besoi't de bons livres ?Adressez-vous au Service 4e Li* oraine du "Devoir'' 430 est, rue No* *re Dame.MontrtaL ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 1(8 mL STE-CATHERINE Livraison oartout direct*-ment de notre eerre-chaude PL.1788-1787 Ecoute* I* Jeudi C.H L.P.12 h.1S 12 h.30 EXAMEN DE LA VUE nage de telle sorte qu’au lieu de fa- d'un dipotlialre d* voir» voisinage.OP lOMETrtlST» 6761 St-Hubert LA.7616 A St-JétOm* 130 St-G*ore*» TAI.171 5006, bout.Décar| WA.5624 Sonne cAnnêe 1946 ! Que la nouvelle année soit prospère et heureuse pour notre nombreuse clientèle et nos bons amis.J.-P.LABERGi KE Distributeurs : TABACS, CIGARES, CIGARETTES, BONBONS, CONFISERIES, ETC. S SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS P AB LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal «t la banlleu*} Etate-Unls et Empira britanniqu* 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 Etats-Uni* *t UNION POSTALE 3X0 DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press" de et de la "C.D.N.A." MERCREDI 26 DECEMBRE 194» D*maini Nuaeaux *t plu* (raid OT*C B*i«*.MAXIMUM et MINIMUM: Aujourd’hui maximum, 30.Même date l’an dernier, 1*.Minimum aujourd’hui.».Même date l’an dernier.S.BAROMETRE : 1* h.a.m., ».»: II h.i *9.23; midi, 29.» Texte de l’ai ocution du Pape Pie XII (suite de la dernière page) rien négliger de ce qui pourrait refléter le caractère supranational de l'Eglise parce que c’est là l’expression de son amour pour le Christ, qu’elle voit et sert dans la riche diversité de ses membres répandus dans le monde entier.La structure de la paix En une heure comme celle-ci, alors que nous célébrons la naissance de Celui qui vint sur la terre pour réconcilier l’homme avec Dieu et avec son prochain, Nous ne saurions laisser passer l’occasion de dire un mot de la structure de la paix, que les classes dirigeantes dans l’Etat et dans les milieux politiques et économiques ont décidé d’ériger.Avec un bagage, peut-être unique, d’expérience, de bonne volonté, de données politiques et de talent d’organisation, les homines ont posé les préliminaires de l’établissement d’une paix mondiale.Jamais peut-être depuis le com-inencement du monde les hommes d’Etat ne se sont-ils trouvés en présence d’une tâche aussi considérable et complexe, à cause du nombre, de la gravité et de la difficulté des problèmes à résoudre, une lâche aussi importante dans ses effets en étendue et en profondeur pour le bien ou pour le mal que celle de restaurer l’ordre, la paix et la prospérité dans l’humanité, après trente ans de guerre mondiale, de crises économiques et d’incalculables désordres.La responsabilité de ceux qui entreprennent de trouver des solutions heureuses à d’aussi gigantesques problèmes, est extrême, formidable.Il n’est pas de notre intention de discuter les solutions pratiques qu’ils pourraient apporter à des problèmes aussi ardus.Nous croyons cependant qu’il Nous appartient, pour donner suite à no.s messages de Noël pendant la guerre, d’indiquer les conditions morales préalables essentielles à rétablissement d’une paix véritable et durable.Nous allons réduire notre exposé à trois courtes considérations.Les trois conditions préalables d une paix véritable et durable Premièrement: L’époque présente exige impérieusement la collaboration, la bonne volonté, la confiance réciproque de tous les peuples.Les raisons de haine, de vengeance, de rivalité, d’antagonisme, de concurrence injuste et malhonnête doivent être écartées des discussions et des décisions politiques et économiques.Celui qui entreprend de tirer d’un crime son expiation par le juste châtiment des criminels à cause de leurs actes répréhensibles, doit prendre grand soin de ne pas faire lui-même ce qu’il dénonce chez autrui comme des crimes ou des actes répréhensibles.Celui qui réclame des réparations doit baser sa demande sur des principes moraux, en raison des droits naturels inviolables qui demeurent toujours valides même pour ceux que la fortune des armes a fait se ren.dre sans conditions à leur vainqueur.Celui qui demande la sécurité dans l’avenir ne doit pas oublier que sa seule garantie véritable réside dans la force intérieure de chaque pays, c’est-à-dire dans la sauvegarde de la famille, des enfants, du travail, de la charité fraternelle, dans la mise hors la loi de toute haine, de toute persécution, de toute mesure injuste ou vexatoire contre les citoyens honnêtes, dans la concorde loyale d’Etat à Etat, de nation à nation.• En second lieu: Pour en arriver à ceci, les homnips devront partout renoncer à la création artificielle, au moyen des puissances d’argent, de la censure arbitraire, des affirmations fausses et des jugements partiaux, d’une prétendue opinion publique qui régente les idées et les volontés de l’électorat comme le vent balance les roseaux.Qu’une légitime attention soit donnée aux voeux de la vraie et grande majorité humaine, faite de ceux qui vivent honnêtement et pacifiquement par leur propre labeur, dans le cercle de leur propre famille, et qui désirent accomplir les volontés divines.Aux yeux de ces gens les discussions pour l’obtention de nieilleutes frontières et la course des pays vers les richesses matérielles, même si elles ne sont pas nécessairement et a priori injustes de leur nature, constituent à tout le moins des entreprises toujours dangereuses et dans lesquelles on ne saurait s’embarquer sans iccuinulcr la mort et les ruines.La grande majorité des bons pères et des bonnes mères de famille désirent protéger et sauvegarder l’avenir de leurs enfants contre les exigences de toute politique de force brutale, contre le totalitarisme arbitraire de l’Etat puissant.* * * En troisième lieu, enfin: Toute la surface du globe, rougie du sang répondu au cours des terribles années jui viennent de s’écouler, procla-ne la tyrannie de l'Etat totalitaire.L’établissement de la paix repo-»er*it sur une base fragile et toujours menaçante si l’on ne mettait fin à un tel totalitarisme, qui rabaisse l’homme à n’être plus qu’un Jeton sur l’échiquier politique, un zéro de plus dans les calculs économiques.D’un trait de plume il trsns, les frontières d’un pays; d’une uc cision péremptoire il prive le marché d’un peuple — qui est toujours une partie de sa vie en tant que nation — de ses débouchés naturels; avec une cruauté mal dissimulée il jette des millions d’hommes, des centaines de familles, dans la plus edieuse misère, les arrachant de leurs foyers et de leurs terres, coupant toutes les racines qui pourraient les relier aux formes de civilisation et de culture que le travail des générations a lentement édifiées.Cette toute-puissance de l’Etat met aussi des limites arbitraires à la nécessité et au droit d’émigrer, au désir de coloniser.Tout ceci constitue une politique opposée à la dignité et au bien-être du genre humain.De droit divin, ce n’est pas la volonté ou le pouvoir de grands intérêts à caractère fortuit ou instable, mais c’est l’homme dans le cadre de la famille et de la société qui, par son travail, est le seigneur de ce monde.Par conséquent, ce totalitarisme ne respecte pas ce qui est la seule règle du progrès, la création progressive de conditions de plus en plus favorables, dans la vie publique, à l’évolution de la famille comme entité économique, juridique, morale et religieuse.Dans les limites de chaque nation aussi bien que dans toute li famille des peuples; l’Etat totalitaire est incompatible avec la vraie et saine démocratie.Comme un germe dangereux, il infecte la communauté des nations et les rend incapables de garantir la sécurUé aux peuples individuels.Il constitue une continuelle menace de guerre.La structure de la paix future vise à extirper de ce monde tous les actes de force agressive, toutes les guerres d’agression.Qui n’applaudirait pas à une telle intention, spécialement dans sa réalisation effective?Mais si ceci doit être plus qu’un beau geste, il faut bannir toutes formes d’oppression et tous les actes arbitraires.En face de cet état de choses accepté, il ne reste qu’une solution: un retour à Dieu et à l’ordre établi par Lui.Si on lève le voile sur l’origine et le développement des forces apportées à la guerre, il apparaît clairement qu’elles sont les héritières, les véhicules et les continuatrices des erreurs dont l’élément principal est la négligence, le renversement, le refus et le mépris de la pensée et des principes chrétiens.Si donc la source du mal est ici, il n’y a qu’un remède: le retour à l’ordre fixé par Dieu dans les relations entre les Etats et les peuples; le retour à une vraie chré.tienté dans l’Etat et parmi les Etats.Ne laissons pas dire que ce n’est pas là du réalisme en politique.L’expérience doit nous avoir appris que la politique guidée par les vérités éternelles et les lois de Dieu est la plus réelle et la plus tangible des politiques.Les politiciens réalistes qui pensent autrement ne construisent que des ruines.Les prisonniers de guerre et les prisonniers politiques Et maintenant, en dernier lieu, notre regard qui s’est égaré, même si ce n’est qu’un moment, sur l’état présent du monde, doit se poser de nouveau sur les masses, encore immenses, des prisonniers de guerre.Comme nous nous préparons à passer dans la paix, la joie intérieure et dans des prières ferventes la sainte fête de Noël, qui réaffirme et ennoblit, avec une harmonie non diminuée et vieille de plusieurs siècles, les liens de la famille humaine, et invite à l’affection domestique ainsi qu’au rite sacré même ceux qui s’en tiennent éloignés, nous rappelons au souvenir tous ceux qui.bien que la fin de la guerre ait été proclamée, devrons passer encore l’heureuse période sur une terre étrangère et Nous pensons, en cette nuit de joie et de paix, au tourment de,leur sort incertain et de leur séparation de leurs parents, de leurs épouses, de leurs enfants, de leurs frères, de leurs soeurs — de tous ceux qui leur sont chers.Et tandis que Nous voulons rendre un tribut de juste reconnaissance et de louange aux autorités, à ces organisations et aux individus qui ont lutté pour alléger et agréger leur pénible condition.Nous ne pouvons pas cacher la peine que Nous avons ressentie quand en plus des souffrances inévitablement apportées par la guerre.Nous entendions parler de ces autres que l’on faisait subir à dessein aux prisonniers et aux peuples déportés; quand, par exemple, Nous voyions leur captivité prolongée sans cause raisonnable; quand le fardeau de l’emprisonnement, oppressif en lui-même, fut alourdi de travaux durs et injustes, ou quand, ne s’occupant guère des lois passées par les conventions internationales et des données encore plus sacrées de la conscience chrétienne et civile, on leur refusait d’une façon inhumaine, le traitement dû aux vaincus.A ces enfants encore détenus dans les prisons, puisse Notre message paternel être porté sur les ailes des anges de Noël.Puissent-ils recevoir Nos voeux et en être réconfortés.Nos voeux que partagent tous ceux qui chérissent le sens de la fraternité humaine, de les voir bientôt et régulièrement rentrer dans leurs familles et revenir à leurs occupations normales de temps de paix.Et Nous sommes assuré d’interpréter les sentiments de tous les hommes qui pensent Juste quand Nous faisons ce voeu qui s’adresse à ces prisonniers politiques, hommes, femmes et jeunes gens, actuellement exposés aux plus dures privations, contre qui aucune accusation de crime ou de violation de lois peut être portée, mais, tout au plus, seulement leur passé politique.Nous adressons également Nos voeux d’affectucuse sollicitude à ces Trois personnes sont mortes de la grippe Communiqué du Dr Adélard Groulx Du 1er décembre jusqu’à aujour-| d’hui trois personnes sont mortes à Montréal de la grippe ou de sus complications, a révélé ce matin le Dr Adélard Groulx, directeur du service municipal de la santé.L’an dernier cinq personnes sont mortes de cette maladie pendant la même période.Du 15 octobre au 15 novembre1 1945, 75 personnes sont décédées de pneumonie ou de broncho-pneumonie, comparativement à 50 pour les mêmes trente jours de 1944.Du 1er décembre à date cette maladie a fait 19 morts, contre 17 l’an dernier.45% de ces morts sont des bébés, qui souffraient déjà de en queluche au moment de contracter une pneumonie.j Voici le texte du communiqué que nous a fait parvenir au sujet : des maladies saisonnières, le Dr Groulx: “Comme cela se produit toujours à cette époque de l’année, écrit le Dr Groulx, à cjiuse des changements brusques de la température, il existe un nombre élevé d’affections dites saisonnières, rhumes, angines, grippe, trachée-bronchite, etc.Ces cas ne sont pas rapportés au service de santé mais ce dernier se croit justifié de réitérer au public, pour sa protection, les quelques conseils suivants: “Evitez le surmenage physique, les longues veilles surtout; prenez suffisamment de sommeil.“Evitez les courants d’air, tout en assurant une ventilation convenable à votre domicile et en y J laissant pénétrer le soleil; une température de 68 degrés F.est suffisante.“Portez des vêtements appropriés à notre climat et prenez garde au refroidissement des pieds.“Pratiquez la propreté en tout et ayez une hygiène personnelle rigoureuse.“N’utilisez pas de serviettes, de gobelets, etc., destinés à un usage commun.“Evitez le balayage à sec; cette pratique est neut-être l’un des plus grands facteurs de la dissémination des germes pour toutes les affections grippales.“Ne respirez pas par la bouche, mais par le nez.“Surveillez votre alimentation, tenez vos intestins libres, faites de l’exercice au grand air.Buvez beaucoup d’eau et des tisanes.“Evitez tout contact avec ceux qui souffrent d’affections des voies respiratoires et évitez les foules.“Couvrez-vous le nez ou la bouche, quand vous éternuez ou toussez.“Si vous contractez un rhume, une grippe, etc., gardez la chambre et consultez votre médecin”.Le "commerce" des extincteurs L’incription dans les < coles Elle o atteint 96.09 pour cent — Succès sans précédent Québec, 26 (D.N.C.) — Le recensement scolaire préparé par le R.P.Paul-E.Beaudoin, S.J., et M.Jean-F.Boiyin, du bureau des recherches statistiques au département de l’Instruction publique, indique que l’inscription à l’école, dans le cas des enfants de six à treize ans, a atteint 96.09%.C’est un succès sans précédent.Il n’est probablement ni surpassé, ni même égalé, à l’étranger.Le pourcentage des inscriptions, aux âges de 6 à 13 ans, dit le rapport, ne saurait presque plus augmenter, désormais, sauf pour l’âge de treize ans.En somme, l’inscription des enfants de 6 à*13 ans dans l’ensemble de la province de Québec est parfaite.D’après le même rapport, l’abandon des études dans les villes est moins accentué.L’inscription des urbains, aux âges de 14 et 15 ans, surpasse de 20% celle des ruraux.Des flots de bons souhaits à M.Houde M.Camillien Houde, maire de Montréal, a déjà reçu plus de 3,000 cartes de bons souhaits à l’oeçasion de Noël et il en reçoit encore au rythme de 50 par jour.Et les cartes du Jour de l’An n’ont pas encore commencé à arriver! M.Houde a actuellement deux secrétaires suppleracr.taires qui l’aident à dépouiller tout ce courrier et à répondre.L expropriation de la .L H.& Power M.L’Association des chefs de police et de pompiers vient de mettre à jour un nouveau genre de “commercé”, actuellement très à la mode dans le district de Pointe-St-Char-les.Un soi-disant “inspecteur” pour la prévention des incendies se rend à un établissement de commerce et après inspection des lieux déclare que l’établissement est un danger public pour les maisons avoisinantes et qu’il doit être muni d’extincteurs chimiques.En quittant le magasin “l’inspecteur” suggère le nom d’un certain extincteur qui serait justement l’article nécessaire pour assurer une protection raisonnable.Peu après, et comme par enchantement, survient un vendeur, qui offre précisément au commerçant la marque d’extincteur dont il avait été question dans sa conversation avec “l’inspecteur”.Tout commerçant qui aurait été victime de ces “inspecteurs” est prié de communiquer le nlus tôt possible avec le départem.it des incendies.Saisie de deux alambics Québec, 26.(C.P.) — La gendarmerie royale a découvert deux alambics, saisis une automobile et confisqué une grande quantité d’alcool illicite, révelc-t-on à Québec.Les alambics ont été saisis dans la péninsule de Gaspé et dans le district de Chicoutimi.Une automobile contenant des cigarettes américaines de contrebande a été saisie dans la région de la Beauce.Pour aider les automobilistes Comme l’a suggéré récemment le , Royal Automobile Club, les autori?> tés municipales ont décidé d’installer dans la ville plusieurs cen-1 laines de boîtes de sable, que les j , automobilistes pourront utiliser quand ils auront de la difficulté à i monter une côte, à cause de la gla-i ce ou de la neige.La France et Bretton Woods Paris, 26.(A.P.) — La Commission des affaires étrangères de l’Assemblée constituante française a voté unanimement aujourd’hui en faveur de la ratification des accords de Bretton-Woods.Par décret le gouvernement français a coupé de plus de la moitié la valeur du franc, en fixant le taux à 119.10669 pour un dollar américain et 480 pour la livre sterling.Le franc était avant cela à 50 pour le dollar américain et 200 pour la livre sterling.Fillette brûlée à mort Saint-Gérard des Laurentides, 26 (D.N.C.) — Un tragique incendie, qui a causé la mort d’une fillette de deux ans et demi, a assombri les approches de Noël à Saint-Gérard des Laurentides, une petite paroisse à moins de cinq milles de la cité de Shawinigan.Cet incendie est survenu dimanche après-midi, à la suite d’un» explosion de gazoline.Marie-Anne Grenier, fille du maire et de Mme Télemere Grenier, a été brûlée à mort dans l’incendie qui a suivi l’explosion et qui a détruit complètement la maison en bois.Le pèfe de la famille et son fils de neuf ans ont tenté de sauver la petite, mais leurs efforts ont été vains.Trois enfants meurent dans un incendie Chatham, Ont., 26 (C.P.)—Trois enfants sont morts la veille de Noël lorsque le feu a détruit la maison de M.et Mme Léo Moisan, à Til.bury West, à environ 16 milles au sud-ouest d’ici.Les parents assistaient à la Messe de minuit, avec leur fillette de 11 ans, Jeannette.Les morts sont Madeleine, 9 ans, Maurice, 4 ans, et Denis, 2 ans et demi.M.Ernest Desmarais, un voisin, a découvert le feu à son retour de la messe, en l’église catholique St-François, à Tilbury.Les Moisan ont déclaré que c’était leur habitude d’assister à la messe avec l’aîné de leurs enfants qui fait partie du choeur de chant.Ils ont quitté la maison vers 11 h.30 du soir, la veille de Noël, et un feu de charbon brûlait dans le poêle de la cuisine, afin de chauffer la maison.Ils ont ajouté que tous les autres feux avaient été éteints avant leur départ.Le gouvernement vient de nommer six avocats qui le représenteront devant le tribunal d'arbitrage Québec, 26 (D.N.C.).— Le gouvernement provincial vient de nommer les avocats qui le représenteront devant le tribunal d’arbitrage! formé pour fixer l’indemnité à - payer aux actionnaires de la Jfonf-I OTTAWA, 6.(C.P.) — Un accord real Poiuer, expropriée en 1944 par onalo-conadien bilatéral tiané la le gouvernement Godbout, lors de la 9 canaaien oiiarerai, signe la se- création de l’Hydro-Québec.Tout in- IT»a'n« dernière, prévoit un totol de dique que les séances de ce tribunal 350 sièges pour l'aller et autant pour dureront plusieurs mois.Quatre avo- |» retour dans les avions qui feront le cats seniors et trois avocats ju- m-.j niors” ont été choisis.Ceux du pre- *®,7,ce Nord Atlantique, apprend-on mier groupe sont: Me Emery Beau- aui°ur •: ; y— “ -••• T:,di“ membres d» cette expédition xliahi.r ni n c •- iliur.a*» aac* u» phaget doublé, de duvet et de plume.Un trou d ai, per net au coucheur o reaplren l I Cjnadicnn^VP* Impermeable gu on p«ut utiliser au be.oln.collabore d» plu», è plu.leur.•I revue».Au comptoir S 1.90.par la poêlé SI.10.SERVICE DE LI8RMRIE DU ’’DEVOIR” Smi -UTATf fM**- mmfE T BETTE DAVIS HENREID i—i C *.«*> mm ORPHEUM ST-DÉNIS A L'AFFICHE cunnus va nu il Achetez vos billet» pour le .IMjetacti de la veille du 1er de l An.A * ‘.ch*.d«ux films nouveaux : “UNB VIE Dl CHIEN’’, avec FERNANDE!,."IVCRE-CE”, avec EDWIGE FEUILLE M* ^VOLUME XXXVj - No IE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 26 DECEMBRE 1945 C'«*t pm fruit u fnottlt H i«Hgi«uw Humain U Famille tara régénérée et ravitaillée en Mal et inteHMtuelle.beaucoup plue enc I’ ée pouvoirs définis.que le femme mènera le menés Rédactrice : Germaine BERNIER « u>nte de Noël La jeune fille à la crèche Elle s’appelait Paella, le joli nom générique de la jeune fille en lan-ue latine, d’où vint notre vieux mot pucelle.Rappelez-vous Jeanne d’Arc: “Je me nomme Jehanne la Pucelle”.Car, loin de rougir de son intégrale pureté, cette vraie fille de France en avait la légitime fierté.Or donc-Puella était une petite Romaine transplantée en Palestine, alors royaume tributaire de Rome.Elle ressemblait à toutes scs soeurs patriciennes ou plébéiennes de vieille souche.Brune avec d’ardents yeux noirs, le profil dur, elle était vive, autoritaire, fière des siens citoyens de Rome, de sa race dédaigneuse des Juifs, de sa patrie qui osait dire de la mer bleue baignant la côte: mare nostrum, notre merl C’était vers l’an 748 de Rome et sous le principal d’Auguste, lequel avait fort à faire au dehors et au dedans encore plus.Les moeurs étaient si corrompues qu’il lui fallait descendre jusqu’à la vie privée, édicter des lois somptuaires et aussi de simple morale.La classe moyenne branlait, la famille n’existait plus, on divorçait pour un oui, pour un non.Déjà l’on avait vu les femmes à la mode compter les années, non d’après les consuls, mais d’après leurs divorces.Et l’histoire en cite une qui fut la vingt-troisiënie femme de son vingt et unième mari, ou quelque chose d’approchant.Les meilleures n’avaient rien dans l’ânie: les vieilles traditions religieuses ne leur laissaient que vide et ennui.A quels dieux voulez-vous croire quand on héberge dans l'Olympe tous ceux des pays conquis et qu’il s’en trouve vingt-cinq mille à se disputer comme les hommes?Aussi s’en allait-on sceptique, railleur, léger.Et malgré les lois, malgré l’exemple de la femme et des filles d’Auguste qui, sagement d’abord, tissèrent la lame au gynécée, la contagion gagnait tout le monde et jusqu’aux jeunes.Puella savait déjà cela quand, fillette, elle prit le bateau, son père, modeste fonctionnaire, ayant obtenu un bon poste dans la Judée du roi Hérodc.Depuis, la chrysalide était devenue un papillon.Une jeune fille de seize ans, charmante et fraîche, avide de vivre, mais que sa fierté gardait, et aussi le dégoût de ce qu’elle voyait dans l’entourage d’Hérode.L’hiver à Jérusalem, Tété à Tibériade, c’étaient le luxe et la débauche, au scandale des Juifs aussi pieux que dédaignés.Et c’est pourquoi jusqu’ici Puella s’était réservée.Mais la sève montait, le vieux sang romain bouillonnait: et Pucl-Ja que rien dans l’esprit, rien dans Pâme, rien au dehors, ne portait à la vertu, songeait “à vivre sa vie”, comme le disent trop de jeunes filles modernes, ses descendantes lointaines.Elle ignorait la pitié: sans aucune gêne, elle frappait, à l’occasion, son esclave.Aussi la charité, la pudeur, le don de soi, mots inconnus à l’antiquité.Dans la li* berté de la colonie, sous le ciel chaud de l’Orient, elle entendait faire ce qui lui plairait.Déjà, elle recourait aux fards, aux onguents, à la céruse, au carmin pour enluminer à tort son frais visage et aviver ses yeux noirs.Et les jeunes gens, Jiwenes.la regardaient, l’admiraient, les hommes aussi.Demain, ardemment, elle aimera, qu’il y ait ou non un mariage comme il y eut pour ses parents.“Car c’est maintenant chose démodée ce gâteau d'epeaulre symbolique et cette formule rituelle qui unit: Ubi Calas, ego Cala.On est à celui que l’on aime et tant que l'on aime; après on verra bien! Caïus, Lucius, Tiberius, qu’importe?Ce qui compte, c'est l’amour et l’amour est multiple et se cueille quand on le trouve.Pourtant, ce serait beau qu’il y eût des enfants et jamais plus ce tourment, ce grand vide que l’on porte en soi.que ne comblent pas des dieux morts, et qui fait désirer le plaisir en écartant le bonheur!” Ainsi pense et raisonne Puella, petite païenne plus excusable que celles du XXe siècle, enfant que rien ne satisfait déjà et dont le coeur bondit, bat.appelle, s’élance, va s’échapper.Et voici qu’un jour il s’échappe comme il arrive à la petite pâtoure d’un de nos vieux et charmants Noëls que j’appellerais volontiers le Noël de la jeune fille: Gai, gai, bergère .Alt! guet chagrin j'ai ressenti Quand je l’ai vu vraiment parti.Puella, ce matin-ià, un matin de fin décembre, s’éveille troublée.La veille, Lucius lui a dit de ces choses que content les amoureux de tous les temps et qu’à tort les jeunes filles prennent toujours pour des mots d’amour.Sur le moment.Puelle y crut.Elle est rentrée au crépuscule, le coeur battant à grands coups, son âme vide radieuse, elle s’est endormie dans un rêve rose.Mais au réveil son coeur est triste: il ne sait plus s’il a rencontré l'amour vrai, tout au fond, si désiré.Et le vide qui la hante est plus béant que jamais! .Soudain, comme elle accompagne son père mandé à Bethléem, voici qu’au pas des mules sur la route blonde, ce coeur qui s’ignore, souffre et se laisse bercer, repart de plus belle et se met à courir .si vite, si bien, qu’à l’arrivée.Dans une étable ouverte au vent Il est entré toujours courant Et Puella le suit de près.Derrière de pauvres bergers juifs, d’humbles femmes du bourg en longs voiles blancs, à l’étrangère, l’occidentale, elle a pénétré dans une grotte.Un nouveau-né est là, couché sur un peu de foin, à même une mangeoire d’animaux.Près de lui est une jeune femme de l’âge de Puella Comme il est lumineux et attirant ce tout petit, couvert de pauvres langes, dans cette crèche de bois et la grande nudité de la terre et du roc! Comme elle est exquise, cette jeune Galiléenne de race, reconnaissable à son visage d'un pur ovale, à son teint de blé mûr.à ses yeux longs de timide gazelle! Surtout, comme elle est suave, recueil-, lie, modeste, virginale, lumineuse, celle que, debout près d’elle, cet artisan si digne nomme du beau nom de Myriami “Qu’elle diffère donc de nous toutes, Juives et Romaines, vieilles de coeur avant l’âge, s’émerveille Pu- ! ella.Sa jeunesse s’enveloppe de ré- j serve, de pudeur, de charme.Elle a ; quelque chose de plus blanc que la j neige de l’Hermon, de plus frais qu’un plant de roses de Jéricho, do1 plus simple que le lis des champs, I de plus chastement fier que Je cy-1 près du mont Sion.Eitc est mere et i rien ne l’indique que, près d’elle, ‘ l’enfant de lumière: elle est vierge elle est pure, si pure auprès de nous! Ah! que je voudrais donc lui ressembler un peu!” Et voici que le coeur de Puella, qui a prié sans le savoir, bat à plus grands coups que la veille.Mais sans trouble et dans une telle joie qu’une fois de plus il lui échappe.; En même temps, le vide qui l'accable se comble, s’emplit d’une douceur, d’une suavité ineffable.Elle sent que ses yeux ne seront plus durs, que l'amour rêvé sera chaste, et qu’il lui naît une âme rien qu’à regarder cet enfant lumineux et sa jeune mère toute pure.Je suis un voleur qui ne rend Jamais, jamais, le coeur qu’il prend l Le petit Enfant gardait le coeur désordonné, incontenté de la païenne.Mais il lui en rendait un autre qui s’ouvrait blanc et large comme une rose de Noël.Il y entrait tout ce que l’Enfant apportait au monde: la pitié, la charité, le den de soi, l’idéal, le désir du bien et du vrai, l’amour qui se garde pour Dieu ou pour le foyer qu’il donne, une immense plénitude là où était Je vide désespérant.Et aussi de la blancheur, de la fraîcheur, de la simplicité, de la fière réserve, du noble souci virginal, de la lumière du visage et de l'exquise jeunesse que Puella avait admirée dans la grâce de la Vierge.La jeune fille chrétienne, la vraie jeune fille venait de naître à la crèche de ce qu’il y avait de plus pur et de plus délicat en Jésus et en Marie.Et c’est ce qui lui donne son expression charmante et ses yeux de lumière, quels que soient ses traits.Elle vit depuis dix-neuf siècles.Ne la laissez pas partir, petites amies, ni connaître à nouveau le vide de l’âme païenne.Elle, c’est vous-même si vous le voulez, chacune de vous.Il ne faut, pour l’être, Lettre de Fadette Ces jours derniers, lisent le nom de Selma Lagerlof, celle délicieuse femme de lettres suédoise dont je lisais autrefois des légendes qui me captivaient, il me revint à la mémoire celle que je vous raconterai aujourd’hui, ne sachant de quoi vous parler, depuis si longtemps je vous rabâche les mêmes choses/ Un jour, au temps où Jésus avait sept ans, il était assis sur les marches de l’atclir de son père, à Nazareth, pétrissant de l'argile donnée par le potier voisin.Il fabriquait des petits oiseaux et à chacun il devenait plus joyeux, le dernier lui paraissait plus beau que les autres; mas il les regardait tous avec amour et fierté.Du perron voisin, son compagnon Judas le regardait avec envie cl Jésus lui donna un morceau de terre avec laquelle il essaya aussi de faire des oiseaux, mais il était gauche, ses coucous ne tenaient pas debout et Judas devenait de.plus en plus maussade.Pendant ce temps, Jésus, ayant fini sept oiseaux rangés autour de lui, plongea sa main dans une flaque d'eau proche de lui et peignit les oiseaux avec les couleurs que reflète l’eau dans laquelle jouait le soleil; celui-ci se prêta à ce jeu, il se laissù saisir comme la couleur d’un peintre.et quand Jésus l’étendit sur ses oiseaux gris ils se recouvrirent d'un reflet de pierres précieuses.Judas s’approcha sournoisement, leva nn pied et l’appuya sur l’un des hlis oiseaux qui ne fut plus qu’un peu de terre grise.— “O Judas! que fuis-tu, ils sont vivants, mes oiseaux, ils peuvent chanter, voler!” Le petit méchant éclata de rire et en écrasa un autre et encore un troisième.Eperdu, le coeur gros, Jésus cherchait sa mère pour le défendre, car Judas était plus grand et plus fort que lut.Il en avait déjà détruit quatre lorsque Jésus leur cria: "Mais sauvez-vous donc! Envolez-vous!” O miracle! agitant leurs ailes, les oiseaux gagnèrent le toit.Quand Judas, stupéfait, vit les oiseaux obéir à Jésus, il éclata en sanglots, se tira les cheveux comme il avait vu faire des grandes personnes dans leurs chagrins, et il se jeta aux pieds de Jésus qui regardait avec tristesse les petits tas gris.Car Judas admirait Jésus et tour à tour il l’ai-mcit et le haïssait, il en était jaloux.Marie, qui avait suivi le jeu des enfants, posa sa main sur la tète de son petit garçon et lui dit doucement: — “Sois bon, pardonne-lui, c’est si triste d'être méchant!” S approchant de Judas, elle le prit sur ses genoux, car il sanglotait toujours.— “Je ne les croyais pas vivants, madame Marie, je ne les aurais pas tués.” Il ne cessait de pleurer et elle le consolait.— “Mon pauvre petit, tu ne comprends pas encore qu’aucune créature humaine ne peut réussir en luttant contre mon Jésus?N’essaie plus pareille chose si tu ne veux pas être le plus malheureux des enfants.Est-ce qu’il est possible de lutter contre Celui qui peint avec du Soleil et qui donne le souffle de vie à de la terre morte?" Judas l écoulait, mais dans son coeur ce n était pas le regret de sa faute qui se formait mais le vilain dépit qui allait grandir, le pousser au mal, le rendre traître et honni à jamais.26-XH-45 FADETTE Une carrière toujours invitante li y a encore de la place dans les écoles d'infirmières pour les cours de janvier "Plusieurs écoles d’entraînement pour gardes-malades peuvent encore accepter un nombre limité d’étudiantes pour les cours commençant en janvier et en février”, a déclaré ces jours derniers Mlle F,.Flanagan, présidente de l’Association des infirmières enregistrées de la province de Québec.“Ces écoles offrent aux ieuncs femmes une splendide occasion de se préparer à une carrière pour laquelle il y a une demande sans cesse grandissante, a ajouté Mlle Managan, en faisant remarquer qu’entre autres facteurs contribuant à faire croître ce besoin plus pressant d’infirmières, il y avait augmentation des services d’hospitalisation, à cause de la popularité, grandissante de l’assurance-hospi-taHsation et de l’intérêt plus marqué que porte le public aux services sociaux de santé.“Le soin des malades n’est pas que garder avec soin le sens du divin et cette jolie pudeur qu’eurent vos mères et vos aïeules et qu’ont encore les plus exquises d’entre vous, .Si j’ai brodé sur une de nos délicieuses pastorales, je n’ai pas cependant inventé le fond même de mon histoire avec plaisir écrite pour vous.Ç’est un fait que la jeune fille, telle que nous l’aimons, telle qu’elle nous enchante, délicate et pure, réservée et fière, souriante et généreuse, les yeux clairs, l’Ame visible, est une création du christianisme, donc une trouvaille de l’Enfant de la crèche.Qu’elle le reste, c’est mon grand souhait final, et le plus joli pour vous.Cécile JEGLOT —La Phalange.une carrière isolée, mais la source de plusieurs, a ajouté Mlle Flanagan.La jeune fille qui se consa-i?11 soin des malades, aujour-(1 hui, trouve a s’employer au chevet des malades, et c’est là le côté le plus intéressant de sa carrière.Mais, d’autre part, si elle le préfère, elle peut trouver à s’employer dans le domaine des services sociaux, de l’administration des hôpitaux ou de l’enseignement.Quels que soient ses goûts et ses aptitudes, le soin des malades constitue pour elle une carrière des plus intéressantes”.Les jeunes filles désireuses d’entrer dans une école d’entraînement pour gardes-malades doivent posséder u(i diplôme d’école supérieure, être âgées d’au moins dix-huit ans et être en bonne santé.Mlle Flanagan insiste sur l’importance qu’il y a dans le choix de l’école d’entrainement.Bien que la plupart des écoles d’entrainement pour gardes-malades au Canada rencontrent les exigences de la loi provinciale concernant les gardes-malades, toutes n’offrent pas les mêmes avantages quant à l’entraînement dans toutes les branches susceptibles de former une garde-malade de carrière.Les jeunes filles désireuses de sc renseigner au sujet des écoles d’en, traînement ayant encore des places vacantes pour les cours de janvier et février, peuvent le faire en écrivant à l’Association des infirmières enregistrées de la province de Québec.1012, édifice Medical Arts, Montréal.Avez-vous besoin de bons livres7 Adressez-vous ou Service de Librairie du "Devoir" 430 est, rut Notre Dame.Montréal.Lo Fédération L’Aide è la Femme Le but de cette oeuvre est de prêter assistance et secours aux femmes malheureuses et malades, abandonnées ou temporairement en détresse Voici le texte d’une causerie prononcée à la radio sous les auspices ne la redération des oeuvres de charité canadiennes-françaises: Aujourd’hui, chers auditeurs, nous sommes heureux de vous entretenir d une oeuvre dont le travail silencieux et peu connu du grand public joue cependant un rôle de premier plan: l’Aide à la femme.Cette oeuvre célébrera bientôt son quinzième anniversaire, ayant été fondée en 1931 dans le but de prêter secours et assistance aux femmes malheureuses, malades, abandonnées ou temporairement en détresse, sans égard à leur religion ou à leur nationalité.Cette oeuvre pos-sède un refuge, subventionné par la rédération des oeuvres de charité canadiennes-françaises où à toute heure du jour ou de la nuit on accueille, quels que soient leur âge ou leur condition, celles que le sort* a momentanément réduites à la misère et qui ont besoin d’aide, tant au, P°int de vue physique que moral.Et le refuge de l’Aide à la femme accueille non seulement les femmes et les jeunes filles désemparées, mais aussi les enfants qui partagent leur détresse.La meilleure façon d’illustrer le travail d’une oeuvre, c’est encore de citer quelques-uns des cas assistés par elle.Voici par exemple une pauvre mère dont le mari, paresseux et ivrogne, négligé ses devoirs essentiels envers elle et ses enfants.Elle est en proie à un tel découragement qu’elle parle de s’enlever la vie.Mais après quelques jours de bons «oins, elle re-orend courage et grâce à l’oeuvre, la mère et les enfants, réconfortés, commencent à oublier les mauvaises heures vécues et font des plans pour un avenir qui s'annonce moins sombre.Voici une autre femme venue à Montréal à la recherche de son mari.Elle a trois enfants et en attend un quatrième.Perdue dans la grande ville, elle ne trouve pas d’abri et erre sans but dans les rues de la Métropole.Enfin, recueillie par des citoyens compatissants, elle est dirigée vers le réfuge de l’Aide à la femme, où quelques jours plus tard son enfant vient au monde.Grâce aux démarches de là direction de l’oeuvre, le mari est retrouvé et tout se termine pour le mieux.Au cours de 1945, près de vingt-six mille cinq cents journée d’hospitalisation ont été accordées par le refuge de l'Aide à la femme pour de pauvres femmes, jeunes filles ou enfants momentanément en proie à la misère.Et ce chiffre double presque celui de 1944.Les besoins sont plus grands que jamais.Le nombre de malheureuses qui viennent frapper à la porte du refuge où l’on s’attache à améliorer leur sort et à réveiller leur courage grandit sans cesse.U faut que le refuge puisse continuer «a tâche de relèvement physique et moral au profit de celles qui, dans un centre comme Montréal, «e trouvent soudainement aux prises avec une détresse qu’il ne faut pas laisser à elle-même, et qui est d’autant plus pitoyable qu’elle est anonyme.Il suffirait de consulter nos records pour comprendre toute l’ampleur de ces milliers de drames cachés qui se jouent continuellement.C’est vous, chers auditeurs, qui pouvez contribuer à soulager toutes ces misères.C'est vous qui pouvez le faire en souscrivant généreusement lorsque, dans quelques semaines, la Fédération des oeuvres de charité vous tendra la main.C’est ainsi que vous aiderez au relèvement de vos soeurs malheureuses et leur assurerez la paix, la santé et l’espoir en des jours meilleurs.Souhaits des Soeurs de l'Asile de la Providence Nous offrons nos voeux les plui sincères, notre merci reconnaissant à nos chers bienfaiteurs, aux amis et collaborateurs de nos oeuvres charitables, spécialement de T'Œuvre de la Soupe”.Au pied de la crèche où repose .-'S* LE MENU DI COUPLE,,.iafonttemeMt' ! ‘ X /T.‘fTS," DIM.LUN.MAR.MER.JEUDI VEN.SAM.Rôti d'é- paule d'a- gneau Rôti froid d'a- gneau Plat aux oeufs et aux nouilles Pâté d'a- gneau Pâtés à la viande Pois- son Langue bouillie avec sauce aux atocas Groupe B restes de rôti non- rationné restes de rôti Groupe G non- rationné non- rationné 3 livres 2 coupons Vi livre 2 jetons Comme la ration de la semaine dernière laissait deux jetons, le premier dîner de cette semaine peut très bien comprendre un petit rôti.Se défaire de deux coupons n’est pas imprudent lorsque l’Qn obtient en retour un rôti d’épaule roulé de trois livres.Il devrait facilement procurer trois dîners même si Ton a un ou deux invités.Une savoureuse garniture et une bonne sauce brune rehaussent toujours bien un rôti.Lundi, on le servira froid, en tranches, et mercredi, on prépa* rera un pâté à l’agneau et aux légumes, excellente manière d’apprêter les restes.On suggère pour jeudi un plat aux oeufs et aux nouilles,—des oeufs cuits durs sur une assiettée de nouilles garnies d’une sauce appétissante au fromage et de chapelure au beurre,—faire cuire jusqu’à ce qu’il bouillonne et brunisse.Jeudi, la valeur de deux jetons procureront une demi-livre de viande hachée pour les pâtes.Le poisson non-rationné est le plat tout naturel pour vendredi.Il n’y a pas lieu de s’inquiéter du manque de jetons, samedi, puisque les viandes non-rationnées offrent un choix varié.Une langue marinée cuite à petit feu et servie chaude avec une sauce délicieuse aux atocas est une heureuse idée pour le menu de la semaine.Et l’on pourra commencer une autre semaine en servant de la langue au dîner de dimanche.l’Enfant-Dicu, notre prière ardente sollicite pour chacun une année nouvelle toute de bonheur, de paix et de prospérité.Que l’esprit des Fêtes qui est l’esprit même de notre sainte religion, remplisse leur foyer de sa bénédiction.Une messe sera chantée pour eux le 3 janvier 1946, dans la chapelle de l’Institution.Le dîner de Noël aux pauvres sans-foyer aura lieu jeudi 27 décembre sous le patronage des Dames de Charité.(Comm.) «»t UB «rt LETTRES de Madame de Sévigné Volume de 275 pages.Au comptoir $1.25, par la poste- $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Cela vaut la peine "A la manière de Léveillé" — vous avez l'impression, sans compter l'assurance, que tout ce qui est confié à Léveillé pour NETTOYAGE ou TEINTURE, est ce qu'il y a de plus parfait.Cela vaut lo peine d'en foire l'expérience .Les Teinturiers et Nettoyeurs connus «nrran j Atelier s «1fi8 Marthcnali 4SJ1 r.afranc* MT Sienalei tout TH 91 (limilribant [ Val.i.I LIVRAISONS AU DETAIL VENDREDI 8 A.M.2.30 P M.PL.8121 Seuls les meilleurs vont chez GATEHOUSE Filets d'aiglefin Finnan Haddies, Poisson blanc, Eperlans, Pétoncles, oré, Morue, Saumon.Huîtres en écailles ou à lo mesure.Homards vivants ou bouillis.Feuillteon du "Devoir" LE TALISMAN DES GUERNIS ROMAN PAR JEAN MAUCLERE J.(Suite) Il était dans les attributions de nise d’épousseter chaque jour le reau de son cousin où régnait un dre exceptionnel: si la corbeille papiers était pleine, elle ne contait que des débris.Aucun feuil-ne traînait sur le parquet, aune lettre jamais n’élalt en détres-11 n’arrivait pas qu’une clé fût bliée sur un tiroir, ni qu’une f** tre restât ouverte.Un matin, passant le plumeau rrière la machine à écrire, Denl-fit s’envoler, sous un léger souf-d'air, un papier griffonné.Un le ramassant dans le dessein de le re-mettre en lieu sûr, la jeune fille y jeta machinalement un coup d’oeil: chiffres, indications incompréhensibles, notes, adresses incomplètes, noms probablement abrégés s’y chevauchaient, mélange hiéroglyphique.Ayant déposé le feuillet à l’Intérieur du sous-main afin qu’il ne s’égare pas, l’orpheline, un instant, pensa que les affaires étaient choses bien compliquées, puis elle oublia l’incident.Au soir, Nestor se chargea de le lui rappeler.Rentré de mauvaise humeur suivant sa fâcheuse habitude, l’hom- me d’affaires s’était aussitôt enfer, mé dans son cabinet.Une corbeille à raccommodages posée entre elles, les deux femmes, dans la salle à manger voisine, s’activaient à d’humbles travaux.Soudain, elles entendirent Nestor tempêter.Al-bertine joignit ses mains épaisses en murmurant: ’ — Allons! Qu’est-ce qui lui arrive encore?Pauvre loup! Le “pauvre loup” lui fournit incontinent la réponse; ouvrant sa porte avec fracas, il montra un visage à peu près aussi engageant que la face du carnassier que sa femme venait d’évoquer.La main convulsivement serrée sur le bouton de la porte, il clama: — Qui a fait mon cabinet ce ma.tin?Denise leva son regard limpide: — Moi, mon oncle.— Tu as pris un papier sur mon bureau! Un papier très important! — Je n’ai pris aucun papier, mon oncle.J’en ai vu un que.— Tu l’as vu!.Tu y as touché!.Malheureuse! Qu’en as-tu fait?11 n’y est plus! — Je l’ai serré dans le buvard.— Dans le buvard! vociféra l’homme.De quel droit?Cette manie de toucher à tout doit se passer, tu sais! sans quoi.Albertine s’interposa faiblement: — Nestor.— D’abord, qu’elle me le donne, mon papierl Docile, tremblante un peu, Denise se leva, remit le feuillet dans la main de l’homme irascible.Celui-ci gronda encore: — Et puis, tâche de te rappeler ce que je vais te dire: je n’aime pas que l’on se permettu de toucher à mes affaires! Aux cils de l’orpheline, une larme perla.Albertine, qui l’avait suivie sans qu’elle s’en aperçût dans le bureau de Carditet, Albertine n’avait rien perdu de la scène.Avec une relative douceur, elle écarta la jeune fille: — Ca va, ma fille, ça va.Lais-se.nous.Le panneau de bois refermé sur les deux époux, Mlle Brillanges entendit ceux-ci se quereller, à son propos sans doute.Blessée dans sa légitime fierté, attristée une fois de plus, elle s’étonna: que de bruit pour si peu de chose! Ses parents n’eussent pas agi ainsi.M.de Gucrnis non plus! Jamais elle ne s’habituerait à ces éclats de voix qui ne prouvent rien, si ce n’est le manque de délicatesse de celui qui s’y abandonne et son incapacité à se rendre maître de lui-même.Un soir, vers la fin de juin, Carditet, rentrant chez lui le visage épanoui, annonça d’un accent jovial: — Ma fille et toi, petite, cette fois je vous traite en princesses.Faites vas malles! On s’en va en vacances.Albertine gloussa: — Toujours de bonnes idées que tu as, mon loup! Où ça qu’on s’en va?Et pour combien de temps?— A Royan, fit l’homme d’un ton important.Et pour trois mois! — Oh! s’exclama U grosse femme en couvrant vm.époux d’un regard admiratif.Plus discrète /« sa tante, pour laquelle tout M qui venait de Nestor était matière à enthousiasme dès que les querelles étaient ter.minées, Denise se réjouissait à par) soi.Un voyage, c’était délicieux! C’était, en premier lieu, fuir Paris, abandonner les soucis actuels, les reléguer dans l’appartement solitaire où ils s’évaporeraient tant et si bien qu’on ne les retrouverait pas lors du lointain retour.Et là-bas, que rencontrerait-on?La mer, ; la campagne, la fanlaisie peut-être, le bonheur sûrement.i Denise fit scs préparatifs de départ {ivec entrain: le 30 juin au (soir, les Carditet, accompagnée de leur pupille, s’embarquaient à lu ;.;are Montparnasse.La mer, Denise ne la connaissait pas encore; sa vue emplit la jeune fille d’une émotion profonde; jamais la nature ne lui était apparue si grandiose, si véritablement divine que devant cette immensité d’eau frissonnante, diaprée de soleil, d’où jaillit, comme une lie grisâtre, la pointe du Médoc.Tante Albertine loua une modeste villa dans une des petites rues qui joignent, par derrière, la rue de lu Marne au casino municipal.Pendant que Nestor, toujours pré.occupé d’obscurs projets, sen allait seul, le nez au vent et les mains dans ses poches, rêver à ses ! affaires et reconnaître le pays entre la Grande Côte et Meschers, les deux femmes, après s’être adonnées, comme â Paris, aux soins du ménage, gagnaient, l’après-midi, le sable doré de la grève et s’asseyaient à l’ombre de quelque tente.Denise, un ouvrage aux doigts, s’amusait du kaléidoscope offert par les jeux du soleil et de la mer, tandis que le mouvement de la plage et la bigarrure des toilettes éveillaient chez tante Albertine des réflexions inattendues.2e-XII-4S (A suivre) Retenez le "Devoir" d'ovo.ic* chez votre dépositaire — c'est i« SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphonti au ••rrlcu du drofut BElalr 3361 * i II veut donnera l adre— d'un dépotitai:* de votre ?oUlnage.Ce tournai ett imprime eu no 430 rue Hotre-Dama aat à Montréal, r,ar l’Imprimerie populaire 'là responsabilité limitée!, édltrloe-proorlétalre.— Oeontae Pelletier, dlrecteur-eérant LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDI 26 DECEMBRE 194b VOLUME XXXVI — Na 2fS La situation présente de l’Action Catholique dans le domaine national L'exposé du R.P.Adrien Malo, O.F.M.Voici le texte d'une causerie prononcée au poste CBF, au programme de l'Heure dominicale, par son directeur, le /?.P.Adrien Malo, O.F.M., et dont l’intérêt n’a pas besoin d’être souligné.Le titre de ma causerie indique le sujet dont je dois vous entretenir et limite le domaine dont je dois m’occuper.Il s’agit tout d’abord de l’Action catholique ou des organisations qui officiellement et en vertu d’un mandat assurent à l’Apostolat hiérarchique la collaboration du laïcat.Ces organisations développent des activités qui s’appuient sur un passe et tendent vers un avenir; sans rien négliger, c’est surtout la situation présente et actuelle qui nous occupe spécialement.Cette restriction ne va pas sans danger surtout quand il s'agit d’oeuvres naissantes ou encore dans la période des débuts; tout a l’honneur de l’Action catholique, je dois reconnaître que si son avenir tient des merveilles en réserve, son présent offre des aspects intéressants.Vous le constaterez avec évidente quand les aumôniers nationaux des différents mouvements vous parleront de l’état actuel de leurs milieux respectifs.Si 1 on quitte les groupements particuliers pour se placer sur le plan national, le present perd encore de son ampleur et de sa beauté; malgré cette diminution, il en reste encore assez pour démontrer que chez nous 1 Action catholique n’est ni une simple formule théorique ni une organisation inactive mais bien un mouvement qui progresse et va de l’avant.Cela vaut particulièrement pour le secteur d’expression française.Dans un pays comme le Canada, l’Action catholique comporte nécessairement deux secteurs: celui d'expression anglaise et celui d’expression française.Mon expérience, ma documentation et la tribune d’où je vous parle ne me permettent guère de vous renseigner décemment que du se-conc secteur.Pour vous présenter une vue assez exacte de la situation présente et vous permettre de 1 apprécier correctement, je dois vous rappeler au moins dans les grandes lignes l’enseignement de l’Eglise sur lu coordination nationale; la des-erption qui suivra prendra tout son relief et vous mettra en mesure de prononcer un jugement motivé.1,—L’enseignement de l’Eglise Parmi les nombreux documents que nous devons à Sa Sainteté le pape Pie XI en matière d’Action catholique, c’est au dernier qu’il faut recourir pour trouver une synthèse caractère découle de tier, évêque auxiliaire de Québec.Le même.Participation rôle de cette commission peut se dé-à l’Apostolat hié- finir par ses relations avec les grou-rarchique, de ce dernier elle épouse peraents intéressés.Vis-à-vis de toutes les formes; or dans l’Eglise , l’épiscopat canadien, elle remplit le l’unité de base, c’est le diocèse, la I rôle de délégués, mandataire qui ques.Ce sa nature du laïcat de la pensée pontificale sur le thème de la coordination nationale.La lettre apostolique adressée à l’épiscopat des lies Philippines est datée du 18 janvier 1939.A la veile de la mort de Pie XI, YOsservatore Romano en publie une traduction italienne.C’est donc le dernier témoignage solennel des pensées et des volontés du grand pape sur l’Action catholique.Après y avoir tracé la situation religieuse de ce pays, il indique les remèdes et en particulier l’Action catholique.De ce dernier remède, il iappelle la nécessité, la source, le caractère et l’organisation.C’est là qu’il écrit le paragraphe qui nous concerne.Le voici."Nous voulons insister sur un point essentiel qui doit constituer comme une règle inébranlable de l’Action catholique, à savoir que par sa nature même cette Action catholique doit se développer, dans chaque diocèse, sous la dépendance directe des évêques.De fait, elle est une participation des laïcs à l’apostolat hiérarchique; le droit et le devoir de l’établir, de l’organiser, de la diriger, dans son propre diocèse, appartient à l’évêque de façon néanmoins que soit facilitée sa coordination nationale.Et c’est sur ce point que nous voulons réclamer votre attention, parce que dans chaque diocèse l’Action catholique sera vigoureuse ou débile, féconde ou stérile, selon ce que voudront l’évêque et son clergé.En outre, pour obtenir que l’Action catholique soit en pratique efficace, on ne recommandera jamais assez à ses divers mouvements ou associations, non seulement de vivre en parfaite harmonie les uns avec les autres, mais aussi de s’unir au moment opportun, de s’allier dans l’unit de but et de direction.Des associations paroissiales d’Action catholique aux organismes diocésains; de ceux-ci aux centres directeurs nationaux, tout doit être très bien joint et uni, comme les membres d’un seul corps.C’est pourquoi les organisations centrales sont aussi nécessaires comme organe de coordination et elles ont comme tâche de guider et d’orienter l’activité des associations dans toute la nation, de suggérer des initiatives, de faire des propositions aux centres diocésains, avec, bien entendu, le droit de regard et le consentement des évêques respectifs”, d) .Ce paragraphe d’une grande ri-chasse doctrinale énonce deux yéri-rités fondamentales.La première, c’est que l’Action catholique est essentiellement diocésaine et relève essentiellement des évê- llWI.tVX.tll v.Il -~ ^ edique de Pie XI sur l’Action catholique et le’Fascisme, Non abbiamo bisogno.Sa Sainteté le pape Pie XII en a donné une frappante démons-.tration quand providentiellement ] porté sur le siège de saint Pierre il ' a jugé venu le moment de remettre l’Action catholique d’Italie dans sa condition normale et en a confié la direction à une commission épiscopale.En vertu de ce caractère, ce sent les évêque qui dans leurs dio-cèses respectifs ont le droit et le devoir d’établir, d’organiser et de diriger l’Action catholique; ils exercent sur elle une autorité directe et rien ! ne s’y peut faire sans leur droit de 1 regard ni leur consentement.La seconde vérité fondamentale, tholique, elle sert de trait d’union entre celui-ci et l’épiscopat canadien.Vis-à-vis de l’Action catholique en général, glle n’accepte que les sujets et fonctions qui ressortissent à l’apostolat hiérarchique, laissant au Comité national ce qui ressortit au laïcat.Cette même année, la Semaine re ligieuse de Québec annonçait la fondation du Comité national d’Action catholique.Voici le texte du communiqué: ‘‘Nosseigneurs les Arche yêques et Evêques du Canada T section française) viennent de décider la fondation d’un nouveau comité coordonnateur de toute l’Action catholique canadienne (section française).Ce nouvel organisme prend VOLE de présente L’EAU DE TABLE VERV a si i La preraière eau de table exclusive au Canada, créée scientifiquement et préparée d’après une nouvelle méthode qui la purifie, la rend limpide comme du cristal et la fait scintiller comme des diamants.Vous voudrez en avoir une provision pour votre famille et vos invités.Commandez-en une douzaine de bouteilles aujourd’hui même.f'M EN TOUT TEMPS PARTOUT À VOTRE MAGASIN RESTAURANT HOTEL DOUZE {ONCES BIEf REMPLIES 7* JAH» mcii^ UN PRODUIT DE c’est que l’autorité diocésaine s ex-lie nom de Comité national d’Action tree sur l’Action catholique de ma- « atholimiP nière à en faciliter la cordination nationale.Pour être moins essentielle que la première, cette seconde vérité ne s’impose pas moins dans le domaine pratique.Les arguments ne manquent pas qui l’établissent solidement.Malgré leur juridiction, limitée à leurs diocèses respectifs, nos évêques se réunissent en assemblées nationales pour l’étude des questions qui concernent tout le pays; ce qui sert les intérêts de l’apostolat hiérarchique réserve aussi des profits à P Action catholique qui lui est si intimement liée.C’est un mouvement spontané, je dirais naturel.La plupart des oeuvres ou des associations qui par leurs groupements particuliers s’étendent à tout le pays, cherchent à se réunir dans un comité ou sous une autorité nationale.Les exemples sont trop nombreux pour que j’entreprenne de les nommer.Il n’en va pas autrement pour l’Action catholique elle-même qui, selon son état de développement s’est en plusieurs pays constituée sur le plan national.C’est ainsi que nous avons l’Action catholique italienne, l’Action catholique française, l’Action catholique belge.D’un mot, Pie XI caractérise cette coordination nationale: elle constitue une règle inébranlable et nécessaire pour l’effi cacité pratique, l’unité de but et de direction.La tâche de cet organisme national se ramène à trois points: orienter et guider les activités des associations, suggérer des initiatives aux centres diocésains, prendre même des initiatives de concert avec les autorités diocésaines Pour remplir efficacement ce rôle, il doit se présenter comme le cou ronnement normal des associations paroissiales et des organismes diocésains; il doit de plus créer entre ces différents groupements des liens qui en fassent un tout très bien joint et uni comme les membres d’un seul et même corps; enfin il doit non seulement respecter mais aider et soutenir l’autorité diocésaine dans son effort d’Action catholique.Voilà la doctrine de l’Eglise sur la" coordination nationale de l’Action catholique: elle s’impose si spontanément qu’au Canada et en d’autres pays les faits ont précédé la théorie.2.—Les réalisations canadiennes C’est en 1939 que fut écrite la lettre apostolique à l’épiscopat des lies Philippines et déjà en 1938 que [’Union des Jeunesses catholiques canadiennes voit le jour lors d’un congrès national tenu à Ottawa.La Jeunesse ouvrière catholique existait depuis 1932, la Jeunesse étudiante catholique depuis 1934, la Jeunesse agricole catholique et la Jeunesse indépendante catholique depuis 1935.Ces quatre associations croient le moment venu de s’unir en fédération au sein de l’Association catholique de la jeunesse canadienne.C’est en 1935.Trois ans plus tard, l’A.CJ.C.cède la place à l’UJ.C.C.En tête d’un projet de constitution je lis l’article premier qui se formule ainsi: "La section française de rU.J.C.C.est le lien fédératif des mouvements d’Action catholique des jeunes officiellement mandatés sur le plan national; et l’organisme de coordination de toutes les forces catholiques de jeunes”.La duexième entreprise de coordination nationale fut la création d’une commission épiscopale d’Action catholique.Créée en 1943, elle se compose de LL.EE.NN.SS.Des-ranleau, évêque de Sherbrooke, Forget, évêque de Saint-Jean-de-Québec, Lafortune, évêque de Nicolet, Pelle- catholique."Ce comité est ainsi formé: 1-—Aumônier: M.le chan.Laurent Morin, de Montréal; .2.—Président: M.le docteur J.-A.Vidal, de Montréal; 3-—Vice-présidents: MM.Lucien Darveau, de Québec, et Daniel Johnson, de Montréal; 4.—Membres: a) L’aumônier et le président de chacun des comtiés nationaux des mouvements spécialisés, b) L’aumônier et le président de chacun des comités diocésains d’Action catholique; c) Un prêtre et un laïc désignés par l’Evêque là où il n’y a pas de comité idocésain.J.M.-R.VILLENEUVE, O.M.I., archevêque de Québec.Québec, le 19 avril 1945.Tous ou presque tous les diocèses de la province de Québec possèdent leur comité diocésain d’Action catholique.Ces comités diocésains ou leur équivalent là où il n’y en a pas font partie du Comité national mais n’entrent pas dans la composition de l’Exécutif.Jusqu’à date, plus de vingt-cinq diocèses ont donné leur adhésion au Comité national.Malgré la date récente de sa fondation, le Comité national travaille à organiser une campagne nationale de moralité chrétienne.Répondant à un désir de l’épiscopat canadien, i! a rédigé un plan qui fut communiqué à tcups les diocèses de langue française Une conférence de l'air à Wellington, N.-Z.Sydney, Australie, 2(5 (C.P., par câble).— Une conférence aura lieu à Wellington, Nouvelle-Zélande, au début de.1946, sur la formation d’un service aérien britannique transpacifique.On apprenait également lundi que le Canada n’a pas encore été invité à cette conférence, tandis que l’Australie et l’Angleterre l’ont été.On présume toutefois que si jamais le Canada est invité, l’offre en sera faite à M.Walter-A.Riddell, haut commissaire canadien à Wel-Jngton.oui la transmettra au gouvernement canadien.On avait suggéré plus tôt la formation d’une route aérienne impériale de Vancouver à l’Australie et dont l’Angleterre, l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande partageraient les frais.La conférence de Wellington verra à l’établissement d|une commission aérienne du Pacifique qui dirigera le service projeté.On étudiera également à cette conférence le service américain de la Pan-American Airways.L'électrification des paroisses Québec, 26 (D.N.C.).— Un événement qui tiendra certainement une place importante dans l’histoire régionale des comtés de Kamou-raska et de Témiscouata sera sans doute l’électrification des .paroisses de Saint-Athanase, Saint-Eleu there, Estcourt, Sully et Rivière-Bleue, faite en fin de semaine par les ingénieurs et les techniciens de la Quebec Power Co.Continuant sa politique d’électrification rurale, entreprise au printemps de 1944, la compagnie Quebec Power avait construit, pendant l’été, une ligne supplémentaire d’une cinquantaine de milles de longueur, dont l’origine était à Saint-Pascal et le terme à Rivière-Bleue.Cette ligne de transmission de 35,000 volts permet maintenant à six cents nouveaux clients de recevoir la lumière et offre la possibilité de l’installer chez trois cents autres.Ce projet d’un quart de million de dollars, mis au point pendant la saison chaude, assurera un développement plus rapide à la vie économique et à l’accroissement de la population de ces régions.oui cadeaux donnez deâ dei 3êteà, livxeA Magnifiques volumes en vente à la librairie du "Devoir" 3.—La valeur de notre Action catholique Des témoignages autorisés se sont chargés de nous dire que notre Action Catholique canadienne présente les traits authentiquas de l’Action catholique véritable.Sous cet aspect, tout doute est exclu.Mais ce que je veux signaler c’est que l’organisation de notre Action catholique possède une structure complète.Par la fondation du Comité national, elle a en moins de quinze ans atteint l’âge adulte, elle est parvenue sur le plan vertical au dernier stage de son développement, je dirais son dernier sommet.Si de ce sommet, nous portons M.Lorrain reçoit son personnel Québec, 26 (D.N.C.) — M.Roméo Lorrain, ministre des Travaux publics, a reçu, en fin de semaine, les principaux officiers de son miinstère pour leud exprimer sa satisfaction à la suite d’une année-record de travail.Il les a remerciés de la collaboration qu’ils lui ont apportée et les a félicités du bon esprit qui règne parmi tous les employés.Il a souhaité que cette coopération se continue et permette de rendre l’année prochaine isj plus fructueuse encore.M.Ivan Val-i-| lée, sous-ministre, s’est fait l’inter- î ; _ _ 1 » _ A A 1f .am «m ni ««Ac» nil tre de sa délicatesse et l’assurer que le zèle et le dévouement de chacun ne se démentiront pas.Il a terminé en exprimant le souhait que de telles rencontres se renouvellent fréquemment.nos yeux sur tout ce qu’il couron ne, le panorama le plus magnifi-j prête de tous les fonctionnaires du que s’étale devant nous: jeunes et'ministère pour remercier le minis-adultes, hommes et femmes dfy cou-' doient; militants, sympathisants et dirigeants y collaborent; religieux, prêtres, laïques y apportent leur contribution; comités, fédérations, conseils, cercles d’études, assemblées générales, réunions, congrès, semaines intensives, retraites, s’y tiennent avec enthousiasme; et au-dessus de cette foule innombrable flottent fièrement au vent les oriflammes rouges, bleues, vertes et mauves, symboles de la conviction de tous: Nous sommes l’Eglise en marche, nous formons le corps mystique du Christ vivant! En face de ces résultats, des causes s’imposent à l’attention.En tout premier lieu, il convient de mentionner le zèle de l’Episcopat canadien.On ne compte plus les actes de S.E.le cardinal Villeneuve en faveur de l’Action catholique et on ne résiste pas à l’entraîne- pas à ment de S.E.Mgr Charbonneau qui après avoir publié une lettre magistrale sur l’Action catholique, en poursuit l’application pratique avec une persévérance que rien ne lasse.A côté de l’épiscopat, les centrales nationales sont devenues des foyers de directives lumineuses, de fervente animation, de secours fraternels et d’entreprises audacieuses.Enfin, une mention bien méritée pour nos écoles d’Action catholique qui, à Québec et à Montréal, se sont imposé la tâche de commenter et d’appliquer chez nous les enseignements du chef de l’E- Deux enfants noyés Saint-Hyacinthe, 26 (D.N.C.) — Deux jeunes enfants de 4 et 6 ans, Marcel et André Théberge, d’Up-ton, se sont noyés tragiquement dans les eaux de la rivière Noire, non loin de la demeure de leurs parents, ces jours derniers.Les garçonnets étaient fils de M.et Mme Hervé Théberge (Cécile Maurice).Ils s’amusaient sur la glace de la rivière, en face de la maison paternelle, quand celle-ci céda soudain sous leur poids.Les deux cadavres furent repêchés peu après par MM.Rosaire Picard et Gaston Nor-mandin, mais il n’y avait alors plus espoir de les ranimer.3aite* de à keuxeux / Donnez des livres à vos amis Pott* $3.00 $3.1 S $2.00 $2.15 La vie de Pasteur, par René Vallery-Radot, 560 pages L'art dans saint Augustin, par Sr Joseph-Arthur, 550 pages $4.00 $4.25 Mère d'Youville, par Albertine Ferland-Angers, 390 pages L'influence de Voltaire au Canada, par Marcel Trudel, (2 volumes) 540 pages $3.50 $3.75 Bonheur d'occasion, roman par Gabriel le Roy, (2 volumes) 525 pages $3.00 $3.25 Dix ans au Japon, par Joseph C.Grew, ambassadeur des Etats-Unis au Japon — 1932-1942, 700 pages $4.50 $4.75 Consultations théologiques, par le chanoine Cyrille Labrecque, 685 pages $3.00 $3.25 Comment coudre chez soi, par Ida Riléy Duncan.Le livre de couture de la femme moderne (édition française), 300 pages $2.00 $2.10 Le livre de cuisine de l'Ecole de Cuisine de Boston, par Fannie Merritt Farmer, (édition française), relié, 850 pages $2.85 $3.00 Oeuvres poétiques complètes de Victor Hugo, volume relié, 1225 pages $4.75 $5.00 Cours d'Histoire du Canada, de Thomas Chapais (8 volumes) Histoire de la Province de Québec de Robert Rumilly (16 volumes) $12.00 $12.50 $20.00 $20.50 SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR’* glise., Une Action catholique qui présente sur le plan national une situation actuelle aussi avancée réserve à notre pays des jours prospères et heureux! Le directeur de l’Heure Dominicale Adrien MALO, O.F.M.1.—L’Œuvre des tracts, numéro 241, page 7.ZJouâ leâ petit* enfant* aiment le* lime* à colotiet J'APPRENDS A COMPTER par Germaine Piché: MON HISTOIRE NATURELLE par J.-Pierre Bmtto — illustrations G.Rhyn: Les Oiseaux.Les Insectes.Les arbres du Canada Les animaux domestiques > « • • t* •; :• oi :• ai ;• • t» «! d«t« •• •: [• •! i*x«i :• i MON HISTOIRE DE L’EGLISE par J.-Pierre Brutto —- ill.de Roland Boulanger.MON HISTOIRE SAINTE par G.Rhyn.MON ALBUM DE HOCKEY par J.-Pierre Brutto — ill.de Louis Ramant.JOUR DE CONGE — chaque illustration accorapa- ALBUMS MAGIQUES — se servir d'eau au lieu de couleurs: JEAN L’AQUARELLISTE.MEDOR, PEINTRE DECORATEUR .MINET, ARTISTE PEINTRE.LES FABLES DE LA FONTAINE — à colorier: Messire le Lion Trotte-Menu Maître Aliboron Verte, la grenouille Renard, le goupil Homme, le bipède Chaque album 0.15s, la série 0.90s franco.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR" poste 0.50 0.60 0.50 0.60 0.25 0.30 0.25 0.30 0.25 0.30 0.25 0.30 0.25 0.30 0.25 0.30 0.20 0.25 0.25 0.30 0.20 0.25 0.20 0.25 0.20 0.25 0.10 0.15 0.10 0.15 i ^ ^ v 1 - " » ; | i iÜÏ fi: \ ÉigÉlilllili ;IIÉ m iiMis! TJout le monde aime tecevoit de* livxe* f ÉllP P*! ill ¦ ; "-î COMPANY OP CANADA LIMIT1D li» » On a dUtribu* à eux qui particlp*roni à IWdc* ‘'Mudc-Ox '.dlr.r.q.nr*.d* m«.qu*.*i lun.tU».On voit à gaucho, lu lunettes "Plexiglas*" qu'on distribue ordinairement au personnel du corP* t ?*n» à prol*q*r y*ux.U deuxième homme d* gauche port* un maeque ds W™ ' .„ que iMplratair* semblable à celui qu'on volt à l'extrême droite, t* tioislime eit un 55 .«droits d* tent le.membre, de.patrouille, ailn d.s, protéger t* rUagl contre U froid.» trous pa.plus gros que la pointe d'un crayon, t* dernier homme à droit* oo ° habitude de aeler sière.munies d'un dlspodtli respiratoire servant à Illtrer l’air told.Cet air a a ma dlflérents- le, poumon*.Ls* oculaire, sont amovibles, et l'on peut Insér.r rapidement quatre genree _d.venet dUi.ren^ ?***¦ '»»» «s- Vh* les reflets sur la neige; et entln des verres ordinaire*." Apôtres ou Pharisiens — La mission du médecin par le Dr Adrian Bourcart, 240 pages Dieu le veut ! (Récits du temps des croisades) par René Ristelhueber, 215 pages Connaissance de l'Est, par Paul Claudel, 261 pages Entretiens sur Descartes, par Alexandre Koyré, 115 pages Introduction à la lecture de Platon — le même, 175 pages Les chansons et les heures, par Marie Noël, 200 pages Reines de théâtre — 1633-1941 — par Dussane, 235 pages Il est un jardin .par Jacqueline Dupuy, 210 pages Contes extraordinaires, par Ernest Hello, 260 pages Le conte fantastique ou XIXe Siècle, par John A.Guischard, M.A., Ph.D., 185 pages L'art de peindre — Confidences d'un artiste — par Lucien Grandgérard L'origine de l'âme humaine, par M.l'abbé Robert Lacroix, D.Th., D.Ph.157 pages Initiation à la science politique, par Jules-Bernard Gingras, D.Ph, 180 pages Voyage d'une parisienne à Lhassa, par A.David-Neel, 330 pages La première traversée de l'Amérique du Sud en automobile, par Roger Courteville, 300 pages Faite $1.50 $1.60 $1.25 $1.35 $1.50 $1.60 $1.25 $1.30 $1.75 $U5 $1.25 $1.35 $1.25 $1.35 $1.25 $1.35 $1.50 $1.60 $1.00 $1.10 $0.80 $0.85 I $1.00 $1.10 $1.00 $1.10 $1.25 $1.35 $1.25 $1.35 SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” ï ;.n V' VOLUME XXXVI — No 295 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 26 DECEMBRE 1945 Message de Georges VI à Toccasion de Noël * .; .v/.r • v.- L ' ^ .— — Le roi demande aux jeunes d'avoir foi dans la vie en dépit de la sauvagerie de la guerre — Pour une meilleure compréhension de la fraternité ' Londres, ïfi (Reuter) — Le roi Georges VI a transmis hier son prc-S mier message de Noël de paix depuis 1938 à son peuple et au monde, demandant aux jeunes d’avoir 'foi dans la vie en dépit de la sau-» vagerie-de la guerre et soulignant la meilleure compréhension de la fraternité acquise dans le fçu de la ''bataille.J Voici le message que le roi a trarfsmis de sa résidence à Sandringham, Norfolk.Depuis six ans, j’ai parlé le jour 'de Noël à un empire en guerre.« Pendant toutes ces années de tristesse ët de danger, de lassitude et d’épreuve, vous et moi avons été soutenus par la vision d’un inonde en paix.Et maintenant cette vision est devenue une réalité.Grâce à des efforts et des sacrifices gigantesques, une grande tâche a été accomplie, un'‘grand’mal a été arraché de la terre et aucun peuple n’a plus fait pour l’arracher que vous à qui je parle.,, De tout mon coeur je prie Dieu, par la grâce de qui la victoire nous a été accordée, que ce Noël apporte -aux peuplés du inonde entier toutes les joies dont ils ont rêvé dans les.joiu;s sombres qui viennent de s’écouler.Ce Noël est un véritable retour au foyer pour nous tous, un retour à un monde dans lequel les choses simples et familières de la vie peu-¦, vent nous revenir.Pour remporter Ja victoire, beaucoup de choses auxquelles nous tenions ont été sacrifiées, beaucoup de choses ont été ravagées ou détruites par la guerre.Mais les choses qui ont été préser-r- vées sont sans prix.T.Dans ces pays de peuples britan-: niques que nous avons sauvés de la destruction, nous possédons encore les choses qui nous rendent ,1a vie précieuse, et nous les trouverons renforcées et raffermies par les feux du combat.La foi en ces choses nous a main- erpe à l’objectif unique — le renver-sement et la destruction de nos ennemis.Vous n’avex connu le monde que comme un monde de conflits et d’efforts.Apportez, cet -esprit magnifique à en faire un de joyeuse aventure, un foyer où les hommes et les femmes pourront vivre dans une confiance mutuelle et marcher ensemble en amis.Ne jugez pas la vie par ce que vous en avez vu dans l’âpreté et le gaspillage de la guerre, .ni par la confusion des premières années de paix.Ayez confiance dans la vie à son meilleur et apporlez-y votre coinage, vos espoirs et votre sens de l’humour.En effet, la joie est le droit d’ai-nessc des jeunes.Mais nous pouvons tous la garder dans nos coeurs dans la vie, si nous conservons avec fermeté l’esprit qui refuse d’admettre la défaite: la foi qui ne flanche jamais et l’espoir qui ne s’épuise jamais.N’ayons aucune crainte de l’avenir, mais pensons-y comme à une aubaine et à une aventure.Cette même résolution indomptée, que vous avez manifestée si abondamment dans les années de danger, dans votre conviction que la puissance des ténèbres ne prévaudrait lias, doit ^maintenant être dirigée vers uiT,objet plus heu-rjuux: celui de faire briller les lumières plus qu’auparavanl: La lumière de la joie peut s'allumer le plus sûrement près du foyer, où le plus grand nombre d’entre-vous écoutez mon message.La vie familiale, comme nous nous la rappelons tous à Noël, est la vie à son meilleur.Là* dans la confiance et l’amour des parents et des enfants, des frères et des soeurs, nous apprenons comment les hommes et les nations aussi peuvent vivre ensemble dans l’unité et la paix.Ainsi, à chacun de vous, qui êtes maintenant réunis dans vos foyers ou nourrissez la pensée du foyer tenus dans la fraternité pendant! dans vos coeurs, je dis: “Joyeux toutes nos épreuves et nous a conduits à la victoire.îl : ?Compréhension de la fraternité Une "nteilleure compréhension de cette fraternité est peut-être ce qui est le plus précieux de tous les gains qui nous restent après ces .dures années.• Ensemble, tous nos peuples autour du globe ont fait face au.Ranger et Vont surmonté; et nous sommes ençoge ensemble.Nous som-, pifs ensçnjble, une famille couvrant tout le monde, dans la joie de Noël.Je pense aux- homiqes et aux > femmes de toute race au sein de l’empire, revenant de leur long self.' Vice dans leurs propres familles, à Noël et que Dieu vous bénisse.” La campagne de charité à Sherbrooke Sherbrooke, 26 (D.N.C.) — D'après des statistiques qui viennent d’être établies, la ’ ville de Sherbrooke est celle qui a obtenu le plus haut pourcentage de son objectif dans la dernière campagne annuelle de charité,, les statistiques que nous avons en mains couvrent les campagnes de charité organisées dans vingt-cinq grands centres du Canada en 194.4 et 1945.Pour la dernière campagne, Sher- ifMirs nentires foyers et aux usaùes brooke obtient üu pourcenlage de leurs propres^j^jjfs^gj .«ju» «r : ' ,£*«3* nncitïfo anls, h- d«; la pgJv Je^pèhse âttx enfant ' béëé.s des craintes non naturelles et d’un monde obscurci, célébrant ce Noël dans la lumière et le bonheur du cercle familial une autre fois î réuni.' * o * 11 restera le vide de ceux qui ne reviendront - jamais," ¦ des braves âmes qui ont donné tout ce qu’elles avaient ppur nous obtenir la paix.'.Nous nous en souvenons avec .îiérté St avec un amour impérissable, priant pour qu’une paix plus • gèande que la nôtre soit leur partage.j- .Il y a ceux de vous, sc chiffrant encore par millions, qui passez un Noël loin de vos foyers, engagés à l’est et à l’ouest dans la tâche longue et difficile de restaurer aux pays dévastés les moyens et les manières de ia vie civilisée.Mais beaucoup d’anxiétés sont disparues de votre âme et de celle de vos parents an foyer; et l’avènement de la.paix vous, rapproche du désir de vos coeurs.Il n’y a pas encore pour nous l’abondance de la paix.Il nous faudra faire , durer' longtemps le peu que nous avons.Mais Noël arrive avec son message d’espoir et de fraternité à tousJep hommes de bonne vo-ionté, réchauffe nos coeurs et réveille nos sentiments de bonté et de camaraderie.Nous ne pouvons pas; en ce jour, oublier combien il reste à faire avant que les bénédictions de la paix tombent sur tout le monde Dans les pays libérés, des millions • passeront ce Noël dans des condi- • tlbns terriblement pénibles, n’ayant que les nécessités de la vie.Les nations dy monde ne sont pas encore une famille unie.Aussi, que potre sympathie pour les autres éveille én nous des sentiments d'humble gratitude que Dieu ait donné à notre Commonwealth et à dbtre empire Un esprit merveilleux d’unité et de compréhension.'¦t Appel à la jeunesse A l’intention des jeunes, j’ajoute-, i rai un mot spécial.Vo\is avez grandi dans un monde 413.5.r.elhbviilgc vient ensuite avec 109., puis Regina, 108, Port Arthur.106, Edmonton* 1.03,.la Federation catholique de Montréal, 101, e! Cornwall, FortAVilliam et la compagne pour les oeuvres des Juifs à Montréal, 100.En 1944, Sherbrookè avait obtev nu un pourcentage de 103.5, lîcgi-pa était arrivée en tèle avec 117.5, puis, par ordre: Cornwall.115; Chutes,, Niagara 110; Lethbridge 1Q9; Winnipeg, 107.2; Saint-Jean, 107; Kingston.105.6; Fédération catholique de Montréal* 104.9; Ottawa, 103.4; Hamilton.103; Edmonton, 101.8; London.101.8; campagne juive de Montréal, 100.7; Fédération du Bien-Etre de Montréal, 100.2,.et Toronto, 100.1.En 1915, le lolal de la souscription de Sherbrooke1 fut de $23,104 et l’année précédente, de $20,707.Dans les deux circonstances, l’ob-cctif était le même, soit $20,000.Le total des souscriptions dans Ions les centres s’est élevé en 1944 à $5,500,678 et eu 1945 à $5,596,395 ou 100.7% de l’objectif total en 1944 et 93.8% en 1945.Montréal et Sherbrooke sont les seuls centres de la province de Québec dont les slatistiqües apparaissent dans ce tableau._ Société d'une messe Les funérailles de Me Jean Beaudoin Lundi matin, eu l’église Notre-1 Dame ont eu lieu les funérailles de Me Jean Beaudoin, ancien notaire i de la ville de Montréal.Il est decé- ; dé ces jours dërnier à l’Hôtel-Dieu j de Montréal à l’âge de 69 ans.Le convoi funèbre est parli de : l’ilptel-Dicu de Montréal pour se ! rendre à l’église Notre-Dame où le | serveie a été chanté à 9 heures.A l’église, la levée du corps a i été faite par M.Joseph-E.Moreau, P.S.S., D.Th., V.F., supérieur provincial des Sulpiciens.Le service a : élé célébré par M.Arthur Dubeau, P.S.S., curé de la paroisse, assisté de M.Aurèle Allard, P.S.S., comme diacre, et de M.Roland Doris, P.S.S., comme sous-diacre.La chorale, sous la direction du R.F.Sé-verin, (J.S.C., a exécuté la messe de Perosi et M.Benoît Poirier tou.çhait l’orgue.Le deuil élait conduit par ses fils; MM.Jean Beaudoin, Pierre Beaudoin, Claude Beaudoin; ses gendres: MM.Joseph Mathys et James McLaughlin.Dans le cortège on remarquait: MM.Georges Beauregard, vice-président de la Chambre des notaires; L.-A.Archambault, Marc Beaudoin, neveu; Lucien McAvoy, Rosario Généreux, Claude Choquette, Léon Si-Pierre, avocat de Ja cité de Mout-raél; Aimé Cousineau, Hernias Archambault, François Hurtubise, Dr Paul Letendre, Honoré Parent, Henri Chares*, Gabriel Hurtubise, Denis et Jacques Beaudoin, Guy Vanier, Roger Bertrand, J.-M.Sa-vignac, notaire, Me Maurice Faribault, N.P., Mme Arthur Courtois, secrétaire de la Chambre des no-laires; Mc Roch Bergeron, notaire; Paul Larose, J.Hurtubise, J.-B.-A.Mérinault, Mme Armand Mérinault, c.r.; Jean Duval, Fr.Marie-André, assistant du provincial; Fr.Marie-Ovide, recruteur; MM.Paul,-Louis Pouliot, le juge Demers, D.-A.McDonald.Albert Berthiaume, avocat, et autres.Après le service le cortège s’esl reformé pour se rendre au cimetière Notre-Darne-des-Neiges, lieu de la sépulture.Incendie considérable à Windsor Windsor, Ont., 26 (C.P.) — Les dommages sont évalués à $1,000,000 à la suite d’un des plus gros incendies qui aient affecté la ville de Windsor dans toute son histoire.Les flammes ont détruit un bloc entier allant des rues Victoria, Ouellette et Chathan, réduisant en cendres plusieurs magasins et maisons.Découvertes peu après minuit, les flammes ont été combattues par un froid vif alors que le mercure était à zéro.Les pompiers de plusieurs casernes se sont rendus sur les lieux et, sous la direction du chef Dcficlds, ils ont dû travailler durant plusieurs heures avant de maîtriser les flammes qui font encore rage en ce moment.Tout ce que les pompiers possèdent de boyaux, d’échelles et d’équipement divers, a été transporté sur les lieux et un grand nombre d’ambulances ont transporté des blesséi.^ _____ M.Patrick Murphy décédé à Ottawa Message du président de la compagnie Bell A l'occasion de la 23e réunion annuelle des travailleurs locaux du téléphone Le président de la Lie de Téléphone Bell.M.Fred Johnson, dans une allocution prononcée lors de la 23e réunion annuelle des travailleurs locaux du téléphone à l’occasion de Noël, déclarait: Un ne saurait trouver de solu-lions définitives à la misère et à la souffrance où Tunivers est plongé sanl faire ‘entrer en ligne de comple, l’indulgence, la tolérance et la bonne volonté."Les vertus cardinales”, il les considère comme la source de la courtoisie et la serviabilité qui sont devenues les qualités distinctives des gens du téléphone, et, ajoutait-il, l’époque de Noël est le moment tout désigné pour en faire mention.Comme preuve de la serviabilité du personnel, le président signalait les points suivants: En 1942 quelque 325 employés passèrent à Terre-Neuve, pour y construire plus de 42 25 261 C.Nor Power .ll1.11 lit.C.Steamship .18% IT,4 174 DO pfd.r.48 4714 474 Can.Brew.22!» 2144 221,: Can.Car.17 18*4 17 Can.Celanese .58 57 58 Do p.n.39 C.For Inv.47 4814 47 C.Ind.Ale.17 18!4 17 Do B.15% 14 14 Can Loco .39 37>4 39 C.P.R.20% 19% 20 Cockshutt Plow .17% 16% 17 C.Smelting .79% 77 79! Crown Cork .47% 47 47'- Davis A.29% 28% 294 Dlst.-Seagrams .86% 84 84 Dom.Bridge.40% 39% 40 Sommaire de U semaine dernière Beat Bas Oerv 16% 16 16 103 103 103 27% 27 27% 20% 20 20% 104 103% 104 19% 19 19% 129% 127% 129 106% 106% 106-% 17 17 17 56 55% 55% 32 30' 4 32 10 9% 9% 99% 99 99% 200 190 190 60 60 60 20 19 20 184 183 184 25'% 27 27 om.Coal pfd.Dom.Dairy .Do pfd.Dom.Foundry .Dom.Glass .D S 6e C B .Dom.Tar .Dom.Texas .Dryden.EUectrolux .En.Si Heating .Eng El B .Farmer PI .Foundation .Gatineau .Do pfd.Gen.S.W.oD pfd.- .Goodyear P.55% Gurd.Hamilton Bridge .Ho'llnger.H.Smith .Do pfd.Hudson Bay Mining lmp.OU .I.Acceptance .Int.Bronze .Int.Nickel US.41 40% 40% Int.Paper .48 45% 47% Int.Pete .22% 22 22% Int.Power .57 54 % 57 Jamaica PS.12% 12 12% Labatt's .25 24 % 25 L.of the Wood.30 30 30 Do pfd.156% 156% 156% L.SecordGID3%%.-I) 15 Banques : Canadien.16% 16% 16% Commerce.19 17% 19 Montréal.21% 20 21% Novca Scotla .31»i 31% SI3» Royale.19% 18% 19% H» ?! (U* (ton» .13% 13% 13’y .H 10% 10% .32 31 32 .32 31 32 .172 170 172 .14'% 13% 13% .24 22 24 , 91 89 91 .14% 12% 14% .18 17% 17% .14% 14 14% 9 9 9 .36 36 36 .29% 29 29 .15% 15% 15% .104'2 .19% (9% 19% .106 .9% .10 9% 9% 15% 15% 15% .29% 27% 29 U, 112 111% 111% 38U 38% 38'4 .15% 15% 15% .32 «4 31 32'4 .18 18 18 Choses et autres Wall Street affichait beaucoup de fermeté durant le cours de la première séance aujourd’hui et «les gains variant d’une fraction à deux points ont été enregistrés par quelques litres de choix dans les aciéries, les chemins de fer, les molcurs et les avionneries.Toutefois le marché était modérément actif au cours de l’avant-midi et les acheteurs étaient peu nombreux.La reprise des pourparlers entre la General Motors et les grévistes en vue d’en venir à un règlement a exercé une influence favorable sur les cours aujourd’hui niais la décision de Washington d’examiner les livres de cette compagnie ainsi que plusieurs âmes entreprises pourraient ne pas être bien vue du monde financier, car un tel acte porterait atteinte à la liberté d’entreprise préconisée par les démocraties.Les capitalistes ne tiennent pas à faire connaitre au grand public l’élat de leurs affaires et cette mesure, si elle est adoptée, pourrait nuire considérablement à l’établissement de nouvelles compagnies.Les grévistes ayant accès aux livres pourraient exiger des hausses de salaires qui ne seraient pas compensées par Je rendement du capital engagé et cela pourrait bien donner comme résultat le retrait des capitaux et le chêr-raage., Le dollar canadien était inchangé LE CURB DE MONTREAL (taut BA9 Oern fiant 0»* Dem Abitibi .6% 5% 6% ozmacona 17% 16% 17% Do 6% pf
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