Le devoir, 21 février 1946, jeudi 21 février 1946
I » Ü "K art ana aaDou «.¦.-.— Mut Bvec docilité accepter de ta Qrande-Breta-ane ou dM Ctata-UnU ou de qui que ce aol» d'autre l’attitude qu'il lui faut prendre enter» le monde Le premier deteir de loyalisme d’un Canadien n’eat uae envers te Commonwealth britannique des nations mais entera le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent.S mon a tie.un mautaia service au Commonwealth.-8he le a eotereUm nation and eannot take her attitude to the world docilely from Britain or from the United States or from anybody clew A Canadian’s first loyalty la not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's Mnn and those who deny this mw doln*.to my mind, a great dlaeerrtca to the Commonwealth ” U-X-37) Lord Twaedimnir DEVOI Montréal, jeudi 21 février 1946 VOLUME XXXVII — No 43~ REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME, MONTREAL TELEPHONE : *BEIair 3361 SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration Rédaction l Directeur i Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef i Omet HEROUX Gérant : BEIair 3361 BEIair 2984 BEIair 2239 Le Souverain Pontife dénonce l'impérialisme moderne Réintégrer dans ses droits le Conseil de 1 Instruction publique Le gouvernement provincial devrait profiter de l'occasion opportune et propice qui s'offre, au moment où il va constituer un service administratif d'aide à la jeunesse Le discours du trône dont le lieutenant-gouverneur, joie pour lui, de même que pour beaucoup de gens du sir Eugène Fiset, a donné lecture, mercredi de la semaine parti dont il est l’organe, attendu que c’eût etc un faux dernière, lors de l'ouverture de la présente session de la pas de la part du gouvernement, Législature provinciale, contenait un passage très substantiel à propos des choses de l’instruction publique.On y trouvait d’abord l’annonce d’un projet de loi Moscou avoue l’espionnage et dénonce le gouvernement canadien Comme les choses se présentent, non seulement le nouveau service du bien-être de la jeunesse, avec tout ce I leur ^icn-étre comportera d'écoles, d’organismes et d'agences, pourra-t-il dont on s’est servi dans le'discours pas aussi Bloc-notes Fonctionnarisme provincial Le discours du trône prononcé à Québec la semaine dernière renfermait un passage touchant le fonctionnarisme provincial qui se lisait comme suit: “la: gouvernement s’intéresse beaucoup au sort des membres du service civil, collaborateurs de l'administration de la province, et il tient à assurer Les expressions Le Pape a conféré le chapeau rouge à vingt-huit nouveaux cardinaux — Attitudes divergentes de l'Eglise et des Etats à l'égard de la personne humaine-Le seul fondement de la sécurité Au Vatican s'est déroulé aujourd'hui le plus impo-, de l'Eglise comme un empire terrestre et un domina-sont consistoire public tenu depuis quatre siècles, teur du monde est fondamentalement fausse.Cette « ¦ .I • ¦____ J_____J.CT _ I\m «k r* M «¦ f A Ail waI'U.».AWi» Ma •(•Ail #4 ^ a ¦ A a» ^4» dont il était question depuis assez longtemps et au sujet être placé sous la juridiction du Conseil de l'Instruction officiel ne sont peut-être _ ivers avaient eu cours: publique, mais le projet de loi pourra être une occasion Icureuses quelles auraient pu cire duquel beaucoup de pronostics divers Le gouvernement s’emploiera à procurer à notre jeunesse opportune et propice de réintégrer complètement, intégra-la place qui lui revient de droit dans l’oeuüte du develop-1 lement, te même Conseil dans des droits qui, certes, en pement de notre province.Un projet de loi vous sera sou- principe, lui ont toujours appartenu, mais dont on l’avait mis en vue de Vorganisation d’un service administratif ! depuis longtemps privé et qu’il n’exerçait pas spécialement chargé du bien-être et de l’avenir de la jeunesse.C’est ainsi, par exemple, que l’enseignement technique, tous les enseignements spécialisés, les maisons de correc- Le gouvernement apprenait ensuite aux législateurs que tion, la protection de l’enfance sont choses qui lui ont le rapport et les recommandations du comité qu’a présidé j échappé, qui relèvent présentement et de façon directe du M.le notaire de la Bruère Fortier et qui a fait enquête sur j secrétariat provincial et qui, par le fait même, dans la le problème de la finance scolaire leur serait soumis et en ! plupart des cas, n’ont pas de caractère officiellement con même temps il faisait appel à la collaboration de tous les esprits bien pensants pour résoudre ce problème vital (celui de l’instruction publique), qui dépasse en ampleur et en gravité toutes les considérations partisanes.A cela s'ajoutait une déclaration de principe dont l’importance est manifeste: Dans ce domaine de Véducation, le gouvernement affirme catégoriquement que tes droits des parents et ceux du Conseil de l’Instruction publique doivent être intégralement sauvegardés.Le passage qui offrait ces choses, le gouvernement l’avait inscrit dans le discours immédiatement après un autre où il mentionnait, en même temps que le fait de la conférence intergouvernmentale d'Ottawa, son intention d’exercer, dans leur plénitude, les droits, prérogatives et libertés qui nous appartiennent et qui nous sont reconnus par l’Acte de l’Amérique britannique du Nord.Exercice dans leur plénitude des prérogatives et des droits provinciaux, sauvegarde intégrale, dans le domaine provincial, des droits des parents et de ceux du Conseil de l’Instruction publique en matière d’enseigne-nent, le rapprochement ne manque pas de prendre une ’'ur de haute signification.' e gouvernement provincial entend faire respecter ses t.s par Ottawa et, lui-même, respecter intégralement '’’s autres.Les formules employées sont nettes et c'est ’’em augure.fessionnel II est pourtant prévu et convenu, sinon statué jusque dans le détail, que l’enseignement public dans notre province, celui qui se fait au nom des contribuables et avec les deniers de leurs contributions soit au fisc provincial, soit aux commissions scolaires, doit être confessionnel et, aussi, ne pas dépendre de la politique parlementaire.C'est précisément en vue de cela que le Conseil de l’Instruction publique a été institué, avec scs deux comités, le catholique et le protestant, avec aussi son département de l’Instruction publique, qui est comme son organe d’execution administrative.Si le nom du Conseil de l’Instruction publique signifie quelque chose, indique quelle est sa fonction, tout ce qui se rapporte à l’instruction publique, sous une forme ou Pour notre part, nous estimons (pic c’est l’efficience de l’administration qui importe avant tout et que le bien-être de ses membres ne doit être étudié qu’en fonction de cette efficience.Le problème du fonctionnarisme provincial ne doit pas être envisagé comme un pro-blètne social, mais comme un problème administratif.I) ne s'agit pas d’améliorer le sort d’une classe de gens, mais de rendre justice aux serviteurs de l’Etat en proportion de leur compétence et de leur dévouement.Si on doit accorder aux fonctionnaires des avantages particuliers, ce ne doit être qu’en compensation des sacrifices particuliers que l’on exige d'eux comme la renonciation au droit de grève.La réforme du fonctionnarisme provincial demeure un problème qui doit retenir l’attention de nos chefs politiques s’ils veulent que leurs efforts soient couronnés de succès lorsqu’ils ont la responsabilité de l’administration et que l’administration provinciale soit aussi efficiente que l'administration fédérale.11 faut rendre justice aux fonctionnaires en leur assurant des traitements, des conditions de travail et des chances d’avance- •re point qu’il convient de noter et de souligner, en du Conseil de l'Instruction publique.sous une autre, ne doit-il pas tomber sous sa juridiction?i^ênt raisonnables; il faut aussi ren-Cela paraît aller de soi.Et tel régime est parfaitement équitable pour la majorité catholique comme pour la minorité protestante de la province.Le gouvernement provincial a annoncé un service et non un ministère de la jeunesse.II a eu raison.Espérons qu’il ira maintenant plus avant dans la bonne voie et que ce service, qui devrait comprendre logiquement une grande variété d’enseignements qui sont complémentaires à l’enseignement primaire, il le placera, comme renseignement primaire proprement dit, sous la juridiction pédagogique ui concerne le bien-être et l’avenir de la jeunesse, c’est que le projet, tel qu’il se présente maintenant, ne comporte pas l’établissement d’un ministère, mais d’un simple service administratif.Le journal le Canada, organe libéral, qui avait annonce, la veille du discours du trône, la création d'un ministère, ‘•omme s’il avait eu mission de déterminer la politique du gouvernement de M.Duplessis, en aura été pour une fausse joie.On comprend que le ministère eût été une I Le premier ministre, M.Maurice Duplessis, n’a-t-il pas d’ailleurs déjà déclare, à plusieurs reprises, même du temps qu’il était dans l'opposition, que ça n'était pas le rôle du gouvernement provincial de voir directement aux choses de l’enseignement public, mais simplement de procurer à ceux qui ont mission de diriger cet enseignement, c'est-à-dire le Conseil de l’Instruction publique, les fonds dont ils ont besoin?Emil* BENOIST 21-11-46 La session provinciale Le débat rebondit sur Tadresse brusquement il allait se terminer vers 5 h.30, hier soir — M.Duplessis ne veut pas perdre une demi-heure — Les libéraux reprennent le discussion — M.Casgrain suggère la tenue d'une séance secrète sur la conférence intergouvemementale et demande une enquête sur le vice et le jeu à Montréal — M.Chaloult expose les tendances anticléricales, communistes et centralisatrices du parti libéral — Il dénonce nos moeurs électorales L’actualité Comment voyager (par Louis Robillard) Québec, 21 — Le débat sur l’adresse en réponse au discours du trône a failli sc clore brusquement sur la fin de l’après-midi d’hier.Les trois chefs de partis avaient parlé la veille et M.Lionel Boss, de Verdun, venait de terminer .son discours après ceux de MM.François Leduc et René Chaloult.Il était cinq heures et demie et la Chambre s’ajourne habituellement à six.L’opposition semblait n’avoir aucun autre orateur sur .sa liste.On s’attendait à la clôture de la discussion et à la fin de la séance.Mais M.Duplessis n’entendait pas laisser perdre cette demi-heure.Il proposa immédiatement d’entreprendre la discussion des motions au feuilleton.Les intéressés se trouvaient évidemment pris par surprise.Les libéraux demandent l'ajournement.Le premier ministre refuse en alléguant qu’il ne faut pas perdre de temps.M.Léon Casgrain lance à M.Duplessis que le chef du gouvernement ne gagnera rien à la coercition et que les libéraux, tout disposés qu’ils sont à collaborer au rythme rapide de la session, se refuseront à tous moyens dictalo riaux.M.Casgrain commence alors un discours apparemment pour tuer le temps jusqu’à six heures ou dans l’intention de déclencher un_ prolongement du débat II le fait sur un ton mi-sérieux mi-badin et à plusieurs reprises incisif.Il pique la droite et le premier ministre.Il trouve de bons mots et îles arguments intéressants.Il s’abstient de nommer le comté de Beauce, en ironie pour la décision de l’Orateur; il l’appelle “le comté de X’’.Séance secrète En ce qui regarde la conférence intergouvemementale, M.Casgrain formule une suggestion qui mérite considération.Puisque les rencontres d’Ottawa étaient secrètes et que le premier ministre ne juge pas à propos de révéler ce qui s’y est passé, ni son attitude précise sur les impôts, pourquoi ne ticn-drait-il pas une séance spéciale de la Chambre où les délibérations seraient absolument secrètes?M.Casgrain prend ensuite à partie M.Duplessis en fonction de procureur général.Ainsi, il lui demande d’instituer une enquête royale sur le vice et le jeu à Montréal à la suite de la requête présentée par 70 citoyens montréalais.M, Casgrain, lui-même, ancien procureur général, reproche à l'union nationale un système par lequel il faut payer tribut à des amis du parti pour obtenir des licences; on va même, affirme M.Casgrain, au rire de la Chambre, jusqu’à forcer les gens “à acheter un buste de M.Duplessis”.M.Duplessis riposte qu’à la veille des élections de 1944, des libéraux ont grassement tarifié les hôteliers et les taverniers de Montréal; tous ces gens ont été congédiés.A propos de l’enquête demandée, (suite de la dernière page) Le touriste qui fut longtemps considéré comme une bénédiction commence à connaître une sorte de désaffection.Au lendemain de la guerre de 191b, il passait parmi les peuples de la terre, symbole de la corne d’abondance, éparpillant les dollars, surchargcable à merci.Il payait largement, recevant peu, et ne sc plaignait que rarement, résigné pur avance à tous les calculs ingénieux des agences de change.Mais bientôt, à côté de ce touriste modèle, commode, utile et de haut rendement, a surgi un être agressif gui réunit les plus rudes instincts de la piraterie antique, aux pires habiletés dans l’art de ravir le bien des étrangers.Et il u porte sa technique à la hauteur d’un art véritable.Dr nos jours, le touriste qui a quelques ' principes”, sc doit en quittant l’hôlellcrie, d’emi>orter quelques serviettes bien soyeuses, parfois des fuies d’oreillers, ou encore les rideaux de la chambre, et en général de ces objets qui se logent commodément dans les profondeurs des valises.Les personnes simplistes crieraient au vol, mais elles auraient tort, du point de vue néo-touristique, car ce sont des ‘souvenirs”.Un groupe de ces visiteurs sont capables de vider complètement an hôtel en quelques jours, mair n’allez pas les accuser de vulgaire larcin: ils ne font qu’emporter ‘‘quelques souvenirs” de leur voyage.Et ils s’en font un point d’honneur.Si Ulysse qui passa par faut de pays au retour de la guerre de Troie avait connu le "tourisme” moderne, il n’aurait pu reparaître à Ithaque comme un mendiant.A cette technique ruineuse, les hôteliers ont riposté, et depuis quelques années c’est une guerre homérique entre le pauvre aubergiste et le client-termite qui lui ronge son mobilier avec mie effarante rapidité.Aux Etats-Unis, où le touriste de proie s'est multiplié, le problème a pris l'ampleur d’une plaie socia- le., Il y a quelques mois lorsque, le plus gros cuirassé des Etats-Unis est venu parader dans le port de New-York, la frénésie des ‘‘souvenirs" a été telle que les visiteurs ont failli démembrer le navire et l’emporter en milliers de morceaux.Or voici que l’expérience vient de se répéter ù l’exposition des retaliate à la paga deux) dre justice aux contribuables en recrutant des fonctionnaires qui servent les administrés avec compétence et dévouement.Le faux bilinguisnid Le principe du bilinguisme a toujours été assez mal observé par l’administration fédérale.A l’unilinguisme pratique qui nous obligeait à des protestations et à des démarches «ans cesse renouvelées pour faire respecter les droits de la langue française, on est en train de substituer un faux bilinguisme qui est plus difficile à combattre et qui n’est guère plus acceptable pour les Canadiens de langue française.C’est la pratique qui consiste a utiliser des formules bilingues' dans la province de Québec et des formules unilingues dans les huit autres provinces.La manifestation la plus éclatante de cette nouvelle façon d’agir de l’administration fédérale a été l'emploi par le ministère du bien-être de chèques bilingues d’allocations familiales dans la province et de chèques unilingues ailleurs.Elle a suscité de nombreuses protestations, car c’est par centaines de milliers et même par millions que ces chèques circulent tous les mois.(suite à la page deux) [e catnet du grincheux Un journal conclut après une étude prolongée, que la grève des aciéries aux États-Unis, s’est réglée en définitive sur le dos des consommateurs.En connaît-il beaucoup qui se liquident autrement?11 est vrai que le gréviste étant consommateur, se promène dans une sorte de cercle fermé.Le coût de la vie augmente avec la hausse dans le coût de production, d’où de plus hauts salaires, d’où des prix encore plus élevés.Il n’y a pas de raison pour que ça finisse.?* ?Cela ressemble à ce fait humoristique et authentique.Depuis deux ans, la téléphoniste d’un village, répondait à 7 heures chaque malin, à un monsieur qui lui demandait l'heure “juste”.Par un matin de désoeuvrement, un peu intriguée aussi, elle s’avisa de demander: — Monsieur, vous allez penser que je suis indiscrète.Mais pourquoi depuis deux ans, chaque malin, vous demandez l’heure exacte?— Ah, mademoiselle, c’est que c’est bien important.Car c’est sur l’heure que vous m’indiquez, que je fais crier la sirène de l’usine pour annoncer la fin du travail, pour le dîner.La jeune fille répondit: — Monsieur, voyez comme cela sc trouve bien! Car moi, je règle mon horloge qui me sert à vous donner l’heure, sur le cri de la sirène.1» Grinchaux Choie* d hier et d’aujourd’hui Nul ne peut travailler honnêtement pur lui-même sans travailler utilement pour tout le monde.BASTIAT Vingt-huit nouveaux cardinaux ont reçu des mains du Souverain Pontife le chapeau cardinalice; pour trouver l'équivalent il faut remonter à 1517, alors que 31 cardinaux furent créés dans un même consistoire.Parmi les nouveaux princes de l'Eglise qui ont reçu hier la barrette rouge, il y en a un qui n'a pas participé à la cérémonie d'aujourd'hui, S.Em.le cardinal Arteaga y Betancourt, achevêque de La Havane, qui a été frappé hier soir d'une attaque d'influenza.Au cours de cette cérémonie les nouveaux cardinaux ont prêté le serment d'usage, notamment le serment de fidélité, devant l'autel de saint Pierre; le doyen du groupe a prononcé le serment au nom de tous: “Je., cardinal de la Sainte Eglise romaine, promets et jure, jusqu'à l'heure de ma mort et durant ma vie, fidélité et obéissance au bienheureux Pierre, à la Sainte Eglise romaine, et au Très Saint-Père le Pape Pie XII et à ses successeurs légitimement élus dans l'avenir, et de donner ni avis, consentement ou aide à des actes portés contre sa majesté pontificale".Il est d'usage, pour rappeler la procédure du temps où les affaires de l'Eglise se discutaient en consistoire, de lire au cours de la cérémonie des plaidoyers de béatification; quatre causes ont ainsi été plaidées aujourd'hui, celles de la bienheureuse Mère Francesco Cabrini, fondatrice de la Mission du Sacré-Coeur aux Etats-Unis; de Bernardino Realino, prédicateur jésuite italien; de Jeanne-Elisabeth Bichier des Ages, fondatrice des Filles de la Croix en France, et de Joao de Britto, jésuite portugais martyrisé dans l'Inde en 1693.Puis le Pape a remis les chapeaux cardinalices et donné l'accolade aux nouveaux princes de l'tglise; en imposant le chapeau le Pape a dit: “Recevez le chapeau rouge, marque insigne de la dignité cardinalice.Il signifie que vous devez être prêt à donner votre vie jusqu'à dernière effusion de votre sang pour l'exaltation de la foi, la tranquillité du peuple chrétien et la défense de la Sainte Eglise Romaine”.La cérémonie d'aujourd'hui s'est déroulée dans la nef de Saint-Pierre, en présence de 20,000 personnes.Le Pape est entré dans la basilique à 9 h.35, porté sur la sedia gestatoria, au son des trompettes d'argent et au milieu des acclamations de la foule.Pendant la cérémonie il occupait un trône rouge près de l'autel de la Confession.Le prince Humbert d'Italie, lieutenant-général du royaume, occupait une stalle près du trône avec la princesse Maria.Vingt-cinq anciens cardinaux occupaient un banc à gauche et au pied du trône papal.* Demain, les nouveaux cardinaux recevront le troisième insigne de leur rang — l'anneau — au cours d'un autre consistoire secret.Pendant cette cérémonie le Pape ferme la bouche des nouveaux cardinaux; puis après avoir désigné de nouveaux évêques, il ouvre la bouche des cardinaux; l'aperitio oris, cérémonie symbolique très ancienne, signifie que les cardinaux ont désormais voix active et passive dans le Sacré Collège.L'anneau et le titre leur sont conférés aussitôt après l'ouverture de la bouche.LE PAPE ET L'IMPERIALISME Le Vatican avait annoncé pour la cérémonie d'hier un important discours du Souverain Pontife sur la situation internationale; le Pope a profité des manifestations solennelles qui ces jours-ci attirent l'attention du monde vers le siège de Pierre, pour dénoncer l'impérialisme moderne et demander à l'Eglise d'entreprendre un mouvement militant afin de donner à la société humaine des assises où elle pourra trouver la sécurité.Ainsi qu'il l'a fait à maintes reprises ces dernières années à propos des problèmes que la guerre et ses conséquences ont posés au monde.Sa Sainteté a montré l'opposition fondamentale qui existe entre l'attitude de l'Eglise catholique et celle des grands Etats devant la personne humaine.En définissant la position de l'Eglise, il a dit: “Son objet est de former l'homme, de le modeler ef de le perfectionner à l'image de Dieu.Son travail s'effectue en profondeur dans le coeur de chaque homme, et s'étend sur toute sa vie et dans toutes ses activités.Par l'homme ainsi formé l'Eglise prépare pour la société humaine une base sur laquelle elle peut trouver la sécurité.L'impérialisme moderne, au contraire, va exactement dans la direction opposée.Il ne recherche pas l'homme comme tel, mais les choses matérielles et les forces auxquelles il assujettit l'homme; c'est pourquoi il porte en lui les germes qui mettent en danger les fondements mêmes des relations entre les hommes.Dans les circonstances actuelles, a continué le Pape, faut-il s'étonner de l'inquiétude présente des peuples quant à leur sécurité mutuelle?C'est une inquiétude née de la tendance effrénée vers l'expansion, tendance qui porte en elle le corrosif de l'agitation incessante, et fait que chaque demande formulée comme nécessaire à la sécurité, est suivie d'une autre et d'une outre encore, chaque demande nouvelle étant peut-être plus insistante que la précédente.Le Souverain Pontife a de nouveau insisté sur le supranationalisme de l'Eglise universelle, tel qu'illustré par les vingt-deux nationalités représentées dans le Sacré Collège, et a invité instamment "le monde qui partout a faim ef soif d'unité", à se rallier autour de l'Eglise, dont la puissance et l'influence doivent être utilisées pour la reconstruction morale et sociale du monde.Les complications d'ordre économique et militaire, a-t-il dit, ont fait de la société une énorme machine dont l'homme n'est plus le maitre, et dont il est manifestement effraye.Mais si le caracfère universel de l'Eglise est d'une grande importance comme Eglise se dresse aujourd'hui au milieu d'un monde déchiré et divisé comme un avertissement, comme un étendard pour les nations, et Elle invite tous ceux qui ne croient pas encore à venir à Elle et à fortifier ses fils dans la foi qu'ils professent; car sans Dieu et hors de Dieu, il ne peut y avoir d'unité «raie, solide et assurée.LE COMPLOT D'ESPIONNAGE La radio de Moscou a admis hier soir le fait que la Russie a obtenu des renseignements de caractère secret au Canada, mais elle a accusé le gouvernement d'Ottawa de fonder là-dessus une campagne antisoviétique.L'attaché militaire soviétique au Canada, a dit le gouvernement de Moscou, a reçu de citoyens canadiens certaines informations de caractère secret, qui cependant n'ont pas un intérêt spécial pour les autorités soviétiques; la déclaration précise qu'il s'agit de renseignements au sujet du radar et de l'énergie atomique.Moscou ajoute dans cette déclaration officielle que la Russie juge nécessaire d'attirer l'attention sur la compagne hostile lancée dans la presse et la radio canadiennes avec l'encouragement du gouvernement canadien, et de signaler qu'une telle campagne est incompatible avec les relations amicales qui existent entre les deux pays, et qu'elle fait partie d'un plan visant à causer un dommage politique à l'Union soviétique.Cette déclaration a été remise peu après l'émission, au chargé d'affaires du Canada à Moscou; on y annonce que l'attaché militaire soviétique à Ottawa a été rappelé dès que les activités de certains membres de .on personnel ont été connues du gouvernement russe, parce que ces activités sont jugées inadmissibles.Cependant les autorités russes affirment que ni l'ambassadeur soviétique à Ottawa, ni aucun autre membre de l'ambassade n'ont été mêlés à l'affaire.L'attaché hiilitaire dont il s'agit est le colonel Nicolai Zabotinc, et il a quitté la capitale canadienne il y a quelque temps.Les Russes déclarent que les renseignements transmis ne leur sont pas utiles parce que des découvertes techniques plus avancées ont été faites en U.R.S.S., et qu'ils n'ajoutent guère aux publications comme le rapport Smyth sur l'énergie atomique.Le rapport auquel les Russes font allusion est celui de M.Henry DeWolfe Smyth, de l'Université de Princeton, où ce savant a raconté dans les détails les expériences qui ont conduit à la fabrication de la bombe, mais en omettant les formules.Moscu ajoute qu'il serait ridicule de dire que la communication de tels renseignements secrets insignifiants pourrait constituer un danger quelconque pour le Canada.LES RUSSES ET LA SECURITE Moscou prétend que si le Canada fait tant de bruit autour de cette histoire, c'est parce que M.King veut venger M.Bevin de l'échec que le ministre anglais a subi à la réunion du Conseil de Sécurité, et masquer ainsi cet insuccès britannique; qu'on ne peut pas accepter comme une pure coïncidence le fait que la déclaration !(ing ait été chronométrée avec la fin de la réunion des Nations Unies, “réunion au cours de laquelle la délégation soviétique a fait des déclarations pour défendre les principes de la démocratie et l'indépendance des petits pays".Les réponses à l'attaque russe peuvent être nombreuses.Le “Daily Mail" de Londres écrit aujourd'hui que la thèse des Soviets est bien extraordinaire.Ils disent: "Oui, nous avons obtenu ces secrets, mais nous étions justifiés de le faire parce qu'ils n'avaient aucune valeur pour nous, et que nous en savions déjà plus long"."Pour ajouter à la fantaisie, écrit le journal anglais, le gouvernement russe attaque le gouvernement canadien en termes violents parce que les Canadiens ont accusé les Russes d'avoir fait ce qu'ils admettent maintenant".Les dénonciations réciproques des deux pays ne sont qu'une manifestation entre tant d'autres de la division profonde qui règne entre les vainqueurs.La Russie a toujours été craintive et soupçonneuse, même du temps des tsars; cela tient notamment à son impérialisme qui lui suscitait sans cesse des ennemis.Les Soviets se sont donné de nouveaux motifs de crainte par leur propagande communiste et leur doctrine subversive.Jusqu'à la Grande Guerre II ils craignaient tous les pays tant soit peu puissants, notamment le Japon et l'Allemagne; aujourd'hui ils ont peur des deux puissances qui peuvent leur tenir tête: le groupe formé par les Etats-Unis et l'Empire britannique.Toute leur politique semble dominée par cette phobie.Ils veulent s'entourer d'une ceinture protectrice d'Etats réduits en esclavage et livrés au communisme.Les deux autres puissances ripostent en réclamant des sécurités moins abusives mais qui sont du même ordre du point de vue militaire.C'est tout le problème des zones d'influence et d'un aspect aigu de ce problème: la tutelle internationale des colonies enlevées aux vaincus et des pays sous mandat; c'est la question des bases et du contrôle du Pacifique et de la Méditerranée, comme de tous les autres points stratégiques du globe.Le Souverain Pontife a diagnostiqué hier la cause du mal.Dans le mépris des droits de la personne humaine qui prive les Etats et le monde de toute véritable sécurité, la Russie est au premier plan, mais les autres sont loin d'être indemnes de cette erreur.Ces grands impérialismes et les autres qui évoluent au second plan sont tous inquiets et veulent la sécurité; mais plus ils s'efforcent de l'obtenir, plus ils se menacent mutuellement; c'est une spirale qui mène au fondement de la vie en société, cela ne signifie pas que le rôle de l'Eglise comporte et de quelque manière i désastre; par la course aux armements et aux bases embrasse, comme dans un gigantesque empire mon- stratégiques le monde va droit à une nouvelle guerr».dial, toute la société humaine.Une telle conception al.xx-46 P011' SAUR10L Avis de décès LACERTE.— A Montréal, le 20 février 1946, à l’âge de 39 ans, est décédée Mme J.-C.Lacerte, née Hubert (Germaine), demeurant à 5176 boni.Décarie, appt.7.Lee funérailles auront lieu samedi le 23 courant.Le convoi funèbre partira des salons mortuaires René Depatie Enrg., 3860 boni.Décarie, à 8 h., pour se rendre à l’église Saint-An-tonin, où le service sera célébré a 8 h.30, et de là au cimetière de l’Est, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.LE DEVOIR, MONTREAL JEUDI 21 FEVRIER 194t> La Fédération VOLUME XXXVII — La campagne annuelle débute demain Douze mille auxiliaires commenceront la sollicitation dons 175,000 foyers de Montréal — Déclaration de M.Eugène Therrien, président Nécrologie ARCHAMBAULT — A Montréal, le 20.ft 51 ans.Ernest Archambault, epoux d'Emma Faubert, 2417 Jeanne-d'Arc.BEAUDIN — A Montréal, le 19.à 69 ans, Medérlc Beaudln, époux de leu Clara Thibault.4311 St-Ambrolse.BILODEAU — A Montréal, le 20.à 51 bus.Ev«, fille de feu Jean-Baptiste Bilodeau et de feu Phlloméne Bénard.1680 Orleans.CAJRIüNAN — A Aldenvllle.Mass., le 18, Mme Ernest Carlgnan.née Arthemise La-ruee.autrefois de St-Ple de Bagot CHARTRAND — A Montréal, le 19.à 69 ans.Adélard Chartrand.époux d’Emélle Trudel, 1474 Viau, CLARKE — A Montréal, le 18.ft 49 ans.Edouard-Roméo Clarke, epoux d'Antoinette Beauchamp.COLLIN — A Montréal, le 20.ft 56 ans.Mme veuve Alcide Collin, née Sara Généreux.4702 Bordeaux.CURRAN — A Montréal, le 19.ft 51 ans, Frank Curran, époux de Margaret Flanagan.4711 Delortmler.DESJARDINS — A Montréal, le 19, ft 70 •ns, Georges-Henri Desjardins, époux de Marie-Anne Martel.DESJARDINS — A Montréal, le 19.ft 70 •ns.François Desjardins, autrefois de Chennevllle, Co.Portneuf, 4214 Marquette.FAFARD — A Montréal, le 19.Mme Edouard Fafard, née Charlotte Girard, 2111 Aylwln.FORTIER — A Montréal, le 19.ft 68 ans, J.-Norbert Fortier, barbier, époux d'Odlle Tremblay.590 Outremont.GAGNE — A Montréal, le 20.à 67 ans, ! François Gagné, époux d’Emilie Royer, £35 des Seigneurs.LACERTE — A Montréal, le 20, à 39 ans.Mme J.-C.Lacerte, née Germaine Hubert, 5176 boul.Décarie, appt.7.Demain débutera dans cenl neuf paroisses de la ville la campagne annuelle de la Fédération des oeuvres de charité canadiennes-françaises, alors rue douze milles auxiliaires commenceront la sollicitation dans 175 mille foyers de la métropole.On sait que cette année, l’objectif de la campagne a été fixé à .«SoO.UOO.Dans une entrevue qu’il accordait hier, à des journalistes de Montréal, M.Eugène Thérien, présiden' généra] de la campagne, déclarait: “Nous avons pleinement confiance d’atteindre notre objectif,’’ “L’enthousiasme régne partout et l'organisation des arrondissements paroissiaux est complétée, ajoutait-il._ Toutefois, nous devrons nécessairement, à cause des circonstances, faire un effort plus grand enco- re que par le passé.La période de rajustement que nous traversons en ce moment rendra certainement la sollicitation plus difficile en plusieurs endroits.Par contre, cette meme période difficile rend plus nombreuses Jes demandes d’assistance qui sont faites à nos 38 oeuvres, ce qui veut dire que nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas atteindre notre objectif.En fait, je puis dire que pour faire face aux graves problèmes de l’heure et pour repondre aux besoins de nos 38 oeuvres qui dépassent sensiblement 1 objectif, il faudrait vraiment que nous obtenions plus que le montant fixé.La générosité du public a été grande dans Je passé et je suis sûr qu'elle sera plus grande encore cette année puisque les besoins sont plus grands”.L’art de la vente chez les Canadiens français "Il fout tenir compte de notre psychologie spéciale", dit M.Moquin à l'assemblée annuelle de l'Ouest Commercial "Commission de contrôle" du taxi La nouvelle union des chauffeurs de taxis (FAT) qui doit bientôt recevoir sa charte du Washington, a réitéré hier soir ses demandes rela- j C,,,e ^ tivement à l’institution d’une “corn- oen/er.mission de contrôle” de l’industrie tiu taxi à Montréal.La réunion a eu lieu au café Saint-Jacques.M.Phil Cutler, organisateur delà nouvelle union, a affirmé que l’aug mentation des tarifs des permis prônés par quelques groupes de 1 administration municipale, ne fe L’actualité (suite de la piemtèrr page) cherches et inventions de la Ma-aniéricaine, au Rockefeller Lambert — a Montréal, le 20, à 46 ! rait que compliquer davantage le «uis, Mme Conrad Lambert, née Roee-Anna _ ._ .Sarrazln.3708 Mentana.I P^oplèmc C|UC doivent envisager les Langelier — a Verdun, le 18.a 18 ans.j vétérans et les autres personnes intéressées a l’industrie du taxi.“Des mesures précises pour résoudre cette controverse entre les employés de l’industrie du taxi et ceux de l’extérieur qui sont encore sous l’impression qu’il s’agit d’un jeu pour devenir riche plus vite, seront prises dans quelques jours.” M.Cutler a aussi signalé qu’il avait reçu plusieurs demandes de chauffeurs de taxis pour faire partie de l’union.Albert Langelier, fils de Léandre Lange lier et de Clara Deschambeault.4018 Ethel.MASTROCOLA — A Montréal, le 20.ft 72 ans, Joseph Mastrocola, époux de leu Maria Fortunala dl Ugllo.MONGENAIS — A Montréal, le 19.ft 62 ans.Orner Mongenals, époux de Cécile Pc-tltclerr, 441 Lagauchetlére est, appt.3.NORMANDIN — A Montréal, le 19.ft 76 ans.Fortunate Dulude.épouse de leu Gilles Normandin, notaire, autrefois de Boucherville.PERRAULT — A Montréal, le 20.ft 12 ans.André Perrault.Ills d'Hélte Perrault et d'Annette Boisseau.2028 Prélontalne.PROVOST — A l'Assomption, le 20.ft 92 ans.Mme veuve Joseph-Noël Provoat, née Séraphlne Roy.autrefois de St-Paul-l'Er-mite.ROUSSEAU — A Montréal, le 19.à 58 ans.Emile Rousseau, époux en 1res noree de feu Antoinette Leclerc; en 2es, de Marie-Anne Lacroix.THIBODEAU — A Montréal, le 17, ft 47 ans, Mme Charles-Edouard Thibodeau, née Germaine Marseille.2524 Lacordalre.TUTTI — A Montréal, le 19.à 24 ans, Mme Donato Tutti, née Jacqueline Clément.6761 Henri-Julien.A L'ETRANGER Middletown, N.-Y., 18 fèv.— A New-York.à l àge de 81 ans.est décédé le Dr Sleglrled Wachsmann.médecin de New-York et de Ycmkers.N.-Y.ancien proles-weur ft la clinique médicale du collège des médecins ft l'université Columbia.San-Franclsco, 18 lév.— A San-Pran-clsco.ft l'Age de 71 ans, est décédé le Dr Rudolph Schevlll, professeur émérite d'ea-pagnol ft Tunlverslté de Californie.Bayonne.N.-J., 18 fév.— A Bayonne, a l'ftge de 63 ans, est décédé le Dr C.-J.Lar-key, médecin éminent et bien connu dans les cercles politiques.o Chicago.18 lév.— A Chicago, ft l’Age de 51 ans, est décédé M.Donald Cumfer.Ingénieur et Inventeur d'une machine ft envelopper automatiquement les paquets.Pittsburgh.17 fév.— A Pittsburgh, est décédée Soeur Maale-Clare Bestermann, directrice du collège Mont-Mercle.Aumônier diocésain à Ottawa Son Exc.Mgr Alexandre Vachon, Archevêque d’Ottawa, a nommé le R.P.Doran, O.P., aumônier diocésain de la Ligue Indépendante Catholique et de la Jeunesse Indépendante Catholique, pour le diocèse d’Ottawa.A propos de "Bleu et Or" ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie F curiste 168 est STE-CATHERINr Livraison oartout direct» -ment de notre «erre-chaude PL.1786 1787 Ecouter le teudl C.HLP 12 h 15 12 h 30 Dans une lettre qu'il nous fait tenir, M.Paul Vaillancourt, jr, président de l’Association Générale des Etudiants de l’Université de .Montréal, s'élève contre le compte rendu paru dans le Devoir sur la revue étudiante "Bleu et Or”.De même il estime que certaines lettres envoyées par des lecteurs et publiées dans le journal indiquent un manque de jugement et tie camaraderie, notamment dans un cas.En fait, dit M.Vaillancourt, cette revue si revêchement critiquée, a été non seulement un succès, niais ¦ un véritable triomphe, au point que ! pour la première fois on a dû re-: fuser des gens, non seulement par-| ce que tous les sièges étaient occu-pés, mais que même les places debout étaient prises complètement, i C'est, juge-t-il, le plus éditant témoignage de sympathie thi public envers la jeunesse étudiante.Imprimés de deuil MEMENTOS - PEMERCIEMENT3 (mortmèi * o gravé* Prix •< speclruwna no demanda L'Imprix.erlv "opulcrlr# Limité» 430 •’loir» Dam» ë»t.Montréal Tél B El ali 3361 Le pillage a élê effroyable.On a intercepté un jeune homme comme il filait avec un obus de 75 millimètres, portant un fusible fraîchement breveté, à radio-contrôle, etc., un des grands secrets de guerre récemment révélés.Un autre était en voie de démembrer une fusée: on en voyait d’autres en train de s’en aller avec des projecteurs, appareils de ciné.On ne compte plus les appareils de radar, devis secrets, inventions, mis hors de service par les chasseurs de souvenirs."Les choses en sont rendues au point, dit un inspecteur, qu’on peut dire d’avance sur quoi les "touristes vont donner".U ajoute que les gens y mettent une telle effronterie, qu'ils aflaient dans les services de travaux manuels, emprunter des outils pour enlever quelque objet.Mais beaucoup, plus avisés, avaient apporte des tournevis, des scies.Quant aux boutons de contrôle, ils étaient particulièrement recherchés, ainsi que les lampes électroniques.Le lieutenant Cruzan, qui était chargé de la direction du service, raconte qu’un soir, une femme lui a demandé de lui apprendre comment ouvrir un cabinet où sc trouvaient plusieurs modèles d’avions.—Pourquoi?a demandé M.Cruzan, La dame répondit naïvement: "Je voudrais en emporter un à la maison”.Mais il serait pharisaïque de regarder avec mépris ces chasseurs de souvenirs.Car c’est le même principe désaxé qui fait chez nous considérer les vols et les pillages dans les vergers ou les jardins de fleurs comme une simple plaisanterie.On voit ainsi des milliers de jeunes gens causer des dommages considérables, et s’en vanter comme d’un bon tour sans se préoccuper des ennuis qu’ils ont infligés, ni du fait que les propriétaires se sont imposé un tfavail considérable.On s’étonne ensuite que les gens se refusent à embellir leur niaison, à égayer les jardins.Variant hier soir, devant un fort groupe d’hommes d’affaires, membres de l’Ouest commercial et professionnel, réunis en l’hôtel Windsor, pour leur assemblée annuelle et l’élection des membres de leur conseil, M.G.-Raoul Moquin, président de l’Association des vendeurs agréés, a fait un bel exposé du problème de la vente, tel qu’il «e pose chez nous.Psychologie de l'acheteur canadien-français Il a parlé en particulier de notre psychologie particulière en tant qu’acheteurs et a déclaré que la vente s’opère dans l’esprit de l’a-cheteur en tout premier lieu.Voilà ce qu’un vendeur doit surtout garder en mémoire.Les particularismes propres de notre mentalité nécessitent de la part de nos vendeurs la connaissance de cette psychologie spéciale des Canadiens français, M.Moquin dit que les méthodes de vente à l’américaine conviennent beaucoup mieux à l’élément anglais qu’à l’élément français, et qu’il faut par conséquent savoir en user et savoir s’en garder en temps et lieu.Nous ne sommes plus sensibles à l’argumentation de vente qu’aux démonstrations de personnalité et aux trucs des vendeurs.La vente, phénomène de l'intellect Passant ensuite à l’étude de la vente elle-même, le conférencier a déclaré: “On oublie trop souvent, que si la vente se passe dans l’es- taire.prit de l’acheteur, c’est à l’esprit qu’il faut s’adresser.Et cela, c’est le rôle de la psychologie: aider à combler non pas seulement les besoins connus, mais aussi les besoins eue le client ne connaît pas.et même créer le besoin de certains articles.Faisant ensuite allusion à l’Institut do relations personnelles de New-York, que dirige Dale Carnegie, M.Moquin exprime l’avis que nos jeunes Canadiens français auraient tout avantage à cultiver le talent de la parole, le don de s’exprimer de façon aisée et convaincante, et que l’une de nos plus graves faiblesses réside dans notre fameux “complexe d’infériorité”.M.Moquin a cependant terminé par des vues plus optimistes sur ce qui s’est fait chez nous pour perfectionner l’art de vendre, expliquant le travail de l’Association des vendeurs agréés, qui forme actuellement de nombreux professionnels de la vente.Les élections: M.Maurice Cusson, président Après cette conférence eut lieu l’élection de l’exécutif de l’ouest commercial et professionnel.En voici les résultats: M.Maurice Cusson a été élu président, succédant à M.Bruno Cousineau.Il sera assisté dans l’exercice de ses fonctions par MM.J.-A.Cousineau et Dollard Mathieu, respectivement 1er et 2e vice-présidents; Raoul Lafrenaye, trésorier, et Lucien Bédard, secré- 21-11-48 VOLI Réunions- Conférences J El DI LE 21 Lcolc t echnique.— A 8 h, dans Bloc-notes (suite de la première page) Voilà que le ministère des postes suit maintenant le mauvais exemple.Les carnets de timbres — il s agit en l’occurrence de la couver-lure —- étaient publiés en deux sé-ncs, française et anglaise, que l’on distribuait selon les besoins de la clientèle locale.Quand est venu le temps de réimprimer des carnets l’atelier de fonderie (entrée rue ! dV Yimhrps rm Q riAni.ic.-Ppn!be.rIcy) lcs autordes de l’Ecole J (|er autrement et de préparer^des l’American F^undr ÎS*r21fiS ru^c CALENDRIER 2e mois FEVRIER 28 tour» Demain : VENDREDI, 22 F EV RIER 1946 Craire de S.Pierre à Antioche, Lever du soleil.6 h.53.Coucher du soleil.5 h.35.Lever de la lune, matin.Coucher de la lune, 10 h.03.Nouvelle Lune le 1 A 11 h.43m du soir.Premier Quartier, le S 11 h 28m du soir Pleine Lune, le 15.à 11 h.27m.du soir p—nier Quartier, le 23.à 9 h 36m du soir FEVRIER 1946 Dim.Lun N L 1 ü P.Q.C 3 4 10 11 17 18 24 25 Mar © PUS 12 19 Mer.Jew.Q DQ 25 6 13 20 26 27 7 14 21 28 Ven.(Sun.2 j8 15 22 16 23 C» tournai est imprimé au no 430 rue Notre-Dame est à Montréal, jar l'Imprimerie populaire ift responsabilité .Imitée! Mltrice-oroprlétalre — Georges Pelletier directeur-gérant La Canadian Press est seule autorisée ft (aire emploi Pour réimpression de toutes tes dépêches attribuées ft la Canadlau Press ft ('Associated Press ou ft l'agence Reuter ainsi nue de toutes .es Informations locale» que le "D volr" nubile Tous droits de reproduction des dépêch-s particulières du “Devoir" sont également réservé» Autorisé comme envol postal de la deuxième classe Ministère de» Postes.Ottaw» l'American Foundrymen’s Associa tion, présenteront une soirée d’études comprenant des films, une causerie et une discussion publique sur un sujet concernant la fonderie.Ap-prentis et spécialistes on fonderie invités.Entrée libre au public.Université de Montreal.— A 8 h.80 dans la salle H’4, M.André Fré-«•het donnera une conférence sous les auspices de la Faculté des lettres.Sujet: “La decouverte de l’Orient, son influence sur l’architec-turc intérieure et le mobilier.” Aquarium Tropical Enrg, (dub snortiD.— Réunion mensuelle à 8 h.30, salle Peters, 965 rue St-Denis.Association des surintendants et contremaîtres.— Assemblée régulière sous la présidence de M.»Marcel Bergeron, à 3827 rue St-Hubert, à 8 h.15.Monument National.— 1182 boulevard St-Laurent.Tous les jeudis soirs, M.Philippe Ferlant! donne des cours de coopératisme, sous les auspices de la Société St-Jean-Bap-tiste.r Hommes d’affaires de l’Est économique.A 8 h.30 les membres de VVJ.V , «sjociation sc réuniront à 1482 boulevard Morgan, pour élire les officiers de leur conseil de direction.Les nouveaux élus seront assermentés lundi le 25 février par M.Camillien Houdc, maire de Montreal.The Art Association of Montreal.—, A .b-, réunion de l’association a la Galerie des Arts.L’Institut des ingénieurs canadiens.— A 8 h.15 p.m., réunion de 1 association à 2050 rue Mansfield.Conférencier: M.F.-R.Benedict.VENDREDI LE 22 Advertising and Sales Executives Club.— A 8 h.p.m., ert la salle tie bal de l’hôtel Mont-Royal.Conférencier: M.Dale Carnegie.Sujet: “The Biggest Facteur in Success”.Women’s Canadian Club.— A3 h.15 p.m., à l’hôtel Ritz-Carlton, M.Ray Brock traitera le sujet suivant: “Dynamite in the Near F»»*”.Quebec et des carnets unilingues pour usage ailleurs.On nous informe nue 1 impression de ces carnets est déjà faite et que la distribution se fera incessamment si elle n’est déjà commencée.La couverture du carnet de timbres n'a sans doute pas l’importance du chèque d’allocation familiale, car elle est loin d’avoir la même circulation.Il importe cependant que les protestations se multiplient pour éviter que tous les ministères fédéraux ne généralisent cette pratique humiliante.Pourquoi les ci-Joyens anglais du Québec seraient-ils assurés de trouver des formules qui tiennent compte de leur langue tandis que les citoyens français des autres provinces seraient systématiquement ignorés?Ce n’est sûrement pas la reconnaissance de l’égalité entre les deux groupes qui ont conclu le pacte de 1867.Pierre VIGEANT 21-11-46 Transmission des empreintes par radio La lutte internationale contre la criminalité parait avoir fait récemment un progrès décisif: la fameuse organisation policière londonienne, Scotland Yard, est parvenue à transmettre par sans-fil des empreintes digitales, de Londres à Melbourne.La transmission du message s’est faite en 7 minutes seulement.En moins de 24 heures.Scotland Yard a reçu de Melbourne la confirmation que la police de eut endroit avait mis la main sur le criminel en utilisant ces empreintes digitales transmises par sans-fil.Des expériences de cette nature ont été faites depuis 1938, mais la seconde guerre mondiale les avait interrompues.Les vipères et les serpents à sonnettes peuvent découvrir leurs victimes dans la plus profonde obscurité à l’aide d’un sens qui leur permet de deviner leur présence par la seule chaleur de leur corps.Un historien manitobain à Sudbury M.l'abbé d'Eschambault évoque le passé de sa province Dimanche soir, les membres de meure comme auparavant une contrée de trafic.Le pays est envahi par des compagnies de traitants qui se font concurrence pour obtenir des sauvages les peaux de fourrure.Deux monopoles luttent l’un contre l’autre: la Compagnie du Nord-Ouest et celle de la Baie d’Hudson, qui écrase sa rivale, en 1821.Le fronçais, langue officielle A cette époque, près de 8,000 Français habitaient l’Ouest canadien.Ils étaient en majorité, de sorte que la langue française y était prépondérante.Même les traitants anglais étaient contraints d’admettre que le français était la langue officielle.L’un d’eux avoue que, pendant deux ans, il ne put parler d’autre langue que le français.Plusieurs expressions françaises, relevées dans des “diaires” anglais, attestent cette influence française.Il y a mieux, nombre de familles canadiennes-françaises portent des noms anglais et écossais, indice d’ancêtres étrangers qui ont subi l’empreinte française.Après la Confédération Après l’entrée du Manitoba dans la Confédération, le nombre des métis français diminua dans l’Ouest; aussi la langue française rétrograda.Sous l’effet de la massive immigration anglaise, la population manitobaine.qui était 50 p.c.française en 1870, tomba à 8 p.c.en 1890.L’Acte du Manitoba avait déclaré officielles les langues française et anglaise.Vingt ans plus tard, les clauses de l’Acte sont violées; une violente campagne s’engage pour la suppression du français.Dénouement: l’arrangement Laurier-Green-way.La loi accordait une heure de français par jour et un cours de religion après la classe, quand le nombre des élèves le permettait.Luttes actuelles Puis, en 1916, le gouvernement Norris supprima les quelques avantages que possédaient les Canadiens français.Officiellement, ta langue française n’avait plus de droit dans les écoles.Conséquemment, l’Ecole Normale fut supprimée.Pour parer au danger, on fonda l’Association d’Education Cana-dicnne-française du Manitoba, on donna aux institutrices des cours spéciaux pendant les vacances d ete.Aujourd’hui, diverses organisations permettent au français de ixpioratcurs, au ucu ue poinier m^nonrf,?ln'°-vers l’ouest, obliquent au sud.Ils 1 c( Rpn:UfQ faire ?el°ge du Collège de espèrent trouver dans cette direc- hommes °U S°nt form^s des tion le fameux passage vers la mer ap de Chine.Après de vaines tentatives du côté du Missouri, ils cher-client plus au nord.la Société Historique du Nouvcl-On-tario avaient le plaisir d’entendre M.l’abbé Antoine d’Eschambault, président de la Société Historique de St-Boniface.Plus de 400 personnes, la plupart de Sudbury, sc réunirent au Collège du Sacré-Coeur pour écouter avec un vif intérêt l’éminent conférencier parler de l’influence française dans l’Ouest.M.René Pelland, fils natif de St-Boniface, présenta son compatriote; il montra le rôle de premier plan que joue M.l’abbé d’Escham-bault dans les organisations françaises de l’Ouest et l’influence profonde qu’il exerce sur la population manitobaine.Pour remercier le conférencier, on fit appel à son ami intime, le R.P.Wilfrid Nadeau, S.J., recteur du Collège et ancien professeur au Collège de St-Boniface.Il souligna l’activité débordante de cet animateur d’oeuvres et rappela que même le Premier Ministre du gouvernement manitobain consulte de temps à autre M.l’abbé d’Eschambault.Au début de la soirée, on assista à l’intronisation du nouveau président de la Société Historique, Son Honneur M.le juge J.A, S.Plouffe, de North-Bay, Il fut présenté par M.le Dr R.Tanguay, président sortant de charge.“Je confie, dit celui-ci, le gouvernail de notre Société au nouveau capitaine et j’ai l’assurance qu’il continuera sans heurt la traversée historique!” Le P.L.Cadieux, à qui on avait décoché des éloges capiteux, s’en défendit et réclama de chacun sa part de responsabilités et de travail.Ensuite furent proclamés membres de la Société Historique: le 11.P.Bernard Nadeau, S.J., M.Paul-Emile Laplante, Mlle Jeannette Miron.M.Georges Trudell et Mlle Yolande Trudell, Mme A.L.Brien, M.Antonio Boyer, Mme Arthur Quesnel et M.Valois Pilon.A la fin de la soirée, M.P.-E.Laplante rappela devant M.l’abbé d’Eschambault, promoteur de Ra-dio-St-Boniface, les dons généreux de la région de Sudbury en faveur de Radio-Ouest française; et pourtant les bourses ne sont pas encore taries.Découverte de l'Ouest canadien Le conférencier commence par signaler l’opposition qui existe entre la découverte rapide de l’est du Canada et l’exploration de l’ouest.En 60 ans, on parvient à connaître parfaitement la région située en deçà du lac Supérieur.De là, les explorateurs, au lieu de pointer Lo Vérendrye (’.’est à ccttc époque que surgit la figure imposante de La Vérendrye.Commandant, en 1727, d’un poste à Népigon, il obtint des renseignements d’un Indien.De concert avec le P.de Gonnor, jésuite, il conçut le projet d’explorer l’Ouest.En quelques aimées, il donnera à la France un nouvel empire.Pourtant, cet homme pauvre, à peu près inconnu, est abandonné à ses seules ressources.11 ira, toujours tenace, malgré tous les obstacles, à la découverte du pays qui s’étend du lac Supérieur aux Montagnes Rocheuses; avec des intuitions géniales, il le parsèmera de postes établis aux endroits stratégiques; puis, il ren-forcira l’emprise de la France sur cette région par une série d’alliances heureuses.Cette oeuvre, comparable à celle des plus célèbres explorateurs français, s’efface malheureusement dans l’ombre par suite de la conquête de 1760.“Avec le découvreur et ses successeurs, ajoute l’orateur, vinrent les missionnaires jésuites: les Pères Mésaiger et Aulneau au Fort St-Charles, ce dernier martyrisé par les Indiens: les Pères Cocquart et De la Morinie, au Fort La Reine.L'Ouest oprès 1760 Après la conquête, l’Ouest dé- formés des valeur.Il signale le beau travail de la Société Histori-que de St-Boniface qui s’applimie actuellement à des recherches généalogiques; le livre français pénétré actuellement dans tous les foyers grace à une bibliothèque scolaire; enfin, M.l’abbé d’Escham-bault^ fournit quelques précisions sur l’oeuvre qui a suscité partout tant .le générosités: Radio-Ouest française.Il offre ses remerciements à tous les bienfaiteurs qui ont si largement encouragé et permis une réalisation si heureuse.Jeon-L.D'ARAGON, SJ.Le félibrige —- Frédéric Mistral a été un tics fondateurs et reste le plus illustre des représentants du felibrige.A VENDRE 10 projecteurs sonores 16 mm.VICTOR - AMPRO -BELL ¦ HOWELL S'adresser à Chambre 210 Hôtel Pennsylvanie 1254 ST-DENIS — MA.2255 MONTREAL tES MEDECINS RECOMMANDENT NOS ¦AMIS HinniAims T/*.jtk, PHARMACIE MONTREAL Charles Duquette, propriélaire ta plus grand, nharrnaci.J.délai! au monda.Portai ta banda qui convient à votre malais».Noua avons un assortiment complet d» banda» herniaires, bandes médicales, bas élastiques, supports, vestes en chamois ou en flanelle rouge pour ceux qui soutirent de bronchite.Essayage à domicile ou dans nos salons privés sans irais additionnels.Experts et expertes i votre service ajustant selon l'ordonnance de votre médecin.iovh et ivcir Manque d'ouvriers spécialisés Ottawa, 21 (C.P.) —Les employeurs et les employés de l’industrie de la construction, réunis en conférence nationale, ont déclaré hier que le manque d’ouvriers specialises constitue une des grandes eau ses du coût élevé de la construction et ont demandé qu’un programme d’apprentissage soit entrepris afin de grossir les rangs ties ouvriers spécialisés de quelque 5,000 par année pendant quatre ans.La conférence a réparti ce chiffre comme suit: 500 pour la Nouvelle-Ecosse, 165 pour le Nouveau-Brunswick, 15 pour l’ile du Prince-Edouard, 1,800 pour le Québec, 1.568 pour l’Ontario, 187 pour le Manitoba, 115 pour la Saskatchewan, 230 pour l’Alberta et 420 pour la Colombie canadienne.La Pologne fut une grande puix sauce européenne du 14e siècle ai 17c.Nom bien choisi — On a nommé mont Perdu un des plus hauts sommets des Pyrénées (Espagne).BERNARD VIN ET Administrateur d'immeuble» Administration générale de propriétés ( Gestion de portefeuilles' 1353 Parc Lo Fontaine AM.1420 Montréal ETES-VOUS SANS EMPLOI I Vos oltre» de service seront acceptées par les employeurs si vous montrez des garanties solides de succès pour un travail déterminé.Faites d'abord analyser scientifiquement vos qualifications, aptiludes, etc.pour découvrir le genre d'emploi qui vous convient.— Notre lettre de recommandation vous facilitera la tâche de trouver une bonne situation.SELECTION PROFESSIONNELLE Bernard Leclerc 750, rue St-Gobriel, ch.7 (A l'ouest du Champ de Mar») LA.3660 ) ‘K‘+ Les occasions suivantes d'emploi ne sont' qu'une liste partielle des situations offertes ici par le bureau local du Service national de Placement ei, ailleurs au Canada, par le SERVICE NATIONAL DE PLACEMENT AIDES FAMILIALES Une NOUVELLE occupation pour celles qui ne peuvent travailler qu'à TEMPS PARTIEL Vous pouvez CHOISIR les heures qui vous conviennent le MIEUX entre 9:00 hres du matin et 7:00 hres du soir.QUATRE HEURES PAR JOUR 40c.DE L'HEURE — UN REPAS 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Etats-Unis et Empli* britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA ' 2.00 Etats-Unis et UNION POSTALE 3.00 DEVOIR JEUDI, 21 FEVRIER 1946 Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de l ' A B.C." et de la "C.D.N A." Demain : BEAU et FHOID.MAXIMUM et MINIMUM : Aujourd’hui maximum, *-Même date l’an dernier.2& Minimum aujourd’hui — 1*.Même date l’an dernier, ld- BAROMETRE : 10 h.a m.as.W: 11 k.a.nu 29.65; midi.29.70.L'offoire d'espionnage Les Soviets protestent mais ils admettent à peu près tout Nouvelles de l’hôtel de ville M.J.-O.Asselin de retour de New- j York — La vente à l'encan de la police j Les Législatures provinciales Mort subite de A Rome La déclaration russe engçndre une situation "extrêmement délicate" — Le président Truman était au courant de l'affaire depuis septembre dernier —in était paru avec m.Roberge, mais; Les débats sur les discours du Trône II était un ancien premier ministre se poursuivent dans les différents j de l Ontario, et haut-commissoirc parlements provinciaux | canadien au Royaume-Uni (Par la Canadian Press) — Lesj Toronto, 21 (C.P.).— M.G* Ho- m.GÆ.Ferguson |/jnvestjture des cardinaux: une imposante cérémonie la situation ne se soit éclaircie (Dernière heure) Washington, 21.(C.P.) — Le président Truman a révélé aulourd'hui qu'il a die-cuté avec le premier ministre Kinq du projet d'enquête canadien sur la révélation d'informations secrètes, en septembre dernier, alors que ce dernier était en route pour Londres.M.King avait alors passé la lin de semaine à Washington avant de s'embarquer sur le bateau à New-York, pour une visite d'un mois au Royaume-Uni.Puis, il revint à Washington, en novembre, pour les pourparlers sur l'énergie atomique avec le président et M.Attlee.Disant que la question n’avait pas été discutée avec M.Attlee, le président a déclaré aulourd'hui, lors d'une coniérence de presse, que des mesures de sécurité adéquates sont prises aux Etats-Unis aiin de protéger les secrets militaires, il u cependant reiusé de répondre lorsque les journalistes lui ont demandé s'il avait de nouveau discuté de l'affaire d'espionnage avec M.King lors du retour de celui-ci en novembre.Le secrétaire d’Etat Byrnes a dit.mar di, qu'en autant qu'il était au courant, .- - , .seuls les Etats-Unis connaissent le secret sûre < 111C M.King avait voulu uési-de la bombe atomique, quoique le Cana- gUCF 1 ambassade SOviéticjUC.da et l'Angleterre aient coopéré à sa dé- Déclaration de "Pravda" Une foule de plusieurs milliers de personnes acclame le Souverain Pontife à la fin de son allocution — Les cardinaux reçoivent la barette — Le Souverain Pontife dénonce l'impérialisme moderne M.J.-O.Asselin est rentré ce ma tin de rendu pour ; d une t,,,, i,*.v.,c • j ,I.'.,.,-.-,,l v.» -,———- i .,, .A Regina, le premier ministre | aujourd nui.11 avait 7b ans Le rannort nrovisoire ne Çûurait être fait’ ovont nue ^ revenu seul.Le directeur des j Douglas, C.C.F., a prononcé son- M.letguson, uni, pi m aut Jls ’ ï-e ropporr provisoire ne souroir erre TOIT ovonr que finanoes est resté à Ncw.York pour premier grand discours de la ses- années qu’il s’est occupé de poltti._____________ mettre la dernière main au travail.I sion et il a réfuté point par point ; Que en Ontario, jetais s ; Vatican °1 (AP) Sa M.Asselin n’avait aucune décla-j les critiques faites par ^'Crf,nd_e fion^^étai^retiré de la vie publi-: Sainteté le Pape Pic XH a’déclaré ration a faire ce matin, H est en , 1 opposition liberale, M.1 atterson.; ’ ‘ - terme de cinq ans à [hier que l’impérialisme moderne train de faire son rapport au Co-jLe premier ministre a enumeré ^es.|i ‘ i'porte en lui des germes qui me- mité exécutif et il est probable qu’il ! réalisations de son gouvernement “ nrès deinacent la base même des relations fera ensuite une déclaration aux| dans le domaine de l’agriculture et ! L-u,v5„|S*1;n„ i ps* de l’Ontario humaines”, et a demandé à l’Eglise journalistes.ce qu’il se proposait dc faire pour : iViiérnlemen» venu au monde: catholique romaine d’assumer le développement industriel, deuxPj "'al' 1 ’‘ hi r Son nc-1 unc direction militante dans la pré- , lomaines dans lesquels M.PattcrBOnjdanste^arü^o^ateuj^on pe ^ration et lé.abli Les autorités municipales onf 'a onébcV M * RcnM'hâloult indé-'^erni,tvi*ie’ a étépendant plusieurs xpui^1 .^pose concédé à M.G.-R.Turcotte, de ; nf.îf,Qa^beaC’ nue e Èouverneur ' années membre dc la Chambre des Montréal, le restaurant de Hle Sic- ^^‘ù.fcanadà k géSérll Alex-i (''0,n''Lune; > à l’univers par Môlinr.general au v,anaaa, it general sjr TnMn A Macdonald.i a>;n A l'île Ste-Hélène ssement d’une personnes sérieusement compromises dans l’affaire.De source bien informée, on a appris hier, que ce nombre est inférieur à quinze, bien que l’on croit que le nombre des personnes soumises à l’interro- Çjdü.re est considérablement plus ! âva'it 'ëiërcé sa critique.! [.°’ ,c.u,r.^n?,rie5onHan'lUnî'usieurs hase sur laquelle la société humaine Une nouvelle publiée à Ottawa hes autorités municipales ont a Oucbec, M.René Chaloul), i''dé- .?'eédc la Chambrc des “puia«: se poser en loute sécurité”, voulant que la tète dirigeante de ce concede a M.G.-R.1 urcotte, de, (lant dil ue ]c gouverneur années n ocrsonnel dc .De Souverain Pontife.« adressant complot que l’o„ désigne du nom Montreal le restaurant de Pile Stc-• Canada, le général Alex-, ;°“leAs Ma“d0nald ac j à.l’univers par la radio apres la de “Arthur Adams”, ait été arrêtée Helene.Cette concession est pour", ' .ranyHipn U a s>r Johi1 A- Macaonam.ceremonie d investiture de 29 des par la gendarmerie royale hnmé- une période d’un an et M.Turcotte i ^ , PapréféreraU ’apPcler ! 11 é‘ait en,,é «é^aradï 32 nol'veaux 7^"™* ^ l'^^se, diatement avant la déclaration du j paiera 81.800.Elle entrera en 'i- ' ''"'J ffuKrneurgénéral.H CJ7 pcu, ap.rr.l iv,H-u il ’ a ex"r!me, ,0U,,L' '«nso'^c.que propremier ministre King, vendredi ! gueur le 1er mai.1 .uciio ir-.-uq/.lo narti libéral ^ Osgoode Hall comme a\o .: yoquait chez lut la tendance cf- dernier a nrovoaué cette réponse i a ensuite accuse le parti liberal, ; est entré ia Legislature de 1 On-( frenée a l’expansionnisme qui est du commissaire S.T.Wood, que; Vente à l'encan , P.arti^licremcntau fede^ en 1905 En 1914, il ^"}.ra,‘ i maintenant manifeste dans le mon- l’on interrogeait: “Cette nouvelle! dances anticlerica es, antirc g eu j fjans jc ca|)inct de sir William i de., , , ne me concerne en aucune façon”, i La vente à l’encan des effets trou- ; ses et pro-communistes.! Hearst comme ministre des Terres; u a parlé du trône papal dans la L’émission radiophonique russe i vés ou volés et non réclamés aura} A Edmonton, M.H.-H.Macao-Lq por£ts# j spacieuse salle des Benedictions sc trouvait être la première confir- lieu dans la salle du marché St-Jac- nald, député indépendant, a dit que > Cinq ans plus tard, le gouverne-j devant les cardinaux et une foule mation officielle de l’opinion que la i ques le 20 mars prochain.Celte , deux guerres ont nécessairement, nlnj a défait et M.Ferguson a de 9.000 personnes qui remplissait Russie était la puissance étrangère I vente se fait sous l’autorité du dé-i concentré le pouvoir fntre Jessie pun des quelques ministres rc- les moindres recoins de celle anu-en cause dans cette affaire d’es-‘ parlement de la police de Montréal.I ma'ns ‘lu gouvernement fédéral.II.élus.Il a été choisi comme chef du que salle.pionnage.Dans sa déclaration, le! a ajoulc que ce gouvernement nai-;pi,rti qu’il a réorganisé alors qu un A la fin de son allocution, qui a premier ministre n’avait parlé que Pour un restaurant nie pas céder, mais les droits pro-; gouvernement fermier-ouvrier était dure J- minutes, le baint-i en a du personnel d’une délégation! ., , • , vinciaux doivent être complètement [ou pouvoir.I reçu une ovation.H a parle en re- ét ran «ère à Ottawa, et ce n’est quel Da ville vient de retenir les ser- rétablis afin d’obtenir une meilleu- Le parti conservateur est revenu pou se au discours prononce par le plus tard que l’on a appris de source ; vices dc M.J.-A.Kearns, ingénieur- ; rc «rononiie.! a„ pouvoir en 1923 el a été victo-l cardinal Grégoire Agagiaman, ¦ " ' conseil, pour dresser les plans et a Winnipeg, le Dr S.-O.Tliomp-; rieux aux élections de 192C et dc tnarche d Armcme, qui.devis pour l'installation d’un systè-: soni libéral, en parlant sur la rao-h929.me de chauffage et d’aération dans |i0n en réponse au discours du trô-' M.Ferguson a donné sa denns-couverte wcviuiuuwn uc ij le restaurant que Ton construira au ne, a proposé le drainage rapide] sion en 1930 pour devenir haut- Le président Truman a reiusé ds com- .r.• i Parc Lafontaine.Ce restaurant est des terres et la construction de itou-! commissaire canadien en Grande- menter certaaim rapports disant que le dé- D'indres, 21 (C.P.) — La Russie ] connexe au projet de construire un I voiles routes afin de garder les jeu-^ Bretagne.Tl a démissionné de ce portement de lar
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