Le devoir, 9 mars 1946, samedi 9 mars 1946
"L« Okatds «it un« nation *ou*«rilne et n« Mut.a»ec docilité accepter de ta Qraade-Breta* «ne.ou dea EtaU-Unts.ou de qui que ce «oit d'autre, l'attitude qu'il lui taut prendre •nver» le monde Le premier derelr de loyal lame d un Canadien n’est nas envers »e Commonwealth Britannique des nations, mats envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, a mon avis, un mauvais service au Commonweaitn."She U a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docilely tromBrlttUn or from the United States or from anybodv else.A Canadian’s first loyalty is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s Klne and those who deny this are dolm?.to mv mind, a areat disservice to the Commonwealth ” a-X-371 _ Lord Tweedsmmr DEVOIR Montréal, samedi 9 mars 194é VOLUME XXXVII — No 57 BEDACTION ET ADMOTOIHATIOII 430 EST.NOTRE-DAME.MONTREAL TELEPHONE : *BEIair 336' Directeur i Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur «a chef! Omar HEROUX SOUS.DIMANCHES ET FETES Administration ' BEIair 3361 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 es Russes accusent les Américains de “sabotage” voir en pagr 1 Un témoignage 'Eglise et la Papauté restent aujourd'hui comme hier, le suprême refuge de la liberté et de la grandeur humaine, contre les forces avilissantes du matérialisme-En marge d'un article de M.Sokolsky dans le "New York Sun" L’oeuvre patiemment poursuivie depuis des siècles jjiir déchristianiser la civilisation occidentale a reçu la dernière guerre un essor dont il serait vain de ter la puissance et l’ampleur.Des générations gan-[enées par une politique et une législation agnes-Lucs, quand elles n’étaient pas foncièrement hos-^ (les, tendent maintenant une oreille attentive au ma-jrialisiae intégral et souverain.Pendant des siècles, lie bourgeoisie avide, impatiente de toute règle, a de à saper les murailles de l’ordre chrétien, sans occuper de savoir ce qui les pourrait remplacer, ins songer que si Dieu disparaît pour ne laisser que piomme souverain, rien ne subsiste que la force.Car Dieu, créateur et ordonnateur de toutes choses, ?est qu’une mythologie, en vertu de quelle autorité liomme peut-il dicter à l’homme des devoirs, des [digations, puisqu’alors l’homme ne connaît plus eu [-oit que des égaux?Et alors la vie humaine devient Igiquemcnt une effroyable jungle, une arène de des-ruction et de mort S’il n’y a pas de lendemain, de [tribution, si tout oe limite pu seul matérialisme, il fy a plus de droits, il ne subsiste que des intérêts |ont la violence et la force restent les seuls arbitres.Faut-il s’étonner que les civilisations occidentales, idayées par un vent de tempête, chancellent.Car |ir quoi s’appuieront-elles, si Dieu n’existe pas?C’est pourquoi en ees heures tragiques, au moment li les philosophies de Dieu, vidées aussi de toute [ibstance telles des feuilles desséchées qu’emporte tempête, se résorbent dans le néant, l’Eglise catho-|que représente seule la doctrine de la dignité et de liberté contre l’avilissement de l’homme comme |nité perdue dans les masses livrées à l’esclavage de force.Jamais le monde n’a eu une conscience aussi dramatique de ce duel et n’a si pleinement réalisé que la lapauté représente les grands facteurs de la dignité lumaine.Récemment, un chroniqueur du New York Sun, leorge Sokolsky, de religion juive, rendait ce témoi-liage particulièrement émouvant en marge du récent lonsistoirc.“Le grand apparat qui entoure le consistoire de jomc a attiré plus l’attention que le simple fait his-|>rique, savoir (pic ce qui vient de se produire dans ette ville, c’est l’affirmation de l’adoration éternelle |e Dieu, et de Sa promesse de fraternité universelle l’homme”.“Le consistoire de Rome était aussi important pour Juifs tpie pour les Chrétiens, pour les Protestants lue pour les Catholiques, car le problème auquel sc leurte l’être humain partout en ce monde, après une lécennie de concours dans le mensonge, c’est le réta-llissement des règles morales parmi les hommes con-luits par ceux qui les gouvernent à rejeter le bien Jour ce qui brille, la vérité inspirée pour les fausse-fs érigées en formules.C’était l’assertion de l’éter-lité de la foi non seulement en Dieu mais dans le |icn”.Après avoir rappelé la divine permanence de la férité divine à travers les âges, sous les tentes l’Abraham au désert comme sous les voûtes des im-|ienses cathédrales, il cite les paroles du Pape: “L’Eglise a pour souci de former l’homme, de fa-Jonner et de parfaire en lui l’image divine.Elle opère Ion oeuvre dans la profondeur de l’âme de chacun, liais cette oeuvre étend ses effets à toute sa vie, à joutes ses actions.C’est par les hommes ainsi formés lue l’Eglise prépare à la société humaine la base sur laquelle cette dernière pourra reposer en toute sécu-rité”.Car, dit-il, telle est la doctrine de libération humaine qui s’oppose à l’oeuvre d’esclavage matérialiste: “C’est, écrit Sokolsky, ce profond souci pour l’homme.qui fait des religions juive et chrétienne la protestation absolue et irréductible contre le mouvement actuel vers l’esclavage humain.contre l’assujettissement de la volonté de l’homme aux concepts immoraux de la biologie matérialiste.L homme n est pas un ver évolué; c’est une créature glorieuse dans l’image de Dieu, et capable de distinguer le bien du mâl, la justice de la brutalité”.C’est cette conception de la personne humaine libre et haute que M.Sokolsky dresse contre l’idéologie matérialiste qui a sa plus entière expression actuelle dans le communisme.“Staline, dit-il, à ce que l’on rapporte, demanda un jour alors que l’on parlait du Pape: “Combien de divisions commande-t-il?” El je suppose que scs auditeurs ricanèrent.“Staline est un impérialiste qui vit de la révolution et de la conquête”.Sokolsky ajoute que sa réaction devant la découverte de l’espionnage russe par le Canada montre bien son caractère.Il ne nie pas le vol, ni qu’il recèle les documents volés, mais il sc plaint que ça ne se chiffre pas à grand-chose.“En un mot, dénué de morale et de spiritualité, il ne peut comprendre la force ni de l’une ni de l’autre.Il ne peut comprendre que les soldats de Dieu sont légion, qu’ils ne sont pas seulement catholiques romains, mais protestants et Juifs et mahométans et.tous les hommes qui aiment Dieu et méprisent la vie sans spiritualité.Ainsi que dit le Pape: “Tous les peuples comme tous les individus sont invités à venir à l’Eglise.Mais le mot “venir” ne doit évoquer aucune idée de migration, d’expatriation, de ces déportations par lesquelles les gouvernements ou la terrible force des circonstances arrachent les populations à leur patrie, à leurs foyers; il ne signifie pas l’abandon des saines traditions ou de vénérables coutumes, ni la séparation perpétuelle ou du moins prolongée, par la force, des ménages, de pères, de fils, de frères, do parents et d’amis, ni la dégradation des hommes réduits à l’état humiliant d’une “masse” informe”.Sur quoi, M.Sokolsky conclut: “C’est la réponse à la puissance brutale de Staline.Il peut avoir son jour.En fait des milliers de gens même dans ce pays lui vouent un culte et se réjouissent de ses moqueries contre la décence.Cependant, Staline n’ose pas donner la liberté à son peuple.11 n’ose pas leur octroyer un Bill of Bights.Il n’ose pas leur reconnaître la liberté de parole, la liberté de presse, la liberté religieuse.Car s’il permettait à la lumière du soleil d’éclairer son pays plongé dans les ténèbres, le peuple de nouveau élèverait les yeux vers le ciel pour y adorer Dieu.“C’est le sens du consistoire de Rome.Les bataillons de Dieu sont en marche pour accomplir ses oeuvres, pour détruire les puissances des ténèbres, pour libérer l’homme de l’esclavage.La guerre est engagée entre le matérialisme et la spiritualité, entre le Communisme et le Dieu universel”.On nous pardonnera la longueur des citations.Mais de telles paroles venant de la grande presse américaine et de source éloignée du catholicisme, sont la preuve la plus éloquente et la plus belle que l’Eglise et la Papauté sont aujourd’hui comme autrefois le Tout récemment, notre ambassa deur à Washington, M.L.B.Pearson, celui-là même don! il fut question pour le poste de secrétaire général de l'Organisation des Nations-Unies, l’ONU, portait la parole au Sarah Lawrence College, de Bronx-ville, dans l’Etat de New-York.A la population étudiante de celle institution et à d’autres auditeurs qui pouvaient se trouver là, Ni.Pearson a présenté connue une sorte d’étude critique de l’ONU, et il y est allé allègrement dans ses dénonciations de ce qu’il tient poui les défauts ou, si l’on préfère, les vices organiques de cet organisme international.M.Pearson a exprimé d’abord son opposition au droit de veto que Ton a conféré au Conseil de sécurité des Cinq Grands, c’est-à-dire la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Russie, la France et la Chine.Il considère que l’ONU, pour être un succès, doit être en état de faire la guerre mais simplement à titre de gendarme international, et contre tous agresseurs, non pas seulement contre quelques-uns et au gré de l'un des Cinq Grands.A son avis, les grandes puissances doivent abandonner leur droit de veto et accepter une certaine restriction à leur souveraineté.Ce qui l'a amené à parler d’un sujet qui, dans le monde diplomatique, a toujours chance d’être scabreux: le nationalisme, et il “a fait dans des termes dpnt on peut dire, pour le moins, qu’ils sont surprenants: Le nationalisme, comme Ici n’csl pas nécessairement un obstacle à l’organisation de la paix sur une base internationale.Il deviendra cependant un tel obstacle, si on le pervertit en un dogme étroit, soupçonneux, exclusif, de nature à faire du tort, jusqu'à ses propres gens, an nom de Vidéal même qu’il proclame.De ce genre, le nationalisme qui voit dans l’acquisition d'une base pour son propre pops un geste justifiable dans le sens de la défense et de la paix mais qui ne voit dans un geste tout semblable de la part d’un autre pays qu’une numi-festation d’impérialisme blâmable et agressif; de cette sorte encore le nationalisme malicieux qui compare les contributions d’alliées dans une cause commune; de ^ette même sorte, le nationalisme qui qualifie de purge l’arrestation de traîtres dans son propre pays et de persécution l'arreslaüun de traîtres dans un autre pays; de cette, sorte encore, le nationalisme qui fait la distinction entre “service d’information” et “espionnage”, selon que la même chose se pratique par un pays ou par un autre.Evidemment, ces propos de M.Pearson peuvent paraître chapeau qui convient à qui le veut coiffer.Il n’en est pas moins vrai qu’ils étaient prononcés au moment où se développait une affaire d’espionnage à laquelle le Canada, comme pays espionné, se trouvait intéressé.Les propos de M.Pearson étaient-ils inspirés, notre ambassadeur près Washington parlait-il par pro curation?Car maintenant que nos diplomates prononcent des discours en public, il ne serait pas mauvais que l’on sût exactement ce qu’ils veulent dire.Bilinguisme en U.S.A.Les Etats-Unis sont une confédération unilingue d’Etats unilingues.Le douanier des Etats-Unis n en manifeste pas moins, pour le bihn- (suite à la page deux) La confiscation des appareils de jeu L'amendement Asselin au Conseil législatif — La division des pouvoirs — M.Laferté invoque le prestige de la Chambre haute à sauvegarder Québec, 9 (De notre envoyé spé- |dra disposer d'un appareil de jeu qui « jal) — Hier matin, au Conseil lé- lui appartiendra, il devra attendre gislatif, le gouvernement a présenté un amendement important au bill 10 de M.Duplessis concernant les appareils de jeu, ou "slot-machines".Lors de la discussion sur cette mesure à la Chambre basse, M.Willie Morin, député libéral de Québec-Centre, avait proposé une modification à l'article 5, que le premier ministre avait acceptée.Après l'émission de l'ordre de confiscation de l'appareil de jeu, de ses accessoires et de son contenu, il en serait disposé selon que l'ordonnera le juge de paix.La version originale laissait la disposition de l'appareil confisqué à la discrétion du procureur général.Hier matin, au Conseil, Me Edouard Asselin, au nom du gouvernement proposait de rétablir l'article 5 dans son texte premier.C'est au procureur général et non au juge qu'il appartiendrait de disposer de l'appareil de jeu confisqué.M.Asselin apporte les raisons suivantes au rétablissement du texte original.L'article 4 décrète que si le possesseur d'un appareil de jeu saisi fait défaut de comparaître ou d'établir qu'il ne s'agit pas d'un appareil de jeu, le juge de paix ordonne la confiscation au profit de la Couronne.L'effet de cette ordonnance, explique M.Asselin, est de faire tomber, dès cet instant, l'appareil dans le domaine de l'Etat.On conçoit mal que le juge de paix puisse s'ingérer dans ce domaine pour donner des ordres à l'autorité gouvernementale sur la façon dont elle doit disposer d'un bien appartenant à la Couronne.C'est pourtant ce que l'article 5 l'oblige à faire.Cet article stipule qu'après l'émission de l'ordre de confiscation, il est disposé de l'appareil selon qu'en ordonne le juge.des ordres du juge de paix et lui en demander au besoin.La Couronne se trouverait donc assujettie au contrôle du juge de poix dans une matière purement administrative, poursuit M.Asselin.Il croit que ce serait par là violer le principe fondamental de la division des pouvoirs, judiciaire et administratif, et que cette disposition es* dangereuse et ne doit pas entrer dans nos statuts.Les inconvénients d'ordre pratique que présenterait une pareille situation sont évidents, soutient M.Asselin.Il ajoute: Tant au point de vue du bon fonctionnement de la loi nouvelle qu'au point de vue des principes essentiels, il faut laisser le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif chacun dans son domaine.Et ici, M.Asselin invoque à son appui le précédent du Nouveau-Brunswkk et du Manitoba qui ont adopté des lois semblables.Les lois de ces deux provinces concernant les appareils de jeu confient au procureur général, de qui relève l'administration de la justice, le soin de disposer des appareils de jeu confisqués.Il ne s'agit pas, précise M.Asselin, de copier des voisins, mais bien de respecter un principe fondamental de droit public et d'assurer le bon fonctionnement de cette loi.Quant aux appareils de jeu, personne ne pourra en être propriétaire; ils sont illégaux.Mais, présentement, les causes sont difficiles à faire contre ces machines.Le bill a pour objet de débarrasser la provin ce de ces instruments par une saisie opérée par la police, suivie de la confiscation au profit de la Couronne.Le propriétaire pourra établir qu'il ne s'agit pas d'un appareil de jeu au sens de la loi, ou du Code criminel.Le bill a déjà accompli son effet, et de nombreuses "slot- Ainsi, chaque fois que l'Etat vau- machines" sont disparues, précise M.Asselin.M.Jacob Nicol approuve la loi et en félicite le gouvernement.Il estime même qu'elle ne va pas assez,, foin.Les machines de jeu consti tuent un véritable fléau, elles se trouvent partout dans les restaurants et outres endroits publics où les jeunes gens gaspillent leur argent.Au surplus, ces appareils sont la propriété d'un petit nombre de person- i nés.j Après le discours de M.Nicol, M.Asselin propose l'amendement cité plus haut.M.Hector Laferté veut laisser à la Chambre basse la responsabilité de l'amendement qui confie au juge, et non au procureur général, la res-oonsabilité des machines confisquées, l'amendement de la Chambre des députés lui paraît d'ailleurs plus sage et apporte plus de sécurité.Le juge constitue une sauvegarde.De plus, il s'agit de maintenir le prestige du Conseil législatif.Il n'appartient pas à une Chambre non-élective de faire l'inverse de ce qui a été fait par la Chambre élue par le peuple.' Toutefois, M.Laferté approuve le principe du bill 10.Sir Thomas Chopois appuie l'amendement Asselin; il le croit juste.Il estime que lorsque le juge a confisqué l'appareil de jeu, sa juridiction est épuisée; il se trouve dessaisi de sa fonction celle de l'administration provinciale entre en jeu; l'appareil tombe dons le domaine de la Couronne.Il lui semble plus logique de remettre la machine entre les mains du procureur général de la province.MM.Nkhol et Laferté demandent que l'on suspende la discussion sur l'amendement Asselin jusqu'à mercredi afin de pouvoir l'étudier davantage.Finalement, on convient de reporter l'étude de l'amendement à une prochaine séance.Fana refuge ultime de la libçrté et de la grandeur do i’homme.Alexis GAGNON 9-H1-46 ['actualité Conversations ILe.flâneur qui s'en va le nez au I»/ avale consciencieusement les rds cubes d’air et de poussière lav/uc/.v l'existence lui donne loft.Il ne se limite cependant pas lcr/ exercice.Dans les rues des ]//(’.%• petites ou grandes où te ha-trd le dépose le flâneur devient à ïfois spectateur, auditeur, témoin \Lc spectacle n'y varie guère.Le Icop ne change jamais.Le passant Yéoccupé qui y jette un regard su-rrficiel en retire sans doute une |i/jre.s'A'/o/i d'ennui.L’expérience L flâneur lui fournit un autre en-îignement.Elle lui interdit les ju-rmen/s a priori.Au reste, le flavor ne juge pas.Comme un dis-Lc, il enregistre passivement et r» contente.iQu’ft s’agisse de la rue ou de ses tmblablet, le flâneur ne s’arrête |f.s aux apparences.Il connaît tout |: qu’elles recèlent de petits drôles.de tragédies domestiques, de pmedies.Son oreille exercée ne srdc pas à en relever les traces, il (s suit à la piste, comme un détec Tue, recueille des fragments, éta fit de savantes deductions.Le flâneur le sait: la surface unie li’tf aperçoit tout d’abord consii-te un trompe-l'oeil.U y voit surent le résultat d’une addition.Jjonime sur ces planches des fakirs ¦lindous où la multiplicité des pain-rs enlève à churune d’elles son kutté.Les problèmes de chaque \ullvidu deviennent les pointes de.foule et leur ensemble crée l'il-itsion.Autour dit flâneur aux aguets, les tnversations se poursuivent.Les ms se racontent leurs petites af-lire*.^occupent beaucoup de \cNes des autres.Meme s'il n’en sai- sit que des bribes, le flâneur écoule avidement.Il songe au caractère d’universalité de ce qu’il entend.Tous des Jourdain, pense-t-il.Le Bourgeois gentilhomme faisait de tu prose sans le savoir.Sans le savoir, les gens dans la rue écrivent l’histoire anecdotique de leur époque.Deux commères causent avec animation.L’une ouvre une grande bouche, l’autre, des yeux non moins grands.Le flâneur prête l’oreille.—Comme je vous le dis.Ma grand’foi du bon Dieut Ils Vont ouverte, puis refermée.Rien à faire.Toujours qu’à.Actionnée par l'air comprimé, une foreuse lance une pètarad* de tous les diables.S’agissait-il d’une boîte de conserves ou d’une femme qu’on voulait opérer?Le flâneur ne le saura jamais.Plus loin, un bambin s’immobilise devant les montres d’un bazar.Malgré les appels pressants de sa mère, l’enfant ne marche plus.U lait la grève sur le tas.En lui se déchaînent des convoitises sans nombre.—Veux pas! Toto, il veut.Encore la damnée foreuse.Tant pis.L’imagination du flâneur devra suppléer à ce qui manque.Deux hommes à la figure grave déambulent lentement.Alléché, le flâneur emboîte le pas.Au moins en celte occasion, il n’entendra pas des balivernes.Le vent s’élève, huche les phrases.—Weft/.of course.dollars.five hundred.of course.bust ness.A la recherche de discours cohérents, le flâneur tombe en arrêt devant deux ivrognes.S’attend-il dé tre bien servi?Les poivrots fort mouvoir arec peine leurs bonnes gueules trop molles.Le geste copieux comble les lacunes de ta pa- role.-—Ecoule, loué! (Hic) J’t’ai prête dix piasscs.Tu me (hic) les doué, (hic) M’ies faut.Amène (hic).—J’m’as faire eune (hic) affaire.(Ilic) Trouve-moé enne (hic) job et pis j’te (hic) Emettrai les dix (hic) piasscs.Correct?(Hic) Le flâneur peut maintenant laisser reposer son imagination.Ferrier CHARTIER 9-III-46 ____ Bloc-notes V | Jje caxnet du grincheux Les cinquante ans de journalisme de M.Orner Héroux Articles parus dans la presse quotidienne du Canada français Nous croyons qu’il sera intéressant pour nos lecteurs de prendre connaissance de ce qui a paru dans la presse quaotidicnne au Canada français à l’occasion du jubilé de journalisme de notre rédacteur en chef, M.Orner Héroux: Diplomatie parlante Depuis le temps du président Wilson et des quatorze points que celui-ci proposait pour la salvation du monde démocratique, l’on a beaucoup parlé de la suppression de la diplomatie secrète.De même que de la coupe aux lèvres, il y a loin parfois de la parole au fait.La diplomatie ne s’est pas encore révélée sans voiles.II lui arrive pourtant, et de plus en plus souvent, de se faire parlante, plus parlante qu'elle n’avait accoutumé d’etre dans les temps passés.Des ambassadeurs et des proconsuls britanniques ont par exemple, ces récentes années, en diverses circonstances, prononcé des discours et des allocutions qui eussent été, à d’autres époques, tenus pour inconcevables.Ainsi certains propos ac lord Halifax, ambassadeur de Grande-Bretagne aux Etats-Unis, pour ne mentionner que celui-là.Est-ce l'effet de l’exemple ou phé iioniènc de mimétisme?Il arrive que des diplomates de la jeune diplomatie canadienne se livrent maintenant, et de plus en plus, à la pratique de ce'genre ora-[ toire.Pour une fois, on peut dire, par un exécrable calembour, que la Francophobie est en honneur à Paris, autant qu’elle est de moins en moins populaire en Espagne.?* Certains hommes publics de Paris devraient relire la fable de La Fontaine, où le chat Raton tire les marrons du feu rouge pour le singe.Le fait que le singe fait place à Tours ne rend pas le rôle île celui qui tire les marrons, plus profitable.* ^ + On affirme que la plupart de nos ministres sont végétariens.C’est sans doute pour cela qu’ils veulent entraîner les contribuables au régime de la paille.* ?Au train où nos gouvernants distribuent si charitablement les tnil-lions aux autres, nous y serons vile rendus.?Le Canada prête des milliards à l’Angleterre.Il est vrai que celle-ci nous le rend en nous prêtant de belles intentions.?Un journal ministériel fait allusion aux marchés d’échange: uu cheval pour un lapin.Il fait sans doute allusion à ceux que notre gouvernement fait si généreusement depuis 1939.Le Grincheux W-III-W Cho&ei d’hier et d’aujourd’hui Retranche/, sur votre sensualité pour nourrir le pauvre qui a faim.TER!ULLIEN Dans le Droit, 7 mars, en premier-Ottawa: Le jubilé de journalisme de M.Orner Héroux Dans un article que le Devoir publie aujourd’hui même et que son auteur a eu l'amabilité de nous faire parvenir, M.Emile Benoist apprend à ses lecteurs que le personnel de ce journal fête dans l’intimité les cinquante ans de journalisme de M.Orner Héroux et il les invite par le fait même à s’associer de coeur et d’esprit à ce témoignage d’estime et d’amitié si bien mérité.M.Orner Héroux est rédacteur en chef du Devoir depuis le mois de janvier 1910, c’est-a-dire depuis le jour où M.Henri Bourassa fondait cet organe dans le but d’exposer et de défendre les principes nationalistes.M.Héroux avait débuté quatorze ans plus tôt dans la carrière du journalisme.Au sortir du peut séminaire des Trois-Rivières, il entrait au Trifluvien en qualité de rédacteur, puis il fit partie de la redaction du Monde catholique, de la Patrie, du Journal, de la Vérité, du Pionnier, et de VAction sociale.C’est donc au début de 1910 qu’il fut appelé par M.Henri Bourassa pour entrer au Devoir, dont il de vait préparer la venue et où il devait former avec Henri Bourassa lui-même Georges Pelletier actuellement directeur du Devoir, Ohvur Asselin, Jules Fournier et quelques r.litres, la plus brillante équipe de journalistes canadiens qui ait j •-mais présidé aux destinées d un journal.,, .M.Emile Benoist écrit: Des le premier numéro, à ia date du 10 janvier 1910, un lundi, la signature d'Omer Héroux apparaissait a la page éditoriale du Devoir, au bas d’un article qui portait sur le sujet des droits du français.El.depuis, chaque jour, ou presque, la même signature tst apparue,*à ta même page.” , ., Cette question des droits du français allait cire le thème préfère d: M.Héroux, comme un leitmotiv qui inspirerait ses plus belles campagnes auprès de l’opinion publique: “Est-il.nécessaire, dit encore M.Benoist, de rappeler ses luttes pour les écoles d’Ontario, pour les écoles du Nouveau-Brunswick et du Manitoba; sa propagande intense et tenace pour l’établissement d’un lien de solidarité française par toute l’Amérique du Nord, en nouant des relations suivies entre te pays de Québec et les groupes français dispersés dàns tes autres provinces canadiennes et aux Etats-Unis?li fut l’un de ceux qui travaillèrent le mieux à renouer des liens entre Acadiens d'Acadie et Acadiens de la Louisiane.” Au cours de sa longue et brillante carrière de journaliste, M.Héroux s’est intéressé attentivement à la survivance de tous les groupes de langue française.Il a lutté avec eux pour la conservation des caractéristiques religieuses et nationales propres à notre élément, convaincu que l’attachement à la foi catholique, à la langue et à la culture françaises étaient et devaient demeurer les sources de notre vie et de notre force, Il a toujours voulu et demandé qui les minorités françaises vivent librement dans un Canada libre.Nous d’Ontario avons appris a connaître l’étendue de la sollicitude de M.Héroux pour nos causes religieuses, scolaires et nationales.Figure habituelle des congrès de l'Association d’Flducation et de toutes nos grandes manifestations collectives, M.Héroux s’est penché avec sympathie sur nos problèmes et les a étudies; il s’est fait le défenseur co-Ontariens un cuuranl de sympathie qui ne s’est jamais démenti.Maints articles que M.Héroux a consacrés à la défense des minorités, qu’il s’agisse de plaidoyers ou de réminiscences, sont des chefs-d’oeuvre de style, de logique et de sensibililé.Nest-cc pas Olivar Asselin lui-même qui a dit des articles de M.Héroux qu’ils étaient, au Ca- j nada, “la gloire de la langue et du 1 bon sens français”?L’Université Laval et fUniversitè d’Otlawa onUreconnu te talent, la pondération et la ténacité avec les-} quels M.Héroux a servi la cause ’ française en lui décernant, la première un doctorat ès lettres, ta deuxième un doctorat en droit.Mais la plus belle récompense, aux yeux du jubilaire, n’est-elle pas d’avoir réussi à émouvoir l’opinion publique, de constater que ses efforts n’ont pas été vains, que ses appels à la solidarité nationale ont été entendus et ont porté des fruits abondants?En ce jour de fête, nous sommes heureux de nous associer à la famille du Devoir pour présenter à M.Héroux nos félicitations, nos hommages et nos voeux.Puisse ce vaillant journaliste demeurer longtemps encore sur la brèche! Charles GALTIER * * * Dans la Pairie, 7 mars, en page éditoriale: Cinquonte ans journaliste M.Orner Héroux Le cinquantenaire de journalisme de M.Orner Héroux vaut au- de nos causes et en a démontré la j jourd'hui au rédacteur en chef du justice.Il a déploré nos défaites et Devoir des congratulations auxquel-s'est réjoui de nos victoires.11 a I établi entre ses lecteurs et les Fran- (suile à la page deux) M.PIERRE VICEANT A OTTAWA La session parlementaire fédérale commence jeudi.Il s y débattra des affaires de première importance en ce qui concerne Je pre.s*nt l'avenir du Canada.Comme par les onnees dermeres le Dev0,r *®ra représenté au Parlement d'Ottawa par M.Pierre Vigeant, dont nos lecteurs ont déjà été à même d'apprécier la compétence._____________ _ LUNDI • Les petits problèmes de la redistribution — La province o grandi de 1867 à 1941 — Le comté municipal et la représentation fcderale — Les noms composés — Pourquoi pas tailler dons le neuf ?— par Pierre Vigeant A LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 9 MARS 1946 VOLUME XXXVII - No 5?ysm Bloc-notes (suite de la première page) tmisine et le polyllngulsme, plus d’aptitudes que son congénère, le douanier canadien, fonctionnaire d’un pays où deux langues sont officielles, le français et l’anglais.Un Canadien établi à Chicago, nous transmet quelques formules de la douane des Etats-Unis, parfaitement libellées en deux langues, l’anglais et le français.L’une, qui est la formule portant le No matricule: 16-8338, se lit ainsi: INTERNATIONAL PARCEL POST Colis postal International Instructions given bu sender tJispositions de l'expéditeur If undeliverable as ndressed: Au cas de non-livraison: a) Deliver to.(Le colis doit être livré à.) b) Abandon (Abandon du colis) c) Return to sender.Return charges guaranteed.Le colis doit être renvoyé à l’expéditeur qui s’engage à payer les frais de retour.(Sender’s signature de l’expéditeur) L’autre formule, qui ne porte pas de numéro matricule mais qui s’intitule: Customs Declaration, contient toute la partie bilingue suivante : Instructions given by sender Dispositions de l’expéditeur If undeliverable as addressed: Au cas de non-livraison, le colis doit être: a) Deliver to.Livré à M.b) Abandon Abandonne c) Return to sender.Return charges.Renvoyé à l’expéditeur, qui s’engage à payer guaranteed les frais de retour (Signature of sender — Signature de l’expéditeur) (Address of scn’dw — Adresse île l'expéditeur) (Name of addressee — Nom du destinataire) (Street and number numéro Rue et Avis de décès LANDRY-CARON.— A Montréal, le 7 mars 1946, est décédée Amélia Caron, épouse de feu J.-A.Landry, ancien évaluateur de la ville de Montréal.Les funérailles auront lieu lundi, le 11 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son gendre, M.Lcjf Holtved, no 3515 avenue Van Horne, appt.5, à 8 h.15, pour se rendre à l’église St-Pascal Baylon, où le service sera célébré à 8 h.30, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sonl priés d]y assister sans autre invitation.Remerciements GOYETTE.— La famille Lucien Goyette remercie sincèrement les personnes et les associations qui ont bien voulu lui témoigner des marques de sympathie à l’occasion de la mort de M.Joseph Gadoua, cx-chef électricien de la Cité de Lachine, le père de Madame Goyette.GERVA1S.— Les familles Ger-vais et Marleau remercient sincèrement les personnes qui ont bien voulu leur témoigner des marques de sympathie à l’occasion du décès de Madame Vve Achille Gervais, née Marleau (Marie-Caroline), par offrandes de messes, fleurs, télégrammes, bouquets spirituels, sympathies, visites où assistance aux funérailles.Nécrologie BUREAU — A Montréal, le 7, & 71 ans.Mine veuve Jean-Baptiste Bureau, née Marie-Louise Lecavaller.746 Irène.COMTOIS — A Dorval, le 8, à 74 ans, Mme Raoul Comtois, née Dalvlna Sylvestre.ÛAOUST — A l'Ile Perrot-Nord, le 8.h 82 ans, Evariste Daoust, époux en 1res no-cee de feu Ecftvige Legault; en 2es, de Ca-llxte Daoust.DEGUIRE — A Montréal, le 7, Eugénie Légaré.épouse de feu Joseph Degulre.GRATTON — A Montréal, le 7, à 71 ans, Mme veuve Arthur Gratton .née Marie Hébert.4700 Bordeaux.LAGARDE — A Montréal, le 7.à 78 ans.Robertlne, fille de feu Théophile hagarde.LAMARCHE — A Lachine.le 7.à 17 ans.Simonne, fille de René Lamarche et de Thérèse Mercier, 379, 10e avenue.LANDRY — A Montréal, le 7, Amelia Caron, épouse de feu J.A.Landry, 3515 van Horne, apt.5.LAPALME — A St-Baslle le Grand, le 7, A 77 ans.Louis Lapalme, époux de Corinne Boudreault.LAROCHE — A Montréal, le 8.à 63 ans, Antoine Laroche, époux de feu.Arthémlse Leblanc.LAROSE — A Montréal, le 7, à 61 ans.Adélard Larose, époux en 1res noces de feu Berthe Ollgny; en 2es, de Florida Cha- j bot, 5407 Brodeur, MANCUSO — A Lachine, le 8 ,à 70 ans.Anna Oravlno, épouse de Salvator Man-cuso .295, 8e avenue.MAYRAND — A Montréal, le 6, à 66 ens, Donat Mayrand, époux de feu Célestlne Dellsle, 1574 Dorchester est.PELLETIER — A Montréal, lé 7.à 67 ans, Mme veuve Joseph Pelletier, née Valeria Beaudoin, 1455 Aylwln.PICARD — A Montréal, le 7, a 56 ans, Mme Ruth Picard, née Bowen, 2454 Cour-sol.SCRA1RE — A l'Ile Perrot, le 8.à 38 ans, Mme veuve Joseph Scralre ,née Léa Dumoulin.TESSIER dit LAVIGNE — A Outremont, le 7.Mme veuve Edmond Tessier dit La-vtgne.née Corinne Provencher.THERRIEN — A Montréal, le 7, à 42 ans, Edouard.Therrlen, époux de Marie-Ange Grenier.(City, Province, State, etc.— Ville, Province, Département, etc) (Country — Pays) ¦ .Les formules bilingues de la Signature {juuanc jes Etats-Unis, pays unilingue, pourraient certes servir d’exemple pour la douane du Canada, pays bilingue, mais où l’administration fédérale ne pratique guère que l’unilinguisnie.tmile BENOIST 9-I1I-46 Les cinquante ans de journalisme de M.Orner Héroux (suite de la premifirr.page) les nous joignons sincèrement les nôtres.Cet anniversaire fait de M.Héroux l’un des doyens du journalisme canadien-français, auréole qu’il porte allègrement, car l’accumulation des années et l’assiduité à la tâche quotidienne n’ont pas marqué sensiblement ce robuste travailleur.C’est aux Trois-Rivières, où il avait fait ses études, que M.Héroux débuta dans le journalisme, mais c’est à Montréal que s’est déroulée sa carrière et son nom demeurera toujours attaché au journal dont il connut les débuts.Cette carrière fut celle d’un écrivain consciencieux, voué avec ferveur à l’avancement de ses compatriotes et à la défense des intérêts canadiens.Les journalistes seuls peuvent savoir la somme de travail et d’efforts persévérants qu'évoçiue une carrière de cinquante années consacrée au journalisme quotidien; aussi sont-ils unanimes aujourd’hui à marquer cet anniversaire qui n’est pas commun parmi eux.Nous prions M.Héroux d’agréer ici l’expression de notre estime confraternelle, de nos félicitations sincères et de nos souhaits les meilleurs.Ad multos et faustissimos annos! Dans une autre page, la Patrie publie, une photographie de M.Héroux, avec le texte suivant en bas de vignette: Le rédacteur en chef du Devoir, dont on célèbre le cinquantenaire de.journalisme, et qui fut autrefois l’un des collaborateurs de la Patrie.En regardant ce portrait qui date de plusieurs années, si on le compare à celui de cet estimable confrère tel que nous le voyons aujourd’hui, on est tenté de rappeler la remarque que faisait de lui-même Charles Gounod, septuagénaire: “L’appartement a vieilli, mais le locataire est toujours jeune".Ad multos annos! Dans la Presse.7 mars, sous la rubrique Au Jour le Jour: M.Orner Héroux célèbre aujour-d’hui ses cinquante ans de journalisme.C’est en effet au mois de mars 1896 qu’il faisait ses débuts dans un hertdomadaire des Trois-Rivières et y écrivait son premier article.II collabora par la suite à plusieurs revues et journaux et ses écrits furent toujours remarqués.En 1916.il se fixa définitivement à Montréal.Il est aujourd’hui un des doyens de la profession dans laquelle il s’est acquis une grande réputation.11 jouit de l’estime et de la considération de tous ses confrères, même de ceux qui diffèrent d’opinion avec lui, car il sait toujours faire valoir son point de vue avec courtoisie et éviter les traits qui pourraient blesser.Au cours de sa longue carrière, il a abordé de nombreux sujets touchant à notre vie religieuse, politique et sociale.Nous prions M.Héroux d'agréer nos voeux les plus sincères en cet anniversaire.Ÿ * * Les souvenirs d’anciens confrères et de vieilles polémiques locales s’accumulent chez lui, l’étendue de son information dans les domaines où toute une classe de Canadiens français s’attarde volontiers, atteint des proportions considérables.M.Robert Rumilly, qui a réussi à faire des livres captivants avec des découpures de journaux, pouvait difficilement ignortr dans ses savoureuses histoires l’apport d’Omer Héroux au tout début de la carrière du sympathique rédacteur eu chef du Devoir.M.Rumilly note quelque part dans son Histoire de lu Province de Québec qu'Omer Héroux écrivit une fois ceci: "Le Français a toujours eu, du reste, une préférence pour les gestes rapides et directs, fussent-ils un peu en marge du code et du protocole”.Cela, c’était pour justifier feu OJivar Asselin et la thèse des "violences nécessaires”.Les temps ont passé.M.Héroux n’a plus à adapter aujourd’hui, au Canada français, cette sorte de thèse que nous rappelons ici uniquement pour démontrer que la combativité a sa large part dans le façonnement de la carrière la plus intéressante qui soit au Canada français: celle du journalisme.Ses confrères envient aujourd’hui à M.Héroux ses longs états de services, son intelligibilité, sa science des documents et des archives.Un rayonnement certain et profond attend M.Héroux le jour où il entreprendra de raconter à ses lecteurs fidèles et à un public plus étendu le notre ville et de notre province l’impressionnant bagage de ses souve-nirs.Dans l'Action Catholique, 7 mars, en page d’information: La Fédération M.Orner Héroux, journaliste depuis 50 ans M.Orner Héroux, docteur ès lettres.rédacteur en chef du Devoir, célèbre le jubilé d’or de «a carrière journalistique, qui a débuté en mars 1896.à un hebdomadaire des Trois-Rivières, aujourd'hui disparu, Le Trifluvien.M.Héroux est entré à la rédaction du Devoir dès les premières éditions fondatrices, en 1910.Ses premiers écrits éditoriaux exprimaient déjà ce qui devait faire l’objet principal de ses inquiétudes et de son dévouement.En effet, le premier article qu’il signe est inspiré par un sentiment national bien vivant et très alerte: il fait des revendications pour les droits de la langue française.La cause qu’il défendra avec le plus d’acharnement, cependant, sera celle du catholicisme canadien-français.M.Héroux, après avoir passé au Trifluvien, collabora à une revue mensuelle.Le Mouvement catholique, où il a rendu des services très signalés à l’Eglise.Il fut l’initiateur de la publication des pages en langue anglaise dans le Nationaliste et dont le souffle de canadianisme éclairé et pondéré devait avoir beaucoup de pénétration dans les milieux anglo-canadiens.On sait également que M.Héroux collabora à la rédaction de notre journal, et sa période de labeur à l'Action Catholique ne fut pas des moins fécondes, M.Louis Dupire a déjà rendu ce témoignage à M.Héroux, lors de la remise de son doctorat ès lettres en 1937: “H est à lui seul une école de journalisme complète, qui ne néglige pas plus la formation morale que l'intellectuelle.Et ce qui rend si aimable et si efficace son enseignement, c’est que le maître ne s’est jamais douté qu’il enseignait.” La modestie a toujours été reconnue comme la meilleure mesure de la science et de la vertu.Le témoignage de M.Dupire révèle donc le secret de la grandeur réelle de l'homme et du journaliste en M.Orner Héroux, jubilaire aux armes du journalisme canadien-français.Ÿ * * Dans le Soleil, 7 mars, en page éditoriale: M.Orner Héroux Principales souscriptions Bank of Montreal.$2,2ÜU; The Robert Simpson, of Montreal, Lted, 12,001); Cie France Film, $1,000; Canadian Industrial Alcohol Co., Ltd, $750; Henry Birks tk Sans.^ Ltd, $600; Dominion Steel & Coal Corp., Ltd, $600; Shell Oil Co.of Canada, $520; ont donné $500.: Acme Glove 'Yorks Ltd, Canada Packers, Ltd,, Dominion tiridge Co., Ltd., Dominion Stores, Ltd., Engineering Products of Can.Ltd., International Paints (Canada), Ltd., Canadian Import Co., $4(IU; Standard Brands, Ltd, $350; Gabriel Drouin.$300; Sceurs de la Charité de l’Hôpital Général de Montréal, $300; Dominion Engineering Works, Limited, $250; A.Stewart McNichols, $250; t hrift Stores, Ltd., & Slop & Shop.$250.Ont donné $200.: Canada & Dominion Sugar Co., Ltd., C.Desjardins & Cie.Ltée, Habitant Slippers Co., B.Houde & Grothé, Ltée, Paul La Roque, Hon.J.-E.Perrault, et M.et Mme A.Samoisette, — Cie Chimique Franco-Américaine Ltée, $175; Blue Bird Club Inc., $150, Canadian Fairbanks Morse Co., Ltd $150; M.l’abbé J.-E.Charhonneau curé, $150; Mlle Thérèse Gravel, $150; Ukrainian Cath.Youth, $125; The Canadian Arena Co., $135; W.Chouinard Enrg., $125; Mine Paul La Roque, $125; Canadian General Electric Co.(les employés), $101.25.Souscriptions de $100 Pierre Beauchemin, Mme Marcel Beullac, Boudrias Frères, Limitée, Edouard Brulotte, Caisse Populaire St-Arsène, Camirand Compagnie, Liée, A.-L.Caron, Central Bottle Exchange, Charhonneau Ltée, Chevaliers de Colomb (Assemblée Dollard), Chez Pauline Lingerie Enrg., A.-Michel Chouinard, Ltée, J.-Hec-tor Chouinard, Raymond Dupuis, Francis Fauteux, Fry-Cadbury, Ltd, Kik Reg’d, La Patrie, Lamarre Frères, R.P.I.Lavallée, C.S.V,, Cie Légaré, Ltée, Lone Rock Investment Co., Roger Maillet, Montreal Cottons, Ltd, .I.-René Ouimet, Pêcheurs Unis de Québec, Thomas Robertson & Co., Ltd, Edouard Roy, Euclide Théoret, Roland Thé-rien, C.-X.Tranchemontagne & Cie, Zellars Limited.Le corporatisme La prochaine réunion régulière des officiers de l’Union corporative aura lieu dimanche après-midi à l'endroit habituel."On comprend mal, declare M.Wlibrod Huard, que certaines organisations ouvrières dénoncent le corporatisme.Ne prétendent-elles pas, en effet, désirer ardemment le bien des ouvriers?Et le meilleur moyen d’assurer ce bien aux ouvriers n’cst-i| pas de leur confier à eux-mêmes le soin de faire leurs règlements professionnels en matière de salaires cl de conditions de travail, comme le veut le corporatisme?Nous voulons croire, a poursuivi M.Huard, que ces organisations sont sincères et qu’en conséquence elles n’hésiteront point à reconnaître leur erreur et à travailler avec nous à l’établissement du régime corporatif, du régime le plus favorable aux travailleurs”.Il a terminé ses remarques en invitant les ouvriers à faire pression auprès de leurs corn1 pagnons pour que leurs organisations s’affilient à l’Union corporative.(Communiqué) Livres illustrés sur les arts en Nouvelle-France tES MEDECINS HE-COMMANDENT NOS ¦MIDIS HIRniMMS IJk ApUuJde JcJo' PHARMACIE MONTREAL Charles Duquette, propriétaire le plus srmudu oharmmclu dm dit mil mu tnmudm.Portes U bande qui convient à votre malaise.Nous avons un assortiment complet de bandes herniaires, bandes médicales, bas élastiques, supports, vestes en chamois ou en flanelle rouqe pour ceux qui souiirent de bronchite.Essayage à domicile ou dans nos salons privés sans irais addiUonneli.Experts et expertes à votre service ajustant selon l'ordonnance de votre médecin.lOVn ET MIT “L’Oiseau de Feu” au Ballet Théâtre Tel.> CRescent 5700 MAGNUS POIRIER Entrepreneur Pompes Funèbres Expert Embaumeur 6603 rue ST-LAURENT Dans le Canada, 8 mars, en page éditoriale: Un demi-siècle de journalisme avec M.Orner Héroux Exercer le journalisme cinquante ans de temps dans la province de Québec a de quoi blaser l’intellectuel le mieux trempé, mais, dans le cas de M.Orner Héroux, un prodige s’est opéré qui confère à ses articles d’aujourd’hui la sérénité la plus admirable., • Il y a eu des cas notoires d’acrimonie, de hargne persistante et de mauvaise foi dans la presse nationaliste, chez nous.On en trouve encore, mais jamais la plume pourtant très pointue de M.Héroux n’a écrit de cette encre trop noire.M.Héroux est devenu pour tous les journalistes oanadiens-français une sorte de patriarche tout empreint d’amabilité.Il n’est pas nécessaire de partager toutes les opinions de «on journal pour saluer avec respect et amitié M.Orner Héroux, que «es collaborateurs et ses amis fêtent aujourd’hui à l’occasion de ses 50 ans à des causes qui lui étaient chères et sur la plupart desquelles il ne peut y avoir qu’unanimité en principe.C’est surtout sur les moyens de faire triompher ces c,anses qu’il y a parfois désaccord entre M.Héroux et ses confrères.Ceux-ci ne l’en considèrent pas moins comme un grand journaliste, qui fait honneur à la profession.Tous lui souhaiteront encore plusieurs années de fécond labepr, voeu qui ne va pas -sans celui d’une ’excellente -santé et d’une grande vigueur physique.CALENDRIER 3e mol* MARS 31 jours Demein: DIMANCHE 10 MARS 1946 T CAREME.Lts 10 martyr» de Sébasle.Lever du soleil.6 h.23.Coucher du soleil, 5 h.59.Lever de la lune.10 h.34.Coucher de la lune, 1 h.25.Nouvelle Lune.le 3, A 1 h.01 m.du soir.Premier Quartier, le 10, à 7 h.03 m.du m.Pleine Lune, le 17, A 2 h.11 ni.du soir.Dernier Quartier, le 25.à 5 h.J7 m.du soir.ARTHUR LANDRY ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D'AMBULANCE G.GODIN, prop., conseiller municipal.Salooe : Bureau t SIS, RACHEL EST SIS.RACHEL EST FAUrirk 3571 Derniers devoirs .— Laissez-nous vous assister dan* vos dernier* devoire, envers ceux qui partent.Nos conseils sont basés sur l'ex-'érlence.SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDEE EN 1890 LIMITEE G.Vandelac Jr.— Alex.Gour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL — BEIair 1717 MARS 1946 |Dlm.Lun Mar.Mer.Jru.Ven.Sam.! *, 8 POtn © PL 17 C DQH 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 Ce lournel est imprimé au no 430 rue Notre-Dame est.A Montréal, jar l'Imprimerie populaire (A responsabilité limitée» éditrice-propria taire — Gcorees Pelletier dlrecteur-Kérant La Canadian Press est seule autorisée A faire emploi pour réimpression, de toutes les dépêches attribuées a la Canadian Press.A l'Assoc'.ated Press ou A l'agence Reuter ainsi aue de toutes !es Informations locales oue le ''Devoir'' nubile Tous droit* de reproduction des déoéch-s particulières du '‘Devolr•• sont également réser- Au(prisé comme envol postal de deuxième classe.Ministère des Postes.Ottawa La partition de “L’Oiseau de Feu”, une des pins retentissantes d’Igor Stravinsky, fut conçue pour les ballets de Diaghileff et créée à Paris en 1910.Elle devint si populaire que l’auteur dut en tirer une suite pour orchestre.Mais la partition, qui exigeait trois harpes, un piano et plus d’une centaine d’instrumentistes, était d’une ampleur telle que les sociétés de concerts n’osaient aborder cette oeuvre pourtant réclamée ,par leurs habitués.Stravinsky accepta alors de réduire la partition originale.Emile Vuillermoz admirait la magnifique synthèse que Stravinsky a faite de "L’Oiseau de Feti”.H est très peu de musiciens, dit-il.qui eussent été en mesure de procédcr-avec plus de tact, de lucidité et de maîtrise à un tel “resserrement musical”.Le thème du ballet est typiquement russe.C’est le récit d’Ivan le chasseur, qui capture un oiseau de feu.Ses supplications le touchent au point 1 comptoir: 0.15; par la poste: 0.18.Service de Librairie du Devoir.MEUBLES EXCLUSIFS fait* tur commandes REMBOURRAGE - TENTURES DECORATION INTERIEURE MARCEL G.COUTLÉE EBENISTE - DECORATEUR Diplômé de l'Ecole du Meuble 5126 avenue Papineau - CH.1863 Le budget- de la marine américaine Washington, 9 (A.P.) — Le président Truman a envoyé hier au Congrès un budget comportant des crédits de $3,725,000,000 pour la marine de guerre pendant le prochain exercice fiscal.Ce budget est fondé sur le maintien d’effectifs navals de 500,000 hommes, plus 100,- 000 fusiliers marins.Ces estimés comportent aussi 1 emploi par la flotte d’un montant additionnel de $500,000,000, par le transfert d’un fonds naval.Un article de ce budget comporte une autorisation de $275,000,000 pour la fabrication de nouveaux avions devant être livrés en 1948.On y prévoit aussi la constitution d’une forte réserve navqle en temps de paix; toutefois la construction de nouveaux navires et avions sera fortement diminuée.Réunions-Conférences SAMEDI.9 MARS UNIVERSITE DE MONTREAL : A 8 h., deuxième conférence de M.O.H&lecki sur l'histoire des relations polono-russes.Le public est Invité.Service d’autobus de 1» rue Belllniîham A la cour d’honneur de l'université.DIMANCHE.10 MARS SOCIETE D'ETUDE ET DE CONFERENCES : A 3 h.15 à l’hôtel Windsor, matinée littéraire.Conférencier: M.Jean-Paul Sartre.Sujet: "Les tendances de la littérature française contemporaine." Nous FABRIQUONS Nous REPARONS M • m b r • ¦ artificiel*, bande* herniaire*, corsets pour difformité, bas pour varice*, ceintures abdominale*.Ouvrage garanti par un eervlce d’expert* depuis 1856.C.MARTIN Enr.Un sauf studio.— Aucune succursale.48 EST, RUE CRAIG Mlle Corinne Martin, seule et unique prop.Dépt 34 Montréal HA.3727 votes estons se, *ob\ foie, t'o« reins en a&totM : bant é /eut» un grand ( verre de Lithiné* Omet t formule n» 33.— Voue) voilà désintoxiqué et em place pour une dure journée de labeur.R MW» toute le famille, petite e» ' ' «rands, bien portants ou maladas, as main- J Nendra en bonne santé en buvant pendant- • ¦M rape* cette eau minérale de table W •e régime agréable, alcalin*, dtgaetiv» et économique pour le budget, boite de 15 pintes (moins de 3 cents U pinte!.LE SMI.les UtWnés Croc chassant tas EXCÈS D’ACIDC, voua procurant un» •tfattan facile et un aommHi reposant.lu LitMsdaDrGrocN"3! (PRODUIT FRANÇAIS) remplacent te* eaux minérale* naturel'es françaises dans le traitement de* 'affection* arthritiques du fêla, des reine, de le vessie, de l’aetemee.de C Ni test in, et des rhamrtdue Un échantillon est envoyé gratuitement.Ecrivez A F.DUCROS.Importations françaises, 200, ru* Vallée, Montréal.DETECTIVES PRIVES INVESTIGATIONS CRIMINELLES et ’ DOMESTIQUES — PERSONNES DISPARUES RECHERCHEES — RAPPORTS CONFIDENTIEL Haney Detective Agency 28 St-Iacques ouest TéL HA.6823 ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 168 eat.STE-CATHEHINR Livraison oartout directement de notre serre-chaude H» 1788-1787 Ecoute* le feudl C.HL.P.12 h.15 12 h.30 Bientôt e.e vente chez votre fournisseur un célébré produit fronçais.L’EAU DES CARMES B O Y E R digeation.•e le* nerf*.di**ipe tou* réconforte.10 Sur du *ucre ou den» un# infusion.Toutes pharmacies.Agmnt général: J.Alfrod Ovimnt, Montréal FIXTURES flUORESCERTES MANUFACTURÉE A * NU-DAY FIXTURE*® Co.Ltd.Nos bat prix DEFIENT touts concurrance.«ircaliirts cl reitei|aemeats ssr deninde tus ebli|*tie* de vslrt put.4148 «St* rue Stc-Catherinc • ¦ • Montreal Jouissez d'une bonne santé et éprouvez la joie de vivre en nous faisant corriger les subluxations chiropratiques de votre épine dorsale.LAURENT HURTUBISE CHIROPRATICIEN Diplômé de Palmer 4553, rue Saint-Denis — Tél.: H Arbour 7524 PIERRES A BRIQUET line entreprise canadienne-liançaise D D / ksK D R - K.u.K.B.1e petit bonhomme R.B.est votre f 1 garantie d’un produit de 5 pierres noires naturelle* première qualité f 100 ESSAYEZ-LES ELLES SONT n H, pour Réellement K.pour HUN REELLEMENT 19 M.Roger Brfere - M.Jean-Paul Pageau Donnes Propriétaire.Agent distributeur. t $ SOUS LE Numt«0 ABONNEMENTS BAB LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA *6-00 (Soul Montrial at la banUaua) Etat»-Unl» at Empira britannlqua 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMAD AIM CANADA 2-00 Etota-Unla at UNION POSTALE Si» LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press", de rA.B.C." et de la 'C.D.N.À.SAMEDI, 9 MARS 1946 ' TEMPS PROBABUi NEIGE OU PLUIE les Etats-Unis ont saboté l'entente >' 211 Slljct de 12 Bulgarie, dit MOSCOU Xeprésident ne veut foire aucun ill est mort cette nuit a la residence J ° ; commentaire sur le discours de du president de I tire a I age de Décès du cardinal Glennon Les relations sont de nouveau très tendues entre les deux ! l'ancien premier ministre à Fulton Le pré- pays — Washington ne ferait aucun commentaire';si^ntlîln8t0n, 9 ^ avant le retour de M.Byrnes — Qu’arrivera-t-il en Iran ?83 ons Dublin, Eire, 9 (A.P.) Son Emi- que nt Truman a dit hier qu'il croit! nence le cardinal John Glennon, ar- “Le rétablissement d'un consulat la Russie restera parmi les Na-ichevêque de Saint-Louis, et l’ainé général de Belgique au Canada doit « * m > I ! .1 „ _ ,1 : n V allli nnt Afin c >w»r>Ar il : f T* O i n f OT* t* A t A »»-« »>1 n .J „ Nos entrevues M.Jean Querton L'arrivée de ce diplomate marque le rétablissement d'un nouveau con- j sulat général de Belgique au Canada Paris propose une conférence des vainqueurs de I’AHemagne Pour l’étude simultanée de l’administration de l’Allemagne comme un tout économique, et de la question de la Ruhr et de la Rhénanie Washington, 9 (A.P.) — Une-déjà fait parvenir ______ Washington, 9 (A.P.).— Le Se- ! presse M Trüman a déclaré que I y a à peine deux semaines à Rome, j l’intérêt que la Belgique porte au crétariat d’Etat a rendu publique ! lorsque viendra le temps il parlera ‘ est mort ici aujourd’hui, à H h.51 ! Canada et comme un témoignage hier une lettre envoyée par le mi- tions-Unics.A sa conférence de j des cardinaux qui ont été sacrés il j être interprété comme un signe de' à Borne, i l’intérêt que la Belgique porte au i nouvelle tension s’est fait jour dans les relations russo-américaines aujourd’hui.La radio de Moscou a accusé les Etats-Unis d’avoir violé l’accord triparti au sujet de la Bulgarie; Moscou accuse les Américains de vouloir saboter cet accord.Le secrétariat d’Etat n’a pas encore accusé réception de la note brève du Kremlin à ce propos.L’émission, transmise de Moscou, dit toutefois que la note a été remise à Washington.Des porte-parole officiels américains auraient même déclaré, non officiellement, que le département d’Etat avait sa réponse administratives centra Moscou.Un autre pbrte-parole cette fois du secrétariat d déclaré que Washington ne ferait | anglo-américain continuera de tra-probablement aucun commentaire j vailler en collaboration après que de la note russe tant que le secré-i la guerre sera officiellement termi-taire, M.Byrnes, ne sera de retour i née.Le président a donné aux dans la capitale américaine.M.i Journalistes l’impression qu’il vou- ._ Bvrnes passerait la fin de semaine j lait éviter de s engager au sujet de mains du Pape Fie à sa demeure de Spartanburg, en l’Angleterre et qu’il n'a aucun pro-! était en route vers Caroline du Sud.Le ton de la note russe laisse entrevoir la réponse que fera Moscou aux communications que les Etats-Unis lui ont fait parvenir concernant l’occupation de l’Iran et de la Mandchourie par les troupes communistes.Politique étrangère du gouvernement français Les raisons qui empêchent Paris de prendre parti dans les querelles qui opposent les Trois Paris, 8 (Reuter) — M.Bidault a 5.xposé récemment les objectifs im-; médiats de la France en matière de politique étrangère; c’était la première fois depuis le départ du général de Gaulle de la présidence provisoire du pays.11 a insisté sur la question de la frontière occidentale de l’Allemagne et a signalé la conclusion possible d’une alliaftce avec l’Angleterre comme pendant à l'entente franco-soviétique.Toutefois, personne depuis la libération n'a défini officiellement les objectifs permanents de la poli lique extérieure française.Nul ne sait ce que sera la force de l'Allemagne dans la prochaine décennie, ce qui complique la position de la France devant les autres grandes puissances.La France a besoin de l’appui de l’Angleterre pour maintenir son empire qui atteint l’est de l’Asie; elle a besoin des Etats-Unis, sans lesquels ses chances de tenir une place parmi les grandes puissances d’Occident seraient fur-Icment diminuées: elle a tiesoin de l’appui de la Russie, car sans l’amitié soviétique la sécurité continentale de la France serait en danger.Dans ces conditions, aucun gouvernement français ne se sentira libre de faire autrement que n’a Rapport annuel de M.Trefflé Boulanger Améliorations qui bénéficient tant aux professeurs qu'aux élèves du Sacré Collège à 68.Pa>s d’outre-mer les mieux connus ides agences i Le cardinal Glennon était l’hôte en Belgique".{les l’économie allemande qui est de M O’Kelly depuis son retour de Voila ce qu affirmait hier, au ; actuellement coupée en tronçons Rome lundi dernier: il venait de re- rour1s d line conférence de près-] par les zones d’occupation alliées, cevoir le chapeau cardinalice des j *e-, !e nouJeaIu coî\sul ,genéra! dÇ ! Washington a publié en même mains du Pape Pie XII.Le cardinal j Querton, qui est, ,emps unc lettre anterieure de M.son archidiocèse ' a Montréal depuis jeudi.Pratique- , Byrnes demandant a la France de subitement mala- i njonU M.Querton succède à M.Mau- 'reconsidérer son opposition à l’éta- j de.Au cours de son séjour à Rome, ! "*cde créée en fôîïfe^ Ibl.iSSe™e.nt d’a8ences centrales pour i ü avait du passer la grande partie ! «g,/ çuUPrrr.iv, nrpnant dniîn i St CF te COI , ._ .l’avenir sur les i quand il se sentit subitement défini pour deux questions M.Truman a dit qu’il ne voulait Jc i l’Allemagne qu’il ne savait chill dirait, avait parfaitement vait pas ce que M.Chur- de la maladie du cardinal a trans-j yj Querton a 38 ans.Ty , et que M.Churchill ; piré mardi dernier; il n’a pas quit-1 l’homme d’affaires réaliste et litement le droit de dire lié sa chambre avant la tombée de i prenant, il déclare avoir l’idé ype entre- Bidault dit que sa suggestion ire lie sa ciiauiurc nvnm ,a lumucc lit j prenam, u ueciare avoir i idée bien \ tes deux questions soient abor ce qu’il voulait dans un pays où rè- la nuit; et même là, il n’a partici- ; arrêtée de favoriser les échanges i deÇs a.une ^ffrencV^u Affair{,s .’ pe a une reception d Etat en son entre la Belgique et le Canada.i allie des ministres des Aiiair s gne la liberté de parole.- (Des fonctionnaires anglais qui j honneur que pendant 15 minutes.'étrangères a aussi été soumise à M.des Trefflé Boulanger, directeur; hi,n études à la Commission des ! 1 étaient à bord du train présiden-j Le commodore Alphonse McMa-jles états de service de M.Querton, n^tte^c ^éa laàR ré't'ahufsoment •‘f' >»" :dn“ ™ÎX ™è'MS ïtA".! ca rdinaj" au "consist'^re°ta'> dévoilé Entré dans 1, ••carrière” en 1930.j "a enles^eêntrale’s d'adminS communications, au colli- des i • • hoi-rnop Homip- • costCm ' de^noumons Ta santé du I consid en Afrique du Sud, à Cape-! merce extérieur et au contrôle de écoies catholiques de Montré.,, ! | "îfggS de M.Bidautt.réene sa- s!" ! Truman a dit que les Nations-; bonne heure hier matin et un iml- .à prpinrja.•‘Hans rettp ! à Wnihinfftnn Hii mie vient de déposer son rapport nuel.Il démontre que la dernière ' £jnjes ne tomberont pas, quelle queiletin médical rapportait des signes ?nr!Ç.e ,a e*e fructueuse pour les i’attitude que prenne la Russie j d’urémie.instituteurs et pour les élèves.j en Irsn.On a demandé au prési-! J>a nouvelle de la mort du car' Les instituteurs et institutrices ' de Belgique à Pretoria.“Dans cette ; medi dernier à Washington, dit que vile, dit-il, j’ai bien connu “notre” 1 |a France n’aurait pas d’objection compatriote, M.Henri Laureys.(à l’établissement “d’administrations — _ - ¦ .: ._____, , i “Comme tout bon diplomate, dit ! techniques allemandes” qui exécu- s il avait des projets arrêtes I dînai a ete annoncée a Mgr Geoi gej ^ Querton, non sans une pointe jeraient les directives du conseil de ., • » j- i t le cas où la Russie ne retire-1 J.Donnely, eveqiie auxiliaire, du d,jluniour -'gj ^p0l]Sp ^ prgj0rja> Ja .; auatre nuissances al- mentation de salaires tandis que les , rajt pas ses troupes du territoire ; diocese de Saint-Louis, par tele- ; fj]je a;n£e (je ni0n supérieur, le mi- j |jAes a Berlin.Mais il s’oppose tou- éleves ont bénéficié d ameliorations .jranjen.jt a répondu que cela se-j phone.Le message a ete transmis njstre (jg Belgique, Mlle Suzanne J ief0js à l’établissement “d’adminis- concernant leur formation en gene-j,^ décidé quand le problème set par Mgr John T.Cody, un membre {Moulaert.Je suis venu au Canada irations étendues ayant une autorité raL j posera._ .!de ^ c,aIdli1i1:Xld®!;!?.1.f.r ! avec .elle et notre fillette de quatre indépendante” Dans sa note à la France, M.Byr- ont obtenu leur substantielle aug- S dent pour Voici les grandes lignes du rap- nes exprime l’avis que la France »tl les Etats-Unis ont des vues qui ne: sont pas très éloignées les unes des autres sur les idées de base pour le gouvernement de l’Allemagne pendant la période d’occupation.Il dit comprendre “le désir naturel de votre gouvernement d’empêcher le retour d'une Allemagne militante et-agressive”, et le motif qui a porté la France à mettre son veto au Conseil de Berlin pour empêcher l’établissement d’agences centrales en attendant un règlement de la question de la Ruhr et de la Rhénanie.Puis le secrétaire d’Etat signale le fait que les agences centrales proposées resteraient sous la direction du Conseil de contrôle où la France est représentée; Sans de telles agences, ajoute M.Byrnes, il peut se produire une situation ôù il deviendra impossible d’administrer l’Allemagne comme un tout économique et d’effectuer la diminution du potentiel de guerre allemand que tous deux estimons essentielle.M.Byrnes affirme à M.Bidault que l’établissement de telles agences centrales ne nuirait pas à l'étude éventuelle de la frontière occidentale de l’Allemagne.M.Bidault dit dans sa réponse que la France concourt dans les vues américaines sur plusieurs points, mais qu’elle ne peut pas ignorer le fait que l’occupation de l’Allemagne se terminera éventuel-1 lenient.La France estime, dit-il, que la menace allemande existera tant qu’un gouvernement allemand, i peut-être favorisé par un relâche- • ment de la vigilance internationale comme celui qui s’est produit entre les deux guerres mondiales, aura à sa disposition les ressources industrielles nécessaires pour reconstituer sa puissance militaire.criminalité aux Etats-Unis, dans la lience des Trois à Potsdam.Une sépulture.pour prévenir la délinquence juvénile, c’est l’éducation à l’école” MM.les directeurs des écoles de Un adolescent poignarde un officier de police nir prochain n’est pas probable, mais quiconque le désire peut ve-, c nir à Washington pour voir le pré-j Montréal, lors de leur réunion an-isider,U Maison Blanche na pas 13 ans a p ______________ sergent de poli bord”.(du gouvernement Franco est une j Douglas Barnes.32 ans.5131 ave- 84 classes auxiliaires localisées | intervention dangereuse dans les{ nue Western, qui, muni d un man- • — dat d arrestation, allait 1 appréhen- der.Montreal, tors de leur reunion an-, aiucm.____ nuelle, le 1er septembre 1944, ont i d.c commentaire a faire sur les en-j oHnlesrpnt dp lancé comme mot d’ordre pourjtiques que 1 appel anglais-fiançais-; .l’année à venir; “Formation d’a-! américain pour le renversement «nai de, hiei, le sei 01- ice A l’Assemblée législative dans 59 écoles différentes ont grou-1 affaires intérieures d’Espagne.M.pé, en cette année scolaire, nos en-! Truman espère accueillir en per-fants d’un niveau mental inférieur.! sonne les délégués à la réunion^ du Ces élèves ne sont pas astreints à | Conseil de Sécurité qui doit s’ou-fait le général de Gaulle: maintenir 1 un programme rigide.On s’appli- ! vrir à New-York le 21 mars, une position d’équilibre entre les que surtout à développer le plus 1 Etats-Unis, la Russie et l’Angleterre, possible leur habileté manuelle, qui ! Ce serait demander l'impossible, i leur permettra de s’orienter vers j au moins pour le moment, que de j un métier rémunérateur, s’attendre à ce que la France pren-1 “Les élèves des 5 classes spécia-1 ne parti dans des conflits entre ! les de lie ouvertes en 1943-44, sont | l’Angleterre et la Russie, ou entre entrés au mois de les Etats-Unis et la Russie.I eu cinq classes Ces motifs de géopolitique sont i,Cs exigences, l’horaire renforcés par sa situation politi- : üères du programme que intérieure.-Le parti communis-{ ment les mêmes en te a obtenu 5,009,006 des 19,000,000 qu’en lie :on supprime de votes donnés aux élections d’oç- ! res commerciales et l’or lobre dernier.Si la France se ran-I l’étude des mathématiques et des geait carrément avec les puissances sciences.occidentales, cela pourrait être con- Sur rapport de M.Boulanger, ont décidé puis en 1943, après un séjour à l’armée du Congo belge, il a été rappelé au ministère des Affaires étrangères en exil à Londres.Liens entre nos deux pays L’aide à l’Europe S.E.le cardinal McGuigan dit qu'il faut faire davantage pour soulager l'Europe S.E.Londres, 9 (C.P.-câble) le cardinal McGuigan, archevêque de Toronto, a déclaré en arrivant à Londres aujourd’hui, que le Canada et les Etats-Unis doivent faire “Les liens sentimentaux, réels et vivants, entre la Belgique et le Canada sont indéniables, dit M.Querton.Au cours des dern'ers.__________________ cinquante ans, plus de 30,000 Be.M davantage pour aider l’Europe à ges ne sont-ils pas venus s’établir traverser la difficile période de be-Tout porte à croire que le gar-j au Canada?Leurs parents connais- sojn et pauvreté de l’après-guer-çonnet, un incorrigible qui devait sent et aiment le Canada.Au cours re> faut tout spécialement aider être traduit en Cour juvénile, s’at-1, des deux guerres, l’armée cana-j]es enfants, dit-il, car ils sont la gé-tendait à la visite de la police.Le j dienne s’est distinguée sur Jcsinération la plus menacée, sergent Barnes, attaché au poste no j champs de bataille des Flandres, j Re nouveau cardinal canadien 22, avait reçu l’ordre d’aller l’arrê-jEn 1944, nos grandes villes fia-j s’est rendu de Rome à Londres en ter à la suite d’une enquête, menée; mandes que vos soldats libérèrent ; avion, en compagnie de S.L.le car-~ ~ • chef (les accueillirent avec un enthou-j dinal Griffin, archevêque de West- sidéré en France comme un geste antisoviétique, et cela risquerai! de diviser le pays.Une autre raison de l’attitude neutre de la France entre les Trois, c’est l’épuisement du peuple français après les deux Grandes guerres.Les Français veulent la paix, et ils estiment qu’ils doivent l’avoir à tout prix.Deux langues, deux drapeaux ?par le capitaine O.Pelletier, jambe'de part en part et l’officier i les Belges ont pu apprécier les Ca-jrêt.’«nharouera nour s’est affaissé.Des passants se sont; nadien* au repos, ! Son Eminence s embarquera pour Québec, 9 (D.N.C.).— Mardi | portés à son secours, tandis que’; “Laissez-moi vous dire que tous| {for^de^^'qii/fam^S.^ïe ^ardi- iquis par la cordialité, la • , Villeneuve, archevêque de Qué- d’élablir des bibliothèques dans les matin, le comité des bills privés de dans l’intervalle 1 adolescent était, fnnent conquis par la cordialité, la j Hoj Villeneuve, archevêque de Qué noies primaires supérieures Le j l’Assemblée législative abordera j conduit à la Cour juvenile ou 1 on ; sincérité, l’amabilité et la 1,OIinc!bec reviendra aussi au Canada par Plateau Saint-Viateur et Saint- l’étude du bill modifiant la charte; décidera de son sort.i humeur des beaux gars du Cana- ’ .s’embarquera à Naples.Stanislas.! de la ville de Verdun ainsi que ce;; Le sergent Barnes a été transpor-j da”.De plus, la bibliothèque dite de, lui qui modifie la charte de la cité; té d’urgence à l’hôpital Royal Vie-, ^ l’administration a été inaugurée ; des Trois-Rivières.j toria.Malgré sa large blessure et la , Situation économique de lo Belgique vers la mi-décembre 1944.Sa col-i Mardi matin, également, le comi-; porte de beaucoup de sang son état, lection, qui était alors d’environ 2,-200 livres, a atteint aujourd’hui le chiffre de 2,800.Le nombre des clients augmente constamment.AT j atvxa »*»**«-»**» w.|v ¦ 11; VJ V v i.v • .¦ lé des bills publics prendra en con-i cst satisfaisant.J *2 «.«.mataIo C” « 1 î TT O tv f C * ]ol • — sidération les projets suivants: érigeant la municipalité de la pa-j I La Belgique, que l’on pouvait j comparer à un garde-manger vide I .i ao moment de la libération, a réa-l .__.¦ .roïsse de Sainte-Anne-des-Lacs et laj L etude du budget lundi lise, en l’espace dç dix-ln.it mo,.s j 8 au orisant l’Hydri- , un immense effort de redressement.;Pro.Jet ae 101 auiorisain inyuio Pour les ouvriers de THydro-Québcc Québec, 9 (D.N.C.).— Le Con- Quant au contrôle des absences ! municipalité scolaire de cet endroit.( —.oa! S." ,i;,.,,,e,lse UBi,tl,“:M''“‘„\,;‘,!()iié'hec et la Bcauharnois à prêter quelques modifications furent ap-!ll étudiera aussi un projet relatif a C ost lundi après-midi a 3 h.30; On dit que de tous les^pays enva-; Q'^pec.et la ueaunarnois a pnie Ottawa, 9 (C.P.).— Un comité conjoint de la Chambre des Coin mimes et du Sénat va se mettre à la tâche ce mois-ci pour choisir le motif qui ornera le drapeau canadien.Ce comité, qui s’est réuni deux fois au cours de la dernière session, aura à examiner plus de 1.500 suggestions.Il ne fait aucun doute, après les avoir regardées, que la majorité de ceux qui les ont envoyées tiennent à ce que VlJninn Jack ait une place de choix dans le drapeau canadien.Les dessins que l’on a reçus jusqu’ici viennent de toutes les parties du Canada.Il en est même un qui a été expédié de l’Afrique du Sud, un autre de l’Australie, un autre encore de la France et plusieurs des Etats-Unis.On dit ici qu'au cours de la session qui s’ouvrira la semaine prochaine.certains groupes de députés s'efforceront d'obtenir que l'Union Jack et un autre drapeau, dislinc-tement canadien celui-là, soient tous deux adoptés comme drapeaux nationaux.On dit qu’il y a deux langues officielles au pays, l’anglais ef le français, et qu’il peut bien y avoir aussi deux drapeaux officiels.neIqucs moaiucauons lurent ap- ij etumera aussi un projet icmm «.^ • : i : “ ' 1 ., „' .rrsnprtivcment à leurs emnlovés ortees au système en usage les an-(la ville de Mont-Royal et un autre que commencera au conseil munici-! h is par l’ennemi, la Belgique es *io0o0o0et$100 OOO pourcons-ées précédentes.Les expériences ayant trait à la municipalité de la( d±'^ 6 îi ff Uî ! Kre des maisons.M.Jacob Nicol por nées précédentes tentées dans l’ensemble ont donné des résultats assez satisfaisants.Le service des statistiques est en mesure de démontrer qu’il y a eu, au cours de cette année scolaire, moins d’enfants qui ont quitté définitivement l’école.Eu égard à la difficulté d’organiser un recensement annuel dans une grande ville comme Montréal et aux dépenses assez élevées qu’une telle organisation entraîne, la Commission a demandé au sur-intendant de rinstruclion publique de la dispenser de faire ce travail.Cette autorisation lui a été accordée.paroisse de ITlc Perrot.rice commençait le premier mai| ie DiUc COmnlètement.Sans char-j j .prochain, budget par lequel on esti-! I)on n,jver dernier, la population a!a engage le débat en disant qu .Ga- el les dépenses à Le prêt des Etats-Unis à l’Angleterre Deux vols à main armée wa a déjà mis une loi semblable à reçu cet ni.vcr «cs/aV.ü"a, “ ‘;"u j la disposiiton des gens qui veulent près égalés a celles de Ang et • ;se construire des maisons.Il y a ac-PanAA1’.0” ( C acJ?r .est K?iSr i ! tuellement, dit-il, six ou sept lois 'mirés midi si une discussion imnré-i aa’2®.° tonnes en février ^^“ipour favoriser la construction.Jc apres midi si une discussion imprc^ 117>000 tonnes en novembre.Et,ne protf,stc pas (,0ntre le bill, mais ¦ me le revenu ; $60,103,130.Le débat sur les prévisions bud notaires aurait été entamé dès hier; : visible n’avait pas été suscitée pari Washington, 9 (A.P.) - PendantÎJ” transport, brique et ciment pour la'i^Tj la discussion du projet de prêt a : (lils J)sé8(,ef cet item, le conseil a! construction, tout le reste a lave-.ter ce q dépossédés de la Montreal Lif/ht soient remboursés.Il faudrait, dit-il, passer au moins un amendement à la Tchécoslovaquie et peut-être à .jes conseillers Lauriault, 21 blesses dans une collision 21 personnes ont été transportées à St-I.uc tard hier soir, à la suite d’une violente collision qui sc produisit entre deux tramways du circuit Slc-Catherine, voyageant en directions opposées.Un aiguillage fautif serait la cause de l’accident à l’intersection des rues Ste-Cathe-rine et St-Denis.Les deux voitures furent fortement endommagées.Une seule des victimes dut cependant être hospitalisée.Il s'agit de M.Raymond Desjardins.25 ans, 1009 rue St-Hubert, présentement en observation dans cette institution.Il a probablement la jambe gauche fracturée, et il souffre en outre d'un violent choc nerveux.Les 20 autres victimes ont pu réintégrer leurs demeures après pan-I scmeals.rier et St-Hubert.Un bandit qui devait le suivre depuis la Banque jusqu’à l’institution a pointé dans le dos de M.Du-ranleau un revolver, le sommant de lui remettre la serviette qu’il tenait sous le bras.Cette sciviette contenait la paie des employés soit $2.860.Vers 8h.hier soir une succursale de “Paul Service Stores” sise à 6150 ouest, rue Sherbrooke, a reçu la visite des bandits.Mme Norman Norris, la gérante, se trouvait seule dans son établissement quand deux jeunes gens âgés d’environ 17 ans.dont l’un était armé d'un revolver automatique, s’approchèrent du comptoir et lui ordonnèrent de leur remettre l’argent contenu dans un petit tiroir servant de caisse.Les bandits disparurent avec ta somme de $20.Les agents du poste ae police No 23 firent enquête sur les lieux, chà-^ ^old rcs*c.' électricité, textiles,;^ sjgnaje qp’R existe déjà plusieurs i *—K-iA.w, ni nitnnni nmir ta ¦ - même nature.Pourquoi imi- _ _________ ,,, „nt iipiïi ii* pfinspii ai - —-¦.——t • — — — ., v ¦ .j w que fait le federal.l’Angleterre, hier, le sénateur Ta ft .1(jôr'un règlement concernant! nant- Bien O"6 prisonniers' M.Nicol soutient que la première a lu à ses collègues du_comité ban-:“b,issenient et la construction ! soient revenus d’Allemagne apres la.rhose à faire, pour le gouvernement, caire du Sénat une dépêche de î-on- ! ^ ‘postes d’essence, a accordé à'défaite de ce pays, le.chômage est dres disant que l’Angleterre a offert (janadum Vickers Companu />/-( chez nous quasi inexistant, à la Russie un prêt de 30.000,000 Je | njI/cdi au prjx (ie $26,821.52 le con- L>ans le domaine financier, la livres ($133.500.000) à 2 1-2 pour ; lrat pour |a fourniture et rinstalla-! monnaie a été sauvée par le blo- cent d’intérêt.M.Taft a dit qu’il ifion de deux chaudières à vapeur cage des avoirs.Sans cette mesu-{ disant que la loi entrera en ''¦Kueair comprend que l’Angleterre projette { aux aU.iiCrs de la rue de Fleurimont,, re, certes draconienne, 1 abondan-! quand les actionnaires auront ete niiccî Ha fnîro H Pc nrpfc à la GrPCC.‘ r> I o ôfô «t’-ivis de motion dont: ce de la monnaie, conjuguée à la remboursés., Kolbcr, j disette de produits, eût entraîné le M.Nicol dit aussi qu en décrétant la même catastrophe allemand en 1919.Der- on a pu commencer le _ - _______^p-âce à l’arrivée régu-iments.on chambarde le code j lière de certaines quantités de ma- procédure civile.- : tières premières et de produits M.Asselin répc au ; de consommation.Il se poursuivra ! simplement de simplifier m proce-ise ; sur le même rythme.¦ dure, il ajoute qu on procédé de la i meme façon pour le prêt agricole des buts du plan économique et qu’il n’y a pas de plaintes, est de renouveler l’équipe- Sir Thomas Chapais dit qu’il industriel du pays, détruit, ndommagé ou périmé après qua Belgique a chargé de l’étude des promemes of i»cxtensjon (j,, système de chauf-: emprunté $25,000,000 au Canada monétaires Deux vols à main année ont été enregistrés hier dans la métropole • »•-.» .c » - - - i- -, - , .i., .dont le premier a été commis dans d’intérêt, tandis qu’elle eu eniprun-,et demie lVindl ap^**I"ld,,H • .Je portique de l’hôpital SteéJcanne-i te des Etats-Unis à 1.62^pour cent.; ^ t.eres premieres et qu’on reprendra les immeubles et non les meubles du propriétaire, qui ne remplira pas ses engage-* ’ J de M.Asselin répond qu’il s agit tout _ — • ;IZCJA Vi I I 11 JI VT IIIJCIJJ v.w T O ¦ J ^ Le Conseil consultatif national, • f imjj£e jc con{ral p0lir ]a rèfcction I tre ans de guerre.La Bclgi large de l’étude des problèmes ct ^extension du système de chauf-: emprunté $25,000,000 au Ci onétaires et financiers interna-, jage du niêine chalet, au prix de - pour rééquiper son industrie.onaux,et devant qui passent les re- $8,250, plus $100 pour certains rac-quêtes pour les prêts de la Banque 4-0rdements d’appareils, en outre dc| d’exportation et d’importation, a voter un crédit de $11,240 pour éou-1 fait rapport qu’il avait accepté d’é-; vrir les dépensés incidentes sc rap- Nécessité d'exporter s'agit d’un très beau mouvement de la part de la Bcauharnois et de l’Hydro-Québec, pour aider leurs employés à se procurer un toit.Le bill subit sa deuxième lecture sur division.La dernière lecture est i remise à la prochaine séance.Pour sauver un trésor de géologie Le conseiller Farly demande à la ville de cesser le remplissage de la carrière Labelle Le conseiller Farly a donné hier au Conseil municipal un avis de motion à l’effet de prier le Comité exécutif d’étudier l’opportunité d’arrêter les travaux de remplissage de la carrière Labelle et de la convertir en un parc public et un musée de géologie.Voici le texte de cet avis de motion: ., Alien du que selon des sommités de notre monde savant de la Cité de Montréal, notre ville possède un trésor géologique unique au monde, lequel est situé dans la carrière Labelle qui sépare les quartiers Montcalm c» St-Edouard dans l’axe de la rue Bcllccbasse; Attendu que des savants professeurs comme le R.P.Léo G.Morin, C.S.C., directeur de ITnstitut de géologie de l’université de Montréal, M.T.H.Clark, professeur de paléontologie à la faculté des sciences de l’université McGill, ont recom-cnndé que la carrière Labelle soit convertie en musée naturel de géologie; ., Attendu qu’il serait preferable de doter d'un parc géologique cette partie de la ville assez dépourvue de parcs publics; , Attendu c|iic ce parc projeté deviendrait le rendez-vous nécessaire aux étudiants de nos deux uni-versités, de nos collèges et école* où l’on enseigne la géologie de Montréal, et ne manquerait pas d’être visité par tous les géologues étrangers de passage dans notre ville; Attendu qu’il serait regrettable de combler cette carrière et d enfouir sous un dépotoir un trésor géologique aussi merveilleux; Attendu que des travaux de remplissage ont déjà été commencés depuis quelques jours; Que le comité exécutif soit pne d’étudier l’opportunité de prendre des mesures immédiates: lo pour arrêter les travaux de remplissage; 2o pour considérer le projet de conversion de cette carrière en vue d’y créer un parc public et un musée géologique.Une bombe éclate au consulat espagnol Buenos-Aires, 9 (A.P.) -— Une bombe a fait explosion à la porte principale du consulat espagnol tôt aujourd’hui.Sous la violence de l’explosion la porte a été démolie et plusieurs fenêtres du consulat et des édifices environnants ont éclaté.La rue était couverte de débris de verre.Personne n’a été blessé.ri- ! ¦ tudier des projets de crédit à la portant à ces deux contrats.Russie et à neuf autres pays.Le a Belgique ne possède pas de ri-j , chesses naturelles.Sa seule riches-( A cc sujet< n nous parle des ; se consiste dans son travail.P°»r > jnjjjabvcs scientifiques prises en scien- InnHr 835 000 000- France $550,- ',cl,cs uisposmons «yam agriculture fort poussée, une bonne { ”è'|n£; a'nnéê fut créé un Fonds na- 000 0Ô0-Grèce’$25000 000; îlollan- dc rc!nlrc Plus r,8ideJc contrôle parhe de sa nourriture.Pareille si- 1ional de la rccilcrc|lc scientifique, ao*irri non non Ti\.Vussi innrmi- cxcrce sur ,es postes d essence qui Quation implique la nécessite dex-|fjnancé par le jiruplc belge, pour de, *100,000,0°0.il a aussi approu ,se multiplienl ,-oflsidcrablemcnt ; porter.Kn 1937.les importations ’ ’ ve 1 etude par la Banque de prêts,.dang k.s |iniitcs de ja vil)c 0utpe de [o|a|es d(> ,a wqgiquc s’évaluaient vocations sci dont il n a nas indique/les mon- pom-Voir à de plus grandes mesures | m dollars canadiens à $926,000,000, tants, a la Chine, a la tcnecoslo- (|c sécurité, ces nouvelles disposi- jan,fis que les exportations globales vaquie, aux Indes néerlandaises, a jj0|ls auront pour effet d’aider au la Pologne et à la Russie.D’autres | prt^,i^mc do |a circulation en fai-demandes ont été présentées à cet| sanf disparaître, dans le cas des organisme, mais il n’a pa sautori-! nouVeaux postes, les inconvénients sé les négociations dans ces autres (que suscitent nombre de postes ac-cas, vâ.i»u troc exigus.étaient dc $937,000,000.Initiotive scientifique M.Querton ne négligera pas les ^changes culturels entre nos deux soutenir les _________ ___entifiques.C’est cette initiative qui a permis les célèbres expériences du professeur Augusto Piccard, l’explorateur de la stratosphère, et celles qui sc poursuivent à l’heure actuelle, de la gazéification des charbonnages.Pierre de GRÀNDPRE Témoin de la lumière par 1# R.P.Frédéric Salntongt# SJ.La Vie de Saint Jean-Baptiste patron Canadien, fronçai» Un livre hltlorique de portée rell-qieuie et nationale.Préface de moneieur te chanoine Lionel GHCULX Volume do 377.page», orné d'une cinquantaine d'illustration».Au comptoir : $1.50 Par la poite : $1.80 SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR ' ? LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 9 MARS »¥4t> VOLUME XXXVII — No 57 Actualités artistiques L’immoficl Euripide — Un poète jeune et sensible qui nous émeut encore, un philosophe et un moraliste toujours vivant et toujours vrai san.Ces théories n’ont pas tellement vieilli qu’elles ne soient encore vraies.Son oeuvre fourmille de phrases lapidaires qui font penser aux meilleurs moralistes français.En voici quelques-unes choisies au hasard îles pages: "L’orgueil des grands ne pardonne pas aux humbles d’avoir raison”.(l'igaro n’aurait jourd’hui de parler d'JSuripi „ , , .premier père de ce mythe antique * classe moyenne le plus sur sou et le tragique grec qui a le plus j tien d’un Etat, surtout dans le pay-inspiré le tragique français, Haci-ne.Je sais que ce nom, pour beaucoup d’entre nous, n’évoque qu’un buste poussiéreux et quelque peu branlant.Hélas! notre temps fiévreux et bouleversé a bien d’autres chats à fouetter.Et pourtant, I si quelques cuistres en mal de snobisme littéraire lisaient les __________________itt .oeuvres plus de vingt fois eente- pas dit mieux), “Une femme, quels naires de ce poète, ils y verraient que soient les défauts de son mari, que l’homme n’a pas appris grand-1 (j0jt chercher à lui plaire, sans que chose depuis le siècle de Péricles et sori orgueil aille toujours lui cher-ils rougiraient de se dire moder- cher querelle”.(Quel homme ne nés en constatant que ce vieux souscrira pas à cette loi!).‘‘O re-bonre” d’Euripide avait déjà dit nommée, renommée! combien de quatre cents ans avant Jesus-Chnst.mortels qui ne sont rien, tu fais pn-lout cela qui leur parait moderne rajtre grands! Heureuse la gloire aujourd’hui., i obtenue par le mérite! Mais celle Mais non, Euripide n est pas ce t-uj esj fonijéc sur le mensonge docte et barbu maître qui ronron- n’aura jamais, à mes yeux, aucune n.e d’SJiJ*'’°IX ^e^ee; ecoutez-le plu- i vajeur; eue n’est qu’une apparen-P '-eus' pourquoi as-tu pro- „ “Lorsque des vents impétueux duit à la lumière du soleil cette' 1 - créature me que tu aurais dù les faire naî [tre; mais les hommes, en déposant dans tes temples un poids d’or, de fer ou d’airain, auraient acheté à ce prix des enfants tout engendrés, chacun suivant la valeur de leur of-(fraude; et ils auraient vécu libres chez eux, sbns femmes.(Maintenant, au contraire, pour introduire cette peste dans nos maisons, nous commençons par épuiser notre patrimoine).Ce qui prouve ibien que la femme est un grand 'fléau, c’est que son père, celui qui Va engendrée et élevée, ajoute une dot à la personne de sa fille, pour l’établir loin de lui et se débarrasser de cette charge.Quant à celui qui a reçu dans sa maison cette engeance funeste, il se complaît à orner des plus belles parures sa méprisable idole; il la couvre de ri- horume, même moins intelligent, qui commande seul”.((Kelle inscription pour le temps de J’O.N.U.!), •‘Magistrats, ils siègent le front haut au milieu des citoyens, et méprisent le peuple, tout mils qu’ils sont.Le peuple a cent fois plus de bon sens: il ne lui manque que d'oser et de vouloir”.(Beaumarchais n’a pas dit grand-chose de nouveau).“Les traditions de nos pères, celles qui de leur temps sont arrivées jusqu’à nous, ne seront ébranlées par nulle sagesse humaine.pas même par les plus fortes raisons que puissent trouver des génies transcendants”, “L’homme puissant, qui joint le pouvoir à l’éloquence, est le plus dangereux des citoyens, s’il manque de bon sens”.Nous nous arrêterons sur nit par se ruiner”.Ne croirait-on pas entendre ricaner Molière?L’excentrique Bernard Shaw n’a jamais eu d’aussi singulières idées sur la femme.Pourtant ces phrases sont prononêées par un personnage de ches vêtements, le malheureux,’et fi- cette pensée que plusieurs de nos •—” VT- —*-~!* politiciens pourraient méditer avec profit.Nous pourrions citer encore des pages et des pages.Comme l’on voit, Euripide joint à un esprit large et libéral un sens de la tradition et des valeurs éternelles qui lui ragédie, par Hippolyte qui a inspi-1 donnent une actualité qui ne mour-;é la Phèdre de Racine.J’espère ra jamais.que mon lecteur ne ressent plus de , Que dire maintenant du poète •épugmmcp vis-à-vis d’Euripide et tragique?Poète, il l’est autant que qu’il veut bien eu entendre parler.! Shakespeare, d’une poésie fine et J’ *—¦-.i., tendre, presque bysantine.L’im- mense mythologie grecque est là qui lui offre un trésor où il puise à pleines mains.Euripide est le Giraudoux du siècle do Périples.Il jongle avec les mois et crée une harmonie sans cesse renouvelée.Ci-triiïs entre mille autres, ces phrases dù choeur des Bacchantes: “Quand pourrais-je mêler mes pieds blancs aux danses des bacchantes nocturnes, abandonnant mon cou renversé à la fraîcheur humide de l’air, semblable à la hirin' qui joue avec delices dans la p rat fie- verdoyante, après avoir échappé à une poursuite funeste et franchi la barrière des filets habilement tissus.” N'est-ce pas le Shakespeare du Sonyc d'une nuit d'été qui parle dans ces lignes: “Voici ce que représente le précieux tissu.Ouranos rassemble les astres au milieu de Ja voîitc céleste.Le Soleil dirige scs coursiers vers le couchant.où apparaissent ses dernières lueurs, et Irainc à sa suite l’étoile brillante d'Hespéros.La Nuit, couverte d’un voile sombre, presse son attelage, que n'assujetit aucun joug: les étoiles font cortège à la déesse.La Pléiade s’avance à travers l’éther avec Orion ceint de son épée étincelante; au-dessus, l’Ourse enroule sa queue de lumière autour du pôle d’or.La lune, qui divise les mois, brille en son plein au haut du ciel; les Hyades, qui ne trompent jamais le nauto-nier, annoncent l’orage; et l’Auro-r.e, messaagère du jour, chasse devant elle les astres de la nuit.“Nous pourrions trouver une mul-fitude de ces brillantes descriptions dans les nombreux récits, parfois ridicules de nos jours, mais toujours enflés par cette langue colorée et doucement magicienne que le théâtre contemporain a perdue.Non, Euripide n'est pas irrémédiablement mort et son linceul n'est pas tellement épais qu’un souffle ne le réduise à néant et ne nous découvre un trésor encore inégalé de rêves, de lumière blanche et dorée où nous apparaît dans une apothéose de ressurrection le monde atiiquc et le monument harmonieux et vivant qu’il a construit et que nous regardons frémissants et un peu humiliés de la sottise de notre temps qui se veut l’âge d'or de la beauté et de l’audace.Euripide est l’inventeur de la tragédie.Eschyle l’a fondée et Sophocle l’a imposée, mais Euripide lui a donné ce mouvement et cette attitude vivante que nul n'a surpassés depuis.11 a humanise ses personnages.Il a fait descendre ses dieux parmi les hommes, il a donné à ses héros les faiblesses de l’homme.Hercule revenant d’accomplir ses sept travaux, s attendrit sur ses enfants.Ion presse sa mère qu’il allait tuer.Audroma-ue pleure sur ses enfants et Megara et Alceste crient devant la mort, non pas parce qu’elles ont peur, maïs parce que des enfants seront oéphelins.Le sensible Racine n’aura qu’à toucher de son génie ces ' DAPY /&4EFÈVRE s/AIMOS —.V , •' VOLUME XXXVII — No 57 LE DEVOIE.MONTREAL, SAMEDI 9 MARS 1946 C-*»» b i«m> i moral» ft imUgitum m f»*r* Kum»m • i» F«wll« tars «* rouiuilié* Mi*L 7 Com Mr r fruit 4* «< •» intcHMtuotW, O iRus on< buucoup quo »ar P«Mtrde« 4r MUMOir» définit.ou* I* mèntra it Rédactrice : Germaine BERNIER "4r Lee livres “Brigitte aux champs et “Brigitte sous le ciel gris Les deux derniers de la série des Brigitte" par Berthe Bernage ” l four eueiller, develuiiper et entreteniï la mystique 'uiiiiliale, le culte du foyer, tant réclamés partout en nuire siècle d’éparpillement, mieux encore que les sermons, les remontrances et les anathèmes, l’histoire de Brigitte et de la famille llauteville, pur Berthe Bernage, réussit à atteindre les esprits et leurs convie-'ions,,parce qu elle s’adresse, avec son beau talent (te jouteuse, son goût parfait et son sens aigu et profond de la poésie des choses et de la vie, à ïàme et au coeur de scs semblables, pas seulement à leur cans-¦jienec.Pour faire admettre les grands principes de ’a famille, il faut, en effet, savoir en montrer, non seulement la rigueur, les obligations et les sanctions qui s'y rattachent, mais aussi le côté humain ivec sa part de tendresse, ses joies intimes dont la douceur et la chaleur peuvent acquérir le prix de toutes les compensations.Sans doute, la plupart des personnages que nous présente Berthe Bernage ne sont pas pris n’importe où, c'est une famille modèle qu’elle nous met sous les yeux, c’est-à-dire un milieu familial bien près d’etre parfait.Ce n’est pas le modèle courant.C’est évident qu’avec des caractères d’essence supérieure, des âmes bien nées, une éducation soignée, on obtient de beaux spécimens d’humanité, de belles valeurs humaines qui représentent vraiment la civilisation dans sa plus large acception.Cependant ces personnages, tout comme ceux de moindre qualité, doivent sc débattre au milieu de problèmes personnels, familiaux et meme sociaux, avec cette différence que la situation ne les dépasse jamais, i/u'ils ne sont pas débordés par les événements, parce que, bons pilotes, ils ont su mener leur barque.Les épreuves ne leur manquent pas pour cela mais les e/irenvcs sont des épreuves, non le résultat logique et inévitable de l’incompétence, )Ic l’insouciance ou de l’inconscience.t.e sens familial, le culte du foyer, de lu joie, de l’amour dans son sens le plus large et le plus réchauffant, le culte aussi de l’intelligence et du beau, voilà ce qui déborde et coule à flots des ouvrages de Berthe Bernage.Il est vrai qu'un couple comme celui des Hauleville xe se rencontre pas à tontes les portes.Tous les parents ne savent pas, aussi bien l’un que l'autre, penser aussi richement, de façon juste et élevée, et s’exprimer si bien en toute harmonie d’esprit et de coeur.Encore une fois, c’est un modèle du genre que l’auteur nous offre, mais quel exemple! Beaucoup de ménages, de familles s’en rapprochent certainement dans quelques milieux, mais combien d’autres pourraient faire bien mieux qu'ils ne font, s’ils savaient seulement employer les dons qui dorment en eux, qui restent inutilisés et pourraient tellement rendre service, à eux-mèmes d’abord, aux enfants ensuite et même aux autres membres de la famille el aux relations.Pendant la guerre, ou plutôt l’occupation, les Haute-ville ont souffert de toutes les restrictions, de toutes les pénuries.Comme la grande majorité des gens de Erance, ils oïd eu faim sans avoir assez à manger, ils oxd eu froid sans pouvoir chauffer comme il aurait fallu; ils ont souffert de la sèparution, des inquiétudes de toutes sortes et île la grande souffrance du pays en plus, à cause de leur esprit large et de leur coeur généreux.Mais il faut voir comment, malgré la misère des temps, les Ifauteville ont tâché et réussi à sauver la vie de l’esprit, la discipline familiale el la tendresse de chacun et de tous également.Parce que la tendresse.si Ton n’y prend garde, cela se perd au cours des mauvais temps, parce mie les esprits s’embrument et les coeurs sc durcissent.Naturellement, la grande préoccupation de Brigitte-inaman, c’est l’éducation et T orientation de ses six blêmes sous formes de principes, de méthodes énoncés sèchement comme dans tant de traités sur l’éducation.Tout est plutôt suggéré dans de vivants dialogues où la réalité des choses et des gens ne disparaît pas comme par enchantement.Il y a, dans la parenté des Hauleville, une vieille tanle qui se trouve être la doyenne de toute la famille, qui est très généreuse mais qui n’admet pas les méthodes d’éducation de ses neveux et nièces et ne se gène pas pour le dire.Ainsi elle trouve à critiquer les parties de tennis que l’aînée des Hauleville, âgée de quinze ans, joue avec son frère, ses cousins et un jeune voisin connu de sa mère.— Pourquoi ces parties de tennis?demande-t-elle un jour.— Parce qu’on risque bien plus de rendre les filles romanesques en les élevant loin des garçons.Dany comme Hubert lui semblent de gentils camarades, voilà tout.— Encore une critique; vous avez tort d'en faire une artiste.— Nous n’en “faisons” pas une artiste.Elle “est” cela.Faut-il donc amoindrir sa personnalité, méconnaître sa vocation?— Vocation! Vocation! La vocation féminine est de se marier et d’avoir des enfants.Pas autant que toi, évidemment.— C’est, en effet, la vocation normale.Mais aucune forme de vie ne doit éteindre la petite étincelle que chaque enfant porte en soi et qu’il faut découvrir pour qu’une flamme jaillisse.Roseline, artiste, ne négligera pas plus sa famille que si elle n’avait jamais tenu un pinceau.Au contraire, ayant acquis sa valeur humaine, elle pourra être une épouse, une éducatrice bien supérieure.— Et les autres qu’en ferez-vous?— Nous n’en “ferons” rien, je le répète.Ils seront.Notre lâche, c'est de les aider à être.Alors nous cherchons à voir ce que chacun a de particulier, qui .pourra lui donner sa personnalité et faire sa valeur.Pas commode, vous savez, mais passionnante, cette culture des âmes.Comme on est loin, n'est-ce pas, de ces parents qui contrarient autant qu’ils le peuvent les goûts, les aptitudes, les talents et même la vocation de leurs enfants, qu elle soit religieuse ou autre.Et y a-t-il encore, à notre époque, de ces bonnes vieilles gens qui consentent à payer les frais d’un cours d’étude mais à ta condition expresse que leur protégé se fera prêtre ou religieux?H y en eut beaucoup dans le passé et les jeunes qui étaient assez éveillés et courageux pour assurer n’avoir pas cette vocation étaient souvent tou! simplement abandonnés d eux-mêmes.Comme si l’instruction n’est pas nécessaire à ceux qui restent dans le monde et qui auront parfois de si laurdes responsabilités sur les épaules, avec des moyens limités, des connaissances insuffisantes.Que de chapitres de cette suite des Brigitte, dont les deux derniers volumes viennent de paraître, seraient à citer pour leurs leçons de vie pleines de spiritualité, de poésie, de lumière et de vérité! Encore une fois, tien n’est mieux que ce genre de livres de Brigitte, pour éveiller le sens des valeurs et des douceurs familiales et le culte du foyer, parce qu elle sait en présenter très heureusement te côté humain et attachant.Germaine BERNIER 9-III-I9 (1) Brigitte aux champs: Volume de 229 pages.Brigitte sous le ciel gris: Volume de 204 pages.Au comptoir: $1.00 l’ex.Par la poste: $1.10 l’ex.La série complète comprend 7 volumes: Brigitte, jeune fille — Brigitte, maman — Brigitte et le bonheur des autres — Brigitte et le devoir joyeux — Brigitte, femme de Erance — Brigitte aux champs — Brigitte sous le ciel publie ««t tdmi* aura lieu au Cercle universitaire, mardi prochain, à 3 h.13.Concours de charité lie concours de charité et la partie de cartes annuelle organisés par !es Enfants de Marie de la malson-mère de la Congrégation de Notre-Dame sont fixés au mardi.26 mars.__ i Renseignements : CL 2217 ou AM.3103.L'Aide aux Sourds-Muets Jeudi, le 21 mare prochain, i 2 h., les dames patronnesses des Sourds-Muets donneront une partie de cartes à l’Institution des Sourds-Muets.7400.boul.St-Laurent, au profit des Jeunes sourds-muets pauvres.Le» billets sont en vente chez Mme Z,-H.Lesage, présidente, 860 boul.Qouln ouest, DUpont 0710.Cercle Sainte-Marie Jeudi le 14 mars, à 8 h 15 du soir, aura Heu la réunion du Cercle Sainte-Marie, sous la présidence du R P.A.Dubois.S.J., dans les salons de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste.Chaleureuse invitation à tous les membres.Chez les Aides-maternelles La réunion mensuelle des membres de l’Association des Aldes-matemelles aura lieu mercredi le 13 mars, à 8 h., dans les salons de la Fédération nationale Salnt-eJan-Batplste.sous la présidence du R.P O.Bédard, P B.Les membres sont cordialement Invités à venir entendre une causerie Importante ! sur différents problèmes de leur situation * sociale.Villa Notre-Dame du Rosaire Voici la liste des prochaines retraites fermées prêchées par le R.P.Méthot.O P., à la Villa Notre-Dame du Rosaire.12435 rue Sainte-Croix.Carttervllle, BY.2883.Mars: 12-15.retraite pour dames.Inscriptions closes: 21-24, retraite de Vie Intérieure.sujet: Le Christ et nos croix.Inscriptions closes: 29-31, employées de bureau.Inscriptions closes; avril: 5-7, employées de bureau.Inscriptions closes: 9-11, leunes filles: 12-14.Jeunes filles.Inscriptions closes: 15-18.retraite de Vie Intérieure.sujet: Le mystère du Christ.Les retraites de Vie Intérieure s’adressent tout autant aux demoiselles qu’aux dames.Ecole Jeanne-Mance L* partie de cartes annuelle de l’Amicale Notre-Dame de Bonsecours, Ecolo Jeanne-Mance, se tiendra dans la salle de l’école.Jeudi.14 mars, à 8 h.30 du soir.Toutes les anciennes sont cordialement Invitées avec leurs amis Retraites chez les SS.Missionnaires A la Maison Notre-Dame-du-Salnt-Esprlt.des retraites fermées auront lieu aux dates suivantes: 28 au 31 mars, leunes filles, par le R.P.Ed.-M.Haguette, ms.c.; 1er au 4 avril, dames, par un Père Jésuite; 8 au 11 avril.Jeunes filles, par un Père Jésuite: 18 au 19 mal, retraite de préparation au mariage.Prière de s’inscrire à l’avance chez les SS Miss, de l’Imm.-Conception, 314.Chemin Ste-Catherlne.Outremont, CA.3592.Récollection La récollection mensuelle des anciennes retraitantes, dames et demoiselles, aura Heu dimanche le 10 mars, de 9 h.é 11 h.15.Le R.p Gérard Hébert.S.J, donnera la conférence.Toutes les anciennes retraitantes et leurs amies sont cordialement Invitées Partie de cartes annuelle Lundi prochain, le 11 mars, dans la salle des oeuvres des Franciscaines mlsslonnal-r,08 .M0’1'16, 120 rue Laurier est, aura Heu a 2 h.15, la partie de cartes men-f.V» , Cercle Missionnaire Liturgique Marie Reine des Mlssrns”.Les recettes de /eunons.de charité sont consacrées é 1 entretien des chapelles des missions lointaines.Les dames et les demoiselles abonnées.les amies des missions sont cordialement Invitées.Au Couvent d'Hochelogo Au Couvent d’Hochelaga, soils la présidence d honneur de madame H.Baril, présidente du Cercle de N -D.de Bon-Secours, il y aura une partie de cartes, mercredi If î?*™; à, 2 J1* 30’ au Droflt s par les Alliés et le départ de Riza shah.Il devint président du Conseil en août 1942, alors que la Russie étâit au plus bas (la Wehrmacht était ‘itr l’Elbrouz et aux portes de Stalingrad): MM.les députés ne se souciaient plus d’avoir Soheily; iis préféraient quelqu’un de bien vu en Angleterre et qui fût tout juste acceptable pour les Soviets.Aujourd’hui, c’est l’inverse qui se produit: on cherche un président capatile de se faire entendre à Moscou, sans encourir la disgrâce britannique.Ahmed Ghavani est l’homme idéal pour cette évolution.Le premier acte du nouveau chef du gouvernement fut de demander le concours d’Ali Soheily.11 n’y a que le premier pas qui coûte.Selon la bonne tradition orientale, les Persans vont marchander et négocier avec une grande ténacité.Il y aura même, sans doute, une ou plusieurs ruptures provisoires.En fin de compte, Téhéran reconnaîtra le fait accompli à Tabriz: Ghavani accordera les concessions pétrolifères que Haki-mi avait refusées il y a un an, au commissaire soviétique Khavtarad-zé.Sur quoi les Russes, bons princes, finiront par évacuer le nord, de l’Iran, qu’ils devraient en tout état de cause quitter le 2 mars prochain.Ils auront, cependant, évincé les Britanniques et pourront passer au prochain numéro du programme.Le tour de la Turquie sera venu.Ou celui de l’Irak.Et de là, “partant pour la Syrie.” S.Le Syndicat national des peintres Lundi soir prochain, le 11 mars, aura lieu l’assemblée régulière du Syndicat national des peintres, sous la présidence de M.J.-René Lapointe.Cette séance sera tenue dans la salle no 5, édifice syndical, 1231 est, rue Demontigny.L’agent d’affaires, M.Joseph Arcand, aura un rapport à soumettre aux membres sur ses entrevues.D’importantes nouvelles leurs seront commii; niquées qui sauront les intéresser au plus haut point.Au cours de cette même séance, le président procédera à l’initiation de quelque 15 nouveaux membres.Les membres sont priés de régler leur dû s’il y a lieu, afin de ne pas perdre les bénéfices que leur procure l’assurance au décès.Comme toujours, M.Joseph Arcand est au bureau de 9 h.à lu h.le matin, et de 5 h.à 6 h.le soir.Les oiseaux bleus sont très braves: quand ils sont deux, ils peuvent mettre un chat en fuite: l’un distrait son attention pendant que l’autre cherche à lui crever les yeux de son bec.ui.H.peRRonyüs JARDIN NOUVEAU CATALOGUE GRATIS “Ches PERRON tout est bon." s» .WH PERRON GRAINETIERS t PÉPINIÉRISTES ASSBIYD ST LAURENT; MONTREAL LA TERRE DE CHEZ NOUS est un hebdomadaire agricole qui appartient aux cultivateurs et qui défend leurs intérêts professionnels et coopératifs.• • • L'abonnement coûte un dollar par année et est payable à la Terre de Chez Nous 515, avenue Viger, Montréal •mmÊÊÊmmÊmÊmmmimmiÊmÊmmr Nouvelle section d?la St-Jcan-Baptiste Leâ Trois-Rivières, 9 (D.N.C)— i "e„ uSeC.,io.n ,1e.Société Saint-Jean-Baptiste a été fondée à la ban-neue, dans la paroisse de Ste-Ca-tnerine de Sienne.Le comité exécutif suivant a été élu: M.le Dr Romeo Beaudry, président; M.Jeffrey Godm, vice-président: M.Henri Guilbert, secrétaire; M.Charles-Hector Caron, trésorier.F.es
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.