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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 14 mars 1946
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1946-03-14, Collections de BAnQ.

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*L» Ouuda r — l’Assemblée législative a J hier une promenade instructive favers six sujets aussi disparates les suivants: La réintégration démobilisés dans leur ancien [>loi gouvernemental, l’embellis-ent de Québec, traduction en 311e française des manuels tecb- Iues, l'amnistie légale aux soi-di-t déserteurs de l’armée, la prime le beurre et l’autonomie des iimissions scolaires rurales mc-lies par des commissions d'arbi-?e.a motion la plus épineuse était e de M.Ovila Bergeron, député Stanstead et membre du Bloc Po-airc.Elle sc lisait ainsi: h/e celte Chambre est d'avis que gouvernement de la province en-orenne des démarches immédia-en vue d'obtenir du {jouverne- til fédéral, pour les soi-disant dé-eurs, l’amnistie légale à laquelle ont moralement droit, étant dvn-les circonstances particulières ont entraîné et qui justifient absence de l’armée.Immédiatement après le discours M.Bergeron à l’appui de sa mo- ‘jon.M, He.rcide Riendeau .député de iSapieryille-Laparirie et député , 100 Aationale, propose en amendement que la motion Bergeron sc lise comme suit: L’Assemblée législative de Québec ejeprimc^le voeu que les autorités fédérales accordent une amnistie, légale aux personnes qui, de bonne foi, ont enfreint les lois militaires du pays.MM.Laurendeau et Chaloult trouvent 1 amendemfent singulier mais sont prêts à l’appuyer à défaut des termes de la motion elle-même.M.Duplessis demande le vote sur 1 amendement.Vote de 67 ô 1 Les liberaux sc concertent.La mise aux voix s’effectue avec curio-sité de la part du public et des courriéristes parlementaires.Les ministériels se prononcent évidemment en bloc pour l’amendement Riendeau.On surveille les mouvements de la gauche.Les libéraux, M.God-bout en tête, appuient aussi l'amendement du député de Napicrvillc-Laprairie; ils sont suivis de MM.André Laurendeau.Ovila Bergeron, Albert Lemieux, du Bloc Populaire, (•ulto k la dernière paxe) Parmi nos compatriotes anglophones, il n’est pas un citoyen qui ne s’incline avec une respectueuse admiration devant les institutions politiques de la noble Albion, on à ce qu’ils croient, le peuple souverain conduit ses propres destinées.Car les électeurs y sont supposés animes des plus magnanimes sentiments envers la chose publique.Malheureusement, si l'on en croit les chroniqueurs parlementaires, les élections y évoquent les scènes familières en tous les pays.Palgrave, Franqueville racontent comment on pratiquait te gerrymandering ou tripatouillage des limites des comtes, avec autrement d'adresse que nos pauvres députés fédéraux.On avail réussi en effet à faire des comtés de vingt à vingt-cinq électeurs.Aussi ces derniers, devenus vite "conscients et organisés’’, avaient trans-torrné les élections en une industrie lucrative.Ils s’étaient même formés en des sortes de coopératives ou d’union avec gérant.Ce dernier traitait avec tes candidats éventuels de l’achat du comté, avec d’ailleurs une grande droiture, en ce sens qu'il partageait scrupuleusement et impartialement le produit de la vente électorale entre tous les participants.Quant aux élus, si étrange que cela puisse sembler, ils se firent remarquer parmi tes plus grands hommes d’Etat britanniques.Ce qui s’explique par le fait que les élus étaient les représentants des plus grandes et riches familles, de la haute aristocratie du royaume qui cimaient mieux acheter en vrac l’affaire électorale, plutôt que de sc mêler d’une lutte désagréable.Car le peuple souverain avait des exigences.Ce journal Times, de Londres, d it g a cent ans, soit du 13 mars 1846, raconte comment se tint l’assemblée de la mise en nomination à Stafford.(suite i la dernière page) Bloc-potes Le régisseur de Kapuskasing Depuis des mois et des mois, le ministère fédéral de l’Agriculture tergiverse et atermoie à propos de la nomination d’un régisseur à la ferme d’expérimentation de Kapuskasing.Les cultivateurs de la très vaste région, à la fois québécoise et ontarienne, qui dépend de cette ferme sont en immense majorité des gens de langue française et ils réclament la nomination d’un régisseur capable de communiquer avec eux dans leur langue, qui sache comprendre el parler, lire et écrire le français.Us soutiennent, non seulement à bon droit mais avec raison, que la compétence linguistique doit être la première en l’occurrence : le régisseur de Kapuska-sing doit pouvoir communiquer, dans leur langue propre, qui est langue officielle, avec le grand nombre de ses administrés.L’intention du ministère de l’Agriculture parait autre cependant.Dans le dernier numéro (7 mars) de la Frontière, le directeur de cet hebdomadaire témiscamien, M.Julien Morissette, écrit: A’ot/s avons sous les yeux la réponse que le directeur du service des fermes expérimentales, M.E.S.Archibald, vient d’adresser au cercle de.l’U.C.C.de Saint-Bnmo-de-Guigues, qui avait demandé la nomination d'un Canadien français comme régisseur.M.Archibald écrit en bref que nous avons à la ferme de Kapuskasing comme à la sous-station expérimentale de Ma-camac la représentation que nous méritons."Toutefois, ajoute-t-il, quand il s’agit d’une! situation senior sur une station expérimentale, sans conteste, il faut, sous les règlements du Service civil, donner tout d’abord considération ù l’habileté administrative et l'ancienneté de service.” Ça y est encore une fois! Même pour ce qui a Irait an- choses de l’agriculture, voilà que les Canadiens français manquent de compétence.Ils n’auraient pas "l’habileti administrative” nécessaire.Les postes d’assistants, de sous-assistants el de sous-sous-assistants, ça leur va, mais pensez-y, pour un poste de régisseur, il faut "l’habileté administrative”.Alors, ce poste-là, qui est un beay fromage, on ne le lâche lias.On n’est toujours pas pour risquer que la ferme de Kapuskasing ne soit pas "habilement” administrée, A moins que de fortes pressions ne se fassent sentir au plus tôt, d’urgence, il semble bien que l'affaire du régisseur de Kapuskasing soit décidée.De partout, il faut écrire aux députés canadiens-français d’Ottawa pour les décider à intervenir auprès du ministère de l’Agriculture et de tous les ministres.La plupart de nos députés ont souvent besoin d’être poussés pour ainsi dire l’épée dans les reins, pour bouger.Il est d’ailleurs bon qu’ils sc sentent appuyés quand ils ont des démarches à faire auprès des ministres, qu'ils soient munis de tous les moyens que leurs commettanls leur peuvent procurer.Les députés de Pontiac et de Chapleau Dans le meme article .éditrlce-pronrlétalre — Georaea Pelletier dlrecteur-Kérar.t ____ .La Canadian Frees est seule autorisée fc faire emploi pour réimpression, de toutes les dépêches attribuées à la Canadian Press, à l’Assoc’.ated Press ou k l’aRence Reuter ainsi aue de toutes les Informations locales aue le "Devoir" oublie Tone dto* ^ de reproduction des dépêches particulières du “Devoir" «ont également réservés ne rendrait pas témoignage contre Harris.On attribue cet état de choses à la guerre.On crie que la société est contaminée.Nous n’avons pas à faire ic procès de la société.Hestons loin de la guerre, ayant assez à faire ici.Si vous voulez sauver l'inculpé, vous en prendrez la responsabilité.Vous avez à remplir les obligations de votre serment et votre verdict sera selon voire conscience et conforme à la vérité.Les jurés se retirent à 3 h.45.Me Chevalier attend leur départ pour demander: — Je crois que le tribunal n'a pas très bien expliqué l’article 259 au sujet du doute raisonnable.— Je crois que le jury a compris, répond le juge Lazure.— Votre Seigneurie prendra ses responsabilités, ajoute Me Chevalier.— Généralement, je sais les prendre, conclut le tribunal en se levant pour retourner à son cabinet particulier, au rez-de-chaussée.Retrouvé mort M.Louis Larocque, rentier de 85 ans, qui habitait Saint-Hugues (comté de Bagot), porté disparu depuis lundi dernier, a été retrouvé mort, vers 4 h.15, hier après-midi, sur la terre de M.Louis Gen-dron, à environ 2 milles et demi de son domicile.Un médecin de Saint-Guillaume a constaté le deces puis la Sûreté provinciale a ete avertie.A l’issue des perquisitions, on est venu à la conclusion Que le vieillard s’était blessé mortellement en tombant en passant une clôture de broche.Un verdict de mort accidentelle a été rendu hier soir.Vol dons une bonque Des voleurs ont pénétré par effraction à la succursale de la Banque Royale du Canada, au coin de la rue Dorchester et de la Côte du Beaver Hall, hier soir.Ils se sont emparés de trois -évolvers appartenant aux caissiers et de $23 dans le bureau du gérant, M.J.Riddell, f.es bandits ont pénétré dans rétablissement en brisant une fenêtre à l’arrière de l’édifice.Onze personnes écrouées Onze personnes accusées de grossière indécence, dont quatre ont été arrêtées la semaine dernière.sont actuellement aux cellules de la police provinciale à Montréal.Les inculpés ont été arrêtés à St-Jérômc et à Ste-Thérèse.On ne sait pas encore si le procès de ces gens se poursuivra à St-Jérôme ou à Montréal.l’Agriculture.Les trois ont intérêt a' ce que le régisseur qui scra nomme à Kapuskasing soit capable de donner satisfaction à ses très nombreux administrateurs de langue française, et d’abord de communiquer avec eux dans leur propre langue.Nous sommes d'aussi bonne race M.Morissette termine son article en conseillant à ses lecteurs de continuer leurs démarches à Ottawa, auprès des députés et auprès des ministres.C’est le même conseil que nous donnons à nos propres lecteurs, même à ceux-là qui n’habitent pas le Nord-Ouest québécois et même à ceux qui ne sont pas de la classe agricole.A propos du régisseur de kapus-kasing, tous les Canadiens de langue française doivent se sentir solidaires.Le cas qui se présente aujourd’hui là-bas pourra se répéter ailleurs.Il s’agit de faire reconnaître, en fait autant qu’en théorie, le principe qu’un fonctionnaire fédéral doit avoir comme première compé- tence la compétence linguistique, celle qui lui permet de communiquer, verbalement et par écrit, avec les contribuables auxquels il a affaire et qu’il doit servir.Des contribuables de langue anglaise, c’est évident, n’admettraient pas un fonctionnaire qui ne saurait pas l’anglais: quest;on de fierté et de dignité, question de bon sens aussi.De même, des contribuables de langue française, dans une région surtout où ils sont le grand nombre, ne peuvent admettre un fonctionnaire qui ne sait pas le français.Encore là, c'est une question de fierté et de dignité et aussi une question de bon sens.Les contribuables de langue française ne sont pas des citoyens de seconde zone.Pour reprendre un mot de M.Orner Héroux, dans son premier article au Devoir, le 10 jan-vie 1910, nous sommes d'aussi bonne race aue les fiers Anglo-Saxons et nous devons faire en sorte que les autorités d’Ottawa le reconnaissent.Emile BENOIST 14-III-46 Les 50 ans de journalisme de M.Orner Héroux Autorisé comme envol postal de la deuxième classe.Ministère dee Poètes.Ottawa., Enquête aujourd'hui Le coroner Duckett tiendra une enquête aujourd’hui, sur la mort de Ghislaine Faquin, bébé de 18 mois, fille de M.et Mme Charles Faquin, demeurant au no 2401, rue Fréfou-taine à Côteau-Rouge.L’enfant est morte à l’hôpital Ste-Justinc, vers 2h.hier après-midi, des suites des brûlures quelle s’était infligées Oeyama, Japon, en février 1944 Frèisen serait mort peu de temps après avoir été frappé par Harvey qui voulait le calmer.Au cours de sou témoignage, Harvey a dit avoir immédiatement rapporté l’incident au médecin-chef de l’hôpital, le Dr Stenning, qui l’aurait déchargé de toute responsabilité.29 autres accusations pèsent contre Harvey, dont l’une (le “collaboration avec d’ennemi”.Harvey devra répondre de ces accusations aujourd’hui, devant la même cour martiale tjui l a acquitte hiér.Bloc-notes (suite de la première page) ficatif: , ‘‘Sur le même sujet, le député ae Pontiac, M.W.-R.McDonald, écrit au cercle Saint-Bruno de Guignes que le poste de régisseur de la ferme de Kapuskasing, s'il ne.releve pas de la Commission du service civil, tombe sous le patronage au député de Cochrane, M* Joseph Bra-dette, de sorte que lui-même n'a pas à s’en occuper.C’est détourner la question.Ca classe agricole de la partie nord du comté de Pontiac, a savoir tout le Témiscamingue, tout le comté de Rouyn-Noranda et une bonne partie de l'Abitibi, relève de la ferme de Kapuskasing.M.McDonald a donc son mot à dire pour que les cultivateurs canadiens-fran-çais de cette partie de son comte obtiennent ce qu'ils demandent si raisonnablement, un régisseur cu-nadien-français à cette ferme.La ferme d’expérimentation de Kapuskasing se trouve dans le comté ontarien de Cochrane, c’est vrai, mais encore une fols, elle est au service des cultivateurs de.tout le nord ontarien — où les cultivateurs de langue française sont très nombreux — el de tout le Nord-Ouest québécois (Abitibi et Témiscamingue) — où la population agricole est presque exclusivement de langue française.Le député du comté ontarien de Cochrane est un Canadien français.M.Bradette, et l’on ne voit pas de raison pour qu’il ne soit lias au nombre ceux nui réclament un régisseur qui sache le français; et le député du comté québécois de Pontiac, comté qui comprend une bonne partie du Témiscamingue agricole québécois, M.McDonald, élu par des Canadiens français, devrait être derrière M.Bradétle pour réclamer la même chose.La question intéresse aussi le comté de Cha-pleau.représente à Ottawa par M.David Gourd et qui comprend toute la partie de l’Abitibi agricole qui relève de la ferme de Kapuskasing.Notons en passant que MM.Bra-dette,McDonald et Gourd sont députés libéraux et ministériels et dans la situation d’exercer de l’influence auprès du gouvernement et de ses ministres, notamment celui de Aux articles parus dans la presse quotidienne du Canada français, à l’occasion du jubilé de journalisme de notre rédacteur en chef, M.Orner Héroux, s’ajoutent ceux que voici: De M.Eugène L’Heureux, dans $a chronique: Entre Canadiens de bonne volonté; que reproduisent un certain nombre de quotidiens du Canada français: Cinquante ans .->• de journalisme (Par Eugene L'Heureux) Bien peu de journalistes sont restés dans la carrière pendant un demi-siècle.Ce n’est pas que le journaliste n’aime pas son travail.Au contraire, c’est probablement dans le journalisme que l’on rencontre la plus forte proportion d’hommes — et, aujourd’hui, de femmes — accomplissant leur tâche quotidienne avec amour et ferveur.C’est que le journalisme use son homme plus vite que d’autres professions.C’est aussi que pour des aptitudes et une application au travail pour le moins égales, il ne lui procure pas les moyens de s’organiser une vie individuelle, familiale et sociale aussi agrémentée qu’en d’autres milieux professionnels.Dans les salles de rédaction, où la vie lui paraît surabondante, la Mort n’hésite pas à aller chercher de temps à autre ses plus belles proies.Puis il y a les incidents et accidents de boutique, dont il résulte forcément, pour tel ou tel journaliste, un tournant de vie.On peut assimiler le journalisme à un combat, au cours duquel disparaissent nombreux les morts, les blessés, les malades et ceux qui n’ont pas la vocation à cette vie militante.4* * * M.Orner Héroux, rédacteur en chef du “Devoir”, est l’un des très rares journalistes qui ont su rester fidèles à la profession durant un dem i-sièclc.C’est évidemment parce que M.Héroux est le plus journaliste de tous nos journalistes.On est tellement habitué à le voir journaliste, et journaliste de premier plan, qu’on ne peut le concevoir autrement.On peut partager ou rejeter telle ou telle des opinions de M.Héroux, on peut les partager moins complètement que lui, mais on ne peut pas s’empêcher de respecter un homme aussi digne dans sa vie professionnelle et privée, On admire aussi la profondeur de son esprit, l’élégance en même temps que la justesse et la simplici- nat commun.té de son expression, puis la noblesse de son caractère.Personne, chez nous, ne connaît aussi à fond que M.Héroux l’importante question des minorités françaises en Amérique.Une mémoire prodigieuse et une conviction ardente lui permettent d’en parler d’abondance durant des lieu-res et des heures, sans une minute d’avis.J’ai eu moi-même plus d’une fois le plaisir de constater l’ampleur et la précision de son information en ce domaine ignoré par tant des nôtres.Le patriotisme canadien-fran-çais de M.Héroux s’est manifesté dans chacune des multiples occasions que lui ont offertes cinquante années de journalisme extraordinairement remplies.Peu de confrères ont comme lui le don de commenter les grands événements et les faits les plus modiques de manière à faire l’éducation de ses lecteurs.Journaliste jusque dans le fond de l’àmc.il voit partout des faits à noter, des conclusions à tirer pour l’édification des lecteurs qui lui ont accordé leur confiance.Les problèmes de l’heure sont tellement complexes que les esprits actifs éprouvent beaucoup de difficultés a se mettre complètement d’accord, sauf le cas d’une discipline acceptée par tous, au nom de postulats très inégalement indiscutables.M.Héroux est de ces hommes, trop rares, qui comprennent aisément ceci: tous les esprits pensants, généreux et prévoyants sont incapables d’en venir aux mêmes conclusions sur toutes les questions.C’est pourquoi il défend fort bien ses idées, mais en respectant celles de ses contradicteurs et en évitant les extrêmes qui conduisent aux échauffourées lamentables.Si tous les hérauts du nationalisme avaient adopté, en ces dernières années, chez nous, le ton et la mesure d’Omer Héroux, les problèmes des Canadiens français ne se seraient pas tant aggravés durant la guerre.Ne partageant pas complètement l’avis du jubilaire sur certaines questions, je n’en suis pas moins très heureux d’adresser mes plus sincères félicitations à cet éminent confrère, un maître et un ornement, malgré toute sa modestie, pour la si belle profession du journalisme.M.Héroux ne m’en voudra probablement pas de l’inviter à partager ces hommages avec sa digne épouse, qui a su elle aussi, en des heures difficiles pour la minorité franco-ontarienne, travailler pertinemment et généreusement à la sauvegarde de notre patrimoine natio- LES MEDECINS RECOMMANDENT NOS ¦ADDIS HIRDIAIRII.Ifa.itÀu&Mï Je/a.PHARMACIE MONTREAL 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entrepris dans j M.Lymburner, de Montréal; Hubert Gaucher, de Montréal, et Jean-Paul Héroux.secrétaire-adjoint de la Chambre de commerce de Montréal.Deux autres Canadiens bien connus sc joindront aussi au groupe: ce sont Mgr Olivier Maurault, dans ces Etats de l’est de l’Europe, ]ce sens ,nais ’ st- né ét Tnn ont atteint une telle importance, gOUvern’enlent avaient donné l’as-qu ils.essaient d établir partout ! surancc que l’intégrité iranienne contrôle totalitaire.Il y a une loi, scrajt respectée, el qu’on ne pro-de police dans ces pays dit M.ije(ad aucune agression.Churchill) et, sauf pour la rchéco-.„ a ajouté toutefois: “Il est dif-Slovaquie, il n y a aucune democi a-.f jcj|e pour le gouvernement brille reelle dans aucun d eux 1 qui transporte les restes mortels de j Etajs_ùnjs> J| est possible que rcr-Son Eminence le cardinal •lohn : tajncs >?ons soient prêts à oublier Glennon, est arrivé ici aujourd’hui,, jes sacrifices colossaux du peuple en rouie pour Saint-Louis (Missou-, sovjétique qui ont garanti la libé-ri), le diocèse du regretté prélat, où ; ration de l’Europe du joug hitlé-unc messe solennelle de requiem rien.Mais le peuple russe ne peut sera célébrée samedi., les oublier.Le cardinal Glennon est décédé “Laissez-nous demander re qu’il à Dublin, samedi dernier, deux se- y a de surprenant à ce que la Rus-mmnes après son élévation au car- sic cherche à se préserver pour l’a- e da!ls au?"n.d eux' .jtannique de comprendre la politi- recteur de l’Université do.Montréal, “Comme ton sait, il y a actuelle-j qUe a(.tUP||e russe en ce)te affaire i actuellement au Pérou, et M.Paul ment en Angleterre un parti qui ; et pins difficile pour nous de croi-j Néron, représentant l’Association conduit le pays — le parti travail-|re qUC foutes ces assurances ne se-, des hommes d’affaires du Lac St-lisle.Les autres partis sont exclus j ront pas réalisées.Nous attendons i Jean, qui est déjà rendu à Miami, du gouvernement du pays, (.est ce la réponse de la Russie aux deman- On prévoit que ie voyage, qui que Churchill appelle une vraie dé-jdeS qUC nous lui avons faites”.doit couvrir une distance de 30,000 nioeratie, quoique la Pologne, lai — milles, le plus souvent en avion, Roumanie, la Yougoslavie, la Bulga-j Chauffard recherché aux Etats-Unis, à Cuba, au Mcxi-rie et la Hongrie soient gouvernées^ i (pie.en Amérique centrale et en par plusieurs partis — de quatre à • Le coroner Richard L.Duckett a | Amérique du Sud, durera une six partis.El l’opposition, si elle est ; nioi'1 de M.Albert Chalifoux, 17 | soixantaine de jours, loyale, a le droit de participer au ouvert ce matin enquête sur la! voyage a été défini comme la gouvernement.C’est ce que Chur-jan.s> ,lle liar un, horst, en camions.De là, tes hom-Hongrie, en Bulgarie, en Roumanie,: ment ne se présente pas à Chur-j mes monteront dans des trains qui en Finlande et dans ces pays occu-i chill.Il en est vexé et il a peur, j les conduiront a Cuxhaven, sur la pes par les Allemands, les Italiens ! Mais il n’a pas aimé l’établissement mer du Nord, où ils s’embarqueront et les Hongrois — la France, la Bel- ! du régime soviétique en Russie non j pour Tilbury, en Angleterre, gique, la Hollande, la Norvège, le ! plus à la fin de la première gran-Danemark, la Pologne, la Tchéco-i de guerre.Alors, également, il a Slovaquie, la Yougoslavie, la Grèce, sonné la cloche d’avertissement et < Viffnir#» nnur l’Union soviétique, etc.a organisé la croisade militaire de' viuiuiic ruu 1 “La montée do l'influence corn- 14 pays contre la Russie dans le but j PolytCCnniQUC munistc ne peut être appelée aeci- de fausser l’histoire.Mais l’histoire! -' dentelle.L’influence communiste s’est prouvée plus forte que Tinter-! ^ nr joulc 0rat0jre a caractère est due au fait que durant les an-, vcnlion de Churchill et scs projets j théorique, organisée pour la troisiè-necs difficiles de la période fascis- de Don Quichotte aboutirent a une me ann^e par l’Institute of Radio te en Europe, les communistes ont défaite totale.; Engineers, a été gagnée hier soir, prouvé leur bonne foi et ont aussi “J’ignore si Churchill manoeuvre-j par nos ’étudiants de Polvlechni- mt- ra avec scs amis dans le but d’orga- qiie> Trois universités étaient re- prouvé qu’ils étaient des comb„.tnnts braves contre le régime fas-! niser après la seconde grande guer-ciste et pour la liberté du peuple.! re une croisade militaire contre “Churchill réfère de temps à au- : l’est de l’Europe.Mais je ne le crois technique, de Montréal, tre au peuple ordinaire des petites i pas, car les millions de petites gens maisons.Il lui flatte le dos et se veulent garder la paix.On peut fai- certi Rises dc gens possèdent leurs propres vues, [la même façon que durant les 2G maisons.Il lui tiaue le ilos et se veulent garner la paix, un peut i prétend son ami mais ces gens ne i re une déclaration avec certi sont pas si simples qu’il veut bien de à l’effet qu'ils (Churchill et i nous le faire croire.Et les petites ; amis) seront, défaits exactement venir en essayant d’établir dans ces leur propre politique et ils savent I dernières années.que._ _ présentées: Queen’s, de Toronto; Laval de Québec et_ l’Ecole Poly-‘echnique, de Montréal.M.Roger Langlois, dont la causerie portait sur “les oscillographes à rayons cathodiques pour de grandes longueurs d’ondes, et M.Louis Dion, qui avait intitulé son élude “Compensated calhode-ray tube using a non-liner time base”, .sont les deux candidats qui ont remporté les honneurs de la joute.Le jury se composait de M.S Knights, de la Canadian Marconi Company, de M.H.H.Schwartz de Dec Electronics Ltd, et de M.1-A.Ouimet, de Radio-Canada.Il s accordé le premier prix à M.Lan glois, cl le deuxième à M.Dion.Réunion des gouverneurs de Radio-Canada Ottawa, 14 (C.P.) — M.A.Davidson Dunton, président du burra« des gouverneurs de Radio-Canada, a annoncé aujourd’hui que la prochaine réunion du bureau aura lieu à Ottawa les 20, 21 et 22 mars pro chain.Vient de paraître pour enfants RISTONTAC Magnifique album illustré en couleurs par La Palme.Texte d'Andrée Maillet.Format 14 pouces sur 10.32 pages intérieures.Cartonnage de luxe.Texte entièrement calligraphié.Au comptoir : $2.50 Par la poste : $2.65 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" » La vie liturgique L’Italie demande Deuxième dimanche du Carême JSü’ÎÏS LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 14_MARSJ946_ Décès de M.Ellis Leeds Me Genest Trudel Non pas toujours, mais très sou->ent, les pièces chantées de la messe c'est-à-dire l'Introït, le Graduel.î’Àlléluia ou le Trait.l'Offertoire et la Communion sont des passages empruntés aux psaumes.Ces em prunts sont plus constants eu Carême qu'en aucun autre temps.Profitons de cette circonstance pour donner quelques notio s sur lea psaumes eu général.Plaints lecteurs se souviennent d’avoir appris à lire le latin dans un petit üvte appeié Psautier de David.Le nuin des Psaumes — Ca collection des Psaumes porte, dans la Bible hébraïque, le nom de “the-hillim”, louange.Ca traduction' grecque s'intitule “Psaltorion , “Psautier” ou “Psalmoi”, Psaumes, de “psallein”, loucher d un instrument à cordes.Sombre et classement—La Psaumes sont au nombre de tôt), partagés, dans la Bible, en cinq ,ivres.La fin des quatre premiers livres est indiquée par une doxologie ou • louange à Dieu.Titres et.inscriptions — En tete de la plupart des Psaumes se trouve un titre, indiquant soit le caractère de la pièce, soit son usage liturgique, soit son auteur et parfois les circonstances de sa composition., Auteurs — David est le principal auteur des psaumes soit en tout 7 t.Divers autres auteurs dont quelques-uns sont connus se partageul ies 77 autres psaumes.Epoque de la composition — Il semble que le onzième et le quatrième siècles avant Jésus-Christ puissent être donnés comme dates extrêmes.Texte original — Le texte original du psautier est l'hébreu.La plus importante des traductions fui une traduction en grecque, dite version des Septan le.Sur le texie g'-ec furent faites îles versions latines dont les deux plus célèbres leçurcnt l’une le nom de version italique, l’autre de version galh-cune parce qu’elle fut il aboi\l adoptée par les Gaules.Le Psautier Gallican est celui qui a été insère dans la Bible latine officielle et au bréviaire.Les psaumes appartiennent a un groupe de Livres saints dits poéti N'ayons garde de l’oubiier nous-mêmes.Approchons-nous de la bonté essentielle pour y avoir part et participation.Le bien veut se répandre.La bonté divine, comme la lumière du jour, se répand du haut du ciel.Mettons-nous en pleine lumière et dans le vent de t’Esprit.Qu'est-ce qui peut nous être bon?Pouvons-nous le savoir?V a-t-il un moyen -sûr et infaillible de le savoir?Oui.Cela nous est bon qui est voulu ou permis par Dieu.Cela qui est voulu ou permis par Dieu, c’est ce qui arrive.Tout ce qui arrive est voulu ou permis par Dieu.Ci que Dieu veut ou permet ne peut être voulu ou permis qu'en vue de sa gloire et du bien des âmes.En acceptant ce qui arrive on peut donc être sûr d'avoir en mains ce qui est bon.Même le péché doit tourner à la gloire de Dieu et au salut des âmes.Dieu ne pourrait pas le permettre s'il n’en pouvait tirer du bien.Ici, une remarque: on dira: cette acceptation est de la passivité, une espèce de quiétisme.Essayez, pour l’amour de Dieu, de sourire à tout, de dire en tout letups et en tout lieu: Dieu soit béni et vous constaterez par votre expérience, si c'est là de la passivité.Je ne sache pas que le Fiat de Noire-Dame auquel était suspendue la Rédemption du monde fut de la passivité.Le martyr qui endure les tourments de la mort est curieusement passif s’il l’est! Entendons-nous: l’objet de l’acceptation nous est présenté, mais l’acceptation est un acte non pas subi, mais produit.Rien à ajouter au fiat quand il est dit amoureusement, du fond du coeur.Ce petit mot contient la plus salutaire des réalités, l’abnégation totale de la volonté propre pour que se réalise la sainte volonté de Dieu.Fiat pour que Dieu se mette à la place de sa créature non pour l’anéantir, niais pour la grandir, l’amplifier, la conduire vers ses éternelles destinées.Nous sommes entre les mains d’un Père infiniment bon.Abandon en lout.Aucune sollicitude intempestive, exagérée.Aucun souci accapareur.On mène ses affaires, on ne se laisse pas mener par elles.Dieu soit béni! Plus que jamais, plus que dans le passe.> plus qu’hier, plus demain qu'il ne I a etc ^iiesl’pari!« yu’ifs sm’t tels non sen- ^ il,,.,,!, fond - tons les livres SS.saints sont poétiques en ce sens — mais aussi par la forme.Le psautier fut le livre de la prière juive; il est devenu celui de la prière chrétienne.Il est un résumé de toute lu sainte Ecriture, l'exposé le plus complet de presque toute la Théologie.On trouve dans les psaumes des prières répondant à tous les états d ame et à ti ntes les situations.Ils sont la voix de l'Eglise, la voix de la bien-aimée: "Fais-moi entendre ta voix; Car ta voix est douce et ton visage charmant” (Can.Ü.I i >.L’habitude d’user de prières inspirées et liturgiques, dans nus rapports avec Dieu, nous fait, par bonheur et sans effort, perdre le goût U-.* trières fabriquées par les boni lues, toujours fades, assez souvent internationale____ Savannagh, Géorgie, It (A.P.) — L'un a appris hier que 1 Italie a demandé son admission au fonds monétaire de la banque internationale et que les.Liais-Luis souhailent fortement qu’elle y participe bientôt.M.Fred-M.Vinson, president du bureau des gouverneurs de la conférence monétaire internationale a Tile Wilmington, a informé le comité des membres de la requête italienne, (.’est ce que yient de révéler un délégué américain.La majorité de la délégation américaine favorise l’admission de 1 I-talie à la conférence, a révélé un autre délégué, sur la théorie que sa structure économique en est si grave danger que sa réhabilitation est d’une responsabilité mondiale.Les adversaires de cette opinion tablent sur la même détresse économique pour affirmer que les Italiens ne pourront remplir leurs responsabilités, ce qui signifie qu'ils ne pourront payer leur emprunt de $9,100,000,000 et qu’ils ne pourront paver leur contribution de $8,800,000,000 au fonds monétaire international.Les mêmes adversaires soutiennent que 1 Italie doit demeurer un pays protege.Il reste que si l’avenir de 1 Italie est incertain au point de vue economique, les Etats-Unis seront, comme tous les autres pays, responsables de ses fautes.Le choix du site du nouvel organisme se partage maintenant entre New-York et Washington, les partisans de Chicago ayant cédé le pas.La conférence a voté un quota pour le Danemark, ce qui laisse la voie ouverte à l'admission du Danemark comme membre votant de l’organisme.L’Amérique latine qui espérait nommer deux de ses delegués au conseil exécutif de la banque mondiale voit par là ses chances diminuées.Toutefois les délégués espèrent toujours voir leur nombre renforce par l’arrivée de délègues d autres républiques latines, par ceux du Nicaragua, de Panama, de El Salvador et de la Colombie.Les funérailles de Elles ont eu lieu hier en I e9l'se St-Viateur d'Outremont C^s prières fabriquées i rs fades, a> orthodoxe* et généralement les exaucements qui ont mis des ailes au coeur; pour Ions les désirs cl les voeux qu’il n’a pas voulu exaucer et qui furent connue un filet devant l’oiseau qui prend son vol.Nous n'avons pas toujours compris ces abstentions divines.Mais que comprenons-nous au divin, au surnaturel! Pouvions-nous comprendre avec des aspirations qui montaient de la chair et du sang que Dieu poursuivait un plan divin dans lequel entrent croix et basses misères! Vers loi, Jéhovah, j'éleve mou âme, mon Dieu.En toi, ic me confie, je ne serai pas confondu.Elargis les angoisses de mon coeur, FA délivre-moi de mes anxiétés.peu appropriées: ‘‘Nous ne savons Il v a quelqu’un qui a osé Mire , .un jour: ‘‘Mon âme est triste jus- pus ce que nous devons, selon nos ./ )a mo[.r (Mc.(4, 34).Un au-besoins, demander dans nos prie-j [rf> ^(.rjre: “Car n0us savons que, ies” (Rom.8.26).Les prières inspi jus’qu^ ct!' jour) |a création tout rées sont celles que Dieu veut principalement recevoir des hommes.En outre, leur rectitude absolue forme peu à peu notre théologie, car: dis-moi qui tu fréquentes et jd te dirai qui tu es.INTROÏT "Souviens-toi de les tendresses et de tes miséricordes, fiuppelle-loi quelles sont de tout temps.\e laisse jamais dominer sur nous nos ennemis.G Dieu, delivre Israël de toutes scs épreuves! Ve/.; 'or, Jéhovah, j'élève mon âme, mon Dieu, En lui, je me confie, je ne serai' pas confondu (Ps.2i).Ce psaume 24e est un psaume alphabétique, c’est-à-dire que chaque distique commence par une lettre différente de l’alphabet et que les lettres défilent dans leur ordre alphabétique.Comme l’hébreu compte 22 lettres, il y a donc 22 distiques.Le psaume 24e est un recueil de réflexions pieuses et d o-raisons jaculatoires.De la bonté de Dieu, nous devons nous faire la plus haute idée: "Il n’v a de bon que Dieu seul (Le.18, 19).H s’agit de la bonté par essence.En effet, d'essentiellement bon, il n’v a que Dieu.Tonie bonté chez la créature est une honte participée.reçue.Dieu est le principe, le modèle et la fin de tout ce qui est bon.Vérité absolue.Nous en convaincre est d'importance souveraine.On se conduit comme on pense.Pensée d'abord Svuviens-toi de tes tendresses et de tes miséricordes, Happclle-toi qu’elles sont de tout temps.jusqu - - — ,, , .entière gémit et souffre les douleurs de l’enfantement’’ (Rom.8, 22).La souffrance, depuis que No-tre-Seigneur l'a toule prise pour lui, n’est plus un mal; elle est un bien, un très grand bien, un trésor; ede est le don du coeur blesse de Notre-Seigneur, le don de l’amour.C’est un fait constant que plus No-tre-Seigneur aime une âme et aimer, pour lui, c’est faire du bien, plus il l’appelle à partager sa croix.Lu souffrance rapproche les âmes de Notre-Seigneur; elle attire les grâces les plus abondantes et es meilleures.Non n’importe que es souffrances toutefois, mais celles qui sont surnaturalisées, sanctifiées.ne telles souffrances veulent que l’oeil ne perde pas de vue Je ciel et que le sourire ne quitte pas les lèvres.Au coeur ne doit pas s’interrompre l’hymne d amour.Les souffrances, comme dit le saint Curé d’Ars, mettent au pied de la croix et la croix à la porte du paradis.La souffrance façonne.Que serions-nous sans la croix?Que, v01.1' drait notre volonté si elle n avait été exercée?La volonté, comme 1 a-cier, veut d’être trempée.Certains grands malades apparaissent dans leurs souffrances tels des diamants débarrassés de leur gangue.L'homme est un apprenti, la douleur est son maître, Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert (De Muset) Il n'v a pas d’hommes sans chagrins; s’il y en a un, ce n’est pas un homme, dit un proverbe oriental.Cependant le chagrin ne grandna l’homme que s’il s’en fait un pie- Com Raoul HAMEL.O.S.B.Vol à l'école Le Plateau Quatre personnes ont été volées à l’Ecole Supérieure du Plateau.Des voleurs ont pénétré par la porte d’avant qui n’était pas fermée et se sont rendus dans la classe ou les élèves qui assistaient aux cours avaient déposé leurs manteaux et autres effets.Mlle Marie-Paule Tessier, 6253 rue DeLaroche s’est fade enlever son manteau de mouton de Perse évalué à $300.00; Mlle Henriette Pclland, 8383 rue Drolet, $20.00 en argent; Mlle Gisèle Brault, 6730 rue Lmus-Hebcrt, $o,00 et Mlle Thérèse Marcil, 2170, rue Plessis.$2.00.Les vols par effraction ont aussi été assez nombreux.Au no 3883 de la rue Ontario, au magasin de M.H.Shatz, les voleurs ont brisé la montre avec une brique enveloppée dans un linge et un manteau de gabardine d’une valeur de $35.00 a été volé.M.Jean Tremblay, epicier a 2120 rue Darling, a rapporté à la police qu’entre 3 h.a.rn., et 4 h.a.ni., des voleurs ont pénétré dans son établissement en brisant une fenêtre.Ils ont pris pour $70.00 de cigarettes et $30.00 en argent.Au cours de l’apres-midi, $90.00 en argent ont été volés chez Mme Catherine Freeze, 6987 rue DeLaro-che., .« Même les avocats ont la visite de ns "clients” indésirables.Me Jean Mercier a vu la porte de son garage forcée.Les voleurs ont ensuite brisé une vitre de son automobile et ont volé des articles de mécanicien, un cadran électrique et des verres en argent, le tout d’une valeur de $27.00.Joyce Gilmour accusée de parjure Joyce Gilmour subira son procès pour parjure et son exâincn volontaire a été fixé au 21 mars par le juge T.A.Fontaine qui a entendu ce matin quelques témoins dans eette affaire dont le plaignant est A.S.Morda, second mari de l’accusée.$1,500 pour le maire de Lachine Québec, 14 (D.N.CA — En vertu du bill de Lachine, adopté hier au comité des bills privés de l’Assemblée législative, le maire recevra une indenmité annuelle de $1,500 et chacun des échevins une somme de $600, dont $500 quant au maire et $100 quant aux échevins à titre de dépenses inhérentes à leurs charges respectives, en l.es funérailles de Me Gcncsj 1111 del, ancien secrétaire particulier ‘ u premier ministre du Canada, •'*.King, ont eu lieu hier matin.Me Trudel, jeune avocat de Montréal, est décédé dimanche matin dernier, des suites d’une congestion cérébrale, au pavillon Le Royer de l’Hôtel-Dieu, où d aval‘ été transporté d’urgence durant la nuit de vendredi à samedi, ü était âgé de 33 ans.Le convoi est parti des salons mortuaires J.*S.Vallée Liée., au no 5310, ave du Rare, pour se rendre à l’église Suint-Viatcur d’Outi'emont où le service a été célébré à 9 h.A l’église, la levée a été faite par le R.P.Irénée Lavallée, C.S.V,, curé de la paroisse; le service a etc chanté par son frère, le R.P.1iei’' re Trudel, Dominicain, assisté de M.l’abbé G.-A.Saint-Denis, comme diacre, et de M.l’abbé A.Goulet, comme sous-diaere.La chorale, sous la direction de M.Auguste Dcs-carries exécuta des parties des messes de Pcrosi et de M.Fernand Graton.Dans le sanctuaire on remarquait le R.P.P.-M.Gendreau, O.P.provincial des Dominicains, les RR.PP.Henri-Dominique Racine, O.P., Sackville, N.-B., A.Casavant, U.P., G.-M.Lemire, O.P., de N.-D.-G., P.-M.Filion, O.P., R.Giguère, O.P., R.Massicotte, O.P., J.-D.Brosseau, O-P„ A.-M.Pelchat, S.J., collège Jean de Brébeuf, J.-R.Presseault, C.S.V., Ph.Lalonde, C.S.V., L.-J.Lefebvre, C.S.V., tous les trois du collège Bourget de Rigaud, le sous-lieut.abbé René Michaud, R.C.A.F., F\ Lemire, C.S.V,, le R.P.I.Lavallée, C.S.V., curé de Saint-Viateur d’Outre-mont, M.l’abbé Gaboury, M.l’abbé Jacques Moreau, et le R- P.Se-nécal, C.S.V., scolasticat Saint-Charles.Le deuil était conduit par «es frères: MM.Louis Trudel, Ï.C., Adolohe Trudel, le R.P- Pierre Tru* del, O.P., le Dr J.-J.Trudel; son beau-père, M.Edmond Vaübon-coeur; ses beaux-frères: MM.Guy Vadboneoeur, Me Jacques Yad-boncoeur, avocat.Pierre Vadbon-coeur, le major Jean Carmel; ses neveux, le Dr Fernand Trudel, de Québec, MM.Antoine et Menés Trudel.de Shawinigan; .son oncle, M.Philippe Vadboneoeur; ses cousins, MM.A.Martin, Marcel Genest, Me Jean Trudel, C.R., M.Rosaire Trudel, Lucien et Léopold Trudel.On remarquait dans le cortège les juges Philippe Demers.Wilfrid Lazure.Charles-Auguste Bertrand tous les trois de la Cour supèrluere.MM.Gustave Marin.Charles-Edouard Guérin.J.-Armand Cloutier, Jugea de la Cour des Sessions.Mes M.-A.Phelan.J.-H-H.Robertson.Robertaon Fleet, D C.Abbott, avocats, ees associés, l’honorable Henri Grou.représentant de l’honorable Adélard Godbout.chef de l’opposition de la province de Québec, l’honorable Philippe Brais, c.l„ Gordon Hyde, C.R , Auguste Boyer, c r„ Bruno Anger avocat.Wilfrid Bessette recorder de la cité d’Outromont.Jean Archambault.Charles-Auguste Archambault.Roger Brossard, André Demers, c.r-, Charles-E.Bertrand, avocat, Charles Morin, avocat, Me Maréchal Nantel, c.r., Bernard Bourgeois, avocat, Wilfrid Duranceau.avocat, Roger Lacoste.avocat.J.-M.Savlgnac, notaire, Bernard Dansereau avocat.Guy Favreau.avocat, Jean Hétu.avocat.Me Raymond Eudes.M P., avocat, F.P.Whitman.M.P., Mont-Royal, Me Yvon Bock, avocat Me Yves Lévesqu notaire, Roger Ouimet, avocat.Me Claude Prévost, c.r.Me Gustavs Lacoste.Me Gaston Lacroix, c.r., Me R.Lefrancois, avocat.Me Germain Bock, A.Tourlgny.c.r., Me Eugène Martel, avocat, Gustave Adam, c.r .Albert Thérault, notaire Ms L.-J.Déllsle.représentant du T.H.W.L- Mackenzie King.Maurice Fortier.cr.MM.Maurice Rlnfret, président de la Chambre de commerce des Jeunes.M.Scott, P.Latour.J.-R.Hébert, Alfred et André Legault.J.-Eugène Lefrançais, Léo Lemay, Jean-Paul Hameltn.C.-A.Lange-vin.Pierre Desmarals.leader du conseil, M.P.Gusteau.L.de G.Lacoste, Aimé Faquin.Ulric Leblanc, conseiller municipal, Bernard Rousseau.Me Georges Cordeau, avocat.Jean Monty.Théo.Brodeur.J.L.Péloquln.D Tailleur, Raymond Craig, Ovide Lussier Arthur Masson.Claude Jodoln, Raymond Julien.A.J.Laurence.M.Beau-chène, L.Gullbault.L.J.Mouton.Guy Couture, le capitaine J.U.Slmoneau, Orner Luplen.J.P Adam.Gustave Cardinal, R.St-Denis.J.-B.Rioux.Bruno Quesnel, R Trahan, André Dufresne.Jules Broudrette, Théo.Lespérance, Alfred Dupré.E.Danse-reau.F.Daigle, R.Casgraln.J.-P.Lavallée, E.Sauvé.P.Bachand, Paul Goulte, Ij.Duehatei Jean et Julee Beauchemin.J.-B O’Connor, président du Jeune barreau.Paul Portelance, A.Samolsette, J, P.Dansereau, le capitaine M.Magny.O.Marchand.J.L Fortin.J.Delorme.T.E.Pigeon, R Savoie.C.Legault, le Dr E.Paris.G.Goyer.Philippe Beaubien.Jean-Marc Goulet, Al fred-A.Goulet.Arthur-P.Lebeau.Me Paul O.Michaud avocat.Ve V.Pager, c.r, le Dr Léon Archambault.Horace Huot.Paul Fillon, J.O Adam.Philippe De Grandpré.le Dr R Cyr, Dédier Leroux.W Mulock.de Toronto.Allait McLean d’Ottawa.A.Thibault.R Boodseau.Raymond Masse du Journal "Le Canada”.E St-Jean, Jean Méiancon.R Bélanger, R Perron.Roger et.Roland Pinard.Yves Bourassa.L Beau chêne, M.Lafontaine, Y.Jasmin, W.Os ttguy, L S.Desautela.P.Charbonneau.J A.Forgues.E.Guérin.G Robert.S Grenon.G Raymond.Léo Raymond.P Bachand, R.Boucher.J.Badeau.R Des aulnlers.M.Monty, G Legault.J.-A Sa vard, Arthur Simard.L.P Gagnon, G.Mo rtn, J.Savlgnac.Louis Parenteau.J-H Martineau et un grand nombre d’autres.les porteurs d’honneur étalent Me» Claude Demers.Marcel pinard.Paul Cassey Marc Lacoste, svtcat*.C.A .Duranceau.I C .Jean-Piul Larue, C A., Eugène Laroch.C A M.Paul Martin et le Conseil de sécurité A sa demeure, 5052 avenue Victoria, est décédé à l’âge de 61 ans, après une courte maladie.M.Ellis Leeds Nelson, ancien président du club St-Gcorgc Snowshoe.de West-mount, et du club' de chasse et de jiéche Hangers.Né à Toronto, le 8 novembre 1881, fils de Charles H.Nelson et de feu Helen Evens, il fit ses éludes dans cette ville, puis vint s’établir à Montréal avec sa famille, où il compléta sa formation première à IT nivcrsité McGill.Il commença sa carrière comme employé de ITmperial Bank of Canada,’puis il entra à la compagnie de textile Semi-Heady Ltd, dont il devint le directeur gerant.Depuis une quinzaine d’années, M.Nelson était le représentant au Canada d’un certain nombre de manufacturiers de textile de («raude-Breta-gnc.M.Nelson était très connu dans les milieux sportifs, et était membre de plusieurs clubs de Montréal et des environs.Lui survivent, mitre sa femme née Maclear (Isabel); un fils, Leeds M.Nelson; deux frères, Albert H.et Warren I).Nelson, et deux pctils-tnfanls, tous de Montréal.Kingston, 14 (C.P.) — Le secrétaire d’Etat, M.Paul Martin, a dit hier que le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations-Unies n’atteindra son but que «i “les puissances qui y sont représentées, et en particulier les grandes puissances, exercent la modération et savent se limiter”.“La cause de la paix ne sera pas servie par l’utilisation du conseil comme bureau de propagande dirigée contre les autres membres d0* Nations-Unies.Le conseil ne pourra, non plus, développer le sens de la coopération si chacun invoque des motifs de prestige national pour dominer”, a dit M.Martin.M.Martin a aussi déclaré qu’il est essentiel pour le succès du conseil que les membres permanents n’usent pas de leur droit de simplement pour faire échec aux autres.Le ministre a aussi dit que seule la loyauté peut assurer le bon fonctionnement du conseil.VOLUMfc XXXVII — NO o 1 Le Conseil aura toutefois l’autorisation d’imposer une taxe pour l’enlèvement de la neige sur les trottoirs.L’article original comprenait aussi l’enlèvement de la neige dans les rues.M.Hoss s’est opposé à l’article tel qu’amendé.Condamnations à Québec Vol à main armée dans M.Un attentat a main année la rue a été rapporté par Auguste Grégoire, 1923 rue Rachel.Vers 9 h.30 hier soir M.Grégoire sc trouvait rue Rachel .prés de Bercy, lorsqu’un inconnu d’environ 35 à 40 ans s’est approché de lui et à la pointe du revolver lui a dérobé la somme de $275.00.Droit de taxe refusé à Verdun Québec, 14 (D.N.C.) — Le comité des bills privés de l’AssemJib'e législative a refusé hier matin à la ville de Verdun le droit d’imposer une taxe basée sur la valeur locative annuelle des immeubles pour l'enlèvement de la neige, de la glace et des déchets.Cejte requête a été rejetée à la demande de M.Lionel Ross, député provincial de Verdun, et une majorité des conseillers municipaux.Le Québec, 14 (C.P.) — Le juge Achille Pettigrew, de la Cour des sessions, a condamné hier Armand Francoeur, des Trois-Rivières, à une peine de deux ans de pénitencier, pour un vol de $60 à la gare du Réseau national, à San-maur, comté d’Abitibi.Lauréat Milhomme, âgé de 27 ans, de Québec, a protesté de son innocence à une accusation de complicité dans un attentat et un vol sur la personne de deux frères, ici.L’enquête préliminaire a ét" fixée à vendredi.Les deux veto frères, MM.Bernard et Alexandre Pelletier, ont été attaqués par un groupe de 5 ou 6 hommes, et ont été dépouillés d’une somme de $56, en plus d’avoir été roués de coups.Trois autres suspects sont détenus au sujet de cette affaire.Centenaire de Lachine en 1948 Québec* 14 (D.N.C.) — La ville de Lachine fêtera son centenaire en 1948.A cette fin, elle a obtenu ce matin du comité des Bills privés de l’Assemblée législative l’autorisation de créer un fonds de réserve de $25,000 qui sera employé à l’établissement d’un musée historique.Lachine a déjà constitué un fonds comité a jugé que la taxe proposée ' de $15,000 pour ce motif très loua-constituait un nouvel impôt inutile.! ble.Le bureau d’enregistrement de Tottenham, à Londres, inscrit envi-sus de leurs frais de voyage et de re- rc»i 25 nouveaux mariages chaque présentation I jour TfaoeMtewi i emfilacfecvt.Laissez le SERVICE NATIONAL de PLACEMENT vous trouver le travailleur qufil • vous faut Afin de vous permettre, avec économie de temps, d’effort et de dépense, de trouver les employés qui possèdent la formation et les compétences qu’il vous faut, le Service national de Placement a établi des bureaux locaux dans plus de 200 villes, grandes et petites, par tout le Canada.On y dresse la statistique complète de tous les travailleurs des deux sexes, à l’inclusion de tous les militaires rapatriés.Précisez vos besoins et nous apportons un soin méticuleux à répondre à vos exigences d’aussi près que possible.Parmi le nombre et la variété des candidats qui se sont inscrits à nos bureaux, nous saurons trier sur le volet le travailleur que vousr désirez, qu’il se trouve à Halifax, Québec, Hamilton, Vancouver .ou dans votre propre ville.Recourez sans scrupules au bureau local du Servico national de Placement.Il est là pour répondre à vos besoins et à ceux de toute la collectivité.SERVICE NATIONAL DE PLACEMENT Ministère Federal du Travail HUMPHREY MITCHELL Ministre du Travail A.MAC N AM ARA SouSTministre Feuilleton du “Devoir’ DE LA TERRE A LA LUNE par Jules VERNE 17.(Suite) Les quatre membres du Comité avalèrent chacun une douzaine de sandwiches suivis d un bol de thé, et la discussion recommença.Mes braves collègues, dit Barbi-cane, notre canon doit être d une grande ténacité, dune grande dureté.infusible à la chaleur, indissoluble et inoxydable à l’action corrosive des acides.__U n’y a pas de doute à cet égard, répondit le major, et comme il faillira employer une quantité considérable de métal, nous 11’au-1011s pas rembarras du choix.» __ Eh bien, alors, dit Morgan, je propose pour la fabrication de la coule sininlcinenl dans des moules de sable, elle est d’une manipulation rapide; c’est donc à la fois économie d'argent et de temps.D’ailleurs, cette matière est excellente, et je me rappelle que pendant la gi.ene.au siège d’Atlanta, des pièces en fonte ont tiré mille coups chacune de vingt minutes en vingt minutes, sans avoir souffert.- Cependant, la fonte est très cassante, répondit Morgan.- Oui, mais très résistante aussi; d’ailleurs, nous n’éclaterons pas, je vous en réponds.— On peut éclater et être honnête, répliqua sentencieusement J.-T.Maston.— Evidemment, répondit Barbi-cane.Je vais donc prier notre digne secrétaire de calculer le poids d'un canon de fonte long de neuf cents pieds, d’un diamètre intérieur de neuf pieds, avec parois de six pieds d’épaisseur.— A l’instant,” répondit J.-T.Maston.Et, ainsi qu'il ai ait fait la veille, H aligna ses formules avec une merveilleuse facilité, cl dit au bout d’une minute: “Ce canon pèsera soixante-huit mille quarante tonne (—68,040,000 kü.).— Et à deux cents la livre (— 10 centimes), il coûtera?.— Deux millions cinq cent dix mille sept cent un dollars (— 13,-608,000 francs).” J,-T, Maston.le major et le général regardèrent Barbieane d’un air inquiet.“Eh bien! messieurs, dit le président, je vous répéterai ce que je vous disais hier, soyez tranquilles, les millions ne nous manqueront pas!” Sur cette assurance de son président, le Comité sc sépara, après avoir remis au lendemain soir sa troisième séance.LA QUESTION DF;s FOUDRES Restait à traiter la question des poudres.Le public attendait avec anxiété cette dernière décision.La grosseur du projectile, la longueur du canon étant données, quelle serait la quantité de poudre nécessaire pour produire l’impulsion ?(.et agent terrible, dont l’homme a cependant maîtrise les effets, al • être appelé à jouer son rôle dans des proportions inaccoutumées.On sait généralement et l’on répèle volontiers que la poudre fut inventée au quatorzième siècle, par le moine Schwartz, qui paya de sa vie sa grande découverte.Mais il est à peu près prouvé maintenant que cette histoire doit être rangée parmi les légendes du moyen âge.La poudre n’a été inventée par personne; elle dérive directement des feux grégeois, composés comme elle de soufre et de salpêtre.Seulement, depuis cette époque, ces mélanges, qui n'étaient que des mélanges .lisants, sc sont transformés en mélanges détonants.Mais si les érudits savent parfai-tement la fausse histoire de la pou dre, peu de gens sc rendent compte i de sa puissance mécanique.Or, c est ce qu’il faut connaître pour corn prendre l’importance de la question soumise au Comité.Ainsi un titre de poudre pèse environ deux livres (—900 grammes) (1); il produit en s’enflammant quatre cents litres de gaz rendus (1) livre américaine est de 4M «rr.l libres, et sous l’action d’une tempé- n’emploie que soixante-quinze U-rature pqrtée à deux mille quatre vres de poudre pour un projectile cents degrés, occupent l’espace de de huit cents livres, et la Columbiad quatre mille litres.Donc le volu- Rodman ne dépense que cent soi- me de la poudre est aux volumes des gaz produits par sa déflagration comme un est à quatre mille.Que l’on juge alors de l’effrayante poussée de ces gaz lorsqu’ils sont comprimés dans un espace quatre mille fois trop resserré.Voilà ce que savaient parfaitement les membres du Comité quand le lendemain ils entrèrent en séance.Barbieane donna la parole au major Elphiston, qui avait été di- lait avant-hier l’honorable J.-T.Maston en termes si poétiques, n’est chassé de la bouche à feu que par seize livres de poudre seulement.__ Vous êtes certain du chiffre?demanda Barbieane.— Absolument certain, •répon-¦it le major.T-c canon Armstrong î ! xanle livres de poudre pour envoyer à six milles son boulet d’une demi-tonne.Ces faits ne peuvent être mis en doute, car je les ai relevés moi-même dans les procès-verbaux du Comité d artillerie.— Parfaitement,, répondit le général, __Eh bien! reprit le major, voici la conséquence à tirer de ces chiffres, c’est que la quantité de poudre n’augmente pas avec le poids recteur des poudres pendant la; (|u boi,let; cn cffc.t, s-n fallait seize guerre.; ijvres de poudre pour un boulet de “Mes chers camarades, dit ce chi- vingi-quatre; en d’autres termes, si mistc distingué?; je vais commeu-i dans ]es cgnons ordinaires, on em-ccr par des chiffres irrécusables j ploie une quantité de Ppudr* pe-Z, uous ïf rvlront a, ta».L.boU- ! >.», le» deux lier, du PO.d.du pro.let de vingt-quatre, dont nous par-1 jectile, cette proportionnalité n esl pas constante.Calculez, et voua verrez que.pour le boulet d'une d*-mi-tonne, au lieu de trois cent tren-trois livres de poudre cette quantité a été réduite à cent soixante U-ares seulement.(A «uivre) H-m-vé VOLUME XXXVII — No 61 LE DEVOIR.MONTREAL, JEUDI u MARS 1946 Cm» par I» femme.¦ O J, tèmrve mot tip ' •t mUgicute IV/* 4m genm humjin c tua fe Famille set* mutewe régénérée e» ravitaillée an I4éal.o> ra in o—' V J/ â ±L v: n C'Mt mt l'IwümwM.fruit 4e m peraermefité mer «le et ioteHaptuelle.beaucoup plui en cere que par l'exercice 4e pouvoir* définis.que la femme mènera le men4e.Rédactrice : Germaine BERNIER Souvenirs d'un aumônier militaire |.e lieutenant-colonel Guy Laramée, SJ., en conférence au Gesù — Récital de M.Paul Doyon — Mgr Philippe Perrier, président d'honneur de la soirée ISous les auspices de l’Institut Fa-ilial et sous la présidence d’hon-iur de Mgr Philippe Perrier, avait •u, hier soir, au Gesù, un con-rt-conférence qui à remporté un au succès.M.Paul Doyon, pianiste, u in-rprété avec son art habituel une zaine de pièces de son répertoi-: et quelques rappels que l’audi-ire a vivement applaudis.Le conférencier était le lieutc-int-colonel Guy Laramée, S.J., an-en aumônier militaire des trou->$ outre-mer.J L’auditoire a été grandement in-içssé par le récit des diverses a^es de la vie du soldat cana-en et des souvenirs de guerre it de façon vivante par le con-rencier.Il a expliqué également mment et pourquoi les expérien-s diverses et les répercussions de s expériences ont influé sur la entalité des soldats.Quoi qu’on dise, dit en résumé le re Laramée, le problème de la habilitation du vétéran dans la ?civile n’est pas si tragique et le deviendra pas si l’on sait l’en-[prendrc à temps et avec sympa-e.Ce sont surtout les risques unis qui ont influé sur la menta-é du vétéran et qui l’ont fuit né-ssairement vieillir, nécessaire-¦nt évolué.Parmi les facteurs de cette évo-ion il y a le temps.En cinq ou ans tout le monde change, par-ulièrement le soldat, parce que ns la vie militaire active on jillit peut-'Le doublement.Le léran a aussi mûri intelleetuelle-Int et rapidement.La vie était lemeut intense, les contacts si J)ides que le voyage à travers (urope a tout de même été pro-Ttble."n autre facteur principal du Juigement chez le soldat c’est la lie des grandes émotions qu’il a ]>ies, de son départ du Canada laissant sa famille, jusqu’à la Iloire, en passant par les alertes Angleterre, le débarquement en rmandie, etc.certaines époques en Angle-^•e, tout n’était pas rose.En 1939 n’avait nresque rien à cause de Ipolitique de désarmement des nières années et à Dunkerque perdit tout ce qu’elle avait fait |ser sur le continent en fait rmement el d’équipement.En [vant en Angleterre les Canals constatent eux-mêmes leur réparation.Les manoeuvres nateurs faites ici ne suffisaient là-bas.Que dire des émotions Isées par les alertes en pays innu.sans assez d’armes, les fu-n’étaient pas tous arrives, sans les, sans cartes, sans transits?A cette époque les Alle-ids avaient la suprématie du et nous n’avions nas grand Ise pour leur répondre.Insuite, malgré les bombarde-its et les alertes, commença la terne des m noeuvres répétées que jour en prévision d’un tain débarquement.Dans cette ?ue attente tous les soldats se ennuyés ferme.C'est ce qui lique que bien des jeunes n’ont su attendre pour fixer leur vie eur avenir.Cet ennui, ces an- [ses laissent leur marque dans empérament d’un individu, près trois ans environ de cette l’époque de l’invasion apporta nériode d’incertitude et ixiété.Et.il faut le dire, nous Ins eu peur.Autre émotion.Nous SOULAGEZ rhumes des enfants WC du ¦>««£££ W VapoRüb mes Filles! Femmes! qui Souffrez les ennuis de TROUBLES ÉRIODIOUES FÉMININS |vous souffrez de crampes mensuelles avec line, mal de dos.et sensation de nervosité, kgitation, d'irritabilité—causés par les fi ode» mensuelles—essayez le Composé étal de Lydia E.Pinkham pour soulager [tels symptômes.f-e Composé de Pinkham fait plus que tlager les douleurs mensuelles; il aide à jiinuer la fatigue, la nervosité, l’irritabilité, J accompagnent ces douleur».Le Composé I Pinkham est l'un des remèdes les mieux nus et lea plut efficaces en son genre.! millier» et des milliers de femmes en ; bénéficié.Nous vous engageons à essayer ly ment ce remède efficace.;tiAL LYDIA E.PINKHAM S disions tous à ce moment-là que nous n’avions pas peur, mais celui qui vous dirait qu’ii n’a jamais eu peur c’est qu’il n’était pas en possession de toutes ses facultés ou bien il était plutôt loin du danger.Mais la peur se domine et nous avons appris à la dominer.Quand la guerre a vraiment commencé.là c’était le déchaînement de tout l’être.Ce n’est pas en vain qu’on enseigne à un homme pendant des années, à tuer, à surprendre sans être vu, à détruire, etc.Le •combat lui-même ne se raconte pas parce que ce n’est pas trop beau.On nous demande souvent comment nous avons été reçus en Normandie?Apporter la libération en semant la mort et des ruines, on ne peut pas s'attendre à tous les enthousiasmes.La réception a été plutôt froide en Normandie.Elle s’est réchauffée à Rouen et à Dieppe parce qu’il y avait déjà plus qu’un mois que les bombardements étaient terminés.Ce fut alors le triomphe, les acclamations, les embrassades.Là encore, il y a eu des émotions violentes qui laissent des traçes.Le soldat a aussi réfléchi.Déjà plusieurs jeunes s’inquiétaient de leur avenir et des promesses du gouvernement.Après la guerre finie, l’attente ihr retour fut encore longue.Enfin, les soldats sont revenus avec des souvenirs, excellents, pénibles, cruels parfois.Le soldat qui revient rapporte encore des illusions, sur son propre état et sur la situation en général parfois: il apporte aussi des espoirs.Reprendre sa place dans le pays et dans le milieu familial, demande un peu de temps.Il y a des moments pénibles dans cette réhabilitation qui demande des efforts mutuels et de la patience.Tout doit se faire en nuances et en délicatesse dans une atmosphère de calme.H faut que chacun y mette du sien.Le vétéran ne veut pas de la charité publique; il attend du travail, un emploi permanent, la réalisation des promesses qu’on lui a faites.Le n’est pas ce qu’il trouve toujours.Nos gouvernants, pour apporter une aide pratique aux vétérans doivent créer du travail.Les cinbau-cheurs doivent comprendre la mentalité de ce nouveau travailleur.Dans la famille il ne faudrait pas nue l’on soupçonne celui qui a été absent si longtemps.Il faut que chacun fasse sa part en passant l’éponge sur le passé.Le vétéran a été un brave.Il n'a jamais reculé devant l’ennemi, il a su doi ner sa peur.Mais dans la vie civile,, il est souvent timide, dé-pavsé.il a presque peur.Si 1 ’on veut avoir la victoire dans lu paix comme dans la guerre, il faut la coopération de tous, il faut coaliser toutes les forces du bien afin que le réhabilitation du vétéran se fasse avec succès pour son bonheur et Je plus grand bien du pays.En l’absence de Me Lucien Tremblay, président de l’Institut familial, c’est le Père Jean de Brébeuf Laramée qui a présenté le conférencier.et c’est le lieutenant-colonel J.-G.Charlebois qui l’a remercié.En portant la parole à son tour, Mgr Perrier a souligné la réalité el la valeur des forces spirituelles et morales à côté des forces physiques el naturelles dans la guerre comme dans la paix.Le président d’honneur a aussi rendu un bel hommage au talent et à la renommée de M.Paul Doyon G.B.Lettres de France Le réconfort de l’amitié canadienne La lutte contre les misères de toutes sortes — "A nos omis Canadiens" par le R.P.Doncoeur— Le mot "Canada", synonyme de joie, applaudi par les gosses au cinéma Yon i des lettres et des extraits de lettres de France appréciant la (jenerosite des colis canadiens cl remerciant les donateurs.L es/ auec un vif plaisir que nous publions aujourd’hui les remercie-ments du H.I‘.Paul Doncoeur.écrits pour te Devoir et que nous runsmeltons à nos lecteurs et Irc-irices qui ont compris nos appels pour les enfants de France et leur:; familles en envoi/ant de généreux et substantiels colis.A nos amis canadiens Comme je voudrais pouvoir vous dire ce que nous apportent vos envois! Quand on ouvre ces précieux colis, c’est toujours une émotion que de se représenter combien chaque objet, choisi si délicatement, est un message d’amitié.Il y a, venus de grandes organisations, des colis fails en série, comme à la machine.Dnns les nôtres on voit que c’est une main amie qui les a composés.Même un paquet d’aiguilles, des lacets, un savon, des vitamines, indiquent une intention de bonne ménagère qui sait ce qui sera utile et apprécié.Du cacao, du lail, du thé, du sucre! Vous dirai-je que j’éprouve chaque fois la joie du soldat au front, qui reçoit un colis fait par sa maman et qui lui apporte quelque chose de ia maison.Si vous saviez ensuile combien la moindre chose fait plaisir.Je me disais qde ces temps de famine sont des temps bénis qu’on regretter;! un jour.Dans la vie normale on ne sait pas comment faire plaisir à des amis et l’on cherche des cadeaux extraordinaires.En ces Pour I Antarctique.— Le “Southern \ future”, le nouveau baleinier britannique, est parti le 28 octobre de Grande-Bretagne dans son premier voyage vers l’Antarctique Elément rare.— L’Uranium ne se trouve présent dans le minerai d’où on l’extrait que dans la proportion d’une partie pour 140.Pas plus heureux que.heureux pays que le nôtre.C’est le pays aux millions, voire aux milliards.On ne peut ouvrir le journal “sans y voir” des chiffres vraiment astronomiques.Heureux, oui, heureux, à coup sûr et heureux ceux qui l’habitent.,., mais pas plus heureux que les habitués de la maison de fourrures Reid, où point n’est besoin d’être millionnaire pour se procurer les plus belles fourrures qui soient.Même avec un budget bien ordinaire, l’acheteur obtient des fourrures de qualité et de séduisante beauté.Allez chez J.-F.Reid: vous serez servi à souhait.Son adresse: 1473,• rue Amherst.temps de misère on peut offrir a une femme du monde qui a des enfants un pain de savon Sunlight pour la lessive et elle exulte plus que si vous lui offriez un diamant.Du savon, pensez donc! Du vrai savon! Ce sont des cris de joie: "Oh! est-ce possible! Nous n'en avions plus une once!" Ou un paquet de café qui sent si bon après toutes ces graines noires avec lesquelles on a pendant cinq ans fait un jus noir, sans odeur que de poussière rance et d’eau de vaisselle! On me met quelquefois: "Savons pour une famille pauvre." For poor people! Mais vous seriez stupéfaits de voir comme un pain vulgaire est bien venu chez tous, quand tous ou est devenu poor people, même les riches! Oui, souvent nous viennent de si tristes appels: Les bébés surtout sont si privés! Je sais une grande ville de l’ouest où les médecins sont découragés; Us ne peuvent plus combattre ia mortalité, faute de lait condensé, faute de médicaments parfois pour ces petits.Comment leur fera-t-on des couches?La toile manque même pour les torchons (vos sacs à sucre sont très appréciés! Ne cherchez pas à les laver pour effacer les inscriptions.Elles sont un souvenir du Canada!) Les sunus regorgent.On oblige les malades à partir dès qu’il y a un mieux, pour recevoir les plus graves qui attendent.Tout cela n’apparait guère au voyageur qui passe mais c’est que la souffrance se cache.Aussi je puis vous assurer que vos protégés prient le Seigneur pour que le cher Canada, qu’ils ne connaissent que par vos envois, soit préservé des horreurs de la guerre, de la famine, des ruines, et par-dessus tout de la servitude! Tel de mes jeunes routiers fusillé dans le Vercors par les Allemands, a eu son père tué en 1918 en mer, et son grand-père à Paris en 1871.Trois générations fauchées à la suite! Oui, que Dieu vous épargne! Et puisque Notre Seigneur a promis qu’un morceau de pain ou un verre u’eau donnés en son nom ne seraient pas perdus, je lui demande que votre charité fasse un rempart inviolable derrière lequel vous et vos petits enfants serez à l’abri.Dieu sait quels sacrifices sont chaque jour accomplis pour nous envoyer, à un tel prix, ces belles et bonnes choses! Croyez que nous n’oublierons pas que le Canada est le pays, le seul pays, je crois, avec la Suisse, qui ait eu ces délicatesses inépuisables de charité.Au nom de «es amis inconnus: un ardent merci! Père Paul DONCOEUR, S.J.* * ¥ Chère Mademoiselle et Amie, Je reçois avec émotion la louchante manifestation de votre fidèle souvenir.Nous aussi, ne vous avons jias oubliée.Ecrivez-nous encore et longuement.Ici, notre quatuor a été coupé en deux.Mon cher Papa nous a quittées pour le ciel le 13 décembre 1942, suivi le 2(1 septembre 1943 par ma chère aïeule.L’un et l’autre sont partis pour la lumière dans les admirables sen-liments chrétiens dont ils n’avaient cessé de vivre.Maman et moi sommes désormais seules ici-bas.J’ai consacré à la "Présence des absents bien-aimés, un livre qui a été couronné par l’Académie française et que je serai heureuse de vous faire parvenir dès que cela sera possible.Nous avions poursuivi notre action catholique de cette zone sud jusqu’en 1943.Il faudrait maintenant.pour la reprendre, remonter à Paris, ce qui est impossible encore en raison de la difficulté des transports.Monaco a été bombardé, mais notre maison a été épargnée.Vous devez savoir que le P.Point va bien et que le cher Noël est toujours vivant.Notre metteur en ondes, Georges Colin, grâce à qui vous aviez entendu “Central-Eternité” est mort brusquement en janvier.Aviez-vous reçu ma lettre de Bruxelles.en 1939?Croyez, je vous prie, à notre sympathique souvenir.et vive le Canada! Suzanne MALARD * * Ÿ Lille-Sud, 3 décembre 1945 Cher grand ami du Sud.C’est toujours uni -randc joie pour le vicaire et les enfants du Sud, d’avoir des nouvelles du Ca-ifada.Les enfants aiment l’aventure, le mystérieux et pour eux, ce Noël canadien sera le plus head de leur vie! Merci aux coeurs des Canadiens de savoir aimer nos gosses de faubourg.’ Figurez-vous que jeudi dernier, nous étions en train de passer un film d’aventure: “Portc-plmne en Amérique du Nord”.Or sur l’écran, apparaît tout à coup le mot “Canada”.Instinctivement toute la salle se mit à applaudir.Cela m’a fait plaisir de voir que nos enfants comprenaient un peu tout ce que vous faites pour eux.J’ai reçu un magnifique colis de MM.W.Grandmont et Sainte-Marie.C’était vous?J’ai de suite écrit à celte adresse! Evidemment les mots d’emprunts pour Noël, cela mettra un charme de plus à votre générosité.Le colis est arrivé en excellent état.Tout est casé pour Noël.D’ailleurs je vous écrirai régulièrement pour 1rs colis reçus! Je viens de terminer la lec ture de la conférence sur la Charente.Faut-il que ce soit des Canadiens qui apprennent aux Français à découvrir la beauté de leur pays?En tout cas, cette conférence fait le tour de quelques amis, qui en profitent.Chez nous, vous savez, c’est une paroisse ouvrière.Pas d’usine, pas d'entreprise.Un faubourg avec, des ouvriers et des taudis inacceptables au 20c siècle.La paroisse compte 18,000 habitants.Beaucoup de vieillards et d’enfants.Mon quartier se compose de 400 maisons où habitent de pauvres gens sinistrés, c’est-à-dire, des gens qui ont ou leurs maisons détruites par les bombardements.Toules les familles ont un minimum de cinq enfants! Us habitent des ua-raques en bois.Le charbon étant rare, le froid y est pénible.Un autre groupe de 600 maisons, assez belles où habitent les familles nombreuses.Les enfants y grouillent: familles de 8 à 15 personnes.T.à.c'est surtout le travail nui fait défaut.Vous voyez, parois-• c fort intéressante, mais où il y a de la besogne à faire.La pratique religieuse est maigre: 1 pour 2 1954 Dom.du Canada 3% 1963 Dom.du Canada 3% 1956 Dom.du Canada 3'/ 1957 Dom.du Canada 3% 1959 Dom.du Canada 3% 1960 Dom.du Canada 3% 1962 Prov.de Québec 3% 1959 Prov.de Québec 3%7(> 1949 Prov.de Québec 3%% 1953 Prov.de Québec 3%Tô 1955 Prov.de Québec 3'r 1955 Prov.de Québec 3% 1956 Cité de Montréal 4%% 1949 .Cité de Montréal 4%% 1967 Cité de Montréal 3% % 1953 Cité de Montréal 4%% 1950 Cité des Tr Rivière», 4% 1955 10274 105 Gatineau Power A 3%7
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