Le devoir, 4 avril 1946, jeudi 4 avril 1946
"U Chute ,vtc dotl! _ .Jt un* utU» wuvwhta* «t u (Mut ftVto docilité dcoaottr te i» ar*nte-Br*t*-KO«.ou de* EUU-Onl* ou de QUI que ce eolt d'autre l'attitude qu'il lui taut prendre eoTere 1* monde Le premier tereli te kwaitome dun Canadien n’eat oae envers ie Commonwealth britannique des nation*, mais envers le Canada et eon roi.et ceux oui contestent ceci rendent, a mon avis, un mauvais service su Commonwealth "She te a sovereltm nation and eau not take her attitude to the world docilely from Britain or from the United 8 ta tee or from anybodv elee.A Canadian's first loyaltv Is not to the British Commonwealth of Nations but to .Canada end to Canada’s Klne and these who deny thle me dome, to mv mind, a «real disservice to the Commonwealth " ll-X-37) Lard Twie4imair LE DEVOIR Montréol, jeudi avril 1946 VOLUME XXXVI1 — No^T HEDACTION ET ADMUflSTKATIOB 430 nr.NOTH E-DAME.MONTREAL TELEPHONE *8EIoir 3361 SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration Rédaction .Directeur t Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en cheli Omet HERO U X Gérant BEIair 3361 BEIair 2984 BEIair 2239 x Pape lance un appel pour sauver les peuples de la famine ( Voir en page 3) Nos ressources naturelles :i marge du débat sur PUngava — Nécessité de continuer Penquête instituée en 1937 — Elle est indispensable pour Porientation de notre politique économique i Le long et difficile débat qui s’est engagé autour de la meession minière à la compagnie Hollinger, dans le ter-toire de l’Ungava, remet en vive lumière la nécessité ’une enquête complète et systématique sur les ressources laturelles de la province.Commencée il y a plus de vingt-mq ans, poursuivie sans plan préconçu et à 1 aventure •es exigences du moment, elle s’est limitée d abord à 1 in-•ustrie forestière avant de s’étendre aux régions minérali-l'res, au fur et à mesure des besoins et à la demande des Ismpagnies privées, locatrices des terres de la Couronne.• Vers 1937, le gouvernement Duplessis a décidé de coor-'onner et de systématiser les recherches et il a confié à :)utc une équipe de techniciens versés dans les sciences de économique le soin de mener à travers les comtés de la irovincc une enquête approfondie.Le travail était bien en voie et déjà il avait donné ¦excellents résultats lorsqu’il a été interrompu, à routes 'ns pratiques vers 1 940, par le gouvernement Godbout, ms doute par suite des nécessités de la guerre.Des rap-orts avaient été préparés mais ils paraissent avoir été mgtemps tenus sous le boisseau.On peut se demander pourquoi cette oeuvre éminem-lent utile a été ainsi interrompue, puisque, logiquement, i 'le devrait être la base essentielle qui permettrait aux louvernants d’orienter sûrement et de façon utile l’écono-i lie de la province?Il est à croire que les choses les plus j /identes sont les plus difficiles à obtenir, i, Car ce n’est véritablement qu’à cette condition que économie future du Québec pourra être solidement issise.Ainsi comment peut-on établir notre gigantesque idustrie forestière sur une longue durée, si on continue à ^norer en quoi consiste notre domaine sylvestre; com-! |ient alors lui assurer des conditions de permanence abso-H imcnt indispensables et passer résolument de la période ’exploitation inconsidérée et imprévoyante, à celle d’une ; idustrie ordonnée?Il serait vain de se dissimuler que, de-uis une demi-siècle, nos forêts sont coupées, rasées, dé-•uites comme si le principal souci était d’en tirer dans le lus bref délai possible tout le rendement rotai immédiat, uitte à ne laisser que des ruines.Comme une multitude j 'industries secondaires et accessoires dépendent tout de lême de nos forêts pour leur maintien normal, on ima-ine quelles peuvent être les conséquences d’une pareille tuation.Sans doute, les concessionnaires font valoir qu’ils vivent lus un régime tel qu’ils peuvent difficilement engager ¦ venir et capitaux plus loin qu’une certaine date et que arce leur est de réaliser dans un délai forcément limité ’ur principale mise de fonds.Les profonds bouleverse-rents des doctrines politiques gui se multiplient de par • monde ne sont pas également de nature à favoriser les lacements à très long terme.Il est assez difficile d’apprécier jusqu’à quel point ils nt raison.Au surplus, la plupart d’entre eux n’ont peut-, tre pas donné aux autorités publiques des preuves bien ngageantes sur leur ferme désir de transformer la rafle ux ressources naturelles, en une exploitation rationnelle ; 11 normalisée.I 1 Mais cela ne fait que rendre plus pressante la vérifica-! ion de notre avoir public, si l’on veut l’aménager avec ¦on sens et sécurité.Car il faudra toujours en venir là et 1 e n'est qu’alors qu’il sera possible, pâr exemple, et de Les troupes russes vont se retirer de Flran Remerciements façon à peu près définitive, de mettre fin à l’éternel conflit qui pose comme adversaires les colons et les marchands de bois, alors que le plus élémentaire sens commun en devrait faire des alliés.Car la colonisation et l’industrie forestières ne sont pas adverses mais complémentaires l’une de l’autre, ou du moins devraient l’être.Ce qui est vrai de la forêt et de l’agriculture l’est encore plus des mines.Celles-ci offrent un avenir prestigieux au Québec.Déjà elles ont livré des richesses énormes et il semble pourtant que nous ne sommes encore qu à la période des tâtonnements.Dans le cas du Nouveau-Québec, les paitis politiques se sont lancé des brocards.La vérité parait bien qu'm fait, tout le monde est plus ou moins dans 1 inconnu.Ni vous ni moi ne sommes allés voir dans le lointain Ungava ce qu’il peut bien y avoir; et chacun en parle avec d’autant plus d’assurance que l'adversaire n’en sait guère plus.Et au fond la principale question serait de savoir si l’entreprise est prématurée et s’il vaut mieux attendre un relevé précis des ressources disponibles, ou s’il est préférable de laisser des intérêts privés tenter maintenant l’aventure qui comprend évidemment de gros risques, parce qu’autrement il pourrait bien s'écouler un siècle avant d’ouvrir la région à l’activité industrielle et économique et qu’il importe de ménager une issue québécoise au surplus de population urbaine et rurale et en prévision des crises de chômage aigu, éventualité inéluctable dans un pays qui se dirige vers une industrialisation croissante.Un tel problème n’est pas, comme on le voit, de solution facile, par suite de ses aspects plutôt compliqués et qui ressortissent à différents sujets.Mais il a une conséquence pour le moins claire, c'est qu’il faut en venir à une information complète sur les ressources naturelles, l’organisation économique de la province.C'est à cette condition seulement que les gouvernants pourront décider avec une certitude raisonnable.Ce ne sera pas une mince affaire, car on ne fait pas le relevé d’un pays vaste comme un empire, l’examen raisonnablement attentif et précis de ses forêts, de ses mines, de ses régions arables, en quelques mois, ni même en quelques années.Car cela entraîne de très lourdes dépenses, outre la mobilisation d’une véritable armée de tecb-niciens que nous n’avons pas en nombre suffisant.On a calculé que, pour faire la seule vérification des richesses forestières et arables et des besoins de ses industries grandes et moyennes, il y faudrait cinquante millions de dollars et un bon nombre d’années.Il ne faut pas oublier qu’en l’affaire, il ne suffit pas seulement d’aller faire des relevés, mais d’assurer une mise au point permanente.On imagine qu’une enquête totale atteindra des chiffres impressionnants et qu’elle devra forcément se prolonger sur une assez longue période.Mais ce n’est pas pour autant une raison de ne rien faire.Car plus on retardera l’échéance et plus les difficultés ne feront que se multiplier.Aussi l’enquête commencée en 1937 par le gouvernement Duplessis devrait être continuée.On comprend que les oeuvres de guerre ont requis les services d’un si grand nombre de techniciens- qu’il a été difficile de reprendre le travail normal.Mais il devrait bientôt être possible de songer à continuer l’oeuvre fructueuse de 1937.Ce sera un des meilleurs placements.4-iv-46 Alexis GAGNON Doits iimpossibilité matérielle où il sc trouve de pouvoir — immédiatement, à tout le moins — remercier tous ceux oui ont bien voulu, à l’occasion de scs cinquante années de journalisme, lui offrir leurs felicitations et leurs voeux, M.Orner Hèroux les prie de trouver ici l’expression de sa vive gratitude.I Andrei Gromyko l'annonce au Conseil de Sécurité des Nations Unies — Le délégué iranien accepte la promesse russe comme règlement satisfaisant -Les raisons qui expliquent la décision de Moscou - Les négociations directes avec Téhéran — Le gouvernement américain songe à modifier sa politique envers l'Argentine — Le résultat des élections en Grèce 1 sttre d'Ottawa 1.Merritt et l’immigration massive de 200,000 âmes par année a plupart des députés qui participent au débat veulent jne immigration plus modérée— M.Lacombe hostile à toute immigration — Les sous-ministres fédéraux et leurs traitements L’actualité Bloc-notes Kapuskasing et l’Abitibi Noire camarade Pierre Vigeant a transmis l’autre jour aux lecteurs du Devoir une borfne nouvelle que venait de lui communiquer le député de Chapleau à la Chambre des Communes, M.David Gourd.Celui-ci, au cours d’une conférence avec le sous-ministre fédéral de l’Agriculture, M.Barton, et le sous-ministre adjoint, M.Georges Bouchard, avait reçu l’assurance que le prochain régisseur de la ferme d’expérimentation de Kapuskasing sera non seulement un fonctionnaire bilingue, capable de s’adresser à «es administrés dans l’une ou l’autre des langues officielles du pays, l’anglais et le français, mais un fonctionnaire dont la langue maternelle est le français.M.Gourd4 député de Chapleau, ce qui est la designation de ia circonscription qqi correspond à l’Abitibi, est Abitibien de vieille date.Il fut des pionniers d’Arao», en 1912.C’est dire qu’il connaît bien toute la vaste région du Nord ontarien, de la frontière québécoise jusqu’au l«c des Bois.Il lui a été facile, en toute connaissance de cause, de démontrer à MM.Barton et Bouchard, que si le territoire trési^étendu que dessert la ferme de Kapuskasing est peuplé en parties à peu prè« égales {suite à la dernière pege)’ ; a(je carnet du grincheux M.Humphrey Mitchell, ministre fédéral du Travail, dit que ça lui n prie un gros mois avant de se décider pour «avoir si le prêt d’un milliard et quart à l’Angleterre était une bonne chose ou non.A ce compte-là, on peut être assuré qu’un bon nombre des autres ministres n’ont pas encore compris, et même que certains députés ne comprendront jamais.?L’argument qui, chez plusieurs, a probablement emporte le morceau, c’est que si ça ne vaut rien pour le Canada, c’est très utile par contre pour l’Angleterre.Ainsi Or-gon, dans le Tartuffe de Molière Sirop d'érable En dernière heure, on apprend que le secrétaire l'Etat américain, M.Byrnes, a proposé aujourd'hui au Conseil de Sécurité des Nations Unies de mettre fin à la crise russo-iranienne en acceptant comme satisfaisante la promesse de la Russie de retirer ses troupes d'ici le début de mai.La proposition de M.Byrnes stipule que s'il se produit quelque développement important dans la situation avant le 6 mai, l'affaire reviendra alors automatiquement devant le Conseil de Sécurité et aura préséance sur toute autre question.LE DEBAT RUSSO-IRAKIEN Avec les dépêches d'aujourd'hui le problème russo-iranien entre dans une phase nouvelle.Les Russes, qui sont en quête des champs pétrolifères iraniens, ont décidé, semble-t-il, de modifier leur plan de campagne.Au lieu de s'emparer "manu militari" de l'objet de leurs convoitises, ils vont plutôt "négocier" et tenter de se faire des amis dans la place.C'est le sens des nouvelles qui nous parviennent ce matin, à la fois de New-York, où siège le Conseil de Sécurité des Notions Unies, de Londres, où l'on parle abondamment de l'affaire, de Téhéran, où l'on se montre plus "conciliant" pour la Russie, et de Moscou qui garde un silence discret et quelque peu inquiétant sur les événements des dernières vingt-quatre heures.Faisant volte-face, la Russie a décidé de retirer ses troupes de l'Iran.Elle consent enfin, apparemment sans conditions, à respecter les termes du pacte qu'elle a signé en 1942 et par lequel elle s'engageait à évacuer entièrement l'Iran, au plus tard six semaines après la fin de la guerre.M.André Gromyko, délégué russe au Conseil de Sécurité des Nations Unies, a en effet transmis au secrétaire de ce conseil une lettre par laquelle Moscou s'engage à retirer toutes ses troupes de l'Iran d'ici six semaines, cette évacuation devant être terminée le 6 mai prochain.M.Gromyko déclare expressément que cette évacuation "n'a aucune relation avec les négociations qui se poursuivent ou qui pourront avoir lieu au sujet de concessions pétrolières ou autres".Ce changement d'attitude des Russes ne laisse pas d'être surprenant, surtout si on se rappelle qu'ils ont fait l'impossible pour que leur querelle ne soit pas soumise au Conseil de Sécurité, allant même jusqu'à se retirer brusquement de la salle des délibérations, en signe de protestation.Quelle a été la cause dominante de leur nouvelle attitude?On a répondu que le crédit on revient à l'influence prépondérante de l'Organisation des Nations Unies.Il faut plutôt regarder du côté de l'Iran et voir un peu ce qui s'y passe.Le délégué iranien au Conseil de Sécurité, M.Hussein Ala, a déclaré que son pays est prêt à accepter comme règlement satisfaisant cette promesse des Russes de se retirer d'ici six semaines.Au cours d'un discours qu'il a prononcé hier il a exposé longuement les griefs de l'Iran contre Moscou, mais il a terminé en tendant, comme disent les dépêches, le "rameau d'olivier".Il a consenti à ce que la discussion au mérite d i différend de son pays avec les Russes soit reportée part des troupes russes.M.Abounars Azob, directeur de la propagande de ce parti politique, a pu déclarer que son parti fera des gains considérables lors du prochain appel au peuple.Le parti qu'il dirige est ouvertement accusé de recevoir un appui direct de Moscou."Tous les ouvriers se sont ralliés à notre gouvernement, dit-il.Quatre vingt-dix pour cent des ouvriers de Téhéran sont membres du parti et nous recevons des demandes d'affiliations plus vite que nous pouvons en disposer".Azod prétend bien que son parti n'est pas contrôlé par la Russie, mais il est tout de même responsable des désordres qui ont eu lieu en Iran la 11 mars damier quand le parlement a tenté de prolonger son existence jusqu'après le départ des troupes russes.Azod voulait que les élections aient lieu en présence des troupes soviétiques et son parti a provoqué un tel chahut qu'il a été impossible au parlement d'adopter cette loi qui aurait étendu son existence de quelques semaines."C'est une grande victoire de la masse populaire", avait alors déclaré Azod.La conclusion de tout cela c'est que les Russes savaient exactement ce qu'ils faisaient quand ils ont annoncé hier leur départ de l'Iran.Le retrait de leurs troupes, semble-t-il, ne les force à renoncer à aucune de leurs ambitions.et cela peut leur donner meilleure mine aux yeux du monde.En somme, comme le faisait remarquer un journaliste: "Ils seront richement payés de leur décision".A Moscou cette nouvelle a été annoncée par tous les journaux, mais sans commentaires.La dépêche a été publiée avec comme seul titre: "Au Conseil de Sécurité".A LONDRES ET A WASHINGTON Entre autres résultats heureux pour la Russie, sa décision de retirer ses troupes de l'Iran lui a valu une déclaration d'experts économistes anglais et américains à l'effet que Londres et Washington n'ont pas l'intention d'empêcher les Russes de contrôler le pétrole iranien, comme on l'a prétendu dans certains milieux.Ces experts ent déclaré catégoriquement que les Anglais et les Américains ne "s'opposeront pas à la négociation des concessions pétrolières, à condition qu'aucune pression ne soit exercée sur l'Iran".On affirme que les gouvernements anglais et américain souscriraient volontiers à une entente intervenue entra la Russie et un gouvernement iranien qui aurait agi en pleine liberté d'action.On sait que l'Angleterre et les Etats-Unis ont des intérêts financiers très importants en Iran, ce qui donne une valeur encore plus grande à leur déclaration, pour peu qu'ils la respectent.ETATS-UNIS ET ARGENTINE (par Pierre Vigeant) .Ottawa, 4 — L’immigration a fait ' sujet du débat à la Chambre des immunes au cours de la brève i ancc d’hier.La résolution du dé-I ité coopératlste, M.H.R.That-! W, de Moose Jaw, n’a pas été loptée car la discussion s’est pro-ngée jusqu’à la fin de la séance ¦'le ministre des ressources natu-lles qui est en même temps mi-7stre de riinmigration.n’a pas été ipelé à faire connaître l’attitu-¦ du gouvernement.La plupart ks déontés qui ont adressé la pa-Me se sont cependant déclarés fa-brahtes à une reprise prochaine h l’immigration et la résolution de .Thatcher, qui était rédigée en îrmes mesures, aurait probable-!ent été acceptée, elle demandait m gouvernement de mettre à J’étu-b sous peu la question d’établir un pogranime raisonnable d’iminjgra-on fondé sur la capacité d’ahsorp-«Sn du Canada, ses besoins économiques et ses possibilités de déve-(ippement.M.Lacombe contra l'immigration * M.Llguori Lacombe, député in-épendant de Laval-Deux-Monla-Jies, s’est prononcé catégorique-ient contre l’Immigration.MM.Ar-•nir Smith, député conservateur de algary-Ouest, M, A.Ross, depute onservateur de Souris, et Louis-jhilippe Picard, député libéral de elleehasse, ont insisté sur les in-onvénients d’une reprise immédia-3 de l’immigration.MM.Thatcher, ¦avid Croit, député libéral de To-'ianto-Spadina, Lawrence Skcy, délité conservateur de Toronto-Tri-¦ it§-, r.L.Church, Uc Toronto- Broadview, et F.Zaplitny, député eoopératiste de Dauphin, se sont prononcés en faveur de l’immigration.C’est M.Cecil Merritt, depute conservateur de Vancouver-Bur-rard, qui est allé le plus loin en réclamant une politique d’immigra- | lion massive qui nous amènerait 200,000 immigrants par année pendant une longue période.M.Thatcher, le parrain de la resolution, s’est élevé contre nos lois d’immigration qui classent les immigrants selon leur race et non selon leur valeur personnelle.C'est ainsi, dit-il, que les Britanniques et les Américains sont placés dans une catégorie privilégiée tandis que les Turcs, les Grecs et les Juifs sont placés dans la dernière catégorie, celle qui exige un permis particulier d’entrée.Il serait beaucoup plus pratique de les choisir selon leurs aptitudes physiques et leur valeur professionnelle et de préférer un agriculteur ou un bûcheron de l’Europe centrale à un journalier des quartiers pauvres de Londres.Le Canada a besoin d’une plus forte population pour accroître son marché Intérieur et libérer son économie de la dépendance des marchés étrangers,il a besoin d’une plus forte population pour assurer sa défense, car un riche et vaste territoire faiblement peuplé constitue toujours une Invitation à l’agression.Dans le passé, ce sont surtout les syndicats ouvriers qui se sont opposés à l’immigmH m par crainte du chômage, mats il s’est produit une évolution dans ces milieux et le Congrès des métiers cl *!u travail et le Congrès canadien du travail ont tous deux adopté des tsuite à la page 2) lue publication de Toronto, The Printed Word, organe d’une société de publicistes (MM.Johnston.Everson et Charlesworth), sc porte valeureusement en même temps qiiavcc esprit, à la defense, non pas du fabricant de sirop d'érable, mais du simple cultivateur, tant de l'Ontario que du Québec, qui, r Inique printemps, entaille tes arbres de son érablière, recueille la sève, la fait bouillir et obtient ainsi quelques gallons de sirop: de quoi régaler sa famille, plus quelques gallons à céder à des amateurs du village voisin ou de la ville la moins éloignée.La saison des sucres fut mauvaise l’an dernier, constate le Printed Word, les érables ne coulèrent pas on peu; un vrai, le temps n’était fias firopicc et beaucoup de cultivu-curs ne sc donnerait même pas la peine d’entailler les arbres.U en est autrement, cette année, en autant que les érables sont concernés: la sève coule à flot: mais c'est à sc demander si la récolte des simples cultivateurs sera plus abondante.Il g a l’ordre No A-1521 de l’Administrateur des produits de l’érable.Voici cj que le Printed Word en dit: L’ordre A-1521 concerne les prix des produits de l’érable.C’est un magnifique document, qui contient en sa forme imprimée plusieurs pages de petit texte.L’on se fait une idée de celui qui l’a produit, chercheur de la perfection, qui a peiné dessus pendant les longues heures de toute une semaine outaouaise, le polissant phrase par phrase, et qui s’est ensuite reposé le septième jour dans la conviction profonde d’avoir accompli du bon travail.Un collectionneur de connaissances inutiles apprendrait par les définitions qui se trouvent dans cet ordre qu’un gallon de sirop d’érable ne doit pas peser moins de 13 livres.2 onces et qu’il doit contenir 277 274 pouces cubes.Selon le Canadian Almanac”, un gallon impérial contient 277.42 pouces cubes, si bien que le collectionneur (luit* à la dernière page) s’écriait tels certains de nos dépu-| , .- i , c- , tés à l’égard du Canada: ‘*Et je ver-1 ° P|us f0^ ou Conseil de Sécurité.Cest en somme ce que voulait Moscou, puisque cela va maintenant lui donner le temps de continuer son oeuvre de "persuasion" auprès des Iraniens.Les dépêches de ce matin font d'ailleurs écho à des "négociations", entre Russes et Iraniens qui ont présentement lier à Téhéran.Un des objectifs de ces entretiens c'est la formation d'une corporation pétrolière russe-iranienne dans laquelle chacun des deux pays contrôlerait 50 pour cent des champs pétrolifères de l'Iran.Et les Russes deviendront ainsi maitres de la moitié du pétrole iranien.Mais ce n'est pas tout; les Russes veulent davantage encore et ils sont en train de "négocier" une entente qui leur accorderait un minimum de 50 députés pro-russes au sein du parlement iranien.Voici d'ailleurs le texte même de la dépêche qui nous parvient de Téhéran: "Les négociations russo-iraniennes qui se poursuivent actuellement incluent la possibilité de former une corporation pétrolière irano-soviétique dans laquelle les deux pays se partageraient le contrôle du pétrole iranien sur une base de 50-50."Une deuxième proposition actuellement à l'étude accorderait à la Russie un minimum de 50 députés pro-russcs dans tout parlement iranien."On avait précédemment rapporté que les Russes demandaient la formation d'une corporation pétrolière dans laquelle 51 pour cent des actions seraient contrôlées par la r.ussie".La même dépêche rapporte que le ministre iranien de la Propagande, le prince Mozaffar Firouz, a déclaré "que la nature des négociations actuellement en cours sera révélée quand elles seront terminées.Elles ont pour but, a-t-il ajouté, d'établir les relations russo-iraniennes sur des bases solides et pour cette raison il serait inopportun de faire une déclaration".DES ELECTIONS EN IRAN j rais mourir frère, enfants, mère et femme, que je m’en soucierais autant que cela”.?Ou comme Pitou, dans la célèbre chanson, volontiers ils terminent; ‘L'Angleterre avant tout, l’Angle-k-rre avant tout”.?Il ne faudrait pas en être autre-uent surpris.De même que tu Corne antique envoyait ses procurateurs administrer et saigner les provinces au profit de la métropole, de même Albion a partout scs i gens qui administrent les coloniaux a son intérêt.Ils ne sont pas Cana-S (liens, ils sont et restent Anglais et nourrissent le lointain espoir de revenir à Londres quelque jour.El ¦*i les aborigènes sont trop sots pour s’en apercevoir, tant pis.?Ottawa informe les municipalités qii’clles devront désormais sc débrouiller dans l’impasse du logement, et que lui s’en lave les mains.En effet le fédéral a eu assez a faire à créer le problème et à l’em-i pirer jusqu’à ce qu’il soit insoluble.H a fait sa part.ta Grincheux 4-IV-46 Cfioâeé dhiet et d’aujourd’hui Il faut faire comme les autres: maxime suspecte qui signifie presque toujours, il faut mal faire, dès qu’on l’étend au delà de ces choses purement extérieures, qui n’ont point de suite, qui dépendue! de l’usage, de la mode ou des bienséances.LA BRUYERE DEMAIN : "Les yeux sur l'Arménie", par le R.P.Joseph Ledit, 5.J.SAMEDI : "Le dilemme du sénateur Vaillan-court .l'esclavage économique ou la misère", par M.François-Albert Angerj.On apprend aussi que les Russes, qui ent réussi à ajourner un débat à l'assemblée des Nations Unies, et qui poursuivent présentement des "négociations" très prometteuses en Iron, vont oussi s'intéresser aux prochaines élections qui vont avoir lieu bientôt dons ce pays.On apprend en effet que les membres du paiti Tudeh (parti ''extrême gauche! se sont mis en campagne.Au moins sept députés tudeh du dernier parlement sont retournés dans leurs provinces respectives, prévoyant qu'il y aura des elections dès après le dc- Les Etats-Unis sont sur le point de modifier leurs relations avec l'Argentine.La réélection de Juan-D.Peron à la présidence a fait réfléchir bien du monde.,.surtout les hommes d'affaires américains, qui sont en train de perdre complètement de riches marchés d'exportation en Argentine.On rapporte que le secrétaire d'Etat américain, M.Byrnes, a donné à plusieurs membres du Comité sénatorial des Affaires étrangères l'assurance que le gouvernement américain modifiera son attitude envers l'Argentine, "conformément aux événements des dernières semaines".M.Byrnes n'a pas donné de détails, mais on est d'avis qu'il faisait ainsi allusion à la récente élection de M.Peron.Des diplomates disent que plusieurs commercants américains demandent avec insistance que le gouvernement des Etats-Unis change d'attitude envers le gouvernement argentin, avant qu'ils n'aient fini de perdre leur marché d'exportation au pays de Peron.L'Argentine, dit une dépêche de ['"Associated Press", a accepté M.George S.Messersmith comme nouvel envoyé diplomatique américain.Ce serait de nature à améliorer quelque peu les relations entre ces deux pays, assez tendues depuis quelque temps.En discutant de politique étrangère, M.Byrnos aurait déclaré que les Etats-Unis réaffirmeront leur désir de ne pas intervenir dans les affaires internes de l'Argentine, et qu'ils se feront les propagandistes d'une action conjointe de tout l'hémisphère américain pour les affaires d'intérêt commun.EN GRECE Quatre partis politiques de Grèce attaquent la validité de l'élection tenue dimanche dernier, parce que moins de 50 pour cent des électeurs ont exercé leur droit de vote.Ils ont demandé au régent du pays, l'archevêque Damaskinos, d'annuler nlection et d'ordonner la tenue d'un nouveau scrutin.Actuellement les résultats de cette élection sont les suivants: parti populaire (royaliste) 588,809 votes; le parti de l'union nationale politique, 207,323 voix; litéroux, 156,636; extrême droite, 62,117.Le parti populaire, en majorité royaliste, a donc un* avance considérable sur tous les autres groupements politiques et il tente actuellement de former un nouveau gouvernement.L'Angleterre, les Etats-Unis et lo France avaient des observateurs sur place le jour du scrutin, mais k Russie, qui avait demandé l'ajournement de eett* élection, n'était pas représentée.Le parti communiste de Grèce s'est abstenu de présenter des candidats en signe de protestation, et aujourd'hui c'est un de; quatre partis qui voudraient faire annuler l'élection.On sait déjà que M.Georges Papandréou, ancien premier ministre de Grèce, participera au nouveau gouvernement à titre de ministre sans portefeuille.4-IV-4* P'erri LAPORTF / 2 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 4 AVRIL 1946 VOLUME XXVII — No 79 Lettre d'Ottawa (suite de la première paie) résolutions favorisant l'immigration.II y a enfin des considérations d’humanité, en raison des souffrances endurées par les milliers de réfugiés de l’Europe, qui devraient inciter le gouvernement canadien à adopter non pas une politique de porte ouverte, niais une politique d'immigration bien dirigée.Plaidoyer de M.Croll en faveur de l'immigration M.David Croll a fait un plaidoyer en faveur de la reprise immédiate de l'immigration.Après avoir insis-j te sur l’immensité de notre territoire et la faiblesse de notre population.il a insisté sur le fait que jamais les circonstances n'ont été si favorables puisque nous pouvons choisir parmi des milliers et des milliers d’orphlins de guerre ou de réfugiés qu'il serait facile de cana-dianiscr.I.a Nouvelle-Zélande et l’Australie subventionnent l’immigration tandis que le Canada n’aurait qu'à ouvrir ses portes pour voir accourir les immigrants.Le Canada commet une grande erreur en remettant à plus tard l’élaboration d'une politique d’immigration qui serait realisable demain si elle ne l’est dès aujourd’hui.Si le Canada ne peut offrir un refuge immédiat aux Européens qui souffrent, il peut au moins leur apporter un espoir.M.Croll termine en disant qu’il espère ne pas se trouver dans la nécessité de condamner le gouvernement parce qu'il aurait négligé de s’occuper de l’immigration.M.Arthur Smith a fait observer que l’ou ne saurait étudier l’immigration en soi sans tenir compte de l’ensemble de notre politique économique.Il faut songer au coté pratique de ia question, à la crise aiguë du logement, à la désertion des campagnes qui se poursuit et qui pourrait bien faire que les immigrants placés sur des terres n'y resteraient pas plus que dans le passe.Le parti conservateur s’çst prononcé en faveur d'une immigration choisie, mais ce serait une folie que d’ouvrir les portes du Canada à un moment où nous sommes en proie au chômage et à une crise de Jugement.Les 'nôrres d'abord' M.Lacombe dit di Naissance TOI SIGNANT — A Montreal, le 20 mars 1940.à Monsieur et Madame Emile Tousignant, no 1299 rue Brébeuf.une fille baptisée Marie-Estelle-Anne, par le Rév.Père Germain Houle, O.M.L Parrain et marraine M.et Mme l’hilias Dubois.Avis de décès PERRAULT.— A Montréal, le 3 avril 1940, à l'âge de 07 ans, est décédé .J.-N.-A, Perrault, gérant cl secrétaire-trésorier du journal La Pairie, époux d’Alexina .lolieoeur, demeurant à 3233 Van-Home, appt.3.Les funérailles auront lieu samedi le 0.Le convoi funèbre partira des salons de la Société Coopérative, no 302 est, rue Ste-Cathcrine, à 7 h.45, pour se rendre à l'église St-Pas-cal Bnylon, où le service sera célébré à S h.30, et de là au cimetière de la Côle des Neiges, lieu de sépulture.¦ Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Ralliement angle Van-Horne et Chemin Côte des Neiges, a 8 h.15.Nécrologie CARTIER — A Beauharoo!*, le 2, à (55 ans.Joseph-Albert Cartier.DUCKBITE — A Montréal, le 3.Christine Olsen, épouse de Charles W.Duo-Kette, de St-HUaire, GARAND — A Montréal, le 3.à 13 ans.Albert, fils de feu Olivier Garanti et de feu Octavle Cham ber land.4121 St-Ant.otnc.GODIN - A Montréal, le 2, a 83 tus, Mlle Alphonsine Godln.CERNAEV — A Montréal, le 3, à 54 ans, Jules Germtev.HARNOIS - A Montréal, le 3.Noé Har- i nols, époux d'Alice Smith, 1818 Desery.JOLY — A Ste-Genevdève de Plerrefonds le 2, à 49 ans, Mme Albert Joly, née Anna Lamer, 13723 boul.Goulu ouest.L'ABBE — A Montréal, le 2, & 71 ans ; Georglanna Boucher, épouse d'Archelas l'Abbé.4339 de la Roche.LEDUC — A Beauharnols, le 3, * 49 ans Corinne Martin, épouse en 1res noces d< feu Lucien Frenette: eu 2es, d'Arthur Le- ! duc, 51 chemin St-Louis.LORD — A Lachlne.le 2, A 52 ans, Yvon- ! ne Bourbonnlére", épouse de Jeffrey Lord.! *85.4e avenue .PERRAULT - A Montréal, le 3, à 67 ans.J.-N.-A.Perrault, époux d’Alexina Joli- I coeur, 3233 Van Horne, apt.3.• ROULEAU — A Montréal, le 2.à 85 ans.j Joseph Orner Rouleau, époux de feu HA- j léne Bilodeau.4519 Marquette.TARDIF A Montréal, le 2, A 28 an-.Mme Joseph Tardif, née Réjeanne Meunier.VACHON — A at-Bruuo, le 1er.A 80 ans.I Mme veuve Damase Vachon.née Phllomèue Gladu.A L'ETRANGER New-York.2 avril.— A New-York, A l'Age de 60 ans, est décédé M.Edw.m Brewster Sheldon, dramaturge, auteur cic Romance et Dishonored Lady.Il fit se débuts A 22 ans avec Salvation Nell.Parmi ses dernières compositions, l'on note riic : Jes-t.Richard 111 et Hamlet.Londres, 1er avril.— A Londres.A l'Age de 69 ans.est Jécédé S.E.Mgr Thomas ! Leighton Williams.En 1922, 11 était nommé j recteur du college Cotton poste qu'il oe- | cupa Jusqu'en 1929 alors qu'il fut consacré archevêque de Birmingham.Francfort sur le Main.1er avril.— A Francfort, A l'âge de 73 ans.est décédé Mgr Cesare Orsenlgo, nonce papal en Allemagne durant la période de l'opposition nazlete A l'Eglise.CALENDRIER 4e mois AVRIL 30 lours Demain: VENDREDI.5 AVRIL IMS S.VINCENT TERRIER, confesseur.Lever du soleil.5 h.34.Coucher du soleil, fi h.33.Lever de la lune.7 h.52.Coucher de la lune, 11 h.11.Nouvelle Lune, le 1, à 11 h.11 m.du soir.Premier Quartier, te 8.A 3 h.4 m.du soir.Pleine Lune, le 16.à 5 h 47 ni.du matin.Dernier Quartier, le 24.à 10 h 18 m.matin, du M.Liguori Lacombe, qu'il n’y avait lias place pour l'immigration an Canada.Quand plus de deux cent mille personnes chôment.dit-il, notre devoir est de résoudre cet angoissant problème plutôt que de l’aggraver par une immigration si modérée ‘qu'elle soit.La plus élémentaire justice nous commande de rapatrier jusqu'à notre dernier homme avant de songer à l'immigration.Place pour les nôtres .d'abord; telle doit être notre poli tique d'immigration.M.J.A.Ross veut bien que l’on étudie la question de l'immigration, niais il ne veut pas que l'on admette d'immigrants à un moment où nous souffrons d'une pénurie de logements.Au temps de la confédération dit-il.MaeDonald prévoyait une population de 25,0011,000 d’âmes le gouvernement a récemment publié une brochure qui prévoit une population de 15,000,000 dames à la fin du siècle.Il faut coloniser le Canada plus rapidement que nous le faisons aujourd'hui et améliorer les conditions de vie de nos gens pour enrayer l'exode vers les Etats-Unis.M.Merritt demande une immigration massive et régulière M.Cecil Merritt s’est déclare carrément en faveur d’une politique d’immigration massive.Il nous faut, selon lui, 200,000 immigrants pari année pendant une longue période.! Il admet que l’on ne peut iinmédia-1 tement lancer cette politique, mais il veut qu’elle soit immédiatement élaborée afin que l’on soit prêt à la mettre à exécution dès que le rapatriement sera terminé et que la crise du logement sera en partie résolue.Il est convaincu que l’ini-migration constitue le seul moyen d’assurer du travail à tout le monde, de répartir les frais du gouvernement cl des chemins de fer sur un plus grand nombre de gens.H faut lever le pire des tarifs, l'embargo sur les humains.A un moment donné, M.Merritt ; a déclaré que personne n’oserait ! prendre l'attitude ridicule de combattre l’immigration.M.le Dr Pier-| re Gauthier, député libéral de Port-j neuf, s’est empressé de déclarer ) qu’il est hostile à une immigration massive et M.Merritt, serré un peu de près, a répondu qu’il était ridicule.At.Louis-Philippe Picard a répondu que la question de l’inimi-gratiun massive ne se règle pas aussi allègrement que le suggère M.Merritt et que l’on ne saurait rem-olir un pays comme une boite de sardines.Il admet que le gouvernement doit préciser sa politique d'immigration d’ici l’expiration du orésent Parlement, que le Canada a besoin d’une population beaucoup oins considérable pour disposer de scs surplus et maintenir sa production.Il est cependant d’avis que le gouvernement doit d’abord assurer un niveau de vie convenable à ses gens et prévenir l'exode vers les vtats-Unis.Grâce à l’accroissement naturel de la population, sans emigration et sans “immigration forcée”, le Canada aura en 1980 toute ta population à laquelle il peut assurer un liant niveau de vie.I.a plupart des spécialistes sont d'avis que le Canada peut nourrir une population de 18,000,000 à 20.000,000 d’âmes.M.Picard est hostile à une politique de.pnrle ouverte pour les gens de Grande-Bretagne et des Etals-Unis et de porte fermée pour ceux des autres pays.Il faut accueillir les gens qui représenteront un actif pour le Canada parce qu’ils ont des capitaux ou de la compétence technique.M.Cawrenre Skey suggère la -réation d’un comité parlementaire de l'immigration qui soumettrait un -apport d’ici la fin de la session.M.Church favorise l'immigration dans le cadre de l’Empire, et il préconise la restriction de l’immigration de l'Europe continentale.M.Church demande cependant que l’on fasse un traitement particulièrement favorable aux soldats de ta France qui ont combattu à nos côtés au cours de la guerre.Au sujet de Mme Woikm De la demi-heure consacrée aux tffaires de routine, il y a deux faits à retenir, une déclaration du premier ministre King touchant Mme Emma Woikin, qui doit subir son procès à la suite de l’enquête haut fonctionnarisme.Voici donc cette liste des sous-ministres et fonctionnaires qui ont le rang de sons-ministres, avec leurs traitements: Dr G.-S.Barton, agriculture, $10,-00U; Dr Gustave Lanctôt, archives, $8,000: Watson Sellar, vérificateur général, $15,000; Jules Castonguay, directeur des élections, $8.000; C„-H.Bland, président de la Commission du service cviil, $9,000; N.- A.Robertson et Hume Wrong, sous-secrétaires aux Affaires extérieures, $10,000 chacun; W.-C.Clark, finances, $12,000; Dr D.- B.Finn, pêcheries, $8,000; G.-Ü.Finlayson, surintendant de l'assurance, $10,000; F.P.Varcoc, Justice $10,000; Dr A.MacNamara, Travail, $10,000; Dr Charles Campbell, Mines, $10,000; Alex.Boss, Défense nationale, $10,000; H.F.Gordon, Aviation, $8,000; \V.G.Mills, Marine, $10,000; Dr G.B.Chisholm et Dr G.F.Davidson, Santé nationale, $10,000 chacun; David Sim et C.F.Elliot, Bcvenu national, $10,000 chacun; G.H.Payne, Services de guerre, $8,000; W.J.Turnbull, Postes, $9,000; A.D, P.Heoney, greffier du Conseil privé.$9,000; E.P.Murphy, Travaux publies, $10,000; V.W.Scully, Reconstruction, $12,000; S.T.Wood, directeur de la police fédérale, $10,000; E.H.Colema.i, sous-secrétaire d’Etat, $8,000; M.W.Mackenzie, Commerce.$12,000; C.P.Edwards, Transport, $10,000; J.A.Cross, président de la Commission des Transports, $12,500; W.S.Woods, ancien combattant, $9.000; J L.Melville, Commission des pensions, $9,000; Gordon Murchison, administration de ta loi de l’établissement des anciens combattants sur des terres, $8,000.Le lecteur aura tôt fait de se rendre compte que cette liste de 33 noms, qui représentent en somme l’état-major de notre fonctionnaris-rne canadien, ne renferme que deux noms de Français: ceux de MM.Lanctôt et Castonguay, qui dirigent tous deux des services qui sont loin d’avoir l’étendue ou l’importance d’un département.Il apprendra probablement avec quelque étonnement que le seul Canadien de langue française à occuper un poste administratif équivalent à celui de sous-ministre — M.Louis Prottier, président de la Commission de l’Assu-ranee-ehnmage — ne figure pas dans cette liste parce qu’on n’a pas juge a propos de lui reconnaître le rang de sous-miinstro dans la hiérarchie administrative fédérale.Faits divers Un mort, neuf blessés dans des accidents hier Un serpent dons un régime de bananes—Les dommages causés par le raz-de-marée Pierre VIGEANT M.King appuie la campagne Le premier ministre du Canada, M.William Lyon Mackenzie King, accorde son appui le plus complet a ta prochaine campagne nationale pour recueillir des vêtements usagés mais encore serviables en faveur des hommes, des femmes et des enfants en Europe, qui ont perdu fout ce qu’ils possédaient au cours de la guerre mondiale.Dans un télégramme à M.William M.Bij'ks, président de la Fédération du Secours Allié Canadien, sous l’égide duquel l'appel sera lancé, le premier ministre dit; “En parlant au nom du gouvernement canadien, je’recommande chaleureusement la Campagne Nationale de Vêtements qui se prépare arluollenient, par la mise de côté de vêtements usagés pour la cueillette nui sera faite en juin.Le besoin de vêtements dans les pays ravagés nar la guerre est très grand.Nos concitoyens peuvent être assurés nue leurs contributions soulageront beaucoup de souffrances.” f.'organisation de la campagne est déjà en bonne voie de réalisation dans plusieurs localités.La mi-uiin n'est pas très éloignée, et afin i de permettre à chaque famille canadienne de faire sa contribution, il est essentiel que les groupements locaux se réunissent le plus tôt possible afin d’élaborer leur programme de telle façon qu’aucun article vestimentaire encore utilisable soit pas recueilli.Un bambin a perdu la vie tragiquement vers six heures hier soir en faisant mu* chute d'un deuxième étage.La petite victime est Claude Ward, (i ans, dont hs parents habitent 112(5.rue Chcnnevillc.Au moment de l’accident l’enfant était en visite chez son oncle.M.1.Béliveau, 87, rue St-Philippc à St-Hcnri.Ee petit Claude était à jouer dans la fenêtre du salon, lorsqu’il a perdu l’équilibre et est allé s’écraser sur le sol à une vingtaine de pieds plus bas.Le cadavre a été transporté à la morgue.En autre plongeon semblable effectue cette fois-ci par un bébé de cinq ans, le petit Magloirc Champagne.le cadet d'une famille de 18 enfants, demeurant à 2203, rue Wellington, n’a pas eu les mêmes con-séqucnces.Dans sa chute l’enfant s’est mordu la langue et c’est là sa seule blessure.Un automobiliste imprudent a été la cause d'un accident qui a fait '•trois victimes vers quatre heures, hier anrès-midi, avenue Mont-Royal, coin Fabre.L’automobiUste, encore inconnu, filait du nord au sud rue Fabre.Ayant négligé de faire l'arrêt réglementaire à la rue Mont-Royal il a fait perdre l’équilibre à un motocycliste, M.Fleuri Dangelo, 42 ans, (510(5.rue De LaRoche.qui allait de l’est à l’ouest, rue Mont-Royal, et qui a tenté de l’éviter par un virage brusque.La motocyclette de M.Dangelo a monté sur le trottoir, blessant subséquemment deux femmes pour ensuite aller donner violemment contre un lampadaire.T.c motocycliste a été projeté sur la chaussée comme un bolide, il git présentement dans un grave état à l’hôpital Notre-Dame souffrant d’une fracture ouverte des deux jambes et de contusions internes.Une des deux femmes renversées par la moto, Mme René Blais.4(5 ans, 354, terrasse St-Denis, l’échappa avec un rhoc nerveux, et elle put retourner à son domicile, après avoir élé soignée à Notre-Dame, mais Mme Alma Morin, 49 ans, 4631 rue Chambord a été grièvement blessée, et elle a dû être transportée à l’Institut neurologique de l’hôpital Victoria de Montréal, où elle est présentement .sous observation en attendant le résultat de radiographies, nrises afin de déterminer si elle a le crâne fracture.Agent blessé L’agent David Ryan, 35 ans, 1283 ouest, rue Bernard, de la circulation provinciale, a été transporté d urgence à J’hôpiia! St-Mary’s, hier après-midi, dans l'auto de la radio-pafroui'.le no 28, à la suite d’un accident survenu sur le pont.Lachapelle, non loin du boul.de Cartier-ville.D’après le rapport de la police, l’agent motocycliste a été heurté par un camion dp la Eagle I.umber, 6365 boul.St-Laurent, conduit par M.Henri Dessureaull, 45 ans, 4869 Debullion.On rapporte qu'il souffre de graves blessures à la lète.ne L'armée utilise la de l'Alaska route AVRIL 1946 Dim., ! Lun Mar Mer.Jeu.Ven.Sam.1 2 3 4 5 6 1 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 «i») N.L.l » PQ8 © pi.ù G UQM Whitehorse, Territoires du Nord-Ouest, 4 (C.P.) — La roule de l’Alaska continuera, pour le moment, d'etre utilisée par l’armée canadienne comme route militaire, mais sera ouverte à la circulation civile aussitôt que possible.C’est ce que vient d'annoncer le générai McNaughton, récemment nommé à ta commission de l'énergie atomi que de TON U.Parlant à une cérémonie pouV marquer le retour de la section canadienne de la route de l’Alaska au Canada, le général a dit que celle loute était encore en gravelle et parcourait des régions peu développées et qu’elle ne répondait pas encore aux besoins du tourisme.Le général a exprimé son espoir qu au cours de la prochaine année Ion pourra gratifier cette roule d* sur l’espionnage et la réponse que toutes les installations modernes de le gouvernement a donnée à une tourisme, tels que postes à essence, -»!-.%* — •— hôtels, rest Ce tournai est Imprimé au no 430 rue Notre-Dame en A Montréal jar ITmorl-nerle oonulalre (A responsabilité limitée* Wltrlce-oroorlétalre — Oeorues Pelletier Itrecteur-aérant La Canadian Press est seule autorisée i ralre emnloi ooui réimpression de toutes le» dénêches attribuées A la Canadian Press A l’Aasoriated Press ou A l'aaence Reuter ainsi oue de toutes les Informations locales oue le "D-volr'' oublie Tous droits d» reproduction dos déo3ch“s oartl rullére» du ''Devoir'' sont également réeer Autorisé comme envol nostal de la deuxième classe Ministère de» Postes.Ottawa .question de M.Frédéric Dorion tou-chant le nombre et le traitement des sous-ministres et des liants fonctionnaires qui ont le rang de sous-ministres.M.King a déclaré qu'il ne connaissait pas avant l’existence d’une personne du nom de Woikin soit dans son ancienne circonscription de Prince Albert, soit dans le service civil.Il a lait allusion à une déclaration du sénateur Horner, conservateur de la Saskatchewan à l’effet que Mme Woikin avait probablement obtenu son poste à la section du chiffre parce que sa famille votait pour M.King dans Prince Albert, et qu’il avait lui-même recommandé Mme Woikin à un emploi comme femme de peine; M.King a lu une lettre du sous-sccrétairc aux Affaires extérieures, M.Norman Robertson, disant que Mme Woikin avait été envoyée aux Affaires extérieures par la Commission du service civil comme dactylo grade 2, en raison de la pénurie de personne, après avoir régulièrement subi l’examen de dactylo grade 1.Le fonctionnarisme le gou-M.Fié-! La réponse donnée pur vernement à la question de déric Dorion mérite d’être citée au texte parce qu’elle illustre parfaitement ia situation faite aux Canadiens de langue française dans le | en 188j.urants, etc.(.est le désir du gouvernement d ouvrir progressivement cette route à la circulation civile et de h doter deinstallations modernes, a dit le général.Néanmoins la construction de celte route a donné naissance à plusieurs champs d’aviation qui ont joué un rôle vital durant la guerre et serviront grandement la politique d'aviation civile do gouvernement en temps de paix.Le général McNaughton a affirmé que le Canada a pris sa part de fardeau dans la construction des projets de défense canadn-améri-eains dans le nord-ouest du pays il y a deux ans le Canada a payé une somme de $77,000,000 et il venait d’en payer une de $30,000,000 Nommé curé de Wendover Ottawa.4 (D.N.C.) — M.l’abbé Réal de Varenncs.curé de Montpellier, Qué., vient d'être nommé curé de Wendover, Ont., ont annoncé aujourd'hui les autorités à l'archevêché d’Ottawa.Il remplace M.l’abbé Josaphat Hamelin, nommé récemment curé (l'Embrun.Ont., à la suite de la mort de M.le chanoine J.-U.Forget.M.l'abbé de Varenncs fui ordonné prêtre le 14 juin 1924.Sa nouvelle* paroisse.Wendover, compte environ (530 catholiques, et fut fondée allumette, qui commençait à se mouvoir.l.cs trois honfinse, plus ou moins rassurés, ont sorti le régime de bananes à l’extérieur de rétablissement à l’aide de grosses pinces.Là, on a fait lâcher prise à l’animal pour ensuite le jeter sur h* trottoir où M.Lafond le roua de coups de balai en tentant de l'assommer.La bête toujours vivante les coups redoublaient et avec tellement de vigueur que le manche du balai s’est brisé.Alors M.Laurin, le propriétaire, s’armant d’un grand couteau s’est attaqué au serpent qui semblait vouloir se défendre et K* coupa en trois morceaux qui oui été jetés dans un puisard voisin.Ainsi a fini l’aventure d'un serpent qui voulait voir du pays.Le rar-de-morée Honolulu, 4.(A.B.) — Les hommes d’affaires et propriétaires des maisons sises sur les plages out évalué à $10,000,000 les dommages causés nar le raz-de-marée qui a ravagé Hilo.Le nombre des morts a été porté à 88 par la découverte de cinq autres cadavres.Il y a encore soixanle-neuf disparus dont 59 de l'ile Hawaï.Dans d’autres régions de l’est du Pacifique 12 personnes se sont noyées.L’on estime donc que 169 personnes ont perdu la vie au cour de ee séisme.Le raz-de-marée de lundi a aussi causé des dommages à Tahiti, aux Aléoutiennes et sur les les côtes de la Californie et de l’Amérique du Sud.L’on poursuit activement des recherches pour retrouver les disparus dont 25 écoliers.On a envoyé d'urgence des vêtements et de la nourriture aux habitants de Hilo qui a ic plus souffert de ce désastre.4 ans de bagne Philippe Villeneuve, sans adresse connue, a élé condamné à quatre ans de pénitencier hier par le juge Armand Cloutier pour s’èlre emparé ie 19 novembre 1945 d'un réticule, propriété de Mme John Green.Le sac-à-main contenait ia somme de $7.50 ainsi que d’autres valeurs personnelles.Brûlés à mort Delhi, Ont., 4 (C.P.).— Trois jeunes enfants de M.et Mme Russell Robins ont été brûlés à mort, hier, lorsque le feu a détruit une petite maison de deux pièces, située sur leur ferme de tabac, dans cette ville, prés du comté de Norfolk.Les trois jeunes victimes sont: Ruby.1 ans: Gordon, 2 ans, et licit ne, 3 ans.Leur père, un soldat, est actuellement au camp de Brockville.LES MEDECINS HE COMMANDENT NOS BM1DIS mnniAiRBs.ïfti AjiÙÂabti ,u pays à bord de \’A lie'irl -1.- .po s’est mis à proférer les injures les plus viles à la face du magistrat.Un policier s’est alors empressé de tenter de le faire taire, il a reçu plusieurs coups de poing à la figure de la part de Miller.En un clin d’oeil une dizaine de policiers avaient sauté dans la boîte des accusés pour aller à la rescousse ds deux agents préposés à la garde des prisonniers.Les deux condamnés se sont débattus.Poings et pieds volaient en tous sens et il a même fallu sortir oie.me “la lumière qui doit guider pré-j 1‘'pondre aux seulement le monde, même au point j PUtation.de vue social”, a-t-il dit.Ut lit t NI dllUi lii(IIL, Ldi i » j - rdinaire notre produc- cs matraques.Les portes des cellu-rrc est suffisante pour et bandits avaient x besoins de notre po- :se;!0!'LPen- $148,000 recueillis à date Autre cargo lancé à Vancouver FORESTIERS et VOYAGEURS par J.-C.Taché Les moeurs, la vie et les principaux "passages" de l'homme des bois, le tout raconté en un langage savoureux et pittoresque.Volume de 230 pages.Au comptoir ; $1.25 Par la poste ; $1.35 DU "DEVOIR" SERVICE DE LIBRAIRIE Des souscriptions au montant $32.000 oui porté le total à date du i ’“j fonds de l’édifice commémoratif de la Légion à $148,000.Les solliciteurs commencent aujourd’hui une campagne intensive de quatre jours pour atteindre l’objectif de $375,000 requis en vue de l’établissement (l’un Centre des vétérans à Montréal.Comme les rapports commencent à parvenir plus rapidement aux quartiers-généraux de la campagne, les travailleurs bénévoles redoublent d’efforts pour atteindre l’objectif lundi.Parmi les souscriptions reçues hier il faut signaler celle des employés du Montreal IJailu Star et du Montreal Standard au montant de $1,200.Ce résultat est remarquable puisque 12 membres du personnel de ces deux firmes ont perdu la vie outre-mer et que cette contribution est faite pour commémorer dignement leur souvenir.Le district de Westmount remporte sur les 35 de file, avec un total de $7.380: le district central suit avec $4,100, et St-Georges-St-1.mirent vient après avec $4,000.Les contributions spéciales perçues aux spectacles cl divertissements du soir ont produit $3,000.Vancouver, 4.— Le “Canadian ructor”, le second des trois i cargos de 7,500 tonnes construits ! pour la Canadian National (M'est j ! Indies) Steamships, a été lancé ici1, I hier soir.Le premier de ces vais-' ! seaux, le “Canadian Cruiser” a été j lancé à Montréal lundi après-midi, j à la Canadian Vickers et baptisé ; par Mme R.-C.Vaughan, femme du ] président de directeur général du ' réseau CVanadicn National.Le “Canadian Constructor” mesu-i re 436 pieds de long, 30 de large ;e fa un tirant d’eau de 25 pieds, fl) [est actionné par des moteurs Diesel! I de 6,000 c.v.et sa vitesse de croi-j j sière sera de seize noeuds.En plus! i de la cargaison, il pourra transpor- j ; ter douze passagers.Etudiants à l'honneur : A une récente assemblée du con- j soil de J’A.C.E.U.M., M.Bernard La-; ramée, E.K.M., a été élu i de l’Association générale i (liants de l’Université de Montréal, ! succédant à M.Charles A.Lussier, j On n’a pas encore désigné les au-j très membres du conseil pour le j nouveau terme.! A la même assemblée, les étu-< (liants suivants ont été décorés de ! l’Ordre du mérite universitaire: i Ecusson d’or: MM.Charles A.i Lussier, étudiant en drojl; Jacques ! Hébert, étudiant ' trielles.I Ecusson d’argent: MM.Bernard du Laramée, étudiant on médecine; Paul Vaillancourt, Jr., commcicr; Pierre Tanguay, génie; Jean-Paul Valade, génie: Guy Beaugrand- Augmentation de $2,000 aux recorders A sa dernière réunion, le Comité! exécutif de la ville de Montréal ai décidé d’augmenter non pas dei $1,000, niais de $2,000 par année lej traitement des recorders de la mé-j tropole.On se souvient qu’il y a quelques i Champagne, relations industrielles, semaines, on s’était entendu pour] Ecusson de bronze: MM.Gabriel une augmentation de $1,000.Hier on | Grenier, droit; a rescindé la résolution approuvant la première augmentation et on l’a remplacée par une autre de $2,000 Les autorités municipales ont immédiatement entrepris les demarches nécessaires à Québec pour que cette nouvelle augmentation soit approuvée.Marcel d’Amour, commerce; Claude Marceau, chirurgie dentaire; Maurice Sauvé, droit: Cilles Mercure, droit; Edmond Pontbriand.génie; André Trudeau, commerce; Jean Issalys, architecture; Pierre Lamy, commerce; Antoine Raymond, chirurgie dentaire.danf quelques inslants.De la salle d’audience, où la terreur, l’émoi et la peur régnaient, on pouvait entendre certains coups.Après quelques instants, on a vu sortir plusieurs policiers, quelque peu essoufflés, puis on a pu entrevoir les deux prisonniers muilrisés mais non i sans blessures.L’un d’eiix semblait avoir une large entaille au cou.On a aussi appris qu’un policier avait été atteint d’un coup le pied au bas du corps et que son état est très grave.Il fallut ensuite plusieurs’minutes pour faire revenir l’ordre dans la salle d’audience.Dès l’apparition des prisonniers dans la boite, on a senti venir l’orage.Le juge Tétrcau leur a demandé s’ils avaient quelque chose à dire et tous deux ont demandé un avocat qui, apres avoir discuté quelques instants avec eux, a fait part à la Cour qu’il n’avait aucune raison d’intervenir.Il est ensuite sorti de la salle d’audience.Alors le juge a demandé une autre fois aux prisonniers ce qu’ils avaient à dire avant le proonncé de irésident i la sentence.Karchesky demeure des r tu- ; muet mais Miller, qui semble avoir plus d’audace, s’écrie: “Nous avons été gentils envers les clients (victimes).Nous les avons tous bien traités à part d’avoir pris leur argent.Nous sommes donc prêts à “attra-! per” une sentence comme des hom-} mes, pas une sentence outre-mesu 1 re”.Me Oscar Gagnon, avocat eu chef de la Couronne, sc lève ensuite et le maximum de la peine soit imposé à l’exception fouet, car, a-t-il dit, “si le maximum de l’emprisonnement prévu par la loi est imposé, ie ne crois pas que le fouet soit nécessaire”.Me Gagnon a ensuite rappelé que chacun des 17 vols à main armée était passible d’emprisonnement à perpétuité.Le magistrat, d’une voix grave, fixant les deux inculpés, les interpelle: “Karchesky et Miller, vous avez semé la terreur dans’la vdle et particulièrement chez les pharmaciens, poursuit le juge, et, à deux occasions, selon les renseignements que j’ai obtenus, vous avez commis __________ .¦___________ m relations indus- j demande à la Cour qu des actes de violence sur vos vie-limes.Il est grand temps que Ton mette fin à celte épidémie de banditisme.Vous êtes des criminels de carrière.Tous deux vous avez des dossiers devant celte Cour.Vous êtes des êtres dangereux.Vous êtes des bandits.” Puis, après quelques inslants de silence, le magistral continue: “Le capitaine détective Wilfrid Bourdon, chef de l’escouade préposée aux vols à main armée de la Sûreté municipale, Mc Oscar Gagnon, c.r., avocat en chef de la Couronne, ci moi-même, après avoir étudié votre cas très sérieusement, sommes tombés d’accord sur la peine qui doit vous être imposée.” Le juge sortant quelque peu du sujet déclare: “Je profite de l’occasion pour féliciter le capitaine-détective Wilfrid Bourdon pour l’excellent travail que lui et ses hommes accomplissent à l’heure présente.Je tiens à féliciter tout particulièrement les sergents-détectives Romuald Dubuc et Jacques Fortin qui ont opéré votre arrestation.Je crois qu’ils devraient recevoir les honneurs et la reconnaissance de la population de la métropole en la délivrant de deux êtres aussi dangereux que vous”.La tension devient toujours plus grande.Tout le monde est coi, on attend la sentence.Le juge Tétreau s’adressant à Karchesky lui dit: “Nous avons trouvé sur vous une carte géographique très détaillée de la métropole”.L’accusé, sorti de sa torpeur, s’écrie: “Sortez-la donc, celte carte!” Il tente de poursuivre son discours, mais il est interrompu par Me Gagnon qui demande que la cour prononce la sentence sans la présence des condamnés.“Je ne tolérerai pas que l’on interrompe la cour”, déclare le juge.Ils enteft-dronl mon jugement et l’entendront jusqu’au bout”.Poursuivant, il dit: “On a trouvé sur vous deux des listes sur lesquelles étaient inscrits les noms des pharmaciens où vous deviez commettre d’autres vols.Ceci prouve que vous étiez bien décidés à poursuivre vos forfaits”.Accentuant bien tous ses mots, le juge continue: “Je n’hésite pas à appliquer la loi telle qu’elle doit l’être dans de telles circonstances.Je vous dispense du fouet et sur les plainles de conspiration pour vol je vous condamne à 7 ans de pénitencier chacune”.Après une pause: “Karchesky et Miller, pour les 17 vols à main armée que vous avez commis je vous condamne à l’emprisonnement à perpétuité”.Quelques instants d’un silence des plus profond puis c’est l’orage qui éclaté.Après que le calme eut été rétabli, ,Mc Oscar Gagnon, a tenu lui-même à rendre hommage aux membres de l’escouade préposée aux vols à main armée et particulièrement les sergents détectives Dubuc et Fortin.Le juge a ensuite procédé au prononcé de quelques autres sentences.Washington, 4 (C.P.).— Léon Blum, ancien premier ministre français, est parti aujourd’hui en avion à destination d’Ottawa afin de conférer avec le premier ministre King sur la situation économique de la France.Il est accompagné de Mme Blum.Il p été reçu à l’aéroport de Kockliffe à midi, aujourd'hui* w LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI 4 AVRIL 1946 VOLUME XXVil — No /V Avec les Prêtres des Missions-Etrangères De Son-Francisco à Manille La présente chronique est extraite du journal de voyage de M.Flo-ian Roch, P.M.E.qui a quitté Pont-Viau le 28 décembre, en route pour es Philippines, avec neuf autres prêtres des Missions-Etrangères.L'embarquement Lundi matin, le 7 janvier, une rcs grande activité règne dans no-:re baraque: tout le monde met la iernière main à scs bagages avant * c départ.Nous retournons à Oakland où nous attend notre fameux Marin?, ierpent, qui nous doit conduire iux lointaines fies Philippines.Il ra sans dire que nous avions nàte je voir notre embarcation: les uns roulaient que ce fût un cargo, d’au-res nous en avaient parlé comme i’un finer.La réalité, c’est que nous ionuucs les hôtes d'un navire asse^ appréciable.Il s'agit d'un transport de troupes tout récemment termine Puisqu'il n'en est qu’à son deuxième voyage: nous l’étrennons presque.11 est de belle taille avec ses jôO pieds de long, ses lô.OÜO tonies de jaugeage et ses 4,000 passa-?ers.A vitesse de croisière, il dc-passe les 17 noeuds a l'heure.Dés dix heures nous sommes à lord: on nous assigne une cabine commune où nous pourrons continuer la belle vie de famille que nous avons vécue depuis notre départ.Nous prenons vite connaissance de nos compagnons de voyage.Nous ne sommes qu'une poignée: quelques Américains ex-internes du •amp de Santo Tomas de Manille; deux Pères des Missions-Etrangè-¦es d’Irlande retournant à leurs Hissions; trois ministres protestants dont l’un est compagnon de raptivité du Père Geoffroy; enfin, '0 jeunes filles de la Croix-Rouge :n route pour le Japon.Chez cellcs-'•i régnent un très bel esprit de dé-ouement et une remarquable dis-inction.Elles sont dignes de l'Organisation à laquelle elles appartiennent.Quinze d’entre elles sont catholiques et, tous les jours, elles assis-:ent à notre messe et y communient.*joutez à ce groupe une quinzaine de matelots qui assistent fidèlement à la messe du dimanche et vous aurez la plus heureuse paroisse de ce monde où trente parois-dens ont à leur service douze pasteurs.Le départ A quatre heures, le chargement du bateau est terminé.Et sur le soir, nous quittons les quais pour aller dormir dans la haie de San-Francisco en compagnie de l’innombrable flotte de navires de guerre et de bateaux marchands qui font de même.Ce n’est que le 8 janvier vers les U heures que nous levons l’ancre.On aurait dit que ce retard d’une journée était voulu pour nous faire mieux comprendre combien définitif était notre départ.Très lentement, solennellement, notre transport de troupes se met en marche.Il zigzague et se faufile entre les autres navires à l’ancre dans le port, passe sous le pont de Golden-Gatc Ruminé de mille feux et une heure dus tard, nous sommes déjà parvenus en haute mer.A peine distingue-t-on l’immense nappe de luiniè-re qui enveloppe Oakland et San-¦Yancisco.La traversée C'est alors qu’on se sent vraiment în pleine mer.Nous sommes durement ballottés par la mer.La terre t disparu à nos yeux et nous voilà jeuls et isolés sur une nier bleue ît sous un ciel clouté d’étoiles.Notre voyage doit se faire sans escale jusqu’à Manille.Nous croisons cependant au large de Saipan, grande base navale américaine conquise durant la guerre.Nous n’avons pu voir cependant que le sommet des montagnes à distance.A intervalles irréguliers, surtout la première nuit de navigation, nous rencontrons des navires regagnant l'Amérique: cela nous donne la nostalgie du pays natal, surtout pour les jeunes filles de la Croix-Rouge qui quittent leur pays pour la première fois; ca nous donne aussi la hâte et l’espoir de voir poindre bientôt la terre ferme de notre nouveau pays d’adoption.Nous ne sommes pas complètement seuls.Quelques oiseaux nous accompagnent depuis notre départ et suivront le bateau presque tout le long de la traversée: ils nous saluent de leurs cris à notre réveil et nous divertissent de leurs gracieuses envolées sur les flots.Les quelques requins vus en route nous divertissent eux aussi; il y a de quoi nous rappeler les joyeuses excursions de pèche à travers les lacs et rivières de chez nous.La vie sur le bateau offre clic aussi scs attraits.D’abord, à l'cx-ception des trois derniers jours, la chaleur n’est pas accablante.Nous suivons la roule du nord et la grande partie de la traversée sc fait sans atteindre le vingtième degré.La température est au beau fixe et nous offre des nuits assez fraîches pour bien dormir.Ensuite la vie sociale règne sur le bateau entre les passagers: chaque soir on assiste à une soirée récréative ou à une représentation cinématographique données au clair de lune.Ajoutez à cela nombre d’autres moyens de diversion, sans oublier le cours quotidien de langue tagalog, dialecte parlé à Manille ci sur Tile de Luçon.Et surtout un sentiment de sécurité nous baigne: plus de sous-marins, de navires d’eséorte, d’avions de patrouille, d’interminables exercices de sauvetage où il fallait séjourner sur les ponts ligotés à des ceintures de sauvetage.Plus non plus de ces longues nuits d’obscuration si nécessaires en temps de guerre.I L'arrivée Le samedi, 26 janvier au matin, nous avons presque 7.000 milles de parcourus.Il nous reste encore 25 milles à parcourir pour atteindre Manille, mais il faut diminuer de beaucoup la vitesse dans la baie de Manille.Aucun accès au port ne nous est permis, vu les centaines de navires énormes déjà installés dans la baie.On nous signale de rester au large, à quelques milles du port.Et nous ne sommes pas seuls: nous comptons des centaines de navires ancrés comme nous dans la baie servant d’hôtels aux soldais ou marins, ou encore chargés de nourriture et de matériel, attendant que Manille puisse être suffisamment organisée pour recevoir toutes ces cargaisons.On dirait d’une ville flottante et Dieu sait qu’il y règne une grande activité.Un spectacle bien horrible à voir, c’est la présence de centaines d’autres navires américains ou japonais coulés dans le port durant la guerre et dont la carcasse toute rouillée émerge à la surface de l’eau.Mais ce n’est qu’un bien oâle reflet de la destruction qui règne en ville.Partout des ruines indescriptibles où régnent encore, et pour ries siècles peut-être, la misère et la détresse.Conclusion Pour déboucher dans la baie de Manille, il faut passer devant Cor-regidor et la petite île de Bataap qui gardent l’entrée de la baie.Un peu au sud se dresse Cavitc qui est comme la clef de celte entrée: c’est un petit rocher.Ce n’est pas sans émotion que les passagers ont vu ou revu ces endroits historiques."Back to Bataan!.” Lorsqu’on songe à toutes les fameuses batailles qui se sont déroulées à cet endroit.au sang qui y fut versé pour la liberté des Philippines et la victoire américaine.à la triste “marche de la mort” qui a précédé la plus grande victoire des Etats-Unis peut-être, il est bien difficile de ne pas sc sentir ému.Les immenses ruchers de Corregidor et de Bataan portent encore la marque faite par les décharges de mitrailleuses et de canons: aucune verdure n’a pu y reprendre vie.Ainsi dévastés, ces endroits "epi-ques” le resteront pendant des années pour témoigner au monde des actes de bravoure et des sacrifices qu’a coûtés aux Filipinos et aux Américains l’obtention de la victoire.Mais pour les missionnaires, ‘‘Back to Bataan” signifie Je retour à leurs chères missions abandonnées par la force des circonstances quelques années auparavant.Eux aussi sc sentent émus de se retrouver à la porte de leur terre d’adoption, disons mieux, de leur champ d’apostolat, où d’autres exploits et d’autres sacrifices s’accomplissent pour la gloire de Dieu.Ce sont ces obscurs sacrifices consentis par les missionnaires qui ont excité partout la surprise et l’admiration des soldats américains découvrant partout, jusque dans les coins les plus pauvres et les plus reculés, la présence de religieuses et de prêtres missionnaires catholiques.Ils étaient demeurés à la tâche! Comme les soldats, ces héroïques missionnaires ont contribué pour beaucoup v la victoire, soutenant le moral de leurs ouailles, souffrant avec elles et même mourant avec elle ainsi qu’il est arrivé à quatre des nôtres.Trop de ces faits héroïques demeurent inconnus: cependant Dieu, le grand Témoin de toutes ces immolations cachées, saura donner à chacun la récompense méritée, récompense surpassant infiniment toute gloire humaine.* * Ÿ Note.— Samedi, le 2 février dernier, il V n eu exactement 25 ans one NN.SS.les Archevêques et Evêques de la province civile de Québec décrétaient à Tunanimité “l’érection d’un Séminaire des Missions-Etrangères dans la cité de Montréal”.Cette société de prêtres séculiers compte déjà 115 prêtres répartis sur quatre territoires de missions.La maison-mère est à Pont-Viau, Montréal 9.mais elle a aussi une procure à 1236, Chemin Sainte-Foy, Québec, P.Q.Lettres au "Devoir'* Nous ne publions que i** lettres signées ou des communications accompagnées d'une lettre slgmee avec adresse autlienn-que.Le “UevoU,' ne prend pas la responsabilité de ce qui parait sous cette rubii* que Intronisation du maire à Sherbrooke Contre les donlenrs rhumatismales Ar*x Compound n* cou ta que quelques sous et soulage promptement les douleurs rhumatis males, la goutta, les névralgies, etc.Feuilleton du “Devoir' DE LA TERRE A LA LUNE par Jules VERNE 35.(Suite) Le 20 octobre, à neuf heures du matin, les sémaphores du canal de Bahama signalèrent une épaisse fanée à l’horizon.Deux heures plus urd, un grand steamer échangeait ivec eux des signaux de reconnais-iance.Aussitôt le nom de VAtlanla ut expédie à Tampa-Town.A quatre hpures, le navire anglais lonnaiî dans lu rade d’Espiritu->anto.A cinq, il franchissait les tasses de la rade Hillisboro à toute '•apeur.A six, il mouillai! dans le port de Tampa.L’ancre n’avait pus encore mordu le fond de sable, que cinq cents embarcations entouraient VAUanlu, et le steamer était pris d’assaut.Barbicane, le premier, franchit les j bastingages, et d’une voix dont il voulait en vain contenir l'émotion: ‘‘Michel Ardan! s'écria-t-il.— Présent! répondit un individu monté sur la dunette, Barbicane, les bras croisés, l'ocil interrogateur, la bouche muette, regarda fixement le passager de VAtlanla.C’était un homme de quarante-deux ans, grand, mais un peu voûté déjà, comme ces cariatides qui por lent des balcons sur leurs épaules.Sa tète forte, véritable hure de lion, secouait par instant une chevelure ardente qui lui faisait une véritable crinière.Une face comte, large aux tempes» agrémentée d'une Sherbrooke, 4 (D.N.C.) — I,'intronisation de Son Honneur le maire Guy Bryant à l'hôtel de ville a donné lieu à une séance d’apparat inusité dans les annales de la Cite.C'était la première fois en effet que Ton faisait de cette séance initiale d'une administration nouvelle, une manifestation en quelque sorte publique.à laquelle tous les citoyens avaient été invités.Au cours de la soirée on a rendu un délicat hommage au maire sortant de charge ainsi qu’au maire-élu.tandis que Mme J.-W.Genest et Mme Guy Bryant recevaient leur large part aussi de cette expression de reconnaissance et de ces mots de cordiale bienvenue.RELATIONS Sommaire d’avril 1946: Editoriaux: Les yeux sur la rondelle —- La médecine en liberté — La redistribution des sièges électoraux.Articles: Le Canada et les cartels internationaux.Burton Ledoux.— Notre constitution en marche, Louis C.de Léry.— Mission temporelle de l’Eglise, Roberl Bernier, — Foyers nécessaires, Alexandre Dugré.— L’union des Ruthènes, Joseph-H.Ledit.Commentaires: France et Franco — Notre pourcentage chrétien — La mise au ban de l’Argentine — La solution de la question ouvrière — Le français en Saskatchewan — La justice remporte sur la vengeance.Au fi! du mois: En Espagne — Radio métèque — Semeur de bile — Conversions — Guerre ou paix.Chroniques: "Absence” à TEuro- po de M.J.-P.Sartre, Jacques Tremblay.— t.a bibliothèque du Gesù.Béatrice Clément.— Le conseil de l'Instruction publique, Louis C.de Léry.— Chaughaï-San-Fran-cisco-Montréal, Dominique Pesant.Horizon international: U.R.S.S.— Espagne.Livres récents: Usury in Catholic Theology — Proudhon et le christianisme — The Family Today — Hygie contre Vénus.Brochures et plaquettes.En trois mots — Au comptoir, 0.25; par la poste, 0.28.Service de librairie du Devoir.moustache hérissée comme les barbes d'un chat et de petits bouquets de poils jaunâtres poussés en pleines joues, des yeux ronds un peu égarés, un regard de myope, complétaient cette physionomie éminemment féline.Mais le nez était d’un dessin hardi, la bouche particulièrement humaine, le front haut, intelligent et sillonné comme un champ qui ne reste jamais en friche.Enfin un torse fortement développé et posé d’aplomb sur de longues jambes, des bras musculeux, leviers puissants et bien attachés, une allure décidée, faisaient de cct Européen un gaillard solidement bâti "plutôt forgé que fondu", pour emprunter une de ses expressions a l’art métallurgique.Les disciples de Lavater ou de Gratiolet eussent déchiffré sans pci ne sur le crâne et la physionomie de ce personnage les signes indiscutables de la combativité, o’esl-à-diro du courage dans le danger et de la tendance à briser les obstacles; ceux de la bienveillance et ceux de la merveillosité, instinct qui porlc cciTuins tempéraments à sc passionner pour les choses sur- De quoi se compose une nation ?La nouvelle vient d’etre publiée que Washington a impose des restrictions sévères sur la construction et la reparation d'a peu près tous les édifices, afin de faciliter l’érection de 2,7U(l,0UU logis pour les vétérans.Le coût de ces maisons ne devra pas dépasser uix mille dollars et se louer plus de quatre-vingts dollars par mois.Cette nouvel le confirme la tendance générale, aux Etats-Unis et au Canada, à créer tjrs mesures d’exceptions pour tel ou tel groupe, alors que le reste de la population doit se contenter d’attendre pour obtenir soit une muisdn, soit une voiture, soit une glacière électrique, ou que sais-je encore.Loin de moi l'idée de vouloir prétendre que les vétérans ne devraient pas jouir des faveurs de leur gouvernement reconnaissant.Ils ont, après tout, risqué leur vie, et ils ont laissé derrière eux d'innombrables camarades qui dorment leur dernier sommeil sur un sol étranger.Mais cette démarcation est-elle vraiment à l’avantage des vétérans eux-mêmes, lorsqu’il s’agit d’eux, ou des groupes visés?On ne peut tout de même pas rebâtir l’économie du pays à coups de priorités.Le danger est qu’avec ce système on en vient à oublier le véritable objectif qui est de rétablir aussi rapidement que possible des activités normales générales.L’avenir des vétérans, comme celui du reste de la population, est intimement lié à la réalisation prompte de ce programme.On ne peut pas isoler la population par groupes pour leur rendre successivement accessibles les nécessités de l’existence.On dira peut-être que le passage de l’économie de guerre a l’économie de paix ne peut sc faire d’un seul coup et qu’il faut de nombreux mois pour y parvenir.On peut répondre à cela que le passage de Téconomie de paix à l’économie de guerre était encore plus difficile, et qu’il s’est fait de façon rapide et exemplaire.Tout en recrutant une année, on a trouvé le.matières premières nécessaires, on a mobilisé la main-d’oeuvre qu’il fallait, on a érigé en temps record les usines réclamées, bref, on a accompli un véritable miracle de production dont le pays est fier à juste titre.Mais il ne semble pas que nous ayons raison d’être fiers de notre retour aux activités économiques de paix.Cela veut-il dire que sous notre régime démocratique nous ne sommes capables d’un grand effort qu’en temps de crise, et que le danger passé nous sommes impuissants devant la tâche à accomplir?C’est nn reproche qui nous a souvent été fait par les pays totalitaires, lorsqu’ils voulaient se moquer de nous.Sommes-nous en train de prouver qu’ils avaient raison?Nous sommes supposes, après la crise terrible qui vient de bouleverser l’univers, édifier un monde nouveau et meilleur.Ne tardons pas trop à le faire.Faisons, non seulement aussi bien, mais mieux en temps de paix qu’en temps de guerre.Nous avons produit immensément pour la guerre, nous avons paye de lourds impôts, nous avons souscrit à de nombreux emprunts, bref nous avons trouvé toute la finance nécessaire; nous avons fait Tuniou sacrée et réalisé une paix industrielle relative.Cette force nationale appliquée à une oeuvre de destruction, ne pouvons-nous la mobiliser de nouveau, avec le concours de toutes les classes de la société, pour construire et maintenir l’édifice de la paix?L).BARIL, c.r.418.rue Saiut-Sulpice, Montréal, l’.Q.Précisions Cher M.Iç Rédacteur, Dans votre numéro de samedi le 3ü mars, où vous rapportez l’incendie de Hull, vous dites: “Cet incendie a rappelé l’incendie de 1901 à Ottawa, alors que les immeubles du parlement ont été entièrement rasés”.Afin de ne pas induire vos lecteurs en erreur, vous pourriez peut-être leur dire que la terrible conflagration en question eut lieu le 26 avril 1900, alors que toute la \ille de Hull cl toute la partie ouest de la \ille d'Ottawa ont été rasées.Cependant aucun édifice du parlement n’a été endommagé.L’incendie de l’édifice de la Chambre des Communes eut lieu le 3 février 1916.Veuillez agréer, cher monsieur le rédacteur, l’expression de mes meilleurs sentiments.Lucien BRAULT, Historien honoraire d’Ottawa.Pas de changement aux prix de détail Ottawa, 4 (D.N.C.) — Il n’y a eu aucun changement significatif et aucune augmentation inattendue des prix au detail des marchandises et services suspendus du prix plafond le 1er février, annonce aujourd’hui la Commission des prix et du Commerce en temps de guerre par suite d’une enquête nationale au sujet des item atteints.On a fait l’enquête comme partie du programme qu’annonçait la Commission au moment où Ton suspendait d’abord les plafonds, en vue de suivre l’évolution des prix de.tous les items suspendus et de determiner si Ton doit rétablir les plafonds dans un cas quelconque.Au cours d’une vérification étendue des prix des cosmétiques, des spécialités pharmaceutiques et medicales, des remèdes domestiques, les enquêteurs ont constaté qu’il y avait eu autant de baisses de prix que d’augmentations.Lorsque des augmentations se sont présentées elles étaient généralement minimes, et semblaient des ajustements en vue d'un retour à une structure normale de prix de vente lorsque le prix de la période de base n’é-lait plus d’accord, pour certains item particuliers.Morte à 102 ans.— Mme W.Drew, de Reading, Angleterre, est morte à Tâge de 102 ans.Elle a voté aux dernières élections générales.Dernières conférences de M.Lacour-Goyet Ce soir, à 8 h.M, M.Robert La-cour-Gayet donnera sou avant-dernière conférence sur les transformations de la structure sociale de la France- il parlera d’un sujet fort intéressant: “La France en 1939”.Dans sa 12e et dernière conféren-ce^ vendredi soir, le 5 avril, à la même heure, le professeur fera sur son sujet, “Continuité et adaptation françaises”.ties “Considérations d’ensemble”.Ces conférences ont lieu à la faculté «les sciences sociales, salle H-4, à l’Université.Le public est invité.Il y a service d’autobus «le la rue Bellingham à la cour d’honneur de ’’université.La France en 1939 Suivant .une phrase célèbre “la France s’ennuyait” en 1848: on pourrait dire qu’en 1939 elle “s’énervait”.Les 70 années qui séparent la Révolution de 1848 du début de la guerre de 1914 ont été caractérisées par un accroissement continu de la richesse du pays.Simultanément, deux problèmes s'étalent posés: la population avait cessé de s’accroître et le développement de l’industrie avait transformé l’équilibre de la société.Néanmoins, une fois de plus, la structure sociale avait réussi à s’adapter avec une souplesse remarquable, à des conditions différentes de t elles qu’elle avait connues jusqu’alors.La guerre de 1914 précipita une évolution qui se dessinait antérieurement.Par les pertes et les ruines qu’elle entraîna, par les déceptions qu’elle provoqua, par la confusion des idées qu’elle engendra, elle posa des questions auxquelles il devenait de plus en plus difficile de répondre.La France en 1939 se trouvait déjà à un des tournants les plus décisifs de son histoire.Considérations d'ensemble Dans ce dernier entretien, le professeur résumera les trails essentiels de l’évolution sociale qu’il a décrite en détail dans son cours.Il s'efforcera de dégager à quelles influences principales elle a obéi.Il montrera les problèmes qui «c posent actuellement devant la France et expliquera comment l’histoire lui apporte la conviction qu’elle sera capabla de les résoudre.Les funérailles de M.l'abbé D.Lamy Trois-Rivières, 4.— (D.N.C.) — Les funérailles de M.Tabbé Denys Lamy, décédé à St-Bonifacc, Manitoba, ont eu lieu en l’église paroissiale de Yamachiché, paroisse natale de M.Tabbé Lamy.Le défunt était âgé de 68 ans.Une premier service avait eu lieu à la cathédrale de St-Boniface.Son Excellence Mgr G.Cabana, archevêque-coadjuteur, officiait, assisté du B.P.L.Mailhot, S.J., comme prêtre assistant, et de MM.les abbés L.Primeau et L.Gauvin, comme diacre et sous-diacre.Le défunt laisse dans le deuil ses frères: M.Tabbé Jos-Eugène Lamy, curé de St-Léon, et M, Tabbé Raoul Lamy, curé de St-Barnabè, M.Donat Lamy des Yamachiché; scs belles-soeurs, Aimes Jos Rtla Lamy et Donat Lamy, Yamachiché; ses neveuv et nièces, M.Lucien Lamy, M.et Mme Raoul Lamy, Yamachiché, M.et Mme Lionel Lambert, de Juliette, M.et Mme Charles Milot.M.et Mme René Désaulniers, M.Eugène Lamy et M.Gaston.Lamy.Yamachichc.Le service à Yamachiché fut chanté par M.Tabbé Raoul Lamy, curé de St-Barnabé, assisté «le M.Tabbé Raoul Lamy, curé fie St-Léon.tous deux frères du défunt, et de M.Tabbé Lionel Dubois, vicaire à Ya-, machiche, comme diacre et sous- 1 diacre.Les porteurs étaient MM.Lucien i Lamy, Raoul Lamy, Gaston Lamy, j Lionel Lambert, Rémi Désaulniers,, Donat Lamy.Au choeur, on remarquait: Mgr Hormisdas Trudel, vicaire capi- 1 tulaire du diocèse, MM.les cha- f noines Elzéar S.de Carufel, curéi de Yamachiché, Elyzée Panneton,t Donat Baril, curé de Louiscvil]e,| Henri Vallée, nrincioal de l’Ecolo, Normale, T rois-Rivières, dernierf confrère du défunt.Joseph Désiicts, supérieur du séminaire des Trois-Rivières, le R.P.Armand Boucher, o.m.i., provincial des Oblajs d’Edmonton.Alberta.M.le curé H.Des-chênes.AI.le curé Amédée Lamy, uc St-hlie de Caxton.MM.les abbés oJsaphat Rinfret, Donat Picottc, curé de Charette, Josaphat Baril, Lucien Faquin, curé de Maskinon-gé, Ernest Jacob, etc.Il existe à l’Office national dft film une section de la radio.Le but de ce service n’est pas telle- ' ment dannoncer les productions de 10.N.F.aux Canadiens et à Té-tranger, comme de souligner les sujets exposés dans ces documentaires et d’attirer ainsi l’attention du public sur les problèmes d'intérêt Pçpéral.La section de la radio de 1 Office national du film poursuit aussi des recherches dans le domaine de l’information et de l’éducation audio-visuelle.Les plus beaux lauriers Drame en 3 actes par Odette-Marie-des-Neiges FORTIN "Deux impressions majeures se dégagent de cette pièce: la vulgarisation des connaissances scientifiques et la correction des conceptions erronées; deux principes qui constituent la base de toute propagande éducative dans le domaine de la tuberculose." Brochure de 104 pages.Au comptoir : $0.75 Par la poste : $0.80 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" fyoué cunfoUef eux fiettefautt Ca, yuenne.CMtftteat 4m vau4 eu tentfià de feaix! Aidez nos vétérans à partir du bon pied dans la vie civile en accordant de tout coeur votre appui à leur campagne pour l’obtention des fonds nécessaires à l'érection de l'édifice commémoratif de la Légion Canadienne endroit ou ils pourront sc réunir pour y retrouver et maintenir les avantages d’une bonne camaraderie.-Banque de Montréal humaines; mais en revanche, les bosses de Tacquisivité, ce besoin de posséder et d’acquérir, manquaient absolument.Pour achever le type physique du passager de VAtlanla, il convient de signaler ses vêtements larges de forme, faciles d’entournures, son pantalon et son paletot d’une ampleur d’étoffe telle que Michel Ardan se surnommait lui-mTme “la \ mort au drap”, sa cravate lâche.| son col de chemise libéralement ouvert, d’où sorlait un cou robuste, et ses manchettes invariablement déboulonnées, à travers lesquelles s'échappaient des mains fébriles.On sentait que, même au plus fort ties hivers et des dangers, cet hom-tne-là n'avait jamais froid — pas même aux veux.D’ailleurs, sur le pont du steamer, au milieu de la foule, il allait, venait, ne restant jamais en p!$ce “chassant sur les ancres”, comme disaient les matelots, gesticulant, tutoyant tout le monde et rongeant ses ongles avec une avidité nerveuse.(’.’était un de ces originaux que le (Yénleur ihvenlc dans un moment de fantaisie cl dont ii brise aussitôt le mdulc.En effet, la personnalité morale de Michel Ardan offrait un large champ aux observations de l’analyste.Cet homme étonnant vivait dans une perpétuelle disposition à l’hyperbole et n’avait pas encore dépassé Tâge des superlatifs; les objets se peignaient sur la rétine de son oeil avec des dimensions démesurées; de là une association d’idées gigantesques; il voyait tout en grand, sauf les difficultés et les hommes.C’élait d’ailleurs une luxuriante nature, un artisle d'instinct, un garçon spirituel, qui ne faisail pas un feu roulant de bons mots, mais s'escrimait plutôt en tirailleur.Dans les discussions, peu soucieux de la logique, rebelle au syllogisme, qu’il n’eût jamais inventé, il avait des coups à lui.Véritable casseur de vitres, il lançait en pleine poitrine des arguments ad haminem d’un effet sùr.et il aimait à défendre du bec et des pattes les causes désespérées.Entre antres munies, il se proclamai! "Ignorant sublime”, comme Shakespeare, et faisait profession de mépriser les savants; “des gens, disait-il, qui ne font que marquer les points quand nous jouons la partie”.C’était, en somme, un bohémien du pays .îles monts et merveilles, aventureux, mais non pas aventurier, un Casse-cou, un Phaéton menant à £)nd de train le char du soleil, un Icare avec des ailes de rechange.Du reste, il payait de sa personne et payait bien, il se jetait tête levée dans les entreprises folies, il brûlait ses vaisseaux avec plus d’entrain qu’Aga-thoclès, et, prêt à se faire casser les reins à toute heure, il finissait invariablement par retomber sur ses pieds, comme ces petits cabotins eu moelle «le sureau dont les enfants,s’amusent.En deux mots, sa devise était: Quand même! et l’amour de l’impossible sa “ruling passion (1),' suivant la belle expression de Pope.Mais aussi, comme ce gaijlard eu tieprenant avait bien les défauts de ses qualités! Qui ne risque rien n’a rien, dit-on.Ardan risqua souvent cl n’avait pus davantage! C’était un bourreau d’argent, un tonneau des Danaïdes.Homme parfaitement dé- (1) 8a maîtresse passion.sintéressé, d’ailleurs, il faisait autant de coups de coeur que de coups de tête; secourable, chevaleresqueJ il n’eût pas signé le “bon à pendre’ de son plus cruel ennemi, et se sc«| rail vendu comme esclave pour racheter un nègre.En France, en Europe, tout c monde le connaissait, «’.e personnage j brillant et bruyant.Ne faisait-il pas| sans cesse parler de lui par les cent ; voix de la Renommée enrouées à son service?Ne vivait-il pas dans, une maison de verre, prenant l’univers entier pour confident de ses plus in-' times secrets?Mais aussi possédail-.s ii une admirable collection d'enne-j mis, parmi ceux qu’il, âvait plus oui moins froissés, blessés, culbutes sans|î merci, en jouant dcsTcoudes pourj faire sa trouée dans la.foule.Cependant on l'aimait générale-1 ment, on le traitait en enfant gatc.1 C'était, suivant Texpression laire, “un homme à prendre ou ai bisser” et on le prenait.Chacun.j s’intéressait à ses hardies entrepri-1 ses et le suivait d’un regard inquiet J On le savait si imprudemment audaj cieux! Lorsque quelque ami voulait! l’arrêter en lui prédisant une catos-J trophe prochaine: — “La forêt n’esl ; brûlée que par ses propres ar-J lires”, répondait-il aver un aimable# sourire, et sans se «Imiter qu’il «-.i-I lait le plus jpli de tous les proverbe# arabes.4»rv-«* (A suivre) I I VOLUME XXXVII — No 79 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 4 AVRIL 1946 f, i C*»t pmr )• ?•mm*.ilMr i •f r«ltgicu«e M tftnn H'jTüin • b Famille ura régénérée a* r«v et KiteHeptuelle, beaucoup pus encore que par l’exercice ée pouvoirs défini*.que le femme mènera le menée.Rédactrice : Germaine BERNIER 'Existentialisme" “Absence” à l’Europe de M.J.-P.Sartre Jacques Tremblay, SJ.Parmi les jeunes et les moins eunes qui sont fascinés pur iexis-'entialisme et son auteur, Jean-Put l Sartre, et qui, par hasard, manque-'•aient de précision sur cette doc-'rine philosophique, nous reproduisons ici une élude qui leur apportera sans doute lumière et compréhension et que nient de publier llelatiuns dans le numéro d'avril.(Ju’une doctrine philosophique essentiellement negative et négatrice de l’existence revendique ie titre 0 existentialisme, voilà un étrange paradoxe, ti'est sous le signe de ce, premier mensonge — aucunement joyeux, ah non! — qu’on introdu-l actuellement la jeunesse à cerlaini ittérature — théâtre et roman -.jaraphilosophique, élaborée par M.i.-P.Sartre autour de la iiotio.i •lirétienile d’existence, déviée, décernée, faussée.Cette littérature paraphilosophique illustre parlaitc-ment l’affirmation de Gustave Ih1.-bon: ‘‘Le diable préféré terriblement les préfixes en para aux préfixes en a.Plus que de destruction, ^ a soif de corruption, plus que uc i mort, d’une caricature de la vie.Caricature sinistre de la metaphy-• ique de l’être, du connaître et de 1 agir: telle est en fait la littérature de M.Sartre.A quoi prétend cette philosophie?D'où vient-elle?Qu'esl-ellc au juste?C’est à ces questions que mus allons essayer de répond' e grièvement.Donnons d’abord une idée géne-alc de l’ensemble en posant une nypothèse — gratuite pour 1 instant __ qui un jour ou l'autre pourrai, fort bien s'avérer la raison de 1 »3(>,Ot)'UtftO pour effectuer ces travaux et dans certaines régions du pays on demande de In muiu-d’ocuvrc pour accomplir ce travail De plus, les dix hôtels de vil.é giuturc du Pacifique Canadien qui étaient fermes depuis 1942, seront ouverts de nouveau au mois de juin prochain, ce qui devrait sans doute —>a»»- Hu l’emploi.Dans nos cinémas cette semaine Au Capitol Lorsqu’une jeune fille timide et sans armes essaie de déjouer les complots d'un maniaque du crime, elle devrait en être la victime.Mais les circonstances en décident parfois autrement.Et te déreloppe-ment de cette lutte inégale fait de “The Spiral Staircased l'un des meilleurs films d’ordre psychologique qui nous viennent depuis quelque temps d’Hollywood.Dorothy McGuire l’interprète de “A Tree Grows in Brooklyn”, tient ici l’un des rôles les plus difficiles de sa carrière.Mais elle a pu y profiter des sages conseils d’Ethel Barrymore, eette “grande dame” du théâtre et de l’écran, dont le seul nom évoque une ère glorieuse de la scène où le nom de Barrymore était synonyme de succès.“The Spiral Staircase” restera une 2e semaine à l’affiche du Capitol.Au Princess Bien qu’à la fin de chaque film George Haft arrive à sortir d’une situation apparemment inextricable, au début du suivant le voici à nouveau dans l’embarras.Dans “Wristle Stop” qui prendra l’affiche du Princess vendredi.Raft est une fois de plus le chevalier à la rescousse.Et la femme de l’intrigue est Ava Gardner qui a, dans ce film, son premier rôle majeur.Raft analyse la situation d’un coup d’oeil et s’arrange pour tout i-gler avant la fin du film.L’atlraction • additionnelle sera ”Tlic Crime Doctor's Warning”, qui nous ramène Warner Baxter dans un rôle qu’il a popularisé.Baxter doit cette fois trouver la solution au meurtre de trois jolis mannequins.A i'Orpheum Les admirateurs de Fred Astaire pourront le revoir dès vendredi ài l’Orphéum dans “Broadway Mclo.dy of 1944”.Avec Astaire, on y trouvera Elea: nor Powell et George Murphy, qui eux aussi se sont faits un nom dans le domaine de la danse moderne.F.t tous trois ont comme arrière-plan musical les mélodies de Colc Porter.On y voit la magistrale interprétation de “Béguin the Beguine”, et une fantaisie amusante sur ‘Tve got My Eyes on You” et trois autres chansons.La distribution est composée connue suit: Johnny Brutte, Fred Astaire; Clare Bennett; Eleanor Powell; King Shaw; George Murphy; Bob Casey; Frank Morgan; Bert-C.Matthews; Ira Hunter.A T Impérial Le cinema Imperial reprendra vendredi un lilm qui connut beaucoup de succès il y a quelques années: “It AU Came Irue avec Ann Sheridan et Humphrey Bogart.Le film expose comment la tranquillité de la maison de deux vieilles rentières est bouleversée.Le second film à l’affiche sera “Pride of the Blucgrass”, qui comme son titre l’indique, traite de courses de chevaux.Au Loew's Tirée d’une ruelle pur le fameux peintre Ganuboiougii, Kitty (Pua-leite Gouuuru) devient la coqueluche de LOiiUies apres que son portrait y a etc expose.i>ir Hugh ivlar-cy 0'Eglisc consacre les deux dernières .semaines du Carême a honorer les souffrances et la mort de Nofre-Seigncur; la Passion est l’objet spécial de cette partie de l’année liturgique.Dès le samedi à vêpres, les croix et les statues ont dû être voi lées.Cet usage veut exprimer l'humiliation de Notre-Seigneur réduit à se cacher pour n’étre pas lapidé pur les Juifs.! Introït llends'inoi justice, à Dieu, Contre la nation impie; Contre l’homme de chicane et de malice ' Prends nia défense et protège-moi.X’es-tu pas, à Dieu, ma forteresse.* Envoie ta lumière, {réalise] les t romesses: Qu’elles-mêmes rne guident Et me conduisent à la sainte mon-lugnc.Dans les tabernacles! (Ps.42).Le premier élément de la messe , est l’Introït.Il était primitivement • le psaume processionnel, chanté pendant que ceux qui vont célébrer : :¦( assister font leur entrée.Toute procession en silence est triste.Se disposer à célébrer ou à entendre une messe n’a rien de triste.Alors, il fut tout naturel de convertir la ¦ tristesse en joie eu introduisant un ! chant.Le chant, dans l’Eglise primitive, c’était le psaume.C’est au psautier que l’Eglise, en Orient et en , Occident, empruntait tous ses chants.L’usage de chanter un psau-1 me à l’entrée serait venu de celui i d’une procession d’entrée.L’usage i de l'antienne vient de l’Orient.Pri-, mitivement cette antienne était répétée tout le long du psaume comme I un refrain.Une voix chantait seule I le psaume, le peuple répondait par i l’antienne après chaque verset.Par — Il est bien dévoué aux oeuvres ! |(jWcjnis catholiques.j —- — Oui, mais-quel manque de jugement! disons-nous d’un ton bas, i mais ferme.On insiste: — Il est pieux.— Oui, mais quel mauvais caractère.L’expérience est fuite depuis six ans.Il nous est impossible de parler d’un tel sans en dire du mal.Alors, taisons-nous.Après la victoire de nous être tu, si Dieu nous en fait la grâce, nous en arriverons peut-être un peu plus tard — les dures conquêtes ue sont pas foudroyantes — à en dire du bien et.me.C’est ce que nous faisons aiijour-u’hui.Bientôt, on trouva le psaume ; i ntierjrop long.La procession lime, il est logique que le chant pro-eessionnel cessé.Aujourd'hui, du | psaume, il ne reste qu’un verset.L’usage de terminer le psaume par le Gloria et le Sicut erut n’est pus • • primitif.Le concile de Vaison en 52fl l’établit tomme protestation , contre les Ariens.L’Introït est la première des par-! lies variables de la Messe qui chan-1 ' gent selon les dimanches ou les fê-I les.Nous ignorons qui a choisi les i textes des Inlroïts anciens.Aujour-I ti’hui, c’est la Congrégation des Bites sinon qui les choisit, du moins, !|iui les aporouve comme, du reste, 1 ¦ ont ce qui se réfère à la Liturgie.;i j Pour quantité de jours, la raison du , : hoix est manifeste.Chaque fois qu’une fête a un caractère détermi-(!lné et qu’on peut trouver un verset 1 qui s’y rapporte, on le choisit.Le péter, et l’usage aurait clé étendu aux deux semaines de la Passion.S'il est supprimé aux messes de Requiem c’est peut-être à cause de son caractère joyeux, ou encore peut-être parce que l’omission du Gloria Patri aurait entraîné celle du psaume.Après ces détails historiques, revenons au texte de notre Introït.Ce texte dénote un grand désir de voir la justice sc rétablir en faveur du juste contre l’impie: “contre la nation impie, contre l’homme de chicané et de malice.” Ce désir est légitime, il est une béatitude: “Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés” (Mt.5, G).Une béatitude est un acte «les dons du Saint-Esprit.De soi, il est Pacte le plus parfait que l’âme juste puisse faire en la vie présente.Il est nécessairement bon puisque l’inspirateur en est l’Esprit-Saint, mouvant l’homme au bien.La béatitude est aussi dite La CroiX’Rouge: oeuvre au caractère International Causerie de M.Paul Vaillancourt devant les membres du club Saint-Laurent-Kiwanis choix est souvent heureux.Les tex- telle parce qu'elle est un gage de vie éternelle.Cette faim et cette soif, il ne faut pas chercher à les apaiser en des compensations auprès des hommes où on ne peut trouver tout au plus qu'une justice éphémère.C'est la faim et la soif de la justice éternelle qui est une les propres de Noël, de Pâques, de la Pentecôte, des Communs des Saints 1 des Messes de Requiem, d’autres er-t core, sont des exemples qui se présentent aussitôt à l’esorit.Un lien b "ioue entre les parties chantées ; n’existe pas tmrours.11 est appa- .'cent le Premier Dimanche du Carê- béatitude.Accepter l’injustice des time.j hommes est peut-être ce qui coûte i , , _ , , .i , ¦ lè plus: “Heureux ceux qui souf- a formule normale et la plus an- frenj persécution pour la justice, i ‘ u‘nne veut que 1 antienne de lin- car |c royaume des cieux est à eux.Doit soit empruntée a un psaume pfeureux serez-vous, lorsqu’on vous determine.Le verset qui suit est le jnsullcra, qu’on vous persécutera, cl !^l^r(iu Ps?uÎPe_’.11 va exception qu’on dira faussement toute sorte (le mal contre vous, à cause de moi.Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse.ca- votre récompense est grande dans les cieux: c’est ainsi qu’ils ont persécuté les prophètes qui ont été avant vous” (Mt.5, lh-12).Notre saint Père le Pape a de quoi se réjouir.Franco aussi.Pétain également.Et nous aussi car nous avons bien nos _ détracteurs, conscients ou inconscients.Parler, nous défendre, allons donc! Voulez-vous nous enlever celle grande 1 pour te cas uû l'antienne est elle ij même le premier verset du psaume; on la fait suivre alors du second verset.On en trouve un exemple au premier dimanche de l’avent.Mais ; il arrive aussi souvent que l’anlien-ne est formée d’un autre texte adap-i té de l’Ecriture, parfois même ce i n’est pas un texte inspiré.Ainsi eux messes pour les défunts on a : 1 l'antienne Requiem aeternum.A i plusieurs fêtes des Saints, y compris l’Assomption de Notre-Dame, à la Toussaint, l’Introït est une composi- i joie que nous avons au coeur.Ah! lion ecclésiastique: Gaudeamus om-nés in Domino, diem festant célébrantes.', aux messes votives et au-res de Notre-Dame, l’antienne est le Jébut de l’hymne de Sedulius Salve tavela parens (5e s.).Pour marquer le deuil, aux mes* >es de Requiem et aux messes du temps de la Passion, le Gloria Pâ- mais non, nous n’allons pas parler; nous allons nous taire, garder le silence comme LUI: Uteebal aillent.Il se taisait.Qui, lui?Notre-Seigneur Jésus-Christ.Devant qui?Devant Ponce Pilate, devant la racaille juive.Il se lait encore, il se tait toujours.Il se taira jusqu’à la fin des temps.C’est alors qu’il jugera les tri est sunnrimé partout, y compris [ vivants et les morts.Même les morts.a l'Introït.Le texte de l'Introït comme celui de tous les chants de la messe est conforme, non à la Vulgate, mais à l’ancienne lia!a.Notre missel donne pour les In-troïts et les autres parties du propre, des titres, généralement des références aux livres de j’Ecriture auxquels ils sont empruntés.Quand ce n’est pas un texte biblique, on mentionne parfois, niais rarement, le nom de l’auteur.Jusqu’en ces derniers temps, la règle était de ne commencer l’Introït que lorsque le célébrant était arrivé à l’autel, ce qui détruisait le caractère de psaume proccssion- qui sait, à eu penser.Dom Raoul HAMEL, O.S.B.Perspectives dans la construction des routes Québec, 4 — M.B.E.Gray, administrateur et ingénieur en chef de Tlnslilut d’asphalte de New-Yprk, a parlé des développements récents et des perspectives de l'avenir dans la construction des routes.Il a déclaré que la construction de pisles de décollage et de voies carrossables en asphalte dans les iles du Pacifique, durant la guerre, aura une influence directe sur la construction des champs d'aviation et sur le développement des facilités de transport automobile en temps de paix, parce que les principes fondamentaux sont identiques, lout particulièrement en ce qui concerne l’utilisation des ressources disponibles.Le sous-sol corallien des des du Pacifique constituait une fondation adéquate pour la circulation ultra-lourde.et c’est en considérant cette possibilité de faire servir le sous-ml comme matériau d infrastructure, une fois bien imperméabilise et pressé, qu’on peut prédire que le mode de construction des aerodromes et des routes entre dans une nouvelle phase.Les réserves naturelles de pierre et de gravier ont été sérieusement dégarnies dans le cours des dernières années, el ü y a de vastes_ regions des prairies où elles n ont jamais existé, niais le développement du lemps de guerre des techniques et de l’outillage pour l’utilisation de toute sorte de sous-sols locaux, avec un mélange d’asphalte, per; mettra de construire à bon marche de nouvelles routes et d'élargir les routes acluelles.Ce nouveau mode de construction fera économiser des millions de dollars._ M.Gray a ensuite fourni d intéressants détails sur les mélanges d’asphalte et sur les immenses avantages qui en découleront.Courrier de Chicoutiny Chicoutimi, 4 (D.N.C.) — Deux personnes ont été légèrement blessées dans un accident de la route survenu dimanche soir entre Chicoutimi et Arvida.Une collision violente s’est produite entre un camion et une automobile et le camion a roulé dans le Saguenay.Quant à l’auto elle a été fortement endommagée.¥ ¥ ¥ Dimanche soir, à Jonquière, un homme de 62 ans, M.1‘rançois Labbé, a été assailli et battu par un inconnu, au coin des rues St-Domj-nique et St-Dainas.Le chef de police a conduit le vieillard à l’Hôtel-Dieu de Chicoutimi pour examen, car on craignait des blessures graves.Lundi matin, l’état du blessé élait satisfaisant.On croit qu'il sc remettra assez rapidement de cet assaut.* ¥ * Samedi soir, vers 10 heures, à Chicoutimi, une automobile de Ste-Anne a donné violemment contre un autobus et a subi des dommages considérables.L’accident est survenu au coin des rues Baeinc et Morin.Le chauffeur, M.Fernand Tremblay, de Sainte-Anne, a été blessé à l’estomac par le volant de la voiture, tandis que M.Louis-Paul Lerest, également de Sainte-Anne, avait le menton coupé et la mâchoire fraclurée par l’éclatement du pare-brise.Tous deux ont été transportés à l’Hôtel-Dieu.M.Tremblay a pu regagner sa demeure dimanche, tandis que M.Le-rest a dû prolonge^ son séjour à l'hôpital.______ ______ Les Saintes Espèces ont été sauvées ”La Croix-Rouge doit poursuivre son oeuvre humanitaire dans plusieurs domaines de la santé publique et du bien-être en général.Et c’est ainsi qu’en regardant l’oeuvre accomplie au nom de votre Croix-Rouge et en songeant aux grandes tâches humanitaires qui l’attendent, je ne puis m’empêcher de penser à Henri Dunant et aux autres, qui ont conçu et lancé ce grand mouvement.Ces belles âmes devraient revenir parmi nous pour en admirer l’étendue.Je crois qu’ils constateraient avec satisfaction que la Croix-Rouge est l’une des plus belles preuves du caractère international de la charité”.Ainsi s’exprimait hier midi devant les membres du club St-Lau-rent Kiwanis M.Paul Vaillancourt, président provincial de la Croix-Rouge.M.Vaillancourt parlait en l’hôtel Rilz-Carlton.Origines “Lors de la campagne eje Napoléon III en Italie, en 1859, un jeune écrivain et philosophe suisse, Jean-Henri Dunant, eut l'occasion de se rendre sur le champ de bataille de Solférino, au nord de ITtalie, dit le conférencier.Profondément remué par les souffrances indescriptibles des blessés et par les gémissements des mourants laissés là, à l’agonie, sans le moindre soin, Dunant rallia les villageois et les paysans de la localité pour soulager tous ces malheureux.Travaillant jour et nuit à secourir et à soulager ces pauvres soldats tombés sur le champ de ba-j, taille, Dunant et ses compagnons ac-' complirent une tâche surhumaine.Un livre Trois ans plus lard, touché par les pénibles souvenirs de cette affreuse expérience, Dunant publia un livre intitulé: Un souvenir de Solférino.Non content de décrire les scènes terribles dont il avait été témoin, l’auteur mit de l’avant l'idée de former dans tous les jmys des groupes de volontaires qui s’engageraient à suivre les armées en temps de guerre, afin de donner aux malades et aux blessés les soins indispensables.Cela marquait le début de la Croix-Rouge.RIGHT1 OUI HD L LE CAFE En 1863 Le Comité d'L’tilité Publique de Genève, composé de quelques philanthropes, tout particulièrement préoccupés du*bien-ctre humanitaire, prit Tidée à son compte et réussit en 1863 à organiser une conférence internationale, en vue d'étudier les suggestions de Dunant.Cette conférence eut lieu en 1864.C’est ce congrès qui rédigea le Trailé de Genève.Ce traité, le premier contrat international de caractère vraiment humanitaire, donna naissance à la Croix-Rouge.La convention ou le Traité de Genève, du 22 août 1864, "SALAM Signature d'un traité canada-américain Ottawa.4 (D.N.C.) — Les Etats-Unis et le Canada ont signé à Washington un traité pour l’exploitation, la protection et la preservation des ressources poissonnières des Grands-Lacs, qui sont une richesse naturelle d’intérêt commun aux deux pays.Le traité a élé signé au nom des Etats-Unis par le secrétaire d’Etat suppléant, et au nom du Canada par M.L.-B.Pearson, ambassadeur du Canada à Washington, ainsi que par M.H.-F.-G.Bridges, ministre des Pêcheries.En 1940, les Etats-Unis et le Canada créaient la Commission internationale d’enquête sur la pêche dans les Grands-Lacs, avec mission d’étudier la capture du poisson des armées en campagne, fut plu tard ratifié par 63 Etats souve-mains.” La célébration de notre fête nationale Le thème du cortège du 24 juin sera "Les Sciences et les Canadiens français" Le thème du cortège des vingt chars allégoriques, le jour de la Saint-Jean-Baptistc, le 24 juin prochain, sera: les sciences et les Canadiens français.Cette grande manifestation mettra en vedette les savants de chez nous et montrera que les noires ont apporté aux sciences une contribution qui n’est pas négligeable.Selon la tradition établie depuis nombre d’années, la célébration de la fête nationale des Canadiens français commencera le 23 par une veillée en plein air devant un énorme bûcher.Le lendemain matin, il y aura cérémonie religieuse, puis dans l’après-midi se déroutera la grande attraction, si recherchée de loule la population des environs de Montréal, y compris des Franco-Américains: le défilé des chars.ayant pour objet d améliorer le tris-1 f5'®8565 e* “es malades | recommandations sur les méthodes à suivre pour préserver et exploiter cette richesse.La Commission d’enquête a accompli un travail considérable que l’on peut mesurer par ses vingt-neuf auditions publiques de spécialistes, en novembre 1942, elle présentait son rapport et ses recommandations aux deux gouvernements des Etats-Unis et du Canada.Il ressortait de ce rapport |et des discussions ainsi que de l'étude poursuivies encore par ¦des fonctionnaires des pouvoirs fédéraux et des Etats et provinces, j que seule une action concertée des gouvernements intéressés pouvait assurer le succès de mesures visant les ressources poissonnières Ces chars représenteront, sous i des Grands-Lacs.Le rapport redes allégories frappantes, Thvdro-1 comn’andJ^!,, e" Çpnscquence la si-graphie, la géographie, la science «nature d un traite par le Canada médicale, la science du droit.ies jet les Ltats-Lms en vue de leur coo- sciences naturelles, l’agronomie, la botanique, la filature de coton, les organiers, puis des sciences plus modernes comme la téléphonie, la radiophonie, etc.Tous ceux qui uni vu les maquettes s'accordent à dire que la fête de 1946 fera époque par la splendeur des chars, car les artistes, qui sont déjà à l’oeuvre pour les exécuter veulent surpasser ce qui a été déjà fait.Les lecteurs sont invités à voir les gravures des chars qui paraîtront par série de deux ou trois chaque semaine.Chaque char, par le tableau qu'il offrira, rappellera en outre les noms de nos compatriotes qui ont été des pionniers dans le domaine des sciences.pération dans la préservation et l'exploitation de cette richesse.Elan! donné le succès déjà obtenu Décédé hier M.J.-N.-A.PERRAULT, gérant d’affaires et secrétaire-trésorier de la Compagnie de Publication de la Patrie, décédé hier à l’âge de 67 ans.dans la préservation d’aulres ressources poissonnières par l’effet de traités entre le Canada et les Etats-Unis, il y a lieu d’espérer de même la réussite de ce', effort de coopération des deux pays dans le cas des ressources de pèche des Grands-Lacs.L’expression “entre l’enfer et la mer bleue” tire son origine d’un régiment écossais qui, en 1637, fut coincé entre la mer et le feu d’arltl-leric de l’ennemi, les Suédois.Tous les bavards voudront prendre (D.N.C.) Saint-Hyacinthe, sez?Allez, donc, vous voulez rire’.Ce n’csl jias assez.Celui qui s’est tu devant ses juges et ses accusateurs a parle sur la croix en faveur de ses bourreaux.Je Vous le demande un peu: on recommande ses jm-rents, ses amis, à la clémence divine, mais ses ennemis! Cette personne, ce personnage peut-être, qui nous a blessé, humilié, nous ne pouvons en parler sans en dire du mal.-¦es furent sauvées par M.l’abbé Charles-Emile Hétu, curé de la paroisse, qui élait accompagné de M.Bousquet.Ce dernier a aide a briser la porte du tabernacle.Paille impermeable.— On est parvenu à fabriquer une paille artificielle imperméable à l’eau.Elle sera utilisée pour la confection les chapeaux.Alexandrie, centre de troubles V,* Alexandrie est présentement le théâtre de démonstrations antibritanniques.On rapporte actuellement plus de 15 morts et 300 blessés dans les échauffourées survencp* au cours de la journée de deuil proclamée en mémoire des victimes antérieures.Dernier hommage au recorder Leblanc Les funérailles ont eu lieu mardi matin en l'église St-Léon de Westmount Le Bafreau et la Magistrature ont rendu mardi un dernier hommage au recorder Aimé Leblanc.Une grande affluence, dans laquelle on remarquait de nombreux juges et avocats ainsi que des représentants des divers services municipaux, assistait à ses funérailles, en l’église Saint-Léon de Westmount.Un long cortège a quitté le domicile du défunt, 456 rue Mount-Stephen, pour sc rendre à l’église, où la levée du corps a été faite par Mgr Philippe Perrier, P.A., vicaire général du diocèse de Montréal, cl le service chanté par le fils du dé-tunl, le R.P.Mare-Aurèle Leblanc, O.P., assisté des RR.PP.G.Ferras, Ü.P., et D.-M.Bégin, O.P.Dans le sanctuaire, on remarquait M.le chanoine Eugène Moreau, supérieur provincial des prêtres de Saint-Sulpicc, le IL P.M.Gaudrault, provincial des Dominicains, l’abbé Oscar Gauthier, les RR.PP.M.-J.Légaré, O.P., Bertrand-Marie Boisvert, O.P., P.-J.-M Surprenant, O.P., MM.Emile Lé-pine, P.S.S., Jean-Baptiste Vinet, P.S.S., les abbés P.Roy, F.-M.Elliott, E.-S.Girard, P.D., B.Poirier, G.Sanche, le chanoine Raoul Diouin, les RR.PP, Paul Pharand, O.P., Edouard Marcotte, O.P., Albert-M.Ethier, O.P., Jean-M.Lapointe, O.P., Gérard Reed, O.P., les RR.FF.Denis Parc, O.P., Raymond Gigué-re.O.P., Luc.-.M.Lacroix, O.P.Le choeur paroissial, sous la direction de M.Dollard Lachapelle, a rendu la messe des morts de Pc-losi.M.Romain Pelletier louchait l’orgue.Conduisaient le deuil: MM.Gilbert Leblanc, fils du défunt, et Ga raid Rhéaumc, son gendre; Me René Leblanc, conseiller juridique d; Tadniinistrrtion des iogemen.s ri urgence; et Guillaume Lenlane, de Napierville, ses frères; Romeo Leblanc, de la Presse, et Me Gabriel Leblanc, notaire, ses neveux.Le cortège On remarquait dans le cortège1 les juges Philippe Demers, Uierre- F.Casgrain et Louis Boyer, et Joseph Archambault, de la Cour supérieure; le sénateur Vincent Dupuis, M.F.-Philippe Brais, conseiller législatif, le recorder en chef J.-A.Thouin, les recorders Léonce Plante et Emiuett McMunamy, les collègues du défunt; MM.les juges Ame dée Monet et René Théberge, de la Cour des sessions de la paix, le jug-* Auguste Boyer, adjoint au magistrat en chef de la Cour de Magistrat, M A Leduc, ancien ministre, les con srillers J.-M.Savignac, Cléonliaa Desrochers, J,-G.Râtelle, Dave Ro- chon, el Pierre DcsMarais, leader du conseil municipal, le Dr Edga Turgeon, Louis Franchère, Me J.-P.Lamarche, c.r., directeur de la police provinciale, Mes Stanislas Poulin, c.r., D.-A.Boissonneaulf, recorder de Beauharnois, Me Fernand Dufresne, Me Wilfrid Pilon, c.r., MM.Dostaler O’Leary, Olivier OU-fjny, A,-E.Brégent, Me Jacques Cartier, c.r., le notaire J.-W.Lévesque, Roger Noiseux, le notaire Yves Lévesque.L.-P.Marcotte, L.-J.Marcotte, Me Camille Tessier, c.r., le Dr Stephen Langevin, Tassistanl-di-recteur A.Bélanger, de la police municipale, P.-.E Lambert, l’assis-tant-inspecteur E.-A.Lebcau, le sergent R.Yvon, MM.Gustave Beau-champ, Pierre Mathieu, E.Prud’homme, Me Stanislas Poulin, It-détective Rama Gervais, Arthur Maillé, J.-A.-Roch Proulx, M.L.-A.Lebrun, M.Basil Fitzgerald, Cpl Fr.Dubé, Mes Jean Hétu, Gustave Adam, c.r., et J.-P.Lavallée, Jean Meloche, Me J.-E.Rivard, c.r., J.-S.L’ock, Mes Paul Robitaille, \Villie Proulx, L.-P.Mercure, c.r., M.F.Geoffrion, R.Demers, A.Payette, Jos.Gauthier, Jules Beaumont, ü.Longpré, D.Longpré, A.Bayard, Calixte Parent, le major G.Nantcl, Mes Germain Bock et Urbain Simo-neau, A.Dcguire, Georges Riopel Mc Rosario Richer, Dr L.-O.Geoffrion, Mc Henri Crépeau, c.r., Me A.Lamer, c.r., M.Bernard Archambault.Georges Dalbec, E.Prud -homme, sgt-iïétective N.C.Parsons, MM.J.-C.Faquin, Fernand Girou-ard, Paul Girouard.L.l.ajiointc, Laurent Bélanger, Paul Filion P -E Mailloux, H.Gcndron, J.Gen-(iron, Jean Trudel, M.Germain Bourbonnais, A.Labrèche, A.Hooper, René Parent, Bert hold Moniteau, P.Lefebvre, W.Lévesque, Mes U.Sauvage, G.Archambault et Me Jean Grégoire, J.-H.Lafontaine.MM.Arthijc Guay, Azarie Choque*., surintendant de la police de Montréal, Me Roger Brossard, Géraid Wyse, P.Ferland, E.-A.Dionne.J.-N.Bourque.A.-B.Gauthier, P.Car tier, A.Belleville, Me E.Simard, c.r,, Dr A.Leroy, M.R.McClintock, Me Marcel Gaboury, c.r., Mc R.Godin, M.L.-A.-J.Pelland, E.Mailloux, O.Tremblay, P.Ouimet, R OJigny, Me G.Papineau-Couture, c.r., Sf.Armand Dumoulin, R.Mar coux, Mc Rodolphe Camirand, c,r„ M O.Harbec, Mes Gaston Lacroix, c.r., et J.-A.Meunier, c.r.J.-B.Vi net, B.Vinet, John A.Sullivan, fl Beaudin, W.John Petchey, Me A.Allard, c.r., Me A.Berthiaume, M.L.Covinsky, M.Herman Archambault, Oscar Proulx.Aimé Fredettc.Me A.Papineau-Mathieu, c.r.Me Gustave Dutaud, c.r., MM.Arsèna Thibodeau, Jules Thibodeau.Me Jean Gauthier, MM.Ivan J.Sheclan.Paul Bourguignon, C.McTiguc, L.Kcrvan.Les vieilles chansons de France tout aussi bien que le folklore du Québec sont tour à tour interprétés par le Quatuor Alouette dans la_ série des chants populaires, de l’Office national du film, comprenant entre autres; A la claire fontaine — J’ai tant aimé — En roulant ma boule — C’est l’aviron.tel I >?il ;yl :l d à .w.fe a li, i A, PRESENTE VËRV L'EAU DE TABLE y\ ',\ ' \ lift' ^PETILLANTE C / / M i i t v \ \ \ Faites honneur à vos invités en leur servant cette eau de table nouvelle, unique et pétillante.Elle est délectable et se mélange parfaitement avec tout autre breuvage.Préparée d’après un procédé scientifique qui la purifie, l’Evervess scintille comme des diamants.Ayez-en toujours une ample provision à la maison — commandez-en une douzaine de bouteilles aujourd’hui.DEUCItUStMENT AGRÉABLE A VOTRE MAOASIN RESTAURANT HOTEL i  U## tx&w -ill DOUZE ONCES BIEN REMPLIES 7* TAXES INCLUSES UN PRODUIT DE PEPSI-COLA COMPANY OF CANADA LIMITED to It DEVOIR, MONTREAL JEUDI * AVRIL 194» COMMERCE ET FINANCE BOURSE DE MONTREAL le total des ventes s été de 95.721 actions Industrielles et de 372 334 actions Minières à comparer à 57.253 et à 269,010 mardi dernier.l'alciiri 45 Aitnew-Surp.26 Algoma Steel 114 Aluminium 20 Alutnln.Co.pfd 1880 Argus Corp :i6 Argus warrants 250 Asbestos .700 Brazilian 345 B.A.Bank Note 20 B C.Power A 125 B C.Power B .25 Bldg.Products .1070 Can Cernent Haut Bas Vente pfd.116'i 116 116>i .231* 231* 23'.* 203 201 203 106’; 106’, 106 10 2'i 32'b ¦JT H 26'« 30 3V* 33 19 3254 27 26’; 314 18* 10 3344 27'4 26»; 19 20C.Cem 6'2', pfd.147'* 147*2 147*.19’, 194, 52 52*2 223; 23% 107 107 350 Can.Steamship 210 C.Stearnsh.nfd 5760 Can Brew.20 C.Bronze pfd.Can Celanese .25 Can.For.Invest 325 Can.Pae Rv , 100 Corkshutt Plow 260 Con.Smelting 100 Cons.Glass 225 Davis leather A 275 Dls.-Seagranii 295 Dom.Bridge 9 Dom.Dairies 20 Dom.Foundri»-5P55 n.steel& Coal 350 Dom.Tar 200 D.Tar pfd.nouv 775 Dom Tar V.T 470 Dryden 50 East Kootenay cts 100 490 Electrolux IB’s 300 Enamel & Heat.lia; 4770 Fam.Players nouv.18 75 Gatineau 183; 855 Howard Smith 37', 87 How.Smith pfd.110.05 110 05 110 05 170 Hud.Bay Min.43 42*2 43 U 193, 52*4 233, 107 64*8 48 21** 16*2 90*.45'v 31 102 ¦12*2 lü'i 34 is*; 25*, 2512 24*; 17 48 21 16'.' 90*1 45'* 31 100 42 153, 25 25*4, 24*1 17 18 11 173; 18", 36 48 21'2 16*7 90‘, 45* 31 100 42".16’; 25 >; 25'* 24', 17 i8"4 11 18 183; 37'* Valeurs 455 Imp.Tobacco 525 Ind Acceptance 100 Int.Bronze 270 Int.Nickel 3055 Int, Paper 26 Int Paper Pfd 850 Int.Pete 200 Int.Power .600 l.abatt .95 Lake of the Woods 25 Lang.15 Laura Secord 1 Lindsay .705 Massey-Harrls 1985 McColl-Front.560 Mitchell.Robt.200 Molson's Brew.25 Mont.Tramways .5 Nat.Brew.pfd.1970 Nat, Steel Car 935 Noranda .10ft Ogilvie 495 Powell River 50 Power Corp.2550 Price Bros.60 Prov.Transport 55 Quebec Power 50 Reg.Knit.pld.100 St.Law.Corp.350 St.Law.Corp.nld.50 St.Law.Flour xr 463 St.L.flour nf rta 90 St.Law.Pap pfd.950 Shawlnlgan 10 Sicks Brew.120 Walker 100 Walker pfd 65 Winn.Elec.nld.Banques: 360 Nova Scotia .20 Royale .Haut Bas Vente 15’i 15** 15'* 37\ 37'* 373^ 21 21 21 42 41 % 42 523, 49', 523; 125', 125* y 125'li 24 54 3 54 27 34'', 21'; 34'7 21 >4 23 12 18 20'* 31 323; 43 47 30 71 33'* 35 H** 61 17 21'* 25 8'H 32’i 27 3 V* 94 25"*; 47 124 123 22'* 22'3 lOOt; 100", 24 54 27', 34 ' 2i'; 17'; 19', 30 32'* 43 69 33'3 34 14", 59'3 17 21'* 25 83; 32', 37 385 New Bidlam .52 48 52 Mb 23 22 23 Poranda 71 88'* 71 Norgolrt .?£Ut f *7"' .m 169 170 N Inca .ftlchol .Nor Star .O'Brleu .Omega .Omntrans Orlac .Pamour .P.iramaque Paibec 24% 79 26 9!* Oslsko Pen Rcy Pic Por PI Crow .Per Rref Pow Rlv Que Man 300 28 60 60 195 20 231* 155 30 38 ¦ 420 57 34* 79 24 75 25 8'* Preaton .280 Qucenst Quemont RCgcourt Rochette Rcxana Russell .Ryanor .Fan norm San Ant .Senator Shewkey 108 17'* 30 35 152 64% 16 41 500 116 68 Shermt .242 SIIv Dairy .13 Slmpeon A .29'; Do B ,.25 ' * Slreoe .’ loi Sladen .83 S E Pete.14 Stan Chem .12 Stadacona .125 S taira tt .120 Sud Con .19 290 26 58 58 191 19 22 151 28 35 410 52 33 79 270 105 17'* 28 35 140 64 15 35 500 112 65 227 13 29', 25'* 100 80'y 13 12 120 118 24 75 25 9% 18 • a 293 28 60 60 191 19 23';, 155 28 35 415 56 34% 79 280 108 IL, 33 35 152 64'* 15 40 500 115 ' 67 235 '3 29' , 45% 100 80", 13% 12 122 118 18'* Abenakls .Albany River .Amber O & M.Amal Klrk .1 Aunamaque .: Barber Larder, nouv.I Benzac .¦ Bourlamaque .Brock Gold .Brown Bousquet .Cad.Goldfield .Carricona .Cayunl .Chlbmac » .Cornet .Cont.Copper .Columblere .Cons.Chlboug.Courmont .De Santis .Destorado .Dorbaska .Donrand .Dumico .Electra .Eastvlew .Great Bend .Greenlee .G le neon a .Governor .! Harpers .71* Hoyle .:.25 Hugh Pam .13 Insco .45 Kamlac .45 Kenbay .*.' ig Lake Fbtpanse .10 LaSalle .34 Lasldou .34 Lasldon O.I*ke Rowan .7 Lassie R, l .37 Lavalle .75 Lorrle 31 Ma lor .7 Martin Bird .* 13 McCualg .]9 Nat.MalartlC .38 Nereco .33 Newport.1.7 New Augerlta .jg New • Malartic ., 9 Noroourt .:.25 Norbeau .iqs Obalskl .25 Obatskl 1945 72 Obaska .31 Opem.Copper .25 Orplt .' 11 Pam.Canadian .f'a.s rails .39 Payore .i« Pershing' Man.Presdor Privateer .RainvlUe .Rand Mai.Renfort .Rugged R, L.Scott Chlboug Seventh Mai.Sovereign Starlight Wendell .ingalt .dung Dave .Vauze Duf .5 75 20 14 11 29 14 39 30 14 34 ¦ 20 13 41 16 18 9 8 19 14 20 9 20 12 180 6 10 40 33 44 39 16 20 7 10 12 20 28 8 26 13 22 2?Va 15 50 38 19 13 :» 36 9 40 17 26 9 15 21 41 13 22 11 27 115 27 75 34 28 14 10 41 21 55 7 80 25 16 13 32 15 19 22 12 22 16 36 25 Information agricole L* Coopérative fédérée da Québec fournit les coir-v.eu taire» suivant» sur 'ee marchés: BEURRE: A la suite d'une récente decision du gouvernement fédéral, la Commission des prix et du commerce en temps de guerre annonce qu'à compter de lundi, le 1er avril, j le beurre de crémerie pourra se vendre et être payé aux producteurs 4c la livre de plus que les prix dé à fixés par l'ordonnance no A-1563 de "l'Aomlnl.-trateur des produits laitiers.Lundi matin, le 1er avril, le beurre no 1 pasteurisé au gros était coté à 40c la livre.FROMAGE: Due ordonnance du 22 novembre de l'Office des produits laitiers permet la vente du fromage du type Cheddar sur le marché domestique.Les prix de vente et les prix de remise aux producteurs doivent être conformes * l'ordonnance A-1591 d» ''administrateur des produits laitiers LES VOLAILLES VOLAILLES VIVANTES: Poulets à rôtir: les arrivages sont très limités.La demande est active et les prix ! soin fermes.Poules: les arrlvoges sont abondants.La demande est bonne et les prix sont stables.Poulets à griller: 'ee arrivages sont presque nuis.La demande est active et les prix sont fermes.Coniormément à une ordonnance de .a Commission de» prix et du commerce en temps de guerre, une baisse assez marquée else prix est a prévoir des le début du mois d'avril.VOLAILLES AB ATI UES: Poulets, poules.
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