Le devoir, 7 juin 1946, vendredi 7 juin 1946
Mofltitoî, vtiufrêdl T fuT» T9W ¦x* Ouadft «H «M amMoa «SUMtAlB* H __ 0*Ut «TAC docilité «coépter «• J» Qr»ntU-B!fL*-en*.ou tf«« 8ut«*Oaté ou d« oui ou* c« «oit « autre.l'MUtudé qui! lui fout prendre envere le monde Le premier devoir de loveiume d un Oenedlen n eet oee envers le Commonwealth britannique dee nations, male envers le Canada et •on roi, et ceux qui contestent ceci rendent, a mon avis, un mauvais servit» au Commonwealth “ “She la a aovaraifrn nation and cannot taka her attitude to the world docllelT from Britain or from the United States or from anyt»dv else.A Canadian's first levait?la not to the British Commonwealth at Nations but to Canada and to Canada’a Una and those who deny this are doles, to my mind, a great disservice to the Commonwealth." (1-X-ST) Lord Twaatfsmuir DEVOI VOLUME XXXVII — No 130 ISDACTION R ADMINISTRATION 4M SIT.NOTH E-DAME.MONTREAL TELEPHONE : *BEIoir 3351 sons, DIMANCHES R FETES Administration » Rédaction t Directeur i Georgs PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur m» chelt Orner HEROUX Gérant I BEIair 3361 BEIair 2984 BEiair 2239 Le tribunal ordonne le huis clos au procès de Fred Rose ££ en 3) La troisième guerre mondiale ?ET NOUS ?1 La tfoisiême guerre mondiale?U y a longtemps qu'on en parle.Des lettres particulières d'Europe en traitaient voici de longs mois comme d'une échéance probable, les plus pessimistes disaient inéluctable.Ce qui s’est passé ces temps derniers n'était pas de nature à faire revenir sur leur sentiment les prophètes de malheur.Et voici qu’un non moindre personnage que M.Churchill fait écho, en pleine Chambre des Communes, aux sombres pronostics.Les esprits les plus graves envisagent cette troisième guerre mondiale comme la possibilité, sinon la probabilité de demain.Il sera peut-être permis à l’un de ceux qui ont encore la faiblesse d'essayer de voir les choses du point de vue de leur pays de se demander: Et nous?Qu'advitndcait-il de nous en pareille éventualité?Nous sommes amplement payés pour savoir que la réponse à ces toutes petites questions peut être grosse de très lourdes conséquences.¥ * * Dans la préparation, dans la déclaration, si elle se produit, de rette troisième guerre, nous n'aurons vraisemblablement tien ou presque rien à faire.L'expérience a démontre que nous sommes aptes à payer les pots cassés, mais nous ne jouons pas un grand rôle dans la préparation des bagarres.Tout s'organise en dehors de nous par les grands, comme l'on dit aujourd'hui, qui tirent les ficelles et dont les passions et les intérêts se heurtent.Et quand vient le moment de la casse on s'arrange pour nous faire entrer en danse.On invoque toute une série de raisons très hautes; mais il n’est pas beaucoup de gens qui ne puissent, à un moment ou l'autre (beaucoup se font de la meilleure foi du monde de longues illusions) s'apercevoir que le facteur dominant de notre action, c’est le lien (si ténu qu'il paraisse) qui nous unit à la Grande-Bretagne.Prenez le cas de 19Î9.Qui croit aujourd'hui que, si la Grande-Bretagne n'avait été en cause, les intérêts de la Pologne et les risques qu'elle courait, auraient provoqué notre entrée en guerre, que nous n’aurions pas, comme nos voisins des Etats-Unis, attendu d'être directement pris à partie pour nous jeter dans la bagarre?* ¥ ¥ Si nous ne nous mettons énergiquement en.garde» il y a toute chance que les choses, en 19.se passent comme en 1939.Nous n’avons pratiquement rien à faire dans les événements qui préparent la troisième guerre mondiale; nous n’aurions vraisemblablement pas grand-chose à en retirer, pas plus que nous ne retirerons quoi que ce soit de la dernière.pas plus que nous n’avons quoi que ce soit retiré de l’avant-dernière.Mais I on sortira de nouveau le vieil assortiment des hauts et spectaculaires prétextes; il servira contre la Russie demain comme il a servi hier contre l’Allemagne (et avec autant de raisons), comme il servait jadis contre la France.Par là on s'efforcera de faire oublier les dégâts de la deuxième Grande Guerre comme on a réussi, en 1939, à faire oublier ceux de la première.L’appel aux colonies, aux Dominions ou aux nations-soeurs est inéluctable.Lord Halifax en a depuis longtemps dit la cause maîtresse.Dans l'effroyable concentration de forces qu’ont entraînée les derniers événements, la Grande-Bretagne ne peut faire figure de premier plan, aux côtes de la Russie des Soviets et des Etats-Unis, qu’à la condition de mobiliser tous les pays qu’on appelle britanniques.Cette mobilisation, elle ne peut l’opérer par un mécanisme apparent.Mais ses hommes d’Etat ont à la fois une longue expérience et un instinct politique supérieur.Nous connaissons malheureusement le prix qu’emporte pour nous leur habileté, conjointe avec notre naïveté, notre ignorance et les passions de race d’une partie de nos concitoyens.¥ ¥ * Mais il reste que.théoriquement, nous sommes libres de nos mouvements.M.Saint-Laurent le répétait tout récemment encore et les hommes d'Etat de Londres ne se lassent point de le redire.Saurons-nous, advenant une crise nouvelle, user de notre liberté et nous inspirer d’abord des intérêts de notre pays?Les paroles de M.Churchill nous rappellent, avec éclat, qu il est temps, et plus que temps, de songer à ces choses.II peut s'agir de la vie même de notre pays: car il est douteux que le Canada puisse, en si peu de temps, subir une troisième saignée.— une saignée qui aurait toute chance d être plus grave encote que les deux premières.T-vx-48 Omar HEROUX Lettre d'Ottawa Les conservateurs ont mal engagé le débat sur la redistriLution Les nouvelles convictions autonomistes de M.Diefenbaker — La foudroyante riposte de M.Coldwell — Les facteurs géographiques et l'attitude des partis — M.Dorian suggère une Commission juridique pour formuler une procédure d'amendement à la constitution L’actualité L'été por Pierre VIGEANT , Ottawa, 7.— Le grand débat sur ^la redistribution s’est enfin engagé hier, mais il ne se prolongera peut-être pas aussi longtemps qu’on le pensait parce que l’offensive conservatrice contre la résolution de M.jSaint-Laurent a mal débuté.Les dis-icours prononcés au cours de la journée indiquent que la Chambre *e partage, sur cette question de la réforme de la représentation, en deux groupes inégaux qui suivent*stricte-ment les lignes de partis.Comme la chose se produit fort souvent, la CCF s'aligne avec le gouvernement, tendis que les Créditistes se rangent avec l’opposition conservatrice.Les quelques députés nationalistes et indépendants du Québec approuvent ,ln mesure en exprimant des réserves et les créditistes ont anhoncé 'leur intention de s’y rallier si l’amendement conservateur qui demande que les provinces soient consultées est rejeté.M.Saint-Laurent .semble dès ce moment assuré d’une ¦(majorité imposante pour son projet.On peut noter que les considéra-Mtions géographiques ont fort contri-Jglbué à déterminer l’attitude des di-j|vers partis.On sait qye le nouveau i -mode de répartition des sièges ô la V,.Chambre des Communes est particu-k lièrement favorable au Québec qui § jobtient le redressement d’une vieille T dnjustiee, qu’il est favorable dans i ;unc moindre mesure aux provinces N des Prairies et aux Provinces Mari-itimes, qu’il est défavorable à l’Ontn-; rio qui profitait indûment de la | -«clause du vingtième.Le parti libéral 1.qui recrute la majorité de ses députés dans le Québec et les Maritimes et qui n'a pas renoncé à tout espoir j de se rétablir dans les Prairies, a (.- trouvé une formule qui conserve à ''Ontario* sa représentation numén-; me actuelle sinon sa représentation I ) propôrtiônnélle.Le parti consèrva-cur qui se recrute presque exclusivement en Ontario combat la mesure qui enlève à l'Ontario sa repré-efitation exorbitante.Lé parti Coô-lératiste.qui se recruté presquè ex-lusivement en Saskatchewan et Ions le Manitoba, accepte avec en-housiasme In r -mule qui épargne à ces deux pr '-es de perdre une aartie de leur i nrésentation.Les créditistes de l’Alherta qui q’ont rien à perdre ni à gagner, revendiquent comme les conserva-peurs les droits de l’autonomie provinciale.mais apparemment avec beaucoup plus de sincérité.C’est M.loba Diefenbaker, de la Saskatche- wan.le critique juridique de l’opposition officielle, et l’une des vedettes du parti conservateur, qui avait été chargé d’engager la bataille.Il avait prépare un bel amendement qui évitait de se prononcer sur la question même et qui demandait que les provinces fussent consultées sur cet amendement à la constitution.Il a complètement manqué son effet et cet échec aura probablement pour résultat de refroidir l’enthousiasme combatif des conservateurs et d’abréger le débat.Comme le parti conservateur est généralement gagné, à la centralisation et que cette revendication ardente des droits des provinces n’étai! visiblement qu’un expédient pour faire échouer une mesure de justice dont l’Ontario ne veut pas, il s’est contenté de généralités sur le caractère sacré de la constitution, sauf qu’il a multiplié les citations de Laurier et de La-pointe, touchant la nécessité de consulter les provinces avant d’amender l’Acte de l’Amérique britannique du nord pour embarrasser les libéraux.Il a affaibli son plaidoyer en recourant à des arguments puérils tels que l’urgence de régler les problèmes économiques avant de s’occuper de la représentation, les charges financières que l’augmentation du nombre des députés imposerait au pays et l’opportunité de retarder la redistribution jusqu’après le recensement de 1951.M.Coldwell a administré une magistrale raclée à M.Diefenbaker aux applaudissements des libéraux.Le député de Lake Centre, qui demeure ordinairement souriant au plus fort d’un débat, s’est emporté pour une fois sous les coups de M.Coldwell.! Le chef de la CCF a reproché au ^député de Lake Centre de violer, les principes démocratiques dont il1 se réclame si souvent en s’opposant à la représentation selon la popu-j lation et h l’augmentation du nom-1 bre dés députés qui favorise les contacts plus étroits entre la population et ses représentants.M.Coldwell, dont le parti a balayé la Saskatchewan où M.Diefenbaker a été le seul député à se faire élire, s’est déclaré plus autorisé que lui k exprimer le sentiment de cette province et il a déclaré que les Prairies qui ont obtenu, en 1943, un ajournement de la redistribution ne, réclament pas une nouvelle faveur, j Il a rappelé que le gouvernement (suite à la page deux) * 1 Malgré les prédictions des almanachs, la température Québécoise reste glaciale.Et le citadin qui, avec une hâte imprudente, s'est envolé vers les "frais ombrages” de la campagne, est obligé chaque matin d'allumer le poêle aux longs tugaux, en quoi il réussit ordinairement à enfumer sa tanière.Puis un de ces matins, un soleil dévorant va transformer les jours el les nuits en étuves, et les hommes haletants évoqueront la douceur, la fraîcheur paradisiaque des nuits Irai des où Von peut respirer, reposer et dormir.Cela durera bien quelques semaines avec de la pluie, des orages, des retours subits de vent du nard, où Ion enregistrera ici et là de nouveaux records de chaleur humide et suffocante.El un autre malin, le Québec recommencera uniformément à geler jusqu’au mois de ian-nee suivante.C’est ce qu’on appelle la douceur de l’été, rêve des poètes et des amoureux.L’on pourrait se consoler de la brièveté des jours d’été, s’il était possible d’en goûter les joies.Mais ties ou a I horizon le soleil commen-ce A dorer les nuées, voici que des verts gazons, à travers te feuillage des arbres, surgissent d’épais bataillons de moustiques qui jusqu'au matin vont harceler tout ce qui respire, sous le ciel étoilé, multipliant par milliards leurs sanglantes piqûres.Ainsi à l’heure du repos, après la dure journée de labeur, quand il se-ivit si doux de s’allonger sur l'herbe, alors que l'air plus frais est devenu respirable, il faut au contraire nffer^ se réfugier dans tes maisons, barricadées de moustiquaires, et se consoler de la chaleur torride, en songeant qu'au moins on n'est pas dévoré vivant.L'on a rêvé pendant les longs mois d'hiver, des soirs d’été, au murmure de la feuillêe dans les grands arbres au pied des flots où se reflètent les étoiles et ta lune d'or dans son ciel d'argent.Et les amoureux en évoquaient la douce féerie.Hélas! Seule la littérature continue à chanter l’été, le calme des nuits etoilées; tout comme elle parsème les campagnes de fleurs et de verdure, alors que la neige et la bise se disputent encore les champs dévastés.!f g a, parait-il.une forte consolation à ces ennuis.Le docteur Carre! estime en effet que les rudes saisons et les brusques changements font tes peuples solides, endurcis à la misère, tenaces.Et puis personne ne songe à disputer de tels pays à leurs habitants.Des politiques avisés ont même dit que huit mois d’hiver et deux mois de marin-gouins canadiens suffiraient à dégoûter les conquérants les plus Apres.Tout comme jadis, Genghis-Khan après avoir battu les armées hindoues, refusa de s'emparer de l'Ihde, tout simplement parce qu'il y faisait trop chaud.C’est “la chaudière de l’enfer”, disait-il, et il s'en allait bellement passer l'été au lac , Haikat, où il gelait agréablement.i ROUK ï-VI-44 La célébration de l’anniversaire de la victoire à Londres Bloc-notes Cinquante-neuf ans de journalisme Le New York Times annonçait ces jours derniers la retraite de l’un de ses plus anciens journalistes et probablement du doyen, peut-être pas d'âge, mais d’années de métier, de tous les journalistes d’Amérique, M.Wilson L.Fairbanks.Après cinquante-neuf ans de journalisme, dont trente-quatre au New York Times —?les vingt-cinq dernières années dans la fonction rie chef du service de l’information télégraphique, — M.Fairbanks se retire sur une terre qu’il a achetée dans le Vermont, à New-fane.Dans cette agreste retraite, où il cultivera probablement en philosophe un jardin de fleurs et peut-être aussi un intéressant potager, ce digne vétéran de notre métier entend poursuivre des études classiques, latin el grec, qu'il n'avait pourtant jamais interrompues complètement depuis le jour, en 1887, où il sortait, jeune diplômé, de Tuftt College.M.Fairbanks a élé de la rédaction de plusieurs journaux de second plan, à Springfield, à Philadelphie, avant d’atteindre, en 1900, au New York Herald et, en 1912, au New York Times.Tâche quotidienne U suffit d'avoir parcouru un numéro du New York Times — non pas nécessairement de l’édition dominicale avec ses suppléments, mais de l’édition de semaine — pour comprendre de quelle envergure est la tâche du Telegraph Editor, du journaliste qui est chargé de voir et de revoir, d'émonder, d'ordonner et de coordonner la masse des dépêches qui y paraissent.Le New York Times est quotidien intégral, en ce sens qu’il parait tous les jours, sept jours par semaine.Chaque soir, véritable tonneau des Danaïdes, le journal du lendemain malin est à remplir.Chaque soir, trente-quatre ans d'affilée, Wilson Fairbanks a dû lire et reviser, faire lire ou reviser par des assistants, après avoir pris lui-même une connaissance rapide de chaque pièce fraîche issue du télégraphe ou du télétype, des centaines de dépêches représentants des centaines de milliers de mots.Les nouvelles du pays et du monde lui sont passées sous les présentation au public prep des 1< ectcurs.Combien de personnages en vue de la politique, même de la grande politique internationale, ont apprécié souvent des événements sur la foi d’informations qui leur venaient, sans qu’ils l’aient *u, de Wilson Fairbanks.Les cinquante-neuf années de journalisme de cet homme se sont écoulées en effet sous le signe de l’anonymat.Qui donc, en dehors des gens du Times et du monde journalistique new-yorkais, connaissait le ' journaliste Fairbanks?Son travail, accompli modestement, dans l’ombre nocturne d’une salle de rédaction, n’a pourtant pas dû manquer d’avoir des répercussions loin aines et d’importance.Le vétéran Fairbanks a bien mérité en tout cas le repos agreste et georgique de sa terre de Fairbane.Que le vieil Homère et le doux Virgile lui soient tutélaires.Emile BENOIST 7-VI-4fl | J(je calnet du grincheux Au jeu de la balle-molle entre députés et fonctionnaires, sur les pelouses parlementaires, l’équipe bureaucratique a battu celle de la députation fédérale.* ?Cette défaite est symbolique.Les forces fonctionnaristes ont habituellement le dessus sur les députés.¥ ¥ ¥ On fait campagne en faveur de la dactyloscopie, ou identification par les empreintes digitales, "la seule sûre”, dit-on.* * * A-t-on pensé à utiliser cette méthode pour établir l’identité des votants lors des scrutins?Pourquoi ne pas faire l'essai de la dactyloscopie électorale?¥ ¥ ¥ La marque des doigts équivaut à la signature.Les anciens signaient avec leur pouce.¥ ¥ ¥ Montréal sera la métropole de l’OPACI; la capitale de l’air.Une ère nouvelle s’ouvre devant elle, et il y a de la joie dans nos airs.L* Grincheux 7-VI-4S Choâeà d’hier et d’auj.ourdhui Dieu n'éclairc que ceux qui iras aillent à le découvrir.PASCAL Les arguments du délégué australien contre le gouvernement de Madrid La "résurrection de la démocratie à travers l'Europe" — La Russie, la Yougoslavie et la Pologne refusent de prendre part à la fête de Londres-La Pologne et la victoire Le Conseil de Sécurité a commencé hier ('étude du rapport soumis par le sous-comité qui a enquêté sur la plainte polonaise contre le régime Franco.Le président du sous-comité, M.Evatt, ministre des Affaires étrangères de l'Australie, a exposé et appuyé les recommandations formulées dans le rapport.Les délégués de France et de Pologne ont aussi appuyé les conclusions du sous-comité.Les autres délégués, dont les représentants des Trois, n'ont pas pris d'attitude, et après que les délégués des Etats-Unis et de l'Angleterre eurent déclaré qu'ils Attendaient des instructions de leurs gouvernements, le Conseil s'est ajourné à mardi prochain, ou à plus tard pour le cas où un membre n'aurait pas alors reçu d'instruction de son gouvernement.A New-York on rapporte de source autorisée que le rapport est jugé inacceptable dans sa forme actuelle par Washington et Londres; Moscou s'y oppose aussi pour des motifs différents.L'Angleterre et les Etats-Unis estiment que la recommandation du sous-comité: d'inviter l'Assemblée générale à demander aux Nations Unies de rompre leurs relations avec Madrid, n'est pas justifiée parce que le régime Franco ne menace pas la paix, que par conséquent le problème est d'ordre intérieur et ne concerne que l'Espagne, et qu'enfin cette mesure les priverait de postes d'observation utiles en Espagne.La Russie veut que le Conseil de Sécurité prenne immédiatement l'initiative d'une rupture des relations au lieu de référer la question à l'Assemblée générale.Ces points de vue sont difficiles à concilier, mais des négociations sont en cours entre les délégations des Trois.Le débat au Conseil porte sur la proposition de la Pologne demandant une rupture immédiate de toutes les Nations Unies avec Franco, et c'est sur cette motion qu'on a greffé l'enquête du sous-comité.Le délégué polonais a dit que son gouvernement estime que Franco est une menace pour la paix, et préférerait une rupture immédiate, mais qu'il s'est rangé à la recommandation du sous-comité dans l'espoir que cela permette «ne décision unanime du Conseil.Entre le point de vue de la Russie, de la Pologne et de la France: que Franco est une menace pour la paix, et le point de vue contraire des Etats-Unis et de l'Angleterre, le sous-comité a adopté une attitude intermédiaire, et a conclu que le régime de Madrid est une menace en puissance pour la paix.L'enquête était un moyen de gagner'du temps et d'ajourner un débat difficile afin de ne pas compromettre la conférence des Quatre.Une manoeuvre analogue s'esquisse, car les Quatre doivent reprendre dans huit jours leurs discussions sur les traités de paix.LA THESE DES INTERVENTIONNISTES M.Evatt a repris les arguments invoqués par les partisans d'une intervention contre Franco.A l'encontre de l'opinion de Washington et de Londres que le problème est d'ordre intérieur et ne concerne que l'Espagne, il a dit que ce régime a déjà donné lieu à des expressions d'inquiétude et à des désapprobations, que cette situation a provoqué la fermeture d'une frontière, que plusieurs gouvernements ont rompu avec Madrid et reconnu le "gouvernement républicain" en exil.Il y voit la preuve que c'est bien un problème international.Mais à ce compte-là, il suffirait qu'un Etat dénonce le gouvernement d'un pays voisin pour que tous ceux qui n'aiment pas ce régime se croient justifiés de le combattre.Ce serait le triomphe de la théorie soviétique qu'un Etat puissant a le droit d'imposer à ses voisins des gouvernements amis.Quand le régime hitlérien dénonçait Dollfuss en attendant de le faire assassiner, la S.D.N.aurait-elle été justifiée pour cela de condamner le chancelier autrichien?Pour plaire à Staline on a taxé d'intransigeance et abandonné le gouvernement polonais en exil à Londres, mais ce geste d'apair-ement a-t-il amélioré le sort de fa Pologne?Si les attaques de la France contre le régime de Madrid menacent la paix, ne serait-il pas plus logique d'inviter le gouvernement de Paris à s'occuper de problèmes beaucoup plus urgents pour la France, plutôt que de sévir contre Franco?Evidemment M.Evatt a repris aussi, comme l'ont fait les adversaires de Vichy, la thèse de la collaboration de Franco avec l'Axe, alors que le seul fait de la neutralité espagnole devrait juger une fois pour toutes cette accusation.Si ce débat ne présentait pas le danger de susciter la guerre civile en Espagne, et peut-être une nouvelle guerre mondiale, il serait amusant d'entendre le délégué australien dire que les memb'es des Notions Umer ne devreient pas '«ntretenir de relations avec un gouvernement qui n'est pas digne d'être membre de cette famille des nations.S'il fallait en juger par les accusations que se lancent réciproquement de ce temps-ci les principaux vainqueurs, les Nations Unies pourraient commencer par exclure les Trois; de ce côté-là aussi il existe des problèmes plus urgents à résoudre que la qualité démocratique du régime Franco.Il est cependant un passage de l'allocution de M.Evatt qui est encore plus étonnant.Il a dit, opparem-ment avec sérieux: "Il y a aujourd'hui une résurrection de la démocratie à travers l'Europe, mois l'Espagne infortunée ne peut pos y participer." M.Evatt ne voudrait sons doute pas pour l'Australie des régimes «n vigueur dans la zone soviétique.Avant d'isoler le gouvernement Franco comme un pestiféré les Nattôni Unies pourraient attendre, comme dit le ministre australien, la résurrection de la démocratie en Europe, notamment en Pologne, dans les Balkans, et dans les Etats baltes, ainsi qu'en Russie.M.Evatt en est encore aux tirades de la propagande de guerre.Tout cela est pourtant bien loin.LA PARADE DE LA VICTOIRE La chute de l'Allemagne ne date cependant que da treize mois, et c'est demain que Londres célébrera avea éclat le premier anniversaire de la victoire en Europe.Des millions de visiteurs affluent aujourd'hui dans >41 capitale anglaise et les autorités prévoient que l« parade sera le plus grand déploiement tn Angleterre depuis le couronnement du roi Georges VI et de la rein* Elizabeth, en mai 1937.Les visiteurs accourent dej toutes les parties du Royaume-Uni, «t fa foule qui sa j pressera sur le passage du cortège atteindra selon lesj prévisions officielles le chiffre de 10,000,000.Le gou-4 vernement a organisé un programme récréatif fort* élaboré et qui coûtera i l'Echiquier anglais environ^ £155,000 ($689,750).L'événement principal sera la parad* où défileront1 des colonnes de troupes motoméee, conduites par Idr famille royale dans un landau d'apparat et escortée par un détachement de cavalerie.Dee troupes de toutes les parties de l'Empire, et des contingents des armées alliées prendront part au défilé, d* même que les vétérans du front eivil du blitx, et lee employée ferroviaires qui ont assuré le service bouc lue attaquée aériennes.Au-dessus du cortège voleront dee avions vieux et nouveaux de la R.AJ, des bombardier» lourde eux avions à jet.Le roi, la reine et lee deux pHueeeeee ont passé une heure et demie hier à visiter les campements temporaires de 11,000 soldat» dee DomMone et dee colonies, dans le pare Kensington; 3 y a là d*s troupes du Canada, d* l'Australieç d* la Nouvcil^Zélonde, de l'Afrique-Sud, de l'Inde^ etc.La fotc comprendra des programmes spéciaux pour f*s enfants; des concerts, des jeux d'eau, dee feux d'artifio* lee édifices publics seront illuminés, ainsi qu'un* escadre d* vaisseaux de h flotte royale sur la tamise.Lee drapeaux arborés partout cacheront en parti* In blescurat que porte encore la capital* anglaise.Le défilé passera devant une estrade d'honneur, érigée sur I* Mail, entre le palais de Buckingham et l'Arche de l'Amirauté, Ces réjouissances, avec tout l'éclat qu'a* leur donnera, ne pourront pas foira oublier que la victoire n'a pas tenu les promesses que In chefs alliés avaient faites en son nom.Cette célébration n'a presque plus de sens pour qui veut réfléchir un peu, et elle ne serait peut-être plus possible dans quelques mois.La plupart des pays alliés seront représentés dans le cortège, et plusieurs de leurs chefs militaires et politiques seront là.Mais, symbole des désaccords entre let vainqueurs, trois pays ont refusé d'envoyer des représentants: la Russie, la Yougoslavie et la Pologne.LA POLOGNI TRAHIE Le gouvernement de Varsovie avait accepté N y a une semaine l'invitation britannique, et annoncé que son armée, son aviation et sa marine seraient représentées; puis hier soir le gouvernement provisoire polonais a fait savoir à Londres qu'il n'y aurait pas de contingent polonais dans le cortège, ajoutant que les raisons motivant ce changement d'attitude seraient exposées dons une note qui sera envoyée bientôt.L'abstention des Soviets est un symptôme inquiétant, et c'est elle qui évidemment a entraîné celle des deux autres pays alliés.Mais l'absence des Polonais dans cette manifestation est d'une poignante tristesse.Cela rappelle d'abord que la guerre entreprise pour sauver la Pologne n'a pos atteint ce premier objectif puisque ce pays reste écrasé sous le joug communiste.Pendant toutes les négociations et à chaque nouvelle capitulation des Alliés d'Occident à propos de la Pologne, des autorités religieuses, politiques et sociales ont proclamé que la pierre de touche de la victoire ce serait le sort de ce pays, et le geste de Varsovie souligne le fait que la Pologne n'a été délivrée de fa menace naziste que pour être livrée à la tyrannie soviétique.Le petit contingent officiel que refuse Varsovie rappellera par son absence le fait que l'Angleterre dispose encore d'une armée polonaise imposante, quel-que 120,000 hommes parmi les plus valeureux des sol-dots alliés et qui représentent le pays qui a accepté sur les engagements de l'Angleterre d'entreprendre une lutte si téméraire et si inégale contre l'armée aile-monde, 120,000 hommes qui sont bannis de leur patrie et condamnés à l'exil par la trahison des Alliés, qui ont perdu dans la "victoire" même leur citoyenneté et que Londres faute de pouvoir leur offrir mieux cherche à disperser à travers l'Empire.Ce n est pos fout.La R.A.F.sera là demain; mofi ou moment du blitz, oux heures les plus sombres de I automne 1940 et pendant l'hiver suivant, les aviateurs polonais furent parmi les plus efficaces, les plus courageux défenseurs de l'Angleterre et en particulier de Londres contre la Luftwaffe.Ils combattaient sous les couleurs anglaises pour la libération ultime de leur poys.Ils acceptaient de défendre la population civile de (Angleterre dans un combat particulièrement dangereux, et pendant que leurs concitoyens étaient à la merci de I ennemi.Ces soldats ont été bien mal payés de leur dévouement et de leurs sacrifices.Rien ne pouvait mieux que le geste de Varsovie démontrer que la célébration de demain n'a guère de signification, cor si le nazisme a été vaincu, les principes au nom desquels les Alliés disaient combattre n'ont pas remporté la victoire^— Paul SAURIOL 7-vi-a | / .1 LE DEVOIR, MONTREAL.VENDREDI 7 JUIN 1946 VOLUME XXXVII — No 130 La formation que le guidisme donne aux jeunes filles Mlle Marcefte Deschamps, commissaire des Guides amées de Montréal, prononce une causerie au club "Richelieu" — Les avantages du guidisme — Un genre de vie spécial — M.Houde dit quelques mots et M.Allard fait l'historique de la biscuiterie Stuart A la Jeune Chambre La hantise du pouvoir et ses méfaits Conférence de Me Louis-A.Lapointe, directeur des services municipaux, devant les membres de la Chambre de commerce des Jeunes La nouvelle section montréalaise du club Richelieu recevait hier, à «on déjeuner hebdomadaire, à l’hô-tel Queen’s.L’orateur invité était Mlle Marcelle Deschamps, commissaire des Guides aînées de Montréal, association qui fête actuellement le 10c anniversaire de sa fondation.De nombreuses personnalités étaient assises à la table d'honneur, où l’on remarquait: M.Ca-millirn Houdr, maire-de Montréal; MM.Emile Boucher, de Dupuis Frères, le président du club; Raymond Denis, île la Sauvegarde, qui s’est activement occupé de la campagne de la Radio-Ouest-franyaise: Lu- cien Massé, d’Ottawa; Gérard Moreau, également d’Ottawa; Marcel J.aflamme, des Trois-Rivières; Maurice Denis, fils de M.Raymond Denis; Benoit Héland, .Alfred Allard, de fa biscuiterie Stuart, et nombre d'autres.La formation que donne le guidisme Le principal point qu'a développé Mlle Deschamps, est la formation que donne le guidisme.Une jeune fille qui suit les activités de sa troupe, dit-elle, se voit dotee d-une formation morale en ce sens que nous nous occupons très activement de cette partie de l'activité humaine qui est essentielle à la bonne conduite d une vie.De plus, elle bénéficiera d’une formation civique, car nous lui enseignons scs devoirs dans la vie, comment s y prendre pour accomplir telle ou Avis de décès .MJCLAIR.— A Montreal, le 7 juin 1946, à l'âge de 80 ans, est décédé M.l’abbé Elie-J.Auclair, au.mônier à l’Hospice Morin, membre de la Société Royale du Canada.La dépouille mortelle est eximsée a THospice Morin, 6365 de St-\ allier, jusqu’à dimanche soir à 7 h, 30.La Iranslalioo des restes a 1 eglise St-IJdouard.Le service sera célébré lundi le 10 courant à 9 heures.Inhumation à St-Polycarpe, où un libéra sera chanté.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Direction, J.-M, Dubreuil.BAILLI dit GODEAU.— A Mont-tréal, le 7 juin 1946, à l'kge de 75 ans, 6 mois, est décédé Anthony Baillv dit Gode.au, époux d’Augus.line Bernard, demeurant à 4060 avenue Vendôme, N.-D.G^ père de Madame Marthe Thierry et beau-pe-ré de M.Albert Duquesne.Les funérailles auront lieu îûndi le 10 courant.Le convoi funèbre partira des J salons René Dépalie Enrg., no 38601 boulevard Décarie, à 8 h.45, pourj sc rendre à legllse Notre-Dame-de-i Grâce; où le service sera célébré à 9 heures.Et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépultu.ic.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation LUSSIER — A Montréal, le R juin 1916, à l’âge de 65 ans, est décédé Dr Laurent Lnssier, époux de feu Albertine Jarret.Les funérailles au-lonl lieu lundi, 10 juin.Le convoi funèbre partira de sa demeure.No 6688, rue Christophe-Colomb, à 9 lires 45, pour.se rendre à l’église Sl-Ambroise, où le service sera célé-| lue à 10 lires, et de là au cimetière j de In Côtc-dcs-Ncigcs, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’v p'si.stcr sans autre invitation.LAJOIE.— \ Montréal, le 5 juin 1946.ü l’âge de 78 ans, est décédée | Mme Joseph-Lajoie, née Gauthier i Angelina).Les funérailles auront ; lieu samedi le 8 courant.Le con-j soi funèbre partira du nx> 751 rue du Collège, à 8 lu 45.pour se ren-1 dre à l'église St-Henri, où le scr-j vice sera célébré à 9 h., et de là au cimetière de la Côte des Neiges.] lieu de la sépulture.Parents et amis, sont priés d'y assister sans autre invitation.Elle était membre du' Tiers-Ordre, dame de Sainte-Anne! et dame île Charité.Prière de ne pas envoyer de fleurs.CALENDRIER mois JUIN 30 louts Demain: SAMEDI S JUIN 19M S.MEDARD.évêque et confesseur.Lever du soleil, ?h.lî.( oueher du solrll.1 h.45.leser de la lun».1 h.Vt.Courber de la lune, 1 h.42.Premier Quartier, le «, k 11 h.S m.du m.Pleine Lune, le 14.k 1 h.42 m.du soir.Nouveau Quartier, le 22, k 8h.12 m.du m.Nouiellc Lune, le 28.à 11 h.6 m du soir.JU1 N 1946 Uim.Lun Mar.Mer.Jm.Ven.Sam .S Pce Q PI- 1 4 d l>0ff (St N LJ* 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 22 16 17 18 19 20 21 23 24 25 26 27 28 29 30 Ce tournai est imunmê au no 430 rue Notre-Dame est.A Montréal, jar l'Imprimerie Dooulalre ia responsabilité limitée! éditrice-propriétaire — oeontes PelleUar •tlrecteur-aérant Ua Cunadlan Press est seule autorisée k faire emploi ooui réimpression de toutes les denechf* attribuées k la Canadian Press s l'Associated Press ou k l'SKence Reuter ainsi dite de routes les Informa.Mon» tonales due le "D-volr" nubile Tous iroit.» d* reproduction de» dénéch"» oartl-eiillêre» du Devoir' »oni Reniement ré*er vé» Autorisé cotptne envol rxvsta) d» la deuvlém» classe Mlntswre de» Postes.Ottawa i 4 ~ ' a telle chose, ainsi que nombre de méthodes des plus utiles et réussies pour parvenir là où elle désire.Ainsi, nous lui enseignerons aussi bien l’histoire naturelle que la géographie ou le camping, toutes choses très utiles, car on ne sait jamais dans quelle situation nous pourrons nous trouver plus tard dans la vie qui s'ouvre devant nous.Une formation sociale Nos guides bénéficient également d'une formation sociale et professionnelle.Nous leur enseignons quels sont leurs devoirs aussi bien | envers leurs parents qu'envers la , société à qui elles doivent beaucoup.Les bonnes manières, la façon de se conduire et l’attitude à adopter en telle ou telle circonstance, telles sont les choses que nous leur enseignons et qu’elles apprennent d’elles-mêmes dans l’entourage qu’elles fréquentant chez nous.Genre de vie spéciol Nos guides bénéficient aussi d un genre de vie assez particulier qui n'est pas sans leur profiter aussi bien physiquement que moralement.Ainsi, lorsque nous faisons du camping, nos jeunes filles apprennent à sc débrouiller, à se tracer des chemins dans la brousse, à allumer un feu sans allumette, à se servir d’une hachette ou d'un canif et, pour tout dire en un mot: elles apprenne la débrouillardise, le “Système ", comme Ton dit communément.Cette formation n’est pas sans leur profiter de maintes façons, dit Mlle Deschamps, car il n'y en a pas une d’entre elles qui, plus tard, n’aura pas à se servir de l’une, pour ne pas dire plusieurs, des choses qu'on lui aura apprises.Le guidisme donne aux jeunes filles, en plus de la formation morale, civique, sociale et professionnelle, une autre formation, assez difficile à qualifier celle-ci, mais qui sait leur tracer une ligne de conduite, un genre de vie pour plus tard et, la meilleure preuve que notre association se prouve bonne et efficace est que nous possédons des groupes de guides mariées, des femmes qui, une fois mariées, revien- [ nent avec nous car elles ont apprécié.au cours de leur vie de jeune fille, tous les services que le guidisme pouvait leur rendre.Nombreuses sont nos guides qui se marient, nombreuses aussi aont celles qui se dirigent vers les services sociaux, excellente méthode de rendre service, d’aider la société.D’autres se font religieuses mais, où qu'elles aillent, quoi qu’elles fassent, nos guides restent toute leur vie durant marquées d'une empreinte dont elles ne sauront se détacher et cette empreinte est le symbole de la foi, de la charité et de la promptitude à offrir une solution a une situation embarrassante.Finalement, je désire remercier vivement le club Richelieu de l’hospitalité qu’il a bien voulu m’accorder, me donnant ainsi l’occasion de mieux faire connaître encore notre •beau mouvement.M.Houde Le maire de Montréal.M.Camil-lien Houde, a aussi dit quelques mots.U a parlé de l’OPACl, se prononçant fortement en faveur de l’établissement du siège de cet organisme dans notre ville.H a d'ailleurs dit qu’il s’occuperait très activement à ce que les délègues des divers pays à l’Organisation provisoire de l’aviation civile internationale restent dans la métropole, ajoutant que c’est le caractère français de Montréal qui ies y fera demeurer.Peu après l'allocution de M.Houde hier soir, on annonçait en effet que Montréal aavait été choisi officiellement comme siège de cet organisme.M.Alfred Allard a aussi prononcé quelques mots, faisait l’historique de la Compagnie de biscuits Stuart, après que M.Houde eut souhaité longue vie au club Richelieu qui, dit-H, donne aux Canadiens français l’occasion de se serrer les coudes.La conférencière a été remerciée par M.Boucher, le président du club.__________ ________ Accidents de la rue Sept personnes ont été blessées dans trois accidents différents, hier, à Montréal.Vers 7 heures, hier matin, M.Alan Moodie, 24 ans, demeurant au no 5346, tte avenue, Rosemont, a été blessé lorsque sa motocyclette a donné sur un tramway à l'angle des rues Masson et Jeanne-d’Arc.Il a été conduit à l'hôpital Notre-Dame ou il est gardé sous observation.11 souffre d’une fracture probable du poignet droit et de multiples contusions à la figure et au cuir che-vslu.Cinq personnes ont été légère-nent blessées lorsqu’une jeep est entrée en collision avec une automobile transportant quatre personnes, près de la rue Ontario et St-Denis, vers 4 h., hier après-midi.Les blessés, qui sont tous retournés chez eux, sont: Mlle Jacqueline Bonnet, 20 ans, 4158 rue Berri; Ro-i ger Sauriol, 19 ans.4336 rue Ri-jvard; Marcel Plouffe, 27 ans, 4628 i rue Parthenais; Maurice Beaulieu, 20 ans, 3829 rue Mentana.Le conducteur de la jeep, M.Paul Martin, 29 ans.d’Arvida, souffre de blessures a la jambe.Les antres ne se sont inflige que des blessures mineures.Un enfant de 8 ans, Frank Tibe-rio, dont les parents demeurent au no 569 rue Fafard, a été conduit à l'hôpital St-Luc, hier, après un accident à l’angle des rues Notre-Dame et Morgan où il a été heurté par une automobile conduite par M.Gérard Dorais, 3859 rue Wellington, Verdun.Il est gardé sous observation à cette institution, souffrant de multiples contusions et d'une fracture probable du coude.'Tl faut absolument faire disparaître l'incompétence qui a pris une proportion déjà trop alarmante dans nos systèmes administratifs.On écrouerait sans hésiter un conducteur de camion qui n’aurait pas son permis et l’on permettrait à des gens qui n’ont pas leur permis la conduite du char de l’Etal?” Voilà ce que déclarait hier soir.Me Louis-A.Lapointe, nouveau directeur des services municipaux, devant les membres de la jeune Chambre de commerce, réunis pour le dernier dîner-causerie de la saison.A Tissue de la conférence de Me Lapointe, le nouveau conseil de la jeune Chambre est entré en fonction et l’on a décerné de magnifiques trophées aux vainqueurs des différents concours annuels et aux présidents des comités qui oui déployé la plus grande activité au cours de l’année.Le diner avait lieu dans le salon rose de l’hôtel Windsor.On remarquait à la table d’honneur et dans l'assistance des personnalités bien connues, telles que Me Honoré Parent, l’ancien directeur des services municipaux; M.Lucien Hétu, le nouveau directeur-adjoint; M.Maurice Rinfret, président sortant de charge de la jeune Chambre, le nouveau président élu, M.Jules Trudeau; le président du comité exécutif.M.1.-0.Assclin; le chef du conseil municipal, M.Pierre Des Marais, et plusieurs conseillers municipaux.On remarquait aussi parmi les invités d’honneur, MM.Raymond Dupuis, Marcel Lafaille, E.-L.Patenaudc, Bona Dussault; Me Pierre Laporte; M.Henri Ouimet; Mc Guillaume St-Pierre, Me Yves Laurier.MM.Edgar Genest.A.E.Ilul-sc, Philippe Cloutier; le brigadier Guy Gauvreau, L.S.O.; MM.Jos.Pri-meau, Alex.Nickle, Taggart Smyth, Lactance Hoberge, Jean Morin, Louis-A.Martel, A.Stewart Me-Nichols, L.Williams, Aimé Cousineau, J.-A.Mongeau, C -E.Préfon-taine.H.-H.Dansereau, Boland Phi-lie, Gilbert-A.Latour, C.-E.Pelletier, Ovide Taillefer, D.Lapointe, L.-C.Robitaille, André Montpetit, .F.-René Ouimét, J.-E.Savard, P.I.africain.Jean Rinfret.E.Gibeau, E.Crevier, O.Roy, F.Pelletier.E.Allard, Raymond Rémillard et Bernard Laramée.Les assoiffés de pouvoir Dans son intéressante causerie, qui était sa premiere conférence publique depuis sa nomination au poste de directeur des services municipaux, Me Lapointe a parlé de ces gens assoiffés de pouvoir qui tiennent à tout prix à gouverner les autres.L’expérience du passé, dit Me La-pointe, nous apprend pourtant nue ce pouvoir si difficile a atteindre n’est pas toujours un compagnon agréable.Il ne chérit pas longtemps ceux qui réussissent à l'approcher et bien souvent il laisse tomber combler de scs faveurs.Le pouvoir, tout comme l’amour, l’argent, l’orgueil et toutes les grandes passions est dangereux, capricieux et extrêmement fragile.Les honneurs n'onl jamais inan.que de courtisans, le gotil de la vie facile, les biens des autres, le bon-beur sous toutes scs formes, voilà des penchants responsables des mêmes péchés depuis toujours et pro-bablemcnt pour longtemps encore.Hitler n’a pas voulu conquérir avec les mêmes moyens qu'Alexan-Napoléon a changé la tactiqu-51na peu la tactique de César, mais tous les quatre avaient le môme but: dominer.Toutefois, des sages, des historiens, des penseurs et de grands po.litiqücs ont tenté de réagir contre celte tendance innée et irrésistible de gouverner les autres.Chacun a voulu à sa manière, conseiller ceux qui étaient atteints du mal de régner, diriger les ambitions, établir des principes et formuler des règles a suivre.Tous ces efforts ont produit le résultat magnifique que les temps d’aujqurd’hui nous font voir; en effet, dit Mc Lapointe, nous avons si bien profité de ccs sources cl directives que nous sommes maintenant plus mêlés que jamais; le nombre des lois atteint un chiffre astronomique.La quantité veut se substituer a la qualité.En terminant.Me Lapointe déplore le fait que trop de nos mandataires ne jouissent pas toujours de la compétence et de la préparation qu’exigent d’eux leurs postes délicats.Critique du prêt è l’Angleterre M.Pouliof dit que le contrôle de la législature qui revient aux députés est entre les mains d'une poignée d'hommes qui entourent le ministre des finances Ottawa.7 (D.N.C.) —Le contrôle de la législature qui revient aux di-putés est entre les mains d’une poignée d’hommes qui entourent le ministre des Finances, a déclaré M.Jean-François Pouliot, député féde-, rai pour le comté de Témiscouata, > à une conférence prononcée hier soir, en une salle du YMCA.M.Pouliot a dit qu’après le présent système du gouvernement au Canada, il existe une bureaucratie qui ne diffère en rien de ce qui existe dans un pays sous la dictature.Les députés, dit-il, au lieu d’être appelés à régler les questions concernant la politique du gouvernement, comme cela se faisait il y a 20 ans, ont à faire face à un fait accompli.M.Pouliot a dit qu’il avait essayé en vain d’obtenir des renseignements sur la Banque du Canada et I cita en exemple de bureaucratie les secrets qui entourent les opérations bancaires.Il critiqua le prêt à la Grande-Bretagne et déclara que ‘'c’était ab-j surde pour le Canada d’essayer de j financer l'empire britannique lorsque nous avons un déficit avec elle.Le cas du financement de la Gism-de-Bretagne par le Canada est l’histoire, dit-il, du pauvre qui veut financer le riche”.M.Pouliot fit appel aux jeunes, les jeunes Canadiens doivent nécessairement manifester un plus grand intérêt aux questions potitiqjnes et se tenir bien renseignés sur les questions nationales.Votre avenir est entre vos mains.La Société centrale d'hypothèques Ottawa, 7 (D.N.C.) — La société centrale d’hypothèques et de logement annonce qu'en mai dernier le nombre de prêts consentis, en vertu de la loi nationale sur l’habitation, a augmenté considérablement.Cette augmentation démontre l’importance qu’on donne à travers le pays à la construction de maisons d'habitations.Les prêts consentis en mai sont de 1097 contre 948 en avril et 521 en mai 1945.Représentant $6,696.580 en comparaison avec $4,830,320 le mois précédent, et $3,469,880 l'an dernier, ces prêts représentent le financement de 1409 nouvelles habitations.soit une moyenne de $4,752 par habitation.En avril, la somme était de $4,351.Deux menaces de grève Il y a menace de grèves générales dans les industries de I acier et du caoutchouc des- provinces de Québec et de l’Ontario.De: chefs importants de Pt nion des ouvriers de Tacier (C.l.O.) ont quitU Montréal pour assister à une conférence d'urgence qui sc tient i Hamilton en fin de semaine et où la grève doit sc décider dans cetl< industrie.La grève du caoutchouc doit commencer à Waterloo, Ont., et affecterait ensuite quelques fabriques du Québec.Les demandes principales des ouvriers et de Tacier et dt caoutchouc sont des augmentations de salaires do 25 cents de l'heure et la semaine de 40 heures.Fédération canadienne des employés d’incendie Cetfe organisation, affiliée au Congrès canadien du travail, vient de recevoir sa nouvelle charte Les pompiers de Montréal, Verdun, Shcbrooke, Outremont et Westraoupt, jusqu'ici organises en unions locales chartrées directement au Congrès Canadien du Travail, forment maintenant un noyau d’union nationale affilié à ce même corps central et leur organisation sera connue sous le nom de Fraternité Canadienne des Employés d'incendie.La nouvelle charte récemment obtenue par la Fraternité lui confère son autonomie et lui donne Je droit d’admettre dans ses rangs, des pompiers de toutes les villes du Canada.Une trentaine de délégués des cinq villes précitées ont déjà participé a la première convention de la Fraternité, tenue le 5 juin dernier, dans les locaux de l'union, à /oil, St-Uabriel, Montréal.A celle première convention, une constitution fut étudiée et adoptée et les bases de l’organisation lurent établies; des plans furent tracés pour favoriser i’expansiop de la fraternité.Le but du nouvel organisme csl de promouvoir l'intérêt des membres de sôs unions char-trecs et en général, le bien-être social, économique et culturel des employés d’incendie.Elle veut défendre scs membres contre l’exploitation par des corporations, mais ans-‘Si, elle entend défendre les patrons justes conlre les employés sans scrupules.Dans le domaine législatif, elle veut, en coopération avec ses affiliées et avec les autres unions ouvrières, promouvoir la mise en vigueur de mesures législatives adéquates dans les secteurs municipal, provincial et fédéral.Les officiers suivants ont été élus unanimement: D.-A.Vanasse, de Mon real, president; H.Charron, de Verdun, vice-président; L.Perreault.d'Outrcmont, secrétaire-archiviste; C.Audet, de Sherbrooke, .d0 Westmount, P.Allait e ft B.lobin de Montréal, directeurs.Le président élu a insisté auprès des ilclcgués sur la nécc.ésité existante pour les pompiers de faire ,fur Part dans l’organisation sociale du pays.La ville de Sherbrooke a ele choisie comme endroit dp la prochaine convention annuelle.( Communiqué.) Gravement blessé par un taxi M.Adolphe Cheney, 60 ans, 551 ™e.sb' Catherine, a été conduil à I hôpital Saint-Luc, de lionne heure ce malin, après avoir été heurté Par un iaxi conduit par M.René Tailleur.138 rue Cherrier.à l’angle des rues Berri et Craig.A l’hôpital.I on rapporte que sa condition est critique.Il souffre de multiples fractures à la jambe droite, de blessures internes cf de confusions à la figure et aux jambes.Lettre d’Ottawa (suite de la première pace) conservateur Borden n’avait pas consulté les provinces en 1915 avant de remanier complètement la représentation sénatoriale qui est censée protéger les minorités.Il a enfin mis M.Diefenbaker en contradiction avec lui-même, en relevant le passage de son discours où il demande de différer la redistribution jusqu’après 1951, ce qui exigerait un amendement à la constitution tout comme la réforme actuellement soumise à la Chambre.M.H.F.G.Bridges, le nouveau ministre des Pêcheries, a posé à M.Diefenbaker, sur un ton tranquille, une question nui lui a fait perdre pied et qui a bien montré la faiblesse de ses convictions autonomistes.Il lui a demandé s’il était d’avis que le Parlement fédéral ne pouvait amender la constitution sur quelque point que ce soit sans consulter les provinces.M.Diefenbaker s’est bien gardé de répondre.M.Frédéric Dorion a relevé lui aussi cruellement les contradictions de M.Diefenbaker.Il a exprimé le regret que le députe de Lake Centre n’ait pas jugé à propos de prononcer un discours semblable en 1943 lorsque Ton a amendé la constitution en dépit des protestations unanimes du Québec.Il a rappelé que M.Diefenbaker et les conservateurs n’avaient pas jugé à propos de prêter main-forte à la poignée de députés qui faisaient la lutte pour la défense de l’autonomie provinciale.• M.Dorion a exprimé le'regret que le Canada se voie forcé, seul de tous les pays du Commonwealth et du monde, de recourir à un pavs étranger quand il veut modifier sp constitution.M.Dorion n'a pas etc le seul à réclamer la suppression de celle anomalie au cours du débat—MM.Coldwell et Lacombe entre autres ont exprimé le mêir*- désir — mais il est allé plus loin en faisant une proposition concrète pour régler une fois pour toutes celte question de la procédure d’amendement à la constitution.Il a suggéré que le gouvernement fédéral prenne l'initiative de constituer, d’accord avec les gouvernements provinciaux, une commission d’études où seraient représentés les dix gouvernements ainsi que les facultés de droit de nos universités.Lorsque le rapport de cette commission aurait reçu l'approbation du Parlement fédéral et de chacune des neuf provinces, le Canada pourrait s’affranchir de l’obligation humiliante de recourir au Parlement de Westminster toutes les fois qu’il veut amender sa constitution.Le débat sur la redistribution a porté jusqu’ici presque uniquement sur la procédure à suivre pour amender l’article 51 de l’Acte de l’Amérique britannique du Nord et non pas sur le mérite de la réforme de la représentation soumise par M.Saint-Laurent.Il serait pourtant intéressant d’entendre discuter la question du point de vue du fonctionnement du régime démocratique et de la représentation équitable des groupes ethniques et des divisions géographiques du pays.Le Québec ne saurait demeurer indifférent à celle réforme qui corrige une injustice qui aurait pu se prolonger en s’aggravant, même si la réforme comporte un nouvel accroc à l'autonomie provinciale, cette robe précieuse qui a subi tant de déchirures depuis 1867 et surtout depuis la guerre sans tomber en lambeaux.Pierre VIGEANT PRESCRIPTIONS i cMMism 1 vomi ty AtmUa wQ nopule SERVICE JOUR et NUIT Pimncit moiiTim M *»» •««'>•» MMUIMil ¦ oOfcIL AU Chiirle» Uuqurtte.propriétaire HA.7251 OUVERT JOUA & HUIT a® M.Philippe Cantave à l'aviation civile Ottawa, 7 (D.N.C.) — M.Philippe Cantave, consul généra! d'Haïti au Canada, vient d’ètre nommé delegué du gouvernement haïtien a la Conférence internationale de I aviation, qui se tient présentement a Montréal.C'est le major Antoine Levelt, ministre des Relations extérieures d’Haïti, qui a prié M.Cantave de représenter son gouvernement à la conférence.Cités à leur examen volontaire Fiunions-Conférences VENDREDI 7 JUIN L'Association des plâtriers el finisseurs en ciment — Ce soir à 1231 est, rue Demon tigny, assemblée sous la présidence de M.L.Gagnon.L'Association des briqueteurs et maçons — Ce soir, à 1231 est, rue Demontigny, assemblée régulière.Un mort, cinquante blessés Lu Grande, Ore.7 (A.P.) — Un train d» Vf nion Pacific est entré en collision hier, avec le rapide (¦’tij of Portland, tuant un serro-frrin cl blessant légèrement plus de •TO personnes.Ce train devait, à im certain moment, prendre une voie (Tévitenient pour laisser passer un antre rapide.Vhtohonn.Apparemment, il n’a pas pris celle voir d'è-vitcmcul et il a continué à fouler.La température 7 (C.P.) — Voici les prévisions atmosphériques transmises à 11 h.30 cet avant-midi par le bureau météorologique de Dorval : Régions de Montréal, Ottawa, des Laurentidcs: Couvert aujourd’hui avec pluie intermittente, orage demain.Vents légers.Minimum cc soir et maximum demain a Montréal: 52 et 68; à Ottawa: 52 et 70; dans les Laurentidcs: 48 et 65.Humidité élevée.* * ¥ Régions de Québec et Sherbrooke: Nuageux, puis couvert aujourd’hui et demain avec pluie.Vents légers.Minimum ce soir et maximum demain à Québec: 48 et 64; à Sherbrooke: 52 et 68.Humidité élevée.* * * Région du Saint-Maurici : nuageux puis couvert aujourd'hui, demain avec pluie intermittente.Vents légers.Minimum ce soir el maximum demain: 42 et 60.¥ ¥ ¥ Régions du Lac St-Jean et de Baie Comeau: Nuageux aujourd’hui, couvert demain avec pluie inkrmitten-| te.Vents légers.Minimum ce soir et | maximum demain à Chicoutimi et .Rivière-du-Loup: 40 et 58.Humidi-1 té élevée.Le bilan de la guerre en Grande-Bretagne Londres.7 (Reuter).— Un total de 357.116 Anglais ont été tués au cours de la dernière -guerre.Sur ce nombre, 264,413 personnes étaient dans les forces armées de la Grande-Bretagne.Il y a aussi 160.595 rivils.30,248 membres de (la marine britannique, 1.206 mem-: hres de la garde intérieure, et 624 membres des corps auxiliaires féminins.Tués en service: marine.50.758: armée, 144.079; aviation.69 606.Sur les civils tués par l'ennemi, il y a 26 923 hommes.25.399 fenî-mes et 7.736 enfants au-dessous de seize ans.Tes chiffres sont ceux de la période entre le 3 septembre 1939 et le 11 août 1945.Le nombre dev personnes niées éonivaiT.à neu près au tiers de relui de la première guerre mondiale.Philippe Rondeau.4211 rue Notre-Dame, et Armand Marleau.ont été cités à leur examen volontaire ! hier, par le juge René Théberge, à Tissue de leur enquête préliminaire, sous l’accusation d’avoir volé dans la nuit du 17 au 18 mai des objets divers d'une valeur de $500 à l'entrepôt du Canadien Pacifique à Shawinigan les Chutes.L'examen a été fixé au 13 de juin.Secousse sismique Weston, 7 (A.P.) — Le R.P.Daniel Linehan, S.J., a rapporte aujourd’hui qu’un violent séisme avait été enregistré, à llh.19.hier soir, sur le séismographe du collège Weston.Le centre de ce séisme aurait été localisé à quelque 2,000 milles au sud-ouest de Boston .probablement au sud de Mexico.La même secousse sismique a été enregistrée à New-York, à TUniver-sitc Fordham.59 victimes à Chicago Chicago, 7 (A.P.) — L'on- a commencé aujourd'hui à la Cour du coroner l'enquête sur le désastreux incendie de l’hôtel LaSalle de cette ville.Une séance spéciale du.conseil municipal a été convoquée pour étudier aussi les causes de cet incendie.Plusieurs parents des 59 victimes de cet incendie seront entendus comme témoins à l’enquête.La 59e victime, Mlle Opal Sweet, 19 ans, de Tampa, est morte hier à l’hôpital.Un seul cadavre est demeuré non identifié à la morgue.Le conseil de ville, après ce tra- ] gique incendie, a immédiatement pris des mesures sévères contre les violations aux lois de protection ( ontre les incendies.Le lendemain, deux théâtres et cinq clubs de nuit ont été fermés.Avaz-vous Besom de Dons livres i Adressez-vous ou Service de Li raine du "Devoir' 430 est.rue Notre-Dame, Montréal Intéressants volumes pouvant lorvlr comm* récompen»e» d» Itn d'annéa POESIES — Emils Nelllqan.232 paqei $1.25 LOUIS FRECHETTE — Marcel Duga» 315 pages $1.25 NAPOLEON — A.de Montgen.190 pages ., $1.25 RICHELIEU — G.Vallery, 190 pages $1.25 LOUIS XIV — A.de Monlgon, 200 pages $1.25 LA SCIENCE EN S'AMUSANT — Prof.Zip, 160 pages .$1.00 ADAGIO — Félix Leclerc, 196 pages $1.00 ANDANTE — Félix Leclerc, 160 pages $1.00 ALLEGRO — Félix Leclerc, 196 pages $1.00 CANADIENNES — Abbé Albert Tetsler.160 pages $1.00 LA SAGESSE DU BONHOMME — Robert-E.Llewellyn, 175 pages $1.00 (Ajouter 0.10 pour frais ds port).SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Wesmount a voté contre le régime "sec" De par la volonté de ses citoyens, la ville de Westmount, depuis 75 ans opposée à la vente de la bière en bouteille, u changé d’attitude.Le referendum tenu sur la question hier a eu comme résultat que six épiciers de la municipalité pourront désormais vendre de la bière.C’est par une majorité de 6(53 voix que le règlement jusque là en vigueur a été amendé.On fait observer que la ville d’Outremont suivrait le même exemple dans un^avenir rapproché.Offices de l'Eglise LK DIMANCHE 9 JUIN Pentecôte.Double 1 cl.avec Oct.privilégiée de 1er Ordre.(Ornements d’or ou rouges).Messe: S pi ri-tus.avec Gl.et Cr.; le célébrant, le choeur et les fidèles s'agenouillent au verset Ve ni, Sarcle Spiritus; on chante la prose Vêtu; préface.Communicantes et Hanc igitur de la Pentecôte.— Aux II Vêpres nulle mémoire: on se met à genoux à la première strophe de l’hymne Vent Creator.La conscription existait sous forme de milice nationale chez les Anglo-Saxons d’Angleterre, niais elle fut réellement appliquée pour la première fois par Napoléon en 1798, LISEZ MON ANNONCE PAGE 9 i oif ageâ oxganiAeà Québec, Ste-Anne-de-Beauprc, Ile d'Orléans ^au^JUIN^ Tour de la Gaspésie Voyage en autobu» ipéctal 20 JUILLET — 10 JOURS Comprenant toutes accommodations Informations et réservations Association Voyages Historiques 5302.av.du Parc — CA.0795 AtLUÜPONÎIIü AMfUtllMIHT COMPUT M MAISON 4020 EST STi-CA THERINi - AM 2111 OIM if a n n y r r*f \ *iyo Pli i* ACHElKZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 16S SSL 8TE-CATHERINE Livraison e&rtout directs- u jeudi ment d» notre eerrs- c H L,, chaude i» n is PL.1786 1787 j| J; ,n • Immense documentation méthodiquement accumulée.• 61 millions d'actes de baptême, mariage et sépulture.• 32 ans de recherches patientes • Généalogie de taule famille canadienne-françai-se et franco-américaine de 1603 à nos jours.• Toute demande de renseignements recevra une réponse immédiate et personnelle.• Demandez notre brochure explicative gratuite.POUR VOTRE » S?(y INSTITIJ2^\ , GÉNÉALOGIQU1 DROUIN “UNE OEUVRE NATIONALE” 4164 rue ST-DENIS.Montréal 841238 B SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAH LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Saul Montiéal et la banlieue! Etats-Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE lui» EDITION HEBDOMADAIBE CANADA 2.00 Etats-Unis et UNION POSTALE 84» LE DEVOIR Le DEVOIR es! membre de la "Canadian Press", de l'"A B.C." ef de la "C.D.N.A." VENDREDI, 7 JUIN 7946 1 Demain ; PLOIE.MAXIMUM et MINIMUM : Aujourd'hui msjdmum, *0.M*me dite l’sn dernier.7t.Minimum aujourd'hui.U.Même date l'an dernier, il.:2i#5y- *'m- ” 11 h' » m- Les grèves La situation est tendue sur le front ouvrier if.Personnellement, je sais opposé nu communisme, mais cela ne m’empêche pas de trouver raisonnables les revendications des ouvriers, quand elles le sont”.New-York, 7 (A.P.).id cummisMon spéciale ne la; real, historien et écrivain bien; J-
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