Le devoir, 1 août 1946, jeudi 1 août 1946
•¦Xi* Oaniidft Mt un* nttlea »6uv*r*ln« «t n* P*Ut »v*c docilité «écepter 4« 1* Or*nd»-BrcU-ené ou dM Etats-Unis ou de qui qu* et soi* d'éutre.l'attitude qu'il lui taut prendre envera le monde Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n'eat pas envers le Commonwealth Britannique d«s nations, mais envers 1* Canada et sop toi* *t ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis un mauvais servie# au Commonwealth." She U a sovereign nation and eannOt talc* her attitude to the world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian’s first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth.'1 (l-JE-37) Lord Tweedsmuir LE DEVOIR Dir scieur > Georges PELLET IEB Rédacteur sa chef ; Omet HEHOUX Monh-dof, Jeudi fer août 1946 VOLUME XXXVII — No 175~* REDACTION ET ADMINISTRATION -N 4M EST.NOTRE-DAME.MONTREAL TELEPHONE : ?BEIair 3361 sons.DIMANCHES ET FETES Administration : BE.3361 Rédaction : BE.3366 Gérant: BE.3363 M.Ring doit parler demain à la conférence de paix En Australie, les Etats sontconsultés Les vues opposées de MM.Molotov et Evatt Cette consultation est même obligatoire en matière constitutionnelle Le referendum du 28 septembre — Et nous ?Le 28 septembre, les Australiens seront appelés à élire un nouveau Parlement.A la même occasion, ils se prononceront par referertddln sur un projet de ipodification constitutionnelle.Le gouvernement fédéral sollicite le pouvoir de légiféret sur trois points: lo—les allocations aux mères, les secours en ,cas de chômage et de maladie, les pensions aux veuves, les services médicaux et dentaires et les allocations familiales; 2o—l'organisation du marché des matières premières; 3o—Les conditions de l’embauchage industriel.Le fait revêt une particulière importance aux yeux des Canadiens puisque la structure politique du pays australien comporte une grande analogie avec la nôtre.L’Australie.comme le Canada, est une fédération.Elle se compose d'un Parlement central et de législatures locales, au nombre de six.Là aussi, il existe un mouvement centralisateur.comme dans tous les.Etats fédérés.Le gouvernement fédéral de Canberra cherche à accaparer le plus de pouvoirs possible, mais, là aussi, la centralisation se heurtent aux autonomistes des six Etats, jaloux de préserver leur entité.L’un de ces Etats, que l’on pourrait assimiler à l'une de nos provinces, l'Australie occidentale, a manifesté l'intention sérieuse de briser scs liens avec le Commonwealth australien, à cause de l'influence négligeable qu’elle exerce au sein du Parlement fédéral et de la lourdeur des charges fiscales.En Australie, pourtant, une précieuse sauvegarde vient au secours des autonomistes et des intérêts centrifuges: le droit de referendum en matière constitutionnelle: ce qui n'existe pas chez nous.La constitution australienne m'est pas laissée à la merci d'une faible majorité au Parlement central.Tous les Etats et tous les électeurs ont leur mot à dire dans tout projet d'amendement à la loi constitutionnelle de 1900 qui instituait le territoire en Commonwealth fédéral.Bien plus, cette consultation populaire sur des points de révision constitutionnelle n’est pas facultative et laissée au bon plaisir des gouvernants, elle constitue uhe obligation de la pan du Parlement centra! et un droit strict pour les six Etats et les citoyens.La Constitution elle-même établit cette prérogative démocratique en termes bien formels: "Toute proposition portant modification de la Constitution dot' Pire- notée à ht majorité absolue de chaque ' Chambref Sénat et Chambre des représentants) : deux mois au moins et six mois au plus après son adoption par les deux Chambres, elle est soumise dans chaque Etat au referendum des électeurs ayant droit de vote pour 'l'élection de la Chambre des représentants.Si un projet de révision voté par une Chambre est par deux fois repoussé par l'autre, le Gouverneur peut le soumettre au referendum.Si le projet est accepté à la fois pat la majorité dm Etats et par la majorité de tous les électeurs ayant pris part au vote, U est présenté au Gouverneur général pour la sanction royale”.Ainsi, toute modification constitutionnelle passe pat deux étapes: celle du Parlement central sous la condition d’une majorité absolue et celle de la majorité des six Etats et de l'ensemble de l'électorat, avec tous les exposés et la discussion éclairante que cette double procédure comporte.Par surcroît, en ces occasions, le vote est obligatôire et les protagonistes du pour et du contre doivent être entendus sur un pied d’égalité.De cette façon, les Etats ont toute facilité pour se défendre contre les empiétements du pouvoir central et peuvent entraîner leurs subordonnés.Us ne sauraient se plaindre de n'être pas consultés.De la sorte, au plébiscite du mois d'août 1944, la majorité des Australiens a repoussé le projet fédéral d'obtenir le pouvoir d'établir un vaste plan quinquennal de rétablissement, en vue de l’après-guerre.Comme à Ottawa, le gouvernement de Canberra possède une juridiction limitée en temps de paix.Le ministère Curtin voulait prolonger une partie des pouvoirs extraordinaires que lui conférait la loi des mesures de guerre.Le peuple, expressément consulté, a refusé son consentement.Aux Communes canadiennes, M.St-Laurent a passé avec moins d'encombre un bill d’urgence un peu analogue.Au Canada, le Parlement fédéral est souverain en matière constitutionnelle, sauf qu’il doit recourir à l'approbation finale de Londres.Il n'est pas obligé de demander l’assentiment des provinces.— Notre constitution est d'ailleurs muette à cet égard.— On l’a bien vu lors des deux modifications relatives à la “redistribution”, adoptées en 1943 et en 1946.Les représentations québécoises ont été vaines et de nul effet.A propos d’amendements à la constitution canadienne et du prochain referendum australien, la Gazette se demande $ il ne serait pas sage de*suivre l’exemple de l’Aûs-tralif.De cïtte manière, les modifications constitutionnelles ne seraient pas escamotées et les provinces avec leurs peuples auraient nécessairement voix directe au chapitre.Ce serait une soupape de sûreté.Le point mérite bonne étude.i-viu-4a Louît ROBILLARD Bloc-notes La vente du blé à l’Angleterre Le gouvernement d’Ottawa vient de conclure et de .signer avec le gouvernement de Londres l’accord qui se négociait depuis un certain temps à propos de c vente de l’exportation du blé des provinces des prairies.L’Angleterre est assuré de se procurer le bvé dont elle aura besoin au prix de $1.45 le boisseau, au cours des deux prochaines années, et à un prix qui reste à débattre, au coin’s des deux années subséquentes.La Bourse des grains de Winnipeg, la Winnipeg Grain Exchange, s’était fortement opposée à cet accord, elle avait fait campagne de publicité payée dans la presse au pays au moment où les termes s’en négociaient.On lisait par exemple, dans l’un des textes publiés au cours de cette campagne, en juillet, ceci qui est net: I ' “L’Angleterre est notre client, mais non pas le seul.Même si elle s’engageait à faire ciiez nous tous ses achats de blé, cela ne ferait qu’entamer notre surplus de blé.Durant les treize années qui ont précédé la guerre, lës exportations de blé canadien se répartissent comme suit: au Roÿaume-Uni, 36 pour cent; à l’Hürope continentale, 49 pour cent; à l’OHent, 5 pour cent; aux autres pays, 10 pour cent.Les fermiers de l’Ouest vont-ils sacrifier 64 pour cent de leurs clients du monde entier?” * (suite à la dernière page) L'évolution de la politique alliée sur la préparation des traités de paix Les griefs des pays vaincus 4!e camel du gMnckeux ———r Jfo* , .a session fédérale .ong débat sur la pénurie d’instruments aratoires .e député C.C.F.Percy Wright attribue la pénurie actuelle à la politique du gouvernement qui a permis l'exportation de près de la moitié de la production de ces instruments L’actualité Fleurs ailées î Ottawa, 1er août (D.N.C.).— La hambre des Communes a consacré er la plus grande partie de sa innée à un débat sur la pénurie instruments aratoires provoqué ir les députés de la C.C.F.M.Per-Wright, député de Melfort, s’est vé dès les premières minutes de la ance pour demander l’ajourne-enl de loules les affaires ordinai-s afin de discuter une question m’-nte d’intérêt publie, à savoir la ¦nurie d’instruments aratoires nir faire la prochaine récolte en ison de la politique du gouverne-ent qui a permis, dit-il, l’exporta-m d’instruments aratoires d’une leur de $20.200,000 sur une pro-iction totale de $40,400,000, Les motions de ce genre propo-es par l’opposition pour provo-ter un débat extraordinaire sont plus souvent écartées par le prélent de la Chambre qtii est luge l’urgence de la question soule-e.M.le Dr Gaspard Fauteux n’a s jugé à propos de rendre une ision sur la motion do M.ight, mais il s’en .?*t simplement iis à la déci’ ion de la Chambre -même en niellant la question voix.Les députés de la C.C.F.du Crédit social et même quel-s conservateurs se sonl levés ir réclamer le vote — ils étaient nombre de 45 — mais le prési-t n’a nas jugé à propos de son-lii doelie et d’enregistrer un p et la motion a clé adoptée.M.ight a probablement pris le gon-noment par surprise en propo-I sa motion dès le début de la nce du matin et on peut eroiie il n’y a pas eu de vote enregistré ce que les ministériels n’étaienl sûrs de l’issue du vote, les op-itionnisles présents étant proba-ment aussi nombreux que les listériels.M.Percy Wright »! Percv Wright a dit qu’il révè-t de l’Ouest où la situation est ve parce que D récolte s’an-ace excellente — une récolte de 1,000.600 de boisseaux — et que î manque d’instruments aratoi-.Il a soutenu que cette pénurie st pas attribuable à l’insuffisan-de la production de l’acier, eom-on l’a prétendu, mais à la poli-ue du gouvernement qui a ner-s l’exportation en 1945 d instru ments aratoires d’une valeur de $20.200.000 sur une production totale de $46.400,000 et a accorde des permis d’exportation pour une valeur de $16,382,000 dont $4,319,626 de batteuses-moissonneuses pendant les six premiers mois de 1946.Le Canada a exporté des instruments aratoires dans tous les pays du monde, dit-il, et il a fourni aux autres pays le moyen de faire concurrence à l’agriculture canadienne.En 1939.la^ dernière année d’avant-guerre, le Canada a exporté des instruments aratoires pour une valeur de $3,419.144.tandis que ces exnortations se sont élevées à *10.082,578 en 1945 et à *16.382.400 au cours du premier semestre de 1946.M.J.-F.Pouliot M.Jcan-Francois Pouliof, député libéral de Témiscouata, a fail observer que lès agriculteurs de l’est du Canada éprouvent de grandes difficultés à sc procurer des instruments aratoires de la Corporation des biens de guerre pendant que l’on envoie des camions canadiens jusqu’en Fin'ande par le truchement fie l’UNRRA.Il a dit que les Canadiens devraient être servis les premiers.11 s’est plaint de ce que ce sont Staline.Bovin, Byrnes.Tchiang Kai chek et Tito qui mènent le pays.M.Pouliot a dénoncé la bureaucratie et les experts qui mènent le gouvernement et qui ne sont pas responsables au peuple même s’ils sonl pourvus de diplômes universitaires.U a insisté auprès de ses collègues de la Chambre des Communes sur la nécessité d’nne réforme.Les députés, dit-il, dénoncent la bureaucratie, mais its avalent toute la législation préparée par cette même bureaucratie.Tl faut que tous les députés, quel que soit litur parti, s'unissent pour faire prévaloir la .volonté de la majorité.M.C.-D.Howt Le ministre de la Reconstruclion, M.C.D.Howe, a déclaré que M.Wright avait employé un argument fallacieux en prétendant que le Canada est un grand réservoir d’instruments oratoires.Le Canada, dit-il, a toujoufs importé beaucoup plus (suite à la dernière page) Au-dessns des sentiers battus qui serpentent dans l’enceinte de l’arboretum et sous les futaies ombreuses dont la souple ramure frémit au souffle de la brise, au sein des massifs verdoyants et fleuris, retraites de paix et de fraîcheur, de charmants oiselets auréolés d’or folâtrent, voltigent, gazouillent et chantent au milieu de la végétation qui les voile à nos yeux.-dans la feuilléc dont ils sont la vivifiante et harmonieuse floraison.Oiselets des bosquets et des jardins.les gentilles fauvettes, amies du soleil qui les nimbe d’un fais-t eau de ses rayons d’or, se glissent t allègres et joyeuses au coeur de la I ramure touffue et des arbustes ornés de fleurs embaumées qui décorent le paisible refuge.Hôtesses dorées aux ailes inlassables, elles sautillent, gambadent, bondissent, papillonnent, volettent.Leurs souples chats animent la verdure qu’elles sillonnent sans répit, et leur manteau d'or illumine l’émeraude fugace, ondulant sous la poussée de la rafale.Dissimulés A l'ombre des chèvrefeuilles, des seringats, des lilas et des arbres pleureurs, lancés à la poursuite des vermisseaux et des moucherons qui composent leur déjeuner.les jolis oiselets vermeils au bec effilé exécutent mille voltiges, mille soubresauts qu’ils accompagnent de noies vives et accentuées, dont ils se montrent prodigues.Chaque fauvette mère, dont la légère livrée ne présente qu’un reflet terni du manteau de son brillant compagnon, établit au coeur d'un arbuste opulent, à l’aide de tiges desséchées et île matériaux soyeux, un nid douillet, qu'un jour de mai ou de juin trouvera garni de quelques oeufs blancs, mouchetés de brun, d’où naîtront quelques frêles oisillons.Les gracieux chardonnerets, aimables petits oiseaux d’or et de jais, dont la douceur et la courtoisie présentent un louchant spectacle, se réunissent en troupes folâtres, qu'un vol ondulant et cadencé porte au-dessus des jardins, des bos- j quels et des champs.Interrompant leurs envolées vagabondes, (es voyageurs ailés sc jettent entre les branches des futaies, où l’or de leur livrée avive et festonne la verte ramure, descendent au milieu des parterres el des champs incultes semés de plantes variées, dont ils.sonl la vivante efflorescence.Tendres gazouillis, noies suaves, ramages mélodieux, concerts enchanteurs, émanant de leur gosier délicat et de leur bec inspiré, célèbrent leurs amours el leur joie el se déversent, telles les ondes jaillis-.santés d’une fontaine limpide, en | effluves d’harmonie que la brise ¦ obligeante dissipe au-dessus du ! paysage montréalais.Un coeur généreux bat sous la i somptueuse livrée des joyeux char («uite à la deruiére page) Le Grincheux a parfé l’autre jour du gouvernement des 100,000, en faisant allusion aux fonctionnaires.On lui signale qu’il commet une grossière erreur.I| s'en excuse humblement.En effet, on lui signale qu’il y en a au moins 140,000.^ ^f* *¥• U parait que le conflit entre les grévistes des industries de l’acier et le gouvernement fédéral se résume à une différence de cinq sous, dans les salaires.M.King ne s'attendait certes pas à voir apparaître sous cette forme son ‘‘mauvais cinq sous” de 1930, qui lui valut la défaite.•k £ -k Le procureur de la poursuite a réclamé la peine de mort contre les 22 chefs de l’Allemagne nazie, coupables d'avoir entraîné la guerre.Que va-t-il faire de Joseph Staline et MolotoV qui s’allièrent avec l’Allemagne et dépecèrent la Pologne, puis attaquèrent la petite Finlande?* * * C’est le fabuliste qui disait dans la fable des Animaux malades de la poste.Selon que vous serez puissant [ou misérable.Les jugements de cour vous ren-[ dront blanc ou noir.M.Donald Gordon a averti les Canadiens qu’on ne peut à la fois maintenir le maximum des pi|ix, et multiplier les augmentations de salaires car il n’y a pas de plafond qui tienne.C'est le bon sens même.Cela fait songer au Colloque humoristique qu’un citoyen des Etats-Unis imaginait récemment.Le cultivateur — Bien, jeune homme, qu’y a-t-il de nouveau?Le reporteur — L'OPA est défunte! Le ciiUivaleur — Voilà qui est bien.Maintenant nous pourrons avoir plus cher pour notre viande et notre grain.Le reporteur — Oui.mais le président dit que vous devrez probablement payer plus cher pour ce cpie vous achetez, peut-être $225.et 13 p.e.de plus sur la machinerie agricole.Le cultivateur — Ah, ca, ils ne sont pas pour me faire ca.à moi! Les prix sont déjà trop hauts.Ce qu’il nous faut c'est le contrôle des prix sur ce que nous achetons, et aucun contrôle sur ce que nous vendons.Le reporteur — C’esl ce que les chefs unionistes veulent: le contrôle des prix sur votre blé.et aucun contrôle des prix sur leurs salaires.L* Grincheux 1-VII1-4S Cftoâeé d hier et d dufoutd hui C’est mal jouir des biens de ce monde que de borner ses jouissances aux biens actuels.L’avenir et le passé sont pour nous une double source de bonheur: l'un par l’espérance, l’autre par le souvenir.SENEQUE Lire en page 2: A nos amis de France — Un premier article de “Re* lations", en marge du rapport d'un certain Dr Abadie.Tout foit prévoir que lo proposition d'exiger une majorité des deux tiers pour les décisions de la conférence de poix sera approuvée.M.Byrnes doit, comme il s'y était engagé à la réunion des Quatre, appuyer cette demande yougoslave et soviétique.A part la réunion du comité des règlements qui se continue cet avant-midi, la conférence a tenu une séance plénière cet après-midi; les orateurs inscrits pour cette séance sont les délégués de Hollande, de Yougoslavie, de Nouvelle-Zélande et de Norvège.Trois délégués ont parlé à la séance plénière d'hier, MM.Molotov, Evatt et le délégué du Brésil, M.Neves da Fontura.M.Molotov a insisté sur les clauses des traités de paix qui stipulent la destruction des derniers vestiges du nazisme et du fascisme; il estime que c'est là la principale différence entre les traités en préparation et ceux qui ont mis fin à la Grande Guerre I.Ces paroles, comme d'ailleurs les clauses elles-mêmes illustrent bien la confusion des esprits.La meilleure preuve c'est que le ministre soviétique a tout de suite dit aux Alliés qu'ils doivent sous ce rapport se rendre compte du danger que représente le gouvernement espagnol.Ces clauses, auxquelles peuvent souscrire tous ceux qui reconnaissent l'obligation pour les Etats de respecter les droits de lo personne humaine, car elles affirment cette obligation en répudiant des doctrines dictatoriales qui ont enfreint ces droits, ces clauses vont en fait servir dans toute la zone soviétique, et cela est déjà amplement commencé, à imposer le communisme, une dictature tout aussi condamnable et même plus dangereuse encore que le nazisme.LA "PAIX" SOVIETIQUE M.Molotov a demandé aux délégués d'élaborer pour l'avenir une paix juste et durable; mais par ces paroles le ministre russe entend l'établissement de régimes comme ceux qui sévissent dans la zone soviétique.Par exemple, le gouvernement Tito qui a entrepris une 'violente persécution contre les catholiques, qui du mois d'avril 1944 au mois de mai 1946, a fait fusiller 230 prêtres, dont 198 ont été tués sans procès.Autre exemple: le gouvernement provisoire de Pologne a publié un décret interdisant toute aide aux "éléments fascistes"; cela signifie qu'il est défendu aux prêtres d'exercer leur ministère auprès des membres de l'Armée territoriale polonaise, c'est-à-dire de la résistance clandestine, et qu'il est aussi défendu aux médecins de soigner ces adversaires du gouvernement.En vertu de ce décret le gouvernement peut j seul définir qui est "fasciste", et la police a reçu ins-i (ructions de fusiller quiconque enfreint ce décret.Le délégué soviétique a fait aussi une déclaration qui montre bien que l'Ü.R.S.S.ne tiendra aucun compte des recommandations de la conférence de paix quant aux pays balkaniques, malgré les paroles de ton plus conciliant qu'il a prononcées pour faire accepter la majorité des deux tiers.Il a dit: "L'Union soviétique | est opposée à toutes tentatives d'imposer aux anciens ! satellites de l'Allemagne toutes sortes d'interventions extérieures dons leur vie économique, et rejette toutes exigences et pressions qui sont incompatibles avec lo souveraineté et la dignité nationale de ces peuples".Les Russes ont prouvé maintes fois qu'ils se soucient peu de la souveraineté des pays qu'ils veulent asservir; aussi ces belles paroles cachent un outre objet; elles veulent dire que les Soviets entendent écarter toute liberté de commerce entre, d'une port les pays alliés qui ne sont pas de lo zone soviétique, et les trois pays balkaniques avec lesquels on est à faire la paix.LA THESE AUSTRALIENNE M.Evatt a exposé ensuite, souvent en se servant des mêmes mots que M.Molotov, la thèse opposée.Il a critiqué les projets de traités soumis par les Quatre en disant qu'ils assurent à l'Ü.R.S.S.une situation privilégiée dans la vie économique des cinq pays vaincus, et il a annoncé qu'il veut s'efforcer de diminuer ces concessions.Il o formulé quatre principes qu'il juge essentiels à une paix juste: lo.Adhérer aux engagements solennels de la Charte de l'Atlantique et de la Charte des Nations Unies et faire en sorte que ces principes reçoivent la plus ample application possible dans les traités de paix; 2o.Voir à ce que les recommandations et décisions soient fondées sur l'examen impartial et intégral de tous les faits pertinents à chacune des questions soulevées; 3o Prendre garde de n'imposer aux peuples des cinq Etats vaincus aucun fardeau ou humiliation injustifiables, et de nature à générale progrès des forces vraiment démocratiques ou à promouvoir un retour du fascisme; 4o.Le principal objectif doit être d'établir une structure générale de paix juste et durable, et non seulement le règlement, une par une, d'une série de réclamations particulières et isolées, faites par des nations contre leurs voisins.Le ministre australien a résumé ses vues en disant que la conférence de paix doit être une réalité et non une simple formalité, et qu'elle doit s'assurer que la prochaine paix soit fondée sur les principes de justice et sur le droit et conforme aux méthodes démocratiques.Il a répété que pour cela l'attribution de pouvoirs consultatifs aux Dix-Sept est chose insuffisante, et que tous les pays alliés qui ont livré la guerre devraient jouir de droits actifs égaux dans la préparation de la paix.M.Evatt a rappelé que le 5 octobre 1945, M.Byrnes a déclaré que l'accord de Potsdam ne donnait pas au Conseil des Cinq le privilège de décider en dernier ressort sur la paix; et par l'accord de Moscou en décembre les Quatre ont eu le droit de révision finale des recommandations de la conférence, ce qui n'avait pas été convenu à Potsdam, POUVOIRS DE LA CONFERENCE La comparaison des décisions de Potsdam avec le débat sur la majorité des deux tiers indique quel renversement s'est produit sur ce problème de la préparation des traités de paix; depuis un an la politique alliée s'est trouvée complètement renversée au profit de la Russie.M.Byrnes a changé de ton depuis octobre dernier.Non seulement défend-il maintenant la proposition des deux tiers, mais il soutient pour les Quatre le privilège de reviser les votes de la conférence; celle-ci ne prendra pas de décisions mais fera seulement des recommandations.Pour de telles recommandations, il faudra, si l'on approuve l'attitude de M.Byrnes, une majorité des deux tiers.Tout ce que vaudront ces recommandations, c'est que les Etats-Unis s'efforceront de les faire triompher.Si M.Byrnes ne réussit pas, il a ira tenu sa promesse et les Vingt et Un devront s'incliner.Or M.Byrnes est le seul des Quatre qui ait fait une telle promesse, et dans le Conseil des Quatre, même si les trois votes d'Occident sont d'un côté, le ministre soviétique n'a qu'à dire non pour tout rejeter; là la majorité même des trois quarts est insuffisante, il faut l'unanimité.M.Byrnes apporte une autre assurance aux Dix-Sept.Sa thèse c'est qu'à part les décisions votées par les deux tiers, qui seront des recommandations aux Quatre et que lui-même s'engage à défendre, les clauses approuvées par la simple majorité seront toutes envoyées aussi aux Quatre, avec la requête que les ministres y donnent une attention spéciale.Il y a loin de ce rôle purement consultatif à l'attitude ferme prise par les Etats-Unis au Conseil des Cinq, à Londres, en septembre 1945.Malgré l'offensive que soulève la décision des Quatre sur la majorité des deux tiers, ce compromis prévailllra probablement.En effet, avec les votes des Quatre et des satellites, la proposition yougoslave est déjà assurée de neuf voix, et des.correspondants croient que quatre autres pays voteront aussi en faveur de cette proposition: la Chine, le Canada, l'Inde et l'Ethiopie.M.King doit parler demain après-midi à îa séance plénière, et il exposera probablement l'attitude du Canada s.ur plusieurs problèmes déjà soulevés à la conférence.CLAUSES CONTESTEES Si le débat sur les droits des Dix-Sept occupe le premier plan, plusieurs discussions sont déjà engagées sur diver* points des traités.Maints délégués prêtent l'oreille à des protestations des cinq pays vaincus.Le gouvernement italien a protesté que les conditions qu'on veut imposer à l'Italie sont inacceptables, et il a affirmé que la publication des termes approuvés par les Quatre a granduellement contribué à l'inflation où se débat ce pays.Le cabinet de Rome a dénoncé en particulier les clauses qui suppriment presque toute la marine de guerre de l'Italie, et il déclare qu'il veut assurer une solution équitable de ce "problème national important", même au prix des sacrifices nécessaires.Dans cette allusion aux sacrifices nécessaires des correspondants voient une menace de saborder la flotte italienne plutôt que d'accepter les conditions alliées.Des délégués australiens ont l'intention de demander une étude de la méthode par laquelle les Soviets sont arrivés au chiffre des réparations qu'ils exigent des pays vaincus.Un délégué canadien a dit aussi que plusieurs petits pays discutent la clause por laquelle l'Italie perdrait au profit de la Fronce les régions de Brigue et de Tende.Le gouvernement de Hongrie aurait menacé de démissionner si le texte du traité qui concerne ce pays n'est pas modifié.La Hongrie s'attendait déjà à perdre la Transylvanie au profit de la Roumanie, mais la publication du projet a révélé que ce pays perdrait aussi une tranche de la Slovaquie qu'elle a obtenue le 2 novembre 1938.Toutefois cette clause devait être ajournée en attendant des négociations directes entre Budapest et Prague.Or ces jours derniers la radio soviétique a rapporté qu'à une récente visite d'une délégation tchécoslovaque à Moscou, les autorités russes ont reçu avec sympathie les vues du gouvernement de Prague sur cette question.La Tchécoslovaquie projetterait de déporter en Hongrie plusieurs centaines de milliers de Hongrois.Budapest veut conserver à même la zone contestée au moins une lisière de 50 milles le long du Danube, et dont lo population est pdesque exclusiven ent composée de Hongrois.Ce matin au comité des règlements la Hollande ° proposé que tous les pays soient placés sur un ped d'égalité dans les divers comités de la conférence; cette demande o été rejetée par un vote de 11 à 9, les Etats-Unis s'abstenant de voter.Ont voté contre: Russie, Yougoslavie, Pologne, Tchécoslovaquie, Ukraine, Russie-Blanche, Fronce, Angleterre, Inde, Norvège et Nouvelle-Zélande.Ont voté en faveur: Belgique, Brésil, Canada, Chine, Ethiopie, Grèce, Hollande, Afrique-Sud et Australie.Si les délégations entendent procéder à une révision générale des projets soumis, révision aussi complète que le demande M.Evatt, ce ne sera pas une mince entreprise; d'autant plus qu'une bonne partie du temps et du travail sera prise par les conflits portant sur la conférence elle-même.Or le secrétaire général de l'O.N.U., M.Lie, a déclaré aujourd'hui dans une interview qu'il a donnée à Paris, que l'Assemblée générale se réunira à New-York le 23 septembre, et que cette réunion ne peut pas se dérouler en même temps que la conférence de paix.Il a exprimé l'avis que le travail de la conférence peut être terminé à temps; mais les partisans des droits des petites puissances verront dans ceite intervention une tentative de limi'-ter le rôle de la conférence,!— Paul SAURIOL ^ j 2 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI Itr AOUT 1946 VOLUME XXXVII — No 175 A nos amis de France Un article de "Relations", en marge d'un rapport d'un certain Dr Abadie "Relations*, It périodique mensuel de ('"Ecole Sociale Populaire", dans ses deux dernières livraisons, celle de juillet et celle d'août, contient des articles relatifs au rapport qu'un certain Dr Abadie, venu au Canada, à l'hiver 1943-44, faire enquête pour le compte du gouvernement français, a publié à son retour en France africaine et algérienne, à Oran.Car ce Dr Abadie est d'Oran et il tenait sa mission officielle du Comité français d'Alger.Dans ce rapport, il est question, et de façon très inquiétante, de l'enseignement secondaire et universitaire au Canada français.Le rapport, en certaines de ses pages, prend figure de manifeste.On dirait un programme pour l'endoctrinement, dans le sens du laïcisme, au sens français de cette expression, des Canadiens français et catholiques.Nous reproduisons aujourd'hui le premier des articles de "Relations", lequel cite des extraits substantiels et très révélateurs du rapport Abadie.Dans notre édition de samedi, nous reproduirons le deuxième article, portant la signature d'Honoré Bettez.Voici le texte du premier article, tiré de "Relations", livraison de juillet : Nos amis de France ne nous en voudront pas de nous sentir flattés par les paroles que prononçait M.Gilson dans sa conférence de mai dernier a la société du lion Parler français.“il existe, sur les rives du Saint-T.aurent, un peuple de culture française, mais ce peuple ne nous la doit pas, elle est à lui, et si elle circule en lui comme une sève, ce n’est pas notre sève, c’est la sienne La langue qu’ils parlent n’est pas une langue que nous leur ayons apportée, mais celle qu’ils ont eux-mêmes emportée, gardée, sauvée du désastre au prix d’une lutte magnifique, menée par eux seuls pour le plus précieux de leurs biens.La culture intellectuelle canadienne-française ne doit qu'aux Canadiens de survivre, de fructifier.Ni empruntée, ni parasite, et autrement que la nôtre, mais exactement au même titre que la nôtre, elle est française de plein droit.N’oublions pas que ce que nous devons servir au Canada, ce n’est pas notre culture, c’est la sienne.Tout ce que nous* pouvons désirer pour elle, c’est qu'elle devienne toujours plus complètement ce qu’elle esf”.Ces paroles, peut-être trop flat- Avis de décès BOUBNIVAL—A Montréal, ie 30 juillet 1946, à l’âge de 83 ans, est décédé le révérend Père Philippe Bournival, S.J., au Noviciat des Pè-i'cs Jésuites, au Sault-au-Récollet, 1900, blvd Gouin est.Les funérail- teuses à notre égard, nous facilitent l’accueil cordial à tout ce qui nous vient de France pour collaborer à raffinement et à l’élargissement de notre culture.Elles nous invitent à faire acte de peuple adulte, fier de sa culture, triant soigneusement parmi les apports venus de l’étranger les éléments favorables à ses tendances foncières, réfractaire à tout impérialisme d’ordre intellectuel.Dans cette grande oeuvre de l’épanouissement de notre civilisation propre, les questions d’éducation sont au premier rang.Nos amis de France comprendront que nous nous montrions là-dessus particulièrement chatouilleux: il y va de notre culture catholique et française.Au cours l’hiver 1943-1944, M.le docteur J.Abadie.d'Oran, fut envoyé par le Comité français d’Alger enquêter aux Etats-Unis et au Canada sur les oeuvres d'hygiène et “prendre contact avec les institutions françaises d’enseignement”.Le rapport a été publié à Oran-par les soins du Gouvernement français, semble-t-il, en un volume de 200 pages: En mission aux Etats-Unis et an Canada.Chose curieuse, le rapport du Dr Abadie est introuvable dans nos librairies et bibliothèques canadiennes.Cueillons en passant les compliments que le Dr Abadie adresse à nos hôpitaux qu’il a pu visiter à loisir, dont il admire les installations scientifiques et les vastes bâtiments construits de façon très pratique.Ce qui nous intéresse davantage, à cause du caractère officiel de la mission Abadie et de Tin-fluence possible de son rapport sur Nécrologie BEAUVAIS — A Montre»!, 1# 31, à SB »ns, William Beauvais, trpcnix d« 0*11» I Gravel, 4690 St-André.BERNIER - A Shawtnlgan.le 30.à 38 ans, Joseph Bernier, époux d’Elmlre Girard.133.3e Rue.BOURNIVAL — A Montréal, le 30, fc 83 ans.R.P.Philippe Bournival, 8.J., 1800 houl Gouin est.CHAGNON - A Montréal, le 31.à 44 ans, Edgar Chagnon.époux de Lucienne Saint-Coeur, 45 Jean-Talon cat.CUSSON — A Montréal, le 31.h 55 ans.les auront lieu vendredi, le 2 août, à « hres 3n a.m.,*dans la chapelle |a p0ijjique (je ja propagande du du Noviciat.L inhumation aura lieu *-0uai d.0Mrsay à notr'e e'nd^oit> c.ost à la meme adresse, dans le cimetit-| je connaître les impressions de l’en-re privé des Peres Jésuites.Parents I qU|jeur en re|atjon avec sa et amis sont pries d y assister sans sjon “culturelle”.Le rapport, avons-autre invitation.nous dit, est quasi introuvable au Canada; voilà pourquoi nous croyons nécessaire de présenter à nos lecteurs#Ies passages les plus caractéristiques à ce point de vue.(Les soulignés seront de nous).Notons que, d’après son rapport, le Dr Abadie a visité l’Université de Montréal, l’Université Lava! et l’Institut agricole d’Oka.mais aucune des institutions d’enseignement secondaire du Canada français, sauf bien entendu les collèges Stanislas et Marie-de-France, de Montréal.Au Canada, écrit notre visiteur, tout est facilité pour Tin-CUSSON — A Montréal, la 31, a 55 ans, ! fliicnce française nnr la nerciatan Mme Jean-Baptiste Cu*on, née Corinne | lmpn.ce, ,n,nV*,,se P,ar , a Pei ststan-st-Déni», 10869 pcioquin.ce s| émouvante de I attachement dion — A Montréal, le 30, à io ans, des Canadiens au pavs d’où leurs MonXm® Dton.^iie de M.et Mme rené , ancêtre8 sont venus! Les exemples surabondent, dans toutes les classes de la société, et, j’y reviendrai.particulièrement chez les médecins.Mais il est indéniable que la proximité, la facilité des communications, le développement industriel, les _ relations economiques et commerciales entraînent fatalement une partie importante des Canadiens vers les Etats-Unis; la nécessité s’impose, dans la pratique, d'être bilingue et il est bien difficile de ne pas pencher vers la langue que Ton a l’obligation d'écrire quasi "haque jour.Raison de plus pour maintenir très vivant tout ce qui peut défendre la langue et l’esprit français."Peut-être pourrait-on demander plus, à savoir qu'avec l’enseignement du français s’exerce une orientation vers an esprit critique plus personnel et des idées générales.politiques et sociales, plus affranchies d'une influence religieuse?Ce serait, nous semble-t-il, pré-nuituré, voire dangereux.Sachons attendre que.comme en France, les progrès de la Science, l’évolution implacable des idées qui trouve- Dion, de Lachute.DESROCHES — A Outremont, le 30.k 81 ans, Mme Amédée Desroches, née Oztn.a Cholnlérc.DUBUC — A Montréal, le 30, k 5S ans, loseph Dubuc.fils de M.et Mme Arthur Dubuc.4080 Rlv&rd.FRISON — A Montréal, le 30.k 79 ans, Mme veuve Ferdinand Frison, née Augustine Puphot.OAUDREAU — A Montréal, le 30.k 87 «ns.le Dr Hilaire Gaudreau, époux de Maria Busalère», de Lacolie.URATTON - A Montréal, le 30, Joséphine, Plie de feu William Grattou et de teu Louise Rochon.703 Jarry.HEBERT — A Ville-Emard, le 31.k 70 ans.Mme Jcweph-A.Hebert, née HUarla Cardinal.«534 Briand.LASALLE - A Montréal, le 30.à 87 ans, Mme veuve Olivier LaSalle, née Merzélle Fortier.LECOMPTE — A Montréal, le 30, A 60 ans.Mme Raoul Lecompte, née Elmlna Lauzon.2833 boul.Rosemont.MARCIL - \ Montréal, le 31, à 83 ans, Mme veuve Marcel Clément, née Agnès Normandln.5917 Denormanvllle MONTPETIT - A Montréal, le 30.k 86 ans.Godfrey Montpetlt.de Coteau-Station.époux en 1res noces de feu Adèle Martineau: en 2es.de feu Germaine Bourbon; c;i Ses, de Dellma Moquln.MCRIN A Montréal, le 30.k 66 ans.Mme ,:Dhn Morin, née Léouldc Tremblay, épouse en Ires noces de feu Adélard Murray, 751c St-Martin.TELLIER - A Montréal, le 31.k 82 ans.Mme veuve Adolphe Tenter, née Clémence Brabant.4536 Delorlmler.THITODEAU - A Montréal, le 30, k 62 ans.Mme Joseph-Honoré Thibodeau, née Blanche Hétu.6312 Chateaubriand.CALENDRIER 8e mois AOUT 31 lour* Demafln : VENDREDI 2 AOUT 1946 S.ALPHONSE 51 DE LIGUORI, év.et doct.Lever du soleil.4 h.45.Coucher du soleil, 7 h.27.Lever de la lune.10 h.23.Coucher de la lune, 10 h.29.Premier Quartier, le 4.à 3h.55m.du soir.Pleine Lune, le 12.A 5h.26m.du soir.Dernier Quartier, le 19, à 8h.I7m.du soir.Nouvelle Lune, le 26.A 4h.7m.du soir.AOUT 1946 Dim Lun 51a r Mer.1 ¦leu Ven Sam.D PC 4 © 12 G DÇM9 © NL26 1 2 3 I 4 5 6 7 8 9 10 ÏI 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 Ce tournai est tmonmé au no 430 rue Notre-Dame e*t A Montréal jar l’tmorl-uerle oooulalre 'A reaDoruablllté limitée! Mltrlce-oroDrlétAlre — neonref Pelletier llrecteur-eérant La Canadian Preaa eet seule autorisée è faire emnlol nom rélmnreasion de toute» le» dénêche» attribuées a is Canadian Press * i‘Associa led Press ou t l’agence Reuter ainsi oue de toutes es Informa-tions locales Que le "Devoir' nubile Tous droit» d» renroductlon des déDîrh-» oartl-sullêre» du "Devoir” «on» également réser- Autorise comme erwo’ ‘—nuè né la deuxième classe Ministère de» Postes Ottawa f* EN VACANCES Faites-vous suivre par LE DEVOIR Canada 1 berna ine .20 2 semaines.35 d semaines.50 1 mois .65 2 mois .1.15 3 mois .1.65 Etats-Unis 1 semaine .35 1 mois .75 3 mois 2.25 Strictement payable d'avance par mandat-poste ou chèque ou pair, sinon ajouter 15 sous pour trais d'échange, au "De voir".Boîte Postale 500, (Place d'Armes).Montréal.Nul abonnement accepté par téléphone.ront leur expression à la fois plus logique, plus convaincante, plus séduisante dans nos auteurs classiques ou nos écrivains contemporains, libèrent les esprits sans que nous heurtions de front des influences anciennes puissantes, et que nous avons l'obligation de respecter, du moins hors de chez nous.“Nous devons donc, sans réserve, aider les deux établissements français que sont, à Montréal, le Collège Stanislas et TEcole Marie-de-France.Mais i-elte assistance doit être tout particuliérement attentive et généreuse en faveur de l’Ecole Marie-de-France et cela pour au moins trois raisons: parce que c’est une école de jeunes filles et que c’est par la femme qu’on obtient le plus rapidement l'orientation des esprits, — parce que cette école fut créée dans des conditions exceptionnellement ingrates par le courage tenace de deux Françaises instruites et libérales, enfin parce qu’une ’’crise de croissance” en met le développement en péril.“Nous l’avons définie dans la notice V 5; nous insisterons à nouveau pour qu’une solution favorable au prestige de la France soit prise.11 faut en outre apporter des éléments nouveaux dans le personnel de l’enseignement.Monsieur Brouillette, Canadien, est à la fois un enseigneur et un animateur remarquables.11 faut faciliter son action vers une pensée plus libre en envoyant des jeunes professeurs femmes, de France, ayant titres et valeur réelle.Notamment pour le latin.“Le moment est opportun pour donner toute la valeur possible à TEcole Marie-de-France; il faut le saisir.La notice de la page 128 donne des précisions d’ordre financier”.(P.180).Plus haut, à la page 128, Fauteur décrivait en ces termes le collège Marie-de-France: “Cette école est le seul établissement d’instruction secondaire français existant au Canada, pour filles “L’Ecole Marie-de-France a été fondée eu 1939 par Madame Ernout, femme du professeur en Sorbonne, membre de l’Institut, et sa fille Madame Brouillette.Cette fondation est d’autant plus méritoire, qu'elles l’ont créée seules et sans aucun appui officiel ou autre, avec plutôt l'hostilité sourde du clergé: elles ont su se le concilier, ou tout au moins désarmer sa méfiance: elles sont obligées de rester en contact étroit avec lui.“Au commenrement, 19 élèves; actuellement 120, avec 19 professeurs.1,’enseignement est donné conformément aux programmes français.“Les élèves proviennent des milieux bourgeois et aisés canadiens-français.“Le besoin d'une telle école se faisait fortement sentir, car au Canada, le\ filles d’origine française qui ne veulent pas aller dans les écoles anglaises n’ont d’autre ressource que de fréquenter les écoles tenues à leur usage par des religieuses, et dont le niveau est inférieur.Nous nous permettons de poser la question: la pensée et l’attitude d’esprit révélées par ces lignes reflètent-elles la pensée officielle du gouvernement français, et faudrait-il croire que tous ceux qui nous viennent de France — ou que Ton nous envoie — voudraient "libéraliser” notre culture et nous “libérer”?Ce serait très malheureux.Nous aimons à croire que Ton voudra plutôt pratiquer le conseil de M.Gilson: “Ce qu’il faut servir au Canada, ce n’est pas notre culture mais la sienne L’oublier serait fort dangereux pour notre amitié mutuelle, et c’est pourquoi je souhaite si vivement en convaincre tous ceux qui, sous une forme quelconque, se proposent de travailler avec le Canada français”.N.B.— Samedi, 3 août1, le deuxième article de "Relations", sur le même sujet : "Les révélations du rapport Abadie", par Honoré Bettez.$850 millions pour aider les anciens combattants Chiffres révélés hier à la Chambre des Communes Oltawa, 1er (D.N.C.) — Au cours de la présente année, le gouvernement dépensera un total de $850 millions pour aider les anciens combattants et, au cours des six prochaines années, l’ensemble du programme de réadaptation qui vient d’être élaboré pour nos anciens soldats, marins et aviateurs coûtera au pays un total de $1,500,000,000.Ces chiffres ont été révélé» à la on actorde beaucoup plus d’importance aux nominations politiques qu’à la préférence aux anciens combattants.Dans certains services administratifs, scion lui, les anciens combattants ne jouissent pas des privilèges qu’ils devraient avoir.Le député de Jémiscouata a soutenu que des hommes avaient été pratiquement assassinés flans Tar-mée par l’incompétence du corps Chambre des Communes hier après- que dirigeait le Dr Brook midi lors du débat sur la deuxième Chisholm, qui vient de demission-lecture du premier des 12 projets !\er comme sous-ministre de la San-de loi qui seront adoptés d’ici la , e pour accepter un important pos- - - Me dans 1 un des organismes des Na- tions Unies.Le Dr Chisholm, a dit M.Pouliot, “est responsable de toutes les souffrances de beaucoup de soldats qui ne pouvaient obtenir justice et, maintenant, il est en charge de la santé du monde.Quelle honte!” Le député de Témiscouata a cité le cas d’un soldat qui tenta vainement de sortir de Tannée à cause d’une maladie de coeur et qui.après avoir vainement demandé tour à tour un médecin et un prêtre et avoir été traité de faker, fut trouvé mort dans son lit.En parlant d’autres injustices et des poursuites, M.Pouliot a dit aussi qu’il était temps de considérer la guerre comme une chose du passé.“Je suis prêt, dit-il, à accorder des pensions à ceux qui en méritent, mais d’autre part je crois qu’il est temps de considérer la guerre comme une chose du passé.” D’après le député de Témiscouata.ceux qui se sont battus, qui sont allés outre-mer, sont beaucoup plus indulgents et sont prêts à se conduire en hommes civilisés.Mais les autres savent qu’ils seront sur la rue dès que Tarmée sera démobilisée, qu’il n’y aura plus de bonnes jobs pour eux, et ils exercent leur cruauté sur d’honnêtes citoyens qui mériteraient d’être mieux traités.“Je pourrais, dit-il, donner les noms de tous les parasites qui seraient sur la rue demain si on fermait les clinks.En terminant, le député de Té- fin de la sesssion et qui constitueront la Charte des anciens combattants.C’est en réponse à des questions posées par le député libéral indépendant de Témiscouata, M.Jean-François Pouliot, que le ministre des Affaires des anciens combattants, M.lan Mackenzie, et son secrétaire parlementaire, M.Walter Tucker, a précisé le coût des multiples avantages que le Canada accorde à ceux de ses fils qui ont risqué leur vie ou sacrifié de nombreuses années au cours de la guerre.M.Mackenzie a dit que les gratifications, crédits de réadaptation, pensions et autres dépenses pour les anciens combattants coûteraient cette année $850 millions, dont $693 millions en crédits réguliers et $175 millions en crédits supplémentaires.De son 'côté, M.Tucker a ajouté que l’ensemble du programme pour les six prochaines années coûterait environ $1 milliard et demi, sans compter les pensions de la première grande guerre.“C’est une très forte somme d’argent, a dit M.Pouliot, mais je suis mieux disposé à la voter qu’à voter le prêt d’un milliard et quart à la Grande-Bretagne, et si le prêt n’avait pas été accordé, nous aurions eu cela de plus à dépenser.” Le colonel A.J.Brooks, conservateur -.r la température 1er, (C.P.) — Voici les prévisions atmosphériques transmises à 11 h.30 cet avant-midi, par le bureau météorologique de Dorval: Villes de Montréal et Ottawa: Beau aujourd’hui et demain.Vents du nord-ouest.Minimum êe soir et maximum demain à Montréal: 58 et 79; à Ottawa: 57 et 81.Humidité inchangée.* * Régions de Montréal, Ottawa et des Cantons de TEst: Partie nord: beau aujourd’hui et demain.Pluie intermittente près de la frontière américaine cet après-midi.Peu de changement dans la température.; Vents du nord-est.Humidité inciian j gée dans la partie nord, et un peu plus basse darts la partie sud.Minimum ce soir et maximum demain à Sherbrooke: 55 et 77.* ¦ * * Régions de Québec, des Lauren-tides, du Saint Maurice, Lac Saint.Jean et Baie Gomeau: Beau aujourd’hui et demain.Vents légers.Minimum ce soir et maximum demain à Québec: 51 et 77; dans les Lau-rentides: 49 et 79; dans St-Maurice: 46 et 77; à Chicoutimi: 49 et 77; à Rivière-du.Loup: 48 et 75.Humidi té inchangée.* * * Baie des Chaleurs, Gaspé et Côte Nord: Beau.Attaqué et volé par deux nègres M.William Oliphant, 648, rue Bloor, à Toronto, a été altaqué, à deux heures ce matin, par deux noirs qui lui ont soutiré une somme de $150 en argent, en plus de ses papiers personnels.Une plainte a été portée à lu Sûreté municipale qui enquête.Entrepôt cambriolé Des voleurs se sont introduits, au cours de la nuit dernière, dans un entrepôt appartenant à M.McDonald, et situé à 1708 ouest, rue No.tre-Dame, où ils ont fail main basse $ur un lot de ! as et de chaussettes destinées au magasin Eaton.Le tout est d’une valeur de {1,200.Voyages Organisés QUEBEC Ste-Anne de Beaupré Visite à la Plage d'Orléans Paroisse St-Jean, Ile d'Orléans , 10 et 17 août Tralat : Riva Nord, Riva Sud Informations et réservations Ass’n Voyages Historiques 5302 Ava du Parc — CA.0795 CHerrier 9360 GARCIA POULIN, A.P.A.Auditeur PubUc Accrédité de Québec Accredited PubUc Audlto- of Quebec Impôt sur le reve- SPECIALITES : lité.1700 Sherbrooke E., appt 25 appi Gauthier Montréal ACHAT DE CREANCES Apportea-nous »os créance» billet» er souffrance Pavon» Plus haut orlx F.* André Aréa 57 oueat rus St-Jacque# PUS-teeu #107 lJ»4i CHAMBRE à LOUER Chambre pour 1 ou 2 professeurs ou étudiants, localité Chemin Ste-Cath
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