Le devoir, 31 août 1946, samedi 31 août 1946
s V “La Otaad* Ml val a»tloa ¦euMtaia* M ai peut avec docilité accepter de U Qrmde-Breu-*ne ou dee Etats-UnU ou de qui que ce toit d'autre, l'attltudt qu’il lui faut prendre envers le monde Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique dea nations, mais envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis un mauvais service au Commonwealth." She Is a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docilely trom Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth.* .Lord Tweedsmur LE DEVOIR Montréal, lomodi 31 aodt 1946 VOLUME XXXVII — No 20)" lEDACnOK ET AD MINIS THATIOK 4M EST.HOT1EDAME.MOMTBEAl TELEPHONE : *BEIair 3361 SOatS, DIMANCHES ET FETES Administration | Rédaction i Diractsur : Georqas PELLETIEB FAIS CE QUE DOIS R id acteur ea chefi Orner HEHOUX Gérant: BE.3361 BE.3366 BE.3363 L’Italie devra payer cent millions à la Russie ( Voir en page 3) De la charte de l’Atlantique à la Conférence de paix M.Henri Bourassa Plus d’une année s’est écoulée depuis que ia bombe atomique.après avoir tué en une seule explosion cent mille personnes et terminé brusquement la guerre du Japon, a ébranlé en même temps la civilisation.Mais la paix n’est pas revenue et la conférence de Paris donne l'impression d’une réunion de grands fauves autour de cadavres qu’ils se disputent avec des rugissements de fureur.On est loin des jours idylliques où les chefs des grandes nations conviaient les peuples à implorer le Tout-Puissant et protestaient d’un immense amour pour la pauvre race humaine.Il est curieux de relire, à cette distance, les discours et es promesses de l’âge d’or.Rien n'en pourrait donner une meilleure idée que ce qu’on a appelé la Charte de l’Atlan-ique.Au mois d’août 1941, le président Roosevelt,, des Etats-Unis, et M.Winston Churchill, premier ministre Je l'Angleterre, s'étaient rencontrés en mer et, après de ongues conversations, ils avaient rédigé une déclaration lolennelle.» Le 1 4 août de cette année, les agences de nouvelles recevaient du bureau du premier ministre Mackenzie King, a Ottawa, le texte de cette déclaration.Le communiqué commençait comme suit: ' Le premier minutre Mackenzie King annonce que le premier ministre de la Grande-Bretagne et le président des Etats-Unis se sont entendus pour faire une déclaration conjointe qui doit être publiée aujourd'hui au sujet de leur récente rencontre en mer.Suivait le texte de la “Charte de l’Atlantique”.A Washington, le président Roosevelt envoya une com-municatior au Congrès pour signaler cette entrevue mémorable et “la déclaration rédigée par le premier ministre et le président”.Ces détails montrent qu'il ne s’agissait pas d'une entrevue ordinaire, comme par la suite le président Roosevelt a tenté de le faire croire, mais bien d’une proclamation faite avec le plus de solennité possible sur les buts que l’Angleterre et les Etats-Unis se proposaient.Von y disait: Premièrement, leurs pays ne recherchent aucun agrandissement territorial ou autre.Deuxièmement, ils ne désirent aucun changement territorial qui ne résulte d'un accord librement consenti par les peuples concernés.Troisièmement, ils respectent te droit des peuples de choisir librement la forme de gouvernement sous laquelle ils désirent vivre; et c’est leur désir de voir la souveraineté et le self-government restitués aux gouvernements qui en ont été dépouillés pat la force.Quatrièmement, ils s'efforceront, tout en respectant leurs présentes obligations, de favoriser pour tous les Etats, grands et petits, victorieux ou vaincus, l’accès à termes égaux au commerce et aux matières premières du monde qui sont nécessaires à leur prospérité économique.Cinquièmement, ils désirent ménager la plus entière collaboration entre toutes les nations sur le plan économique en vue d’assurer à toutes de meilleurs standards de travail, le progrès économique et la sécurité sociale.Sixièmement, après la disparition définitive de la tyrannie nazie, ils espèrent voir s’établir une paix qui permettra à toutes les nations de demeurer en sécurité à l’intérieur de leurs frontières et qui leur donnera la fçi que tous les hommes, dans tous les pays du monde, pourront vivre désormais délivrés de la crainte et du besoin.Septièmement, cette paix donnera à tous le droit de naviguer sur les mers et les océans, sans entraves.A quoi il faut ajouter ce commentaire du président Rooseveh dans son message au Congrès: Il est, aussi, inutile pour moi de signaler que la déclaration de principes comporte nécessairement le besoin mondial de liberté religieuse et d’information.Il n'est probablement pas de document historique plus caricatural lorsqu’on le compare à la réalité subséquente, 3l-Vin-4« comme si quelque génie cynique et brutal s’était amusé à faire rédiger par avance, aux chefs des deux grandes nations, la condamnation de leurs actions à venir.C’est qu’au moment où la Charte de l’Atlantique était lancée aux quatre coins du monde et que M.King disait qu’elle allait révolutionner l’histoire de l’humanité, les légions allemandes déferlaient dans une poussée apparemment irrésistible vers Leningrad et Moscou, après avoir chassé les Alliés dû^continent européen, et que le Japon s’apprêtait à chasser les Anglais de Singapour et des Indes néerlandaises, etc.Dans cette heure la plus sombre de la cause alliée, le toi d’Angleterre invitait les peuples de l’Empire à prier Dieu, à s’humilier devant le Souverain Juge.Et tous les hommes éminents, chacun dans sa sphère, ne songeaient qu’à sauver la civilisation, la chrétienté, le droit, la morale.Mais après Stalingrad et le recul des armées nazies, la reprise de la fortune militaire alliée, on a laissé tomber les nobles idéologies des heures de désastre.Et on eut le nouveau partage de la Pologne, l’asservissement total de pays entiers comme la Latvie, la Lituanie et l’Estonie, la mise en esclavage de millions d’hommes et de femmes, suivant l’exemple odieux des Nazis, au mépris des conventions internationales d’ailleurs.Ce furent et ce sont encore les purges sanglantes pour ouvrir la voie au communisme soviétique, les caricatures d’élections, la suppression de la presse, le rideau de fer russe et ainsi de suite.Sans doute, il faut attribuer à la Russie la grande partie de ces actes, mais sans oublier qu’ils ont été approuvés officiellement ou tacitement par let signataires de la Charte de l’Atlantique.Au lieu d'un monde où pays grands et petits devaient vivre dans la sécurité de leurs droits et de leur souveraineté, on a un monde que contrôlent trois grandes puissances, et avec un absolutisme tel qu’il n’en est pas d'exemple depuis l’empire de Rome.Dieu, que l’on implorait quand la foudre grondait sur nos têtes, a été vite mis au rancart, au point que, pour ne pas déplaire à l’athéisme russe, on.a éliminé la prière des délibérations.Le fils du président Roosevelt, le capitaine Elliott Roosevelt, qui assistait d’ailleurs aux conversations d’où est sortie la Charte de l’Atlantique, va publier un livre dont il a donné quelques extraits.Mais il n’y a pas lieu évidemment de s’étonner des changements d’attitude.M.Churchill l’avait nettement indiqué, lorsqu’il déclarait que le roi ne l’avait pas charge de procéder à la liquidation de l’Empire.Ça n’a jamais été une guerre pour sauver la civilisation, chrétienne, russe ou chinoise, ni une guerre pour sauver la démocratie russe, chinoise ou américaine, mais l’Angleterre s’est battue pour sauver son empire, la Russie pour sauver son pays, tout comme les ennemis se battaient pour leur intérêt.La propagande vertueuse, pieusement internationale, dont on nous a inondés pendant six ans, était du Verbiage et du splendide camouflage de guerre.Le lendemain de guette retrouve les mêmes luttes d’intérêts et de puissance, sauf qu’on a créé une puissance formidable qui n’a de réplique dans le temps qu’avec l’empire de Genghis-Khan et qu’il est heureux pour l’humanité que les Etats-Unis détiennent le secret de la bombe atomique.Les puissants continueront à se quereller pour les marchés du monde, le contrôle du pétrole, des mines, etc., tout comme auparavant.La différence, c’est qu’on aura créé chez les peuples des mirages nouveaux, commodes pour la propagande de guerre, mais qui restent tout de même.M.Herbert Hoover, qui était l’aide du président Wilson à la conférence de Versailles, racontait que Lloyd George avait embobeliné le président pour certaines fins par de fausses raisons.Par la suite, il eut besoin de lui faire avaler des principes diamétralement contraires et qui cette fois étaient justes.Mais Wilson refusa d’en démordre.Lloyd George, dit M.Hoover, qui avait réussi à bamboozle Wilson, ne put jamais lui faire croire la vérité.C'est ce qui arrive avec les histoires actuelles de démocratie.Alexis GAGNON L'actualité ce.Je savais que l’equipe.des pro.visions chargee du transport des A„*>•**¦•»«** invités de la Corporation des Es- Aventures en choliers Griffonneurs ne disposait que de rames, de courage et de bras.Le vol du moteur de l’embarcation le jour précédent obligeait les étudiants a se mesurer personnelle-ment avec les forces de la nature.Les rameurs dont je.guettais l arrivée sur le Richelieu débouchèrent derrière moi, par voie de, terre avec des provisions.Faire connaissance avec, mes quatre guides, se mettre en route ne prit qqe quelques instants.Nous voguions vers le monde inconnu pour moi de Vlle-aux-' Noix.Tenus en haleine par la tâche de mener T embarcation à bon port' les étudiants qui m’accompagnaient ne répondaient que brièvement à mes questions.C’est ce que je croyais.M.Roger Chartier, président de (Corporation des Escholiers Griffonneurs, m’accueillit sur le quai rudimentaire de l’Ile-aux-Noix.Les quatre rameurs disparurent.Je ne voyais qu’un sentier qui menait^ en tournant derrière un bouquet d’arbres.Le cri des canards se rapprochait.Bientôt, je compris.Le Fort-Lennox, vestige et sauve.nir de l’invasion américaine de 1812, se dissimule dané une sorte de très grand fourré.On ne l’aperçoit qu’en accédant par le pont-levis à sa poterne d'entrée.Merveilleuse position stratégique pour une guerre d'embuscade, avant Tire des bombes volantes et atomiques.Je me servais mentalement un petit cours d’histoire, tout en traversant le pont.lèifis jeté sur le large fossé dont l’eau se couvre d’une écume verte.Une cane et ses canetons s’y promenaient sereinement.Le président de la Corpo me ramena LMIe-oux-Noix C’est pour répondre à l'invitation de la Corporation des Escholiers Jiriffonneiirs, qu’en cette fin de four du 19 août, je me trouvais en route pour Tlle-aux-Noix.A la nuit lombanle, j’arrivais au bord du RL chelieu.Un fort vent du sud-ouest ’abolirait les eaux grises.Ait, milieu de l’ancienne rivière des iruguois, l'ile plate s’étendait comme iih immense saurien endormi.Dans le reste du jour qui coulait du bas de l’horizon libéré par les nuages, je devinais plus que je ne voyais l’herbe grasse de l’Ile-aux-Soix et ses massifs boisés.D’un point indéterminé, le vent m’apportait les cris des canards sauvages annonçant ta ronde de nuit.Une odeur de verdure mouillée flottait dans l'air.L’obscurité envahissante commençai! à dissoudre les formes de Tile qui semblait s’allon-icr.s'envelopper, comme d’une •ouverture, de grands pans t’ombre avant le repos noc-’urne.J'attendais les émissaires de a Corporation qui devaient venir à 'ma rencontre.Avec une émouvante inanimili, ma montre et mon esta, mac me rappelaient que l’heure du ¦epas du soir avait depuis longtemps sonné.Le grand air m’ouvrait Vappétit.' Les cris attardés des canards se rayant un chemin jusqu’à mon imagination se transposaient en absurdes fumets de rôtisserie.J'at-tr-dni*.Mais sans trop d’impalien- Le fondateur du Devoir entrera demain dans sa soixante-dix-neuvième année.M.Bourassa est en effet né à Montréal le 1er septembre 1868.Les traits principaux de sa carrière appartiennent à l’histoire de notre pays: ils en sont pour toujours inséparables.Il est un demi-siècle d’événements, de luttes et de travaux que l'on ne pourra jamais raconter sans évoquer l’image du grand orateur.M.Bourassa, en ces derniers mois, a heureusement triomphé d’un pénible accident de santé.Tous souhaiteront que pendant de nombreuses années encore il puisse jouir de sa demi-retraite et à l’occasion faire profiter les siens du fruit de ses abondantes études et de sa longue expérience.Nulle part ces souhaits ne sauraient être plus fervents que dans ce journal qui s’honore de lui devoir l’existence et qui s’emploie, du mieux qu’il peut, à prolonger son action catholique et nationale.Pour l’instant, maire, insignes et fonctions se juchaient à trois ou quatre pieds du sol, en équilibre plus ou moins instable.Pour obéir à la consigne du silence, j'ajouterai seulement que je fus reçu citoyen de Noisette-sur-l'Ile, au cours d’une cérémonie solennellement bouffon, ne dont les étudiants ont le secret.J’oubliais le souper.Mais la faim veillait.De dévoués Griffonneurs également, parfaitement entratnés aux travaux ménagers.Le menu très copieux me révéla que je ne perdais rien pour avoir attendu.Et ta faim prit (in.Bien lesté, je retournai à la mairie.Installés en cercle autour de la salle, des Grif.fonnetirs préparaient leurs cahiers de notes.Des bûches flambaient joyeusement dans la cheminée.Ce que je dis aux Escholiers Griffonneurs concerne surtout la chronique de la Corporation.Comme on me le demandait, je parlai de l’humour, de l’esprit français, de la blague.Sujet propre d intéresser un auditoire d’étudiants.On me rendit la politesse par des chansons du milieu.Puis, comme dans celle de Marlborough, chacun s’en fut coucher.Voilà comment je devins, un jour, citoyen de Noisette-sur-l’Ile.Ferrier CHARTIER 3i-vm-4h regDonaablilté limitée» éditrice-propriétaire — Georxee Pelletier lirecteur-sênnt La Canadian Près» est seule autorisée » (aire emploi Pour réimpression de toutes les dépêche» attribuées a m Canadian Près» A P Associated Près» ou » Paeppce Reuter ainsi Que de toute* es informations locales au* le "D-eotr' oublie Tou» I 1roit* de reproduction des dénéch-s nart.1-uüère» dr "Devoir’' sont également -éser-sés Autorisé comme envo* costal de le deuxième classe Ministère oa» Postes Ottawa Suivez l'exniple de milliers de clients satisfaits 36 années d'expérience vous assurent un service pariait.SPECIALITES Appareils orthopédiques — Bandes herniaires — Ceintures abdominales — Reparation de tout genre.C# MARTIN Enrg’.Mlle CORINNE MARTIN seule et unique propriétaire.48 EST, RUE CRAIG Dépt 34, Montréal —* HA.3727 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Press", de r'A.B.C." et de la "C.D.N.À.*' iAMEDI 31 AOUT 1946 TEMPS PROBABLE NUAGEUX ET PLUS CHAUD Débat sur la plainte ukrainienne contre la Grèce Le Conseil de Sécurité n'a pas encore décidé si la plainte sera étudiée sous sa forme présente $100,000,000 à la Russie Lake Success, N.-Y., 31 (A.P.)— La Russie et l’AnRleterré ont discuté longuement hier au Conseil de Sécurité, sur l’audition de la plainte ukrainienne contre la Grèce.La décision à ce sujet a été retardée pour jusqu’à mardi au moins, soit deux jours après le plébiscite qui décidera dimanche si le roi Georges II retournera ou non en Grèce.Sir Alexander Cadogan, le délégué anglais, a dirigé l’attaque contre l’audition de la plainte en di-aant que les accusations portées ne sont pas précises et que le Conseil ne devrait pas les entendre dans leur forme actuelle.M.Gromyko, délégué soviétique, a soutenu la requête ukrainienne, et a dit que de grandes guerres ont commencé par de petits incidents tels que les “heurts sérieux’’ qui, dit-il, se produisent à la frontière de Grèce et d’Albanie.M.Gromyko a affirmé que la présence des troupes anglaises en Grèce soulève toute la question de la domination étrangère et que c’est apparemment pour cette raison que sir Alexander s’oppose à l’audition de la plainte.Il a dit que les incidents de frontière signalés dans la plainte peuvent conduire à des complications de caractère plus que local.Il a ajouté que la Grèce et l’Albanie ne vivent pas dans des maisons de verre — qu’elles sont dans les Balkans.La demande de M.Gromyko, pour avoir dans un délai de deux semaines des renseignements sur les troupes alliées qui se trouvent dans des pays étrangers non ennemis, a été inscrite à l’agenda provisoire de la réunion; il n’a pas été question de cette demande hier; mais le Conseil aura à voter sur cette demande pour décider si elle est acceptable.Dans le débat sur la plainte: ukrainienne, le délégué australien a • dit que la plainte devrait être plus précise.M.Cadogan a déclaré qu’il | ne voulait pas faire d’obstruction à j la discussion, mais qu’il s’oppose à : la façon dont on procède pour dif-! fuser largement des accusations j imprécises.L’Ukraine, a-t-il dit,! accuse la Grèce d’actes agressifs sans citer aucun fait, et ensuite M.Manuilsky jette tout le blâme sur l’Angleterre sans donner un seul fait.Il a demandé que l’Ukraine soumette un document plus sobre, résumant le problème et énumérant les faits dont elle entend se plaindre.M.Van Kleffens a dit que si on inscrit à l’agenda la plainte telle que soumise on ouvre la porte à un mauvais usage du Conseil, car un pays pourrait n’importe quand se présenter avec une plainte purement fictive, et le Conseil devrait écouter, et laisser ce pays utiliser le Conseil comme une tribune pour exposer sa politique ou sa propagande nationale.Le débat a donné lieu à un vote.Une motion pour inviter les représentants de l’Ukraine et de la Grèce à prendre part aux délibérations a été rejetée par un vote de 6 à 3.Ont voté pour l’invitation: Brésil, Australie, Russie, Mexique, Hollande et Pologne; ont voté contre: Etats-Unis, Angleterre et France.L’Egypte et la Chine se sont abstenues.Comme il fallait 7 votes affirmatifs la proposition n’a pas été adoptée.Si elle avait été adoptée les représentants des deux pays concernés auraient pu siéger pendant le débat qui doit décider si la plainte sera reçue pour étude telle que présentée.Créhits de $2’000,000 accordés à Radio-Canada pour son expansion (suite de la première page) M.William Irvine, socialiste de Caribou, proteste.“Les services ondus par les postes privés ne sont :as des services gratuits, déciarc-il.Quand nous achetons des marchandises, nous payons pour les 'inonces à la radio.Cela ne trom-ae personne.” Le colonel J.A.Ross, conscrva-:eur de Souris, dit que le subterfuge employé par le gouvernement pour donner quand même 92 mil-ions à Radio-Canada n’a pas meil-eure odeur que le bill.M.Hansell reprend la parole.U accuse Radio-Canada d’avoir fait envoyer des centaines de télégrammes au président du comité de la ~adio pendant que ce comité siégeait.Il parle ensuite de la découverte l’un procédé pour transmettre une page de journal sur les ondes.C’est in service, dit-il, que donnent déjà leux journaux aux Etats-Unis.La xansmission de la parole écrite est donc un fait accompli et il ne s e-coulera peut-être que quatre ou pinq ans avant que l’on réussisse a transmettre des imagés en trois ou quatre couleurs.M.Hansell déclare que ces réalisations font comprendre l’énormité des pouvoirs latents que recèle Radio-Canada, * déjà réduit les postes privés à l in-signifiance et qui, demain, détruira les journaux.Puis M.Hansell parle des communistes.Il mentionne le fait que le parti ouvrier-progressiste (communiste) a commence une sene de causeries politiques aux micros de Radio-Canada.II fait £bser.v.';r qu’un communiste parlant a Radio-Canada s’adresse à un auditoire d’environ 1,500,000 personnes.Quant aux commentateurs de Radio-Canada, M.Hansell voudrait qu’ils ne fussent engages que pour deux mois au plus et qu après ce stage un commentateur ne retourne nas8 au micro avant plusieurs années On ne lui fera pas croire qui! n’y a qu’une douzaine de cervelles au Canada qui sont capables de fil-[rer et interpréter les événements.^ Puis M.Hansell provoque dv.longs éclats de rire en énumérant les personnages qui, a son avis, seraient membres du conseil des gouverneurs de Radio-Canada si, par impossible, la CCF accédait au ^0M°Ralph Maybank, libéral de Winnipeg-sud-centre, déclare que si on refuse de favoriser le développement d’une institution comme Radio-Canada,.à cause du danger que le socialisme ou le communisme n’accède au pouvoir, il faut refuser aussi de voter des crédits aux chemins de Jtr nationaux et au gem-vernemem lui-meme.11 ne suffit pas d’indiquer une possibilité et de crier “au feu”, il faut aussi produi.re des preuves et des faits.On n’enlève pas son fusil à un chasseur sous prétexte qu’il pourrait un jour l’en servir pour tuer sa femme.Pour le moment, dit-il, il ne s’agit que de voter $2 millions pour permettre à Radio-Canada de continuer.son expansion.Il s’agit de développer le deuxième réseau.Sur ce.M.J.T.Macdonnell, conservateur de Muskoka-Ontario, dé-clare que les conservateurs demandent justement que le développement de ce deuxième réseau soit laissé à l’initiative privée.Le capitaine Denton Massey, conservateur de Toronto-Greenwood, croit qu’un réseau développé par l’initiative privée, auquel l’annonceur canadien aurait accès avec ses propres programmes, pourra faire honneur au Canada autant que les programmes américains font hon.nmir aux Etats-Unis.Le vote de $2 l jPgpAAra, cependant, le É las de la radiodiffusion privée au Janada.Le capitaine Massey voterait pour les $2 millions s’ils étaient destinés à améliorer les programmes de Radio-Canada.M.R.R.Knight, député socialiste de Saskatoon, félicite M.Massey de son brillant discours, mais en ajoutant qu’il n’a rien prouvé.Il n’est pas prêt à admettre que la fortune d’Hitler est attribuable à la radio.Il estime que la radio d’état protège mieux la liberté de parole que la radio privée qui ne vise qu’au gain, et qui n’accorde le privilège de se faire entendre qu’à ceux qui peuvent payer.M.Earl Homuth, député conser.valeur de Waterloo-Sud, n’est pas du même avis et considère que la radio d’Etat favorisera toujours le parti au pouvoir.Il est opposé aux fiouvoirs trop considérables que ’on a accordés aux ministres de la Couronne et aux organismes bureaucratiques.Il comprend que la C.C.F.approuve la mesure parce qu’elle constitue un pas vers le socialisme ou le communisme.M.Liguori Lacombe, député indépendant de Laval-Deux-Montagnes, intervint dans le débat pour protester contre le fait que Radio-Lanada met son réseau à la disposition des orateurs communistes.Comment se fait-il, demande-t-il, qu’au moment même où la sécurité de l’Etat est menacée, le gouvernement permette les réunions de ce mouvement révolutionnaire?Qu’attend-il pour proclamer l’illégalité du parti communiste et ouvrier-progressiste?Le gouvernement devrait prendre les mesures nécessaires pour prévenir et empêcher toute irradiation et toute propagande communiste au Canada.M.Pierre Gauthier, député libéral de Portneuf, a reproché à M.Lacombe de n’avoir pas protesté contre ces causeries communistes à la radio avant qu’elles ne fussent prononcées, comme l’avait fait M.Maxime Raymond.M.Solon Low, chef du Crédit social, demande que l’on remette le vote de ce crédit jusqu’à la prochaine session afin de permettre aux députés et à la population de l’étudier comme il le mérite.Il a bien l’impression qu’en accordant à Radio-Canada un nouveau capital de 92,0(K),(XK) pour étendre son réseau, on détruit ia concurrence des postes privés.Il croit qu’il n’y a rien de pressant et que l’on pourrait très bien reprendre l’étude de la question à la prochaine session.Le ministre du Commerce intervient dans le débat et déclare qu’il s’agit simplement d’accorder à Radio-Canada un prêt qui sera remboursé.Toute cette discussion, dit-il, aurait dû avoir lieu sur la deuxième lecture du bill que le gouvernement a décidé de reporter à la prochaine session afin d’abréger la session actuelle.Parlant des conservateurs, M.McCann assure qu’ils renient toute la politique que suivait M.B.Bennett, leur ancien chef, sur la radiodiffusion.Ce fut M.Bennett qui décida de nationaliser la radio lorsqu’il était premier ministre et qui fit adopter la loi actuelle de la radio.La Société Radio-Canada ne fait qu’appliquer cette loi.Et en continuant son expansion, elle ne fait qu’appliquer les recommandations de la Commission Aird, qui furent approuvées par chaque .comité de la radio à chaque session.Il ne s’agit pas d’un cadeau, mais d’un prêt du peuple canadien à Radio-Canada, qui a toujours fidèlement remboursé tous ses emprunts jusqu’au dernier cent.En terminant, M.McCann dit que le gouvernement estime qu’il est sur un terrain très solide avec toute cette question et qu’U » l’appui de La clause est adoptée en commission après un vif débat entre les délégués soviétique et canadien Paris, 31 (C.P.-câble).— La.commission économique pour l’Italie a approuvé hier la clause du traité accordant à la Russie contre l’Italie des réparations au montant de $100,000,000.Mais cette question a donné lieu à un vif débat entre les délégués canadien et soviétique.M.Dana Wilgress, ambassadeur du Canada en Russie, a proposé que la décision de la commission sur la clause des réparations italiennes à la Russie soit différée jusqu’à l’étude des réclamations des autres pays alliés, parce que cela clarifierait tout le tableau des réparation italiennes.M.Vishinsky, le délégué soviétique, a riposté que c’était une nouvelle tentative pour bloquer et retarder l’acceptation de réclamations équitables de la part de l’Italie.Il a parlé de M.Wilgress en le désignant par son nom, ce qui est inusité à la conférence, et a dit que comme ambassadeur à Moscou, le délégué canadien devrait savoir combien la Russie a souffert et combien ses réclamations sont justes.Il a insisté pour que la réclamation russe soit approuvée sans délai et a dit que les réclamations de la Grèce contre l’Italie sont de $6,117,-710,005, et celles de l’Ethiopie $775,-000,000.(Les réclamations de la Yougoslavie contre l’Italie sont de $1,300,000,000).M.Wilgress a assuré M.Vishinsky qu’il ne voulait pas faire obstacle aux réclamations soviétiques: Je sais probablement mieux qui quiconque dans cette salle, en dehors de la délégation soviétique, a-t-il dit, combien la Russie a subi de dommages et a souffert dans cette guerre.Je ne veux pas mettre en doute le chiffre mentionné dans cet article.Le délégué canadien a alors ajouté que cela aiderait l’étude du traité si la commission avait devant elle toutes les réclamations de réparations contre l’Italie.Citant la clause du traité qui dit que l’Italie négociera avec la Russie et avec les autres puissances qui demandent d’elle des réparations, M.Wilgress a dit qu’il ne comprend pas comment l’Italie peut négocier plusieurs accords de réparations avec plusieurs pays en même temps.Le délégué australien, M.E.P.Walker, a appuyé le délégué canadien, et alors M.Vishinsky s’est levé, et en regardant M.Wilgress il a dit: Je ne sais pas si je dois remercier M.Wilgress pour son appui.Je ne suis pas surpris de sa sympathie; il a vu la Russie pendant la guerre.Toutefois, sa proposition vise à retarder la clause 'du traité sur la modeste somme de réparations fixée après une longue discussion et une analyse fouillée .par le Conseil des ministres des affaires étrangères.Mais cette solution ne satisfait pas le délégué canadien.S’opppse-t-il au chiffre?11 voudrait renverser l’accord conclu au conseil avec tant de difficultés.Le gouvernement italien est satis-; fait de l’accord bilatéral.Mais M.| Wilgress ne l’est pas.Puis après ; avoir ajouté que le Canada et l’Aus-I tralie sont de connivence contre la Russie, M.Vishinsky a dit de la déclaration conciliante de M.Wilgress que ce sont “des assurances de sympathie et d’appui dont nous n’avons pas besoin”, et il a terminé en disant: “Dieu nous protège de nos amis; nous pourrons voir à nos ennemis”.M.Wilgress a finalement insisté pour que sa proposition soit mise aux voix, et elle a été rejetée par un vote de 15 à 5; ont voté pour la proposition: Canada, Australie, Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande et Brésil.Les délégués ont été surpris de la violence de l’attaque de M.Vishinsky contre l’ambassadeur canadien.Cependant on croit que le délégué soviétique prévoyait une proposition de la part d’un groupe de payà pour qu’une commission contrôle les paiements de réparations par l’Italie à la Russie et aux autres pays qui en réclament.L’Australie a soumis son amendement à ; ce sujet hier soir, et M.Wilgress | appuiera probablement cette proposition demain.La commission pour la Hongrie a approuvé unanimement hier une oroposition du délégué canadien, M.Claxton, que des représentants de la Roumanie et de la Hongrie soient entendus au cours d’une séance conjointe des commissions de Hongrie et de Roumanie, au sujet de la frontière de Transylvanie.M.Claxton a dit que le Canada n’a aucun intérêt dans ce litige, mais qu’il estime que les deux pays doivent pouvoir exposer leurs vues.Un délégué soviétique a dit qu’il n’avait pas d’objection et la Yougoslavie a aussi appuyé la proposition.Les Etats-Unis demanderont une indemnité à la Yougoslavie L'Italie a refusé de recevoir 25,000 réfugiés — Washington et le traité russo-suédois — Les Etats-Unis n'interviendront pas dans le plébiscite grec Washington, 31 (A.P.) — M.Dean Acheson, sous-secrétaire d’Etat, a dit hier que les Etats-Unis réclameront une indemnité de la Yougoslavie pour les pertes de vie et les dommages , matériels causés dans les deux attaques récentes contre des avions américains.Il a dit à sa conférence de presse qu’une requête pour dommages n’a pas encore été présentée parce que le secrétariat attend un rapport complet des détails des deux incidents.Cinq Américains ont été tués dans le deuxième de ces incidents.Dans la même conférence de presse, M.Acheson a annoncé que le gouvernement italien a rejeté une demande des Etats-Unis pour l’admission de 25,000 réfugiés — la plupart des Juifs — qui sont actuellement en Autriche.Le gouvernement italien a exprimé l’inquiétude que les approvisionnements que les Etats-Unis ont promis pour ces réfugiés, diminuent les secours disponibles pour les Italiens.M.Acheson a affirmé de nouveau que les Etats-Unis n’interviennent pas dans le plébiscite grec, et que les manoeuvres de vaisseaux américains, y compris le porte-avions Franklin-D.-Roosevelt, sont purement un geste de bonne entente.Il a annoncé que les Etats-Unis ont été informés par la Russie que la conférence préliminaire des Cinq sur les télécommunications s’ouvrira à Moscou le 28 septembre.Ces entretiens grouperont la Russie, les Etats-Unis, l’Angleterre, la France et la Chine, et les cinq puissances prépareront la voie à une conférence mondiale qui sera tenue plus tard.M.Acheson a aussi révélé que les Etats-Unis ont exprimé à la Russie et à la Suède l’espoir que tout pacte commercial conclu entre les deux pays ne viendra pas en conflit avec les objectifs américains pour l’expansion du commerce mondial selon un programme multilatéral.Washington a formulé des critiques au projet de traité russo-suédois annoncé, et par lequel les deux pays conviennent de se réserver certaines exportations pendant cinq ans, la Suède consentant en outre de prêter $300,000,000 à la Russie.Message de MM.Duplessis, Barrette, Godbout à l’occasion de la fête du Travail La loi qui impose le travail est d'institution divine, dit le premier ministre — Le respect des devoirs et des droits de chacun M.Onésime Gagnon annonce un surplus de $14 millions La première année complète de l'Union nationale — La dette provinciale est réduite de $10,349,475.94 — La province de Québec est actuellement la province qui possède la dette la moins élevée, compte tenu de sa population province de Québec démontre ac-‘ la dette la moins consi l’immense majorité du pays en appliquant la politique d’un grand système de radiodiffusion appartenant à la nation, régi par la nation et exploité par la nation.Six orateurs ont encore participé au débat qui se prolongeait depuis plus de six heures — MM.E.G.Hansell, D.G.Ross, Garfield Case, Norman Jaques, Angus Mc-Innis et Chester McLure.Les députés ministériels qui en avaient assez de ce débat prolongé qui menaçait de retarder indéfiniment la prorogation les ont fort mal accueillis, notamment MM.Case et Jaques.Ce fut un feu roulant d’interruptions, de propos ironiques et d’invitations plus ou moins aimables à se taire.“Prenez le plus de temps possible, disaient les uns”.“Il neigera bientôt”, reprenaient les autres”.“Adopté”, reprenait-on en choeur.Le crédit supplémentaire de $2,-000,00Û a été finalement adopté sur division.Les conservateurs et les créditistes n’ont pas réclamé un vôte enregistré sur l’amêndcment Ross qui demandait de réduire le crédit à $1.Québec, 31 (D.N.C.) — M.Onésime Gagnon, trésorier-provincial, a •communiqué hier les résultats définitifs de la dernière année financière,qui est la première année complète de l’Union nationale.Le surplus des revenus sur les dépenses ordinaires est de $14,768,397.59.Comme les dépenses de capital s’élèvent à la somme de $12,977,903.04 le surplus total des revenus sur toutes les dépenses s’élève à la somme de $1,790,494.55.Notons que dans son discours sur le budget, le trésorier avait prévu un surplus de $1,750,000.C’est dire que ses prévisions ont été dépassées.Les chiffres fournis par M.Gagnon démontrent que la dette a été réduite de $10,349,475.94.D’après les compilations faites par la Banque de Montréal, la province de Québec est actuellement ia province qui a la dette la moins considérable par tête.En annonçant hier les résultats de la dernière année financière, au cours d’une conférence de presse, M.Onésime Gagnon a fait la declaration suivante: Pour la deuxième fois, j’ai le plaisir de communiquer aux contribuables de la province les résultats définitifs de la dernière année financière.L’an dernier, à la même date, j avais donné les résultats définitifs de l’année qui s’était écoulée du 1er avril 1944 au 31 mars 1945.Ces chiffres, certifiés par l’auditeur de la province, démontrent que l’année se treminait avec un déficit de $7,977,555.3).Ce déficit était attribuable au fait que, lorsque le gouvernement de l’Union nationale prit charge de l’administration le 30 du mois d’août 1944, nous avons constaté que, sur le budget de $89,923,-685.00 tel que voté par l’Assemblée legislative, un montant de $80,324,-000.00 avait déjà* été engagé par l’administration preédente en l’espace de cinq mois, laissant au gouvernement actuel un montant d’environ $9,000,000.00 seulement pour faire face aux dépenses nécessaires pour les sept derniers mois de l’année.Cette augmetnation fantastique dès dépenses était sans doute attribuable aux élections générales tenues au mois d’août 1944.Les chiffres définitifs, que if.porte aujourd’hui à l’attention des contribuables, représentent un état sommaire des revenus, des dépenses et de la dette publique pour la | première année de l’administration ! de l’Union Nationale, c’est-à-dire de | l’année financière qui s’est écoulée ! du 1er avril 1945 au 31 mars 1946.Ces résultats démontrent que la première année complète de l’administration de l’Union Nationale s'est terminée par un surplus de ,$14,768,397.59 des revenus sur les dépenses ordinaires.Comme les dépenses de capital s’élèvent à la somse de $12,977,903.04, le surplus total des revenus sur toutes les dépenses s’élève donc à la somme de $1,790,494.55.Nous savons que les dépenses de capital sont celles qui constituent un actif et un placement pour la province, ce sont celles qui sont i faites pour la construction d’edifi-ces publics, de ponts, de chemins.' etc.En second lieu, les chiffres que je soumets démontrent que la dernière année financière se termine par une réduction de la dette au montant de $10,349,475.94.En effet, au 31 mars 1945, la dette consolidée et les bons du trésor s’élevaient à $359,562,569.01, alors qu’au 31 mars 1946 ils étaient de $349,212,093.07.Les contribuables auront droit d’ô-tre fiers de ces résultats.Je désire attirer l’attention du public sur un rapport de la Banque de Montréal, établissant un état comparatif des dettes totales de tous les gouvernements du pays.La Banque de Montréal signale que la tuellement dérable par tête.Au cours de ces dernières années, la province de Suébec tenait la seconde place ans ce domaine, car seule la dette, per capita, de la petite province de TUe du Prince-Edouard, dont la population est d’environ 80,000 habitants, était moins considérable que la sienne.Alors que la dette, per capita, de l’Ile du Prince-Edouard est de 106, celle de notre province n’esl que de 101.A l’heure actuelle, ainsi que l’indique le rapport de la Banque de Montréal, c’est la province de Québec qui fait voir, grâce à la sagesse de son administration, la dette la moins élevée, par tête, de celles de toutes les provinces canadiennes.Cette excellente situation financière a permis au gouvernement, au cours de la dernière session, de prendre des mesure d’une très grande importance, destinées en particulier a assurer le progrès de la santé publique, morale et intellectuelle de la populaiton.En effet, une somme de $10,000,-000 a été votée pour combattre la tuberculose à travers la province tandis qu’une somme de $15,000,-000 a été dépensée pour favoriser les développement ae ^éducation.De plus, le gouvernement a sauvé les commissions scolaires en assumant le fardeau de leurs dettes qui dépassaient $90,000,000.H a _ par conséquent résolu des problèmes épineux auxquels avaient à faire face un grand nombre de nos paroisses rurales aussi bien que plusieurs centres urbains de notre pro-vince.Ce résultat, le trésorier de la province l’attribue en premier lieu à la saine administration de l’hon.Maurice Duplessis en se rappelant ce mot de Thiers: “Faites-moi de la bonne politique et je vous ferai de la bonne finance.” La politique du premier ministre est d’une telle qualité que la tâche du trésorier en est singulièrement facilitée.Le problème palestinien Londres demanderait aux Etats-Unis d'aider financièrement les Juifs et les Arabes Londres, 31.(A.P.) — L’Angleterre demandera aux Etats-Unis une aide économique à la fois aux Arabes et aux Juifs eu Palestine, si la prochaine conférence convoquée à Londres amène un règlement du problème.Le personnage anglais haut-placé qui a donné cette nouvelle hier a ajouté que l’Angleterre ne compte plus sur aucune autre forme de participation américaine dans les affaires de Palestine.Le rapport du comité anglo-amé.ricain sur la Palestine comporte une proposition que les Etats-Unis accordent un prêt de $250,000,000 aux Arabes de Palestine pour fins culturelles et nationales.L’Angleterre a accepté ce rapport en partie, mais le président Truman n’a pas voulu engager les Etats-Unis; il a dit cependant que les Etats-Unis paieraient le coût du transport et de l’établissement en Palestine de 100,000 immigrants juifs venant de l’Europe.Le même personnage anglais a dit que l’Angleterre ne veut pas ignorer les sentiments des Etats-Unis sur la question palestinienne; que M.Bevin sait que ce problème comporte un danger pour les rela.lions anglo-américaines et que c’est une des raisons pour lesquelles le ministre a quitté la conférence de paix pour retourner à Londres afin de s’occuper de la conférence de Palestine.Québec, 31 (D.N.C.).— A l’occasion de la Fête du Travail, M.Maurice Duplessis adresse à ia population de la province de Québec le message suivant: M.Maurice Duplessis .Suivant une louable tradition, cet-: te année encore, la population de ]la province, en général, et les ou-] vriers, en particulier, célébreront la Fête du Travail.Le travail est au nombre de nos principaux devoirs et de nos grandes consolations puisque la loi qui l’impose est d’institution divine, ayant été décrétée par Celui qui sur la terre fut aussi l’apprenti de Joseph de Nazareth.N’oublions jamais cette grande vérité, que met en lumière la devise de Sa Sainteté Pie XII, la paix, aussi bien entre les peuples que chez les peuples, a pour fondement la justice.A la lumière des incomparables | préceptes évangéliques, une féconde et indispensable coopération peut se réaliser entre ces deux facteurs nécessaires de prospérité nationale: un travail consciencieux, un capital sain et honnête, collaborant tous deux à la réalisation du bien général.L’union fait la force, pourvu qu’elle soit fondée sur le respect des devoirs et des droits de chacun.Dans notre province, heureusement, ce n’est pas la force qui fait le droit, ! mais c’est le droit qui fait la force.Au cours de cette difficile période de reconstruction économique, que notre province est en état de pouvoir réaliser de façon particulièrement triomphale et avantageuse, la coopération est essentielle: coopération entre l’employé et l’employeur, entre le capital et le travail, entre les différentes classes de la société, entre l’autorité religieuse et l’autorité civile, entre les deux grandes races appelées à vivre ensemble et à contribuer à la prospérité de notre commune patrie.La véritable coopération est le rayonnement de la charité chrétienne et c’est la formule de salut par excellence.Aux ouvriers dç chez nous, de mon cher comté des Trois-Rivières, à ceux de toute la province, de la Mauricie en particulier, j’adresse mes souhaits les meilleurs.Puisse la divine Providence accorder à tous et chacun la santé et le véritable bonheur, dans la paix sociale, dans la paix nationale, dans la paix mondiale.___ (Signé) Maurlce-L.DUPLESSIS, Premier ministre de la province de Québec.Québec, 31.(D.N.C.) — A l’occasion de la Fête du Travail, M.Antonio Barrette, ministre du Travail, adresse à la classe ouvrière le message suivant: M.Antonio Barrette La Fête du Travail prend une si.gnification particulière depuis les progrès accomplis en ces dernières années par le syndicalisme ouvrier.Toutes les organisations ouvrières profitent de cette occasion pour sp-précier le chemin parcouru «t sns-lyser les perspectives d’avenir.M’inspirant de cette pensée, je désire, à l’occasion de la fête des travailleurs, leur présenter mes voeux de paix et de bonheur et faire une brève revue des facteurs qui déterminent de saines relations entre le capital et le travail organisé.Jamais au cours de leur histoire les organisations ouvrières n’ont bénéficié d’une telle reconnaissance par l’Etat, les employeurs et l’opinion publique.Les statistiques des effectifs syndicaux et des conventions collectives ont atteint un niveau sans précédent dans les relations industrielles.Non seulement la liberté syndicale est-elle reconnue par la législation mais des règles d’ordre public en garantissent l’application pratique.Dans la province de Québec le gouvernement de l’Union nationale à la session de 1945, a modifié la loi des relations ouvrières afin de rendre l’application de cette loi réellement démocratique en fixant la majorité comme critère pour la reconnaissance syndicale.Dans d’autres domaines, nous avons pris des dispositions radicales en vue d’assurer le développement des relations industrielles dans l’ordre et la justice en nous basant sur la coopération volontaire des associations patronales et des organisations ouvrières.Des commissions d’apprentissage ont été instituées dans les principales industries afin d’assurer à nos entreprises une main-d’oeuvre qualifiée et aux travailleurs des salaires substantiels.Après avoir augmenté le taux de compensation minimum à $15 par semaine pour les victimes d’accidents de travail, la Commission des accidents du travail, à mon instigation immédiate, a organisé une clinique médicale à Montréal et un service Je réhabilitation.Toujours dans le domaine de la sécurité sociale, le gouvernement a modifié aussi le taux des allocations aux mères nécessiteuses, modification qui a entraîné une dépense supplémentaire de plusieurs centaines de mille dollars.Poursuivant ses réalisations dans le domaine du travail, le gouvernement de l’Union nationale, à la dernière session, a modifié la loi de la convention collective en vue d’autoriser les comités paritaires à payer des vacances payées aux ouvriers régis par des décrets.La loi du salaire minimum eile-même a été modifiée afin que la commission puisse déterminer par ordonnance des congés payés aux travailleurs, sans compter l’amendement qui pourvoit à me simplification de procédure dans le.cas des réclamations des bûcherons.Je n’ai qu’effleuré quelques-unes des réalisations du gouvernement de l’Union nationale en vue d’améliorer le standard de vie des classes laborieuses et de rendre plus facile la tâche des organisations ouvrières dans le domaine des relations industrielles.Sans partisanerie, uniquement préoccupé du bien-être social de notre population, recherchant la collafeofation de toutes les bonnes volontés, le gouvernement a conscience d’avoir accompli son devoir.En retour de ce qu’il a fait pour les organisations ouvrières et les travailleurs, le gouvernement a le droit d’exiger de tous et de chacun, des employeurs et des organisations syndicales, le respect des lois et un plus grand sens de la justice et de la responsabilité.Tous les progrès accomplis jusqu’ici par les organisations ouvrières peuvent être gravement compromis par les actes irréfléchis de quelques groupes ou de quelques individus.Dans l’ensemble, le Travail organisé dans notre province a manifesté jusqu’à date un esprit de discipline vraiment remarquable.J’ai le ferme espoir, car j’ai à coeur le succès des organisations ouvrières, que nous n’aurons plus à déplorer de grèves illégales ou des violations flagrantes, tant par les employeurs que par les organisations ouvrières, de nos lois ouvrières.Nous traversons la période de transition.De graves problèmes se posent à l’attention de tous les gouvernements.En vue d’atteindre au plein emploi et d’assurer aux travailleurs des salaires raisonnables la coopération de* organisations ouvrières est indispensable.C’est pourquoi au rom du gouvernement de la province, Je la sollicite de nouveau, assuré que je suis sûr de l’obtenir comme dans le passé.(Signé) Antonio BARRETTE, Ministre du Travail.* * Ÿ M.Adélard Godbout, chef de l’op- Eosition à u Législature de Qué-ec, offre ses meilleurs voeux a ia classe ouvrière de la province.Voici le texte de son message: A l’occasion de la Fête du Travail.j’adresse à mes concitoyens les travailleurs de la ville et de la campagne, mes voeux les meilleurs pour eux-mêmes et les membres de leurs familles.Je souhaite que chacun récolte de son labeur individuel, dans quelque sphère d’activité que ce soit, toute la satisfaction et la joie qu’il est légitimement en droit d’attendre pour lui-méme et les siens.Que la Providence bénisse les efforts des hommes de bonne volonté et assure non seulement ia paix, mais la justice au sein de toutes les classes de notre population québécoise.(Signé) Adélard GODBOUT, Chef de l’opposition.Quatre accidents font neuf morts Un accident a fait trois morts hier soir sur la route Magog-Sher-I brooke.Un taxi qui se rendait a | Sherbrooke est entré en collision ! avec un camion stationné sur la ; route.Les trois morts sont: Mlles I Mariette Breton, 25 ans, et Bertha Breton, 30 ans, ainsi que M.Léopold Lessard, 35 ans, tous trois de Magog.Le chauffeur du taxi, M.Blouin a été blessé.M.Edmond Cor-riveau, 54 ans, était le chauffeur du camion.A 11 h.15 hier soir, une automobile occupée par quatre Montréalais, est entrée en collision avec un camion transportant de la glace à deux milles à l’est de St-Jér6me.Les quatre victimes, deux hommes et deux fmemes sont les suivantes: ; MM.Ewan S.Morrison, 21 ans, 95 avenue Columbia, Westmount; William Edmond Coles, 19 ans, 227 avenue Kensington app.1; Mlle Carson, 31 ans, 5374 avenue Macdo.nald, N.D.G.Un violent accident s’est produit au cours de la nuit dernière pré» de Châteauguay-Bassip.Une automobile a donné contre un poteau rie la route après que son chauffeur eut perdu le contrôle.Une personne a perdu la vie et une autre est mourante.La personne morte est Mlle Barbara Hall, de Cbâteauguay-Bacsin.M.J.Arlardice, 1778a rue Leprohon, Côte St-Paul, Montréal; Mlles Diana Hall et Lilian Hall sont gravement blessées.M.Guy Francouer, 23 ans, de St-Jérôme, a été trouvé mort »ur la route de la Côte-à-Marcotte; & 1-2 mille de St-Jérôme, vers minuit, hier soir.Il aurait perdu le contrôle de l’automobile quTl conduisait.Dictionnaire analogique par M.Charles MAQUBT.Répertoire moderne des mets par les Idées et des idées par les mets.Réduction et refonte du dictionnaire de Boleslére.Instrument de travail Me è ceux qui préparent un Hvw, un article, un discourt, st su g*-néral à tous ceux qui en* è exprimer des pensées.Becuetl de Stl paqes.An comptoir i S19B Tar im poste i $2.11 SERVICE DE UBRAQUX du -DEVonr LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 31 AOUT iyw VOLÜWIE XXXVII — No ZüT • * Ÿ C’est p« 1* femme.©/J réserve moral* "y et religieuse Ly/'-' du genre humain JZj c que ta Famille sera | toujours régénéré* et ravitaillé* j en IdéaL (Vértztol niTfi-.*pwiw-irjs Z\ iX Ceet pea rinfluanca^ fniit da ao peraonnoUié moral* •t Intaliactualla, baaucoup plu* ancor* que par l'exercice de pouvolre définie, ijue la femme mènera le monde.(Vérlneï Rédactrice: Germaine BERNIER Les Canadiennes tirées d’affaire Pendant qtu h* itatUtlquet dn dtvorce s’alourdis-tent, comme après toutes les guerres, de bonnes âmes s’inquiètent des femmes qui peuvent être forcées de rester célibataires, faute dCèpouseurs disponibles et passables.Un membre du Sénat canadien, entre autres, Madame Cairine Wilson, a pris même prétexte de cette inquiétude et de cette sympathie envers les femmes de son pays, pour lancer un véritable programme politique d'immigration.Pour épargner à ses jeunes compatriotes de passer leur vie à attendre un problématique mari (entre nous, y a-t-il beaucoup de femmes aujourd’hui qui passent et gâchent leur vie dans cette attente?), madame la sénatrice préconise une politique au moyen de laquelle on pourrait Hmporter, autant comme le pays en aurait besoin, des maris possibles, made in Europe, surtout ma4e;in>>>>>>»>»»>¦>¦>¦>»» »»»->>->»->->» »->» >»>.», Secrets de ménagère.Trésors du foyer U FLIRT , SOURïftBS OC LARMES Voici ce qu’«!» p*ne* Berth* B*i nage, l’auteur *i apprécié* de* Br gitte.Définition —Le mot s’écrit A l’anglaise: en réalité, ce devrait être à la française.Car il a le même sens que “conter fieurette”, c’est-à-dire prodiguer h une femme de petites attention: demi-amoureuses.Le flirt a des apparences innocentes et gentilles: il est pourtant dangereux.Il semble fait pour sourire: il amène les pleurs, quelquefois.Sans le prendre au tragique, défiez-vous de lui! Jeu à la mode —Comme les jupes écossaises et les cheveux longs, il jouit d’une vogue étonnante.Alors on croit bon de l’adopter.“Si je ne flirte pas’’, m’écrit encore ma jeune correspondante, on me traitera de “vieux jeu, d’oie blanche ou de vieille fille”.Alors que les flirteuses sont partout tdmirees et courtisées”.Admirées?Est-ce bien sûr.Cour-tisées?Est-ce pour le bon motif.Il faudrait prouver: qu’elles se marient plus facilement que les autres, et qu'elles sont plus heureuses eu ménage.Quoi qu’il en soit, le flirt est à la mode.E.tudions-le.Il y a des degrés —Voici d’abord le petit flirt.Oht pas méchant! Une jeune fille a plaisir à se sentir gentille, à entendre un compliment bien dit par un jeune homme.Celui-ci trouve agréable de fréquenter une jolie fille.Ça ne va pas plus loin.Ensuite le flirt moyen.Attention! On commence à donner un peu trop dans le genre tendre.Les paroles et les silences, tout prend les apparences de l’amour.S’nime-l-on?On joue plutôt à s’aimer.Enfin le grand flirt.Celui-ci n’a plus aucun souci de réserve, de prudence, de maîtrise de soi.Il se termine quelquefois par un mariage.plus ou moins heureux.Quelquefois par une liaison fâcheuse ou même coupable, avec tout ce qu’elle comporte de risques et de drames.Quelquefois, simplement par une saute d’humeur, une brouille, des «lots durs.Et des larmes.Laissez ParadoL soulager vos Moox de Tète Maux de Dos Douleurs Rhumotiques J§P* mmÉ*: ParadoL du Dr Chase Sur h pente Bien *ûr, beaucoup de flirte restent anodins et donnent seulement une nuance un peu tendre aux camaraderies de jeunesse.Mai* qu’on est donc vite entraîné sur la pente qui va du marivaudage à la tragédie! Ne vous croyez pas invulnérable.Mademoiselle, ni vous, Monsieur! A votre âge, on s’enflamme vite.Et en admettant que vous restiez très maître de vous, savez-vous si votre partenaire est aussi solide?Craignez, en vous amusant, de ravager toute une vie.Craignez en riant, de faire verser des pleurs.Le piège Oui, il y a un piège: forcer l’autre au mariage.Troubler une jeune fille, l’amener à rêver d’une union qui, en réalité, fera son malheur.Affoler un jeune homme, l’inciter à confondre un entraînement passager avec le fort sentiment très sain qui préside à l’établissement d’un foyer.Quand on s’aperçoit de son erreur, il est trop tard.On est pris au piège.On se marie.Et on.le regrettera toute la vie.Coquetterie —Admettons qu’il ne résulte rien de fâcheux de ce petit, moyen ou grand flirt.Mais une jeune fille qui s’y donne habituellement perd une partie de sa valeur morale.Car elle risque de devenir une “coquette”, c’est-à-dire une égoïste, une vaniteuse.N’est-ce point dommage?Blancheurs —Il y a encore un pire dommage.Cet état d’émoi perpétuel, cela fane un coeur jeune, qu il soit d’homme ou de femme.Ce coeur, s’il reste vraiment pur, sera un grand coeur d’époux, d’épouse, au lieu d’arriver au mariage avec des souvenirs plus ou moins troublants.Se garder fièrement pour le compagnon, la compagne de toute la vie, c’est beau.Conclusions —Est-il nécessaire de flirter pour avoir du succès dans le monde?Non.Cherchez plutôt à être souriante, bien habillée, bien coiffée, habile danseuse, sportive de mérite, lionne et joyeuse camarade: bref, à avoir des qualités positives.Est-ce nécessaire pour trouver un mari?Non.Ce n’est pas avec la jeune fille qui flirte que se mariera un garçon intelligent.11 s’en amusera.Tl se laissera peut-être entraîner à lui “conter fleurette”.Mais l’épouser?en faire la compagne de sa destinée?la mère de ses enfants?C’est douteux.Allez, un chic garçon, une chic fille — comme vous dites — n’ont pas besoin de flirter pour s’apprécier, s’aimer, se le dire franchement et délicatement, et s’en aller la main dans la main pour toujours et pour tous les^ jours de la vie.L’examen médical périodique.— Le ministère de la Santé nationale et du bien-être social propose une amélioration du vieil adage: “Manger une pomme tous les jours, c’est se passer du médecin”.Dites plutôt: “Ayez l’avis du médecin et tenez la maladie à distance”, nous engagent les hygiénistes.Ils prônent la consultation fréquente du médecin familial afin de prévenir les indispositions et d’avertir à temps des maux qui menacent l'organisme.“N’attendez pas d’être malades pour faire la connaissance de votre médecin”, conseillent les hygiénistes.Activités Féminines, Conférences, Réunions, etc.Villa Notra-Dam* du Rosaire Voici 1* liste des prochaines retraites fermée* pr&chées per le R.P.Méthot, O.P.* le VUla Notre-Dame du Rosaire, 12435 rue Ste-Crolx, Cartlerrtlle, tél.BY.1778: octobre 1-4, retraite de vie Intérieure pour dames et demoiselles, sujet: le Christ et lee mystères du Rosaire; 6, grand.Jour de réooUectlon; 12-14, Jeunes filles, Inscriptions closes; 17-20, retraite pour dames, Inscriptions closes.Retraites chez les Soeurs missionnaires A 1* maison Notre-Dame du St-Ibprlt, des retraites fermées auront lieu aux dates suivantes: 9-12 septembre, pour dames, par le R.P.E.Martineau, C.S.V.; 12-15 septembre, pour Jeunes filles, par le R.P.Guy Laramée, 8.J.; 18-22 septembre, retraite de piété pour dames et demoiselles, par le R.P.D.Barnabé, O.3.S.P.; 21-22 septembre, pour Jeunes filles, par le R.P.L.Parent, C.S.C.; 28-29 septembre, retraite de préparation au mariage; 26-29 septembre, pour Jeune* filles, par un Père Jésuite; 3-8 octobre, pour Jeunes filles, par le R.P.J.M.Btaln, C.S.S.R.Prière de s'inscrire à l’avance chez les S3.Missionnaires de l’Immaculée-Concep-tlon, *14 chemin Ste-Oatherine, Outre-mont.OA.*592.Produit* d* la form* t BEURRE, OEUFS, FROMAGE > H.Dubois & Cie PROVISIONS EN GROS HA.4274-1 • Bureau i HA.4280 2TJ-2TT EST.SUE SAINT-PAUL * Le Service de santé parle à Montréal La situation de la poliomyélite se maintient à l’état sérieux à Montréal.Dana les cas d’enfants ou personnes qui se déclarent malades, il faut les mettre au lit immédiatement, au repos absolu, les isoler dans une chambr* à part et faire venir le médecin immédiatement.On doit surveiller bien attentivement les signes de début, tels la température élevée, l’abattement général, les maux de tête, les douleurs musculaires, surtout la raideur de la nuque, les douleurs vagues dans les membres, les troubles gastro-intestinaux.11 faut déclarer le cas immédiatement nu Service de santé, afin qu’il puisse exercer la surveillance voulue dans les familles et établir la quarantaine sévère, jugée nécessaire.Si le cas est gardé à domicile, une quarantaine d’au moins 21 jours sera imposée et la famille sera tenue sous surveillance par les officiers et les infirmières du Service de santé.Dans les cas transportés à l’hôpital, une quarantaine de 10 jours est maintenue, au cours de laquelle la même surveillance est exercée.On doit éviter tout contact, particulièrement des enfants, avec un malade quel qu’il soit et éviter les visites là où il y a des personnes malades.Ces mesures d’isolement et de quarantaine aideront certainement à prévenir la pro.pagation de la poliomyélite.Le Service de santé fait de nouveau appel à la population pour sa propre protection.LE CAFE Il est une liqueur, au poêle plus chère, ~ ¦ Qui manquait à Virgile et qu’adorait Voltaire: C’est toi, divin café, dont l’aimable liqueur Sans altérer la tête épanouit le coeur.Aussi, quand mon palais est émoussé par l’âge, Avec plaisir encor je goûte ton breuvage.Que j’aime à préparer ton nectar précieux! Nul n’usurpe chez moi ce soin délicieux.Sur le réchaud brûlant moi seul, tournant ta graine, A l’or de ta couleur fais succéder l'ébène; Moi seul contre la noix, qu'arment ses dents de fer, Je fais, en le broyant, crier ton fruit amer; Charmé de ton parfum, c’est moi seul qui, dans l’onde, Infuse à mon foyer ta poussière féconde, Qui, tour à tour calmant, excitant tes bouillons.Suis d’un oeil attentif tes légers tourbillons.Enfin, de ta liqueur lentement reposée.Dans le vase fumant la lie est déposée; Ma coupe, ton nectar, le miel américain, Que du suc des roseaux exprima l’Africain, Tout est prêt; du Japon l’émail reçoit tes ondes.Et seul tu réunis les tributs des deux mondes: * Viens donc, divin nectar, viens donc, inspire-moi.Je ne veux qu’un désert, mon Antigone et toi.A peine j'ai senti ta vapeur odorante, Soudain de ton climat la chaleur pénétrante Réveille tous mes sens; sans trouble, sans chaos, Mes pensers plus nombreux accourent à grands flots.Mon idée était triste, aride, dépouillée; Elle rit, elle sort richement habillée, Et je crois, du génie éprouvant le réveil, Boire dans chaque goutte un rayon de soleil.DELILLE hôpital canadien-français pour en-fants, dont les services particulièrement modernes protègent et sauvent •des centaines de vies d’enfants, chaque année.Parmi les vice-présidents de cette campagne, on remarque M.A.-D.Archambeault, m.d.; M.Romuald Bourque, Mme Georges Doyon, M.Edouard Dupuis, Mme Raymond Eudes, Mme J.-P.Lalonde, M.Ber.thold Mongeau, Mme Jos.Simard, Mme Henri Vautelet Mme J.-Pierre Rolland a accepté la présidence des noms spéciaux féminins et M.Romuald Bourque celle des noms spéciaux masculins.La souscription à domicile a été confiée à M.Léonard Léger, N.P.et à Mme Bruno Perreault.M.Charles Pelletier a la charge de la Section des employés; M.Rolland Rin-fret et Mlle Rita Forget, celle de la Section spéciale; Mme O.Caston-guay, et M.L.R.Philie en seront les trésoriers; Mme Rose-L.LaSalle, la publiciste et M.Georges Lussier, de nouveau chef du secrétariat.Le comité d’honneur se compose de:: Mme De Gaspé Beaubien, M.Phüippe Brais, Mme D.G.Coleman, MM.Bernard Couvrette, Etienne , Norman J.Dawes, Edmond Dubé, m.d.Mme Albert Dupuis, Mme Edouard Dupuis, M.Raymond Dupuis, c,r., le sénateur P.-R.DuTremblay, M, Arthur Fontaine, M.Wilfrid Gagnon, Mme Léo Girard, M.Adélard Godbout, M.Henri Groulx, MM.Beaudry' Leman, J.W.McConnell, Herbert-W.Molson, Alfred-H.Pa.radis, Georges Pelletier, Mme Joseph-Edouard Perreault, Mgr Philippe Perrier, v.g., M.Alph.Raymond, MM.Chas.-A.Roy, T.Taggart Smyth.Aevc comme devise: “Secourons nos enfants malades” tous ces amis de l’oeuvre et les indispensables auxiliaires qui lui sont dévoués partiront en campagne le 22 septembre prochain, et travailleront de concert avec la population pour obtenir l’objectif nécessaire au maintien et à la survivance de l’hôpital Ste-Justine, dont lé but est la sau.vegarde des enfants de chez nous.Communiqué) Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphones au servies du drags > BElalr 3361* s U vous donnera l'adress* d'as dépositaire de votre votslnaqs.Notes et pensées Tout ce qu’il faut voir La guerre a engendré une effroyable somme de souffrances.Seuls, des inconscients peuvent le nier.Mais il est dangereux de se complaire avec excès dans sa douleur.L’esprit devient sceptique.Le coeur s’aigrit.La volonté perd de sa force.La confiance en meurt.A ne voir que la laideur, on ne croit plus à la beauté.A contempler indéfiniment le mal, on méconnaît la réalité du bien.A ne considérer que la lâcheté des hommes, on ignore les possibilités qui sommeillent en eux, on nie leur pouvoir de redressement.L’homme n’est pas fait pour vivre dans le passé.Le chrétien moins que quiconque.Il porte en lui la source de son propre bonheur et de ses succès.Et cette source, qui jaillit de Dieu, ne tarira pas.Il doit vivre dans le présent.Le présent n’a pas que des ombres.Il comporte des éclaiicies et des lumières éclatantes.Les grands prix et les femmes Prix de Rome Le grand prix de Rome de peinture a été voté par l’Académie des beaux-arts à M.Joseph Fabrikant, né à Nice le 29 mai 1916.Le premier second grand prix a été décerné à Mlle Martine Charron, née à Ay (Marne), le 29 décembre 1921, et le deuxième second grand prix à M.Robert Hou-dusse, né à Fougères (Ille-et-Vilai-ne), le 25 avril 1917.Le sujet proposé aux candidats était: Le sacrifice de Mithra.* Ÿ * Le grand prix de Rome d’archi- tecture a été voté à M.Guillaume Gillet, fils du regretté Louis Gillet, né à Fontaine-Châalis (Oise), le 20 novembre 1912; le premier second grand prix à M.Jean Normand, né à Paris, le 4 juin 1917, et le deuxième second grand prix à M.Henri Tougard, né à Paris, le 8 juin 1914.Le sujet du concours était: Le grand foyer des équipages de la flotte.Les prix de littérature sportive Le “Prix de littérature sportive” du “Congrès national du sport et du plein air”, d’une valeur de 50,-OOO fr., a été attribué à M.Raymond et Mme Nicole Leininger, pour La route sans borne (de France aux Indes à bicyclette).Le deuxième prix, de 25,000 fr., est revenu à M.Urtilho, pour La parade des hommes forts, et le troisième prix, de 10,000 fr., à M Louvet, pour Aux heures du sport.Pour venir en aide à l’hôpital Sainte-Justine Sous le haut patronage de S.E.Mgr Joseph Charbonneau, archevêque de Montréal, du premier ministre de la province, M.Maurice Duplessis; du ministre de la Santé et du Bien-Etre social, M.Albiny Pa- Suette; du secrétaire provincial, M.mier Côté, et du maire de Montréal, M.Camillien Houde, la campagne de souscription annuelle en faveur de l’hôpital Sainte-Justine aura lieu du 23 septembre au 3 oc.tobre prochain^ Mme J.-A.Mongeon et M.Maurice Gervais, gérant de la succursale McGill, de la Banque Canadienne Nationale et vice-président de la dernière campagne, ont accepté la présidence conjointe de cette croisade de charité, à laquelle toute notre population sera invitée à souscrire avec plus de générosité que jamais en raison du besoin plus impérieux que jamais de notre seul s‘NK;^jrc~=5.PROFITEZ DE NOTRE SPECIAL Magnifiques çolliers de perles, LA TAUSCA : $6.50 seulement.Aussi nombreuses suggestions pour cadeaux de toutes sortes.W.RIOPEL UN BIJOUTIER DE CONFIANCE 902 est, Bélanger — DO.0640 BISCUITS _ GATEAUX TARTES If CUITS «ISCUIT CO.I 235 ouest, avenue Laurier CR.2167 Montréal f 1 « '¦¦¦Ziîé'i' Pourquoi souffrir ?Pourquoi laisser vos malaises s'aggraver quand une bande herniaire, une ceinture abdominale ou rénale vous soulagerait sûrement?Venez consulter notre expert à ce sujet.SARRAZIN b CHOQUETTE La plus Important* pharmads canadlcnns-français* au Canada 921, rue S*inte-Catherine Est — PL.9622 / IfouMtüte • # • distinctive • • • lin èeul teguid vouà convaincta de la qualité deâ manteaux de MOUTON PERSE “faits par Reid” Elégance, style et confort en font des manteaux appréciés de tous les connaisseurs.La qualité des peaux utilisées à leur confection en fait des manteaux lustrés, souples et chauds.En un mot ce sont des manteaux qui donnent satisfaction en tous points.345.-5650.-’llZ5.$ Aussi super-collection de toutes sortes de manteaux tout faits tels que : seal Hudson (rat musqué), rat musqué, chat sauvage, castor, mouton gris, etc.Evilss 1 encombremont de l'automns en donnant votre commands Immédiatement CH.3181^ Lundi, Fête du Travail, notre magasin sera fermé toute la tournée.Souxxuxes 3nc.1473 Amherst t VOLUME XXXVII — No 201 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 31 AOUT 194* 5 Ca Uk musicale Points de comparaison entre Faust et Roméo et Juliette — Une heureuse collaboration En comparant les deux partitions de Gounod, Faust et Roméo et Juliette, on trouve un certain nombre d’analogies amusantes.Dans Faust par exemple, la première rencontre des deux amants a lieu au cours dune kermesse et suit immédiatement une valse; dans Roméo elle a lieu au cours d’an bal et Juliette vient de chanter une valse.Faust lue Valentin en duel grâce à l’intervention de Méphisto; Tybalt de même tue Mercutio parce que Roméo s’est précipité entre eux.La scène du jardin de Marguerite a son pendant dans celle du jardin de Juliette.Dans la première, Faust chante une cavatine: “Salut, demeure chaste et pure”; dans la seconde Roméo lui aussi chante sa cavatine: “Ah! lève-toi, soleil!” La forme des deux morceaux est remarquablement semblable, bien que le fond n’en soit pas identique.Roméo peut sans crainte et sans remords expliquer son loyal amour; il ignore le Rouble “qui fit hésiter Faust au seuil de Marguerite”.Dans Faust, il y a un travesti, Siebel, qui n’est aucunement necessaire à l’action; dans Roméo, le tôle du page Stefano, tout aussi inutile, est de même un travesti.Tous deux ne sont que prétextes à des chanteuses pour montrer leurs bel-les voix et leurs jolies jambes quand elles le sont.Dame Marthe et Gertrude pourraient être soeurs; Dame Marthe, l’ainée, plus roublarde que sa cadette, qui ne dédaigné pas néanmoins d’accepter des gratuités.Comparez encore le célébré duo de Faust et de Marguerite: “O nuit d'amour, ciel radieux!” avec celui de Roméo et de Juliette: “O nuit d’amour, ô nuit d’ivresse.’ A la sérénade de Méphisto répond celle de Stefano, et enfin les réminiscences de Roméo mourant peuvent se rapprocher de celles de Marguerite mourante elle aussi.On peut meme mettre en regard Méphistopheles et le Frère Laurent., direJ, vous.N’empêche que 1 antithèse est une manière de comparaison.Me-phisto représente l’esprit du mal, le frère Laurent est le bon esprit qui cherche à protéger les amoureux SinA1r fond* la faute en est aux librettistes, Barbier et Carre qui, a dix-huit a is de distance, n’avaient oas trouvé mieux que d imiter leur iremier succès.Mais qu’est-ce au juste que cette •ollaboration de Barbier et de Car-:é qui réussit à rompre avec les aauvretés ordinaires des livrets d’opéras?Il peut être intéressant d’en connaître les rouages.Il sem-ole, d’après les témoignages de ceux qui les ont connus, que Jules Barbier en était l’âme dirigeante; cest lui qui était doué de l’instinct poétique, du tempérament ar.istique et de ce qu’on a appelé “le caractère blond de sa conception littéraire .Michel Carré intervenait comme un élément pondérateur au milieu des imaginations de Barbier: c’est dire qu’il n’était pas quantité négligeable.Barbier avait débuté comme poète dramatique et Dumas disait de lui qu’il mettrait tous les autres dans sa poche s’il le voulait.mais qu’il ne voudrait jamais.Et Henri Maréchal, dans ses Souvenirs d’un musicien, explique ainsi comment il devin librettiste: “Le hasard, les ricochets de la vie de coulisse — cette toupie hollandaise qui peut, au moindre con-tact.avec le pôle sud, envoyer d’un bond son homme au pôle nord — amenèrent Barbier à collaborer avec des musiciens.Les succès éclatants qui se dégagèrent aussitôt le spécialisèrent assez vite dans le rôle de librettiste, escamotant ainsi l’auteur dramatique dont l’effort suprême, pendant quarante ans, fut de s’évader du gobelet où la musique avait fait passer sa personna.lité-muscade.Comment s’étonner après cela, qu’il n’aimât pas la musi-sique! Elle ne pouvait lui apparaître que sous l’aspect d’une usurpatrice dont la tyrannie le tenait en laisse en quelque sorte; ne lui rendant la main de temps à autre que pour lui accorder, en de rafes excursions sur les théâtres de drame et de comédie, l’illusion d’une in-dépendance qu’elle lui avait bien définitivement ravie.” Plus loin, parlant des résultats de la collaboration des librettistes, Maréchal ajoute: “D’autres auteurs dramatiques avant eux avaient, sans doute, essayé d’implanter Shakespeare sur la scène française: les uns en laissant une large place à la profonde psychologie pour ne laisser apparaître qu’une succession de scènes dont la force ne se dégage, précisément, que de l’élément si imprudemment écarté.Barbier et Carré, dans leurs adaptations, aussi bien de Shakespeare que de Goethe, surent magnifier “la femme”; et c’est sans doute là qu’est la cause du succès.Avec eux, Marguerite, Juliette, Ophélie s’enveloppent d’une atmosphère de charme, de poésie et de grâce, dont l’intensité apparaît moins grande au texte original.Marguerite en passant au premier plan pour jeter au second la métaphysique du docteur Faust, Juliette en couvrant du pan de «a robe quelques scènes de naine entre Capulets et Montaigus, Ohpélie en reposant le spectateur de la folie simulée d’Hamlet, modifiant le jeu de lumières en ces robustes drames; et de tous les éclairages essayés, c’est celui de Barbier et Carré qui semble le mieux accueilli d’un public de théâtre.Quoi qu’il en soit, la formule scénique des deux librettistes, par son universel succès, n’aura pas inutilement travaillé à la popularité des poètes de génie qui l’inspirèrent.Elle aura fait pénétrer dans les foules qui fréquentent le théâtre des noms d’écrivains que ces foules n’eussent peut-être jamais pris le temps d’épeler.Peut-on nier que l’énorme succès des opéras écrits sur Faust, Roméo et Juliette, Hamlet, Mignon, etc., n’ait pas amené beaucoup de gens à lire ces pièces ou ces livres, sou?leur forme originale?” On ne saurait mieux dire, en un temps où le cinéma n’avait pas encore mis Shakespeare à la portée de tout le monde.L’une des plus grandes qualités des librettistes, et l’un des facteurs de succès les plus importants de leurs oeuvres, a été leur fidélité à suivre les textes originaux du plus près possible.Si l’on compare le livre et la tragédie de Roméo et Juliette, on voit que nombre de scènes sont traduites presque mot à mot, que beaucoup d’autres sont adaptées très habilement au caractère spécial de la langue française et du langage musical.Prenons par exemple la Ballade de la Reine Mab récitée par Mercutio au premier acte.C’est une des inspirations les plus délicates, et aussi les plus fantaisistes, du poète.Les librettistes ne pouvaient tout transcrire sans laisser échapper en chemin la plus grande partie de sa saveur; ils en ont pris l’idée générale et les détails descriptifs et ont brodé sur ce thème une ballade qui, elle, est bien française.Par contre, la scène où le Frère Laurent décrit à Juliette les propriétés de sa drogue simulatrice de mort est traduite "presque mot à mot.Ici, ce n’est plus de la fantaisie mais de l’impressionnisme.Un troisième exemple, tiré de la scène suivante.Juliette, tenant le flacon de narcotique dans sa main, se demande avec angoisse ce qu’elle deviendra si, à son réveil prématuré, elle se trouve seule dans le caveau familial où “Tybalt, tout saignant encore de sa blessure”, dort de son dernier sommeil.Il n’y a pas de doute que le texte français n’atteint pas à la cheville du poème shakespearien.Il ne le pouvait pas tout en restant musical.Je suis sûr que ni le festering shroud de Shakespeare, ni son homonyme français de linceul en putréfaction ne peuvent s’adapter à la musique.Barbier et Carré ont.avec raison, atténué le réalisme trop cru du poète anglais.Romain-Octave PELLETIER UN ROMAN CELEBRE AU ST-DENIS Mlla Parsly et Jean Paqut, dan* une icène du film "Lei Roquevillard", aujourd'hui à l'écran du Saint-Denis."FALBALAS" AU CINEMA DE PARIS Horaire des spectacles SAINT-DENIS: Les RoqueviUud 12 h., 3 h.IS.S b.30, S h.S0.L’Acrobate I ta.S0, 5 b.05, 8 ta.25.CINEMA DE PARIS: Falbala* II h., 1 h.45, 4 h 25, 7 h., » h.40.LOEWS • “The Green Year*’’ 10 ta.12 h.20.2 h.40, 5 h., 7 h.20.# ta.40.PALACE : “To Each Hi* Own ’ 10 h., 12 h.20, 2 h, 40.5 h.7 h.20, 9 h.40.CAPITOf.“The Bride Wore Boots” 10 h.05.12 h.30.2 h.50, 5 h.15, 7 h.35.10 h.PRINCESS : “A Night In Casablanca" 11 h.20, 2 h.4 h.40, 7 h.25.10 h.05.“The Man Who Dared” 10 h.10, 12 h 50, 3 h.30.« h.15.8 ta.55.ORPHEUM : “ZAZA” 10 h.15.12 h 40.3 h .5 h.20.7 ta.40.10 h.05.IMPERIAL : “Badman’s” Territory” 10 h.50, 1 h.40.4 h.25, 7 h.15.10 h.05.“GENIUS AT WORK” 12 h.30.3 b.20.0 b.10.« h.55.Sobrielle Denial et Raymond Rouleau, dan* le Hlm "Falbala»” auiourd’hui à l'écran du Cinéma de Paria.La gazette artistique Cinéma LOEWS: “The Green Years”, avec Charles Coburn (du 30 août au 5 septembre incl.).PALACE: “To Each His Own”, avec Olivia de Havilland (du 30 août au 5 septembre incl.).ORPHEUM: “Zaza” auvec Claudette Colbert et Herbert Marshall (du 30 août au 5 septembre incl.).CAPITOL: “The Bride Wore Boots” avec Barbara Stanwyck, Robert Cummings et Diana Lynn (du 30 août au 5 septembre).PRINCESS: “A Night in Casablanca” avec les Frères Marx (du 30 août au 5 septembre incl.) IMPERIAL: “Badman’s Territory” avec Randolph Scott (du 30 août au 5 septembre incl.).HIS MAJESTY’S: The Merrg Wives of Windsor, de Shakespeare, interprété à Theatre Guild.(Du 9 au 14 septembre Incl.).KENT: Henry V de Shakespeare, avec Lawrence 01ivier.En.En technicolor.(Du 5 septembre).SAINT-DENIS: “Les Roquevillard” avec Charles Vanel (du 31 août au 6 septembre).CINEMA DE PARIS: “Falbalas” avec Raymond Rouleau et Micheline Fresle (du 31 août au 6 septembre).Théâtre ARCADE: “Le Mariage blanc” de Jules Lemaitre (du 31 août au G septembre incl.) SPECTACLES FORUM: — Les “Skating Vani tics” de 1947.Spectacle de patins à roulettes (31 août au 8 septembre).Musique EGLISE NOTRE-DAME: La Société Casavant présente Marcel Du-pré, organiste, en récital (17 septembre).A L'IMPERIAL CETTE SEMAINE La chanson française à travers les siècles Au Gesù, les 13, 20, 27 septembre, 4 et 10 octobre prochains, en soirée, le public de Montréal pourra assister à l’histoire de la chanson littéraire, populaire et folklorique de la France, à travers sept siècles de lyrisme.Inaugurant la saison d’automne, Mme Louise Darios offre ce cycle de cinq concerts, au cours desquels elle interprétera un répertoire choisi soigneusement parmi l’immense chansonnier de la France, depuis le Moyen Age jusqu’à nos jours.Chansons de Toile, Chansons d’Amour, Rondeaux et Reverdies, Chants épiques et Marches Galantes, complaintes oubliées, des troubadours, des trouvères, des jongleurs d’autrefois; Airs de la Renaissance, chants historiques et chansons de Mai, pavanes et menuets du bon vieux temps; Musettes et Romances chantées par les Reines de France; L’in, effable 1900, les chansons crinolines, les chants de la Provence et ceux de la Bretagne; les succès d’hier et ceux d’aujourd’hui, sans oublier les immortelles chansons de la Résistance; Louise Darios n’oublie aucune des expressions de l’art populaire, ne néglige aucun aspect de folklore de son pays.Parmi ces chansons, nous entendrons auïsi les fameuses “Légendes Dorées”, épisodes de la Vie de Jésus, extraits des Bibles de Noëis de Troyes, Melun et Nantes, éditées aux XVIème, XVIIème et XVIHème siècles, avec leurs airs anciens.Enfin.pour terminer ce cycle de concerts, Louise Darios chantera les plus belles mélodies du folklore ca.nadien qu’elle est venue étudier au Canada, avec M.Marins Barbeau.(Communique) A LA SCENE, AÜ CONCERT ET A L’ECRAN "Le Mariage Blanc" au théâtre Arcade Le 6 septembre prochain, la direction du théâtre Arcade inaugurera avec la comédie de Jules Lemaître, “Le Mariage Blanc”, sa huitième saison annuelle de théâtre français.L’oeuvre est de Jules Lemaitre.La mise en scène a été confiée à Mme Liliane Dorsenn.Les décors ont été brossés par le peintre Marcel Salelte.La distribution comprend M.François Lavigne qui fait sa rentrée à la scène après une assez longue absence, Mlle Germaine Giroux, M.Arthur Lefebvre, Lise Roy et Germaine Lemire.A noter que cette année il n’y aura pas de spectacle en matinée les vendredis et les samedis.Les abonnés peuvent retenir dès maintenant leurs fauteuils de saison.Vente générale, lundi, le 2 septembre.Les Amis de l'Art Ann Richard*, vedette du film “Badman'* à l'affiche cette aemain*.Territory", que le cinéma Imperial met Au Saint-Denis Le roman d’Henry Bordeaux, “Les Roquevillard” prend l’affiche aujourd’hui au Saint-Denis.Ce film présente d’abord la famille Roquevillard qui de père en fils s’est illustrée au Barreau d’une ville de la Savoie, en France.Honneur, probité, caractère, sont les vertus des Roquevillard devant lesquels les citoyens s’inclinent respectueusement.Or, un jour le malheur va fondre sur cette Jfamille et avec le malheur .le scandale et ia honte.Le fils Roquevillard s’est amouraché d’une intrigante; il l’a enlevée; de l’argent a disparu et l’accusation de détournement de fonds pèse sur les Roquevillard.Le beau passé de probité et de droiture ne peut rien contre la vague populaire.La méchanceté humaine prend le dessus et le Roquevillard, respecté hier est aujourd’hui montré du doigt.Cependant c’est le chef de famille qui va défendre son fils et son nom.Dans une scène finale de toute beauté l’honnêteté du nom triomphera et le blason familial sera à nouveau sans tache.C’est Charles Vanel qui tient le rôle du chef de la fimilie Roquevillard.Il est secondé par Aimé Cla-riqnd, Jacques Varennes, Jean Pa-qui, Miia Parèle, Jacques Grétillat et vingt autres artistes de qualité.Le second film à l’affiche est l’“Acrobate”, une comédie avec l’inimitable Fernande] secondé par la nouvelle vedette Paulette Berger, Jean Tlssier, Thérèse Dorny, Charles Desehomps.Au Cinéma de Paris Avec le début de la grande saison cinématographique Je Cinègm de Paris met à l’affiche, aujourd’hui même, le film “Falbalas”, de Jacques Becker.Le poète est inspiré par ses amours.Musset, n’est-ce pas un peu Georges Sand.Le peintre immortalise ses compagnes.Liszt, Chopin, Schumann composant au piano évoquent de chères figures.Or, pourquoi le grand couturier qui para la séduction des femmes, n’au-tait-il pas, lui aussi, ses muses, ses inspiratrices?C’est le thème du film “Falbalas où l’on voit le grand couturier parisien, Clarence, créer une robe pour chaque femme qu’il aime.Mais quand c’est Micheline Presle qui se présente devant Raymond Rouleau c’est une robe de inariée qu’il doit créer pour que cette femme épouse un autre homme.Et voilà le drame qui commence et sc poursuit jusqu'au dénoucmenF.Jacques Becker a fait de Raymond Rouleau un grand couturier.“Falbalas”, c’est tout Paris, son chic, son goût, sa vie de passion et d'amour: c’est aussi son drame.Raymond Rouleau, Micheline Presle, Jean Chevrier.Gabrielle Dorziat, Jeanne Fusier-Gir sont de la distribution.10e anniversaire de la Société Casavant La Société Casavant célèbre cette année son 10e anniversaire.Fille s’est choisi un programme tout à fait nouveau pour cette occasion.Marcel Dupré, de Saint-Sulpice de Paris, ie plus grand organiste contemporain, inaugurera Te saison le 17 septembre, en l'église Notre-Dame.11 terminera le concert en improvisant sur un thème donné.Le 15 octobre, E.Power Biggs, soliste de l’Orchestre de Boston, ainsi que Roger Voisin, trompette de la même Symphonie, donneront un programme composé en grande partie d’oeuvres écrites pour orgue «! trompette.Le 11 novembre, à la mémoire des morts des deux grandes guerres, la Société présentera un concert approprié, dont la Cantate “Pour ceux qui sont tombés”, de Elgar, avec Phillips Motley, organiste, et le choeur de Dominion Douglas United Church de Wesl-mount, sous la direction de John Robb.l^e concert du 14 janvier sera consacré à l’orgue et à la harpe, avec Alexandre McCurdy, directeur de l’enseignement de l’orgue à l’Institut Curlis, de Philadelphie, et Flora Greenwood, harpiste, qui fut durant plusieurs années soliste sous Léopold Stokowsky.Pour clore la saison, la Société présentera Gérard Caron, organiste, boursier de la province, et la Schoia Cantorum du Grand Séminaire de Montréal, sous la direction de M.Clément Morin, P.S.S.Ce dernier concert sera dédié à la mémoire de Raoul Paquet, décédé récemment, durant 21 ans organiste à Saint-Jean-Baptiste, et plusieurs années président de lu Société Casavant.A partir du 3 septembre, le secrétariat sera ouvert tous les jours de 9 h.30 à 5 h.30, sauf le samedi jusqu'à» 12 h.30.CSHEMA^ARIS A L'AFFICHE ROULEAU 'Th+c/tCt+^t PRESLE c7e&*- CHEVRIER ^ \ vifipf dahs Li mount ZJ* PS là HAUŸt COUTURE JF"* L’Association a pour ses membres des avantages pour les spectacles suivants: Le 7 septembre en matinée, au Forum: “Skating Vanities of 1946”.Le 13 septembre en soirée, salle du Gesù: “La chanson française à travers les siècles”, premier concert par Madame Louise Darios.Tous les membres qui désirent prendre des abonnements pour les Concerts Symphoniques peuvent le faire à partir du 3 septembre.Tous les membres sont invités à venir au secrétariat consulter notre bibliothèque de livres d’art, les jours sombres passeront garéable-ment vite en leur compagnie.PARC BELMONT JB BIROSINBffe’ àlHH'i ORPHEUM Présentement 5 et II p.m.- ,.vitlSlWJn M6M yg presents Grand merci pour nous avoir aidés à VOUS FAIRE PLAISIR! Gardez le sourire ! m Clôture de la saison à minuit.BEEN ARS” BaRLES COBURN • TOM BtVÏRIY HUME .DRAKE-TYLER-CRONYN [ lOème ANNIVERSAIRE I SAISON 1946-47 • 17 SEPTEMBRE — EGLISE NOTBE-DAME MARCEL DUPRÉ LE PLUS GBAND OBGANISTE CONTEMPORAIN • IS OCTOBBE — TEMPLE ST-ANDBE ET ST-PAUL E.Power Biggs — Roger Voisin, mou* •• tromp*u* • Il NOVEMBBE — TEMPLE ST ANDBE ET ST PAUL Phillips Motley — Dominion Douglas ' United Church Choir, Dh.j John Bobb • 14 JANVIEB — TEMPLE ST-ANDBE ET ST-PAUL Alex.McCurdy — Flora Greenwood, «rqu* *i harp* • 4 FEVRIER — EGLISE STJEAN BAPTISTE Gérard Caron — La Schola Cantorum du Grand Séminaire de Montréal Dir.: M.Clément Morin, p.s.s.ABONNEMENT POUR LA SAISON : $5.00 LA SOCIETE CASAVANT 426 est.Sherbrooke, Montréal, 24 HA.9752 Olivia DeHayilland éoêach ffidÇkvri [ .' HAir awhuomT ioum# £uivlt • — oooewt
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