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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 3 décembre 1946
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1946-12-03, Collections de BAnQ.

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*L* O&n&dA «At un* nation •ouT«raln« et a* ’îut avec aocillté ac;#pter de la Qrande-Breia-gne ou de& Etats-Ünla ou de qui nue ce soit d’autre, r attitude qu’il lui faut prendre en ver» îc monde Le premier deyotr de loyalisme d’un Canadien n'eat paa enrera le Commonwealth britannique des nations, mata envers le Canada e» son roi.et ceux qui eonteetent cèci rendent.* mon avi» un maurala aerrice au Commonwealth.” She is a eoverelgn nation and cannot take her attitude to the world docilely from Britain or from the United State* or from anybody else.A Canadian’s first loyalty is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's king and those who d©ny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth.” U-X-371 Lord Tweedsmuir DEVOIR Montréal, mardi 3 décembre 1944 VOLUME XXXVII — No 277 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME.MONTREAL 1 TELEPHONE: *BEIair 3361 ROIRS.DIMANCHES ET Administration ; Rédaction : Directeur : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS R.doct.ur mi chefi Orner HEROUX Gérant .336! % £'366 O*-5'363 M, Lewis a été trouvé coupable de mépris de ceùr Le jeu de massacre des grèves jyj Thorez sera-t-il premier ministre de France?Tout le monde finit par en souffrir en fin de compte de l'arbitrage obligatoire Nécessité Une dépêche au New-Yock Times, de son correspondant de Fairbanks en Alaska, note que la pire des détresses règne dans ces régions: la population est presque en proie à la famine et le coût de la vie atteint un niveau prohibitif."'Les envahisseurs japonais, dit-il, sont restés pendant quatorze mois sur les Iles Aléoutiennes, à préparer la conquête de l’Alaska, mais ses habitants sont restés calmes.Aujourd’hui ses 80,000 habitants ne le sont plus: ils sont furieux.La raison est simple.C’est que depuis le début de septembre ils ont été victimes d’un blocus plus efficace que celui des sous-marins et des bombardiers ennemis pendant toute la guerre du Pacifique.Des milliers de pauvres gens sont mal nourris, d’autres manquent d’alimentation.Tout cela provient du conflit ouvrier maritime qui pour les Alaskains dure depuis 85 jours.Certaines villes sont dépourvues maintenant des denrées principales élémentaires.” En résumé, par suite de la grève des marins des Etats-Unis, lès navires qui devaiént partir pour ravitailler l'Alaska sont restés à l'ancre à Seattle où les consignations attendent sur les jetées et dans les entrepôts.Car les ports nordiques sont bloqués par les glaces après le 1er octobre.Les marins ont suivi l'ordre de grève et si leurs compatriotes d'Alaska crèvent de faim, s'ils doivent payer la viande très rare qui leur parvient à $1.50 la livre et si les boulangeries ferment pour garder du pain pour la Noël, cela ne regarde pas l'union ni le gouvernement.C'est en petit ce que les grèves des charbonnages et autres ont déjà fait pour les populations d Europe.11 y a dans les pays occupés et dévastés des milliers de gens qui sont morts de faim, de froid, d’autres qui n ont pu résister aux maladies épidémiques ou à la misère, simplement parce que certains chefs ont décidé les grèves à l’heure psychologique de la faim ou du froid.Ils y ont été aidés par les patrons, d’une part, et la bureaucratie tatillonne des gouvernements, d’autre part.Au fond, c'est partout la même histoire qui sc répète.C'est que dans nos pays prétendus civilisés, que I on décore prétentieusement du titre de démocraties, l’égolsme est loi souveraine.Il est la condition dominante où la chose publique est U moindre des soucis.On ne suit pas plus aveuglément la loi de la jungle dans les peuplades africaines les plus rétrogrades.Actuellement, il se livre aux Etats-Unis une grève qui va faire perdre à des millions de gens, surtout à la masse des gagne-petit, des salaires par milliards.Elle aidera a saboter l'économie américaine, à détruire son emprise sur les marchés étrangers.Mais cela n’a pas d importance: la seule chose qui compte, ce n'est pas d envoyer du charbon à une Europe en proie aux pires misères, ce n est pas même d'obtenir une hausse de salaire, mais d affirmer sa force.brutaiEment.On ne prend même plus la peine de négocier: on exige, le doigt sur la gâchette.On fait en grand, là-bas.et qu'on a fait en petit et en détail partout ailleurs.Car c'est le même principe qui a inspire la grève du tram à Montréal, grève qui a lait perdre des millions aux petites gens qui n'avaient pas d auto pour aller à leurs affaires, et les autres grèves similaires.Pourtant, l'essence même d'une nation civilisée, c est d abord le respect fondamental du bien public, la suprématie de l'intérêt général sur l’intérêt particulier.Autrement, c'est la loi du plus fort ou du plus audacieux, de l’homme ou des groupes de proie.On aurait tort d'en tenir les ouvriers et leurs unions seuls responsables.En temps de paupérisme économique, on s'est fort peu occupé d’eux et on n'a pas voulu leur garantir un régime équitable.Il ne faut pas s'étonner s'ils entretiennent une juste méfiance.Mais pareil régime ne saurait durer longtemps sans casser la machine economique et politique.Les coups de force appellent des représailles du même genre.Et si certaines gens cherchent des mesures répressives qui les bâillonnent, ils ne peuvent suivre une plus belle ligne de conduite.Ils ne peuvent imaginer sérieusement qu'ils vont pouvoir bouleverser à leur guise l’économie de toute une nation, la précipiter dans les pires catastrophes, sans que cette population à son tour manifeste son ressentiment par des lois qui pourront être ou devenir véritablement oppressives.Il viendra un moment où quelqu’un ramassera en des mains plus fortes et plus rudes les pouvoirs abandonnés et imposera une sorte de dictature.C’ets la réponse habituelle aux coups de force et l’Histoire en fourmille.La grève peut être un instrument necessaire aux revendications des travailleurs, mais c’est un remède in extremis qui ne vaut réellement que le jour où les moyens normaux ont failli.Mais i! faut aussi que l’arbitrage obligatoire soit autre chose qu'un moyen auquel les patrons ont recours quand ils sont mal pris.En réalité il y a toutes chances pour que ces guerres économiques sous le signe de la violence finissent en jeux de massacre dont le menu peuple fera les frais comme à l'habitude.Car il est des contradictions générales qu'on ne peut résoudre, comme celle où chacun veut gagner plus, travailler moins, et ne pas payer plus cher, ou encore l'illusion qu'on peut augmenter tous les salaires sans augmenter le coût de la production et des denrées.Un groupe individuel peut atteindre pareils résultats, mais au détriment des autres.En somme, il faudra en venir i l’arbitrage obligatoire, qui lie patrons et ouvriers, en temps de crise de chômage comme en période de grande production.Car l'organisation économique actuelle est ainsi interdépendante et engrenée, qu’un groupe de quelque importance peut bouleverser tout le régime, s’il le désire.Il faut tout de même que l'on finisse par s’aviser que le bien public, c’est en somme l’intérêt individuel de tous et chacun de nous, de ceux qui font la grève comme de ceux qui en sont victimes de façon directe ou indirecte, et que la guerre économique conduit rapidement aux autres conflits plus graves et meurtriers.3-xn-46 Aioxïs GAGNON au sérieux dans le temps car on avait eu l’impression qu’il s'efforçait de dorer une pilule amère pour nous la faire mieux avaler, parce qu’on avait eu l’impression qu’il nous faisait lâcher la proie pour l'ombre.M.St-Laurent a cependant racheté pleinement sa promesse à la dernière session.Il a fait adopter au cabinet et à la Chambre où il a brillamment mené le débat un amendement à la constitution qui rétablissait la représentation parlementaire du Quebec selon la justice et nous assurait pour les années à venir une influence correspondante au chiffre croissant de notre population.Cette mesure à laquelle il a attaché son nom cons-tilue son meilleur titre à la reconnaissance de ses compatriotes.Les élections partielles On sait que le gouvernement King est vivement désireux d’effacer l'effet déprimant des défaites qu’il a subies dans les trois élections partielles de PonÜac, de Por-lage-la-Prairie et de Toronto-Park-l dale.Cela explique qu’il ait brus-j que l’élection partielle de Riche-lieu-Verchères, qu’il considère comme une circonscription sûre, au point rie tenir le scrutin l’avant-veille de Noël.T.es rumeurs de res derniers jours laissaient entendre qu’il en agirait de même dans Halifax où il existe une vacance par suite de la mort de M.W.-C.Macdonald et où il aurait escompté de fortes chances de succès.Dans une dépêche particulière qu'il publiait samedi, le Standard de Montréal affirme que la date de l’élection devait être annoncée dès mercredi dernier et que les énumé-rateurs sont déjà rendus à Halifax où ils se tournent les pouces en attendant une decision qui ne vient pas.La cause du délai, à ce que prétend l’hebdomadaire anglais de Montréal, serait la difficulté que le gouvernement libéral éprouve à trouver le candidat qu’il faudrait.On aurait fait des démarches auprès de M.Vinrent Macdonald, doyen de la faculté de droit de l’Université Dalhousie, puis auprès de M.Harold-S.Connolly, ministre provincial, mais tous deux se seraient dérobés.Le piquant de l’affaire, c’est que ce serait le premier ministre libéral fsuite à la page deux) L’actualité Un déjeuner à lo russe fn des thèmes favoris des écrivains au temps de la renaissance romantique, consistait à raconter comment l’art de la conversation s'était perdu, et qu’on ne causait bien qu'au grand siècle.Au loud, comme personne n'en connaissait rien, cela donnait à l’auteur un petit air entendu; il vous laissait entendre que, lui, savait les choses- et les bonnes manières.Les e.remples qui nous sont restes des "brillantes” conversations laissent plutôt songeur.Un monsieur qui, dans un salon de nos jours, parlerait d’affilée pendant huit on dix minutes, au milieu d’une vingtaine d’invités réduits au silence, passerait tout simplement pour un raseur fieffé.La rareté des discours électoraux en ces temps bénis laissait un air d'originalité aux péro-reurs qui pouvaient passer d'un salon ri an autre pendant une année, et toujours paraître neufs.Hélas, la démocratie naissante, et, finalement, ta radio ont découvert à tout jamais l’indigence verbale, la sécheresse racornie des quelques vagues idées qu’on nous sert recuites d'une année A l’autre.Le seul refuge de la renommée pour les orateurs était encore la campagne, parce qu’on n’y venait enflammer les coeurs et les estomac» qu'une fois par quatre ans.Là aussi la radio fait son oeuvre de scepticisme.Comment veut-on qu'un simple mortel puisse entendre cinq ou six cents discours politiques et garder les moindres illusions?Mais il parait que de la Russie nous vient le renouveau verbal.Le chroniqueur Bruce Hutchison, de la Free Press, en a été.vivement impressionné après avoir lu soigneusement les récents discours à la conférence des Nations Unies."Se peut-il vraiment, demande M.Hutchison, que les Russes, ou n'importe quel être humain, parte de pareille façon?Si cela est, alors le mari russe doit an petit déjeuner du matin, converser de la sorte avec sa femme ”, Et le chroniqueur imagine une conversation avec les termes courants des discours.Le mari.— Quant à ce hareng que vous m'avez servi ce matin, je.puis dire, ma chère, que votre cuisine a atteint des résultats purement négatifs.La femme.- tirais que votre < o.> .tentait c .i-me comme à l'habitude une attitude d’hostilité.Lui.—• Néanmoins, je ne saurais rltstcr indifférent à la situation pré- sente.,, .Elle.— Je constate que ce désir d’attribuer des déficiences est une tentative délibérée pour divertir l’attention du sujet en discussion.Le hareng est o.k.Lui.— Ceci snnlèue du malaise et de la suspicion.Vous masquez ta situation actuelle.Elle.— En quelle direction la coopération a-t-elle failli A se manifester?Lui.— Evidemment dans le principe d’unanimité.Elle.— Rien, je sais prête à a’éparyner aucun effort pour atteindre A l’unanimité aussi longtemps que nies vues prévaudront dans cette maison.Lui.— Vraiment.Alors luissez-nwi vous dire que ce hareng n’est pas conforme A mes intérêts.Elle.— Naturellement, de pareils sentiments se développent chez vous lorsque vous êtes contamines par un manque de loyauté.Lui (exaspéré).— N’attendez pas de moi une attitude de neutralité qui soit ambiguë et non appropriée lorsque je trouve un objet comme du hareng sur mon assiette, le malin.Dois-je attendre qu’à un tel régime de restriction, un homme puisse apporter une contribution adéquate à la révolution populaire?Elle.— Votre déclaration n'est pas de nature à inspirer confiance.Lui.— Votre hareng est inacceptable, car il est très éloigné des aspirations du parti.Elle.—- Vos plaintes comme à l'habitude sont étrangères A un concept approprié du hareng.R'cdf-leurs, j’ai noté récemment de votre part une tendance inévitable à l’expansionnisme.Lui.— Vous parlez d'expansionnisme.Tout de même on ne peut nier que vous en manifestez visiblement les tendances, et que les éléments positifs en sont notoires.Elle.-— Pareille suggestion est inacceptable.Elle procède des fausses conceptions capitalistes et d’une teinture d’aspirations impérialistes.Lui.— Votre observation doit être répudiée.Je ne puis l'attribuer qu'à l’endoctrinement fasciste promu par les bêtes de Wall Street.En face de pareil défi il m'est impossible de garder une position impartiale.Et cela continue dans le jargon diplomatique.En fait il suffit de remplacer le hareng par la Pologne ou n'importe lequel des Etats baltes pour avoir presque le.mot à mol de certains discours aux Nations Unies.Cela console ceux qui ne sont pas instruits des grandeurs et des beautés de la démocratie concen- trée.Il leur suffit de parler comme tout le monde.MARYK 3-XII-4S Blocs-notes ; L’hommage à M.St-Laurcnt Les libéraux ont fêté avec éclat vendredi soir le chef de la députation fédérale québécoise, M.Louis St-Laurent, ministre de la Justice et des Affaires extérieures.La fête visait sans doute avant tout un effet politique qui était d’affirmer la force et l’unité du parti libéral et de consolider sa position vis-à-vis de l'opinion québécoise.L’hommage solennel que M.King et presque tous ses collègues ont tenu à rendre à M.St-Laurent n'en souligne pas moins le prestige incontestable qu'en quelques années setile-menl de vie politique le ministre de la Justice a su conquérir au sein du cabinet comme au parlement.Dans l’éloge qu’il a fait de son collègue de Québec, le premier ministre Mackenzie King a surtout insisté sur son altitude lors de la crise ministérielle de novembre 1911 qui s’est dénouée par l’adoption de la conscription partielle."D’a|"-és ce que je sais de la situation excessivement difficile dans laquelle se trouvaient plusieurs députés de cette province et d’un bon nombre d’autres au Canada d’ailleurs, je suis convaincu que si M.St-Laurent m’avait retiré son appui, ou même s’élait montré hésitant, j’aurais été obligé de démissionner, ce qui eût entraîné aussi la démission du cabinet.” On comprend cet éloge ainsi que la reconnaissance de M.King.C’est un éloge auquel l’immense majorité des Canadiens français ne sauraient souscrire après l’attitude qu'ils avaient prise sur le plébiscite.M.St-Laurent l'a bien senti et il a tenu à défendre la position qu’il avait prise en 1944.Il a invoqué à sa décharge les exigences de la guerre et les renseignements qu’il possédail à ce moment et qu'il ne pouvait communiquer à ses meilleurs amis.Il n'a cependant pas dévoilé quels étaient ses renseignements et son plaidoyer n’était guère convaincant.M.St-Laurent était beaucoup plus à l’aise en parlant de la réforme de la représentation.Lorsque la redistribution des sièges à fa Chambre des Communes avait été ajournée au détriment du Québec en 1944, le ministre de la Justice avait promis une réforme de fond après la guerre.On ne l'avait guère pris «4* catnet du grincheux On signale l'apparition d’un nouveau trolley-bus, rue Beaubien.En effet, les gens du nord l’ont vu passer à leur nez, hier matin, par le froid qu’il faisait, sans qu’il daignât même les faire monter.Ce n’était en effet qu'une apparition.Cela arrive souvent pour le» gens de l’est, X 4- ?Les savants ont conslalé dans l’étude comparée des monstres de l'âge préhistorique, que les mastodon les avaient le cerveau très petit.Ainsi le Gorgosaurus, jeune animal de six à huit lonnes.avait un cerveau de quelques onces seulement.On a observé le même phénomène à l’époque moderne, notamment que nombre de gros personnages du monde politique et social ressemblaient étonnamment au Gorgosaurus.A 4- 4 On a egalement vérifié que l'économie de cervelle ne leur était pas nuisible, et que les dinosaures ont duré 140,009,000 d’années.C'esi aussi un fail biologique contemporain que la sottise csl loin d’être un obstacle au succès.4 4 4 Le London Daily Mail signale qu’à Londres vit un pauvre homme qui gagne $2,500,000 par année.Mais lanl lui en mange le fisc britannique qu'il lui en reste seulement 14,000 livres.“Pour dire le vrai, a-t-il avoué, je suis un peu désillusionné sur “la grosse argent”, quand vous considérez que malgré une grosse fortune, il me faut faire mes faux-cols à même mes queues de chemises.* 4 4 II es! temps que les Alliés interviennent au sujcl de l’Espagne.Esl-ee qu'on va encore bien longtemps permettre à ce pays de continuer à encercler la pauvre Russie?4 4 4 T.a R.B.C.a fait d’utiles expériences.Elle a amplifié les sons produits par les animaux.Le son le plus terrible el qui a rempli les auditoires de frayeur riait celui d'une mite qui rongeail un veslon.4 4 * Beaucoup rie gens qui fonl des vacarmes effroyables, ne font pas autre chose que la mile.La Grincheux 3-XII-46 Choses d’hier et d’awourd’hui La vie n'est pas un plaisir ni une douleur, mais une affaire grave donl nous sommes chargés et qu’il faut terminer à notre honneur.< TOCQUEVILLE L'élection du président de de M.Bernard Fay — l'Assemblée Nationale — En marge du procès M.Lewis recevra sa sentence demain Les François sauront peut-être aujourd'hui si le 1 chef communiste Maurice Thorez sera premier ministre : du premier cabinet de la Quatrième République.Le Congrès national du parti socialiste se réunit cet après-midi, a 6 heures (1 h.à Montréal) pour décider s'il acceptera ou non l'invitation des communistes pour constituer un gouvernement conjoint des deux partis.Si les socialistes acceptent, il est entendu d'avance que c'est le secrétaire général et chef réel du parti communiste, M.Thorez.qui sera premier ministre.L'Assemblée Nationale française a élu aujourd'hui M.Vincent Auriol comme son président; c'était le seul candidat mentionné jusqu'ici pour ce poste; les communistes devaient l'appuyer en retour de l'appui des socialistes à M.Thorez.Or, à la dernière minute, les communistes ont refusé d'appuyer M.Auriol en disant que le défaut d'entente antérieure les empêchait de s'engager, et ils ont présenté leur propre candidat, M.Marcel Cochin.Puis les radicaux-socialistes ont mis en nomination M.Alexandre Varenne.M.Auriol a été élu grâce à l'appui du M.R.P., et a reçu 284 votes, contre M.Cachin, 170, et M.Varenne, 98.Si les socialistes acceptent l'alliance communiste, ce qui paraît peu probable, le groupe serait virtuellement assuré d'une majorité; les communistes ont 180 députés, les socialistes, 101, et les autres partis de gauche, 63; d'autre port, le Mouvement Républicain Populaire a 163 députés, et les partis de droite, 85.Il semble difficile que le parti socialiste puisse accepter cette alliance sans scission.Si l'offre communiste est refusée, c'est le M.R.P.qui prendra l'initiative de la formation d'un cabinet; ce parti n'a pas encore choisi de candidat pour le poste de premier ministre, mais l'on mentionne surtout le président du M.R.P., M.Schuman, qui était ministre des Finances dans le cabinet de coalition qui vient de démissionner.Un débat constitutionnel complique le choix du nouveau gouvernement.Le Conseil de la République, dont la plupart des membres seront désignés dimanche prochain, ne siégera que le 24 décembre; ensuite les deux chambres se réuniront pour élire un président de la République, et c'est ce président qui choisira un premier ministre et lui confiera la tâche de constituer un gouvernement régulier.Il s'agit donc de savoir si l'on désignera pour le moment un gouvernement purement provisoire, ou si les partis doivent dès maintenant constituer un gouvernement définitif qui serait simplement régularisé en janvier.Le procès de Bernard Foy L'on voudrait croire que la menace communiste qui pèse sur la France a enfin ouvert les yeux de la faction gaulliste qui, sous prétexte de punir des "collaborateurs", a fait le jeu des communistes en supprimant ou en neutralisant leurs adversaires les plus déterminés.Malheureusement la purge continue, plus de deux ans après la libération.Un cas particulièrement significatif est celui de M.Bernard Fay, qu'un grand nombre de nos lecteurs ont pu entendre, notamment en 1938 lorsqu'il a donné une série de conférences à Montréal.Cet historien, qui était avant la Grande Guerre il l'un des plus éminents professeurs du Collège de France, a écrit plusieurs ouvrages sur la Franc-Maçonnerie, et il a notamment mis en pleine lumière une masse de documents fort gênants pour cette organisation; cela le désignait d'avance à la vindicte des communistes et de leurs sympathisants de gauche, comme de tous les adversaires du catholicisme.Le maréchal Pétain a nommé M.Fay conservateur de la Bibliothèque Nationale.A ce poste, l'historien a réussi cette tâche difficile de sauver tous les trésors de cette institution: livres, cartes, estampes, médailles, etc.L'on affirme que pas une seule pièce n'a été volée ou perdue.Dès l'été de 1941, il était en relations avec lo Résistance, et il o lutté avec succès contre toute mainmise allemande sur les archives nationales.Or, eu moment de la libération, Foy a été jeté en prison, en août 1944; on l'y a gardé vingt-sept mois sans le juger, sans égard au fait qu'il est infirme depuis son enfance, par suite d'une attaque de paralysie infantile.Et aujourd'hui on lui fait son procès.Il est accusé d'avoir persécuté les francs-maçons; l'enquêfe dans sa cause o été faite par trois policiers maçons, et il a comparu devant un juge d'instruction qui est aussi un maçon.Ces détails, que nous tenons d'excellente source, ne seront probablement pas signalés par tes agences de presse.Fay n'est pas un cas isolé; la purge gaulliste-communiste a atteint d'autres écrivains catholiques; quelques-uns sont en prison, d'autres doivent se cacher, en France ou à l'étranger.Si un gouvernement dont le président, M.Bidault, est catholique, et qui compte d'autres catholiques comme M.Francis Gay et M.de Menthon, ancien président de la Jeunesse Catholique Françoise, si ce gouvernement se comporte ainsi, que peut-on attendre du prochain gouvernement si le premier ministre est M.Thorez?Lorsque l'amiral Auphand a fait connaître au général de Gaulle la mission qu'il avait reçue du maréchal Pétain, de négocier une solution du problème politique français pour éviter une guerre civile, il a essuyé un refus.Plus tard M.de Gaulle demandait devant l'Assemblée constituante: Où est la guerre civile?Des publicistes ont vu dans la purge contre Vichy des indices inquiétants à ce sujet; elle a servi de prétexte à plusieurs vengeances; contre Fay c'est celle de la Franc-Maçonnerie.Souhaitons que demain ceux qui $• sont prêtés à ces obus ne soient pas à leur tour victimes de leurs anciens complices.Cela s'est déjà vu et il n'est pas besoin d'aller chercher les précédents dans la victoire de Staline sur les Trotskystes, ni dans la purge hitlérienne de 1934.Il y a un peu plus d'un siècle et demi, en France même, Robespierre faisait exécuter les autres factions de la Montagne, avant de tomber à son tour devant une coalition de terroristes el ds modérés.M, Lewis condomné Le juge Goldsborough a jugé ce matin que M.John-L.Lewis est "coupable de mépris de cour".Il a ajouté que la sentence serait prononcée demain.Le jugement a suivi une brève séance au cours de laquelle la défense a déclaré sa preuve close sans faire entendre un seul témoin pour repousser la preuve soumise par la poursuite.Avant le jugement, M.Lewis a fait une brève déclaration.Il a commencé par dire que "l'histoire de» injonctions ouvrières avant 1932 est une histoire sordide"; puis après avoir résumé la législation sur ce sujet, il a parlé de la grève des mineurs; il s'est élevé contre la "brutale semaine de travail de 54 heures" et a conclu que l'union avait été forcée de mettre fin à son contrat avec le gouvernement.Le gouvernement des Etats-Unis avait terminé hier sc preuve contre l'accusé, en citant une demi-douzaine de témoins qui ont prédit les conséquences de la grève; ces témoignages ont pour but d'aider le tribunal à déterminer la sévérité de la sentence.Ces experts ont exposé que la grève du charbon, si elle dure encore un mois et demi immobilisera toutes les industries qui ont besoin de ce combustible, et que cela réduira 5,000,000 d'employés au chômage.De plus, cette grève aurait pour effet, dans le même délai, de diminuer la production nationale de 20%; 80% des chemins de fer de première classe cesseraient de fonctionner; le revenu national diminuerait de $170,000,-000,000 par année à $150,000,000,000; une telle diminution du revenu national entraînerait une diminution de $5,000,000,000 dans les taxes perçues par le gouvernement fédéral.Cela signifie que le budget, le service de lo dette, et toute l'administration financière fédérale serait chambardée, et qu'il en résulterait un déficit et en dernière analyse une augmentation correspondante de la dette nationale.Ce matin, le juge a admis la production par l« gouvernement de documents provenant d'autres litiges ouvriers, et dans lesquels les "United Mine Workers" ont déclaré admettre que le gouvernement administre les mines dans son râle de "souverain".Les avocats de la défense ont tenté de faire rejeter ces documents, parce qu'ils se rapportent à des événements bien antérieurs aux procédures actuelles.Le juge a répondu que ces mémoires peuvent servir à déterminer la sincérité de l'union.Répercussions politiques Dans le conflit qu'a posé M.Lewis, les autres chefs ouvriers et les groupes politiques ont à résoudre des problèmes difficiles.La gravité de la situation pour le pays n'enlève rien aux conséquences qui peuvent en résulter pour des intérêts de groupes.Dans la monde ouvrier la solidarité est assez limitée.Si le C.I.O et l'A.F.L., et notamment les principaux chefs de ces organisations, MM.Murray et Green, appuient le cinf des mineurs, c'est surtout parce que le gouvernement a eu recours à la procédure d'injonction.Les unions ouvrières ont lutté pendant près d'un demi-siècle aux Etats-Unis contre la pratique des tribunaux d'accorder des injonctions contre les grèves; elles ont obtenu une victoire sur ce point par la loi Norris-LaGuordia, adoptée en 1932, et leur solidarité tiendra tant qu'il s'agira de défendre cette conquête unioniste.Mais d'autre part les deux grandes organisations ouvrières craignent que M.Lewis, s'il gagne celt# bataille, entreprenne de constituer un bloc de tout la mouvement ouvrier, et d'en devenir le chef.Les communistes et leurs sympathisants, qui dominent un certain nombre d'unions au sein du C.I.O., voient en Lewi» leur plus redoutable ennemi dans le monde du travail.De plus, beaucoup de chefs ouvriers craignent qua cette grève entraîne une intervention rigoureuse des législateurs, et que les unions y perdent une bonna partie de leurs privilèges.Enfin, les ouvriers unioniste!: sont aussi des citoyens, et ils souffrent comme les outres des conséquences de la grève sur l'économie générale du pays.De sorte que de plus en plus il» pourront sentir un conflit entre leurs intérêts syndicaux et leurs préoccupations de citoyens, de contribuables, de consommateurs.Mais les deux partis politiques ont un problèma non moins angoissant.L'issue de la grève, et la législation qui s'annonce pour janvier, peuvent avoir une influence décisive sur l'élection présidentielle de«1948.Les démocrates craignent que la méthode adoptée par M.Truman, et qui est la conséquence de la législation adoptée pour régler la grève ferroviaire donne aux républicains la chance d'attirer de leur côté le vote ouvrier que Roosevelt avait solidement acquis nue démocrates par le New Deal.Les républicains, qui domineront le Congrès d'ici deux ans, appréhendent la responsabilité d'avoir à résoudre le problème législatif que soulèvent les conflits de travail.Ils ont le courant pour eux, comme en a témoigné le vot« récent; pour que leur futur candidat présidentiel n» parte pas avec l'hostilité du monde ouvrier, ils voudraient bien pouvoir dire qu'il» ont sauvé le pays en ne faisant que des changements minimes dans les lois ouvrières.Les amis de M.Truman, qui souhaitent pour lui une nouvelle candidature, craignent que cette candidatura passe à gauche, à un candidat ouvrier du type Wallace, ou que la crise jette le parti à droite par réaction contre Lewis; dons un cas comme dans l'autre, la parti démocrate serait divisé, et écarté du pouvoir, peut-être pour longtemps.Da l'autre côté, les aspirants à la candidature républicaine — MM.Dewey, Stassen et Taft, — y penseront à deux fois, avant de s'engager dans ce problème épineux.Tout la monde veut sauver le pays; mais chacun veut le faire de façon à profiter du succès, ou à pouvoir rejeter l'échec sur l'adversaire.Cela n'est pas de nature à favoriser une solution qui, même sans ces rivalité», resterait extrêmement difficile.— Paul SAURIOL / • LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 3 DECEMBRE 1946 VOLUME XXXVI) — No 277 Dans le monde ouvrier La grève dure depuis 12 jours à Noranda — Nouveau 4 syndicat à Louiseville — Contrat de travail signé à Lachute Noranda.3 (C.P.) — La «rêve des mineurs de la Noranda Mines Ltd dure maintenant depuis 12 Jours.La production est arrêtée et seule une équipe entretient les feux des grands fournaux.Les groupes de piquetage continuent à monter la garde malgré le froid sibérien qui a atteint 25 degrés Fahr.sous zéro.Des grévistes s’occupent à couper du bois pour chauffer les tentes de ralliement.M.Thomas McGuire, cordinatcur international de l'International Union of Mine.Mill and Smelters Workers (C I.O.) dit que l’Union est prête à assister à toute conférence qui serait tenue à Ottawa pour régler la grève.A Ouébee.è M.Antonio barrette, ministre provincial du Travail, a déclaré qu’il ne voyait pas d’utilité è.envoyer un représentant à Ottawa pour y discuter la grève, car celle-ci tombe exclusivement sous la juridiction fédérale et la province n'a aucune autorité en la matière.Nouveau syndicat Grâce au travail de M.bené Har-mégnies, organisateur général de la C.T.C.C.un nouveau syndicat vient de se fonder à Louiseville à l’Asso-ciated Textile of Canada.Cette entreprise compte au delà de six cents employés dont la majorité fait déjà partie du syndicat.Le syndicat fut officiellement fondé le 30 novembre dernier, et à cette occasion on a choisi un bureau de direction dont les membres sont les suivants: président, M.bené Boucher; vice-président, M.Josaphat Trudel; secrétaire-archiviste.M.Georges Langlois; ass.-sec-archiviste, M.Jean-Paul Cou-lombe; trésorier, M.Lionel Masson; sentinelle.M.béai Garceau.A l'assemblée de fondation, on remarquait la présence de M.Gaston Vallières.président du Conseil central des Trois-Rivières; M.Roland Lemire, secrétaire du même organisme; M.l’abbé bourassa, aumônier du Conseil central, et M.l'abbé Tessier, de Louiseville.Avis de décès VILLENEUVE — A Lachcnaie, le 2 décembre 1946, à l’âge de 85 ans, 9 mois, est décédée Ulalie Venne, épouse d’Odilon Villeneuve.Les funérailles auront lieu jeudi, le 5 courant.Le convoi funèbre partira à 9 hres 15, pour se rendre à l’église paroissiale, où le service sera célébré à 9 hres 30, et de là au cimetière du même lieu.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Direction, Jos.Guay, Terrebonne.Nécrologie BERNARD — A Montréal, le 1er.aiu-, Roméo Bernard, époux de Mam-Anne Doyon., , -, * ic 30ISCLALR — A Montreal, le 1er, a 15 ans, Dieudonné Bolsclair, fils de Lorenzo Boisclair et d’Odérila Thérien.CHARBONNEAU — A St-Jovite.le 1er, à 47 ans, Arthur Charbonneau, epoux d'Ailda Tourangeau.CAYA — A Verdun, le 2.à 64 ans, Mme Pierre Caya, née Laura Trinque, 3543 Ger- CLÂVEAU — A Montréal, le 1er, à 66 ans.Mme Joseph Claveau, née Kathleen Hackett., c DUCAL — A Montréal, le 1er, à 63 ans.Jules-Roch Dugal, époux de Marie-Anne Jasmin, 44C3 Christophe-Colomb.GAUDETTE — A Ste-Madeleine, le 30, à 55 ans.Eusèbe Gaudette, époux de Mé-dora Benoit., .„ GENEREUX — A Montreal, le 1er, a 67 ans.Mme Georges Généreux, née Philo-méne Fournier.GRAVEL — A Montréal, le 1er.à quête de la Légion à condition ] iJlltres z°nefs *ont myitêes a entre qu’elle soit également adressée aux ,' ans cette fusion, qui déviait hatei municipalités de Westmount, Ou-j ® retour a U sante economique pour treniont, Hampstead et à toutes les ! * Allemagne.autres municipalités de l’ile de ^ La fusion entre en vigueur le lcr Montréal.! janvier 1947.Llle poniportera la Le major général C.B.Price, qui ! mise en commun de toutes les im-dirigeait la délégation, a admis que i portations et ressources locales, y ce serait une idée splendide.H | compris les vivres, des deux zones, était accompagné par M.1.L.E.jafiu d'y établir un niveau de vie i Price, président du comité du loge-j égal partout.• • i t, , j.j ment de la Légion; par M.E.Tho-1 Selon M.Bevin, la disparition de Le procès de Kent Howiey, dt-jnias.nrésident du comité de.la re-i lu concurrence fébrile entre les di- rses régions affamées aidera sen-blement à diminuer la pression , , , , : active dans Ipc assemblées illéo'ales i "''““‘T’ »c an.i.| laite polir l’obteiltioil de vivres SUf cime autorité pour regler la greve i .lve , a!ls, asseraDlees iiiegaieSj ^ Asselin a demande aux repre- .j.KJoronda j qui ont dégénéré en emeutes le LI j sentants jg |a Légion s’ils seraient de Norandc I août dernier a Yalleyfield, est en- en meslll.e de faire queique chose M.Antonio i re aluourdhui dans sa deuxieme j p0ur bâter le travail de Wartime journée aux Assises.Housing.“Après tout, la seule fonc- Let avant-midi, trols policiers,, {jon de ceite compagnie c’est de , re, dont plusieurs sont morts, des j qu’entreprendra sous peu la Lé-provinces maritimes et (.suites de ces mauvais traitements, et : yion pour obtenir les 81111 maisons employé des prisonniers de I dont il a éié question plus haut.M.pour effectuer un travail de.- „ i „„ inc., u v,.^ -.guerre.Ses subordonnés ont été ac- par une automobile en face du manufacturiers, des marchands dé-i cusés d’atrocités individuelles.614 de la rue St-Jacques ouest.Le véhicule était conduit par M.J.Broderick, 4930 Chemin de la Reine-Marie.Environ 10 minutes plus tard, soit vers 6 h.22, M.UTric Blain, 76 ans, 6336 rue Beaulieu, était renversé par un autobus de la Cie des Tramways, à l’intersection des rues Beaulieu et Jolicoeur.M.Blain a ' été transporté à l’hôpital Homéopa- j tique puis transféré a l’Institut Neu* ] ______ rologique, souffrant d'une fracture ; Le ministre provincial probable du crâne.Le conducteur , «out'jent' ûug Ig orovincc de l’autobus était M.Robert Poirier, i sonne"* que la province 970 rue Woodland, à Verdun.taillants et autres soumettront ans-si des mémoires élaborés, et récla-j nieront peut-être, au lieu d’une aug-; mentation fixe, une revision com-i piété de tous les Unix chy fret.Réponse de M* Barrette Deuxième journée du procès Rowley L'accusé et Beaucage dirigeaient les manifestants Lloyd ment.L’on croit toutefois qu’il s’a, git d’un transport militaire français qui revenait d’Allemagne.Les cadavres sont si multilés qu’on n’a pu encore les identifier ni même découvrir l’âge ou le sexe des victimes.D’après les dossiers, s’il s'agit, d'un transport militaire français venant d’Allemagne, 13 passagers auraient été à bord de l’appareil qui a été apparemment entraîné dans des courants d’air en passant au-dessus des Vosges au cours d’une forte tempête.Un motocycliste qui, malgré la tempête, traversait les montagnes a aperçu les flammes sur le bord d’un ravin.Le« quatre premiers cadavres retrouvés au pied de la montagne hier soir.Les équipes de secours ont rapporlé avoir trouvé une chaussure d’enfant, des vêlements de femmes et de la monnaie de l’occupation allemande, aux environs de l’appareil consumé.Première victime de cet accident La première victime de l’accident survenu au passage à niveau du Pacifique Canadien, rue Beau-bien, aux petites heures dimanche matin, a succombé à ses blessures vers huit heures hier soir, à l’hôpital St-Luc, oû elle avait été hospitalisée.II s'agit de M.Léo Hussey, 40 ans, de Vaudreuil.Ses deux compagnons, MM.Malcolm Laviolette, 30 ans, 7061, rue Drolet, e| Robert With-worth, 28 ans,, 6044, rue Jeanne-Mance, sont encore sous observation à l’hôpital Notre-Dame.L’automobile dans laquelle ces trois hommes avaient pris plate avait enfoncé la barrière du passage à niveau pour être ensuite heurtée par la locomotive d’un train de marchandises.Grièvement blessé dans une querelle La police fait présentement cn-quète au sujet d’une violente altercation, survenue hier soir dans un logis de la rue St-Jacques, où un homme.M.Edouard Hamel, 36 ans, aurait été grièvement blessé.Selon la police on se serait battu à coups de poing et à coups de théière.La victime a été transportée à rhôpital Western, souffrant d'une coupure au menton.Elle est gardée en observation en attendant les résultats d’un examen aux Rayons-X qui déterminera si M.Haine) souffre d'une fracture du crâne.Aucune arrestation n'a encore été effectuée.Victim# d'un chauffard Un Montréalais, M.John Battah, 52 ans, 301 est, rue Dorchester, a été victime d’un chauffard, hier soir, sur ia route nationale, à Pont-David.Les agents de la police provinciale sont actuellement à la recherche de l’automobiliste qui csl disparu après avoir heurté M.Battah rore, dimanche, par la police provinciale qui a dû se servir de bombes lacrymogènes, a comparu hier, Québec, 3.(D.N.C.) Barrette, ministre provincial du ! Travail, a répondu, hier, à l’offre de médiation du ministère fédéral du Travail pour le règlement de la grève de la compagnie Noranda.Dans le télégramme que M.Bar-relie a expédié à M.Arthur McNamara, sous-ministre du Travail à Ottawa, le ministre du Travail de la province se dit favorable à ce que le président de la Noranda Mines et un représentant de l’Union In.ternationale des Mineurs se rencontrent dans la capitale nationale afin de tenter de trouver une solution au conflit.Mais comme cette affaire tombe complètement sous la juridiction des autorités fédérales, en vertu d’arrêtés ministériels du gouvernement fédéral.M.Barrette ne voit aucun avantage à re qu’un représentant de son ministère parti- devant le.magistrat de ce district, cipe à ces pourparlers, comme on le sous une accusation de tentative de meurtre.L’enquête préliminaire a été fixée au 5 du courant.Sergeant aurait fait feu sur un lui demandait, “puisqu’à l’heure actuelle, la province n’a aucune autorité en la matière ”.Ce télégramme met en relief les garçon de 17 ans, Donald Young,j déclarations que M.Barrette a dé-qui aurait fait trop de bruit en en-j formulées, à savoir que la pro-trant chez lui, dans un logis situe j vince ne recule pas devant ses res-dans la même bâtisse que celui desj ponsabilités lorsqu’il s’agit de ten-Sergeant.Le jeune Young a eu laj ter de trouver une solution au con-jambe fracassée d’une halle de re- fût ouvrier qui est du domaine de le capitaine Norbert Labbé, le lieu tenant J.-Emile Parent et l’agent J.Paul Benoit, de la Sûreté provinciale, ont rendu témoignage, corroborant en quelque sorte les récits raconté» hier par d’autres policiers.L’agent Benoit, en particulier, a affirmé que Rowley et son compagnon Azellus Beaucage, étaient les chefs réel* des manifestants qu’ils dirigeaient à leur guise par des gestes des mains et par des cris.Au cours de l’après-midi d’hier, ,, le capitaine Labbé avait raconte i (|es gens charitables et nous som qui! était arrive a Valleyfield, le mes prêts à prendre soin des vété' 13 août dernier vers 2 heures de i rans de certaines autres raunicipa I après-midi ayant etc envoyé dejlitlss quj n’ont rien fait” construire des maisons, dit-il.C’est à elle de voir à ce que le travail se fasse.C’est une agence gouvernementale et elle est à même de contrôler le travail, les matériaux et tout”, M.Price * expliqué que Toll veut faire signer la requête par 100,000 personnes au moins, pour faire pression sur les autorités fédérales."Nous sommes la seule municipa-.lité d£ Pile de Montréal qui ait fait quelque chose pour les vétérans, dit ! M.Asselin.N’importe, nous sommes volver.Son frère âgé de 15 ans a vu, lui aussi, la mort de près.Le détective Oggier, de la Sûreté provinciale, envoyé sur les lieux, fut menacé d’un mauvais parti par les Sergeant.C’est alors qu’on a dû forcer le couple à se rendre au moyeu de bombes lacrymogènes.Récompense offerte pour la capture d'un meurtrier Toronto, 3 (C.P.).— La police de la ville Reine a offert, hier soir.j veut entamer pour régler la grève une récompense de $2,000 pour laj des mineurs de Noranda.capture d’un meurtrier qui a tué à] bout portant M.Alfred Reddish,; chauffeur de taxi de 53 ans.Les autorités policières ont or-j donné aux agents lancés à la pour-! suite du meurtrier de “faire feu au] besoin”.Le bandit serait âgé de 25] sa juridiction.Mais le cas de No.randa, ainsi que l’expliquait le premier ministre Duplessis, lui-même, la semaine dernière, c’est une question qui ressortit au ministère fédéral du Travail.Pour cette raison, “et aussi longtemps que pleine et entière juridiction sur les relations industrielles n’aura pas été remise à la province”, le ministre provincial du Travail ne voit pas d’avantage à ce que son ministre prenne part aux pourparlers qu’Ottawa L'éclairage des rues de la ville Sur ce, le major général Price a dit: “J’ai clairement dit aux gens de Westmount que le contraste avec Montréal n’est nullement favorable à leur ville.La Légion est en négocier avec Montréal- Oui, négocier, dit M.Asselin, mais ils n’ont encore rien fait et la guerre est finie depuis longtemps”.Et M.Asselin a terminé l’entretien en énumérant tout ce que Montréal a fait pour les vétérans.Montréal à la Montreal Cotton afin de prêter main forte aux agents qui étaient aux prises avec des grévistes.“En arrivant, sur les lieux, a raconté le capitaine Labbé, j’ai vu de' Rowley et Beaucage en avant de la Ouest”, foui*.Je suis descendu de mon automobile et je m’adressai à Rowley pour lui deinander ce qui se passait.Il m’a répondu: Les gens sont montés contre la “gang” à Claude (les constables spéciaux du chef Ovila Claude).S’ils ne sortent pas, ils sont prêts à agir.Puis, continue le capitaine Labbé.j'ai demandé à Rowley et à Beaucage de me suivre à l’intérieur, j Les deux hommes m’ont expliqué j qu’il s’agissait de sortir les cons- ! ______ tables spéciaux en me disant qu’ils ! étaient la cause de tout ce trouble.I Un jeune cambrioleur de 19 ans, Ils ne répondaient pas de ce qui ] Jean-Marie Lamarre, sans adresse pourrait arriver si les constables i connue, qui purge actuellement une spéciaux demeuraient à l’intérieur.” ! sentence de deux ans pour vols L’instruction de la cause se con-] dans des automobiles et contre qui timie, Tentative d'évasion ratée au Palais de Justice le Canada et les Etats-Unis.Les ministres des Affaires extérieures sont censés terminer cette semaine l’examen final des traités pour l’Italie, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie et la Finlande.Ils aborderont ensuite la question allemande, et M.Byrne aurait l’in- frais d’occupation pour Joute celle région, mais permettra aussi de leslaurcr graduellement une économie allemande saine, mais non agressive, qui contribuera matéri-cllement à la stabilité économique de l’Europe.” d- Londres, 3 (Reuter) — M.Hugh Dalton, chancelier de l’Echiquier, a déchiré aujourd’hui à la Chambre des Communes que le nouvel accord anglo-américain au sujet de l’Àlemagne, a pour but lu recons-Iruclion de l’économie allemande “selon des principes sains mais non-agressifs.” En annonçant l’entente pour la fusion économique des zones britannique et américaine en Allemagne, M.Dalton a déclaré qpe cet accord ne cause aucun préjudice a la politique britanniqe déjà connue de “socialiser” les industries de la partie de la Ruhr située dans la zone britannique.Répercussions de la grève) Le projet Dionne a été au Canada enterré" hier Ottawa, 3.(DNC) — Bien que le Canada j Québec, 3.(D.N.C.) — Le maire et te* craigne avec raison la grève des mineurs i échevln* ont ''enterré hier après-midi le de charbon qui dure depuis 12 Jours aux ; projet Dlonne d'une fabrique de soie arti-Etats-Unis, on n’a pas encore noté au iiclelle aux usines Si-Malo.Nos édiles pays de malaise sensible quant aux appro- ) ont adopté à l'unanimité une suggestion visionnements, a déclaré M.E.J.Brun- 1 du maire Lucien Borne d'accepter comme ning» contrôleur général- ! officielle la dernière lettre de M.Dionne, "Les réserves de charbon sont abondan dans laquelle il annonce au maire qu'il tes pour nos besoins actuels", a-t-il expliqué, s mais la situation future dépend des règlements de la grève américaine".L'un des principaux facteurs dépendants de la grève de nos voisins sera de savoir si le Canada devra dans les tours prochains rationner davantage sa consommation ordinaire, de façon à remédier à une pénurie menançante.Une déclaration de M.Jos.Francoeur Tentatives de vols dans des cinémas M.Jos.Francoeur, député do Mercier à l'assemblée législative, a déclaré ce matin, contrairement à ce qu'un Journal a déjà publié, qu'il n'assistera pas à l'assemblée, ce soir, à la salle des charpentiers, rue St-Laurent.On sait que cette assemblée est sous les auspices du comité du Québec pour la défense des droits unionistes.M.Francoeur a dit qu'il n'a pas été invité à cette assemblée, et que même s'il avait été invité, il n'aurait pas accepté d'y assister.Il a ajouté qu'on se i , sert do son nora' ° *on insu.Il n'approu- jpçse une menace de sentence pom „„ d.allleur, nullement ,d4„ d8 c„ vol de $l,500 dans l ' C i ’ ’ qena qui ,e .ervent de la liberlé d.! a rate ce matin au nouveau palais , unionji 0UŸrl.res m0UM„ ,8uri am.a raté ce matin au nouveau palais de justice une évasion qui aurait eu quelque chqse de sensationnel du fait qu’il avait déjà prévenu un policier de son intention de prendre la clé des champs.bitioni personnelles.Taux qui sera augmenté Ottawa, 3 (D.N.C.) — La corporation Deux tentatives de vols ont été i coniinisevs dans des cinémas de la j j^a semaine dernière, le jeune La - , L’administration municipale et'métropole ces jours derniers.Hier,lniarrc recevait une sentence de !de «tabilisation des prix des denrées a à 3o ans.Le constable-chef John j S0I1 service d’urbanisme surveillent i M- W.McKay, gérant du cinéma j deux ans de pénLeiicicr devant le ' annoncé qu'à compter du 2 décembre Chisholm a pris la direction des rc-j “avec le plus grand intérêt” les ex-! Coew’s, a rapporté à la police qu’un 1 juge T.A.Fontaine, pour vols dans ; 1946; le taux de remboursement de la «ub-eherches tandis que le maire Robert, p£ricnces qUe l’on poursuit à Lon-! jeune homme, âgé d’environ 25 ans, ! des automobiles et tout particuliè-: ven,i°n sur tout le saindoux (shortening), (1res, Angleterre, sur l’éclairage j «test présenté au guichet pour re-! renient dans celle du général Mc-1 exP°rt® ou vend« à des magasins ou à de* parcs; mettre à la caissière un billet ainsi j Naughton.; navires, taux quiu antérieurement était de ¦ ¦ - t I 10 p.c.da la valeur indiquée à la facture Aujourd’hui, l’inculpé devait pa-| fera augmenté à 20 cents, la livre, raître devant le juge F.T.Enrigh a rapporté à la police qu’un1 juge T.A.Fontaine - , ., , .v(v,v> \j 11 jjvsui isuii *.omme, age d environ 25 ans, > des automobiles et Saunders, dans un appel spécial a - .la population, invitait tous les ci-, fluorescent des rues et des toyens a collaborer avec la POhcc j publics, a déclaré ce matin le pré-! libellé en anglais: “C’est un vol ar-poiu* amener le meurtrier devant la; stjent flu Comité exécutif, M.,1.-0.j nié.Donnez-moi l’argent et pas un justice.! Asselin.! mot.” La police croit que le bandit ayad | j a modernisation du système' La caissière n’avant pas bougé du 1 intention de dévaliser le chauffeui d-é(.jairaRe de la ville a été retardée1 ‘ P S lorsqu d est monté dans son j pendant toute la durée de la guerre, ,rn,r ne .«.-meme et s est emu.j revolvers dans le coffre-fort d’un ttenlat, plus Kra'e., a été ; de commerce sis à former les lamoes à arc en lamnesl »T‘:.d,man(mc .s°m au cinema j]217 boni.St-Laurent, [onucr ns lampes a aie en lampes.^ialsonneuve sls a 4229 est, rue incandescentes ou pour remplacer ; 0nta|.io ] Quelques instants avant d’être le courant direct par le courant al-1 - - ¦- -1 - • - ternatif dans les districts où Irsq lampes à arc étaient déjà disparues.! , i me n, n ne (icvansvi ic euaii.iv-i.q ec|airagc de la ville a été retardée I tout le leu lorsqu il est monte dans son taxi, pendant toute la durée de la guerrei frôle de lui samedi dernier.Reddish n auraiL ])ar l’impossibilité de se procurer: L'autre d pas obéi a 1 ordre qui lin était mti-|]e matériel nécessaire pour trans-i onmmis Hit •né par le bandit, (.e dernier aurait j former les lampes à arc en lamnrs! m.;.pour recevoir sa sentence ayant .déjà avoué sa culpabilité à une ac- ; cusation de vol de $1,500 et deux | Enquête du coroner ajournée par alors fait feu.Douze autres Témoins de Jéhovoh en Correctionnelle Douze autres Témoins de Jéhovah, appréhendés en fin de semaine par la police municipale et par la Sûreté provinciale, ont comparu hier après-midi, en Correctionnelle, à l’exception de Mlle Evelyn Blik- slcad, qui a passé devant le juge j vrc (,t.t pxemp|e.Toute mesu Rene lheberge, quelques instants, |cnc|ra a”p|iom.)e sy fa effectuer les travaux.et U ne man-r- r a" ^]ui av^ donné'im”coup ! *•»«» condamné à pl que plus que les lampes, les accès- 1 11,1 a lJ1 cul,J .n('.nj»rnrjcr i! «rendrait la clé «L: ‘ L mQtnripl Si o y no- sur la tete pour 1 étourdir, l’ont L- , pumenciei « pitnaiau ia mc soins et le matem I.M les expc : cottA lp desccn(ire dan’s ia cave Ides champs.Le policier ne le prit rienees de Londres sont fructiieu-; foue-paan®.,a cave* i üas sérieux mais il fut bien sur- cnc V no furriora .vin à ci ' Les tfOlS bandits SOU CnSUlte tllOn- , dU " ses, Montreal ne taillera pas a Mii;j .u.,.___________________j pris, un peu plus tard, d aperce- voir Lamarre dans la salle des pas ,„i,|î Cà,,„„’Ato inrfiniaire!‘c’11"1' « miicuin jC a>.siriny| : , ’ ° ¦ perdus du palais de juslice.'üV-.il —P Jfc ! (l’éclairage de la ville sera étudiée ! vole.L.coroner Richard L.Duckett, du dli-; trie! de Montréal, a ouvert ce matin Ten-, quête sur la mort mystérieuse de Mme „ - „ , Quelques insiams ayani u cire .Loui8.Médéric Cholette, 74 ans, et de M.M.Eric Fagerberger.4o ans.2677, : conduit devant le magistrat, en 5e : Réa] ParUien_ 24 ans.tous deux domlcl-•étourneux, concierge, a raconté] chambie de la Correctionnelle, La- ; liés à 3269 rue Bilair_ vule st.Mich,i, dj.empoisonnement, des cadavres par parente de* victimes, le conoren Duckett a ajourné l’enquête à une semaine à la demande de* „„ ciin ou v ,, m n n médecins légistes Fontaine et Roussel qui Les trois bandits sont ensuite mon i dans le bureau de M.George akin, le gerant, mais n’ont rien 81'e s Spîa n s' ,fe Ira ns form atio'n 's^ml 1K' 11 h’ 30’ a« »»mcnt où il .narre, dans les cellules, avait dé- j des“ ,^7^'.ails rmùent est en ba u ie nouHal,ait fermer |l's I,or,e's |,°1"' ,a nllit> ‘'.'“T .detective, huolide Jette j ès ndentiflcotlon •ffcctuer fes1 travaux?., ei*'il ne man- '' ?été .assailli par Iroi.,.inconnus ] d^ix ans ! «”* Loui‘ Ro“’ : a renoncé à réaliser son projet à Québec."Dans cinq ou dix ans, l'entreprise de M.Dionne serait devenue une usine immense, a dit le maire.Mais c'est tout de suite que nous avons besoin d'industries nouvelles à Québec.Des industriel diversifiées occuperont plus de main-d'oeui vre et plus rapidement." Le maire a ajoi* té que la pression du chômage s'exercs maintenant et qu'il iaut parer à la situation pendant que la demande est bonne pour les établissements industriels.Douze morts dans cet accident d'avion Belfort, France, 3 (A.P.) — Douse per sonnes ont été tuées et une treizième est disparue aujourd'hui, à la suite d'un accident d'avion survenu tard hier.Un appareil de transport de l'armée française s'est écrasé au cours d'une tempête de neige dans les Vosges.Parmi les victimes, on compte une femme et deux enfants.Quatre cadavres ont été identifiés, mais les noms n'ont pas été dévoilés parce que les familles n'onl pas encore été averties.L'avion était en route de Liden, en Allemagne, à Paris.L'appareil a pris feu après la chute.Les cadavres ont été tellement brûlés qu'ils sont méconnaissables.M.Godbout parlera à Acton Vale dimanche M.Adélard Godbout, chef provincial du parti libéral, adressera la parole à Actoa Vale, dimanche prochain, en faveur du candidat libéral dans Bagot, le Dr Roland Bailly.M.Godbout sera accompagné de plusieurs orateurs et députés libéraux d# la région, notamment MM.Wilfrid HameL ancien ministre.Guy Roberge, Armand Sylvestre, Lionel Ross, P.-H.Plourde, Jos.Fontaino, et Félix Messier, conseiller législatif.On annonce aussi que le Dr Bailly a ouvert son comité central à Upton.| très sérieusctneîii.dit M.Asselin.j été fixée au 10 décembre Marc-André Blain, du ministère pu blic, a obtenu qu’un dépôt en argent j de $500 ou un eautionnement de.$950 soit exigé pour la mise en li*| berlé provisoire de l’inculpée.Les onze autres prisonniers, Uil-j da Seiberl.t 3484, Colonial: Fern j Popkins.44, 2e avenue, Verdun ; | blies annonce que les serres du pari , Marguerite Thompson, même adres-j LaFoiitainc soûl temporairement; se que la précédente; Jeannine Vin-! fermées pour réparations.Elles ne cent.3102, boni.Rosemont; Mar-! seront rouvertes au publie que le! guerite Bond, 580, Chatham; Ella| 8 décembre prochain.Allen, 44, 2e avenue, Verdun; Eve-j_____ lyn Blickstead, 50, 1ère avenue Les serres du parc La Fontaine I.e département des Iravaux pu- ,, , .i Apercevant un constable près rie M.Fagerberg _a (ht Ç».»1,_n av«|tj l’inculpé, le, délerlivc Jette lui de- manda s’il conduisait Lamarre dans une autre cour.“Qui, ca, Lamarre?” Irouvé aucune trace d’effraction.Il est d’avis que ses assaillants ! étaient demeurés dans le théâtre j après la représentation.n'ont pu encore établir définitivement la cause de ces morts.L'agent Gaston Archambault, de la Sûreté provinciale a aussi demandé une remise de l'affaire car la police n'a pas encore terminé son enquête.Il reste l/,i situation actuelle en Lspagne La-| chine; Olive Lindell, 580, Chatham;! comparution à _______________________> A cause du manque d’espace, nous ' sommes forcés de remettre à demain la trois heures.Tous1 publication d'une intéressante entrevue éclaircir si ces victimes ont demanda le constable.(Succombé à un empoisonnement par le.Se rappelant ce que lui avait con- ] de la »0U7«OT* ou Jpar loxyf ! : fié le prisonnier, le détective Jellé de.,carbo"! q,ul auralt pu ” *« j alerta aussitôt le détective Eddie ipo#*e ° 1 huile* i Lambton qui se trouvait sur les i ! lieux et tous deux se lancèrent à la ( I poursuite du fugitif qui à ce mo-j ! ment atteignait la porte de la rue | Marguerite Spalding, ! Notre-Dame.1.’évadé n’a heureuse-: Kathleen Linhorst.• meut pas eu le temps de sortir et i Johnson, Alma : __» .; i.i.,1.i: ! Enquête différée Belly Si uc fiole n, J(i7, Lhurron ; Mon- ! ont prot rst,’ de leur innocence, avec 1 d’un de nos représeniani» avec Mgr Maxl-Ingiic Maisse, 289, Villeneuve; Alex-] under Reid, 1721, Liverpool, el John Slueflelen, 307, Charron, amenés aussi devant le juge Théberge, ont réclamé la présence de leur avo- enqilèle judiciaire le 10 décembre I mo Yurramendi.évêque de Ciudad Rodrl- el cautionnements de $950.Tous les prévenus sont accusés d’avoir publié et dislribué un pamphlcl lihrl-lénx.intitulé: l.a Ihiine nnlenle iln eat, Me A.L.Stein.Le tribunal lesi Quéôec pour Dieu, Christ rl In li- qui, accompagné de deux amis, ai- renvoyait dans les cellules «vec I berlé go.province de Salamanque.Cet évêque espagnol est actuellement de passage en notre ville, «t a donné une entrevue, hier, au Centre Familial de la rue St-Denis.Mgr Yurramendi est accompagné, dans son voyage* du IL % Jésus Iribarron- Liliane Hanany, Mary Sagen, Helen ___^ ________ ^ Gorman, Louise Lazare, c’est on vitesse que 1rs deux poli- j Mme René Ouellette, George Elvy, WH-ciers l’ont ramoné aux cellules.( Nam Neave et E.L.Caelin, tout des Té-On ne peut encore élnblir coin-I moine de Jéhovah, accusés de conspira-menl Lamarre a réussi à s’esquiver, i tion et de libelle diffamatoire qui devaient Le juge Enright, mis au courant de i subir leur enquête préliminaire ce matin (’elle affaire, a décidé de remettre 1 le prononcé da sa sentence à dc-! main.On a laissé entendre qu’une autre ! accusation, pour tentative d’éva-* &ion» serait logée contre Lamarre.devant le juge C.-E.Guérin, ont vu Tins-truttion de leur cause différée au 19 du courant à la demande de Me Henri Monty, c.r., avocat de la Couronne, qui a informé le tribunal que la police provinciale n était pas prête à procéder.Réimpression "Les engagés du Grand Portage" par Léo-Paul Desrosiers Voyage historique dans l'immense Canada à peine exploré; tableau d'une époque pittoresque, violente, haute en couleurs.Par sa documentation soignée, par son style sobre, châtié, par ses notations psychologiques, cet ouvrage ne manquera pas d'intéresser tout lecteur averti.Volume de 207 p Au comptoir • Par la poste SERVICE DE DU 5 ¦ r X Logement et anarchie.Le« veteran* et autres malheureux sans logis, qui se sont emparés des hôtels fashionables de Londres ou de* casernes désaffectées d’Ottawa, sont-ils des précurseurs?Présagent-Us des invasions autrement brutale* et des procédés encore plus anarchiques que l’avenir nous amènera, si l’incurie continue de régner chei les dirigeants, responsables de l’actuelle crise du logement et seuls capables aujourd’hui de la dénouer?Le public assiste depuis des années a un spectacle qui n’a rien d’amusant, quand il songe aux innombrables familles qui en font les frais: les municipalités lancent la balle aux provinces, celles-ci la passent au fédéral, qui ne tarde pas à la renvoyer aux provinces ou aux municipalités.L’opinion publique est dégoûtée des grandes déclarations des autorités, de groupes privés , ou de particuliers, qui ont toutes ceci de commun qu’elles ne mènent à rien.Pour justifier l’impossibilité de construire des logis, l’on invoque la rareté des matériaux et l’insuffisance de la main-d’oeuvre, et l’on restp les bras croisés devant une crise qui énerve l’équilibre moral du pays.Y a-t-il une difficulté technique qu’on n’ait vaincue, quand il s’agissait de mobiliser pour la guerre toutes les ressources du pays, de recruter, habiller, entraîner, équiper, loger, transporter à Londres, Kiska ou Hong-Kong des centaines de milliers d’hommes?Vétérans et ouvriers, naguère spectateurs et artisans du “miracle” de l’effort de guerre canadien, se demandent, avec un étonnement qui tourne à la méfiance antisociale, quel ressort s’est subitement brisé dans la direction du pays, à quoi s’emploient aujourd’hui les remarquables leaders d’hier, économistes, financiers, industriels et techniciens, qài ont fait du Canada en guerre une puissance incontestée.Les déclarations platoniques, les dérobades, l’inaction fournissent aux agitateurs et apôtres du désordre un terrain bien préparé où germent maladies sociales et violences démagogiques.Les premières victimes seront souvent ceux qui, par leur incurie plus ou moins coupable, empêchèrent le traitement efficace du mal dès ses premiers symptômes.A-t-on oublié les immenses panneaux-réclame du comté de Cartier qui élut au parlement le premier député communiste canadien: “Votez pour Fred Hose et pour son programme du logement”?Pourtant, cette question est si importante, elle engage si directement les valeurs familiales et sociales que les deux derniers souverains pontifes et à leur suite l’épiscopat de plusieurs pays ont dénoncé le sort fait à la famille dans la plupart des villes industeielles modernes et fait appel à tout ce qu’il y a de meilleur chez les dirigeants de la société pour corriger sans délai un mal chargé d’aussi graves conséquences.Dans une lettre collective sur le problème du logement (janvier 1916), les évêques d’Ecosse rappelaient récemment au clergé son devoir: “.ce fléau (du mauvais logement) est si intimement lié à la vie spirituelle des fidèles qu’aucun prêtre ne peut s'y montrer indifférent.qu’il ne doit ménager aucun effort pour tenter de supprimer l’injustice flagrante que constitue la situation présente de l’habitation”.Sans quoi, “on glisse au chaos”.Aussi comptent-ils sur l’action “immédiate” et “concertée” de tout le monde: gou-veYnement et autorités municipales, chefs de l’industrie, de la finance et du monde ouvrier, et espèrent-ils, en une question vitale pour la nation, trouver chez les dirigeants "la même imagination, le même élan, la même valeur réalisatrice” qui assurèrent la victoire militaire.Les prolétaires de chez nous, anciens conscrits de la caserne et de l’usine, réclament aujourd'hui un foyer digne de l’homme.Aucun désir temporel n’est davantage facteur de paix sociale.Aucun idéal n’est plus conducteur de spiritualité ni ne fait autant honneur à notre époque.Quand cette aspiration vers une vie plus intérieure aura été refoulée par l’égoïsme capitaliste ou la démission politicienne, des convoitises naîtront dans le coeur de la multitude qui donneront cours, au lieu des impatiences d’aujourd’hui, à des soulèvements de masse: ce sera l’anarchie.Pourquoi attendre qu’il soit trop tard?Ne faut-il pas plutôt, selon l’appel émouvant des évêques d’Ecosse, s’appliquer à une “action immédiate et concertée” pour éviter le désastre social et familial où nous courons?Relations.Activités Féminines DEMONSTRATIONS CULINAIRES Il y aura démonstration culinaire à l'Ecole d’éducation familiale et sociale, 1215 est, boul.St-Joeeph, mardi et mercredi soirs, à 7 h.30 ainsi que mercredi après-midi.On exécutera au complet le grand menu du dîner de Noël.On attire particulièrement l’attention sur le pouding froid qui permettra de présenter une belle variété de fruits avec décoration riche.La table sera dressée.Menu de Noël: coupe mignonne, couronnes fleuries, consommé perlé, pétoncles à la sauce hollandaise, pommes de terre en fagots, fèves tourangelles, bombe brésilienne, g&teau polaire .croquettes aux amandes, pouding de Noël.PARTIE DE CARTES CHEZ LES OUVRIERES Jeudi, le 12 décembre, aura lieu la partie de cartes annuelle de la Société des Ouvrières catholiques au profit de ses • Ne laissez pas de simples hémorroïdes vous faire souffrir.Demandez, à votre phar-fnacien, de l’Onguent PAZO—renommé depuis 30 ans pour le traitement efficace de ce mal pénible.Açit de 3 façons: (1) calme la douleur et la démangeaison (2) lubrifie les parties sèches et dures—aide à prévenir les fissures douloureuses (3) tend à diminuer le gonflement et à enrayer le saignement.Son application est facile avec la canule perforée spéciale.Votre médecin connaît le PAZO.5F-45 pazo pour les hémorroïdes ONGUENT DU DR.CHASE Poor ECHAUFFAISON, IRRITATIONS é, la PEAU «v ECZÉMA DU BÉBÉ oeuvrea.Il y aura d« Jolis prix do présence et prix de table.Les membres et le» amis de la S.O.C.sont Invités à se rencontrer à 8 h.dans les salons de la Fédération nationale St-Jean-Baptiste, 853 est, rue Sherbrooke.RETRAITES FERMEES AU COUVENT DI MARIE-REPARATRICE Il y aura deux retraites fermée» pour Jeune» filles au cours de décembre, au couvent de Marie-Réparatrice, 1025 ouest, boul.Mont-Royal: du 5 au 8 prêchée par le R.P.Gérard Tremblay, S.J., et du 16 au 19 par le R.P.Paul Fortin, S.J.Inscriptions: DO.0776.POUR LES OEUVRES DES FRANCISCAINES Mardi soir, 3 décembre, à 8 h., à 120 ost, rue Laurier, aura lieu la partie de cartes annuelle au profit de» ouevres de» Franciscaine» missionnaires de Marie.Dame» et messieurs sont invité», LE Dr GUTLBEAULT A L’ECOLE DES PARENTS M.le Dr Albert Gullbeault.directeur de la clinique du B.C.G.et chef adjoint de l'hôpital Notre-Dame, donnera mercredi, le 4 décembre, à 8 h.30 du soir, à la salle St-Stanislas, 1371 eet, rue Laurier, la deuxième d’une série de trois conférence».Elle sera Intitulée: Dangers choyés.Le Dr Gullbeault est un spécialiste pour les maladie» d’enfant».Par sa science et son dévouement, Il a acquis une grande réputation et l’Ecole des Parents le présente à ses membres et & leurs amis avec une juste fierté.Bébé Soulagé De Son Rhume Dort ‘U M m Voici une médication réellement éprouvée dans les ’ familles, une médication qui agit de 2 façon, ¦ la foi, pour soulager les souffrances de l’enfant en-.rhumé—pendant autorisation qui était alors accordée j verbalement.P.P.c.De quand date l’usage de cette abréviation?.Une carte de visite, qui figure dans une des vitrines de 1 exposition Histoire et diplomatie, a Pans, semble fixer ce petit point d histoire des moeurs.On y lit le nom du comte d Ohls (nom d’emprunt du prince Henri de Prusse lors d’un voyage incognito en France, en 1784), et au-dessous, tracé à la main: P.P.C.A côté de ce document, une note manuscrite du temps relaie que le comte d’OEls et son premier gentil homme sont venus prendre conge du duc de Penthièvre le 29 octobre 1784, et en transmettant la carte ajoute que les deux p.et le c sigm fient: pour prendre conge.S’agirait-il donc d’un usage allemand introduit en France à la fin du XVille siècle?^ ___ Richelieu Jeu de cartes de mots-croisés Pas de devinettes — Pos de questions — Pas de réponse.Le jeu consiste à former, avec les cartes que le hasard fournit, des mots français entre-croisés.A la portée de tous.Jeu de 60 cartes — imprimé en deux couleurs — avec règlement.Prix : $1.00 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Porte qui grince Soulevez légèrement la porte au moyen d’un levier, puis badigeonnez les gonds avec de la mine de croyon noir pulvérisée et transformée en pâte par l’addition de quelques gouttes d’huile.Porte qui frotte On dit qu’elle “saigne du nez”.Comme précédemment soulevez-la, puis glissez sur les gonds les deux moitiés d’une rondelle métallique que vous avez sciée suivant son diamètre.Huile*.Robinet qui coule Fermez le compteur d’eau.Desserrez l’écrou qui se trouve sous le robinet.Desserrez la partie tournante du robinet, remplacez le caoutchouc (il porte généralement un numéro qui vous permettra de ne pas tâtonner pour eu trouver un à la mesure cxâcte).Examinez bien l’intérieur du robinet: il peut s’y trouver du sable ou du tartre.Nettoyez, puis remontez le robinet.Ouvrez lentement le compteur d’eau.Lavabo bouché Dévissez le petit “regard”, qui se RETRAITES A BETHANIE B y aura à Béthanie, 80 est.rue Lau-rier, Montréal, 14, tél.DO.8026, des retraites aux dates suivantes: Jeunes filles, du 6 au 8 décembre; du 13 au 15 et du 27 au 29; dame», du 9 au 12 décembre; fiancée», du 20 au 22 décembre.Prière de s’inscrire à l’avance.trouve â la base du siphon.Par le trou, faites entrer un morceau de fil de fer dont l’extrémité aura été coudée en forme de crochet et faites-lui faire quelques mouvements de vo-et-vient, ce qui sera généralement suffisant pour retirer les corps étrangers qui bouchent le tuyau.Revissez le bouchon du regard après avoir enduit le filetage d’un peu de sui/ ou de graisse consistante.Vous pouvez aussi verser dans le tuyau deux cuillerées à soupe de soude en paillettes (en prenant les précautions d’usage, car la soude caustique est dangereuse à manier).Arrosez ensuite avec une louche d’eau bouillante.Attendez un peu.pui^ faites couler abondamment l’eau froide.Tiroirs difficiles à ouvrir Frottez les parlies glissantes avec de la craie, de la mine de crayon en poudre ou savonncz-lcs légèrement.Clous Avant d enfoncer un clou dans un bois un peu épais, frappez la pointe de ce clou avec le marteau.Vous éviterez l’éclatement du bois.Détartrage des récipients en aluminium Versez dans le récipient à détartrer quelques cuillerées à soupe de vinaigre bouillant.Attendre quelques instants.Lavez ensuite à grande eau.Saint Nicolas, père Noël des petits Hollandais Saint Nicolas, le Père Noël de la Hollande, fera cette année une entrée triomphale dans les foyers né.erlandais, jeudi et vendredi, les ô et 6 décembre.La splendeur de saint Nicolas, il est vrai, sera un peu atténuée par l’austérité de l'après-guerre, par contre il pourra s’enorgueillir de ce que pour la première fois le gouvernement lui accorde un “subside”.Les journaux hollandais ont déjà annoncé avec joie qu’il v aurait des “extras” pour la Saint-Nicolas.Ce “subside” consenti par le gouvernement en reconnaissance des mérites du grand saint comprend: un oeuf pour les enfants de moins de 14 ans, 3.5 onces de farine pour petits et grands afin de permettre aux ménagères de présenter les croquignoles traditionnelles à la veille du nouvel an, la ration du thé sera augmentée d’une demi-once et chacun aura droit à un coupon de fruits secs.La Saint-Nicolas sera donc plus joyeuse cette année.On a déjà dépassé de beaucoup les 2,270 calories qui étaient la moyenne de l'an dernier.,.et il y aura du gin hollandais pour tous.Saint Nicolas n’est pas un personnage légendaire.Il a vraiment existé.II était évêque en Syrie, au 4e siècle.La légende s'en est emparée, lui a attribué une origine espagnole et en a fait le Père Noël hollandais.Chapeaux eu hauteur, drapes sur les ro-bes, la ligne de la mode est pleine delans et donne de l'allure à la toilelte la plus, simple.Nouveau poste à Mme de la Durantaye La nouvelle directrice nationale du Service des consommateurs de la Commission des Prix est Mme René de la Durantaye qui depuis mai 1942 était directrice adjointe de ce service et succède à Mme Byrne Hope Sanders, démissionnaire.Echos et glanes Il a été perdu .On possède peu de documents’autographes de Richelieu, qui dictait ou faisait écrire sous sa direction, et, s’il existe dix-sept copies du fameux Testament politique du cardinal, on n’a jamais pu mettre la main sur l’original, ce qui a posé pendant longtemps la question de l’authenticité du Testament.Celle-ci semble résolue depuis 1880, date à laquelle Gabriel Hano-taux publia les Maximes et Papiers d’Etat de Richelieu, sur lesquels le cardinal avait tracé de sa main le mot testament, et où il avait barré les maximes au fur et à mesure de leur utilisation dans son ouvrage.Mais justement, depuis 1880, ces papiers ont disparu de la collection publique oïl ils se trouvaient.A l’Académie des sciences morales, où ce fait était évoqué, M.Jacques Bardoux et plusieurs de ses collègues supposaient que l’on pourrait les retrouver peut-être dans les papiers de.Gabriel Hanotaux.Roi dans la Cité La Cité de Londres — la Gity—, dont les autorités, distinctes de celles de ia capitale, administrent un territoire de 5 km.carrés, jouit d’un certain nombre de privilèges.La City s’est toujours distinguée par son esprit d’indépendance; elle a toujours défendu les libertés parlementaires; elle a été maintes fois en conflit avec, la royauté, dont les droits sur elle sont restreints — en De là les oranges espagnoles qu’ilithéorie tout au moins — par l’effet Toujours en montre.Des fourrures ravissantes valant des milliers de dollars sont toujours en montre aux salles d’étalage de J.-F.Reid.Vous y trouverez, à coup sur, votre fourrure préférée.Que vous soyez brune ou blonde, grande ou petite, corpulente ou svelte, les experts Reid vous feront voir le modèle et la sorte de fourrure qui siéront à merveille à votre teint et à votre taille.Une visite d’une heure tout au plus chez Reid suffit pour convaincre la plus exigeante des acheteuses.Pensez donc! Seal d’Hudson (rat musqué teint), mouton de Perse, chat sauvage, etc., transformés avec art en manteaux dernier cri et de séduisante beauté! Prix et conditions à la portée des budgets, même les plus modestes, et cela, lout en se conformant à la loi fédérale des prix et du commerce en temps de guerre.Chez Reid, 1473, rue Amherst.donne aux enfants et son “Piet noir”, serviteur maure qui J’accompagne portant sur son dos un grand sac pour y mettre les enfants qui n’ont pas été sages.Saint-Nicolas voyage par-dessus les toits avec son grand cheval blanc et par la cheminée distribue des présents dans les sabots de bois que les enfants n’ont pas manqué de remplir de foin à l’intention de cheval de Saint-Nicolas.Ce héros légendaire n’apparaît que les 5 et 6 décembre, car Noël est une fête exclusivement religieuse pour les Hollandais.Cependant, la coutume britannique d’échanger des cadeaux s’est introduite récemment aux Pays-Bas et les festivités y prennent graduellement plus d’ampleur.Projet écossais — On propose de fonder dans la cathédrale de St.Giles, à Edimbourg.Ecosse, un “coin des poètes”, tout comme il en existe un à Westminster Abbey.des franchises.C’est ainsi que le souverain ne peut librement pénétrer dans la Cité.Lorsqu’il s’y rend, il est reçu par le lord-maire à Temple Bar, où s’élevait jadis une des portes.Là se déroule une cérémonie qui ne manque pas de cachet.Les hérauts du roi, précédant la voiture du souverain, se présentent à Temple Bar et demandent au lord-maire la permission d’entrer dans la ville.Le lord-maire, en costume d’apparat, accompagné de scs conseillers, du porteur de ruasse, des porteurs d’épées, de gardes, remet au roi l’épée à deux mains, ornée de perles, qui appartient à la Cité, lui signifiant de cette façon que, durant son séjour sur ce territoire, le lord-maire lui abandonne ses pouvoirs.Pendant la guerre, ce cérémonial n’a pas etc scrupuleusement observé, mais, pour ne pas faire d’entorse à la coutume, le roi, avant de quitter son palais, faisait téléphoner au lord-maire pour demander ia C7 Signalez tout f'U 71(7 simplement PLUS FRAIS .Oui.plus irais, plus beaux — vos meubles, chesterfields, tapis, tentures, etc., si vous en contiez le NETTOYAGE aux experts de Léveillé Liée, dont l'expérience en cette matière est votre plus sûre garantie.Los Teinturiers et Nettoyeurs connus .auxquels vous pouvez confier sans risques i DRAPERIES — TAPIS — COSTUMES-TAILLEUR pour dames, complets et autres articles.Bureau : 4368.Parthenait Ateliers : 4371, Lafrance , ajoute au goût de chaque mets qu’elle touche .lAMP Feuilleton du "Devoir" CANADIENNES D’HIER (Lettres familières) Par Marie Bonenfant — (Mme Michaud-Duval) (Suite) Comment se fait-il que vous paraissiez avoir dix-huit ans quand, d'après mes calculs, vous devriez dépasser trente ans?Puisque j'ose vous poser ces questions si directes, j’aurai de l’audace jusqu’au boul de ma curiosité.Pourquoi, petite fille, voire pensée s’envole-t-elle habituellement vers Créai, précisément au moment o v de votre fenêtre, vous regardez t* cendre le soleil derrière les Luurentides; quand vous devez avoir sous les yeux la courbe harmonieuse de la côte de Beaupré, peut-être même la chute Montmorency et Tile d'Orléans; quand, en tournant la tète, vous pourriez presque voir lever la lune sur les hauteurs de Lévis?Est-ce pour admirer davantage votre ville par comparaison, ou est-ce pour regretter l’autre?Avez-vous un amoureux dans celte grande ville bruyante et cosmopolite, ou est-ce seulement votre soeur et ses enfants que vous y suivez en imagination?Vous n’êtes pas obligée de satisfaire ma curiosité, ne le faites que si le coeur vous en dit; mais pour vous y inciter et comme gage de ma discrétion, je vais vous faire une confidence qui.je le crois, vous fera sourire: votre père a été mon premier cavalier.11 ne s’en sou- vient probablement pas, l’ingrat, les hommes oublient vite ces cho-ses-là, mais les femmes gardent toujours en quelque recoin du coeur le souvenir de leur premier amour.N'allez pas croire au moins que j’ai du vague à Tame; il y a belle lurette que j’en ai passé l'âge.Il n'y a plus de place en moi que pour des sentiments de tout repos.Cependant, je ne suis pas tout à fait remise de l’émotion que m’a causée votre visite et, pour reprendre mon assiette, il me faut en parler avec quelqu’un qui me comprenne.Ce n'est pas madame Rivet (celle dame que vous avez vue chez moi) que je pourrais prendre pour confidente: sa jalousie est déjà suffisamment éveillée.C'est une bonne amie dont j’apprécie les grandes qualités, mais à qui je ne conte pas grand-chose de mes affaires.Sa vieille amitié a des exigences de jeune amour; elle est fidèle et généreuse mais terriblement exclusive.Vous avez vu qu’elle est affligée d’un tie, une contraction des mâchoires qui pousse le menton en avant, fait cligner les yeux et craquer les muscles du cou.Ce que vous avez pris pour une insistance indiscrète est une manie qui provient en partie de ce mouvement nerveux de la tête.Elle dit toujours trois fois les mots qu’elle veut accentuer, on tiquant du menton sans retenue.Je vous citerai en exemple la sortie qu'elle m’a faite quelques minutes après votre départ: “Comme de raison, les Carrière, les Carrière, les Carrière ont toujours eu la première place dans voire coeur, votre coeur, votre coeur.Ils vous ont négligée pendant trente ans.mais dès qu’ils daignent se remontrer, vous leur tendez les bras, les bras, les bras et vos amis de tous les jours sont négligés, négligés, négligés.On va souvent se coucher sans pensera regarder les étoiles, mais on sc lève à trois heures du matin pour 'voir passer une comète, une comète, une comète!” Que pensez-vous de eetle façon d’intensifier les reproches, chère belle comète?Afin de ne pas m’exposer, d'ici quelque temps, à ce genre d’aménité, je n'ai pas dit à mon exigeante amie que j’ai reçu de vous une si ; aimable lettre et encore moins que je passerais à vous écrire tout un après-midi que j'avais promis de lui consacrer.J’ai beaucoup regretté que mon cousin Kite Dumas, sa soeur Régi-na et mon Alice aient été absents quand vous êtes venue.J’aurais aimé vous les présenter et aussi qu’ils m’aident à vous faire connaître notre St-.lean.Ma Regina vous aurait conduite chez nos voisins d’en face et madame Caron se serait fait un plaisir de vous laisser voir l'intérieur de la maison de vos grands-parents.Il y a dans le salon quelques restes de l'ancien ameublement: une table, un grand canapé, le piano carré, ainsi que le lapis à ramages et le papier-tenture posé par voti ¦ grand-mère il y a plus de quarante ans, ce papier que votre grand-père trouvait si laid (vieil or et café au lait) et qui revient à la mode de nos jours.Il est merveilleusement conservé grâce à cette mauvaise habitude qu’ont les bonnes gens de la campagne, sauf exception, de ne lias enlever les doubles fenêtres en été et de tenir bien closes les per- pour la garder fraîche.Oui.fr; che.et humide en même terni Le pauvre grand piano a soufft de ces précautions de ménagé mal inspirée, il a la voix enrou et la louche dure.Malgré cela, vo auriez peut-être aimé promener s son clavier vos petites mains si | rsilles à celles de votre tante An j lie.Ensuite, on vous aurait fait i ] marquer les érables, plantés par \ j ire grand-père, qui font à mon pt 1 terre un si beau champ de verdui i Votre beau-frère vous aurait aile | due patiemment ou se serait déei j à vous accompagner avec vol j soeur et les enfants.Vous auriez sans doute pensé demander qu’on vous indique l e [ droit où reposent ceux de votre | mille, de génération en génératin I vous auriez vu noire oimetié | qu’on n'aperçoit pas de la route, est caché par le presbytère et maisons qui entourent la place l'église, dans un creux de terra lout au bord du fleuve.Chez no notre dernier sommeil est lier par le bruil des vagues.Ma Régina m'a priée de vous di combien elle est flaltée de votre appréciation de noire musique d’église.Tl lui revient une part de vos éloges puisque ia partie insfrumen-lale lui cs| confiée.Elle ne veul pas qu'on dise qu’elle est organiste et maître de chapellef ce sont de Irop grands noms pour les modestes lonctions qu’elle remplit.Cependant, comme elle s’v npplique de tout son coeur, il y parait.Les exercices de chant ne sonl lias assez fréquents, ni aussi suivis qu'il le faudrait.Le choeur haine et la prononciation nouvelle du latin laisse à désirer.En compensation, nous avons deux bons solistes: Joseph Frenette et Jean Leclerc.Ce dernier surtout, joint à une belle voix de barylon un sens musical très juslc et il est de plus, — ce qui ne gate rien un fort joli garçon.C’est, d'ailleurs, la moindre de ses qualités.En voilà assez pour aujourd’hui; j'ai peur de vous avoi1' fatiguée plutôt qu’intéressée.Rardonnez à mon vieil âge ei à ma grande amitié, chère mademoiselle, ce débordement de questions indiscrètes,vde détails sans importance, de sentiments et de souvenirs.Mon espril aurait voulu le contenir, mon coeur voulait tout dire “ la fois.Valérie A.Tessier 1 suivre) TOLUME XXXVII — Ne 277 LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 3 DECEMBRE Importante intervention de la Jeunesse Ouvrière Catholique La J.O.C.rencontre les autorités fédérales en faveur des démobilisés — Nombreuses recommandations au sujet des conditions de logement et de travail, de la réadaptation professionnelle de nos anciens militaires Ottawa, 8 (Spécial) — Au cours d’une importante entrevue avec les autorités fédérales, cet avant-midi, les chefs nationaux de la J.O.C.viennent de communiquer au gouver-ment les résultats d’une vaste enquête menée, ces derniers mois, sur la réadaptation des démobilisés canadiens.L’enquête de la J.O.C.a porté sur les conditions de logement, sur la sécurité économique et la réhabilitation professionnelle.Elle a amené des constatations extrêmement sérieuses.Plus de 60% des démobilisés mariés vivent actuellement dans des conditions de logement anormales.Plus de 50% de tous les vétérans occupent un emploi qui ne leur offre aucune garantie pour l’avenir.Environ 15% sont sans travail.Le mémoire de la J.O.C.est rempli de statistiques qui donneront à songer à tous les Canadiens soucieux dli bien général de nos anciens combattants.Comme remèdes à la situation présente, la J.O.C.suggère au gouvernement fédéral une foule de recommandations dont voici les principales: Conditions de logement a) qu’une proportion plus grande mit accordée à la construction ré-lidentielle dans l’octroi des permis et des matériaux de construction.Les derniers mois accusent, en ef-let, un déclin marqué dans le pourcentage de la construction pour fins résidentielles.b) que tous les matériaux pouvant aider à diminuer la crise ac-luelle soient scrupuleusement gardés au Canada tant que persistera la disette de logement.c) que le gouvernement mette un (rein à la construction irraisonna- U gazette artistique Cinéma ST-DENIS: La Neige sur les Pas, avec Pierre Blanchar et Michèle Alfa.Aussi Le Cavalier Noir, avec Georges Guétary.CINEMA DE PARIS: "La loi du nord" avec Michèle Morgan et Charles Vanel.LOEWS: Holiday in Mexico, avec Walter Pidgeon, José Iturbi, Ro idy McDowall, Jane Powell, Ilona Massey et Xavier Cugat.IMPERIAL: Rebecca, avec Laurence Olivier et Joan Fontaine; Big blement nombreux de logements j Town, avec Philip Reed et Llilary ‘ ‘ Brooks.CAPITOL: “Two Guys in Milwaukee”.avec Dennis Morgan et Jack antifamiliaux de 3 et 4 pièces.Sécurité économique a) Formation immédiate d’une commission de sociologues, d’économistes et d’urbanistes qui verront, dès maintenant, à prévoir comment seront réparties les dépenses de fonds publics auxquelles le gouvernement devra se résoudre pour maintenir l’équilibre dans l’économie nationale.b) Revision du calcul de l’indice du coût de la vie.Formation d’une commission spéciale, indépendante de la politique, qui étudiera les modifications à apporter à la procédure de calcul actuelle.c) Maintenir un contrôle sur les prix et les salaires.Réhabilitation professionnelle a) Coordination plus étroite entre les divers organismes qui s’occupent de la réhabilitation professionnelle des vétérans.b) Reprise des négociations entre le fédéral et les provinces, au moins autour des problèmes des anciens combattants.La J.O.C.a aussi annoncé aux autorités fédérales qu’elle vient de s’adjoindre une Commission spéciale, formée de 5 anciens combattants, pour continuer l’étude des problèmes des vétérans.Les leaders jo-cistcs ont demandé, pour cette Commission, le privilège d’être appelée à témoigner devant le Comité spécial sur les affaires des Anciens Combattants, dont on prévoit encore la formation éventuelle pour la prochaine session fédérale.Toute l’entrevue s’est déroulée dans une atmosphère de franche cordialité.C’est M! lan Mackenzie, ministre des Anciens Combattants,, qui a reçu la délégation du Comité National de la J.O.C.Le fléau de la fumée .à St-Henri Déclaration du conseiller Marcel Lafaille Le conseiller Marcel Lafaille a fait une déclaration en marge de la decision prise par le comité exécutif de la cité de Montréal, de donner instruction au contentieux municipal de faire les démarches nécessaires après de la Commission des transports du Canada, afin d’obtenir que cet organisme rende les ordonnances nécessaires à la suppression de la fumée émanant des garages de locomotives en circulation dans notre ville.M.Lafaille, après avoir expliqué qu’à son avis le comité exécutif avait un peu tardé à agir dans ce domaine, exprime l’espoir que le contentieux municipal fera diligence et que les démarches auprès de la Commission des transports seront faites prochainement.M.Lafaille déclare que des ordonnances semblables ont déjà été adoptées dans d’autres endroits du pays, et que les citoyens de Montréal, notamment ceux de St-Henri, qui sont les plus affectés, ont lieu d’espérer que la situation s’améliorera prochainement.Le conseiller Lafaille dit que l’é.cran de fumée qui assombrit le ciel, au-dessus du quartier St-Henri, est tellement étendu et opaque qu’on a pris 1 habitude d’appeler ce quartier “Saint-Henri-la-Boucane”, et qu’il espère qu’à une époque où l’on Parle tant d’hygiène et de combat-:re la fumée on fera quelque chose pour faire disparaître ce fléau.Au His Majesty’s Jussi Bjocrling La Société Classique a remporté un autre grand succès hier soir en présentant Jussi Bjoerling, ténor suédois, qui a été ovationné par 1 auditoire qui avait envahi le His Majesty’s.La réputation de M.Bjoerling n’est plus à faire.L’on se rappelle encore le succès qu’il remportait l'an dernier pour le compte de la Société Classique et hier soir la salle n’a cessé de réclamer, de ce “gosier d’or”, rappel sur rappel.AI.Bjoerling qui seul a pu, sans les transposer, chanter les rôles ardus du “Bal Masqué” de “II Trovatore”, est un ténor puissant qui n’a rien de la souplesse et de la douceur.Aussi, est-il considéré, avec Thill, Schipa, Gigli et Caruso, comme l’un des plus grands ténors du siècle.Le récital de M.Bjoerling comprenait des oeuvres de Mozart, Lizst, Hugo Wolf, Giordano, Leoncavallo et Meyerbeer.Un groupe d’oeuvres du répertoire Scandinave a particulièrement intéressé l’auditoire.La première partie du programme comprenait l’aria “Dalla sua pace” du “Don Giovanni” de Mozart; “Verborgenheit”, un lied d’Hugo Wolf; “Es Muss ein Wunder-bares sein” de Lizst et “Zueignung” de Richard Strauss.Puis, terminant la première partie du programme, l’aria de Vasco di Gama, “O Pa-radiso” au quatrième acte de “L’Africaine” de Meyerbeer, Cette pièce a,tout particulièrement été appréciée de l’auditoire.Après l’intermission, M.Bjoerling a débuté par l’aria du “Roméo et Julictle” (le Gounod, “Ah! lève-toi, soleil!”.Ici, nous nous permettons de souligner la diction française parfaite du grand ténor suédois.Le programme se continue avec un groupe de quatre oeuvres Scandinaves: “Skogen sover” (la foret endormie); “.lac Langtar dig” (Je me meurs de toi) de Alfven et “Sav, sav, susa” (Grognez vagues!); “Svarta Rosor” (La rose noir") de Sibelius.La dernière pièce au programme a été “Comme un bel di di maggio” un aria de l’Andrea Chenier de Giordano.A la Fédération M.Jean GUIMOND, qui dirigera le travail de la section des employés, lors de la prochaine campagne de la Fédération des Oeuvres de charité canadiennes-françaises.Les Festivals de Montréal Les Festivals de Montréal annoncent qu’il y aura une 2e représentation d’Anadne de Richard Strauss le jeudi 5 décembre, au théâtre His Majesty’s avec les artistes de la New York City Company.La première d’Ariuune aura lieu le mercredi 4 décembre.Cette oeuvre fut composée par Richard Strauss entre 1913 et 1916.Elle fut représentée deux fois aux Etats-Unis avant de connaître son triomphe actuel.Une première fois à Philadelphie, il y a plusieurs années et ensuite par un groupe d e-tudiants de l’école Juillard, à Nesv-\ork.Cet le oeuvre remarquable fut représentée plusieurs fois à la demande générale par les artistes, de la New York City Company.Cette même troupe au grand complet donnera Ariadne en exclusivité à Montréal.Laszlo Halasz dirigera l’orchestre de 37 musiciens et Leopold Sasche, formé par Richard Strauss lui-même, en sera le metteur en scène.f ______ Arthur LeBlanc au Plateau le 12 La Société du Bon Parler français, désireuse de collaborer a la campagne du Comité national du Violon “Arthur LeBlanc”, a repris, cette année, la tradition de celebrer, en musique, son anniversaire de fondation et de choisir comme vedette l’un de ses dignitaires musiciens: Arthur LeBlanc.Cette fête de l’art et du patriotisme aura lieu au Plateau, le jeudi 1 , décembre, sous la présidence conjointe du maire de Montréal, M.Ca-millicn Houde et de M.Orner Cote, secrétaire de la province, tous deux chevaliers de l’Ordre académique “Honneur et Mérite” du B.P.F.L’intention de la Société est d’ac.tiver ainsi le rayonnement de son oeuvre de propagande linguistique et nationale par d’autres moyens et plus séduisants, que les discours, les conférences ou les soirées artistiques de scs 33 filiales écoles de diction.Le programme du célèbre virtuose canadien promet d’être exceptionnellement brillant, grâce à son nouveau précieux instrument, un Guarnerius Jésus évalué à $50,000.LeBlanc jouera aussi des oeuvres de sa propre composition.Concert folklore par le Septuor Blaquière Le Septuor Blaquière couronnera, ce soir, en In salle St-Antoinc, 1379 est, rue Lagauchetière, la kermesse Saint-Antoine, par un concert folklore de la Bonne Chanson canadien-ne-française.La soirée sera sous la présidence d'honneur de M.Orner Côté, secrétaire provincial, et de Mme Côté, et commencera à 8 h.30 p.m.Il y aura prix de présence.Carson.PALACE: “The Strange Love of Martha I vers”, avec Barbara Stanwyck, Van Heflin, Lizabeth Scott.PRINCESS: “A Scandai in Paris”, avec George Sanders, Signe Hasso et Carole Landis.ORPHEUM: “1 empête”, avec Eric von Stroheim.Arletti, Daiio et Annie Ducaux.Aussi “Mademoiselle X”, avec Madeleine Sologne et André Luguet.KENT: Saratoga Trunk, avec Gary Cooper et Ingrid Bergman.Aussi Johnny Comes Flying Home, avec Richard Crane et Faye Marlowe.SAVOY: A Yank in London, avec Rex Harrison, Anna Neagle, Dean Jaeger et Robert Morley.Aussi Her Kind of Man, avec Dane Clark, Jams Paige et Zachary Scott.EMPRESS et OUTREMONT: Till The End of Time, aveu» Dorothy McGuire, Guy Madison, Robert Mit-chum et Bill Williams.Aussi Gay Blades, avec Allan Lane, Jean Rogers, Edward Ashley et Robert Armstrong.MAISONNEUVE: The Runaround, avec Ella Raines et Rod Cameron.Aussi Song of Arizona, avec Roy Rogers.DOMINION: A Night in Casablanca, avec Lois Collier et les Marx Bros.Aussi The Runaround, avec Ella Raines et Rod Cameron.CHATEAU et CARTIER; The Wife of Monte Cristo, avec John Coder et Lenore Aubert.Aussi Her Adventurous Night, avec Dennis O’Keefe et Helen Walder.Extra au Château: Conquest of Cheyenne, avec Bill Elliott.Au Cartier: Marshall of Laredo.VILLERAY : Saratoga Trunk, avec Gary Cooper et Ingrid Berg-mna.Aussi Come Out Fighting, avec les Dead End Kids.Rev.: Strange Conquest avec Jane Wyatt.VERDUN: One More Tomorrow, avec Dennis Morgan et Anne Site ridan.Aussi Nob Hill (en couleurs) avec George Raft et Joan Bennett.MIDWAY; Traffic in Crime, avec Kane Richmond et Adele Mara.Aussi Call of the Prairie, avec Ho-palong Cassidy.PASSE-TEMPS: Fantôme de TOpéra, avec Nelson Eddy et Susanna Foster.Aussi Up Goes Mai sie, avec Ann Sothern et George Murphv.LAVAL: The Bells of St.Mary, avec Bing Crosby et Ingrid Bergman.Aussi Mysterious Intruder, avec Richard Dix et Nina Vale.PERRON: Tourbillon blanc, avec Sonja Henie et Don Amèche, aussi Jade Mask, avec Sydney Toler.PARK: A Letter for Evie, avec Marsha Hunt et John Carroll.Aussi Don’t Gamble With Strangers, avec Kane Richmond, Bernadene Hayes.FIFTH AVENUE: The Last Chance, avec John Hoy et Luisa Rossi.Aussi Two Girls and a Sailor, avec Van Johnson et June Al-lyson.BEAUBIEN : “Le Retour de THom-me Invisible”, avec Vincent Price et Nan Grey.Aussi “Jamboree” avec Ruth Terry.AMHERST: “A Night In Casablanca”, avec les Marx Brothers.Aussi “Make Mine Music!”, film en couleurs de Walt Disney.STELLA: “Les Affaires sont les Affaires”, avec Charles Vanel et Renée Devillères, et "Le Merle Blanc”, avec Saturnin Fabre et Marcelle Geniat.HOLLYWOD : “Tomorrow is Forever”.avec Claudete Colbert et Or-son Welles ainsi que “Little Giant” avec Bud Abbott et Lou Costello.REX: “The Dark Corner”, avec Lucille Ball et Clifton Webb.Aussi “Sing Me a Song of Texas”, avec Rosemary Lane et Slim Summerville.CENTURY: “Brother Orchid” avec Humphrey Bogart et Edward G.Robinson.Aussi “Practically Yours”, avec Claudette Colbert et Fred MacMurray.EMPIRE: “Diary of a Chambermaid”.Aussi “Tarzan and the Leopard Woman ORLEANS: “Do You Love Me?”, avec Maureen O’Hara, Dick Hay nés et Jesse James.Aussi “The Man Who Dared”, avec Leslie Brooks el George MacCready.NELSON: “Barman’s Territory”, avec Randolph Scott ct Ann Rich ard.Aussi “So Goes My Love” avec Byrna Loy et Don Ameche.SPECTACLES FORUM: Ice Capades of 19b7 (7 au 16 déc.Matinée 14 déc.) ThéÔtre GESU: Les Compagnons présentent “Les Précieuses Ridicules” et “Le Médecin malgré lui”, deux oeuvres de Molière.(Les 3, 5, 6 et 7 décembre).HIS MAJESTY’S: Gala de théâtre français, avec Madeleine Ozeray ct François Rozet.(3 et 7 décembre) GESU: L’Equipe présente “Le Héros et Le Soldat de Chocolat’1 comédie de Bernard Shaw (du 12 au 19 décembre).HIS MAJESTY’S : “Springtime for Henry” avec Edward Everett Horton.(La semaine prochaine) Muiiqu* HIS MAJESTY’S : Brailowsky.pianiste, le 19 décembre, (musique de Chopin).MIS MAJESTY’S: Opera Guild présente l'opéra “Madame Butterfly” (22 et 23 janvier).HIS MAJESTY’S: Ariadne de Strauss.4 déc.) MONUMENT NATIONAL: Les Variétés Lyriques présentent La Vie Parisienne.(3, 4, 5, 7, 8 et 10 décembre).HIS MAJESTY’S* Jussi R.IOER-L1NG, ténor.(Ce soir).AU PLATEAU: La Société du lion Parler Français présente Arthur LEBLANC, violoniste (12 déc.ERMITAGE: LA PETITE SYM- Horaire des spectacles SAINT-DENIS: “La Neie sur les Pas” 12 h.3 h.29.6 h.25, • h.*7.“Le Cavalier Noir” I h.57, 5 h.06.8 h.15.CINEMA DE PARIS î “La Loi du Nord” II h.27, 1 h.58.4 h.29, 7 h.9 h.31.LOEWS ¦ “Holiday in Mexico ’ 10 h.39.1 h.20.4 h.01.fl h.42, 9 h.23.PALACE: “Strange Love of Martha Ivers” 10 h., 12 h.20.2 h.40.5 h., 7 h.20, 9 h 40.CAPITOL: “Two Guys From Milwaukee” 10 h.18.12 h.38.2 h.58, 5 h.18, 7 h.38, 9 h.58.PRINCESS: “A Scandai in Paris-’ 10 h.05, 1 h.01, 3 h.57.fl h.53, 9 h 49.“Secret of the Whistler” 11 h.49, 2 h.45, 5 h.41, 8 h.37.OF^HFCM • “Tempête” 11 h.48.3 h.11, 6 h.34, 9 h.57.“Mademoiselle X” 9 h.58, 1 h.21, 4 h.44, 8 h.07.IMPERIAL : “Rebecca” 11 h.15, 2 h.34, 5 h.53, 9 h.12.“Big Town” 1 h.29, 4 h.48, 8 h.07.ta écène, au conceit et à l êcian Les concerts PHONIE DE MONTREAL, que dirigera Bernard Naylor (3 déc.) CONSERVATOIRE DE MUSIQUE: Madame Louise Darios donnera un récital (ce soir, le 6 et le 16 décembre).PLATEAU : Conférence-concert del ’abbé Llewellyn et Marthe Lé-tourneau.(5 déc.) RITZ: Récital de Paul Doyon (9 déc.) LADIES MORNING CLUB: William Primrose, altiste, et David Stimer, pianiste.(5 déc.) Conférence EGLISE ST-STANISLAS: Initiation à la musique d’orgue, par J.-P.Riopel.(14 déc.) BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE Conférence de Pierre Baillargeon: Les Ornières du Québec ou Mauvaise Conscience” (4 déc.) Expositions A L’ATELIER DE LEO AYOT-TE: 4076 rue Saint-Christophe, exposition de ses plus récentes oeuvres (jusqu’au 5 déc.) A l’Ecole Supérieure Le Quatuor Pascal Il y a longtemps que nous n’avions pas entendu un ensemble aussi parfait que le Quatuor Pascal, le quatuor officiel de la Radiodiffusion française.Les amateurs de musique de chambre, qui sont plus nombreux à Montréal qu’on ne le croirait, devaient s’accommoder d’ensembles qui, certes, ont de nombreuses qualités et se composent de bons musiciens, mais ne peuvent prétendre au premier rang parce qu’ils ne peuvent pas consacrer tout leur temps et leurs énergies à la musique de chambre.Et ceci s’applique aussi bi'en aux quatuors canadiens qu’à la plupart de ceux qu’on pourrait importer d’ailleurs, à l’exception peut-être de deux ou trois groupes, comme le Quatuor de Budapest et, depuis la semaine dernière, au moins, le Quatuor Pascal.Celui-ci, qui est l’un des plus anciens d’Europe, n’a pas laissé >es années d’occupation interrompre son développement et en a même profité pour se perfectionner davantage.Ses quatre membres, MM.Dumont, Crut, Pascal et Salles, possèdent une sonorité remarquablement uniforme qui donne à leur ensemble un fondu que Ton entend peu souvent, et qui .justement crée toute la différence entre un bon quatuor et un quatuor de première valeur.Tous quatre sont individuellement d’excellents virtuoses, mais ils ont su confondre leurs quatre individualités en une seule, comme un bon orchestre.Samedi après-midi, leur programme consistait en un quatuor de Mozart, un adagio d’André lo-livet et le quatuor de Debussy.De celui-ci ils ont donné une interprétation unique, extraordinaire, et jamais encore le charme si pur et si expressif de cette oeuvre ne nous avait été rendu si évident, si palpable.L’adagio du quatuor d’André Jolivet est d’une tout autre facture; sa polytonalité déroute dès l’abord mais sa passion d’une sincérité évidente force l’admiration.Ce n’est pas une belle oeuvre, dans le sens usuel, mais c’est une oeuvre dont l’intérêt est soutenu du commencement à la fin.Quant au quatuor de Mozart, on peut remarquer que le compositeur en a écrit de plus beaux et que le Quatuor Pascal ne Ta pas joué avec la perfection qu’il a mise dans celui de Debussy.L’Ecole Supérieure de Musique d Outremont, à qui Ton doit cette matinée inoubliable, annonce pour le 14 décembre un recital de chant Par Thérèse Dcniset, une Canadienne ni a fait sa marque en France, ou elle a passé les huit dernières années.Romain-Octave PELLETIER Les Amis de l'Art Manifestations artistiques de la semaine: le 4 décembre, à l’église St-Stanislas, initiation à la jnnsi-que d’orgue par J.P.Riopel; le 4, a la Bibliothèque municipale, con ference de Pierre Baillargeon: Les Ormeres du Québec ou Mauvaise conscience; le 4.au His Majesty’s, opéra Ariadne; le 5, au Gcsù; Les Précieuses Ridicules, de Molière; le 5, au Plateau, conférence-concert de Tabbé Llewellyn et Marthe Lé-tourneau; le 9.au Ritz-Carlton, récital de Paul Doyon; le 14, au Forum, Ice Capades of 1917.Pour renseignements, le Secrétariat, 3815 Calixa-Lavalléc, FR.1119.Film collégien présenté à Verdun L’âme de lu vie étudiante, film collégien, sera présenté à la salle Notre-Dame de la Paix, 3500 rue Wellington, à Verdun, mardi le 10 décembre prochain, à 8 h.30 du soir.La soirée, sous les auspices de l’amiealc féminine de la paroisse, est organisée au bénéfice des oeuvres d’éducation.Le public est invité.Un groupe d’artistes présenteront aussi un spectacle.On mentionne le nom de M.René Verne, artiste de la radio.Le violoniste tchèque Steve Strbon, sera au nombre des artistes invités.Pour informations: \VI.8119 — FI.8782 — FL 5790.Marian Anderson Il existe peu de chanteuses, à Theure actuelle, qui atteignent à un niveau aussi égal d’excellence dans tous les genres (pic Marian Anderson.Cette voix d’un métal encore si pur, tour à tour veloutée et puissante, sait traduire toutes les émotions ct se plier aux exigences des textes les plus divers.Qu’elle exprime la joie délicate d’une chanson de Scarlatti, la force dramatique d’un lied de Schubert, le charme parfumé d’une mélodie de Poulenc, qu’elle se fasse sensuelle dans un air d’Hérodiade ou naïve dans les Negro spirituals, elle fait de chacun un chef-d’oeuvre.Mais comme il peut y avoir des degrés dans les chefs-d’oeuvre, ainsi il y a des nuances entre les interprétations.Et je suis sûr qu'aucun des milliers d’auditeurs qui l’ont applaudie l’autre soir ne protestera si je mets dans une classe à part He never said a word, un spiritual dont elle seule sait faire un drame d’une si poignante expression.Mme Anderson, dont le registre grave est justement célèbre, a donné au Roi des Aulnes, ainsi qu’au Jeune homme et la mort de Schubert toute leur splendeur tragique, mais on pouvait craindre que les airs charmants de Poulenc perdent de leur délicatesse; il n’en fut rien, et je ne sais lequel de l’Air romantique ou de l’Air champêtre a été détaillé avec le plus de finesse et de sensibilité.Quant à Tunique air d’opéra au programme, un extrait assez peu connu d’Hérodiade de Massenet, Marian Anderson l’a chanté avec juste assez de passion et de tendresse, et sans aucune exagération.On a remarqué que la voix de Marian Anderson, incomnarable dans le grave, est un peu pâle dans l’aigu, et c’est son seul défaut.Mais est-il plus important, de nos jours, pour une chanteuse de posséder un organe sans défauts que de pouvoir exprimer tout ce qu’une oeuvre contient d’émotion?Et à ce point de vue.Marian Anderson reste une interprète incomparable.Romain-Octave PELLETIER Richesse des costumes aux "Ice Capades" Recital Arthur Leblanc sera joué par Pierre losch, à qui se joindront Eric Zimmermann et Jean Belland dans le concerto de Corelli, et les quatre soli dans le Vivaldi seront joués par Norman Herschorn, Lionel Renaud, Florence Hood et Eric Zimmermann.Notre virtuose national Arthur LeBlanc, l'une des gloires les plus authentiques du Canada, sera présenté le 12 décembre prochain, au Plateau, en récital, sous les auspices de la Société du Bon Parler Français.Cette société célèbre cette année son vingt-troisième anniversaire de tondation.MONUMENT NATIONAL CE SOIR LA VIE PARISIENNE Rideau : 8.25 P.M.PLateou 9161 Aussi les 4-5*7-8-10 décembre Jamais dans l’histoire des spectacles une production n’a présenté des costumes aussi riches et aussi attrayants que ceux des "Ice Ca-nades de 1947” que Ton verra au Forum du 7 au 16 décembre prochain.La vente des billets est commencée pour cette revue musicale sur glace.Les “Ice-Capades”, en plus d’être le spectacle No 1 aux yeux des critiques et des spectateurs de tout le continent, sont aussi le No 1 auprès des costumiers.C’est le spectacle le plus dispendieux qui ail jamais voyagé.Jamais somme aussi considérable n’a été dépensée pour les costumes pour une production.Madame Karinska.Tune des plus renommées costumières des Etats-Unis, dont les robes élaborées ont fait sensation dans plusieurs représentations du Broadway, exprime le sentiment de sa profession lorsqu’elle déclare: “Rien dans mon expérience n’a jamais approché les splendides couleurs des “Ice Capades” de cette année.Cette experte, en vêtements de théâtre ne parlait pas au point de jrae vantardise personnelle puisque trois grandes compagnies ont partagé avec elle la tâche gigantesque de confectionner les costumes.La tâche essentielle de costumer les figurants d’une grande revue est une autre phase qui se fait à l’ombre.Aucun applaudissement des foules n’accueille le travail de | la couturière, mais ce travail est d’une importance primordiale et se fait plusieurs mois à l’avance.L’inspiration pour les créations inégalées des “Ice Capades” vient de sketches par Marco Montedoro, fameux dessinateur de costumes pour le Music Hall de Radio City à New-York et Lou Eisle.Ces deux artistes commencent à travailler sur les ske’ hes dès que le personnel de la production a agréé sur les numéros.Pour chaque costume, plusieurs sketches sont soumis jusqu’à ce que le dessinateur ait l’idée désirée.(Communiqué) Le deuxième concert de la Petite Symphonie Le deuxième concert de la cinquième série d’hiver de La Petite Symphonie de Montréal, sous la direction de Bernard Naylor, sera donné ce soir à 8 h.45 à l’Ermitage.Le programme comprendra qua.tre concertos par des compositeurs de la première moitié du 18ième siècle.Il débutera par le Sicme en sol mineur de Corelli connu comme concerto de Noël, pour deux violons, violoncelle et orchestre à cordes de Vivaldi.Après l’intermède, le septième concerto en si bémol de la série de douze concertos pour orchestre à cordes de Haendel sera joué, et le concert se terminera par le quatrième concerto Brandebourgeois en sol pour violon et orchestre composé de deux fliïtes et cordes.Le solo de violon dans le Brandebourgeois La Société du Bon Parler français présente ARTHUR LEBLANC — En récital — Le Plateau • jeu.12 déc.Excellents billets chez EDMOND ARCHAMBAULT La jeunesse des Compagnons dans la verve inépuisable de MOLIERE Ce soir, les 5, 6 et 7 déc.AU GESU — LÀ.1186 FORUIv WI.6131 2313, rue Ste-Cathe- ouesf Du 7 au 16 décembre, tous les jours, à 8 h.30 p.m.Matinée, 14 déc.à 2 h.30 p.m.Prix : $3.00, $2.50, $2.00, $1.50 His Majesty's'/ V' 3 décembre SOUS LE HAUT PATRONAGE DE S.HON.LE MAIRE CAMILLIEN HOUDE .J.Renard A.de Musset POIL DE CAROTTE LES NUITS MADELEINE OZERAY FRANÇOIS ROZET Denise PELLETIER — Alice ZLATA BILLETS de 0.75 à 2.25 plus les taxes au HIS MAJESTY'S JEUDI SOIR h.30 • L’ABBE LLEWELLYN e MARTHE LETOURNEAU e LE CERCLE BREBEUF BILLETS EN VENTE (“Poudre à pâte") ("La goutte de miel") Pièce de Chancerel PRIX: S1.00 S1.50 F.d.Archambault - 500 est, Ste-Catherine - Palestre Nationale.840 Cherrier L.-N.Messier 1490 E., Mt-Royal - Amit de l’Art, 3815 Caltxa Lavallée FR.1119 RESERVATIONS: Secrétariat de l'A.C.J.C.— FR.2158 Organisé par le comité régional de Montréal de l'A.C.J.C.NOUVEAUX FILMS DE FRANCE.(tic VOM inOMIfl AllilU tAUO AHUII DUCAUX Sloning BUTER PISSE ON «itk USE 111)101 MOOT HcQOVUL * IME POWEll ILONA MAMET • UOIEN Clill) Md Nts OrcbMtrs BARBARA STANWYCK VAN HEFIIN Lizabeth SCOTT io ^fTAAIIGE -TTTTT | nglHIS MORGAN A l’affiche C»¥»sTor i ^SANDERS s»-HASSO ^ LANDIS l’affiche üEUXIEiv.h SEMAINE ST-DENIS A L’AFFICHE 01 ¦“ NEIGE SUR LES PAS’ CINEMA^PÂRIS 3ème SEMAINE PlfRRC RiCHARD:_WiUM LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI i DECEMBitl ’.946 VOLUME XXXVII - No 277 line invitation au “bon g,oât ”l Cadeaux utilei LAMPES de BUREAU Modèle» sur base avec tubes fluorescents de 18'', et réflecteu* fini brun.15 "" - l» "r> - 21 5" (Ynter Pb Qp weî.ïTJiSAi.M06.RUE ST-DENIS — LA.0251 6793 ST-HUBERT Üxeuvayeà de “Chez JVauâ ” Semons du bonheur, autour de nous 0 Gants 0 Chaussettes 0 Robes de chambre 0 Chandails 0 Cravates 0 Foulards, etc.POUR LE PAPA — POUR LE FRERE Assortiment de paletots et complets tout faits."LORD” et PRESIDENT" 2 qualités.jÇe Papa te mexile bien Offrez-lui un cadeau qu'il appréciera sûrement.Suggestions: ROBES D'INTERIEUR — VESTONS DE FUMEUR CRAVATES — FOULARDS — PANTOUFLES, etc.c IM E.STE-CATHERtNE Montréal c4 l occasion deé 3klei, pxoeuxez-voui cei ZbiMfuei Victox Adeste fidèles | R(jou| ^ Minuit Chretiens » Les anges dans nos campagnes | Roou) Jobm Ça, bergers, assemblons-nous I La Charlotte prie Notre-Dame | Rito Morin $1.35 Catherine MArquettt LE MAGASIN DE MUSIQUE LE PLUS COMPLET AU CANADA" 274, Stjacquei ouest 281, Ste-Catherine est — 974, Ste-Catherlne ouest H n’y a pas de cadeau qui fasse plus plaisir à celle que vous aimez qu’une FOURRURE — Faites-lui ce plaisir pour les Fêtes.MAGNIFIQUE CHOIX DE COLLETS DE FOURRURE — POUR MANTEAUX DE DRAP — Faites réparer votre manteau de fourrure par nos experts -j(ctuA $ (Jhcui&it SPECIALISTES EN FOURRURE 1107 est, SAINTE-CATHERINE près d'AMHERST !.•« petits meubles sont toujours bien accueillis comme CADEAUX Pensez à lui offrir l'un de ces cadeaux SUGGESTIONS : Tables de fantaisie — Lampes torchère» Collerettes — Miroirs — Cendriers — Fauteuils, etc.i ROYAUME DES JOUETS Visitez-le.Vous serez émerveillé de tout ce que vous verrez à offrir à vos enfants.4020 est, rue Ste-Catherine, pres boul.Pie IX JafMt vr or nature! *• -v I LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 3 DECEMBRE 1946 VOLUME XXXVII — No 277 » l/ogricuiture québécoise L'Union coopérative du bas SMaurent Le première coopérative agricole du Québec tient son assemblée annuelle — Office des marchés maraîchers — Les maladies des plantes La Société Coopérative Agricole de Saint-Fabien a tenu récemment son assemblée annuelle sous la présidence de M.Fabien Coulombe.Le bilan présenté par M.C.-P.Saul-nier, agronome, montre un chiffre d’affaires de §145,052.Les officiers élus pour la nouvelle année sont: M.Fabien Cou-loQibe, président; M.Camille Roy, vice-président; MM.Cyrice Cloutier, Rémi Cimon et Paul Caron, directeurs; M.Joseph Théberge, secrétaire-trésorier.Les cocpérateurs de Saint-Fabien avec ceux du Bic ont fondé la première Coopérative Agricole (le la province de Québec.M.Albert, igronome régional, a rappelé les lébuts de cette société.A la suite de cette réunion, le secrétaire de l’Union Régionale Coopérative a réuni les bureaux de direction des différentes sociétés.Le Syndicat Coopératif de Beurrerie de Saint-Fabien, la Société Coopérative Agricole et la société des patrons de la fromagerie du même endroit ont donné leur adhesion à ce nouveau mouvement.Les membres du bureau de direction temporaire chargé de fonder l’Union Régionale des Coopréatives Agricoles du Bas Saint-Laurent, M.Philippe Bouchard, président, M.Arthur Belzile, vice-président, M.Antonio Caillouette, M.Alfred Belzile et Léon Paquet, se sont réunis à Rimouski.L’assemblée a été tenue au bureau de l’agronome régional.Le secrétaire signale l’adhésion de plusieurs sociétés des environs de Rimouski.On a arrêté un programme pour hâter la signature de la formule de demande d’incorporation.La conférence agricole d'Ottawa La délégation qui représentera Québec à la Conférence agricole fè-dérale-provinciale sera dirigée par le ministre de l’Agriculture, M.Laurent Barré.Cette conférence, à Ottawa, du 2 au 5 décembre, rassemblera les représentants de toutes les provinces avec ceux du gouvernement fédéral et des grandes associations agricoles.M.Barré sera accompagné de MM.Georges Maheux, directeur de l’Information, André Auger, chef de la Grande Culture, J-Ernest Du-bé, directeur des Agronomes, Henri Dubord, économiste, R.-P.Sa-bourin, chef intérimaire de l’Industrie animale.* * * Office des marchés maraichers Les producteurs-maraîchers pour fins industrielles se sont réunis au Jardin botanique de Montréal, sous la présidence de M.Ls-G.Beauche-min, de Varennes.M.Jacques Rousseau, directeur du Jardin botanique, a souligné l’utilité du jardin au point de vue vulgarisation et recherches pures.M.J.-H.Lavoie, directeur du service provincial de l’horticulture, a insisté sur l’importance prépondérante de l’humus dans la culture maraîchère.M.Chas.-Aug.Barlly, expert-comptable, a produit avec commen- Aristarchie ou Recherche d'un gouvernement pat René GILLOUIN La terme de gouvernement que préconise pour la France l'auteur de ce magistral ouvrage est un régime gui ne serait que partiellement démocratique et représentatif mais serait essentiellement démocratique el populaire."Je ne l'appelle pas aristocratie gui est le gouvernement d'une classe".dit-il."mais AR1STARCHIF qui est le gouvernement des meilleurs." Volume de 395 pages.Au comptoir: $2.75 Par la poste : $2.85 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" taires les résultats d’enquêtes sur le coût de revietn et le profit à espérer dans certaines productions< maraîchères.Ainsi, en 1942, 44 et 45, sur 62 fermes, if en aurait coûté de production (tout le travail étant rémunéré) $43.07 par acre de pois, lesquels auraient laissé un profit net, par acre, de $6.22.Pour les fèves, ces chiffres seraient respectivement de $107.30 (coût) et $37.06 (profit net), sur 87 fermes; pour les tomates, de $112.47 et $35.42, sur 101 fermes.M.Henri-P.Dubord, économiste agricole, a parlé de la nécessité d’une meilleure organisation du commerce des conserves alimentaires, par l’adoption prochaine d’une législation québécoise conforme aux dispositions générales qui régissent les “Marketing boards” déjà adoptés en Ontario et en Colombie canadienne.Le congrès s’est déclaré févora-ble à l’organisation d’un “Office des marchés horticoles” étroitement inspiré des marketing boards; au surplus, le congrès est favorable à une fusion des deux associations de jardiniers actuellement existantes dans le district de Montréal; enfin le congrès souhaite que les producteurs de betteraves à spere se rallient à leur groupement, attendu que ccs producteurs sont déjà membres de celte société, parce que producteurs de légumes de conserveries, etc.Aux élections, les officiers suivants ont été élus: MM.Edouard Rédard, Marieville, président; Louis Beauchemin, Varennes, vice-président; Gérard Giroux, Montréal, secrétaire; Hémi et Victor Yelle, St-Hemi; Alphonse Potvin, Ste-Clothil-de; C.-A.Messier, Ste-Madeleien; Maurice Laliberté, Montréal; Alphonse Sauvé, Les Cèdres; et Georges St-iPerre, Stc-Geneviève, directeurs.La coopérative de Buckingham La Société coopérative de Buckingham a tenu, le 21 novembre dernier, son assemblée générale annuelle sous la présidence de M.Allan J.MacMillan, président.Le bi-la nrévèle que la coopérative de Buckingham a fait un chiffre d’affaires de $260,041.67, soit une augmentation de $42,000 sur l’année précédente.Elle compte environ 240 patrons dont 156 membres actionnaires; die a fabriqué 239,385 livres de beurre qui ont rapporté aux culti-voteurs $128,691.70; elle a également fourni à ces derniers pour $112,866.86 de grains, moulées et autres marchandises.La coopérative de Buckingham a terminé la construction d’un entrepôt avec élévateur et meunerie d’une valeur d’environ $35,000 pour assurer un meilleur service d’ap-provisioTinement.La coopérative de Buckingham avait le plaisir d’avair comme invités M.Emile Ouguay, gérant de la société coopérative agricole de Thurso; M.Arthur Legris, président de la Société coopérative agricole de St-André Avellin, directeur de la Coopérative fédérée de Québec, et M.Roger Beauseigle, gerant de la Société coopérative agricole de Notre-Dame de la Salette.M.Krard Séfuin, agronome, et M.J.\V.Delaney, agronome régional.Le nouveau bureau de direction élu se compose de MM.Allan J.MacMillan, président; Thomas Ross, vice-président; Hugh Laframboise, Joseph-A.Daoust, Erbau Baker, directeurs.M.Florent Morency, agronome, en est le secrétaire-gérant.Ÿ * * La lutte contre les maladies des plantes Le sous-ministre de l’Agriculture, M.Jules Simard, a reçu la visite du Dr K.N.Ncatby, directeur du Service scientifique agricole à Ottawa, et du Dr J.H.Craigie, botaniste en chef du Dominion.Au sujet des maladies des plantes, les visiteurs ont discuté avec le ministère de l’Agriculture un projet de laboratoire central et de laboratoires secondaires que le fédéral pourrait établir dans la province.En compagnie du Dr Georges Maheux, directeur de l’Information et des Recherches, et du Dr Georges Gauthier, chef du Bureau de ia pro.tection des plantes, la question a été étudiée en détail.Les visiteurs ont présenté leurs hommages à Mgr Van.dry et visité l’Université Lava), la Faculté des sciences et le site de la future cité universitaire.Concours du mérite agricole Les jours derniers a eu lieu une réunion d’aviculteurs chez le Dr J.-A.Viau, à St-Kemi, comté de Na-pierville, parmi lesquels l’on remarquait MM.Noé Hénault et H.Du-maine, du ministère fédéral de l’Agriculture, P.-H.Marsot, représentant personnel de M.C.-E.Benoit, ifviculteur provincial, le professeur Adhémar Graton, d’Oka, de nombreux agronomes, instructeurs et aviculteurs du district de Mont-réal-St-Jean.Tous ces visiteurs ont parcouru l’industrie avicole locale.Il y a eu allocutions par MM.Jack Kellough cl Bob Gamelin.M.Ray Blair a montré le film Une poule pond un oeuf.Les éleveurs de vaches Holstein Le ministère provinciaf de l’Agriculture vient de publier le rapport annuel sur les concours du Mérite agricole de l’année 1946, volume de 2(J7 pages, abondamment illustré, On y trouve un exposé détaillé des fermes enregistrées au concours, ainsi que le récit de la fête du Mérite agricole.On sait que M.Léon Sédillot, de Saint-Remi, comté de Napierville, a été le lauréat de la médaille d’or et du diplôme du Très Grande Mérite Exceptionnel, cl créé commandeur de l’Ordre du Mérite agricole.Les mêmes honneurs ont été décernés au révérend F'rère Dion, C.S.V., agronome-régisseur à la ferme-école de Saint-Remi, pour la classe des communautés religieuses A l'Ecole Supérieure Le Club des éleveurs de Holstein de St-Jean a tenu son assemblée annuelle à l’hôtel du Boulevard, à La-prairie.Le R.P.J.-M.St-Denis, le R.F.Dion, C.S.V., MM.Hercule Rien-deau, député provincial du comté, P.Bonin, W.A.Hodge et H.Lajoie ont pris la parole.Les orateurs,, et particulièrement MM.Riendeau et Lajoie, ont déploré l’exode des ruraux vers la ville.Ils ont insisté auprès des éleveurs, sur la nécessité de garder ians leurs troupeaux leurs vaches souches, car leurs produits de l’avenir en dépendent.Actuellement il y a demande pressante de l’étranger.Ainsi une commission d’achat vient de se procurer 60 bêtes de choix pour la Palestine, on en demande de l’Amérique du Sud, des Etats-Unis, etc.Si on laisse dégénérer les troupeaux québécois pour un profit immédiot, la perte calculée sur quelques années sera beaucoup plus grande que le profit.Le R.P.St-Denis a insisté sur les travaux nécessaires pour bloquer l’érosion.Celle-ci peut causer des pertes énormes qu’un peu de soin empêcherait.On a remis deux trophées aux propriétaires des deux meilleures vaches laitières du club ,au cours de l’année.Les propriétaires sont MM.Honoré Ferras, de St-Isidore, qui a une vache de 4 ans avec une production de 19,123 Ibs de lait, à 4.26% de gras; et M.Edéas Breton, de St-Sébastien, qui, d’une vache de 2 ans, a obtenu 15,967 Ibs de lait dosant 3.33% de gras.M.le curé Corbières, de St-Mat-thieu, les agronomes D.Fortin.H.Tessier, le R.F.Eloi, C.S.C., de St-Cèsaire, M.Léon Sédillot, lauréat de ia médaille d’or du mérite agricole, 1945, avec le R.P.Dion, pour les communautés religieuses, étaient présents, ainsi qu’un grand nombre d’éleveurs réputés.LES NOUVELLES UNIVERSITAIRES Texte du discours de M.Mozet, entendu de Paris, samedi — Les collaborateurs de Radio-Canada et de l'Université, dans cette réalisation — Election du conseil de TAGDUM pour 1947 — Geste de Laval envers Toronto — Cours de législation industrielle du sénateur Gouin — Les Canadiens honorés par l'Université de Caen — A l'Ecole des bibliothécaires Le Conte de lu Roseraie par Ruth Lafleur-Hétu Prisuntation des Mystères du Rosaire.Les Roses Blanches Les Roses Rouges Les Rote d'Or Ce volume de 107 pages est un hommage à la gloire de la Vierge Marie.Au comptoir: $1.25 Par la poste: $1.30 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" e Un duel à la mort se déroule entre deux antilopes, sur les rives du petit lac Cornelian, près de Stillwater Minnesota.Le plus petit animal, que l'on voit à gauche sur les deux photos, q,remporté la victoire sur son gros frère (photo du haut) il lui tord le cou avec ses bois (photo du bas).(par Jacques de Grandpré) La réponse de M.Mozet Nous reproduisons ci-dessous, le texte intégral du discours par lequel le recteur de l’université de Caen, en France, répondit, samedi dernier, de Paris, par voie des ondes courtes, à la remise d’un doctorat honorifique de l'université de Montréal.En cet instant où je viens d’entendre, de Paris, les émouvants discours prononcés devant vous et l’annonce de la flatteuse distinction qui m’est faite, mon imagination se tend de toutes ses forces vers votre magnifique ville dont j’essaie de me représenter les aspects les plus caractéristiques entrevus seulement sur des photographies: la cathédrale Notre-Dame, le port, le célèbre pont lancé au-dessus du Saint-f.au-rent qui m’apparaît aujourd’hui comme un symbole.Pour que ma réponse vous parvienne comme si j’étais au milieu de vous, dans cette salle du Grand Amphithéâtre de l’université de Montréal, vous avez, en effet, osé lancer au-dessus de l’Atlantique un pont plus grand encore, pont immatériel des ondes, utilisé pour la première fois à cette fin, et aussi pont spirituel de votre sollicitude et de votre affection.Je sais que, par delà ma modeste personne, la haute et rare distinction dont vous m’honorez, s’adresse à l’université de Caen tout entière, et c’est pourquoi je l’accueille avec autant de fierté que d’empressement.Je suis fier que l’.université que je préside ait été choisie par vous pour ce témoignage de sympathie, par lequel se termine, en votre pays, la Semaine de la Pensée Française.Ce choix nous apparaît, dicté par une pensée de précieuse et réconfortante solidarité à l’adresse de la plus meurtrie des universités de France: c’est sur le sol normand que s’est livrée la bataille décisive pour la liberté de l’Europe et du monde, avec son cortège de gloire, mais aussi de nécessaires sacrifices.De l’Université normande, de sa riche bibliothèque, de scs laboratoires, de ses amphithéâtres, il ne reste plus rien que des ruines et la volonté de revivre.Car si l’Université a été détruite dans ses biens matériels, elle ne l’a pas été dans son esprit: pas une année, ses cours n’ont été interrompus et aujourd’hui, dans les locaux de fortune où elle a trouvé provisoirement refuge, le nombre de ses étudiants atteint et dépasse celui d’avant-guerre.La haute distinction que vous accordez à son Recteur s’en va à tous, professeurs et étudiants, qui par leur ténacité, leur travail et leur dévouement ont permis ce miracle quotidien.Nul doute qu’elle ne soutienne et ne stimule leur effort et leur fasse comprendre mieux encore la mission que ia tradition et la géographie assignent à l’Université de Caen et qu’elle seule peut rem.plir parmi les universités françaises.Il y a quatre siècles, de hardis navigateurs partaient de nos côtes et s’élançaient sur l’Océan encore mystérieux.Jacques Cartier, leur chef, atteignit le Saint-Laurent el découvrait le site d’Hocheiaga où devait se fonder Montréal.Parmi ses compagnons, comme parmi ceux qui, un siècle plus tard, accompagnèrent Champlain et Maisonneuve, se trouvaient vos ancêtres qui avaient quitté la Normandie, le Poitou, la Bretagne, la Picardie, la Touraine pour venir dans celte Nouvelle-France, non s’imposer par la force, mais gagner les âmes par la persuasion et le labeur pacifique.lis furent, dans ce pays, les ambassadeurs de la civilisation cl de la pensée française, en ce 17e siècle où elles rayonnaient d’un éclat incomparable sur le monde.Et si par deux fois en trente ans, les fils de votre noble nation sont venus combattre sur notre sol, nous avons senti qu’à côté de l’amour inné de la liberté et de la dignilé humaine, à côté du loyalisme indiscuté à la communauté britannique, veille en votre coeur une tendresse profonde et ancestrale pour le pays dont les traditions, les moeurs et la langue demeurent si vivants parmi vous, pour ia patrie de Jacques Cartier et de Champlain.Celle tendresse, vous la prouvez encore une fois par votre geste d’aujourd’hui, et c’est à l’Université de Caen que vous la destinez, de même qu’en 1944 ce fût pour Ja libération de Caen que vos soldais à peine débarqués en Franco, donnèrent le plus pur de leur sang.Soyez convaincu (tue, celle tendresse, nous vous la rendons de toute notre pensée et de tout noire coeur.Vous êtes chez nous, chez vous.Sur ce sol normand où tant de vos fils sont tombés, où la grande guerre a laissé tant de ruines et de deuils, dans le cadre de notre Université,'— restaurée un joui que nous espérons proche, — les etudiants de chez vous qui viendront prendre contact avec notre Renie national recevront lc*plus fraternel accueil de nos professeurs et de nos étudiants.Nous serons nous-mêmes heureux d envoyer nos jeunes gens dans votre Université.Ils s’insirui-ront à votre science, à votre civilisation hardie et page à la fois, et nous reviendront riches d’une vaste et généreuse experience humaine.Entre nos deux Universités, entre nos deux pays qu’anime un commun idéal démocratique et pacifique, s’établira ainsi, pour ie plus grand bien de la pensée française et canadienne, un riche courant d’échanges spirituels, harmonieusement inséré dans une tradi-| tien (juatre fois séculaire.1 En formulant ce souhait, et vjms renouvelant l'expression de ma profonde gratitude pour l’honneur insigne que vous me faites aujourd’hui, permettez-moi d’adresser, au nom des professeurs et des étudiants de l’Université de C.aen, et en mon nom personnel, à la grande Université de Montréal, mes voeux,les plus ardents de prospérité et de gloire”.-ï- -Y* -ê Après cette réponse de M.Mazet, Son Excellence M.Georges Vanier.ambassadeur du Canada en France, remit, dans le studio de la Radio nationale, à Paris, le diplôme de doctorat au recteur de l’Université de Caen, en présence de M.le ministre français de l’Education nationale, et du représentant du ministère d’Etat.Grâce à une communication radiophonique parfaite, nous pouvions littéralement voir par l’ime-gination le geste symbolique que posait alors le général Vanier.C’est M.Gérard Arthur qui, après un dernier mot de l’annonceur parisien, termina l’émission: “Merci Paris.Mes chers auditeurs, par T.S.F., M.,Mazet,' recteur de l’Université de Caen, vient d’être fait docteur de l’Université de Montréal.Celte formule moderne et toute nouvelle d’échange universitaire est une autre démonstration de la suprématie de l’esprit sur tous les empêchements matériels.Radio-Canada a été heureux de collaborer avec la Radiodiffusion française au développement du réseau d’échanges spirituels entre nos deux pays.Ici Radio-Canada”.M.Jules Labarre tint ensuite à mentionner toutes les bonnes volontés qui ont contribué à cette extraordinaire réalisation technique et culturelle: la Société Radio-Canada d’abord, en particulier son Service international et M.Gérard Arthur; la Radiodiffusion française; les deux universités; [’Associated Screen News, à Montréal, et la F'ox-Movietone, à Paris; l’ambassade de France au Canada, et enfin l’ambassade canadienne, à Paris, Nouveau conseil à l'Agdum Après la présentation de quatre films documentaires, dont l’un sur la destruction et ia reconstruction de Caen et de son université, et trois sur des grands hommes français 'ut GRANDS MOMENTS DE U, VIS* iors,mus allez êi?e Indépendante Quand une jeune fille s’arrête pour regarder les événements en face—et décide de ne plus rester bien tranquillement assise dans l’attente du Prince Charmant— il y a de l’avenir pour elle dans le monde des affaires.En effet, nombre de jeunes femmes sont parvenues à des postes importants et ont supplanté des hommes.Si vous avez pris une telle décision, c’est le moment propice de faire venir le représentant de la North American Life.Il a aidé nombre de femmes d’affaires à se préparer un avenir brillant.Il vous soumettra un plan d’épargne qui vous débarrassera des inscertitude au sujet de votre avenir.Et si des projets de mariage viennent "déranger” vos plans de célibataires—vos placements North American Life s’avéreront très utiles.Appelez le représentant de la North American Life maintenant et déclarez votre indépendance.NORTH AMERICAN LIFE 3 succursales à Montréal 614 ouest, rue St-Jacques T DARLEY LEMOYNE, Gérant 522 University Tower, 1 B, SPAFilING, Gérant.522 University Tower, TACÎC FITCH, Gérant BÉNÉFICES EXCEPTIONNCIS AUX ASSUHES contemporains (le peintre Henri Matisse et les physiciens Paul Lan-gevin et Louis de Broglie), il y eut visite de l’immense édifice de la montagne et assemblée des diplômés.Cette assemblée, qui fut suivie d’un vin d’honneur, ratifia l’élection du nouveau consêil de l’AG-DUM, pour l’année 1917.Ce conseil se* compose maintenant des officiers suivants: président honoraire, M.Edouard Montpetit, secrétaire général de l’Université; président actif, M.le notaire Emile Massicot-te; premier vice-président, J.-A.La-londe; deuxième vice-président, M.Gérard Parizeau; secrétaire, Me Maurice Trudeau, C.R.; trésorier, le lieutenant-colonel Urgel Mitchell; M.Jules Labarre est le président sortant de charge, et St.Jean-Pierre Houle est l’administrateur général.Les appareils scientifiques offerts par l’AGDUM à l’université de Caen étaient exposés, pour le public, dans le hall d’honneur de l’Université.Ainsi que le Devoir en donnait le détail il y a quelques jours, ces appareils comprennent projecteur cinématographique, cinécamera, reproducteur de disques, microphone, mégaphone et lecteur de microfilms, le tout d’une valeur d’environ $2,000.Doctorat de l'Université Laval au Principal de l'Université de Toronto Le R.P.G.-H.Lévesque, de l’université Laval, a annoncé samedi, au cours du congrès général des associations de jeunesse, tenue en fin de semaine à Ottawa, que l’université Laval décernerait aujourd’hui un doctorat honorifique en droit au Dr Sidney Smith, principal de l’université de Toronto.Cours publics du sén.L.M.-Gouin Mercredi soir, le 4 décembre 1916, le sén.L.M.-Gouin donnera de 7 h.45 à 9 h.45 ses cours publics et gratuits de Législation industrielle, faisant partie la Chaire créée à la Faculté de Droit par feu L.-J.Forget.On étudiera ee soir-là les sf/n*.dirais ouvriers et les conventions collectives.Ces cours ont lieu à l’Université de Montréal tous les mercredis soirs, à la même heure, (salle H-502).Canadiens honorés à Caen Nous publierons plus tard un compte rendu de ce qui a été en mielque sorte une contre-partie des fêtes de samedi, à notre université.Ces jours dernier,s, en effet, l’université de Caen honorait d’un doctorat M.Maurice Duplessis, premier ministre du Québec, alors représenté dans la ville normande par le trésorier provincial, M.Onésime Gagnon.Nous donnerons également un comote rendu de la collation des diplômes à l’Ecole de Bibliothécaires.HEURE DE BIOLOGIE Date: jeudi, le 5 décembre 1946.Endroit: sale! H-4 de l’Université de Montréal, 2900 boni, du Mont-Royal.Heure: 5 h.p.m.Conférencier: Dr Eugène Robil-lard.Sujet: “Fonctions respiratoires du sang”.Le "Canadian Cruiser" a quitté Montréal Lorsque le “Canadian Cruiser a quitté Montréal, (dimanche) pour son premier voyage vers les Antilles, il ajoutait un nouveau lien aux relations qui existent déjà entre le Canada et les Antilles.Ce navire, le premier entièrement construit au Canada après la guerre, est un symbole du développement de 1 industrie maritime au pays.Il est aussi le premier de trois navires similai.res achetés par la Canadian National Steamships pour son service des Antilles.Ses cales regorgeant de produits canadiens venant de toutes les parties du pays, le nouveau navire à moteur diesel de la Canadian National Steamships transporte vers lies Antilles, outre des bas de Noël remplis de jouets et de bonbons pour les enfants, ces bas nylons, de la lingerie pour femmes, des machines à laver et d’aytres produits qui feront la joie des ménagères.25 automobiles et 50 caisses de whisky pour les messieurs.La cargaison comprenait de plus du poisson, du beurre, du fromage, du lait en boîte, de la farine, des céréales, des oignons, des pommes de terre, des meubles, des machines à écrire, du linoléum, des batteries de cuisine, des fourneaux, du papier, de l’huiie de graine de lin et du bois de construction.Il fera escale à Halifax pour y prendre ses douze passagers.Il voguera ensuite vers les Bermudes, Si.Kitts, Antigua, la Barbade, St-Vincent, la Grenade, la Trinité et Demerera.M, J.-M.Gauthier, gérant du service des marchandises de la Canadian National Steamships, sera parmi les passagers.AUJOURD'HUI Le Digeste Français SOMMAIRE DE NOV.1940 Fatima, par Paul CLAUDEL, de l'Académie française.PHILOSOPHIE — Darwin, Marx ®1 Freud, apôtres du chaos; La conception supranationale.REPORTAGE — Les gens du Canada français; La Suisse, pays de Cocagne (grand reportage photographique).ARTS — Johann Sebastian Bach; L'ar! du timbalier; Shakespeare et l'entente cordiale.LETTRES — Le centenaire de Léon Bloy; L'éternel Hugo; "Jéricho".NATURE — La cité du miel; La chauve-souris.SPORTS — Littérature et football; La boxe qui tue.VIE — Nansen et les prisonniers de l'autre guerre; Et quand no-cembre vint .— Récit.Concours — Jeu-test — Mots croisés — Philatélie.Au comptoir : S0.25 Par la poste : $0.28 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" j£e S&KMce.'Fbolio-nal de Placement présente un tableau partiel des occasions d'embauchage que sm bureau local met à votre disposition.POSITIONS POUR GARÇONS 275 OUEST, NOTRE-DAME — Ch.121 COMMIS DE BUREAU (Pharmacie en gros) — 16-17 ans — bonne education et bilingue — 44 hrs par semaine — $14.00 par semaine.COMMIS DE BUREAU (Inst.Clinique dentaire) — 20 ans ou plus — très bonne éducation et instruction — bilingue 44 hrs par semaine — $18.00 pour commencer — APPRENTIS (fer forgé) — 16-18 ans — garçons robustes — 44 hrs par semaine — le salaire réglementaire du Comité paritaire — MESSAGER (tailleur Mtl-ouest) — 16-19 ans — doit parler anglais — bicycle fourni — 6 jours — $15.à $20.par semaine — GARÇON D’ENTREPOT (magasin rayons) — 20 ans et plus — bonne instruction — bilingue — 9 à 6 et 9 à 9 le vendredi et le samedi — $100.00 par mois — AIDE (Machinerie) — 16 ans — pour nettoyer et apprendre le métier — semaine de 47 hrs — .35 à .40 de l’heure — PREPOSE AUX COMMANDES (épicerie gros ) — 16 ans et plus — savoir lire et écrire — 50i/2 hrs par semaine — $15.00 par semaine — avenir pour candidat sérieux — AIDES (théâtres) — 18-21 ans — bonne instruction — tout genre d’ouvrage pcjidant un an — belles chances de promotions — heures irrégulières — $15.00 à $20 00 par semaine — 4 A CEUX ET A CELLES QUI CHERCHENT LEUR PREMIER EMPLOI A la Section des Placements Spéciaux, une aide efficace vous sera donnée pour vous faciliter la réponse aux questions suivantes : Quelle est la situation du marché du travail ?.- en général ?.en particulier ?.Quels sont mes buts ?.Quelle formation me faut-il pour connaître le succès?.Ou’est-ce que j’ai pour obtenir telle occupation ?.Que me manque-t-il?Comment puis-je l’obtenir?.Nos officiers sp-V^liment formés vous indiqueront vos possibilités et vous serez rcféfé à un employeur.Votre placement sera suivi TANT et AUSSI LONGTEMPS que vous aurez besoin de nos services.% Vous serez présenté à un employeur.UN PLACEMENT ADEQUAT ASSURE L'AVENIR DES JEUNES POSITIONS POUR JEUNES FILLES 305 OUEST RUE STE CATHERINE COMMIS DE BUREAU — Commençantes 16 ans et plus désireuses de prendre connaissance des affaires — 9èmc année au moins — un peu d’anglais si possible — COMMIS PREPOSEES AUX COMMANDES — .leunes filles débrouillardes et intelligentes — 7ème année de cours requise — .30 â .35 de l’heure — conditions de travail agréables — VENDEUSES — Pour la période des fêtes — bilingues — bonne apparence — 18 ans et plus — pour grand magasin à rayons _ $16.00 par semaine — AIDES-GARDES-MALADES — 16 .ins et plus — bilingues si possible — semaine de 6 jours — $35 00 par mois plus chambre et pension — uniforme fourni — EMPAQUETEUSES — Produits de beauté — conditions excellentes d© travail — ponctuelles et propres — 16 ans et plus — $11.95 par semaine au début — Ayez recours sans scrupules a votre bureau local dn Service national de Placement.Il est là pour répondre à vos besoins et a ceux de votre collectivité- MINISTERE FÉDÉRAL DU TRAVAIL Humphrey Mitchell A.MacNamara MINISTRE DU TRAVAIL SOUS-MINISTRE VOLUME XXXVII — No 277 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 3 DECEMBRE 1946 9 s amuse "M.King et se rit du peuple Tel est l'avis de Me Ivon Sabourin, chef provincial du parti progres-‘iste-conservateur 1 arlant samedi soir à la fête aux huîtres annuelle de l’Association progressiste-conservatrice de Mont-real-Hochelaga, Mc Ivan Sabourin, (j.H., leader du parti progressiste-conservateur, pour la province de Quebec, a déclare que le parti qu’il représenté, comme tout parti politique, compte sur son organisation pour se porter au pouvoir, mais, à I encontre du premier ministre Ising, il ne se repose pas seulement sur son organisation mais surtout sur son programme.Faisant allusion au discours que prononçait vendredi soir dernier M.Mackenzie King, au banquet donné en l’honneur de M.St-Laurent, à Québec, M.Sabourin a souligné: “Il est écident que M.King s'amuse et se rit du peuple.Trop petit pour admettre ses erreurs, trop occupé par les affaires du dehors pour voir le mal qui régne au dedans, il dit tout simplement à ses amis libéraux: “Je n’ai rien à me reprocher; c'est votre faute; c’est votre manque d’organisation qui explique les trois désastres successifs du parti libéral dans Pontiac, Portage la Prairie et Parkdaic, trois défaites en cinq semaines, dans trois provinces différentes du Canada”.“Du socialisme d’Etat et de la bureaucratie qu’il a installés chez nous, pas un mot! a ajouté M.Sabourin.“Du communisme qu’il a toléré et qu’il tolère, pas un mot! Du marché noir corrompu et corrupteur qu'il a créé, pas un mot! Des coups mortels qu’il a portés en juin dernier aux garanties sacrées des droits de la langue française comme langue officielle, en ignorant les provinces, violant ainsi le pacte de la Confédération, coups moftels qu’on a portés de nouveau à Québec, hier soir, en persist-,int dans cette hérésie, pas un mot! “Du refus de nommer un seul sous-ministre de langue française avec titre et rang de sous-ministre, fait outrageant pour les nôtres, pas un mot!” a déclaré M.Sabourin."Des scandales et des abus de son administration de guerre, avec des vivres, des milliers de dollars de vêtements et d’effets de toutes sortes détruits ou jetés au dépotoir, sans justification aucune, pas un mot! “Des millions dépensés chaque année par le gouvernement pour publier et proclamer les supposés hauts faits de son parti, pas un mot! “Devant ce marais d’ineptie politique où se décompose lentement le parti libéral de M.King, dans ces remous où son libéralisme sans orientation a entraîné le pays tout entier, le premier ministre dit simplement: "Tout va bien et tout ira comme dans le meilleur des mondes si seulement, mes amis, vous vous organisez”.M.Sabourin a félicité M.Achille Dubeau, président de l'Association progressiste-conservatrice ce Mont-réal-Hochclaga, et conseiller municipal, ainsi que scs nombreux amis, d’avoir organisé une aussi belle !ete et de l’avoir invile à y prendre la parole.,, "Il suffit de jeter un coup d oeil, a-t-il déclaré, sur la nombreuse assistance qu'il y a ici ce soir, pour sc rendre compte que le parti progressiste-conservateur a bel çd bien repris naissance dans le Québec et qu’il s’organise à grand pas en vue des prochaines élections générales.II ne fait pas de doute, qu’avec, vo- tre concours à tous et le programme que nous présenterons au peuple, que iv larli lient être assure d’une ér ' victoire.Il est de plus en ] -air que le peuple ca-nadien eu a marre du régime King e t de son laisser-faire, ainsi que des injustices qu’il continue de commettre à l’endroit de la population du Québec.” , , M.Achille Dubeau a présente les remerciements et a promis tout l'appui de son association, en tout temps et en tout lieu.Outre les personnes déjà mentionnées, on remarquait égalemeiil Me John T.Hackett, C.R., député de Stanstead aux Communes, MM.Valéce Vnehon, de Maisonneuve; Edouard Lamontagne, de St-Henri; .Me Jean Morin, avocat, d’Outrc-mont; Azellus Dubeau, de Maisonneuve; Me Armand Chevrette, conseiller juridique de l’association; MM.Hervé Drieu, conseiller municipal- Antonio Vcrinette et Eloi Pi-Ire, d'Hochelaga-, et nombre d’au-Ires.Attentat dans la rue LA CLÉ de la PROSPERITE: PRODUCTION ET NON POUVOIR D’ACHAT—B.de M.Près de $1% milliard de dépôt: protection contre l’inflation “Il faut de bonnes relations industrielles” dit M.G.Spinney à l’assemblée de la B.de M.LE PRESIDENT DE LA BANQUE DOUTE QUE DE LOURDS IMPOTS SOIENT, EN TEMPS DE PAIX, UNE ARME EFFICACE CONTRE L’INFLATION Le Canada est en meilleure position qu’après la première Grande Guerre L’un des devoirs les plus “impérieux et urgents” qui incombent aux Canadiens consiste à placer la pierre d'assise de la production sous le haut niveau actuel du pouvoir d’achat, a déclaré hier M.George W.Spinney, C.M.G., président rie la Banque de Montréal, à rassemblée annuelle des actionnaires.M.Spinney s’e-st montré raison-nablemént confiant dans l’aptitude du Canada à faire face aux conditions économiques de l’avenir, niais il a lit constater, au suiet rie ces conditions, un certain nombre rie croyances populaires qui.présentement, “entravent la juste appréciation ries principes du progrès et du bien-être.” • “Par exemple,” a-t-il précisé, “on entretient encore fréquemment l’illusion que le pouvoir d’achat remporte sur la production pour assurer l’embauchage.les revenus et le bien-être matériel.Il devrait cependant être bien évident que dans les conditions actuelles, alors que l’argent en circulation et dans les dépôts de banque esl environ deux fois et demie plus abondant qu’au début de la guerre, le pouvoir d'achat pose un problème non pas par sa pénurie, mais bien par son excès.” “Après lout, l’argent est une réclamai ion sur les ressources productives de ta collectivité.” Jeu d'ombre et de lumière M.Spinney estime que les événements des douze derniers mois forment “un arrière-plan d’ombre et de lumière” pour le progrès économique et social de l’avenir.“D’une part, les sombres prédictions d’un vif déclin du revenu national et de l’embauchage, une fois la guerre terminée, ont été bien loin de se réaliser.Les forces de la demande, très considérables, ont provoqué uu haut niveau d’activité commerciale.Le marché de consommation s’est maintenu à un niveau remarquable.Les exportations.restent raisonnablement sa-tisfaisantes.L’industrie s’est vivement rapprochée de la reconversion complète; plusieurs entreprises d’expansion et rie modernisation sont en voie d’exécution.Enfin, la moisson de cette année a été très abondante.” D’autre part, le président a souligné que (les disettes persistantes ont entravé la production; qu’il y M.GEORGE W.SPINNEY, C.M.G.Président les de salaire ne sont pas nécessairement synonymes de haut pouvoir d’achat.“Il est évidemment possible pour n’imporle quel groupe bien organisé et occupant un poste stratégique d’employer ce poste à l’obtention d’augmentations de salaire qui n’onl (pie peu ou pas de rapport avec la productivité.Mais ce procédé a une conséquence presque inévitable: les gens constatent en fin de compte que ces augmentations ont aboli leurs emplois; ils ont estimé leurs services à un prix ! si élevé que de moins en moins de gens peuvent acheter les produits qui en découlent.“En lant que peuple, nous ne pouvons nous enrichir en obtenant simplement plus d’argent pour une production égaie ou moindre.Ce procédé n’a d’autre effet que de lancer les prix, le coût ci les revenus dans une course catastrophique.L’Inflation résiste à de lourds impôts “Dislocation en puissance” dit le président de la B Je M En temps de paix, une lourde taxation devient “une force de dislocation et d’inflation en puissance” dans la mesure même où elle punit l’esprit d’entreprise et où elle incite à de nouvelles demandes d’augmentations de salaires destinées à maintenir la paye apportée au foyer, a déclaré hier le président M.George Spinney, aux actionnaires de la Banque de Montréal.“A mon avis, dit-il, le niveau des impôts encore en existence au Canada tombe parfaitement dans celte catégorie”.Parlant à l’assemblée annuelle de la Banque de Montréal, M.Spinney a déclaré qu’il est “presque devenu un axiome de finance publique de dire que la politique fiscale ne devrait plus tendre à équilibrer un budget d’année en année”, mais qu’elle devrait constituer plutôt un balancier stabilisateur selon lequel le gouvernement réduirait ses dépenses quand les affaires sont actives et les prix élevés, et les augmenterait, en guise de compensation, aux périodes de ralentissement économique, “Voilà une théorie bien attrayante”, dit-il, “mais qu’il convient de considérer à la lumière des conditions pratiques du temps présent.” M.Spinney doute fort qu’après avoir réduit les taxes pendant une crise, un gouvernement ait “le courage politique” de les augmenter quand les affaires «ont à la hausse.Il fait aussi “quelques réserves mentales” quant à la possibilité de prédire, au moment d’établir un budget, les conditions des affaires pour les 12 mois suivants.“De plus, j’estime que la théorie d’une forte taxation comme mesure destinée à combattre l’inflation en temps de paix peut être bien peu valide.La taxation de guerre était une arme puissante dans la lutte contre l’inflation, mais n’avons-nous pas déjà une assez bonne preuve qu’une lourde taxation en temps de paix est susceptible d’entraîner une conséquence diamétralement opposée?” LE a eu dislocation entre coût et prix que de lourds impôts, la hausse du SUr la roule du désastre.” coût de la vie et le malaise ouvrier ! ont iiisrité “du mauvais vouloir.; La roi dans la nation des grèves, des embarras et des re- la produc- tards considérables tion.’ Parallèle entre deux guerres 11 voit, dans ces événements, un étroit parallèle entre la situation actuelle, au Canada, et celle qui existail lors de la grande prospérité de 1H19 — prospérité q.ui fut suivie de déflation et de chômage en 1920.Il estime toutefois que le Canada est aujourd’hui beaucoup Malgré les présentes difficultés, i chez nous et à l’étranger, M.Spinney se dit confiant qu’on désire assez vivement la paix, dans i’uni-vers, pour permettre à “la bonne volonté de prendre racine, de croi-tre et de fleurir graduellement’’.Pour ce qui concerne le Canada, "j’ai une foi profonde et inébranlable en notre pays — une foi qui repose non seulement sur les réalisations et les possibilités économiques du pays, mais aussi sur le ca-mieux outillé qu’au lendemain de I ractère, 1 esprit d initiative, linge-lu première (Iramle Guerre pour | niosité et le^bon sens de la nation combattre le cycle de crise.I canadienne.L’n coup de feu a été tiré dimanche matin par le constable Léo Lefebvre qui a vainement tente d’arrêter quatre individus qui ont attaqué M.Hugène Guilbault, -I ans, 295 est, rue St-Paul.Le constable Lefebvre etail accouru aux cris de la victime.Lorsque les assaillants ont aperçu le policier ils ont immédiatement décampé sans prendre le temps de détrousser M.Guilbault, qni a du cire conduit à l’hôpital St-Luc où il a été pansé pour des contusions au cuir chevelu.Paroles d’une centenaire — Mme Sarah Smith, qui vient d’atteindre son Idle anniversaire de naissance, a dit : “Pour vivre vieux, il faut se marier jeune et avoir une grande famille”.Collège et Famille Revue d'éducation SOMMAIRE DE NOVEMBRE 1946 ENTRE NOUS Ea Direction FORMATION INTELLECTUELLE : “Parterre de Heurs" Paul Benoit, SJ.FORMATION DU CARACTERE: L'éducation de la liberlé Jeanne L'Archevèquo-Duquay PORTRAITS : Le Rélradaire I.T.I.ITTERATURE D'AUJOURD'HUI : En guise d'introduction.Marie-Joseph d'Anjou, SJ.Francis Jammes Pierre Angers.SJ.PAGES DE VIE : "toupée de bal.Miriam SONDAGES : Suggestions et reproches Marie Joseph d'Aniou.SJ.TABLES.Au comptoir : S0.25 Par la poste : $0.28 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR'' “Notre économie est beaucoup mieux équilibrée entre l’industrie et l’agriculture”, dit M.Spinney.“Notre population est plus avancée dans les techniques rie production.Notre marché domestique est plus vaste cl plus exigeanl.Quant a nos exportations, nous possédons I a-vantage d’une plus grande diversification, tant sous le rapport des produits que des pays destinataires.“Il convient aussi de retenir que nos hommes d’affaires et les fonctionnaires du gouvernement disposent d’une masse de renseignements docu men I aires qui n’était pas disponible il y a deux ou trois décades.Enfin, ces renseignements s’accompagnent d’une légion de nouvelles théories sur les causes et le contrôle des cycles du commerce.“Mais mie question se pose a mon esprit: y a-t-il eu, au cours des années, un progrès correspondant en sagesse, progrès nécessaire pour mettre notre savoir en pratique et pour distinguer entre l’or et le dé-chel?” Rappelant que les grèves ont fait perdre 5,000.000 de jours de tra-i vail, pendant les douze mois finissant avec septembre 1946, — et ce malheureux record est sans précédent — M.Spinney déclare: “aucune section du Canada, unité forl complexe, ne peut souffrir sans que tous les autres éléments éprouvent aussi du malaise.Notre intérêt est intimement lié au bien-être de chaque individu.” La production et la prospérité On :t tendance à considérer les travailleurs comme “une force”, “un facteur”, “un élément du coût de revient”.“Pour ma part,” dit M.Spinney, “je préfère considérer les ouvriers canadiens comme ces mêmes gens qui ont tant contribué aux étonnants records de production du Canada en guerre, et qui ont aussi porté leur contribution en première ligne.” Bien qu’il y ait eu des cas d’exploitation des travailleurs dans le passé, M.Spinney dit que “l'administration d'aujourd’hui comprend parfaitement la nécessité vitale de bonnes relations industrielles fondées sur la reconnaissance mutuelle des devoirs et des droits-” Il sc demande toutefois si l'on recon naît également que de hautes échel- Impôts pumtifi En temps de paix, les impôts tendent à prendre un aspect inflation-uaire chaque fois qu’ils punissent l’esprit d’entreprise, et ils incitent à de nouvelles demandes d'augmentations de gages visant à maintenir la paye apportée au foyer.M.Spinney ajoute: “à mon avis, le niveau des impôts encore en existence au Canada tombe parfaitement dans celle catégorie.” Traitant directement du cas de la B.de M., le président a discuté le transfert de $3,(100,000 au fonds de réserve et mentionné que c’est la première addition à ce fonds depuis 1936.Depuis celle année-là, les responsabilités de la banque envers le public ont considérablement augmenté, et tes directeurs ont jugé qu’il est temps de renforcir le bilan par cell* addition qui porte le fonds de réserve à $42.000,000.Facteurs relatifs aux profits Etudiant les profits bruts de $10,799,000 avant les déductions pour les réserves contingentes, la dépréciation des locaux et les taxes, M.Spinney révèle que deux facteurs importants sont entres en ligne de compte.L’un de ces facteurs est le fait qu’au cours de l'exercice bancaire, “nous avons eu quelques revenus important mais de induré anormale, de sorte que je ne puis dire que cette amélioration indinue une amélioration des recettes dont on peut raisonnablement escompter le maintien.” Un autre facteur, dit-il, se rapporte aux réserves contingentes.Aux termes de la Loi de l’impôt sur le revenu en temps de guerre, les transferts aux comptes de réserve ou de contingence ne sont pas déductibles du montant imposable, sauf dans le cas des provisions que le ministre du Revenu national peut autoriser pour dettes mauvaises et (jouteuses.Les réserves de la B de M sont à un tel niveau, à l'heure actuelle, que la banque ne pourra pas réserver, pour contingences, de nouvelles provisions à même le revenu, sauf évidement des provisions assujetties à l’impôt.“Con-séquemmcul, une partie de l’augmentation apparente des profits imposables de celte année ne peut sc comparer entièrement à l’expérience des années précédentes.” M L'épargne gage de sécurité, dit M.George W.Spinney, et pour l’individu, et pour la nation "L© souci de l'épargne encourage la responsabilité individuelle et appuie l'un des plus nobles motifs de l'homme ï 1© désir de pourvoir à son avenir et à celui de sa famille" a déclaré hier le président M.George W.Spinney aux actionnaires de la Banque de Montréal."Je ne crois pas non plus aller trop loin en estimant que la vita Üté de la nation se trouvera sapée si les nouvelles générations sont pénétrées de l'idée qu'un gouvernement providentiel écartera enfin la nécessité d'administrer prudemment les affaires individuelles." Certaines mesures de sécurité sociale trouvent place dans notre mode d'existence, dit M.Spinney, "mais si ces mesures doivent supplanter l'intégrité personnelle qui va de pair avec l'établissement du bonheur individuel par la sauvegarde de l'avenir, je crois que nous tendrons à devenir trop mous", à tel point que l'esprit d'entreprise et l'aptitude à l'effort se trouveront gravement compromis."Il est bon de savoir se tenir debout î bon pour l'individu et bon pour l'essence nationale." HAUT NIVEAU DES PRETS DE TOUS GENRES REFLETE LE RETOUR AUX OCCUPATIONS DE PAIX M.B.C.Gardner à la 129ième assemblée annuelle Le recours aux services bancaires a atteint des sommets sans précédent au cours des douze derniers mois, a déclaré hier M.B.C.Gardner, directeur général de la Banque de Montréal, aux actionnaires réunis pour la 129ème assemblée annuelle; la banque, a-t-il ajouté, compte maintenant 1,500,000 déposants, soit une augmentation de 100,000 sur l’an dernier et une augmentation totale de près de 40 pour cent depuis 1939.A la fin de l’exercice, les dépôts de toutes catégories formaient un nouveau record de $1,730,000,000, soit $123,000.000 de plus que l’année précédente.M.Gardner a dit que, ce progrès constitue “un hommage à l’épargne et au bon sens des Canadiens, ainsi qu’un solide rempart contre le danger d’inflation que fait surgir l’abondance de l’argent.” “Nous avons profondément conscience de notre responsabilité envers la multitude de citoyens de toutes les sphères de la vie qui nous confient leurs épargnes”, dit-il, Les commodités et les services dont les déposants disposent au Canada sont sans doute supérieurs à ceux des autres pays, et je crois qu’ils ont influencé non sculemonct les dépôts de banque, mais aussi toutes les autres formes d’épargne et notamment ia distribution des valeurs du gouvernement en temps de guerre.“Je dois ajouter qu’avec l'augmentation des frais d’exploitation, plusieurs de nos services sont mis à la disposition de nos déposants avec une très faible marge de profit.” Les chiffres soumis à l’assemblée donnent à la banque un actif de $1.844,000,000, soit une augmentation de $128,000,000 sur l’année précédente.L’actif promptement réalisable sous forme d’encaisse, de placement et de prêts à demande, atteint $1,506,000,000, ce qui quivaut à 85.4 pour cent de toutes les responsabilités envers le public.Prêts et reconversion La transition de la production de guerre à la production de paix se refiète par ia hausse des prêts commerciaux, dit M.Gardner.“Les prêts courants et les escomptes au Canada se chiffrent par $277,000,000 comparativement à $202,000,000 au 31 octobre 1945.Cela représente une augmentation générale et diversifiée des crédits ouverts aux manufacturiers, marchands, construcieurs, cultivateurs et producteurs de matières premières.“Le volume des prêts personnels, qui s’est considérablement accru, symbolise la disponibilité plus con.sidérable d’articles civils et la reprise d’une existence familiale plus normale.Le volume comprend une quantité appréciable de prêts aux vétérans, afin d'aider leur réhabilitation civile.“Comme je le mentionnais l’an dernier, nous n’avons pas pour principe d’encourager les individus à s’endetter sans nécessité, mais notre service de prêts personnels fait utilement partie des services que nous offrons au public.Dans notre publicité, nous avons insisté sur le fait que notre service de prêt n’est pas inconciliable avec un programme d’épargne pour fins utiles et de conservation des ressources personnelles.à leur disposition tous les services et commodités bancaires nécessaires.“Nous avons pour principe”, dit-il, “de développer nos affaires à l’étranger en intensifiant nos relations avec les banques déjà établies dans les autres pays plutôt qu’en y ouvrant nos propres succursales; nos enquêtes confirment jusqu’ici que les services ainsi disponibles satisfont aux besoins de nos clients qui négocient avec l’étranger”.Le directeur général ajouta que des employés du service étranger de la banque avaient récemment visite de vastes sections de l’Europe continentale.du Mexique et de l’Amérique centrale; “quand les circonstances et les conditions le permettront”, ils visiteront aussi les autres régions qui ne l’ont pas été dépuis l’avant-guerre.La banque et le personnel Relativement au travail accompli par le personnel de la Banque de Montréal pendant et depuis la guerre, M.Gardner déclare: “Nous nous efforçons constamment de faire en sorte que nos employés soient aussi bien rémunérés que ceux qui occupent des situations similaires dans l'industrie et le commerce.Bien (pie, depuis quelques années, notre attitude ail été assujettie aux limites du contrôle de guerre, le salaire de chaque membre de notre personnel est périodiquement étudié et augmenté selon l’efficaeite du service et l’accroissement des responsabilités.“En plus de la rémunération directe, nous contribuons à divers plans et arrangements pour le bénéfice de nos employés.Ceux-ci contribuent à certains de ces plans.Notre plan de pension est l’un des plus anciens au Canada et il comprend des provisions applicables aux veuves et aux enfants des employés masculins.Des plans d’as-surance-groupe sur la vie, la maladie et les accidents protègent la plupart de nos employés.Il y a longtemps que la banque accorde des vacances annuelles et des congés payés en cas de maladie.Tous les arrangements de cette nature font l'objet d’une constante revision et je les mentionne ici pour souligner l’importance que nous attachons au bien-être de notre personnel.“Au cours des années de guerre”, conclut M.Gardner, “le personnel a porté un lourd fardeau et nous sommes parfaitement conscients de leurs problèmes en cette période de transition par laquelle nous passons”.M.B.C.GARDNER Directeur général M.B.C.Gardner, les vétérans et le personnel de la B.de M.Rendant hommage au travail accompli par le personnel de la Banque de Montréal, M.B.C.Gardner, directeur général, a déclaré aux actionnaires, dans son message annuel: “Depuis douze mois, nous avons eu le plaisir de saluer le retour de plusieurs employés partis sous les drapeaux.” “Les plans arrêtés pour l’accueil et le rétablissement de ces emplo-yés-combattnnts s’appliquent de façon très satisfaisante, dit-il.Il me fait plaisir d’annoncer que plusieurs d’entre eux ont déjà été desi- limitation de tels transferts ne se rapporte qu’à la détermin: tion du revenu pour fins d’impôts, et qu’elle ne modifie lias la liberté des directeurs de la banque dans l’établisse-ment des réserves jugées nécessaires, à condilion qu'une provision adéquate soit faite pour les taxes exigibles sur les transferts en question.Conformément à son principe traditionnel de maintenir une solide situation financière, la banque a augmenté le fonds de réserves contingentes comme le révèle le bilan des profits et pertes.Le président a brièvement parlé des taux d’intérêt.II a souligné que ces taux prennent une importance particulière au moment où le Canada s’éloigne des méthodes du temps de guerre relativement à l’épargne publique et à la finance gouvernementale.Le recours à divers moyens pour abaisser le taux d’intérêt, comme l’a fait le gouvernement pendant la période de finance de guerre, était au-dessus de tout reproche, a dit M.Spinney, mais en temps de paix, tout effort visant à garder ces taux artificiellement aussi bas, par le truchement de nouvelles additions ou d’additions , non nécessaires au montant ri’ar-I gent on existence, “comporterait un Spinney a bien établi que la | fort danger d'inflation.” gnés à des postes de haute responsabilité.En plus d’absorber les anciens combattants de la banque, nous avons engagé quelque 110 jeunes démobilises des forces armées-qui n'étaient point à notre emploi avant la guerre; en fixant leur salaire du début, nous avons compté leurs années sous les drapeaux comme autant d'années au service de la banque.” M.Gardner a ajouté que plusieurs anciens employés démobilisés ont reçu congé afin de pouvoir suivre des cours universitaires en vertu du plan gouvernemental.“Le personne! de la Banque de Montréal”, dit-il.“se compose maintenant de plus de 8.000 personnes, soit une augmentation de 40% sur l’avant-guerre.” “Le dossier de nos employés, dans tous les services nationaux, pendant la guerre, est fort impressionnant”, dit M.Gardner, “et je voudrais une fois de plus leur exprimer toule noire fierté”.Il a mentionné que la banque a reçu, des fonctionnaires du gouvernement, plusieurs lettres faisant les plus hauts éloges du travail accom-pii par les hommes de la B de M dans les divers services el ministères gouvernementaux, pendant la guerre.“Les prêts aux cultivateurs, y compris les avances relatives à la Loi des prêts pour les améliorations agricoles", poursuit M.Gardner, “sont ulus considérables, bien que l'amélioration continue des revenus agricoles ail permis à maints cultivateurs de réduire la somme globale de leurs dettes.Les crédits avancés aux municipalités et aux commissions scolaires marquent une tendance vers la hausse, mais ils sont par contre bien inférieurs aux chiffres d’avant-guerre, ce qui, dans une certaine mesure, reflète l’ajournement de certaines entreprises municipales à cause du manque de inain-d’oeuvre et de matériaux.” Le cas des inventaires M.Gardner a fait allusion au niveau élevé des inventaires des entreprises commerciales.“Que les inventaires soienl troji faillies ou trop élevés”, dit-il, “il esl difficile de le dire d’emblée et de façon concluante.A tout événement, je suggère, dans les conditions présentes, une attitude conservatrice, surtout dans le cas des marchandises dont la production peut augmenter considérablement ou dont la valeur d’inventaire peut être grandement réduite par des changements de modèle ou de qualité.” La capacité de maintes succursales de la banque se trouve taxée à la limite, déclare le directeur général, et, pour parer à cette situation, on comptait agrandir plusieurs immeubles.Il a cependant fallu remettre la plupart de ces travaux d’agrandissement à plus tard, à cause de la disette de main-d’oeu-vre et de matériaux.“La situation, sous ce rapport, n’est certes pas satisfaisante”, dit M.Gardner, “mais tant que les logements disponibles ne suffiront pas mieux à la demande, et surtout à loger les anciens combattants, nous estimons devoir garder au minimum l’emploi d’une main-d’oeuvre et de matériaux si rares.“Lorsque la situation deviendra moins aiguë dans les industries du bâtiment, le programme des travaux que nous nous proposons de réaliser contribuera à créer de Tembauchagc, pendant plusieurs années, dans les métiers et les industries de construction”.Commerce étranger Après une brève revue de la situation à Terre-Neuve, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, où la banque a des bureaux, M.Gardner a commenté le développement du commerce avec l’étranger.Insistant sur l’intérêt que la banque porte à ce chapitre, il esquissa les mesures adoptées pour que les clients de la banque qui s’intéressent aux marchés extérieurs aie»’.Les maladies contagieuse* sont évitables L'examen médical périodique des enfants les préserve de maintes maladies Les maladies contagieuses sont funestes et le meilleur moyeu de ne pas en contracter, c’est d’éviter de rencontrer des personnes qui en souffrent.“Evitez à vos enfants la compagnie (ies petits qui soufflent de coqueluche, de rhume, de rougeole, d’oreillons ou de toute autre affection infectieuse”, conseillent, au début des jours froids, les hygiénistes du ministère de ia Santé.On Ta constaté, il y a longtemps: presque toutes ces maladies sont non seulement préjudiciables, mais laissent fréquemment des séquelles, des suites sérieuses.Quelquefois ia vue s’en ressent, Touïe ou le coeur en subissent les conséquences.Pour ces motifs, il est plus sage et plus prudent de protéger l’enfant avec soin car que de maladies du coeur se déclarent chez des adolescents et même chez des adultes, par exemple, qui ont leur origine dans ces imperceptibles détériorations survenues durant la période de l’enfaupe! Pères et mères de famille, vous pouvez protéger vos chers petits de plusieurs façons: par" exemple, développer leur résistance à la maladie par des soins généraux intelligents, spécialement par une alimentation bien équilibrée, par une bonne distribution des loisirs et surtout par l'habitude de vivre le plus grand nombre possible d’heures au grand air.Il ne faut pas craindre le médecin, mais le consulter fréquemment.Vous devez lui faire examiner régulièrement vos enfants: s’ils sont en bonne santé, il vous le dira; s’il y a lieu, il vous indiquera les déficiences.II vous donnera toujours des conseils fort précieux pour conserver vos enfants bien portants.11 vous mettra en garde contre les dangers saisonniers et vous dira quels remèdes employer si garçoniuls ou fillettes souffrent de quelque affection.L’avantage de l'examen médical périodique pour les enfants, c’est qu'il permet de découvrir, dès leur apparition, les premiers symptômes des moindres maladies et des moindres indispositions el ce avant que rien de grave n’éclate.Sermon compliqué — t ous les dimanches un interprète se tient au pied de la chaire à l’église anglicane do Marker-Harborough, Angleterre, et traduit le sermon pour des prisonniers allemands.Prudence recommandée par le président de Ja J3.dr M.Le président de la Banque de Montréal, M.George W.Spinney, a donné hier "un conseil de prudence et de réserve" aux hommes d'affaires, au cours do son message présidentiel à l'assemblée annuelle de la banque.Soulignant le fait qu'une "politique de crédit vraiment libérale et constructive" est depuis longtemps partie intégrante du mode d'opération de la banque, M.Spinney a précisé que "cette banque n'a aucunement pour principe d'accumuler une somme imposante de prêts en encourageant les individus ou les corporations à s'endetter sans besoin ou trop lourdement." Le président de la B de M a donné "un conseil de prudence et de réserve" dans les termes suivants : "Indépendamment de leurs difficultés sous d'autres aspects, bien des entreprises et maintes industries fonctionnent depuis quelques années en des conditions presque entièrement dépourvues de risques sous le rapport du crédit.Les prix ont constamment augmenté et la demande s'est trouvée garantie."Une expansion sagement projetée, fondée sur l'appréciation optimiste — mais réaliste — des possibilités futures, voilà qui est bien; mais il en va tout autrement des engagements pris à la légère sur la supposition que les prix ne baisseront jamais, et que les bénéfices trop séduisants d'un marché de vente resteront toujours présents." Vient de paraître La philosophie de la musique par l'abbé Paul-Emile McCaughan, Licencié en Théologie Docteur en Musique "Véritable somme philosophique de la musique en même temps que traité très agréable de lecture." "L'auteur y relève une à une les causes profondes de tous les phénomènes musicaux." "Par sa documentation, ce livre se désigne de lui-même à l'attention des esprits passionnés d'idées générales." Préface de M.Eugène Lapierre, D.M.Volume de 375 pages.Au comptoir : S2.50 Par la poste : $2.60 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" 10 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 3 DECEMBRE 1946 VOLUME XXXVII — No 277 Instabilité des cours sur tous les marchés BOURSE DE MONTREAL Iæ total de* vente* a ét* de 40.134 *c tlona et de 134.863 actions minières, en tomparmuon de 63,011 action* et de 131, 443 action* minières vendredi dernier."¦an* (La ut "913 Abitibi .17% 725 Abitibi $1.50 pfd.19 175 Algoma Steel .20% 60 Aluminium .189 260 Aluminum Co.pfd.263/* 5 Argue Pfd.«5 125 Asbestos .28 160 Bathurst A .22 185 Bell Telephone .180 1515 Brazilian.23% 355 B.C.Power A .29% 300 Bulolo.143,i 125 Can.Cement pfd.30 Vfc 1 Can.I.Fndries .18 5 Can.Nor.Power .9% 985 Can.Steamships .13% 35 C.Steamship pf.49% 545 Can.Brew.25% 100 Can.Celanese .56 75 C.Ind.Alcohol .14% 25 C.Ind.Alcohol B 123% 1445 Can.Loco .31 y» 25 Can.Oils .18 1275 Can.Pac.Ely .13% 25 Cockahutt Plow .12% 270 Con.Smelting .86 30 Davis Leather A .30 912 Dlst.-Seagr.17 450 Dom.Bridge .32% 75 Dom.Coal pfd.15% 245 D.Steel & Coal B 14% 200 Dom.Stores .26 25 Dom.Tar.23% 50 Dom.Textile pfd.183 225 Dryden .17% 15 Eddy Paper A .20% 55 Electrolux .17% 135 Famous Players .17% 50 Qen.Steel Wares .16% 225 Gypsum.14% 295 Hud.Bay Min.42% Umm Vent# 17% 17% 18% 18% 20 20% 189 189 26% 26% 27% 27% 21 21 179 179 23% 23% 29 29 14% 14% 30% 30% 13% 13% 49% 49% 25% 25% 55% 55% 14% 14% 123% 12% 29% 30% 18 13% % 12% 12 Vi 84% 84% 30 30 16% 17 32 Va 32% 15% 15% 14% 14% 26 26 23 Va 23% 183 183 17% 17% 20 17% 17% 17% 17% 16% 16% 14% 14% Haut Ha* Ven.« 1075 lmp.OU 13 12^4 13 15 Ind.Accept.28 590 Int.Nickel .32% 32 32 2180 Int.Paper .Int.Util.($5 par) 52 y, 5114 51% 127 12% IZd.123, 250 Lang 21 21 21 270 Lewis Bros.15% 15 15 1401 Massey-Harrls 15-y» 15% 23% 15% 23 Va 450 McColl-Front.23 % 40 Molson's Brew.34 >i 34% 34% 425 Mont.Power .20% 20% 20% 105 Nat.Drug pfd.13% 23% 13(4 13% 23% 130 Nat.Steel Car .23% 50 Ogilvie 29 29 29 300 Page Hersey .31 31 31 55 Penmans 72 72 72 50 Penmans pfd.154 154 154 185 owell River .34% 34 >.j 34'A 15 Power Corp.12% 12 435 Price Bros 57 56% 57 1370 Prov.Transport .I6>/, 15 16 10 Saguenay P.pfds .105% 50 St.Law.Corp.IVj 30 V.T Va 7% 25 St.Law.Corp.pfd.30% 30% 41 St.Law.Paper pfd.109 108 »/2 107 75 Sher.Williams .28% 28 V, 28% 25 Southam Co.18 18 18 125 Standard Chem.8'/, 8'/i Wz 25 Steel of Can.79 10 Vlau 20 40 Wabasso 75 75 75 635 Walker 25% 25% 25% 76 Winn.Electric .14% 14 14 75 Zellers 6% Pfd.Banques ; 28 28 28 93 Canadienne ., .20 19% 19% 127 Commerce .22 V, 22% 22% 500 Montréal 25% 25% 25% 5 Nouv.-Ecosse .37% 1290 Royale 24 23,4 237, LE CURB DE MONTREAL Cotes à la fermeture des cours le 2 déc.*15?1Acme Glove .Haut 8% Bas 8 Vents 8% Valeurs 150 Unit.Distil.Haut Baa 23 Vi 23% Venta 23% 8 Brand-Henderson .12% 10 Westeel 23 Ü 85 B.A.©Il 26 26 26 Mines (cote en cents) 320 Brown Co 5 47» 47» 2700 Band-Ore .41 40 40 200 10 Brand & Millen .Calgary Pow.pfd.3% 106 3% 106 3% 106 2000 Beatrice Red Lake 200 Bouscadillac .9% 6 »% 67» 50 C.& D.Sugar .21 Vj 21U 21 Va 4500 Century Mining .27% 27% 27% 11 C.N.Pow.pfd.110 Va 110 9000 Chesklrk 27 24 24 25 Can.Fairbanks .34 34 34 2500 Cortez 14 12 12 40 Can.Gen Inv.15 15 15 200 Dome ($).18 17% 17% 10 Can.Indus.20 !4 27» 4600 Donalda .163 153 154 100 C.Marconi .218 2ïs 300 East Sullivan .320 320 320 50 Can.Silk Prods .31 31 31 1000 Elder 114 114 114 40 Can.Vickers pfd.150 150 150 500 Formaque .78 78 78 250 C.West Lumber .2% 49% 27 27» 4000 Found Lake .6% 11% 6% 6% 100 Can.Westingh .49! j 49% 155 Hollinger ($) .11% 11% 60 Cassidy's I4!a 14 14% 1516 Hudson Rand .30 30 30 150 Com.Alcohol .*% 4% 26000 Jack Lake .H% H 11 5 C.Dtv.Secs (cts) Con.Div.Secs pfd.35 17 3000 Joliet-Quebec .75 Lake Shore ($) .80 14 78 80 4737 Cons.Paper .19% i9% ià% 200 Lingman Lake .135 135 135 180 Dom.Oilcloth .38% 37 37 1000 Llngslde 17 Va 17% 17% 5 Dom.Woollens .14 600 Macdonald .380 375 375 275 Donnacona .13 i?% 17% 2200 Pandora Cadillac .10 10 555 Ford A 1914 19% 197 10500 Pitt 16% 16% 10% 50 Hydro-Electric .Ota 3‘/s 3‘4 1400 Quebec Yellowk .16 Va 16'â 16% 10 Inv.Found, pf.53 4000 Santiago 27 27 150 Maclaren P.& P.41 41 41 1200 Slscoe .50 50 25 Massey-Harris pf.28% 28% 28% 1500 Sladen Mai.39 39 39 22 Melchers 7 500 Soma-Duvernay 23 23 23 225 M.& O.Paper .18% ii % mi 17 100 Stadacona ., .66 126 Orange Crush .17 Va 17 (,4 1500 Westvllle 97, 9)4 .9)4 BOURSE DE TORONTO Fermeture des cours le 2 décembre Akait .\lger .fcr i Lard __ Ang Can .Armls .Axnt .Astoria .Athona .Aubelle .Aumaq .Bagam .Bankft .Bear .Beaulieu - Berens .Bevco .Berwick .Bonet .Bralor .Brazil .Brewis .Broulan .Bulf Adi .Buff Ank .Buff RL.L.LUI-* Ht - Calder .Dallinan .Cam RL.Bk Cam .C Brew .C Alco A - Cent Pat - Cent Por ___ Centrema .Chem Res .Chestv .Citrai .Cocheno - Colomac - Chesklrk .Con Beattie .Chimo _______ C Smelt .Crestau .Croinor .Crowsho - Delnite - DenLson ., Daragon - Dis Sea ____ Dicken .Dlv Int - Dome .Delta - Donalda .Duques - Duvay .E Amphi .E Crest ____ E Mal - E Sull - Elder .Eldona - El Sol.Fam Play .Froblsh .Giant - God's La — Go Eag .Go Hawk .Go Arrow .Go Man .Goldvue .Grandoro .Gypsum .Halcrow — Halliwell .Hard R - Harker .Harrlc .Hasaga .Heath .Hedley .Heva .Home .Homer .Hosco .Highrtdge .Howey - Hugh Mal .Imp OU .Indian - Int Nick .Int Pete .Int Uran .Jacknl .Jac Walte .Jason .Joliet .Kayrand .Kenville .Labrad .Laguerre .L Dufault .Tj Shore .Lamaq .Lapaska .Leltch .Léxln .Llngman .Louvlcourt Lynx .MacDonald Macleod .Haut Has 115 105 21 Va 21% 145 140 97 97 83 82 16 15 15% 15% 32 36 75 21 65 36 85 84 67 37 11% 24 23 41 124 427 31 5 24 13 205 23 25% 14% 210 16% 20 50 400 10% 290 28 27 110 55 • 86 54 144 90 175 10% 16 17% 115 107 18% 53 163 150 21 40 6 156 325 115 59 40 18% 293 610 55% 13 Va 80 32 310 36 12 14% 7% 4% 55 15 20 107 33 133 73 245 11 46 19 36 10 13 21 32% 15 Va 64 9 15 43% 82 10 40 600 33% 65 14 580 35 127 32 136 268 25 380 170 < ei m 105 21% 140 97 82 15 15 Va Haut Bas Perm 31 31 35 35 70 70 20 20 14% 14% 65 65 34 35 80 85 80 80 64 64 36 36 11% U% 22% 22 vi 20 20 41 41 120 124 320 420 30 31 5 5 24 24 13 13 190 205 22% 22% 25 25% 14 14 205 207 16% 16% 20 20 50 50 390 390 10 10% 290 290 27 23 24 24 105 110 53 54 84% 84% 54 54 142 142 89 90 175 175 to id 15 15 16% 17 113 115 102 105 17% 17% 47 48 152 153 147 150 20 21 39 39 6 6 155 155 320 320 110 110 55 55 38 33 17% 13 295 295 600 600 55% 55% 13 13 76% 76% 31 32 290 290 35 36 12 12 14% ’.4% 7% 7 % 4% a i 53 53 ' 15 15 19% 19% 103 105 29 33 130 130 68 71 240 240 10% 10% 45 45 18 19 36 36 9% 9% 12% 12% 20 20 31% 32 14% 14% 60 60 6% 9 15 15 43 43 76 76 10 10 28% 40 575 575 33 33 65 65 ' 13-'i 3% .7 10 11 .260 270 30 3 28 17 , 4 7 6 9 .3 4 22 10 .30 32 .19 22 13 .7 10 .13 16 30 10 iô 15 20 5 .7 9 11 13 .23 26 8 9 6 75 9 11% 21 20 20 5 7 , .?.4 77 12 27 5 4 .55 60 30 9 12 5 .10 15 .10% 11% .19 22 7 12 .13 .9 11 26 The Shawinigan W construira une nouvelle usine & P.M.James Wilson, président de The Shawinigan Water and Power Company, annonce que la compa-gnie va pousser rapidement la construction d’une troisième centrale électrique au pied des chutes Shawinigan; cette centrale contiendra trois générateurs de 65,000 c.v.chacun.Cette nouvelle usine de 195,000 c.v.permettra à la compagnie d’aug-menter de beaucoup le débit des centrales de Shawinigan.Les travaux, qui seront dirigés par The Shawinigan Engineering Company, Ltd., devraient se terminer à l’automne de 1918 et coûteront environ $12,500,000.On est à construire une route sur la propriété de la compagnie pour donner accès à la nouvelle usine.La machinerie de construction ainsi que les matériaux sont dirigés vers l’emplacement pour que les travaux commencent sans retard dès que le gouvernement aura donné son autorisation.Cartes professionnelles MEDECIN Electricité médicale Rayons X Dr Maxime Brisebois L.G.M C.F.R.C.S.c De la Faculté de Médecine de Paris Maiadles génitales endocriniennes urinaires, digestives, circu'atolres FRontcnac 5252 816 Sherbrooke est AVOCATS Anatole Vanier.C R.Guy Vanler.C.R VANIER & VANIER AVOCATS 57 ouest, rue Saint-Jacques Tél HArhour 2841 OPTOMETRISTES OPTICIENS HA 6544 J.-A.MESSIER, 0D OPTOMETRISTE Spécialité • Examen de la vue — Alustement de verres de contact PH AN EU F & MESSIER { | 1767 Saint-Denis — Montréal Examen des veux Réparation de lunetterie Service postal Léo-Paul TROTTIER, o.d.OPTOMETRISTE et OPTICIEN IMS est.«V.Mont-ROT»! - ER- IS-’S s M.J.-G.RENAUD, président «»-Magasins de chaussures de Montréal, Liée, qui vient d’être éiu président de l'Association des détaillants en chaîne du Québec, à l’assemblée annuelle.C’est un ôième terme d’office pour M.Renaud.Dividendes déclarés Dominion Foundry &¦ Steel Ltd., 35 cents par action ordinaire, payable le 2 janvier aux actionnaires inscrits le 10 décembre.J.H.Ashdown Hardware Co., 15 cents par action “A”, payable le 1er janvier aux actionnaires inscrits le 10 décembre.Canadian Ingersoll Rand Co., 50 cents par action, payable le 15 décembre aux actionnaires inscrits’le 30 novembre.R.L.Crain Ltd., 10 cents par action, payable le 2 janvier aux actionnaires inscrits le 14 décembre.International Coal & Coke Co.IVi cent par action, payable le 19 décembre aux actionnaires inscrits le 10 décembre.Beatty Bros.Ltd., 50 cents par action “A” et “R’’, payable te 2 jan.vier aux actionnaires inscrits le 14 décembre.Montreal Acceptance Corporation Le conseil d'administration a déclaré le vingtième dividende trimestriel régulier d'un et quart pour cent (lVi%) sur les actions classe "A" de la compagnie, pour le trimestre finissant le 31 décembre 1946.Ce dividende est payable le 14 décembre 1946 aux actionnaires enregistrés à la clôture des affaires le 30 novembre 1946.Par ordre du Conseil d'administration.Le Secrétaire-trésorier, LUCIEN ROUX CARIES D'AFFAIRES DACTYLOGRAPHES Réparations, location, ventes de dactylographes.Machines à chèques, etc.Assortiment complet de papier carbone **t rubans.Accessoires do bureau Canada Dactylographe Enrg.44 ouest, rue St-Jacques, Montréal Tél.HArbour 6968 R.-T.Armand Royal — IteminjEriim — Underwood — L.C.Smith.Corons, Silencieux, régulier et portatif Protecteurs de chèques, duplicateurs, calculateurs et machines ià additionner.Vente et service, échange, location, achat.N.MARTINEAU & FILS 1019.rue BLEURY BE.231/1 (entre Vitré et Lagauchetière) BE.231* ENCADREURS WISINTAINER & FILS 908 BOULEVARD ST-LAURENT ¦ES ENCADREURS MANUFACTURIERS Moulures — Cadres — Miroirs Réparations de cadres et mlrolm LAnc.2264 LAITERIE UH.6988 - 2599 Holt LAITERIE ROSEMONT Laiterie canadlenne-françalae A.Patenaude, propriétaira REMBOURREURS-MATELASSIERS REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER LIMITEE Spécialités : meubles et matelas sur commande ainsi que réparations.Estimés gratuits sur demande 3886 Henri-Iuiien PL.1112 REPARATIONS ELECTRIQUES Réparations électriques sur automobiles Service vente et réparations de moteurs générateurs transform nteurs radios 4350 PA PINE, U AM 2141 Ceo.DAICNEAULT Ltce SALLE A MANGER HOTEL PLÂZA Cuisine’recherchée Vin et Bière Alex.JULIEN propriétairo 446 Place Jacques-Cartier MA.9331 VOLUME XXXVII — no m Lo voix du Pope 1 e Saint-Père exalte I.figure de la bienheureuse Marie-Thérèse de Soubiran LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 3 DECEMBRE 19^ Voici te texte integral du dis-i ours prononcé en français par S.•S.Pie XII, à l'audience du pèlerinage de la béatification de Marie-Thérèse de Soubiran, à Castel-Gan-dolfo, le 22 octobre l'J'iti: A moins de considérer les choses uniquement sous la lumière surnaturelle de la foi.l'esprit humain demeure déconcerté par le récit de la vie mortelle de votre bienheureuse Mère, chères reliaieuses et i pupilles de Marie-Auxiliatrice, par le contraste entre l’oeuvre grandiose et lummeuse à laquelle Dieu la destinait et la série des vicissitudes a travers lesquelles il l’a conduite, par l’apparente contradiction entre les jugements qu’elle-même portait sur son étrange voie.Toute la vision de son esprit, tout l’élan de son coeur paraissent s'exprimer dans cette exclamation du psaume qui lui est particulièrement chère: “Il m’a ouvert un chemin spacieux, parce qu’il m’a véritablement aimée.” (Cf.Ps.XVII.20;xxx 9.) La voie de Marie-Thérèse de Soubiran, un chemin spacieux ouvert par l’amour! Fut-il jamais sentier plus étroit, plus escarpé, plus raboteux, plus obscur?sentier plus incohérent même, dirait la pauvre, sagesse humaine?Et il fut tel toute1 'ie sa vie, depuis sa prime jeunesse jusqu'au lendemain de sa mort.Les •laits vous sont bien connus.Irrésistiblement attirée à Ja vie d’oraison intime, elle aspire au Carmel, quand elle se voit lancée dans le soin actif du salut des âmes.Elle s'y livre, dit-elle, entièrement et elle s'y dépense de toutes ses forces dans une Congrégation d’En-fants de Marie.Elle a l(i ans et elle v recoil "de vives lumières sur la beauté du travail apostolique” (Collection Maîtres spirituels: M.-T.de Soubiran, d’après ses notes intimes, t.1er, p (i(i).Sa destinée semble donc désormais orientée vers une de ces formes de la vie mixte où, dans une fraternelle harmonie, s'unissent l’activité de Marthe et la contemplation de Marie, où l’esprit, le coeur, toute l’âme se remplissent continuellement de Dieu et de sa lumière pour la déverser incessamment sur le prochain.Il n'en est rien; il lui faut maintenant commencer une vie nouvelle, une vie qui, bien loin de joindre l'une à l’autre, ainsi qu’elle l'avait rêvé, la splendeur des deux flammes, paraît faite à dessein pour les éteindre toutes les deux en une existence terne qui ne se consume de zèle ni dans la solitude ardente au fond du cloître, ni clans l'apostolat frémissant au milieu du monde, une neutre qui comporte à la fois toute ta banalité du monde et tout l’isolement du cloître.mp w Wm ««*»««.» S « 5 » * « » 5 f J| »HÎ 1111 î lit U 41 » ' * * * ” *1^ Nï-* M Saveur Délicieuse THÉ ET CAFÉ Vue aérienne des centrales mmnie se nreno™ a d'énergie électrique de la Showinigan Wafer & Power, à Shawinigan.La com- drode dee.op p°k cc°ruction d'une troisième centroie eiectrique'rcprodu,te Q Cartes professionnelles ASSURANCE HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous invitons les communautés religieuses à se prévaloir de nos services particuliers •111 St-Fratuois-Xavier.Montréa» Tel.MArquette 2383-2384 BREVETS D'INVENTION BREVETS D’INVENTION MARQUES de COMMERCE DESSINS de FABRIQUE en tous pavs 1 MARION & MARION Ra.vmoad A Roble J -Alfred Bastlen 7H1 ouest, rue Stc-Catherlne MONTREAL LIBERT FOURNIER ^SPnOCUSeUBJeBBrmSelNrSNTWt /^934 SIèCATHERINE MONTRÉAL COMPTABLES CARON & CARON Accountants Ldinuiui t aion.B.A.I, S.C.t .A.Henri Caron.B.A.L.L.L .L.S.C.C.A Barthélcmi Masse.L S C.C.A Il \rhour 3635 i!i, rue St-Jacques MONT RL AL Chartrc, Samson, Beauvais, Gauthier & Cic Comptables agréés - Chartered Accountants Maurice Chart; é.< ¦ A Maurice Samson C.A A -E Beauvais C.A Léon Cftté C A Lucien F Hélait C A Jacques Angers C.A Albert 'larneau.C.A Jean Lacroix C.A Porev Auger,C.A Roger Rnv C.A Monlrénl Québec J-P Gauthier CA Gérard Marceau.C.A Lionel Roussin.C A Dollard Huot C A Ravm Fortier C A Ouv Bernard C A H Bourgouln C.A Rouyn de Varennes & Vézina Coroptobles agréa* 10 ouest, St-lacque*.Montréal de Varennes C A Véztna F .LL C A Tel.MA R587 P.-A.GAGNON & CIE ¦A Gagnon CA.René Gagnon C.A Comptables agréés Chartered Accountants IMMEUBLE DLS m A MW A Y S 159 OUEST.RUE CRAIG Tél.HArbour 5990 Hurtubisc & Richard comptables agréés Léon-A IIURTUBI.SE C.A Gérard HURTUBISE.C A Maurice RICHARD.CA Georges-R MARTIN.C A 60 St-Jacques.Montréal 1 Téléphones : Il A.9562 .HA 8739 (LG.A.CPA Lucien VIA!!, COMPTABLE PUBLIC LICENCIE Spécialité : Impôt sur le Revenu 159.Craig ouest — Montréal LUCIEN D.VIAU, C.A.COMPTABLE AGREE 4926, avenue Verdun» VERDUN YOtk 0642 Elle obéit, et déjà l’appel divin la fait monter plus haut; il exige d elle cette vie mixte à laquelle, par obéissance, elle venait de renoncer; au sein même de sa Congrégation mariale, elle commence à exercer, avec des compagnes choisies, l’apostolat le plus intense, cette fois dans une véritable vie religieuse: l’oeu-1 vre de Marie-Auxiliatrice se dessine nettement; elle suivra l’appel de Djeu, au prix de quelles angoisses et de quels déchirements! Il lui faut pour cela, elle,ardente mais timide, vaincre des obstacles terribles: l’un d’eux se trouva levé par Dieu même qui lui reprend am père tendre, ment aimé; l’autre avait été posé par celui qui devait être et qui était depuis la plus petiie enfance son guide et son appui, à qui elle était attachée par tous les liens de la parenté, de la reconnaissance, à qui elle avait confié toute la conduite spirituelle de son âme; il lui faut rompre ces liens, le coeur déchiré et l’esprit dans la nuit.Kilo n’hésite pas.Kst-elle libre enfin?11 semblerait.L’oeuvre de Marie-Auxiliatrice est fondée, la vie religieuse y est aussi conlemplative tpie possible, aussi apostolique que possible; la tâche qu’on y poursuit est le salut, la félicité temporelle et éternelle, la sanctification des jeunes filles les plus nécessiteuses physiquement, matériellement, spirituellement.Est-ce maintenant que la voie spacieuse va enfin s’ouvrir devant ses pas?L’est maintenant dans l’intime même de l’oeuvre, de l’Institut, de la famille religieuse douloureusement enfantée par son amour, que se lève la tempête, que sévit l’orage; toute son action csi entravée, con.trariéc, contredite.Elle se courbe dans rhugiilité, elle se donne tous les torts.Loin de désarmer une rivalité ombrageuse et hostile, son abnégation la stimule encore.Privée de toute initiative, elle est chargée de toutes les responsabilités, accusée d’altirer sur .Marie-Auxiliatrice la malédiction du ciel.Dans sa détresse, toujours obéissante, elle prend conseil de ceux qui lui semblaient donnés par Dieu |UHir être ses guides, les directeurs de sa vie personnelle, hommes justement es-timés et vénérés, en grande réputation de sagesse, de prudence, de sainteté.La Providence divine permet qu’ils soient aveuglés: ils la condamnent, ils l’abandonnent.Obligée d’assister à la ruine de son oeuvre, elle en est chassée ignominieusement, exclue de toule partici-Pation à la vie religieuse et commune.mais maintenue de force dans les liens qui entravent tous ses pas.Errante, sans feu ni lieu, réduite à i passer une nuit à la belle étoile en rase campagne, elle croit du moins I voir enfin luire l’espoir de réaliser le rêve de sod adolescence, d’aller ¦se réfugier dans cette vie contemplative qui n’a cessé de l’attirer.Les cloîtres lui ferment leurs portes.Elle se retire à l’hôpital de Lier.I mont: au jour le jour on l’y tolère | durant sept mois, mais sans y avoir ru jamais l’assurance du lendemain.Enfin Xotre-pame de la Charité 1 accueille; c’est le port où elle terminera sa vie, où elle achèvera sa course; elle n’aura désormais de Marie-Auxiliatrice et de ses filles que les rares nouvelles qui seront de nature à la torturer davantage: elle mourra sans avoir revu la lumière.Aoila ee qu'appelle ‘la voie spacieuse ouverte par l’amour”, celle qui fut successivement Sophie de | Soubiran La bouvière, Mere Marie-1 hcrèse, Soeur Marie du Sacré-I Lueur.| Esl-elle donc de bronze, cette i femme, ou bien l’exaltation mystique a-t-elle rendu son esprit aveu-I gle et son coeur impassible au | point de ne sentir lias ce qui eût I accablé, abattu même tant d’autres l femmes du plus mâle courage?Et elle appelle cela “une voie spacièu-se”! I-He n’est pas insensible, tant s’en faul; tout la blesse au coeur: con-Iradiclion, rebuts, ruines de tous ses rêves, de tout son idéal, de toule son oeuvre, abandon et isolement sans un conseil ami; plus cn- AS50RANCES core, elle souffre de sentir sa misère personnelle, le désarroi de sa vie intérieure.Si nous refaisions avec elle^ le trajet parcouru Je long de la “voie spacieuse”, nous entendrions à chaque pas ses gémissements ou ses sanglots.Surprenons du moins au passage quelques-uns seulement de ceux qu’elle laisse échapper et qu’elle permet à sa plume de traduire.Sous la manifestation progressive de sa vocation: Dégoûts, appréhensions, combats contre ce que le bon Dieu me montrait etre sa volonté.Mon âme était remplie d’angoisses; elle se débattait souvent avec violence (t.1er, p.157-70).Sous la pression d'un directeur qui est pour elle un père et plus qu’un père: “Pendant près de quatre ans, mon âme fut remplie d’obscurités, de tentations violentes contre la foi.et cela presque sans relâche” (I.1er, p.75).Sous la croix du supérioral: “Pen-danl vingt ans, mon âme n’a pas trouvé son heu de repos, toujours obligee par une force divine de rester là, toujours comme harcelée, poussée avec violence” (t.1er, p.177).Sous le coup de l’expulsion cruelle qui l’arrache à Marie-Auxi-batnee: “Ee 9 février 1874, tout se brisait pour moi, tout semblait se briser autour de moi.La tempête me sépara violemment de tout ce qui m’était justement cher ici-bas.Abandonnée de ceux que j’aimais, de ceux en cpii j’avais placé toute ma confiance, je fus rejetée sans asile, chargée de la responsabilité de tout ce qui s’effondrait.” Elle-même, héroïquement, se voue au silence et laisse tout peser sur elle, “afin que pour les âmes le scandale ne fût pas plus grand”.“Oh! dit-elle, le poids des âmes est une douleur à nulle autre pareille, et que seul peut comprendre celui qui l’a soufferte.” (t.1er, p.89).C’est pourtant de la meme main qu’elle écrit: “Il m’a ouvert un chemin spacieux, parce qu’il m’a véritablement aimée!” (t.1er, p.98, 191).Faut-il croire alors que les consolations, les faveurs célestes viennent, comme un baume, endormir la douleur des blessures ou bien, par leur intensité, lui faire oublier les tortures passées, la rendant elle-meme, bien que par grâce surnaturelle.un peu semblable à ces natures dont les impressions, moins profondes que vives, ne laissent plus de traces dès que d’autres sont venues les effacer?bien de tout cela non plus.11 est vrai que, parfois, la lumière est, aux yeux de son esprit, tout éclatante; il est vrai que, parfois, un fleuve de paix vient inonder son âme: mais ees moments sont fugitifs et n'atténuent en rien la vivacité de la peine, l'angoisse de l’agonie.Ce sont des éclairs d’un instant, des “(rails de feu”, dit-elle (t.1er, p.178).Ils suffisent à la rendre certaine qu'elle marche dans la voie tracée par Dieu; ils ne suffisent pas à lui donner la joie d'y marcher dans la lumière.En vain, les psychologues avec leurs subtiles analyses, s’évertueront à résoudre ce qui leur parait contradiction et incohérence: c’est plus haut qu'il faut chercher la clé du mystère; et la voici: Marie-Thérèse est dans la vérité.Or, la vérité lui enseigne deux choses.La première, qu’elle apprend par sa propre expérience, c’est le secret du détachement lolal qui Ja libère des défiances du coeur, de l'or-guei! de l’esprit, qui lui montre le néant et l'instabilité des choses créées, simples jouets aux mains de leur Créateur.Quelle superbe humilité dans la conclusion qu'elle en tire: “Dieu a fait le monde et il le bouleverse uniquement pour faire des saints, rien que pour cola.Et ne m'associerai-je pas à ce grand mouvement que Dieu donne pour mon salul à toutes choses?” (T.Il,' p.186.) La seconde, elle la recueille des lèvres mêmes du divin Maître: "Si le grain de froment ne tombe dans la terre et n'y meurt, il reste seul; mais s'il meurt il portera beaucoup de fruit.” (Io., 12, 24).Telles sont les deux grandes leçons qui ont dominé toute la vie de la bienheureuse Marie-Thérèse de Soubiran.Il nous est donné au jourd’hui d’en admirer la puissante efficacité.Par tant de bouleversements, quelle merveille de sainteté Dieu a réalisée en elle! De son abaissement, de son enfouissement (bins le plus profond abîme de l’humiliation, quelle admirable moisson a germé! Et quelle voie lar- ge et spacieuse l’amour a ouverte sous ses pas! Vous, ses filles et héritières de son oeuvre, religieuses de Marie-Auxiliatrice, vivez de son esprit, livrez-vous comme elle à la conduite amoureuse de Dieu qui veut avant tout faire de vous des saintes.Et vous, chères enfants, objet de la tendre sollicitude de cet Institut, rappelez-vous de quel amour et de quelles souffrances il esl le fruit.Que cette pensée vous soutienne, vous encourage, vous stimule dans vos difficultés et vos peines de toutes sortes; livrez-vous avec confiance aux soins maternels qu’on vous prodigue; sous leur influence pacifiante, devenez ferventes chrétiennes, tendez à devenir, par la grâce de Dieu, apôtres et saintes, à l’exemple de tant de vos soeurs dont les vertus ont tissé la délicieuse “légende dorée de Viliepinte”.Nous vous confions, cheres filles d’une telle Mère, chers pèlerins de France, d’Angleterre et d’Italie, à la protection de la bienheureuse Marie-Thérèse, sous le manteau de Marie-Auxiliatrice et Nous vous donnons de grand coeur, à vous-mêmes, à voire méritant Institut, à vos familles, à ceux et celles qui vous sont chers, Notre Bénédiction apostolique.Dons Bqgot Le Dr R.Bailly inaugure sa campagne St.Pie.5.(Spécial au Devoir) — Le Dr Roland Bailly, candidat officiel du parti libéral à l’élection complémentaire de Bagot a inauguré dimanche sa campagne électorale par une assemblée tenue à Sl-Pie, après la messe.Le Dr Bailly était accompagné de M.Georges ijansereau, ancien ministre des Travaux publics et de la Voirie; M.Joseph Fontaine, député de Saint-Hyacinthe-Bagot, à la Chambre des Communes; MM.Lionel Ross, Arthur Dupré et Henri Drouin, respectivement députés de Verdun.Verchères et Abitibi-Est à l’Assemblée Législative, ainsi (jue de plusieurs autres personnalités de la région.Le candidal libéral a prononcé un très bref discours déclarant qu’au cours de la campagne il aurait l’occasion d’exposer son programme plus en détail.H s’est dit assuré de remporter la victoire en affirmant qu’il était convaincu que les méthodes électorales de ses adversaires échoueraient dans Bagot.L’ancien ministre de la Voirie dans le cabinet Godbout, M.Georges Dansereau a dit que pour sa part il se rappelait fort bien, qu’à la demande de M.Cyrille Dumaine, il avait ordonné d’importants travaux dans le comté de Bagot.travaux nécessaires que l’Union Nationale s’est empressée d’arrêter sitôt arrivée au pouvoir.M.Lionel Boss a déclaré que l'U-nion Nationale, comme elle l’a fait dans Compton et dans la Beauce, ne parlerait qu'autonomie, communisme et problèmes fédéraux, dans lingot.“C’est le meilleur moyen qu’elle a trouvé pour empêcher les gens de s’intéresser aux affaires provinciales, actuellement gérées, a-t-il ajouté, avec une impéritie désastreuse”.MM.Henri Drouin, Gérard Des.landes et Dufresne ont aussi porté la parole.Les maires du village, et de la paroisse de Sl-I’ic présidaient l’assemblée.Klndianls en faute Cinq élu-diants de l'université rie Nottingham, Angleterre, ont été expulsés pour avoir “peinturé les lions de pierre de la ville".On leur a ensuite pardonné.Le dépistage de la tuberculose La campagne de la Ligue antituberculeuse bat son plein La campagne de la Ligue antituberculeuse cle Montréal bat son plein depuis une semaine.Du résultat de cette campagne dépendra le volume de travail que pourra accomplir la Ligue au cours de 1947.On sail que le service médical de cel organisme de dépistage de la tuberculose fait subir gratuitement, chaque année, plus de 100,000 examens aux rayons X.Une équipe de gardes-malades technhqennes, sous la direction de deux médecins spécialisés, visitent nos industries, nos institutions cl nos paroisses, dans le but de déceler à son origine les symptômes de cette maladie, qui cause chez nous plus de ravages que toutes les autres maladies combinées.Samedi soir dernier, par le truchement de la radio, trois autorités en la matière ont expliqué le fonctionnement des différents organismes qu'ils représentent et de l'appui que la Ligue antituberculeuse de Montréal leur accorde financièrement et moralement après chacune de ses campagnes financières.Le Dr J.-A.Vidal, président du bureau des conseillers médicaux de la Ligue, directeur générai de la bitte antituberculeuse dans la province, professeur agrégé à l'Université de Montréal et chef de service à l’hôpital du Sacré-Coeur, a parlé de la nécessité de combattre ce fléau et a demandé au public métropolitain da’ider la Ligue de son travail.Le Dr Hugh E.Burke, directeur du Boval Edward Laurentian Hospital, et le Dr A.Guilbeault, directeur de la clinique B.C.G.et spécialiste des maladies d’enfants, ont traité du tarvail de leurs cliniques respectives.Le Dr J.-A.Vidal a souligné le fait que l’appel de la Ligue ne semble pas toujours recevoir l’attention qu'il mérite."II ne faudrait pas oublier que la tuberculose, longue et pénible maladie, n’épargne aucune classe de la société.Elle frappe partout, surtout la classe pauvre.Elle n’épargne pas les riches, et il a continué en disant que le dépislage précoce par l’examen photofluorographique est l'arme le plus efficace pour lutter contre ta tuberculose, mais pour réaliser cette protection de la population il faut la collaboration et la générosité de tous.Aujourd’hui, la croix de Lorraine fait appel à votre générosité pour sauver ceux qui sur le front de la paix travaille au bien général de la société”.Et le Dr Vidal, en lançant un appel’ à ceux que la Providence a plus généreusement favorisés des dons de la fortune, a rappelé que le père de famille qui sacrifie sa vie à un tra-‘ vail dur et pénible pour gagner le pain de sa famille el qui devient victime de la tuberculose, n’a-t-il pas droit à voire générosité?La mère de famille, grâce à l’héroïsme de sa maternité qui donne à la société cl à l'Etat des fils qui travaille!!! au bien-être général, n'a-t-clle pas droit à la reconnaissance de tous quand frappe la tuberculose.Le Dr Burke de son côté, a expliqué le rôle du Royal Edward Laurentian Hospital, de l’Institut Bruchési et de la clinique de l'hôpital du Sacré-Coeur, en rapport avec le travail de dépistage accompli par la Ligue antituberculeuse.Les dépistés de la Ligue sont dirigés vers rcs institutions plus haut mentionnées qui, à chaque année doivent compter sur la contribution de la Ligue ainsi que sur celle de nos autorités pour pouvoir boucler leur budget.•Ee Dr \.Guilbeault.directeur de la clinique B.C.G.pour enfants, a FF SALADfi lai aussi fait le bilan du travail ac-! déclaration, samedi, du premier compü par la clinique dont il est le directeur et a appuvè sur la nécessite dans laquelle il est placé de compter sur la générosité du public envers ta Ligue antituberculeuse, afin d’aider et défrayer les frais d .fonctionnement de cette clinique pour enfants.Action réglée pour $6,000 Un procès qui devait s'instruin Intr devant un jury civil (te la Cour supérieure a été rayé des dossiers parce que les deux parties en cause en sont venues à une entente hors de cour.Mme Gertrude Logan McGoun poursuivait la Compagnie des Tramways de Montréal pour ISâl).-OUO à la suite de la mort de son mari.heurté par une voiture de la compagnie défenderesse au coin des rues Atwaler et Ste-Catherine le 22 octobre 1945.A la suite d'une longue conférence entre les procureurs des deux parties en cause, la Compagnie des Tramways a offert de payer «6,000 et les frais, offre qui a ensuite été acceptée par Mme McGoun.Le juge Tynriale.qui devait entendre la cause à titre de président du tribunal, a ratifié l'eniente.L'abolition des contrôles Ottawa, (C.B.) — Un ministre du cabinet a dit hier qu’il doutait qu’il soit possible de relâcher d’autres contrôles importants sur l’économie canadienne avant l’ouverture du l’arlemetn, à la fin du mois prochain, et il a ajouté: “Je pense que le mieux que nous pouvons espérer c’est d’en abolir quelques-uns à la fin de l’année fiscale, le 31 mars”.Ces paroles soulignent les perspectives de débats importants sur le sujet des contrôles lors de la 3e session du 20e Parlement.Après la mi- nistre MHCKenzie i\mg au siüe l'abolition des contrôles sur les salaires et les gages, on a tout de suite prédit que la question des con-Irôlcs ferait l'objet de débats au Parlement.Saison mariHme activt aux Trois-Rivières Les Trois-Rivières, 3.(D.N.C.) — La saison de navigation qui s’achève dans le port des Trois-Rivières aura été très active en dépit des grèves de toutes sortes qui ont ralenti l’activité dans plusieurs domaines et nui aux échanges commerciaux.A la fin du mois de novembre, le total des marchandises manipulées dans le port des Trois-Rivières s’élevait à 1,887,119 tonnes de marchandises.Les arrivages ont compté pour plus des trois quarts de ce total, puisqu’ils ont atteint 1,422,434 tonnes de marchandises.Les exnédi-tions'par le port se sont élevees a 464,685 tonnes de marchandises.Au cours du mois d'octobre les arrivages ont totalise 80.042 tonnes et les expéditions 84.009.Ce qui fail pour tout le mois un total de 174.051 tonnes manipulées dans le port.Réunion .l-a Commission métropolilalne tiendra une réunion de ses membres demain après-midi, à 4 h., nous annonce-t-on.L'industrie irlandaise — Le gouvernement de l'Eire va consacrer $2,000,000 pour des recherches sur l’établissement possible d’une in-' dustrie chimique dans le paya.Annonces classifiées "STENO-DADTVLO BILINGUE" Un bureou de notoire à la campagne demande une sténo-dactylo bilingue d'expérience, ayant de préférence déjà travaillé dans un bureau de notaire.Qualifications essentielles : bilinguisme et très grande rapidité sur la machine à écrire.Salaire $150.00 par mois.S'ADRESSER A CASE 123 "LE DEVOIR" STORES VENITIENS FAITS SUR MESURES Aluminium et acier flexible, couleur Ivoire.Ne rouille pas, n’écalüe pas et ne gondole pas.Livraison 2 semaines Estimation et Installation «ratultes YO.5681.5200 Wellington.18-12-46 A VENDRE PIANO, parfaite condition, Chambord.$100.00.4387 4-12-46 Compagnie ‘tAssumncc 5wrt* v* MON l Ht.AL R C I S S E DUCHARME Réimpression Les 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Epcruicrs de Chicago, au Forum, 1 ce soir et le club de Dick iruin aura alors une excellente occasion de briser l'égalité dans la course au cliampionnut de la Ligue Nationale car c’est la seule joute a l affiche dans le circuit du président Clarence Campbell.Actuellement le Tricolore est sur un pied d’egalite avec les Leafs de Toronto pour la première position du circuit majeur et une victoire pour nos favoris placerait ceux-ci deux points en avant des protégés de Connie Smylhe, celui qui se plait à appeler nos joueurs des bûcherons.Si l'on lient comple des positions détenues par les deux clubs qui batailleront au l-orum ce soir on est naiurettement porté à installer le bleu blanc bouge, gros favori car celui-ci mène avec 21 points à son crédit après avoir gagné neuf parties.suvi cinq défaites et annulé en trois occasions, lundis que les Epe ’viers de Johnny Gottselig n’ont enregistré que cinq victoires depuis le délut de lu saison, a annulé une fois et a subi neuf revers pour occuper lu dernière place, derrière les bangers.Il y a toujours lu possibilité des surprises dans le nockey comme dans les autres sports et souvent un club apparem-¦ ment et véritablement plus fort pèche pur excès de confiance et un vilain tour lui est joué.Il ne faudra donc pas que les joueurs du Canadien considèrent le Chicago comme une quantité trop négligeable et les Habitants devront se lancer .ésolument dans la mêlée avec l'ultime ambition le s’assurer le triomphe et par le plus haut résultat possible.Il devra suivre l’exemple des Torontois qui ne se , ^ sont pas ginés de compter onze la piestncv, points samedi soir dernier contre les équipiers de bill Tobin et si le Canadien peut encore faire mieux nous l’encourageons fortement à le faire.La piètre tenue des Eperviers contre les J.eafs de Happy Day a fort mécontente le propriétaire Tobin et hier les dépêches annonçaient que la plupart des joueurs du Chicago étaient- sur le marché, quatre seulement était restés dans les bonnes grâces du président.Mous doutons fort que M.Tobin trouve des preneurs car ce n’est pas un club en dernière place qui inspire beaucoup de confiance et si ces équipiers ne valent plus rien pour le Chicago ils ne valent pas plus pour les autres clubs du circuit.Cette annonce de vente en musse est peut-être seulement une menace du président et l’avis donné a probablement pour but de stimuler l’ardeur de ses joueurs.Si nous jetons un regard sur la liste des compteurs du circuit Campbell nous constatons^ que le meilleur compteur des Eperviers est actuellement Red Hamit, qui occupe le neuvième rang avec Max bentley, du même club, tandis que Kale'a est quatorzième et Bill Mo-slenko vient au vingt-cinquième rang.Ce n’est pas fameux pour Une seule partie ce soir dans la Ligue Nationale Le Canadien Deux joutes de devrait vaincre la ligue junior les Eperviers à Verdun demain Maurice Richard L’ouverture et Roy Conacher des séries de sont égaux l’intercollégiale Le programme es! complet pour demain Le Canadien tentera de passer seul en première place dans la Ligue Nationale de Hockey car les Leafs de Toronto sont inactifs et le bleu Blanc House pourra enregistrer un gain s’il parvient à vaincre les Eperviers de Chicago, ce soir-dans l'unique joute à l’affiche difns le circuit du président Clareimc Campbell.Le Canadien devra faire lace aux Eperviers de Johnny Gottselig et cette joute aura lieu au Forum, ce qui permettra aux partisans du Tricolore d’aller encourager leurs favoris à la victoire.Tout semble indiquer que le club montréalais remportera ce soir car les Haul-tants ont un record bien plus imposant que leurs adversaires, et si ion lient compte de 1 excellente condition physique de nos porte-couleurs les protégés de üick Irvm devraient l’emporter lacilement.Les Canadiens ont tenu une courie pratique ce matin en preparation a leur joute contre les Eperviers, mais iis se sont contentes de patiner et d’améliorer la precision i.ans leurs lancers.Dick Irvin a déclara à l'issue de la pratiqijc qu •.aurait recours au même alignement ' ‘ .\ Les clubs de la ligue junior se transporteront maintenant à l'Auditorium de Verdun et à Laehir.e pour tes deux prochaines semaines.En effet, aucune partie de ce circuit ne sera présentée au Forum avant mardi le 17 décembre.La lutte continue d’être très contestée dans la Ligue Nationale de Hockey en ce qui a trait aux hon- près-rnidi, alors que les directeurs de ce populaire circuit présente- ncurs individuels mais les joutes j ront deux parties.A 1 h.30, sur la de cette dernière fin de semaine I patinoire du Forum, le Ste-Marie n’ont apporté aucun changement ! en viendra aux prises avec son éter- ' net rival, le Mont St-Louis.A 1 are- La ligue de hockey Jntercollégia- Le promoteur Eddie Quinn a baie fera son ouverture officielle cet ; clé son programme pour sa séance lie lutte qu'il présentera demain soir, au Forum, quand, hier, il a mis sous contrat les rudes Bull Curry et Arthur Legrand.Ces deux bouillants gladiateurs se dispute, ront la victoire dans la préliminai-, re.Dans la recontre spéciede, l’as de la savate Joe ".lumping” Savoldi cet expioit, demain soir.Les Cj-clones ont tait belle figure durant les deux premières périodes de la joute de dimanche dernier mais ils ont faibli durant la dernière période.Les joueurs de Georges Manilla éussiiont-ils à jouer leur 7mc par- L’ailier du Bleu Blanc Rouge a haute a mais S.Abel font une belle lutte au porte-couleurs du Canadien car ils n’ont qu’un seul but de moins que Mau- physique.Les porte-couleurs du i.uiuu HU DU.11 oiane onu ç ^ Ste-Marie sont confiants de vaincre aute distinction detie celui qui Je j|ont st-Louis, bien que ce der-plus de francs buts a son credit, nier ali„nL,ra un (.iub redoutable, lais Roy Conacher, J .Kennedy et Le stc-Marie a perdu les services de Jos.Bockstael, maintenant avec les As de Québec, de la Ligue Senior de (Juébec, mais il compte cn- tie de suite sans déf'iitcv Cetle I‘cc e' l*e plus Conacher se trouve core plusieurs joueurs de calibre, ueiaut .oeuc ., i;./, , , .'.cl la ci.le .le la liane iu- actuellement sur un pied d’égalité st la seule de la ligue ju ^ nolre ailier local poul.ia deuxième position.qui a défait les Ailes Bouges par 4 a 1, samedi soir.On avait entrete-, nu quelque inquiétude au sujet uc la présence de Maurice Richard, qui s est blessé à un poignet lors de .a ioute de samedi soir, mais Mcji-rice a assiste a la pratique hier et a déclare que bien que ce poignet le fasse encore souffrir il serait a son poste ce soir.Pour la première fois cette saison, il semole que les trois lignes ou Canadien se trouvent en bonne conuition au mémo moment.La grosse ligne a afiiché une belle tenue samedi soir, et Lacli a etc le meilleur des trois.Buddy O’Connor, Cbambei lain et Peters ont aussi fait preuve de belle condition contre les Ailes Gouges, pendant que la ligne lorinee oe Billy Réay, Léo Gravelle et G.\den a ausis bien joué.Le Canadien aura de nouveau .) joueurs de défense en uniforme, avec Bouchard, Reardon, Lamou-icux, Léger et Harmon- Durnan se; ra naturellement encore a son poste dans les filets Clin1 Smith, blesse au commencement de la saison, , fera sa pre-mi ère apparition avec le Chicago.Il sera l’unique nouveau venu .dans l'alignement des visiteurs qui ont subi deux défaites en fin de semaine.Les Eperviers sont actuellement en dernière position à cause d une pauvre défense.Gottselig, il va sans dire, est desappointé de la tenue de ses ,iou- equipe nior qui n’a pas subi un échec de puis le début de la saison et le.joueurs du National tenteront de conserver leur record intact.Dans la deuxième partie, le Canadien qui a été le seul club à battre le Royal cette saison, devra batailler s’il veut l’emporter demain soir.Le Royal est présentement installé à un point des meneurs en deuxième place et il fera l’impos-j siblc pour s'assurer la victoire afin ] Billy Reaÿ, qui fait sensation cette saison pour le Tricolore, est en onzième place pendant que George Allen, une reccrue des Habitants, vient en quatorzième rang tandis que Toe Blake, Lach et Gravelle son égaux pour la dix-septième place avec Leswick, Kaleta et Duniart.Chez les gardiens de buts, Turk de déloger les Canadiens.Broda et Farnkie Bnmsek sont Le Royal sera au complet.Her- égaux avec 39 points comptes con-bie Kert sera de nouveau dans les I tre eux en 16 parties mais Bill Bur-filets tandis que Vic.Fildes, Pete I nan est en avant de ses rivaux car Appleby et Bob Fyon évolueront | il a accordé le même nombre de sur la défense.Frank Currie aura l buts avec une partie de plus que recours aux mêmes joueurs que di- ses rivaux, soit dix-sept joutes.Sous des joueurs qui étaient parmi fes ! eurs- Un chambardement est me- i— (je ja iigae i York Times.On savait, dit-il, que pour produire une bombe atomique, il était nécessaire de déclencher une série de réactions atomiques dans une masse d’atomes, le premier atome dissous agissant comme la gâchette de dissociation sur le second atome, et ainsi de suite.La première grande découverte La première découverte d'importance date de 1939, lorsque l’on constata (pie les atomes d’uranium, une fois dissociés par le bombardement des neutrons — ainsi appelés parce qu'ils sont les parties électriquement neutres des atomes — libéraient chacun un autre neutron.L’on se dit (pie ec neutron libéré pourrait à sou tour dissocier un autre atome d’uranium, et t qu’ainsi on pourrait déchainer des énergies immenses, soil trois millions de fois plus que le charbon et 20,000,000 de fois plus en force-explosive que Ja nitro-glyeériue.La seconde découverte vint lorsqu’on établit que l’uranium qui se dissocie atomiquemenl, n’élait pas le type courant connu sous le chiffre 238 (son poids atomique), mais le 235 beaucoup plus rare.Ear comme produit naturel, l’uranium contient une partie de 235 pour 1 tll de 238.L’uranium ordinaire ne pouvait exploser parce que le 238 absorbe une bonne partie des neutrons libérés par la fission de la maigre partie de 235, et qu'une autre partie des autres neutrons s’échappent de la masse, comme la vaneur sort de l’eau bouillante.(Vest pourquoi il l'alhil trouver un moyen pour séparer le 235 du 238: en éliminer les impurclés, et enfin, grouper l’uranium 235 en masse assez grosse pour garder en elle-mènic ses neutrons, masse qui fuf fixée à 100 kilogrammes.I.r grand trouble était de séparer le 235 du 238.On ne pouvait pas y parvenir par des moyens chimieucs.Par les moyens physiques, il aurait fallu mille apparents travaillant pendant mille ans, nonr produire trente grammes d’uranium pur 235.On trouva le moyen quand on sul (me le 238 absorbail les neutrons libérés par te 235, simplement à cause de leur excessive vitesse.mais un’à une faible vitesse ils ne réintégraient pas la masse du 238.Troisième Cahier d'Art ARCA Saintes artisanes Mille petites adresses par Marius BARBEAU Tissage dentelle, roberie — Sculature, dorerie et carnation — Peinture, reliure et autres ouvrages — Boulangerie, pâtisseries et friandises — Bibliographie et références — Illustrations.Volume de 175 pages.Au comptoir : $1.50 Par la poste : $1.60 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Or c’étaient précisément ces neutrons de faible vitesse qui scindaient le 235.La conséquence logique fut de trouver des moyens pour ralentir la vitesse des neutrons, ce qu’on a appelé des “modérateurs'’.(le modérateur fut “l’eau lourde”, ainsi appelée parce que l'hydrogène y.a le double du poids le l’hydrogène ( rdiuaire.La seule usine gui en fabriquait était en Norvège et les Allemands y travaillèrent jusqu’en 1943, alors que des patriotes norvégiens la firent sauter et empêchèrent probablement les Allemands de découvrir les pre-ni'-rs la bombe atomique.Un autre modérateur est le graphite, ce qu’on emploie dans les crayons à écrire.Un pensa en faire des briques où on intégrerait de petites quantités d’uranium à intervalles réguliers.On appela le tout une pile.On raisonna que les neutrons libérés par la fission du 235 resteraient dans la pile et produiraient d’autres fissions qui à leur tour en provoqueraient d’autres.Il restait deux obstacles à ce projet, la nécessité de se procurer de grandes quantités d’uranium métallique plus pur que celui de l’industrie, car 'les impuretés auraient absorbé les neutrons.Il fallait du graphite également pur; autrement les impuretés auraient aussi absorbé les neutrons.Et l’industrie n’en fabriquait pas non plus.En 1942, les recherches poursuivies à l’Université Columbia furent transférées à l’Université de Ehi-I cago.On apprit alors que ta W'est-! inghoiise Electric avait pu produire de l’uranium métallique pur.Le professeur Compton, directeur des recherches atomiques, appela M.Ilentschler, directeur (les laboratoire Westinghouse pour lui en commander trois tonnes.On n’eu avait que quelques grammes.Mais Kentschlcr se mit â la besogne et au mois de novembre 1942, les trois tonnes étaient livrées.D’autres compagnies s’en étaient mêlées au point que le 7 novembre, l’université avait 12,400 livres d’uranium'métallique pur, ainsi que des tonnes de pur graphite.On commença alors le travail sur la première pile.On la construisit sous forme sphérique.On trancha le graphite en briques carrées que l’on posa par couches.Aux coins de chaque brique on plaça des morceaux d’uranium, et au centre de chaque brique un autre morceau d'uranium métallique pur.La question était maintenant He savoir si les neutrons qui scinderaient des atomes, allaient libérer aillant de neutrons, auquel cas la pile finirait par s’éteindre rapidement.Et puis il fallut prendre un tas de précautions pour empêcher les tissions par les neutrons indépendants, d’où nécessité de contrôles sons forme de tiges de cadmium et de boron, que l’on pouvait pousser ou retirer â volonté de la pile.Borôn et cadmium ont une énorme capacité d'absorption de neutrons.Il suffisait de les enfoncer ou re-tirer pour exercer le contrôle voulu dans la fission atomique.Le 1er décembre la construction de la pile était terminée.Mais on remit au lendemain l’expérience décisive, devant un aréopage de savants, dont un représentant de Du Pont Company qui devait construire, subséquemment, les piles géantes d’Oak Ridge, Tennessee.On termina la douzième couche de graphite — on y en ajouta une treizième pour la veine, on installa les instruments de mesure, et on relira alors les liges
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