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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 19 décembre 1946
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1946-12-19, Collections de BAnQ.

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‘'L« Canada est une nation souveraine et ne pent avec aocilltê accepter de la Orande-Bretagne ou de*, Etats-Unis ou de qui que ce soit d'autre, l'attitude qu’il lui faut prendre envers !e monde Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique de» nations, mais envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis un mauvais service au Commonwealth.” She is a sovereign nation and cannot tak* her attitude to the world docilely trom Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian’s first loyalty is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canadas king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth." a-X-37) Lord Tweedsmuir LE DEVOIR Montréal, jeudi 19 décembre 1946 ^VOLUME XXXVIÛI No 29f " REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME.MONTREAL *BEIoir 33' TELEPHONE : SOIHS DIMANCHES ET FETES V7 Administration B', Dirertoui î Georqes PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef > Omet HERODE Gérant ; to Canadas king those this are AaminiSTrariOn OC rv C* Commonwealth." KCdOCtlOn .o ^ Lord Tweedsmuir Dirertoui ; George* PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur «n chefs Orner HER OUI Gérant: *^63 Moscou accuse le gouvernement iranien d’atrocités -e Justice et générosité 'Canadian Register", la Société Saint-Jean-Baptiste, les Néo-Canadiens et la représentation au Conseil de l'Instruction publique et à la Commission des Ecoles catholiques de Montréal Le Canadian Register, le journal des catholiques de langue anglaise, qui avait observé la plus louable modération au cours de sa récente polémique avec le Devoir, s'est emporté à la suite de l'adoption par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal d'une résolution réclamant le rajus tement de la représentation des divers groupes ethniques au Conseil de l'Instruction publique, à la Commission des Ecoles catholiques de Montréal et à celle de Québec.Il parle de 1’ "élément nationaliste extrémiste”, de 1’ "élément raciste remuant ", des "Don Quichotte politiques ".C’est une attaque qui peut être imprudente puisqu'il ne s'cn'prcnd pas à un petit groupe sans importance, mais aux milliers de membres de la Société Saint-Jean-Baptiste, qui est reconnue comme la société nationale des Canadiens français et dont les deux cents délégués ont tout de même approuvé la résolution en question.Et la référence au "racisme" que l'on trouve à la fin comme au commencement de l'article du Register apparaît comme un crachat en l'air.II faut tout de même tenir compte des faits et du sens des mots.Les Canadiens français qui réclament une juste représentation pour tous les groupes ethniques au sein des organismes scolaires catholiques seraient des racistes! Et ceux qui refusent aux Néo-Canadiens toute représentation, qui les annexent sans les consulter comme catholiques de langue anglaise, ne seraient pas racistes]’ C'est bien beau de prétendre que les Néo-Canadiens ne demandent pas mieux que de se faire englober anonymement parmi les catholiques de langue anglaise, mais c'est démenti par les faits puisque les Italiens, les Polonais, les Ukrainiens, les Hongrois, les Allemands, etc., ont tenu à établir leurs propres paroisses nationales.H' *{• S'il avait gardé plus de sérénité et évité les plaisanteries trop faciles sur l'enfant ou l’infirme qu’il faudrait donner comme représentant aux catholiques de langue anglaise i pour se conformer strictement à la statistique et complaire à la Société Saint-Jean-Baptiste.le Canadian Register aurait pu bâtir un plaidoyer assez solide pour le maintien de j la représentation actuelle de l'élément catholique de langue anglaise au Conseil de l'Instruction publique, mais il n'a fait que l’esquisser et il l’a affaibli par le ton supérieur qu’il a cru devoir adopter.Il aurait pu souligner, au lieu de l'indiquer vaguement, que si les catholiques de langue anglaise bénéficient au Conseil de l'Instruction publique d’une représentation de 10 pour cent quand leur population ne dépasse pas 3.95 pour cent de l'ensemble, ils ne comptent tout de même que 4 reorésentants sur 40, que cette représentation reste assez faible en nombre absolu ri elle est trop forte en pourcentage.Il aurait pu invoquer la nécessité d’une représentation minimum en rappelant que l’on a accordé à 1 Ue-du-Prince-Edouard 4 députés au Parlement fédéral meme si sa population n’en justifie que deux.II aurait pu faire observer que cette représentation de 4 membres, 1 évêque de Pembroke, l’évêque de Charlottetown et deux laïques, se trouve déià réduite à trois: l'évêque de Charlottetown n ayant plus de siège au comité catholique : puisoue les Iles-de-îa-Madcleine ont été détachées de son 1 diocèse pour être rattachées à celui de Gaspé.Pour ce qui est de la représentation à la Commission des Ecoles catholiques de Montréal, l'argumentation du Register est aussi faible que possible.Elle consiste à dire que les catholiques de langue anglaise ont le droit d'être représentés comme contribuables provinciaux parmi les trois membres nommes par la province, qu'ils ont le droit d'être représentés comme contribuables municipaux parmi i les trois membres nommes par la ville de Montréal et que personne ne saurait s'objecter à ce que l'archevêché leur en donne un troisième par générosité.Parce qu’ils ont droit à un septième de la représentation dans chaque cas, ils auraient droit au tiers dans l’ensemble.La loi particulière qui régit la Commission des Ecoles catholiques de Montréal est évidemment mal conçue et c'est pourquoi la Société Saint-Jean-Baptiste a demande qu'elle soit amendée.Ici, ce n'est pas seulement en terincs de pourcentage que la représentation des catholiques de langue anglaise c:t exagérée, mais en nombre absolu—3 sur 9—, ce qui luer assure une influence énorme et absolument disproportionnée à leur importance réelle.Us obtiennent le tiers de la représentation et de l'influence au lieu du septième qui leur revient si l'on accepte leurs chiffres, ou plutôt du quinzième qui devrait leur revenir si l'on rendait justice aux Néo-Canadiens.Dans leur intérêt même, les catholiques de langue anglaise.s’ils s'arrêtent à y réfléchir, finiront probablement par conclure qu’il vaudrait mieux qu’ils prissent eux-mêmes l’initiative d'un remaniement qui atténuerait cette excessive disproportion.Ce serait vraisemblablement le meilleur moyen de désarmer la critique.Ÿ Ÿ Ÿ Depuis le début de cette polémique, nous avons beaucoup entendu parler de justice et de générosité.Il serait bon de scruter la signification précise des deux vocables.La justice est un devoir, la générosité est un conseil.La justice est objective, la générosité est subjective.En matière de représentation, sous un régime démocratique, il est des normes qui permettent de mesurer la justice tandis que la générosité est quelque chose d'éminemment élastique.La justice peut servir de fondement solide à la représentation tandis que l'on ne saurait pas plus construite sur la générosité que sur un sol mouvant.Les Canadiens français se sont efforcés de pratiquer le précepte évangélique: “Faites aux autres ce que vous voudriez qu'on vous fît à vous-mêmes”.Comme ils n'ont jamais songé à réclamer pour eux-mêmes autre chose que la justice et qu'ils ne l'ont d’ailleurs pas toujours obtenue.ils ont toujours scrupuleusement observé les règles de la justice.Us y ont même souvent ajouté une bonne mesure de générosité.Us doivent maintenant sé rendre compte que la générosité poussée trop loin comporte des dangers et que les privilèges accordés par simple générosité finissent par être réclamés comme des droits inaliénables.Us ne doivent pas oublier que la charité bien ordonnée commence par soi-même et qu’ils ne doivent pas sacrifier les intérêts du patrimoine collectif à un excès de générosité.S'ils doivent pratiquer la générosité, ils doivent au moins se réserver la faculté de l’exercer comme bon ils l'entendent.Cette question de la justice et de la générosité ne se pose pas seulement lorsqu’il s’agit de la représentation et de l’influence qui en découle, mais aussi lorsqu’il s’agit des revenus et des dépenses.Les catholiques de langue anglaise ont toujours refusé de constituer leur commission scolaire autonome parce qu’ils estiment qu’ils ne disposeraient pas des ressources nécessaires pour la maintenir sur le pied qu il faudrait.C'est donc dire qu'une partie des revenus qui proviennent des contribuables de langue française servent à améliorer les écoles de langue anglaise.Voilà de la générosité et nous l'avons toujours pratiquée sans murmurer.Pourquoi trouverait-on mauvais que nous tenions à nous réserver toute l’influence qui nous revient légitimement pour décider en toute liberté de quelle façon et dans quelle mesure nous pratiquerons cette générosité?La générosité est un don gratuit, tin peu comme la grace.Elle dépend de celui qui donne et non de celui qui reçoit.Et ne voilà-t-il pas que l’on s’avise de nous sommer d'être généreux, de nous dicter la mesure de notre générosité! 19-12-« Pierre VIGEANT L’actualité La cité Notre-Dame l.a cité Notre-Dame!.Mais ce n’est pas une ville nouvelle snrgie inopinément an roars de la dernière guerre.Elle ne s’étale pas sur les rives du Saint-Laurent ou de guel-jne rivière canadienne, et ses assises ne découpent pas le paysage lanrentien.Elle est dépourvue d’avenues, démunie d’édifice, et mil ne s'en dispute les habitations Elle groupe tes énergies, les intelligences d’une belle jeunesse étudiante et, sons l'égide de ta Vierge, unit les âmes, les coeurs des jeunes élèves du collège Notre-Dame.Le rôle de lu cité Notre-Dame est avant tout spirituel.Elle encourage l'esprit d'initiative et développe ies meilleures qualités de l'âme, du coeur et de l’esprit.Elle forme des chefs convaincus et prépare pour l’avenir de bons chrétiens, d’honnêtes citoyens canadiens.La rite Notre-Dame est le fruit de l’ingéniosité et du dévouement d'un éducateur avisé, animé d’un amour désintéressé envers la jeunesse qui lui est confiée, de la splendide jeunesse que ce religieux apôtre maintient dans les sentiers du bien et de la vertu.A l'exemple de.toute ville digne de ce nom, bien organisée, elle comporte certains rouages administratifs qui régissent tes activités des élèves durant les récréations.Scs cadres comprennent un maire, an directeur général des services, un greffier, sept échevins, huit présidents d'autant de services et trente-cinq conseillers.Le.conseil suprême de la cité se compose du maire, du directeur général des services et du greffier.Le maire, André Pétadeau, un digne garçon au coeur loyal, convaincu de l'importance de ses fonctions, domine la cité.Sa vigilance s’exerce sur tous scs administrés; mais il veille d’une façon spéciale sur les échevins qu'il dirige.Roger Duckett, le directeur géné-'¦at des services, gui est en même temps le doyen d'ancienneté de la i t/c, voit an bon fonctionnement de chacun des services soumis à sa juridiction.Doué d’un caractère loviid.d’une âme ardente, il est, par son enthousiasme, l'inspiration de ses condisciples et se multiplie ¦sans compter en face de la lâche souvent ingrate qui lui incombe.Le troisième membre du conseil, le greffier, Fernand Léger, qui enregistre les délibérations du conseil, est un garçon pondéré, imperturbable qui ne déchoit que rarement de sa dignité.Les échevins, Pierre Delisle.Gilles Racette, Achille.Corbo, Claude Bolduc, Giig Tessier, Guy-Alphonse lessier.Yvon Delisle, garçonnets uctifs et consciencieux, qui gouvernent leur quartier, ont l'oeil au bon comportement de leurs cinq conseillers respectifs qui.à leur tour, prennent soin d’un groupe d'électeurs.Les présidents de service qui, en I occurrence, sont Jacques Belleau, Maurice Vidal, Guy Mardi, Marcel Lharbonneau, Richard Berthelet, Jean-Guy Réveillé, Robert Tomkie-ii’tcz, Claude Lymburner et Gilbert llamehn, obéissent aux.ordres du directeur général.Ils sont ordinairement assistés d’un vice-président ou d’un assistant.Les huit services, moins le plus important: te service liturgique, embrassent les diverses activités des jeunes citadins; ils s’occupent du côté materiel de la cite.La cité Notre-Dame compte une liliale, ta cité Saint-Louis, qui réunit les jeunes élèves externes.Cette dernière, dépourvue de services, comprend un maire, Michel Fontaine, Vamabilité et la courtoisie personnifiées, un greffier, Pierre Desrosiers, deux échevins, Pierre Pageau, Pierre Desaulels, et des conseillers dont le savoir-faire ne le cède en rien à celui de leurs camarades internes.Maires, directeur, greffiers, échevins.présidents, conseillers, électeurs font honneur à leur collège.Leurs âges varient entre sep! cl treize ans.Les uns sont frêles, de- licals, tandis que d’autres sont robustes, corpulents; ils ont le teint mat ou rosé; leurs cheveux sont blonds, roux, noirs ou châtains; la couleur de leurs yeux peut être brime, bleue ou perse.Leurs caractères diffèrent autant que leurs physionomie.Les uns sont sages, paisibles; d’antres, mutins, turbulents, et ce.qui est bien de leur âge, il arrive parfois qu'ils soient légers, inconstants; mais tous possèdent un coeur généreux! A l’instar de leurs aînés, de l’èli-de Notre-Dame, de la phalange, d etudiants qui, guidés par un directeur averti, un ami bienfaisant, sacrifient leurs loisirs en faveur du bien-être de leur collège, les jeunes élèves, modestes édiles, mignons citoyens, unis en une même pensée, la main dans la main, sous ta tutelle de maitres dévoués, travaillent an progrès de.leur cité, contribuent à h gloire de Notre-Dame! Paul DESPRES 10-12-48 Plus de 600 “démocrates’' auraient été assassinés gin- est la seule puissance “qui travaille continuellement à l’intérieur, et à l’extérieur de l’Espagne" pour le renversement de Franco.Le procédé peut n'être pas aussi extraordinaire qu'il le parait au profane et ce n’est peut-être pas la première fois qu’un gouvernement étranger s’immisce de cette faç-on dans les affaires d'un autre pays; mais c’est peut-être la tremirre fois qu’on le proclame avec une telle candeur -— à moins qu'il ne faille dire avec une telle effronterie.Mais ceci fait lever dans la pensée des Canadiens (pii ont la manie de penser de temps à autre à leur pays un point d’interrogation: Si le gouvernement britannique joue de cette façon dans la politique intérieure d’un pays comme l’Espagne, quel rôle ne peut-il pas être tenté de jouer dans celle d'un pays comme le Canada, où les circonstances rendent sa manoeuvre beaucoup plus facile?Ceci expliquerait peut-être certain choix, certaine nomination qui dépendent en fait du gouvernement canadien, mais qui ne s’expliquent par aucune considération d’intérêt canadien.N’insistons pas davantage.Les anciens avaient un proverbe qui peut, dans la circonstance, devenir d’une grande actualité: Intelligentl pau-ca.(suite à la page deux) Blocs-notes “IntelligcnH pauca” M.Laporte, dans sa chronique tic la politique, internationale, signalait et soulignait, hier, l’extraordinaire altitude, sur les choses d'Espagne, qu’attribuaient au gouvernement britannique des informateurs censément bien renseignés.D’après ceux-ci, des diplomates britanniques se seraient mis en relations, auraient comploté, pour employer un terme plus cru et plus net, avec certains hommes politiques d'Espagne, pour obtenir le renversement du gouvernement Franco.I.e fait a pratiquement été confirmé, au cours d’un débat parlementaire, par l'un des gros personnages du parti dominant actuellement en Angleterre.Celui-ci.M.Morgan Phillip, secrétaire du parti travailliste, ripostant à l'un de scs collègues dissidents, a publiquement affirmé que la Urundc-Brcta- carnet du grincheux A quand le premier grand discours de M.King sur D'Indépendance" du Canada, comme il en faisait avant la guerre?Celle-ci était finie, c’est le bon temps de redevenir nationaliste, rapport à la politique.?ft Un cultivateur albertain ayant vendu une charge d’avoine à un voisin qui demeurait à deux milles de là,, voulut perceWV le boni du gouvernement.II se mit donc en quête de renseignements.Un lui dit qu’il fallait d’abord porter son avoine à l’élévateur, situé à 12 milles de chez lui.De son côté, l’acheteur devra «e rendre audit entrepôt et prendre livraison de l’avoine, ce qui lui fera vingt milles aller et retour, et vingt-quatre milles pour le vendeur.Puis, alors, il faudra signer divers papiers, qui seront envoyés à un autre endroit pour endossement, et retournés à l’élévateur où le cultivateur devra aller de nouveau pour signer.Enfin, un de ces mois-ci, si le gouvernement n’envoie pas d’inspecteur pour examiner les papiers, et discuter la transaction, le boni lui sera envoyé, ou bien il viendra le chercher.A part cela, tout esl simple et expéditif.* ?* 11 fut un temps où la fourmi, l’abeille étaient citées comme des modèles.On disait aux enfants: ‘Sachez économiser pour vos vieux jours”.Mais aujourd’hui avec les pensions de foule sorte fournies par l’Etat, c’est apparemment celui qui gaspille qui a raison, et celui qui se prive et économise qui a tort.Le dernier ramasse de quoi payer les pensions du premier.k * * Jusqu’à ces dernières années, les chefs politiques avaient le précieux avantage de dire blanc à Montréal, jaune à Toronto, rouge à Winnipeg et vert à Vancouver.Tout allait uniquement pour consommation locale.La radio et les agences de nouvelles ont changé l’état de choses.Malheureusement certains chefs politiques n’ont pas évolué en même temps, et ne se rappellent jamais que ce qu’ils débitent aux habitant^ de Sainte-Sophronie, sera répété dans quelques heures à tout le pays et parfois à l’Amérique du Nord.* ?Us oublient également qu'en s’accusant des pires iniquités c’est surtout la réputation du groupe cana-dicn-français qui en souffre.“Dictature, fascisme, réaction" et toutes ces fineries, cela peut amuser les gens qui l’entendent, sachant que ce n’est que pur “gueulage”, mais cela nous fait une belle jambe à l’étranger.?On accuse nos détracteurs de bâtir sur noire compte, des récits fantaisistes.Us n’ont pas besoin d’inventer quoi que ce soit.Il leur suffit d’asister à une assemblée électorale.* * + Un publiciste dénonce violemment les piétons, dans un journal du matin.C’est une façon comme une autre de dire négligemment au public qu’il a une auto, “un char” comme on dit dans le bon peuple.* * + L» Grincheux Choses d’hier et d’awourd’hui Quand on vit habituellement avec les méchants on devient nécessairement ou leur victime ou leur disciple; lorsqu’on fréquente, au contraire, les hommes vertueux, on se forme à l’imitation de leurs vertus, ou du moins on perd tous les jours quelque chose de ses défauts.(Agapet; conseils a Justinien) L'Azerbaïdjan serait le théâtre de sanglantes représailles, selon la radio soviétiqu#.-Les Etats-Unis suggèrent que l'on envoie une commission d'enquête en Grèce-Déclarations de M.Harry Truman-La nationalisation des chemins de fer en Angleterre- En Iran Au Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui siège ’ à Lake Success (New-York), se continue le débat sur l'affaire grecque.Les Etats-Unis, avec l'appui avoué ou apparent de la majorité des membres du Conseil, ont proposé que l'on envoie en Grèce une commission spéciale de sept membres pour foire enquête sur les conditions existant sur les deux côtés de la frontière nord de ce pays.On a commencé hier l'étude de cetle ! proposition et ies Etats-Unis vont insister pour que le vote soit pris dès aujourd'hui.M.Herschel Johnson, délégué américain ou Conseil de Sécurité et président actuel de ce groupement, aurait réclamé le vote dès hier, si k porte-parole soviétique, M.André Gromyko, n'avait pas protesté contre la tenue d'une séance d'après-midi.La Grande-Bretagne, l'Australie et le Brésil ont rapidement appuyé la proposition américaine, déclarant tous que c'était là une mesure concrète pour mettre fin à la querelle de la Grèce avec ses voisins.M.Gromyko ne s'est pas prononcé.Il n'a pas voulu siéger hier après-midi, sans plus, il a protesté que cette séance n'avait pas été annoncée et qu'elle ne lui convenait pas.Les observateurs n'en affirment pas moins que le délégué russe a voulu éviter une décision rapide et avoir le temps de réfléchir sur les conséquences du vote qu'il donnera aujourd'hui.La commission qu'ont suggérée les Etats-Unis se rendrait en Grèce de même qu'en Yougoslavie, en Albanie et en Bulgarie pour y faire une enquête sur une accusation portée par la Grèce, à l'effet que ses voisins interviennent dans ses affaires domestiques.La commission étudierait également les contre-accu-uations portées contre le gouvernement grec.Cette commission, toujours à la suggestion des Etats-Unis, se composerait d'un représentant des Etats-Unis, de la Russie, de.la France, de la Chine et de la Grande-Bretagne, membres permanents du Conseil de Sécurité, ainsi que d'un représentant du Brésil et de la Pologne.La Grèce accuse ses voisins de préparer un coup de main pour lui ravir la Macédoine grecque.L'Albanie, la Yougoslavie et la Bulgarie nient cette accusation et demandent au Conseil de Sécurité de voir un peu ce qui se passe actuellement en Grèce, sous un gouvernement royaliste.A l'appui de sa proposition, M.Johnson a déclaré que le Conseil de Sécurité ne pourra jamais en arriver à une décision équitable s'il se contente de siéger à New-York et d'entendre des accusations et des contre-accusations.La plupart des pays, à l'exception de la Russie, semblent partager ce point de vue.Sir Alexander Cadogan, délégué anglais, a déclaré que la situation des Balkans est "très dangereuse" et il a demandé que l'on adopte en vitesse la proposition américaine.Le délégué australien, M.Paul Hasluck, a rappelé que cette dispute concerne quatre pays, ce qui milite en faveur d'une intervention rapide et énergique.M.Hen-rique de Souza Gomez, représentant du Brésil, est du même avis.Si l'on n'adopte pas la proposition Johnson, il sera impossible de se prononcer sur la question.Et la Russie?Mutisme complet de la part de M.Gromyko.Son attitude est pourtant de première importance, puisque la proposition américaine ne sera approuvée que sur un vote unanime des cinq grandes puissances.En vertu de la Charte des Nations Unies le droit de veto joue sur cette question d'enquête et il suffira d'un vote négatif du délégué russe pour que tout croule.M.Harry Truman Les nouvelles de ce matin mentionnent à plusieurs ! reprises le nom du président des Etats-Unis.Il c d'abord fait une déclaration sur la situation en Chine; puis son Conseil économique a prédit des années de prospérité pour les Etats-Unis; et enfin il a été ques-îionné sur sa participation éventuelle à la prochaine campagne présidentielle, qui aura lieu en 1948.M.Truman a invité la Chine à mettre fin à sa guerre civile.Il a renouvelé l'appui du gouvernement américain à Tchiang Kai-chek et il a demandé aux financiers américains de hâter le rétablissement économique de la Chine.Le président a fait une longue déclaration sur la politique américaine envers la Chine.Il a dit entre autres choses que "la Chine est responsable envers les autres Nations Unies et qu'elle a le devoir de mettre fin à son conflit armé".On ne sait pas exactement quelle a été la cause de cette déclaration présidentielle, mais on croit que c'est un dernier effort pour tenter de trouver un terrain d'entente entre nationalistes et communistes chinois.M.Truman a réitéré son appui au généralissime Tchiang Kai-chek, mois il voudrait que le chef d'Etat chinois élargisse les cadres de son cabinet pour y inclure des communistes.M.Trumon a dit très clairement que les Etats-Unis ne veulent pas intervenir directement dans cette querelle de Chinois contre des Chinois.A preuve, le nombre des soldats américains en Chine, qui était de 113,000, est inférieur maintenant à 12,000.De l'avis de M.Truman, une Chine pacifique et démocratique est un facteur essentiel à la paix mondiale.Ÿ Ÿ * Le Conseil economique du président des Etats-Unis vient de lui transmettre un premier rapport sur l'avenir économique américain.Le document remis au pré-:ident est très optimiste et déclare "que l'embauchage et la production atteindront des niveaux élevés aux Etats-Unis dans les années à venir".Si les Etats-Unis savent profiter de l'occasion, dit le rapport, ils pourront se débarrasser des crises économiques pour longtemps et se donner pour plusieurs années une prospérité sans précédent.Le facteur essentiel de cette prospérité, le Conseil économique, c'est "l'entreprise privée, à base de concurrence", au sein de laquelle le gouvernement jouera le râle d'un guide et d'un promoteur.Il est possible, d'après le Conseil économique, que i'année 1947 connaisse un léger recul financier à “cause de la mésentente et de la tension qui exista dans les affaires", mais avec du courage et de la bonne volonté il sera possible d'amoindrir les conséquences de cette crise passagère.Le président Truman, au cours de sa conférence de presse, a toutefois exprimé une opinion contraire à celle de son Conseil économique au sujet de 1947.A son avis l'avenir économique des Etats-Unis est brûlant, pour 1947 aussi bien que pour les années qu! suivront.La seule condition que pose le président c'est la disparition des grèves."Nous aurons la prospérité économique si les gens restent ou travail", a-t-il dit.Ÿ Ÿ ÿ Le président n'a voulu faire aucun commentaire quand on lui a demandé s'il avait l'intention de s< porter candidat aux élections présidentielles de 1943 La question lui a été posée par un journaliste au cour) de sa conférence de presse et il a tout simplement répondu: "Rien à dire à ce sujet".M.Truman, on R sait, serait le porte-étendard du parti démocrate.A Albany, on a posé la même question à M.Thomoi Dewey, qui a fait la lutte au président Roosevelt et 1944.On lui a demandé s'il était prêt à annoncer s< candidature républicaine aux élections de 1948 et 1 a répondu: "Evidemment non".Nationolisafion des moyens de transport Par un vote de 362 contre 204 les Commune! anglaises ont voté hier en deuxième lecture la lot nationalisant le système ferroviaire anglais.Les conservateurs ont combattu la mesure avec une grande vigueur pendant deux journées entières, mais le bill n'en a pas moins remporté une victoire décisive, qui marque une étape de plus dans la socialisation de la Grande-Bretagne sous la conduite de son gouvernement travailliste.M.Anthony Eden, principal porte-parole conservateur, a déclaré que l'adoption de ce projet de loi serait "rien moins qu'un désastre national".Il a ajouté que "la seule justification économique de cette loi c'était un meilleur service et des prix plus bas et nous aimerions savoir comment on peut atteindre ces deux buts".Il a dit que l'indemnité que l'on se propose de payer aux actionnaires des chemins de fer est en fait "la confiscation du revenu d'un bon nombre de personnes qui peuvent difficilement absorber parsillt perte".M.Herbert Morrison, président du Conseil, a répondu que la nationalisation permettrait la mise à exécution "d'un vaste programme d'améliorations de* transports, programme qui a été longuement mûri".Aujourd'hui, les journaux anglais reprennent I* débat.Le "Daily Herald", journal travailliste, déclare! "Si nous retardons l'adoption de ces mesures, nout Cillons retarder, peut-être pour toujours, la prospérité.Nous avons essayé les vieilles formules.Elles ne nout ont donné qu'une diminution de production et le chômage.La nation a voté en faveur de formules nouvelles ef avant les prochaines élections elle aura eu des preuves solides de leur valeur".Le "Daily Mail", porte-parole officieux du parti conservateur, n'est pas aussi "enthousiaste".Les socialistes ont ri, dit-il, quand on a déclaré que plusieurs foyers humbles perdraient des revenus considérables par l'adoption de la nouvelle loi.Les gens qui perdent une somme globale de 17,000,000 de livre» sterling ($68,000,000) par année vont peut-être trouver cela beaucoup moins drôle".Le projet de loi sera maintenant référé à un comité de 50 membres pour étude, puis reviendra devant le* Communes pour approbation finale, avant d'être envoyé à la Chambre des Lords.Aux Indes L'Assemblée constituante a repris aujourd'hui i'étude de la résolution du pendit Djawaharlal Nehru, à l'effet de proclamer l'indépendance des Indes, et il ne semble pas que l'on pourra prendre le vote avant la fin de l'année 1946.Quelques membres de l'assemblée étaient en faveur d'ajourner l'étude de la résolution Nehru jusqu'à et que la Ligue musulmane et les Etats hindous cessenl de boycotter les délibérations de l'assemblée.Mais ilt ont apparemment changé d'idée après la déclaration qu'a faite sir Aiaddi Krishnaswamy lyer, un des avocats les plus savants en droit constitutionnel hindou.Il a dit que ni la Ligue, ni ies Etats hindous ne peuvent s'opposer à la résolution de l'Assemblée constituante.En Iran Lo rodio de Moscou accuse aujourd'hui le gouvernement central iranien d'avoir passé par les armes des centaines d'habitants de la province d'Azerbaïdjan et de s'en être pris à des citoyens et à des institution» russes dans cette province."Au cours des dernières vingt-quatre heures, dit Moscou, plus de 600 démocrates de l'Azerbaïdjan ont été assassinés, tandis que 300 autres au moins ont été arrêtés à Tabriz".Partout, selon Moscou, on s'en prend aux "démocrates".Les cadavres de dizaines de personnes joncheraient les rues.Les chefs de ce soi-disant mouvement "démocrate" ont tous fui en Russie le jour où la* troupes du gouvernement central sont entrées er Azerbaïdjan.Ces chefs avaient tenté, avec l'aide àfc, Moscou, d'établir une sorte de gouvernement autonw me, mois ils ont lamentablement échoué.Pierre LAPORTf LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 19 DECEMBRE 1946 VOLUME XXXVII — No 291 Les enquêtes Gallup se font scientifiquement, dit le Dr Gallup Utile à l'édition, ou cinéma, à la médecine, le système tend à se développer dans les recherches de caractère international Faits divers Les journalistes ont rencontré hier, à l’hôtel Windsor, le Dr George H.Gallup, ancien professeur de journalisme, ex-agent de publicité, l’un des principaux auteurs du système d’enquête publique qui porte son nom, et qui fonctionne depuis 11 ans aux Etats-Unis.“Grâce à notre système d’échantillonnage scientifique (scientific sampling), mis au point depuis plusieurs années, nous pouvons renseigner les compagnies de cinéma sur la valeur populaire d’un titre de film, une maison d’édition sur la valeur du titre d’un livre, le gouvernement sur la popularité de telle mesure, le public sur le résultat probable d’une élection, et tout cela avec une marge d’erreur de trois à quatre pour cent seulement.Notre intention, poursuit le Ur Gallup, est de contribuer au travail de i’O.N.U.et des diverses commissions internationales en les renseignant sur l’opinion publique internationale dans une foule de questions diverses: déplacements de population, réfugiés, changements de frontières, etc.On compte actuellement 11 instituts Gallup; 10 sont affiliés à celui des Etats-Unis mais demeurent autonomes et financièrement indépendants.Ils opèrent dans les pays suivants; Canada, France, Australie, Angleterre, Hollande, Danemark, Suede, Fiidande, Norvège et Brésil.Tous emploient les mêmes méthodes.On compte 85 enquêteurs Gallup dans le Québec (40 à Montréal.) M.Gallup raconte ce fait amusant à propos de l’erreur du Litevaru Digest, avant l’élection présidentielle Roosevelt-Landon, en 1986.Cette revue avait organisé un ballottage postal et avait reyu une quantité innombrable de réponses, qui lui donnaient comme résultat probable de l’élection (ce qu’elle croyait très sûr) 57% des votes pour Lan-don.Avant même que ce résultat de l’enquête du Literary Digest ne soit connu, Gallup avait prédit à la revue quelle obtiendrait: 56% pour Landon.Quelque temps après, Gallup contredisait cette prédiction en pronostiquant 56% pour Roosevelt, ce qui faisait rire les gens du Digest.A la grande surprise de tout le monde, Roosevelt fut élu par 62%% des voix.“Depuis 1936, Avis de décès NADEAU — A Farnham, le 17 décembre est décédé le notaire Orner Nadeau, à l’âge de 45 ans.Il était le mari de dame Blanche God-bout.Le corps est exposé aux salons mortuaires Pouliot, à Farnham.Les funérailles auront lieu vendredi matin, à 10 heures, à Farnham.Inhumation à Bedford.Nécrologie BEAUCHEMIN — A Montréal, le 17.A 81 ans, Mme veuve Phlllaa Reauehomin, née Koso-Anna Beauchemln.BOUGIE — A Montréal, le 17, à 71 ans, 5 mots, M.Wilfrid Bougie, époux d’Emma Gareau, 1682, rue Panet.CAMPEAU — A Montréal, le 17, à 72 ans.est Mme Antoine Campeau, née Eugénie Champagne, 6555 De Gaspé.CYR — A Montréal, le 17.à 84 ans, M.Sylva Cyr, époux de Rita Gilbert.DANDURAND — A Montréal, le 13, A 54 ans, Napoléon Dandurand, époux de feu Florle Savage, 75-6e avenue, Verdun.FOURNIER — A Montréal, le 17.à 58 ans, M.PnlUppe Fournier, époux de feu Luolenne Perreault.6723, De Gaspé.HEBERT — A St-Isldore, le 17, à 60 ans, 5 mois, Maria Meunier, épouse de Jean-Baptiste Hébert.LAFRANCE — A Montréal, le 17, à 79 ans, Mme Onêaime Lafrance, née Marie Guay, 4574, Delaroche.LAMOTHE A Montréal, le 18, à 43 ans, le docteur louis-Napoléon Lamothe, époux de Germaine Archambault.LASALLE — A Montréal, le 17 déc, 1946, à 75 ans.est décédée Mme veuve Pierre j Lasalle, née Rose-Anna Gadoury.MOQUIN — A Montréatl, le 17, Rebecca .Duclos, veuve de M.Alexandre Moquln.NOMANDIN — A Montréal, le 17.à 57 : ana, M.Oscar Normandin, époux d’Alice ; Larocque, 5940, rue Louis-Hébert, PARO — A Montréal, le 17, M.Bernard Paro iBuddy», éooux de Lucille Lamou-reux, 2577, Jollette.PICARD — A Montréal, le 17, à 70 ans.Mme veuve Rosario Picard ,née Hélène Boisvert.1683 rue Aylwtn.PROULX — A Montréal, le 17.à 60 ans.Louis Proulx, époux de feu Marie Fournier, 6819 Charlevoix.SAMSON — A Montréal, le 17.Mme veuve Augustin Stmson, née Alblna Milot.SAVARD — A Montréal, le 18.à 19 ans, 6 mois et 2 Jours, Adélard Savard.fils d’Adélard Savard et de Marie-Laura Gauthier, 3572.boul.Rosemont.VAILLANCOURT — A Montréal, le 17, à 80 ans, 11 mois, Mme veuve Camille VaiL lanoourt.née Marie Juneau, 814 Bienville.VALLIERES — A Montréal, le 17, à 58 ans, Zéphlrln Valllères.époux de Bertha Daigle, 6594.de St-VaUlOT.nous avons réduit considérablement notre marge d’erreur”, d’ajouter M.Gallup.“A ce moment-là, nous avions tout de même le plaisir de prouver au Digest que 194 personnes interrogées au hasard lui auraient fourni, beaucoup plus économiquement, une indication plus exaele que dix millions de réponses postales!” On prépare actuellement un groupe pour enquêtes en Espagne, dès que la chose sera possible.De plus, il se fait actuellement du travail en Italie, en Allemagne et au Japon.Pour se renseigner sur la façon dont le publie accueillera titres, scènes, etc., les grands studios d’Hollywood dépensent annuellement, pour les enquèles, entre .$500,000 et un million.Chaque grande pellicule peut coûter, en enquêtes seulement, quelque $20,000 eu moyenne.La radio dépense aussi de fortes sommes pour cette sorte d’enquêtes.En médecine, on a déjà fait des recherches sur les causes et le comportement du simple rhume, de la poliomyélite, sur les régimes alimentaires en relalion avec les occupations, sur les rapports entre les conditions de vie et les maladies, comme la tuberculose, le cancer, etc.Ce travail est réellement de portée scientifique.Les deux principes de l'enquête Gallup sont simples: choisir de bons sujets à questionner et en questionner un nombre suffisant, sans préjugé, avec ia bonne méthode perfectionnée par l’expérience.La plus grande part des revenus des instituts Gallup leur vient des journaux._____________ Blocs-notes (suite de la première page) C'est-à-dire que les gens intelligents n’ont besoin pour comprendre que d’un minimum de mots.La voix du bon sens Il n’était pas nécessaire d’être grand spécialiste pour prévoir que les attaques dirigées du dehors contre le gouvernement actuel de l’Espagne n’auraient pour effet que de fortifier sa position.Quel est, en effet, le peuple fier qui ne se révolte pas d’instinct contre l’intervention étrangère?Cette vue de simple bon sens, accessible au plus simple observateur, reçoit aujourd’hui une éclatante confirmation.Le vicomte Templewood qui, sous le nom de sir Samuel Hoare, fut assez longtemps ambassadeur à Madrid, vient, dans un article publié par ['Evening Standard, de Londres, de dénoncer avec énergie l’attitude prise au sujet du Caudillo par les Nations Unies.Il la qualifie de most futile proceeding, c’est-à-dire de procédé absolument futile, et déclare qu’elle fortifie la puissance de F'ranco au lieu de l’affaiblir.Ceci n’atténuera pas le sentiment de ceux qui se demandent qu’est-ce que la conférence des Nations Unies, le Canada y compris, avait à faire dans toute cette histoire?O H.19-12-46 i Le feu continue ses ravages au Canada et aux Etats-Unis Un élévateur à grain est la proie des flammes à Minneapolis — Deux hôtels sont ravagés par l'incendie — Affaires de Cour 12e mois DECEMBRE 3t Jours Demani: VENDREDI 20 DECEMBRE 1946 4 TEMPS.S.Alfred, roi, martyr.Lever du soleil, 7 h.38.Coucher du soleil, 4 h.18.Lever de la lune, 4 h.48.Coucher de la lune, 2 h.36.Pleine Lune, le 8, à 0 h.52 m.du soir.Dernier Quartier le 15, à 5 h.57 du matin.Nouvelle Lune, le 23, à 8 h.6 m.du matin.Premier Quartier, le 31.à 7 h.23 m.du m.DECEMBRE 1946 Dim Lun Mar Mer Jeu Ven = = =.== 1 2 3 4 5 é 8 9 10 II 12 13 15 li 17 18 19 20 22 23 24 25 2i 27 29 30 |31 1 »*< I © PL.8 0 dois 28 Train supplémentaire M.O.-A.Trudeau, agent de dis-trict du service des voyageurs du réseau national, annonce qu’à par-lir du dim anche 22 décembre, un train supplémentaire "circulera tous 1rs dimanches, dans les deux sens, entre Montréal, Sorel, Nicole) et Des Ormeaux et entre Montréal el Hawkcsbury.Ce train sera en service jusqu’au 6 avril prochain.I.e train entre Montréal et Haw-kesbury quittera la métropole vers le milieu de l’avant-midi du dimanche pour arriver à Hawkesbury vers midi.Au retour, il arrivera à Montréal à 9 h.46 du soir.Le train pour Sorel.Nirolet cl Des Ormeaux partira de Montréal tous les dimanches soir et au retour il quittera Des Ormeaux tôt après le dienr pour arriver à Montréal à 9 h.10 du soir.Les voyageurs cuire Montréal el Hemmingford auront aussi un service spécial en fin de semaine à parlir du 5 janvier 1947.A partir de cette date jusqu’au 6 avril, un train supplémentaire circulera tous les dimanches soirs dans les deux sens.Election à la Fraternité Minneapolis, Minnesota, 19 (P- A.) — Un incendie menace de détruire de fond en comble un élévateur à grain, de 80 pieds de hauteur, dans le sud-est de Minneapolis.L’édifice était rempli presque à pleine capacité de 3.000,000 de boisseaux d’orge.Il était la pro-priélé de la Froedert Grain and Malting Company, de Milwaukee, Wisconsin, Tous les employés de la firme en service à ce moment sc sont retirés en sécurité.Ils ont expliqué aux pompiers que du grain bloqué dans une chute a dû sc surchauffer et prendre feu.Même si la structure s’élevait à 2 milles de la ville, on pouvait distinguer les flammes s’élevant du toit à une hauteur de 150 pieds.Se basant sur le prix courant du marché, on estime la perte de grain à plus de $3,000,000.On a sonné l’alarme aussitôt que le feu a éclaté, vers minuit, hier soir.Des pompiers de Minneapolis et de Saint-Paul ont été dépêchés sur les iieux.L’intense chaleur les a empêches de mettre les flammes sous contrôle avant quatre heures de manoeuvre.Ils ont tout de même circonscrit le feu et protégé les élévateurs avoisinants.On s’attend que le feu brûlera encore pendant quelques jours.Les pompiers au repos ont été rappelés.On a dû étendre des boyaux sur une distance d’un mille pour obtenir de l’eau, par une température de 9 degrés au-d-essus de zéro.Des étincelles, traînées par un vent de 6 milles à l’heure, incendiaient l’herbe jusqu’à un demi-mille, ce qui retenait l’attention d’un bon nombre d’hommes.L’élévateur était construit de bois el avait 50 ans d’existence.Des pilotes d’avions commerciaux ont dit avoir distingué les flammes de leurs bases à Fargo, Dakota du nord, et à La Crosse, Wisconsin, dont l’une est sise à 250 milles au nord-ouest et i’autre à 135 milles au sud-est de Minneapolis.Le sergent Hilaire Anctil, de l’escouade de la moralité municipale, a été élu hier secrétaire de la Fraternité des agents de police, remportant la victoire sur ces deux adversaires, les agents Vaucelles et Lévesque.Tous les autres officiers de la Fraternité avaient été réélus par acclamation, lors de la mise en nomination, le 11 décembre dernier.Ce sont: president, le sergent Roger Lavigucur; vice-président, le sergent-détective George A.Cook-son; directeurs, le sergent G.Jacques et le constable Alban Turner, sentinelle intérieure; l’agent A.Thuot.Ce Journal est imprimé au no 430 rue Notre-Dame est, A Montréal, par rimpri-nerie Populaire (à responsabilité limitée) klttrlce-proprlétalre — Georges Pelletier, lirecteur-gérant.La Canadian Press est seule autorisée à Taire emploi pour réimpression de toutes les dépêches attribuées à 'a Canadian Press à l'Assoclnted Press ou à l'agence Reuter ainsi que de toutes 'es informations locales que le “Devoir 1 publie.Tous droits de reproduction des dépêches particulières du “Devoir'' sont également réservés.Autorisé comme envol postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa.Une nouveauté La vie tourmentée de Michelle Robal par Adrienne MAILLET C’est l'histoire vraie d'une jeune fille, presque une enfant, délaissée par sa mère, abandonnée par celui qu'elle aime, aux prises avec l'amour, le doute et le désespoir.Volume de 240 pages.Au comptoir : $1.25 Par la poste ; $1.30 SERVICE DE LIBRAIRIE DU ''DEVOIR" Hôtel incendié Philadelphie, 19 (P.A.) — Un feu a ravagé le premier plancher d un hôtel du sud de Philadelphie.Cinq Noirs ont perdu la vie, quarante autres ont été blessés.Une centaine de résidents ont dû quitter l’édifice de quatre étages par une température froide.Selon Je chef des incendies, George Gallagher, une cigarelte allumée a donne naissance au feu dans une des chambres de l’hôtel Abe’s dont le rez-de-chaussée a été ravagé.La plupart des victimes, encore inconnues, sont mortes dans les chambres du premier plancher.Carnegie Lester, de 37 ans, le gardien de nuit, a transmis l’alar-me des que des chambreurs ont aperçu le feu.Selon lui.la plupart des 150 personnes inscrites à ce moment se sont sauvées des étages supérieurs par les escaliers de sauvetage.Toutefois, comme les flammes venaient du bas, et qu'une dense umee montait, nombre de visiteurs ont fui vers le dernier plancher.Comme la fumée atteignait le toit, un homme s’est jeté dans le vide et s’est gravement blessé.Des pompiers ont aussitôt empêché les autres, de suivre cet exemple.I rois blessés du rez-de-chaussée, tranportés à l’hôpital, sont dans un état critique.On s’attend à la mort de 1 un d’entre eux.Incendie à l'hôtel Grand Central à St-Hyacinthe St-Hyacinthe, Québec, 19 (P.C.).—- Un feu a éclaté au deuxième plancher du Grand Hôtel, un édifice de trois etages, à St-Hyacinthe.tôt ce malin.On croit qu’un mégot de cigarette oublié dans une chambre a causé l’incendie.Environ 100 visiteurs ont dû quitter les lieux.Trente minutes plus tard, les flammes étaient éteintes et les gens ont pu réoccuper leurs chambres respectives.Personne n’a reçu de blessures.On n’a pas encore estimé les dommages.Une écurie brûle à Lennoxville Sherbrooke, 19.— Le feu s’est déclaré dans une écurie de Lennoxville.village situé près de Sherbrooke.Malgré les efforts des pompiers de Lennoxville et de Sherbrooke, quatre chevaux ont péri.Un camion de la voirie municipale a subi de gros dommages.On a sauvé partie de l’outillage léger et empêché les flammes de se communiquer aux édifices avoisinants.Méthodes de chantage S’inspirant de la méthode de plusieurs bandits notoires des Etats-Unis, deux hommes ont tenté de soutirer la somme de $5,000 d’un riche commerçant de laii, demeurant dans cette ville.Le commerçant en question avait reçu une note lui disant d’avoir à se tenir, à une heure donnée, à l’angle de la rue Ste-Catherine et de l’avenue Papineau, avec, sous le bras, la somme de $5,000 en billots de banque, le tout empaqueté dans du papier brun.A défaut de s'exécuter, des représailles seraient prises contre le commercant.Entre autres menaces, on devait divulguer certaines de scs aetivités.Sans se laisser intimider par ce chantage, le commerçant a averti immédiatement la police provinciale qui lui a dépêché un de ses détectives.Ce dernier, le détective O.Cornet, a fait les cent pas, à l'heure et à la date indiquées, tenant sous son bras la somme de $5,000 en billets de banque, tandis que le détective O.Payant avait pour mission de surveiller étroitement tout ce qui se passerait et de se tenir prêt à tout.Un peu après l'heure fixée, un individu s’est présenté à l'homme avec un paquet de papier brun sous le bras, en s'excusant il’ètre un peu en retard.Il lui a demandé de le suivre jusqu’au coin de la rue pour rencontrer un ami.Le détective Cornet l'a suivi docilement et lors- que le moment fut venu de remettre à scs interlocuteurs la somme convenue pour le prix* de leur silence, il leur a présenté en même temps la pointe de son révolver, cependant que le détective O.Payant sortait de l’ombre.Questionnés par la police La police provinciale et la police municipale sont présentement à faire subir un interrogatoire à trois pessonnages, une femme, un homme et leur enfant, dans une tentative pour découvrir une relation avec une série de vols à main armée dont les conducteurs de taxis ont été dernièrement les victimes.Dans plusieurs de ces vols une femme jouait un rôle quelconque et, en une occasion, elle frappa même à la lêtc un conducteur qui ne voulait pas obéir aux ordres qu’on lui avait donnés.Le trio a été appréhendé à St-Jé-rôme, par la police provinciale après qu’un conducteur de taxi eut été volé et forcé d’abandonner son automobile aux mains des assaillants.Le conducteur qui avait fait monter ces voyageurs, avait été prié de les conduire à St-Jér-me.Mais parvenu au village de La Plaine, on l’avait obligé, à la pointe du revolver, de descendre de la voiture, après lui avoir enlevé son manteau.Mort dans un accident de travail Beaupré, 19.— M.François-Xavier Lavoie a été tué à son travail, hier soir, vers sept heures.Il était employé de la “St.Anne Paper Co.”, à Beaupré.Le papier, passant dans les rouleaux qu'il devait surveiller, s'est rompu.Il s’est alors avancé vers l’arrière de la machine afin de la réparer.A ce moment, il a été entraîné dans l’engrenage et déchiqueté par les rouleaux.Finalement, M.Lavoie a été projeté contre le pied de l’appareil, où il s’est fracturé le crâne.Il est mort quelques instants plus tard, avant l'arrivée du Dr Trudel.Blessée là où sa soeur a été tuée Cornwall, Ont.19.(P.C.) — Une fillette de douze ans, Doreen, enfant de M.et Mme Emil Sabourin, a ete gravement blessée, hier, par une automobile que conduisait un policier.Doreen a surgi derrière un camion, tout comme l’avait fait ¦j.0c!°hre dernier, sa soeur décédée, Monique, âgée de six ans.George Kerr chef adjoint de la police de Brantford revenait de Mont-real avec une automobile volée à Krantford en compagnie de deux .jeunes gens, les présumés voleurs, i assant au meme endroit, il a renverse la jeune fille.Le Dr B.Alary blessé Al?rvbf ii.1'*?(Cà‘-) - T'e nr B'^no Alary a trébuché au debut de la dCesèaT deS
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