Le devoir, 25 janvier 1947, samedi 25 janvier 1947
*Ii* Ofenida cat une nation souveraine et an peut avec docilité accepter de la Orande-Breta-tne ou dea Etats-Unis ou de qui que ce volt d'autre, l'attitude qu’il lui taut prendre envers le monde Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n'est pas envers le Common wealth ort-tannlque des nations, mais envers te Canada et ion roi, et ceux qui contestent œel vendent, à mon avla un mauvais servies au Commonwealth." She is a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth." (I-X-3T) Lord Tweedsmuir Directeur: Georges PELLETIEN FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chel: Orner KKROUX LE DEVOIR Montréal, samedi 25 jonvier 1947 ’ VOLUME^XXXVHI — No 19 - .^ REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME.MONTREAL J TELEPHONE : *BEIair 3351 SOIRS.DIMANCHES ET PETES AdministratioR : BEIair 3361 Rédaction : BEIair 3366 Gérant : BEIair 3363 Ottawa fait de nouvelles propositions financières aux provinces Tlrua r»niiX7^11d3t mo firm Remerciements -n < Une nouvelle manifestation d’intolérance sectaire A tous ceux qui, à l’occasion de son grand deuil, ont bien voulu lui L’offre comporte $70 millions de plus Comment un Anglo-Canadien, de confession Baptiste, M.Watson Kirkconnell, professeur à l'Université McMaster, la révèle et la dénonce, en même temps qu'il répond aux avancés d e ceux qui en sont les inspirateurs et les auteurs- Le pro testantisme honnête n'a que faire, dit-il, de manoeuvre de cette sorte Le Catholic Record, journal publié à London, en Ontario, et qui se donne pour le Canada'» National Catholic Weekly, reproduisait sous larges manchettes à la premiète page de sa livraison du samedi, 18 janvier, et commentait aussi, à sa page éditoriale du même jour, un article qu’un Anglo-Canadien en vue, M.Watson Kirkconnell, avait fait paraître deux semaines auparavant, exactement le samedi, 4 janvier, dans la Saturday Night, hebdomadaire que dirige, à Toronto, un journaliste anglo-canadien et protestant, mais éminemment sympathique aux Canadiens de langue française et de foi catholique, M.Bernard K.Sandwell.M.Kirkconnell, professeur à l’Université McMaster, de Hamilton, est de foi protestante et de confession bap-tiste.C’est même ce Ijui l’a induit, écrit-il, à tévéler et à dénoncer une campagne de propagande anticatholique et anticanadienne-française qui se poursuit depuis bientôt deux ans et dont le protestantisme honnête n’a que faire.Dès le prejnier paragraphe de son article.M.Kirkconnell présente un exposé du sujet et synthétise son appréciation: L’un des événements les plus inquiétants survenus au Canada durant ces vingt derniers mois est la montée grandissante de la propagande anticatholique, dont une partie semble organisée et financée par les dénominations protestantes les plus importantes.En ma qualité de laïque baptiste, je représente un point de vue théologique et politique, une école qui sont le plus éloignés possible de l’Eglise romaine; mais comme citoyen canadien, je ne puis m’empêcher de déplorer l'esprit d’intolérance qui fait que l’on mobilise le fait et la légende avec le zèle d'un avocat agissant pour la poursuite.Cette propagande, non seulement M.Kirkconnell la précise-t-il dans ses détails, mais il répond, point pat point, aux avancés de ceux qui en sont les auteurs et les inspirateurs.C’est d’ailhurs dans sa manière et les lecteurs du Devoir b connaissent bien, pour avoir été sou,-vent dans le passé tenus au courant d’autres articles et aussi de livres du même, portant sur des sujets d’intérêt national, notamment: l’union des Canadiens dans un même sentiment canadien, l’intégration des nouveaux Canadiens dans la vie canadienne, la propagande communiste.On se rappelle de M.Kirkconnell son ouvrage contre le communisme et le soviétisme, paru en 1944, à l’Oxford University Press et intitulé: Seven Pillars of Freedom.On n’a pas paru s’en soucier alors en hauts lieux, mais ces nages auraient pu, chez des gouvernants attentifs, faite pressentir les événements qui ont subséquemment résulté dans les révélations Gouzenko et les procès qui s’en sont suivis.Les révélations de M.Kirkconnell à propos de b propagande anticatholique du protestant Canadian Council of Chutcher et du Protestant Research Committee, ce dernier à propos des écoles séparées des gens de langue française en Ontario, et b dénonciation qu’il formule de cette même propagande, les motifs sut lesquels il fonde sa dénonciation, tout cela devrait donner à réfléchir dans le monde anglo-canadien et anglo-protestant.L’atticle récent de M.Kirkconnell aura atteint une partie de ce monde-là et parmi les intellectuels, — cat la Saturday Night s’adresse à une clientèle de gens cultivés, — et il faut en savoir gré à M.Sandwell.Ça n’est d'ailleurs pas la ptemière fois que, protestant lui aussi, il aura posé ou fait exposer devant son public le point de vue de b minorité catholique et de b minorité française du Canada.M.Kirkconnell ramène à cinq chefs la propagande qu’il signale et dénonce; les naissances illégitimes en pays catholiques; le rapatriement au Canada de Franco-Américains: les écoles séparées de l’Ontario; les sympathies des catholiques pour l'hitlérisme et le nazisme au coûts de b récente guerre; le complot de l'Eglise de Rome contre b Russie soviétique et communiste.C'est à se demander sous lequel des cinq chefs les produits et les contrefaçons de b propagande anticatholique sont le plus absurdes et le plus stupides.Des feuilles imprimées à Toronto, écrit M.Kirkconnell, publient une carte des deux Amériques sut laquelle on donne des statistiques sur le nombre des naissances illégitimes par pays, en expliquant que ces naissances sont plus nombreuses en Amérique latine parce que ces pays sont de religion catholique, alors quelles sont moins nombreuses aux Etats-Unis et au Canada parce que ces pays sont à prédominance protestante.M.Kirkconnell ajoute que l’on applique au Canada ces implications qui sont absolument malhonnêtes.Et le fait de b malhonnêteté des implications, il le prouve pat des statistiques.La province de Québec, b seule qui soit à majorité catholique, est celle, de toutes les provinces canadiennes, qui a toujours eu et qui a encore le taux le plus bas de naissances illégitimes.Le rapatriement au Canada, censément avec l'aide du clergé, de quelques vingtaines de familles françaises et catholiques parties de Québec pour aller s’établir en Nouvelle-Angleterre?On représente cela, écrit M.Kirkconnell, comme une conspiration, quoique le raisonnement soit assez singulier; en effet, quand au cours d'un siècle, six millions de Britanniques (la plupart protestants) viennent au Canada et que pendant le même temps il ne vient pratiquement pas de Français, on trouve cela admirable; quand les Anglo-Canadiens proposent de faite venir au pays quelques millions d’immigrants, des Britanniques et des protestants du nord de l'Europe, on s’enthousiasme; I mais quand on aide quelques centaines de Canadiens catholiques à revenir dans leur pays d’origine, on appelle cela une conspiration perfide.Ceux qui protestent n’auraient-ils aucun sens du ridicule?Autre point: l’on mène présentement en Ontario une campagne de front contre des catholiques de langue française qui veulent se donner, en invoquant b prétention des droits égaux des deux langues au Canada, un système d'écoles séparées et françaises.M.Kirkconnell observe qu’il faut distinguer ici entre la stricte légalité et b poussée des forces démographiques.Si le français n’a pas au Canada, aux termes mêmes de b loi, des droits exactement identiques à ceux du français, s’ensuit-il que l’on ne doit pas tenir compte des changements dans la disttibution de la population?M.Kirkconnell ne le croit pas et il considère que c’est là b grave erreur que commet le Protestant Research Committee, dans 1s mémoire qu’il a soumis à b Commission royale qui a fait enquête sur l’enseignement scolaire en Ontario.M.Kirkconnell va plus loin: il dit que le Committee refuse obstinément ou résolument de voir un fait.Faut-il en conclure que c’est b peut de la vérité, de la vérité ttès objective, le fait, qui lui inspirerait sa propagande?Ça ne serait pas, dans le cours de l’histoire des hommes, le premier méfait qui découlerait de b crainte de la vérité, vice fondamental, fils du mensonge.Les Français du Canada, observe justement M.Kirkconnell, du fait de leur absolue fidélité au foyer et au berceau, se sont accrus, au cours des 186 dernières années, sans l’aide de l’immigration, de 60,000 à 3,500,000.Les Anglo-Canadiens, malgré l’immigration de millions de Britanniques, sont voués à l’extinction de leur race, en raison de la parfaite décroissance des naissances chez eux.Amener d’outre-mer un nombre considérable de protestants ne résoudra rien, car les familles britanniques et les familles protestantes du nord de l’Europe décroissent à une allure encore plus catastrophique que les nôtres.D'après une simple computation arithmétique, les groupes qui refusant d’avoir au moins quatre enfants par famille seront pratiquement éteints dans deux cents ans.La moyenne pour tout le Canada est aujourd’hui de 1.7 enfant par famille.Ce qui constitue une sérieuse décadence morale et je ne vois rien dans toute l’Histoire qui démontre qu’aucun groupe ait jamais recouvré sa fidélité 'au foyer après avoir préféré un niveau de vie plus aisé aux exgiences de la famille.A part les Mennonites dans l’Ouest, les Canadiens français semblent être te seul groupe au Canada qui se développe au point de vue population.Des groupes foncièrement catholiques comme les Ukrainiens et les Polonais maintiennent leurs positions, mais pas plus.Anglo-Canadiens protestants et protestants du nord de l’Europe décroissent rapidement.A la fin de ce siècle, les Canadiens français seront probablement la moitié de la population du pays.En l’an 2100, U se peut fort bien qu’ils représentent 90 pour cent de la nation canadienne.En cela, ils ns supplanteront pas les Anglo-Canadiens protestants, ils ne feront que remplir les vides causés par le suicide del la tact de ces derniers.Si l’avenir du Canada dépendait du taux des naissances chez les protestants du pays, il s’ensuivrait qu’en peu de temps, il ne resterait plut personne au Canada et que le pays retournerait à la sauvagerie.Les Canadiens français, simplement soumis à b pression économique, ont commencé, ces demiètes années, à sortir de b province de Québec et à s’établir dans le Nouveau-Brunswick, dans l’Ontario et aussi dans d’autres provinces: Ces citoyens canadiens iHulent demeurer cana-diens-français et catholiques.Lst lois dt 1867, qui n'avaient pas prévu les changements démographiques ultérieurs, constituent un obstacle sérieux à leur légitime ambition; et le Protestant Research Committee insiste avec fanatisme pour obtenir sa livre de chair, prise, ainsi qu’il était prévu au gage (bond), près du coeur mime du Canadien français.Les subterfuges, les ruses, les faux fuyants juridiques triomphalement déterrés par Is Protestant Research Committee représentent apparemment des tentatives administratives en vue de concessions découlent des faits démographiques.Le Research Committee n’en insiste pas moins pour imposer les fers de 1867 aux forces de 1946.Les gens de ce comité diront que Iss Canadiens français, s’ils tiennent aux pleins droits de leur langue et de leur culture, n'ont qu'à rester dans la province de Québec, comme let Indiens dans une réterve; qu’il n’importe pas qu'une population ainsi refoulée tombe dans une affreuse misère économique; que l’Ontario, même si sa population en (levait à tomber à rien, doit rester anglais et protestant.Un tel zèle sectaire, en m fondant sur la stricte légalité, évite une montagne de faits d’ordre sociologique pour se concentrer sur la taupinière d’une, "conspiration" catholique.La véritable conspiration, c’est au foyer protestant qu'elle se trouve, et c’est la conspiration du suicide., * La conspiration des catholiques, au cours de b guerre, en faveur de l’hitlérisme et du fascisme, la conspiration de l'Eglise de Rome, à l’heure qu’il est, contre les Soviets communistes et athées de Russie, à b fin de définitivement asseoir sa propre puissance et d’étendre cette puissance sur les Affaires étrangères du Canada, ce sont là d’autres bobards que M.Kirkconnell n’a pas davantage de peine à réfuter victorieusement.Ce *que nous avons cità déjà, sur d’autres points, permet au lecteur de juger de la valeur probante de sa manière.Nous n’insieterons pas, car il n’est pas besoin, chez des lecteurs du Devoir, de démon-arer par une argumentation et des preuves l'inanité des accusations portées par des sectaires pris de b frayeur des conspirations papistes.Auprès d'un public anglo-canadien, de foi protestante, comme celui de b Saturday Night, l'article de M.Kirkconnell, dans son entier, présentait pour nous une valeur inestimable.Que ce sympathique professeur, que cet honnête baptiste en soit remercié.On nou» permettra encore une remarque en terminant.Cette propagande anticatholique dont parle M.Kirkconnell et qui lui donne la nausée nf serait-elle pat, en très grande partie, la conséquence de l’ignoble campagne que poursuivent, depuis quelques années, Certains journaux publiés en langue française dans b province de Québec?C’est triste à constater, mais la première offensive, plus nauséabonde que l'autre, serait partie de gens de langue française, ttaittes à leur race et apostats.•>«.y.«y Emile BENOIST offrir l’expression de leur sympathie, le personnel du Devoir offre l’hommage de sa profonde gratitude.Québec bénéficierait d'une augmentation de $5,711,000 —- Notre province retirerait $63,011,000-Aucun changement constitutionnel n'est suggéré-Accord temporaire L’actualité L'ultime "30" Aux funérailles de M.Georges Pelletier, un coussin de fleurs sur lequel se détachaient deux chiffres ienail la première place au milieu des offrandes florales.Ces deux chiffres formaient le nombre ‘‘30”.Le nombre fleuri avait monté la garde d'honneur au piea du cercueil.H constituait l’un des hommages du personnel du Devoir à son directeur.Aux yeux des journalistes qui connaissent le sens de cette figuration, le "30" revêtait un symbolisme émouvant.Combien de fois, au cours de ses quarante années de métier journalistique, M.Pelletier n’avait-il pas tracé ce signe au bas de sa copie?Il avait placé celle indication A la fin de ses grands articles aussi bien qu’après la dernière ligne de ses nouvelles.Cette marque faisait savoir aux typos chargés de transcrire ses paragraphes en barres de plomb qu’ils n’avaient pas besoin d’attendre vue suite.Dans le code du journalisme et de l’imprimerie, le "30" équivaut au point final.C’est un signe conventionnel au moyen duquel ceux qui font métier d’écrire dans les journaux signifient à l'atelier que leur production est terminée.Le prote pourra se dispenser d’envoyer quérir un autre feuillet auprès de l’auteur.Le chef d'atelier aura tout le loisir de placer l’article à l'endroit indiqué sans attendre plus longtemps les appoints de l’articlier.Le rédacteur exhalera un soupir de soulagement et le prote éprouvera un sentiment de sécurité.Le "30" marque l’un des bons moments dans ta journée des gens de notre confrérie, attachés à la besogne de bâtir des morceaux quotidiens à l’adresse du public.Bien ou mal disposés, que l’inspiration souffle ou non dans leurs voiles, la presse de la copie les pousse, sans rémission.Le moindre atermoiement leur est refusé.Ils sont minutés.Sur le nombre "30" lui-même, la plupart de ceux qui l'utilisent à coeur de jour et à coeur d’année, seraient bien en peine d'en retracer la genèse.Notre science à ce propos se limite à l’emploi du signe que nous traçons machinalement.Pour notre compte, tout ce que nous savons, c’est que le "30" est' une indication convenue par laquelle on indique la fin de la copie.Elle dispense de toute autre explication, Le moindre ouvrier d’imprimerie entend ce langage chiffré.Il est international.Français, Anglais, Allemands, Russes le comprennent sans avoir recourt au truchement d’une traduction.Par ce côté, notre "30’’ est proche parent de ta musique._ U vient une heure oA le journaliste doit tracer son dernier "30”.Ce fut le triste lot de M.Pelletier, il V a plusieurs mois.Un "30"; nul hommage plus symbolique ne saurait fleurir la tombe d'un écrivain de journal.Louis ROBILLARD Blocs-notes Les créditistes Notre article “Après Richelieu-Vercheres et Pontiac” nous a valu • plusieurs lettres intéressantes de la part d’abonnés créditistes.Toutes visaient à réfuter mon assertion à l’effet que le Crédit social ou 1 Union des Electeurs n’était pas acceptable à la masse de la population et qu’il ne pouvait donc, occuper solidement la position d’opposition officielle fédérale dans le Québec.Plusieurs exprimaient charitablement le voeu que je finisse par voir la lumière et que j’embrasse leur programme de réforme monétaire.Ils ne voulaient pas la mort du pécheur, mais sa conversion.Là-dessus, je tiens à redire que mon assertion ne se fondait pas uniquement sur leur programme monétaire tant discuté, mais sur la position des créditistes albertains au parlement fédéral, qui comptent parmi les plus impérialistes des impérialistes et dont certains pourraient rendre des points à Tommy Church lui-même.Tous mes correspondants protestent de leurs convictions nationalistes en ajoutant qu’ils savent combattre sans peur et sans trêve pour ces convictions.Autant de choses que nous sommes prêts à reconnaître et que nous avons déjà reconnues., Toute la question qui nous séparé, c’est de savoir si la réforme monétaire doit dominer toute la politique canadienne et reléguer toutes les autres questions au second plan, c’est de savoir si la réforme monétaire est tellement importante qu’elle justifie une alliance avec les impérialistes les plus irréductibles de tout le pays.Sur ce point, l’un de nos correspondants s'exprime en ce» termes: Ottawa.25 (D.N.C.) — Le ministre des Finances, M.Douglas Abbott, a fait hier de nouvelles propositions financières aux provinces, dans le but d’amener celles-ci à conclure des accords financiers avec le fédéral.L’offre que fait le fédéral comporte soixante-dix millions de plus que ce que comportait l'accord proposé en août 1945, et vingt-huit millions de plus qu'en avril dernier.Selon ces propositions, Ontario recevra d’Ottawa *8,4119,000 de plus, tandis que Québec bénéficiera d’une augmentation de $5,711,-000.Voici, pour les sept autres provinces, le supplément projeté d’octrois fédéraux: Colombie canadienne, $3,253,000; Nouvelle-Ecosse, $2,-134,000; Saskatchewan, $1,984,000; Nouveau-Brunswick.$1,933,000; Alberta, $1,544,000; Ile du Prince-Edouard, $285,000.La base de calcul des nouveaux .octrois aux neuf provinces s'établit ainsi:.].$12.75 par personne d’après la population de chaque province en 1942; 2.Plus 50 pour 100 des recettes provinciales provenants des impôts sur le revenu et des droits des corporations en 1940 fondées sur les ententes fiscales du temps de guerre; 3.Plus les subventions statutaires.M.Abbott a.souligné que ces propositions fédérales revisées ont pour but tout d’abord de répondre aux besoins des provinces moins favorisées; ensuite de faire droit aux représentations des différentes pro- vinces par le maintien des subventions spéciales d’Ottawa; finalement de rendre justice aux grandes provinces comme Ontario, Québec et la Colombie en tenant compte dans les versements annuels du gouvernement central de la productivité des grands impôts directs.Les sommes définitives offertes au xprovlnces en vertu du plan Abbott s’élèvent en chiffre ronds à *226,927,000.Elles se répartissent ainsi: Ontario, $73,969,000; Québec, $63,011,-000; Colombie canadienne, $21,-353,000; Saskatchewan.$15,684.000; Alberta, *14,840,000; Manitoba, $14,218,000; Nouvelle-Ecosse, $12,-134,0Û0; Nouveau-Brunswick.$9,-433,000; Ile du Prince-Edouard, $2,285,000.Aucun changement constitutionnel n’a toutefois été suggéré, a fait remarquer le minisire des finances, en faisant remarquer que les propositions consistent en un accord temporaire en vertu duquel les gouvernements provinciaux seraient indemnisés pour ne pas lever d'impôts dans certains domaines, soit l’impôt sur le revenu, les successions et les corporations.Voici dans quels termes a continué M.Abbott; “Outre les modifications opérées dans les paiements annuels proposés, deux importants changements ont été apportés aux propositions faites par le dominion en août 1945.Le dominion a signifié son consentement à partager :e donnai* ne des droits successoraux aven n'importe quel gouvernement provincial désireux de ne pas y renoncer.Par suite du manque d’ei» lente unanime à la conférence fé-dérale-provinciale, le dominion a offert de conclure des ententes iiv dividuclles avec les gouvernemente provinciaux aux conditions énoncées dans le budget de 1946.“Même si les engagements financiers de la guerre continuent de peser lourdement, le gouvernement canadien est désireux de réduire le plus tôt possible les impôts, y compris les impôts sur les opérations et les initiatives commerciales.Il ne peut le faire avec assurance que si des accords fiscaux sont conclus avec les provinces.“11 importe également que cha-ue gouvernement provincial soit ans une situation financière qui lui permette de s’acquitter de ses obligations.La seule base pratique et permanente de l’autonomie provinciale comporte rétablissement de ressources financières suffisantes pour les nombreuses et impon.tantes responsabilités des gouvernements provinciaux et locaux.Les propositions faites par le dominion à la conférence fédé-rale-prr.vinciale, en août 1945, pré-voyaient non seulement des accord» fiscaux, maïs également une politique de collaboration dans les programmes de sécurité sociale et de (suit* à la pag* 3) “Quant aux Vrédi listes de l’Ouest, ils ne sont pas impérialistes parce que créditistes, mais parce qu’anglais.Combien de fois encore faudra-t-il le répéter?On est tellement habitué à suivre aveuglément les directives d’un parti politique qu’on ne saisit pas encore partout la magnifique “Association créditis-le du Canada” qui laisse à chaque organisation provinciale sa parfaite autonomie .Cette liberté que l’on nous dit régner au sein de l’organisation cré-ditiste est sans doute admirable, mais elle ne serait sûrement pas un élément de force pour les créditâtes au cas où iis viendraient à s’assurer une majorité au parlement.Les divergences d'opinions qui existent entre les deux ailes crôdi-tistes sur des questions que nous tenons pour essentielles ne représentent sûrement lias une garantie pour les électeurs canadiens-fran-çais, même s’ils éprouvent une certaine admiration pour la combativité des créditistes québécois dont tous les nationalistes pourraient s’inspirer.Encore le “Blue Cross” Un médecin de nos amis nous fait tenir un bulletin sur l’assuran-ce-santé qui constitue '•> meilleure réclame qui soit pour la Blue Cross.Cette documentation d’une dizaine de pages comporte de nombreuses découpures de journaux, des communiqués des divers organismes provinciaux de la Blue Cross et plus particulièrement de celui de Québec, des statistiques, etc.Le bulletin est d’ailleurs rédigé dans un français impeccable sous le titre: “Précisions sur i’Assurance-santé”.Ce qu’il y a de surprenant dans l’affaire, c’est que le bulletin n’a fias été adressé aux médecins par a Bine Cross, mais par la Canadian Pharmaceutical Manufacturers Association.On peut se demander 3uel intérêt les fabricants de prn-uits pharmaceutiques peuvent avoir à pousser à leurs frais la pro- Sagarnie de la Blue Cross, Les mem-res de langue française de l’Association des fabricants de produits pharmaceutiques pourraient peut-etre poser à leurs dirigeants quelques questions touchant (’utilisation que l’on fait de leurs fonds de publicité et de propagande.Cette intervention un peu surore-nante nous apparaît comme une confirmation éclatante de noire thèse que les Anglo-Canadiens ne négligent aucun moyen pour noyauter toutes nos institutions médicosociales et que la Blue Cross constitue pour eux l’un des plus puissants moyens d’y parvenir.Comme les Services de Santé du Québec, une société bien à nous, commence à offrir à la Blue Cross une concurrence sérieuse, les hommes d’affaires anglais n’hésitent pas à y aller de leurs deniers pour la soutenir.Peut-être que les fabricants de produits pharmaceutiques de langue anglaise attendent-ils de grandes choses de la Blue Cross, qu’ils escomptent une clientèle assurée le jour où elle serait parvenue à dominer les hôpitaux et même la médecine.Pierre VIGEANT as-i-47 Choses d’hier et d aujourd’ hui “C’est un souverain remède contre le .mensonge que de s'en dédire sur-le-champ, aussitôt tjiie.l’on s’aperçoit de l'avoir FRANCOIS DK SALES Courrier de France Lettre de Jean-Luc Pépin à son ami — Premières impressions sur la capitale anglaise — "Si Tu veux me connaître, essouffle-toi!" — Lo banlieue de Londres — Piccadilly Circus —"Not olone, brother!" — Le stoïcisme anglais Les lecteurs du Devoir trouveront sans doute intéressante, comme je l'ai trouvée moi-même, celte lettre d’un ancien étudiant en philosophie de l’Université d'Ottawa, actuellement élève à l’Institut d’études politiques de Paris__Pierre de Grandpré.* * * Paris, décembre 1946, Mon cher Bernard, J’allais t’expédier celte lettre lorsque mon nouveau confrère de Grandpré m’offrit de le faire lui-nie me, via le Devoir.L’occasion d atteindre d’un seul coup et le public et toi et chacun de mes confreres et amis de TUniversité d’Ottawa et de Drummondville me décida bien vite à accepter son invitation.Ne nous attardons 'pas sur les difficultés du départ et de la traversée.On est soi-même surpris de constater que tous ces eauenemurs disparaissent de la mémoire dès qu’on pose le pied sur la terre ferme.Il n’en reste ordinairement que des promesses de chapelets et de messes! C’est en pleine capitale d’Angleterre que Je posai mon soulier.Durant quatre jours, je ne crois nas que Londres ait vu visiteur plus curieux et marcheur plus infatigable! Cependant quatre jours à Londres ce n'est pas suffisant pour en écrire l'histoire: mon seul but sera de te communiquer quelques observations et réflexions.Surtout, ne me prends pas trop au sérieux 1 Londres, ville grise On dit fréquemment, et je partage l’opinion, qu’il n’y a pas de ville en Europe où le visiteur se sente, à I arrivée, plus seul, plus abandonné qu’à Londres; pas de ville qui se refuse davantage à le guider, à lui faciliter l'accès d’un monde qu’il découvre.Alors qu’en péné-Irant dans Paris on a nettement l’impression d’y être déjà venu, d'y avoir même longtemps vécu.Londres n’offre rien de cette familia-rilé.Au premier abord, c'est une “grisaille uniforme”, un tas d’édifices qui se ressemblent étrangement, une infinité de rues sans plan, des trottoirs bondés où, comme l’a écrit un Français, “personne n’a l’air de flâner, comme le font, chez nous, ceux qui aiment leur capitale pour ellc-memc et profitent de chaque moment pour tirer quelque chose de ses pierres, de son humeur et de son ciel”.Londres se montre très revêche à l’offre d'amitié du visiteur.Elle semble constamment lui dire: “Si tu veux me connaître, essouffle-toi, promèiic-toi du matin au soir avec ton plan, ne cherche pas ici les splendeurs de Paris ni les excentricités architecturales de New-York, ne cherche pas à aborder les gens que tu ne connais pas, ne demande pas trop de renseignements (on te répondra louiours: “Up there, sir.you can’t miss it!’’), ne.ne.” Après tant de défenses, je ne savais plus que diable chercher et je continuai à arpenter les rues plus en recenseur qu'en voyageur.Je devais bientôt conclure qu’il était impossible d’aimer Londres en quatre Jours, et que ce devail être à force de la fréquenter qu’on s’en éprenait.Elle me rappela u* peu ces demoiselles sans charme* très particuliers, qui laissent le* jeunes hommes d’abord froids, mai* qui bientôt se les attachent par un je-ne-sais-quoi de différent! Cette faveur ne me fut pas offerte et je quittai Londres avec l’impressioe moins d'avoir visité une capitale que d’avoir lu une page intéressante de l’histoire d’un peuple.Ces conclusions sont trop vagues, me diras-tu, parle-moi plutôt des répercussions de la guerre chez le» Anglais.Les ruines J’eus la veine d’explorer la banlieue de la capitale avant de m’at-taquer aux squares, aux circles et aux places.Notre navire, aprèl une difficile manoeuvre parmi la multi-lude des bâtiments qui encombrent la Tamise, vint accoster au quai Victoria.De là, sans hâte, bien reposé par seize jours "d’inaction”, j’entrepris d# parcourir les quartiers qui longent les quais.Nul livre ne pouvait mieux me révéler ce que fut la guerre pour la masse dea Anglais.Le spectacle nous saisit.On J! voit des pâtés de maisons complètement rasés par les bombes: les planchers seuls demeurent et dan» les fisures du béton, l’herbe poussa librement.Dans le voisinage de ce» ruines, des habitations de guerre s’allongent, mornes et sans style, toutes de la même couleur, comma des caméléons qui prendraient la teinte sombre et terne du climat.En face de moi, sur un mur orphelin, le portrait de Churchill, cigare aux lèvres et les doigts en V, dit iriieux que tous les journaux le rôle joué par ce grand homme dans la ’’résistance anglaise”.Malgré moi, je me représente lu scène qui a dû se dérouler là, un jour de ‘41.Ver» cinq heures du soir, les sirènes lancent leur cri, les gens se précipitent dans les abris; les avions boches s’amènent, jettent leurs engins de destruction, manquent souvent l’objectif.Une heure passe, le calme se refait; de nouveau les sirènes sifflent, les “Cockneys” sortent de la terre et, le coeur anxieux, retournent chacun vers son home.Les rues, tantôt très noires, s’éclairent maintenant des incendies qui progressent partout.Plusieurs familles parviennent à leur maison et.il n’en reste plus rienl.C’est là seulement, sur les lieux, témoins de ces drames, qu’on comprend le courage, la ténacilé qu’il a fallu pour traverser l’épreuve.Le jour suivant, dès huit heures, je me dirige en autobus vers le centre de la ville (en autant que Londres en a un!) A mesure qu'on s’approche du coeur de Londres, les échafaudages se multiplient.Après bientôt deux ans de reconstruction, on trouve encore des églises ravagées, dos magasins barricadés, de» squelettes d’édifices.Le Parlement lui-même doit attendre ses “priorités" et.les Communes envahi»-sent la Chambre des Lords! Durant (suite à la psga deanfe F LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 25 JANVIER 1946 VOLUME XXXVIII — No 19 Courrier de France (amie de la Dreiuitrc nasc) trois jours, je frequente les endroits historiques: Buckingham Palace, «hjtehall.Trafalgar Square.Wcst-«inster Abbey, Westminster Palace, 10 Donning Street.Hyde Park, Waterloo Bridge, St.James Palace, SI.James Park, etc., etc.Inutile de transcrire ici tout ce que le Ciiwle nf f.nndon dit de chacun d'eux.Lo vie théâtrale Si Londres n'a jias de centre |>ai-ticulier on peut lui en trouver plusieurs selon la curiosité à satisfaire.Trafalgar Square et ses environs attirent les hommes d’affaires, Oxford Circus et ses magasins plaisent aux femmes.Piccadilly Circus lournit les récréations.Bien que ie n'aie pas ignoré les autres cen-'rcs, je dois admettre que ce der- :er me devint tout particulièrc- ¦nt tamilicr.C’est sur Piccadilly et sur le Leicester Square voisin que se trouvent la majorité des théâtres: Ambassadors, Saville.St.James, New • ilobe, Comedy, Coliseum, (iarrick.Le choix des pièces à l’affiche est imposant.Pour ma part, je ne voulais pas manquer l'O/rf Vie Company dont on a tant parlé à l'occasion de sa tournée américaine.Malhiu-reusement, le soir de ma visite, on jouait Cyrano de Heryerac qui.vous le concevez aisément, perd de sa verve à se laisser traduire.Laurence Oliver ne jouait pas: le rôle de Cyrano était tenu, merveilleusement d'ailleurs, par Italph Richardson.J'ai, depuis lors, revu la pièce à la scène et à l'écran français et i'ai pu constater que l’acteur an-jlais l'emporte d’emblée parmi les nterprètes actuels du célèbre Gas-?on.On sait que Franeen n’est oas » Paris! Le soir suivant, je me reniais au Savoy où règne depuis deux ans Robert Morlcy dans The First Gentleman, une comédie très spirituelle “à l'occasion” de la monarchie anglaise au temps des Georges III et IV.Morley est un acteur “formidable” (comme disent les vernis de Paris!) : tout chez lui est en grand, son timbre, sa'prestance, ses airs, ses colères.Des poumons de stentor el malgré cela une maîtrise extraordinaire des nuances.Sa compagne, la jolie Joan Hopkins, aussi charmante que Margaret Leighton en Roxane.passait du tragique au comique with the greatest of case, comme dit la chanson.Un -séjour prolongé à Londres m'aurait permis d’entendre l'opéreite Big Ben de Cochran, de voir Claire Luce dans Vanity Fair.John Gicl-gud dans Crime and Punishment, Tom Arnold dans Perchance to Dream.Vivian Leigh dans The Skin of our Teeth.Le théâtr^ londonien ne manque certes pas d'intérêt.Quelques “experts” prétendent même qu’il l’emporte sur le parisien par la valeur de ses interprètes.Je signale en passant un détail intéressant: à Londres, les représentations débutent A 6 h.30, un souvenir des blackouts, fort avantageux pour les voyageurs fatigués et.pour les Anglaises distinguées qui viennent boire au théâtre réter-nelie cap o' tea! Les musées « Londres n'a pas que du théâtre.Tout y abonde: concerts, opéras, vaudevilles, filins (comme partout, Hollywood prime).La visite des musées s’impose également.Je passai quelques heures très instructives A la Sational Gallery qui possède une des collections les plus “representatives” au monde, avec point d’orgue sur l’école romantique française et sur l’école des pur traitistos et des paysagistes anglais du XVHlr.A l'époque de mon passage, quelques journaux condamnaient violemment le conservateur de la galerie, lequel s’était donné mission de “laver’ les tableaux! La Tate Gallery, sensiblement plus moderne que sa soeur ainée, bien qu’elle ait perdu une de ses ailes et que ses pelouses se soient converties en jardins de la victoire, ne manque lias d'attraits.On y admire, entre autres chefs-d’oeuvre, une énorme collection de vaporeux Turner et uue importante série de peintures préraphaélites.Dois-je l’avouer, les Dante Rossetti et les Burnc-Jones me plaisent.“Haro sur le baudet”, crieront nos amis modernistes! Remerciements (jLLHTIN, M.N.Paul Guertin et les autres membres de la famille, remercient sincèrement les person nés'qui ont bien voulu leur témoigner des marques de sympathie, par offrande de messes, tributs floraux, télégrammes, bouquets spirituels, visites ou assistance aux funérailles.A l’occasion de la mort de Mme N.l’aul Guertin (Eva Martin).La nahonaitsahon Je n'ai pas Tintentiou d'analyser la politique anglaise.Une remarque seulement: durant les hostilités, on a fait bloc autour de M.Churchill, on l'a volontairement suivi sans dis-cutcr.En temps de crise, il n'y a pas de démocratie possible.Maintenant que cela est terminé, on voit la cri-lique réapparaître partout.A l'intérieur même du parti travailliste — malgré les appels A la discipline de parti, — il y a divisiou sur la politique extérieure et sur la conscription de paix.Les journaux anglais (ordinairement très ennuyeux, contrairement aux revues anglaises de politique et d’économie) attachaient beaucoup d'importance.Je crois cependant tance au débat.Je crois cependant que la nationalisation reste la question disputée.Une campagne d'affiches formidable, un peu A la française, s’y poursuivait.(.’argument favorable: Less today.more to-morrow L’argumcn'.contre s'illustrera A l’aide de cette déclaration lue sur la porte d'un autobus privé: To-day, you may take this bus or not.Nationalisation will take away that choice.Le couroge onglois Le peuple anglais, je ne l'ai pas connu, je l'ai vu seulement.Il a toujours celte figure grim qu’on dit traditionnelle.Il n'esl pas dorloté actuellement, mais avec un stoïcisme, peut-être également traditionnel.il ne s’en plaint pas trop.Un bar-tender m’a dit: "Oh, it's not as before.it can't be us before.F.vc-rylhing is rationed, life is miserable.Hat we won the war, haven't we'!” J'allais répondre: "Not alone, brother", mais A quoi bon heurter cet orgueil naturel?(Certains Français ne prétendent-ils pas qu'ils sc sont libérés eux-mêmes?) On m’avait bien recommandé avant mon départ du Canada, de “bien voir si c’est vrai que les Anglais ont besoin de nos cadeaux”.Crois-moi, il suffit de prendre un repas dans un restaurant moyen, de jeter un coup d’oeil dans les vitrines des magasins, de se faire expliquer le régime des tickets et.l’on ne peut q.ic compatir à la situation actuelle de ce peuple.Depuis que j’ai pris contact avec ces pays éprouvés, France et Angleterre, j’ai ajouté une ligne à ma prière quotidienne: “Seigneur, merci d’être Canadien”.Avant de partir pour Oxford, où je devais étudier.durant deux jours, je me décidais après force calculs — A prendre un billet d’avion pour Paris.Le journal du matin disait: “Un Dakota s’écrase: vingt-cinq morts”.A l’agence Cook, je payai mon passage et, un peu curieux, je demandai de quel modèle était l’avion qui devait me transporter.— "A Dakota, sirrr." Tout se passa A merveille et je descendis au Bourget enchanté de ce premier voyage aérien de ma vie.Deux conseils pour ton “prochain” voyage à Londres: surveille ta droite en traversant les rues, et emporte ton parapluie.En argot parisien: N’oublie pas ton pépinI Jtan-Luc PEPIN achetez vos FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 168 est, STE CATHERINE Livraison partout directement de notre serre-chaude.PL 1786-1787 Kcoutez le Jeudi C.H.L.P.12 h.25 12 h.30 CALENDRIER 1er mois JANVIER 31 Jours Demain: DIMANCHE 26 JANVIER 1947 III EPIPHANIE.Lever du soleil, 7 It.30.Coucher du soleil, 4 h.56.Lever de la lune, 10 h.06.Coucher de la lune, 9 h.27.Pleine Lune, le 6, à 11 h.47m.du soir.Dernier Quartier, le 13, a 9 h.56m.du soir.Nouvelle Lune, le 22.à 3 h.34m.du matin.Premier Quartier, le 79, à 7 h.07m.du soir.Tél.f CRtectnt 5700 MAGNUS POIRIER Kntreproneui Pompu Funsbrsi Export Embaumeuj 6603 rue ST-LAURENT JANVIER 1947 Dim un Mar Mer leu Ven Ham.® ru.0 OQ13 Ni 32 1 2 3 4 5 6 7 3 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 25 24 25 26 27 28 29 50 31 1 •ms* crtltrlcc-proprtStHlra -géra limité*) Oeorgm Pelletier, directeur-gérant.La Canadian Preaa eat aeul* autortaé* à taire emploi pour rélmpreaalon de toute* Ica dépêche* attribuée* à ta Canadian Preaa ê PAsaoclnted Preaa ou à l’agence ttcuter ainsi que de toute» lee Informations locale» que le "Deeolr" publie.Tou» droit» de reproduction de» dépêche» particulière» du “Devoir" aont également réservé».>1 poeti deuxième cluee.Ministère de* Poste».Ottawa.Arthur Landry ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D’AMBULANCE G.GODIN, prop., conseiller municipal.Salon* i Bureau i Ml.RACHEL EST Ml.RACHEL 1ST FAtktik 3571 LES MEDECINS RE-COMMANDENT NOS BAI1DIS MinniAmis • 1/(tn A^uxaltti Ji -ta/ PHARMACIE MONTREAL Charles Duquette, propriétaire Lm ela.mrm*du wk^mimcU Am Altmü mt Portes la bande qui convient à votre malaiao.Noua avons un assortiment complet de bandes hemlalrea.bandes médicales, b a* élastiques, 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coupables aux Assises el que devant les Cours des Sessions de la Paix, 425 personnes ont été condamnées au pénitencier, à la prison commune du district de Montréal ou A l’amende.Le rapport de Me Guimond porte sur la Cour du Banc du Hoi, les Cours des Sessions de la Paix et sur la Cour d’Appel siégeant en matière criminelle.“Si nous considérons l’année 1946, au point de vue de la criminalité dans le district de Montréal, il appert, dit M- Guimond.des statistiques des haules cours criminelles que durant l’année écoulée il y eut une importante augmentation des causes entendues.Lts Attisas La Cour du Banc du Roi, présidée par M.le juge Wilfrid Lazure, assisté des jurés, durant les quatre sessions régulières d« l’année qui vient de finir, a disposé de 25 causes résultant d’autant de verdicts dont 11 te sont terminés par un verdie* de culpabilité et 13 par un verdict d’acquittement, et une cause s’est terminée par un désaccord des jurés.Ce nombre de procès jugés par les Assises se rapportaient à des accusations de meurtre, d’homicide involontaire, de viol, tentative de meurtre, de complot contre l’Etat, de négligence criminelle et d'attroupement illégal, etc.Pour la conduite de toutes ces causes entendues devant la Cour d’Assises le Procureur Général était représenté par: Me Oscar Gagnon, c.r., substitut senior en chef, assisté de Me Irénée Lagarde, c.r,, Me John Bumbray, c.r.Me Henri Monty, c.r., et Me Henri Lorangcr, c.r.Il appert donc de tous ces chiffres que.devant le jury, l’année' 1946 accuse une augmentation de 7 causes sur l’année précédente, d'après la compilation faite par Me M.-A.Hurteau, député-greffier aux Assises.Lts Sessions de la Paix Durant l'année 1946, le personnel du Greffe de la Couronne a préparé 907 actes d’accusation contre les accusés qui ont fait options puur un procès expéditifs préférant être jugés par un juge seul plutôt que de subir leur procès devant les jurés.Ces procès expéditifs sont entendus devant les Cours des Sessions de la paix présidées par onze juges, dont M.le juge en chef Gustave Perrault, MM.les juges Gustave Marin, F.T.Enright, Maurice Té-treau, C.-E.Guérin, T.-A.Fontaine, Armand Cloutier, Hené Théberge, Orner Legrand et Edouard Tellier.Au nombre des sentences rendues 136 accusés ont été condamnes à la réclusion au pénitencier de St-Vin-cent de Paul pour des périodes variant de deux A dix ans; 254 accusés ont été condamnés à la prison commune pour des durées de moins de deux ans; 236 ont bénéficié d’une sentence d’acquittement, tandis que 35 autres ont été condamnés au paiement d’une amende seulement.Peinture et décoration j Intérieur — Extérieur Réparations — Tapisserie I Travail soigné } GEORGES-S.DE-BER ENTREPRENEUR PEINTRE 1541, no Chambord — DO.(359 j J Ces convictions sc rapportaient à des accusations diverses et principalement à dos vols nar effraction, vols avec violence, vols sur la personne, vols comme serviteur, re-eels, conspirations, faux prétextes, assaut sur personne, faux et rircu-lations de faux, parjures, bigamies, grossières indécences, attentats à la pudeur, conspiraiion pour frauder le gouvernement, etc.Conduisaient ces causes devant les juges des sessions de la paix.MM.Maurice Cousineau, E.Lacroix, Marc Blain, Dollard Dansereau, René Hébert et Geo.Hill.Je me fais un devoir de souligner ici la courtoisie parfaite et la bonne collaboration de tous le* agents de liaison des divers départements tant fédéraux, provinciaux que municipaux, qui nous ont grandement aidés a ncours de l’année.Las appals Durant Tannée écoulée, Ton compte 6 pourvoies en appel de verdicts rendus devant la Cour d’assises, appels portés devant la division des cinq juges de la Cour du Banc du Roi siégeant en matières criminelles; deux de ces appels ont été renvoyés, un maintenu et trois sont encore en suspens.Quinze pourvois en appel ont été aussi faits en 1946 devant la même Cour A l'encontre de jugements rendus par les juges des Sessions de la Paix; de ces derniers appels 4 ont été maintenus, 8 renvoyés, un nouveau procès a été ordonné, et deux sont encore pendants.Il convient de mentionner que les 4 appels qui ont été maintenus a-vaient tous été faits par la Couronne et les 8 renvoyés étaient des appels de la défense.Cette revue de (’année 1946 démontre par elle-même et sans besoin de commentaire, les activités accrues du greffe de la Couronne et le travail accompli par son personnel.Pour le district de Montréal, une seule exécution capitale eut lieu en 1946, quand Edsel Harris paya sa dette à la société le 21 juin dernier.Constatation d’importance, .il convient de noter que les condamnations imposées au cours des douze derniers mois ont été plus sévères; devant les juges des Sessions de la Paix, par exemple, 136 accusés ont pris le chemin du pénitencier, alors qu’en 1945 seulement la moitié de ce nombre, soit 68, se voyaient imposer une telle con-damnalion.La Cour d’Assiscs, de son côté, durant quatre sessions entièrement remplies, a vu passer devant elle 1rs procès les plus extraordinaires de son histoire: qu’il nous suffise de faire l'énumération suivante: complots contre l'Etat, émeute à l’occasion d’une grève, viol d'une brutalité révoltante, meurtre dans le monde interlope, le tout sans oublier ees deux jeunes gens qui ont été la terreur de Tannée, Brunet et Lévesque.Feu le juge Monet La mort soudaine de M.le juge Amédée Monet est venue assombrir une année si bien remplie.La disparition de cet homme de bien et de savoir, dont l’expérience était une ressource et une sécurité pour tous, a causé un grand vide au Palais où, depuis tant d’année, il distribuait la justice.Regretté de tous, peut-être même des inculpés, la mémoire du gentilhomme qu’il fut vivra longtemps dans le coeur de tous ceux qui Tont connu.Me Guimond termine en disant qu’il formule l'espoir que la fermeté qu’ont dû manifester nos tribunaux criminels devant la vague montante de crime, en 1946, servira de leçon à tous ceux-là qui seraient tentés de sc soustraire aux lois établies en notre province et notre pays.I Nos hôpitaux bien cotés Approbo lion du Collège des chirurgiens d'Amérique, pour 1946 Le Dr Malcolm MacEachern, Tun des directeurs du Collège des chirurgiens américains, nous communique la liste des hôpitaux du Québec qui viennent d’etre approuvés, pour l’année 1946, par les enquêteurs de cette association.K fait remarquer que les enquêtes se renouvellent chaque année, et que le fait qu’un hôpital est approuvé une année ne signifie pas qu’il demeurera toujours approuvé.Voici les principaux mérites requis pour l’approbation de l’Ame-rican College of Surgeons, fondé en 1913, par des chirurgiens des Etats-Unis et du Canada: 1— Locaux modernes assurant aux patients sécurité, confort et bons soins.2— Organisation, devoirs, responsabilités et relations clairement définis.3— Conseil de direction choisi minutieusement et détenant autorité suprême.4— Administrateur compétent responsable au conseil de direction.5— Personnel à la hauteur de la tâche, bien dirigé.6— -Personnel de médecins et chirurgiens consciencieux, compétents., 7—Services adéquats de diagnostic et de thérapeutique.8— Dossiers complets et efficaces, bien ordonnés pour permettre l’étroite surveillance des malades, 9— Conférences régulières entre direction et personnel, de manière A maintenir une bonne coordination du travail à permettre une révision des méthodes, un haut degré d’efficacité scientifique.10— Un esprit humanitaire qui tienne pour primordial le bien-être du patient.Les hôpitaux dont les noms sont précédés d’un astérisque ne sont approuvés qu’avec réserve, ayant accepté les conditions du Collège des chirurgiens, mais n’ayant pu les remplir encore dans tous les détails.On voit ainsi comment ces approbations peuvent être un facteur de progrès.(Pour toute communication: American College of Surgeons, 40 Füast Erie Street, Chicago II, Illinois).Cartierville; Hôpital du Sacré-Coeur.• Chicoutimi: Hôtel-Dieu de Saint-Vailier.Gamelin: Hôpital Saint-Jean-de-Dieu.Joliette: *Hôpital Saint-Eusèbe.Lachine: Hôpital Saint-Joseph.Lac-Edouard: Santorium du Lac-Edouard.Lévis: Hôtel-Dieu du Coeur Agonisant de Jésus.Mastaï: Hôpital Saint-Michel-Archange.Mont-Joli: Sanatorium St-Geor-ges.Montréal: Alexandra Hospital, ^Catherine Booth Mother’s Hospital, Children’s Memorial Hospital, Grace Dart Home Hospital, Hôpital Homéopathique, Hôpital Général de la Miséricorde, Hôpital Général de Verdun, Hôpital Notre-Dame, Hôpital Pasteur, Hôpital Sainte-Jean-ne-d’Arc, Hôpital Sainte-Justine rour les enfants.Hôpital Saint-Luc, lûtel-Dieu de Montréal, Institut du Radium, Jewish General Hôspital, Montreal Convalescent Hospital, Montreal General Hospital (Central Division, Western Division), Royal Edward Laurentian Hospital (Montreal Division), Royal Victoria Hospital, Royal Victoria Montreal Maternity Hospital, St.Mary’s Memorial Hospital, Shriner’s Hospital for Crippled Children, Verdun Protestant Hospital.Québec: Hôpital de TEnfant-Jé-sus, Hôpital du Saint-Sacrement, ?Hôpital St-F’rançois-d’Assise, Hôtel-Dieu de Québec, Jeffery Haie Hospital.Rimouski: ?Hôpital St-Joseph.Roberval: ?Sanatorium Saint-Michel.Sainte-Agathe-des-Monts : Hôpital Laurentien Royal Edward.Sainte-Anne-dè-Bellevue: Hôpi- tal de Sainte-Anne.Sainte-Foy; Hôpital Laval.Saint-Hyacinthe; Hôpital Saint-Charles.Saint-Jean: Hôpital Saint-Jean.Saint-Laurent: ?Hôpital Notre-Daine-de-TEspérancc.Jjhawinigan: Hôpital Sainte-Thé-rèsej Joyce Memorial Hospital ?Hôpital G' lénéral ?Hôpital SHerbrooke: ______^ Saint-Vincent-de-Paul, de Sherbrooke.Trois-Rivières: Hôpital Saint-Jo- ! seph, Hôpital-Sanatorium Cooke.W'estmount: Herbert Reddy Me-1 morial Hospitaj.Cent ans d’activité minière Le forage à diamant dons le Nouveau-Québec L’année 1947 marquera le centenaire de la grande course à l’or de 1847 en Californie et le cinquantenaire de la ruée de nos chercheurs d’or dans la région polaire du Klondike.En ce siècle de mécanisme à outrance, on est émerveillé du formidable développement de notre industrie minière, grâce à la technique perfectionnée de l’outillage mis au service de celle-ci.Dans les pays neufs du nord-ouest de Québec, la foreuse à diamants occupe une place de premier plan et Ton s'en sert couramment sur toutes les propriétés que Ton veut mettre en valeur.Il faut dire aussi que la formation géologique de notre région diffère sensiblement de celle que Ton rencontrait dans les champs aurifères de la Californie et du Klondike.Plusieurs compagnies à charte ont été formées qui s’occupent de ce travail spécialisé.L’une d’en-*tre elles qui a son siège social et ses bureaux en la ville d’Amos s’est imposée de façon remarquable à notre monde minier: c’est la compagnie Transbec Mining Diamond Drilling, de formation tout à fait récente, qui en moins de douze mois, a mis à son compte plusieurs opérations de réelle envergure.Cette compagnie qui possède ses propres claims miniers, en acquiert de nouveaux tous les jours et se sert de son outillage, l’un des plus modernes du genre, non seulement pour développer ses propriétés, mais aussi pour exécuter des travaux similaires sur des claims appartenant à des particuliers et à d’autres compagnies minières.Transbec Mining , Transbec Mining possède déjà 30,000 acres de terrains miniers dans 15 cantons différents.Dernièrement encore, clic a acquis deux groupes de terrains dans les cantons Lamorandière et Despinas-sy.Dans le canton Landricnne, aussi, Transbec Mining a pris les mesures nécessaires à l'acquisition de terrains miniers longeant la récente découverte de la compagnie Anglo-Huronian, découverte remarquable par sa forte teneur en cuivre, en plomb, en zinc et en argent, qui a causé toute une sensation dans notre monde minier.Même à Chibougamau Transbec Mining a piqueté 600 acres de terrains situés à la lisière du bloc no 8 de Grand Cliibouganiau Gold Mines, au lac Taché.Des sondages au diamant y ont démontré la présence d’intersections d’une largeur inusitée richement pourvues en or et en cuivre, porteur de sulphides.Une compagnie présentement en formation et sur le point d’obtenir des lettres patentes s'occupera du développement et de la mise en valeur de cette nouvelle découverte, grâce A un important apport de capitaux*.LES Lithlnéa du Or Croc N* 3] [ vou» permettant de réalisât chai «ou* ou en voyage, un* bonne eau minéral» [ emtieletle.«rikk*.'alcetoe, graeete.| LITMINÉS du Dr Grec N* 33 «on» une ersurance d» bonne venté et I un treitereent préventif dee personnes | Bien portentes.Eus par tous, le mefin é leun.a midi et le soir aux repas, c’est leau de fable *f d* régime d* foula la famtll*.des petits et des grands.Les Llthmés du Dr 6R0C N* 33 constituent le remède indiqué du FOIE, dee REINS, de l’ESTOMAC.dee Rhumatismes.de I Arthritisme en général.Les Lithincs du Or Groe R* 33 conliennent.dans chaque boite, des bons-orimes.fn les collectionnent, vous obtiendrez toutes sortes d’obiets utiles.»** LUMxée cent a» eeete gone I toute* tee pfcormoete* — Prodstt /ronéoté — fte/xecs lee imltottoet ee surtout sea la eom jt te Ne SI.HT?CROC Le champ d’action de la divisior du forage à diamants de Transbec Mining ne se limite pas au seul développement déjà important des propriétés minières de cette compagnie.Le forage à diamant s’y exerce sur une vaste échelle: d’abord à creuser des puits pour approvisionner d’eau les colons du nord-ouest de Québec, en vertu de contrats passés entre cette compagnie et le gouvernement provincial, ensuite à remplir des contrats pour le compte de propriétaires de ciaims miniers, tant pour des particuliers que pour diverses compagnies.C’est ainsi qu’au cours des derniers douze mois, 10 foreuses ont été constamment en opérations dans l’exécution de ces divers travaux.Aussi la direction de Transbec Mining se propose-t-elle d’ajouter à son outillage plusieurs foreuses additionnelles, en vue de développer le nombre toujours croissant de ses claims et de rendre encore plus efficaces le service de sondage à diamant qu’elle tient à la disposition du public.Il va de soi que Tesprit d’initiative et d’audace pleinement justifié de cette jeune compagnie lui vaut au bout de sa première année d’opérations une situation financière tout à fait intéressante.'’vous6' Des preuves ?Evidence légale fiable obtenue pour toutes tins.Investigations générales Haney Detective Agency 28 St-jacques ouest Tel HA.9823 — Ri».CR.2937 «terrier 9360 GARCIA POULIN.A.P.j Auditeur Public Accrédité de qutBc Accredited Public Auditor of QuelRp Itnpét sur le reve- spRt-iAi itps - nu et In»t»ll»tion SPECIALITES .comptabi- lité.1700 Sherbrooke E., appt 25 rppt Gauthier Montréal Avez-vous.un problème de décoration intérieure ?Consultez de» diplômes d* l’Ecole du Meuble MARCEl-G.COUTLÉE & FERNAND MALOUIN Ebéniite-decoraleur Décorateur MEUBLES ET TISSUS EXCLUSIFS TENTURES.RIDEAUX.TAKS REMBOURRAGE L 5126 av.Papineau CH.1868 Derniers devoirs .— Laisstz-noua vous assislei dan» vos derniers devoir», enver» ceux qui partent.Nos conseil» sont basé» 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une large autonomie, avec un gouvernement central faible — Pas de régime spécial pour la Ruhr ni la Rhénanie La préparation des traités de paix Traité d’amitié anglO'Soviétique Pans, 25 (A.P.) — La France a formulé hier un projet pour le gouvernement de l’Allemagne après l’occupation alliée.Ce serait une confédération assez peu centralisée, avec un gouvernement central faible, et des Etats qui auraient des pouvoir* étendus, même en matière de relations étrangères.Ce projet s’écarte radicalement de l’attitude anterieure de la France en ce qu’il n’y est pas question d’un statut spécial pour la vallée de la Ruhr.Depuis la libération la France demandait que la Ruhr fût internationalisée et que la Rhénanie fût détachée du Reich.Selon le nouveau plan, chaque Etat de la confédération allemande pourrait avoir ses propres relations diplomatiques avec des pays étrangers voisins; un porte-parole officiel a dit que cela s'appliquerait Êar exemple à des accords entre la avière et l’Autriche, et encore entre la Rhénanie et la France, la Belgique, la Hollande et le Luxembourg.La France, selon cette information, a envoyé aux trois membres du Conseil des Quatre, deux mémoires; l’un porte sur l’établissement des organes de gouvernement fédéral et d’Etats pendant une oé-riod'* de transition, sous la surveillance du gouvernement militaire allié; l’autre porte sur le régime permanent de l’Allemagne future.D’après le nouveau plan français il n’y aurait en Allemagne aucune police ou armée nationale pour la sécurité intérieure.Chacun des Etats fédérés aurait juridiction exclusive sur la police, l’enseignement, la justice, la santé et les domaines connexes.Le gouvernement central consisterait en un président élu pour seulement une année, inéligible pour un nouveau terme, et responsable à un parlement d’une seule chambre qui serait formé par quatre sénateurs nommés par chacun des Etats-Unis; il y aurait aussi une Cour suprême qui interpréterait les pouvoirs du gouvernement fédérai et des Etats.Les ministères du gouvernement central seraient restreints aux domaines suivants: affaires étrangères, économie nationale, finance, alimentation, transport, communications et agriculture.Le gouvernement central serait installé dans un district fédéral établi ailiers qu’à Berlin.Les loyers Les proprios veulent im* poser les baux mensuels Assemblée spéciale de la Ligue des propriétaires de Montréal tenue hier soir L'Australie demande une conférence ; Mais M.Staline dit qu'il faudrait le de paix séparée pour l'Autriche — ! reviser pour le prolonger jusqu'en L'Afrique du Sud veut une révi- '992 — Malentendu causé par sion de l'accord de Potsdam — un discours, de M.Bevin L'attitude du Canada ! Londres, 25~(aT.) — Le pre- Londres, 25.(A.F.) — L’Union ! niifr mi“ist,re .dans, un« de l’Afrique du Sud s’est jointe à ; note envoyée a 1 Angleterre, le 2d Les “élections” polonaises Constatations du personnel de l'ambassade des Etats-Unis Varsovie, 25 (A.P.) — Les observateurs des Etats-Unis en Pologne ont fait rapport à l’ambassadeur Ar-thur Bliss Lane que les partis de : placeaieuts d’état.La cession des la coalition gouvernementale se’impôts et les versements annuels sont rendus coupables d’intimida-j aux provinces qui ont été proposés tion dans les élections parlementai-i faisaient partie iutégranle du plan OtUwa fait de nouvelles propositions ancières aux provinces (suite de la première nage) l’Australie hier pour demander'aux i {a"vl«1'ret.hie/ yssisii-int'i Hpk ^ )iiüfr*> un** ; SOli J)dr 16 1 OFtflJifll OlIlCC.d CIC* ._ prochaine de raceonl de PoKHmoÏ I claré qu’il s’accorde avec M.Be-! res de dimanche dernier, et que l'at-j d’ensemble, afin d’améliorer l'économie ille- i vin PÜUr d*1"6 Uue l'alliance anglo-I titude des Polonais à l'égard de ces ann a améliorer i economic aile ; russe dç vjpgt alls „.a pas ét6 ré-; élections comportait “du cynisme,! Divergences marquees mande, que ces pays jugent dange- I rll!’?.e.,,e v,?*t.1ans P a Pas «-’le re-j elections comportait “du cynisme,! divergence! reuse pour la paix.Le délégué de | 'J11"8 ;*1 .a.ajoulétait ni remplacé ni sus ni aucune humiliation.’ - - • forcée pour être prolongée a durée de cinquante ans.Cette déclaration parait mettre fin à la tension qui a commencé le 22 décembre, lorsque M.Bevin, dans une revue des affaires étrangères prononcée à la radio, a déclaré que l’Angleterre “ne se lie à personne”.Cette déclaration avait été considérée alors comme une réponse à ceux qui disaient que la • politique de l’Angleterre était trop étroitement liée à celle des Etats-Unis, et comme un effort pour promouvoir de meilleures relations avec la Russie.Mais Pravda avait relevé cette déclaration, et l’avait interprétée comme un désaveu de l’alliance soviétique par l’Angleterre.Tout de sui- es marquées sont onférence.Un uo- A une assemblée spéciale de la Ligue des Propriétaires de Montréal, le notaire Léonard Léger, président de la Ligue, a conseillé aux propriétaires de louer à compter du 1er février, date où sont ordinairement renouvelé les baux, sur une base mensuelle.Cette assemblée spéciale était tenue hier soir en la salle St-Sacre-ment et avait pour but d’étudier la situation présente des logements.Dans ses remarques, le notaire Léger a précisé que les propriétai-respouvaient louer sur une base annuelle mais en incluant dans le bail une clause par laquelle le locataire s’engage à accepter toute augmentation sur le prix de son loyer .autorisée par la loi.Cette mesure est conseillée par la Ligue aux propriétaires afin que ceux-ci ne perdent pas les avantages que pourrait créer une nouvelle législation au cours de l’année.Me Hector Lalonde, conseiller juridique de la Ligue, s expliqué que le propriétaire devra faire parvenir son avis de changement au locataire avant le 1er février et, de préférence, par lettre recommandée.L’ancien échevin Mercure a suggéré qu’une délégation, formée des membres de l’executif de la Ligue, se rende à Québec, rencontrer le premier ministre pour demander le retour au code civil en ce qui concerne les loyers.Dans deux résolutions adoptées hièr soir par les nombreux membres présents, il est dit: a) que la ligue s’oppose à l'augmentation des taxes foncières tant que seront gelés les loyers, et b) qu’elle proteste contre le mauvais entretien des rues et des trottoirs dans la métropole.Le conseil d la Ligue a nommé, hier soir, les cinq nouveaux directeurs suivants: M.Jos.Mercure, ancien conseiller municipal; le notaire J.-C.Girard, MM.Victor Lévesque et Marcel l.afaille, tous trois conseillers municipaux, ainsi que M.Edward W.Saw ver.* * * Restrictions levées sur les baux commerciaux Me Arthur Lussier, secrétaire fondateur de la Ligue de Protection des propriétaires de 1e province, a affirmé hier soir qu’il avait appris, de source officieuse, que les autorités fédérales songeraient à lever, d’ici peu, toutes les restrictions sur les baux commerciaux.Sa même source de renseignements s’attend, également, à ce qu’un allègement du contrôle des loyers soit décrété par Ottawa avant le 15 février.Les autorités fédérales se proposent d’abolir la Commission des prix et du commerce au cours de l’année, a-t-il expliqué, le gouvernement central n’attendrait que l’ouverture de la session pour présenter aux Communes un bill pourvoyant à une augmentation du prix des loyers de 10 ou 15%, selon le cas.tel que réclamé par les propriétaires de toutes les parties du pays.Me Lussier a profité de la circonstance pour inviter les propriétaires à se procurer, aux bureaux de l’Association, 1820 est, blvd St-Joseph, les formules requises pour mettre les locataires au mois.Il s’agit là, dit-il, d’une mesure à laquelle doivent recourir les propriétaires s’ils veulent bénéficier des avantages pouvant leur être consentis au cours de l’année.Les asistants des Quatre, section du traité allemand, se réuniront aujourd’hui pour entendre le représentant du Canada; ils ont convenu que la réunion sera contremandée si le Canada met-à exécution sa me-j nace de boycotter la conférence.Le i Canada avait demandé l’assurance : que s’il présentait ses vues maintenant, il ne serait pas empêché de 1 prendre part aux délibérations à une phase ultérieure.Après deux séances de discussion, les délégués des grandes puissances ont décidé de repondre par écrit à la note canadienne.La réponse dit simplement que les délégués seraient heureux d’enPndre les représentations du Canada.On ne sait pas encore si le Canada jugera cette réponse satisfaisante.Le délégué soviétique.M.Gousev, a critiqué l’Afrique du Sud et l’Australie parce qu elles ont soulevé des questions qui concernent la procédure des traités.11 a dit que, comme président de la conférence cette semaine, il a donné instruction aux deux pays de discuter seulement le problème allemand lui-même.MM.Robert Murphy, délégué des Etats-Unis, sir William Slang, de l’Angleterre, et Jacques Paris, de la France, ont dit qu’ils ne pouvaient pas encourir à de telles instructions.des forces armées, ont provoqué le vote ouvert de la population; ils ont cité une longue liste de violations des lois constitutionnelles et électorales polonaises.M.Lane a déclaré qu’il enverra à Washington mercredi prochain des rapports sur les événements qui ont précédé et accompagné le vote, ! conséquence, - .- selon des observations faites par “al* *cs domaines de 1 impôt sur le le personnel de l’ambassade et d’au-i „eî,.Je,s corporations ainsi très citoyens américains qui ont vi-i d';f dl 0!*8 successoraux, selon eitz i».j-T.t>a.i„»r.„ i le* gi anucs lignes ctablirs lors des lliinn.8 I de la conférence fédéralc- aVAn‘etHr"d52VeMS I provinciale.En même temps, le do- On a demandé à M.Lane quelles minion a fait en sorte, dans son sont ses vues sur 1 élection, et il a programme fiscal 194G.de prévoir répondu quelles coïncident avec fe* engagements qu’il avait contrae-la note envoyée par le secrétariat ! tés en vertu des accords fiscaux ou d’Etat des Etats-Unis à Varsovie et!temps de guerre.A cette fin, le taux à Moscou, avanf l’élection, et où j des impôts sur les corporations a l’on critiquait l’organisation élec-; été réduit à 10 pour ccn! ci l’impôt ____,,, D„.torale comme ne garantissant pas'sur le revenu des particuliers a été pendu.luis samedi deriuei, Lon- un voje )jijrei j,es observateur* de i également abaissé.Èn outre, le do- tions, le gouvernement fédéral a dé cidé que l’on pouvait accomplir plus de progrès en s'occupant en premier lieu des accords fiscaux pour passer ensuite aux programmes de placements d’Eiaf el de sécurité sociale.Dans le budget du 17 juin 1946, le gouvernement a, »i., offert de prendre à Mission rédemptoriste au Japon Ottawa, 25.(D.N.C.) — Les Pères Rédemptoristes d’Ottawa et d’Ayl-mer viennent d’apprendre que leurs supérieurs majeurs ont accepté, §our la province de Sainte-Anne de eaupré, une mission au Japon.Telle est la substance d'un message officiel, qui leur parvenait hier de leur supérieur provincial, le T.R.P.Léon Laplante.C’est le deuxième champ d'apostolat qui s'ouvre, en Extrême-Orient, au zèle des fils canadiens de Saint-Alphonse, puisqu’ils se dévouent déjà depuis 1925 au salut du peuple indochi-nois.Les autorités de la congrégation n’ont pas encore dévoilé le lieu de le fondation, ni la date du premier départ de missionnaires non plus que les noms de ces pionniers.Voleurs de coffres-forts sous verrou La sûreté provinciale est en Irain de mettre la main sur une bande de voleurs de coffres-forts.Deux individus.dont Arthur Miehaud, 35 ans, d’Ottawa, et Albert Tremblay, 29 ans, de Montréal, ont été arrêtes el condamnés à la prison.On re-ehe activement deux autres personnages de cet acabit.Les principaux vols signalés ont été perjié-Irés dans les bureaux de la carrière Miehaud, à Si-Barthélemy, où un montant de $500 est disparu; s la "Duchess Potato Chip’-, rue Masson, à Montréal, dont le coffre-fort a été retrouvé près du Monastère des Pères Franciscains, à Rosemont, enfin dans une tentative à la Banque Provinciale de St-Barthélemy, qu’une sonnerie a fait rater.Dans une automobile, volée à Ottawa, qu’ils se sont sentis obligés d’abandonner aux limiers, qui les poursuivaient, on a trouvé une liste de “clients” à visiter: Beaver Candy, rue Duluth; lloppenheim Candy Shop, avenue des Pins; Pépin St-Gerinatn, rue Parihenais; Savannar Confeclionmry, rue de St-Vallier; Belley Charles, ruelle Lafrance; Stewart Biscuit, rue Laurier; Best ïeast, rue St-Denis; Produits laitiers Orbis, rue Parihenais, et V’o-yourt Delisle, rue Duluth.De plus, on a trouvé une variété d'outiis de cambriolage à leur_ disposition.Récompense de $5,000 Une jeune fille de 18 ans, etifant d'un ingénieur civil de Bennington, au Vermont, Mlle Paula Jean Welden, est disparue depuis le 1er décembre dernier.Elle avait été vue pour la dernière fois, vers 3 heures de l’après-midi, au “Long-Trail”.Un chauffeur de taxi croit l’avoir aperçue dans la ville de Karnham, pendant les fêtes.C’est ce qui fait croire' à l'enquêteur spécial du procureur du Vermont, Al-mo-B.Eranzoni, que la disparqe se trouverait dans Montréal.11 a rendu visite à notre corps policier, hier soir.Il a annoncé que la famille offre une récompense de $5,000 à qui fournirait des renseignements probants à la police: HA.Voici une description de ia personne.Elle mesure cinq pieds et cinq pouces, pèse 122 livres, a les cheveux blonds et les yeux bleus.Elle portait au moment de la disparition un “parka” rouge, des pantalons et des souliers, connus sous le nom de “bobby sox”.dres a envoyé une note au gouvernement soviétique disant que l’article de Pravda était erroné et réaffirmant l’existence du traité.M.Bevin a aussi révélé hier qu’il a lui-même envoyé directement à M.Staline une note où il lui dit: “Ce n’est certainement pas mon opinion "que le traité soit tombé en désuétude.Dans son réponse du 23, M.Staline dit: “Il est maintenant clair que vous et moi partageons le même point de vue quant au traité anglo-soviétique”.Il continue à propros du projet de prolonger cet accord jusqu’à 1992: “Je dois dire que s’il faut considérer sérieusement une telle extension, alors, a-vant de prolonger le traité, il est nécessaire de le changer, en le débarrassant des réserves qui l’affaiblissent.” C’est un porte-parole du Foreign Office qui a donné la nouvelle, et lorsqu’un journaliste lui a demandé si l’Angleterre était disposée à reviser le traité, il a répondu/‘Comme je 1a comprend, l’offre comportait que le mot “vingt” fût remplace par le mot “cinquante”.La note envoyée par M.Bevin ¦révèle aussi que M.Staline a expri l’ambassade disent qu’ils n’ont trouvé aucun poli où le vote fût secret, minion s’est efforcé dans toute la mesure du possible d’alléger le far- Jlff ont consiaté plusieurs arresta-1 d®au ,d® ^a double imposition à lions de membres du parti paysan, .gal'd des contribuables des pro-une prison de Kielce ayant reçu : vlnSes‘I*11 P0,!valen1l 11 t lr(‘t)i,s djs" mille prisonniers.Us affirment auelp',sAes 8 conclure des ententes fis- quv ; èales les électeurs craignaient de parler ., | de l’élection, et que l’opinion ré-! avep R buvèr'n^„eids ‘m ovin - gnait que les résultats étaient déci-j ciaux qui ont signifié leur intention des d avance.Entre autres choses, ! d’aecepler en principe les proposi-ces observateurs rapportent qu à liions du dominion, des circonstan-Lublin le vote « e«t déroulé dan* j ces spéciales se sont présentées qui le désordre, et nue des milliers j ont justifié de modifier dans une d’électeurs probablement n’ont pas, certaine mesure les propositions pu voter avant la fermeture des i initiales.poils.| .‘‘En vertu des premières propo- L’ambassade anglaise prépare i sitions budgétaires; chaque provin- aussi sur les élections un rapport pour le gouvernement de Londres.Combat acharné dans Hanoï Paris, 25 (A.P.) — Des fusiliers marins, des parachutistes at des commandos français ont employé des bazookas, des mortiers et des grenades pour chasstr les troupes viet-namiennes d’un secteur de 200 verges dans le sud de Hanoï; ces i .troupes étaient barricadées dans mé su maréchal Montgomery, du-j, rue* pf dp* mnisons et rpt en-iu t-â>r,iu a» na Hu.-nîop 1B* rues ei ties maisons, ei cei en rant la récente visite de ce dernier à Moscou, son embarras devant la déclaration do M.Bevin le 22 décembre, et qu’il lui a demandé si cela laissait le traité “suspendu en l’air".Dans sa réponse, M.Staline admet qu’il a été perplexe, parce qu’il lui semblait qu’une telle déclaration, sans explication correspondante, pouvait être utilisée par les ennemis de l’amitié anglo-soviétique.H ajoute: “Pour moi, il est clair que nonobstant les réserves formulées dans le traité anglo-soviétique, et bien que ces réserves paissent affaiblir la signification du traité dans la période d’après-guerre, l’existence du traité anglo-soviétique impose des obligations à nos pays.Cependant votre message et la déclaration du gouvernement britannique expliquent complètement ’’affaire et ne laissent place à aucun malentendu.” gagement a été l’un des plus acharnés depuis le début des hostilités en Indochine.Les Viet-namiens avaient eu recours à une tactique employée dans les combats de rue en Europe pendant la Grande Guerre II: ils avaient percé des ouvertures dans le* murs des maisons, afin de fournir des passages couverts continus pour leurs francs-tireurs.Ce combat a commencé à midi jeudi, lorsque les Français ont lancé une attaque sur le périmètre nord d’une zone d’un mille carré Les Japonais ne seronf plus déportés Ottawa, 25 (D.N C.) — Le Canada a décide de cesser de déporter dans leur pays les nationaux japonais qui habitent en Colombie canadienne ou dans les autres provinces.Voilà ce que le premier minis-•re Mackenzie King vient d’annoncer.Jusqu’ici, pré?de 4,000 Nippons sont retournés outre-Pacifi-que depuis la fin de la guerre.Désormais d’autres nationaux japonais partiront d'ici de bon gré en raison du rappel du décret de déportation.Le chef au gouvernement fédéral a toutefois nié que le Canada ait déporte des Nippons.Contredisant des nouvelles en ce sens, M.Mackenzie King a souligné que ia rentrée au Japon rie 4,000 de ses i nationaux s’est toujours faite sur ‘ une base volontaire.1 a révélé aussi 'que le déplacement de la populalion nipponne de la Colombie canadienne vers l’intérieur du Canada a obtenu des résultats probants.On ne trouve plus mainleuant que 6,776 Japonais sur la Côte du Pacifique contre 22,096 en 1941.Quant à la population nipponne globale en notre pays, elle s'élève maintenant à seulement 20,558 en comparaison de ; __________„„ .Elatl.;.j„ - _ •VJ i4Cl il v J.slv ans Cette iliniinn- ou Payal,‘•, a“ cho,x •n dollar» dm tmt» i trais» du pay*.H a À r>! .ü,, A hi, n ! ^ r le.> 11 o a '.Vi Uni», dont la plu* proeho dale d eehean-j Tout lal»»e croire, par atUeur», que M.tion démographl |ll .résillti des de-ou ^,gppti au remboursement mt de Erneit Manning, premier ministre de TAt- ce avait le choix d’accepter un versement annuel minimum de 150% de ses recettes provenant de l’accord fiscal du temps de guerre, au lieu de la capitation de $15.00 fondée sur sa population de 1941 ou de 1942.Ce choix étant plus favorable que la capitation proposée de $15.00, la Colombie canadienne qui, avant la guerre, avait bénéficié plus qu’aucune autre province des domaines de l’impôt sur le revenu des particuliers et des corporations, opta naturellement en sa faveur.Cette province n’en représenta pas moins énergiquement que, vu la rapide expansion de sa population et de son industrie, il serait injuste qu’elle fût astreinte à ce niveau minimum sans doute pour la durée de l’accord, et que cela mettrait le gouvernement dans l’impossibilité de subventionner ses services' nécessairement en voie de progrès.Par suite de ces rcqp'ésen-tations, la Colombie se vil offrir une clause comportant barème gradué sous le régime de laquelle les versements annuels devaient augmenter en proportion de l'accroissement du revenu national et de la Règlements révisés ou contrôle du change étranger dans le quartier indigène; cette I population provinciale, ainsi qu’il zone était défendue par environ I était prevu pour les autres provin-mille jeunes gens armés.Les Fran- ces.Lette offre était subordonnée à çais, qui ont combattu contre des barricades et sous le feu des francs-tireurs le long de la “Rue des Tubercules”, et près du marché central.assurent n’avoir perdu que deux morts et dix blessés.La réponse de MM.Drew et Duplessis Ottawa.**.(DNC) — la conclu»loa d‘M>t»DlM Hnancliro» Mtr» 1m n»uf pro- l'assentiment des trois provinces, qui avaient déjà cherché à conclure des accords avec le gouvernement fédéral.“Outre les circonstances spéciales invoquées par les provinces individuelles, des représentations faites, à la conférence et depuis lors par plusieurs provinces voulaient que le gouvernement fédéral se désistât des domaines dits secondaires d’impôt.Depuis le budget de 1946, la situation financière amé- ?ine« ai la tâdiral dipmd plu» qua la-!l'oree du gouvernement fédéral a mal» d» la d»cl*lon qu» pitndrcnt 1# pro-i permis d annoncer que le gouver-mi»t mlntatr» Mauric» DupH»»!» d» Qui-1 neraent federal, à partir du 1er Ottawa, 25.(DNC) — La CommUtlon do contrôle du change étranger annonce la révision des réglements régissant awmu»w.-j nAt ni i , ., transactions eur les marchés extérieurs ‘ des Finances, a soumis, par lettre, de nou-; P t* el notamment (Je celui de SSSSV* •»»»as*»S *S »P »¦.su,w p———— 1*1 _ bac *« U pr*ml»r mlntatr» Qaorga Draw !avril prochain, renonçait aux prin-dOntario.M.Dougla» Abbott, mlntatr a | «P aux domaines secondaires d’im-Mpm Finnnr*».n inumta.oar lattra.do now ¦ P0*' C1 notamment de celui de la da valeur» canadtann»» payable» au pay», i v.lta» propo»lttons aux d»ux province» can- ! taxe sur l’essence.Le gouverne- paris pour les îles japonaises.Les! 13,782 autres Nippons au Canada sont répartis dans les huit prov:n-ces en dehors de la Colombie canadienne.Dans un communiqué officiel, M.Mackenzie King explique que la vente sous séquestre des biens nippons su'.’ la Côte du Pacifique, notamment leurs flottes de pêche, a été faite équitablement.Le chef du trot» an».A partir da malntanant da» ' baria, an «arait venu à un accord permis n» seront accordé» aux résident» .De bonne houra ce matin, on du Canada pour la venta do tollos va- ' encore la réponse précis» quo M.Du-lour* sur tas marché» extérieur» qu» si plMsta »t M.Drew tarent à la lettre d» ta» tond» dM Etat»-Unl» provenant d» la - M.Abbott.vent» sont vendus à une banque au Ca- : ta nouvelle d'una oftra dallnltiva à nada ou sont réinvestis simultanément Québec et Ontario d» la part du fédéral i ment fédéral reste prêt, comme on l’a proposé à la conférence et réi-jtéré en plusieurs occasions ulté-jrieures à suspendre, contre une tanoraH!conlpensation «PPTopnée, ia taxe m nu.i Sllr ics amusements et le pari mu- tuel.“Lors des premières négociations, une clause fut insérée dans les projets d’accords avec les gouverne- dan» d'autres valeur» canadienne» étran-i a eu l'effet d'un coup d» toudre non sow |.p™v*,J®|aux’ à Savoir que les gère», d.la même échéance.Jusqu'à l.m.nt à Ottawa mat.near.dan.l'V, CS “ ül" «ouverne- maintenant.Il était au».! p.rmta d.ré-; capital.» dM neuf province».u'étanHU«nt 2 ?m subscl4uenls louvernemènt conclut en disant que ! Invoitir I» produit dan» dM valeurs dM; T.l qu» prévu dalll.ur.par eortatn» ! ¦ HéefïernU e Canada continuera de financer j Etat.-Unl».; observateur» politlqu.» ta nouv.au Kouvernement féderalsi-^fi^dH Jn le rapatriement volontaire outre- | la raison du changement est qu» ro- ; tr» dos Finance» lou» ta tout pour ta tout j ” c ! i ! .p r, i,,,,^ m „„ J ; , ‘,lJ cemment une tendance e'eet développé» dane ce» négociation» avec le» gouverne-j'p®u ,1 Colombie, ajoutant pour de» valeurs canadtann»» payable» m»nt« provinciaux.11 a tait concession» “1|'I r?u.se comportant barème en tond» des Etata-Unta possédée» par le» : »ur concessions, non seulement à la Co- f J8',1' a 8 subvention de 150% du résident» canadien» appelé» au rembourse- lomble-Canadtenne, mata encore au Nou-!’J'0 , ant prévu par 1 accord fiscal ment ou qui ont une proche date d'échéan-' veau Brunewtck.au Manitoba, à la Nou-i < u temps de guerre, les provinces c» dont on »e eert de plu» en plu» afin, velle-Ecoss» ot à l'Alberta.C’e»t main- |JUI avalel?.cJa entame des négocla- d’acquértr de» valeur» étrangères en ver- : tenant ta tour de Québec et d'Ontario.Mons soutinrent que, selon 1 esprit tu de» règlement» en vigueur.Comme co» ! Aura-t-il, auprée de MM.Drew et Duptee- ;,lllon sui vant ta lettre, les condi- valeurs canadienne» «ont d» fait Téqulva-! si».1» mime succès qu'avec le» autre» ’':olls , 1 accord avaient été méditant de fond» des Etats-Unis entre tas mains ' premtars ministres provinciaux?La ctaf t|L'e.s et qu elles avaient droit a une de» Canadiens l'effet d» la tendance ré-! d'énigme ee trouve dane ta» réponses ver- consideration analogue.Le Donii- ! des coupons de rationnement en i cent», si on lut permet d» développer, baie» ou écritM qui viendront d» Québec n!°|n reconnut le blen-fonde de cette j provenance des usines Eddy, à Hull,i serait Incompatible avec la politique géné- et de Toronto lundi ou mardi, etnon plue reclamation.Pour essayer de faire Pacifique des nationaux japonais.L'affaire des coupons de rationnement Ottawa, 25 (D.N.C.).— Trois personnes impliquées dans l’affaire ont comparu devant le magistrat i rat» à l'effet que tas ressource» du Ca-, tôt.I Strike et ont reçu leur peine après ! nada »n dollars dos Etats-Unl.n» doivent j [avoir avoué leur culpabilité aux ac-jpa» être employée» pour l'exportation du! I cu-sations portées contre elles.Ce; capital au moyen d achat» d» valeur»! i sont: M.Dcwey Larose, 244, rue Le; étranger»».j ! Breton, Mme Gertrude Burton.126, j i rue Hinchey, et M.Lucien Lajoie, i Désastre aérien près de Halifax Un avion Dakota do la marine des Etatt-Unta e'eet écrasé et a prie leu.dane 1m environ» du lac Bell, sur un •Ile boisé du cardinal McGuiaan “ ,,ota mlll#* au no,d d* 1'a*roPori dHa U * '¦VJU,yu" illfax.Nouvelle Eco»»».Le gros appareil.I 265, rue Dalhousie.Elles écopèrent i n „„ - -v-___________.j d’amendes dé $350, $150 et $150! •'CfOUr 0 I OTOntO 'respectivement.Me Jacques Bur-i ! rows, c.r., occupait pour la Commis- j ______ ! sion des prix et du commerce.; Québec 25 (DNC) _________________ Son Em Portl Un exposé alerte, clair et attrayant des responsabilités de la jeune fille.Dans la cité de Dieu Vis-à-vis du foyer Au sein de la communauté nationale Dans la cité humaine Volume de 183 pages.Au comptoir : $0.60 Par la poste ; $0.65 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Retraites fermées LachuU j*ud( 30 Janv.— aim.2 lév.Hommes d'affaires — St-Pascal Baylon dim.2 lév.— mere.S I*t.Notre Dame du St-Saerement — St-Enfant-Jésus jeudi t lév.— dim.9 fév.Charlemagne — Lachenale — Repentlqny dim.9 iév.— mere.12 lév.Posies — Tramways — St-Zottqu* jeudi.13 iév.— dim.19 lév.VILLA SAINT-MARTIN sou* ta direction d«* Péi*s Jésuites Pour retenir une chambre, tel.: BY.2866 f.J.Jâielin Commençant aujomû 1’.i 3 a.m.FACILITES DE PAIEMENT Demandes nos nouvelles conditions de paiement.RICHES MANTEAUX A PRIX EXTREMEMENT REDUITS DE JANVIER RARES AUBAINES Rat Musqué (dos)' 6 seulement — 12 et 14 $249 $295 2 seulement — 12 ans $359 S seulement — 12, 14 •) ]( Mouton de Perse (noir) 3 seulement 1 E?12-14 16 ans 1 seulement (brun) A *7 C 14 ans $475 LAPIN teint Ocelot 4 seulement 12-14 16 ans P.A.ASSELIN M39, rue AMHERST FA.3517 prés Ste-Cathsrins i Où l’on s’habille bien EN R Coup* (pédale à chacun Façon solan é* Aussi "Valet Service" à votre disposition ERNEST MEUNIER MARCHAND-TAILLEUR 994 Rachel est - FR.9343 LESAGE cv.'ar POUDRE TULIPE NOIRE Encourageons «Te préférence ceux qui affichent cette carte.un* poudre déll-, ) catement parfu mée qui redon ner» t votre «eau son velouté naturel Vous retrouverez u n teint satiné et doux.Toute* les éiéstantes la recherchent.parce qu ils font leur pert., ^ ** i TNJLIPE NVIRE ue 04ENARI7 Thés, Cafés, Epices Achetés avec eécurité d importateurs de conüance J.E.Piette & Frères IMPORTATEURS HA.6718 4355.rue DROLET — Montréal Le CHOIX du cofinameur SUPREME DOUCEUR I EL Pietto 11c Manufacturé ainsi que le cigare PULLMAN pur Havane è 18c per J.-E.PIITTI et frère.Montrée!.* J BEURRE Mn! Première qualité l'Uw j M oc U S«alx lia cherchent leur comité On aumomma cea entêté» Lea fous errante de la planète.Les mendiante d’obscurité.Mais quand le Tempe dans en balance Marquait le vrai poMs des humains Ils retrouvaient leur assurance Tous ces rêveurs de grand chemin.Et le front chargé de pure gloire Ils repoussaient vers leur charnier Lee Insulteurs de leurs déboires, Da devenaient leurs Justiciers.Ce sont là de nobles vers.Iis vibrent, robustes, vengeurs.Ils émeuvent par leur âpreté.Ils étonnent par leur nouveauté.Mais le chant peut encore atteindre à plus d’élévation.Nous ne pouvons résister au plaisir de citer de nouveau: Et là, miroir vivant de la Toute-Fulsewnee, Couvrant de son manteau oe monde d'indlgenoe, La Vierge dirigeait aux rives éternelles Cette marche a l’Amour qui régit l'uni ver».Et la foule montait Joyeuse et solenelle, Sans aucune brlsun à ses rêves divers Mais tout auréolés de ce cercle de feu Qui projeté de Dieu ne ramène qu’à Dieu.Le tempérament lyrique de Roger ger Brien est sans exemple dans notre histoire de la littérature.Il représente, d’ailleurs, une classe de poètes qui semblait disparue de ce monde.Nous voulons dire le vales, l’aède des temps homériques qui puisait le don sacré en buvant à la fontaine Caslalie; dans l’Inde, le chantre exalté des hymnes védiques, enivré du soma, anéanti en Brahma.Il fut encore, dans la Bible, les Rois el les Prophètes, Dé-bora et son cantique, Balaam et sa malédiction, interdite sur ses lèvres, muée en louange du peuple d'Israël, Il y a une filiation imprévue, réelle bien que lointaine, entre l’auteur de Cythère et cee grands illuminés.Mais avant tout U est l’Improvisateur, le Délirant, le Fou sublime que l’on écoute, subjugué par l’éclat de son verbe, celui qui parle à la foule, au nuage, et aussi dans le désert quand les hommes ne veulent plus entendre son langage.Qui peut dire les psaumes de la Ïiénitence, les cantiques à la Vierge, es hymnes profanes et sacrées, les odes pindariques, les ïambes ven- feurs, les légendes héroïques, les popées qui se pressent dans son cerveau! On la comprend sans peine.Un tel poète n’a pas le temps de s’attarder à ces vélilles de la forme, à cette science du vers, à la valeur secrète du mot, auxcjuelles on attache tant de prix ailleurs.Qu’est-ce enrore que Cythère?Une vision d’apocalypse.Avant et au commencement de Père chrétienne, nous dit-on, il y a eu des rêveurs qui ont écrit des apocalypses, c’est-à-dire des révélations.Elles leur venaient du ciel, affirmaient-ils.La plupart cependant ne faisaient qu’imiter le grandiose des Livres Saints.Ce fut un genre littéraire en honneur durant plusieurs siècles, comme il en fut un d’écrire son testament en vers au temps de François Villon.L'Histoire a retenu le Grand-Testament et le Petit-Testament; l’Eglise a déclaré canonique la seule Apocalypse de saint Jean.L’auteur de Cythère a-t-il voulu renouveler un genre littéraire périmé depuis de longs siècles?On pourrait Je croire.Moins les prophéties, les Animaux, les Etres inanimés qui parlent, et autre chose, évidemment, Roger Brien à Cythère, serait-il un saint Jean à Pathmos?Expliquons-nous.Nous ne voulons pas dire qu’il ait voulu ajouter une huitième vision à celles de l’Apôtre.Il n'a été que le voyant de paysages d’apocalypse.Cependant, la Beauté suprême, attribut de Dieu, lui est apparue sous la forme symbolique d’une Femme, descendue des profondeurs du ciel, rappelant ainsi la Femme revêtue du soleil, symbole de l’Eglise, de saint Jean.On reconnaîtra facilement le genre sublime «tue l'auteur de Cy-there doit à ce dernier dans les | vers suivants- Et dans ce temple à ml-chemln «tes aat-es, Bàtl dans les hauteurs d'un ciel Inaccessible,.Ces milliers de soleils qui lambrissent , les murs.O n était que volcans embrasant _ 1’hnbltaet»,.Et Je vis les splendeurs s'éteindre » sux galeries.Tout à coujrdes hauteurs comme un grand météore J’ai vu glisser vers mol des ailes _ de phosphore.Seul le bolide humain scintillait _ , dans 1 espace.Tous les regarda scrutaient le bolide humain.genti, qui provoque notre étonne-mnet, est une métaphore apocalyptique.Elle rappelle par son insolite cette pierre de jaspe el de sardoiue à laquelle était semblable le Seigneur, tel qu’il apparut à saint Jean.Remarquons encore la similitude de la présentation des personnages de premier plan chez l’auteur profane et l’écrivain sacré.Chez celui-ci: “Et aussitôt je fus ravi en esprit et je vis un trône dans le ciel, et quelqu’un assis sur le trône.Autour du tr
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