Le devoir, 6 février 1947, jeudi 6 février 1947
i* H I i I « # "L* Ouud* Ml UB« a&tloa (aaMnlB* tt Bi peat BMC doctllU Boc«ptci d* t« anuide-artu-gb« ou dM CUU-Udu ou de qui que ce Mit d'outre.l'Bttltud' qu-H lut (tut prendre emere le mande Le premier deeolr de loTilume d'un Ctntdlen n'eet pte eueere le Commonweeith Brl-ttnnlque âM nttlone, mile envere le Ctnedt et Met rot et oeux qui conteetent ceci -endent.t mon tele un nuuvtle eerrlei tu Commorweeith.'1 •he It t eovertlgn nttloc end étnnot teke her tttltude to the world docilely (ram Britain or tram the United State» or from anybody flee.A Ctntdltn’e diet loytlty le not to the British Commonwealth of Nation." but to Oaunda and to Canada's kins and thoee who deny this are doing, to my mind, a greet dleeerrloe to the Commonwealth." (l-X-37) Lord Twoodsmiiir LE DEVOIR Montréal, jotidi 6 Urrm 1947 VOLUME XXXYHi — Noli" UDACnOM ET AOICNBTXATION 490 EST.HOTBE-DAME.MONTREAL TELEPHONE *BEkir 3351 301*8.DIMANCHES ET FETES AdministratiMi : — FAIS CE QUI DOIS Rédaction Rédacteur ta choit Orner KEXOtTX Gérant : BEIair 3361 BEIair 3366 BEIair 3363 La France appuie la demande des petits pays alliés Culture et spécialisation Chaque chose en son temps — La formation humaniste revient à l'honneur La Gazttti d’hier matin consacrait une brève note éditoriale sur le problème de la spécialitation dans le domaine éducationnel: “Autrefois l’éducation était un terme bien comptis.Aujourd’hui, il y a autant d’interprétations libres que d’éducateurs.Mais une tendance qui n’est pas la moins inquiétante dans l’éducation moderne est la poussée lamentable vers la spécialisation pour elle-même.Sans doute, on peut l’expliquer quelque peu.L’ensemble des connaissances était jadis si mesuré qu’on le pouvait acquérir dans un nombre d’années relativement bref.Aujourd’hui, celui qui s’attache à une partit technique peut y consacrer une vie entière avant de dominer cet unique sujet.“Toutefois, le côté malheureux de la spécialisation ré-ide dans cette restriction volontaire à un sujet unique et troit, à l’exclusion de toute connaissance générale ou de ulture humaine.Un Canadien distingué a dit récemment (u’on pourrait étendre cette théorie pour réclamer des iplômes universitaires dans le métier de concierge.Pareil éveloppement est aussi dangereux que frivole dans les émocraties.Former des citoyens à l’intelligence ouverte it véritablement philosophique reste encore la meilleure protection contre fascisme et communisme.” Ce témoignage d’un journal reconnu comme la voix de la grande industrie et de la finance, et des éléments qui furent les premiers à prêcher la spécialisation, souvent outrancière, dans notre province, est plus que significatif, en ce qu’il reconnaît la primauté culturejle de l’intelligence.Il venge aussi nos institutions d’enseignement supérieur des imbécillités dont on les a abreuvées depuis un quart de siècle.C’était en effet la mode de décrire l’enseignement litté-tairte, historique et philosophique de nos collèges comme vieux jeu, de lui attribuer les échecs individuels ou collectifs et d’y voir la raison de tous les maux économiques.Qui n’a entendu des artisans ou professionnels réclamer que la formation collégiale devrait insister particulièrement sur les matières spéciales où ces gens se sont engages?C’est de toute évidence un non-sens, car, en dépit des avantages problématiques qui en seraient résultés, il est difficile, pour ne pas dire impossible, de prévoir ce que des classes entières d’élèves feront dans cinq ou dix ans.Cela dépend de tant de facteurs et d’événements imprévi-I sibits et sur quoi l'on ne peut exercer le moindre contrôle, que les plus prudentes expectatives sont toujours dépassées.D’autant que si l’on doit en agir ainsi pour tous les élèves, on imagine la macédoine indigeste et inassimilable t que pareils programmes comporteraient, puisque chacun doit prendre en somme une orientation personnelle différente.En réalité on ne peut inculquer en même temps à des collégiens une culture générale et la technique spécialisée.L’étude de l’histoire, des lettres, de la philosophie, etc., en 1 plus des connaissances raisonnables sur le monde des sciences physiques et autres, est trop considérable en variété et en étendue pour qu’on ait le loisir d’y ajouter la spécialisation.Il faut choisir.Au fond, ce qu’on reproche i nos institutions d’enseignement qui ont gardé le souci premier de la culture générale, c’est qu’elle ne conduit guère au succès en argent.Beaucoup, qui d’ailleurs n’en possèdent que les apparences, en feraient bonne litière, moyennant espèces sonnantes, le luxe et les joies matérielles assez précises qui en dérivent.Mais une civilisation établie sur de telles bases n’offre
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