Le devoir, 28 février 1947, vendredi 28 février 1947
"L* CtauU «at uni mtlnn «outI’Hm it m peut avec docUHe tcc«pt«T d« ic urmdi-Br*i* «ni ou dee KUte-UnU ou de mu que ot toit d autre.I'ettltud' qu'l l lui teat prendre eu'ere le monde Le premier devoir de lovelleme duo Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers n Canada et •on roi.et ceux qui contestent ceci rendent, a mon avis un mauvais service au Commonwealth '* She is a roveretcn nation and cannot talcs her attitude to the world docilely from Britain or from the United States or from anybody elae.A Canadian's first loyalty la not to the British ^ Commonwealth of NaMcne but to Canada and to Canada's kind and those who deny this are doing, to my mind, a great dlaaeryloa to the commonwealth.” a-X-37) Lord Twtsdsmuir FAIS CE QUE DOIS Montréal, vendredi 28 février iy ""VOLUME XXXVIII — NoTt * REDACTION R ADMINISTRATION 490 EST.NOTRE-DAME, MONTREAL fELEPHONE : ?BEIair 33Û1 SOIRS.DIMANCHES R FETES Adminiitration : Rédaction : Gérant : BEIoir 3361 BEIoir 3360 BEIoir 3363 M.Hoover demande aux Etats-Unis de secourir les Allemands Les Canadiens français , et la légende fasciste ______________• En marge d'un article d'un journal anglais de Montréal Les fruits de la ."".de reddition sans conditions Blocs-notes ! Un ennemi de l’histoire « Les procès politiques en France-Un pacte contre le retour à l'agression Récemment un journal anglais de Montréal a consacré au sort et aux projets de M.Adrien Arcand trois longs articles abondamment illustrés.On sait que M.Arcand avait fondé, avant la guerre, une école d’idéologie politique doublée d'un groupe d’action.inspirée dans une certaine mesbre des mouvements de Hitler et de Mussolini.Dès le début des hostilités il fut expédié avec quelques uns de ses principaux partisans au camp de concentration sur les ordres du ministre de la Justice, au milieu d’un procès qui ne fut jamais poursuivi.Il ne s'agit pas en l’occurrence de discuter des idéès bonnes ou mauvaises de M.Arcand, ni des méthodes extra-démocratiques du gouvernement à son égard, mais de l’étrange déploiement pour replacer à l’affiche ce mouvement dans un journal qui, pendant cinq ans, n’a cessé de le dénoncer avec une patriotique et même impériale virulence.On n’imagine pas qu’il puisse se prêter, même naïvement, à pareille; manoeuvre.D’autant que personne ne songeait à tirer M.Arcand de sa retraite et de ses occupations artistiques et commerciales, fort intéressantes d’ailleurs.• Le plus clair que l’on puisse conclure de la lecture des trois articles, c’est qu’une sorte de renaissance du fascisme se prépare dans notre province.Le journal y a ajouté le complément d’un premier-Montréal bien intentionné, où l'auteur, onctueusement inquiet, réédite les couplets conventionnels.Ces reportages sont assurés à l’avance de leur tour de presse, non seulement au Canada, mais en Amérique entière.Le fait qu’ils sortent d’un quotidien local, supposé bien renseigné, et de première main, puisqu’il est sur les lieux, leur conférera une apparence d'authenticité impressionnante, car le lecteur ne pourra penser un instant qu’un journal aussi sérieux puisse se livrer à des fantaisies aussi délurées.Ainsi, un peu partout, on continuera à croire au Québec fasciste, grâce à la publicité calomniatrice de guerre, soigneusement entretenue et qui sc continue, comme on le voit.11 est juste d’ajouter que les journaux et politiciens français du Québec, qui ne se gênent pas pour se lancer réciproquement les épithètes de “nazis, fascistes, réactionnaires”, à propos de la moindre cruche cassée, concourent efficacement à appuyer la légende.On se demande avec une certaine curiosité quel mobile a bien pu inspirer le journal anglo-montréalais.On pourrait s'expliquer parfaitement une entrevue occasionnelle, un bout d'article, mais dans le cas présent il s'agit d’une machine tapageuse, sériée, avec grandes photos et place d’honneur dans les pages, comme rarement le journal en rait, même pour les causes qui lui sont chères.S’il s’agit d’une nouvelle toute simple, les lecteurs s’étonneront que leur journal qui a fulminé contre le groupe Arcand se sente le besoin, le prurit, de faite pareille réclame a une personne dont il a loué hautement la mise au camp de concentration et qu’il a criblée de mille épithètes malsonnantes.Le fait qu’il se tient présentement une élection dans Montréal-Cartier et que l’hallali au fascisme puisse donner certains résultats paraît être un motif aussi bizarre qu'inintelligent.A moins qu’en toute sincérité, les auteurs aient cru en l’imminence du “péril” et qu’ils aient jugé de leur devoir, pour notre bien, celui de la province, et incidemment pour le bien de la circulation, de le dénoncer sans peur et sans retard.En pareil cas, il y a fallu une assez forte dose de naïveté.Les journalistes anglais du Québec savent parfaitement-bien qu’il n’y a jamais eu dans notre province de grand mouvement idéologique *• el Mme J.L»-;,,,.,|P will A Baumer, fabricants dc voie, demeurant au no-123 ouest.!"hanrte!,PS, don, l'établissement'est rue Notre-Dame, lorsqu au pen! cic,,.ont' à l’édifiee du Devoir, rue sa propre vie.il est entré dans une iNo,re.Danie.Le feu a fart déclen- maisun que les flammes avaient de- Lhcr ,e svs|(.mP dc prieurs automa-ja considérablement endommagée ü au troisième etage.et remplie d une fumée opaque, i ‘Des’ d(,gàts ol,i p,é causés par pour en sortir le bambin, abandon-|reau ^ rétablissement.Les pom-ne a son sort.j piers du pôste no 7 se sont rendus f.e constable 421.André Belle-; sur les lieux.feuille, rentrait chez lui après avoir; terminé sa journée régulière, lors-j qu’il fut alerte par le constable • Grenon, en devoir dans ce district.| Cependant que ce dernier allait j sonner l’alarme pour avertir le service des incendies qu’un feu ve liait de se déclarer sur la rue No- Sepf ans de pénitencier à Lucien Layette Le juge T.-A.Fontaine a condamné à 7 ans de pénitencier Lucien {Layette, 27 ans, 690 Ste-Elisabeth, qui s’est avoué coupable hier ma- 4a TAR.C.V., M.romand dô Haaraa.sur la regmtté Joseph-Alfrad JWaler.1 Angers, A.Bisson.A.’Contant.Ho-! ss, où s« trouvaii malhsuraussmeni omise Ire-Darne à r,,’s P®* j jin, dc Irois tentatives de vol sur toi article 4e M.le chanoine Drouin sur 'Tes Scout* el la Tournée du Pap*;', un méo Daoust.B.Daoust G.-A.l.ali- un» Incidents.Voici la phrase: ™Plü!.':l Pe_.5.„ „1.^’.n„,pn ' ! * Personne et d uneautre jnfrac- eomrlor français de M.Pierre de Grandpré, suite d'une convereatlon a-oc M.berté, Jean-Marc Laliberté, M.Lan.-; HORMIS NATALIE.L'EPOUSE RES1 KHe—s Qtteon, "Actualité" de M.Paul Sauriol, blect-netes de M.Emile l^nolet.gelier, A.Letourneau, Dr R.Majow GNEE DE DEBUREAU.TOUS LES PER vit." de M.I et de T étranger.DAVAMCK Marie Laurence, etc., aine! que lea wiet.gelier, A.Letourneau, ur n.Majou 4er-! Dr L.Parent, André St-Pierre, A Salvail, L.Soulière.V.Vaehon et Baoul-D.Gadbois, tous directeurs.SONNAGES N'ONT EN VUE QUE LA SA-TISF ACTION DE LEURS PASSIONS ET i>E LEUR INSTINCT.crièrent qu un abandonné.enfant avait été, (ion.La Cour avait ajourné le pro-noncé de la sentenc eà ce matin, afin Sans perdre un instant, le constable Bellefeuille demanda à des voisina de lui procurer une serviette de prendre connaissance du dossier judiciaire de l’accusé.Ce dernier était sorti de prison il y a quelque# mois seulement et avait demandé au juge de prononcer ta sentence Immédiatîment.^ Religieux blessés Le R.F.Edbet, de la communauté des Frères de l’Instruction chrétienne, a été blessé ce raetin.lore-que le camion qu’il conduisait a été heurté par un train, près de la gare de Laprairie.Le religieux a été transporté à FHôtel-Dieu de Montréal.Vie de saint Thomas d'Aquivi suivi# 4'mh comm#ntuir# 4# M Lettre à un étudiant, par Jean BOUSQUET, O.P., Lecteur en Théologie.Biographie è la foi* claire «t concise du greed philosophe et du plus grand théologien de tous les temps.Suit un commentaire non moins intéressant sur la baouté, les joies, les conditions du travail intefiectuel.Brochure de 90 peg* *.Au comptoir : $0.35 Par (e poste : $0.»i0 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" n LI DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 28 FEVRIbK 1947 VOLUME XXXVIII — No 4S Attention: la lumière jaune p que le système moderne de signaux lumineux qui réglemente maintenant la circulation dans nos grandes villes a choisi le jaune comme nuance intermédiaire entre le rouge de l’interdiction et le vert libérateur.Effectivement, cette couleur comporte quelque chose de trouble, d’inquiétant qui la rend particulièrement apte k indiquer l’approche d'un danger anonyme mais imminent.Ces considérations sur le symbolisme des couleurs me hantent .fréquemment depuis qu’un séjour récent et assez prolongé dans une importante cité américaine m'a permis une fois de plus d’observer de près la façon de vivre d’une grande population largement pourvue d'argent et nantie de toutes les conquêtes de la civilisation matérielle la plus avancée qui soit.En fait, j'ai été littéralement abasourdi par le nombre de trouvailles ingénieuses destinées à épargner aux humains ennuis, fatigues, efforts même anodins de l’esprit ou du corps, ou bien encore a accroitre leur confort, à varier en les multipliant leurs distractions et leurs plaisirs.Repas plantureux, théâtres, cinémas, slatfe, clubs de nuit et cabarets, le tout précédé, accompagné et suivi de coquetels généreux dont les recettes semblent quelquefois empruntées eux plus récentes formules d’explosifs, tel paraît être maintenant pour la masse l’idéal de la routine quotidienne.Entre-temps, on dort ou bien on écoute la radio, ce qui ’•evient au même.On travaille aussi, évidemment, mais en considérant désormais le travail non plus comme la vocation naturelle de l’homme mais uniquement comme le moyen, fastidieux mais malheureusement indispensable.pour chacun de nous, de sc procurer un droit d’entrée au royaume du plaisir.Et c’est précisément dans cçt esprit qu’on s’ingénie continuellement à remanier le ! code du travail dans le sens de la i diminution des heures ouvrables, I de l’extension des vacances, et, bien entendu, de l'augmentation des salaires.En bref, on veut goûter jusqu'au; point de saturation toutes les dé- ! lices, tous les agréments d'ordre purement sensible sans aucunement s’inquiéter du principe même de notre vie, tout comme si l’âme n’était qu’un mythe symbolique destiné uniquement à alimenter les discussions spéculatives des philosophes et des théologiens.Toutefois, phénomène Hrange, on s'insurge dans le même temps contre l’idéologie communiste à laquelle on reproche très justement de ravaler la dignité humaine par sa brutale répudiation de toutes les valeurs spirituelles.C’est fort bien, mais alors je me demande anxieusement comme on s’y prend pour établir une différence effective en-ire la théorie marxiste de l’Etat-dieu et la pratique démocratique d’un individualisme renforcé qui fait de chaque citoyen sa propre idole?La moindre réflexion nous démontre, hélas! à l’évidence que ces deux systèmes soi-disant ennemis ont entre eux une parenté fort rapprochée, bien plus, qu’ils se rejoignent tout à fait sur leur point capital qui est l’adhésion au matérialisme.Or, il serait par trop puéril de soutenir que cette dernière doctrine, sous quelque nom qu’on la dissimule ou dans quelques renditions qu’on la professe, puisse produire' autre chose que ses fruits de mort habituels, soit: l’égoïsme SI VOUS AVEZ LE NEZ SEC, BOUCHÉ, i.suit Mettez daqs chaque narine du Va-tro-nol â 3 tins.(1) R contracte les muqueuses gonflées, (2) calme 1 irritation, (3) aide à débarrasser les voie* nasales des mucosités qui les obstruent, et soulage la congestion passagère.VICKS VA-TRO-NOL a ^!>e$pimz Pouf le* rhumes de cerveau.Its narines embarrassée*, employee Meniho-latum.Il dégage votre tête et votre nez et les garde libre.Pots et tubes 30c.MENTHO LATUM roconforte tous /es jourÉ individuel et collectif.Je racisme exaspéré, l’envie, lu haine, puis finalement les révolutions et lu guerre.A quoi bon, dans ce cas.prendre des chemins différents s’ils doivent aboutir au même fatal carrefour?C’est pour cette raison qu’il est extrêmement opportun d’allumer le signal d’urgence, la lumière jaune, quoi; pour enjoindre h tous do faire le point sous le plus court délai, afin de déterminer la place exacte que l’élément spirituel occupe dans leurs existences.Pour peu que l’examen soit sincère, la plupart d’entre nous avoueront que la teneur morale de leurs vies est lamentablement basse et que les principes essentiels du christianisme n’y occupent qu’une place infinitésimale.La bonne chère, les sports, le théâtre, les affaires, l’argent et parfois même d’autres intérêts moins avouables tiennent presque partout le premier plan, tandis que l’amour du travail, le culte du devoir, le dévouement, la charité dans son sens littéral, sont refoulés dans le troisième dessous, si taid est qu’on puisse encore les localiser.Dans de telles conditions, comment ne pas redouter de voir jaillir du chaos actuel, d’un moment â l’autre, la lueur sanglante du grand soir, au lieu du rayon vert de la paix universelle?Le temps des illusions est désormais révolu, c’est la minute décisive.Pour traverser la chausée épouvantablement périlleuse qui sillonne noire époque dhntesque, le monde doit choisir entre la clarté qui monte de l’Evangile et l’inquiétante étincelle qui sort du mystère des ténèbres.Si l’humanité veut survivre à la tourmente, il faut absolument qu’elle comprime la matière pour réhabiliter l’esprit.Attention: la lumière est jaune.René PLAMONDON (Le Samedi).Mlle Daveluy à la Municipale Les habitués des réunions de la Bibliothèque municipale sous les auspices de “Votre auteur préféré", ont entendu, hier soir, Mlle Marie-Claire Daveluy, femme de lettres, première bibliothécaire canadien-ne-française, fondatrice de l’Ecole des bibliothécaires et membre de l’Académie canadienne-française.La conférencière a été présentée par M.Laurent Forget et remerciée par M.J.-A.Brunet.Mlle Daveluy avait accepté de parler de sa carrière: elle a parlé de la partie de sa%carrière qui se confond avec celle de la bibliothèque de Montréal.Dans une brève mais très agréable causerie, Mlle Daveluy a tenu d’abord à déclarer, avec Pascal, que le “moi’1 Nest haïssable mais, remarque-t-elle,< le ‘•moi” en vieillissant perd beaucoup de son importance, il découvre qu’il est collectif dans une société où'si peu de “moi’’ émergent de l’ensernble.Toute carrière, tout métier a son caractère social, vos semblables ont besoin de vos services, de votre aide.La carrière ne surgit pas subitement, elle est toujours préparée par la iMécarriére, consciente ou pas.brillante ou non.Cette précarrière est votre personnalité toute neuve, votre jeunesse.Mile Daveluy évociuc un moment l'hiver de 1887 (le plus neigeux des hivers neigeux, il étai{ tombé 173 pouces de neige), dans le Montréal d’alors' qui ne comptait que 14 paroisses avec 1125,000 habitants.C’est au cours de cet hiver-iâ que la conférencière nous fait voir une petite fille très heureuse de savoir enfin lire et qui s’écrasait le nez sur la vitrine de la première librairie de Montréal où étaient exposes des contes illustrés en couleurs voyantes.Cette petite fille, comme on le pense bien, ne prit pas de temps à fréquenter cette librairie et les autres qui s’installèrent plus tard pour ensuite faire le tour des bibliothèques.Ma carrière, dit encore la conférencière.ne fut ni précoce ni tardive, ni brillante ni Irop sombre, une espèce de grisaille en somme, mais où la joie de l’étude et du travail fut constante et consolante.Chronologiquement ma carrière débute avec la construction du palais des livrej où vous êtes ce suir, et dont l'inauguration fut présidée par un,maréchal de France, Césaire Joffre.Vne autre '’es grandes heures de la Bibliothèque municipale a élé, en 1924, l’installation de la collection Gagnon, la plus importante collection au pays.Après avoir évoqué la personnalité des conservateurs de la bibliothèque qui se sont succédé depuis son érection, la conférencière termine en remarquant que la foi en son métier, la croyance en son travail donne l’espoir que tout labeur n’est jamais pcrdiu Avez-vous uesi.-» an dors livres ?Adressez-vous au Service de Librairie du "Devoir" 430 est.rue No •’
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