Le devoir, 26 mars 1947, mercredi 26 mars 1947
"L* Ouiad* «I un* n*tioa Mumtlji* *t r.* paut »t*c docilité «cooptor d* 1* Qranls-drat»-gn» ou d*« Btat*-Dai» ou d* qui qui o* io'.i d autre, l attltud» qu'l) lut faut prendre en ver* le monde Le premier devoir de loyalUm* dun Canadien n’eet pae enver* l* Commonueaitn britannique de* nations, mal* envers 1* Canada et son roi, H ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis un mauvais service au Commonwealth ’’ 8b* Is a sovereign nation and oannot take her attitude to the world docllelv from Britain or from the United State* or from anybody el** A Canadien’* first loyalty Is not to th* British Common wealth of Nations but to Canada and to Obnada’s king and those who deny this are doing, to my mind, a great dlaaervlo* to th* Commonwealth." Lord TwMdsmuir LE DEVOIR Montréal, morcrodi 26 m«ri 1947 VOLUME XXXV11 fl- No 70 MEDACTION ET ADMINlSTKATlOn «10 EST.NOTIE-DAME.MONTREAL TELEPHONE : *BEIair 3B51 SOUS.DIMANCHES ET FETU Administration ; BEIair 3361 Rédaction * BEIair 3366 Gérant : BEIair 3363 Marshall propose une conlérence des Allies sur la paix allemande Natalité et immigration Ontario reste loin en arrière du Québec, pour l'accroissement naturel de la population —Quelle sera l'immig ration que l'on veut nous amener ?La Russie formule son dixième veto au Conseil de Sécurité Au début du moi* de févritr, le journal Totonto Stac publiait en page éditoriale une étude sur le* mouvements démographiques comparés de l’Ontario et du Québec.Suivant les statistiques approximatives du gouvernement ontarien, le taux de natalité en 1946 a atteint chez nos voisins 22.7 par mille de population, soit un maximum depuis la période coniprise entre les années 1921 et 192$, alors que l’indice dès naissances était dè 23.7.‘‘De 1936 à 1940, dit le journal ontarien, le taux moyen a été de 17.5.“Dans le tableau suivant, l’on compare les chiffres approximatifs des statistiques vitales pour 1946 avéc lès chiffres de naissancès.mortalité et augmentation naturelle, dans trois périodes différentes: Naissances Morts Acc.naturel Movcnnc Hn 1946 1921-25 1931-35 1941-45 71,454 65,000 77,505 93,169 34,252 35,782 39,686 38,427 37,202 29,218 37,819 54,742 “Bien que les 93,169 naissances ontariennes enregistrées en 1946 dépassent largement celles des récentes années et représentent une avance de plus de 50% sur le nombre actuel de naissances en 1937, elles n’atteignent pas les chiffres du Québec.“Cette province beaucoup plus petiie a eu 104,185 naissances en 1945 et sans aucun doute un nombre encore plus grand en 1946.Le tableau suivant ne manque pas d'intérêt: “Ontario en 1946 a eu 93,169 naissances, contre 38.427 décès, soit un accroièsement naturel de 54,742.“Québec en 1945 a eu 104,185 naissances contre 33,332 morts, soit un accroissement naturel de 70,853.“Les chiffres approximatifs ontariens pour 1946 indiquent un taux de naissance de 22.7 par 1000 de population contre 29.3 pour Québec en 1945.*“De même les chiffres approximatifs ontariens de 1946 indiquent un taux d’accroissement naturel (excédent des naissances sur les décès') de 13.3 par mille de population, comparé à 19.9 pour Québec en 1945.” Faut-il ajouter, ainsi que le journal l’avait jadis fait observer, que le taux ontarien bénéficie largement de l'élément canadien-français de cette province?Ces chiffres sont intéressants non pas au simple point de #vue statistique, mais parce qu'ils vont apparemment conditionner notre future politique d’immigration.Malgré les croisades de missionnaires anglo-ontariens et xéno-québécois pour saper la vie de famille, et surtout sa natalité.Québec a résisté jusqu’ici vigoureusement à ces appels intéressés au suicide racial, bien que l’industrialisation massive et surtout l'abominable politique du lotissement et du logement urbain, de complicité avec les administrations municipales successives, aient fait des coupes sombres.Car.et c'est là un des facteurs les plus inquiétants du problème, de plus en plus la famille avec enfants est classée comme locataire indésirable.Il y aurait moyen pour le groupe anglo-canadien de corriger la situation.Ce serait d’admettre courageuse- j ment la famille comme régime normal, au lieu d'élever j le caniche à la hauteur d’une institution familiale.Ce serait aussi de bannir le divorce qui est un des pires éléments de dissolution.Mais l'Histoire enseigne une leçon rarement démentie, c'est qu'un peuple une fois résolument engagé sur la route de la décadence ne rebrousse pas chemin, mais il va jusqu'au bout dans la terrible logique de ruine et de mort.Les pays occidentaux savent, par exemple, que la Russie monte, que ses 170,000,000 actuels seront 270,000,000 vers 2000, qu’il faut réagir pour garder les principales positions.Us n’en continuent pas moins vers le déclin inexorable.Car le relèvement ne tient pas aux lois, aux encouragements administratifs, mais d'abord à la conscience individuelle des hommes.Le problème d’immigration anglaise est cependant plutôt difficile.Car l’Angleterre, déjà épuisée par l’hémorragie de la guerre dans ses forces vives naturelles, ne peut plus subir de saignée d’émigration sans compromettre définitivement sa situation internationale déjà fortement ébranlée.D’autre part, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, rongées, elles aussi, par la dépopulation et le divorce, réclament impérieusement un appoint blanc et anglo-saxon, car elles ne voudront plus subir l’effroyable cauchemar des récentes années, alors que leur existence même a dépendu d’un coup de dés.Sans doute, le Japon va être muselé pour un temps — pour combien de temps?— car on n’enferme pas en vase clos une nation de 70,000,-000 d'habitants.Mais qui peut prévoir l’ennemi de demain?Ça peut être la Chine, ou l’Inde, ou le Japon, ou la Russie, car personnne ne peut dire qui dominera le monde asiatique demain.Il semble alors que l’effort canadien portera plutôt—et forcément — sur l’immigration continentale européenne, qu’on déverse sur le Canada soit le flot des réfugiés à qui l'on ferm ela Palestine par crainte des Arabes, soit quelques millions d'Allemands.11 faudra tout de même les placer quelque part sur la terre puisqu’ils ne pourront vivre chez eux.Quelle sera l’issue de cette politique, — qui ne sera guère basée, on peut l'imaginer, sur la charité chrétienne en faveur de la détresse et des opprimés?— il est difficile de le prévoir.Les calculs d’assimilation anglo-saxonne peuvent avoir des résultats plutôt amers, car on ne voit guère, à considérer le cours normal des choses, que les vaincus d’aujourd’hui, ceux qu’une immense propagande compare, à tort et à raison, à d’immondes individus, soient pressés d’aller s’allier à leurs vainqueurs.Et cela peut amener des conséquences plutôt imprévues, d autant que déjà le continent nord-américain n'est pas en majorité anglo-saxonne.Chose certaine, la perspective de transposer chez nous les haines millénaires et les féroces rancunes des vieux pays n’a tien de fort alléchant.De même le rôle d antichambre.aux frais du contribuable déjà excédé, pour les Etats-Unis, et que nous avons constamment joué depuis 1899 n’est pas de nature à soulever l’enthousiasme.Déjà on se plaint que nos gens émigrent en trop grand nombre aux Etats-Unis.Il serait peut-être aussi intelligent de commencer à les garder chez nous.26-ixi-47 Aloxis GAGNON Blocs-notes Un événement considérable C’est un événement considérable, d’ordre religieux, que celui qu’an-ninçait hier, dans la plupart des journaux, un assez bref communiqué.Il s’agit, comme on l’a pu voir, d’une grande procession qui se déroulera à travers une bonne partie de notre province, comme de la province d'Ontario, et qui conduira de son sanctuaire du pays trifluvicn à Ottawa Notre-Dame du Cap.Cette manifestation, qui parait bien s'inspirer de la triomphale randonnée qui a pronjené à travers toute la France Notre-Dame de Boulogne, devra prendre un très grand éclat.Ce sera d’abord une^ortc de préparation au congrès marial international d'Ottawa.La présence dans la Capitale, pendant une quinzaine, de la statue illustre, constituera ensuite l’un des touchants éléments du congrès.Les Franco-Ontariens, outre la piété qu’ils partagent avec tous leurs coreligionnaires, ont des raisons spéciales d’honorer Notre-Dame du Cap.C’est à Elle, en effet, qu’au début de leur gronde lutte seelaire, ils confièrent la protection de leurs écoles.Un ex-voto qui date de 1927 et qui fut porté au Cap par les chefs de la minorité atteste dans le vénérable sanctuaire la reconnaissance de la minorité franco-catholique de l'Ontario.Réclamez et très haut ! Dans le Droit de samedi, on pouvait voir une nouvelle dont les premières lignes se lisaient ainsi: Un homme d’affaires de Hall ; nous a fait part, hier, qu'il a fait j des démarches renouvelées depuis quelque trois semaines pour se procurer une.formule française T7-B, pour son rapport d'impôt du revenu.Et le rapport doit être fait, dit-il, avant le 1er avril.U s’est adressé à l'hôtel des postes de Hull, qui n’a pu jus Les Trois ne discuteront pas les affaires de Chine Le fait que M.Marshall est un soldat y est peut-être pour quelque chose, mais le secrétaire d’Etat continue à la conférence de Moscou de garder une bonne part de l’initiative des délibérations, c'est-à-dire l'équivalent de l'offensive.Lundi, il demandait la diminution Jiuissances.Dont e la mèma titre que les autres grandes les discussions antérieures sur le rôle de la Chine, l'Angleterre et la France avaient combattu le point de vue russe; le geste des Etats-Unis porte donc à trois sur quatre le nombre des votes qui favorisent l'admission des forces d'occupation alliées en Allemagne, avec la ! de la Chine, garantie des droits personnels pour les Allemands.Hier | C'est la réaffirmation de la politique exprimée par il a proposé que le Conseil des ministres des Affaires M.Cordell Hull en 1943.Comme le gouvernement de étrangères, avec la Chine comme l'un de ses membres, i Nankin est susceptible de pencher davantage du côté convoque une conférence générale de paix où seraient des puissances occidentales, dans la mesure où il est invités tous les pays qui ont été en guerre contre l'Aile- : victorieux des communistes de Yénan, l'U.R.S.S.crain-magne, en vue de la préparation du règlement de la dra d'autant plus de se trouver isolée.Les Soviets évi-paix.| tent les conférences générales des vainqueurs pour ia C'est placer le problème sur un terrain beaucoup ! même raison qu'ils préfèrent le Conseil de Sécurité à plus vaste que l'admission des petits Alliés dons des | l'Assemblée générale: plus le nombre des participants comités subalternes.Les Etats-Unis demandent que augmente et plus la majorité antisoviétique est impo-tous les pays qui ont combattu l'Allemagne obtiennent des “droits entiers et égaux" comme membres de la conférence, et que leurs recommandations et celles des quatre grandes puissances constituent la base finale du traité.En attendant la conférence proposée, M.Marshall appuie la proposition française de constituer un comité consultatif, formé de tous les pays alliés, petits et grands, comité dont l'objet serait de tenir les petits Alliés au courant des délibérations présentes du Conseil des Quatre.Aujourd'hui, M.Marshall a effectué une nouvelle manoeuvre au sujet de la Chine.Il a proposé que les trois grandes puissances échangent des renseignements écrits, d'ici au 1er avril, sur la réalisation des accords de décembre 1945.M.Molotov a accepté, ajoutant que son gouvernement estime néanmoins que des conversations officieuses seraient préférables.M.Marshall estime qu'il ne peut discuter des affaires de Chine que si ce pays est représenté à de tels entretiens.santé.Le délégué de Washington a soulevé un autre problème de représentation.Il a dit que dons cette conférence aux cadres assez larges, il conteste l'admission de l'Albanie.Cela aussi va à l'encontre des vues de Moscou.Quand il a été question de la participation des petits Alliés, les Soviets ont demandé que seuls les pays envahis par les Allemands soient représentés; cela excluait notamment les dominions britanniques, et les autres Alliés hors d'Europe.Mais selon ce principe les Russes réclamfient l'admission de l'Albanie qui est un' de leurs satellites.M.Marshall a dit clairement que l'Albanie ne peut être acceptée parmi les Alliés; il a rappelé que ce pays n'a pas déclaré la guerre à l'Allemagne et n'a jamais été en guerre contre l'Allemagne en tant qu'Etat; que de plus les troupes albanaises ont pris une part active, aux côtés des Allemands, à une "attaque traîtresse contre la valeureuse Grèce".M.Molotov a répondu que le présent gouvernement albanais n'est pas le même que celui qui a pris port à la campagne contre la Grèce, que l'Albanie est maintenant une notion vraiment "démocratique".Le ministre soviétique est placé sur la défensive par les assauts de M.Marshall.On l'a vu sur un autre car hier.M.Bevin a demandé que l'Iran soit ajouté ai groupe des dix-huit Alliés qui feraient partie du comitl consultatif proposé par la France.Cela ne coïncidah pas beaucoup avec la formule soviétique sur la compo sition de ce comité, mais il y a bien longtemps que le Russie et l'Angleterre se livrent une lutte de prestige en Perse, et M.Molotov s'est hâté de dire quelques minutes plus tard que la Russie préconisait elle aussi (admission de l'Iran.M.Bevin a d'autre part appuyé M.Marshall contre l'admission de l'Albanie.Sans men- rait pas une signature allemande; il pense qu'une ! I,I'in?id*nt d.u délroit d1# CorlfoV' 7 une "entité allemande quelconque" devro signer le traité drso!lf.ois usine est prohibée.Ces res-ne Dennis, secrétaire du parti Pom-i apparaissent dans la di- muniste, a été soudainement rejeté Jjectiyc émise par le régisseur du ; comme témoin devant le comité sur! Dois le 1er avril dernier, les affaires antiaméricaincs, à lu' t ._ .-‘"'T L1,,;;,1,:::1;?”' .lAJ’t plusieurs reprise* aujqm , yancotIvert ou jj, masse (]u sapjn Hamilton, 26 (C.P.) — Le juge A.M.Lebel a imposà aujourd’hui une sentence d’emprisonnement n vie contre Mme Evelyn Dick, àgé( de 27 ans, trouvée coupable de 1» mort d’un enfant qui serait le sien Elecfions à Ville-Mont-Royal Ville Mont-Royal aura ses élê( tiens le 1er avril.Six candidats br* gueront les suffrages à Téchevim ge et deux à la mairie.Les bureau de votation seront ouverts de 8 T a.m.à 7 h.30 p.m.Le maire sortant de charge, M.F E.Schofield, aura comme adversai r eM.F.T.Webb et les sià candi dats en lice pour les deux postes i l’échevinage sont MM.J.-A.Asselir et L.E.Lister, éehevins sortant d« charge, et J.-B.Handheld, E.-B.Julien, E.Lacroix et E.Lanthier.Opposition formelle à la Russie Moscou, 26 (A.P.) — On s révé'é officiellement aujourd’hui l’opposition formelle de la Russie à une proposition américaine, britannique et française, à l’effet que Is Chine devrait être Tune des puissances invitées à la conférence de paix sur l’Allemagne.Levée de la loi martiale au Paraguay Asuncion, 26 (A.P.) — Le gouvernement du Paraguay a ordonné aujourd’hui la levée de la loi martiale au pays, qui avait été imposée à la suite de la révolte des communistes.fusé d’hui de donner son nom véritable Rob,r.t Striplin, ,he( Si tcui du comité, a remis un subpeo-; quires parties du Canada, une nn a Dennis qui devra revenir de-; grand(J proportion de diverses es-vant le meme comité le 9 axril pro-j Sences de bois mou est dirigée vers chain.Dennis a reçu ce subpoena jcs CPntres manufacturiers et indus-.de main a main.Stripling a dit ; trie]s du Canada, la presse britannique lal,x journalistes que Dennis avait r ^ accepté ce subpeona.Dennis a dit de son côté aux reporters qu’il ne l’avait pus accepté et qu’on pourra le trouver sur le parquet de la salle j du comité.Toronto, 26 (C.P.) — La province d’Ontario a officiellement annulé l’accord financier de temps de guerre avec le gouvernement fédéral.Cet accord avait été signé en 1943.Cette annulation, faite par ordre-en-conseil, entrera en vigueur le 31 mars prochain, date à laquelle Tac-cord expire.Le premier ministre Drew a déclaré au cours d’une conférence de presse qu’il n’y aurait pas d’autre accord financier avec le gouvernement fédéral tant qu’on ne reprendrait pas la conférence intergouvemementale.un tremblement de terre.Appel de Gruner* rejeté Londres, 26 (A.P.) — Le comité juridique du Conseil privé, le plus haut tribunal britannique, a rejeté aujourd’hui une pétition demandant un appel de la sentence de mort imposée à Dov Bêla Gruner, un Juif trouvé coupable de terrorisme en Palestine.La sentence serait appliquée.Enquête rcycle sur Londres, 26 (Reuter) — Le premier ministre Attlee a annoncé aujourd’hui à la Chambre des Communes l’établissement d’une commission royale d’enquête sur la presse britannique.Cette commis-j (h.fortes “preuves” voulant que sion royale sera dirigée par sir Da- Dennis ait employé différents nom* vir Ross, ancien membre de plu-i afin de se procurer des faux passe-sieurs comités du textile et du i pu ts et pour radier scs activité* commerce.lau sein du parti.En route vers le Japon Le R.P.Mannès Leduc est délé-Stripling a dit aussi qu’il y avait gué du T.R.P.Provincial des Pères Dominicains pour aller faire la visite de la mission des Pères Dominicains à Sendai au Japon.Le ! Père Leduc quittera le Canada le 3 avril.1 La vie de grâce ou le paradis sur terre par Norbert Mari* B*ll*(.O.F.M.D.S.Sc.'T*un*» till** *t i*un** g*», pr»-n*( c* Hvr* qui vou* **1 dédié *1 U***-l* att*ntlv*m*nt.Il va veut fair* comprendra c* qu* Di*u a Ml pour vou* dan* l'oauvr* du *alul d* voir* ôm*.*1 c* qu* voua d*ve* fair* vou» m*m*t, pour arriver un lour à voir* fin suprém* qui m< la posiaulon d* Dieu dan* lo Volum* d* 225 page*.t Cinq hor*-t*xt* en couleurv Au comptoir : 11.25 Par la po*l* i $1.35 SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR'' ¥ LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDI 26 MARS 1947 fidélité, vertu première Dans son admirable petit livre “Jésus parmi les hommes’’, le R.P.Brillet, l’éminent supérieur général de l’Oratoire, consacre un des plus beaux chapitres à la fidélité de Jésus; on y lit cette phrase tjui.sous .sa plume, prend une singulière autorité: “.la fidélité, il n’y a pas de plus beau mot.il n’y en a peut-être pas de plus grand, de plus profond, île plus riche dans le langage de l’esprit, de la conscience, du coeur et de la vie”.Kn effet la fidélité est la vertu primordiale nécessaire à toute vie pour qu’elle soit féconde, à toute oeuvre pour qu’elle soit durable, nécessaire à l’amour comme à l’amitié.Sans cette qualité fondamentale aucun idéal ne peut être servi, aucune tâche ne peut être accomplie, aucun talent ne peut être acquis, aucun bonheur réel ne peut être possédé ni donné.H* H* -Ç* cité exemplaire dans le labeur qu’aucune épreuve, qu’aucun malheur ne fit fléchir un jour.En descendant l'échelle des êtres, de l’homme de génie au plus modeste travailleur, nous verrons que la fidélité est toujours indispensable pour toutes les oeuvres, dans toutes les professions.Un petit artisan qui a appris un métier, l’exerce consciencieusement, contente sa clientèle, gagne son pain et celui de sa famille, fait preuve de fidélité.Il est des êtres très doués, d’esprit distingué, de coeur généreux qui gâcheront toute leur vie pur manque | de cette vertu primordiale.Ce sont les inconstants, les ins- j tables.S’ils commencent une étude j qui demande des années d’efforts, ! un long apprentissage, ils s’en dé- j goûteront et la délaisseront bien- J tôt, même si leurs dons sont reconnus, leur début brillant et des résultats déjà acquis.Leur esprit versatile se tourne vers autre chose, ils abandonnent l’oeuvre com- Xous parlerons d’abord de la fi- mencée et pleine de promesses poim délité à un idéal.s’intéresser a une activité différen- L’idéal chrétien n’est-il pas le |te* .„ .„ „l,,< beau, le plu, pur qui soit, le | „,,^xXiéE‘ wi tomtoft dan, cê plus digne qu on lui consaci e sa sj néfaste; elles sont attirées vie, (.eux qui 1 ont embiasse doi- ^ plusieurs côtés à la fois, ne savent le garder au fond de lent vt.ut pas choisir et se maintenir coeur comme le but permanent de j fermement dans une voie, toute leur existence.C’est la flam- ¦ ¦ me précieuse cachée dans les profondeurs intimes de l’àme qui éclaire le dur chemin, réchauffe et console l’esprit abattu par le malheur, confère à toute une vie et à chaque action même un reflet de sa noblesse.Cet idéal moral une fois adopté nous devrons y rester fidèle, inébranlablement.Certes, les entraînements du coeur et du sens, les mauvais penchants de notre caractère.les sollicitations multiples de la réalité et ses innombrables tentations, l’infirmité foncière enfin, de la nature humaine, nous pousseront bien souvent loin de cet idéal.Nombreuses seront nos infidélités J'ai connu un artiste qui, aimant également la peinture et la sculp- i turc, allant de l’une à l’autre et dis- j persant son effort, ne put arriver i à aucune supériorité pur incapacité I de se fixer.Pour acquérir un talent il faut sa-voir se limiter, concentrer son effort dans une seule direction, et dans un seul domaine, travailler, creusei.approfondir une méthode, chercher un mode d’expression, pendant de longues années.Il faut aimer assez fortement l’oeuvre choisie pour s’y absorber entièrement.Bien qu'habitant le pays des glaces polaires ces dames aiment bien être à la page.Pourquoi ne pas poudrer son ner au besoin et ne pas abandonner les cheveux en tresses pour les porter en liberté comme c'est la mode dans les grandes villes?niais il faut que toujours et sans nu* d’action, se lasser nous revenions vers cet1 Tous les travailleurs connaissent idéal comme le marin revient au | des périodes de découragement, d port après la tempête, comme l’en-1 doutes; heures sombres qu’il fai faut prodigue retourne à la maison laisser passer, tunnel obscur qu lion sèment autour d’eux les désil-j fusions et le chagrin; d’ailleurs ils i se châtient eux-mêmes sévèrement,: sans le savoir, car, ayant gâché tant de beaux attachements, le vide se j fera autour d’eux, ils vieilliront j Le dilettantisme est un écueil qui j seuls, sans affection éprouvée, sans! giKtte les esprits abondamment ; dévouement.doués; attirés liai1 plusieurs domai- j Ouoi de plus touchant, au cou- i nés à la fois ils se dispersent et ne i traire, qu'une amitié fidèle qui a * * * ' - ni/» «viAi«cAWinnt ^ question est celle l’avais en douard de pour résister aux dissentiments iné-j ^ Vlia,le, d“ YeÜi Ec.ho de, vitables, comme aussi a la dure | leclrlces «U1 ,ne la deman- veau /Vlarengo Une seule recette pour deiix plats a I egard des vertus que nous ai- produiscnt rien.Tout autant que j surmonté victorieusement 1 épreuve ; , mous et vénérons; les âmes les plus | |es dons intellectuels, la continuité ! du temps?, .i , 've.,, Mareno,, Te i fortes, les plus hautes, elles-memes, i dans l’effort est nécessaire à l’artis- L’affection de deux anus vénta- j - ne sont pas exemptes de faiblesses, te.à l’éori a^n, au savant, à l’hom-; b/es est ass z solide et l,rufoiul‘‘ p, ,ni.peine d’une separation dont mre ^ ! daient.Ajoutez des petits champignons blancs.Laissez cuire un quari d’heure.Servez dàns votre plus beau plat creux.” * Ÿ * Le plat vigoureux, riche en cou EATON VOLUME XXXVIII — No 70 Haurvs d aMairai du lundi au vnndrudl t • h.30 à 5 h.30.Nous termoni à 1 h.lu samedi.BOTTES DE CAOUTCHOUC i BRUNES — A FERMOIR ECLAIR Importées aes Etats-Unis pour les enfants et les fillettes ! Un cadeau de Pâques pratique et utile .et un article indispen-.sable peur les pluies d'avril qui approchent ! En caoutchouc brun épais et à fermoir éclair pour permettre de les enfiler aisément.Doublées de beau coton.Pointures pour en- 4.50 fonts, 8 a 12.Pointures pour fillettes 11 a 3.La paire Pag d» command** P.S.L., par po*t* ou t*l*phon«.Chaussures pour entants, au deuxième ^T.EATON C8 ¦IMITCD nr MON pa’ernelle.Nous devrons nous relever sans cesse, repousser le découragement que peuvent inspirer la fréquence et le nombre des rechutes et toujours, à nouveau, lever les yeux vers cette beauté morale qui doit être la vraie patrie de notre âme.la région sa- lon suit en sachant que la lumière est au bout.Et puis il y a des difficultés extérieures à surmonter, des injustices, des insuccès, des passe-droits.Profondément ulcéré, l’artiste.l’écrivain, le savant serait tenté d’ahaiK onner l’oeuvre commencée, il se sent accablé par la mal- i .• i chance.Mais il doit aimer .ssez son i ie( iris quoi tendent nos aspira-, n)^jjer pour continuer à travailler lions les ulus pures, nos désirs lcs | obscurément et attendre avec pa-plus hauts.i tience, avec fermeté, le jour où sou Envers et contre tout, restons f*" > talent :era reconnu, son effo deles à ce qu’il y a de meilleur en | comnensé.Et même si le léf.jrt re- ._ ___________________ __ __ _4gitime I tre, il y a de cela phr.de soixante nous, et lorsque l’orage du mal a j succès ne devait pas venir, (ce qui ! ans.Admirable exemple de la puis-soufflé.détruisant le bel édifice mo-j malheureusement arrive parfois), I sauce d’un sentiment et de la cons-ral si lentement élevé, ne nous lais-(le créateur doit être assez amoureux tance de deux coeurs, que l’on est sons pas accabler par cet échec, de son oeuvre pour n’attendre que : heureux de saluer car il honore la correspondance assidue vient coin- ' Les ,]tux ra’mviterent a goûter le ; leur, avait etc prepare par une per-bler le vide.plat qu’elles avaient préparé.Je fus j sonne, une dame, sûre de ses antes.l ue amitié tendre, fidèle et for-i ébahi.Ils ne se ressemblaient nulle- de ses mouvements.Elle n’avait eu le reste intacte en dépit des élé- i ment.L’un était un plat rouge,1 peur ni de laisser trop brunir l?t incuts dissolvants qui se forment au Presque acajou; sa saveur était rcle-1 vb;tide, ni de brûler les oignons, cours d’u.-c existence, elle persiste I veL- violente.L’autre au contraire, Elle m’a avoué toil au long des années, s'alimente liait d’une délicate couleur rose code dévouement, et de la chaleur vi- 'ail; il était doux au palais Le pro vace d’un sentiment que le temps : mier fut servi dans une cocotte en ne fait que cimenter davantage.j terre, sous une abondante poussière C’est une des plus belles choses j de persil dont le vert se mariait à, qui soient sur terre.ravir avec le rouge de la tomale.Je connais deux amis octogénai- ! L’autre arriva sur la nappe dans un res ’qui fêtent chaque année l’anni-1 beau plat argenté; sa teinte subtile versaire de leur première rencon- était éclaircie encore par des champignons tout blancs qui émergeaient Que rette victoire des puissances inférieures ne soit (pie momentanée, repoussons l’emprise du mal, revenons humiliés, mais jamais d’elle sa récompense.! nature humaine et brille comme une Souvenez-vous de la magnifique j perle dans la trame sambre de la invocation que, dans l’Annonce i vie.^ ____ ^.faite â Marie, Claudel met dans la | Soyons fidèles à notre idéal, fi- vaincus vers le ciiiiitit spirituel où i bouche de Pierre de Craon, l’archi-1 dèles â notre tâche, fidèles dans nos régnent la générosité, le dévoue-' •‘‘«’te.le bâtisseur d’églises si terri- affections et quelles que soient les ment, ' ' .- .u, .- meure d Car prix ces, le vrai bonheur lumineux et serein.* * * avoir éprouvé quelques craintes en voyant la couleur ûe Ja sauce.Elle avait pris l'initiative d’ajouter â la teinte rouge gé né'ale la couleur verte complémentaire du persil haché.Son veau Marengo était exquis.Quant au plat rose, subtil, il avait été préparé par une charmante jeu» no fille timide, peu initiée à la technique culinaire, craignant à chacun de ses mouvements l’insuccès du résultat final.Le veau Marengo qu'elle avait préparé s’en ressentit; il n'eu était pas moins ravissant.Les deux plats étaient, chacun.le reflet d’une psychologie, d’un tempérament différent.Moralité: Ne suivez pas toujours, à la lettre, les données d’une recette livrez.Ajoutez une de cuisine.Ajoutez-y beaucoup de coupées en moi -1 vous-même.Vous ferez ainsi un plat Faites cuire â tout j personnel qui fera plaisir à ceux deux heures.I pour qui vous l'aurez préparé.en surface Et cependant les deux plats répondaient â la même formule: “Dans une cocotte, versez un peu (l’huile, chauffez.Posez des morceaux de poitrine de veau.Laissez-) les.Ajoutez des oignons émincés, laissez-les prendre couleur.Saupoudrez avec un peu .de farine.Mouillez avec de l’eau ou du vin blanc.Ah! que la pierre est belle et qu’elle est douce aux mains de l’ar-i .! chitectc, comme elle est fidèle, et Toute oeuvre, toute tâche requiert curnjnc ei|e gar(je l'idée, et quelles de la continuité.Du plus grand on,bres elle fait.’ rf ‘ B T> t A I * V% »N .WB .1.t.1 - .I I 1 .génie, à l’homme le plus humble, de la destinée la plus éclatante â la destinée la plus obscure et, quel que soit le genre d'activité embrassé, rien ne peut être fait ni réussir sans fidélité.L’oeuvre nugnifique d’un Victor Hugo fut le Truit d'un labeur acharné.Les biographes du grand poète- , ¦ - , nous disent que tous les matins, dès et cousu leurs vetements, les a sui-ü heures, il étail a su table de Ira-! «nés '*al,s ,eurs maladies, n a-elle Récompense, joie du créateur qui travailla longtemps, durement pour édifier son oeuvre.* * * La plus ignorante paysanne qui a élevé plusieurs enfants, veillé sur eux jours et nuits, pendant tant d’années, préparé leur nourriture vail, écrivant, corrigeant ce qu’il Pas.fait P''t‘llvc J'ime admirable fi- 1 avait écrit la veille, surchargeant i son papier de ratures, de change- 7oul amour, du plus iiistiiietif {t Activités Féminines La réunion du Tiers-Ordre de la paroisse 8t-EnfanWé»us aura lieu dimanche, le j CO, à 2 h.DEMONSTRATION DE CUISINE BOURGEOISE Le cours de démonstration de cuisine bourgeoise, qui a lieu ordinairement le ! vendredi soir se donnera cette semaine, I Jeudi soir à 7 h.30, d l'Ecole d'Educatlon Familiale et Sociale.1215 est.boul.St-Jo-seph.La table sera dressée pour le souper de ' Pâques et.décorée de teintes pascales.A l'hôtel Mont-Royol Des jouets fabriques au Canada Exposition annuelle qui a grande allure Luc visite rapide aux 8e et 9e _____________________ ________ étisges de l’hôtel Mont-Royal a per- soùpér de paquês : Pamplemousses ; mis hier de mesurer l’importance b v.t t.¦ .t' ¦ ¦ is o, ¦ s.111 i; I il v lc i“re ltui aumile de belles qua-ocuvre maintenue sans défaillance !'i*68, ne peuvent s attacher de tout au h.ng d’une longue vie, téna- fa.êon.durable; ils nouent des ami- a.Tlr«am' d’une industrie qui a pris chez Salade du printemps — Corbelïle pascale — ; nous, surtout depuis la guerre, lin Glace miroir — Crème glacée à la violette, développement très remarquable.Jusqu’en 1939.en effet, le public ! Ils ont pu voir de tout: des pou-i pées, des jouets en bois ou en métal, des objets en plastique, des décorations diverses, des meubles pour enfants, de trains électriques, des boites â musique, des maisons démontables, des autos (pie l’on achète en trente morceaux et qu'il s'agira ensuite de remonter, des mécanos canadiens et jusqu’à des radeaux véritables, en aluminium, qui ne pèsent que 20 livres et qui ne peuvent couler, etc.J Et tous ces jouets sont fabriqués - au Canada.Le R.P.Courtois à la Fédération RHUMES DE CERVEAU Vcici comment soulager vos souffrances Mettez dans chaque narine du Va-tro-nol à 3 fins.(1) Il contracte les muqueuses gonflées, (2) calme l’irritation, (3) aide à débarrasser les voies nasales des mucosités qui les obstruent, et soulage la congestion passagère.VICKS VATRO-NOL liés sincères, puis au bout de quelque temps, sans aucune raison, se lassent, se dégoûtent et abandonnent leurs amis.Ils cessent leurs visites, ne répondent plus aux lettres et causent ainsi dans des coeurs qui s’étaient attachés à eux et se croyaient sûrs d’être aimés, de vives peines; peines qui peuvent se changer en amers ressentiments.De telles déceptions d’amitié chez | '.des êtres jeunes et sensibles dêter- ! bmnvenus minent parfois de graves blessures j morales.Elles ont marqué pour tou: te la vie certains caractères d’un pli | ineffaçable de pessimisme, de mi- j santhropie.Les êtres versatiles qui sont sou-1 vent pleins de charme et de séduc- ; était assez habitué de lire sur les jouets que'ces derniers venaient en ; grande partie de pays étrangers; ! mais depuis lors, les fabricants ca- - i iadiens ont réalisé d'immenses pro- Sous le patronage de S.Exc.Mgr i grès et fournissent non seulement Joseph Charbonneau, archevêque le marché local, mais trouvent ans- ; de Montréal, et sous la présidence j si un débouché à l’étranger.d’Tionneur du R.P.P.-M.Gaudreau.La "Canadian Playthings Manu- | provincial des Dominicains, le R.P.I facturers Incorporated” _ groupe j Jean Comtois, O.P., donnera une | quelque 11 â fabricants de jouets au i conférence intitulée: “Du crime à Canada.Leur réunion annuelle, tela sainteté”, lundi soir, le 31 mars, nue cette année à Montréal, est j à 8 h.lâ.dans la salle des oeuvres commencée depuis hier et doit se de la Fédération Nationale St-Joan- terminer jeudi.Baptiste, 8Ô3 est.rue Sherbrooke.Le point central de cette conven- , L'entrée est libre et tous ceux qui jtion est, naturellement, l'exposition s'intéressent aux méthodes de relia-j que chaque fabricant fait de ses j bilitation des délinquants sont les produits, ("est l’occasion pour tes i : acheteurs (tes grandes ou des petites maisons de venir faire le choix i des jouets qui feront plus tard, dans ) leurs vitrines, l'envie des enfants.| On nous apprend que.plus de : mille représentants des maisons de i i commerce ont déjà visite les kios- j ques nombreux de rette exposition.Avez-vous besiii de t>oi*s livres • Adressez-vous ou Service de ù oirie du 'Tavoir' *30 vt rue Ne »ve Mprttféal Comment se cultiver par Pierre TIBERGHIEN Tout peut servir à la culture, mais chez ceux-là seulement qüi savent et veulent s'imposer une discipline de l'esprit .Cet ouvrage peut être utile à des gens d'esprit et d'état très divers; mais il a un but unique éminemment pratique qui est de cultiver tous les milieux.Volume de 111 pages.Au comptoir : $0.75 Par la poste : $0.80 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" A l'Institut Duvernay M.Gérard Lemieux et la famille — Forum gratuit M.Gérard Lemieux, professeur à riustitut d’études familiales, de l’Université de Montréal, traite ve •oir, en la salle 15 du Monument national, à 8 heures, de la façon de leudre intéressante l’atmosphère familiale.M.Lemieux envisagera le problème sous l’angle moral, et dira que! apport les enfants aussi bien que les parents peuvent fournir pour ramener la joie au foyer.L’admission est gratuite à chaque forum,organisé le mercredi soir parj ! i’institut Duvernay sous le titre gé-, j lierai : Forums d’organisation pra-! iique de la famille.On obtient des renseignements | supplémentaires au secrétariat de la - Société Saint-Jean-Baptiste de Montrer.!, 1182, rue Saint-Laurent.EL.hrji.t _____ ) A la J.O.C.Succès des retraites de fiancés “Les retraites fermées de Prépa-j ration au Mariage ont été très nombreuses au cours du mois de mars à travers tout le pays”, viennent de déclarer les responsables nationaux du Service de la J.O.C.M.Léopold Larivée et Mlle Lucille Deshaies.Ces retraites ont été organisées dans les différents centres pour répondre aux demandes sans cesse croissantes des fiancés qui doivent se marier après Pâques et qui désirent apporter une préparation adéquate , à leur mariage.“Ces retraites fermées de fiancés, notent les responsables, «ont un complément des cours de Prép lion au Mariage — soit écrits, • »il oraux — qui se donnent dans tou; j les centres de quelque imoortance ' sous les auspices de la J*O.C.ou îles , autres mouvements de jeunes.Elles I peuvent aussi constituer une prépa-1 ration brève mais intensive pour ceux et celles qui n’ont pas eu l’a- ie roman d'Elisabeth par Berthe BERNAGE Le Matin, d'un beau jour — L'Age des Ailes — Jeunesse — La Relève — Liberté Chérie.Une sérien cinq volumes.Au comptoir : $4.00 Par la poste : $4.15 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" vantage de suivre les cours.” Le.s retraites de Préparation au Mariage se continueront à un rythme accéléré au cours des mois d’avril et de mai.Pour y participer, on n’a qu’à entrer en contact avec ni’mporte quelle maison de retraite fermée afin de s’assurer des dates et d’y inscrire sa participation.“Seuls les fiancés ou ceux et celles qui songent au mariage dans un avenir rapproché peuvent assister à ces retraites”, précisent toutefois les responsables.Société d'étude et de conférences M.Léon Mayrand, docteur en droit de l’Université de Montréal, sera le conférencier au thé-cause-ric annuel de la Société d’étude et de conferences.M.Mayrand entrait au ministère des affaires extérieures en 1934 et depuis lors a fait de nombreux voyages à l’étranger.Après un séjour de deux ans à Moscou, M.Mayrand revenait au pays en jovembre 1940.M.Mayrand parlera de la Russie dans sa causerie intitulée; “De quelques traits permanents de la vie russe”.Cette matinée littéraire aura lieu le dimanche, 30 mars, à 3 h.15, à l’hédeJ Windsor.Tél.PL.8121 Fll*l! daiqlsIO- Finnan Haddiei P«tonc!«i — Dore Saumon - Po.seon blanc Homards •«F* Eperlans - Morue Flétan - Maquereau Huîtres à la mesure i ü i iF Feuilleton du “Devoir” MAMIE SOLEIL ROMAN Berthe BERNAGE 10.(Suite) ; con , Mais qui est pleinement heureux dans cette maison?Les plus jeunes, sars doute: André de seize ans, Robert de quinze ans, Lolotte de douze ans.On n’a pas encore de tourments à cet âge-là.Les parents vous garent des chocs venus du dehors et au dedans.oh!ce sont encore des enfants, très enfants, ces blonds aux yeux bleus.Et voilà qu'un matin, entrant dans la salle pour mettre le couvert, elle tombe en plein dans une scène.Toujours le dernier! cri*jl M.i .Ihe.Tu es donc idiot, muç gar- Pàle, buté, André se taisait.Son père lui envoya une gifle.— J’ai honte de toi! Tu ne seras jamais capable d’entrer dans une administration comme ton frère aîné.Pourquoi Georges a-t-il sursauté, là-bas?Pourquoi son visage s’est-il crispé?Etrange.André s’en va, claquant la porte.Amélie prend sa défense: — ('.et enfant-là doit être fatigué, j Octave.Il avait tant de vivacité d’es-i prit, autrefois.— Il est devenu bête, que veux-tu.Ou pa-esseux.Les deux probable- ment.Il n’y a jamais eu de flemmards dans la famille: je n’en veux pas.Une famile de gens tout simples, bien sûr, mais qui ont réussi dans leur métier; mon père forgeron, mon grand-père menuisier.— Etait-ce le sculpteur?se demande Sylvette.— Et du côté de nia mère, des cultivateurs aRachés à la terre et sachant la faire produire magnifiquement.Sylvette redoutait les colères de l’oncle Octave, longues, lourdes, remontant cinquante ans en arrière pour trouver dans le passé familial des griefs ou des motifs de fierté.Elle posa rapidement verres et assiettes sur la toile cirée et se glissa hors d»* la salie.Arrivant près rie sa chambre, elle entendit un murmure et de.; sanglots dans le recoin où l’on accrochait les vêtements du di-manch- —C’est André.J’entre.André, qu’as-tu?Son cousin ne l’avait lias entendue arriver.Elle lui toucha le bras Alors il se retourna: -Yn-t-cn.toi.Pauvre garçon, Ip visage gonflé de larmes, des mèches balayant son Iront.Sylvette le prit par la main.et de sa voix claire qui chantait un peu sur les mots: —Non.mon vieux, je reste.Déballe tes ennuis.Je comprendrai, va.Moi aussi, je pleure dans les coins.Il la regarda, celte Sylvette au sourire mélancolique.—Pas ici, dit-il.Je ne veux pas; parler ici.Tu comprendras pourquoi.Ecoute.viens me rejoindre j à cinq heures au Luxembourg.De-j vant le lion en bronze.—Promis, déclara Sylveltc sur- j prise, mais émue.A ce soir- C’étall un rie ces jours où U* printemps va si vile que les arbres sont! plus verts au bout d’une heure.S> I-vette arriva la première, un peu gênée d’attendre un garçon.Sou type original attirait les regards.“On me trouve laide.Ça m agace.Lorsque André apparut au bout de l’allée, Sylvette le jugea maigre étriqué, parmi les autres jeunes gens.11 tira deux chaises près de la pelouse, avec la lenleur qui cii-nietérisalt les Lamothe.Et.une fois installé, il annonça, le regar l attaché sur l’herbe, une chose énoi me et tragique: —Tu es venue.Tu es une chic fille.Sais-tu pourquoi j’ai voulu qu’on ÿnuse hors de la maison?Pour (pie lu puisses crier.Je deviens sourd.—Sourd?A Ion âge?Ce n’csl pas possible, voyons.Et puis, ça se soigne.Tes parents sonj au courant, bien sûr- —Non.Inutile.Rien à faire pour que je leur en parle.Papa — ah! tu ne le connais pas encore, papa, avec son orgueil de famille.II a dit bien des fois: “J’ai de beaux enfants très sains.De vrais Lamothe.Jamais je ne me serais consolé de voir un anormal, un uitinnc, un laideron parmi vous.’’ Or maman a raconté un Jour à Mme Esprit — j’ai entendu ça quand j entendais encore -r que son propre père et son grand-père étaient devev.n sourds sans qu’on sache pourquoi, et sans qu’on arrive à les guérir.Je serai sourd comme eux.Je suis sourd déjà.C’est pour ca que J’ai l’air bête.Car l’ai l’air idiot, n'est-ce pas?Oh! réponds, sincèrcmen!.J’ai trop besoin de dire cl d'enten- dre des mots vrais —Tu as raison: étouffer tes chagrins dans son coeur, ça fait trop màl.Oui, je te croyais bête mon pauvre André.—Comment veux-tu que je suive la classe?Je ne -comprends pas iU;crtr.n«i,w« «tors que les Rangers étaient en ar-L C.j.j.j.DOr Maisonneuve Hère dims le pointage.Le 1er février, à Montréal, Rayner a joué à Dans la partie junior disputée samedi soir, le dimiimlir Baribeau aida considérablement, pur son jeu agressif, 1’K.S.S.S., à vaincre; il fut ivce Latour le meilleur compteur l'avant, pendant près d'une minute et demie.eaux l’emportèrent sur leurs rivaux par le compte de 5 à 0.Cette .série est de deux de trois et le vainqueur sera appelé à rencontrer les Ours de Hershey qui ont éliminé les Barons de Cleveland hier soir, en gagnant quatre parties consécutives.Composition des équipes: BUFFALO — But, Dion; défenses, Rlake et Eddolls; centre, McFadden; ailes, Hickey et Lewis.Subs.: Field, McMahon, Portland,-McKay, Mundrick, Cooper, Pargc-ter.Agar.Brown, Mahaffy.PITTSBURGH — But, Bastien-.défenses, Kemp et Backor; centre, Langelle; ailes, Bodnar et O'Flaherty.Subs.: Morris, Dickens, Wilson.PSYCHOLOGUE Claude Mailhot, D, Ps.Uoctcut en psychologie de l'Université de Montréal.Consultations sur demsnde 874 est.Sherbrooke - FA.3676-lVA.2144 Hurtubise & Richard comptables agré4* lAon-A.HURTUBISE.CA Gérard HURTUBISE.CA Mfturloe RICHARD.OA Georges-R MARTIN.CA.M *t-Jacquet.Montréal I Téléphones : HA.8368 • HA 8739 Bum MA.1339 • Don.: DO.1904 Lucien VIAU, C.A.Comptable agréé 159, Craig ouest - Montréal LUCIEN D.VIAU, C.A.COMPTABLE AGPEE 4925.avenu* V*rdun.VERDUN YOrk 0842 du club du frère Oscar; la défense 1 sistance pour une partie de hockey Charbonneuu du Maisonneuve fut le j ont été abaissés, le 23 février, lorsque 20.1)04 personnes étaient présentés au stadium île Chicago, pour voir les Eperviers à l'oeuvre contre les Bruins de Boston.\ Chicago, ou a aussi enregistre »Uks effeelif joueur de Roland Vallée.Les deux équipes se sont talonnées durant toute In ioutc et ce n’est que dans I t dernière minute du jeu que IT.S.S.S.s'assura de lu \ ictoirc.F.PI'RVIEHS DE CHICAGO 1 temps avec 521.831 spcelateurs ’t ous les records précédents d’as- aux 30 parties des Eperviers.Il 1 ou* les rccoru y.L Vagissait d’une moyenne de 17,394 personnes par partie.La ligne dite Pony, composée de Max et Doug Bentley et de Bill Mo-sienko, comprenait les trois premiers pointeurs de la ligne.Jusqu’au 1(5 miirs.les (rois aiaicut ue uu record "d'assistance de tous les cumulé un total de 107 points.ASSURANCES tpagnk 4 Assurance sur U Vie Saubeprbe MONT RLAL ê NARCISSE DUCHARMC, Président i ( VOLUME XXXVIII — No 70 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 26 MARS 1947 Mercredi, 26 mars 1947 Programmes spéciaux vivants: Rond, pour i, CBF, 4 h 30 p m C’est le B P.Albert îontlgny, 8.J , qui prêchera à Radlo-Cana-•la.les mercredi, 2«, jeudi.21, et vendredi, 28, à 4 h.30 p.m., la retraite des malades CBF, 7 h.45 p.m.Les Peintres de la Chanson feront entendre mercredi les airs petite, arr.Béguin; Au Clair de la lune, C.Bailee; Chanson du soufflet, arr.Seguin; la Mappemonde, arr.Peeys.CBF.10 h.15 p.m.Le conférencier fc cette tribune de Radio-Canada, Les affaires de l'Etat, mercredi, sera M.Yvan Sa-bourln, C.R., chef du parti progressiste-conservateur dans la province do Québec.Débat sur le régime électoral de Verdun Une majorité du Conseil vote des félicitations à la Législature tandis que la minorité voulait adopter une motion de blâme Sommaire des postes locaux CBF-81M» kilocycle* R 00 Yvan l'intrépide « 15 itedio-journal.6 25 Chronique sportive.8 30 Revue de l'actualité.8.45 Coeur atout.7.00 Un homme et *on péché.I 15 Métropole.7.30 Troubadours.7 45 Verve et variété 0 00 Ceux qu’on aime 8.30 Mosaïque musicale 9.00 Carabins.10.00 Radio- ourua'.10 15 Causerie.10.30 Artistes -de r _om 11 00 Adagio.11.30 Orchestre.12.00 Nouvelles et fin dea émissions CBM-960 kilocycles 6.00 Ce soir a la radio.6 15 Radio-Journal.6 25 Chronique sportive.8.30 Sérénade 6 45 Nouvelles.8.55 Commentaire» 7 00 Edmund Hackrldge.baryton.7.15 Piano et lay-.7.30 Wally Wlclcen.7.45 Evénements de la semaine.R 00 String time.8 30 Les affaire» de l'Etat.8.45 Causerie, en anglai:;.8 00 London by l&mpllgnt.0.30 Studio.10.00 Radio-Journal .10.15 Revue de l'actualité.10.30 Artiste» de renom.11 00 Orche.tre.11.15 Chansons.11 30 Orchestre.12 00 Nouvelles.12 0'' Fin ^ èmuialon» CKAC-130 kllocrclçs 8.00 MU aujourd'hui.6.05 Vos marches préférées.6 10 Planologue _ 6.15 Chansons favorite».6 20 La pièce du Jour.6.25 Quoi de nouveau?6 30 Forum des sports.6.40 L'homme du Jour.6.45 Nouvelle» 7.00 Music-hall.7.15 Causerie.7 25 Intermède.7.30 Les chansons de Lucille.7.40 Musicale.7.45 Médecin de campag.-e.8.00 ïlngo.8.30 Leblanc, détective.8.55 Choses du temps P 00 Les diables rouges.9.30 Studios d essai de CKAC.1000 Vox pop.10.30 Paul-EnMla Corbell.tp.45 Nouvelle».10.55 Refrain populaire.11.00 Bonsoir ica spoiUfa.11.15 Orchestre.11.30 Musique ,2.00 I o ivellea.12.05 Orchestra.1.00 Nouvelle* CFO-RBO kilocycles, 6 00 The Town Crier 6 05 Gondola sidelights.« la Muuveliea 6.30 Fred Bill Show .6.45 Causerie politique.7 00 Mélodies.7.15 Sport»./ 21* Uncle frov 7.45 The Continental*.8.00 .ie creen ioruet 8 30 Boston Blackte.9.00 Duff,.'a laveru.9.30 Curtain Time.10.00 amg Crosby- 10.30 Sérénade.11.00 Nouvelle».11.15 Sport».11.30 Gems tor Thought.11 45 Urch de danse 12.00 Nouvelle».Fin des émissions .CHLP-1490 kilocycles 8 00 Radio-Journal 6.15 Méli-Mélo 6 25 Chansonnette» 6 30 Radlo-annualie 7 00 Heure tamillaje 7 30 Organisation libérale.7.45 Intermède.7.55 Calendrier spo.-tlf.8 00 Radlo-vocabulalie 8 15 Mon carême.8 30 No» artistes canadiens.8 45 Musique par Sweeten.WOO Cabaret rhantant.9.30 Potins du cinéma.9 35 Boite A musique.10 00 Rêveries.10 15 Radlo-jcurual 1030 Heure de la dansa.10.50 Le sport ce soir.11.00 Musique eui demand* 11.30 Fin de l’èmlsalon.CJAD-800 kilocycles 8 00 Nouvel!»».8.05 Ballroom.7.00 Nouvelles (.05 Ballroom 1.30 Singing Sam.7.45 T.B.A.7.50 Sports 8.00 Nouvelle» 8.15 Parti libéral.8.30 The Playhouse of Favorite».8 45 This 1* our story 9.00 Nouvelles 9.05 Concert hall 9.30 Au parlement.9 45 This Is our aOny.10 no Nouvelle» 10.01 Easy Aces.10.15 Moondreams.10.30 Newcast 10.45 This Is my story.11.00 Nouvelle» et .port.11.15 Let’a Danne 11 30 Midnight rxpreaa.12 00 Nouvelle» Jeudi, 27 mars 1947 Sommaire des postes locaux de CBF-690 ktlocvcle* • 59 Ouverture 7.00 Nouvelles et opéra quaf sous.7.55 Musique choisie.8 oo Radio-loumai 3.10 Intermède.8 15 Elévation* 3.30 Musique légère.8.55 Nouvelle» 9.00 Moment musical.9 30 Propp* mélodiques.9 45 Sur no» ondes 10.15 Programme musical.10.30 Théâtre de la chansonnette.10.45 Le quart d'heure de détente.11.00 Le quart d'heure de la valse.U 15 Ami du consommateur.11.20 Trois chansons 11 30 .loyeux Trouoadours.12 00 Jeunesse dorée 12 15 Rue principale 12.30 Réveil rural 12 59 Signal-Horajre ; 00 Quelles nouvelles?1.15 Radio-lournal.1 25 Intermède 1.30 Vers le soleil 1.45 Musique aud-emérl-calne 2 00 Chansonnette».2 15 Faire-part.2.30 Lettre a une Canadienne.2 45 Musique de danse.3 00 Chefs-d'oeuvre de 1» musique 4.00 Music-Hall.4.30 La retraite des malades.4 46 Pour le» malade».5 00 Mon choix.5.30 Thé dansant 3.4.) Chansonnettes.«un Yvan ''ititreoid» 8.15 Nouvelles.6 25 Chronique sportive.6 30 La" revue de i actualité 6 15 Coeur atout i 00 Un homme et *oo péché i is Métropole 7 30 Théâtre du* nous 8 00 I-es talent» de chez nous.3 30 L' lUlpe aux quatre vents.9 00 Ma chanson.9.30 Studio G-7 •non Radio-tourna) 10 15 Biographies de nos artisans.10 30 Récital d'orgue.11.00 Adagio.11.30 Histoire de la musique 12 00 Fin de* émission»
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