Le devoir, 19 avril 1947, samedi 19 avril 1947
“Le l'au&da fit une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Uraude-Breta-gue ou des Etats-Unis ou de qui que ce soit d autre, l'attitude qu‘U lui taut prendre envers le monde Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis un mauvais service au Commonwealth." “She Is a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docilely from Britain of from the United States or from anybody else A Canadian's first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Conada and to Canada’s king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth.” (l-X-37) Lord Tweedsmuir LE DEVOIR Directeur : Gérard FU.10N Montréal, samedi 19 avril 1947 VOLUME XXXVIII — No 89 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME.MONTREAL TELEPHONE : *BEIair 3351 sons.DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3361 Rédaction : BEIair 3366 Gérant : BEIair 3363 Le Festival de Prague, un nid de communisme Positions Déclaration des principales organisations de jeunesse du Canada VI Sur les problèmes culturels -es problèmes culturels sont légion.Il en est deux d’une brûlante actualité sur lesquels nous tenons à nous prononcer: l’enseignement et les relations du Canada français avec la France.II existe chez nous un petit nombre d'esprits avancés qui, reprenant les thèses de Godfrey Langlois et de ïEmancipation, voudraient affranchir notre enseignemenr de ce qu’ils appellent le monopole des curés.Il y a quelques mois à peine, on a vu un sénateur maskoutain prôner rien de moins que l'enseignement non confessionnel, c’est-à-dire neutre.Il s'est trouvé parmi les Canadiens français des gens pour l’écouter religieusement et opiner du bonnet.D'autres préconisent l’institution d'un ministère de l'Instruction publique et par voie de conséquence pratique l’abolition du Conseil de l’Instruction publique.Dans leur esprit, cette mesure serait probablement un premier pas éers l'école laïque, neutre et antireligieuse.Il en est enfin qui, sans aller jusqu’à l'étatisation de l'école, verraient d'un bon oeil une initiative plus grande de l’Etat en matière d'enseignement, au détriment, si nécessaire, du droit naturel des parents et du droit divin de l’Eglise.Ceux qui ont voté les bills 8 et 9 concernant les commissions scolaires de Montréal et de Québec se rangent dans cette catégorie même à leur insu.Malgré l'argumentation filandreuse de M.Duplessis, il reste que les pères de famille des villes de Montréal et de Québec n'ont plus un mot à dire dans l'école que fréquentent leurs enfants et que l'Eglise y occupe une position minoritaire.Le Devoir s'en est toujours tenu, en matière d'enseignement, à la doctrine traditionnelle, à savoir que les matières d'éducation relèvent à la fois, pour des raisons différentes, des parents, de l’Eglise et de l’Etat.Chacun possède des droits et chacun doit avoir l’avantage de les exercer.La pratique peut-évidemment admettre des variantes de détail, mais le principe doit rester intact.Pas besoin de dire que le Devoir repoussera avec la dernière vigueur les propositions de ceux qui s'expriment en faveur de l'école neutre et les actes de ceux qui, tout 1 en protestant de leurs intentions droites, nous donnent l’école d’Etat et l’instituteur fonctionnaire.Les uns et les autres sont également dangereux et méritent une égale réprobation.Par contre, nous appuierons-toutes les suggestions valables en faveur d’un meilleur système d'enseignement primaire, secondaire et universitaire.Les écoles, les collèges, les universités du Québec n’ont pas atteint le dernier degré de perfection humaine.Si l'on tient compte des conditions matérielles dans lesquelles ces institutions sont nées et se sont développées, on peut affirmer qu'elles ont accompli presque des miracles.Il ne s'agit donc pas de les accabler de reproches immérités.Mais une critique intelligence et Constructive peut les aider à réaliser de nouveaux progrès.Nous sommes de ceux qui croient que les laïques ont droit de se faire une carrière honorable dans l'enseignement, d’y toucher un traitement juste et d’être protégés contre toute concurrence à rabais, d’où qu’elle vienne.L’enseignement par les congrégations est éminemment souhaitable et mérite d’être âprement défendu, mais il doit se protéger lui-même contre un trop grand sentiment de sécurité.Il y a dans le champ de l’éducation une foule de questions sur lesquelles nous devrons prendre position selon les nécessités du moment: enseignement bilingue, controverse des humanités et des sciences, baccalauréat, culture physique, et le reste.Comme nous ne pouvons aborder tous ces sujets d’un seul coup, nous avons voulu nous limiter à la question fondamentale, la confessionnalité.* * * Les gens qui traitent des relations culturelles entre le Canada français et la France le font souvent avec passion et ne tiennent pas toujours un compte suffisant des faits.C’est, par exemple, un travers fréquent d opposer la France d’aujourd’hui à la France de l’époque classique.Pour certaines gens, Marianne serait une gourgandine et Louis XIV une espèce de saint.La vérité n’est pas aussi simple que cela.Les moeurs et les idées en honneur à la cour des rois ne valaient probablement ni mieux ni pire que celles qui s’étalent au Palais-Bourbon.Les rois ont eu leurs maîtresses et leurs courtisans, comme les ministres de la Troisième République ont eu leurs petites amies et leurs riches protecteurs.Par contre, sous les deux régimes sont nés et ont atteint à la plus haute sainteté un François de Sales et une Thérèse de Lisieux.Deuxième fait dont il faut tenir compte: nous avons un extrême besoin de la France, car c’est chez elle qu’il faut puiser les éléments dont nous devons nourrir notre culture française.Il viendra peut-être un temps où une sorte d’équilibre entre les échanges culturels franco-canadiens s’établira par suite de nos progrès dans les arts, les lettres et les Sciences.La civilisation anglo-américaine a pratiquement atteint ce degré d’équilibre.En attendant que cette condition idéale se réalise, nous devrons, pour vivre et nous développer, faire plus d’importations que d’exportations.Reste l’aspect moral du problème.Il n’est pas négligeable, mais nullement alarmant.Le fondateur du Devoir, M.Henri Bourassa, a résolu l’objection, une fois pour i toutes, par une phrase qui fait image.Au premier congrès de la langue française en 1912, il déclarait en parlant de nos relations culturelles avec la France: ‘‘.si, par crainte du poison, on cesse de se nourrir, on meurt de faim, ce qui est une façon tout aussi sûre que l’autre d’aller au cimetière”.Nous voulons bien qu’on soit judicieux dans le choix des aliments intellectuels que nous importons de France.Nous admettons qu’il faut défendre notre marché intellectuel contre certaines pourritures, de la même façon que nos règlements d’importation interdisent l'entrée de certains produits végétaux et animaux susceptibles de causer des épidémies aux récoltes, aux troupeaux ou à la population.Mais prendre prétexte de nécessaires précautions d’hygiène intellectuelle pour rationner l’entrée des personnes et des ouvrages susceptibles de contribuer à notre enrichissement, voilà qui serait contraire à l’épanouissement de notre culture.Voilà pour la culture française comme telle.Quant aux personnes, il faudra les traiter pour ce qu’elles valent.Les Français qui viennent nous visiter ne sont pas tous d’un commerce agréable, mais il ne faut pas oublier que les Canadiens qui vont à Paris ne donnent peut-être pas toujours une idée exacte de ce que nous sommes.Alors il s'établit une certaine compensation.C’est notre sentiment cependant que la très grande majorité des Français de passage ou en résidence chez nous sont, pour employer une formule populaire, de chic types, assez souvent des savants remarquables dont les leçons peuvent nous être profitables.C’est à nous de savoir tirer d’eux le même bénéfice que les Américains obtiennent des savants européens qui peuplent leurs universités.S'il se glisse dans le groupe des indésirables, nous devrons les traiter comme tels, avec ni plus ni moins de rigueur que s’il s’agissait d’Anglais, de Russes ou de Hottentots.¥ ¥ ¥ Il est à peine besoin de mentionner en terminant que le Devoir se propose de servir, dans la mesure de ses moyens et des talents de ses rédacteurs, la culture française dans ce qu'elle a de plus universel et de plus profondément humain.C’est pourquoi nous projetons avec le temps de faire la part très large aux lettres et aux arts, d’ouvrir nos colonnes à toutes les personnes qui auront un message français à communiquer à notre auditoire d'élite.19-IV-47 Gérard FILION I L’actualité Philosophes, mois non pas grammairiens Qu'cst-ce que la plulospohte el le doctorat en philosophie peuvent bien nvoir affaire dans une réunion ou un coiif/rès de chimistes et de technologues?Assurément, et personne ne te niera, la philosophie est la science des sciences, l’amie de toutes sciences et de toutes sagesses, déboute science et de toute sagesse.C'est elle oui préside ou doit, en principe, présider à lont haut savoir, informer et inspirer toute connaissance.En somme, la philosophie, la philosophie bien comprise et bien entendue, ne doit-ce point être la mise en formules, formules simples et accessibles à l'entendement de tous et d’un chacun, du bon sens, du sens commun?Qn'tllc soit inductive ou déductive, expérimentale ou dogmatique, les lois de la logique et celles de la psychologie ne lui peuvent pas être étrangères.Comme la logique, le bon sens, te sens commun peuvent avùir des services à rendre même en chimie ou en technologie, à ta rigueur, l'on comprendrait que des philosophes, voire des docteurs en philosophie, paraissent à des congrès de chimistes et de technologues.En tout cas, le fait s'est vu, tout récemment, -en ta ville d'Atlantic City.Et, au sein de savantes assises de chimistes et de technologues, les hilosophes, du moins ceux aux- kl-ls les congressistes, dans le -Tours de leurs activités d'hommes de laboratoire, ont affaire, ces philosophe s-là ont passé un mauvais quart d'heure.Le Dr Samuel C.Lind, de /'American Chemical Society, s’est plaint très amèrement, si l’on en croit un compte rendu que le New York Sun publie d’une récente réunion des membres de cette société, de l'ignorance grammaticale de beaucoup trop de docteurs en philosophie.La Société tenait ses assises à l’hôtel Traymore, Atlantic City.Paysage splendide, plage superbe, vents du large, promenade incoi'n-l>arable, etc., etc.Mais là n’est point ta question qui nous occupe et nous doit préoccuper.Ceux qui font les frais de recherches industrielles, qui doivent de leurs deniers entretenir, à cette fin, de coûteux et somptueux laboratoires, dit le Dr Lind, ont de nombreux sujets de dissatisfaction et de mécontentement; et le principal concerne l'ignorance grammaticale, — illiteracy, dit le Dr Lind, — de docteurs en philosophie appelés, moyennant généreuses rétributions, à par it ci per aux travaux de ces laboratoires.Le Dr Lind parle de l'in, compétence notoire de certains docteurs en philosophie à se pouvoir exprimer, tangue écrite ou langue parlée, en un anglais qui soit convenable, compréhensible.Le Dr Lind, qui est doyen de /'Institute of Technology de l'Université du Minnesota, dit qu'il finit bien constater, parce qu'il n^f a pas moyen de faire autrement, que Ï enseignement moderne ne tient plus aucun compte et parait bien déterminé à ne plus tenir aucun compte, exactement aucun, de ta grammaire, des parties du discours, de la syntaxe.De cela, le Dr Lind ne veut pas jeter la responsabilité sur les colle* ges au sens que l’on donne aux Etats-Unis au mot college — non plus que sur les facultés universitaires: "la racine du mal ptonfte plus loin, plus profond, dit-il, jusqu’à la high school et l’école primaire, la grammar school, où les sains principes de l’instruction ont été émasculés el même rejetés,remplacés par des engouements (fads) et des fantaisies sans valeur quand elles ne sont pas nocives et néfastes”.Parmi les industriels qui s’intéressent CRescent S700 MAGNUS PÛlKiER Ëntrepisn'in Pompe* Funebro» Expert Embciumrui 6603 rue ST-LAURENT Chez nous, tout se fait a l’apostolique, même la cueillette des vocations.Inutile du reste d’essayer de faire autrement, nous n’en avons pas les moyens.Voici comment nous procédons: Chaque année les élèves du petit séminaire ont deux mois de vacances.Alors tous ensemble, sous la conduite de leurs professeurs, ils se forment en caravane.Chacun emporte sa couverture enroulée dans une natte; on loue quelques porteurs qui se chargent d’une tente pour les Pères, d’une ou deux autres tentes pour tous les élèves et qui au besoin soulagent les petits qui sont fatigués, et voilà toute la bande en route, tantôt vers l’est, tantôt vers l’ouest du \ i-cariat., .Les étapes sont prevues et bien comptées.Un homme envoyé en avant achète les provisions: farine de sorpho, palates, manioc.A tour de rôle et par groupes, tous remplissent l’office de cuisiniers.Cette vie de mouvement et en plein air va bien au goût des Noirs: elle fait les délices de notre jeunesse.Après quelques jours de marche, un arrive à une station de missionnaires.Prévenue à l’avance, toute la jeunesse du pays est la pour saluer les anciens camarades et condisciples d’enfance.Les parents des séminaristes accourent, eux aussi, pour revoir leurs fds.Ils les trouvent grandis el sonl tiers de les contempler dans leur uniforme - bien simple cependant cet uniforme et apostolique comme tout le reste! L'exemple entraîne Déjà les candidats nouveaux sc sont fait inscrire cl se sont préparés à l'examen d'admission qu'ils ont à subir devant le corps professoral.(Pour être admis à cet examen, il faut que le candidat ait terminé les quatre années d’pcole élémentaire.cl que le supérieur de la mission ait jugé l’enfant apte et digne)., , ., Durant quelques jours passes a la station, les élèves vont rendre visile à leurs parents et ainsi passent la journée chez eux, mais le soir tous sont de nouveau réunis pour la nuit à la mission, dans un local commun.Ayant renoncé au monde, il faut que ce renoncement demeure réel et effectif même pendant les vacances; les parents ayant donné leurs enfants pour le service de Die e donation doit rester en-tière.Bientôt le jour fixé pour le départ est arrivé.La bande se remet en marche, augmentée des nouveaux élus.Après quelques jours de marche, on arrive à une nouvelle station.Même réception qu'à la précédente, nême examen, meme départ.F’.t ainsi se passent les deux mois de vacances., Knlrelemps on s'est délassé, on a rejiris de nouvelles forces: l'ordinaire des repas a été meilleur que durant les mois delude au Séminaire: on a été traité un peu en enfant gâté, par les missionnaires des différents postes, et les pa-renls ont immolé, qui une chèvre, qui une poule, qui un mouton, en l'honneur des chers visiteurs.On s'est aussi procuré quelques pièces de gibier en traversant la brousse, car les grands sont habiles à tirer de l'arc.Ces beaux jours ont vite passé.Fn rentrant, il faut renouer connaissance avec les bancs de classe et les livres.Une nouvelle année commence.Une excursion racontée en détail Une de nos stations, à cause de : son trop grand éloignement, n’avait lias encore reçu la visite de nos séminaristes.F.n sorte que cinq élèves n’avaient jias revu leurs parents.les uns depuis trois ans.les autres depuis cinq ans.Je leur promis ce plaisir.Vers la fin de juillet je les quitus, leur donnant rendez-vous general à Tabora.jiour le milieu du mois suivant.L'attelage suait inairement sèche.soufflait L’escarpement mie nous avons a escalader pour aller prendre pied sur le plateau de Toulon monte à pic.Tandis que je tiens le guidon de ma bicyclette, deux élèves la poussent par derrière.Au bout d une demi-heure nous arrivons enfin, tout essoufflés, sur la dernière marche de cet éreintant escalier en pierres roulantes.Maintenant le chemin est régulier, je file avec ma bécane, et au bout d'une trentaine de minutes, j’arrive à l’endroit où les porteurs ont passé la nuit.Je trouve ma tente dressée et j'attends.A onze heures la caravane me rejoint.Tout le monde est de bonne humeur, et on se nicl ù faire la jioiio'.c.Pas d'eau Lorsque les estomacs sont bien lestés, on aborde le problème suivant; lequel vaut mieux: de cam-l>er ici pour y passer le reste de la journée avec la nuft suivante, ou de faire encore quelques milles?Si nous campons ici.nous aurons demain une très forte el très fatigante étape à franchir; si nous poursuivons notre chemin ce soir, il nous faudra coucher dans la forêt, et pas une goutte d’eau à boire.Après avoir pesé le pour et le conlre, on se décide à avancer.Il est trois heures quand la petite Iroujie s’ébranle en chantant.Au coucher du soleil, à six heures précises, on fait halte.En un clin d’oeil la lente est dressée el un grand feu allumé.La conversation s'engage et se prolonge quelques heures, mais elle est i>eu animée.il n’y a pas d’eau! En route chacun a bu ce qu'il avail dans sa calebasse.Pour moi, j’ai eu soin d’en conserver un peu dans ma gourde pour servir demain au saint sacrifice.La nuit se passe sans incident.Dès cinq heures du malin l’autel est dressé et la messe commence.Très tôt nous nous remettons en marche.A neuf heures nous nous trouvons réunis chez un petit chef qui se fai! un plaisir de nous donner l’hospitalité.La farine arrive assez vite et une chèvre est immolée.Des lions ! Les fatigues de la matinée sont vile oubliées, une fois les derniers os d^.la chèvre léchés, la bonne humeur est générale.Vers trois heures, la chaleur commence à diminuer, et de nouveau on songe â continuer sa route.Comme j'enfourche ma bicyclette d’un air décidé.car le chemin nie paraît bon.un.des porteurs me crie: “Père, ne marche jias trop vite! 11 vaut mieux rester avec nous: il y a des lions dans cette direction".Je pars quand même, mais arrivé à l'endroit indiqué je m’arrête.C’est ici que j’ai fait, il y a trois ans, la rencontre de trois de ces royales bêtes en train d’achever leur repas! Suivons doue le conseil donné et laissons-nous rejoindre par la caravane.Il fait nuit quand nous nous trouvons réunis dans la cour d'un autre petit chef, lin boyau de constructions hautes d’un peu plus de trois pieds forme tout le palais de ce bourgeois.Plusieurs ménages y sont installés; une légère couche de terre la préserve contre les ardeurs du soleil pendant le jour, et contre les inondations au temps des fortes pluies.Le tout est entouré d un clayonnage bien serré et d’une haie vive en euphorbes.C'est ainsi que se logent les habitants du Tourou.Encore deux journées comme la précédente et nous .serons à la Mission de Saint-Léon, terme de notre voyage., , .Un missionnaire d Afrique des Pères Blancs.N.B.—La maison des Pères Blancs à Montréal, est à 1640 rue Saint-I Hubert.Courrier de France (suite de ta première page) blait par maints traits: une misère commune nous a rapprochés." .Et quand le Caennais parle du Canadien.Il faut faire ici un paragra |)he spécial."Les Canadiens, vrais soldats!" Vous auriez aimé entendre les gens raconter leur première ren- ! contre avec les soldats canadien», surtout avec les Canadiens français “Un sentait tout de suite que ceux là avaient reçu une éducation à peu près semblable à la nôtre- Malgré d'énormes différences, il y avait, profondément, quelque chose de commun; nous retrouvions des frères.Et quels soldats admirables, quel cran!" Un nous décrit nos soldats montant à l’assaut avec une chanson sur les lèvres.on admire même leur cruauté en face de l’Allemand.Cette anecdote circule: un officier allemand se plaisait à répéter, parait-il: “Le soldat an^lo-sa-xon attaque s’il est à cinq contre un; le soldat russe, s'il est à dix conlre un; mais avec cet animal de soldat canadien, plus moyen de savoir: il peut aussi bien attaquer s'il se trouve seul contre deux.” A quel point tout ceci est-il exact?Nous savons seulement que cetle vieille femme, sur le seuil de sa i orte, en apercevant l'uniforme (le Robert Goulet qui nous accompagne, a glissé tout à l'heure à sa voisine, spontanément et sans chercher à se fai-re entendre de nous: “Des Canadiens! ça ce sont de vrais soldats!'' Un comprend que les nôtres étaient les plus désintéressés dans cette affaire.Un l'apprécie en France comme il convient.m T.ES MEDECINS RECOMMANDENT NOS A l'Université LES Lfihinéi du Dr Groc N* 33 vous permettent de rérliser ch3z vous ou en voyage, une bonne eau minérale artificielle, fraîche, alcaline, gazeest.les LITHINES du Or Groc N* 33 sont une assurance de bonne santé et un traitement préventif des personnes bien portantes.Bus par tous, le matin à teun, à midi et le soir aux repas, c'est I eau de table et de regime de tout# la famille, des petits et des grands Les tdhmés du Dr GROC N* 33 constituent le remede indiqué du FOIE, des REINS, de I ESTOMAC, des Rhu-metismes, de l'Arthritisme en gênérel Its lithmés du Dr Groc r 33 contiennent, dans chaque bo;te.des bons*pnmes.En les collectionnant, vous obtiendrez toutes sortes d'obiets utiles.$ioê Ltlhiné* «ont 0+ vente énn» toutes les pharmacies — Produit français — Refuses les tmiroftoiia ns portant pas la nom et Is No 23.¦MIDI» HIRniAIRIS.PHARMACIE MONTREAL rJi f-î Charles Duquette, propriétaire La elu> armla nharmarU '"''‘i st Iss rslations amicales enlr* l'Albanie, < f 10U.L «Udiution a la l’MJD est la Yougoslavie, la Bulgarie et la Grec*.| ^ e* ¦> , • , Puis trois petite* puissances s'alouleralsnt ; c.:'" i i” .(>l en i i____ i._____i.i______i Suisse, les organisai tons de jeunes- se chrétienne s abstiennent en bloc de toule participation au Festival de Prague.Une foule d’autres organisations de jeunesse adoptent Ja même altitude.Aux Etats-Unis, seules quelques organisations communistes comme la “American Youth for Democra-j cy” se sont affiliées à la FMJD.Le mouvement do “American Youth for Democracy” vient d’être dénoncé comme communiste par le Comité du Congrès américain chargé de faire enquête sur les activités anti-américaines.à c* group, pour former 1* comité permanent; ce comité coopérerait aussi avec les organismes chargés par Iss Etats-Unis d'apportsr l'aid.de estt* puissance à la Grèce.Les filiales de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal — ia Caisse nationale d’assuranee-vie et la Société nationale de fiducie — viennent de souscrire la somme imposante de deux mille dollars au Prêt d’Honneur pour les étudiants.Ce montant représente le double du montant souscrit l’an dernier pour la même oeuvre.Les directeurs des filiales, lors de la remise de leurs chèques au président général de la Saint-Jean-Baptiste, M.Arthur Tremblay, ont tenu à exprimer à ce dernier leurs vifs sentiments d’admiration pour cette oeuvre admirable et tellement opportune du Prêt d’Honneur.Les directeurs des différentes compagnies, en y allant d’un don aussi généreux, ont tenu à donner l’exemple et à stimuler le zèle de toutes les grandes maisons d’affaires qui s’intéressent à l’avancement des nôtres dans tous les domaines.La campagne dans quelques heures entrera dans sa deuxième semaine.Les souscriptions recueillies à date sont encourageantes.Tout indique que l’objectif sera assez aisément atteint.L’organisateur général de la campagne, M.Emile Pigeon, a toutefois fait remarquer La FMJO au Canada j Au Canada, il est remarquable de i constater qu’aucun des trois délé-j gués du Québec à la Conférence de ____________ Londres n’a recommandé à «on or- journalistes, que l'ardeur des pre- | RanisaHon de s'affilier à la EM.J.D miers jours ne doit pas diminuer, Il faut la coopération de tous, a-t-il dit, et celle surtout de nos nombreuses sections qui sont de magnifiques équipes d’action quand elles se donnent le mot pour agir.M.Pi En fait, aucune organisation vraiment représentative n’a encore envoyé son adhésion officielle au secrétariat de la F.M.J.D.Tou! le travail pour introduire cette F.M.J.D.dans le pays, et sur geon demande aussi à tous ceux qui (tout la province de Québec, a été de quelque façon veulent contri- j inspiré par la Federation of Labor huer au Prêt d’Honnettr de ne pas ; Youth, organisation bien cominti- attendre qu’on aille les solliciter.; niste reconnue dont tous les chefs Qu’on envoie les souscriptions di-i sont des membres actifs du parti rectement au secrétariat de la So- ouvrier-progressiste ou communis-ciété Saint-Jean-Baptiste au Monument National, Montréal-18.Dès lundi, les journaux commenceront à publier une liste des plus importants souscripteurs de la campagne 1947.Les directeurs généraux de la Société, par l’intermédiaire de leur président général, M.Arthur Tremblay, tiennent à remercier tous ceux qui ont si généreusement collaboré déjà par leur travail le.En octobre 1946, les dirigeants de jeunesses communistes de Montréal, aidés de quelques jeunes bien intentionnés dont la bonne foi fut exploitée tout simplement, montaient une Conférence des organisa dans une déclaration remise aux nir économique et culturel.lions de jeunesse du Québec, pour lancer officiellement la F.M.J.D.dans la province., .- ., „ .A cette conférence, figuraient au Ç,ar-tUlî'H0n en aTnt,8 ' °ei,Vre ! Premier rang des organisations ! e « m me la Canadian Seamen’s jeunes talents, c est un placement ii-:.,, *>i4 ALDA-KING-LORRE > A l’affiche IMPERIHL CINEMAUPARIS Un suuèi ime/'/ SEMAINE RttRRt S14 N CNN* N/Uttlt NûtfAN Il SYMPHONIE PASTORALE ST-DENIS a l affich: VENEZ-VOIR WtttUIR CjûŒ VOLUME XXXVIII - No 89 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 AVRIL 1947 * tv-V mler mouvement du quintette de Reynaldo Hahn.CBF, 8 h.30 p.m.Les artistes dramatiques de Radio-Canada Joueront dimanche sous la rubrique Les Voix du Pays, un sketch de M.Alcide Côté, Intitulé: La der- nière guerre.C’est une histoire des temps et Vif et agité.futurs.CBF.10 h.30 p.m.Le Quatuor à cordes Parlow exécutera dimanche le Quatuor en fa de Maurice Ravel.C'est le seul quatuor que Ravel a écrit.Bes mouvements sont: Allegro moderato, Assea vif, Très lent Samedi, 19 avril 1947 Programmes spéciaux Progr Lundi, 21 avril 1947 CBF.3 h.p.m.: Radlo-Canéda • Inscrit I son programme d’opéras pour samedi, Meflstofele” de Boi'to.Arrlgp Boïto, 1842-1918, compositeur et pete Italien, s'est Inspiré du Faust, de loethe, pour écrire son opéra.Sa con-eptlon de style étonna fort les habitués • la Scala.Les anttwagnérlons crièrent n scandale.Boïto dut retirer son oeuvre *'réa la deuxième représentation, la re-* - .la cette fols, i Bo- ëucha et obtint, maL »«ne, un grand succès.• -r.i^Hvres *.ul valurent nombre de titres ® * Italie, de la France et de l'Angleterre.CBM, 3 h.p.m.: La direction de la NBC, - son concert de samedi, sous la rubrique Les Orchestres de la Nation", présentera orchestre symphonique de Santa Monica, aeques Rachmllovlcn dirigera.Au programme: Fete populaire (Colas (Breugnon) de Kabalevsky; Suite Mascarade, de Khatchaturian; Lee Cloches (Or-cheatre et Choeur) de Rachmaninoff.CBF, 8 h.p.m.: Ce sera bientôt la Semaine nationale annuelle de la Jeunesse Etudiante Catholique.A cette occasion, samedi, M.Jacques Landry, co-dlrecteur du Journal "Vie Etudiante” recevra au micro de Radio-Canada, pour les Interviewer, Mlle Berthe Deschenea et M.Quy Rocher, présidents nationaux de la J.E.C.CSP.7 h.p.m.: L’Oncle Raymond Ira Interroger au Palais Montcalm.A Québec, samedi, les élèves des 6ème et 7ème années.Le ^lestlonnalre de la Jeunesse re- jrammes spéciaux CBF.8 h.p m.Sérénade pour cordes reviendra sur les ondes de Radio-Canada lundi pour cous faire entendre des oeuvre* de Beethoven, de Tchaikovsky, de Fauré, de Ravel.C’est alnel que Jean Des-laurlers, chef d'orchestre, a Inscrit A son programme Fantaisie, de Sir John lu Love, de Vaughan Williams, Variation*, de Beethoven sur un thème de Moearl, !æ Cl Damn La Mano, et Valse Sérénade, de Tchaikovsky.Marthe Lapointe, soprano, chantera Chère nuit, de Bachelet; Las Berceaux, de Fauré, et Nloolette, de Ravel.Æf i f sMfrcat Sommaire des postes locaux min.op.27 ne 2.Beethoven: Adagio soskTiuto — Allegretto — Presto agitato.ÿ èé Jean Duchesne: V.— Snerzo en do dièse min.no 2, Chopin; VI.— Etude no 5.Kessler: VII.— Rhapsodie hongroise no 2, Liszt.# * V Claire Charbonneau: VIII.— Danse des gnomes en f* Redemption, de Charles Gounod — Le Prix de rAsso-! ~Gran'ler?' lonaise brillante, Chopin, precede* d’un Andante ^pianato.viendra à la salle de l’Ermitage A Mont-réAl.le samedi 28 avril, alors que seront Interrogés les élèves de nées.Sü Jes Sème et 7ème Sommaire des postes locaux CBF-888 MlneyelM 6 45 1.00 Chansonnettes, 1.15 Radin-journal.1.25 Croix-Rouge.1.90 Fascinating rhythm.5.00 Opéra 5.00 Concert du samedi.8.00 Programme musical, s In Radio-journa' 8.30 Programme musical.fl.45 Hockey 7.00 Questionnaire de la Jeunesse.7.J0 Heure dominicale 7.45 Quatre, ellea sont quatre 1.00 Bolrèe de chez noue.9.00 Radio-Journal 9.05 Studio.0.30 Récltla d'orgue.1.00 Adagio.1.30 Orchestre.2.90 Fin des émissions CBM-960 kilocycles 1.00 Radio-Journal.1.15 Chroniques des églises protestantes 1.30 Programme musical.45 Programme musical 2.00 Teen Time, 3.00 Orch.des nations.4.00 Programme musical.1.00 Programme musical.5.15 Orchestre 5.30 Intermède de piano 5.45 Tria King Cole.6 00 Muslqüe des tropiques 5 II Radlo-iournaJ 8.25 Intermède.6.30 Studio.8.45 Hockey.Interview 7.00 Hawaii Calls, i ou Chfnnioup tportlve 7.45 This week.B.00 Song.5.30 l.nare the WekJth 9.00 Nouvelles.9.05 Studio.0.30 Récital d’orgue 1.00 Musique des prairies 1.30 Orchsatre.?.oo Nouvelles.2.03 Fin de* émissions (.’KAC-738 lilliicvcles 1.00 Sport amateur.1.15 Les Amis de l't.t.1.45 Capsu'es mélodiques 2.00 Actualités 2.05 Ecole de musique Outremont.2.30 Un r*u de tout.3.00 Nouvelles 3.05 Cojservatolrs de musique 3.30 F anfave.3.45 Fanfare.4.00 Actualités.4.05 Evènements covlaux i 4 25 Musique 4.30 Thé dansant.4.35 Actualités ?.00 Orch.de Philadelphie i 6.00 Rythmes latins.6.10 Planologue.8.20 La pièce du Jour, 6.25 Quoi de nouveu iv 6.30 Forum des «porta fl.40 L'homme du jour.Nouvelle* de cbea nous.7.00 Cours d’anglalA 7.15 Mélodies du soir.7.30 Occupons-nous de nos affaires.7.45 Studio 8.00 Paris chante.815 Musique.8.30 La veillée du ssmed.soir fl 55 i ihoeee du tempe.9.00 Secrets du Dr Morhanges.9.30 Le ski.9.45 Prank Sinatra.10.00 Les boute-en-traln 10.15 Bible Messages.10.30 Causerie politique 1045 Nouvelles 10.55 Orgue.11.00 Orch.du tour.11.15 Dansons.11.30 Orchestre.12.00 Nouvel lie 12.05 Orchestre.» Orch.McKlrlej 1.00 Nouvelles et fin de l'émission CFCF-550 kilocycles 1.00 Nouvelles.1.15 Musicale.1.30 Fascinating rhythm.2.00 Our Town Speaks.2.30 The Hill Toppers .2.45 This Is for you.3.00 Speaking of song.3.30 Sunset Roundup.4.00 Wood Memorial.4.05 Stars In afternoon.4.30 Treasury Show.5.00 Concert du samedi.6.00 Gcepni Signer b 15 Nouvelles n ¦’i n demande 8.45 Studio.7.00 Ligue du progrès civique.7.15 Sport.7.30 Music Library.8 00 Vingt question» 8.30 Famous Jury Trials.8.00 The mighty Casey.9.30 Murder aud doctor Malone.10 00 orchestre 10.30 Orchestre.U oo Nouvdliee 11.15 Parliament Hall.12.‘)0 Nouvtliee.12.05 Orch de danee 11.55 Nouvelles et fia des émise long CHLP-MI0 kilocycles 1.10 Heure féminine I 2.00 What America la playing.2.30 Inauguration de l'université populaire 2.00 Poèmes symphoxu- ques.3.55 Nouvelles.4.90 Tin osa alley goet N town.4 30 catalogue musical 3.00 Heure des aubaines 5.15 Thé dansant.5.28 CH LP ca soir 3.30 A votra service.d 00 Nouvelles.8.15 830 8.51 7.00 7.15 7.20 7.30 7.53 800 8 30 855 B.U0 9.03 9 30 10.00 10.15 10 30 10.50 11.00 11.30 12.00 4.30 taéii- mélo Radln-annualre.Office national du film.Les gais refrains.D'un coin a i autre du Canada.Un peu de tout.Les trésors d la mélodie.« Calendrier sportif.Tin Pan Alley Goes to Town.Modern Concert Ball Bulletins spéciaux Orchestre.Musique Treasure Chest Orchestre.Nouvelles Heure de la danse.Le sport ce soir.Musique sur demande Studio.Emission spéciale.Fin de l’émission CJAD-800 kilocycles 1 00 Nouvelles.1.05 Concert Pop.2.00 Nouvelles 2.05 Little players of the Air.2.15 Musical 2.30 Musical Memo.4.00 Nouvelles 4 05 Club 300.5.00 Nouvelles.5.03 8kl.5.20 Studio party.5.30 Ballroom.(.00 Nouvelles.8.03 Ballroom.T.00 Nouvelles.1.05 Ballroom.7.45 Songs of the range 7.50 Sports.8 00 Nouvelles.8.10 Sports.8.15 On the Mall, j 8 30 Youth for Christ - i Nouvelles.9.05 El Rancho Orande 9.30 J'ai lu dans les Journaux .9.45 Light at eventide 10.00 Nouvelles 10.01 Curtain Calle 10.30 Nouvelles Moleon 10.45 Laurentlan Rendez-Vous m Mis.12.00 Nouvelles émissions.CKVI.-990 kilocycles 1.00 Nouvelles.1.10 Parade de la science 1.55 Nouvelles.2.00 Rodéo.2.30 A woman's world.2.40 Hits of the day.2.55 Nouvelles en anglais 3.00 Samedi swing.3.30 Sur la promenade 3.50 In Memorlam.4.00 Dlscomanie.4.55 Nouvelles en anglais.5.00 Chansons françaises.3.55 Nouvelles.3.15 Fin des émissions.CBF-690 kllut-ycle» • 59 Ouverture du poste 700 Opéra de quat'aoua 8.00 Radlo-louraa: 3.15 Elévation* rrt n tu tl Okies 8 30 Musique légère.8.55 Nouvelles 9.00 Moment musical.9 30 Propos mélodiques 9.45 Sur nos ondes 10 15 Courrier-confidences 10.30 Le théâtre de la enan sonnette.10.45 Céleste et 'aientln 11.00 Le quart t ieure de i» valse.11.15 Quatre chansons.11.30 Joyeux troubadours Midi Jeunesse dorée 12.15 Rue principale.12.3C Réveil rural.12.59 Slenal-horalre 1.00 Quelles nouvelles?1.15 Radio-Journal 1.25 Féd.des oeuvres de charité canadiennes-françaises.1.30 Vers le soleil.1.45 Musique sud-amêrl-calne.2.00 Chansonnettes.2.15 Faire-part.2.30 Lettre a une Canadienne.2.45 Musique de danse 3.00 Chels-d'oeuvre de musique.4.00 Music-Hall.4.30 Récital.4.45 Pour les malades S-OI Mon choix.5.30 Thé daubant.« ou Y van i nnreplde 8.15 Radlo-iournal 6.25 Snort 8.30 Revue de l'actualité.1* péché.Coer et baseball et fin if» Dimanche, ZOavril 1947 Sommaire des postes locaux CBF-690 kilocycle* • 59 ouverture.9 00 Radio-Journal 9.05 Musique légère.9.30 Récital de piano 0.00 Heure du concerto.I.00 Musique de cbambre J.30 Variétés.4idl Causerie.2.15 Airs d'opérettes.2.30 ,'ardlns plantureux 2.45 Le quart d'heure de la valse.î 59 sinual-horalre 1.00 Notre français sur le vif.1.15 Radio-Journal 1 25 Intermède.1.30 Congres marial 1.45 Musique d'orchestre.2.00 Chevaliers de Colomb.2.30 Airs d'opéras.3.00 Music-hall 3.30 Chansonnettes 4.00 Variétés.4.30 Ballades et chansons.5.00 Orch.symphonique.’'.OU Heure dominicale.6 30 Radin ornai 6.40 Intermède.6.45 Lettre d'une Parisienne.7.00 Les plus beaux disques., 7.30 Programme musical.8.00 Ici l’on chante.8 30 Les Voix du paye.9 00 Baptiste eux Char ps- Elyaées U 30 L album de muxqluf familière iO.üo Radin, journal •p.10 Vieux air».9.30 Parlow String Quartet.1.00 Adagio.e temps immémorial on a considéré saint Antoine comme le père des moines, et l’histoire mieux connue des origines monastiques Con-'irme ce titre.La biographie du trand ascète écrite par un saint non noms illustre, saint Athanase, occupa une place à part dans ce que Henri Bremond appelait la littéra-!ure du désert, fclle a pour ainsi dire inauguré un genre littéraire, rn servant de type aux plus anciennes vies de saints; par là même elle a contribué à définir l’ascétis-•>m chrétien.D’autant plus que la i ie d'Antoine nous offre autre choie que le récit de son éloignement volontaire et progressif du monde habité, de ses luttes contre le démon et oour sa sanctification personnelle, de ses miracles et de son action spirituelle sur les autres solitaires.Le titre retenu par le P.Tremblay — Vie et enseignement — indique bien que l’histoire du saint n’est racontée que pour illustrer sa doctrine.A celle-ci l’évêque d’Alexandrie a consacré un long discours (chapitres 8-13) mettant sur les lèvres d’Antoine la conception de la vie parfaite qui leur était commune à tens deux.C'est là que se trouvent le princi-pal intérêt et la valeur permanente du texte traduit il y a trois siècles par \rnauld d’Andilly.Le nouvel éditeur ne s’est pas contenté de reproduire cette traduction dont Sainte-Beuve a fait l’éloge.11 l’a revue avec soin sur le texte grec, et chaque fois que cela était nécessaire pour rendre leur sens aux termes techniques trop négligés par le grand Arnauld, le P.Tremblay a repris la traduction de certains passages.On lira cette mise au point dans le commentaire précit et lumineux qui forme la deuxième partie de son livre.Le lecteur y reçoit toutes les indications, d’ordre historique ou doctrinal, utiles pour comprendre la pensée et le vocabulaire de saint Athanase; des rapprochements suggestifs avec les écrits spirituels des premiers siècles ou d’époque postérieure font saisir toute ia portée des enseignements du vieux moine.L’éditeur attire également l'attention sur l’art qui a présidé à la composition de la Vie d’Antoine, en soulignant les articulations logiques des divers chapitres et en nous livrant la clef de tout le livre.La voici: c’était une idée chère aux Pères grecs que l’homme parfait doit être à la fois théophore et mystagogue, c’est-à-dire que le haut degré de ressemblance divine auquel il parvient le rend apte à y élever les autres hommes.Saint Athanase s’est visiblement appliqué à mettre en lumière ce double aspect de la perfection de son héros, dont l’influence fut de son vivant même très étendue.Elle ne cesserait point de grandir grâce à la V7e d’Anloine devenue l’une des lectures préférées non seulement des moines, mais aussi des simples fidèles.On sait l’impression qu’elle fit sur Augustin, au moment de sa conversion.Comment s en étonner lorsqu'on a lu ces pages empreintes de sagesse et de discrétion?Mis à part quelques traits qui portent la marque de leur temps, nous sommes loin des exagérations qu’on prête volontiers aux Pères du désert.Antoine n’imposait point aux autres ses effrayantes austérités; il leur apprenait de mille façons que le détachement intérieur', la pratique de la charité et la persévérance dans le service d; Dieu sont plus essentielles à la vie chrétienne que les prouesses ascétiques.//l // r is] AYEZ CHEZ VOUS DES MEUBLES DE GOÛT! • Ensembles créés et exécutés dons nos ateliers pour convenir à votre foyer.• Un service de décoration intérieure est à votre disposition.REMBOURRAGE - TISSUS D'AMEUBLEMENT BEAULIEU MOBILIER d'ART L.-JACQUES BEAULIEU, direction artistique EN RG.GERARD PARENT, direction technique (dlplàmti de l’Ecole du Meuble) BERTRAND PLAMONDON, administration.V.6228, RUE HENRI-JULIEN TA.4752 f s r* Le ourvenânt "Etudes", de mors 1947, Paris,France Séparé de lu France par la guerre, le Canada a assisté ces dernières années à un véritable renouveau de sa littérature de langue française.Aussi est-il difficile de jugi le roman canadien de Mme Guèvre-mont, dans l’ignorance où nous sommes de cette production considérable.Tel qu’i: est, dans son style sim pie, perpétuellement rehaussé d’i mages typiquement canadiennes, il réussiL à faire revivre avec exactitude In vie de la campagne canadienne Ht nous avouons le plaisir que nous avons ressenti à retrouver si bien campés, tels que nous les connaissons nous-mêmes, les culti valeurs sorellois, avec leur simplicité, leur rudesse, leurs mesquineries parfois.Et continuellement revient l’opposition si profonde de deux tempéraments, de deux vies; celle du sédentaire, de tous les cultivateurs semblables à Didace Beau-chemin, et celle des découvreurs, des “coureurs de bois”, des “trappeurs”.frères du Survenant.Opposition essentielle au peuple canadien et qui reste vraie depuis ses plus lointaines origines.Il nous semble même que ees deux aspects d’un même amour pour le pays — amour de la liberté, de l'aventure chez le Survenant, attachement à la “terre” chez le cultivateur sorcl-lois — forment le fond du roman et lui donnent tout son sens.Aussi celte évocation en filigrane de l'Ame du Canada, dans sa simplicité et sa vérité, jointe aux qualités du livre lui-même, fait du Survenait! un grand roman canadien.Autant — certains diront: mieux — que Maria Chapdelaine.B.Faquin.Germaine Guèvremont — Le Survenant.Homan.Collection l’Epi, Plon, 1946.In-8 écu, il44 pages.180 francs._____ __ Le drapeau québécois Voici la copie d’une résolution passée à la dernière assemblée de cette Société, le 15 avril dernier.Une copie de cette résolution a été envoyée à MM.Maurice Duplessis, premier mumtre de la provin-Laurent Barré, ministre de y Casiers.Un casier très pratique, quatre tiroirs (tel qu'illustré) avec serrure ou non.Fini vert olive.Format légal : Hauteur 52" — largeur 17" —- profondeur 24Vz".Format lettre : Hauteur 52" — Largeur 14H" — Profondeur 24Vi".LIBRAIRIE FERNAND PILON GROS et DETAIL 750 Beaubien Montréal TA.4503-04 ! L’HISTOIRE DES FAMILLES compilée par LE BUREAU DES RECHERCHES HISTORIQUES Inc.477, rue Saint-François-Xavier, Montréal NOTRE RICHE DOCUMENTATION NOUS PERMET DE RETRACER L'HISTOIRE DE TOUTE FAMILLE CANADIENNE-FRANÇAISE AVEC DOCUMENTS AUTHENTIQUES A L'APPUI.Nos recherches historiques vous permettront de connaître depuis leur origine au pays et à travers les siècles de l'histoire canadienne, la vie de nos glorieux aïeux.vîrâce à notre documentation considérable et avec la pre cieuse collaboration de membres distingués de la SOCIETE GENEALOGIQUE CANADIENNE-FRANÇAISE, nous pouvons faire revivre dans le calme des foyers, là où se puisent les plus belles qualités du coeur et où se trempent les âmes fortes, ces belles figures qui font notre orgueil et qui ont assuré notre survivance I .Drapeau à Québec, ainsi qu’à plu sieurs journaux.Attendu que le gouvernement de la province de Québec, se rendant à la demande du député du comté de Québec, M.René Chaloult, a consenti à former un comité qui doit choisir prochainement un drapeau distinctif pour notre province; Attendu que ledit comité doit choisir le drapeau de Carillon, «l’azur à une croix blanche, cantonné de quatre fleurs de lis de même couleur convergeant des angles; Attendu que ledit drapeau, tel que décrit plus haut, symbolise bien les traditions des Canadiens français; Il est en conséquence proposé par M.Léo Arès, secondé par M.Roland Coderre et unanimement résolu que la Société St-Jean-Baptiste, de St-Cé,salie de Bon ville: lo Félicite et elle félicite par la présente résolution le premier ministre de la province de Québec d’avoir consenti à sc rendre à la demande du député du comté de Québec, M.René Chaloult, de former un comité qui choisira sous peu un drapeau distinctif pour notre province; 2o Exprime et elle exprime pur la présente résolution sa reconnaissance au député du comté de Québec, M.René Chaloult, pour la lutte courageuse qu'il a faite en vue d’obtenir un drapeau distinctif à notre province; 3o Prie et elle prie par la présente résolution Thon.Maurice Duplessis.premier ministre, et les membres du comité du drapeau d'adopter comme drapeau distinctif pour notre province le drapeau Carillon, lequel, en plus d'etre très populaire dans notre province, symbolise bien les aspirations et les traditions de la majorité.Adopté à l'unanimité.Vraie copie d'un extrait du procès verbal de l’assemblée générale du 15 avril 1947.Vient de paraître "La vie fourmenfée de Michelle Rôbal" par Adrienne MAILLET Histoire d'une vie vécue plus invraisemblable que nombre de romans H s’agit d'une Jeune fille aux prises avec l'amour, le doute et le désespoir Volume de 240 pages.Prix : »i.2S.Les jeunesses laurentiennes Notre souscription — Le thermomètre de notre température nationale — Un mouvement d'action nationale en pleine vie — La Société Sûint-Jean-Baptiste'nous reconnaît sa section cadette Débardeurs POUR TOUT RENSEIGNEMENT VEUILLEZ COMMUNIQUER AVEC LE BUREAU UES RECHERCHES HISTURIQUES INC.477, rué S«inf-Froiiçoi*-Xoviér, suit# 405-406 — Montréal J.-R.NOEL DE TtLLY.président DESSINEZ ET FAITES DE LA PEINTURE Un merveilleux pa«ec-tempi, CHEZ-VOUS, à peu de frai* et qui peut rapidement devenir une aource de revenue Important,.Demandai le PROSPECTUS (IRA.TUn pour noire tour, COMPLET de DESS1N.M1NTURE entièrement PAR CORRESPONDANCE «pour commentants et avances).SPECIALISEZ-VOUS dans un dt$ sujtts Its plus en étmandt : • PORTRAIT • ILLUSTRATION • ART DECORATIF • NATURE MORTE • DESSIN DE MODES • DESSIN PUBLICITAIRE • CARICATURE • PAYSAGE • STYLES D’ARCHITECTURE • CREATION DE MODELES pour tissus» tapisseries» Mjoux En marge du conrl et sans aucun frais additionnel, vous recevret aussi d’inté» santet études sur les GRANDS MAITRES anciens et modernes de la Peinturée NOTRE PROSPECTUS GRATUIT SUR DEMANDE ART et SCIENCE Case postale 462, Montréal Le président général des Jeunesses Laurentiennes.M.Rosaire Mo-r^n.nous remet lu déclaration suivante: “Fendant qu’on demande les résultats de notre souscription nationale, il convient de remercier Le Devoir de sa généreuse publicité, Le temps est venu de substituer le journal d’idées aux feuilles de partis, aux pages jaunes et aux journaux de papier.Applaudissons tous îles deux mains à l’oeuvre excellente du Devoir et remercions les autorités du journal d'accorder une si large publicité à notre association.L'armée des souscripteurs “Lors de notre campagne de souscription, la générosité traditionnelle de notre peuple ne s’est lias démentie.178 prêtres, 1,151 petits salariés, employés de bureaux, jeunes étudiants et professionnels ont répondu avec générosité et enthousiasme.De bon coeur, le peuple nous a aidés.Nous ne pouvions demander davantage à ceux qui ont souscrit.Le fardeau des taxes et le coût de la vie grèvent déjà leur budget.“Mille mercis en conséquence à tous ces bienfaiteurs.Us sc sont aidés eux-mêmes.Iis ont compris qu’il était normal que l'association national^ de la jeunesse canadicn-ne-française dispose de revenus suffisants pour le maintien et le développement de scs oeuvres.Une sincere reconnaissance leur est assurée.Leur générosité nous détermine à travailler davantage.La foule des admirateurs “Mais les riches, par exemple, sont demeurés sourds à l’appel.Ils ont hésité.Ils se sqnt gratté lu tête Ils ont jeté notre lettre au panier.Us n’ont pas apporté la collaboration efficace qu’on attendait d’eux.Au fond, ils nous admirent quand même.Ils applaudissent à la vie du mouvement, à la formation de nos cercles d’études et au travail de nos équipés.Ils se réjouissent de ces belles campagnes d’achat cbe nous et de cette heureuse initiative du syndicat d’épargne.Bref, leur participation consiste en contemplation.“Des hommes d’affaires, les commerçants et les industriels ont adopté la même altitude.Ils ont oublié l’efficacité de l’éducation nationale pour développer leurs entreprises.Ils ne croient pas qu’im-pregner dans le coeur des jeunes le culte de la compétence et la mystique de la patrie soit de nature à fa-oriser l’édification d’une économie nationale.Ou, s’ils le croient, ils ne vivent pas leur conviction.Au fait, beaucoup applaudissent notre courage et notre audace.Ils admirent notre enthousiasme.Ils se réjouissent de l’esprit pratique «pii nous anime.Ils contemplent l'ardeur de notre jeunesse propagandiste béné-v°lo de l’idée nationale.“Mais celte admiration n’équilibre pas notre budget.R nous faut l i v x,eurs P^lls facilement négociables.iXoti.s comptons davantage sur nos commerçants, nos industriels et nos riches.L’encouragement que nous leur accordons nous donne di oit, j| nous semble, à un régime qui non seulement, ne mettra pas en danger le fonctionnement normal (le notre.organisme, mais en fa-vorisera surtout le plein épanouissement.Des jeunes éclairés et actifs “N’est-il pas urgent qu’on aide i e.s jeunes qui pensent et agissent?nos jeunes se vsnerifient pour les autres ef font tout bonnement leurs devoirs malgré la torpeur de la masse, des jeunes dont les ambitions sont des plus légitimes et des plus bienfaisantes, des jcunês qui sollicitent pour rendre plus de Services a leurs compatriotes.Ne veut-on pas voir «c grouper de jeunes catholiques pour approfondir la ligne droite de vie?Ne veut-on pas d'une jeunesse vivante qui croirait au temporel, qui s’in-Icrcsscrait à sa culture et à sa langue, Ne veut-on pas d’une atsocia-Mon d acliôn nationale pour convier la jeunesse a rachat cher, nous, au cullc de la compétence, à la diffusion du drapeau, à la célébra-Iion de, nos fêtes nationales, à l’appel a la jeunesse féminine, à la diffusion du journal d’idées, à la résurrection des souvenirs historiques du pelil pays, à l’rncouragemont aux artistes canadiens-français, à V1 tWnisatlon des loisirs, à la coopération aux Caisses populaires, etc.?Pour une élite nationale “Scrait-il vrai qu’on ne serait pas aussi héroïque pour nos jeunes Canadiens français que nous le fûmes au temps de la guerre pour les campagnes d’aide à la Russie ei relies non moins célèbres des Emprunts de Victoire et des dons par milliards à d'autres pays?Serait-il vrai que, dans le Québec, le problème financier serait un obstacle insurmontable pour un groupe d'action nationale, alors que l’on y trouve, chaque année.$4,000,000 poor le tabac, $75,000.000 pour les boissons et des centaines de mil-ions pour la boxe, la bille, le hockey.le cinéma et le théâtre?“Four le bien de notre jeunesse, pour une association dont les membres ne deviendront jamais gibiers de potence, parce que formés sur un idéal de vie, ne pourrait-on pas trouver quelques milliers de piastres?Veut-on, oui ou non.voir nos jeunes groupés pour conserver leur ! «me catholique et française?* “Alors, qu’on nous délivre de err-* lains obstacles! Qu’on mesure no-; Ire oeuvre au travail d’éducation i accompli dans l’âme des jeunes, à la profondeur de leurs convictions et surtout aux oeuvres concrètes que charnue de nos cellules pose sur place! “Toits ceux qui croient ferme-I ment à la nécessité des Jeunesses Laurentiennes, tous ceux qui veulent nous procurer les moyens propres à armer nos jeunes de toutes les puissances de notre culture et h leur donner la volonté généreuse de s’associer à la mission de noire | nationalité, verseront une souscrip-; lion.substantielle.moyenne.ou j modeste.selon leurs moyens.Les conséquences des souscriptions “Si l'on seconde avec générosité nos jeunes volontaires qui n’aiment pas les discours, qui préfèrent davantage les résultats pratiques, qui ne sont pas des vieillards j à cheveux noirs, nous verrons bientôt une génération vivre pleinement sa foi catholique et .sa culture française.Notre secrétariat permanent vivra, notre bulletin d'études sera maintenu et amélioré, nos comités régionaux jouiront des visites de nos responsables, notre organisation qui influence déjà 150 paroisses sera renforcie et verra les réalisation et les cadres se reproduire rapidement.L’Association internationale des débardeurs, local 375, tiendra son assemblée régulière dimanche, le 20, à 2 h.â la salle de l'Assistance publique, angle des rues Berd et Lagnuchetière.Réunion des anciens du Plateau M.Roméo Delcourt, président des anciens du Flateau, vient d’annoncer que cette association aura sa réunion générale annuelle dimanche, le 4 mai prochain, à l’école, 3700 av.Callxa-Luvallée.Le programme, pour la journée, comprendra une messe basse â l’auditorium, un goûter et une assemblée générale.Tous les anciens du Plateau et les anciens professeurs sont priés de communiquer avec les organisateurs.â FR.8314, pour obtenir de plus amples délai Is.Départ d'une locomotive diesel Conclusions “Si nous avons lancé â travers la province cette campagne de souscription, il fallait que cette méthode repose sur un besoin, sur la nécessité."Espérons que nos hommes d’affaires augmenteront leur collaboration â 100%.Qu’est pour une compagnie une contribution de $100.alors qu'elle bénéficie largement de noire action patriotique?“Formulons le souhait que* des centaines d’admirateurs ajoutent leur souscription à celle du voisin.“En écrivant à Les Jeunesses Lau-rentiennes, case postale 1494, Place d’Armes, Montréal (1), vous pourrez vous inscrire à celle campagne nationale de la jeunesse canadien-ne-française, dont voilà le dernier appel.” L'arbitrage chez les fonctionnaires A moins de décision contraire, le tribunal (l'arhilrugc institué pour étudier le litige intervenu entre la ville de Montréal et le syndicat des fonctionnaires municipaux, relativement au renouvellement du con-Irat collectif expiré le 1er novembre dernier, commencera à siéger mardi prochain.Ce tribunal est constitué du jime A.-C.Gadotte, président, de M.Gérard Picard, représentant tics fonctionnaires, et de Mc André Montpctit, délégué de la ville.Une locomotive diesel électrique ! de 1,500 c.v.a quille Montréal, hier, avec 35 wagons de marchandises ! chargés, (’.’est une expérience que |tent“ le Réseau National.La loeo-I motive parcourra quelque 3,260 ! milles durant sa course d’essai., Four sa première étape elle se ren-j dra à Jnnquièrc, à dix ihillcs au sud ! de Ghicoutlmi.! Le Canadien National, qui a été le premier à se servir d'une diesel sur Je continent nord-américain, en 1925, fera subir à cette locomotive, les plus dures épreuves possibles, Celles-ci s'appliqueront aux trains de marchandises el de voyageurs, et s’effectueront entre Montréal, Carneau et le Lac Edouard et Québec, Jonquière et Chicoutimi.Ces épreuves se feront sous la surveillance des spécialistes en traction et en transport, y compris MM.Frank Williams, ingénieur mécanicien en chef, A.J.l'easey.inspecteur en chef des diesel, F.!.Mathewson, ingénieur du transport, J.Sunschngrin, assistant du transport et des représentants de f’Aine-rican Locomotive Company et de Montrcaj Locomotive Works.L’eqpérience est faite avec une diesel de 115 tonnes en coopération avec l’American Locomotive Go.A I heure actuelle, trente terminus du Canadien National au pays se servent de 79 diesels et dernièrement, quarante autres de ces locomotives ont etc commandées.Le Service de santé parle à Montréal Il y a une corrélation étroite entre l’Abus de l’alcool-£t les maladies vénériennes.Ceux qui boivent des liqueurs alcooliques au point de perdre la notion de ce qui se passe autour d’eux, ne sont guère en état de se conduire de façon à éviter les maladies attribuables à Vénus.Il convient donc de mettre surtout la jeunesse en garde contre l’abus de l'alcool qui est responsable de la syphilis dans plus de ia moitié des cas.Les jeunes gens et les jeunes filles qui sont tentés -Je boire plus que de raison dans les cocktail-parties, les salles de danse, les clubs de nuit, doivent être d une grande prudence quand ils font usage de boissons alcooliques.Ils doivent s'appliquer à pratiquer la sobriété, s’ils ne veulent pas s'embarquer dans des aventures où ils risquent de contracter inconsciemment une maladies vénérienne.11 Importe que In jeunessu garde le contrôle de soi-même.On reste beaucoup plus maître de la situation quand on n'a pas abusé de l'alcool.Ht l’on est plus en état d’échapper au péril vénérien.Troisième cours sur les boites à fleur Le troisième et dernier cours français sur les bottes à fleurs sera donne au Jardin botanique de Montréal, le mardi, 22 avril, à 8 h.30 p.m.On projettera des clichés en couleurs qui montreront des types de boîtes à fleurs offrant de nombreuses combinaisons et des détails importants pour faire comprendre parfaitement les notions déjà exposées dans les leçons antérieures.Deux ministres d'Etot sous M.Bevin CARTES D'AFFAIRES CINEMATOGRAPHIE Londres, 19 (Reuter) — Le secrétaire anglais aux Affaires extérieures, M.Bevin, est sorti de la crise mineure qu’a traversée le cabinet comme une sorte de “super ministre” tenant bien renfermé sous «on aile les principaux problèmes économiques de l’Allemagne et leur influence diplomatique vitale.Les changements du cabinet, produits par la résignation de lord Felhiek-Lnwrrnre, secrétaire d’Etat pour les Indes, mettent maintenant deux ministres d’Etat dans le ministère des affaires étrangères sous M.Revin.Les nouveaux son! lord Fakenham, qui, sera en charge des Affaires d’Allemagne et d’Autriche, et le minisire McNeil.Pour les missions Lundi prochain, le 21 avril, à 2 h.30, dans la salle des oeuvres des Franciscaines-missionnaires de Marie, 120 est, rue Laurier, aura lieu In partie de cartes mensuelle du Gcrdc mlssiofilinairc liturgique au bénéfice des pauvres chapelles des missions lointaines.Les membres abonnés, les amies des missions sont cordialement invités.Journée d'études à Maisonneuve I.’A.C.J.C.de Maisonneuve organise pour dimanche, le 20 avril, après la messe de 9 h., une journée d’études sur la doctrine sbciale de I Eglise à 1 Ecole du S.N.de Jésus, 1700 av.de la Salle.Crttc étude s adresse à toutes les classes de la société.Nouveau poste confié à M.Jean Désy Ottawa, 19 (C.P.) — On a fait .beaucoup de commentaires hier, dans les milieux parlementaires, -sur la possibilité que Jean Désv, ambassadeur du Canada au Brésil, .soit bientôt appelé à diriger la mis-mou diplomatique canadienne qui sera iclablie eu Italie, M.Désy occupe le poste d’ambassadeur au Brésil depuis six ans alors que la duree d un poste diplomatique est généralement de irois ans.On a rapporté qu il serait bientôt désigne a un nouveau poste.Le Canada n’a pas eu de mission diplomatique officielle à Rome depuis la guerre, bien qu’il y ail actuellement un représentant de l'Italie nu Canada.On prévoit que les relations normales avec ce pays recommenceront des que h trailé de paix avec l’Italie sera ratifié au Parlement.Les bureaux provinciaux de placement Québec, 19 (D.N.C.) — Le rnp-, port officiel des opérations des bu- ! reaux de placement de la province, | j pour le mois de mars dernier, ! vici d’être transmis à M.Antonio Barrette, ministre du Travail, par M.Alfred Crowe, surintendant général.Ce rapport montre, qu’au j cours de ce mois, les bureaux ont effectue un total de 8.580 place-ments.Le grand total cumulatif de-PUI*J nyril 1946 s’élève maintenant îl oV,/’ .Hcs bureaux ont reçu ' \ , Solliciteurs d'emplois et procédé à 9.899 commandes.Ces cliif-frrs donnent une idée de h somme i de travail accompli j)nr le service de placement provincial.XXe SIECLE SOMMAIRE D'AVRIL 1947 Besoin urgent de logement, René Farragne Huit Jours à Genève Jean de France Pour une vie heureuse el féconde Louls-D.Gadoury Magdaléna Geneviève de Grave Madame Henrlana D.Fontaine Lucille Audtl Saint Fabien de Rimouski Les entrepôts frigorifiques au* Etats-Unis L# miracle de l'eau de Pâques Marie-Andrée Bertrand, e.s.Brésil, pays d’avenir L'Union Bud-Alricaine reçoit son souverain w Un correspondant de A.du S.Ma leçon de bridge Le Courrier de Geneviève Touiours du nouveau ! Jeanne Lauray Mois croisés (concours) Au Royaume du Bonheur (suite) , , Claude Déry Medérlc (roman) Loly Dallemagne Au comptoir i $0,15 Par la poste: Sü.18 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR- FILMS et projecteurs à vendre ou A louer.9.3-8-16-33 mm.sonores ot silencieux.AMATEURS DE CINEMA A LOUER Le plus grande librairie de filme 8-16 mm.silencieux evec un cl.nlx des plus complot.Agence des projecteurs HOLMES 16-35 mm.sonores.ACCESSOIRES DE CINEMAS LYRIC WILFRID PICARD, prop.6981 Christophe-Colomb CR.3130 DACTYLOGRAPHES Réparations, location, vente» de dactylographe* Machines ft chenues, etc Assortiment complet de osnler carbone »t rubané.Accessoires de Pureau _ Ccmodo Dactylographe Enrg.44 ousel, me St Jacques, Montréal Té).HArbour 6966 R.-T.Armand % Rnysl — Remington — Underwood — L.C.Smith.Coron* Silencieux, régulier et portatif Protecteurs de chèque', duplicateur*, calculateurs et.machine* |ft additionner.Vente et service, échange.location, achat.N.MARTINEAU & FILS 1019.rue BLEURT BB.ZIU (entre Vltrft ot l.agauchetière) BE.IMS ENCADREURS WISINTAINER & FILS 90S BOULEVARU ST-LAURRNT LES ENCADREURS MANUFACTU RIJGRd Moulurée — Cadre* — Miroirs Réparations de cadres et miroirs LAnc 2264 IMMEUBLE Domicile: HA.0993 1270, rue Berri HENRY-L AUGER & Fils Immeuble — Assurances générales 1270, RUE BERRI .Tél.HA.0993 LAITERIE CM 8988 2399 Hall ROSEMONT LAITERIE Laiterie canadtenne-franMUe A.Patenaude, propriétaire REMBOURREURS-MATELASSIERS m H i i I i t f •"! 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Témoignage Chrétien, de Paris, numéro du 7 février: Au mois de février 1945, sous les toups de bélier de l’armée rouge, a résistance allemande à l’Est s'effondrait.Dans ce camp de Moravie où nous attendions dans Tépuise-nent physique la fin certaine de noire captivité, l'ultime sursaut du nonstre nous stupéfiait.Les nazis l’avaient-ils pas imaginé, pour gal-raniser les forces de combat res-lantes.d’avoir recours à l’exaltation iu désespoir?Ainsi le Yolkischer ieobachter — édition de Vienne — lubliait un jour la lettre d'une fem-pc.pleine d’injures au régime «roulant et qui se terminait par jette sauvage apostrophe: “Plutôt « fin dans l’horreur qu’une hor-»cur sans fin !’’ Deux ans après, je retrouve 1 Al-cmagne.La folie nazie est bien •onsommée.Mais l’horreur est plus ;uc jamais installée à demeure sur ««.tte «erre qui fut si avide de l'en-o'iter.Ce troisième hiver du désas-re remplit jusqu’au bord la coupe les misères.Pour tout homme lofai au contact de cette réalité je lens pour assuré que la haine, la 'engeance, le châtiment, le rappel à a mémoire des crimes commis et les souffrances personnellement tibies ne sont pas à la mesure de le qu’il peut toucher, voir, enten-Ire.Des millions d’hommes ont ustement souhaité l’écrasement de ’Allemagne.L’accomplissement de :e voeu pose aujourd'hui à leur rai-wn tout autant qu’à leur coeur l'u-«e des plus terribles questions de 'Histoire.(Ju'il s’agisse de Londres aujour-l’hui, demain de Moscou, les confé-'cnces diplomatiques tiennent îoinptc de tout soigneusement, hor-pis de ceci: l’état actuel concret tic ’Allemagne.A vrai dire, les puis-tances “intéressées" (on voudrait raduire: engagées) se soucient fort jeu de l'infection que va faire ce jrand corps malade.Il leur est un irétextc à mesurer leurs forces, à ie tenir mutuellement en situation le conflit.Les Allemands eux-mê-nes s’y sont dès l’abord laissé pren-Ire.Leur ruine n’était, à leurs «eux.que la phase provisoire d'un iffrontement américano-russe qui pur eût ouvert définitivement, cette lois, les portes de l’Orient.Mais lotte plaisanterie du “bloc occi-lental".voici longtemps qu'elle ne icrt plus à distraire leur famine.Ils ont alors cherché, derrière les léclaratious contradictoires de cnrs maîtres, quelle politique posi-ivc deux ou trois d’entre eux pro-etaient de faire, à défaut des quatre mscmble.Toutes les combinaisons eur ont répondu par le vide.Ils se ««vent aujourd’hui, dans l’incohé-cnce mentale de leurs occupants, •edevenus les maîtres de leur desin.Us s'apprêtent à v faire face, ¦(¦trouvant dans la solitude et l’a-•andon la source traditionnelle, cf-iroyablemcnt dangereuse, de leur hue nationale.Dire que roeeupalion, — la nô-re tout particulièrement, — a déçu es personnalités valables de l’Allemagne antinazie est trop peu.L’as-piration démocratique dont ils étaient prêts à répandre l'évangile, nous l’avons étouffée sous nos caricatures.Je dis cela des Français, les Anglais et des Américains.C.ar a Russie, à l'inverse, a montré, jusque dans l’extrême brutalité de ses méthodes, qu'elle avait des idées claires.Or l’Allemand de 1947 se moque des sentiments, il ne s’intéresse qu’à son avenir concret.Aussi pliez beaucoup, parmi les plus hostiles aU communisme et les plus meurtris par l'amputation terrilo-¦iale à l’Est, chemine peu à peu cet-e idée que l’avenir de leur peuple •si à Moscou.lo marque de bien »êtu l'homme CONSTIPATION CE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes ROBOL Résultat 3 demain matin Pour l’instant, le tragique de la misère impose à la grande masse de ne penser à rien d’autre qu'à l’existence élémentaire.Manger, n’importe quoi et n’importe comment; s'aménager au milieu des ruines un abri contre le froid; ces préoccupations suffisent.Quand on en a le temps, on s’amuse du spectacle de carnaval offert gratuitement par les gouvernements militaires de toutes les zones.De ce ballet grotesque, la première figure est celle de la "dénazification”; la seconde celle du “fédéralisme’’.Nous triomphons dans celle-ci, mais les Américains sont vedettes dans celle-là.Pour épurer leur zone, après la scandaleuse bienveillance du général Patton, ils ont imaginé, en effet, un système standard de questionnaires détaillés.A chaque réponse est affectée une note.Le présumé nazi qui totalise 99 ou 100 points est blanchi de tout péché; le malheureux qui a mal calculé son coup et arrive à 101 est rigoureusement châtié selon le règlement.A ce jeu, le lampiste écope plus souvent que le chef de train.D’où cette double conséquence: d’abord le parti nazi se reconstitue activement en Bavière et Wurtemberg par solidarité dans l’injustice.Pmsuite il se produit une émigration vers l'Est de toutes les personnalités significatives victimes du procédé.Tel avocat ou fonctionnaire de Munich, intégré dans le régime nazi à la stricte mesure de son activité professionnelle et, de ce fait, épuré, trouve à Leipzig, en zone russe, la fonction à la mesure de ses dons d'efficacité.'Tous les Allemands nous accordent, dans ce domaine épineux de la dénazification, le bénéfice de plus d'intelligente souplesse.Nous avons su regarder les cas particuliers, associer largement à nos sentences les représentants des organismes populaires (syndicats, par exemple).Par ailleurs, les élections, parfaitement libres, des derniers mois, ont remplacé, à la tête des administrations.bon nombre de prétendus résistants, qui n’étaient que des médiocres ou des menteurs, par d’authentiques représentants du peuple.Ces hommes, pour la plupart démocrates sincères, feignent docilement de caresser le dada de l’occupant.en l'occurrence le fédéralisme.Celui que presque tous au début auraient accepté, voire souhaité.le "Bundcsstaat”, aurait emprunté à la Suisse ou aux Etats-Unis ses traits constitutifs.Celui que nous voulons imposer, “Staatesbund”, prend son modèle dans l’Allemagne de la guerre de Trente Ans.Nos représentants sont tout fiers, dans chaque morceau de province allemande dont nous avons la charge, morceau dont est amputé régulièrement la capitale historique et la région économiquement forte, — d’obtenir d'un “Landrat" le vote d'une Constitution autonome.Ils ont ainsi l’impression de modeler l’Histoire, de faire reculer dans l’ombre le spectre menaçant de Bismarck.Le peuple allemand sanctionne tout cela de son indifférence provisoire.Nos quelques amis s’attristent.Nous ne pouvons espérer trouver l’oreille complaisante à nos rêveries que dans les éléments les plus franchement réactionnaires de la nation allemande, les plus étrangers au mouvement économi-pie et social qui sourd en elle, à travers l’actuelle catastrophe.Car il est certain que la solution lointaine du problème allemand, la paix de l’Europe et la sécurité véritable de la France, résident dans un fédéralisme à l’échelle du XXe siècle.Mais ce fédéralisme échoue dès le départ s'il est conçu dans la forme étriquée d’un instrument d’écrasement permanent de l'Allemagne au milieu d’une Europe en conflit de nationalismes.Il ne prend son sens que comme proposition faite à l’Allemagne de s'intégrer dans un ensemble fédéraliste, économique et politique, où lui soit offerte la chance d’une réhabilitation.Ÿ Ÿ * i On n'a pas le droit d'invoquer I sans cesse la démocratie allemande j et de l'étouffer dans l'oeuf.Il faut I opter pour la paix, qui est organi-' sation économique et égalité sociale, ou pour le maintien du chaos qui accumule les nouvelles menaces de guerre.La plus grande menace allemande vient du chaos terrible où elle se débat, et qui ne peut, dans la meilleure hypothèse, que durer longtemps encore.Vingt millions d’Allemands, déportés de l'Est, réfugiés, sinistrés totaux, qui ont tout perdu, campent au milieu de 40 millions d’Allemands dont le patriotisme est intact.Voilà le plus formidable problème de justice interne qu'un peuple ait jamais connu.Le comnortement futur de l'Allemagne en Europe dépend plus de la solution que les Allemands y apporteront que du traité de paix en cours de débat.Voilà l’une de ces données concrètes, parmi tant d’autres, qui posent aujourd'hui la véritable “question allemande”.Prétendre v répondre dans le cadre traditionnel des principes nationalistes chers aux diplomates serait l'une des plus coûteuses supercheries de l’Histoire.J.B.La nouvelle Constitution italienne Son caractère — En quoi elle diffère, par exemple, de la récente Constitution française — A mi-chemin entre la Constitution française et la Constitution soviétique — L'attitude et le jeu des partis A propos des Accords du Latran — Un singulier débat se : De Lu Liberté, de Fribourg, Suis-Rome, 25 mars 35c la boite, 3 boites $1.00 CIC Chimique rKSNCO Américaine Liée ISM rue Kalnt-Urnli Montréal VeuUie* m enroyer un échantillon de ROBOL Nom Adreeee (DJ d PHONE PéPINIfUISTiS montmIai GRAINETIERS 935 BIVO L’Assemblée constituante italienne a commencé, au début de mars, la discussion du projet de constitution élaboré en huit mois par trois sous-commissions.Ce projet se compose d’un préambule et de deux parties comprenant L'51 articles.La première partie est consacrée aux droits et devoirs du citoyen, ia seconde à l’organisation politique de la république.D’emblée, une constatation s’impose: le projet est excessivement long.Le nombre des articles est presque deux fois supérieur à ceux que contient la nouvelle constitution française.La première partie, de caractère surtout social et économique, a un développement particulièrement remarquable, puisqu’elle compte à elle seule 78 articles.Une lecture rapide du texte révèle aussitôt ses principales particularités: rédaction souvent imparfaite, définitions abstraites et vagues, propositions juridiquement inutiles et manifestement dictées par le seul souci de faire écho aux postulats idéologiques de certains grands partis.“C.ela, a dit le comte Sforza, tient à la fois de la Somme de saint Thomas et de l'Encyclopédie".On chercherait en vain, dans le projet, la sobre ordonnance, la clarté et la concision que l’on admire, par exemple, dans la nouvelle constitution française.Les discussions de l’Assemblée constituante ont mis à cet égard le doigt sur la plaie; les critiques faites à la rédaction proprement dite du projet ont été les ( plus nombreuses et les moins dis-j entées.De ce texte très touffu se dégage Icependant une constatation beaucoup plus importante: les imperfections techniques du projet ont été engendrées par la préoccupation de faire de la constitution une véritable charte de la vie nationale italienne résolvant tous les problèmes d’ordre social et économique que posent les temps et fixant des objectifs concrets pour l'avenir dont la réalisation ne se peut espérer avant longtemps.Autrement dit.les constituants italiens ont entendu faire un projet modèle qui satisfasse non seulement les légitimes aspirations de toutes les catégories, mais qui puisse servir également d’exemple aux nations.D’où les critiques très vives lancées par des juristes distingués, tels que M.Orlando, au caractère moral et idéologique qui imprègne tout le projet.Les constitutions de l’époque libérale n'avaient évidemment pas atteint de telles altitudes: elles voyaient moins loin aussi el se bornaient à garantir aux citoyens leurs droits minima.Or, le projet italien reconnaît leurs droits maxima, tels que le droit au travail, le droit à une rétribution équitable et suffisante, le droit à la propriété.On a dit aussi que le projet italien se place à mi-chemin entre la constitution française et la constitution soviétique.T.c fait est qu’il traduit avec minutie dans les articles constitutionnels les principes sociaux directeurs des trois grands partis “de masse”: démocrate-chrétien, socialiste et communiste.D’où une autre critique, faite communément au projet: celle d’ètre le résultat d’une sérfe de compromis.A cela, les rédacteurs du projet, et en particulier les démo-chrétiens, répondent que le texte est, au contraire, le fruit de la synthèse.M.de Gasperi avait déjà dit, avant même que les constituants se fussent mis à la lâche, que la future constitution tirerait son inspiration à la fois de la doctrine sociale de l’Eglise, du socialisme mazzinicn et du désir de rédemption sociale des travailleurs.C’était orienter nettement les travaux de l’Assemblée vers un texte courageux et novateur ouvrant la voie à de profondes réformes de structure.Aussi bien la composition des trois sous-commissions chargées de rédiger le projet rcflè-tc-t-il fidèlement celle de l’Assemblée constituante elle-même.Démo-chrétiens, socialistes et communistes réunis y détiennent une forte majorité.Cette majorité devait ue-scr de tout son poids dans l’élaboration de la premiere partie du projet.On y trouve une énumération très complète des droits du citoyen et des devoirs de l’Etat.Du droit de grève à l'assistance gratuite en cas de maladie, de la participation des ouvriers à la gestion des entreprises à la nationalisation des industries-clés, de l’abolition des latifundia à la socialisation de certains moyens de production, toutes les grandes revendications populaires modernes se trouvent mentionnées dans le projet qui se place ainsi à l’avaht-garde.Mais, il importe de le souligner avec insistance, la vaste synthèse à laquelle faisait allusion M.de Gasperi a été réalisée sans que le programme démo-chrétien eût à faire une seule concession fondamentale, soit sur les principes, soit sur les méthodes.On chercherait en vain dans le texte une seule proposition qui fût en contradiction avec le programme démo-chrétien.Bien au contraire, nombreux sont les articles où l'on perçoit à chaque ligne le timbre de la doctrine catholique.Les démo-chrétiens sont parvemis avec beaucoup de succès à imprégner tout le projet du levain même qui anime toute leur action sociale.Parmi les conquêtes qui leur sont dues à litre presque exclusif, il faut signaler les articles sur la protection de ta famille, de la maternité et de l'enfance, indissolubilité du mariage, l'éducation de la jeunesse, le statut avantageux des écoles libres, etc.Sur un certain nombre de points cependant, l'accord des démo-chré- tiens avec la gauche n’a pu s'obtenir et il fallut, au contraire, que les députés catholiques se liguent avec la droite, pour emporter la majorité nécessaire à l’insertion des articles qu'ils entendaient faire passer.Ces (joints forment précisément la base des controverses qui agitent maintenant l’Assemblée constituante.Le maintien du Sénat, l’institution du “régionalisme”, la reconnaissance des traités du Latran, propositions dont les démo-chrétiens se sont faits les promoteurs ou les initiateurs, ont été combattus par de larges fractions de rassemblée.Les socialo-cominunistes combattent le Sénat parce qu’ils y voient, pour s’exprimer comme VUnita, un “frein de caractère conservateur sur la Chambre des députés”, ils combattent le “régionalisme” — c’est-à-dire une autorité législative assez large accordée aux régions — parce qu'ils y voient un obstacle à leur pénétration politique.Le régionalisme a trouvé un adversaire inattendu dans la personne de M.Nitti, qui se place à droite sur l’échiquier politique, et qui le combat parce qu’il y voit un danger pour l’unité nationale péniblement acquise et un obstacle à la reconstruction nationale.A ces critiques, l’ancien président du Conseil Orlando en a ajouté d’autres, les premières de leur genre, portant sur les pouvoirs du futur président de la république.M.Orlando, que l’on s’accorde à considérer comme l’un des candidats à la présidence ayant le plus de chances, estime que le projet confère à la Chambre des députes une importance excessive, pouvant amener ia dictature des partis majoritaires.En d’autres termes, l'autorité et les pouvoirs du chef de l’Etat seraient insuffisants, bien qu’il doive nommer librement le chef du gouvernement et qu'il puisse dissoudre les Chambres, M.Orlando n’a toutefois pas indiqué les modifications utiles qu'il voudrait voir apporter au projet s»r ces deux points.On lient être sceptique, dans res conditions, quant à l’influence que pourront avoir ses déclarations sur l’Assemblée constituante.La garantie constitutionnelle qu’accorde le projet aux Accords du Latran a suscité les plus vives polémiques- I.cs gauches ont trouve des alliés puissants en MM- Orlando et Benedetto Croce, et même en M.Nitti qui a fini toutefois par se déclarer favorable, par “devoir civique”, à l’adoption du projet- Cet article 5 a été combattu avec les armes les plus variées.Ses adversaires ont recouru à toutes sortes de considérants, de caractère juridique, historique, politique, pour en demander la suppression.Les journaux catholiques, en tojR premier lieu YOsservatore Homano.ont repoussé chaque fois, et jour après jour, ces tentatives avec arguments à l’appui.Ions les adversaires de I article, sans exception, ont -affirmé lui être hostiles pour des raisons purement juridiques et nullement religieuses.Tons assuraient vouloir respecter à l’avenir les Accords en question, garants de 'a paix religieuse en Italie, que personne, dit-un, ne veut troubler.1! n’en reste pas moins que tous ces députés s’opposaient à ce que les Traités obtinssent une garantie constitutionnelle.Les démo-chrétiens, dans cette bataille, se sont trouvés presque isolés.A la surprise générale, les communistes ont.en fin de compte, voté la garantie constitutionnelle.Il est étrange que les partis du centre et de la droite, toujours prêts à reprocher aux démo-chrétiens leur collaboration avec les socialo - communistes, n’aient pas saisi l’occasion qui leur était offerte d’élever une digue devant l'assaut sournois livré par la gauche contre les positions de l’Eglise en Italie.Quand il s’agit de défendre leurs intérêts matériels, ces milieux accusent avec violence les démo-chrétiens de complaisance envers les communistes, mais quand il s’agirait d’épauler les démo-chrétiens dans leur lutte contre le communisme, sur le terrain spécifiquement religieux, cet appui fail totalement défaut, à moins qu'il ne soit dicté par des considérations purement électorales.J.VIC.La situation politique intérieure en U.R.S.S.Pour plus de sec >rit-c confiez-lcs-nous Tarif courant 2% et P.A.ASSELIN 1439 rue AMHERST, près Ste-Catherine 2V2% FA.35 7 constituent le Conseil suprême de TU.R.S.S.).M.Jdanov occupera prochainement un poste dirigeant en Asie centrale ou dans le Caucase.Tout en procédant à ees changements, la Conférence émit quelques recommandations d’ordre général.1.Réduction de la production de l’industrie lourde de 28%.2.Augmentation de la production des objets de consommation coulante (“chirpotrce”) de 22%, 3.Nouvelle réduction du budget de l’Armée, 4.Nouvelle réduction des effectifs de Tannée soviétique qui devra.au 1er janvier 1948, ne comprendre au total que 115 divisions, 5.L'entrée immédiate en vigueur de toutes les dispositions concernant le droit des Républiques Fédératives d’entrer en négociations directes avec les pays étrangers, en conservant leur indépendance au- ANTIKOR-LAUREHCE prés
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