Le devoir, 21 août 1947, jeudi 21 août 1947
“Lt Canada ttt ana notion touvetoina at na peut avec docilité accaptat da la Ctande-Bietagna ou dtt Etoti-Unis ou da qui qui ce toit d’autre, l’attituda qu’il lui faut prendra anüeta la monda.” Lord TWEEDSMUIR Directeur : Gérard FILION FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef i Orner HERO U X 8.Bernard, abbé et docteur.Tempèralurt COUVERT ET CHAUD Maximum aujourd'hui .72 Même date ran dernier .62 Minimum aujourd'hui .68 Même dale l’an dernier .5s Baromètre : 29.95, 30.00, 30.05 ¦.Volume XXXVIII — No 192 MONTREAL, JEUDI, 21 AOUT 1947 Trois cents le numéro forêt urbaine •es chenilles causeraient aux arbres de la ville des dommages beaucoup ( plus grands que les gens de l’hôtel de ville se le sont fait dire dans une consultation — Entomologistes et sylviculteurs qui ne sont pas de l'avis d'un botaniste — D'autres moyens de protection que les arrosages — Apprendre aux urbains l'amour des arbres Il y a quelques semaines, c’éiait en fin de juillet, iste pour cela d’autres moyens, très efficaces, exttê ’ VL Jean-Marie Savignac, conseiller municipal, l’un \ Jes doyens du conseil et ancien président du Comité exécutif, représentait aux membres du présent Comité qui veille aux affaires de l’hôtel de ville, en même temps qu’au directeur des services, que les chenilles * exerçaient de grands ravages sur les arbres de la ville, 1 en bordure des rues, dans les parcs, les places et les * squares, leur faisant subir beaucoup de dommages.M.Savignac appréhendait même que les dommages ne devinssent irréparables, si l’on ne prenait contre les * chenilles des mesures d’urgence et efficaces.On a répondu à M.Savignac que le problème des chenilles se résoudra par lui-même, que le fléau pas-I' sera avec le temps chaud, qu’à tout événement, la |, saison est maintenant trop avancée pour recourir à | des arrosages de D.D.T.ou d’autres insecticides: les chenilles sont devenues papillons et déjà, si la Conclusions D’où ressortent, à part la grande disproportion dans le nombre des électeurs que représentent les divers députés, deux faits particulièrement intéressants.Le premier, c’est que les travaillistes n’ont pas recueilli la anajorité des suffrages exprimés (11,992,292 contre 12,091.-632 à leurs différents adversaires).En d’autres termes, ils sont les élus d’une minorité; le deuxième, c’est que les libéraux qui, parlementairement, paraissent à peu près inexistants (12 sièges sur un total de 640) représentent tout de même encore, avec leurs 2,239,668 électeurs, une force électorale importante.Ces chiffres expliquent que le résultat de la prochaine bagarre électorale ne spit peut-être pas aussi certain qu’on le peut croire.Il suffirait, pour assurer mement simples et peu coûteux, par exemple la perforation des cocons et leur destruction, au moyen de perches.Ces instruments rudimentaires se fabriquent facilement en sections de trois ou quatre pieds et de comment faire, à les manier convenablement et avec simples écoliers peuvent apprendre, si on leur dit d’heureux résultats.Des troupes nombreuses d’éco-bers, pour de légers salaires, pourraient devenir d ex- j ja vict0jre (je factuelle opposi-cellents agents de la destruction des chenilles.Et cession, d’un déplacement dé voix mêmes écoliers, devenus protecteurs des arbres, seraient ¦ relativement peu considérable.des amis des arbres et le resteraient jusqu’à l’âge! Puis, il faut compter que le „ ., i parti travailliste, aux dernières d homme et apres cela.| élections, représentait une gran- Les arbres de villes ne valent-ils pas, vraiment, que j espérance, tandis qu’aux l’on s'occupe d’eux?Ils constituent la forêt urbaine, t élections prochaines, il paraîtra que la science et l'art de l’urbanisme tiennent pour chargé d’assez- lourdes réalités.___C’est l’opposition conserva- que une richesse.Nous pourrions invoquer sur ce point le témoi- ebose n’est faite, elles déposent leurs oeufs sur les gnage de nombre d’hommes de haute, très haute com-feuilles des arbres.' pétence, notamment celui de M.G.-C.Piché, ancien opposition trice, peut-être plus exactement anti-travailliste, qui s’efforcera celte fois de capitaliser à son bénéfice les inévitables mécon- Le directeur des services municipaux, M.Louis-A.! directeur des Services forestiers au ministère provin- tentements Lapointe, et le directeur des Travaux publics, M, Gi-1 cial des Terres et Forêts.I beau, avant d’adresser une réponse à M.Savignac.ont La forêt urbaine, dans toutes nos grandes villes, à voulu prendre des informations auprès du conservateur S Montréal tout particulièrement, mérite qu’on lui ac-du Jardin Botanique, M.Henry Teuscher.! corde plus de soins, plus de protection contre tous ses I Celui-ci a fait un rapport qui, en partie du moins, ennemis, qui sont sensiblement les mêmes que ceux a i peut paraître rassurant.M.Teuscher note que les des atbtes de la grande forêt: insectes, chenilles et pa-; cousjns d’Australie, contenait chenilles sont une nuisance réelle et qu’un atbre qui j pillons, cryptogames.| d’autres détails que nous nous qui a perdu son feuillage, du fait des chenilles oui L’incendie n’est pas à redouter autant dans le cas j permettons de transcrire en autrement, n’est plus un ornement.Mais à Mont-1 de la forêt urbaine, mais il y a alors le danger de la 8ros real, ajoute-t-il, l'arbre n’a jamais été tué par les | destruction stupide.La hache du bûcheron urbain Un autre Têtu La note du vénérable abbé Têtu, dont nous avons donné l’autre jour de si intéressants extraits, au sujet de l’un de ses Sir William Eady prévoit que le Canada sera durement atteint par la suspension de la convertibilité de la livre sterling M.Dalton annonce les nouvelles mesures d'urgence à la population anglaise — ua convertibilité ne serait pas précisément suspendue, mais en quelque sorte rationnée — La course de l'Argentine et des autres pays sur les réserves anglaises de dollars — Rationnement plus sévère pour la population anglaise — Des né gociotions seraient en cours avec le Canada Balances sterling de $14,000,000,000 gelées à Londres chenilles et il n’est pas probable que cela se produise.La destruction même complète des feuilles ne tue pas un atbre, à moins que le fait de la destruction des feuilles na se répète plusieurs années de suite.La pose de bandes de glue autour des troncs des arbres — toujours selon M.Teuscher — ne sert de tien, car, dit-il, les chenilles ne montent pas du sol vers les branches, elles descendent des branches, où elles sont peut être aussi néfaste que celle du bûcheron des grands espaces boisés.Il y a même, contre la forêt urbaine, une armée d’ennemis, les gens sans intelligence, qui ne se présentent pas dans le cas de l’autre.A voisiner avec des urbains sans urbanité, de tous âges et de toutes conditions, les arbres des villes s’ex- II s’agit cette fois d’un deuxième Têtu, l’oncle de notre correspondant, qui était né à la Rivière Quelle en 1795, du mariage de François Têtu et de Charlotte Bonenfant, et qui, ses études faites au Séminaire de Québec, alla, en 1818, s’établir comme notaire à Saint-Hyacinthe, où il épousa Cécile Chabot.“Les posent à de bien grands dangers Certains arbres du Mont-Royal, dans le voisinage de 1Ô37 eurent une gran- nées des larves, dont les oeufs étaient déposés de l'an- du lac aux Castors, en beaucoup d’autres, endroits j jjonjme^riou^ dit" M?J’a'bhé Têtu, née précédente, vets le sol.L’artosage avec des insecti- de ce même parc, sont en piteux état, 1 aubier mis a; jj ne paraît pas avoir pris les j cides serait la seule manière de prévenir le fléau des j nu par des écorchures dans l’écorce.Et ce qui est j armes, mais ami des Patriotes, chenilles, en les exterminant avant l'éclosion des lar- vrai des arbres du Mont-Royal l’est tout autant pour ! il fut l’objet de poursuites aux- Xb,., 1, ni.do parc Aogri8ooo,jWelie|(jn_teh»p^ ves.continue M.Teuscher, mais à cause du coût et aussi à cause des inconvénients qui en résultent dans le voisinage des endroits où il se pratique, l’arrosage n’est pas un moyen auquel le service des parcs municipaux du parc LaFontaine, encore plus vrai des arbres de beaucoup de rues.On n’en finirait pas d'inventorier les dégâts eau a cru, jusqu’à présent, devoir recourir.Pour cette $és, l’hiver, par la charme du déneigement année en tout cas, la saison avancée comme elle l’est et les chenilles étant à la veille de devenir papillons, si elles ne le sont déjà devenues, il n’y a tien à faire.Les inconvénients que signale M.Teuscher, à propos de l’arrosage des arbres, se rapportent principale- 1838, après huit mois d’exil, il fut, à ce moment encore, en butte aux poursuites des soldats de Colborne.Il fut arrêté et mis en prison.Il regagna sa liberté après quelques mois de captivité; mais il avait perdu tous ses biens et lui-même avait contracté dans sa prison une paralysie -qui le conduisit à la tombe, en Et le remplacement des arbres municipaux qui disparaissent ! On en peut parler, on en doit parler comme d'une chose qui devrait se faire, mais qui ne se fait pas.Vers la fin ^ printemps, .’administration naunici-j ?ut te t^ne, en ment aux maisons, aux passants et aux véhiculés des ; paie annonçait la plantation de quelques centaines ! réali chanta l’absoute à ses rues.11 ne semble pas qu'ils puissent exister pour les d’arbres dans la ville.A ceux qui remarquaient le peu, ; funérailles.Ce M.Têtu eut treize arbres des parcs de grande superficie, par exemple le l'insuffisance de cette afforestation, n’équivalant mê- enfants, la plus connue fut soeur parc delà montagne, le parc LaFontaine, l’île Sainte-! me pas au remplacement des arbres qui disparaissent Thérèse, de la communauté des Hélène.v Ne vaudrait-il pas que l’on prît tous les en une année, par suite de causes diverses, bien sou- se°Terndit célèbre^la^'irectlon IL moyens possibles de protéger les arbres de ces en- vent inadmissibles et injustifiables, on répondait que j de l’hospice Saint-Jean-de-Dieu’’.K' droits-là?Un atbre sans ramure bien feuillue n’est | de plus amples plantations n'étaient pas piésentement j Soeur Thérèse, tons les témoi- * plus un arbre d’otnement, c’est M.Teuscher qui le .possibles, que les pépinières ne pouvaient fournir de ; ^na8PS.contemporains s’accor- dit.Et la première qualité que l’on doive exiger des sujcts.Le fait invoqué ne paraissait quand même pas plus marquantes’, arbres de la forêt urbaine, n est-ce point d ette arbres trfs convaincant, attendu que, vers le meme temps, ]eg pjus remarquables de son d’otnement ?d’autres villes, pat exemple, Rouyn, au Témiscamin- temps.L’ancien premier mi- Et la question nous paraît se poser de savoir si.gUe, trouvaient à se procurer plusieurs milliers d’ar- nistre Mercier, entre autres, dans certains cas particuliers, au moins, les parcs que brisseaux à transplanter.Mais enfin, une administa-j P°ur P1"* ^ute nous avons déjà désignés et quelques autres, notam- tlon municipale, dans une ville de la dimension Cî j qll»,e]]e ava^ véritablement des ment le parc Angrignon.en bordure du canal de 1 a- Montréal, peut avoir des raisons que le simple citoyen, j qualités et un tempérament homme de vues restreintes, ne comprend pas., ¦ d’homme d’Etat.En admettant que la plantation en grand ne soit.ij ji pas possible, néanmoins, la protection des arbres dejà' wn v,e,, plantés n’en continue pas moins d'être nécessaire et de s’imposer.Elle paraît même devenir alors impé- queduc, quelque part dans la Côte-Saint-Paul ou la Ville-Emard, les arrosages du début de la saison, pour mettre les feuilles à l'abri des chenilles qui vont naître, ne seraient pas justifiables ?Le coût en serait-il tellement élevé ?Et le D.D.T.et les autres substances de même genre, seraient-ils devenus, à peine inventés, et à cause de la hausse des prix, des objets de luxe, comme le thé, le café, les matériaux de construction et les article du vêtement?Mais il y a plus que cela à dire en marge de la consultation préparée pat M.Teuscher à la demande des gens de l’hôtel de ville.En si haute estime que nous tenions M.Teuscher et si grand cas que nous puissions faire de son opinion, il nous faut bien reconnaître aussi que M.Teuscher est botaniste et non point sylviculteur et entomologiste.Or des gens qui sont spécialistes en entomologie et en sylviculture nous affirment que les chenilles sont très dommageables aux arbres, même aux arbres de Montréal: que les chenilles, quand elles se présentent à l’état de fléau et que tien n’est fait pour enrayer leurs ravages et leurs pullulations, empêchent la croissance normale des arbres auxquels elles s’attaquent.Pour s’en rendre compte, il suffit de connaître de ce que l'on pourrait appeler l’histologie d'un arbre, en examinant, après abattage, les anneaux de croissance annuelle d’un fût: les années de chenilles et d’insectes, l’anneau de croissance est beaucoup moindre.Les mêmes spécialistes nous indiquent encore que les bandes de glue autour des troncs sont une excellente protection contre les chenilles.Il est vrai que celles-ci naissent dans les branches et descendent en-I ( suite vets le sol.après s’êtte suffisamment nourries des feuilles: mais il arrive aussi, et très souvent, que des chenilles, poussées par le vent ou la pluie, tombent E* jg, feuilles avant d’avoir accompli une suffisante manducation de verdure; et alors, s’il y a bande de glue au tronc, pour les empêcher de remonter, c’est autant de déptadation qui s’accomplit en moins.L'arrosage est coûteux et présente en ville des inconvénients?C’est relativement vrai, mais il n’y a pas que l'arrosage pour détruire les chenilles; il ex- ami Londres, 21.(AP).— Les Anglais sont menacés d’une pénurie plus grande de vivres et d’autres produits importés à la suite de la décision du gouvernement de suspendre temporairement la convertibilité de la livre sterling en dollars.Le chancelier de l’Echiquier, M.Hugh Dalton, a averti la population des restrictions qui s’en venaient, dans un discours radiodiffusé pour annoncer les nouvelles mesures financières prises pour ménager les réserves de dollars de la Grande-Bretagne et qui sont entrées en vigueur à minuit.M.Dalton a déclaré que mes mesures étaient la conséquence des négociations engagées à Washington pour obtenir la revision des conditions du prêt de $3,750,000,000 que la Grande-Bretagne a obtenu des Etats-Unis en juillet 1946.Les chiffres indiquent que les retraits de la Grande-Bretagne ont réduit ce crédit à $758,000,000 cette semaine.Un peu plus tard, un haut fonctionnaire de la trésorerie a rapporté que la balance dans les livres de la trésorerie des Etats-Unis était un peu plus élevée et qu’elle atteignait $850,000,000.La Grande-Bretagne, dit-il, a obtenu l’autorisation de retirer jjnç autre somme de $450,000,000 qui servira principalement à acheter des marchandises aux Etats-Unis.Il a ajouté que ce retrait laisserait une somme de $400,000,000 qui serait immobilisée.En exposant le nouveau programme financier, M.Dalton a expliqué que les hommes d’affaires qui vendent des marchandises à la Grande-Bretagne pour des livres sterling n’auront plus le droit d’échanger ces livres pour des dollars.“Notre décision, dit-il, entraînera inévitablement des répercussions défavorables pour le commerce dans une bonne partie du monde et pourra aussi entraîner l’interruption du ravitaille-metn dans certaines catégories de marchandises.Nous aurons à Le 15 juillet En vertu de l’accord du prêt me des Etats-Unis- Les spécla- ,gouvernement n’auront plus le listes de la trésorerie disent 'droit automatique, comme c e-m venu ue » «utui u uu uic» qu’ils ne prévoient pas de dé-, tait le cas jusqu ici, de les eenan-conclu avec les Etats-Unis, la li- préciation de la livre sterling ; ger en dollars.iïXSiïlWSS r U Concdo sérieusement eHecté le négociant pouvait de *or P0l>rralt tire, ^ Washington, le chef de la mission anglaise, sir William vre au vise que exiger.Vers cette époque, la Grande-Bretagne a négocié des accords de convertibilité avec plusieurs autres pays.R bd a fallu en même temps utiliser un changé.situation du Canada serait sé- et cette semaine qu’elle avait empruntés pour ac-i Express, le journal de lord j pieusement affectée par Faction quitter ses importations.Elle a Beaverbrook.TU a combattu le de ,a Grallde.Bretagne.Nous retiré $700,(MM),000 du prêt au , j)refî.dan.s so.n Jouinal ® j avons envers le Canada les me- cours du mois de juillet, ce qui ® Chambre des Lords.B en que * ol)llRa,i0ns qu’envers les lui laissait une balance de $1.| ia dpci£lon ait été annoncée s ; [.|.,ts-Unis, dit-il, et des négocia-00( 000.000 seulement.La semai.! üons sont actuellement en cour* fin ^ pSt u"Wt T ; 4-0 prog™* actuel.de ra-server que l’abandon de la cou- bonnement du do»®r au! aurait vertihilité entraînera une con- Qê, parait-i 1.suggéré par les traction du commerce mondial.; Etats-Unis, a été annonce au raq-Le journal libéral Netvs-Chro-nicle affirme que le pire est arrivé et que tout le monde peut maintenant le toucher du doigt et qu'il est utile que l’on ail nus $176,000,000 $66,000,000.M.Dalton a invoqué les motifs suivants pour justifier les nouvelles mesures: 1) Il n’est plus possible de continuer à exécuter un accord qui ne fait que passer à la Grande-Bretagne la pénurie désespé- ^.rée lie dollars de tant d’autres | ffn aux illusions d’un trop grand pays du fait que de toutes les nombre de gens.Le journal tra-monnaies des belligérants euro- vailliste Dailp Herald affirme péens la livre sterling est la seu- que la décision courageuse qui le qui soit convertible; ; vient d’être annoncée pourra 2) Il faut que la livre sterling ^ apporter des avantages en même demeure une monnaie saine et ] temps que des sacrifices, forte, et non une monnaie que portons.Nous achetons, ou nous obtenons du crédit, beaucoup plus, que nous ne vendons.L'est ce fossé qu’il faut combler aussitôt que possible.Il faut que les gens demeurent calmes, qu’ils travaillent dur et régulièrement, qu’ils économisent tout ce qu’ils peuvent et qu’ils se rendent compte nue nous sommes tous ensemble dans la mêlée”.Les experts de la trésorerie anglaise ont dit que la Grande-Bretagne n’achèterait que ce , qu’elle peut payer et qu’elle réaffronter de nouvelles pénuries ! duirait ses achats des pays qui pour ce qui est des produits qui n’acceptent pas la livre sterling.tous les détenteurs s’empressent rie convertir en dollars.Si la course actuelle sur la livre sterling se poursuivait, il faudrait renoncer à tout espoir de rétablir le commerce multilatéral pour bien des années à venir.“Le mal véritable, dit M.Dalton, c’est que nous importons .beauwap n0»* pédicnt“‘frap‘pe7a_ duremenï le Nouvel effort désespéré Washington, 21 (A P.) — La Grande-Bretagne vient tie tenter un nouvel effort désespéré pour enrayer la course mondiale sur ses maigres réserves de dollars en suspendant partiellement la conversion de ta livre sterling en dollars.On admet que cet ex nous viennent d’outre-mer.Il y aura probablement quelques réductions dans les rations.11 restera encore possible d’échanger librement le sterling en diverses autres devises.” Elle continuera à payer le Canada en partie en dollars afin d’aider à ce pays à affronter sa propre pénurie de dollars.La Grande-Bretagne a obtenu un prêt en dollars du .Canada com- Canada et qu’il affectera profon dément le commerce international.Cette mesure radicale et hautement technique est venue hier soir à la suite de négociations entourées de secret touchant la révision du prêt à $3,750,000,-000.La nouvelle a été annoncée à Londres et à Washington tard dans la soirée par lu publication d'un échange de lettres en-ire le secrétaire du trésor des Etats-Unis, M.John Snyder, et le chancelier de l'Echiquier, M Hugh Dalton.Un peu plus tard, M.Hugh Dal ment où la Grande-Bretagne s’ef-force de faire adoucir les condi-lions du prêt qu® lui ont consenti les Etats-Unis.Elle veut notamment faire abolir la clause qui lui interdit de réduire ses achats aux Etats-Unis dans le seul but d’acheter des pays qui acceptent la livre sterling.En vertu des conditions du prêt, les pays étrangers qui avaient une balance commerciale favorable avec la Grande-Bre-iagne pouvaient présenter leurs surplus de livres sterling à la Banque d’Angleterre et exiger des dollars.Le Congrès a exigé la mise en vigueur de ce système de convertibilité de la livre sterling avant d’approuver l’accord de prêt en 1946.Le système n’entrait cependant en vigueur qu’un an plus tard, soit le la juillet 1947.Depuis cette date, plusieurs pays, notamment l’Argentine, ont commencé une course sur la trésorerie anglaise pour faire convertir leurs livres sterling en dollars.Ceci, au point de vue de la trésorerie anglaise, offrait le double inconvénient de la dépouiller des dollars obtenu en vertu du prêt des Etats-Unis et de fournir à ces autres pays les moyens de lui faire concurrence pour l’achat de marchandises américaines.En annonçant la suspension de l’accord de convertibilité, la Grande-Bretagne a tenu à préci- lon a annoncé dans un discours ! spr qu'elle continuerait à acquit-radiodiffusé que les personnes tCI.cn dollars ses importations qui reçoivent des livres sterling | nécessaires des Etats-Unis et à la suite de transactions avecl des maisons anglaises ou avec te (Suite à la page 3), rieuse.Le Frère Narcisse-Denis, des Frères des Ecoles Chrétiennes, vient, à son retour de Rome, où il avait participé au chapitre de sa congrégation, d’être nommé supérieur de l’Académie La Salle d’Ottawa, l’une des principales maisons des Frères au Canada.Nous nous en voudrions de ne pas profiter de l’occasion pour rappeler que le B.F.Narcisse-Denis fut l’un des plus fidèles et des plus tenaces collaborateurs du R.F.Marie-Victo-rin.Pendant plus de six années entre autres, du 7 novembre 1930 au 9 janvier 1937, il fut le chroniqueur attitré des cercles des Jeunes Naturalistes, et l’on put, chaque samedi, dans le Devoir, retrouver sa prose et sa signature.C’est une raison particulière Chronique internationale La Grande-Bretagne, qui ne doit pas se trouver, quant à l’afforestation, dans des circonstances tellement plus favorables que le Canada, s’est hâtée, depuis la cessation des hostilités, d’entreprendre des plantations partout où la guerre a détruit ses arbres, dans les villes, dans les campagnes, dans les régions de montagnes et de plaines.A la fin de ce mois-ci, a ce que des rapports récents nous ont appris, elle aura plante 49,000,000 d’arbres nouveaux, ce qui fait, paraît-il, et selon un calcul de moyenne, plus d’un arbre par habitant britannique.Nous sommes loin de là au Canada, dans la province de Québec et dans la ville de Montréal.Chaque Montréalais est loin d’avoir son arbre," quand ça ne serait que par un jeu de moyenne.Le besoin d’afforestation est pourtant grand chez nous, dans les villes et dans les autres régions, plus pour tous ceux qui s'intéressent grand peut-être que là-bas, car l’Européen, insulaire! au mouvement des Jeunes Natu-c continental, n'a pa* «n.».«n, débitant.| Æ ménque, la haine de 1 arbre.Ce ne sont pas les bombardements qui ont détruit nBs arbres et nos forêts, mais quelque chose d’aussi dévastateur: l’industrie outrancière de la scierie, de la fabrique de pulpe et de papier, la négligence et l’incurie.La forêt urbaine, dans chacune de nos villes, et pour ne parler que de celle-là, est une richesse dont on ne semble pas apprécier la valeur.C’est très dommage.Dans la plupart des régions rurales, il existe maintenant des clubs 4-H.dont le but principal est la protection de l’arbre, l’amour de l’arbre.Ces clubs ont tenu, récemment, un congrès à Montréal, et dont les journaux ont beauccup parlé.L’exemple rural des clubs 4-H ne pourrait-il pas susciter quelque chose de semblable dans les milieux urbain» ?Ça serait certes fort à propos.vmd, *»«• KNOIST Le fossé se creuse entre la Russie et les démocraties occidentales L'abus du droit de veto paralyse toute l'activité de l'O.N.U.— Conflit idéologique /I tiavers le monae Blocs-notes S’il y avait de» élections.C’est d’élections anglaises que nous entendons parler, et u e-lections relativement prochni- met de croire qu’il s’y attend.Le lecteur ordinaire, de prime abord, peut être porte à croire que les travaillistes disposent, à l’heure actuelle, d’une indiscuta» un peu différenfe.On constate que les 393 mandats travaillistes correspondent à un total de 11,992,292 suffrages, les 213 mandats conservateurs à 9,960,809 suffrages, les norable mais lourde fonction qui sera désormais la sienne, bonheur et succès.O.H.Etonnement de M- Asselin ble et presque invincible supé- leurs à 9,960,809 s ¦ riorité.Ils détiennenl, en effet.< 12 sièges libéraux à 2,239,668 393 sièges contre 249 à tous les suffrages et les 22 autres dis»! autres groupes réunis: 213 aux dents à 491,162., .conservateurs, 12 aux libéraux et C est-à-dire qu en chiffres l',ni,Æ’ed"u pa.- M.Û .rd.rSîrî'iïGhïifS.-çri .r.bré.ejil.y).M5 élecl.ur*.liiî «|l même du probable.La prement parlementaires, on sen- ebaque député conservateur sl.b e-£ B.ttaque de M.Chur- quiert du nombre des suffrages 46,7è5, chaque député libéral '¦oleRced dernjère phase ! recueillis par les divers Petr,u* J" « chill conlre ja .pPr.j iP* choses prennent une allure dents.22.236 chacun- M.J.O.Asselin, président du comité exécutif, s’est dit très étonné de la déclaration faite par le chef du conseil munici.pal, M.Pierre DesMarais, au sujet de la vitesse dans les rues de la ville.M.DesMarais a déclaré que la loi provinciale des véhicules-moteurs, que l’on applique actuellement dans la nié.tropole est ultra vires chez nous, de l’avis d’un recorder.M.Asselin a dit que les recorders, qui sont des juges, devraient être les derniers à critiquer no» lois, si ce n’est auprès des autorités compétentes, De son côté, le recorder Léon- por Pierre VIGEANT L’opposition entre les Etats-Unis et les autres démocraties occidentales d’une part et la Russie soviétique et ses satellites d’autre part s’avère de plus en plus irréductible et menace l’Organisation des Nations Unies d’une faillite beaucoup plus prompte et pkus retentissante que la dé-funte Société des Nations.Cette I Exceptionnellement, ce matin, i les dépêches n’apportent aucu-! ne nouvelle de manifestations de ; violence des régions troublées j du globe.On entend parler appositions de règlement du con- | jourd hui surtout des malaises fût balkanique et que le nrési- j économiques dont souffrent plu-dent Paris e! Khoury a dû admettre que le travail du conseil de sécyrité se trouvait paralyse par l’exercice du droit de veto.Plus de compromis possible pendant, de bonne heure ce matin.Pendjab sieurs pays, ling a relégué dans l’ombre, mo mentanément du moins, l’acti La période où l’on finissait vité des territoires troublés par tnnre xnniote nés nations ueue !>ar obtenir des compromis à des guerres civiles.Ayant re- on plo s ü ionC s ’ es f * manifesté e dès force de concessions n la Russie cours à un moyen extrême pour opposition s est maniiesiee ois révo],,».on pn PSt arrivé à empêcher 1 épuisement de sa re-]« lendemain de la victoire, mais f«_on en csi a n e a h , Hollars.l’An- Grande-Bretagne L’effort anglais pour sortir de Jjes chefs de la garde de frontiè-actuelle crise de la livre slei- rP olit exprimé l’avis que les élé- i m n r’tkl Amt I nmhl’P lllft- ., .Le calme semble être revenu parmi Ja population de la oro-vince septentrionale du Penajab, divisée maintenant entre le» nouveaux dominions de l’Inde et du PaRistan.A f.ahore, cependant, dans la partie mahométane du Pendjab, 1’ elle ne fait que s’accentuer avec le temps.Au cours des deux ou trois derniers jours seulement, plusieurs incidents sont venus la souligner d’une façon éclatan-te.C’est ainsi que la Russie soviétique vient de protester ce matin auprès de la Grande-Breta.gne que la conférence anglo-franco-américaine qui doit s’ouvrir vendredi pour décider de la réorganisation industrielle de | l’Allemagne constitue une violation de l’accord de Potsdam.La note russe rappelle que l’accord de Potsdam limitait à 7,500,000 tonnes par année la production de l’acier en Allemagne et soutient que l’on ne peut relever ce plafond que par un accord des ouatre grandes puissances.C’est ainsi que les Etats-Unis paraissent résolus à susnendri les négociations en cours pour déterminer le sort de l’Autrlchi et celui de la Corée.II v a trois mois que les négociation* traî.w.____ nent en longueur à Séoul et il v ce Plante a fait une mise au a encore plus longtemps qu’elles point hier soir.Il a dit n’avoir ! «rainent à Vienne parce que les exprimé qu’une opinion person- Russes ne veulent rien entendre, nelle.Il a ajouté qu’il est très C’est ainsi que la Russie a use heureux de la dérision de la vil.deux fois au début de la semai-le de sévir contre les automobl- ne de son veto au conseil de sellâtes oui font trop dt vitesse.rurité pour feire échec eux pro- la période où il n’v a plus d’en- serve mondiale de dollars.l’An gletarre vient de suspendre provisoirement la conversion des livres sterling eu dollars dans les pays situés en dehors de la zone d’influence du dollar.Grèce Il a été question des troubles balkaniques hier à Lake Success, alors que le délégué russe su Conseil de sécurité des Nations unies a opposé son veto à un tente possible et où les puissam ces occidentales s’efforcent de marcher sans s’occuper de ia Russie, ce qui provoque des protestations indignées des Soviets comme dans le cas de ITndoné-sic.La bibliothèque du Congrès des Etats-Unis vient de soumet, tre à la demande du comité des affaires étrangères du Sénat un rapport qui conclut que les relations entre tes Etats-Unis et la Russie se gâtent dangereusement.Li rapport résume la poli ments terroristes clandestin* sont en train d’établir un programme d’extermination systématique.Le» Musulman» de Lahore ont massacré ou chassé la plupart des Hindous et des Sikhs de la ville.D’autre part, dans la partie hindoue de la province, & Amritsar.les Hindous et le» Sikh* ont tué ou chassé â peu près tous les Mahometans, qui formaient naguère environ la moitié de la population de cette ville de quelque 500,000 habitants» Paraguay Le gouvernement du Partguay a opp— - .— _ — , — ^ .effort par les Etats-Unis, pour ' revendiquait hier «oir de nou-ramener ia paix dans le nord veaux gains dans la guerre civile .¦H ., de la Grèce.La question devra qui déchire ce pay*.Il prétendait tique étrangère du Kremlin en maintenant être soumise à l’As- rpie ses troup^ avaient capturé ces termes: “L’objectif suprême ; générale de* 55 meni- 1,500 rebelle»" cerné le reste des espoirs et ries aspirations hrt>St ie mois prochain.Entre- 1 des forces insurgées au «ud d’A-communistes consiste, comme au temps, il est probable que les suncion, la capitale du pay».On temps de Lénine, à changer Etats-Unis insisteront pour que rapporte aussi que deux canon-complètemmt les aspirations [ j’ONU maintienne sa surveillan-; nier* rebelles auraient capitulé.politiques, économiques, social ce des frontières spetentrionales les et culturelles du monde et de la Grèce, le fondement de la politique étrangère soviétique est le désir de répandre le communisme ei le soviétisme dans le monde.Dans leur effort pour atteindre ce but, les Russes sont prêts à jouer toutes les cartes dont ils peuvent disposer et qui peuvent al)',réhe'nsiofi' d’une nouvelle at-1 En IMIeslme torn parais iran produire les meilleurs résultats.PP ]u ))arl je* quille aujourd hui.On n a aucu dans une situation donne* .forres hollandaises.Il n’v avait ne nouvelle de la guerre cmh Indonésie L’on rapportait hier soir que les chefs républicains d’Indoné- I.es troupes loyaliste» auraient également pris aux insurgés un transmetteur radiophonique.Si les rapports provenant de source gouvernementale sont exacts, les insurgés seraient à la veille de la défaite, une semaine seulement après avoir prétendu me- sie se.préparaient à quitter leur , narpr |a capUale< capitale, Jogjakarta, dans (Suite d la dtuxlim* page) (forces hollandaises- „ - , .aucune nouvelle de bataille, ce*1 de Chine.En Palestine, tout_ parait tran- :u« île 2 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 21 AOUT 1947 LC LCVCIL Le Devoir est imprimé au no 430 est, rue Notre-Dame, à Montréal, par l’Imprimerie populaire, compagnie ji-rear ponsabilité limitée qui en est l’éditrice - propriétaire.Directeur-gérant, Gérard Filioh.Le Devoir est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau of Circulations et de la Canadian Daily Newspapers Association.La Canadian Press est seule autorisée à faire l’emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées i la Canadian Press, à l’Associated Press et à l'agence Reuter, ainsi que de toutes les informations locales que le Devoir publie.Tous droits de reproduction des- dépêches particulières au Devoir sont également réservés.Abonnement par lo poste : EDITION QUOTIDIENNE Canada (sauf Montréal et la banlieue) Montréal et banlieue .Etats-Unis et Empire britannique .Union postale .EDITION DU SAMEDI 5 6.00 9.00 8.00 10.00 2.00 3.00 Canada .Etats-Unis et Union postale .• Les abonnements sont payables d’avance par mandat-poste ou par chèque encaissable au pair à Montréal.Autorisé"tomnié matière postale de deuxième classe par le ministère des Postes, Ottawa.Téléphone : *BElair 3361.tion chrétienne, ni démocratie i qui tiendront.* * * j Le Canada s’est battu aux côtés et [ souvent à la place de l’armée an-! glaise.A même sa population de ! 12 millions, il a placé un mil-fllon' de soldats sous les armes, | conscrit deux ou trois autres mil-! lions àux oeuvres de guerre, fait i tuer en deux guerres cent mille de ses jeunes gens, et en a fait ! blesser 200,000.Il a saboté l’éco-! nomie sociale et politique du | pavs et plongé celui-ci dans une dette .abysmale.De plus il a fait des cadeaux à milliards.?* Est-il besoin de dire crûment ! et en langage vulgaire ce que Dorénavant, les films de seize ^ millimètres seront censurés téléphona nous sommes Le Grincheux Chronique internationale (Suite de la première page) M.Maurice Duplessis l'annonce aux Trois-Rivières — Une pellicule de la C.I.O.d'inspiration communiste — Appel à l'union sacrée pour la conservation de nos traditions et de notre survivance — Une industrie nouvelle à Gatineau — L'utilisation des sous-produits — Nous serrer les coudes — Travail et prospérité Les Trois-Rivières, 21 (D.N.C.) ment de fer qui peut servir à la L’actualité La "frustration" anglaise ses tragédies.Beaucoup, dit-il, souffriront de ‘‘frustration’."Par ailleurs, les tendres jeunettes refusent de marier les hommes de cinquante ans, si riches soient-ils." Le savant homme observe que les hommes sont en général des , | névrosés et que cela est dit au La fiere Angleterre traverse de , cgigpre “refoulement" freudien nombreuses tribulations.Lite a i'enfance- Entre nous, cer-frerdu l’Inde, va quitter le Sou- [ajns niédecins modernes res- dan et l’Egypte, et probablement la Birmanie; son commerce est si mal en point qiïit lui faut importer du charbon, elle qui en exportait au monde entier, et U lui faut engager une bataille désespérée pour survivre économiquement- Avec tout cela, elle tente un régime de socialisation | (/uns ies échanges grandissant qui la conduira on ne sait ou, peut-être tout prés de ce que désirait ardemment Hitler.Et puis il y a le Ut de roses palestinien, l'emprunt aux Etats-Unis; etc.Ce serait pourtant suffisance de problèmes.Hélas! ce n’étùit pas assez de douleurs! Car, voici qu’Albion ne peut plus même marier sés filles, passé les trende printemps! Une dépêche de la Canadian Press nous rapporte la triste nouvelle.Ces bons dominions, si utiles et complaisants! Son seulement un député travailliste veut nous envoyer une partie du peuple anglais.à commencer sans doute par les "névroses" et les “frus-M.Mayo Wingate, psychologue i trees".avec une partie de la délie ¦de Harley St., où se trouve la I ali/ionique, mais on nous veut ci'ème médicale anglaise, et l’un l refiler des femmes toutes prêtes des fondateurs de la Marriage)à marier.Society, déclare que les principaux psychologues qui fondèrent, il y a six mois, cette société bénévole et charitable, sou-gàçt à Vabandonner.Car, dit-il, soixante-quinze pour cent des postulants “sont des névrosés et aucun d’eux ne veut marier une fiUe de plus de trente années”.“D’après notre expérience — et nous avons eu 20,000 demandes — la femme de trente ans h’a pas une chance sur mille de ! se marier de nos jours en An- ! .gleterre.Et pourtant nous avons] des miliiers et des milliers j r de femmes, entre 33 et 35 ans, I * inscrites dans nos registres, des < ) femmes attrayantes, de bonne santé; intelligentes, et ’ qui feraient des épouses idéales.Mais les Anglais ne veulent même pas les regarder.Us veulent tous des filles dans la vingtaine ”, 1\ ingate prévoit de douloureu- La réforme de l’O.N.U.L’une des tactiques favorites i des Soviets qui ne peuvent con-| frôler l’Organisation des Nations j unies consiste à faire échec à j tous ses efforts pour pacifier et | relever les pays éprouvés par la i guerre.Au Conseil de Sécurité, I le corps le plus influent et le ! plus important prévu par la ! Charte de San-Francisco, le vote i est de plus en plus fréquemment | de 9 à 2, c’est-à-dire que tous j les Etats représentés font bloc j contre la Russie et la Pologne | asservie.Les délégués soviéti-j ques ont usé de 16 voix de leur j (Iroit de veto pour annuler une ! décision du Conseil de sécurité, j sans parler de toutes les fois où | l’on a laissé tomber une propo-i sition sons la menace du veto ; soviétique.La situation est telle que l’on j parle couramment d’une réfor-| me de l’ONU.La proposition qui ; revient le plus souvent sur le tapis est l’abolition du droit de j Veto, mais elle ne saurait rien j donner puisque la Russie peut | user précisément de son droit j de veto pour bloquer tout amen-j element à la charte.D’aucuns espèrent soulever l’opinion mon-1 diale contre la Russie en souli-: gnant l’abus cju’elle a fait du I droit de vélo, mais celte perspective ne semble guère émouvoir le Kremlin.On a imaginé un troisième projet de réforme qui aurait plus de chance d’être accepté par la Russie.Il consisterait à étendre les pouvoirs de l’Assemblée des Nations unies en assurant à chaque Etat membre un vote gradué qui tiendrait compte de la population, de la superficie et des ressources économiques.Cela augmenterait l’influence des grands Etats sans leur accorder le droit de veto.La On annonce que M Decaùïr ! Russie y gagnerait car la plu-Howe, ministre de la "recons- [ »art des Etats qui font partie de ti action', visite actuellement '¦ l’Amérique latine et nombre l'Angleterre et veut nous vaine- d’autres sont inférieurs en ponce force immigrants.Il songe i nutation et en ressources à la sans doute à "reconstruire” ihé- \ majorité des Etats du büc sovié-gemome anglo-canadienne de- i majorité des Etats du bloc sovié- semblent étrangement au pseudo-médecin de Molière qui expliquait à déroule pourquoi sa fille était muette.Mais tout espoir n’est pas perdu."Notre seul espoir, confie Wingate à la Canadian Press, de résoudre le problème, repose de correspondance avec les hommes, au Canada, aux Etats-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du sud el autres pays de l'Empire.Phi-skurs nous écrivent dans un but \ de mariage.et ils n'insistent \ pas sur la limite d’âge de trente ; ans”.— M.JJaurice Duplessis, premier ministre de la province de j Québec, qui était hier soir l’hôte d’honneur au banquet de la 42e exposition de la vallée du Saint-Laurent, a annoncé que dorénavant les films de seize millimètres seraient censurés dans la province de Québec.11 a expliqué que.la veille, il avait assisté à Québec avec quelques-uns de ses collègues à la présentation d’un film de seize millimètres distribué par le C.I.O., film d’inspiràtion “communiste prêchant T^théisme et la révolution”.Pq.Ür différentes raisons, a jouta.PII, la loi n’a peut-être pas été appliquée dans toute sa rigueur chez nous, “mais je profite de l’occasion pour avprtir tous les intéressés qu’elle lé sera strictement dans un avenir rapproché.nous n’avons pas le droit d’exposer la génération de demain en manquant de courage ou en ne faisant pas notre devoir.Le gouvernement de la province de Québec va prendre toutes les mesures à sa disposition pour faire respecter la vraie liberté contre la licence qui se déguise sous le couvert de la fausse liberté.Je vous demande comme chef de la province de Québec, voyant la situation et les dangers nombreux qui pointent à l’horizon de faire trêve des dissensions et de faire preu.ve de l’union sacrée non pas autour d’un parti, mais pour le triomphe de la cause sacrée de nos traditions et de notre survivance.Difficultés et projets d'avenir 300,000 appareils nouveaux — 2,500,000 communications urbaines par jour — La causerie de M.Keefler au club Kiwonis Saint-Laurent M.R.H.Keefler, qui dirige à Montréal les opérations de la compagnie de téléphone Bell, était hier midi, l'invité d’honneur du club Kiwanis St-Laurent.M.Keefler s’est dit heureux de saisir l’occasion de cette causerie, pour renseigner le public sur quelques-unes des difficultés de la compagnie Bell et dévoiler certains projets d’avenir.Le conférencier explique d’abord qu’il est relativement facile de fabriquer les appareils de téléphone: la Northern Electric peut en produire un par minute.Mais le problème n’en serait pas, pour autant, résolu et les 35,000 personnes qui attendent, à Montréal seulement, de se servir du téléphone n'en ressentiraient aucun bénéfice; car on ne doit pas oublier qu’il faut d’abord construire de nouvelles centrales automatiques el fabriquer ensuite et procéder à l’installation de fils électriques souterrains et aériens qui relieront le poste de l’abonné à cette nouvelle centrale.Or.c’est là justement que réside la difficulté et M.Keefler n’en prévoit pas la solution définitive avant deux ans.I II fait_ remarquer que la corn- us MEDECINS SE-COMMANDANT NOS «ADDIS HIRDIAIRIS .ApUMlUt A.Zl> PHARMACIE MONTREAL manufacture d’une peinture blanche de haute qualité et dont les Indes ont eu iusqu’à présent le monopole.Des industriels s’intéressent de près à cette découverte.Et c’est comme ça sur toute la ligne.En pénétrant dans TUngava.nous assistons à un développement comme pas une partie du Canada n’en a connu encore.Nous serrer les coudes “Le temps est venu de se serrer les coudes, de nous tenir ensemble, de multiplier nos efforts pour mettre en relief la valeur de notre travail et pour conserver nos droits et prérogatives afin que nos richesses nous profitent à nous autres, sans injustice pour qui que ce soit.Le premier ministre a chaleureusement félicité de leur succès les organisateurs de notre foire .annuelle, en particulier M.Char- pagnie Bell met actuellement en les-P.Rocheleau, échevin et pré- execution un plan de 4 ans, à .dater du jour de la victoire sur le Japon; lorsque ce plan sera complété, la compagnie aura ins- Charte» Duquette oroprlètaire tm ptuM trmnds ofcormxel# 4* dit Ml «¦ mowtjM.Portés U bande qui convient à votre nalaise.Noue avons un assortment complet de bandes herniaires, tendes médicales, bas élastiques, supports, vosles en chamois ou en flanelle rouqe pour ceux qui souilrenl de bronchite.Essayage è domicile ou dans nos salcns privés sans irais additionnels.Experts et expertes è votre service ajustant selon l'ordonnance de votre médecin.IOVH tt UC IT sident de la Commission de l’Exposition.Il a pris bonne note des félicitations qu’il a reçues personnellement de Son Honneur le maire Elzéar Dallaire.de Grand’-mère, et de M.Lucien Dubois, député fédéral de Nicolet-Yamas-ka, lesquels avaient fait remarquer que l’exposition des Trois-Rivières ne serait pas aussi considérable et magnifique sans l’apport du gouvernement de l’Union Nationale qui y a fait construire un si splendide ensemble de bâtisses.Exemple de centralisation Que sont devenus les 28 yachts?Paris, 21.(Reuter).— On craint fort que les 28 yachts qui devainet arriver à Larochelle, France, mardi, de Plymouth, Angleterre.ne soient considérés comme perdus.Ces yachts ont quitté Plymouth, samedi matin, pour prendre part aux régates Plymouth-Larochelle organisées par le Royal Ocean Racing Club de Plymouth.Les régates de cette an EAU sucre CARMES •¦Km R” rniUrte* RiCONfOftTf La température dans le golf de Gascogne a changé subitemer truite par le "birth control" el autres petits ennuis qui marquent la race supérieure au Canada.ROUK i .* * + Lr premier ministre Smuts, de l’Afrique-Sud, refuse l’offre du premier ministre Nehru, de l’Inde, de rétablir les relations entre les deux dominions.La mer sur laquelle règne Albion.• Britannia rules the waves) commence à faire de la houle! ?* * Les politiciens se plaignent souvent des critiques acerbes des contribuables.Le Wall Street Journal leur offre cet apologue philosophique : “Un citoyen de la ville de Kansas rendit visite un jour à son banquier et lui demanda: — Etes-vous inquiet de savoir si je pourrai ou non rembourser mon emprunt le mois prochain?— Je vous avoue que je le suis, répondit le banquier.— Très bien, monsieur.C’est pour ça que je vous paie 6% d’intérêt.* * * .Sir Wilfrid Eady, chef de la mission britannique qui discute avec Washington les changements à l’emprunt britannique de trois milliards et demi, déclare que le Canada en subira de pénibles conséquences.De son côté, le journal Manchester Guardian, d’Angleterre.| écrit: “D’un trait de plume Jn Grande-Bretagne viole ses enga-1 gements avec vingt-cinq pays.! dont plusieurs ont été conclus en ces dernières années”.Une fois de plus l’Angleterre montre qu’elle s'occupe, d’abofd et toujours de ses seuls intérêts.Elle n'en fait mystère à personne et si demain il lui Sera plus profitable d’aller du côté de la Russie ou du Japon, ou de l’Allemagne.au détriment du Canada.elle ira, et tant pis pour le Canada.Il n’y aura ni ctvilisa- Cent-cinquante morts à Cadix Les blessés seraient au nombre de 5,000 Cadix, Espagne.21 (A.P.) — Le département provincial de la santé donnant le premier bilan officiel des pertes subies à ia suite d’une explosion qui a ébranlé ia ville, lundi, disent que 150 personnes ont perdu la vie et que 30 cadavres demeurent encore soils les débris.Le département dit encore que le nombre des blessés se chiffre par 5,000 parmi lesquels 250 sont grièvement atteints.Quelques milliers d’autres souffrent quelque peu à la suite de légères blessures reçues par des morceaux de verre et de débris i de toutes sortes qui volaient en La Corporation des biens de chez Cossio avait d’abord estimé!^1 * * "fU’.aU .’“ f1 les pertes de vie à 200, mais Ce S386-232-13' de biens declares n’était pas un rapport officiel, en surplus.Les ventes de juillet H a aussi demandé au généra.: s'élèvent à $6,045,375.lissime franco de faire trans- I porter l'arsenal et les autres en-j En tiers du grand total se rap-j trepôts de munitions en dehors ] porte à la vente de navires et ' des limites de la ville, de cette ! façon, dit-il, on “Nous assistons ce soir, dit-il encore, à une manifestation émi-i nemment riche en enseignements | et en leçons Nous sommes les té-I moins d’une exposition unique, ! unique par le site, unique par les I facilités offertes aux exposants, | unique par l’illustration de la i coopération que tous ont dû don-! ner .” M.Duplessis a noté la présence de représentants des autorités fédérales, provinciales et municipales et trouve là un autre exemple de la coopération, génératrice de progrès.Puis, faisant allusion au fait que la Commission de l’Exposition est formée non pas par le conseil de ville, mais par des représentants de toutes les classes, homme d’affaire et cultivateurs, il y a vu un exemple de la décentralisation qui ! est à la base même de la démo- i cratie.Il a félicité les cultivateurs de ! leur esprit de travail et de pro-1 grès et les a invités à continuer | leur rôle indispensable et fonda-1 mental.M.Duplessis était accompagné ! de MM.Marc Trudel, ministre | d’Etat et député de Saint-Mau-rice.Jean-Louis Baribeau, de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, Gé- ; raid Martineau, Olier Renaud, j conseillers législatifs, J.-A.Savoie, et de M.J.-F.-A.Catien, dé- j puté de Maisonneuve.MM.Lucien Dubois, député de j Nicolet-Yamaska, et René Hamel, i député de Saint-Maurice, repré- j sentaient les autorités fédérales.Quatre maires et un maire suppléant de la région étaient présents, MM.Arthur Rousseau, des Trois-Rivières.François Roy, de Shawinigan, Elzéar Dallaire, de Grand’mère, Jules Montour, de la paaroisse des Trois-Rivières, et Paul Lemarier, maire suppléant du Cap de la Madeleine.On notait de même la présen-se de MM.les échevins Frédéric Poliquin, Albert Durand.Arthur Guimond, Emmett Boland.Amé-dée DesRuisseaux, Albert Paquin et Médéric Dufresne, aussi du gérant de la cité, M.Henri Vn-liquette, et de l'ingénieur, M.Paul-E.Dufresne.tallé dans les provinces de Québec et d’Ontario entre 250,000 et 300,000 téléphones de plus qu’il n’en existe actuellement; ou du moins il sera en mesure de le faire.Cette année et l’an prochain, la compagnie fera construire ou agrandir au moins 80 immeubles dans ces deux provinces.“Dès que l’espace devient disponible, dit M.Keefler, on peut entreprendre le montage de l’outillage.Même en temps normal, on met jusqu’à 13 mois pour dessiner, fabriquer et installer l’outillage automatique d’un central moyen.En ce moment, cela peut prendre de 15 à 20 mois.Eu d’autres termes, l’outillage que l'on met présentement en service fut dessiné en 1945.Dans l’intervalle, l’ampleur de la demande a dépassé nos prévisions, et nous avons projeté d’autres additions, mais elles ne fonctionneront pas avant la fin de cette année et le cours de 1948.Dans les condi nie élaienl leCpremières dep,us !*1j6 y0!'”» ““fl 1938 et des milleirs de sportifs * 'a t” t eh| s’étaient rendus à Larochelle afin d’accueilli ries yachts.On rapporte que 29 yachts ont quitté Plymouth, samedi, et qu’un seul est arrivé à Larochelle après une traversée qui a duré 59 heures.Un membre du comité des régates de Larochelle a dit, hier soir, que si aucune nouvelle des yachts n’arrive, d’ici quelques heures, nous nous verrons dans virer le petit bateau français “| Suzac”.14 passagers étaient bord et trois d’entre eux se sor noyés.Ün énervement beaucoup plu grand a surgi, aujourd’hui, à Li rochelle alors qu’on a découyei une grande quantité de boite d’allumettes cachées entre de^ sacs de nitrate d’ammonium qui VnirprèrRnTp Hrc 1’°" venait tout juste de dédiai lobligatoin d entreprendre des ger du fréteur J0gba„ recherches car ces embarcations sont de fabrication fragile et l’équipage à bord manquera certainement d’eau potable et de nourriture.Les autorités de la Vendée et de la côte bretonne ont fait installer des postes spéciaux d’observation.Parmi ceux qui attendent l’arrivée des yachts se trouve le vieux maréchal Pétain, l’ancien premier ministre du régime de Vichy, qui, de sa prison sur Pile d’Yeu, peut distinguer assez faci- cours ue vaio.mans les couui-i , .„ _____ lions actuelles, il n’existe simple, lenient ce qui .e p .ment aucun moyen d'abréger cet- va8e te période d’attente.” j-—-—— - Le conférencier indique en- .suite qu'à Montréal seulement, il Au cours d une tournee rno>-existe plus d'un million de mil- i enne de 1939, 1 outillage autom les de fils téléphoniques, 11 rap- ! tique de Montreal établissait 1,-pelle qu'une nouvelle centrale a ^•000,^™ri[1ate1"n^hSnê Nouveau vice-consul des Etats-Unis à Montréal On annonce l’arrivée à Mont réal de M.John-L.Stegmaier, qu vient d’être nommé vicé-consm des Etats-Unis dans la métropole canadienne; il remplissait jus qu’à maintenant des fonctions si.milaires à Shanghaï.Surplus de guerre On a vendu pour plus de $386 millions au Canada les.dit-il encore, et les domina-! ges causés par l’explosion dépas.! seront peut-être $10,060,000.Il a demandé spécialement que l’on reconstruise d’abord les maisons de commerce el que l'on répare les principales rues au centre de Cadix.Enfin, le maire a demandé à Franco qu’il fasse tout en son pouvoir afin que les hôpitaux, les écoles et toutes tes institutions publiques soient reconstruits le plus tôt possible.____ Nominations Fédérales Le Dr L.-P.Gendreau nommé sous-commissaire pour les pénitenciers a •« aux accessoires de marine soit ., pou^a.fvlter ; SI 13,500,000.Les véhicules-mo- 11 I » molrî83 semblables.; tçurs viennent ensuite avec $63,-Le maire a aussi fait remar.i quer les problèmes urgents de i- reconstruction auxquels la ville' aura à faire face.j seph McCullev.directeur du cob La main-d’oeuvre et les male- lège Pickering, de Newmarket, riaux de construction sont e*-|Ont.et du Dr Louis-Philippe Gendreau, psvehiatre en chef de l'hôpital mental du Manitoba, comme sous-rommissaires des pénitenciers.M.IJsley a dit que les nominations étaient faites en vertu d’un bill ratifié durant la dernière session du Parlement à l'effet que, dorénavant, l'administra-lion des pénitenciers serait confiée à un commissaire, à deux snus-commissaires et à pas plus de trois assistants-commissaires.Le.major-général Ralph Gibson, qui a été nommé commissaire en 1946 pour étudier le rapport de la commission rovale Archambault sur les pénitenciers, a reçu la confirmation de sa nomination.Le surintendant actuel
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