Le devoir, 26 août 1947, mardi 26 août 1947
“L* Caned* oat ana nation touctrain* at na pout avec docilité acceptor da la Glande-Bretagne ou dee EtaU-Uni» ou de qui que ce toit d’autre, l'attitude qu’il lut faut prendra enver» le monde.” Loti TWEEDSMVIR Volume XXXVIII — No 196 DiMcteur > Gérard FUION FAIS CE QUE DOIS MONTREAL, MARDI, 26 AOUT 1947 Rédacteur am chWi Omat KEROVX I.Zéphiria, pop* «t aortpr.TEMPE H AT DRE BEAU ET PLUS FRAI* Maximum aujourd'hui ,, .tS Même date l’an dernier., ,, M Minimum aujourd'hui.7# Mime date Tan dernier .M Baromètre: 29.80, 29.75, 29.70 Trois cents le numéro M.Macdonald propose d’accepter les offres d’Ottawa Plaie d’argent est mortelle i iî i L’évérement important de ces semaines-ci est incontestablement la crise financière britannique.Les journaux affichent des manchettes sqr la convertibilité de la livre sterling, sur la rareté de dollars américains dans la plupart des pays, sur le blocage des devises, sur la nécessité pour le Canada d’un nouveau Hyde Park, et ainsi de suite.Qu’est-ce que cela peut bien dire au lecteur moyen d’un quotidien?Probablement pas grand'chose, car ce sont là problèmes abstraits qui n’affectént en rien la saveur de la soupe et la qualité du rosbif qu’on mangera demain.Pour voir clair dans ces problèmes, il faut les ramener à quelques notions simples.¥ ¥ * Tout le monde sait que la Grande-Bretagne est un pays physiquement pauvre.A part son agriculture cruellement sacrifiée à l’industrie et au commerce, elle ne possède qu’une seule ressource importante.le charbon.Par conséquent, elle doit acheter à l'étranger une bonne partie de sa nourriture et presque toutes les matières premières nécessaires à alimenter son industrie: presque tous les métaux à l’exception du fer, les plantes textiles: coton, lin et chanvre, une bonne partie de la laine, le bois, etc.Elle paie en partie ses achats en vendant des produits finis.Le reste, elle l’acquitte à même les revenus de ses capitaux placés à l’étranger et en vendant des services aux autres pays.Avant 1914, on évaluait à une trentaine de milliards 'de dollars la somme des placements anglais en dehors des îles britanniques.En supposant que ces placements eussent un rendement moyen de cinq pour cent, cela représentait un revenu annuel d’un milliard et demi.Quant aux services vendus aux pays du Commonwealth et de l’étranger, ils étaient nombreux et de plusieurs catégories; l’assurance #ous toutes ses formes, le courtage, le transport maritime, le change, etc.Pendant près d’un siècle, la monnaie d’échange entre les pays était de préférence le sterling.L’Italien qui exportait des olives aux Etats-Unis cotait sa marchandise non en lires ou en dollars, mais en livres, et le règlement final s’inscrivait dans les livres des banques de la Cité.La première grande guerre donna un premier troe-en-jambe à l’équilibré financier de la Grande-Bretagne.Cependant après un fléchissement passager, le sterling se releva et garda son hégémonie sur les transactions internationales jusqu’en 1939, pas-tant à travers la crise de 1929 sans trop de dommages.Mais la guerre de 1939-45 rompit totalement le vieil équilibre qui avait fait à la fois la force et la faiblesse d’Albion depuis les guerres napoléoniennes.Voici comment la rupture s’est produite.Durant la dernière guerre, la Grande-Bretagne dut accroitre ses importations de matériel de guerre et d’aliments.Le prêt-bail américain et les dons répétés de milliards du Canada la dispensaient en partie de solder ce qui venait d’Amérique, mais elle dut payer rubis sur l’ongle ou se faire ouvrir des crédits pour ce qu'elle achetait en Argentine, en Egypte, aux Indes et ailleurs.En même temps, ses exportations étaient forcément réduites à cause des nécessités de la défense nationale et de la rareté de cales.Donc augmentation des importations, d’une part; réduction des exportations, d’autre part; résultat: un déséquilibre qu’il fallut combler en liquidant des placements à l’étranger ou en exportant des valeurs détenues par les épargnants anglais.Depuis la fin des hostilités, la Grande-Bretagne n'a pas réussi à retrouver son équilibre.Ses exportations n’ont pas repris le volume d’avant-guerre, parce qu’une forte partie de la production anglaise eSt destinée aux travaux de reconstruction.Au lieu d’utiliser son acier à construire des bateaux pour la vente, elle répare ses quais, ses entrepôts, ses lignes de chemins de fer, son matériel roulant, endommagés ou détruits par la blitz, ou tout simplement mis hors d’état par l’usure.c D’autre part, les importations sont plus fortes que jamais, car la Grande-Bretagne, pays physiquement pauvre, nous le répétons, doit acheter en dehors de son territoire une bonne partie des matières premières nécessaires à sa reconstruction et quelque soixante pour cent de son alimentation.Quand on achète plus qu’on ne vend, on est en déficit.C’est vrai pour les pays autant que pour les individus.C'est le cas de la Grande-Bretagne depuis 1939 et pour de nombreuses années à venir.Un pays où il existerait un juste équilibre entre l’agriculture et l’industrie pourrait à la rigueur s'en tirer tant bien que mal.Il aurait au moins l'avantage d’assurer à ses citoyens trois repas par jour à même sa propre substance.Tel n’est pas le cas de la Grande-Bretagne.Elle doit forcément consacrer une partie importante de son pouvoir d’achat à se nourrir.Le tragique de la situation de la Grande-Bretagne en août 1947, c’est qu’elle doit acheter lo pour se nourrir, 2o pour réparer les dégâts de la guerre, 3o pour alimenter son industrie et qu’en retour, elle n’a presque rien à vendre, Ses mines de»charbon qui ont édifié sa fortune durant le XIXe siècle ne produisent même pas assez pour ses propres besoins, en dépit ou à cause de la nationalisation.Son industrie travaille principalement pour les besoins domestiques, afin de réparer les dégâts de la guerre.Ses placements à l’étranger ont été en partie liquidés, de sorte que les revenus de cette source sont dangereusement comprimés.Peu de choses à vendre, beaucoup de choses 3 acheter: voilà en résumé la situation économique de la métropole du plus grand empire des temps modernes.Mais comme ce déséquilibre financier a sa répercussion directe dans l’assiette de chaque Anglais, on peut affirmer que, pour Albion, contrairement au proverbe, plaie d’argent est mortelle.26-Vin-47 Gérard Fi LION DEMAIN: Le nerf de la paix.prêtre trouvé assassiné sur la Voie Appienne Les agresseurs de Mgr Ukmar étaient des Yougoslaves — L'abbé Buleskh a été décapité Blocs-notes 46 — 199 — 628 Ces trois chiffres résument et ^illustrent l’un des aspects de la bienfaisante action de la grande [ société acadienne de secours mu-i,tuel VAssomption.46 nouveaux boursiers, jeunes 1, gens et jeunes filles, viennent T d’être choisis dans les familles Cdes membres de la société, pour (poursuivre, en différentes éco-1 les.des études supérieures.Ces 46 nouveaux, joints aux J43 ctui étaient déjà clans les Iîecoles, constituent le total des *199 jeunes Acadiens et Acadien, mes qui.grâce à leur société mu.-nielle, poursuivront, au cours de Tannée 1947-48, des études supérieures.628, c’est le total des bourses [accordées par l’Assomption (mu-ftuelle) depuis l’institution de la 'Caisse écolière.,, Ces chiffres, naturellement, isont complètement indépendants ide ceux que pourrait représenter lia liste des jeunes Acadiens et i Acadiennes qui font leurs études aux frais directs de leurs familles.Us suffisent à marquer la , bienfaisance d’une oeuvre splen-iide et qui permet l’accès des ,etudes supérieures à bon nombre ,(le jeunes gens qui n’v pourraient autrement accéder.On peut noter en passant que ^toutes les dispositions ont été prises pour que les boursiers > soient choisis, de façon équita-1 Me.dans les diverses sections ' ciu Canada et des Etats-Unis que dessert actuellement l’Assomp.•3 tion.W Ces chiffres, cela va de soi.' n’ont rien à voir avec ceux d’au-jtres oeuvres qui s’intéressent aussi au sort des jeunes Acadiens.| L'alcool et la route On s'inquiète beaucoup dans certains journaux, ailleurs aussi naturellement, des accidents de _ la route et de la part qu’il en * faut attribuer à l'abus, ou meme au simple usage de l’alcool.Des ! spécialistes, qui ont beaucoup a s’occuper de ces choses, prétendent que la moitié des accidents i .ont directement ou indirectement imputables à t’alcool.Ils estiment que celui-ci peu» fausser, les perspectives, affaiblir la rapidité de décision du chauffeur, ptc., Tel est sûrement aussi l’avis , de nombre de chauffeurs.Nous pourrions verser au dossier de )a question une couple de temoi-snages intéressants.Un groupe partait pour une asseï longue promenade, sous la direction d’un chauffeur qui ne faisait pas profession d’abstinence complète; qui, à l’occasion, n’hésitait pas à prendre un petit verre.Quelqu’un offrit aux voyageurs une consommation et fut un peu surpris de voir que le chauffeur écartait, avec un sourire, le verre qu’on lui destinait.— Mais pourquoi?fit-on, — Oh! répondit-il simplement, ialcàol rend intrépide! Une autre fois, un homme cpii passe presque toute sa vie en automobile, qui est maître de sa machine comme peu de gens, était à veiller avec des amis.Soudain, il se lève et dit: Vous m’excuserez, mais je vais me coucher.— Il est tôt encore.— Pour vous, soit, répondit-il, mais demain, pour le retour, c'est moi qui conduis.J’ai besoin d'avoir les nerfs en bon état.Ni à l’un ni à l’autre de ces chauffeurs il n’est jamais, que nous sachions, arrivé le moindre accident, Persuasion morale La difficulté, c’est d’établir un régime qui protège effectivement le public contre les dangers de l’alcool.On peut bien punir ceux qui, cause d’accident, se sont révéles comme ayant été plus ou moins sous l’influence de la liqueur; mais comment interdire à tout chauffeur de prendre de l’alcool?Nous sommes là dans le do-maine de 1s persuasion morale, où il faut que chacun se rende compte des responsabilités que lui impose l'emploi d une- machine aussi utile que l’auto, mais qui, en puissance, est singulièrement dangereuse aussi.Cela lui a pris du temps A l'exposition de Toronto, M.King a fait une observation intéressante."On commence seulement a comprendre, a-t-il dit, nue les blessures économiques qui ne se révèlent complètement que lors-que la guerre a cessé, sont près-' que aussi cruelles dans leurs ! effets et presque aussi difficiles ! a guérir que les chocs et les ; coups de la guerre elle-même.Le ! iomtnage fait par la guerre est maintenant visible dans sa réelle ampleur’’.“ Il est tout de même assez sin-i gulier qu’un homme de l’âge et ! ie l’expérience de M.King ne i paraisse pas s’être plus tôt aper-I eu d’un fait brutal et qui s’impo.se à l’attention de tous.Le premier ministre du Canada n’aurait eu pourtant, pour la constater, qu'à jeter un coup d’oeil autour de lui.En fait, il retrouverait à la racine de presque tous les problèmes dont il a à s’occuper, les conséquences de la guerre.Et il n’est pas mauvais de ne pas l’oublier.Bonne nouvelle Le passage à Montréal d’un groupe de botanistes des Etats-Unis a été l’occasion d’intéressantes manifestations.Parmi celles-là, il faut noter l’exposition, à la bibliothèque Kedpath, de l'université McGill, d’une série de livres très anciens relatifs à la botanique.Beaucoup, en lisant cette nouvelle, se sont sans doute dit: Mais ce sont des choses que nous n'aurons pas le plaisir de voir.Leurs craintes étaient heureusement sans fondement.L’exposition se prolongera pendant plusieurs semaines, en fait, jusqu’aux premiers jours d’octobre.Elle est ouverte de 9 heures du matin à 5 heures de l’après-midi.tous les jours, les samedis et dimanches exceptés.C’est une occasion dont il faudra profiter.O.H.Incendie au Vatican Cilé du Vatincan, 26.(Reuter) — Un commencement d’incendie a pris naissance ce matin au Vatican.Deux boites de métal surchauffées ont éclaté.Elles contenaient du gaz propre à détruire des rats.L’accident s'est produit à l’intérieur du musée Chira-monti, où l’on a emmagasiné plusieurs tonnes de nourriture-Personne n’a subi de blessures mais les dommages sont considé-rables.Il nous arrive du sucre.13,000 tonnes de sucre brut viennent d’être débarquées de trois navires à Québec.On charge actuellement ces cargaisons à bord de trains qui les conduiront aux raffineries.Les trois navires, qui viennent de Cuba, seront suivis bientôt de deux au-tres.__* D'autres écoles dans le Québec M.Orner Côté, secrétaire de la province, annonce que le gouvernement provincial fera construire cinq nouvelles étoles dans la province de Québec.Deux d’entre elles seront élevées à Chicoutimi au coût de $250,000.Les trois autres seront bâties à Valleyfield, Amqui et Carleton.Rome, 26.(A.P.) — La police a révélé aujourd’hui qu’un prê-tre catholique a été trouvé assassiné ce matin sur la voie Appienne; il avait une large blés-sure à la tête.On ne sait pas si la victime a été tuée pour des motifs d’ordre politique ou pour une autre raison; les journaux de Borne disent que les poches du prêtre ne contenaient pas d’argent niais qu’on a retrouvé sur le corps des documents sla-ves adressés à un commandant de l’armée polonaise.On n’a pas identifié la victi e, âgée de 40 à 50 ans; la poliae ajoute que près d’elle se trouvaien! un râtelier brisé et un morceau de pain.Le Vatican n'a pas emore fait de commentaires.Le journal italien "La Voce Libera”, de Trieste, a dit que le corps d’un autre prêtre, disparu depuis une semaine, a été trouvé dans les bois.Il a été identifié comme étant l’abbé Kristian, curé de Tolazzo, en Istrie.Le journal ajoute que le corps porte les marques “d’horribles tortures.” Prêtre décapité Quant à l’attaque sur Mgr Uk.mar, rapportée dans les journaux d’hier, on ajoute les détails suivants: les assaillants ont été identifiés par l’évêque de Trieste, SE.Mgr Antonio Santin, comme étant des Yougoslaves; l’abbé Bulesich, qui voulut dé.fendre le prélat, a été décapité par une foule brandissant des fauçxlles; on a transporté Mgr Ukmar à Fiume oarce que les autorités yougoslaves n’ont pas voulu permettre à l’ambulance de conduire le blessé à Trieste; la foule avait attaqué les ministres du culte avant que la cérémonie de confirmation ne coin, mence, ceoendant les manifestants ont été repoussés par les parents qui gardaient les portes de l’église et ce n’est qu’après la cérémonie que les porteurs de fau cilles ont réussi à pénétrer dans la sacristie et à s’attaquer à Mgr Ukmar, à l’abbé Bulesich et à un autre prêtre dont on ne connaît pas le nom; Mgr Ukmar est un prélat domestique du Vatican qui avait été envoyé dans la péninsule istrienne pour présider certaines cérémonies à la placé de l’évêque de Trieste.La "Voce Libéra" a dit qu’une autre cérémonie de confirmation a été interrompue samedi à Pin-guente par une foule mrlant: “Vive Tito’’, et qui a lancé des tomates aux deux prêtres, les abbés Stcfanich et Silvani et les a forcés à quitter l’église.Le Vatican n’a pas encore fait de commentaires sur ces évènements.À Canberra On discute des conditions de la paix dans le Pacifique Tous les pays du Commonwealth britannique sont représentés — Il faut une paix "positive et dynamique" dit M.Claxton % La Législature de " aa -Ecosse étudie les propositions fédérales Le premier ministre dit qu'elles ne sont pas totalement satisfaisantes — "Nous obtiendrons plus en signant qu'en ne signant pas"-Chaque concession fédérale a donné lieu à une grande bataille, dit-il — Des conférences intergouvemementales annuelles — Les provinces devraient être consultées au sujet de Terre-Neuve Halifax, 26.(U.P.) — M.An-gus-L.Macdonald, premier ministre de Nouvelle-Ecosse, a demandé aujourd’hui à la Législature de sa province, réunie en session spéciale, de ratifier une entente fiscale fédérale-provin-ciale de cinq ans, qui, a-t-il dit, assurera à la Nouvelle-Ecosse une contribution fédérale d’environ *10,900,000 par année.M.Macdonald a déclaré clairement, comme il l’a fait ces dernières semaines, qu’il n’est pas totalement satisfait de l’entente proposée.Il ne s’agit, dit-il, que d’un accord temporaire, exclusivement fiscal.11 a également répété qù’il devrait y avoir des conférences fé-déralès-provinciales annuelles et il a profité de la circonstance pour déclarer que les provinces devraient être tenues au courant des développements des entretiens Canada-Terre-Neuve.M.Macdonald a dit aux députés de quelle façon la province utilisera l’argent reçu du Fédéral.“Nous recevrons plus en si- finant qu’en ne signant pas,” 1.Il n a pu dire toutefois c dit- pu dire touieiois com.bien.La santé et le bien-être social recevraient des octrois plus généreux, d’autres sommes “considérables” seraient dépensées en travaux de voirie et dans les ministères de l’industrie, de la publicité, des terres, des forêts, de l’agriculture.Dès après la rwi.fieation de l’entente, dit-il, le ministre des affaires municipales commencera des entretiens avec les municipalités de la province qui sont dans le besoin.Cette déclaration a immédiate-ment donné naissance à une ru.meur voulant que l’on augmente les subventions aux écoles de la campagne.“Toutefois, a-t-il dit, le Fédéral a laissé entendre qu’il n’assu.niera pas une aussi large part de la sécurité sociale qu’il l’avait dit au début- “En d’autres termes, ajoute M.Macdonald, alors que le gouvernement nous donne plus d’argent d’une main, il projette de payer.La Bulgarie i^est pas satisfaite de son traité de paix besoin”.Le vicomte Addtson, secrétai re d’Etat pour les relations du Commonwealth, a dit que la présence des délégués de l’Inde et du Pakistan est “très significative”, et il a ajouté que l’Angleterre s’est fait représenter à la conférence parce qu’elle a de Canberra, 26 (C.P.) — Après une courte séance officielle d’inauguration la conférence du Commonwealth sur les problèmes du Pacifique a continué sa session à huis clos.C’est à cette conférence que l’on arrêtera le plan du Commonwealth britannique relatif à la paix dans le Pacifique.A la session d’ouverture, le délégué du Canada, M.Brooke Claxton, a réclamé une paix “positive et dynamique”, avec une parfaite égalité entre les pays et entre les individus.Toutes les délégations étaient présentes à l’ouverture, sauf celle de la Birmanie, que l’on attend aujourd’hui.C’est le premier ministre Chifley qui a ouvert les délibérations.M.H.V.Evait, ministre des affaires étrangères d’Australie, a pL _ ; mèprnnfinnnl#» été élu président de la confércn-j Crtronique inrernQUOfiQie ce, à laquelle l’Inde, le Pakistan et la Birmanie sont représentés pour la première fois comme entités distinctes et indépendan-tes, M.Claxton a dit: “que c était reconnaître la part magnifique jouée par l’Australie dans |a guerre du Pacifique que de tenir la conférence dans ce pays.La présence du Canada, a-t-il dit, est une indication de l’intérêt que prend ce pays^ dans les affaires du Pacifique”.“Le Canada occupe une position stratégique comme puissance du Pacifique, nous avons uns longue côte sur le Pacifique, et notre intérêt dans le commerce étranger à titre de troisième na- SOFIA, 26 (A.P.) — Bien que le gouvernement et l’opposition aient qualifié “d’injuste et sévère” le traité de paix bulgare rédigé par les Alliés, le parlement n’en a pas moins approuvé la teneur, hier soir.Le traité stipule une somme de $70,000,000 en réparation, soit $45,000,000 pour la Grèce et $25,000,000 pour la Yougoslavie.Le traité ne stipule aucune perle de territoire pour la Bulgarie en dépit de la demande de la Grèce faite durant l’assemblée mais ses forces armées sont limitées à 65,000 hommes.De plus, sa marine de guerre sera limitée à 7,250 tonnes et elle ne pourra pas posséder une flotte aérienne dépassant 00 appareils.On a invité la Russie à retirer ses troupes du territoire bulgare 90 jours après la ratification du traité, mais la Russie ne l’a pas encore ratifié.L’opposition a dit durant tout le débat du traité que c’était injuste de ne pas reconnaître le statut de la Bulgarie comme “cobelligéranl” contre l’Allemagne en imposant de si lourdes réparations et en ne reconnaissant pas le droit de passage dans la mer Egée que réclame la Bulgarie.tion commerçante au monde font de l’établissement de la stabilité économique et politique dans le Pacifique un problème vital pour nous.” M.Chifley a dit qu’il espère que les pourparlers seront d’un grand profit, non seulement pour le Commonwealth, mais pour le monde entier."Nous espérons que ces entretiens seront une îa* stabilité! “dont3 nous3 avons "tant j grands intérêts dans l’Extrême- montrer en particulier quel es- I Orient, intérêts que nous tentç.rons de sauvegarder.Le délégué sud-africain.M.H.G.Lawrence, a dit que l’Afrique du sud n’est nas intéressée au même point que les autres membres du Commonwealth dans les conditions de cette paix, mais “nous sommes ici.dit-il, pour prit règne dans notre groupe de nations”.Le premier ministre de la Nouvelle-Zélande, M.Peter Fraser, déclare que le bonheur, la pros-périté et la sécurité de l’Austra-ie et de la Nouvelle-Zélande dépendent en grande partie des décisions prises par la conférence.moins de l’autre, et si leâ projets se réalisent, les provinces devront combler la différence”.Trois projets de loi Le premier ministre a déposé trois projets de lois qui donneront effet à l’entente et l’on affirme sans crainte d’erreur que son écrasante majorité de 25 députés contre 2 assurera l’adoption des trois lois.La session spéciale a été convoquée dans le seul but d’adopter ces lois.Elle sera probablement prorogée demain.ou, au plus tard jeudi.Faisant une revue de la longue bataille qui a précédé l’entente, M.Macdonald a dit que le gouvernement fédéral a accepté: 1.De porter la subvention per capita de $12 à $15; 2.De donner à la province les subventions qu’elle recevait jusqu’ici; 3.D’abandonner 4e champ de taxation de l’essence; 4.D’évacuer les champs de taxation des amusements et du pari mutuel; 5.De reconnaître que certains genres de revenus devraient être laissés exclusivement aux provinces; 6.De tenir une conférence générale avec les provinces au moins un an avant l’expiration de l’entente proposée.%f.Macdonald a dit; “Toutes ces concessions, sauf la premiè-/e.n’ont été consenties par le Dominion qu’après une rude bataille menée par les provinces.La> situation aujourd’hui est plus satisfaisante qu’aux premiers stndes des pourparlers, mais elle n’est pas encore pleinement satisfaisante”.relations fédérales-provincialcs que le plan fédéral de 1945.La Nouvelle-Ecosse a promis que durant tout le cours de l’entente elle n’imposera pas de taxes sur le revenu, sur les corporations ou sur les successions.Un deuxième projet de loi, qui n’est que complémentaire, prévoit que l’on pourra imposer une taxe de 5 p.c.sur le revenu des corporations pour la part de ce revenu attribuable à des opérations faites dans la province.Une autre loi complémentaire prévoit que le trésorier de ia Nouvelle-Ecosse pourra faire une entente avec le trésorier fédéral en vertu duquel les fonctionnaires fédéraux percevront la taxe des corporations.A la conférence panaméricaine Le Canada pourrait bien être in-j vité à signer le traité projeté de i défense mutuelle de l'hémisphère occidental Petropolis, 26 (Reuters) — Le Canada pourrait bien être invité à signer le traité projeté de défense mutuelle de l'hémisphère occidental.La question est venue hier sur le tapis au cours des délibérations de la conférence panaméricaine et i! se peut que les Etats-Unis fassent une déclaration à ce propos au cours de la semaine.On prévoit la présence prochaine d’un observateur canadien à la conférence._ .L'ambassadeur des Etats-Unis au Brésil, M.William Pawley, s’est rendu à Rio-de-.Ianeiro avant-hier pour conférer avec l’ambassadeur canadien au Brésil, M.Jean Désy et l’on croit qu’il a pressenti le Canada sur ce point.La délégation des Etats-Unis a fait circûler un question Intervention politique des Etats-Unis en Chine et en Grèce Deux pays qu'ils doivent soutenir contre la poussée soviétique — La réforme du gouvernement chinois — La crise ministérielle en Grèce • *— L'ambassadeur McVeagh échoue dans ses efforts de conciliation par Pierre VIGEANT La poussée expansionniste de la Russie soviétique à la suite de sa victoire dans la dernière guerre ne s’est arrêtée qu'aux frontières de la Grèce en Europe et aux confins de la Chine en Asie.Ce sont In d’ailleurs les deux points où la pressioti soviétique se fait le plus vivement sentir en ce moment.La Grèce doit défendre son territoire contre les guérillas communistes qui s'organisent en Yougoslavie, en Bulgarie et en Albanie.La Chine essaie de reconquérir sur les communistes plusieurs provinces.notamment celles de la Mandchourie où les communistes ont pu s’installer avant le départ des troupes d’occupation soviétiques.Il est certain que la Grèce n’aurait pu seule résister à la poussée soviétique sence des troupes anglaises, et nlus tard l'assistance des Fltats-Unis qui lui a permis jusqu’ici A travers te monde fournir l’assistance matérielle et financière dont la Grèce et la Chine ont besoin pour poursuivre leur résistance à la pression soviétique, les Etats-Unis posent leurs conditions et c’est ce qui explique la grande activité des diplomates américains en Grèca comme en Chine.La mission Wedermeyer Le général Albert G.Wedermeyer.qui a succédé au général Marshall devenu secrétaire d’Etat comme représentant extra-ordinaire du nrésident Truman en Chine, vient 'le terminer une enquête sur la situation chinoise.11 est arrivé aujourd’hui même tn Corée où il doit mener une autre enquête A la suite des diffi-| cultes survenues entre tes forces j d’occupation américaines et les forces d'occupation soviétiques C'est la pré.I qui ne peuvent s’entendre sur la forme du gouvernement provisoire à installer en ce pays libéré du joug Japonais.d’éviter le sort des autres nations I)ans ]a déclarafion publique balkaniques.• fait,, par ie général Wedermeyer Il est douteux que Chine ; à ia suj1e (jc snn enquête en Chi-nurait pu.sans l’appui des Etats- np on relève le paragraphe *i- Unis, éviter un régime commu- j nisle.Les nationalistes chinois juraient difficilement pu tenir naire parmi les délégués pour I tête A leurs adversaires commu-connaltre leur opinion sur ce nistes si ces derniers avaient ob-point et l’on croit que le sen- ; tenu l’appui ouvert et entier de liment est unanime et que tout I l’U.R.S.S, Et le seul facteur qui le monde est disposé A inviter I a pu induire les Soviets à la le Canada à se faire représenter , prudence est la possibilité d’une par un observateur d’ici la fin j guerre contre les Etats-Unis, de la conférence.Parce qu’ila sont appelés A guificatif suivant: “Pour reprendre et conserver la confiance du peuple chinois, le gouvernement central devra effectuer immédiatement des réformes radicales, des réformes politiques et économiques.Les promesses ne suffiront plus.Il faut absolument qu’il «e fasse quelque chose.Il fSuite à la deuxième pape) Indonésie La guerre d'Indonésie est reprise sur deux fronts aujourd'hui, sur le champ nSJC 3?E,fr£v;“ ls“; : Jocl‘ ________________________________________ m jupes scaeat capables _ de gifts': S—* ce at des peints ¦sb&naœz U pièce primée fsr wkêffùtssitsû sass isspericc- liMfc, Lz S*5 s'«2 pxxirlaBt produit r«t*ï mao* è la.*e
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