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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 20 octobre 1947
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1947-10-20, Collections de BAnQ.

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\ ! "Lt Canada ait uni nation touvitaina at ni peut avec dotiliti accepter de la Grande-Bretagne ou de$ Etaîi-Unii ou de qui que ce toit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre invert le monde.” Lord TWEEDSMUIR Direct*ni : Gérard FQJON FAIS CE QUE DOIS KâdactMr «a eh*4 ; Omar HEROUX 1.IMB d* KmH.«OBfMM BEAU ET CHAUD Maximum aujourd’hui 65 .Même date l'an dernier .60 Minimum aujourd'hui .58 Même dale, l’an dernier .16 Baromètre : 29.55, M.60 VOLUME XXXVIII — No-241 MONTREAL, LUNDI, 20 OCTOBRE 1947 Trois cents le numéro M.Duplessis redécouvre le problème du logement - • Serait-ce enfin l'interruption du long sommeil- Pas de "jeu de balles" -Un résultat de la politique de guerre- Il faut de vrais foyers — Vers une législation provinciale du logement ?Défaite des communistes en France Tout le monde se rappelle l’époque où un travailleur sur trois chômait dans nos villes, tandis que les deux autres travaillaient à maigre salaire durant un nombre d’heures souvent réduit.C’était la crise.La vie n’offrait aucune sécurité.Des centaines de milliers de familles ont connu la faim, le froid, la crainte de perdre la maison sordide qui les abritait.« Le grand scandale de l’époque, ce ne fut pas seulement la timidité de l’Etat, qui ne sut imaginer rien d’autre que les maigres allocations de chômage — ce “secours” qui ne faisait vivre personne, mais empêcha tout juste les familles de mourir de faim.Le grand scandale, ce fut de voir l’Etat central et les provinces jouer à la balle avec les chômeurs, se les envoyer d’Ottawa à Québec, de Québec à Montréal et de Montréal à Ottawa.Cette fuite devant les responsabilités reste le souvenir le plus cuisant d’une époque qu’on se rappelle comme un cauchemar.Ces temps sont finis.11 a fallu la guerre pour stimuler l’imagination des chefs d’Etat.Alors les millions et les milliards sont réapparus, et avec eux le travail, les salaires — aujourd’hui la vie chère et l’inflation, de sorte que le cycle menace de recommencer.Un problème se pose maintenant à l’attention publique.Un problème qui dépasse tous les autres par son ampleur et la gravité de ses conséquences: la crise du logement.Chacun en souffre, ou voit souffrir ses nroches.Lorsque, dans une ville comme Montréal, 8791» des logis ouvriers sont surpeuplés, et 3.5% seulement des familles ouvrières possèdent la maison qu’elles habitent — alors on peut dire à coup sûr que le système dans lequel nous avons vécu se moque des problèmes humains, et que la question exige un essai immédiat de solution faute duquel nous courons à l’abime.La famille vit d’abord par son esprit, et l’expérience montre chaque jour que les L’importance internationale des élections françaises d’hier Victoire de droite — Le sort de l'Allemagne et de l'Italie Tout le monde, à l’étranger clamait l’intervention du gouvernement pro-! vincial, et suggérait un programme d’aide! aux coopératives sur le modèle de l’expé-; rience suédoise.Puis le pouvoir est venu depuis ce temps-1 comme en France, attendait avec avec le pouvoir l immobilité.Depuis ; njcjpa|es françaises d’hier.Dans 1944, M.Duplessis na propose aucune loi lcs circonstances présentes ce pour s’attaquer au problème.Quand des mo- \ scrutin dépassait non seulement tions paraissaient au feuilleton, il faisait de plan local pour prendre une tout en son pouvoir pour en limiter la dis-^ SI unVportTerondiale'càr 11 cussion et empecher la Chambre de voter.A constituait une épreuve de for-quelques reprises il s’est opposé au crédit i ce entre les communistes et leurs urbain.i adversaires, un test sur l’orienta' Il découvrait alors des tas de choses qui ïu ^ian1‘Éhab ^t 'conflit ne lui étaient jamais apparues quand il sie- qui oppose l’U.R.S.S.à l’Occi-geait dans l’Opposition.Contre le crédit ur- dent.bain, il invoquait l’instabilité économique Les observateurs prévoyaient des villes et l’insécurité ouvrière.Contre que la gravité de la situation l’intervention provinciale, il prétendait voir | .1 impI?babl , .j ,,, u-x x- i - ix x j- : d un compromis entre les Geins In crise cie 1 n^tuiLciLionj le résulLcit/ di—! ar®]!?a ^ Lt i' j Tx- ment pas dans leur aile gauche, financièrement des desordres que sa pohti-j et t0ut indique que c’est le R.P.que a aggravés, rien de plus naturel.Mais ¦ F.qui a aussi profité de leur cela n’a jamais constitué une raison de recul.dormir- * * * | Avance du R.P.F.___________ _ _ Or s’il faut en croire la Gazette de ce ma-, Le R.P.F.a déjà une forte maisons les plus magnifiques peuvent abri-j tin, M.Duplessis a redécouvert le problème1 avance dans vingt-neuf villes, ter des ménages désunis et volontairement du logement.Il répète ses vieilles formules! incertain1 stériles.Le logement ne crée pas spontané- sur les erreurs fédérales, traite de “châ-i dans huit autres centres impor-ment et.par sa.seule existence, des families .teaux dans les nuages” les solutions propo-; tant*.Les chiffres compilés hissées jusqu’ici, mais ajoute ceci, qui ressent-! qu’ici donnent entre 38 et 40% chrétiennes.Mais la famille réclame un cadre humain.Il lui faut un foyer.On ne saurait condamner tout le monde à l’héroïsme.Et il faudrait un héroïsme quotidien pour cultiver certaines vertus familiales dans les conditions où vivent des milliers de familles urbaines.En face de cette crise, le peuple du Québec ne tolérera pas que les gouvernements recommencent leur jeu de balle du temps du chômage.II s’éveille de plus en plus au problème.Il ne réclame pas d’interventions gouvernementales dir£ctes.Il a même, ici et là, commencé à combattre par ses propres moyens: leê coopératives d’habitation.Ayant rencontré sur son chemin des obstacles quasi insurmontables, il demande à l’Etat, gardien du bien commun, non pas de se substituer à lui, mais d’appuyer ses initiatives et de lui fournir les cadres nécessaires.Longtemps il s’est buté au silence officiel.Ce peuple des villes, magnifiquement représenté par des organismes comme la L.O.C., ne s’est pas découragé.II a précisé ses idées, il est revenu à la charge, et forcé enfin l’attention des pouvoirs.Ce peuple ne veut pas que recommencent les fuites de responsabilités.Il n’accepte plus d’être renvoyé de Caiphe à Pilate, comme les chômeurs d’il y a quinze ans.U veut rencontrer, à Québec comme à Ottawa, non de ces marionnettes politiciennes qui ne savent proférer autre chose qu’une dénégation, mais des hommes, qui entendent sauver la famille par des actes.* * * Jadis M.Duplessis s’occupait de la crise actuelle pourtant elle n’avait pas encore atteint ^ampleur que nous lui connaissons.L’Union Nationale siégeait alors dans l’opposition.En ces temps-là, M.Duplessis ré- 20.x.47 ble davantage au langage de 1944: ; du vote au p- a ° ° aux communistes: 19% aux so- “Nous avons l’intention de procéder .etl pa p|ü.moins au M.systématiquement, avec un plan basé si'd'rabJp^ar rannor| n>u'ix élcc la collaboration des travailleurs.” Ce plan,; tions nationales de l’hiver der-ajoute le reporter de la Gazette, preu-'nier, où les socialistes avaient drait partiellement la formée de coopéra-1 pbtcnu 23% du vote et le M.R.tives, qui ont donné de bons résultats aux\ Tes résultats peuvent changer 1 rois-ltivières.| puisque ces chiffres sont établis ,r ., ,, , X* J : sur le comptage de 9% seuk" Voila précisément lune des parties de ceinicnt des votes donnés hier, que nous croyons nécessaire.Il nous est égal: mais l’orientation est nette; c’est — comme à la L.O.C.sans doute — d’en-j}111^ défaite pour les coramunis-tendre appeler nos suggestions des ‘‘châ-j teaux dans les nuages’, pourvu que le gou-|vcau parii de droite a balayé vernement s’emploie à réaliser quelques-uns les deux groupes plus modérés.de ces “châteaux”.i La grande importance du vote Tp dénlorniq l’antrp imn- lp somnipH nffi 1 d h,cr vient non seulement de de uepioiais i autre joui le sommeu oui ce e jes communistes perdent ciel.Serions-nous en train d assister a un de rinfluence et du prestige.e > réveil?Le gouvernement provincial consen-j________________________________ tirait-il, non seulement à “collaborer géné-! reusement et complètement à un programme tracé dans le but de résoudre le problème” comme M.Duplessis vient de l’affirmer, mais à prendre avec énergie l’initiative d’un tel programme?Serions-nous à la veille d’une ment?Ce jour-là, nous pousserons un soupir de soulagement, et nous appuierons l’entreprise de toutes nos forces.On a dit que la* lutte en faveur de la pro- mérae temps que leurs chances de rentrer dans le gouverne-ment où ils pourraient entraver le plan Marshall, mais aussi des répercussions que la défaite communiste aura dans le reste de l’Europe.Allemagne et Italie Aujourd’hui comme à la fin de 1945, l’avenir de l'Allemagne et de l’Italie peut se jouer en France.Les Soviets se livrent dans l’ouest de l’Allemagne à une propagande active contre les Etats-Unis et l’Angleterre; ils répandent la thèse que l’Angleterre n’est pas en mesure d’aider les Allemands, et que l’aide des Etats-Unis comportera une domination économique.En Italie, le bloc de gauche dominé par les communistes, vient de remporter le tièrs du vote aux élections municipales de Rome, tandis que les riénur crates-s'hrétiens obtenaient presque autant de votes et le mémo nombre de sièges: 27; les divers groupes de droite remportaient ensemble 2G sièges.A Rome cependant ce résultat marquait un rçcul des communistes; le parti reste néanmoins dangereux et une victoire communist'' en France hier aurait pu avoir de dangereuses répercussions en Italie.Quant à la France, le nouveau courant présage d’abord une coopération accentuée dans le pian Marshall, et probablement aussi des réformes dans le régime de la Quatrième République.Lors de l’adoption de la Constitution, M.de Gaulle réclamait des pouvoirs plus considérables pour l’exécutif et combattait le projet.Le M.R.P.voulait aussi renforcer l’exécutif mais en procédant par amendements à la constitution une fois que le compromis proposé aurait été adopté.M.Bi dauît a réussi à faire passer le projet, mais il n’a pas été en mesure de le modifier depuis.«ésBvsera l’un des objectifs du R.P.F.Il ne faut pas croire cependant que tout danger soit écarté.Le parti communiste français reste fort, bien organisé, muni d’une bonne caisse électorale, solidement installé à des postes stratégiques du fonctionnarisme-Il ne se tiendra pas pour battu, et accentuera sa hitle contre le R.P.F.qu’il dénonce comme fasciste.Dans cette bataille toutes les armes lui paraîtront bonnes-Gomme il domine les organisalions ouvrières, il commencera peut-être par la grève générale qui menacerait à la fois le gouvernement, l’économie nationale et la participation au plan Marshall.Lcs communistes peuvent aller jusqu’à la guerre civile car on affirme qu’ils possèdent des armements.Paul SAURIOL Feu M.Arthur Paquette Nous avons le regret d’annoncer la mort de l’un de nos vieux compagnons de travail, M.Arthur Paquette, qui était à l’emploi du Devoir depuis une douzaine d’années.M.Paquette est décédé subitement dans la nuit de samedi à dimanche, à l’àge de 65 ans.Outre sa veuve, née Anna Collette, le défunt laisse trois fils: David, employé à la Banque Provinciale, Joseph-Pierre, étudiant au Séminaire des vocations tardives, Gérald, employé à l’Air liquide.Les funérailles de M.Paquette auront lieu jeudi matin, à 9h.en l’église Notre-Dame.La dépouille mortelle est exposée à la Société Coopérative des Frais funéraires, 302, Sainte-Catherine (est).Nous prions Mme Paquette et sa famillç d’agréer dans leur grand deuil l’hommage de nos vives sympathies.Victoire éclatante pour De Gaulle "r"“ s Lcs candidats du R.P.F.mènent dans 29 des 37 villes les plus importantes de France à la suite A des élections municipales d'hier Les communistes intensifient leur action Paris, 20 (A.P.) — Les candidats nommés par le R.P.F.(rul liement du Peuple français), mènent aujourd’hui dans 29 des 87 villes les plus importantes de la France, à la suitc; des élections municipales d’hier.Le H.P.F.est un nouveau groupement politique formé par le général de_ Gaulle il y a six mois.Le parti du général conserve une avance substantielle sur tous les autres partis, y compris les communistes.Aujourd'hui.M.Maurice Schuman.chef parh'-mentaire du M.R.P.(mouvement républicain populaire), a déclaré: “Il n’y a aucun doute possible, le général a gagné”.C’était la première lois que le R.P.F.présentait des candidats aux élections; les partisans du général ont soutenu un programme nettement anticommuniste et ils ont obtenu de 38 à 40 pour cent des votes.Les communistes ont conservé les 26 ou 28 pour cent des voix qu’ils avaient obtenues aux dernières élections, tandis que les socialistes et ceux du M.R.P.ont enregistré chacun 10 pour cent du vote- On note que le parti M.R.P.est le parti qui vient de perdre le plus grand nombre de supporteurs.Le résultat des élections est encore incertain dans les huit grandes villes suivantes: Toulon.Rennes, Besancon, Beauvais, Grenoble, Nancy.Lille et Angers.Les 29 municipalités importantes où les partisans du général de Gaulle semblent être assurés de la victoire sont: Paris, Alger.Bordeaux, Troyes, Nevers, Melun, Mulhouse, Colmar, Lyon.Montbéliard.Pontarlier.Lorient.La Rochelle, Biarritz.Bayonne, Saint Malo.Marseille, Annecy.Nantes.Versailles Epinal, Strasbourg, Mantes sur Seine, Stras-Raphaël, Alençon, Verdun*.Rouen.Metz et Nice, Congrès provincial du parti ouvrier-progressiste Samédi soir et dimanche soir le Parti ouvrier progressiste (le parti communiste), a tenu son congrès provincial.La réunion avait lieu à Montréal, en la salle Rialto, à l’angle de la rue Bernard et de l’avenue du Parc.Le mot d’ordre du parti, au point de vue politique intérieure, fut une attaque complète contre le gouvernement Duplessis.Lcs communistes de la province de Québec reprochent^ à Factuel premier ministre d’être la cause d’une crise économique et de pousser à la guerre sous la forme d’une réaction fasciste.Les séances furent cependant hbuleuses pour d’autres raisons.En effet, les quelque 300 délégués présents durent procéder aux élections des dirigeants, cependant que plusieurs anciens chefs étaient limogés- On note particulièrement la révocation d’Henri Gagnon qui.depuis dimanche, n’est plus que simple membre du parti- Celui-ci fut accusé par ses compagnons d’avoir créé une déviation nationaliste au soin du parti.Guy Caron, malgré les accusations portées contre lui il fut totalement traité de bandit >— a été réélu, et de ce fait reste chef du parti ouvrier-progressiste.Samuel, qui était l’un des organisateurs du mouvement, n’est plus désormais que simple membre, il fut accusé d’antisémitisme.Pellerin, un autre organisateur, a été réélu maigre de violentes attaques.Une violente hitle était évidente entre les membres cana- __________ diens-français et le groupe de cipales matières à langue anglaise.En effet, les Ca.jour sont la décision finale au nadiens français, qui n’étaient Les élections d’hier avaient pour objet de nommer les con.sells municipaux de 38.009 localités françaises.On estime que 25 millions de votes ont été déposés dans les urnes.Voici le résultat officiel des premiers 2,874,821 votes comptés: R.P.F.: 1,152,450 votes (40 pour cent du total); communistes: 827,394 (28.8 pour cent); socialistes: 559.855 (19.5 pour cent); M.H.P.: 259,292 (9 pour cent); autres partis: 75,830 (2.7 prfur cent).Les observateurs, se basant sur les premiers rapports, estiment que le général de Gaulle, dont l’attitude avait été assez mystérieuse depuis sa démission coin, me chef du gouvernement provisoire en janvier 1946, vient de faire un retour éclatant dans l’arène pt'HUq*1!6- On donne comme exemple de ce retour le fait que le général ait été élu comme maire de son village, Olombey-les-deux-Egli-ses, en réunissant 112 des 168 suffrages sans même #voir posé sa candidature.A Paris, 50 pour cent des «m.tant» se sont prononcés en faveurs du générai et le frère de celui-ci,.M.Pierre de Gaulle, a été nommé au conseil municipal; on le désigne déjà comme maire de la ville lumière.A Calais, le bemv-frère du général, M.Jacques Vendroux, ainsi été nommé au conseil municipal.Le président du conseil Paul Ha-maaier a été réélu maire de De-eazeville, un village au centre de la France.On fait noter que la lulle électorale s’urt faite easentiellement autour du oomm«ni»mc et que, si le peuple fwmfaU s’est prononcé contre le communisme, le parti communiste lui-mème n’a paa subi de perte».A l'O.N.U.Séance plénière de l’Assemblée générale On y terminero la question grecque et Im élections au Conseil de Sécurité De notre correspondant spécial Flushing Meadows.20 —Pour commencer la sixième semaine de sa seconde session, l’Assemblée générale des Nations Unies se réunit en séance plénière ce matin à Flushing; les deux prin-l’ordre du fanatisme d’un' petit groupe veut leur refuser.C’est urgent.Demain il sera peut-être trop tard.Voici un appel dont tous les , x* w j i .hommes de coeur du pavs et legislation efficace du loge-;tous ccux qui ont ie souci de la liberté de parole comme de l’unité nationale, quelle que soit leur langue, pourraient faire leur profit.Il faut que les autorités compétentes sachent toutes et bien à quoi s’en tenir sur le sentiment public.Nous félicitons nos amis d’A cadie de marcher ainsi au se- priété et du logement familiaux, est la meilleure tactique anticommuniste.Et c’est vrai.Mais des chrétiens ne sauraient l’aborder , , -x - x-r t^ii >• \ „ cours de leurs frères de l’Ouest, dans cet esprit négatif.Elle s impose a nous; ql,estion les intéresse à parce qu’elle est la condition nécessaire; plus d’un titre.M.Emery Le d’une politique vraiment familiale, et parce j Blanc, l’auteur de l’article dont qu de Shi ____ _______ _____ .société humaine, qui ne se préoccupe pas de ! nos frères de l’Ouest sera in me politique vraiment laminaie, et parce; manc, ( auteur ac i article uom Vllp rénond à uno exicencp élémentaire nous venons de citer la coin lu-eue reponci a une exigence élémentaire,^ ]e faj obscrver cn t(.rm(,s justice sociale.La société n est plus ime m>ls: .CcMe lutte Que niènenl rain, la Cité vaticane.C’est exactement pourquoi un pays en majorité musulman se fait représenter là bas, et par un Musulman.En fait, il n’y aurait aucune objection de fond à ce que le Canada, le jour où il se décidera à prendre sa place parmi les nations qui agissent en grandes civilisées, fût lui-même représenté à la Cité Vaticane, par un non catholique.Ils en ont assez La Canadian Press de samedi I nous apportait de Victoria, Go- j quer loger ses membres mieux que des animaux.André LAURENDEAU Blocs-notes Vous aurez les conséquences M.Saint-Laurent est en train de devenir la grande vedette électorale du parti ministériel.On l’appelle partout, et il était, en fin de semaine, dans cette circonscription du Nouveau-Brunswick où deux généraux, Cregg et Sansom, plus un jeune homme de vingt-quatre ans, M.Murray Young, candidat de la C.G.F., se disputent les suffrages.Il y a fait, d’après le compte rendu de la Canadian Press, d’intéressantes déclarations.Nous citons: M.Saint-Laurent a fait une revue du record du gouvernement pendant le temps de la guerre et déclaré que le gouvernement s'est fort bien acquitté (pretty well) de sa tàehe.Le Canada s'est engagé dans une guerre, totale, et maintenant que la guerre est finie, des choses arrivent qui ne seraient point arrivées %si le Canada n’avait pas fait ta guerre d plein (on an all out scale).''L'une des plus pénibles de ces choses, est ta crise du logement.Depuis la fin de la (pierre, cependant, le gouvernement a fait une bonne besogne et utilisé tons les matériaux et le travail disponible.En somme, le ministre des Affaires extérieures a rappelé à ses auditeurs une couple de vérités vieilles comme le monde et que l’expérience des peuples a résumées dans des formules simples et pittoresques: On ne va pas d la guerre sans eiu’it en route; On ne fait pas d'omelettes sans casser les oeufs, et l’on na pose pas d’acies sans en subir les conséquences.Du moment qu’on s’engageait, suivant la juste formule du ministre, dans la guerre totale.qu’on s’employait A traduire en actes le mot d’ordre que nous avons pu lire un peu partout : Rien ne compte que ta vicioire, qu’on sacrifiait tout, la main-d’oeuvre et les matériaux, dans la poursuite de la guerre on devait s’attendre à payer, non seulement en sang et en or, mais par de grandes difficulté* économiques.1rs conséquences de cette politique.Au fond, il n’est à peu près aucun de nos problèmes qui n’ait nôtre demain, dit-il.Nous aurons alors besoin de l’appui de tous, comme ils l’ont aujourd’hui”.Un échec dans l’Ouest, que nous voulons croire impossible, aurait son pénible retentissement d’un bout à l’autre du pays.Ge serait un précédent que l’on ne manquerait pas d’invoquer ailleurs.Par conlre, un succès partout, en Acadie ., .i ., - .—.dans les provinces des les tragiques et inévitables réac-, prairioS, la cause de la liberté.1 de la justice et du bon sens.été créé ou aggravé par la guerre ci ses conséquences.Il est des gens qui peuvent prétendre que l’aventure en valait la peine; mais personne, loyalement, ne peut nier le fait que i servirait nous en subissons un peu partout | comme tions.M.rage de rappeler ceiie évidence, i Lg Vatican et l’Egypte Il convient de Ten féliciter.Saint-Laurent a eu le cou- j i Le ministre de l’Egypte auprès I du Vatican vient de présenter ,, , .1 ses lettres de créance au Souvc- L affaire de la radio française | rain Pontife.Fait qu’il importe La réponse acadienne en Alberta et en Saskatchewan a déjà suscité de nombreuses réactions à travers le pays.Elles iront se multipliant.L’Evangétine, de Moncton, qui reproduit, dans son numéro du 16 octobre, ia déclaration officielle de l’Association canadien-ne-française de do souligner, ce ministre est un Mi usuiman, et il n’a pas manqué de le rappeler dans son discours.Ainsi s’affirme une fois de plus le fait que la question de la représentation auprès du Vatican est indépendante de la question religieuse.11 n’v a qu’une l’Alberta, l’ac-! PPbfnée de pays «e - dont lu H us compagne d’un article qui ae ! sit’ e} lc Canada — qui n’alent termine parce vigoureux appel :•£«* leor représentant à la Gi é ! Vaticane.Gombien de temps eda Succursale! assomptionnis'i durera-t-il?tes ou de la Légion, organisa-\ Il nous paraît que celle nues-lions paroissiales, clubs, rer ; lion a été parfois assez mal portes d’études, etc., individus,' séc.Il ne s’agit point, il faut tons, nous devrons faire l'entendre, de la représentation des catholiques canadiens auprès du chef de leur Eglise; mais bien de celle du gouvernement lombie, une dépêche singulièrement intéressante.Le ministre des Finances d*: la province, M.Anscomb, qui est j en même temps le chef provincial du parti conservateur-progressiste, parlant à la réunion annuelle de l’Association progressiste-conservatrice de Victoria, a déclaré que sa province recevait des autres parties du Ganada tous les immigrants qu’elle peut recueillir ci qu’elle ne pourrait absorber un surplus de population de l'extérieur (ceci paraît bien viser les Britanniques autant que les autres), sans troubler son économie.Il a ajouté: “Nous n’avons pas en ce moment de quoi loger plus de gens”.Depuis 1940, a précisé le ministre, “la Colombie a absorbé 230.(100 personnes venant d’autres parties du Ganada, el n’est pas cn situation d'appeler ici des gens de l'extérieur".Bref, les Colombiens en ^ ont assez pour le moment de ce qui leur vient du pays et ne se sourient point d’immigrants qn ils ne peuvent convenablement absorber.H suffi! de feuilleter de temps à autre les journaux de l’Ouest pour y relever la trace du mouvement d’émigration à l’intérieur dont parle le ministre.Presque nçais, oi environ que 60 représentants sur 300 membres revendiquaient un nombre égal ou supérieur de délégués, en raison de la population ranadicnne-française majoritaire dans la province de Québec.D'autre part, ces derniers ont fait remarquer que le groupe de langue anglaise est.pour une grande part, composé de Po.lonais, de Tchèques el de Juifs.Enlin après des discussions très vives, les élections eurent lien et actuellement le parti compte 10 délégués de chaque groupe.Au cours des discours qui furent prononcés, plusieurs représentants du parti ont fait remar-pie le parti ne pouvait con- sujet de l’affaire grecque et 1 e-lection du onzième membre du ainsi que du Conseil Conseil de sécurité des deux membres ne tutelle.L’affaire grecque fut débattue au long et au large au sein des der- prenant après I'appsd donné par la Russie au partage de la rs-lestine on ne voit p«* eneore comment l’impasse pourrait être brisée sans qu'on recommence de nouveau le scrutin, mais sur un nouveau point de départ, c’est-à-dire, en ouvrant à nouveau la liste des candidats qui à l’heure actuelle, a causé des règles de procédure, est limité aux deux candidats qui ont obtenu le pins de votes au cours des scrutons antérieurs.Ce procédé constituerait un accroc à la procédure régulière mais dans le cas d'une impasse différentes commissions ces y^1'| absolue, le président a le droit nières semaines.La premiere !«j(> pretjdre des décisions de commission y n consacre pn s (le ; naf„re> Miettes à l'appro- quatre semaines, et comme on le subséquente de l’assem- tinue- d'exister -sans un organe de prose.Stanley Ryerson, plus connu sous le nom de professeur Roger, à l’Université ouvrière, prit Ja parole.Deux chefs d'union ouvrière, dont Harry Barash, chef de la grève de la Grover's Mills, prononcèrent des allocutions.En outre le parti se propose d'étendre son action politique sur la masse, au moyen de la Ligue des conservateurs et des unions ouvrières.Toutes ces révélations nous ont été faites ce matin pur le chef de la brigade anticommu-niste Benoit, de la sûreté provinciale.-.u.—- — — Nouvel édit de Petrillo Chicago, 20 (A.P.) — Le récent édit de M.James G.Petrillo.bannissant de nouveau l’enregistrement de disques par ses 225,000 musiciens de l’American Federation of Musicians (A.F, L.), après le 31 décembre prochain, a été décrit comme un facteur de désastre chez certains segments des industries de la radio et de l'enregistrement.“Il entraînerait la suppression de programmes de disques à la radio, présentés par 2,500 maîtres de cérémonies”, a dit un membre du bureau de direction d'un poste radiophonique de chaque semaine, on peut lire Chicago."Avec l’absence de et télégrammes à Radio-Canada, pour que nos frères de l’Ouest obtiennent ce que le canadien auprès d’un Etat souve- dans la chronique des journaux français de l’Ouest que telle ou telle famille est allée s’établir en Colombie.M.Ansromb dit que la Saskatchewan seule fournit à sa province 125 familles par mois.O.H.nouveau^ disques, a-t-il ajouté, le publie sera tellement fatigué et malade d'entendre les mêmes disques que nous avons sur les I étagères de notre discothèque, (nie nous allons être obligés de discontinuer nos programmes de disques".quatre sait, elle recommande à 1 Assemblée de créer une nouvelle commission balkanique, avec certains pouvoirs d'enquête et de surveillance sur les incidents de frontières, mais aussi et surtout avec une mission de conciliation dans le but d’adouciv les chocs entre les gouvernements concernés et leur permettre de rétablir des relations normales dans la mesure du possible.Celle commission sera formée de onze memljres, parmi lesquels la Pologne et la Russie.Mais ces deux pays ont annoncé qu'ils ne participeraient pas aux travaux de cette commission, en un mot qu'ils la “boycotteraient”.Samedi, les Soviets ont encore tenté d'opposer une dernière resistance légale à la Commission cn essayant de refuser l'attribution de fonds suffisants à cette entreprise par la Commission qui s’occupe des questions ad-ministrative* et budgétaires, mais leur tentative fut défiite par un voie de 31 à 6 et 6 abstentions, (je matin donc, l'assemblée doit prendre ia décision définitive sur cette question, on s'attend à une violente sortie de M.Vyshinsky et peut-être encore à quelque surprise.Le deuxième sujet qui occupera l’attention des déléguées ce matin concerne les élections au conseil de sécurité et au conseil de tulclle, l’une et l'autre ont abouti a des impasses il y a deux semaines, l’Inde et l'Ukraine se livrant une lutte serrée durant neuf tours de scrutin pour l’élection au conseil de sécurité d’une part, et In Norvège, les Philippines, le Siam et Costa j Les Rica se faisant concurrence durant trois tours de scrutin pour l’élection nu conseil de tutelle.On eraint «pic les Etats-Unis appuieront encore l'Indo pour le conseil de sécurité.Si les Arabes s’opposent encore à l’Ukraine, ce qui n’aurait rien 6e sur- subséquènte blée.Quant au conseil de tulclle, il semble certain que les Philippines et Costa Rica obtiendront leur élection.Le débat général étant terminé sur ia question de Palestine, les Arabes se vantent «le posséder suffisamment de garanties à l’heure actuelle pour bloquer le partage de ia Palestine.En effet, cette décision devra être prise par une majorité des deux tiers de l'assemblée: 20 vo tes contre le partage suffirent à l’arrêter.Or, au cours de la dis cussion générale à la commission spéciale, 12 pays se sont déclarés contre le partage alors que 16 seulement l’ont appuyé dont quelques-uns avec réserves, r’est-à dire, promettant des mesures et plus tard leur appui définitif selon les arrangements qui seront pris dans une sous comniis-sion au sujet de la révision du plan de la majorité dès que la commission spéciale reprendra ses sessions, Après les séances plénières de l’assemblée.on abordera l’étude des diverses propositions qui ont été folles au cours de la discussion générale.La première de ces propositions est l'établissement d’une sous commission devanl réviser le plan de la majorité de la commission d’enquête qui envisage le partage de la Palestine, Certaines délégations qui ont approuvé en principe le partage, ont rependant demandé que des changements radicaux soient apportés dens In délimitation des frontières el l'attribution de telle ou telle portion a un Elut plutôt qu’à l’outre.Etats-Unis par exemple, veulent que le port de Jaffa aille aux Arabes et non aux Juifs comme le recommande le rapport de la majorité; d'autres contestations se sont élevées sur la Galilée occidentale «t t« Negeb.û » 2 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 20 OCTOBRE r« LE DEVOIR "L# Devoir" «et leap rimé eu no 430 e*t, rue Notre-Dame, à Montréal par l’Imprimerie populaire, compagnie à reeponeabtuté limitée, qui en i est l’éJWelee-proprlétalre.Directeur-gérant, Gérard Fillon “Le Devoir" est membre de la Canadian Frees, de l’Audit Bureau ot Circulations et de la Canadian Dally Newspapers Association.La Canadian Preae «et seule autorisée à faire l'emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées A la Canadian Press, a (’Associated Press et à l’agence Reuter, ainsi que de toutes les Informations locales que “te Devoir" publie.Tous droits de reproduction des dépêche» particulières au “Devoir” sont égalemant réservés.AboMMtMt par ia poste : EDITION QUOTIDIENNE Canacta ÿ*Mif Montréal et la banlieue) .?6.00 Montréal et banlieue .9.00 Etatc-Unis at Empire britannique .8.00 Union portaie .10.00 EDITION DU SAMEDI 2.00 3.00 Canada .Btata-Um» et Union postale .tea abonnements sont payables d’avance par mandat-poste ou par cbéqoa encaissable au pair à Montréal.Autorisé comme matière postale de deuxième classe par 1a ministère dee Poste*.Ottawa.Téléphone : *BElair 3361.Sans la picote./ - Le spectre de la poliomyélite »- la terrible paralysie infantile •— e«t moins menaçant.Il avait omsè tant de frayeurs chez les mamans, au oours des mois passa! De fatt, ce grand mal semble s’éloigner.Les médecins nous font savoir la bonne nou-nelle.U avait malheureusement étreint trop de personnes dans ses griffes.Par la même, occasion, les thérapeutes officiels voudraient voir se dissiper les mauvaises ombres de la coqueluche et de la diphtérie qui /enveloppent encore la grande ville.Ce sont les infections tes plus courantes contre lesquelles se porte l'assaut principal de la prophylaxie, en ce montent.Par là, on s’emploie à mettre en banque tut peu plus de capital humain; c est une épargne tout aussi impérieuse que celle de ki monnaie.À ce propos, un chef d’offensive formule cet espoir: “La vaccination a eu raison de la variole 4 Montréal.L’im-munitaiion, seul moyen efficace, n — — — 20 5 Les obligations 4 Offre f>em.5 Dom du Canada Y.'c 1951 .104% 104% 40 Dom.du Canada 3% 1952 102% 108% 24 Dom du Canada 3'> 1954 .105% 106% !0 Dom.du Canada 3 0 1963 104% 105 3 )om.du Canada 3% 1936 .105% 108% 9 Dom du Canada 3rb 1957 1057, 305N» S Dom.du Canada 3 „ 1950 104% 105% 6 Dom.du Canada 3' n 1960 .104% 105% 11 Dom.du Canada 3' i 1962 104% 105 14 Prov.de Québec 3'„ I960 103 105 9 Prov.de Québec 3'iro 1948 101% 103% Prov.de Québec 3%% 1953 103% 105% 22 Prov.de Québec 3%% 1955 104% 106% Le Conada peut importer phis de sucre Le Canada «4 les autrea paya Importateurs de sucre peuvent dépasser les quantités qui leur avaient été assignées pour 1947, pourvu qu’ils signalent tous leurs achats à la Commission internationale des vivres d’urgence.Ceci ne veut pas dire qu’on a abandonné le système de répartition et il faut encore une licence pour importer du sucre au Canada, mais le relâchement est dû à la récolte sans précédent de cette année et au fait que certains pays ont réduit leurs importations pour conserver leurs devises.Le Canada a importé 430,848 tonnes de sucre brut en 1946, tandis que ses importations jusqu’à la fin de juillet cette année ont été de 248,148 tonnes.New-York, 20 (A.P.) — Le dollar canadien est demeuré inchangé à un escompte de 9 7-8 pour cent par rapport au dollar américain à New-York aujourd'hui.La livre sterling cotait $4.03 1-4.Prov.de Québec 3% 1955 >rov.de Québec 3' 5 1956 Cité de Montréal i% I960 Cité de Montréal 3' n 1962 Cité do Montréal S'-n 1964 Cité de Montréal 3' „ 1966 102% 104 102% 104% 9,13, 101% 99% 101% 90% UH 99% KH Cité dés T.-Rivière# 4% 1955 107% Gatineau Power 3% 1970 100 102 Inter.Hydro 6% 1944 .68 70 Mont.Tramway* 3% 1953 100 102 Mont.Tramway# 5% 1955 , 100% 102% Shawlnlgan Paper 3^, 1961 99% 101 % Abitibi Paper 3%% 1967 .96% 100% Brown Co.5'4.1959 .103 105 Con#.Pr.3%% 1967 .100% 102% Priée Brt» 3%% 1966 .101% 103% Regent Knitting 4% 1953 .101% .Rolland Paper 4% X96S .103 AVIS AVIS est par les présente donné que, conformément k une Ordonnance de la Cour Supérieure du District de Bedford en date du 16 octobre 1947, 11 sera procédé.par le notaire soussigné, à 1010 rue Ste-Catherlne Ouest (Chambre No 700), mercredi le 12 novembre 1947 k 2 heures de l'après-midl, à la vente à l’enchère et adjudication des Immeubles ci-après décrits, dépendant de la Succession de leu Jacob Slcard, en son vivant voyageur de commerce de Warden.dans le Comté de Shelford, savoir :— lo — Un emplacement ayant front sur l'Avenue EarnscUffe, en la Cité de Monjréal, connu sous le Numéro neuf de la subdivision du lot numéro soixante-quatre (64-9) des Flan et Livre de Renvoi Officiels de la Paroisse de Montréal, avec les bâtisses y érigées portant les Nos 4533 & 4535 de ladite Avenue EarnscUffe, dont le mur sud-est est mitoyen et avec droit de vue et passage â pied et en voiture en tout temps, en faveur de l'emplacement présentement décrit, et de l’emplacement contigu connu comme étant le lot numéro dix de la subdivision du lot numéro soixante-quatre (64-10) des plan et Livre de Renvoi Officiels susdits, sur une lisière de terre devant demeurer vacante de dix pieds de largeur par toute la profondeur desdits lots, à être prise pour une moitié, à savoir, cinq pieds de largeur par toute la profondeur des-dlts lots, sur l’extrémité Nord-Ouest de remplacement présentement décrit et pour l'autre moitié, à savoir, cinq pieds de largeur par toute la profondeur desdits lots sur l'extrémité Sud-Est du lot numéro dix de la subdivision du lot originaire numéro soixante-quatre (64-10) des Plan et Livre de Renvoi Officiels susdits; 2o — Un emplacement ayant front sur l'Avenue EarnscUffe dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, en la Cité de Montréal, connu sous le numéro dix de la subdivision officielle du lot numéro soixante-quatre (64-10) des Plan et Livre de Renvoi Officiels de la paroisse de Montréal, avec les bâtisses sus-érlgées.Incluant celle portant les numéros 4541 et 4543 de ladite Avenue EarnscUffe, dont le mur Nord-Ouest sst mitoyen, et avec droit de vue et de passage à pied et en voiture, en tout temps et en commun, en faveur de l’emplacement présentement décrit, et de l’emplacement contigu du cété Sud-Bst, connu comme étant le lot Numéro neuf de la subdivision Officielle dudit lot numéro soixante-quatre, des bâtisses qui y sont ou seront érigées et de leurs propriétaires, à être exercé sur une lisière de terrain devant demeurer vacante, de dix pieds de largeur par toute la profondeur desdlts lots, â être prise pour une moitié, a savoir cinq pieds, sur l’extrémité Sud-Est dudit lot numéro dix de la subdivision officielle dudit lot numéro feoixante-quatre, et l'autre moitié, à savoir cinq pieds, sur l'extrémité Nord-Ouest du lot numéro neuf do la subdivision officielle dudit lot numéro soixante-quatre, pour communiquer de ladite A', enue Earsnscllffe Jusqu’à l'arrière dudit emplacement; — Un emplacement ayant front sur 1 Avenue EarnscUffe, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, en la Cité de Montréal, connu sous le numéro onze de la subdivision officielle du lot numéro soixante-quatre (64-11) des Plan et Livre de Renvoi Officiels de la Paroisse de Montréal, avec les bâtisses susérigées, incluant celle portant les numéros 4545 et 4547 de ladite Avenue EarnscUffe, dont le mur Sud-Est est mitoyen avec la propriété voisine, »t avec droit de vue et de passage, à pied et en voiture, en tout temps et en commun.en faveur de l'emplacement présentement décrit et de l'emplacement contigu au Nord-Ouest et connu comme étant le lot numéro douze de la subdivision officielle dudit lot numéro soixante-quatre, des bâtisses qui y sont ou seront érigées et de leurs propriétaires, à être exercé sur une lisière de terrain, devant demeurer vacante, de dix pieds de largeur par toute la profondeur desdits lots, à être prise pour une moitié, à savoir cinq pieds sur 1 extrémité Nord-Ouest de l'emplacement présentement décrit, et l'autre o s£volr clncl P|t' de Québec d’un nouveau roonu nier la Société historique réfiio ‘ “ ES RIHMASIE L'indépendance complète o été accordée l'A.T.C.contre la hausse du coûl Trois contrats particuliers viennent d’être signés au nom des employés de la Narwill Shoe, de Solpa et Wilmont Shoe, par le syndicat des travailleurs en chaussures, syndicats nationaux, nous annonce M.Paul Dugas, agent d’affaires de cette union.Ce succès est d’autant plu/ apprécié par les ouvriers et leurs représentants qunl crée un précédent fort avantageux dans cette industrie, où le patronat .s’était toujours opposé à négocier de* contrats particuliers, voulant s'en tenir uniquement au décret avec extension juridique, renouvelé il y a quelques semaines.Les officiers du syndicat étaient en pourparlers depuis déjà assez longtemps avec les employeurs et le principe d’une convention particulière avait lait l’objet de multiples discussions.Les compagnies ci-haut mentionnées accordèrent les augmentations réclamées par l’union, ainsi que plusieurs autres améliorations dans les conditions de travail.Voici les avantages obtenus grâce à la signature de ces nouveaux contrats; 10 p.c.d’augmentation sur tous les salaires payés actuellement, tant pour le travail horaire que pour le travail à la pièce; la semaine de 18 heures avec temps et demi pour les heures supplémentaires; cinq fêtes chômées et pa-jées; une semaine de vacances payées et un boni de $10.00 au père de famille à la naissance d’un enfant et la retenue syndicale., M.Léo Thivierge, president du syndicat, et M.Faul Dugas, profitent de l’occasion pour inviter tous les ouvriers de la tion collective- Pourquoi ne- pas profiter de cette loi, pour améliorer nos conditions de travail au lieu de nous buter à des procédures inutiles et à déclarer des grèves ruineuses.Ce *934 SI3CATHEKINESEMONT Brevets d’invention MARQUES d* UOMMEF-C* DESSINS de FABRIQUE en tous pays MARIÔN & MARION Ravmond-A Ruble.J -Alfred Bastien 1*1 ouest, rue Ste-C*tti*rine MONTltfcAl COMPTABLES Cartes professionnelles CARON & CARON Comptables axrrti Edmond Caron BA.CSC.C.A Kenri Caron -B.A L.L.I.LSC.OA Barthéleml Mas».1,8 C O A S3, rue St-Jac*|ues HArbour 18J5 MONTRPal MEDECIN Ciectriclte medicale Rayons X Dr Maxime Brisebois L G M.C.F.R.C.8 f De la Facult* de Médecine de Paris Maladies gAnltalrs endocrinie,.nés urlnalreï.digestives circulatoires FRontenac 5252 Aie Sherbrooke e«1 Chartrc, Samson, Beauvais, Gauthier & Cte Comptables agréés Chartered Accountants j Maur Cnartre C.A Maur Samson, C.A.! A -E Beauvais CA J -P Gauthier.C.A.i Léon Côté, C.A Uér Marceau C.A j Luc.-P BéUlr C.A Lionel Rousstn, C A.i n.uques Angers.C.A Dollard Huot.C.A Albert Gameau.C.A Ravm.Pcrtler, C.A.; Jean Lacroix.C A Guy Bernant.C.A Percy Anger.CA H Bourgouln.C A Roger Roy C.A Montréal Quebec Rouyn AVOCATS NOTAIRE W.-F.MERCIER, B.A., LL L.AVOCAT PUIFICB •METROPOLE" 4.rue Notre-Dame est, chambre 903 Téléphones : Bureau: LA.5452 - nom.: AT 4241 ROLAND A.DIAMOND L.LL., I.S.C., C.A.Notaire et Comptable Agréé Edifice Aldred 507, Place d'Armes MArquette 9351 - ATIanfic 1398 Anatolt Vanter, c.r.Guy Vanier e.r VANIER & VANIER AVOCATS »V ouest, rue Saint-Jacques Tél.HArbour 2841 P.A.GAGNON & CIE Comptables agréés Chxrterei* Accountants i! GAGNON.C.A.IMM5UBLE DES TRAMWAYS 159 OUEST, RUE CRAIG Tél HArbour 5990 OPTOMETRISTES-OPTICIENS HA 5544 J.-A.MESSIER, op OPTOMETRISTE Spécialité : Examen de ta rue -Atustement de verres de contact PHANECP & MESSIER l 7 fl 7 Saint-Denis - Montréal Hurtubise & Richard comptables agréés Léon-A HURTUBISK C.A Gérard HURTUBISE, C.A Maurice RICHARD CA Georges-P.MARTIN.C.A Marcel BI3SON C.A KO St-licques.Montréal I Téléphones : HA 9542 - HA.1739 Examen des yeux Réparation de lunetterl* Service postal Léo-Paul TrotHer, o.d.OPTOMETRISTE et OPTICIEN 1458 est, a?Mt-Royal • FK 1458 ASSURANCE Horace Labrecque COURTIER EM ASSURANCES Noua invltona tes communautéa religieuses à se prévaloir d» nos service» particulier» 141 St-François-Xavier Montréal TéL MArquette 2383-2384 LUCIEN VIAU ET ASSOCIES Comptable» agrees LUCIEN VIAU, C.A.CHAS DESROCHES, CA.FERNAND RHEAULT, C.A.159 0., rue Craig, MA.1339 (EniFICB DES TRAMWAYS» VIAU & ROBIN Comptable» Agrée» LUCiFM-n.RIT < VAU K-BIN C.A.C.A 4928.a».Verdun.VFADUN YO.,0842 ASSURANCES iA&siuaaux surit Ho Sanbegarile MONTREAL, NARCISSE DUCHARMi» Prérijm M ; M ! I ' I ! t : t ! t H4 4 f .if RADIO LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 20 OCTOBRE 1947 SUR LES ONDES Lm poctM sa trouTMt, but Tôt» cadran, aux chliirM «uivant* i CBF, 690 — CKAC, 730 — CBM, 940 — CHLP.1490 — CFCF.600 — CJAD.800 — CJCVL.990 Lundi, le 20 octobre L'APRES-MIDI 3 00-CBF—Chels-d'oeuvre de mus, CKAC—NouveUee.CBM—LUe Can Be Beautllul (N.B.C.).CHLP—Poème symphonique.CJAI>—Nouvelles* CKVL—^Housewives Holiday.3.06-CKAC—Nouvelles lémlnlnes, CJAI>—Showtime.3.15- CKAC—Aventuies dans la discotheque.CBM—Ma Perkins (N.BC.) 3 30-CBM—Pepper Young's Family (N.B.C.).CFCF—Record Album.CJAD—Children Playhouse.CK VL—Fiesta.3.45-CBM—Right to Happiness (NBCl.3.5Ô-CKVL—News.4.00- CBF—Heure du thé.CKAC—Actualités CBM—Revue des chans, à succès.CHLP—Kiosque à musique.CFCP—Downbeat.CJAD—Nouvelles.CKVL—Club Alouette.4.04- OKAC—Evénements sociaux.CJAD—Club 800, 4.15- CBF—Pour les malades.CBM—Pour Icmme canadienne.CXVb—Allô Lachlne.4J8-CBM—Causerie en anglais.4.JS-CKAC—Orchestre de concert.CKVL—In Memoriam.OO-CBF—Radlo-coilége (sciences).CKAC—De Phil en aiguille CBM—Variétés.CHLP—Le chant des nôtres.CFCF—Treasury Show.CKVL—Parade chansonnette.4.44- OBF—Radio-collége (mécanique).OFCP—Dick Tracy.4.M-CKAC—Actualités.CKVL—^Nouvelles.S^Q-CBF—«adio-collége (radio-théAtre des sciences).CKAC—Valses.CPCW—Sérénade.CFCF—Teenessee Jed.CJAD—Nouvelles.SOS-CJAD—Studio Party.5.10- OKWL—Horaire.5.15- CKAC—Thé dansant.CFCF—Superman.CKVL—Fermeture.5.18-CHLP—Ce soir.5.30- CBF—Chansonnettes.CKAC—Hollywood.CBM—Contes en anglais CHLP—Thé dansant.CFCF—Trail Riding « CJAD—-Crleur Bumett.CKVL—Ballroom.6.36-CKAC—Oncle Troy.CJAD—Make Believe Ballroom.5.44- CKAC—^Madeleine et Pierre.OEM—Don Messer.aFOP—Gospel Singer.LA SOIREE 8.9B-CBP—Y van l’intrépide.CKAC—Homme du Jour.CBM—Programme musical.CHLP—Radio-Journal.CFCSP—Around the Town.CJAD—Nouvelles.8.04- OKAO—Musique pour le dîner, CJAD—The Rexahttes.8.10- CJAD—Make Believe Ballroom.6.15- CEF—Radio-Journal et sport.CBM—Nouv.et sport.CHLP—Méli-mélo.CFC*1—News.6.25-CKAC—Pièce du Jour.6.30- CBF—Revue actualité.CKAC—Forum des sports.CBM—Divertimento.CHLP—Radio-ann.CFCF—Charités Juives 6.40-CKAC—Quoi de nouveau.6 45-CBF—En dinant.CKAC—Nouvelles de chez nous CBM—Nouvelles B B C CFCF—Merry-Go-Round.6.55- CBM—Commentaires angl.7.00- CBF—Un homme et son péché.CKAC—Nouvelles d’action catholique.CBM—Trio Robb Adams, CHIP—Heure féminine.OFCF—Music Shore.CJAD—Nouvelles.105-CKAC—Music-hall.CJAD—Ballroom." 10-CKAC—Banquier Splc and Span.7.15- CBF—Métropole.CKAC—Questionnaire.CBM—Le piano et le Jazz.CFCF—Sportscast.7.30- CBF—Trio lyrique.CKAC—Boite aux ch.CBM—Trio de Toronto CHLP—Claude Bourgeois.CFCF—Uncle Troy.CJAD—Singing Sam.7.48- CKAC—Nazatre et Baraahé CBM—A communiquer.CHLP—Mexicana.CFCF—Quatuor.CJAD—So the St.Goes 7.S0-CJAD—Sports.8.00- CBF—Heure èiectrlqus.CKAC—Café-conoert.CBM—Heure èiectrlqus.CHLP—Violon.CFCF—Music Store.CJAD—Nouv.8.10- CJAD—The Hit of the Day.8.15- CJAD—The Berry Wood Show.8.30- CBF—Qui suis-je?CKAC—Prix d'héroïsme, CBM—Summer Fallow, OFCF-—Prix d'héroïsme Dow.CJAD—Boston Blackle.8.56- CKAC—Choses du temps.9.08- CBF—Radio-concerts canadiens.CKAC—Radio-théâtre.CBM—Variations en musique.CHLP—-Consolation OFCF—Candid Microphone.CJAD—Nouvelles.S).OS-CJAD—Concert Hall 9.30- CHIjP—Mélodies rythmées OFCF—Studio.CJAD—Weird Circle.9.48- CBF—©fcudlo.CFCF—Time Smile 10.00- CBF—Radio-Journal.CKAC—Inner Sanctum.CBM—Radio-Journal.CFCF—Contented Hour.CHLP—Concert moderne.CJAD—Nouvelles en manchettes.10.01- CJAD—Easy Aces.10.15- CBF—Revue dee nértodlques.CBM—Revue de l'actulalté.CJAD—Jewish Appeal 1Q.M-ÇBF—A communiquer.AC—Concordia.8—A communiquer, j Billy MoDoo.CFCF—The Night and the Munie.CJAD—Newscast t0.40-OJAD—Sportaoast.10.4a-CKAC—Nouvelles.CJAD—Laurentlan Rande*-roi».10.»-CHLP—Sport.IOiShOKAC—Le piano populaire, n OO-OBF—Adagio.-«(ports.-The Choristers P—Mus sur demande F—Nouvelles.08AD—Nouv.et sport.11.10- OJAD—EBeven-ten Express.11 15-CKAC—Orch de danse.OFCF—Off the Record.11 38-OBF—Intermède.CKAC—Musique de dans».CBM—Orchestre de danse.CHLP—Cabaret dansant.! 1,36-CBF—Musique de danse ( ABC-CBCi.o 11 45-CFCF—Orchestre danse, 12 00-CBF~Fermeture CKAC—Nouvelles.CBM—Radio-Jour, et fermeture.CHIP Nouvelles et fermeture.CFCF—Nouvelles et fermeture, CJAD—Nouvelles et fermeture.Mardi, le 21 octobre f*A NUIT, a* iî h.à 8 h.13.00-CKAC—Bulletin de minuit.CBM—Bulletin de nouvelle» CHLP—Nouvelles et commentaires.12 00-CBM—Fermeture.12.05-CKAC—Orchestre de danse.U.10-CHLP—Fermeture.12 30-CKAC—Orchestre d* danse 1 OO-OKAO—Nouvelles.1 06-CK.AC—Dansonf 2.00- OKAO—ActuaHté» 2 05-CKAC—Vos demande».3 .OO-ORAC—Actual 1 tée 3 08-OKAC—Vœ demande» 3 30-CKAC—Quand on eat al bien en-eemble.4.00- CRAe—Actualité».4.05-OK AC—Chansonnet U».4.30- CKAC—Nocturne eyphonlque.5.00- CK AC—Actualité».5.08- CKAC—I^wr du eolell 5.30- CKAC—Ix» meeee du Jour.L’AVANT-MTDl * (F-CKAC—Nouvelles, température.CBM—L'heure du rêve U.3J AIV-Nouve.Uea 8.05- CKAC—Bveil avec NoèJ Croteau.CJAD—Farm and Home.8.15- CK VL—Ouverture.6.17-CKVL—Nouvelles en français.6.20-CKVL—Réveil provincial.6.30- CJAD—Wake Up Montreal.CKVL—Nouvelles agricoles.6.35- CKVL—Réveil provincial 8 45-CJAD—Sacred Heart Program 6.50-CHIP—Ouverture, sommaire.6.55- CHLP—Nouvelles^ éclairs.CKVL—Nouvelles en français.7.00- CBF—Nouvelle» et T opéra de quat’sous, CKAC—Actualités.CBM—Bulletin de nouvelles CHLP—Le chant du coq.OFCF—Nouvelle*.CJAD—Nouvelle*.CKVL—Réveil provincial.7.03-CBM—L'heure du réveil, 7.06- CKAC—Eveil.CJAD—Musical Clock.7.15- CFCF—Spécial.7.25- CKAC—Le trio matinal.CJAD—Lew Parker Comedy.7.30- CKAC—Eveil.CBM—Nouvelles.CHLP—En s'éveillant.CFCF—Nouvelles.CJAD—Nouvelles.CKVL—Nouvelles.7.35- CBM—Heure du réveil.CJAD—Musical Clock.7.40- CKVL—Sport en français.7.45- Quart d’heure de l'Oratoire.OFCF—Variétés.CKVL—Nouvelles en anglais.7.56- CBF—Musique choisie.CBM—Musique choisie CKVL—Sportscast.8.00- CBF—Radio-Journal et Intermède.CKAC—Premières nouvelles.CBM—Radio-Journal et Intermède.OKLP—L’heure précise.Radio Sacré-Cœur, CFCF—Nouvelles.CJAD—Nouvelles et sport.CKVL—HI Neighbour.8.10- CKAC—Intermède.CJAD—Musical Clock.8.15- CBF—Elévations matinales.CKAC—Le troubadour matinal.CBM—Prières en anglais.CHLP—Nouvelles et heure précise.CFCF—Times and Time» 8.25- CKAC—Aubade.CKVL—On the Spot.8.30- CBF—Musique légère.CBM—Marches en musique.CHLP—Rend ez-vous.CFCF—Musique.CKVL—Good Morning Ladies.8.45- CFCF—Top of the Morning.8.56 -CFCF—Nouvelles.CKVL—Nouvelles en anglais.9.00- CBF—Nouvelles.CKAC—Actualités.CBM—Nouvelles.CHLP—Heure précise et musique en déjeunant.CFCF—Breakfast dub.CJAD—Nouvelles.CKVL—Roger Baulu.9 05-CBM—Moment musical.CKAC—Xavier Ougat.CBM—Mélodies.CJAD—Time Was.9.10- CKAC—Une valse.9.15- CK AC—C.K.A.C.sur le vif, CHLP—-Radio-journ al.9.25- CKAC—Banquier Splc and Span.CHLP—La femme d'aujourd’hui avec Jacqueline.9.30- CBF—Propos mélodiques.CKAC—Orchestre du Jour.CBM—develandaires, CHLP—A votre choix.9.45- CKAC—Fleurs musicales.CBM—Emission éducathe en anglais.9.50-CKAC—Mélodies.9.55-CKVL—Nouvelles en français.10.00- CBF—Sur nos ondes.CKAC—Actualités.CHLP—L heure précise et , Vos mélodies préférées.CFCF—Nouvelles.CJAD—Nouvelles.CKVL—Nos artiste* canadien*.10.05- CKAC—(Pour elle, avec Denis Dubar.CJAD—Listen to Kate Altken, 10.15-CBF—Mélodies.CBM—Kindergarten of the Air.CHLP—Musique pour tous.CFCF—Young Dr.Malone.CJAD—The Life of Mary Sothern.10.35- CKVL—La vie sociale.10.30- CBF—Au petit bonheur.CKAC—-Paris chante.CBM—Ethelwyn Hobbes.CHLP—Saint-Jean vous parle.CFCF—Dr.Paul’s Show.CJAD—-Make BeUeve Ballroom.CKKVL—Fantôme au clavier.10.45-CKAC—Bric à brac musical.CBM—Winston Curry, baryton.CHLP—Le catalogue musical.CFCF—Beauty Correspondent.10.55- CKVL—Nouvelle* en français.11.00- CBF—Francine Louvain.CKAC—Actualité*.CBM—The Road of Life.CHLP—Heure précise et Ensemble à cordes tzigane CFCF—Concert favori.CJAD—Nouvelles, CKVL—Entrevue musicale.11.05- CKAC—Le panier de provisions avec Mm?Garncau CJAD—Life in Canada.U.15-CBF—Mélodies.OEM—Big Sister.OHLP—Cnazone.CFCF—TèUo Test Qutzz.CJAD—Music for Madam.11.30- CBF—Les Joyeux troubadour».CKAC—Journal de mon curé.CBM—Causerie en anglais.CHLP—Le swing américain.CFCF—Pour les dames.CJAD—Smilin’ Jack and Voice of Memo.11.40- CBM—Intermède.CHLP—Nouvelles locales 11.4Ô-CKAC—Voix de chez nou».CBM—Laura Limitée.CUIR—Variétés Instrumentales CFCF—Rendez- vous.CJAD—Polka Holiday.CKVL-Chansonnette* française*.U 50-CFCF—Nouvelle».11.55- CKVL—Nouvelles en français, L’APRES-MIDI 12.00- CBF—Jeunesse dorée.CKAC—L'ange! us CBM—Nouvelle* de U B.B C CHLP—L’heure précise et l’heure féminine.CFCF—Mélodie* CJAD—Nouvelles 1 TÉ?-CJAD—Carmen Cavallve ia|5-CBF—Rue principale.CKAC—Parfum* musicaux CBM—Lucy Linton’* Stories From Life.CFCF—Mélodie* CJAD—News Quizr CKVL—Chansonnette français*.12.30- CBF—Réveil rural.CKAC—Le coin du disque.CBM—La ferme et se* produits.CFCF—Rhythm Rambling*.CJAD—Nouvelles.12.35- CJAD—Spotlight In Hollywood.12.40- CJAD—The Ron Monder 2 25-CKAC—Banquier Splc and Span.CKVL—Scolally Yours.2 30-CBJ’—Lettre a un* Canadienne.CKAC—âaïnt Antoine et le* malades.CBM—Musical.y Your».CHLP—A l’opérette.CHLP—A l’opérette.CFCF—Matinée musicale.CJAD—Carl Trevors and Richards Linds.CKVL—Housewlvea Holiday.2.45- CBF—Chansonnette*.CKAC—Un peu de tout.CJAD—Carl Trevor* and Voice of Memo.2.55- CKVL—nouvelles en anglais.3.00- CBF—LtCOt»«US lts, * 1J.-A.DESY t", MONTRÉAL “Si vous ne voulez pas me laisser entrer par la porte, lance-t-il alors, je passerai par-dessus la palissade.” Déjà ses deux mains saisissent un piquet de j l’enceinte pour l’escalader; mais i devant les huées que son geste ! suscite, et les cris de mort qu’il ; s’attire, force lui est de rejoin-: dre ses hommes.“C’est bien, ordoune-t-il, con-i duisez-moi à Makasa, .c’est lui ! qui m’a dit de venir ici, je veux ; lui parler.” Stupéfaits de tant d’audace, les brigands Babemba acceptent, mais il viendra seul | avec l’autre Blanc et escorté d’un enfant.i Enfin la porte s’entr’ouvre, mais si peu qu’on ne passe que AU REP BERNîER LES FILS 4M ir suLPitt pONTRtM.IMPORTATtUKS tN GROS k,.ÇOTo«j MH maux sources du dans ce triste voisinage qu’est parquée la petite caravane et entourée aussitôt d’un cordon d’hommes armés.Refrain lugubre Au milieu de 1» nuit, le village devient de plus en plus bruy-à la gar- i a|d; dans toutes les huttes on le P.Du- ! chante en cadence ce sinistre refrain; “Demain, nous verrons leurs tètes sur les piquets.” Effrayés, la plupart des hommes du P.Dupont s’enfuient.Le bon samaritain IV ,ie n in- A l’issue de la première mes-des u a role s ! sc ct‘lébrée ‘-’n ce milieu, vint à né ii» passer devant la tente une vieil- 1 ~ le, affligée d’une plaie affreuse qui lui rongeait la jambe.Invitée à s’approcher et à s’asseoir, elle le fait sans hésiter.Le Père commence alors, à genoux, le nettoyage de l’horrible ulcère.Intrigués, quelques Noirs s’approchent, puis c’est le village tout entier qui se rassemble et qui, dans le silence le plus complet, regarde une charité si nouvelle pour leur esprit de nèçre.Le pansement terminé, la viel-émue que les spectateurs, se ieve et s’en va, après avoir frappé plusieurs fois dans ses mains ridées, pour remercier son bienfaiteur.Le public la suit, en silence; on ne parle plus de mettre ks têtes sur les piquets.Pendant que P.Dupont soigne vieux et malades qui se présentent à sa tente, les nouvelles se succèdent.Kitimoukoulou est parti en guerre; le village de 1 Mousanta, dans la province voisine, a reçu sa sinistre visite.Préparatifs de guerre Le village est alerté; les.guerriers se précipitent hors de l’enceinte avec des haches, abattent des arbres, et obstruent les sentiers qui mènent au village.Ils répètent le même refrain: "Les Blancs restent; c’est la guerre- Kitimoukoulou s’amène; il égorge notre chef; il tue les Blancs !” Makasa reçoit en secret le P.Dupont et lui enjoint de s’en aller.Le missionnaire lui répond qu’il est prêt à affronter la colère de Kitimoukoulou.Devant pareille ténacité, le roi se tait, et., le Père reste.A plusieurs reprises, Makasa et ses ministres demandent des armes au P.Dupont, pour se défendre et se venger.Le missionnaire refuse, mais, entrant dans son rôle de brigand lui aussi, ii prend son fusil et fait plusieurs fois le tour du village, en inspectant l’horizon, ce qui rassure la foule et le rend populaire.Au fond, le P- Dupont croyait que tous ces bruits de guerre et ces tapageuses démonstrations n’étaient que le produit d’imaginations surchauffées ou une habile mise en scène pour l’effrayer et le tenir à l’écart.Mais en fait, Kitimoukoulou ne s’était pas borné aux menaces; et il était bien décidé à punir son fils rebelle, La nouvelle du pillage du village de Mousanta était exacte; des hommes avaient été tués, les femmes et les enfants, qui n’avaient pu s’enfuir avaient été emmenés captifs.Les craintes de Makasa n’étaient donc pas vaincs.BE 25312 v MILLIONS DÀCIES DE LÏTAT CIVIL MICROFILMES SONT AU SERVICE DE NOS SAVANTS itte Epilogue : Tête du P.mise à prix Après le Dupont L'heure de la Providence Le 23 juillet 1895, le P.(iuillé arrivait à Mipini avec une centaine d’hommes et les plus grands enfants.Le soir même on abandonnait la capitale de Makasa pour aller planter la tente sur la colline de Kyambi, où s’élèvera bientôt la Mission de Notre-Dame-des-Anges.La tente s’était vite transformée en dispensaire et un hôpital bien original, — série de buttes en branchages, chaque jour plus nombreuses, — se formait tout autour.Des villages même éloignés, on ne tarda pas à recourir aux soins dévoués de ces Blancs, “véritables envoyés de Dieu”.Avec les malades, les Pères recueillaient les moribonds, que les coutumes du pays rejetaient et abandonnaient dans la brousse, le village ne devant jamais etre souillé par la mort.Ces longues séances de dispensaire furent vraiment le premier ministère qui rayonna une atmosphère de confiance et de cordialité, et permit déjà de jeter à pleines mains la bonne semence, non seulement dans ces coeurs travaillés par la souffrance, mais chez tous ces visiteurs que la renommée attirait auprès des missionnaires.Car le doigt de Dieu avait été manifeste dans plusieurs guérisons merveilleuses, et elles avaient eu un vrai retentissement dans le pays, surtout à cette époque où la curiosité des Babemba, sans cesse en éveil, épiait et interorétait tous les faits et gestes de ces Blancs.Mtssionnaires-sorciars Il _ est indéniable que cette chante, — prévue et recommandée par nos Constitutions.— eji faisant tomber les préventions, gagnait les coeurs de ces rudes et cruels Babemba, et que les succès obtenus auréolaient les missionnaires d’un prestige et d’une science à rendre jaloux les sorciers du pays.I n habile guérisseur peut-il, pour une mentalité nègre, ne pas être sorcier?Ainsi disait-on â travers l’Oubemba que Bwana (nom qui commençait à être donné au P.Dupont, pour avoir séjourné dans cette région, à Matnbwé,) — était un sorcier sans pareil.Baptêmes des moribonds : effet consolant de la charité "Dans notre dispensaire”, écrivait le P.(iuillé eu décembre 1896”, comme au village, tous les mourants ont été baptisés, non seulement avec la permission de la parenté, mais encore avec les encouragements au moribond."Ecoute bien, lui disait-on, et crois ce que le Père te dit; il a été si bon pour toi depuis que tu es malade, qu’il ne peut vouloir te tromper.” savoir .f üUt OCUVEt NATIONAL! tMÛNt PL VQTM tNCQUÆAQtMtNTy W m$4.rvt St-Dvni*.S, rw* du McM-Thobw, Rofii TT rés le carnage de Mousan ta, Kitimoukoulou avait’ pris la route de Mipini, où se trouvait le P.Dupont; mais sur le rapport de quelques éclaireurs, envoyés inspecter le village et qui Payaient trouvé gardé et fort animé, le roi-brigand, inquiet et indécis, jugea plus prudent de faire demi-tour avec son armée.Mais s’il renonçait à se venger sur son fils, Kitimoukoulou n’en voulait pas moins se débarrasser des missionnaires.Avant de partir, il c hoisit quatre guerriers et leur donna l’ordre d’assassiner le P.Dupont.Les brigands se cachèrent dans un bosquet de grands arbres, où le Père avait l’habitude de faire la allasse aux pintades, nombreu-j ses à Mipini, Un soir, le missionnaire ne surprit qu’un faisan i qu’il abattit du premier coup; il se relira sans se douter de In présence des quatre brigands; saisis par la peur ceux-ci n’osèrent pas exécuter l’ordre reçu.Autre épilogue : les petits innocents Le pillage de Mousanta eut un i autre épilogue qui servit provi-1 dentiellement la cause des mis-I sionnaires.Un agent anglais du Nyassa, rencontrant une caravane d’Ara bes esclnvagisles, leur avait arraché un groupe d’enfants qu’ils traînaient avec eux.Rien embarrassé de ces marmots, il écrivit au P.Dupont pour le prier de Un bon missionnaire doit perdre son temps Ministère d’un autre genre, celui-là: celui des réceptions et des visites .“Pour être missionnaire”, écrira plus tard Mgr Dupont, “il faut savoir perdre son temps.Dans de nombreuses et interminables visites, ii faut faire bonne figure à tout le monde.sans quoi, on reste seul et sans influence.Ces conversations et réceptions furent pour nous le point de départ de ta mission.” Les Africains, naturellement causeurs, se sentirent compris par les missionnaires.La mission de Kayambi devint bientôt un centre de grande animation, parfois bien importune, mais cependant bien consolante! Pendant les premiers mois de leur installation, tous les chefs des environs vinrent, à maintes reprises, saluer les nouveaux venus, Curosilé?Intérêt?sans doute; mais aussi par politesse, ear les Babemba savent faire des visites en règle.Selon l’usage, aux cadeaux on répondait par des cadeaux.•’lu» court qu'un fttp» ! \ Ou les dames font leur apparition A l'hôtel dt villa Ces brigands étaient conquis par les missionnaires, chaque jour davantage, et leur confiance en eux fut bientôt telle qu’Us en arrivèrent à leur parler comme à des compatriotes.Jusqu’alors, les hommes seuls étaient venus en visite à la mission.Un jour Makasa dit au P.Dupont devant toute l’assemblée des vieux: “Nous vous connaissons maintenant, nous savons qui vous êtes, nous permettons à nos femmes de venir vous voir et causer avec vous, comme elles le désirent.” A partir de cette date, les dames.a l’instar des hommes, fréquentèrent la mission.Au cours de ces longues et souvent épuisantes conversations, on faisait un travail utile, en jetant la bonne parole.Parfois, ces germes de vie trouvaient une terre préparée pour y prendre racine et s’y épanouir.Au tour de la jeunesse fière et turbulente De retour dans leurs villages, les visiteurs et visiteuses des Pères ne manquaient pas de raconter le bien que faisaient ces Blancs; on parlait de l’éducation qu’ils donnaient à un groupe d’enfants venus de Mambwé, rachetés de l’esclavage.Les jeunes Babemba retenaient ces détails; ils brûlaient du désir de visiter, eux aussi, et de suivre ces Blancs- Dans l’Oubemka, il est d’usage que, vers quatorze ans, les enfants intelligents des meilleures familles se mettent à la disposition du roi, pour s’initier aux bonnes manières et au maintien des affaires.Ces Blancs doivent être, eux aussi, de grands personnages.“Allons à Kayambi”, se dirent-il; “il ne faut pas nous laisser dépasser par ces Bamambwé”.Durant les trois ans que dura cette école, plus de huit cents enfants passé, rent à Kakambi, Ce que l’on visait avant tout, c’était de faire connaître et aimer la mission, et de confier à ces jeunes mémoires les éléments de notre sainte religion, tout en leur enseignant à lire et à écrire.Cette oeuvre visiblement providentielle portait en elle les plus belles espérances.Beaucoup de ces jeunes gens demandaient leur admission au caté-chuménat, et après plusieurs mois, un beau noyau de fils de chefs, de pages du roi, en subissaient avec succès l’examen d’entrée.Le diaire signale leur Impa.lience à recevoir le baptême et le prosélytisme qu’ils exercent autour d’eux pour instruire leurs compagnons.Un fils de Makasa, encore catéchumène, est même le servant de messe habituel du P.Dupont.Naissance de l'Eglise du Nyassa Fondée en juillet 1889.avec les postes éphémères de Mpon-da (oui dura dix-huit mois) et Mambwé (évacué en septembre 1896 après la fondation de Kayambi), la mission du Nyassa continuait à avoir pour supérieur ecclésiastique et religieux, le vicaire apostolique du Tanganyika.Mgr Lechantois, qui ré.sidait à Karéma, à vingt jours de marche de Kayambi.Le cardinal Lédochowski, préfet de la Propagande, suivait de près les travaux et les premiers succès de cette jeune mission.En janvier 1896, il lui donna son autonomie, en nommant le P.Dupont administrateur apostolique du Nyassa.Le 12 février 1897, un décret de la Propagande érigeait la mission du Nyassa en vicariat apostolique, et le P.Dupont en devenait le premier titulaire.Le 15 août suivant, en la fête patronale du poste de Notre-Dame des Anges, il était sacré, à Kayambi, par Mgr Lechaptois, dans l’immense église en briques recouverte d’un toit de paille.Makasa et tous les chefs étaient aux premiers rangs.L’église n’était qu’une mer houleuse de têtes qui ne voulaient rien perdre de la cérémonie.Ce fut là le seul ornement de 1» fête; ce fut aussi le plus consolant que pou-vait souhaiter un coeur d’apotre.Car.«i les grands chefs tenaient parfois une conduite assez équivoque à l’égard des missionnaires, la masse du peuple était déjà de coeur avec eux Dans plusieurs villages, on avait érigé de modestes chapelles, cl d’anciens Les CMseillers des corps pablics Douze sont déjà nommés — Huit des treize organismes énumérés dans la charte choisiront leurs représentants municipaux avant le 27 novembre — La procédure suivie Jusqu'au 27 novembre A date, cinq des treize corps publics qui doivent désigner des conseillers à l’hôtel de ville, ont nommé leurs représentants.Voici la liste de ces élus qui siégeront dans le prochain Conseil.après le 9 décembre.Chambre de commerce du district de Montréal: MM.Antoine Desmarais et Paul Dozois.M.Desmarais remplace M.Aimé Parent, représentant de la Chambre depuis 1940 et membre de l’Exécutif municipal depuis sept ans.M.Dozois reçoit une confirmation du mandat municipal qu’on lui avait confié il y a quelques mo>s.à la suite de la mort du conseiller Philias Paré.Chambre de commerce des élèves, encore catéchumènes, y faisaient fonction de catéchistes.La statistique d’alors porte; 98 néophytes et 1,400 catéchumènes.Le catéchuménat étant de quatre ans, ces chiétiens n’étaient pas des Babemba, mais des “rachetés” venus de Mambwé, de leurs enfants ou des per.sonnes baptisées à l’article de la mort.Telle était la situation du Nyassa après deux années d’efforts à Kayambi.(A suivre) N.B.— La maison des Pères Blancs, à Montréal, est à 1640, rue Saint-Hubert.jeunes: M.Raoul Gadbois, nouveau venu au conseil.Il succède à M.jean Morin.M.Gadbois est le 1er vice président de la jeune Chambre.Conseil central des syndicats catholiques et nationaux de Montréal: MM.René Gravel.Horace Laverdure et Jean-Baptiste Delisle.M.Grave] fera aes premières armes à l’hôtel de ville.Il remplace ÿl.Georges-Aimé Gagnon, que le vote de ses collègues des syndicats n’a pas favorisé- Conseil des métiers et du travail de Montréal: MM.J.-E.Ga riépy, Claude Jodoin et Hugh Corrigan.* M.Corrigan prend la place de M.Robert Haddow et MM.Claude Jodoin occupera le siège de M.Alfred Mathieu au conseil.Ligue des propriétaires de Montréal: les conseillers municipaux de la ligue pour le prochain mandat de trois années sont: MM.Léonard Léger, Hervé Dupuis et J.-H.Gagné.M.Léger, nouvelle figure au conseil, remplace M.J.-H.La-framboise, qui n’a pas voulu briguer de nouveau les suffrages de ses collègues de la ligue à cause de ses nombreuses occupations.Les huit corps publics suivants feront bientôt connaître les noms de leurs mandataires officiels auprès de Concordia: le Board of Trade, le Montreal Junior Board of Trade.l’Université McGill, l’Université de Montréal, la Canadian Manufacturers Association.l’Association des marchands détaillants du Canada, la Ligue du progrès civique et le comité des citoyens de Montréal.JUSQU’AU 27 NOVEMBRE Les treize corps publics énumérés dans la charte ont jusqu’au 27 novembre pour faire connaître au greffier les noms de leurs députés à la législature municipale.La plupart de ces organismes ont le privilège de désigner chacun trois représentants à l’hôtel de ville.Il y a cependant •xcep-Uon pour les Chambres de com* merce et la Ligue du progrès civique.Le Board of Trade nomme deux conseillers municipaux, il en est de même pour la Chambre de commerce du district da Montréal, et la Ligue du progrès civique.Quant à la Chambre de commerce des jeunes et au Montreal Junior Board of Trade, leur représentation échevinale est limitée a un délégué pour chacun de ces groupements.Les quatre chambres de commerce ont donc le droit d élire un total de six conseillers pour les représenter dans les délibérations municipales.Les corps publics désignent leurs représentants à l’hôtel de ville par résolution, à la suite d’un scrutin.Mais “pour l’adoption de telle résolution, spécifia la chacle, chaque corps suit la procédure qui le régit pour des sont immédiatement proclamés Les conseillers ainsi nqmmés sont immédiatement proclames élus”, la journée même de la mise en candidature pour les candidats des 11 districts électoraux de la ville.La date de la mise en candidature sera cette année le 27 novembre.VOYAGE NEW-YORK TRAIN - AUTOBUS $31.75, $34.95, $38.95, etc.JOURS : 1, 2, 3 novembre autobus spécial (léser supplément) comprenant transport, hfltéfs, visites voyage de noces organisé partout et en accord avec votre budget Informations et réservations Ass'n Voyages Historiques 5302 Ave du Parc.Montréal Tél.: CA.0TS5 OUVERTS DE 9 h.O 5 h.30 TOUS LES JOURS SAMEDI COMPRIS Pour les Scouts cette offre avantageuse “Scout” g Télégraphes marque Wilson "3 DANS U c'est-à-dire à 3 signaux : # lumineux # sonnerie bourdon # signal ordinaire Modèle illustré à ce prix réduit .Prix ord.4.95.SPECIAL MARDI CHEZ DUPUIS 3.95 (sans pile sèche) Fabrication tout métal et de belle apparence .cette marque WILSON est connue des Scouts.Rien comme ce télégraphe pour étudier le code Morse.Chaque modèle avec deux livrets de renseignements ainsi que 2 livrets formant 14 leçons.Au complet avec 50 pieds de fil pour envoyer et recevoir des messages sur une assez longue distance.Chaque pile sèche.15 DUPUIS — rez-d«-chau*sée (De Montign?) y, RAYMOND DUPUIS, président A.-J DUGAL.t.-p.et gèr gén Sourds Le NOUVEAU et Ultra-Mince APPAREIL ACOUSTIQUE PARAVOX UNE SEULE PIECE Avant de faire l’achat d’un appareil acoustique essayes le nouveau PARAVOX.qui ne pèse que 3% onces (sans batterie).D’us*«e très facile.LE PLUS SIMPLE -LE plus solide -U LE PLUS ECONOMIQUE INCASSABLE _ I GARANTI.quel que soit votre de*re rte «nrrttté 1 avec PARAVOX, vous rntendrer clatre-I ment.C’est le meilleur appareil.Venes l’essayer — Cela ne vous coûte rien.DEMONSTRATIONS GRATUITES ET A DOMICILE SI DESIREES.GILBERT jOBIN SPECIALISTE 3610 Durocherffi.'UuW?LA.5975 UN SEUL BUREAU A .MONTREAL Les libéraux donner t aux étrangers; DUPLESSIS donne à sa province.DUPLESSIS sécurité a donné syndicale AUX OUVRIERS Au cours des sessions de 1945 st de 1946, l’honorable monsieur Antonio Barrètte, ministre du Travail, présenta une loi qui consacre la reconnaissance de la majorité en matière syndicale.Cette loi démocratise les relations ouvrières en fixant la majorité comme critère de le représentation syndicale.Sous le régime libéral à Québec, une organisation ouvrière devait grouper 60% des travailleurs d’un groupe distinct avant d étre certifiée pour représenter ce groupe.Le gouvernement Duplessis a protesté en Chambre contre cette disposition de la loi, injuste pour l’ouvrier, et, se rendent à la demande de toutes les organisations ouvrières du Québec, il a amendé la loi.Aujourd’hui, il suffit qu’une union représente la majorité dés emplo/és visés pour qu’elle obtienne une certification.DUPLESSIS donne à u province des lois démocratiques et naient aux étrangers et négligeaient l’élément ouvrier.il renforce la sécurité syndicale.Les libéraux don- fOrggalMNaa «t rc»l»i> N>Nnn«l«.
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