Le devoir, 15 novembre 1947, samedi 15 novembre 1947
“L* Canada tit tint nation lOuvtrtint et nt ptut avtc docilité accipttt dt la Grande-Bretagne ou dti Etait-U nu ou de qui que ci toil d'autrt.VatUiudt qu’il lut faut prendre thvett le monde." Lord TWEEÜSMUIR FAIS CE QUE DOIS Udactont mi cfcats Omm HEBOUZ Dlrecteui ¦ Gtéraid FILION mrrnrern VOLUME XXXVIII — No 263 MONTREAL, SAMEDI, 15 NOVEMBRE 1947 S.Albert le Grand, conl.et docteur.TEMPS PROBABLE j NEIGE Trois cents le numéro L'ne vague communiste défer-] les plans d'une ville, d’une voirie, c’est dèloni ser au même titre que de tasser de l’abatis et arracher des souches.Pourquoi ?Parce que la vie économique moderne comprend des fonctions multiples qui s’agencent et se complètent savamment.Elles dépérissent, quand elles cessent de se supporter mutuellement.Rien ne sert de défricher et de produire des aliments, si on est incapable de les vendre avantageusement.Inutile de bâtir des villages et des villes qui ne sont pas reliés par un réseau de routes carrossables.Et ainsi de suite.Ce sont là des vérités de sens commun qu’on ignore trop souvent dans la pratique.Quand on parle de plans de colonisation, on pense instinctivement à la classification Suite aux prochaines élections Pendant longtemps on a cru que coloniser, i mingue fut ouvert en partie il y a cinquante 1 c’était tout simplement placer des colons sur ans par des familles franco-américaines, qui'je présentement sur l’Europe, et des lots et les aider tant bien que mal à se dé- laissaient derrière elles des salaires dix fois'selon l’avis de M.John-Davis brouiller.Cette conception strictement agri- plus élevés que les maigres revenus qu’on ! Lodge, représentant du Connec-! cole de la colonisation était acceptable au peut se faire sur un lot.Elles obéissaient à L‘t membre du comité des temps où la cuUure de la terre était de beau- des sentiments plus élevés que la recherche: Saurait ^oas de coup la plus importante activitéééconomique.de gains immédiats.I guerre avant plusieurs années, L’aspect proprement agricole de la colonisa-; Des gens de cette trempe il y en a encore ; mais la victoire sera décidée tion l'emport#it nécessairement sur les ils ne sont peut-être pas légion, mais il y en I d’ici deux ou trois ans et les autres.| a.Seulement, il ne faut pas les décourager! Prochains mois seront très ijn- De nos jours, coloniser, c’est bâtir un pays, j d’avance par une propagande à rebours.jp“^1flrn s ‘ ans e ° K,1X ' u va n‘ c’est-à-dire en mettre en valeur toutes les.L’héroïsme, c’est souvent une question de; m.Lodge, qui a étudié le proressources.Construire une papeterie pour climat moral.Des gens fort ordinaires dans'blême italien, a dit que les au: utiliser le bois des colons et des entrepre- le civil sont parfois des héros dans l’armée.' torités militaires et navales .ni neurs forestiers, harnacher un pouvoir Question de propagande et de milieu.C’est! )ouvaientIUcnvahirarilT'u- d’eau, forer une mine, bâtir un quai, tracer la même chose pour la colonisation.Des su- r,'!.!1 Spr!,|21 écoles, 30,000 élèves et 2.900 professeurs; renseignement ménager, 359 écoles, 18,000 élèves et 725 professeurs; l’enseignement supérieur est dispensé par trois universités, trois écoles supérieures.deux instituts catholiques d’arts et métiers, deux écoles supérieures industrielles, 2 écoles supérieures commerciales.L’exposition apprend à plusieurs, qui l’ignoraient, que l'enseignement libre réunit plus de la moitié des jeunes Français fréquentant les classes du second degré, plus précisément 53%.L'éducateur Avant d’aborder les réalisations actuelles de renseignement catholique français, un hommage est rendu à ces maîtres et mai-tresses, pour qui l’enfant n’est pas seulement un futur diplômé ou bachelier, mais une personne, un coeur, une âme surtout, et qui sera demain un homme.Ils sont 60,000 en France, dont 36,-000 maîtres laïcs, et 24,000 prêtres, religieux et religieuses.Des panneaux font voir que l’enseignement libre plonge ses racines aux plus lointaines origines du passé national, et que toujours il a innové, adaptant sans cesse ses méthodes.!,’enseignement des masses populaires, en particulier, est un fait aussi ancien que l’évangélisation ries Gaules, et la moderne ' ts-truction publique, gratuite et généralisée, a sa source dans le génie réalisateur d’un abbé Dé-mia ou d’un saint Jean-Baptiste de la Salle.Un tableau de ce hall d’entrée illustre avec clarté la “méthode” inaugurée par les Jésuites: participation active des élèves a la classe “qui devient un champ prestigieux où l’on croit vivre la gloire de cent batailles, une ré- ACHETEZ VOS iusurs ici La Patrie Fleuriste 1S8 ML STE-CATHERWE i* lendt Ecoute* Livraison partout directe- „ „ , „ ment de notre «erre- r chaude.12 h.M PL 1788-1787 « k JO 10% d'escompte eux communautés religieuses.Til.t CRescent 8700 MAGNUS POIRIER Entrepreneur PompM Funèbre*.Expert Embaumeur 6603, rue ST-LAURENT , co, fondateur des Salésiens, oui faisait de l’amour “son grand levier”.Il écrivait: “Je me ferai aimer de mes garçons pour leur faire aimer Dieu.Ma pédagogie sera au confluent de la raison, de la foi et du climat familial.Qui n’a pas le coeur de l’enfant ne saurait l’élever.Quand on le possède, il ne reste plus qu’à !e mettre en contact avec le Divin.” Une phrase comme celle-là est une clef.On comprend que des parents aient pu apprécier, soutiennent encore aujourd’hui de leurs deniers des maîtres parmi lesquels il peut s’en trouver qui sachent passer de la classe à la récréation, de la promenade a l’entretien intime, qui ne quittent l’enfaut que pour le suivre encore, le porter dans leurs soucis, le nommer dans leurs prières.Enseignement primaire Une salle est consacrée à renseignement du premier degré.Particulièrement florissant dans les départements de l’ouest de la France, partout présent pour répondre, inadéquatement souvent, aux désirs des familles chrétiennes, l’enseignement primaire a pu se développer, grâce à la loi du 30 octobre 1886.Instituteurs et institutrices, laïques en grand nombre, y donnent renseignement sous le contrôle moral et religieux du curé de la paroisse.On peut examiner des travaux d’élèves dans une succession de salles consacrées à l’enseignement technique masculin, à l’enseignement agricole, à l’enseignement technique féminin, aux écoles professionnelles et ménagères.Dans la section: “Au service de l’enfance malheureuse ou inadaptée, un panneau spécial présente le cas particulièrement frappant de Marthe Heurtin, soeur de l’héroïne de “Aines en prison”, Marie, — et comme elle, sourde-aveugle-muette de naissance — capable aujourd'hui de lire, écrire, tricoter, taper à la machine, etc.Enseignement secondaire Je mentionnais à l’insiaiit que l’enseignement secondaire libre réunit plus d’élèves que l’enseignement laïque, (’.’est aussi à ce degré que les Catholiques français, après avoir mené depuis la révolution de 1789 une rude et longue bataille pour obtenir la liberté de l’enseignement, ont obtenu le 15 mars 1850 leur première victoire, sous l’impulsion de Montalembert et de Lacordai-re.Pour répondre aux demah-des de plus en plus nombreuses des familles chrétiennes, écrit M, Pierre Potier, à qui j’emprunte ces renseignements, tout un réseau d’établissements secondaires se créa, et malgré la cri-«e de 1904, continua a se développer.11 est remarquable que tous ces établissements desservis par les ordres religieux et le clergé diocésain, ont été acquis ou pris en location et sont tenus nar des sociétés ou des associations d’anciens élèves et de parents, puisque l’Eglise de Franc depuis 1901 n’a plus le droit de posséder.On y dispense les humanités classiques qui.comme l’explique Mgr J.Calvet, sont “catholiques”, dans le sens qu’elles ne sont pas l’apanage d’un peuple, et le recteur de l’Institut catholique ajoute: “En définitive l’humanisme, qui a donné à l'homme la scien- .!/.JEAX-MA UHICE d.c.n.d., président ilt tion des chiropraticiens de province de Québec, éi qui t sriiPT b- Fernand DESJARDINS, prèsi-'’.'Y \ dent de ta souscription du pot I Associa- pourri de charité de la Chambre de commerce des jeunes, qui aura lieu à la caserne militaire Collèfie international des chiro- (k Ja nie Crn/ff( les ,t 5 ct c praticiens vient de conférer^ le titre de “Fellow" pour services et découvertes remarquables dans la science de la chiropra-tique.décembre prochain.Réunion de la Commission d'hygiène La Commission d’hygiène s’est réunie hier dans l’antichambre du maire Houde.Cet organisme municipal, composé de conseillers municipaux et d’hygiénistes, tient des séances périodiques au cours desquelles on étudie les problèmes relatifs à la santé publique à Montréal.Jubilé d’argent La section St-Stanislas de la Société St-Jean-Baptiste célèbre demain son 25ème anniversaire de fondation Le major ADELARD DUGUAY, principal du Plateau, invite tous les anciens élèves de celle école au banquet aux huîtres ore/anisè pour eux et qui aura lieu ce soir, samedi, le 15 courant, à l'école normale Jacques-Cartier, 3500, avenue Calixa-Lavallie.Pour informations: FRontenac 83H.Source de radio-activité découverte dans un métro de New-York La guerre continue en Grèce Athènes, 15~(A>.) — Les dépêches venant de l’oiiest de la Macédoine déclarent que le combat continue à l’ouest du village de Grevena, entre l’armée grecque et les troupes des guerillas, ce combat semble prendre ram-pleur d’une offensive de grande importance.On pense que les rebelles ont plus de 200 hommes hors de combat, les troupes du gouvernement appuient leur attaque au , moyen de lance-fusées.Près du village de Gram-mos, non loin de la frontière d’Albanie, l’armée a.décimé un groupe de rebelles qui se retranchaient dans des positions fortifiées, 60 rebelles auraient été tués en ce combat et de nombreux prisonniers auraient été capturés.On rapporte d’autre Eart 30 autres tués chex les réelles.La section St-Stanislas de la , Société Saint-Jean-Baptiste célé- New-York, 15- (A.P.) —Une brera demain son jubilé d’ar- ! nouvelle source de radio-activité, gent, A cette occasion de gran- émanant de granit ordinaire, et des cérémonies ont été organisées.Les fêtes auront lieu sous la présidence de M.le chanoine Arthur Deschênes.V.F., D.Ph., ! pieds d’une gare du subway de D.Th., D.D.C.curé de la parois- Manhattan, se.ue l’on n a pas nommée, a été écouverte dans un “laboratoire”, situé sous le toit de 160 La section St-Stanislas de notre société nationale a été fon- Arthur Landry Enr'g, ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D’AMBULANCE G.GODIN, prop, coru«Ul*i municipal Salon* i Bureau \ 818, RACHEL EST «18.RACHEL EST FAUrtrk 3871 nion des membres du local avait été organisée en la salle de l’hôtel de vide pour “fêter la libération de notre chef” Kent R.Rowley, directeur canadien de l’union, qui avait été condamné à passer un séjour assez prolongé à la prison de Bordeaux, après avoir été trouvé coupable, l’été dernier, par un tribunal siégeant à Montréal, de délits commis au cours de la grève des tisserands à la Montreal Cotton.On se rappelle lu mémorable journée du 13 août 1946 alors que quelque 2000 manifestants avaient assiégé les moulins de la Montreal Cotton ici.Des milliers de dollars de dommages avaient été causés.Le héros de la fête n‘a pas manqué, au cours de l’allocution qu’il a prononcée, de donner ses “impressions de voyage" “La prison de Bordeaux, dit-il, n’est rien de plus ou de moins ju’une école d’entrainement pour les jeunes criminels”.II a poursuivi en disant que cette institution est loin de faire honneur à notre civilisation.M.Rowley a demandé aux autorités provinciales “d’introduire les réformes qui «’imposent et ce, sans délai”.ce, reste sa seule arme pour se défendre contre la science”.Une pensée qui va loin, quand on songe que les Etats-Unis ont aujourd’hui recours à la culture humaniste pour délivrer l’homme de la machine, et la Russie elle-même y vient, pour le délivrer de l’Etat.Que fera la France qui, justement, vaut surtout, elle, par la culture?Kent Rowley revient.Valleyfield, 15.(Spécial au Devoir).— Le local 100 des ouvriers-unis du textile d’Amé-, .ri que (F.A.T.) a acclamé son | dée en 1922 par 1 ancien éveque héros”, ici jeudi soir.Une réu- de Chicoutimi, S.Exc.Mgr Char- .les Lamarche, alors curé de St- Stanislas.Le premier conseil de la société (1922-23) était formé de MM.J.-A.Molleur, président, L.-C.Farley, vice-président, J.-A.Mardi, trésorier.Pierre Arbour.secrétaire, et des conseillers J.-W.D’Aragon et J.-L.Le-claire.Le conseil actuel, qui est formé de MM.J.Bertrand, président et marguillier en charge, Conrad Petelle, notaire.Romuald Laurin, secrétaire.Ludger Roy, trésorier, et des conseillers L.-P.Beaudin.Marcel Garand et Joseph Lavoie, est heureux d’inviter tous les anciens et les membres actuels de la section St-Stanislas à venir participer à ce jubilé.Les fêtes débuteront demain matin par une grand-messe solennelle qui sera célébrée par M.l’abbé Léo Vaillancourt, aumônier actuel.Le sermon de circonstance sera prononcé par M.le chanoine Arthur Deschènes, curé.Le choeur de chant sera dirigé par M.Arthur Lapierre et M.J.-P.Rîopelle touchera l’orgue.Le soir, en la salle paroissiale il y aura soirée récréative qui a été préparée par M.L.-P.Beaudin, directeur des Loisirs.M.Ca-millien Houde.maire de Montréal, a accepté les charges de maître de cérémonies pour la circonstance.Au nombre des invités d’honneur l’on remarque MM.Ernest Bertrand, ministre des postes et député de Laurier à la Chambre des communes; J.-A.Francoeur, membre de l’Assemblée législative pour le comté de Mercier; Roland Beaudry, député fédéral de Montréal-St-Jacques, et MM.les conseillers municipaux Corbeil, Duclos, Savignac, Râtelle, Le- Le Dr Victor F.Hess, prix Nobel ct physicien de l’Université de Fordham, a révélé les expérience» d’hier, qui pourraient reviser les concepts sur la production calorifique de la terre.Le laboratoire du Dr Hess avait été installé il y a deux mois dans le subway, à l’intersection de l’avenue Fort Washington et de la rue 190e avenue, parce que Ja profondeur du roc, servant de toit à cet endroit, isolait son équipement contre lea rayons cosmiques.L’expérience commença dans une carrière de Quincy, Mass., en 1945, a dit le Dr Hess, lorsqu’il eut trouvé un morceau de granit de 300 livres.Sachant qu’il contenait du métal radioactif — de l’uranium, du théo-rium et du potassium — il détermina à l’avance le montant de radiation qu’il pouvait émettre.D trouva, cependant, que les Les Ecoles supérieures Une salle plus modeste est consacrée aux Grandes Ecoles.C’est la loi du 12 juillet 1875 qui ré- | Blanc et Deslauriers.WJMFMÆiMÆf'i DERNIERS DEVOIRS — Latatex-nou* vomis a*«wt*r dons vos dernier» devoir» envers ceux qui partent.No* conseil* tant bâtés tur l'expérience.Satan* mortuaire* — Service d* ambulant ce v.¦ Geo.VANDELAC Ltée C.VAMtSlAÇ, M —:Mt*- COU* ; : * ^ 120 *M.»• RACHEL, 1 wwwwtSSïvJ'ivWc' LE DEVOIR La Devoir’ est imprime *u no 430 est, rue Notre-Dame * Montreal par l’Imprimerie populaire, compagnie » responsabilité limitée, qui en est rértltrlce-proprlétalre Directeur-gérant, Gérard FUlon “Le Devoir” cet membre de la Canadian pies*, d* l’Audit Bureau ot Circulations et de ta Canadian Dali; Newspaper* Association La Canadian Press est seule autorisée à (aire l'emploi pour réimpressions lit toutes les dépêches attribuées » la Canadian Press.A ¦ Associated Press et A l'agence Reuter ainsi que de toutes Isa intcrmatlons locales que "Le Devoir” publie Tous drolu de reproduction des dépêches particulières au “Devoir” sont également réservés.Abonnemtnt par ia post* : EDITION QUOTIDIENNE Canada (sauf Montréal et la banlieue) .gu,.I 6.00 Montréal et banlieue .9.00 Etats-Unis et Empire britannique 8.00 Union postale .10.00 EDITION DU SAMEDI Canada .2.00 Etats-Unis et Union postal» .3.00 Les abonnements sont payables d'avanee par mands'-poste m par chèque encaissable au pair à Montréal.Autorisé comme matière postale de deuxième classe pas I» ministère des Postes.Ottawa.Téléphone : *BE!air 3361.tablit en France la liberté de | l’enseignement supérieur.Il n’est guère facile, dans une | exposition, de montrer sous forme concrète ce que représentent les Instituts catholiques et la place qu’ils tiennent dans la vie intellectuelle du pays.Le visi- teur peut du moins se faire une idee, par quelques noms et renseignements biographiques, de l’impulsion qu’ils ont donnée à la haute culture, dans les divers domaines de la pensée} des élites intellectuelles catholiques qu’ils ont formées; de l’influence de l’idéal chrétien qu’ils essaient de faire pénétrer partout.Cinq régions académiques ont comme centres les Instituts catholiques d’Angers, de Lille, de Lyon, de Paris et de Toulouse, dont les recteurs sont, respectivement.Mgr Pasquier, Mgr De-lepine, Mgr Gardette, S.Ex.Mgr Blanchet et Mgr Bruno de Sola-ges.Au service du pay* L'exposition tout entière a montré en l’enseignement catholique un bon serviteur de la France.Et voici qu’une dernière salle, la plus Imposante, décrit l’oeuvre des congrégations enseignantes sous toutes les latitudes, à l’affût d’un piogrès social à accomplir, d’une charité à exercer.Avec une galerie de portraits de grands hommes formés en France par l’enseignement libre et qui ont illustré les corps savants, les chaires de Facultés et les labeurs ardus du laboratoire, Tenseipnement catholique apparaît ici véritablement comme un des principaux artisans de la grandeur française.D’autres pays, l’Angleterre, la ’ Etats-Unis, la Suis.Plusieurs anciens aumôniers et présidents ont aussi promis d’assister à ces fêtes.Ce sont MM.les abbés J.-H.Hudon, curé de St-Elzéar; H.Chabot, curé de Ste-Gertrude; C.-E.Guilbault, aumônier de l’hôpital Ste-Justine.et Albert Caron, aumônier de la prison coiümune de Montréal.Le» ancien» président.MM.J.-E.Lefrançois, J.-B.Beaudoin.G.Brault, René Meloche, notaire, L.-C.Farley (président en 1924) et Marc Carrière.Ce» fêtes coïncideront avec la fête patronale de la paroisse St-Stanislas.Seront-ils secourus avant l'hiver ?Winnipeg, 15 (C.P.) — Avant que la longue nuit d’hiver n’enveloppe l’arctique, le C.A.R.C.s’efforce de porter secours aux huit Canadiens, dont un missionnaire grièvement blessé, prisonniers depuis plus d’un mois dans les glaces polaires.On n’a obtenu encore aucune nouvelle de Coral Harbor, sur l’ile Southampton, d’où l’aviateur Fo.Bob, pilote du “Snowbird”, tente de trouver un endroit pour atterrir pour atteindre les victimes de Moffet, à 600 milles plus au nord et à 400 milles à l’intérieur du cercle arctique.Les victimes de ce drame du grand nord sont le chanoine John H.Turner, missionnaire de l’Eglise d’Angleterre, blessé grièvement à la tête d’une balle de fusil; Mme Turner, leurs deux enfants et quatre parachutistes de l’armée canadienne qui ont été parachutés au-dessus de Mot-fet le 4 octobre dernier pour aller porter secours au missionnaire.APPRENEZ À CONDUIRE AUTO - DOUBLE CONTROLE DAMES ET MESSIEURS Cours pratique et théorique ECOLE FEDERALE Vingt-cinq ans d’expérience mu vervice du public.1821, St-Denis, Montréal - HA.5918 de 8 a.m.à 9 p.m.au • le rayons gamma émis par le granit étaient deux fois plus considérables qu’il ne l’avait d’abord calculé et que le granit continuait à émettre un surplus de 1Û0i.f itfr * nu et Installation SPECIALITES.syJtème comptabilité.Suite 524 EDIFICE CANADA CEMENT (Carré Phillips) PL.5900 mélC LES Inhlnés du Dr Groc N* 3» vou» permettent d* réaliser chez «ou* eu en voyage, une bonne eau minéral* artificielle, frakhe, etceUne.gaaeeee.Le* LITMKÉSc, Or Groc N* J3 •ont une assurance de bonne «enté et un traitement préventif de* personnes txen partantes.Bus par tout, la metm è taun, é tn il et le soir au* repas, c’est ¦ eau de table et de régime de toute le fetwlla.des petit* et de* grendt- l«* LRhinia du Dr BROC N* 33 constituent le remède indiqué du FOIE, des REINS, de (ESTOMAC, dec Rhumatismes, de l’Arthritisme an général.Les Itdunét du Dr Groc ns contiennent, dant chaque boite, dee Bons-prime».En les cortectionnant, vous obtiendras toute* sortes d'obiets utiles.Km Lithinét eea* ce WM* gmte teeree Ira fSarmecir* — Produit fronçait — Rtfutm l*t imitali-mt es partout pot It mom tt It Km SS.ilQOOOOOOOOOOOOOOOCOOOOOOOOOOOeCOOOOOOOPOOOOOOOOO^ 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l'O.N.U.Guerre civile en puissance De nouveaux actes de violence ont ; éclaté hier en Sicile Dans les journaux, lorsqu’on parle des empoisonnements de sources alimentaires, on jette presque toujours la faute sur la | fameuse ptomaine.A ce sujet, le ; Dr Jules Brien, assistant-surintendant de la division de l’ins-l peetion des aliments au service municipal de santé, a donné des précisions intéressantes dans une causerie prononcée hier soir à la radio.“Le mot ptomaine, dit le Dr Brien, vient du mot grec ptoma: substances mortes; ce sont des bases organiques alcalines qui se produisent pendant la putréfaction des cadavres; ces alcaloïdes ont pour origine les matières albuminoïdes du corps sous l’action des microbes; elles ne peuvent se développer que dans les aliments qui ont subi une putréfaction telle que les moins difficiles ne sauraient en manger”.Les empoisonnements les plus fréquents sont plutôt d’origine staphylococcique.Ils sont dus aux toxines qu’ils sécrètent.Les symptômes se manifestent d’une à quatre heures après l’absorption d’aliments contaminés.La viande de porc et de boeuf, sous toutes ses formes, se prête bien à cette propagation.Sandwiches et salades “L’expérience prouve, poursuit le Dr Brien, que ces empoisonnements surviennent presque toujours à la suite de fêtes mondaines, c’est-à-dire, lorsque des sandwiches, salades, sont préparés à l’avance, puisqu’ils sont responsables de près de 68 pour des cas.” “Les sandwiches sont faits un ou deux jours avant la réception, avec du pain au lait très frais, du jambon, de la mayonnaise.etc., ils sont enveloppés dans du papier paraffiné qui en exclut l’air ambiant, ensuite placés dans des serviettes humides à la température de la pièce durant 48 à 72 heures; l’été, cette température peut atteindre 90e j Fah., excellent milieu de cultu- ; re, température d’incubation | idéale.“U est prouvé que des ali-1 rnents dans de telles conditions durant quatre heures, peuvent causer des empoisonnements massifs.Ce ne sont pas les microbes mêmes qui causent le mal, mais les toxines qu’ils sécrètent, poursuit le conférencier, “D’autres aliments (éclairs, choux à la crème, mille feuilles-etc.) mal conservés, peuvent aussi causer les mêmes inconvénients.Pour terminer, le Dr Brien résume quelques-unes des principales précautions à prendre pour éliminer ou au moins diminuer les empoisonnements.Précautions à prendre “Propreté méticuleuse chez les manipulateurs d’aliments, surveillance adéquate du lavage des ustensiles; “Aucune personne malade ou qui l’a été récemment, qui souffre de maladie aiguë ou chronique des voies respiratoires, de la peau, de plaies suppurantes, ne doit préparer les aliments; “Les aliments doivent être de bonne qualité et gardés à une température ne dépassant nas 50° Fah.; non seulement faut-il avoir une glacière ou appareil frigorifique, mais il est de toute première nécessité que l’appareil soit tenu à la température précitée depuis le moment où l’on y met des aliments jusqu’à ce qu’ils soient mangés.“Conséquemment, la symptomatologie, l’épidémiologie, la pathologie et les analy^s de laboratoire sont les facteurs ittdis-pens^’ os qu’il faut étudier attentivement et sous tous les aspects pour en arriver à un diagnostic concret des empoisonnements de source alimentaire." En Palestine Un autobus est etiMé de balles Un jeune Juif de 20 ans est tué et un autre est blessé — Le bilan des morts è date : 5 Rome, 14 (A.P.).— La vague de violence, qui a déferlé sur l’Italie, la semaine dernière, s’est de nouveau déchaînée sur Palermo.en Sicile, hier, lorsque environ 2,000 ouvriers des chantiers maritimes ont quitté leur travail pour aller démolir les quartiers généraux du parti de la droite.Clamant contre “les fascistes de la Lombardie et de la Sicile”, les ouvriers ont pris d’assaut les bureaux du mouvement de Vuotno qualunque (partie de l’homme du peuple) ainsi que deux quartiers généraux monarchistes.Ils ont pénétré de force dans les édifices, fracassé l’ameublement et les fenêtres et ont jeté ce qui restait dans les rues.Le journal de Rome, Il Giornale d'Italia, a dit que cinq ouvriers et un carabinier avaient été légèrement blessés au cours de ces assauts.Les forces mobiles de la police ont finalement dispersé la bande après le pillage du deuxième édifice monarchiste.A Florence, la police a fait rebrousser chemin à un défilé d’environ 1,000 communistes marchant sur les quartiers généraux du mouvement de l’uonjo qualunque.A Milan, l’agence de nouvelles italienne Ànsa a dit qu’une automobile bondée d’hommes habillés en travailleurs s’était arrêtée et que ses occupants en sortirent et pénétrèrent dans le bureau du parti libéral (parti de la droite), qu’ils ont placé des sentinelles à la porte et qu’ils ont fouillé le bureau sans- succès afin de trouver des membres du mouvement social italien et que finalement ils s’en retournèrent paisiblement.Des manifestations dq même genre ont eu lieu à Venise, à Naples, à Gênes, à La Spezia et en plusieurs autres petites villes de l’Italie.Les dessous de cet état d’agitation politique ont été mis à iour, cependant, par une déclaration, faite avant-hier, par le communiste Giuseppe Di Vittorio, chef de la Confédération générale du travail, disant que le gouvernement devrait anéantir “les organisations fascites” s’il voulait éviter “la guerre civile”.De* porte-parole du gouvernement démocrate chrétien du premier ministre De Gasperi sont d’opinion que le* attaques, que l’on qualifie d’antifascistes, étaient un prétexte pour user de violence, dans le but de forcer le gouvernement k desserrer son emprise.La Corée obtient son indépendance L'Assemblée générale approuve le plan Marshall — Victoire presque totale des Etats-Unis Jérusalem, 15 (A.P.).— Selon la police de Jérusalem, un jeune Juif, âgé de vingt ans, a été tué hier soir, lorsqu’un autobus a été criblé de balles au Mont Carmel d’Haïfa, portant à cinq le nombre total des morts violentes en Terre-Sainte, depuis ces derniers jours.Un autre Juif a été rapporté blessé dans l’autobus.Il a été identifié comme étant M.Sma-nuel Ben-Gurion, un professeur et neveu de M.David Ben-Gu-rionv chef de l’exécutif de l'agence juive.REPARATIONS DE MONTRES 8KRVICB RAPIDE Garanti d’un an ^ROYi BIJOUTIERS DIAMANTAIRES 6725, St-Hubert CA.2622 Au Nord de 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organisation extrémiste du mouvement clandestin juif.Deux grenades ont été lancées contre un poste de police, à Jérusalem, hier soir, près de l’endroit où les deux policiers britanniques furent tués, et une rafale de balles de mitrailleuses s'est abattue contre le mur de la bâtisse.Un sergent de police, qui était de garde sur le toit de l’édifice, a été tiré à la jambe.MM.Douglas et Smith accompagneront Marshall Washington, 15 (A.P.).— Le secrétaire d’F.tat, M.Marshall, a annoncé hier que les deux ambassadeurs.MM.Lewis C.Douglas et Walter Bedell Smith, l’accompagneraient, en qualité de délégués des Etats-Unis à la conférence des Qautre Grands, à Londres.M.Douglas, ambassadeur en Grande-Bretagne, et M.Smith, ambassadeur à Moscou, étaient au nombre des conseillers spéciaux inscrits sur une liste provisoire de quelque 50 aides et conseillers.Le péage sur les ponts L'entrevu* d* MM.Duplessis *t Asselin remise à plus tord — Démarches entreprises pour la suppression des taux de péage Québec, 15 (D.N.C.).— M.Maurice Duplessis devait discuter avec M.J.-O.Asselin, président de l’exécutif de Montréal, et le maire Raymond Brunet, de Hull, la question des taux sur les ponts Jacques-Cartier et Victoria, mais l’entrevue a été remise à une date ultériture, à Montréal.Le maire Brunet est président de l’Union des municipalités de la province et Tune des résolutions passées lors de la dernière convention de l’Union, à Hull, est à l’effet que des démarches devraient être entreprises pour la suppression des taux de péages sur ces deux ponts, qui appartiennent à la fois au fédéral et au provincial.Comme les démarches auprès du gouvernement d’Ottawa doivent se faire, non directement, mais par l’intermédiaire du gouvernement de Québec, on demandera à M.Duplessis de plaider la cause des municipalités.A l’heure actuelle, la ville de Montréal est poursuivie par Ottawa pour défaut de payer sa contribution annuelle de 8150,uliu à l’entretien du pont Jacques-Cartier.Il est possible qu’une poursuite analogue soit prise contre la province.La ville et la province sont en effet venues a la conclusion que l’obligation de payer pareil montant n est pas légale, vu le montant ttos élevé de l’argent perçu au pont Jacques-Cartier.On fera des démarches à la fois pour la suppression des taux de péage et l’abandon de la contribution de $150,001).Flushing Meadows, N.Y., 15, (De notre correspondant spécial).— Avec l’adoption, hier, des deux résolutions concernant l’indépendance de la Corée, rassemblée générale a disposé de trois questions politiqu''s d’importance inajeure qui lui avaient été soumises au début de la présente session, à savoir la question grecque, le comité intérimaire de l’assemblée et l’indépendance de Ja Corée, Les décisions adoptées sur ces trois problèmes représentent une victoire presque totale des Etats-Unis qui en furent les promoteurs.D’autre part, la seule initiative soviétique qui ait eu quelque succès a trait “aux propagandistes d’une nouvelle guerre”, ce qu’on ne saurait considérer comme un résultat positif dans le domaine politique à mettre sur le même pied que la création des trois commissions des Balkans, de la Corée et de l’assemblée.Le dernier problème politique important qui n’est nas encore réglé, et qui n’est pas près de l’être, c’est celui de l’indépendance de la Palestine.L'indépendance de la Coré* Sur le problème de l’indépendance de la Corée, l’assemblée avait devant elle, quand elle a abordé ce problème, le rapport de la première commission qui contient deux recommandations: i’unc à l’effet de créer une commission de neuf membres, parmi lesquels le Canada, qui se rendra en Corée pour observer les élections nationales de représentants coréens avec lesquels la commission procédera à l’élaboration d’un plan d’indépendance, l’autre ayant trait aux différentes étapes à parcourir durant ces élections et ces consultations devant aboutir à l’indépendance complète des Coréens et à l’évacuation subséquente de toutes les troupes d’occupation: américaines et soviétiques.Après l’échange coutumier d’accusations entre les principales parties intéressées, c’est-à-dire américaines et soviétiques devant l’assemblée, celle-ci passe au vote avec le résultat que 43 délégations se prononcent en faveur des deux résolutions plus haut mentionnes; aucun vote contraire n’a été enregistré car le groupe soviétique avait promis non pas de s’abstenir mais de ne pas participer du tout au vote, comme l’Ukraine et TU.R.S.S.ont aussi annoncé qu’ils ne collaboreront pas dans l’exécution de ces résolutions, l’Ukraine en n’occupant pas le siège qui lui a été assigné dans la commission, et l’U.R.S.S.en refusant probablement l’accès de la Corée du nord à la com- mission des Nations Unies.Enfin, ie vote comptait six abstentions, provenant des délégations arabes qui ont brillé jusqu’ici par leur absence dans ton- les problèmes majeurs étudiés par rassemblée.La délégation soviétique ayant réintroduit devant rassemblée sa proposition demandant l’évacuation des troupes d’occupation en Corée le 1er janvier l’assemblée fut appelée à se prononcer suc cette motion qui fut défaite avec le compte suivant: 7 délégation?ont voté en faveur, 34 contre et 16 se sont abstenues.La cour internationale L’assemblée passe ensuite k l’étude du point suivant de son ordre du jour qui est un rapport de la sixième commission recommandant à l’assemblée ainsi qu’aux principaux organes de l’O.N.U.et aux institutions spécialisés de recourir plus fréquemment à la Cour internationale de justice non seulement dans les différends essentiellement juridiques, mais aussi quand les différends politiques ont un aspect juridique.Il est de plus recommandé de faire ap-peu à la Cour pour obtenir un avis d’expertise dans des cas où l’interprétation de la Charte de TO.N-U.est impliquée.M.Vishinsky est opposé à ces recommandations, dans lesquelles il voit de nouvelles attaques contre la charte et contre le conseil de sécurité “qu’on essaie en certains quartiers de circonve-nir par toutes sortes de moyens détournés”.La Pologne présente un amendement à ces recommandation# par lequel la référence aux interprétations juridi-quea de la charte est éliminée, car, dit le représentant polonais “une telle juridiction accordée à la Cour internationale de justice ferait de cet organe, intégré comme tous les autres dans la structure générale de l’O.N.U., le corps le plut important de loua, ce qui constituerait un amendement à la charte et ne serait pis selon la procédure constitutionnelle prévue pour les amendements à la charte dans l’article 108".Vishinsky soutient une thèse qui corrobore de nombreuses prévisions fort lugubres, à savoir que Père de la charte est celle de la force politique et non du droit international dirigeant l’évolution du monde.L’amendement polonais visant à éliminer le aecours à la Cour internationale dans les cas d’interprétation ds la charte fut défait par 35 voix contre 6, le reste dee recommandations a été entièrement adopté .A Marseille La situation reste tendue Les communistes semblent hésiter devant l'attitude énergique du gouvernement Ramadier Marseille, 15 (AP.) — Une grève "ui tend à se répandre partout et qui mei.ce d’entraver toute l’industrie de la cité et de paralyser comulètement le port, était la cause d’une tension nerveuse sans précédent dans la turbulente ville de Marseille, hier soir.Un porte-parole de la police a dit que la ville était en était d’alerte année contre “ce que nous ne savons pas ce qui doit arriver”.La tension s’est accrue, lorsque les quartiers généraux communistes ont été criblés de balles, dans la journée d'hier.La prefecture de police estime que 70,000 personnes étaient en grève sous la direction des communistes, pour protester contre les actes de l’administration municipale des De Gaullistes.Environ 40,000 communistes et leurs partisans ont paradé solennellement lors des funérailles de l’un des leurs, tué mercredi soir dernier dans une attaque sur un estaminet, alors qu’une émeute avait lieu dans Thôtel de ville, ayant pour résultat un total de cinquante blessés.Le cortège funèbre a défilé sans incident.Cependant, vingt jeunes hommes se sont massés en face de la préfecture et ont réclamé la démission du maire Michel Carlini, blessé au cours de l’émeute de mercredi soir dernier.Les journalistes marseillais ont compté 7,000 gardes mobiles se tenant prêts à tonte éventualité, mais les porte-parole de la police ont dit que ce chiffre était “exagéré”.Des fantaissins algériens, la garde nationale ainsi que des avions et des unités blindées étaient en état d’alerte.Les grévistes ont laissé tomber leur projet d’une grève générale, par suite de l’attitude énergique du gouvernement afin de prévenir toute nouvelle ba-barre.A Paris, le premier ministre du gouvernement socialiste, M.Paul Ramadier, a dit que son gouvernement avait adopté un certain nombre de mesures, lors principes de la Eliarte doit se comprendre en regard de trois données fondamentales de la politique soviétique contemporaine: l'idéal politique et social de IT.Ii.S.S.est essentiellement incompatible avec l'idéal politique et social du reste du monde l’était lias moins divisé après ta huéte qu'avant.I n exemple entre Inen d autres: l'O.N.l'.est basée sur le principe de l'égalité souveraine des nations.Ce principe a-!-i! été assez invoqué en sens contradictoire depuis deux ans pour établir des conclusions diamétralement opposées?Ees uns y voient la base du développement démocratique de l’O.N.l., tes autres s’en réclament pour établir le système du vote par blocs qui fleurit à l’O.N.l'.comme aux plus beaux jours de I 'mperia-lisme.Pour les uns, le principe de Légalité souveraine des membres de l’O.N.U.est un point de départ vers Légalité des concessions et des sacrifices en vue de l'amélioration des relations internationales, pour les autres c’est le rempart inexpugnable derrière lequel on se retranche pour refuser toute concession ou tout compromis.Un autre exemple: le principe de la collaboration économique inscrit au fronton du Conseil économique et social n’a-t-il pas également servi aux Américains pour motiver leur aide à la Crc-ce et à la Turquie, pour lancer le plan Marshall, tandis que les Soviets condamnent énergiquement ces tentatives au nom des mêmes principes en qualifiant les gestes américains d” impérialisme du dollar’ ?les deux camps adverses louent alors sur une distinction entre les rouages de LO.N.U.et son esprit.Les j bliques, la Grèce est un royau-Américains disent que les roua- i inc, |a Belgique, la Norvège, la itite; b) eet idéal politique et social de LU.H.S.S.n’est pas seulement national mais intern dio-nai.ear LU.It.S.S.se considère i jiiii/ne un sanctuaire où bride le flambeau du progrès destiné à luire sur le monde entier; c) pour les Soviets, la Charte n’est pas un idéal de droit absolu mais un résultat favorable de la dernière guerre, elle n’en est pas une norme de règlement mais consacre la liquidation qui en sera faite dans le cercle étroit des “grands”.A ) l'idéal politique et sorial de t l .H.S.S.est incompatible essentiellement avec celui du reste du monde C’est ici l’origine de ce qu’on a coutume d’appeler “la division idéologique" du monde contemporain.L’évolution politique des siècles a abouti de nos jours à la glorification de la démocratie.Mais le terme a tellement varié de sens à travers les événements qu’il désigne désormais un esprit social plutôt qu’une forme particulière de gouvernement, comme c’était le cas aux temps des Grecs, des scolastiques, de Montesquieu, de Mirabeau, ou de la troisième république, en France.L'Angleterre, par exemple, est constitutionnellement un royaume, et personne, sauf de temps à autre les Soviets, ne conteste l’esprit démocratique de ses institutions.La France, les Etats-Unis, l’Argentine sont des répu- ! ser comme un bouc maudit.Sur sus des libertés individuelles.’ le plan mondial, donc, tout comparée que l’Etat est le dépositai- me aux jours de grande lutte en rc d'une “mission” considérée, i U.R.S.S., ce qui suppose au pro-en définitive, comme le bien grès du communisme doit être premier de chaque membre de la i considéré et nomine Teaction-coniniuuauté.L’individu n’aura (Je bonheur et de liberté qu’en proportion de son accord en es- ses sont encore trop jeunes et trop précaires pour qu'on les charge de tâches qui les étoufferaient; et ils s'autorisent donc de l’esprit de la Charte pour aller au delà de la lettre et parer ___ d'eux-mêmes aux besoins de .publiques, la Yougoslavie aussi l'heure; les Soviets, de leur côté, et beaucoup doutent que ce craignent que cette interpréta- soient de vraies démocraties.Unn large ne serve de paravent : j] faut donc séparer, dans le a‘ jes ambitions démesurées et problème, forme de gouverne-rroient se protéger eu exigeant ment et esprit qqi y préside Suède, le Danemark et d’autres encore, et pourtant tous ces pays font partie de LO.N.U, qui est une “association de peuples démocratiques”.De son coté, LU.H.S.S.est une fédération de ré- que toute aide soit canalisée à travers les rouages de 10.N.I ., Peu importe la forme, l’esprit dull cl i r dcmcHTal iqiu- et hm-U où il sera plus facile de faire | tes les nations s’entendent, sur < ehec aux ambitions expansio- ces distinctions dans les termes, nistes qu’ils redoutent.Mais voilà que la division idéo- fest donc toujours le même ; logique apparaît dans la définition de la démocratie.Etym«>lo-giquement et traditionnellement, démocratie signifie gouvernement par le peuple, et c’est dans la conception qu’on se fait du “peuple” qiga réside ultimement l’opposition gpe nous cherchons à analyser.Ou bien le peuple est considéré comme une agglomération d’individus libres que l’instinct d’association, modifié par les hesards de la migration, a unis dans une entité politique librement constituée; ou bien le peuple est le résultat d’une longue évolution historique dont les liens sont moins l’instinct politique que des données matérielles inéluctables, comme le sang, la race, la longue association sur un même territoire, etc.Dans le premier cas, la vie politique et sa direction résulteront du jeu des libertés individuelles que la norme politique a pour fonction d’harmoniser et d’observer scrupuleusement, jamais d orienter ou de diriger; dans le second cas.au contraire, la notion du problème: une ('.batte commune.mais deux interprétations divergentes.L’interprétation américaine rallie habituellement la grande majorité et cela pour diverses raisons dont nous citerons trois principales qui nous naraissent en mener très large: 1* l’interprétation américaine est à la base de la philosophie politique traditionnelle de l’Occident, land's que 1 interpretation soviétiç (C s’appuie sur une philosophie politique rela ive-ment neuve: 2° il existe actuellement parmi le grand nombre des délégations à LO.N.U.une forte vague d’anticommunisme cl l’on redoute le prosélytisme soviétique plus préoccupe de propagande que de sens pratique; 3° le monde entier a besoin d’aide économique que les Américains sont à vrai dire les seuls à pouvoir offrir sans limites.Mais' arrêtons-nous a ce qui nous intéresse surtout ici, cO*t-à-dire l’interprétation soviétique et à sa répercussion sur le de» mit et en action avec la volonté du groupe.Il va sans dire qu’on n’a pas encore trouvé la formule magique, pas mémo en Russie soviétique, par laquelle la volonté du groupe pourrait s’exprimer autrement que par les décisions du gouvernement, ou encore du parti politique qui le domine.En Russie soviétique, la, liberté est un produit de la vie sociale qu’il appartient au gouvernement de contrôler tout comme les importations et les exportations, de distribuer comme une denrée, tout comme le pain et le vivre en général, et le citoyen doit le trouver de son goût, car c’est un produit national, c’est le règne de la collectivité — entendons le règne de la doctrine du parti,— car l’éducation du citoyen soviétique ne lui a jamais permis de connai-Ire rien d’autre.Renier cette théorie politique fondamentale de l’Etat soviéti-que, qui plus qu’aucun autre dans l’histoire du inonde est la créature artificielle d’une poignée de doctrinaires devenus légion, ce serait défaire l’histoire et les “progrès” des trente dernières années, ce serait reconnaître la légitimité des autres Etats établis sur les bases traditionnelles de l’instinct politique et s'obliger à reconstruire péniblement sur ces mêmes bases avec le handicap d’un retard considérable sur les grandes communautés sociales du monde politique contemporain.Le temps est moins nue jamais favorable ii une telle abdication, car la position de l’U.R.S.S.à l’O.N.U.lui permet au contraire de faire diversion en montrant du doigt “la décrépitude des anciens régimes”.Comme on le voit, les Soviets ne peuvent transiger, ni en théorie, ni en pratique, avec les idéologies politiques du reste du monde.La voie qu’ils ont entreprise vise plutôt à élargir le cercle des auditeurs sympathiques qui forment pour le moment une minorité continuelle au sein de LO.N.U.Quant à la pensée des peuples soviétiques, c’est autre chose; on n’en connaît d'abord presque rien et ce qu’on en sait est non-avenu en l’occurrence ear elle n’est rien d’autre qu’un produit de l’éducation étatisée.Ainsi, la division idéologique fondamentale enlre Soviets et le reste du monde dans le domaine politique et social rend impossible tout accord véritable sur les objectifs politiques de la collaboration internationale recommandée dans la Charte.Tl faut en conclure que la participation soviétique h cette collaboration n’est possible que si on concède il ce pays la faculté d’interpréter la Charte dans le sens qu elle désire.De cette position avantageuse, les Soviets peuvent avancer leurs théories et bombarder en même temps les adversaires de cette théorie.C est une première attache à l’O.N.U.B) Mystique internationale du communisme ta marque de niorame btM valu .CONSTIPATION CE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes ROBOL Résultat demain matin 35c lo boite, 3 boîtes $1.00 a» Chlmlqn* FRANCO Américain* Lté* ISM ru* Salnt-Dcnl* Montréal V*um** m *u»oy*r un tatuattium «a ROJiCL Nom AdTMM rot i »»*••••••••••••*••e•• peuple existe avant l’entité politique qui n’intervient que comme facteiiè nécessaire de préservation et d’orientation.L’idéal politique dans le premier cas n’est jamais déterminé à l’avance et il est remarquable que dans les États modernes où cette conception prévaut, la définition des droits ne se fait jamais dans un sens positif mais négatif, comme par exemple l'absence d’obstacles à toutes les libertés individuelles; les seules définitions positives qui se produisent se présentent comme le résultal d’un progrès quotidien aboutissant à un moment donné à une entente générale: il y a moins définition, dès lors, que reconnaissance d’un fait accompli.L’idéal politique dans notre deuxième exemple est, au contraire.soit F bien de la race qu'il n’appartient pas à la communauté de déterminer, mais qui existe d’avance comme un produit de la nature; soit encore une “vocation" et cette conjoncture fait entrer en ligne de compte un ou plusieurs autres peuples qui seront les témoins ou les objectifs de cette “vocation’’; dès tors, l’idéal n’est plus individuel mais c’est un idéal de groupe et toute la fonction politique consistera à préserver et diriger eet idéal vers son but.Le bien du groupe passera avant celui de l'individu, et aucune liberté individuelle ne sera légitime qui empêcherait la réalisation de l’idéal de la coinmnnau-i lé.C.eci dit en guise de préliminaires, comparons la vie politique et sociale chez les deux antagonistes perpétuels de l’O.N.U, Aux Etats-Unis, les libertés individuelles n’ont praüouemcnt pas de limites, sauf relies qui s'imposent ‘‘après-coup’', dans le cas où un individu abuse de sa liberté pour nuire à son voisin, ou encore attenter à la sécurité de l’Etat; l’individu et ses droits sont mis au-dessus de l’Etat et de ses droits: l’individu a même le droit de critiquer l’Etat avec la aeule restriction que, l’Etat étant nécessaire pour ra-vantage de tous, les critiques ou les actes contre l’Etat qui atteindraient par delà l’ensemble des individus, sont réprcssibles par l'autorité.Le* S^viels, au contraire, tda- Un deuxième point d’attache des Soviets à l’O.N.U., c’est leur foi dans le rôle de la propagande.Cette foi s’inspire d’une mystique bien connue, répétée solennellement par M.Molotov ces jours derniers, à 1 occasion du trentième anniversaire de la révolution bolchevique de 1917.Selon les chefs de la nouvelle Russie, le parti communiste de Lénine fut le premier sanctuaire de la mystique révolutionnaire communiste; ce parti ayant accompli son premier objectif, qui était de s’implanter solidement en Russie et d’y prendre le pouvoir suprême, procéda ensuite à l’identification totale de la vie nationale de l’U.R.S.S.avec les idéaux marxistes, de sorte que l’U.R.S.S.est devenue aujourd’hui le sanctuaire agrandi où brûle le feu sacré de la révolution internationale.Gomme toute cette doctrine, propre à emballer quelques ardents, ne peut cependant s’imposer a la multitude que par la force et à Laide d'une propagande habile et cynique, les mêmes exigences de propagande qui se sont révélées au cours de Lhistoire intérieure de l’U.R.S.S.s'imposent maintenant dans le transfert de la campagne révolutionnaire sur le plan mondial.L’U.R.S.S.se croit donc une mission sacrée de régénérer le monde selon les lignes du communisme marxiste.Le même rôle qui fut Joué en U.R.S.S.par le parti communiste de Lénine et de Staline depuis 1917 jusqu’à nos Jours est maintenant assigné à l’U.R.S.S.dans son entier par rapport à la campagne mondiale en vue de la défaite du ’’capitalisme”.M.Molotov vient, dan» son discours du 6 novembre, de proclamer officiellement l'inauguration de cette campagne qu’on peut e-ni-re préparée de longue main aussi bien en U.R.S.S.qu'à l’étranger.T.e but général de cette campagne n'est pas discuté ni discutable.car 11 fait partie du plan général de l’instauration du marxisme au titre de "nouvelle Bible d'un monde organisé nu-tour de la primauté du travail”.Seule la question des méthodes et des étapes préoccupe la diplomatie soviétique.St on se rappelle les enseignements de Lénine à ses premiers disciples et collaborateurs, la “moralité” des moyens ne doit pas entrer en ligne de compte, au contraire, la moralité elle-même est un concept “bourgeois" qu'il faut chas naire", quelle qu’en soit la couleur.Quand Churchill soulevait le courage des alliés jiar son propre exemple, durant la guerre, Moscou le considérait comme un aide précieux: je crois bien, quand le feu est à la maison, on ne regarde pas à l’idéologie du pompier bénévole.Mais si.après la guerre, ce même Churchill met le monde en garde contre les ambitions sans Scrupules de l'U.R.S.S., on l’appelle “le plus grand réactionnaire de l’histoire”.• l'ne propagande aidait une action concertée qui n’a aucun égard pour la moralité des moyens, voilà la recette favorite des succès communistes en U.R.S.S.; ce sera, n’en doutons point, l’instrument d’étection pour la gigantesque campagne qui s’annonce.Comment, sous eet angle, apparaîtra Futilité de l’O.N.U.pour les Soviets, et comment leur interprétation des principes de la Charte en serait-elle influencée?Voilà deux questions auxquelles il n’est pas bien difficile de répondre à la lumière de l’expérience.D’ailleurs, les événements nous ont précédés là-dessus, et l’opération déjà en mou veinent va bon train.La participation de l’U.R.S.S.aux travaux de l’O.N.U.lui est une occasion de répandre dans le monde entier, par le truche-menl de l’organe de propagande le plus puissant jamais encore remis entre les mains des Soviets, la mystique communiste et l’idée de la guerre de libération contre le capitalisme.On en a eu des exemples crevants dans la plupart des interventions de M.Vyshinsky au cours de la présente session, quand il a attaqué les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, “foyers du capitalisme impérialiste”.Le thème de la propagande de M.Vyshinsky, comme l’épée de M.Prud’homme, avait deux tranchants, l'un pour attaquer les capitalistes et les charger de tous les péchés, l’autre pour défendre l’U.R.S.S., “championne de la paix universelle et signe de ralliement pour tous les peuples du monde .M.Molotov n’avait pas fait autre chose Lan dernier dans son intervention surprise pour demander le désarmement mondial.Aussi bien M.Molotov que M.Vyshinsky ont insisté chacun à leur tour, pour dire que la proposition du désarmement de l’an dernier, et celle sur “les fauteurs de guerre”, cette année, étaient les deux raisons d’être principales des sessions de l’Assemblée.Toutes les autres questions furent considérées par les délégués soviétiques comme secondaires en regard de leur proposition principale, toujours présentée par un de leurs héros.On sait la portée pratique de cos interventions, de cette façon de participer aux travaux de LO.N.U.: la commission du désarmement en est encore au chapitre de l’introduction dans son programme, et la commission de l’énergie atomique s’est divisée en deux factions, dont l’une, formée de toutes les délégations, sauf la Russie et la Pologne, veut aller de l’avant et a déjà accompli des progrès considérables en vue de la règlementation de l’énergie atomique, tandis que l’autre, formée de la Russie et de la Pologne, retarde l’accord en insistant T>our que les travaux soient repris sur la base offerte par l’U.R.S.S.et rejetée à quatre renrises par le Veste de la commission.Ce qui intéresse donc les Soviets à LO.N.U., — et c’est là une raison importante de croire qu’ils n’abandonneront pas de sitôt cette tribune mondiale, — ce n’est pas du tout l'action concertée de toutes les nations en vue de régler Jes relations internationales dans un esprit pacifique —- excepté dans le cas où cette action serait directement favorable a la thèse soviétique mais au contraire, c’est la somme de résultats obtenus en propagande communiste ainsi qu’en dénigrement des “réactionnaires”.Si l’U.R.S.S., eu effet, avait été tant soit peu désireuse de coopérer à la paix du monde, on ne conçoit pas comment elle pourrait légitimer son obstruction a It commission ue l’énergie atomique ou à celle du désarmement.Quelle dose de sincérité encore, soit dans ses accusations contre les armeuienta américains, quand les démonstrations patriotiques de Moscou consistent surtout en des déploiements monstres de puissance militaire pour inspirer la confiance populaire?Soit encore dans ses vantardises au sujet “du secret de la bombe atomique” qui n’existerait plus, ce qui revient à dire que les Soviets sont prêts à lutter à armes égales avec les Américains?Puis il y a les quoique vingt veto exercés au Conseil de sécurité.Concédons que l’U.R.S.S, ait employé le veto, comme elle le dit, “dans le cas de légitime défense, ou encore pour défendre le» petites nations”.Mais qui était uttauué.sinon la rigide attitude dictée par leur parti aux représentants soviétiques?Tout le monde a fait des concessions »u Conseil de sécurité afin d'essayer de satisfaire les légitimes demandes de l’U.R.S.S.Mais H y a telle* concessions qui entraîneraient une pure abdication de tout le monde en faveur de la thèse artificielle cyniquement défendue par M.Gromyko.Serait-ce le genre de collaboration sans quoi le Conseil ne pourrait fonctionner?Qui le veto a-t-ll défendu, en fait, sinon le communisme?Et st ta majorité n’en veut pas du communisme, fau- dra-t-il que le veto leur mette des menottes?Et quelles sont ees nations que l’U.R.S.S.a défendues par son veto?Le veto les a-t-il protégées contre des attaques imaginaires, ou n’a-t-il pas pas plutôt servi a empêcher la condamnation universelle de leurs agissements que les Soviets ont toujours été les seuls à approuver.On sait bien que les iné-thudes d’infiltration pratiquées par les disciples de Moscou i mr valent une haute réputation par delà le rideau de fer.mais si le veto devient un instrument pour l'imposition d’attitudes et d’agissements que la conscience universelle condamne, comment concevoir que LO.N.U.pourra se maintenir dans ces circonstan- L’effet de propagande une fois obtenu, la Russie se moque en fait des décisions qui seraient prises par la majorité en conséquence de ses propositions à la lion Quichotte.L’U.R.S.S.a eu l'occasion, par exemple, sous couvercle d’un geste louable contre “la propagande de guerre”, de fustiger sans raison plusieurs de ses camarades de l’O.N.U.Avec une sophistique consommée, M.Vyshinsky a profité de l’occasion pour jeter de la poudre en l’air et lancer des feux d’artifice qui ne pouvaient épater que les naïfs, tant sa position était fausse après qu’on eût simplement l'attitude de la presse officielle soviétique à l’égard de ceux que M.Vyshinsky accusait d’appétits guerriers.Si on prend au sérieux les propositions soviétiques, comme celle sur le désarmement, et qu'on demande à l’U.R.S.S.de faire aussi ses concessions en vue d’en arriver à des résultats acceptables à tous, ce pays trouve toutes sortes dé raisons plus ou moins abracadabrantes pour s’esquiver, ce en quoi il réussit trop bien.Mais si l’U.R.S.S.est acculée au mur à un moment donné, elle garde l’argument ultime du veto qui s’applique contre toute mesure pratique visant à passer à Laction.Quant aux décisions de l’Assemblée générale, pour ce qu’elles valent quand on est décidé d’avance à s’en moquer, allez-y voir.Ce qui est le plus curieux, c’est la nouvelle tactique de boycottage à laquelle l’U.R.S.S.recourt en ce moment: elle la motive par le fait que “la majorité semble unie dans un complot caché pour violer la Charte”, selon l’expression même de M.Vyshinsky.En réalité, c’est l’interprétation soviétique qui est contestée.L’autre jour, après l’annonce par M.Vyshinsky que FU.R.S.S.ne pourra pas participer aux travaux du comité intérimaire recommandé par la première commission, Sir Hartley Shawcross, représentant de la Grande-Bretagne, lui a demandé s’il consentirait à se soumettre à une décision de la Cour Internationale de Justice concernant la légalité du comité que M.Vyshinsky mettait- en doute.C'était là une question éminemment légale, avait déclaré M.Shawcross.et M.Vyshinsky se trouvait invité à manifester quelle importance il attachait à l’interprétation objective et juridique de la Charte.Le représentant soviétique ergota alors sur le caractère d’prgane subsidiaire du comité, et sur la supériorité de l’Assemblée par rapport à la Cour Internationale “qui n’est qu’un organisme à l’intérieur de l’O.N.U.”.Ceci voulait dire nettement que M.Vvshinskv réservait à sa délégation le droit d’interpréter la Charte comme bon lui semblait, indépendamment des autorités judiciaires ou légales.Cela mènera loin, ear s’il ne reste plus d’arbitre, il reste encore bean- mands malgré le pacte d’amitié germano-soviétique, a provoqué la sympathie des alliés en faveur de l’U.R.S.S.mal menée par l’ennemi commun.Cette circonstance a pu donner l’illusion que le danger avait assagi FU.R.S.S.dans ses relations internationales et l’avait définitivement jetée dans les bras des alliés comme l'enfant prodige revenant de son festin avec les pourceaux.L’U.R.S.S.envoya son héros Staline figurer aux côtés de Roosevelt et de Churchill devant l’admiration mondiale, ce qui se chiffra immédiatement en prêts-bails, en munitions et en avantages stratégiques sans lesquels la boucherie allemande aurait fait maison nette du com-munisme en Russie.LTIR.S.S., pour tous ses sacrifices, a gagné à cette guerre des avantages énormes.La confiance internationale pour une fois se dirigeait du côté de Moscou, le capital aussi et les armements.Les vieilles réclamations territoriales de l’U.R.S.S.contre ses voisins immédiats ont reçu des sympathies secrètes qui viennent à peine d’être connues du monde entier.Les Etats baltes de Lithuanie, d’Esthonie et de Latvie, par exemple, ont été annexés sans plus; la Pologne a vu son territoire glisser comme par enchantement de l’est à l’ouest; la Bessarabie fut remise à l’U.R.S.S.Que ce soit par des traités, par des ententes secrètes, comme celle de Yalta, ou encore d e simples annexions “désirées” par les populations concernées, un fait incontestable demeure: ces réajustements territoriaux sont de vieilles réclamations de l’U.R.S.S.qu’elle n’a jamais eu la force ou l’audace d’imposer, surtout après les exemples donnés par Hitler en Autriche, en Tchécoslovaquie et ailleurs.Avec la guerre et après la guerre, la soudaine force d’expansion du colosse soviétique a fait éclater tous les cadres géographiques et juridiques; de tous côtés, en Asie, en Europe, en Scandinavie, au Moyen-Orient, tous les voisins ont éprouvé une frousse soudaine devant les frémissements impérialistes de l’Ours trop longtemps contenu à qui on venait de faire généreusement confiance comme à “une grande puissance” capable de porter la responsabilité du maintien de l’ordre dans une sphère donnée du globe.Il y a plus encore.La course des armées soviétiques vers les Balkans et l’Europe centrale sur les talons des nazis en déroute a conduit l’étoile rouge dans presque toutes les capitales de l’est de l’Europe.Or.comnffe il s’agissait d’une victoire absolue, d’une reddition sans condition, l’autorité des troupes d’occupation n’eut pas de limites.Il y avait bien les accords de Yalta, puis ceux de Potsdam, mais ces digues étaient bien faibles; en un sens, certains de ces accords fournissaient plutôt un encouragement aux “opérations de nettoyage”, car les alliés s’étaient MANTEAUX de • EXCLUSIFS ASSELIN ' dont h qualité est réelle ! 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Coup* spéciale à chacun faire opérer des contorsions à la f.harte.C) La liquidation de la derrière guerre n’appartient pas A l'O.S.V.Venons-en au troisième critère de l’attitude soviétique dans sa collaboration au sein de FO.N.U.l’U.R.S.S.tient ferme au principe inscrit dans la Charte que la liquidation des résultats de la dernière guerre doit se faire entre les “grands” et que l’O.N.U.a la tâche de préserver l’état de choses qui en résultera.La récente guerre, au cours de laquelle la Russie fut sauvagement attaquée par les Alié- nai! prendre à dépourvu et c’est pourquoi nous avons dans la charte de FONU ce principe très grands ne se sont-ils pas laissé i clair que l’O.N.U.n’a rien à faire dans la liquidation des résultats de la guerre sinon de protéger la situation de statu quo qui découlera des arrangements entre les grands.On sait ce qu’ils font, ces “grands” dans le cas de l'Allemagne et de l’Autriche, dans le cas de la Corée, du Japon, en somme dans les règlements principaux de cette guerre.La prolongement de cette situation confuse est sans aucun doute une tactique sciemment entretenue.Quelqu’un pourra Analyses complètes SANG-URINE Détermination de I» growme.Prises de sang faites à la pharmacie., (Prière de se présenter 6 jeun).Pas d'attente ennuyeuse — Rapport le jour même Noua garantinont toute» no» analyii».SARRAZIN & CHOQUETTE Pharmaciens — Chimistes — Analystes.Bacheliers en Pharmacie de l'Université de Montréal.Docteur de l'Université de Paris.Us plus grands (aboratoiros *«»• PULLMAN pur H*v*** * 1*« F»r l.-i.PIITTS *t ?*»»•.Montféat ^•OtUFIPROWr/0/y BEURRE Première quotité MIS rn* ONTARIO MT 2429 rn* MAftSON «12 rue ST-HUBERT SI9S ru* 9T-LAURENT 2034 »* MONT-ROTAt EST 1127 a*.MONT-ROTAL EST 1374 rue ONTARIO EST 230S ru* ONTARIO EST ISM ru* STE-CATHERINE EST 4sas ru* WtllinxtOB FERMES LE SOCR A 8 HRS.?•adiwU A T tua — Ma »u)*t* i 9 I MONDE FEMININ LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 15 NOVEMBRE 1947 Les feuilles mortes Simone, olions au bois : les feuilles sont tombées; Elles recouvrent la mousse, les pierres par jonchées.Simone, aimes-tu le bruit des pas sur les feuilles mortes?Elles ont des couleurs si douces, des tons si graves, Elles sont sur la terre de si frêles épaves ! Simone, aimes-tu le bruit des pas sur les feuilles mortes?Elles ont l'air si dolent à l'heure du crépuscule.Elles crient si tendrement, quand le vent les bouscule ! Simone, aimes-tu le bruit des pas sur les feuilles mortes?Quand le pied les écrase, elles pleurent comme des âmes, Elles font un bruit d'ailes ou del robes de femme.Simone, aimes-tu le bruit des pas sur les feuilles mortes3 Viens : nous serons un jour de pauvres feuilles mortes.Viens : déjà la nuit tombe et le vent nous emporte.Simone, aimes-tu le bruit des pas sur les feuilles mortes3 REMY DE GOURMONT Echos de la mode Problèmes sociaux Oxientation et xêhabilitation CARNET MONDAIN PROCHAIN MARIAGE Le mariage de Mlle Marie Dca.fille de M.et Mme James Dea, de Port Daniel, Qué., avec M.Jean-Claude Mailloux, fils de M.Leonidas Mailloux, de Saint-Lambert, et de Mme Mailloux, décédée, aura lieu le 27 novembre, à 9 h., en l’église Saint-Gabriel.Une réception à l’hotel Berkeley suivra la cérémonie.RECEPTION M.Paul Péladeau a reçu à déjeuner Vendredi, à l’hôtel Ritz-Carlton, en l’honneur de M.Etienne Gilson, de l’Académie française.PARTIE DE CARTES La partie de cartes organisée par le comité exécutif de l’association des dames patronnesses de l’hôpital Notre-Dame aura lieu mardi, le 25 novembre, à la maison des infirmières.La présidente.Mme Paul Bienvenu, les vice-présidents, Mmes Hector Racine et Paul Bourgeois ainsi que Mme Philippe Brais, présidente du comité de récep-lion, recevront les invitées.Mme Camillien Houde a gracieusement accepté d’être l’invitée d’honneur.Produits de la ferais i BEURRE.OEUFS.FROM/ "-B H.Dubois & Cie PROVISIONS EN GROS HA.4271-5 Bureau : HA.4280 273-277 EST.RUE SAINT-PAUL Le bijou de fantaisie parisien A Paris, ley fabricants de bijouterie de fantaisie et de toutes les industries qui s’y rattachant, sont presque tous groupés dans le 3e arrondissement le “Marais”.Ils forment à ce titre une industrie bien parisienne et détiennent malgré la naissance de certains centres à Lyon.Marseille, Annecy, Clermont-Ferrand et Angers le record d’activité pour les différentes fabrications présentées à la clientèle française et étrangère.Il est indéniable qu’un bijou venant de Paris, et consacré par la mode, devient aussitôt le bijou adopté et chéri par toutes les élégantes du monde enlier.Ce renom on le doit à l’esprit créateur et raffiné des fabricants et de leurs collaborateurs: ouvriers, ouvrières, dessinateurs, qui concourent à la fabrication de ces fantaisies parisiennes, merveilles de goût et d’originalité.Il faut créer sans cesse des articles répondant aux exigences de la mode, de l’actualité et employer les métaux les plus di-| vers, les plus précieux et par-! fois les plus inattendus.Qu’il s’agisse d’un collier, qui | rehaussera avec éclat le joli décolleté d’une toilette, d’une boucle, d’une agrafe qui souligne-| ront le détail d’une robe, ou en-! core d’une broche, d’un clips qui s’harmoniseront avec un ensemble élégant, chaque création a un but différent, toujours atteint avec un sens artistique des plus sûrs.La plupart des modèles de bijouterie sont exécutés à la main par des ouvriers et des ouvrières spécialisés qui sont la fierté de la corporation.Ceci explique la diversité des fabrications, l’originalité et la variété des réalisations.Si l’on en juge par l’accueil que lui font et les femmes élégantes de Paris et celles du monde entier, on peut affirmer que le bijou de fantaisie français jouit d’un prestige éclatant.Les problèmes sociaux et les questions d'assistance sociale intéressent aujourd’hui un nombre de plus en plus grand de personnes de tous âges et de toutes conditions et cet éveil des esprits à la chose sociale est un excellent indice de la vitalité spirituelle de notre société.S’il y a un regret à exprimer c’est que cet éveil ne se soit pas produit plus tôt; un voeu: c’est que la compréhension de la chose sociale se répande davantage dans tous les milieux.Il faut bien se rendre compte, en effet, que dans le corps social, les éléments se tiennent, coopèrent à sa vie{ à sa santé ou à ses déficiences tout comme dans l’organisme humain.Et quand on se penche sur la chose sociale il ne faut pas s'entêter à n’en voir qu’un aspect, qu’un seul point, mais tout l’ensemble.C’est ce qui explique alors, la nécessité de coordonner les efforts comme les oeuvres de façon hitelligcnle et efficace si l'on veut obtenir des résultats qui en valent la peine.D'autre part, il ne faut pas que la vue d’ensemble fasse oublier ou négliger certains points particuliers et importants.Il y a quelques années à peine qui donc aurait pensé d'organiser'quelque chose pour venir en aide de façon méthodique et officielle à l’une des catégories de gens les moins sympathiques, à première vue: les repris de justice, les sortants de prison, les récidivistes ?Cependant on ne peut entreprendre un assainissement général de la société sans penser à ces misérables que la société rejette en bloc, même quand leurs délits ont été payés et qui^ très souvent ne sont même pas reçus dans leur propre famille.Et quand on songe que dans les groupes d'âge de ces détenus et libérés après quelques mois ou quelques années, le plus grand nombre se classe entre 16 et 24 ans, on comprend mieux les ravages qu’ils peuvent continuer à exercer dans la société si personne ne leur vient en aide et si les conditions de vie leur sont rendues trop difficiles.Eh bien I un progrès qui en est un véritable, celui-là, parce que, essentiellement social et humain, ne doit pas passer inaperçu: c’est la fondation de l’Aide aux Prisonniers, qui est une société d’orientation et de réhabilitation.En quoi consiste-t-eue t Depuis quand jonctionne-t-etie, quel est son but, ses moyens d'action et ses résultats pratiques ?Le rapport annuel nous rapprend.Voici d’abord quelques lignes de l’allocution du président de son bureau de direction : Voici la première assemblée annuelle de “L’Aide aux Prisonniers”.Société organisée il y a à peine 15 mois, pour promouvoir le bien-être des personnes en prison, ou sous arrêt, ou sous sentence suspendue, ou sou* charge criminelle, ou en liberté provisoire, ou par libération; pour promouvoir par l’étude, la pratique et l’éducation de la conscience pratique, la réhabilitation des anciens prisonniers; pour promouvoir l’étude criminologique de nos problèmes sociaux et particulièrement de la délinquence juvénile; répandre les connaissances acquises pour le bien-être de la société, de la justice et faire oeuvre d’orien- tation et de réhabilitation sociale; aider les dépendants de prisonniers qui sont dans un besoin urgent.Les temps guere propices à l’existence d’une telle Société, ne sont pas encore bien anciens; les idées de réhabilitation, de prévention de la délinquence demeurent encore l’apanage d’une élite, souvent impuissante à vaincre des préjugés tenaces et nuisibles, l’indifférence fataliste de ceux qui par leurs attributions devraient tenir meilleur compte de tout l’aspect social et moral du problème.Mais grâce à cette élite et à l’heureuse initiative du Conseil des Oeuvres, “L’Aide aux Prisonniers” a été fondée, s’est affermie et s’est mise à l’oeuvre.Et à mesure que l’attitude de la société à l’égard du criminel tolère davantage le point de vue thérapeutique et préventif, notre travail devient mieux compris, mieux accepté, plus bienfaisant et plus assuré de nos espérances de relèvement social.Déjà la magistrature a reconnu le mérite et le pri4»tige du travail de nos enquêteurs.Les juges accueillent régulièrement nos travailleurs sociaux.Les renseignements que nous leur apportons permettent d’étudier le délit, moins dans sa reconstitution matérielle, ou uniquement pour lui-même, en dehors de la personnalité du délinquant, que dans la reconstitution dans l’âme de l’individu, lui-même, des facteurs qui ont amené la réaction antisociale.Le rapport, très intéressant à parcourir, du commencement d la fin, nous apprend que cette toute jeune société au cours de la dernière année a enregistré les faits suivants; prise de contact dans 566 cas; total des assistés: i50, seules des raisons majeures ont empêché d’aider les autres; cas classés: 185; cas en suspens: 179; actifs â la fin de l’année: 86.Les visites et enquêtes se classent comme suit: enquêtes dans le milieu officiel: 119; dans la famille: 145; auprès de l’assisté: 94; ailleurs: 117; visites faites ou reçues: 666.Les résultats, c’est que des centaines de ces malheureux ont pu reprendre leur place normale dans Factivité humaine, reconquérir leur dignité d’homme, décharger ta société de leur entretien, retrouver la santé st c'était nécessaire ou le coin du pays dont ils venaient, enfin reprendre le bon chemin.A quand l’oeuvre analogue qui s’occupera réellement et efficacement de Vorlentation et de la réhabilitation de nos prisonnières à leur sortie de prison, qui Us préparera de façon pratique à la vie réelle et honnête ?Tout ne doit pas toujours être perdu A jamais de ce cüti.Ailleurs on réussit dont une proportion fort encourageante U renflouage de cet épaves sociales.Les nôtres, avec des méthodes apprj0riées, pourraient très probablement profiter du même sauvetage.Un projet est déjà en cours qui est lent à te matérialiser parce que, justement, on ne veut rien faire à l’aveuglette ou à peu près.Nos meilleurs voeux accompagnent ce projet.Germain* BERNIER.A L’ACADEMIE BOUftGEOYS Le* rellfleuMs ot le comité de l’ami-cale Notre-Dame du Sacré-Ooeur de Jésus août heureuses de rappeler aux anclennae que leur convention annuel aura lieu dimanche, le K novembre, k 2 h.30.à l’école supérieure Marguerlte-Bourgeoy*, 2040, rue Plewle.Il y aura réception, salut du Saint Sacrement et goûter.L’Invitation s'adresse à toutes, également à celles que nous ne pouvons pas atteindre par lettre.ASSOCIATION DES FEMMES D’AFFAIRES Mme Grlaé-Allard sera la conférencière à l'aasemblée mensuelle de l’As- aodatlon dea femmes d'affaires *u) sera tenue mercredi, le 10 novembre, à 8 h.30 du soir, dans les salons de la Fédération nationale Selnt-Jean-Bap-tlste.853 est.rue Sherbrooke.ht titre de cens causerie est "La femme au foyer”.Chaleureuse Invitation à tous la* membres, à leurs smlet et 8 celles qui veulent entrer en contact avec l'Association.Un goûter sera servi.A LA S.O.C.Dimanche après-midi, le 14 novembre.aura Heu k 1s Fédération nationale St-Jean-Baptiste.813 est, rue Shebrooke, une réunkra-suprlse.au oour» de laquelle aura U«u us excelle» programme récréatif.Sociétaires et amlaa aoa ment invitées.VILLA NOTU-DAME DU ROSAIRE Voici la liste dis prochain as retraites fermées prêché» par le RP.Méthot.OP.k la VUla Notre-Dame du Rosaire, 12435, rue Sain te-Croix, Cartier-ville, ’fél.BT.ITM.Novembre: 21-23, employées de bureau: 28-30, Jeunes fill «a; décembre: 5-8.retraite de via Inférieure, sujet: “A l'exemple de la Vierge-Immaculée, préparée les voles au Seigneur”; 12-14, employées de bureau.MARIE BELANGER Vente de charité à l’Ecole du Meuble FAIT Aujourd'hui, 15 novembre, a lieu à l'Ecole du Meuble et sous la présidence de Mme Alfred Thibaudeau la vente de TOUT ARTICLE EN charité organisée au bénéfice de l'oeuvre des Petites Soeurs de l'Assomption, gordes-malades des pauvres à domicile.CUIR REPOUSSÉ La vente se poursuivra de 2 h.à 10 h.du soir.Un souper froid sera servi dans la salle des fêtes à partir de 5 h.7330, rue Chateaubriand Renseignements et réservations de places pour le souper: CR.8582 Mme J.-H.Bender, CA.7255.Entrée libre.'.—'.¦¦Z"* ¦¦ line leçon de pâtUietie Que faut-il pour devenir pâtissière-amateur ?Outre la matière grasse, peu de chose : une planche à pâtisserie, un rouleau (ou une bouteille), un bol à démêler, quelques moules à gâteaux.Et le désir de “régaler” son monde.Avec cela, on va loin.Vous ne savez plus, ou pas très bien, comment vous y prendre pour réussir une tarte ou .- .lle> un mille-feuille.Voyons cela ensemble, LA TARTE AUX FRUITS | La pâte à tarte est une pâte ALFRED ALLARD J.-H.CHARBONNEAU Président et gér.gén.Vies-président % COMPAGNIE DE BISCUITS STUART LIEE BISCUITS — GATEAUX - TARTES A.-D.PLANTE Sec.-trés.MARCEL ALLARD IEAN ALLARD Chef ds U production Directeur 235 LAURIER (MONTREAL) T6L CReicen! 2117 Ce frand garçon a des nerfs lui aussi, Demandez-le à son dentiste.Tout être humain—qu’il poit gros ou petit, vieux ou jeune—est dépendant, sur son système nerveux.Le système nerveux fournit l’énergie qui fait fonctionner 1* mécanisme du corps humain.Chaque fois que vous respires ou que vous remuez un muscle, vous consomme* de l'énergie nerveuse., II y a quelque temps dans la vie de tout être humain quand l’énergie est insuffisante et vous devenez nerveui; irritable et complètement épuisé.Le sommeil de la nuit, si vous pouvez dormir, ne vous repose pas.Il vous faut avoir du secours et c'est alors que nous suggérons la Nourriture du Dr.Chase pour les Nerfs.Il y a deux raisons.Premièrement, la Nourriture du Dr.Chase pour les Nerfs fournit les toniques minéraux et la Vitamine Bi—les essentiels pour la vitalité et l’énergie.Deuxièmement, après avoir été sur le marché pendant cinquante ans, ce produit a plus que doublé ses ventes pendant les cinq dernières années.De plus en plus d’hommes ont la preuve de ses bienfaits, car les hommes aussi bien que les femmes sont sujets aux troubles nerveux, spécialement l’indigestion nerveuse, l'inquiétude et les sensations de fatigue.Demandes à votre pharmacien de vous fournir le nouveau format d’économie de la Nourriture du Dr.Chase pour les Nerfs.Nourriture du Dr Chase IPblJR I FS NERFS_¦ D» Chases NIRVIfood brisée, Pour 6 personnes, mettez dans le bol à démêler 4 tasses de farine; creusez-y une fontaine, où vous déposerez une cuillerée à soupe de sucre en poudre, une pincée de sel fin, 1 à tasse de beurre coupé en menus fragments.Ajoutez une tasse d’eau froide, et pétrissez aussitôt votre pâte, non pas à pleine main mais du bout des doigts.Ajoutez un peu d’eau si besoin est.Très vite, dès que la pâte vous semblera amalgamée, déposez-la sur la planche enfarinée, et ”fraisez-la” deux fois, c’est-à-dire étendez-la à plat avec la paume de vos mains.Puis, roulez-la en boule et laissez-îa reposer au frais une ou deux heures.Au bout de ce délai, reprenez votre pâte et “abaissez-la” avec le rouleau et donnez-lui une surface égale ou supérieure à celle du moule.Au fait, quel moule possédez-vous?Si vous avez le choix entre une tôle creuse et une tourtière à fond mobile, n’hésitez pas, prenez la tourtière.La tôle, quand elle est d’une seule pièce, ne permet pas de démouler correctement le gâteau.Donc, transportez votre nappe de pâte dans la tourtière beurrée ou enfarinée; faites-la adhérer très exactement au moule.Si elle dépasse un peu les bords, re-pliez-la en une crête festonnée tout autour.Criblez le fond de icoups de fourchette.Versez-y une T petite crème faite avec un oeuf, 3 cuillerées de lait, un cuillerée à soupe de sucre, le tout battu à la fourchette.Et, par là-dessus, remplissez la tarte d’une couche serrée de tranches de pommes ou de poires, — ou abricots coupés en deux, ou de cerises ou de prunes.Enfournez.Vous aurez allumé votre four dessus et dessous un quart d’heure auparavant.La pâte doit être mise a four chaud pour être saisie, et devenir croustillante.Si le four est bien chaud, la pâte sera cuite en 20 ou 25 minutes.Sinon, vous devrez prolonger la cuisson pendant % d’heure ou une heure.Sortez la tourtière du four, laissez-la refroidir quelques minutes, puis, en en poussant le fond mobile, extrayez-en votre tarte, badigeonnez-en le centre avec gelée de groseilles ou de pommes, posez-la sur un plat digne de sa splendeur! « PATE FEUILLETEE (Méthode rapide) 1 tasse de beurre, H c.à t.de sel, H tasse d’eau glacée, tasse de farine à pâtisserie ou làà tasse de farine à pain.Mode de préparation : Laver le beurre, en réserver 1 c.à tab.et façonner le reste de forme rectangulaire, l’envelopper de papier ciré et le mettre durcir au froid.Tai*iser la farine et le sel, y émietter la cuillerée de beurre.Travailler le mélange avec l’eau glacée, pétriç la pâte sur la planche enfarinée pendant 5 minutes.Abaisser la pâte, en un rectangle de % pouce d’épaisseur; déposer le beurre au centre d’une moitié de la pâte.Replier l’autre moitié de la pâte pour recouvrir le beurre et plier les extrémités en les plaçant une sur le beurre, l’autre en dessous.A chaque abaisse, tourner la pâte de manière que la longueur devienne la largeur, abaisser à % pouce; éviter de laisser coller la pâte sur la table.A la 4e abaisse, ramener les bords au centre et replier en deux de manière à former 4 plis; laisser refroidir, façonner au goût, refroidir encore, cuire au four chaud.MILLE-FEUILLES Après avoir abaissé la pâte, découper en carrés de 3 pouces; piquer la pâte avec une fourchette; cuire à four chaud.Couper les mille-feuilles en deux sur l’épaisseur, étendre un peu de crème pâtissière sur la partie du dessous, replacer le dessus et le glacer blanc ou brun (chocolat).Couchex de àoleil Ce merveilleux spectacle varie selon les saisons et même d’un jour à l’autre.Je préfère à tous les autres les couchers de soleil au déclin des chaudes journées estivales: alors, au moment où le soleil disparait derrière la flèche de Christ Church, le parc entier s’embrase d’une teinte d’or en fusion; des flocons dorés s'accrochent aux branches des arbres, glissent sur les pelouses brûlées; aussi loin que les yeux distinguent, la nappe de lumière s’étend comme une mer houleuse, d’où émerge, pareille à un phare, la flèche élégante de l’église.Je vouais cette marée lumineuse monter puis refluer, et je me demandais souvent d’où elle provenait.J’en compris un jour la nature: elle était constituée par les molécules innombrables de la poussière de Londres accumulée au cours d’une journée brûlante; le soleil, en traversant de ses râpons cette poussière desséchée, la transmuait en or incàndescentl La vie aussi soulève autour de nous des résidus sordides, des émanations dégradantes qui obscurcissent notre Idéal de vérité et de santé, mais Vamour, en te penchant sur les défaillances, en s’incorporant à la matière la plus vile, peut tout transformer en lingots d’or purl Florence BARCLAY ACTIVITES FEMININES SOCIETE D’ETUDE «T D® CONFERENCES M.Robert La Palma, oarloaturUte, sera le conférencier, mardi prochain, k la Société d'étude et dé oonfèrenoes.Se» exposition* k Montréal, à Toronto et à New-York » bj& W.* '• *¦ \ s.LE SILESCE EST D'OH’\ COMMESTE EN ANGLAIS PAR MAURICE CHEVALIER Vers une nouvelle technique du "doublage": le commentaire.Lorsque le film Le Silence est d’Or fut exporté aux Etats-Unis, René Clair, son réalisateur, et Maurice Chevalier, l’un de ses principaux interprètes, cherchèrent un moyen original de rendre leur oeuvre compréhensible aux Américains, sans rien changer au dialogue français.Maurice Chevalier enregistra alprs en langue anglaise un commentaire qui fut intercalé entre les scènes parlées.Cette nouvelle technique a reçu un accueil enthousiaste des spectateurs américains.Taine et le théâtre de Racine Taine écrivit un jour: “Si ) A son premier contact avec le micro, elle eut le trac.Elle le garde encore, parait-il.C’est sans doute qu’elle préfère la communication directe avec le public.“Mais la radio, admet-elle, c’est Une scène particulièrement saisissante de "Sortilèges", gardé une deuxième semaine au Cinéma de Paris.plmatrrnd erm?niodnnaire.Quand même très emballant.Il y faut chanter différemment, ne l’honneur d’être millionnaire, j’essaierais de rassembler quelques personnes très nobles et de grandes façons.et j’engagerais mes hôtes à se donner le plaisir de représenter les moeurs de leurs aïeux.Je me garderais de leur serrer les mollets dans des maillots et de faire saillir leurs coudes pointus pour imiter la nudité antique; je laisserais là les malheureux travestissements grecs que Lekain, puis Talma, ont imposés à notre theatre; je leur proposerais de s'habiller comme les courtisans de Louis XIV, d’augmenter seulement la magnificence de leurs broderies et de leurs dorures, tout au plus d’accepter de temps en temps un casque à demi-antique, et de le dissimuler par un gros bouquet de plumes chevaleresque.“Je demanderais en grace aux dames de vouloir bien parler comme à leur ordinaire, de garder toutes leurs finesses, leurs coquetteries et leurs sourires, de se croire dans un salon d’une vraie cour.Alors, pour la première fois, je verrais le théâtre de Racine, et ,je penserais enfin l’avoir compris.” Il y a certes dans ces réflexions de l’humour.Mais aussi une part de sérieux.Le spectateur est ainsi invité à faire en lui-même la transposition, à voir les personnages de Racine comme des êtres d’aujourd’hui et de toujours, et surtout à se dégager de l’impression de pensum que laisse plus ou moins l’étude par le manuel d’une oeuvre comme Andromaque, que les Compagnons nous feront entendre les 15, 18, 20, 21, 22, 25, 27, 28 et 29 novembre^au Gesù, La radio et Lucienne Boyer Lucienne Boyer, qui nous reviendra du 26 au 30 novembre, au Plateau, aime naturellement la radio.Mais elle n’a pas oublié l’émotion qu’elle subit lors de sa première émission.Et elle avoue que le micro continue à l’effrayer, à la dérouter un peu.pas jouer .Elle se représente tous les intérieurs où sa voix pénètre en amie.Elle s’installe, à la veillée, dans le cercle de mille familles ou bien au chevet d’un malade que son chant apaise.Lucienne Boyer a pris place devant plusieurs micros, notamment à Paris, à Hilversum, à New-York.Lorsqu’elle est à Paris, elle consacre chaque dimanche un quart d’heure à chacun de ses auteurs préférés.La première séance fut dédiée à la mémoire de Maurice Aubret qui, huit jours avant de mourir, écrivait, sous le titre de Ta main la si remarquable traduction de Hands Across the Table, une chanson qu’elle aime beaucoup- D’ailleurs, Lucienne aime toutes ses chansons, parce qu’elle se met “dans la peau des personnages”.Elle manifeste pourtant une prédilection pour la dernière ou pour celle que le publie réclame.Pendant un temps, elle préféra Un amour comme le nôtre, puisque tout le monde la lui réclamait.Le comité régional du Festival dramatique Le comité régional — Québec-ouest—du Festival national d’art dramatique a élu les membres suivants à sa dernière réunion: président honoraire, M.Arthur B.Wood; vice-présidente honoraire, Mme Léon-Mercier Gouin; vice-président honoraire, le Dr C.-P.Martin; directeur, le Dr James T.Rogers; secrétaire, Mme Hazel Molson; trésorier, M.André Trudel; publiciste (anglais), Mme Janet McPhee; publiciste (français), M.Arthur Prévost; programme et annonce.Mlle Alice Rogers; billets.Mme Dorothy Pfeiffer, Mme Paul Goyette, MM.A.Trudel et R.Seaborn; loisirs, Mme Rosanna Gea-born; directeur de la scène et de l’auditorium, M.J.Ward.'N Auditorium du Collège de SMaurent CE SOIR 8 heures 15 très précises DERNIERE REPRESENTATION DE * fiuon de Bordeaux Grande féerie d'Alexandre Arnoux en reprise Soue la présidence de M.Maicel LaiaUte.président de la Chambre de commerce des Jeunet de Montréal.En soirée le 1S novembre — Billet» s 11.00 * 1.S0 et 1.00 (Tsxes incluses) BILLETS en vente AO COLLEGE — ou SIGNALEZ i BY.2444 Variétés Lyriques monument national 17-28-29-30 Novembre 2-3-4-6-7-9-il Décembre DIX-NEUF ANS •péretle de Pascal BASTIA • Lionel DAUNAIS • G ° i m ai» •TREMBLAY • Adrien LACHANCE • Olivette TreOAUU • Lou».BOUBDON • P.A^Y • Gérard PARADIS • R1,a • Jacqueline PLOUFFE • IaTllB« v™1» 0 Marie-Paule BARBEAU JEAN GOULET, chei d’orchestre ._ .M* : 1.15 à *-®0- TM.PL- aiSl.de 10 heures k < bewes.Le samedi de 10 heures k 4 heures.Ouverture de la vente: LUNDI, 10 heures A.M.Une Hermione d'une "vivacité étonnante" dans r'Andromaque" de Racine, donnée par les Compagnons, au Gesù, les 15-18-20-21-22 25-27-28-29 novembre.Horaire des spectacles SAINT-DENIS 1 “Le destin s’amuse" 12 h., 3 h.21.6 h.24, 9 h.40.“Le masque noir” i I h.32, 4 h.48, 8 h.04.CINEMA DE PARIS ; U h., 1 h.45, 4 h.20, 7 h.9 h.40.LOEWS S “Duel In The Sun” 10 h.12 h.18.2 h.36 4 h.54, 7 h.12.9 h.30.PALACE : “Sone of Love” 10 h., 12 il.15.2 h.35, 4 h.50, 7 h.10.9 h.30.CAPITOL 2 “Cry Wolf* 10 h.27.12 h.47.3 h.07, 5 h.27, 7 h.4Î.10 U.07.PRINCESS.“Woman on The Beach” II h, 36.2 h.46.4 h.56.7 h.36, 10 h.18.“Spirit of West Point” 10 h.10, 12 h.50, 3 h.30, 6 h, 10, 8 h.50.ORPHECM ; “Arsenic et vieille dentelle” 10 h.17.2 h.02.5 h.47.9 h.32., “Ma réputation” 12 h.15.4 h.7 h.45.IMPERIAL : 11 h.03, 2 h.30.5 h.57, 9 h.24.“Wild Bill Hlckock Ridee” 1 h.10, 4 h.37, 8 h.04.nies.Le Poème de l’Extase est le premier en date et l’on y sent déjà poindre le désir de faire une synthèse de tons les arts pour atteindre au sentiment religieux.Très rarement jouée, cette oeuvre fera figure de nouveauté pour nous.Le programme de ces deux concerts est sans soliste et comprendra une autre belle oeuvre, Les Vitraux de Rome, du compositeur italien Respighi, dont l’orchestre a déjà fait entendre deux autres poèmes descriptifs.Les Pins de Rome et Les Fontaines de Borne.Gérald Desmarais L'éminent violoniste Mischa Elman, qui nous reviendra en récital le 25 no.:mbre prochain sous les auspices de la Société Casavant.Le *:and virtuose se fera entendre au Plateau et son programme comprendra des oeuvres de Bach-Nachez, Brahms, Spohr, Debussy, Saint-Saëns et Paganini-Elman.Le plut célèbre des violonistes AU PLATEAU 25 NOV.Admission 1.50, 2.00, 2.50, 3.00 Blllctc chex Ed.Archambault MA.S20i Willla ft C».PL.SSI4 LA SOCIETE CASAVANT 429 «al ru» Shnbrook» HA.I7S2 Scriabine aux Concerts symphoniques Certains compositeurs subissent davantage l’influence d’une école étrangère que de celles de leur pays.Tour à tour, les écoles italiennes, allemandes ou françaises ont laissé leurs marques sur les plus grands d’entre eux qui savaient néanmoins s’assimiler si parfaitement ce qu’ils prenaient ailleurs, qu’ils en faisaient leur propre substance.Ainsi de Mozart écrivant des chefs-d’oeuvre d’opéra italien, de César Franck atteignant 'a profondeur et la science des Allemands.Scriabine, dont M.Désiré De-fauw dirigera une grande oeuvre aux Concerts symphoniques du mardi 18 et, du mercredi 19, est un exemple unique chez les compositeurs.Dans sa musique de piano, il se révéla l’héritier de Chopin et digne de son prédécesseur quant à l'atmosphère, à l’invention mélodique et à la richesse harmonique.Mais voilà que dans ses poèmes symphoniques H se rapproche de la tradition allemande.Il n’y a rien de russe dans le Poème de VExtase, pas plus quf dans les Etudes pour piano.Scriabine est un compositeur très personnel qui cherche dans I la musique autre chose qu'un i jeu savant de sonorités ou qu'un j moven de se raconter.Il y a une philosophie à l’arrière-plan de sa pensée musicale, et une sorte | de mysticisme qui n’est pas accessible à tous les auditeurs et j même que certains n’admettent | nullement.Scriabine a laissé trois poèmes pour grand orchestra, qui font en fait des syntpho* Marcel et Maurice Robillard présentent en récital Gérald Des-inarais, au Ritz-Carlton, lundi soir, le 17 novembre, à 8 h.45.Au piano, John Newmark.PROGRAMME O cessate de piagarmi, Scarlatti Vittoria, vittoria, mio carc, Carissimi Quatre chansons sérieuses; (Ecclesiaste III, 19-22; Eccle-siaste IV 1-3; Ecclesiaste XL1; Ecclesiaste 1-3-12-13) de Brahms Chant nocturne du voyageur, Medtner Sur les ailes du rêve, Mendelssohn Beruhirung, Lalibertê L’Hidalgo * Schumann Come live with me G.Falle Les ports Clermont Pépin Jan Jan Lionel Daunais Ballade des frères Lubin „ -" Lionel Daunais Don Quichotte à Pulcifù Ravel a) Chanson romanesque; b) Chanson épique; c) Chanson à boire.Enfin, voici une nouvelle manière de présenter des films à l’étranger.Il est indéniable qu'un film parlant une langue que l’on ne connaît pas ne présente que peu d’intérêt, meme si sa mise en scène et son interprétation sont remarquables.Les sous-titres paraissant au bas des images gênent considérablement la vision du spectateur.Il arrive quelquefois que le clin-d’oeil, le mouvement imperceptible du doigt sur lesquels repose toute la clef de l’histoire passent inaperçus au spectateur.La beauté d’une image qui demande toute l’attention des yeux est parfois aussi gâchée 'par la lecture du sous-titre.Et le sOus-titre n’est souvent qu’un résumé du dialogue, plus ou moins bien condensé.Enfin, le sous-titre abîme toujours la pellicule.Le doublage présente un autre inconvénient : même s’il est bien rendu (syllabe se rapprochant le plus possible des originales, traduction minutieuse, il déforme toujours la pensée du dialoguiste.Ainsi un officier anglais commandant ses troupes dans une autre langue que la sienne est tout simplement une hérésie.De même le Chinois parlant une langue européenne ne peut être admis logiquement.Les nombreux commentaires des spécialistes sur le doublage ont conduit à des films parfaits tels Dernière Chance, Les Maudits où chaque acteur parle sa propre langue; mais dans ce cas, le scénario est mené de telle façon que leurs propos deviennent compréhensibles.Le commentaire dans la langue du pays s’intercalant entre les dialogues originaux serait-il la formule idéale du film parlant international?Cette nouvelle technique, plus facile que le doublage et beaucoup moins coûteuse, tout en restant très agréable, surtout si c’est l’artiste principal qui dit le commentaire, est désormais souhaitable pour tous les films exportés et on ne peut que la désirer.MICHELINE PRESLE A HOLLYWOOD Micheline Presle a pris i l’avion cette semaine pour Holly- j wood.Elle fait un voyage d’étu- j de dans la capitale du cinéma américain, et peut-être y trouve- ; ra-t-elle un engagement.Micheline Presle est née à Paris le 22 août 1922.Après ses études classiques, elle entre au cours d’art dramatique de Raymond Rouleau, en même temns qu’elle faisait de la figuration.Elle tourna son premier grand rôle dans Paradis perdu aux côtés de Fernand Gravey, puis elle parut dans Elles étaient douze femmes, d’Yves Mirande, Fausse Alerte et La Comédie du Bonheur de Marcel L’Herbier.Après juin 1940, Micheline Presle s’installe sur la Côte d’Azur et on la voit dans Parade des Sept Nuits, de Marc Allé-gret, La Nuit Fantastique de Marcel L’Herbier, Fétide Nan- teuil et La Belle Aventure de Marc Allégret.De retour à Paris, elle crée Cotinette au Théâtre de l’Athénée et joue Un Seul Amour avec Pierre Blanchard et Falbalas de Christian Becker.A la Libération, elle est l’héroïne de Boule de Suif, d’après la nouvelle de Guy de Maujjas-j sant.Dans Le Diable au Corps, le film de Claude Autant-Lara, elle tient le rôle ingrat de Marthe, auprès de Gérard Philipe.Son dernier film qui n’est pas encore présenté à Paris et qui : fut sélectionné au Festival de I Cannes, Les Jeux sont Faits, I d’après un scénario de Jean-I Paul Sartre, la consacre définitivement comme une grande artiste.DON QUICHOTTE DEPARTIRA EN GUERRE CONTRE LES MOULINS MAIS EN FRANCE A l’occasion du quatrième centenaire de la naissance de Cervantes, le metteur en scène Jacques Tati et le producteur Fred Grain, réalisateurs du second grand film français en couleurs.Jours de Fête, préparent une adaptation de Don Quichotte, le héros principal de l’oeuvre de Miguel de Cervantès.Cette oeuvre, qui fut déjà le sujet de plusieurs films (américain, danois, autrichien et français avec Chaliapine).sera réalisée dans l’esprit de Tati et d’Orain.qux est “d’extraire la veine comique du sujet de dégager ie caricère de folie logique du grand personnage de Don Quichotte”, M jUUfieeJin lAKEY JACK CARfOK PETER lORRF ST-DENIS A L’AFFICHE Connaîtra Lucienne Boyer par ¦ei disques, c’est quelque chose, mais la voir et l'entendre en personne, e'esl quelque chose dont on se souvient toute une vie.Venes l'entendre.\)H NOUV^j iCHAHTEU/f" uneAcrtoft Furibonde JeânCervi tPICIAl PRICES SOI THI> ATtlACTIO* l’affiche JENNIFER JONîS GREGORY ’PECK.JOSEPH GOTTEN KMiuftitic nn HEPBMBftGSj MWALXER I ,101(41I CINEMA PARIS DEUXIEME SEMAINE an» l’affiche &£2E£i Tte'tpU’t’ EN PERSONNE avec JACQUES PILLS chanteur fantaisiste et un orchestre dirigé PM ‘FRANCK POURCEL du MER.2E au DIM.30 NOV.mat.sam.29 nov.au plateau BlUctS : 11.50, *2.00.*2.50, 92.00, *2.50 taxe ImcL En vente che» Ed.Archambault, 500 Bte-Cath.«et et chez Hortney, 1180 Ste-Cath.ouest.Imprésario A Canadian Concert» ft Artist», m IlEflËE M FAURE ROBERT \ PiGAUTl mm MA DE i.UNE ROBINSON FERNAND IEDOUX UCHN COEDEL JOAN BENNETT BK StiN - CM WSîtoHT' A l’Afficht IMPER I HL rcfflcha V ^00844 ^ RADIO .E DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 15 NOVEMBRE 1947 SUR LES ONDES Lm pmIm •• trouvent, our ratio cadran, aux chifireo suivants i CBF.690 — CKAC.730 « CBM.S40 - CHIP.M90 - CFCF.600 - C]AD.800 -CIVI.990 Lorsqu'on ne trouve pas l'indication d'un poste à cote de l’heure consultée c’est que le programma indiqua précédemment »» poursuit Samedi, le 15 novembre Dimanche, 16 novembre LA SOIREL 6.09-CBF—Interviews (hockey).CÜAC—Musique pour le diner.CiiM—Hawaïen.CBM-Mus des Tropiques.UcCIr’—Goepei Singer.CM AD—News.6.0j-CJAl>—Malte Believe Ballroom.6.15- CBF—Radio-Journal et sport.ÛBM—Radio-Journal et ternpér.CHLP—Carreleur chansonnette CFCF—Nouvelles.S.25-CKAC—Pièce du Jour.6.30-CB-*—N.B.C.(orch symph.) CKAC—Forum des sports.CB.^-Worid Fellowship Week CHLP—Rsdlo-annuaire, CFCV—People Ask 6.40- CKAC—Quoi de nouveau.6.45- CKAC—Nouvelles de cher.nous.CBM—Interviews i hockey ).CFCF—Around the Town.7,Od-CKAC—Occupons-nous de nos al-falres.CBM—Gisèle La Flèche.• CHLP—Heure précise.Variétés CFCF—City Imp.Lea.CJAD—News.7.05- CJAD- Make Believe Ballroom.7.15- CBM—Histoires.CFCF—(Sports.CHLP—D'un coin fc l’nutre du Canada.7.29- CHLP—Un peu de tout.7.30- CBF—Heure dominicale.CKAC—Les bons vivants.CBM—Songs at Eventide.CHLP—Heure précise.Chansons de Louise.CFCF—Challenge of the Yukon CJAD—The Four Knights.7.4Ï-CBF—Elle» sont quatre.CKAC—Nazaire et Barnabé.CBM—This Week.CHLP—Trésors de la mélodie.CFCF—Musique moderne.CJAD—Sports T.55-CHLP—Sport éclair.1.00- CBF—Soirée de chez nous.CKAC—Paris chante.CBM—Life of Riley.CHLP—Heure précise.A la guinguette.CFCF—Twenty Questions.CJAD-News.(.10-CJAD—Hit of the Day.«.IS-CHLP-Plus Jolies valses.CJAD—On the Mall.8.30- CKAC—Bill Goodwin Show.CBM—Shaie the Wealth.CHLP—Refrain du Jour.CFCF—I deal In crime.CJAD—Christian Faith Hour.8.Î5-CHLP—Orch.vedette.8.55- CKAC—Choses du temps.CHLP—Bulletins spéciaux.9.00- CBF—Nouvelles.CKAC—Zlngo.CBM—Nouvelles, CHLP—Heure précise.Musique sud-américaine, CFCF—Abbott et Coetello.CJAD—U.N.News from Lake Success.8.05- CBF—Hockey, Boston-Canadien.CBM—Hockey.CJAD—El Rancho Grande.8.30- CKAC—Parade des orchestres.CHLP—Orch.Joe Relchman.CFCF—Mr.Malone.CJAD—Disquee Columbia.CHLP—Heure précise.Trio Glory Pleasant.CFCF—Treasury agent.CJAD—Nouvelles 10.01-CJAD—Juke Box 10.15- CHLP-Ridlo-Journal.10.30- CBF—Musique l'orgue.CBM—Orgue.CHLP—Heure précise.Petit bal du samedi.CFCF—Danse.CJAD—News.10.40- CJAD—Sports.18.45- CKAC—Nouvelles.CJAD—Laurentlan Rendez-vous.10.50-CHLP—Le sport ce soir.10.55- CKAC—Orgue.11.00- CBF—Adagio.CKAC—Bonsoir sportifs.CBM—Hawaï Calls.CHLP—Heure précise.Musiquo sur demande.CFCF—Nouvelles.CJAD—News and Sports Final.1I.10-CJAD—Eleven-Ten Express.11.15- CKAC—Oklahoma Roundup.CFCF—Orchestre de danse.11.V0-CBF—Orch.de danse.CBM—Orchestre CHLP—Au cabaret dansant.CFCF—Danse.1ÏJ0-CBF—Fermeture.CFCF—Nouv.et fermeture.(Pour CKAC, CBM, CHLP.CJAD.voir horaire de la nuit).LA NUIT, de 12 h.i 6 h.12.00-CKAG—Bulletin de minuit.CBM—Radio-Journal.CHLP—Musique du Broadway.CJAD—Nouvelles.12.03- CBM—t ermeture.12.03- CKAC—Musique.CJAD—Club midnight.12.30-CKAC—Orchestre de dense.CKLP—Dlvenlss populaires.1.00- C'KAC—Nouvelles.CHLP—Nouvelles.CJAD—Nouv.et fermeture.1.05- CKAC—Bataille des orchestres, I.1U-CHLP—Heure précise.Fermeture.2.00- CKAC—Actualités 2.03- CKAC—Le Club de nuit.3.U0-CKAC—Nouvelles.3.03- CKAC—Le Club de nuit.4.M-CKAC—Nouvelles.4.05- CKAC—Quand on est si bien ensemble.4.30- CKAC—Chansonnettes 5.00- CKAC—Nouvelles.5.05- CKAC—Lever du soleil (musique).L'AVANT-MIDI 6.00- CKAC—Nouvelles, température.6.05- CKAC—Rythmes et chanstns.7.00- CKAC—Nouvelles.CK VL—Ouverture et nouvelles.7.85-CKAC—Musique du matin.CKVL—Sunrise Serenade.7.30- CKVL—Jewels of Melody.7.40-CKVL—Sunday Musicale.7.45- CKVL—News.8.M-CKAC—Nouvelles.crcï1—Nouvelles.CJAD—Nouvelles.CKVL—Voices You Know.8.05- CKAC—Rhapsodies.8.15- CFCF—Church In Wild Wood.CJAD—Something for Sunday.8.30- CKAC—Orchestre de concert.CFCF—Coffee Concert.CKVL—Verdun Gospel Tabernacle.8.45- CJAD—Christian Science Ohurch.8.55- CKAC—Actualités.CHLP—Ou verture.CKVL—News.8.59-CBF—Ouverture.CBM—Ouverture.9.00- CBF—Radio-Journal.CKAC—Oratoire.CBM—Nouv.et température CHLP—Jolies mélodies.CFCF'—Coast to Coast.CJAD—News.CKVL—Evangel Tabernacle.9.05- CBF—Musique légère.CBM—Récital de piano.CJAD—Church of the Air.915-CKAC—Orgue.9.30- CBF—Récital de plana.CBM—Danse à travers lee Ages.CHLP—Radio-Journal.CJAD—Voice of Proph.CKVL—Greenfield Pa-k Church.9.45- CKAC—Douces chanson*.CHLP—Musique continentale.9.55- CKAC—Actualltée.^ -CKVL—News.10.00- CBF—Heure du concerto.CKAC—Dimanche musical.CBM—Nouvelles.CHLP—Maîtres de la chanson.CFCF—Message of Israel.CJAD—Luther Hour.CKVL—Gospel Service.10.03- CBM—Température, chronique d'hebdoe anglais et Jardinier ontarien.10.M-CBM—Concert.CHLP—Valsé.CFCF—Southemalré*.CJAD—Children’s Play.CKVL—Ma-sterworks of Musle.10.45- CBM—Recollections In Songs.10.55-CKAC—Actualités.11.00- CBF—Fine Arts Quartet (ABC- CBC).’ CKAC—Messe de l'Oratoire.CBM—Serv.religieux.CHLP—Grand-messe.CFCF—Quatuor.CJAD—Nouvelles.CKVL—Protestant Hour.11.05- CJAD—Sunday at It's Beet.II.30-CKF—Variétés.crCF—Hour of Faith.L’APRES-MIDI 12.00- CBF—Heure d’opérette.CBM—Nouvelles de la BBC.CFCF—Nouvelles.CJAD—Nouv.et musique.CHLP—Nouvelles catholiques.CFCF—News.CJAD—Nouvelles.CKVL—Newspaper of the Air.13.05- CJAD—Music of Gay Nineties.12.15- CKAC—Nouvelles de l’Oratoire et musiquo classique.CBM—Athètes canadiens (Joe.Montferrand).CFCF—Texas Jim.SURPLUS CANADIEN ET AMERICAIN Filières Métalliques COUVERTURES DE LAINE DRAPS DE LITS OREILLERS — MATELAS — COUPE-VENTS PARKAS PANTALONS DE TRAVAIL, GANTS CHEMISES DE TRAVAIL BOTTES D'AVIATEURS, neuves et usogées ASSORTIMENT COMPLET D'ALUMINIUM COURROIES DE CUIR ’LACETS POUR PATINS SACS POUR SCOUTS BATONS DE HOCKEY CORDES NYLON, PARACHUTES, etc., etc.OCCASION SPECIALE: SKIS ET POLES A SACRIFICE.RemUe de 10 7» accordée aux IneUtuilone.COMMANDES C.O.D.REMPLIES AVEC SOIN.LIVRAISON IMMEDIATE Maleon •eeentleUemenl canadlenne-lrançalte.480, rut Shtrbrookt est I3ème étage) Montréal 24 - HA.0819 ==== FERME LE SAMEDI A 1 HRE=== CKVL—Music Varieties.12.2S-CKAC—Actualités.12.30-CBF—Voix du Canada (orch.— Clermont Pépin, soliste).CKAC—Les Romanichel*.CKAC—Rendez-vous musical.CBM—Harmony Harbour.CHLP—Intermède musical CFCF—World Security.CJAD—Highlights CKVL—Amateurs on Parade.12.45-CKAC—Mode et musique.CHLP - Chansons française*.CJAD—Melodies Swing.12.55-CKVL—News 12.59-CBP—Signal horaire Ottawa.CBM—Signal horaire Ottawa.1 00-CBF—Jardins fleuris.CKAC—Mélodies CBM—Folk Songs.CHLP—Mat.napolitaine*.CFCF—News.CJAD—Nouvelles et sport.CKVL—Nouvelles.1.10- CKVL—Marche de la science.CJAD—Sunday Recital.1.15- CBF—Radio-Journal CKAC—Concert WilUs.CBM—Just Mary.CFCF—Fan Fare.CKVL—Ecole de musique.1.2.’-CBF—Intermède.1.30- CBF—Orchestre.CKAC-Actuallté*.CBM—Way of the Spirit.CHLP—Les fleurs.CFCF—Sunday Serenade.CJAD—Csthol.Hour.CKVL—Album musical.1.35- CKAC—Ecole musique Marrazza.1.45- CHLP—Nouvelles CKVL—Musique d’autrefois.I.53-CKVL- Nouv.de Verdun.2.00- CBF—Sweetland Show.CKAC—Fiesta.CBM—Nouvelles.CHLP—Opéra.CJAD—Nouvelles.CKVL—Can.Lutheran Hour.2.03-CBM—Reportage de la capitale.2.05- CJAD—St, Oeneslus Players.2.15- CKAC—Un chanteur canadien.2.25- CK AC—Actualités.2.30- CBF-Tableau d'opéra.CKAC—Causerie.CBM—Serv religieux.CFCF—Sunday Vespers, CJAD—Pops Concert.CKVL—News.2.35- CKVL—For Your List.Pleasure.2.45- CKAC—Here’s To You.CKVL—Hockey.3.00- CBF—Music-Hall.CKAC—Orch.symph.CBS.CBM—Airs d’opéra.CFCF—Studio.CJAD—Nouvelles.3.05- CJAD—David Rose's Show 3.15- CFCF—Johnny Thorp.3.30- f'BF—Chansonnettes.CFCF—Around the W.4.(Ki-CBF—Variétés.CBM—Musique légère.' CFCF—Are These Our Children?CJAD—Nouv.et chansons.4.25- CKVL—News.4.30- CBF-Radio-Collège.CKAC—Chansonnettes.CBM—Church of the Air.CHLP—Orchestre.CFCF—Honored Music.CJAD—People’s Church.CKVL—Parade chansonnette.4.45- CKAC—Bon Parler.CHLP—Chans, françaises.4.55-CKAC—Actualités.CKVL—Nouvelles.5.00- CBF—Heure dominical».CKAC—Family Hour.CBM—Singing Stars of Tomorrow.CHLP—Livre d’or des grands maître».CFCF—Ford Theatre.CJAD—Nouvelles.CKVL—Parade chansonnette.5.05- CJAD—Candlelight and Sliver.5.10- CKVL—Horaire.J.15-CKVL—Fermeture.3.30- CBF—Le ciel par dessus Iss tolls.CKAC—Nouveautés de Paris.CBM—Nouvelles.CJAD—Good news Program.5.33-CBM—Reportages de J.Fisher.5.45- CKAC—Causerie politique.CBM—Evénements de la semaine.CJAD—Hour of St-Francls.* LA SOIREC 6.C0-CBF—Ballades et chansons.CKAC—Ozzle and Harriet.CBM—Heure d'opérette.CHLP—Variété*.CFCF—Songs Without Words CJAD—Nouvelles.6.05- CJAD—Hit Parade.6.15- OBF—Radio- ournal.6.25-CBF—Intermède.6.30- CBF—Reportage des Nation* Unies.CKAC—4 points cardinaux.CBNf—Température.CHLP—Cascades mélodique», CFCF—Movietown.CJAD—Ann Ziegler and W.Booth 6.35-CBM—Musique.6.45- CBF—Chronique de France.CKAC—Nouvelle* de chez nous, CJAD—Hour of St.Francis, 7.00- CBF—Radio-Collège.CKAC—Causerie politique.CHLP—Coffret musical.CFCF—Nouvelles.CJAD—News.7.05- CJAD—Music by d'Artega.7.15- CKAC—Vieux vagabond.CFCF—Musique.CJAD—Mémoires du Dr Lamban.7.30- CKAO—Roland Bédard.CBM—Mus.pour Canadien*.CHLP—Parade sportive.CFCF—Band Wagon.CJAD—Service religieux.7.45- CKAC—Mémoire du Dr Lambert.7.55- CKAC—Actualités.8.00- CBF—Voix du pays.CKAC—Pause rafraîchissante.CBM—Ch.McCarthy (NBC-CBC) CHLP—Dantès Belleau, planiste.CFCF—Detroit Symphony.8.30- CBF —Ici Ton chante.CKAC—Vu et entendu.CBM—Fred Allen.CHLP—Université de Montréal.CJAD—Theatre.8.55- CKAC—Choses du temps.9.00- CBF —Coulisse* de Thtstolre.CKAC-rMuslque honoré*.CBM—Radio-Journal.CHLP—Revue sportlv*.CFCF—Philo Vance.CJAD—Nouvelles.9.05- CJAD—Orgue.9.10-CBM—Mélodies d'autrefois.9.15- CHLP—Tzlganola.9.30-CBF—Album mus.fam.(NBC-CBC).CKAC—Tony Martin.CBM—Album mus.fam.(NBC-CBC).CHLP—Voguant parmi le* CFCF—Exploring the Unknown.CJAD—Appointment with fear.«0.00-CBF—Radio-journal.CKAC—Opéra.CBM—Théâtre anglais.CHLP—Orgue CFCF—Studio.CJAD—News Headline*.10.01-CJAD—Stardust.10.15-CBF—Causerie.CHLP—Revue de la semaine.10.30- CBF—Recital, CKAC—Musique de chambre.CHLP—Orchestre de concert.CFCF—Latin Amer.Serenade.CJAD—Newscast.10.45- CKAC—Nouvelles.at Eventide.10.50-CHLP—Sport, 10.55- ckac—Le piano populaire, n.oo-CBF—Adagio.J.¦.-—LJ.CKAC—Nouv.et sport CRM—L’auteur rencontre se# lecteurs.CHLP—Mélodies.CFCF—Nouvelles.CJAD—Nouvelles et sport.11.10-CJAD—Bongs for you.11.15-CKAC—Chanteurs.CFCF—Vera Massey Bings U.30-CHF—Orch de danse.CKAC-Orchestre.CBM—Orch d’Eric Wild.CHl.P—Détente, CFCF—Orchestre.CJAD—Poetry In Music.12.00-CBF—Fermeture.CFCF—Nouv.et fermeture CJAD—Nouvelles et fermeture.(Pour CKAC.CBM et CHLP, voir horaire de la nuit)., -MM» ?- A Radio-Canada SAMEDI.15 NOVEMBRE “LA TOSCA", UE PUCCINI De nouveau, cette année, Radio-Canada fera le relais des emissions de la scène du Metropolitan de New-York.La première émission passera samedi, le 15 novembre, è 2 h.p.m., avec “La Totca”, de Puccini, Les principaux rôles ont été confiés S Ellen Dosla, soprano, qui débuta au Metropolitan dans le rôle même de ‘La Tosca", à Jan Peercc, ténor, Lawrence Tibbett, baryton, ceîul-cl dans le rôle de Scarpla, et Lorenzo Alvary, basse.La direction de l’orchestre a été confiée, cette année, 4 Giuseppe Antonl-celll, qui est à ses débuts au Metropolitan.I.— ’’Angelottl, consul de la République romaine, emprisonné au ena-teau Saint-Ange, s’est enfui et réfugié dans Tégllse Saint-André.Il s’y fait reconnaître du peintre Mario Cavara-dossl, occupé à une fresque.L’artiste, amoureux de la Tosca, une chanteuse à la mode, aide Angelottl à se dérober aux poursuites du policier Scarpla et quitte l’église avec le fugitif, au moment où Scarpla et ses sbires y pénètrent." II.— (Au palais Farnêse.) Où Cava-radossi a-t-il caché Angelottl?La torture va Jouer.Mandée dans la chambre voisine, la Tosca ne peut surmonter l’horreur de la scène qu’elle entend.Elle a su par Marie la cachette d’Angelottl.Elle la révèle à Scarpla.Mais celul-cl entend gagner les faveurs de la délatrice.aie poignarde Scarpla.III.— (Au château Saint-Ange.) La Tosca croit que les soldats qui vont 111er Cavaradossl tireront à blanc.Scarpla le lui a certifié.Elle règle avec Mario le scénario de Texecutlqn.Mais on l’a dupée: Mario est réellement exécuté.La Tosca se précipite dans le vide.La direction a repris une tradition qui date de quelques années et qui obtient auprès du public radlophlle un chaleureux accueil.En effet, des musicien» et des critique* seront Invités à expliquer, aux entr’actes, l’oeuvre à l'affiche, à faire les commentaires qui s’y rattachent et à s’exercer à un jeu de questionnaire.M.Roger Daveluy, de nouveau, dirigera cette tribun*.L’ORCHESTRE DE LA N.B.C, L'orchestre de la N.B C., à son concert du samedi, 15 novembre, à 6 h.30 du soir, dont Radio-Canada fera le relais, exécutera un programme varié d’oeuvres d'expression classique.Arturo Toscanini, qui dirigera, a Inscrit a son programme les oeuvres suivantes: Air de la Suite No S.en ré mineur .Bach Concerto en si bémol pour violon et orchestre .Vivaldi Soliste, Mischa Mlschakoff Concerto Grosso en ré mineur .Haendel Passacallle en do mineur .Bach-Resplgh! NOEL BRUNET Noél Brune’, violoniste de réputation Internationale, sera, lundi, le 17 novembre, l'artiste invité de* Radio-concerts canadiens, programme commandité par la brasserie Molson et -dlffu-sé par le réseau français de Radio-Canada tous les lundis, â 9 h.p.m.L’orchestre symphonique, dirigé par Jean Deslauriers, présentera, comme d’habitude, un choix varié de mélo, die* populaires ou mt-classiques.DIMANCHE, 18 NOVEMBRE L’heure du concerto Radio-Canada fera entendre, dimnn che, le 18 novembre, a 10 h.du matin, le Concerto en ré majeur de Haydn pour clavecin et orchestre, et le nouveau Concerto dit "Ebony", do Stravinsky, pour orchestre de Jazz.Le* émissions de radio-collège Voici les émissions de Radio-Collège pour la semaine du 16 novembre: Dimanche, le 16 novembre: 4 h.30 a 5 h.du soir: Le musée d’art.L'art au XVIIIe siècle Paysagistes de Rome et de Venise.Auteur: Annette Leduc, Direction musicale: Roland Leduc.7 h.4 8 h.du soir: La littérature du XVIIIe siècle, Marivaux (1633-1703).Importance du rôle des femmes.Auteur: Fulgence Charpentier.Directeur du forum: Raymond Tanghe, Lundi, le 17 novembre: 4 b.30 4 4 h.45 du soir: Le siècle des lumières.Les physiciens hollandais, disciples de Newton, et la méthode scientifique: les travaux de s’Gravesand.Boerhaave et Musschenbroek.Conférencier: Léon Lome.4 h.45 4 5 h.du soir: Histoire des sciences et de leurs applications.Le XVIIIe siècle et la mécanique.Otto von Guericke.Le problème du vide (1602-1686).Conférencier: Louis Bour-goln.5 h.â 5 h.30 du soir: Aventures scientifiques, be radlo-théfttre des sciences.Le grande frayeur du professeur Musschenbroek.Mardi, le 18 novembre: 4 h.30 à 5 h 30 du soir: Le théâtre au XVIIIe siècle Le légataire universel, comédie de Régnard.Actes III et IV.Comment obtenir un testament favorable.Commentateur: Jean-Charles Bonenfant.Mercredi, 19 novembre: 4 h, 39 à 5 h» du soir: L’épopée Inachevée de la nou-.veils Jérusalem Un essaim se fixe 4 Bethléhem (386).Auteur: Le révérend Père Adrien Male, O.F.M S b.4 5 h.15 du soir: Le monde animal.L’Insecte: notions générales.Joseph Duncan, conférencier.5 h.15 4 5 h.30 du soir: La cité des plantes.Le merisier.Jacques Rousseau, conférencier.Jeudi, le 20 •novembre: 4 h.30 à * h.45 du soir: L'évolution historique au XVIIIe siècle.Le parlementarisme en Angleterre.L’établissement de la dynastie étrangère de Hanovre le consolide.Réveil religieux; réveil national (Pltt).Début de l’industrie.Conférencier: René Rlstelhueber.4 h.45 à 5 h.du soir: le XVIIIe siècle au Canada.1682-1812.Le développement Intérieur.Conférencier: Jean-Pierre Houle.5 h.à 5 h.30 du soir: La vie cana- dienne au XVIIIe siècle."Les épreuve# du grand La Vérendrye" (1736).Sketch de Marie-Claire Daveluy.Vendredi, le 21 novembre: 4 h 30 fc 5 h.du aolr: Lu musique au XVIIIe siècle "Muslca de Camera".Commentateur: Jc«n VaTerand.5 h.4 5 h.15 du soir: La revue des lecture* * 3 h.15 4 5 h.30 du soir: Le club d écoute de Radio-College, Emissions canadienne* relayée* eu Europe Les émissions d'échange entre les postes français, c'est-à-dire Radlo-Pa-rU et ses relais, et le Service Internationa! 4 ondes courtes de Radio-Canada permettent par des Initiatives heureuses de faire connaître nos artlsets ainsi que leurs oeuvres en Europe.C'est ainsi que les dimanches, 16 et 23 novembre, de 12 h.30 4 1 h p.m.les postes français du réseau de Radio-Canada feront entendre la ’’Voix du Canada", avec Clermont Pépin, André Mathieu, et d'autres noms connus non seulement chez nous mais aussi a l'étranger.Il est par conséquent inutile de les présenter aux auditeurs de Radio-Canada, vu leur prestige dans nos milieux artistiques.Clermont Pépin, quoique tout Jeun*, s'est fait connaître d'une façon heureuse 4 titre de planiste et de compositeur.Il a obtenu plusieurs bourses de nos sociétés musicales André Mathieu, lui aussi, également très Jeune, est non seulement un virtuose du piano mais aussi un compositeur dont les oeuvres ont été applaudies un peu partout.A son concert, le 23 novembre, 1! Jouera son Concerto, oeuvre écrite snéclalement pour le film “La Forteresse”.Au pupitre de chef d’orchestre, Jean- Marie Beaudet.Le programme du Réveil rural.“Jardins plantureux.Jardins fleurls’’’, est par conséquent retardé d’une demi-heure.Il cassera à une heure.LUNDI, le 24 NOVEMBRE CBS.— Myrna Loy et Frecrlc March Joueront de nouveau leurs rôles de 'Best Years of our lives”, au programme de* "Screen Guild Players’’, lundi soir, le 24 novembre, à 10 h.30, h.n.e.?Gazette artistique ?O’Keefe); Banjo (Sh&ryn Moffilt, Jacqueline White); en outre, au Dominion, Stagecoach to Denver (Allan Lane); au maison-neuve, Blotto (Laurel et Hardy).Spectacles et concerts AU COLLEGE DE SAINT-LAURENT: Huon de Bordeaux, mélodrame féerique d’Alexandre Arnoux, en soirée, le 15 lov.HIS MAJESTY’S: Jusqu’au 16 nov.(incl.).Fleur de pierre, le premier film russe en couleurs.— Du 17 au 23 (inel.).Le Bar-hier de Séville, chanté en italien par Ferruccio Tagliavini (comte1 Almaviva).Nelly Corradi (Rosi-! ne), Tito Gobbi, Italo Tajo, etc.! RITZ: 17 nov., Gérald Desmarais, basse chantante.PLATEAU: 18.13 nov.Concerts symphoniques.RITZ: 20 nov., Ginette Neveu, violoniste.PLATEAU: 25 nov., Elman, violoniste.Mischa CHRONIQUE DU dRIDGE ••P” s SOLUTION DU PROBLEME NO 3 NORD Pt R-9 Co R Ca 6 Tr A-D OUEST Pt D-V-10 CO .Ca 4 Tr V-7 Pi Co Cs Tr EST A-8 R-6-5-4 Cinéma SAINT-DENIS: Le Destin s’amuse (André Claveau, Dany Robin); Le Masque noir (Jean Cervi.Louise Féridat).CINEMA DE PARIS: Sortilège* (Lucien Coëdel, 'Fernand Le-doux, Renée Faure, Roger Pigaut, Madeleine Robinson).Réalisation de Christian-Jaque.CAPITOL: Cry Wolf (Errol Flynn, lîarbara Stanwyck).ORPHEUM: Arsenic et vieilles dentelles (en français, aver Cary Grant, Priscilla Lane, Raymond Massey, Jack Carson et Peter Lorre); Ma réputation (en français, avec George Brcnt et Barbara Stanwyck).PRINCESS: Woman on the Beach (Joan Bennett, Robert Ryan); Spirit of West Point.LOEWS: Duel in the Sun (Gregory Peck, Jennifer Jones, Herbert Marshall, Lillian Gish, Lionel Barrymore, Joseph Gotten).PALACE: Sony of Love (Katherine Hepburn.Paul Henreid, Robert Walker).IMPERIAL: Meet John Doe (Gary Cooper, Barbara Stanwyck); Wild Bill Hickock Rides.HIS MAJESTY’S: Fleur de pierre, avec Vladimir Druzhni-kov.(Film russe en couleurs).KENT : Hamilton Woman; Heir to the Throne.CREMAZIE: Fiesta, polychrome, (Esther Williams.Ricardo Montalban); Stallion Road (Ronald Reagan, Alexis Smith), VERDUN PALACE: The Turn Mrs,' Carrolls (Humphrey Bogart, Barbara Stanwyck) ; Co-pacahana (Groucho Marx, Car men Miranda).ELECTRA: Fall Guy (Clifford Penn, Teala Loring); Winter Wonderland (Lynne Roberts, Charles Drake) ; Heldorado (Roy Rogers).VILLERAY: Devid Thumbs a Ride (Lawrence Tierney, Nan Leslie); Sing While You Dance (Ellen Drew, Robert Stanton); God’s Country, polychrome (Robert Lowery).MIDWAY: Return of Monte-Cristo (Louis Hayward, Barbara Britton); Big Bonanza (Richard Arlen, Robert Livingston).BEAUBIEN: Calcutta (Alan Ladd, Lee Bowman); Suddenly Lt’s Spring (Fred MacMurray, Paulette Goddard).PERRON: Smash-Up (Susan Hayward, Lee Bowman); Suddenly It’s Spring (Fred MacMurray, Paulette Goddard).PASSE - TEMPS : Till the Clouds Boll By, en couleurs, (Robert Walker et Van Heflin); Le suspect, en français (Gharles Laughton, Ena Raines).EMPRESS ET OUTREMONT : Stairway to Heaven, en couleurs (David Niven, Kim Hunter, Roger Livesey, Raymond Massey, Marius Goring); Buck Privates Come Home (Abbott ct Costello, Beverly Simmons).SAVOY (Verdun): Welcome Stranger (Bing Crosby, Joan Caulfield, Barry Fitzgerald); Seven Were Saved (Richard Denning, Catherine Craig, Russell Hayden).CHATEAU ET CARTIER: Ho-neymoon (Shirley Temple, Fran-chot Tone, Guy Madison): High Conquest (Anna Lee, Gilbert Roland, Warren Douglas); Code of the West (James Warren!.DOMINION ET MAISONNEUVE: Dishonored Lady (Hedy Lamarr, John Coder, Dennis SUD Pi .Co A-D-V Ca 5 Tr 10-8 Coeur est l’atout, Sud a la main et doit remporter toutes les levée* contre la meilleure défense.Sud Joue A et D de coeur, Ouest défausse un pique et Carreau, Nord roi de coeur et dame de trèfle, Est deux petits trèfles.Sud Joue ensuite carreau vers Je six; si Ouest Jette un pique.Nord Jouant le roi.Sud coupera l’a* et le neuf sera affranchi.Si Ouest garde les deux pique* Est ne peut garder deux piques et deux trèfles.S'il écourte 4 pique Nord Jouant le neuf l’as de Est sera coupé.81 Est ne garde qu’un trèfle après l'as le dix de Sud sera affranchi.La liste de oeux qui ont fait parvenir la solution exacte sera publiée samedi prochain alors que paraîtra un nouveau problème.de 10 h.30 à 10 h- 45 à CBM Montréal, Sa causerie sera retransmise par CK' V '•> mercredi suivant, de 9 h.15 à 3 li.30, et, le ven ^ .„u,, ,.^c CKRN Rouy n, CKVD Val d’Or et CHAD Amos, de 10 h.15 à 10 h.30.Demain, dimanche, la chronique politique habituelle de l’Union nationale sera présentée par PLATEAU: Du 26 au 30 nov.M- Lévis Lorrain iournidiste et Lucienne Bp.ver, avec Jacques P',J).lu.ls _ ’poste CKAC, Mont-Pills et orchestre de Frank Pur- ltal’ a ‘ *1’ ,lu son* cell.Expositions de peinture Cercle Universitaire: Exposition de Paul Rose, paysagiste, Eorlraitiste.(Jusqu'au 15 novem-re inclusivement)* PIERRE G AU VH EAU expose 33 peintures à l’huile, à 75 ouest, rue Sherbrooke, appartement 5.L’exposition sera ouverte du 15 novembre au 30 inclusivement, de 2 h.à 10 h.du soir.Art spontané non figuralif.OUVRIERS il faut lire M Orner Côté à Radio-Canada lundi NOEL nUCHF-SVE Avant son départ pour l’Europe, M, Orner Côté, secrétaire de 1 la province, ayant accepté de prononcer une causerie sur les 12 postes du réseau français de Radio-Canada dans le Québec, n’a pas oublié d’enregistrer son texte.Malgré l'absence de M.Côté, il pourra donc être quand même entendu, lundi soir, de 10 h.15 à 10 h.30, sur les postes suivants: CBF Montréal, CBV Québec, CB,! Chicoutimi, CHUB Ste-Annc de la Pocatière; CJFP Rivière du Loup, CJBR Rimmis-ki, CHNC New Carlisle, CKRN Rouyn, CKVD Val d’Or, CHAI) Amos, CKCH Hull et CKLT Sher- ! brooke.Le même soir, M.John Gillies Rennie, député provincial de | Huntingdon parlera çn anglais.EN VENTE PARTOUT et chez l’auteur l’abbé Plerre-E.THEORET, D.Th.Evêché — Vallayfleld 0.25 — Pas de Timbres ElUi Trois années de succès I Des centaines de distributeurs responsables I Des milliers de clients satisfaits 1 TOT- V W r THERMOSTAT "Contrôle automatique" Garantie: un an Approuvé par Canadian Standard Associotion Le • e .a fait ses "preuves99! • C'est un radiateur électrique — à circu- lation d'eau — à circulation d'air • Se branche sur un circuit ordinaire de 110 volts • Coût d'opération: 50c à 75c par semaine pour une pièce de 10' x 12' L.-P.MARCOTTE MANUFACTURIER D’APPAREIL* DE CHAUFPAQE ET DE VENTILATION 7735.boul.St-Michei Montréal 36 — CA.4761 Feuilleton du “Devoir PAS DE BONHEUR SANS TOI ! par Pierre CHANLAINE 25- (Suite) Clarisse étrangla un soupir de lassitude.— J’étais souffrante.Mais le tanlc Bathilde ne parut pas convaincue.— Ta 1 Ta! Ta! lança-t-elle.Tellement souffrante au’on t’a vue, quelques minutes plus tard, à la poste, où tu allais parler une lettre à je ne sais qui, et qu’on te verra danser, cette nuit, jusqu’à une heure avancée.Quel que fût son désir de 8e montrer respectueuse via-à-vls de sa tante, la jeune fille parut exaspérée.— Il est logique que, me sentant fatiguée, je rerule devant une randonnée comme celle que »ou* envisagez pour moi avec Denis, mais je me trouve la force de nie rendre à la poste, distance de quelques mètres seulement.Mme de Montebarre ct son fils peuvent, à ce sujet, penser ce qu’ils voudront.Ça m’est égal.Ce fut dit sur un ton si incisif que la tante ne trouva rien à répondre ct sc borna à demeurer muette, la bouche ouverte, la lippe pendante.Gprisse, cependant, n’avait pas terminé.Elle voulait en finir a-vec les observations continuelles de sa tante au sujet de Denis, — Par surcroît, ajouta-t-elle, le ne suis pas à leurs ordres.S’ils ont le droit de désirer ma présence, j’ai bien, moi aussi celui fuir la peur.Et je ne vous cache pas, ma tante, que, de plus en plus, j’en ai l’intention, La véhémence dont elle usait fut, cette fois, si douleureuse à Bathilde que, renonçant aux vociférations, aux trépignements, aux cris de rage, elle laissa é-chapper un faible gémissement.—Ma petite, tu me fais beancoup de peine.La Colonnelle mettait dans sa voix tant de résignation et de douceur que, se sentant paralysée dans ses moyens de défense, sa nièce regretta soudain sa véhémence.— Ce n’est pas, Je vous le jure, intentionnellement.Pour la première fols depuis * èle, Bathilde, le visage éclairé par un sourire naissant, condescendit à ne se laisser aller à un élan.Tu es une bonne petite fille.Toutefois, pour corriger l’effet émollient d’une telle constation, elle se hâta d’ajouter: — Mais comme tous ceux de la famille, tu as bien mauvais caractère.Peut-être Clarisse n’eût-elle pas eu besoin d’un grand effort pour montrer à pa douairière ce qu’il y avait d’injuste dans celte ap-nréeiation.Elle ne le voulut pas, Elle avait si rarement vu Bathilde s’attendrir, qu’elle ne se fût pas pardonné de troubler, par un geste, ou par une parole inopportune, le charme de cet atten- drissement.— Vois-lu, mon petit, poursuivit la grosse femme.f:.< résolu de ne plus te demander d’épouser Denis.Jc sais que je nu* heurterais désormais à un mur! Dans toute ta famille, nous sommes des Normands.Donc des obstinés.Peut-être a-t-il suffi que j’exprime quelque plaisir à voir s’accomplir cette union pour que, par un réflexe qui est dans notre nature à tous, tu te sois crue obligée de t’y déclarer hostile.Clarisse tenta une protestation, mais la CoMnelle, dont la ténacité dépassait, de loin, celle de toute la famille et de sa race, l’arrêta du geste pour déclarer: — Je conserve, néanmoins; le ferme espoir que lu arriveras à comprendre que la logique et l’intérêt s’accordent, pour une fois, à te conseiller ce mariage.Mais même si tu refuses, pour des raisons qui me font hausser les épaules, je te demande instamment de ne pas être impolie avec les Montebarre qui habitent près de chez moi, en Normandie, et avec qui j’entretiens les relations les plus cordiales.Puis comme lu jeune fille paraissait consentante: — Tu as affirmé que l’accident dont Denis a été victime était insignifiant.Il est possible que ce jeune homme ait pu t’exaspérer pat- sa vantardise.Néan- moins, puisque le voilà rétabli el qu’il te demande à l’accompagner, accepte! — R suffit, tante Bathilde.que la chose vous soit agréable pour que j’y consente immédiatement.Annoncez, si vous le voulez bien, à Mme de Montebarre que, demain, j’irai avec Denis où il voudra.Le lendemain, en effet, lorsqu’elle descendit dans le hall de l’hôtel, le jeune de Montebarre l’attenrait.H portait la tenue habituelle des amateurs de neige: calot de laine, blouson avec fermeture éclair, et pantalon de neige.Il vint au-devant d’elle, la main tendue, — Nous allons en ski?demanda-t-elle.— Si vous le voulez.— Vous croyez être suffisamment remis pous vous lancer?— Certes.— Néanmoins, nous n’irons pas trop loin.Sur la route d’Argen-tière à Valforcine, nous ne dé-, passerons pas les Praz.Après avoir assujetti leurs skis, ils se lancèrent sur la route Le soleil^ qui s’élevait, dans un ciel libéré de nuages, se reflétait sur la neige avec tant de force qu’il contraignait ceux qui ne portaient pas de lunettes à fermer les yeux.Coupé par les monta- gnes environnantes, le vent ne sc faisait pas sentir, et bien que le thermomètre marquât — 28ü, les promeneurs évoluaient sans sentir la morsure du froid.Hardis et rieurs, des jeunes gens essayaient des prouesses qu’ils engageaient leurs compagnons à imiter.Quelques enfants se lançaient des boules de neige.D’antres, partant avec trop d’im-pétuosite, tombaient et se relevaient sans s’être fait mal, alors que de grandes personnes se seraient rompu les os.Après avoir dépassé la lisière de la ville, Clarisse qui avait soif d’espace et de mouvement, s’élança dans la neige à toute vitesse.Denis qui avait un moment pensé à la suivre, estima finalement plus sage et plus prudent de s’arrêter, pour admirer les évolutions savantes auxquelles elle se livrait.Quand elle fut revenu près de lui, il se risqua à un compliment.— Vous: avez tout de même une souplesse et un cran épatants 1 Elle lui adrets oun sourire satisfait.—* Je doute que ma souplesse soit, comme vous le dites, "épatante”.Tout le inonde peut faire ce que je fais.Il suffit de s’as-, teindre, chaque matin, 6 dix minutes de culture physipue.Puis comme le "grand niais” demeurait devant elle, les yeux i ronds, elle poursuivit, sur un ton ’changé: — Mais du cran, je vous assure que j’en ai.11 apporta une certaine ironie à observer : — Vous auriez dû naître homme.— Pourquoi?Ne croyez-vous Pas qu’une femme, et même une jeune fille, ne puisse montrer devant les événements ou devant le danger, quand c’est nécessaire, de 1 endurance et du courage?— Mais si.Il n’avait apporté dans rotte protestation aucun enthousiasme.— J’ai pourtant, moi.assura-t-il, une autre conception des choses.Ce fut autour de la jeune fille d’ironiser: — Je sais que vous demandez surtout à la vie de vous procure;-le calme et de vous éviter des histoires.Il se sentit piqué au vif par cettte hrandille.— Chez votre tante, j’ai dû vous paraître gauche, emprunté, maladroit.Muintenant, jc suis à peu près certain que vous me trouvez pusillanime.Tout en protestant, pour la forme, par un haussement d’épaules et pu.une moue, elle ne put réprimer un sourire.— Que voulez-vous, poursuivit-il, je n aime ni la bataille ni la lutte.Je vous le confesse encore une fois.Au demeurant, sfie nu sentais une âme de gladiateur, j aimurais que ma femme ne me ressemblât pas.J’aurais, je l’avoue, quelque préférence pour une compagne douce et frêle, qui un peu désarmée, un peu passive, se plierait à mon autorité et compterait sur moi pour la pro* léger.— Diles-moi, Clarisse, — vous me permettrez bien, désormais, cette appellation?— permeitez-moi de vous poser une question.Si elle est trop indiscrète, vous n’y répondrez pas et vous me pardonnerez de l’avoir posée.— Allez! — N’avez-mis pas envisagé, ces temps derniers, par suite d’une perte d’argent éprouvée lors du krach Edmond Durand, l’éventualité de travailler?•— Qui vous a dit cela?— Ces sortes d’événements donnent toujours naksance à des bruits qui, inévitablement, reviennent mix oreilles des amis.— De quelque manière que vous ayez appris cette nouvel e, Je dois avouer qu’elle est exacte.Elle estima qu’en fa'sant état de cet incident, Denis se montrait, une fois de plus, maladroit.•— Qu’avez-vous p«n*é loirs?i suivre « LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 15 NOVEMBRE 1947 LES IDEES ET LES HOMMES - -LES LIVRES™ par [EAN'PIERRE HOULE PROPOS DU SAMEDI tu ?De l’Esprit de Conquête Vous pénétrez dans une librairie en quête d’un livre qui vo is reposerait des fadaises quo.o ennos ou vous inspirerait quelque enthousiasme qui es! comme une sorte d’hygiène pour l'esprit.Aucun titre, aucun nom d’auteur en tfde.Vous vous méfiez des nouveautés, non par système, mais parce que vous n’en attendez pas ce que vous cherchez.Vous promenez votre regard distrait sur les rayons, sachant très bien, si vous êtes un amateur de ce genre d’excursion, qu’à un moment il se produira en vous un choc, une émotion: le livre cherché est là Avant que votre main ne s’en soit emparée, vos yeux l’ont déjà parcouru.Ou bien c’est votre main qui fait office de sourcier; à tout hasard ou peut-être même par une habitude qui est devenue un instinct, elle tire un volume, en repousse un autre, en ouvre un troisième et vous tombez en arrêt sur une phrase comme celle-ci: “Tout à coup, des deux extrémités de la terre, deux grands peuples se sont répondu, et les flammes de .Moscou ont été l’aurore de la liberté du monde.” Malgré le son d’actualité qu’elle répercute, et qui vous ferait croire à l’ouvrage de quelque publiciste, vous poussez la curiosité jusqu’à lire sur la couverture, et le titre et le nom de l’auteur: “De l'esprit de conquête et de l'usurpation dans leurs rapports avec la ciuilisation européenne", par Benjamin Constant.Vous n’ignorez pas Constant, vous avez certainement lu Adolphe et peut-être possédez-vous le Journal et le Carnet Rouge et vous croyez qu’à elle seule, son oeuvre suffirait à laver le XIXe siècle de bien des injures.Mais cet ouvrage vous a échappé ou vous n’en aviez lu que des bribes dans des “morceaux choi- ¦is.” Vous emportez “l’esprit de smquête” et dites-vous, qu’au même moment, vous enrichissez votre bibliothèque de l’une des plus belles pièces de la littérature française.Ne vous laissez pas arrêter par | cet aveu de l’auteur que c’est là un ouvrage de circonstance.; Constant a écrit “L’esprit de | conquête” en Allemagne, en no-I vembre 1813 et ce devait être une partie d’un traité politique.La rédaction lui en avait été inspirée par l’état général de l’Europe et de la France et par l’horreur qu’il éprouvait pour le gouvernement de Bonaparte.Bien de comparable cependant au pamphlet de Chateaubriand sur le même sujet.De nos jours, on ne lit De Buonaparte et des Bourbons que pour la violence de l’indignation.l’impétuosité de la phrase a(e pie miel veiAant quent joue son vrai rôle.A l’origine de l’histoire, l’esprit de conquête était une nécessité: les Crées et les Romains, : par exemple, habitant des territoires exigus étaient sans cesse rejetés les uns sur les autres; la ; conquête se résumait à la dé- ; fense de la cité et par là elle j 1 pouvait être inspiratrice de vertus.Au temps de Louis XIV, la conquête servait l’orgueil mania-i p ,, que d’un souverain, elle n’entrai-1 ro^Iy• naît lias tout un peuple dans un espoir de pillage.Puis, il s’est trouvé «tes hommes qui après avoir usurpé le pouvoir ont érigé la conquête en un système et ont dressé les peuples à se ruer sur leurs voisins.Et ’’l'instrument d’un conquérant insatiable voit après une guerre une autre guerre, après un pays dévaste, un autre pays à dévaster de même.” Sainte-Beuve écrivait sur la première page de l’un de ses cahiers de notes: “J'écris ceci, à l'âge de trente ans, je suis donc parvenu au sommet du dernier versant.” Je ne prétends pas citer au texte, mais c’est bien là la pensée de l’illustre critique et elle n’a rien de bien réjouissant.Dieu que l’on vieillissait vite au temps jdu romantisme.Et j’imagine jque Sainte-Beuve se récrierait de stupeur devant ce titre d'un ouvrage ou d’un film américain: “Life Begins at Croyait-il d’ailleurs à ce qu’il écrivait?Peu importe et je ne retiens son avea que parce qu’il me rappelle cette question que l’on me pose souvent et qui ne manque pas de m’embarrasser: “que pensez-vous des jeunes?” On me flatte beaucoup ou l’on se moque.On me flatte si l’on croit que huit années passées dans l’en- Le droit des gens devient un co-sans parvenir à oublier tout à ! «le d’expropriation brutale et de fait qu’il s’agit d'une querelle : barbarie.Le système de conque- _ - - - entre deux acteurs magnifiques, te indique un fléchissement de seignement secondaire ont pu On y prend le même plaisir qu'à civilisation, car le conquérant me procurer une science des remuer certains beaux scanda-[ fonde son action sur la degradation de l’humanité et il ne peut que mentir, “il parlerait de Tin-dépendance nationale, Tomme si l’indépendance d'une nation était compromise parce que les de la petite histoire.L’oeuvre de Constant, au contraire, et malgré sa protestation, est d’une portée universelle; c’est un vigoureux plaidoyer pour la liberté et la dignité de la per-j d’autres nations conservent leur sonne humaine.Quant au style, honneur.” différent de celui de l’illustre vi- “H alléguerait la nécessité de comte, il ne lui cede cependant l’arrondissement des frontières, comme si cette doctrine, une fois en rien; il lui èst supérieur car il ne traîne pas avec lui de ces morceaux de bravoure qui enchantent sans doute l'oreille, mais n’ajoutent rien à la pensée.N’oublions pas que Constant a mérité, à bon droit, la réputation d’être l’homme le plus intelligent du XIXe siècle romantique, Ce qui ne veut pas dire que sa sensibilité est d’une qualité inférieure; c’est une sensibilité qui sert, qui supporte une intelligence lucide et qui par consé- LE DICTIONNAIRE ENCYCLOPÉDIQUE ©ÜÜIMgï Le Dictionnaire de notre temps Un cadeau qui durera toute la vie.Avant de conclure l’achat d’un DICTIONNAIRE, voyez le ©«.dir L« Dictionnaire de notre temps LE MEILLEUR LE PLUS RÉCENT LE MIEUX ILLUSTRÉ LE MOINS CHER Prospectus illustré envoyé sur demande.MAISON DU LIVRE FRANÇAIS DE MONTREAL, INC.d 750, St-Denis .MONTRÉAL-CANADA .Tel LA 4977 Profitez de la prime gratuite à l’occasion de l’ouverture de la LIBRAIRIE DE L’ARBRE librairie la plu* “élevée ” à Montréal au 9e étage de l Cdifice Ve riait le* LIBRAIRIE DE L’ARBRE 60 ouest, rue Saint-Jacques, 9e étage — PL.9654 Un ouvrage d’actualité LA SCIENCE ET LE SCEPTICISME RELIGIEUX par André GIRET Vice-président de la Société d’Astronomie de Bordeaux Elude objective qui dénonce les systèmes philosophiques athées des deux siècles derniers, causes du déséquilibre social actuel, iejV en suggérant un remède rénovateur : l'assainissement par l'intetventlon des scientifiques.144 pages: $1.00 (par la poste: $1.10) relié: $2.00 " " " $2.10) FIDES 25 est, Saint-Jacques Montréal Tél.: PLateau 8335 admise, ne bannissait pas de ia terre tout repos et toute équité; car c’est toujours en dehors qu’un gouvernement veut arrondir ses frontières.” Comme ces paroles sonnent étrangement à nos oreilles, nous qui avons connu l’esprit de conquête sous sa forme ia plus ignoble: l’impérialisme.Mais voici qui éveille en nous des échos plus sonores: “La force nécessaire à un peuole pour tenir tous les autres dans la sujétion est, aujourd’hui plus que jamais, un privilège qui ne peut durer.La nation qui prétendrait à un pareil empire se placerait dans un poste plus périlleux que la peuplade la plus faible: elle deviendrait l'objet d’une horreur universelle.Toutes les opinions, tous les voeux, toutes les haines la menaceraient, et tôt ou tard, ccs haines, ces opinions et ces voeux éclateraient pour l'envelopper.” 11 y a une ironie cruelle à songer que ces lignes ont été écrites en Allemagne.11 faudrait citer en entier ccs pages où Constant démontre le retour inévitable de la morale parce que la bassesse de l'homme n’est pas infinie.On trouve peu d'exemples d’une pareille lucidité qui permet de tracer à i avance la courbe d’une civilisation qui méprise l’homme.________Jean-Pierre HOULE.• "Vie française" Vie Française, la revue mensuelle que publie, à l’Université Laval de Québec, le Comité de la survivance française, offre un numéro de novembre aussi attrayant que substantiel.Le directeur, .l'abbé Paul-E.Gosselin, commente la récente explosion de fanatisme antifrançais de Cal-gary pour en souligner l’incongruité.Un article de fond, sur la vie française en Ontario, pôrte la .signature de M.Esdras Terrien.Les relations entre l’Acadie et la société Saint-Jean-Baptiste de Québec sont l’objet d’une étude par M.Alphonse Desilets et Hen-j ri Lallier.Mlle Reine Malouin j rappelle à notre souvenir cette j “fleur d’humilité” que fut Soeur j Marie Morin, notre première an-1 naüste canadienne, M.le profes-i seur Albert Faucher continue ! son étude de l’oeuvre d’Alphonse Desjardins, le fondateur des | Caisses Populaires au Canada français.On relit avec intérêt la “déclaration de Cajgary” de M.Adrien Pouliot, vigoureux plaidoyer en faveur de la radio fran raise de l’Ouest.Le Frère Bernard apporte une tranche nouvelle de son histoire de la Renaissance acadienne depuis 1915.Un sommet sur la Louisiane et les Horizons patriotiques du “Veilleur” complètent ce menu à la fols varié et nourrissant, On s’abonne A “Vie Française”, Université Laval, Québec, pour la modique somme de fl.50 par année.Réunion des anciens de Plessis jeunes: on se moque si I on croit que je suis assez détaché de la jeunesse pour avoir le droit et le pouvoir d’en parler.Je possède évidemment, et ce n’est pas très original, un joli capital de regrets, mais je conserve aussi des réserves d’illusions.Que pensez-vous des jeunes?Vous avez sans doute une réponse toute prête et qui prendra, dans un instant, la forme d’un jugement péremptoire.Je vous envie et j’aimerais faire montre d’une telle assurance.Souffrez cependant qu’à mon tour je vous interroge: aimez-vous les jeunes?Ce- la me paraît indispensable pour éviter les redites et les bêtises à propos de l’âge ingrat.Aussi pour ne pas reprendre les couplets faciles d’une chanson bien connue: “Ah, le plus beau temps.” Ne vous en faites pas.les jeunes le savent.Ce qu’ils n’aiment pas du tout, c’est d’être pris pour des objets de curiosité ou des cobayes de laboratoire.Et voilà pourquoi je me permettais de vous poser cette question qui ne veut pas être une dérobade, je pense que les jeunes sont différents de nous et que nous avons peut-être contribué à élargir le fossé qui sépare les générations.Je pense qu’ils vivent à une époque particulièrement difficile et que certaine brusquerie dans Te ton et le geste s’expliquent par là.Je pense que nous avons tort de leur énuméré^ nos échecs et sous prétexte de leur éviter des blagues, de briser tout élan.Je pense qu’il faut surtout leur faire confiance.Après quoi ils nous écouteront peut-être si nous leur disons que nous souhaiterions trouver en eux plus de persévérance dans le travail et moins d’ardeur à identifier le succès matériel avec la réussite d’une vie.Nous aimerions qu’ils ne confondent pas une certaine indépendance, légitime, et une sainte horreur des préjugés avec un je-m’en-foutisme et un débraillé qui les montrent faibles.Lu dans un journal de collège: Nous sommes les debout.Je le crois.Jean-Pierre HOULE.Gens et propos Le B.F- Achille.F.E.C., directeur.et les membres du conseil de l’Association amicale des anciens de Plessis invitent tous les anciens élèves qui ont fréquenté l’école Plessis, A assister à la réunion des anciens, qui sera tenue à Técole Plessis, 2075, rue Plessis, lundi soir, le 17 novembre 1947.A celte réunion, on procédera aux élections d’un nouveau con-pour 1948 et on élaborera le programme des fêtes qui commémoreront le 70e anniversaire de la fondation de l’école Plessis.Dr V.G.ROCINE BON 8ANO - BEAU VISAGE O livre Indique vriument le chemin de U eenté A tout ceux qui «ont malndee et qui souffrent.Spécialement dédié aux Icmmrr et Jeune* fuies.Dana toute# le* librairie* 13.00 — F*r .a poste *3.10 Oranger.Beanchemln, Deom, Pony, et*.Un air de petite fille ayant grandi trop vite.Un rire facile, en cascade, découvrant les dents jusqu’aux gencives.D’admirables yeux gris vert surmontés de sourcils dessinés comme au pinceau tant ils sont parfaits de ligne: voilà comment Gisèle d’As-sailly peignait, dans les Nouvelles Littéraires du 9 octobre la jeune fille qui vient d’obtenir le prix des lecteurs pour son livre.Le Vol des Gerfauts.Ce prix, d’une valeur de 400,-000 francs, était accompagné d’un second prix de 100.000 fr„ qui fut attribué à La Tradition Fontauernie de Gilbert Cesbron.Ces récompenses sont réservées à des écrivains n’ayant pas publié plus de sept livres et sont décernées, non par un jury, mais par un referendum organisé auprès de mille lecteurs.Mlle Françoise d’Eaubonne n’a pas eu de* débuts faciles.Elle a commencé par être rédactrice dans un journal de Toulouse.Puis elle devint voyageuse de commerce.Elle revint ensuite au journalisme.Pendant ce temps, elle écrivait Comme un vol de gerfauts.Mlle d’Eaubonne prépare maintenant un roman historique: L'éternité commence à l'homme.JEAN MALAQUAIS Dan» Les Nouvelles Littéraires du 23 octobre.M, André Bourin donne un “instantané” fort réussi de M.Jean Malaquais.Celui-ci a publié récemment un Journal de Guerre très remar- ?ué par la critique et le public.!n 1939.il u reçu le Prix Re-?audot: “Son regard reste sérieux.Son visage, sou corps râblé traduisent la vigueur, la gravité d’un homme habitué à se colleter avec la vie.Avant d’être écrivain, ne fut-il pas mécanicien, homme de peine, soutier, pêcheur, employé de cirque, mineur?”—A treize ans.j’écrivais des poèmes: cela s’appelait Abîmes, Vertiges, Précipices.Mais c'est du temps où je travaillais sur un chantier des chemins de fer.près d’Orléans, que datent véritablement mes débuts; j’eus un accident: on m’hospitalisa.Je profitai de ces loisirs pour écri re un roman que j’intitulai — naturellement! — La Rar/e au ventre.Je l’ai déchiré sur les conseils de Gide.“Depuis, son expérience s’est enrichie, son art a mûri.Montaigne, Diderot.Dostoievsky, toujours à son chevet lui ont soufflé d’utiles leçons.Et Melville aussi, qu'il considère comme l’un des plus grands écrivains d’Amérique.’’ r M.André Bourin aborde maintenant le sujet du dernier roman de l’auteur et ses projets d’avenir: Planète sans visa fut inspiré à Malaquais par le bouleversement des premiers mois d’occupation.C’est une oeuvre î la taille des événements qui s’y trouvent relatés.“Mon dessein, ce fut de tracer une vaste fresque “épique”, de donner, à travers le comportement de mes personnages, rima-ge de l’agonie et de la volonté de survie d’une époque.Je n’y défends aucune thèse; je veux rendre seulement la complexité Paul Valéry et la légende de Faust Un article inédit d'André Rolland de RenevilL Paul Valéry n’a cessé de s’éle-i ver dans chacune de ses oeuvres | contre - l’inspiration, soeur du hasard et de la fantaisie, telle que la conçurent les romantiques, et de proclamer que la pure conscience doit présider à l’élaboration du poème.Cependant l’on a bien souvent loué l’auteur de Charmes, d’avoir cédé à l’entrainement des puissances obscures de l’esprit, contre lesquelles il affectait de se dresser, et d’avoir de la sorte, et à ron insu, fait passer dans ses poèmes cette sensualité, ce penchant à la rêverie, ce sens du mystère dans lesquels le sens commun reconnaît, tout au moins depuis la fin du XVIIIème siècle, les attributs de la vraie poésie.De telles louanges équivalaient sans doute à féliciter Valéry des partielles défaites qu’il essuyait au regard de la position intellectuelle qu’il avait voulu tenir, ou à aimer, en tous cas, dans son art, ce que, selon sa propre expression, les dieux lui donnèrent pour rien, la part du hasard, de merveilleux et de spontané qui, franchissant les barrages d’une conscience particulièrement éveillée, surgissaient des zones d’ombre sur lesquelles son attention restait sans prise, pour illuminer un poème que l’auteur avait voulu froidement calculé.Mais il ne semble pas que du vivant du poète, la critique ait compris que la partie que ce grand esprit avait entrepris de jouer contre les mouvements mêmes de son “être, ait été empreinte d’une grandeur dramatique, et proprement faus-tienne.Personne n’a osé penser, ou tout au moins écrire, que le fait, pour Valéry, de sentir à chaque instant “les profondes forêts de ses sentiments et de ses instincts envahir à nouveau le terrain spirituel que sa con-scienc| était parvenu à gagner sur le domaine de l’involontaire, ait pu constituer pour lui une tragédie intérieure très voisine ' Pourquoi aller s'amoindrir au cinéma ?des êtres, leurs contradictions.Il y a plus de cent acteurs dans ce roman, mais tout comme dans Les Javanais, aucun n’en occupe le centre.L’individu, en tact qu’élément isolé, ne m’intéresse pas dans la création artistique.Je ne l’observe qu’en fonction du milieu, du moment des forces qu’il subit et contre lesquelles il se cabre.” .“Demain, que nous donnera Jean Malaquais?Un recueil de nouvelles: Coups de barre; un autre roman auquel il travaille encore.“—En rupture de rôle.C’est ainsi qu'on désigne les matelots qui désertent.Cela nous concerne tous, vous comprenez?“Et puis une pièce de théâtre.“Quand j’aurai de la barbe et que mon imagination sera tarie, me confie-t-il enfin, je tenterai d’écrire un dernier roman où seront rassemblés tous mes personnages: ils jugeront l’auteur et le condamneront à mort.Comment cela pourrait-il finir autrement?” UNE CITE VIEILLE DE PLUS DE 5,000 ANS * Au cours des fouilles entreprises au Tell el Farah, au nord-ouest de Naplouse.par l’école biblique et archéologique française, sous la conduite du R.P.dominicain de Vaux, directeur de cette école, d’importants résultats ont été obienus.Il a été établi que la cité construite à cet endroit remontait à environ 3,500 ans avant J.C.Peu après l’an 3,000, elle s’entoura d’un rempart large de 12 mètres.Après un long abandon, la vie y reprit .vers 1,800 et continua jusqu’en 800 avant J.C.Les tombes installées dans des grottes voisines du Tell el Farah contenaient des collections de vases vieux de plus de 5,000 ans et d’autres objets cui jettent une lumière nouvelle sur la civilisation palestinienne à cette époque.LE PLUS ANCIEN DES HOMMES QUE L'ON CONNAISSE Une découverte effectuée par Mlle Henri Martin, en France, dans le département de la Charente, à Montbron dans la grotte de Fontchévade vient de faire l’objet d’une communication à l’Académie des Sciences à Paris.Il s’agit d’une calotte crânienne fossile que Mlle Henri Martin estime appartenir à un exemplaire d’Homo Sapiens.SI les études en cours confirmaient cette attribution on se trouverait devant un vestige humain {Homo Sapiens) plus ancien qne les vestiges appartenant à Homo neamierlhalensis.Elles démontreraient «lors l’exactitude de l’hypothèse admettant la très grande ancienneté des principales races H.Sapiens: H.nran-derthalenste.p n y 1 ogénitique-r.ient tout à fait distinct de H.Sapiens, ne serait que le descendant attardé au milieu de l’humanité quaternaire d’un type plus ancien.H arrive souvent qu’ayant choisi au hasard un programme de cinéma, on regrette de n’avoir connu d’avance sa médiocrité technique ou sa pauvreté morale et d’avoir gâché ainsi une belle soirée.C’est alors que l’on souhaite une documentation qui honnêtement renseignerait sur la valeur esthétique et morale de chaque production.La Centrale catholique du cinéma et de la radio répond à ce besoin par son Répertoire général des films.(Distribué à Montréal par Fides.) L’édition de qui vient d’arriver de Paris, constitue un imposant volume de 600 pages, artistiquement présenté.Un travail minutieux, chargé de détails, enrichi d’une critique et d’appréciations morales | à propos de tous les films français qui circulent actuellement sur nos écrans, des hors-texte en héliogravure de qualité sur les meilleures oeuvres de Tannée, un appendice avec leÿ cotations morales des derniers films jusqu’en mars 1947, tel est le Répertoire général des films f.947.Cet ouvrage obéit au voeu ie Pie XI qui, dans son encyclique sur le cinéma, préconisait une action constructive positive, capable d’orienter Je goût du public vers des oeuvres de qualité.Il contribuera à aider le cinéma à réaliser la noble mission qui doit être sienne: développer chez le peuple le goût du beau et du bien.de ce tourment métaphyshiue qu’il s’attachait à répudier.Personne sauf Valéry lui-même, dans son dernier ouvrage intitulé Mon Faust, n’établit ce parallélisme entre le drame qu'il vécut et l’aventure de Faust, telle qu’elle résulte à la fois, île la vieille légende allemande et du chef-d’oeuvre de Goethe.Et, sans doute, n’est-ce pas au hasard «lue Valéry écrivit en l’honneur de Goethe l’un de ses plus fameux discours.Cette analogie entre sa propre position à Tégard des forces ténébreuses de l’être, qu’il s’attachait à faire passer dans le domaine de la conscience, et celle de Faust, en lutte avec les puissances de ce que nous nommons, en langage moderne, l’inconscient, et que Goethe a érigées en mythe sous les espèces de Méphistophélès, Valéry Ta découverte et en fut obsédé au point de choisir les protagonistes de drame goethéen pour exprimer son propre débat.De sorte que son livre ultime Mon Faust prend à la phase terminale de son oeuvre et de sa vie, le sens «l’un jugement sur ces dernières, et la valeuf d’une confession.* * * Si Valéry fait intervenir dans la légende de Faust un personnage féminin issu de son imagination: Lust, la Demoiselle de Cristal, à laquelle Te vieux Docteur dicte un traité de philosophie, c’est qu’il a tenu à transposer l’entité féminine qui intervient habituellement dans ses propres ouvrages, sous le nom d’Emilie Teste (compagne muette du poète, et symbole du monde sensible) en un personnage plus proche de son drame personnel que ne Teût été celui, légendaire, de Marguerite.Lust va jouer dans l’oeuvre de Valéry le rôle de TAmoureu-se, dont l’intrusion tend à faire prédominer les tendances sentimentales et passionnelles — celles justement que Valéry s’est attaché à maîtriser, et dont il a toujours refuse de recevoir son inspiration.Mais, si le Faust de Goethe signe le pacte avec les puissances de l’inconscient, c’est-à-dire avec le Diable, pour obtenir Marguerite, et son second aspect Hélène, incarnation de ÎTdée-Mère de TAmour, dont la vision le régénèr Lundi.17 novembre — Au sous sol de réqUse St-Vlncent-Fentee — (ter Hlm sur l'Inde).Mardi, Il novembre — Balte St-Stanislas, rue Laurier (le Mm sur l'Inde).leudl.20 novembre — ParaUee Saint-Iean Baptiste-Marie-Viorne^ 2e Mm sur l'Inde).Vendredi.21 tiovemJwe — nouvelle paroisse St Tbornas ApéSrs (ter film sur l'Inde).Samedi.22 novembre — Balle de l'Académie Fiché — Paratee* des Ste-Anavs de Lochlne — Dm* représentations .• done t'aprie-mldl peur lee enfanter le eoir pour les oditHer Dimanche, 23 novembre — M Mar tin de Laval (1er film).Ces reprieeatattom otsi Beu A • heures du sell, l’emtrie art Bhrer les adultes JEUNES NATURALISTES LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 15 NOVEMBRE 1947 n LES CERCLES DES JEUNES NATURALISTES Affiliés à la Société canadienne d’Histoire naturelle et reconnus d’utilité publique par le gouvernement de la province de Québec Adresse : 4101 est, rue Sherbrooke, Montréal Chronique No 854 Samedi, 15 novembre 1947 Concours pour les C.J.N.et le public Concours no 3- — Chansonnier des C.J \.(1947-1948) Au milieu dî«ne réunion de cerch*, d’une excursion, rien ne délasse plus que de chanter quel-| ques minutes.Un chansonnier qui réunirait des chansons po-j polaires ayant une certaine rela-I lion avec l’histoire naturelle ' (fleurs, oiseaux, amour du sol, - > etc.) serait très apprécié.Ex.: 2éme série couleurs officielles! 11 faut trou- Alouette, gentille alouette; Mon La première strie des ron- ver quelque chose qui caractérise merle; A la claire Fontaine; etc.cours offerts aux C.J.N.vers la ! notre mouvement, qui le fasse , , j-.fin de septembre et qui s atires-! comprendre et aimer.Happelons Concours no -t.— ÇÇ sait personnellement aux jeunes que la devise des C.J-N.est la pa- parcs publics.naturalistes, reçoit un acceuil role du Christ aux hommes: rQjj \jiOHATION DU SERVICE bien sympathique.La deuxième ‘Voyez les lis des champs!’’ ' TRW AUX PUBLICS série que nous vous présentons Les Jeunes Naturalistes ont le aujourd’hui concerne en outre le ; devoir de se mêler aux groupe-j Dans la première série des grand puulic, et les Cercles eux- ments de jeunesse tels que les ; concours pour les C.J.N.(voir mômes en Tant que collectivités, scouts et guides, jeunes a^ricul- Le Devoir.20 septembre 1947), C’est dire «pie toutes les person- icurs, jeunesse étudiante eatho-1 |e no à s intitule: “Panncaux-ré- nes, abstraction faite de leur 'ique.Clubs 4-H, jeunes éleveurs, j clame sur la protection des ar-âge, de leur condition, etc., ont etc.11 serait utile des les reeon- ! ores”.Ür, le Service des Traie droit de concourir.11 s’agit j naître d’un rapide coup d’oeil- ; vaux publics de la Ville de Mont-cette fois de'développer les arts, sinon par un uniforme spécial j réu/.par la voix de son publiris-et la littérature, de faire preuve, qui serait par trop coûtetix, au i ‘e, M.Claude Robillard, offre à de talent en cféant un dessin ex- ! moins par un signe convention- : |a’ Société canadienne d’Histoire, pressif, voire même de composer ; nel qui pourrait être un bras- naturelle de patronner ce con- -i .is.,,ar(j p0ur les garçons et un cens-; cours, si ituporlant au point de son pour les jeunes filles.Ceci j vue de l’embellissement de no.n’est qu’une suggestion; vous tre vjne.On suggère même pouvez proposer un autre thème, i d’élargir la formule proposée en pourvu qu’il se rattache au mou- l’appliquant aux parcs en géné-vement des Cercles des Jeunes | ra) ^ ja propriété privée: pro-Naturalistes et le fasse distin-1 tecîion des fleurs, arbres, arbus-guér.i tes, gazon, etc.Guerre au vanda- .! Usine! Donc, le concours no 4 Et pourquoi pas un bouton, ; ^ la 2^mu s^rie> qUi a pour ti- un insigne, une épingle quel- j cu/fe dés parcs publics, conque?Soyons _ pratiques et „‘r’lirpn(, ,miioHrs dc,s uan- ies mots tl'une chanson et d'en écrire la musique appropriée.Concours no I.— Drapeau, bannière aux couleurs officielles; insignes, brassards, boutons.Avez-vous déjà été invité a prendre part en groupe, à une parade?Duel sentiment d'im puissance, de petitesse, si vous n’avez, pour souligner le groupe- -M.vons nrammes en- - .- .ment dont vous faites partie, un ! (.uiiMdi'rons (inc le prix de rc.| comprend toujours des pan drapeau, une bannière et des ., bouton o i d’un j„-: oaeaux-rerlames ou affiches (Le , nt , ;.: :‘.! no 5 de la 1ère série n’existe plus.11 est remplacé par le côn- En Italie Le congrès des routes d'hiver La Chambre de commerce de la province en dressera le programme lundi — Autre* item 0 Nuit de paix! Sainte Nuit ! Dans le ciel, l'astre luit.Tel est le Joyeux refrain qui j au Bureau d'assistance sociale déjà bourdonne' à nos oreilles.I aux familles, 445 rue St-Fran-Chacun déjà s'affaire et dresse | çois-Xavier, Montréal.Demande pour abaisser Fête aux huîtres de la le coût de la vie Atlantic City, 15- (C.P.) — Le président Walter Reuther, qui contrôle maintenant la United section Jean-Brillant On nous apprend que le 22 X^Silè of Amëri^ novembre prochain, au Manège (C.I.O.) a demandé hier au COURROIES TEXKOPE en V POULIES en V TEXLITE ET MAG'C GRIP.DOMINION BELTING 971 St-Jacque» 0.Montréal signe serait certainement mini, nie.cours no 4 de la 2ème série).Le Service des Travaux Publics de la Ville de Montréal of.fre généreusement deux cents dollars ($200.00) en récompense pour ce concours, auquel peuvent participer tous les jeunes aaturalistes et écoliers.Pour la C’est lundi prochain, le 17 novembre, que la Chambre de commerce de la province de Québec dressera le programme du congrès des routes d’hiver, qui aura lieu au cours du mois de Janvier prochain, à Québec.Ce sera un des principaux articles à l’ordre du jour de l’assemblée du conseil de la Chambre, qui se réunit pour la première fois depuis son entrée en fonctions.La réunion aura lieu à Montréal, au bureau de la Chambre.Vingt-deux administrateurs régionaux, représentant toutes les régions de la province, siégeront en compagnie de l’exécutif de la Chambre provinciale, à compter de dix heures, lundi matin.Outre !e congrès des routes d’hiver, l’ordre du jour fait mention des item suivants: choix du thème du prochain congrès pro vincial; nomination d’un secrétaire itinérant pour visiter les Chambres; création d’une revue mensuelle qui s’appellerait: “Vie de la Chambre’’; mire au point des cours aux secrétaires et démarches pour que ces cours donnent droit à un diplôme de compétence para-universitaire; organisation d’une campagne de diffusion des principes adoptés au cours du congrès provincial au sujet de l'entreprise privée; collaboration entière à la solution du problème du logement dans la province.la liste des cadeaux à donner et des bonnes choses à manger.Chacun se réjouit à la pensée du bonheur en cette fêle de Noël 1947.Chacun?Non, car il y en a pour qui les fêtes sont un surcroît de souffrances — les pauvres, les déshérités, les malheureux, ceux que les fautes, disons Nous comptons sur vous.Congrès américain de rédui re le coût de la vie d’au moins 12% car sinon, l’union se trou-| militaire, une fê*e aux huîtres sera organisée par la Section Jean-Brillant, de la Légion canadienne, Ceux qui voudraient se Explosion d'un centre de recherches Aylesbury, Angleterre, 15.(A.P.) — Une violente explosion i- i a détruite, hier, un centre de les malheurs, d un epoux, (i un recherches sur les fusées, non père ou d’une mère, pnvent ne | j0in (t’Aylesbury.On escompte ces doi^eurs que lout ctre nu- j lln mori et 10 blessés.Un témoin main désire.; déclare que deux fusées étaient Vous que la vie a favorisé, prê,es «.^l avez-vous songé au Noël des mal-1‘i1.Pr.t:.?ière f!1.t.'î?r_,!tV.!a„»e_!:0!î heureux, surtout des petits enfants sans fortune?Avez-vous pensé qu’une obole, si minime soit-elle, peut adoucir bien des coeurs aigris?Ne dites pas que la charité, aujourd’hui relève des autorités publiques.de explosa aussitôt et les personnes qui assistaient au départ furent blessées.Ce centre participait aussi aux recherches sur les bombes volantes mais celles-ci étaient expérimentées ailleurs.Un groupe de savants allemands ont été employés dans cette affaire.Ils vera dans l’obligation de de- j Procurer des bihcts sont priés mander de nouvelles augmenta- ! '*e communiquer avec le capitai-tions de salaires.j “c Gilbert Forest à HArbour Reuther détient son poste de ( 1274, ___ président par une majorité de j * *‘l melt;, t m.Geo.Godin candidat voté contre Reuther l’on remar- j .que George Hurt, de Windsor, , r_ Ont., qui a été réélu directeur j pe.or*î‘ u?aulrirt canadien de l’union, et trois au- : sortant de charge pour le district ires directeurs régionaux.iSt-Jacqucs, annonce 9“* * 8 Les délégués en faveur de !'a ( V nouveau les suffrages dans Reuther parmi les CO représcn-Ma daision no 8, classe B, lors tants canadiens au congrès un- prncnaines elections munici-nuel de l'union avaient choisi ! I)ales- ,e 9 décembre prochain.Ne dites pas que d’autres plus! étaient dirigés par le Dr J.jAilillil'llllllililIBlbl'iliHilIKiJHlilIWiHIIIWlIliiliilllitHliilllllllllillii! Concours no 2.— Chanson officielle, chant de ralliement.La gaieté, l’entrain, sont des qualités propres à tout hou jeune naturaliste.Chanter rend I humeur agréable.Quitter ses livres et partir en excursion en circonstance, tous les écoliers fredonnant, quel bonheur! Faire! peuvent se faire jeunes natura-des réunions intercercles, se listes.La chance est donnée à rencontrer et se reconnaître tous.dans un chant de ralliement, j Les Cercles et le public qui tout cela crée déjà la sympathie, | prendront part à ces quatre Con-ia compréhension mutuelle.11 cours peuvent gagner l’un ou faut donc une chanson officielle l’autre, l’un et l’autre, des prix des C.J.N.; pas seulement une nommés plus bas.Un montant de chanson du botaniste ou de l’en-i JG85.00 en prix sera distribué tomologiste, mais une chanson j au printemps de 1948.qui s’adresse à tous les jeunes j Ces prix sont donnés généreu- La reproduction de cette prie- „„ .____.i;„,.i qui s adresse a tous les jeunes i ces prix sont donnes genereu- re a ete payée par un partiel ici ,latLlraiistes, quelle que soit la ' sement par la Société canaditn- pour guérison d’une maladie grave, avec promesse de publier dans l'espérance qu’elle bénéfi-iera à d’autres.’spécialité qu'ils préfèrent.Une ne d’Histoire naturelle (pour chanson plutôt courte, vive, en- une somme de $485.00) et par le (rainante, soit sur un air connu, ! Services des Travaux Publics de soit sur une musique entière-1 la Ville de Montréal ($200.00).ment nouvelle.I * * * Conditions des concours No.1.On peut concourir sur un seul des cinq sujets: drapeau ou bannière aux couleurs officielles; boutons, insignes, brassards.Pour le drapeau ou la bannière, il serait bon que le nom des Cercles des Jeunes Naturalistes (et non Cercles de Jeunes Naturalistes) apparaisse au long, et aussi en abrégé au moyen des initiales C.J.N.entre parenthèses.Nous vous proposons ce sujet de concours.Pour les brassards, écussons ou boutons, il convien- â vingt-cinq chansons se rapportant à des sujets d’histoire naturelle ou aux activités des C.J.N Ces chansons doivent exister déjà et, autant que possible, être connues.Le texte doit en être fourni ainsi que la référence à l’édition eu à la publication.Xo 4.LE CULTE DES PARCS PUBLICS Ce concours proposé en collaboration avec le service des tra vaux publics de la ville de Mont réal comprend des panneaux-ré PRIfRE EFFICACE A MARIE, REINE DES COEURS les C.J.N.soient à l’honneur.Les couleurs officielles de ! vront être originales et n’appar.I tenir à aucune autre associa i tion.O Marie.Reine des Coeurs, avocate | des cause* désespérées.Mère si pure, ; si compatissants.Mère du Divin Amour | et pleine de lumière divine, ie mets entre vos mains si tendres, les laveurs que nous attendons de vous autour d'hui.Regarde* nos misères nos coours, nos larmes, nos peines inté rleures.nos soulirances.- vous pouvez nous exaucer par iss mérites de votre j divin Fils.fésus-Christ.Nous promet | tons, si nous somme exaucés de té pandre votre gloirs et de Vous taire sition littéraire; un pi ix conncitre sous le titre de "MARIE.RE1 ’ $25.00 pour la meilleure compo-HE DES COEURS" et Reine de l'univers sillon musicale; et un troisième entier.Exaucsx-nous près de votre au ' prix de $100.00 pour le mcilb ui tel.où tous tes tours vous donne* tant concurrent qui présentera et les Xo 2.Chant officiel des C.J.N.On peut prendre part au concours No 2, en entier ou en par-lie.Ainsi on ne peut présenter (tue les mots d’un chant de r,al-liement, ou la mélodie seulement, ou les mots et la musique à la fois.11 y aura un prix de $50.00 pour la meilleure compo- ’ de riches vont s’en occuper.Ne dites pas que ce serait encourager ie vice.Ne dites pas.non.Ne dites rien.Donnez plutôt el contribuez à faire de ce Noël 1947, un Noël de joie pour ces foyers de misère dont nous gvons officiellement la charge.Ne dites rien.Donnez, dix sous, cinquante sous, tout ce que vous pouvez.Nous achèterons des vêtements pour ceux qui ont froid, des victuailles pour ceux qui ont faim, des jouets pour ces petits qui en ont tant envie.Donnez, nous distribuerons.Schmidt, oui fui le chef du centre de recherches de Kiel pendant la guerre.M.W.E.Foster est décédé Saint-Jean, N.-B., 15.(C.P.) — Le Canada vient de perdre un citoyen distingué.11 s’agit de M.W.E.Foster, ancien premier ministre libéral du Nouveau-Brunswick, de 1917 à 1923; secrétaire d’Etat à Ottawa pendant une courte période en 1925; puis senate tu en 1928 el Ee i enfin président du Sénat de 1930 coeur du pauvre vous bénira, le j à 1940, Christ vous aimera, vous-même.Agé de 70 ans, il est mort ici vous serez heureux-^ j de bonne heure hier, d’une ma- Tout don devra être adressé - ladie de coeur.Earl Watson, du local 195 de Windsor, pour faire la lutte à Hurt.Toutefois Burt a quand même remporté la victoire par un vote de 139 à 131.Les 60 délégués représentent quelque 60,000 membres de la nuissante union.L’union, qui est la plus forte au monde, comprend environ 920,000 membres.-tm - Edifice démoli par une explosion à Buenos-Ayres Buenos-Aires, 15.(A.P.) — Un gratte-ciel, dans lequel se trouvaient les bureaux de la compagnie Swift et de plusieurs autres firmes importantes, a été gravement endommagé de bonne heure hier à la suite de l’explosion d’une bombe.On ne déplore aucune victime.Toutes les fenêtres de l'immeuble ont été détruites.On ignore qui a provoqué l’explosion.M.Godin annonce aussi qu’il appuie de nouveau la candidature de M.Canaiilien Houde, à Ho mairie.Rieurs oj* £ PRIX LES PLUS BAS Il eemptlmis.Ile 24 comprimé».29c 100 comprimé».79c LE VÉRITABLE ASPIRIN EST MARQUÉ COMME CECI d* prrjve» de votre puissance el amoui pour la guérison de l'âme et du corps Nous espérons contre toute espéran ce : demandes à Tésus notre guérlion.notre pa-don.et notre persévérance finale./ O Marie.Reine dee Coeurs.guéris*e» noue.Houe avons confiance en vous.(3 fois).Réciter cette prière 9 lours eonsécu tils, se confesser et faire la sainte Communion.Imprimatur : T.-C.CHAUMONT.P.À., v.g.Montréal, 9 mal 1938.rwiiRMimii iiiifNni"rM » Rehaites fermées T.-S.-Rédempteur — H.-D.-du Rosalre (Vllleray) — St-Eusèbe-de-Verceil .‘ ieudl 20 nov.au dim.23 nov.Agronomes • Maraîchers • Abord-a-Plouife et environs l•“uiu yuuuuiics.mei-rp pt ,1e l’inrlntsrip dp In Ce genre de tabac est surtout I nationale basée sur la devise j merp.e et i mouisne ae ta Rapport de Quebec Manganese Mines ——- Vu 8 novembre 1947, les opérations de nettoyage à nu sur t le massif No 1 de Quebec Manganese Mines Ltd., situé sur Tile Grindstone, aux îles de la Made-| leine, avaient découvert le dépôt de minerai sur une hauteur de 12 pieds, d’une largeur d’une j pelle, selon l’expression même employée par M.J.-W.Storer, directeur-gérant.Près de 400 pieds sur une profondeur de 8 | pieds et une largeur de 60 pieds ont déjà été exposés.11 faudra ! effectuer une nouvelle coupc avant que les opérations minières commencent; ce qui prendrait une dizaine de jour, et, en attendant, l’on procédera au parachèvement du concasseur, et du convoyeur, etc.Le programme est on retard de 60 jours, par suite de troubles mécaniques et de la température trop humide, j destiné au mélange de tabac à pipe, au tabac à chiquer et.dans une certaine mesure, aux mélanges à cigarettes.Il y a aussi les soi-disant sous-types de tabac foncé, c’est-à-dire séché à l’air et séché au séchoir.Les variétés de chaque sous-type eulti-vées sont distinctes et différen ‘C.Q P.”, attirant l’atention des province, producteurs sur la nécessité de .,.— — la continuité de l'approvisionnement, d’une qualité et d’un prix t concurrent s’ils veulent survi-1 vre dans le commerce interna-tional.Florissante dans des conditions anormales, l’industrie caoutchoutière de la Trinité est ANNONCES MUNICIPALES tes- Le séchage du tabac foncé j aujourd’hui menacée de faillite séché au séchoir se fait dans de i parce qu elle est incapable de Des vaisseaux seront nolisés pour le transport du minerai, à partir du 1er décembre jusqu’à la clôture de la navigation.vaste' granges que l’on tient remplies de fumée pendant touts la durée du séchage.Le tsbac à cigare se cultive aussi, et principalement dans la province de Québec.La feuille de tabac à cigare comprend 3 parties, savoir, la tripe, le sous-cape et l’enveloppe.Au Canada on produit surtout la tripe et le sous-type.La plus grande partie de l’enveloppe est importée.On tente présentement de produire des catégories d’enveloppe à cigare dans la province de Québec.En plus de ce qui précède, on cultive également un certain nombre de types de tabacs à pipe dont une partie est employée comme tripe à cigare.Tous les types de tabac, à l’ex- îutter contre les prix des marchés concurrents d’après-guerre.AVIS POUR LE SKIEUR Apport«-nou» vo» créaacee.billet* en soufîranct rayon» plu» haut prix.F.-André Are*, 57 ouest, rue St-Jacques.PLateau SCOC Ï-U.O.ACCORDEUR Accordeur, réparation fénéxaJe, da- ________________________ rier, peitseage, accord.$3 00 Ouvra#® SKIS DU MEILLEUR NOYER ! 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Le New-York.— , dollar canadien est demeuré inchangé à un escompte de 10 1-4 p.c.ret avant-mldl A New-York.La livre sterling cotait $4.03 3-16.tère de l’agriculture, Ottawa, Canada.(DS) Les démarches entreprises dans le but de fusionner 1 Association des producteurs-maraîchers de la région de Montréal ont été fructueuses.L’assemblée des producteurs tenue au Jardin botanique, le 28 octobre, a ratifié les decisions du bureau de direction relatives à ce projet.Tel que l’a expliqué le secrétaire, les principaux avantages que les membres obtiendront de cette union se résument aux suivants: réception de la revue des jardiniers-maraîchers, communications du marché, cotes des légumes.rapports sur l’état des cul.tures, renseignements et conseils saisonniers.Invité h porter la parole, M.Raynald Perron, «ous-directeur des services au ministère de l’agriculture, a déclaré que nos groupements professionnels rendront service en autant qu’ils seront puissants.“Vous avez le droit.de vous organiser; tout le monde sent le besoin de s’unir pour obtenir Justice et ne pas avoir à se plier A toute* les exigences des autres classes de la société”.On sait que l’érection d’un marché central A Montréal et la création d’un Office de* marchés sonb les principales demandes formulées par la nouvelle association très représentative de tous les intérêt* des producteurs de légumes.J» CITE DE MONTREAL par Diamond T Mîntraal Limited, no 87.îïïîir,1^.6®’,pour P«rmlMion d’emma-?£vi (1 r*serT°tr d» D P' 8Ur le* lot» no» P.1474, P.1475 éc P.1476 de la dlvlalon Satnt«-Anne, Quar-Uer Sainte-Anne, no 121-131 nie Mur- a J»0Uaî, oppo*ltlon à e«tt» demande doit être communiquée au soussigné dans les quinze jours.¦’«'«‘wsnB t de *» Cité, Montréal, MONaE^ AVIS Hommes, Garçons demandés Garçon environ 18 »n«, robuste, pour service réception quincaillerie on gros, avec expérience de quincaillerie de pré-îirence.Ecrire Case 139.“Le Devoir .Leçons anglaises, allemandes, espagnoles.françaises privées.$6.mensuellement.Professeur KeUer-WolU, 2094 Lincoln.FI.9573.TAPISSAGE -"PEINTURAGE PEINTURE, DECORATION IN'l'ERHU- i RE ET EXTERIEURE.REPARATIONS.TRAVAIL SOIGNE.G.S.DKBJtB ENTREPRENEUR-PEINTRE DO.6259 J JB .O.Garçon environ 17 ans, compétent, ouvrage général de bureau.Ecrire case 140, "Le Devoir".MATERIAUX DE CONSTRUCTION DEMANDE a été faite à la CITE DS MONTREAL par George A.HaU Cartage Co.Ltd., no 27, rue Dalhousle.pour permission d'ériger un atelier de réparation d'autos et emmagasiner de la gasoline (l réservoir de 1000 gallons) pour U.P.sur les lots nos 670 et H 8.E.671 de la dlvlalon cadastrale Quartier Sainte-Anne, Quartier Sainte-Anne, rue de Condé, côté est.* Toute opposition à cette demande doit être communiquée au soussigné dans les quinze Jours.Le greffier de la Cité, .J -alphonse monceau Montréal, le 15 nov.1947.Toitures d'amiante liquide.Fameux produit de guerre, s'applique facilement sans gravols sur toutes sortes de toiture».Garantie, économie d'au delà 75%.Références des plus grandes compagnies.des plus grandes fermes et des Ministères de la Defense du Canada et des Etats-Unis.Estimations gratuite* Afin d’éviter les retards s.v.p.commander d'avance.Albert-R.Dézlei, 25, Laurier ouest.Montréal.CRescent 2036.AVIS DEMANDE a été fait» à _ _ la CITE de MONTREAL par Montreal Milk Producer» AmU, no 748, ru» Saint-Paul ouret.pour permission d’installer un» chaudière A vapeur 150 O.T., sur le lot no P.2*7 de 1» division csdestrel» Quartier Saint-An loin», Quartier Salnt-Joeeph.no 1887, tue N
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