Le devoir, 10 décembre 1947, mercredi 10 décembre 1947
“L* Canada tit tint nation touvetaine tt ne peut avec docilité acceptée de la Grande-Beetagne ou de» Etats-Unis ou de qut que ce toit d’autre, l’attitude qu’il lut faut prendre envers le monde.” Lord TWEEDSMUIR VOLUME XXXVIII — No 283 Directeui i Gérard FQJON FAIS CE QUE DOIS Rédacteur «B chai: Omar HEHOUX.Trôna, da la Sla Motion da Loratta.COUVERT ET PLUS FROID Maximum aujourd’hui .20 Mtme date l’an dernier .42 Minimum aujourd'hui .14 Même date l'an dernier .26 Baromètre : 29.85, 29.90, 29.95 MONTREAL.MERCREDI.10 DECEMBRE 1947 Trois cents le numéro L'offensive- pour des tribunaux de divorce dans le Québec Un compromis inacceptable -Les avantages sociaux de l'indissolubilité du mariage-La défense de nos institutions Les bills de divorce présentés chaque an-1 incassable les époux voudront donner à leur iiee au parlement fédéral par des citoyens | foyer le complément de stabilité qu’y appor-de la province de Québec provoquent depuis | tent les enfants.longtemps des critiques.C’est un comité du Par contre si le mariage est révocable, si henat qui fait enquête sur ces demandes, et on peut le dissoudre par simple caprice avec Victoire de Schuman sur les communistes l’on comprend que les sénateurs trouvent cette besogne peu intéressante.Mais comme le moyen facile d’un adultère simulé, alors! les préparatifs seront moins sérieux, ce quii notre province demeure irréductiblement j diminuera grandement les chances de suc-, opposée au divorce et qu’elle a écarté tous cès.Cette société conjugale pouvant être li-! .- ' 1 quidée les époux se sentiront moins solidai ' les projets d’instituer des tribunaux spéciaux comme deux des autres provinces, des législateurs fédéraux ont cherché un moyen de tourner la difficulté.Ils ont suggéré que désormais le parlement n’accorde de divorces qu’à la suite d’une séparation pour cause d’adultère prononcée par un tribunal de notre province.Le projet va probablement revenir au cours de la ^ession qui vient de commencer.Le grand argument qu’invoquent les partisans de cette méthode c’est qu’un tribunal serait mieux placé qu’un comité du Sénat pour étudier ces causes.Mais il suffit de savoir comment les choses se passent devant les tribunaux des autres provinces pour voir qu’il n’en est rien.Là comme au Sénat les parties en cause sont généralement de connivence, s’entendent pour faire la “preuve” légale de faux adultères, et ^ faire libérer d’un mariage qui n’a pas réussi.Cet abus se retrouve partout où existe le divorce, notamment en France et aux Etats-Unis.Même si l’argument était fondé, il ne serait d’aucun poids en regard du principe en jeu : celui de l’indissolubilité du mariage.Ce principe est reconnu par notre droit civil et la Constitution de 1867 garantit les prérogatives de la province dans ce domaine.Sans doute, nos tribunaux ne prononceraient pas de divorces, mais leurs jugements serviraient de base à l’octroi de divorces.L’on créerait un élément de confusion entre la séparation de corps qui laisse subsister le mariage, et le divorce qui prétend le supprimer.Le fait que les citoyens de notre province peuvent divorcer en s’adressant à Ottawa ne change rien à l’affaire.On l’a souvent affirmé dans les débats nombreux sur ce sujet, et le R.P.de JLéry, S.J., vient de le rappeler dans Relations: “Un divorce accordé par Ottawa est une loi privée, une dispense, un privilège, qui ne change pas la loi générale, mais la laisse comme elle était avant cette loi d’exception.Nous n’approuvons pas le pouvoir que s’arroge ici le Parlement.Nous prenons le droit constitutionnel comAe il existe.La loi était l’indissolubilité.Une exception a été faite en faveur de deux con Lettre d'Ottawa Les cadeaux à l'Angleterre sont toujours de mode M.Bracken ne veut cependant pas que nous allions mendier aux Etats-Unis pour donner à l'Angleterre — M.Solon Low suggère un emprunt populaire de deux milliards pour nourrir les Anglais l’indissolubilité est restée la loi générale.Tandis que l’institution de tribunaux de divorce modifierait cette loi.Or le compromis proposé est sans aucun doute dans l’esprit de ceux qui le suggèrent une étape vers les tribunaux provinciaux de divorce.Et la comédie des faux adultères, qui aboutit au divorce par consentement mutuel, viendrait compromettre l’autorité ds nos tribunaux dans les causes de séparation, de sorte que la situation ne serait aucunement améliorée même du simple point de vue de la preuve d’adultère qu’exige le Parlement pour octroyer le divorce.Quand tout cela est dit, les partisans du divorce sortent un autre argument.Est-ce que la minorité qui n’accepte pas le point de vue catholique n’a pas le droit de recourir au divorce sans subir les inconvénients d’un bill au Parlement fédéral?La réponse à ce sophisme c’est qu’il ne s’agit pas seulement de divorce et de ceux qui veulent y recourir; car toute législation sur le divorce atteint nécessairement la législation sur le mariage.La majorité catholique du Québec a bien le droit de défendre ses institutions sociales.L’expérience des pays où existe le divorce prouve que c’est un cancer qui ronge le mariage et la famille.Et c’est assez compréhensible.Pour que dans un pays le grand nombre des foyers et des familles aient des chances raisonnables de durée il y faut plusieurs conditions que le divorce contrarie.Si le mariage est indissoluble et irrévocable, -alü.cons,titi.Kji-4in-4iwi-ppMr.tovite futurs époux y penseront un peu plus sérieusement, rechercheront chez le conjoint des qualités et des vertus solides.Une fois le mariage conclu, l’on ne craindra pas d’avoir des enfants: le lien étant par définition res, seront moins portés aux concessions mutuelles, au dévouement, renonceront plus! Ottawa, 10.— Comme on pou-a > i .r-, , 1 | vait le prévoir, le grand débat difficilement a leurs egoismes.Et la propor-!sur padresse a porté sur la si- tion des mariages manqués augmentera de;tuation économique du Canada façon dangereuse pour le pays.Sous pré-jet les divers chefs de parti n’ont texte de corriger le sort d’une minorité de1 fai* .^effleurer la question de mal mariés, l'Etat crée une situation nuisi-j"^t’^rorigLc di”il ensemble a la famille.j nancière actuelle.Le premier mi- Des époux dont l’union est précaire, quijnistre et le ministre des finan-sont susceptibles de changer de conjoint, ne! ces’M:, ^ A,1>Itl0l.t' n',w?t voudront pas s’embarrasser de trop d’en- j gestion î^lTTe^é^er^aTenTpo.m lants.O est une des causes de la dénatalité • ig débat sur les mesures extraor-qui épuise les races blanches.Les enfants-dinaires annoncées le 17 novem-de ces familles démontables sont exposés à!bî'e- p011* se demander s’ils la tragédie du divorce de leurs parents, dra- abor(jeront le suJct Jeu‘b pro- me que le remariage rend encore plus grave - que la séparation de corps.pour Westmoreland; M.Benoit Un journal ontarien notait le mois der-j Michaud, pour Restlgouche.nier que les intérêts des enfants sont si sou- 0n Peut, sans le moindre ris-vent lésés en cas de divorce que les auxiliai- qu^- Pf^dire one l’ampleur nou-res sociaux réclament une modification de ^,0end^é.concours aJ°utera a sa la loi; souvent aucun des divorcés ne veut Nos amis de là-bas souhaitent se charger de l’enfant ou des enfants; par- que ta liste des trophées s’allon-fois après que le tribunal a statué sur lal«e- O" pourrait facilement trou- garde d’un enfant il arrive que celui qui en! nouvelles'1' 01 de récomppnscs a la charge se remarie et que l’enfant se j trouve de trop dans le nouveau foyer.j Vers les 2,000 Pour remédier à cette situation Y Associa-] .n ., ., „ .tion of Children’s Aid Snripfie* dp l’Ordnrin' La l4, 20 12>4 16'4 19% 12 16 20 12V.16 Win.Electric .BANQUES 19V4 Ham.Bridge .7*i 7 Va 7 7 Royale 24% 24% 24 24 LE CURB DE MONTREAL Cotes de fermeture le 8 décembre HOTEL PLAZA Cuisine recherchée Vin et Bière Alex."JULIEN propriétaire 446 Place Jacques-Cartier Fromage boites 445 —SS3— PRIX DES OEUFS Marché au comptant (cart:ns 1 doux.) a-gouv.b-Comm c-prlx de Exch.détail A-gros .46 — — A-moyens .43 — __ A-poulettes 40 — _ B — .39 _ _ C— .29 — _ a—Prix payés par les marchands de gros aux expéditeurs pour les oeufs classifiés Prix fournis par le Ministère de l'Agriculture Service de renseignements sur les march Js.Marché local caisse en bols b—Prix de clôture au Can Com Kxch minimum 50c Dimanche dernier, avait lieu à la salle paroissiale Saint-Pierre-Apôtre, une journée de coopération, organisée par la cooperative de consommation de Ville-Marie.Sous la présidence de M.Emile Lafleur, cette journée avait un double but: faire connaître et répandre les bienfaits du coopératisme en un seul groupement les coopératives de consommation de Montréal.Ces dernières qui étaient représentées par de fortes délégations sont la Coopérative de Saint-Alphonse, la Coopérative d'Hochelaga, l’Unité coopérative DesOnneaux de Ville-Emard et l’Union coopérative de la Cité-Jardin.Parmi les autres groupements coopératifs, qui n’appartiennent pas au secteur de la consommation, mais qui avaient tenu à prendre part à ces assises, on remarquait “Le Chez Nous canadien”, coopérative d’habitation, la Caisse populaire de Saint-Maxime de Chambly, la Caisse populaire de Pont-Viau, la “Bayollaise”, coopérative de grains de Sainte-Elisabeth de Joliette, les “Amis de l’épargne”, le “Montréal-Coopératif” et les cercles d’étude coopératifs de Saint-Pierre-Claver.Dans l’après-midi on a étudié la coopération en regard du patriotisme et de la religion.M.Paul LeBlanc a traité le premier sujet.Il a tiré un exemple des coopératives de la Gaspésie.Leurs fondations, dit-il, sont nées d’un besoin et c’est grâce à elles si les Gaspésiens sont sauvés de l’esclavage.Pendant les 339 ans de leur existence, les Canadiens français ont subi des assauts formidables contre leur survivance, la coopération les sauvera aussi.La coopération n’est pas une source de profita-ge, c’est un service.Il faut dans toutes nos paroisses, des petites coopératives, qui ne tarderont pas à devenir des grands magasins, si les vrais coopérateurs savent les soutenir et nous serons alors les maîtres chez nous.Le R.P.Clément Rousseau, O.M.I., traita à son tour de la coopération et de la religion.Il puisa ses théories dans les encycliques papales.Nos pontifes, dit-il, ont soutenu que la coopération pouvait affranchir les classes pauvres de façon équitable.La coopération est d’essence chrétienne, elle prend sa doctrine à la source mêsme de l’Evangile qui enseigne de "nous aimer les uns les autres”.Par la coopération, termine le Père Rousseau, les chrétien» unis dans la charité du Christ, trouveront la justice, la paix et le bonheur.Après ces deux études les délégués des cinq coopératives de .consommation se réunirent en assemblée spéciale pour jeter les bases d’une fédération.Il fut décidé que chacune d’elles déléguerait deux de ses membres à une assemblée prochaine.Pour terminer cette journée comme il convenait, dans la soirée eut lieu une assemblée populaire.Après l£ lecture des voeux de la journée, les coopératives furent appelées à présenter leur message.Le R.P.Philippe Labossière, O.M.I., aumônier de la coopérative Ville-Marie, répondit au nom de cette dernière.Il rendit d’abord hommage aux pionniers de la Ville-Marie et loua la ténacité de ses ouvriers de la première heure.La coopération, ajouta-t-il, n’est pas seulement une question économique, elle est aussi une question sociale et même religieuse.L’Eglise n’étant pas indifférente aux misères des peuples, ne peut que bénir et encourager cet-1C-.grande rAfomip srYriale. de longueur.La cave ,est haute de sept pieds.Je rez-de-chaussée compte six pièces: trois chambres ¦ (une grande et deux moyennes l, un salon fort convenable, une vaste pièce mixte (salle-à-manger-salle-de-jetO sur laquelle ouvre une cuisinette.De grands placards I planche, garnis d’un isolant et d’une feuille de papier-amiante.Signalons enfin la toiture, recouverte de bardeaux d’asphalte.Tout dépend ! “Ce ne sont pas là, dites-vous, des logements d’ouvrier.” Sans vous chicaner pour ce jugement de valeur, j’accepte la convention et me déclare d’accord avec vous.Mais les faits demeurent.Ouu-rante.six ouvriers, âgés d’une trentaine d’années en moyenne, jeunes pères de familles, em- La phalange chilienne décide de ne pas se dissoudre L'évêque de Talca, secondé par S.E.le cardinal Caro, précise que la déclaration de l'épiscopat n'est pas une condamnation de la Phalange — La Junte nationale rejette l'idée de la dissolution du mouvement par une grande majorité — Les deux points de la déclaration épiscopale Ca&JJhé UNE RUE DU BOURG-JOLI.—fJ.-A.DESY U* MONTRÉAL.dans presque toutes les pièces.Une salle de bain plus grande (lue la moyenne et meublée d’un bain-tombeau, d’une douche, d’un grand lavabo, etc.Toutes ces pièces sont bien éclairées.Au premier étage?Quand l’ouvrier entre dans sa maison cet espace n’est pas “fini”, mais patiemment, à mesure que la famille s’agrandit, il peut aménager là trois chambres convenables et une salle de couture.Déjà, toutes les pièces du rez-de-chaussée ont des planchers de bois franc.Les murs sont reconverts de gyproc ou de Dona-eona.Pour peu que la maîtresse de maison ait du goût, le logis prend un aspect jeune et coloré, tout envahi de lumière.Mais n’oublions pas l’essentiel! Outre le solage de ciment qui assure la solidité, il faut noter les murs à double lambris de ,(«m«h>W(Kjchkkh>{>ooo (>CHy^o LE CADEAU LE PlUS APPRECIE un piano ACR0S0NIC ployés aux différentes usines de la ville, seront un jour propriétaires de ces habitations.Dès | maintenant ils les habitent et, pour $30.00 par mois, deviennent graduellement les propriétaires de leurs logis.Ce sont des tisserands (bas de soie), des couturiers (Penmen).On trouve parmi eux un fac-! leur, quelques menuisiers.Mais la plupart touchant moins de $40.00 par semaine.Tous remplissent sans peine leurs obligations.L’exemple est si précieux (pie le programme de l’an prochain comprend la construction de vingt nouvelles demeures.Au même prix ?ï Toujours pour $4,000.00?Tou-! jours.Terrain compris.Et nous expliquerons demain comment la coopérative réalise ce tour de force, en nos temps de vie chère, de crise du logement, de main-(l’oeuvre à prix d’or et de matériaux introuvables.Le calendrier de la Survivance française (1948) Voici les 7 facteurs qui rendent un piano supérieur à un autre : Le NOM — La REPUTATION — La TONALITE — L'ACTION — Le FONCTIONNEMENT DES PEDALES — Le STYLE — La QUALITE DU FINI.Comparez le piano ACROSONIC et vous serez convaincu de sa supériorité.MODELE 973 acajou *840-o° — N0YER *870 00 MODELE 937 acajou *895 0° — N0YER •gZS0" (Banc inclus) DISTRIBUTEURS EXCLUSIFS DES PIANOS BALDWIN POUR LA PROVINCE DE QUEBEC Ce calendrier nous arrive avec une toilette nouvelle.Le format et le nombre de pages sont restés les mêmes.Le thème, la présentation des photos tranchent nettement sur ceux des années précédentes.Le calendrier de 1948 est consacré au “Visage français de PA-mérique du nord”.Douze reproductions de paysages, de mmiu-ments historiques, de vie familiale ou sociale empruntées aux diverses régions françaises du Canada et des Etats-Unis mettent ce thème en valeur.L’on trouve dans le calendrier de cette année l’indication des principales fêtes religieuses et patriotiques, le rappel de nom-breux événements historiques.L’ensemble revêt un cachet vraiment artistique et éducatif.Toutes nos maisons d’éducation, tous nos foyers acadiens, canadiens-français et franco-américains devraient posséder ce calendrier patriotique.Une intéressante brochure de 48 pages complète le calendrier.Elle contient une reproduction réduite et le commentaire des illustrations du calendrier.Le texte est dû à la plume d’un historien canadien-françaia dont les oeuvres font autorité.On peut sp procurer le calendrier et la brochure au secrétariat de la Survivance française, Université Laval, Québec.Le calendrier se vend &0 sous l’exemplaire franco.Le coût de la brochure est de dix sous.On peut obtenir des réductions substantielles à la douzaine ou au cent.Santiago, Chili._ Le jeune parti politique chilien de la Phalange ne se dissolyera pas mais continuera son travail de réforme sociale, voilà ce qu’a décidé la Junte nationale du parti après qu’elle eut pris connaissance d’une lettre de l’évè-que de Talca qui déclarait que l’épiscopat du paps n'avait “ni directement ni indirectement” condamné les i ées du mouvement mais seulement un acte particulier que celui-ci avait posé.Ceci clôt, sernb]e-t-il, la question de la dissolution de ce parti politique, composé de jeunes catholiques, qui, dans les troubles ouvriers récents, manifestèrent de la sympathie pour les grévistes conduitç par.des chefs syndicaux commimmes et furent ainsi accusés à la radio par l’aumônier national de l’A.C.chilienne, S.Ex.Mgr Salinas, de collaboration# avec les communistes.Dans une “protestation” publique, le conseil national de la Phalange en appela à l’épiscopat “pour savoir s’il fait siennes les expressions d’ennemis du Christ et de Vendeurs de Christ pour des avantages électoraux proférées contre nous”.La réponse de ia Commission épiscopale d’A.C.a été brève: elle “condamne que l’autorité d’un membre de la hiérarchie ait été ainsi publiquement offensée, étant donné le respect et la soumission que les fidèles doivent à leurs pasteurs”.De plus, elle adhère “à la condamnation du communisme” portée par Mgr Salinas “et aussi à la nécessité de ne collaborer en aucune manière à une doctrine aussi erronée et à un système aussi pernicieux”.Vis-à-vis cette cléclaration, le Conseil national de la Phalange jugea que l’épiscopat condamnait leur mouvement* et après avoir fait excuse pour l’offense faite à Mgr Salinas, il convoqua pour les fi, 7 et 8 décembre un congrès national du parti pour décider en définitive de la dissolution de la Phalange.Réponse de Mgr Lorrain et du cardinal Caro C’est alors que le président régional du mouvement pour Talca demanda à son évêque s’il pouvait soutenir au congrès que la déclaration de l’Episcopat ne comportait pas une condamnation de la phalange mais seulement d’un acte particulier: l’offense à la dignité épiscopale.L’évêque de Talca, S.Ex- Mgr Larrain répondit: “La lettre ue la Commission épiscopale contient deux parties.Dans la première on condamne ta “protestation” faite par le Conseil de la Phalange parce qu’on l’estimait offensante à la dignité épiscopale.La Phalange dans son manifeste a retire toute expression tenue pour offsantéjjee point est donc réglé.“Dans la seconde partie, la Commission épiscopale rappelle et affirme la doctrine traditionnelle de l’Eglise en face du communisme et de la collaboration avec celui-ci.Cette doctrine concerne non seulement les phalangistes mais tous les catholiques”.L’évêque de Talca dit qu’il a consulté Son Em.le cardinal Caro "qui a manifesté son accord avec la répo.ise donnée plus haut”.Et à la question posée par le président régional “si les phalangistes de son diocèse peuvent compter encore sur la confiance de leur évêaue", Mgr Lcrrain a répondu: ‘“Dans ma mission de pasteur, je ne l’ai jamais refusée à aucun secteur catholique.Toujours i'ai apprécié en vous votre profond sens chrétien, votre attachement à l’Eglise catholique et voire sincère désir de lutter pour l’implantation d’un ordre social chrétien véritable”.La phalange contenue dans la lutte Devant cette lettre qui a été rendue publique avec l’autorisation de l’évêque de Talca, la Junte nationale de la Phalange a rejeté le projet de dissolution du mouvement par un vote de 53 contre 8 et a décidé en conséquence de ne pas tenir de congrès national.“Les expressions de Mgr Larrain sont d’une précision et d'une netteté définitives”, a déclaré Radomiro Tomic, député d’iquiqué et ancien président de la Phalange.“Elles ont en plus l’endossement du cardinal Caro.La dissolution de la Phalange serait alors une désertion dans l'accomplissement de notre devoir fondamental de travailler à la rédemption du prolétariat en accord avec les principes et les enseignements de la pensée sociale chrétienne”.La retraite de trente jours par le R.P.Ledit, SJ.On connaît la faveur dont jouissent dans l’Eglise les exercices spirituels de saint Ignace.Combien d’âmes lui doivent leur sanctification, combien de groupes ont été rénovés par eux.Aussi les Papes les ont-ils particulièrement recommandés.Leur auteur a même été proclamé patron des oeuvres de retraite.Mais ces exercices durent trente jours.Ils se trouvent ainsi réservés à un petit nombre, en dehors de quelques communautés comme celle des Jésuites, dont tous les membres sont tenus de faire ces exercices au complet au moins une fois durant leur vie.En plusieurs pays, cependant, quelques groupe!1, de prêtres ont pu bénéficier de ce grand bienfait.Le Canada n’avait pas encore eu cette faveur.Elle lui a été accordée en août dernier.Sous la direction du R.P.Ledit, vingt-quatre prêtres ont pu faire, à la Villa St-Jean, les exercices de saint Ignace durant trente jours pleins.C’est cette expérience que raconte lui-même le P.Ledit, aidé des témoignages de ses retraitants.Celte brochure sera lue par tous, mais surtout par les prêtres, avec un vif intérêt.Elle se vend au secrétariat de l’E.S.P., 1961 est, rue Rachel, Montréal.360 tst, rue Rachel - Montréal MA.4184 Sc£.q) 500, Est Rue Ste-Catmirine (k>f V ^ MA/mrrttr 6201 _ / g".^ "LE MAGASIN DE MUSIQUE LE PLUS COMPLET AU CANADA" Le R.P.Laframboise mrdüb Richëiieü ~ prochain déjeuner du club elii Au Richelieu, jeudi, le 11 décembre, le recteur de l'université d’Ottawa, le R.P.J.-C.Laframboise, O.M.I., sera invité à prononcer une causerie sur les rapports entre l’université d’Ottawa et l'Ontario français- Le déjeuner aura lieu, comme d'habitude, à midi et demi, à l'hôtel Queen's.Il sera présidé par M.J.-C.Aubry.Le conférencier sera présenté par M^r Olivier Maurault et remercié par Me Eugène Simard.Me Daniel Johnson prendra aussi la parole.Parmi les personnalités invitées A s’asseoir à la table d’honneur, on remarque le maire de Montréal, M.Camillien Houde, le juge Séverin Létourneau, M.Horace Viau, le consul général de France, M.Ernest Triât, les TT.RR.PP.Eugène Ciuérin, O.M.I., et Léon Pouliot, SJ., le Dr Stephen Langevin et M.Edouard Jean.nott*L LES PARCHEMINS DU PASSÉ SONT TIRÉS DE L’OUBLI POUR PRÉPARER VOTRE —GÉNÉALOGIE— INSTITUT GENEALOGIQUE DROUIN 411*, nr« V C>*«h.S."t * NOS SERVICES EXPERTS VOUS ASSURENT 1>N TRAVAIL PARFAIT „l'V* M.W.-M.NEAL ET L’IMMIGRATION Selon le président du Pacifique canadien, une immigration sélective est essentielle à l'avenir de la nation L’adoption immédiate d’une politique (rimmigration sélective est aussi essentielle à l’avenir de la nation que vitale pour des milliers de sans-foyer de L’Europe — hommes et femmes — qui regardent le Canada comme une terre promise, a dit M.VV.-M.Neal, président du Pacifique Canadien, dans un discours qu’il a prononcé devant les membres du Canadian Railway Club, à l’hôtel Mont-Royal, à Montréal.Parlant de la formidable expansion industrielle qui s’est produite au Canada, durant la guerre, expansion qui a eu pour résultat la ruée de la’ main, d’oeuvre vers les centres urbains et le drainage de la majeure partie des travailleurs vers 'es centres d’exploitation des matières piemières.situation qui a amené l’ÿidustrie canadienne à un tournant dangereux, M.Neal a ajouté: “Nous désirons, naturellement, maintenir les positions que nous nous sommes acquises dans notre expansion industrielle et nous voulons continuer de progresser, car notre prospérité durera en autant que nous continuerons d’aller de l’avan’ Pour en arriver à ce résultat, il nous faut plus de travailleurs agricoles, plus de bûcherons, plus de mineurs et d’hommes prêts à étendre leurs activités au delà des limites de nos régions défrirhées et colonisées dans le Grand-Nord et le Nord-Ouest, pour y exploiter les vastes richesses qui s’y trouvent, richesses sans lesquelles notre industrie ne saurait survivre”.L’industrie du transport au Canada, l’une des organisations les plus importantes et les plus efficaces au monde, a été conçue pour effectuer un plus considérable volume de trafic que’l-le le fait présentement et elle verrait avec plaisir un Canada comptant une population beaucoup plus élevée.Mais le contrôle rigide des revenus du transport, particulièrement du transport ferroviaire, n’a tenu que peu ou aucun compte de la hausse des prix dans tous les domaines.hausse survenue tout particulièrement au cours des dernières années, a fait remarquer M.Neal.Deuil à la Providence La communauté des Soeurs de la Providence vient de perdre sa doyenne dans la personne de Soeur Madeleine-du-Sacré-Coeur (Marguerite Desjardins), décédée hier à l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu, Montréal, à l’âge de 97 ans.La défunte était entrée au noviciat le 25 septembre 1874.Après sa profession, le 15 août 187(5, Soeur Madeleine-du-Sacré-Coeur fut envoyée à l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu où son principal emploi fut la procure.Ses talent et ses aptitudes la désignèrent comme compagm?de la supérieure.Mère Thérèse-de-Jé-sus, lorsque celle-ci fit un voyage en Europe pour y visiter les plus célèbres établissements d’aliénés, afin de tenir celui de la Longue-Pointe sur le meilleur pied possible.Les deux voyageuses se rendirent en Angleterre, en Ecosse, en France, en Belgique et en Italie où elles eurent à Rome le privilège d’une audience privée avec S.S.Léon XIII qui s’intéressa au but de leur lointaine randonnée, les encouragea et les bénit paternellement.C’était en 1889.Deux ans plus tard, Soeur Madeleine-du-Sacré-Coeur devenait suoé-rieur à l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu qu’elle gouverna six ans.Elle exerça successivement la même charge de supérieure à l’hôpital des Trois-Rivières, au couvent de Saint-Vincent-de-Paui, Islc-Jésus; à la maison-mère, à l’hôpital de Haileybury, Ont.Depuis 1923, elle était à la résidence Saint-Isidore, d’abord comme officière générale, puis comme conseillère provinciale.En 1934, elle devint assistante provinciale, charge qu'elle exerça jusqu’à il y a deux ans, lorsque la maladie l’obligea à pren dre sa retraite.Soeur Madeleine - du - Sacré-Coeur était née le 15 novembre 1850, à Saint-Janvier, comté de I Terrebonne, du mariage-de Jo- seph Desjardins et Madeleine Graton.Elle laisse de nombreux neveux et nièces, arrière-neveux et arrière-nièces auxquels nom offrons nos meilleures condole ances.Les funérailles auront liei jeudi à l’hôpital Saint-Jean-de Dieu, à 8 heures 30.COMWtHCER Np ¦"lÂH/KT1 HALdeTÊTl ASPIRIN prix tes PLUS BAS u «¦*('¦•»••••’£ 14 wmfriinta ¦ • 100 tmort»*» • LE VËRITAILE ASPIRIN EST MARQUÉ COMME ! 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