Le devoir, 27 décembre 1947, samedi 27 décembre 1947
“La Canada tu uni nation touvtraint et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne ou det Etats-Unis ou de çut que ce soit d'autre, l'attitude qu’il lui faut prendre envers le monde." Lord TWEEDSMUIR Directes! ¦ Gérard FIUON FAIS CE QUE DOIS VOLUME XXXVh'î — No 297 HEBOOX La politique d’immigration de l’Ontario fondée sur un inventaire provincial A quand une politique de peuplement pour le Québec ?MONTRAI, SAMEDI, 27 DECEMBRE 1947 S.Teas, apôtre et érangéllate.TEMPS PROBABLE: Nuageux avec légères chutei de neige Trois cents le numéro La province d’#ntario a élaboré une itoli-tique d’immigration qui se rapproche fort de la politique de peuplement que nous réclamons du gouvernement fédéral.Elle a fondé cette politique sur un inventaire provincial économique qui ressemble à celui que nous avons préconisé pour tout le Canada.La politique d’immigration de l’Ontario peut s’inspirer du souci de sauvegarder la suprématie de l’élément anglais au Canada en stimulant de toutes les façons la venue d’immigrants britanniques, mais elle tient au moins compte des besoins et des ressources de la province.M.Dana Porter, qui détient dans le cabinet Drew le portefeuille du “planning and development”, vient de résumer dans une conférence donnée à l’Université de Toronto les conclusions de l’inventaire—“survey” — exécuté par son département.Il estime que l’Ontario a immédiatement besoin de 200.000 immigrants.Les diverses industries de la province, dit-il, peuvent absorber immédiatement 50,000 travailleurs, ce qui à raison de 4 personnes par famille représente une population de 200,000 âmes.M.Porter a analysé les besoins de main-d’oeuvre des diverses industries.A la fin de l’année dernière, dit-il, l’industrie forestière aurait pu employer 10,000 ouvriers de plus, ce qui équivaut à nourrir une population supplémentaire de 40,000 âmes, mais la demande peut diminuer de ce côté.L’industrie minière qui emploie 35,000 ouvriers pourrait en absorber encore 5,000 et des optimistes comptent que l’exploitation de nouveaux gisements finira par employer 70,000 ouvriers, ce qui permettrait d’accroître la population de 140,000 âmes.L’industrie manufacturière emploie plus de 500,000 ouvriers et les services divers quelque 786,000.L’inventaire conclut que les manufactures et les services pourraient absorber au moins 50.000 ouvriers de plus et peut-être même 70,000, ce qui permettrait de soutenir une population supplémentaire de 200,000 ou même de 300,000 âmes.La partie la plus intéressante de l’inventaire est peut-être celle qui a trait à l’agriculture.La population terrienne de l’Ontario est actuellement de 700,000 âmes et elle occupe une superficie de 24.594,900 acres.Il reste quelque 20,000,000 d’acres de terre colonisable dans l’Ontario-nord.M.Porter estime que l’emploi de 10,000 ouvriers agricoles dont on a immédiatement besoin dans les exploitations agricoles de la province, l’occupation de 2,000 terres abandonnées et la colonivsation d’une partie des terres neuves pourrait fournir du travail à 93,000 agriculteurs et accroître la population de la province de quelque 300,000 âmes.Cela laisse prévoir un mouvement de colonisation en OntariP.Il est peut-être significatif que l’Association canadienne-française d’E-ducation ait choisi ce moment pour annoncer qu’elle accordera des prêts.d’honneur aux jeunes Franco-ontariens qui voudront suivre le cours d’agriculture de 4 ans à Guelph et des bourses d’études aux instituteurs et institutrices qui voudront se spécialiser au cours d’agriculture d’été de Kempt-ville.D’autres provinces suivent 1 exemple de l’Ontario.C’est ainsi que le ministère alber-tain des affaires économiques a commencé une enquête sur les besoins de main-d’oeu-vre et les logements disponibles dans la pro- ince.¥ Parce qu’elles ont une politique bien éfinie en matière d’immigration, parce u’elles ont procédé aux inventaires qui ’imposaient, l’Ontario, l’Alberta et d’autres rovinces sont en mesure de peser sur les écisions du gouvernement fédéral et d’ori-nter à leur gré la politique d’immigration u Canada.Cela leur est d’autant plus fade que la juridiction du gouvernement fé-éral et des provinces en matière d’imnn-ration et de colonisation est plus ou moins oncurrente.En prenant ainsi l’initiative, ces provin-ces vont obliger le gouvernement fédéral à I admettre autant d’immigrants qu’elles en demandent.En voyant elles-mêmes au re-j crutement de leurs immigrants, elles vont exercer une influence considérable sur le choix des catégories d’immigrants qui béné-: ficieront d’un traitement de faveur.L’Ontario et l’Alberta ont d’ailleurs déjà proclamé leur intention d’encourager l’immigration britannique.Le premier ministre de l’Ontario, M.George Drew, a déjà fçiit un voyage en Grande-Bretagne pour stimuler le recrutement des immigrants anglais.Pour obvier à l’insuffisance des transports maritimes, il a organisé un service aérien qui a déjà amené 5,400 immigrants britanniques en Ontario et qui doit en transporter 7,000 au total.Le ministre des affaires économiques de l'Alberta, M.A.J.Hooke, se rend à son tour en Grande-Bretagne pour recruter des immigrants pour sa province et s’efforcer d’y amener des industries anglaises.Il se trouvait à Ottawa ces jours derniers pour conférer avec les représentants du gouvernement fédéral.L’influence des gouvernements provinciaux agissant sur la politique fédérale d’immigration s’est affirmée de façon éclatante tout récemment lorsque le gouvernement canadien a conclu avec le gouvernement des Pays-Bas un accord aux fins d’admettre au pays 10,000 agriculteurs hollandais.Ce sont l’Ontario et l’He-du-Prince-Edouard qui ont pris l’initiative et qui ont elles-mêmes négocié avec l’ambassade hollandaise.Il se trouve dans ces deux provinces nombre d’exploitations agricoles abandonnées ou sur le point de l’être en raison de l’âge de leurs propriétaires.Comme les agriculteurs sont difficiles à recruter en Grande-Bretagne, on a décidé de se rabattre sur les Hollandais qui paraissent plus facilement, assimilables afin de conserver le caractère anglais de ces deux provinces.Il est de plus en plus clair que ce sont les provinces qui vont orienter la politique d’immigration du Canada.* » » Quand la province de Québec se décidera-t-elle à procéder à l’inventaire qui doit servir à l’élaboration d’une politique de peuplement raisonnée?Il serait important de savoir si le Québec est en mesure de recevoir des immigrants ou s’il ne peut suffire à absorber chaque année le surplus dû à l’accroissement naturel de sa population.Il serait important de savoir quelles catégories d’immigrants, s’il y a lieu, la province pourrait absorber avec profit.Il serait important de savoir s’il y a lieu pour le Québec comme pour l’Ontario de procéder au choix de ses immigrants de façon à ce qu’ils s’adaptent facilement au milieu québécois.Le plus important serait de prévoir l’établissement des milliers de jeunes ruraux qui ne peuvent trouver de terres dans leur paroisse natale.C’est cet inventaire qui devrait déterminer l’ampleur du programme de colonisation de la province.Si les ressources du Québec ne suffisent pas à établir sur des terres neuves tous ceux qui ont la vocation agricole, il y aurait peut-être lieu d’en diriger vers les terres inoccupées des autres provinces avec l’assistance du gouvernement fédéral.Aussi longtemps que la province de Québec n’aura pas formulé une politique de peuplement fondée sur un inventaire sérieux, aussi longtemps qu’elle n’aura pas fourni un effort colonisateur proportionné à ses besoins, elle sera bien mal placée pour participer avec les autres provinces à l’élaboration d’une politique canadienne d’immigration qui tienne compte de nos besoins propres.Les députés fédéraux québécois à Ottawa sont en bonne posture pour intervenir dans les questions d’immigration tant que la province de Québec n’aura pas pris attitude.Pierr* VIGEANT _______ ’ ’ WIXI- ___________ I rois cents le numéro La tempête a fait 26 morts dans New-York actes absolument indéfendables.* 1 .al * j* 1 C~) Us offraient à la Colombie une —- ____________F) ¦ l'1111~ A /1 £% 1 Blocs-notes Gaspillage i rapport déposé aux Com-?s la semaine dernière eta-qu# les Canadiens ont dé-s en 1946 pour «370,945,005 ool, bière et vin.La part uébec, avec uneVonsomma.movenne de «24.31 par per-e, était de $50;233,863 pour >ol et le vin.et de $38,346,-pour la bière.Et cela cons-it une forte augmentation 'année précédente, part les dégâts moraux et ux que ces chiffres repré-nt, il y a là un gaspillage ant plus injustifiable que, e produit dans une période ploi facile et de forts sa-s, il coïncide aussi avec une augmentation du coût de la Et sous ce rapport l’abus guère moindre dans la con-nation des liqueurs douces, le autre statistique atteste ment une dépense exagérée.946, ies CattâdieBS ssi dé-è Tirés de «60 millions au na.La part du Québec —-00,000 — est relativement ^rée par rapport à celle de ario — «25,700,000.Mais si considère le fait que Mont-donne la grosse part dans cette dépense, que notre ville avec sa région métropolitaine a compté 28,627,542 admissions dans ses cinémas au cours de 1946, cela signifie que beaucoup de gens cherchent là plus qu’une récréation nécessaire, et que cela devient un vrai gaspillage de loisirs.Comme la fréquentation trop assidue du cinéma entame la vie familiale et laisse bien peu de temps pour les récréations prises au foyer, ce facteur constitue une menace de plus pour la famille.Sans compter que ces spectacles finissent par créer une mentalité factice_ incapable de goûter les joies simples qui sont pourtant les plus réconfortantes.Tous ces chiffres signifient que malgré les graves problèmes du présent et les menaces de l’avenir, une forte partie de notre population vit dans une agitation et une insouciance peu compatibles avec le programme de réflexion, de restauration familiale.de sacrifice et de prière que le Pape ne cesse de recommander aux fidèles comme une condition nécessaire à l’avènement de la paix.A la veille de la nouvelle an- née, chacun devrait examiner son budget de loisirs, afin de l’organiser le plus possible en fonction des récréations familiales, et aussi de le rendre plus conforme aux exigences de la vertu de tempérance qui doit modérer et coordonner toutes nos actions.Ce serait le moyen non seulement d’entrer dans la croisade pour la paix, mais aussi de rendre l’éducation des enfants plus facile, et de trouver à meilleur marché des joies plus profondes et moins éphémères.Impérialisme .d’autrefois Le gouvernement de Washington vient de prendre, à l’égard de la petite république de Panama, une attitude digne d’éloge, et qui devrait servir d’exemple aux grandes puissances dans leurs relations avec les petites.L’incident qui se termine par le retrait des troupes des Etats-Unis vers la zone du canal doit rappeler à l’Amérique latine de mauvais souvenirs à peine oubliés, car 11 fut un temps où Wa s h i n g t o n manifestait fr.&iss- d’égards pour la souveraineté des pètifir Etats—.«unéri-cains.En effet, au début du siècle, les Etats-Unis ont commis, pour obtenir le contrôle du canal, des actes absolument indéfendables.Ils offraient à la Colombie une indemnité de $10 millions, plus un loyer de $100,000 par an pendant cent ans pour un bail sur le territoire nécessaire au canal.Un traité fut conclu mais le sénat colombien refusa de le ratifier.Des historiens estiment que la Colombie aurait fini par accepter, mais que le retard venait de ce que ce pays voulait obtenir aussi une indemnité de la compagnie française qui avait commencé t l’entreprise.Quoi qu’il en soit, la Colombie était chez elle et avait bien droit de rejeter le projet.Peu après, une révolte éclata dans la province de Panama.Il est difficile de dire si l’insurrection fut ou non fomentée par Washington, mais il est certain que le gouvernement de Theodore Roosevelt encouragea les rebelles et les aida.Car la flotte des Etats-Unis se rendit dans les parages pour empêcher la Colombie de réprimer cette rébellion provinciale.Panama proclama son indépendance en novembre 1903; puis én moins d'un mois, les Etats-Unis reconnurent la nouvelle république et conclurent avec elle un bail à perpétuité pour l’occupation de la zone du canal.Cet impérialisme brutal de la grande puissance américaine, qui n’était pas encore une grande puissance mondiale, fit beaucoup de tort aux Etats-Unis dans toute l’Amérique latine.Dix-huit ans après, les Etats-Unis voulant restaurer un peu leur prestige, payèrent à la Colombie une indemnité de $25 millions.Mais pendant longtemps, les républiques sud-américaines ont gardé envers Washington une attitude hostile.La défense du canal Pendant que se poursuivaient les négociations pour les bases militaires, un projet a été préparé à Washington en vue de la transformation du canal, et au début du mois, le Congrès, a été saisi d’un programme qui consisterait à faire du canal une route maritime au niveau de la mer.Le coût de l’entreprise est estimé à $2,482,000,000, mais les experts jugent que c’est nécessaire pour atténuer les conséquences des attaques atomiques éventuelles.Un canal avec écluses pourrait facilement être mis hors de service pour la durée d’une guerre, ce qui rendrait plus long et plus dangereux les transports maritimes et le déplacement des forces navales entre les deux côtes des Etats-Unis.Mais l’attitude de Panama inquiète certains législateurs de Washington qui préconisent, soit le retour au projet d’un canal au Nicaragua qui avait été d’abord recommandé en 1900 par la commission qui a ensuite approuvé le projet de Panama, soit un canal dans le sud du Mexique à l’isthme de Tehuantepec, ou en Colombie au sud du canal actuel.D’autre part, les négociations vont continuer avec Panama quant aux bases pour la défense du canal; car beaucoup de gens sont favorables, pourvu que la scùiveraineté soit sauve, à ce que la protection de cette voie importante pour tout le continent soit efficacement assurée- Et le gouvernement de Washington compte sans doute sur le retrait de ses troupes pour rassurer la petite république.La différence entre les méthodes de 1903 et de 1947 est tout de même un symptôme encourageant dans un panorama international qui nous en fournit si peu, P.S.Danger Le service municipal de l’urbanisme créé en 1941 se compose du service administratif proprement dit et d’une commission consultative de 15 membres, choisis en partie parmi les conseillers municipaux, et, en partie, chez les architectes et les ingénieurs de l’extérieur et du service municipal.Depuis l’établissement de cet organisme, M.Aimé Parent, en qualité de membre du Comité exécutif, a toujours présidé la Commission consultative.Le départ de M.Parent du nombre des commissaires de l’exécutif pose la question de son remplacement à la présidence de cette commission.Deux noms se présentent tout naturellement, ceux des deux nouveaux membres du Comité exécutif:M.Gordon Pitts, architecte de sa profession, et M.Paul Dozois, représentant de la Chambre de commerce, et, à ce dernier titre, successeur direct de M.Parent.Dans les milieux municipaux qui s’intéressent à l’urbanisme, on se préoccupe fort opportunément de cette présidence de la Commission consultative.Selon qu’elle tomberait en l’une ou l’autre main, la direction donnée jusqu’ici à l’urbanisme montréalais pourrait prendre une orientation différente.Selon ce que l’on représente en certains quartiers bien ait courant de la situation, la conception anglaise pourrait peut-être faire prévaloir ses vues.Et la conception anglaise envisage la disposition de la maison à la mesure des petites familles.Nous préconisons le logement plus vaste; à la taille des familles nombreuses.- Par ailleurs, Pecole—ae.-do-saxonne favorise la centralisation qui nous aérait funeste.IJ Courrier de franee |J L" Amphitryon" de Molière au théâtre Marigny — La nouvelle pièce d'Armand Salacrou : "L'Archipel Lenoir" — Le public conquis par l'avant-garde — Le théâtre intellectuel et la sensibilité régnante (par Pierre de Grandpré) Avec Le Misanthrope, par lequel Pierre Dux vient de faire une brillante rentrée à la Comédie-Française, avec Les fausses confidences, qui poursuivent une glorieuse carrière au théâtre Marigny, YAmphytrion que nous offre Jean-Louis Barrault, se range parmi les plus exquis spectacles parisiens du moment.Le Marigny prend fort sérieusement son rôle de Comédie-Française des Champs-Elysées; un public de choix, nombreux et enthousiaste, paraît bien d’accord pour appuyer cette bienfaisante émulation.Molière toujours jeune Molière rénové.Installé dans des.décors prestigieux signés Christian Bérard, .fait autant que jamais accourir le tout-Paris.Et l’on n’a pas du tout l’impression d’assister à un divertissement conçu pour une autre époque.Molière demeure étonnamment vivant et jeune, plus encore peut-être dans cette poétique fantaisie que dans celles de ses oeuvres qui ont plus de poids.Un auteur contemporain, s’il s’en trouvait un qui eût du génie, aurait écrit textuellement Amphitryon qu’on l’eût apparenté à Giraudoux, au Verlaine des Fêtes galantes, à Marivaux, à Jean de La Fontaine, à Plaute.On oublierait presque que c’est le processus inverse qui a été suivi.N’est-ce pas la principale gloire des metteurs en scène, des décorateurs et des interprètes, d’arriver à provoquer ainsi le sentiment lumineux de la “présence” des classiques?Le rideau se lève et laisse voir au premier plan Jean-Louis Barrault, en Mercure, étendu sur un nuage aérien.Et voici la Nuit guidant V ,.héVaux, qui battent lentement l’âir de leurs pattes, dans l’obscurité.Le jour nait et les colonnettes de marbre d’une rue de Thèbes surgissent de l’ombre.Les dieux prennent forme humaine.Jupiter et Amphitryon, casqués de plumes, chamarrés d’or, beaux seigneurs du grand siècle versaillais, quittent et retrouvent la délicieuse Alcmène (Madeleine Renaud), l’un en qualité de Heu capricieux et tout-puissant travesti en héros humain, l’autre comme un mari mystifié, jouet impuissant du destin- “Un partage avec Jupiter N’a rien du tout qui déshonore.” La malignité des dieux n’épargne pas davantage le malheureux Sosie, que terrorise le Mercure, peut-être dandinant à l’excès, incarné par Jean-Louis Barrault.Jean Desailly (Jupiter) et Jac- Nmus prêchons la décentralisation.Plusieurs esprits, soucieux du maintien du concept accepté jusqu’ici dans le domaine de l’urbanisme montréalais, signalent le danger d’un changement d’orientation.L.H Simple rapprochement L’un de nos amis nous envoie, la soulignant d’un trait de crayon rouge, cette note d’une chronique locale du Droit: Lac Sainte-Thérèse (Ont.) — La Commission scolaire a souscrit au Prêt d’honneur, pour les élèves gui * ont fait leur dixième année et gui veulent continuer leurs études.H y ajoute ce bref commentaire: An Canada ecclésiastiquè, on peut lire (diocèse, de Hearst): Lac Sainte-Thérèse (Cochrane), Sainte • Thérèse, etc., fondée en 1933; population 310, 3 écoles, une mission.Ces indications marquent de façon éloquente la générosité de cette petite commission scolaire.Aussi notre ami, qui connaît bien le pays, s’écrie-t-il: “Puisse ce bel exemple être suivit” L ‘Evangeline ’, bihebdomadaire Sans grand tapage.YEvangé-line de Moncton vient de commencer sa publication bihebdomadaire.C’est, on le sait, une première étape vers le quotidien.qui est l’objectif connu et affiché des directeurs de l’oeuvre.L’Evangéline organise ses différents services.Elle vient de confier sa chronique féminine à Mlle Marguerite-M.Michaud, bien connue là-bas dans le monde de l’enseignement et qui soutenait.l’an dernier, à l’Université de Montréal, une thèse de àücisr*.tv_ -; -O H.i ques Dacquin (Amphytrion), au témoignage de ceux qui peuvent établir des comparaisons, montreraient volontiers plus d’ardeur, plus de naturel avenue Marigny que rue de Richelieu.Question d’ambiance?L'Archipel Lenoir La nouvelle pièce de M.Salacrou, Y Archipel Lenoir, est une âpre bouffonnerie; les personnages y tiennent presque tous de la caricature.Le tempérament vigoureux et pénétrant de ce dramaturge se plie à merveille à la sensibilité pessimiste mise en vogue par les prophètes de Saint-Germain des Prés.Salacrou a-t-il été récemment touché par l’existentialisme?L’Archipel Lenoir marque en tout cas le parti pris de faire vivre une bourgeoisie égoïste, fermée au moindre élan d’altruisme, un milieu provincial dans lequel la foi chrétienne n’est qu’hypocrisie et surface.Et un puissant sentiment de nausée se décante comme un résidu apres la première impression de force comique.La pièce est en deux grandes parties.Le rideau se lève d’abord sur un tableau de famille.Un événement burlesque, la crainte d’un scandale qui risquerait de compromettre tous et chacun, réunit toute cette odieuse parentèle, mais chacun ne songe qu’à soi.Dès les premières répliques, chaque membre de la famille constitue à soi tout’ seul une île et l’ensemble forme l’archipel criminel.Tchékhov, il me semble, a déjà utilisé cette excellente idée comique d’imaginer des conversations roenmbo-lesques où chaque interlocuteur suit sa propre pensée sans se préoccuper de ce qui se dit au-lour tie soi.Chacun ici souhaite et prône la nécessaire disparition de l’une des Iles, car il apparaît nécessaire que l’archipel soit sauf- Une seule île errante, une seule qui refuse de se plier à celle moralité, et c’est une jeune fille, Marie-Blanche.Dans ce groupement sans amour, une unité de_ simulacre se rétablira enfin grâce à un incident fortuit, et le dernier tableau montre ra l’archipel enfin pacifié, prenant spontanément la “pose” de groupe désuète et conventionnelle des portraits de famille La trame Charles Dullin est nuancé, subtil, convaincant dans le rôle principal, celui de l’aïeul qui a commis une bêtise, et dont le geste compromet le bon renom de tout son entourage, et qui plus est à son point de vue, la prospérité de la maison Lenoir, les célèbres liqueurs.Son crime est d’avoir mis à mal la fille d’un ivrogne; celui-ci aurait volontiers passé l’éponge sur l’attentat: “Vous ou un autre, a-t-il dit au marchand de liqueur, fallait ben un jour qu’elle y passe.Mais il faut que tout se paie dans la vie.et pour aller en prison, m’sieur Lenoir, vous irez en prison.” Il s’agit d’une vengeance et le vieux Lenoir est aux abois.Tous les siens sont réunis autour de lui, fils et filles, brus et gendres, fiancé zézayant, fille cascadeuse devenue comtesse roumaine et réintégrée à la famille.Les paroles qu’ils prononcent gardent un air d’affection à l’endroit du vieillard, ils examinent les solutions possibles, et finissent par le supplier, très sérieusement, de se sacrifier à la famille, de s’enlever la vie.On comprend le genre de comique créé par cette férocité enveloppante.Arsenic et vieilles dentelles n’était pas sans rapport avec cette tragi-comédie.Obstiné à vivre Mais lui, le malheureux, ne veut rien entendre.Il se sent encore assez honnête homme.Il tient a la vie.Bien sûr, il est plein de regrets.Il s’excuse tant qu’il peut.Mais ce qui est fait, est fait.Et qu’on le laisse en paix! II veut bien aller vivre avec les bagnards: eux le laisseront tranquille et n’auront pas pour lui de mépris.II s'accroche à la vie désespérément, refuse de s’immoler pour les siens, même si un médecin l’a “condamné”.Et il est têtu.Avec de plus en plus d'audace et de franchise, on le harcèle, on le presse de disparaître.Il se précipite sur le sol: est-ce la crise esperée qui amènera la mort?Non, il a simplement aperçu et capturé un papillon.Tout ce début est d’un comique parfait, acéré, cruel et pourtant entraînant.A la fin de l'acte, Adolphe, le gendre, lui met un revolver entre les mains.Mais le vieux, après un violent débat, se retourne vers lui: "C’est facile, le suicide, la mort?Eh! bien, et si c’était moi qui vous tuais?Ce serait la fin de vos misères, n’est-ce pas?” Lutte, obscurité, coup de feu.(Suite à ta deuxième page)' Chute de neige de 25.8 dans la métropole New-York ressemble ce matin à une ville fantôme — Tous les moyens de transport ont été paralysés — On craint une disette de combustible — La tempête coûterait $3,000,000 à la ville NEW-YORK, 27.(A.P.) — La plus grande métropole du monde entier, la ville de New-York, ressemblait à une ville fantôme ce matin, alors qu’elle livrait bataille à la plus terrible tempête de neige de toute son histoire.Il est tombé, dans la soirée d’hier, 25 8 pouces' de neige, comparativement à 20.9 en 18.88, alors qu’avait été établi le précédent record.La tempête a duré 15 heures et il est tombé en moyenne L8 pouce de neige à l’heure.Entre 3 h.et 4 h- p.m., il en est tombé plus de trois pouces.Toutes les rues disparaissent sous la neige, cependant que 26 personnes ont trouve la mort au cours de la tempête, qui a frappé certaines régions de la Nouvelle-Angleterre, la Pennsylvanie, le New-Jersey, le sud-est de l’Etat de New-York et même le sud de l’Etat de Washington.L’est la région métropolitaine de New-York qui a été le plus durement frappée.• Tou* Jes Pouipiers ont été en devoir sans interruption la nuit dernière et le commissaire des incendies, M.Frank-.t.Quale, a déclare que la ville faisait face à rune des menaces les plus terribles de son histoire au sujet de l’incendie, car les rues sont pratiquement impassables.Les autorités municipales commencent à avoir des craintes sérieuses sur le montant que coûtera cette chute de neige.Le coût serait de l’ordre de «3,000,000.Le budget total de l’enlèvement de la neige, pour tout l’hiver, est de $1,285,688 à New-York.Les accidents Quatre personnes ont perdu la vie alors que tous les moyens de transport routier, ferroviaire, aérien, maritime et autres connaissaient une paralysie presque générale.On craignait, hier soir, une disette de lait et de combustible.La neige a tombé entre 5 h.25 du matin et 6 heures du soir.Le vent, du nord-ouest, a atteint une vélocité de 30 milles à l’heure, mais le bureau météorologique a souligné que cette tempête n’était pas en réalité une bourrasque.L'ancien record Au cours de la bourrasque de 1888, il était tombé, le 12 mars.16.5 pouces de neige, soit la plus forte précipitation d’une seule journée, pendant cette tempête.Ce fut à 4 heures hier après-midi que ce record a été abaissé.Dans le seul quartier du Manhattan, 10 mille ouvriers armés de 100 chasse-neige, 300 pelles et de centaines d’autres outils ne réussissaient pas à enlever la neige aussi vite qu’elle tombait.Une marquise d’acier, sur le cinéma de St-Mark, s’est écrasée sous le poids de la neige et a écrasé un homme.Des équipés de secours ont tenté de lever l’enseigne à l’aide de grosses bûches de bois dans un effort pour sauver l’homme.fSuite à la troisième page) Où est l'ennemi ?Dans notre temps troublé, où la paix ne veut pas descendre sur la terre tourmentée, l’esprit humain s’interroge.Où se trouve donc la source véritable du mal, pourquoi le monde semble-t-il plus éloigné que jamais de la réalisation des espérances que suscite dans nos coeurs la Nuit Sainte de la naissance de l’Enfant Jésus, Notre Seigneur et Rédempteur?* * Le mal en nous Notre principal ennemi, est-ce le communisme?Est-ce l’impérialisme moscovite?Ou le “fascisme” brun?Ou peut-être cet es|)rit de conquête et de domination, cet orgueil satanique, cette théorie folle d’une supériorité de la race allemande qui a plongé le monde dans la plus atroce des guerres et qui est prête à ressusciter, d’après ce que nous apprennent les rapports des correspondants européens?Nous ne le croyons pas.Tous ces maux, tous ces dangers, aussi grands et menaçants qu’ils puissent être, ne sont pas les périls les plus formidables pour le genre humain.Le mal véritable est ancré dans nos âmes propres, dans nos faiblesses, dans notre pauvre nature humaine, hélas! si imparfaite.C’est notre faiblesse qui donne de lu force aux puissances destructricès, tendant à annihiler notre héritage de civilisation chrétienne.La faiblesse en nous Derrière la façade colossale du totalitarisme hitlérien se cachaient des vulnérabilités qui, finalement, ont précipité la chute du formidable édifice.Les documents publiés lors de la fin des hostilités, les mémoires, les procès politiques contre les criminels de guerre nous dévoilent les lacunes dans l’organisation nazie, les fissures profondes, cachées si longtemps aux yeux des profanes, les intrigues effrénées, la corruption, l'égoïsme et le manque de caractère de tant des dirigeants, grands et petits.C'est l’inconcevable faiblesse de notre monde occidental qui fut le complice principal du nazisme qui a failli aboutir à la ruine irréparable de l’Occident.N’était-ce pas possible d’enrayer à temps la vague montante de l’hitlérisme et d’éviter les hécatombes cruelles de nos meilleurs enfants?Les erreurs commises dans la politique se paient cher, elles se paient malheureusement par les peuples et non par les dirigeants incapables qui en sont les auteurs.N’insistons pas pourtant sur les péchés du passe plus ou moins récent; les analyser, se répandre en plaintes, s’étendre sur les “si” et “pourquoi” ce serait une beso- fne stérile.Cherchons plutôt ans nos coeurs les symptômes de maladie, et les remèdes.Los ormes de l'esprit A ta propagande fanatique de Fathéisme, embrasant toujours de nouveaux pays, opposons foi vivante, plus ardente que jamais.Il ne suffit plus de se borner à pratiquer passivement les obligations religieuses.11 faut répondre à l’appel du Saint-Père qui nous demande d’être prêts aux .sacrifices et à l’action dans la défense de la foi et de l’Eglise.Saint François et ses disciples n’ont-ils pas puissamment contribué à arrêter les progrès du Coran dans sa marche victorieuse contre le monde chrétien?Saint Ignace de Loyola et ies Jésuites n’ont-ils pas refoulé la vague menaçant de submerger l’Eglise! Leurs armes spirituelles faisaient des prodiges là où la force militaire s’avérait impuissante.Inspirons-nous, en fait, et ardemment, des Encycliques pontificales, faisons d’elles le guide de notre politique sociale.Luttons contre les cinquièmes colonnes, contre leurs théories de haine, contre leurs agissements pernicieux par le travail constructif, par la compréhension des justes revendications ouvrières, par l’élévation de l’édifice social basé sur la justice, l’harmonie des classes, l’amour du prochain et la charité chrétienne.Rien n’est aussi persuasif que l’exemple.Combattons les mensonges bolrhévistes par des vérités pratiques' N’oublions jamais que nous sommes membres de l’Eglise militante.Les communistes impressionnent les esprits, gagnent des adhérents en déployant la solidarité, en assurant l’aide et la protection à tous ceux qui les soignent.Soyons également solidaires, d’une solidarité plus noble, plus haute, puisque se basant sur les commandements divins.Soyons solidaires envers nos concitoyens, et nos coreligionnaires et nos frères malheureux en Euro» pe et envers les plus malheureirtl de tous, ceux qui sont livrés au despotisme rouge au delà du rideau de fer.Soyons à la hauteur des événements.Prenons au sérieux les principes promulgués hautement, ne nous contentons pas de les formuler des lèvres seulement!.Pensons aux Chinois et aux Polonais et à tous ceux qui souffrent pour nos idéaux communs.Imitons les bolchevistes dans ce qu’il y a de bon et de positif chez eux: courage, esprit de sacrifice, mépris du luxe et des excès de raffinement, précision dans la délimitation des buts politiques et persévérance à les atteindre.Soyons sévères pour les défaillances, n’épargnons aucun effort — effort de l’imagination politique aussi.Comprenons qu’il est lamentable de vouloir conjurer le mal universel en se limitant à des injections de dollars, des piqûres de morphine! En ces lendemains de Noël, élevons nos coeurs et nos esprits vers les vérités éternelles.R.DEPRRNWW » LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 27 DECEMBRE 1947 LES CERCLES DES JEUNES NATURALISTES Affiliés à la Société canadienne d’Histoire naturelle et reconnus d'utilité publique par le gouvernement de la province de Québec Adresse : 4101 est, rue Sherbrooke, Montréal Chronique No 860 Samedi, 27 décembre 1947 LE SAPIN Entretien dialogué, préparé par Auray Blain, du Jardin botanique (suite) “Va dire à mes aiuis.Que je me souviens d’eux.” Chers jeunes nuturalisles, L’année 19H, si féconde pour nous, s'enfonce à pas sourds dans le silence et dans l’oubli.Une nouvelle année lui succédera bientôt.Je prie le petit Jésus de la Crèche de bénir spécialement mes jeunes naturalistes.Hélas! cette nouvelle année s’ouvre dans l’ambiance d’un malaise universel, mais l’heure doit être à la confiance et au courai/e.Confiance dans nos chefs spirituels et temporels, pour lesquels nous devons demander Lumière et Force.Courage dans la vie, ce grand bienfait.Vous voulez développer vos jeunes vies, les épanouir ?Vous désirez le bien de votre cercle?Alors, payez de votre personne, on ne conquiert qu'autant qu’on se donne; donnez de votre temps, donnez de votre coeur, donnez u n peu de votre vie.Le succès de votre cercle n’est que l’addition de toutes vos parts de vie que vous lui livrez.Le divin Jésus s’est tout donné pour nous! .4 tous les parrains de nos cercles, qui nous soutiennent si généreusement, à tous les coordonnateurs et coordonnatrices, l’état-major, à tous les directeurs et directrices de cercles, aux membres de la Commission des C.J.N., au Conseil de la Société canadienne d’Histoire naturelle, je souhaite une année de santé, une année tissée des couleurs riantes du bonheur que donne le dévouement à une grande cause.L’abbé Ovila FOURH1ER, 27-XII-47 USAGES DU SAPIN BAUMIER A.—II est temps maintenant, de changer d’aspect, et d’envi- | sager les utilités de notre Sapin | tôt"de'gon“ine,'de résineTde~téré baumier.A quelles fins l’eni- | henthine que fournit le sapin ploie-t-on, baumier, cette matière ne cons- titue-t-eile pas une petite industrie ?directeur général des CJ-iï.LA “GOMME DE SAPIN” A.—On l’emploie aussi, je crois, comme bois de charpente, et de bité en planches.On a parlé tan- B.—A cause de l’élégance et de la majesté de sa forme pyramidale ou conique, le Sapin baumier est un arbre d’ornement.Sa valeur décorative est surtout exploitée dans les plantations d’avenues où on l’alterne avec d’autres arbres plus petits.Avis de décès DUSSAULT.— A Montréal, le 25 décembre 1947, à l’âge de 57 ans, 2 mois, est décédé le Rév.Père Louis-Hyacinthe Dussault.O.P., fils de feu Joseph-Louis Dussault et de feu Marie-Joséphine Grimard.Les funérailles auront lieu le 29 courant.Le convoi funèbre partira du monastère des Dominicains, no 5373 avenue Notre-Dame de Grâce, à 8 h.45, pour se rendre à l’église Notre-Dame de Grâce où le service sera célébré à 9 heures.Libera et inhumation à Saint-Hyacinthe.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Tel.: CH*»ceni 5700 MAGNUS POIRIER Entreprenant Pompee Funèbres.Expert Embaumeur.6603, rue ST-LAURENT B.—Une petite industrie qui était en honneur même avant l’arrivée des Européens en Amérique.La gomme ou baume de notre sapin a des propriétés antiseptiques que les Amérindiens connaissaient et exploitaient avec profit.A.—Et ces propriétés, les Européens ont-ils pris longtemps à les reconnaître?B.—Certes non, comme Les-carbot le laisse voir en comparant la gomme de notre sapin à la térébenthine de Venise “qui tait souveraine à la Pharmacie” C’est encore Duhamel Dumon-eeau en 1755, qui raconte cornaient les paysans italiens voisins les Alpes faisaient chaque année vers le mois d’août une tournée dans les Cantons de la Suisse où les Sapins abonder’, pour y ramasser la térébenthine ou résiné.Et il dit plus loin: “On nous apporte de Canada une térébenthine claire, blanchâtre, plus douce (pie celle qu fournissent nos Sapins”, et il indique qu’elle vient de notre Sapin baumier.A—Ramasse-t-on encore la gomme de Sapin baumier dans la Province de Québec?B,—Toujours.En 1915f par exemple, la production s’élevait à >,000 gallons par année.A.—A quoi sert actuellement le "baume du Canada”?B.—Surtout comme milieu de montage pour les préparations microscopiques et pour l’assemblage des lentilles optique- Mais ’la gomme de Sapin” est encore pour les milliers de bûcherons isolés des centres dans les solitudes des grandes forêts, le mer.veilleux antiseptique pour les plaies de toute nature.A.—Y a-t-il encore d’autres usages?Georges Godin Successeur d'Arthur Landry Enrq.DIRECTEUR DE FUNERAILLES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D'AMBULANCE Salons i Bureau i 518 RACHEL EST 528 RACHEL EST FAlMrk 3571 mmmtmmmm derniers devoirs — Lottsex-nous vow autaar dot» VCHKHàCH5KKKKKHÎHCHtHCHCHCHCHCt| AU PLUS GRAND MAGASIN d’accessoires de photographie, cinématographie et de finition, vous 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mercredi 7 Janvier 1948.BilUts t* reeress**.mnUs dts «gvofc d» CANADIEN PACIFIQUE NATIONAL CANADIEN Facilités de paiement.Satisfaction garantie ou argent remil* Photo Service Enrg 222 ouest, Notre-Dama HA.8000 Mais os essentiellement canadienne-française I.-& SAVARD, propriétaire.r6nnrTr~ silencieux et sonores de toutes marques.Lignes complètes de tous genres d'accessoires.Escompte spécial pour le commerce, les professionnels, les communautés religieuses.>Q la MatMénA ^ / * w QJtoM ŸÀ U Champagne Do Barr/ « dame tuvtnmâia dt fatijHjdijOlV /teCUttüDHb du fitu Us Vins Brî^ht .«Ça c'est Vraiment Bon/ .m A •**.Oi le »>»»»?»»»»»»»»»»>»>>»»>>»>»»»>»»»»»» cïf ne paà lite aux enfant* Qu* c’Mt trid*.mon Di*ul 1m maison* bi*n ian«**s Où l'on n* risqut point d *cras*r d*s draqs**: Où nul bandit ri*ur aux coin* d ombr* n‘att*nd Prit à vous mitrallisr d'un hi*U d* tsr blanc; Où Ton n* troursra sur nul iautauil la patt* D'un tiqr* *n fil d* f*r, d'un m*rl* *n carton-pért*.Où 1** chaises, hélasI sont tout bourasolssmsnt Meublas faits pour s'asseoir, (les pauvres I) Ignorant Qu* 1* sort les avait bien plutôt destinées A servir de bastions (ou bien d* Pyrénées), A s* grouper en cars et puis en paquebots, A promener autour du monde Alain Gerbault.Tristes sont les coussins sottement confortables Qui n* turent jamais, alignés sous dM table*.Les gallons découverts par un scaphandrier; A moins d* figurer, sages, des écoliers, (Chacun a prés de soi la plume avec 1* livre).Les vantant, l'oeil cligné, avec un petit ton Savant, et qu'on vend cher .pour dM sous en carton.Tristes sont les logis sans ours blond ni poupées.Sans autos de carton, gauchement découpéM.Ahl que c'est donc banal et sot un* maison Où nul ne met sur 1* tapis un doux grlson De bois peint pour brouter les chardons de moquette! Où la brodeuse rêve en paix, sans qu'on ^ul quéts Un dé qui servira de timbale au pantin.Dînant d'un petit pois sur du papier d'étaln; Où d'un livre à loisir on peut tourner 1m pagM Sans que chants et tambours y mêlent leurs tapagM! .Et n* trouves-vous pas que c'est triste un plancher Sur quoi tous vont marchant toujours avec 1m pieds?H soupir* après des caresses de menottM.Rêve d'etre astiqué par 1m fonds de culotte.Appelle, inconsolé, ces beaux petits genoux Qu'Il est fait pour meurtrir en d* longs baisers fous.Tristes sont les maisons dont les lambris trop sagM N* sont jamais mués en des livrM d'imagMt Où l'on n'efface point les dessins Ingénus D'un puéril crayon exquis et saugrenu; Les maisons que jamais un enfant n* dérang* Dont on dit: "Quel démonl".en pensant: "Quel angel" André Bourgeois-Mac* Bertha Jorgensen, chef d'orchestre L’orchestre symphonique de Melbourne en Australie est dirigé par une femme, Bertha Jorgensen.A leur première visite, les grands chefs d’orchestre de l’univers manifestent quelque surprise; ils repartent fortement impressionnés.VMMBlKkTDVTPAR US MEILLEURS MGASMS'IL HT A • VOICI MCN DE MIEUX J le SCEAU OUI «ABANTITUART ET LA QUALITE MADONNA JEWELLERY MFa RI 0*0.440 ST.CATHERINE ST.W.MONTREAL Mlle Jorgensen a fait sa première apparition publique à l’àge de cinq ans lors d’un concert à Castlemaine dans l’Etat de Victoria, Quelques années plus tard, elle se mit à franchir une distance de 60 milles chaque samedi pour aller prendre des leçons d’Alberto Zelman jr., à Melbourne.Quand elle eut quinze ans, sa famille alla s’établir à Melbourne, et la jeune fille put faire partie de l’Orchestre symphonique de Melbourne, alors un ensemble d’amateurs dirigé par Zalman.Depuis que l’orchestre est devenu un ensemble professionnel de grande classe sous l’égide de la Commission australienne de radiodiffusion, Mlle Jorgensen a pu acquérir une vaste expérience sous la direction de chefs éminents comme Eugene Goosens, Walter Susskind, Sir Malcolm Sargent et Sir Thomas Beecham.- 11^ | j CARNET MONDAIN i , _ FIANÇAILLES On annonce les fiançailles de Mlle Simone Bélisle fille de M.et de Mme Joseph Bélisle, à Me Jean Robert, LL.B., fils de M.et de Mme J.-Raoul Robert, de Notre-Dame de Gr&ce.RECEPTION A l’occasion du Nouvel-An, M.Ernest Triât, consul général de France recevTa le» membres de la colonie française dans les salons de l’Union Nationale Française, 429, avenue Viger, jeudi, le 1er janvier, de onze heures à midi.BACON PREPARE AU 5UCRE D'ÉRABLE Commences bien la iounte* en pre-d'oeuf* et d* bacon "MORIN" au goût nant un déjeuner nourrissant composé ns *p ssnsa p lusispip |u#ai**nspn*P préparation au suer* d'ERABLE d'apres un* méthode secret* et exclusive, Pré-03 sep isd tueipnaos sep mod find nadlens.Salaison Maisonneuve Limitée, à Montréal.JhA.db dfc idb Feuilleton du "Devoir** MANOIR POOOBOOOOOOOOOOOOOOOr de CHARLES SILVESTRI 25- (Suite) —Ah; murmura Viviane, quand je vous ai vu bondir dans la lice, j’avais peur pour vous, je croyais mourir, mon coeur s’arrêtait de battre.Comme il s’éloignait, le chevalier Gerbert s'avança tristement vers Viviane.—Très honoré seigneur, vous avez combattu comme un lion, dit-elle rêveusement.—Adieu, reprit-il, tout enroué de chagrin.Adieu, vous que j’ai» me plus que ma vie.Il plia le genou et courba la tête; elle eût voulu le consoler, mais elle accorda seulement un lointain regard de courtoisie.Il dit en se redressant: —J’étais le plus fort et pourtant j'ai succombé.A présent, je me sew faible comme un enfant .»>.Quelque chota m’a frap- pé.plus grand que la lance.Elle se mit à rire tout bas: —Vous êtes très fort, mais le lus redoutable peut trébucher, rand honneur à vous.Elle se détourna et fit une moue gracieuse.A présent les musiciens jouaient des airs de danse.La foule envahissait la lice; les femmes et les enfants venaient admirer les beaux chevaux, les armes damasquinées.Le chevalier Méri-ot contait avec cent grimaces e courage ses prouesses passées et futures en agitant son heaume cabossé.Le comte Richard ae tourna vers le seigneur de Vlllemontei) et dit qu’il fallait revenir au manoir.—Les tables sont dressées dans la salle, s’écria-t-il d’une voix joviale.Vous boires avec nous le vjn «i** conoA PemcMc: vale ut du tempi HA.4210 273-277 EST.RUE SAINT-PAUL ALFRED ALLARD Président et gér.gén.(.-H.CHARRONNEAU Vice-president COMPAGNIE DE BISCUITS STUART LIEE BISCUITS - GATEAUX — TARTES MARCEL ALLARD Chef de la production A.-D.PLANTE Sec-trés.233 LAURIER O» (MONTREAU JEAN ALLARD Directeur TéL CRescent 2137 Si voué dêiixez être louangêe de votre belie reception,,.Ayes soin de visiter notre magasin.Nous avons un nombre de comestibles qui aideront votre preetig*.FRAISES FRAICHES Poires Comice - Poires Anjou • Andnas - Mandarines - Avocados - Llmonstlss • Persimmons - Xum-quats • Raisin de Serre, etc., etc.CAVIAR RUSSE BISCUITS ANGLAIS PEAK-FREAN'S Filets d'anchois • Ollvss colossales • Mollusques • Saucisse cocktail • Homard d* choix • Champignons à la Xlng - P ôté d* toi* gras - Poisson thon, etc., etc.G.Jdm/w Mâ tG( 1221 ouest, rue Ste-Catherlne, coin ru* Drummond » Tél.MA.2341 4 ouvrit le bai avec Viviane.A la lueur des flambeaux, ils menèrent des pas gracieux et lents; leurs yeux accordés luisaient on feux qui se brisaient et renaissaient comme l’éclair d’une double escarboucle.Chacun voyait le triomphe de la jeunesse en sa fleur pure.Les couples entrèrent à leur tour dans la danse; le Comte Richard invita les dames.Cragnasse battait doucement la mesure dans l’ombre-A la pause, le comte Richard s avança vers lui: — Si tu ne veux pas danser, dit-il en secouant sa belle robe, chante au moins une chanson.—Ma voix est peu cultivée, monseigneur, mais je vous obéirai- Sans quitter sa place et baissant humblement les yeux, ii chanta avec une douceur étrange: C’est en la douce saison ue les rossignols ont raison e chanter pour le temps joli Quand les prés sont verts et fleuris Et te verger chargé de fruits Et que la rose est en fleurs.Dont les dames font des chapeaux.Et tes amoureux leurs désirs.Tous les oiseaux en leur latin C.hnntenf donremsiï! SS SîSîùi Pour la saison qui est nouvelle.Il s’enroua brusquement et s’é- ¦ cria malgré les applaudissements de l’assemblée: Me voilà passé rossignol, moi qui suis fait pour gazouiller comme une chaîne au ventre d’une barrique, mais ce soir je voulais chanter un peu.Tout à coup, une chauve-souris voleta à travers la salle et se brûla le poil à la flamme d’une chandelle.—Voilà un beau rossignol l dit Cragnasse.—Donnez-moi une grande épée, hurla Mérigot d’une langue pâteuse.Je veux la pourfendre.Je lui couperai au moins une oreille.Les femmes jetaient des cris de frayeur et craignaient de sentir les griffes de la vilaine bestiole.—Ouvrez les fenêtres .Qu’elle s’en aille, elle n’est pas invitée, dit en riant le comte Richard.Profitant du petit désarroi, Galeran quitta la àalle avec Viviane.Ils sortirent du manoir par une porte secrète et Tun h l’autre, enlacés, ils s’éloignèrent, appesantis de désir.La nuit éta't cafme et lumineuse, les arbres portaient au loin un pollen d’étoiles; la senteur des plantes saüTËâes, les ombres de fair et du sol Javorisaicnt leur amour» ¦ Ils s’en allaient et se reflétaient l’un l’autre dans l’immensité limpide.A peine murmurait la rivière où se mirait vaguement la voie lactée, blanche poussière qu’un voyageur soulevait sur une route éternelle.—Le bonheur me donne le frisson comme un vent glacé, soupira Viviane, et pourtant je brûle.—Je voudrais que le soleil Be se levât plus jamais.—Ah ! vous ne craignez pas le jour.Vous bondissiez comme un dieu sur votre cheval.— Vainqueur en force et en loyauté.Le moindre soupçon de félonie m’aurait rendu fou- Je m’étais entraîné rudement, je ne pouvais être vaincu.Vos yeux me donnaient la force d’un tigre.— J’avais peur quand j’ai vu le chevalier Gerbert planté comme une tourelle de bronze.Les coups qui vous effleuraient me frappaient très durement.Comme ils approchaient de ia rivière, Galetan fit entendre un rauque soupir.— Couper les amarres et ne plus revoir ce que nous avons vu.Tbut laisser pour noua renouvelée O ienjai».v à suivre m RADIO LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 27 DECEMBRE 1947 SUR LES ONDES Lm poctM m trouTeot sur votr» cadran, au* cUttr** suivanis i CBF.(30 — CRAC.730 — CBM.040 — OOP.1430 — CFCF.600 — CI AD.000 — CI VU 830 '’•**«*« c
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