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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 17 janvier 1948
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1948-01-17, Collections de BAnQ.

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"L# Canada tu une nation tOuveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne ou det Etats-Unis ou de qui Que ce soit d’autre, l'attitude qu’il lui faut prendre envers le monde." Lord TWEEDSMUIR VOLUME XXXIX — No 12 Directeur : Gérara FQJON Que faut-il attendre de l’Angleterre ?Les propagandistes libéraux se renfrognent dans un mutisme honteux -Nous nous sommes fait rouler, s'écrie M.Gardiner- L appauvrissement de la nation anglaise-Nous laissons échapper la proie pour l'ombre FAIS CE QUE DOIS MONTREAL, SAMEDI, 17 JANVIER 1948 Rédacteur ee cfcei ; Orner HEROD! “*T- S.Antoine, abbé.BEAU ET FROID Maximum aujourd'hui .Même date ian dernier Minimum aujourd'hui .Même date l'an dernier Baromitre : 30.00, 39.95, .« .32 .10 25 29.90 Trois cents le numéro Les dons et les prêts à la Grande-Bretagne devaient assurer au Canada, affirmaient les propagandistes libéraux, une espèce de créance hypothécaire sur le marché britannique.Députés, sénateurs et journalistes se torturaient l’imagination pour trouver des explications simples, des raisons évidentes.Donner et prêter aux Anglais, c’était le seul moyen de tenir en opération les usines et les fermes canadiennes.Hors de cette voie, c’était le chômage, la déflation, la banqueroute.Depuis six mois les mêmes hommes se renfrognent dans un mutisme honteux.En 1941, 1945, 1946, ils écrasaient de leur mépris les esprits obtus qui osaient affirmer que la Grande-Bretagne n’a pas de reconnaissance mais seulement des intérêts, qu’elle achètera du Canada tant que cela fera son affaire et ailleurs quand elle y trouvera son avantage.Aujourd’hui ils s’emploient à faire oublier toutes les sottises qu’ils ont débitées au Parlement, à la radio et dans les assemblées.C’est que les événements leur ont donné tort.La Grande-Bretagne, nation de boutiquiers, est revenue à ses vieilles habitudes d’affaires: elle joue serré, elle marchande, elle achète à rabais, elle vend à prix fort, elle troque, elle se lamente quand elle a le dessous, elle est impitoyable quand elle tient le gros bout du bâton.Elle dénonce le communisme soviétique, mais elle signe un traité de commerce avec Moscou ; elle détient des intérêts immenses en Argentine, mais elle met fin, sans avertissement préalable, à la convention commerciale qui la lie à ce pays.Elle emprunte trois milliards et trois quarts de Washington avec entente expresse qu’elle rétablisse à partir du 15 juillet 1947 la convertibilité de la livre en dollars et que le crédit dure cinq ans.Elle se hâte de dépenser le plus possible la première année, puis elle suspend la convertibilité de la livre au mépris d’engagements signés.Les dernières négociations de fourniture de vivres à la Grande-Bretagne ont donné lieu, parait-il, à des discussions acerbes.Les délégués britanniques ne voulaient acheter de nous que ce qui faisait leur affaire, soit du blé, qui leur coûte plus d’un dollar meilleur marché qu’ailleurs; le ministre de l’agriculture, M.Gardiner, exigeait le renouvellement de tous les contrats, ceux du fromage, du bacon, des oeufs et de la volaille en même temps oue celui du blé.On se sépara sur une entente temporaire.Tout sera remis en discussion au mois de mars à la lumière des avantages du plan Marshall.On comprend facilement la déception profonde de M.Gardiner et de ses conseillers.Ils avaient bâti une politique agricole à longue échéance reposant principalement sur le marché anglais.A chaque contrat à rabais signé par le gouvernement britannique durant la guerre, on faisait valoir l’argument qu’il valait mieux se contenter de prix pas trop élevés et d’être assuré d’un débouché permanent pour une longue période.Le mot d’ordre était: pas de prix trop hauts ni trop bas, mais des prix raisonnables garantis pour plusieurs années.Le seul moyen d’y arriver, c’était, affirmait-on, de conclure avec les Britanniques des ententes commerciales à longue échéance.Aujourd’hui on s’aperçoit que les Britanniques ont profité de nos bas prix tant que cela a fait leur affaire, mais que dès qu’ils voient la possibilité de s’approvisionner ailleurs à meilleur compte, ils ne se gênent pas.C’est ainsi que M.Gardiner a pu, dans un moment ! d’impatience, lâcher le mot que tout le monde ! avait sur les lèvres: “Nous nous sommes fait rouler”.Il n’y a pourtant rien d’étonnant à cela.; Pour Albion, ceinture dorée vaut mieux que I bonne renommée; les affaires ne sont pas I une question de sentiment.^ ^ Il faut savoir du reste que la situation ; financière de la Grande-Bretagne lui fait une ; nécessité de jouer serré.Sa balance des ’ comptes est nettement déficitaire, malgré le i programme d’austérité inauguré l’automne dernier par sir Stafford Cripps.En novembre dernier, le déficit commercial fut de $128 millions.A ce rythme, la réserve d’or et de dollars de la Banque d’Angleterre s’épuise rapidement.Le programme d’austérité de sir Stafford Cripps prévoit que la balance des comptes sera équilibrée au début de 1949, mais à la condition que le programme de production ne soit pas entravé par des grèves ou la rareté de matières premières et de combustibles.Il y a bien le plan Marshall dont le Congrès américain a commencé la discussion, mais on ne sait pas encore au juste ce qu’il donnera.On est bien au courant des sommes attribuées à chaque pays, mais on ignore encore de quelles manières et pour quelles fins elles devront servir.La Free Press de Winnipeg note avec beaucoup d’à-propos que le plan Marshall ne possédera pas la vertu de guérir tous les bobos de la Grande-Bretagne.Or le principal de ces bobos, c’est l’appauvrissement de la nation et de l’Etat anglais, appauvrissement qui se traduit par la baisse du niveau de vie et l’inflation.Le marché britannique n’est plus et ne redeviendra probablement pas avant plusieurs années le marché par excellence, celui que tous les pays exportateurs de matières premières et de denrées alimentaires convoitaient.Aujourd’hui le marché riche, celui qui paye le mieux et qui est capable de fournir en retour des objets à des prix pas trop élevés, c’est le marché des Etats-Unis.Or pendant que les autres pays s’efforcent à l’envi de se créer une place sur le marché américain, Je Canada s’ingénie à compliquer ses relations commerciales avec son voisin.En même temps qu’il signait la convention de Genève, il décrétait toute une série de mesures destinées à réduire ses importations des Etats-Unis.Pourquoi?La raison officielle, c’est l’épuisement de notre réserve de dollars.Mais la cause fondamentale,c’est que nous nous obstinons à diriger notre production vers un pays qui est prêt à nous laisser tomber n’importe quand et qui n’a pas les moyens de nous payer.Autrement dit, nous laissons échapper la proie pour l'ombre.Que faut-il attendre de l’Angleterre?Aucun traitement de faveur, aucune reconnaissance.Rien de plus ni de moins que les rigueurs de la concurrence commerciale.17-1-48 Gérord FILION fois insisté sur la gravité de la situation mondiale dans ses discours et plus particulièrement dans l’allocution qu’il a prononcée le jour de son anniversaire.| Personne dans les cercles libé-|raux ne parait avoir la moindre 'indication touchant les iaten-, lions du premier ministre.11 ; n’est pas impossible qu’il en soit ! encore lui-même à hésiter sur le ; moment à choisir pour annon-!cer sa retraite.La seule indica.ilion sûre que l’on possède, c’est( !que le premier ministre doit de-Jmeurer en fonction jusqu’à la fin d’avril pour enfoncer le re-Icord de Walpole.Il est très peu ; probable que M.King sacrifie ce , record, mais cela ne veut pas nécessairement dire qu’il décide-| ra de quitter la vie publique dés ; qu’il l’aura atteint.Pas d’élection fédérale Certains observateurs se sont ; tellement convaincus que M.King ; n’était pas encore prêt à s’en ' aller qu’ils lui ont prêté l’inten-ition de tenir une élection géné-Irale au cours de l’année.Ils fon-jdaient leurs prévisions sur l’intérêt que le parti libéral fédéral avait à devancer le gouvernement Duplessis dans le Québec et le gouvernement Drew en Ontario, qui tiendront à peu près sûrement des élections générales provinciales au cours de l’année.C’était une hypothèse raisonnable.Même si M.King a pu entretenir ce projet, on peut prendre pour acquis qu’il y a renoncé devant la crise de l’inflation.Un • tacticien aussi accompli que le I premier ministre n’ira jamais j risquer une lutte électorale qui 'peut-être différée à un moment où règne un mécontentement populaire que les groupes opposi-tionnistes peuvent facilement exploiter.S’il est vrai que ses adversaires sont divisés et qu’au-| cun d’entre eux ne peut guère ; espérer le pouvoir, ils pourraient ; enlever assez de sièges aux libé-jraux pour les priver d’une ma-Ijorité parlementaire.Avant de risquer une nouvelle élection, trois ans seulement après celle de 1945, il faudra attendre que la situation sc soit améliorée, que les prix se soient stabilisés et que la population ait eu le temps d’oublier les griefs qu’elle entretient surtout j depuis quelques semaines, i A Calgary, mardi, le ministre idu commerce, M.James-A.Mac-;Kinnon, a déclaré qu’il n’était : pas question d’une élection géné-i raie.“Le sujet n’a même pas été ! discuté, dit-il, et il n’existe au-i cune probabilité d’élection fédé-\ raie cette année”.I II n’y a pas lieu en l’occurren-j ce de douter de la parole de M.| MacKinnon., j Les contrôles i La paix rétablie en Indonésie Gandhi ne pourrait vivre plus de dix jours Le mahatma en est à sa cinquième journée et il faiblit Nouvelle-Delhi, 17.(A.P.) — I Mohandas-K.Gandhi est entré aujourd’hui dans la cinquième ! journée de son jeûne, et ses for- ! ces l’abandonnent rapidement.Pendant ce temps, dans la capitale hindoue, c’est congé afin que les Hindous puissent prier pour la survie de leur chef.Des amis du mahatma, qui sonl alarmés par son état, ont exprimé l’espoir que le patriote et chef spirituel hindou mettra fin à son jeûne avant qu’il ne soit trop tard.* * * Nouvelle-Delhi, 17 (A.P.).— Le jeûne spectaculaire de Mohandas Gandhi soumet le peuple tout entier à une grande épreuve sociale et religieuse.Il a un immense retentissement dans toute l’étendue du pays, mais c’est parmi les réfugiés qu’il aura le moins d’effet.Il faut se rendre compte des souffrances de ces gens et de leur amertume.Ils se nombrent par millions.Dépouillés de leurs biens et chassés du Pakistan, ils ont laissé derrière eux ceux qu’ils aimaient, blessés ou réduits à la famine; ils ont vu leurs femmes emmenées par les musulmans et forcées par eux de vivre dans la prostitution, converties de force à l’Islam, ou prises comme servantes.Beaucoup de femmes ont réussi à s’échapper et à regagner des territoires hindous; mais elles niier ministre Nehru, que leur conversion forcée est nulle et non avenue, et qu’elles n’ont aucune-nient à rougir de leur indignité imposée: elles doivent être réhabilitées et accueillies avec honneur.Malgré ces déclarations* des deux chefs de l’Inde, le chef spirituel et le chef politique, malgré les reconversions effectuées en masse et les émouvantes cérémonies de réhabilitation, nombre de ces femmes se voient encore interdire l’accès des bains publics et sont considérées comme intouchables, surtout celles qui sont enceintes.Il est évident que le pathétique appel de Gandhi en faveur de la paix ne saurait trouver écho dans le coeur de ces infortunées, qui ne sauraient pardonner facilement les violences des musulmans et y répondre par l’amour.Il faut remarquer que le problème n'est pas unilatéral et que, de leur côté, les Sikhs et les Hindous ont commis des violences similaires sur la personne de femmes musulmanes.Tout cela ne concourt pas a créer une atmosphère populaire d’entente et de paix.Les réfugiés reprochent vivement au gouvernement de n’avoir pas su organiser la migration de 12 millions d’individus à la suite du partage des Indes en deux et de ne pas avoir pu empêcher les troubles et les razzias, qui ont Signature d’un accord entre la Hollande et l’Indonésie Le résultat de onze semaines de pourparlers entamés par un comité envoyé par l'Organisation des Nations Unies sont déshonorées.Gandhi a dé- déjà coûté la vie à plus de 350,-claré, conjointement avec le pre- 000 personnes.Batavia, 17 (A.P.) — La Hollande et la République indonésienne ont signé une trêve aujourd’hui à bord du navire de transport américain Renville, ancré au large de Batavia, pour mettre fin à la guerre qui a éclaté l’été dernier entre les Pays-Bas et les Indes orientales.La signature de cet accord est le résultat de 11 semaines de pourparlers entamés par un comité envoyé par le conseil do sécurité des Nations Unies, afin de rétablir la paix à Java, Sumatra et Madoera.Les clauses de l’accord n’ont pas encore été rendues publiques.De source bien informée, cependant, on dit que par cet accord, la Hollande et la-République Indonésienne donneront un ordre immédiat de cesser le feu, et de garde-à-vous, aux troupes, ordres qui entreront en vigueur 48 heures après la signature de l’accord.Une zone de démilitarisation sera établie dans la région qui sépare les deux armées.Elle sera sur le modèle de la ligne “Van Mook”.(La ligne "Van Mook’’ a été proclamée le 29 août dernier par M.Hubertus J.Van Mook, gouverneur général des Indes orientales, pour séparer les territoires hollandais et républicain) a, elles devront se retirer dans les deux jours qui suivront l’ordre donné par ces conseillers.De chaque côté d’une ligne de démarcation qui sépare la zone de démililarisation, la police civile de chaque partie qui aura juridiction dans ce territoire, sera gardienne de la loi et de l’ordre.La police d’un côté ne pourra traverser dans le territoire adverse de démililarisation, sans être accompagnée d’un conseiller militaire du comité.Le personnel militaire peut être utilisé temporairement comme police civile, mais doit relever de l’autorité civile.Chaque partie devra remettre en liberté tous les prisonniers.Le commerce reprendra entre les régions hollandaises et républicaines.La trêve sera en vigueur jusqu’à ce que la Hollande ou la République indonésienne informe le comité qu’une partie considère que l’autre a violé cette trêve et que l’accord est rom-pu.^ ^ m ______________ Américains arrêtés par les Russes Vienne, 17 (A.P.).— Les deux attachés d’ambassade américains arrêtés par les Russes à^Papa, en ires iiuiiainiaia ci i cjjumn.,1111 /.«•*-**» r", -, - Les conseillers militaires neu- j Hongrie, bien qu étant hiunis de très du comité des Nations Unies enquêteront ensuite pour savoir si les troupes républicaines résistent encore à l'intérieur des passeports diplomatiques, ont été “traités avec hostilité, isolés et retenus pendant plus de trois heures à la Konimnndantur russe positions hollandaises.S’il y en l avant d’être relâchés”.-’actualité Un centenoire de cinq ans i.a Californie se prépare à cé-ébrer avec éclat le centenaire de lusienrs événements considéra-.les dans son histoire, et d'une poque aussi pittoresque que pouvementée.Les fêtes commencer,ont le 2i mvier, centième f anniversaire ’e la première découverte d’or In Californie, et se poursuivront 'ans les diverses parties de Etat pendant une période de inq ans.Le point culminant de es manifestations devant être année 1950.La Californie, pays or excellence du tourisme, et ui a su porter l’exploitation de ion beau climat et de.ses autres vantages touristiques au niveau ’une grande industrie, entend ;rer pleinement parti de cente-aires qui évoqueront des souve-irs éminemment favorables à e grandioses manifestations.La découverte de l'or a en lieu resque «ai même temps que la J g nature du traité de GuadelBu-e-Hidalgo, en vertu duquel près une guerre fort injuste outre le Mexique, les Etats-Unis arrachaient à ce pays tous les £rritoires du sud-ouest, y com-“ris la Californie.Du jour au lendemain ce pays isqne-là peu habité attira des pilliers d’immigrants.Le cinéma raconté récemment la crise hystérie que fut cette course à or californien.L’effet s'en fit ntir jusque chez nous, et un ertnin nombre de ruraux du uébec partirent pour cette tenture.l.e territoire qui échappait à i juridiction du Mexique devint n Etat dans l’Union te 9 sep-mbre 1850, et c’est ce cente-aire de l’Etat de Californie qui arquera la phase la plus écla-ntc des fêtes qui vont commen-T.Ce fut donc une période de ansition au point de vue politi-ue, et la migration se produisit a moment où le gouvernement cal n’existait pratiquement lus, A cause de l’ampleur de l'immigration et du caractère de ce mouvement démographique, il aurait fallu que l’autorité fût solidement organisée pour maintenir un minimum d’ordre.Tout contribua au contraire à une licence effrénée, à des désordres tels que la Californie de ce temps-là ne pouvait guère prétendre être un pays civilisé.Pour comprendre ce qui a pu se passer, il suffit de se rappeler quelques caractères de ces événements.Dès qu’on eut découvert de l’or, tous les habitants de la région coururent vers cette fortune facile.Des villages furent complètement désertés, les maisons, tes fermes, les magasins abandonnés par leurs propriétaires.En juillet 1850, il y avait dans la baie de San-Francisco 500 navires immobilisés parce que leurs marins avaient déserté pour se faire chercheurs d’or.Les soldats désertaient les garnisons locales et voisines, les conseils municipaux ne pouvaient plus siéger parce que les membres étaient partis; les marchands.les employés et commis, les avocats, même les juges et les criminels; tout le monde envahit la zone aurifère sise aux pieds des montagnes.Puis dans ce désordre arrivèrent les immigrants: 80,000 dans la seule année 18ri9.dont les trois quarts venaient d’autres régions des Etats-Unis.Le gaspillage de la nouvelle richesse, ta hausse prodigieuse des prix, l’alcool, le mélange invraisemblable de cette population d’aventuriers, et jusqu'à la crise du logement provoquée par une telle avalanche d’immigrants, tout contribua à déclencher une violence inouïe.Les meurtres commis en public se chiffrèrent par centaines, et seulement trois ou quatre de ces crimes furent punis.Dans la Californie de cette époque la vie familiale n’existait guère, car on a établi qu’en 1850, les femmes n’y représentaient que 8% de la population, et la proportion descendait à 2% dans les comtés miniers.Peu à peu, mais seulement après sept ou huit ans de cette violence, la civilisation reprit le dessus, avec la formation de tribunaux populaires qui appliquaient une variante de la loi du lynch, et la formation de comités de vigilance.C’est cette époque que les fêtes de Californie vont rappeler.Une ère où dominaient les scandales et les abus de toutes sortes, mais qui donna aussi libre carrière à quelques hommes de courage qui réagirent contre le désordre et dont le souvenir mérite d’être évoqué.En tout cas ce n’est pas le pittoresque qui fera défaut quand il s'agira de reconstituer le ’‘climat” de.la Californie d’il y a cent ans.P.S.Blocs-notes M.King n’est pas pressé Le premier, ministre Mackenzie King sera le principal orateur au dîner du conseil consultatif de la Fédération libérale nationale à Ottawa mardi prochain, le 20 janvier.Son discours' sera écouté avec soin et examiné à la loupe par tous les observateurs politiques à l’affût pour connaître les projets d’avenir de M.King.Il y a tout lieu de croire qu’ils seront déçus et qu’ils n’apprendront rien de bien nouveau.On attendait une déclaration importante à la suite de la réunion de l’exécutif de la Fédéra, tion tenue la veille du 73e anniversaire du premier ministre.Il n’est rien venu.M.King n’a pas fait la moindre allusion à sa retraite prochaine dans le discours qu’il a prononcé à la Chambre en réponse aux voeux qu’on lui avait adressés à l’occasion de son anniversaire.M.King n’est décidément pas pressé de partir.Il parait moins pressé que jamais depuis le retour de son voyage d’Europe.11 s’est peut-être convaincu qu’il devait à son pays de conserver encore pendant quelque temps la direction des affaires en prévision d’une crise internationale.Toujours est-il qu’il a plus d’une On n’a pas fini d’entendre parler des contrôles — surtout j des contrôles des prix.A la der-| nière session, le gouvernement : protestait de son intention de i supprimer les contrôles aussi ra-I pidement que possible.Les con-| servateurs dénonçaient les con-i trôles tandis que les socialistes ; voulaient les maintenir indéfini-j ment.• Les contrôles sont disparus et les prix se sont mis à monter à i une allure vertigineuse.Les so-I cialistes se sont empressés de | proclamer que les événements • leur donnaient raison et à faire du rétablissement des contrôles leur cheval de bataille.Les ligues de consommateurs ont également lancé une campagne en vue d’obtenir le rétablissement des contrôles.Le ministre des finances, M.Douglas Abbott, a trouvé une formule nouvelle, mais qui est bien dans la ligne du “juste milieu” du gouvernement King.Il ‘ s’est déclaré hostile au rétablissement généralisé des contrôles, mais favorable à un “contrôle i sélectif”.II faut entendre par là ' que le gouvernement plafonne-•rait seulement les prix des den-; rées dont la hausse paraîtrait ; nettement exagérée.Il faudra • voir si la formule sera bien ac-j cueillie, si surtout le système ¦ donnera de bons résultats.i En face des socialistes champions convaincus des contrôles, es conservateurs paraissaient j bien hésitants.Une dépêche de Toronto nous apprenait que quatre députés conservateurs réu-! nis par des chefs syndicalistes j s’étaient prononcés contre toute i forme de contrôle, mais qu’un : cinquième député torontois avait | approuvé le contrôle sélectif.Ombres sur le Maroc (De notre correspondant parisien) Q Courrier de f ranee y e chef de l’opposition con-; servatrice, M.John Bracken, j vient enfin de faire connaître sa ; propre formule pour résoudre la ; crise de l’inflation.Elle consiste ! à stimuler la production afin de j remédier à la rareté des denrées jet à réduire les^prix en dimi-I nuant les impôts indirects com-i me la taxe de vente.M.Bracken j a accusé le ministère fédéral de j l’agriculture d’avoir délibéré-: ment réduit la production agricole pour éviter l’abondance.Tout comme M.Coldwell, M-j Bracken aura plus d’une occa-I sion de préconiser sa formule et ; de tenter de la faire accepter de : la population lorsque le Parle-! ment se réunira à la fin du mois j et qu’il se replongera dans les ! discussions sur les contrôles.Les nôtres dans l’armée Le ministère de la défense na-.tionale a organisé des cours d’é-; tat-major qui dureront dix mois et qui s’ouvriront le 19 janvier prochain au collège militaire de Kingston.Cinquante-deux officiers ont été admis à suivre ces cours.On compte six élèves invités — soit deux officiers de l’armée de Grande-Bretagne, deux de l’armée des Etats-Unis, .un de l’armée française et un de situs'iqn, l’armée sud-africaine.Cela laissa La lettre adressée par le sultan du Maroc au président de la République a causé en France une vive émotion dans l’opinion publique.Au Quai d’Orsay comme à la Résidence générale, les milieux officiels s'efforcent de minimiser “l’incident” et ils condamnent l’interprétation tendancieuse et l’exploitation sensationnelle de cette affaire.Il est exact que Sidi Mohamed Ben Yousef ne réclame pas en termes clairs une révocation du statut du protectorat.Il n’y est nullement question non plus d’une demande de rappel du général Juin, actuellement résident général à Rabat.Selon la mise au point du ministère des affaires étrangères, ce document ne traiterait seulement que de “questions administratives”.On précise même que si le général Juin sera, mercerdi, à Paris pour une dizaine de jours, ses conversations auront pour objet de discuter du sort du franc marocain qui vaut actuellement 1 fr.70.Il n’en est pas moins vrai que, dans «a lettre, le Sultan s’élève sur un ton assez vif contre l’interdiction qui lui a été signifiée par la Résidence de paraître dans les crérémonies publiques ou d’y envoyer un membre de la famille chrétienne.“Comme les réunions les plus innocentes, telles que les fêtes scolaires, ont été le prétexte à des manifestations nationalistes aussitôt qu’y prenait part un des membres de la famille du Sultan, réplique le résident général, j’ai rendu visite à ce dernier pour lui demander de faire cesser ces manifestations antifrançaises.Sidi Mohamed Ben Yousef m’a répondu qu’il ne pouvait empêcher les Marocains de s’exprimer: “J’ai i ___________________ Vacarices de Noël — Une "invitation au château" sans rapport avec la pièce d'Anouilh — Saveur des vins et du langage, rues moyenâgeuses, coteaux modérés, paresseux cours d'eau, vignobles et monuments royaux du "jardin de la France" (Suite dé la semaine demie v) j “drelin, drelin, drelin.dom Ba-Le surlendemain, par beau inguère, Garrigou.” Les domes- donc décidé de supprimer le prétexte de ces désordres et de suspendre les apparitions de la famille chérifienne en public.” L’explication du général Juin montre bien qu’un lourd malaise §èse actuellement sur le Maroc.In sourdine d’abord, puis de plus en plus ouvertement, les j nationalistes marocains emboi- ! tent le pas derrière le mouve-* ment libérateur de l’Islam dont ; l’Egypte a pris la tête.Les fa- j_ meuses paroles prononcées il y a temps (il n’y avait pas encore de j tiques, ceux de la cuisine, ceux deux mois par le Sultan ne lais- neige, en France, aux derniers du jardin et de la ferme, le mai-sent aucune illusion à cet égard: jours de l’année), en compagnie ! tre d’hôtel, sont invités à cette “Nous ne nous sommes point de mon hôte, de sa femme et de fête des enfants.Tout à l’heure, jj.-1:.i.i:— j.-'-i*- -!-.—-j-**—après la messe de minuit, ils prendront place avec nous, à la grande table «le famille, pour déguster la dinde du réveillon.quarante-six officiers canadiens, dont deux appartiennent à l’aviation, un à la marine et les autres à l’armée proprement dite.De ces 46 officiers, deux seulement sont de langue française; ce sont le capitaine R.-H.Lahaie.de Montréal, et le capitaine J.-O.-V.-F.Ménard, de Sillery.Le commandement de ce collège d’état-major a été confié au major-général J.F.M.Whiteley, ancien instructeur à l’Imperial Defence College, en Angleterre.Il sera assisté de douze officiers instructeurs dont un seul de langue française, le lieutenant-colonel C-M.Paradis.Il ne fait pas de doute que les officiers admis à suivre ces cours d’état-major seront tout particulièrement préparés et qu’ils bénéficieront d’une attention spéciale lorsqu'il y aura des promotions à accorder dans l’armée canadienne.Si notre représentation actuelle dans le corps des officiers est déplorablement insuffisante, on voit que le choix des officiers admis à suivre ces cours de perfectionnement ne nous laisse pas entrevoir une amélioration prochaine de la Pierra V1GEANT départis de I.ligne de conduite que nous nous étions tracée pour n’épargner aucun effort jusqu’à ce que nos fidèles sujets obtiennent ce à quoi ils ont droit, c’est-à-dire d'être un peuple libre exerçant la plénitude de ses droits légitimes, jouissant, comme nation arabe et musulmane, de son unité et de sa souveraineté, et occupant la place qui lui revient parmi les nations libres et souveraines.C’est un fait: la guerre a ébranlé le protectorat.Jusqu’en 1942, le prestice français est resté intact au Moghreb: les déclarations de loyalisme du Sultan après l’armistice de juin 194(1 le prouvent assez.Mais à compter du débarquement des alliés, le revirement des autorilés françaises, l'altitude des étals-majors alliés à leur égard, le conflit qui mit aux prises les différentes tendances de la France libre, ont influencé certains mi- nionsieur et madame Maurice Genevois, je ferai le tour des jardins et des étangs, et l’on me ftra voir la partie «le l’édifice où s’est retiré Henri IV, venu à Cheiu.il-les pour y chasser 'c sanglier en compagnie de Gabrielle d’Hs-trées, la célèbre favorite.On me montrera même une paire «le fines hottes qui ont bien “dû” être portées ce jour-là par la rov de chasseresse.Vous vous rappelez, sur “la belle Gain ielle”.la délicieuse chanson que nous révéla Mme Louise Darius?Vous voyez que tout cela, que consigne la petite histoire, n’est après tout pas si loin de nous.C’était hier, .semble-t-il le bon roi Henri."Vie de chôteou La fête de toute la maisonnée Il est bien vrai que les distinc-lions de classe ne sauraient être plus tranchées et que rien ne les dissimule, qu’un banc du choeur, placé à part, est réservé, à l’église paroissiale, à la famille du châtelain, et qu’il lui faut donner l’exemple et le ton.Mais j’ai assisté, dans la cuisine du château, à une distribution des cadeaux remis par les domestiques à 'eurs maîtres, jeunes et vieux; j’ai assisté, l’après-midi de Noël, au dépouillement de l’arbre de Noël familial, au profit des enfants et Dans la chambre où l’on me j des domestiques réunis (moi-fnê-nHntf imp .liunihro me, tout étranger que i’étais, ;’ai J’ai conduit, une chambre exquise, abondamment pourvue «le meubles anciens, il y a un être.Ce sera le premier soin de mou | hôte d’y faire crépiter quelquis lieux marocains.L’accueil réservé au Sultan par bûche».Le château est muni d'un le président Roosevelt, les liens système de chauffage cen*ral, directs qui avaient pu s’établir mais voici plusieurs années uue, entre certaines hautes personna- j comme un peu partout en Fran-lités du Makhzen et les membres .ce, les radiateurs restent froids, de la mission Murphy chargés de On s’arrange pour vivre autour § réparer les opérations de dé-1 des cheminées.Et le soir, vous arquement, la publication de la charte de l’Atlantique qui laissait espérer aux peuples colonisés l’application du principe wil-sonien à leur profit: autant de raisons qui pouvaient laisser croire que le contrôle français était menacé.Les événements ont prouvé par la suite qu’il n’en était rien: les Américains se sont retirés des bases qu’ils contrôlaient pour ne conserver que l’escale de Port Lyautey.Il n’empêche cependant que la présence américaine a atteint le prestige français.Par sa visite à Tanger au printemps dernier, le Sultan cherchait visiblement à recréer la lutte d'influence qui avait pu exister à un moment donné sur tout le territoire chérifien entre deux présences simultanées.Il est singulier de noter par ailleurs qu’à l’exemple de Madagascar, les communistes se joignent à l’action des nationalistes.Le parti communiste ne semble pas très fort au Maroc: c’est pourquoi il flirte avec les nationalistes pour miner l’autorité du Résident français.Ce rapprochement est paradoxal et factice: les nationalistes recherchent, pour leur part, l’appui de Washington et de l’O.N.U.Ils ma- (Suite à k deuxième page) vous couchez tout de même duns des draps chauds, grâce à la bouillotte qui a bassiné le lit depuis une «iemi-heure.Le lendemain matin, un petit-déjeuner “au lait au lit”, avec miel d'acacias produit par des abeilles “maison”, ajoute au sentiment que- vous avez d’être dorloté Ce n'est pas la première fois et v ne suis pas le seul de mes camarades à l’avoir constaté: le Français n’ouvre peut-être que rarement sa porte aux étrangers; mais un Français qui reçoit, il le fait en prince, et se met pendant toute la durée du séjour au service de ses hôtes.Un Noël familial hérité d'un portefeuille), constaté rattachement des enfants pour celle des employées que j’ai le plus remarquée: la délicieuse vieille madame Avril.N’est-ce pas que voilà un assez joli nom à mettre dans un roman?C’est la femme d’un jardinier qui a servi la famille peiv dant le ne sais combien de dizaines d’années.J’entends encore les joyeux éclats de voix dans l'auto.Nous nous «•endions à la messe «lu jour (car les catholiques d’ici ne se contentent pas de la messe de minuit, ils retournent à l'église le lendemain matin; ils retournent même au village, distant de quelques kilomètres.pour les Vêpres, le jour de Noël.Nous avons recueilli la vieille dame sur la route: “Mais, c’est madame Avril! Bonjour, madame Avril.Bon Noël, madame Avril! Cette chère madame Avril!” .T'entends encore un des oarcons.plus tard, me confier: "Nous l’aimons bien, madame | Avril.Elle sait tontes les chansons et pourrait parler sans désemparer pendant des heures.Elle a une curieuse façon de voir, toute remplie de poésie, et elle assure qu’elle est au comb's du bonheur quand elle se promène dans un sous-bois tout animé Le soir, avant la messe de minuit, j’assiste à un spectacle donné par les cinq enfants, devant le grand âtre du «alon qui flambe ________ et crépite confortablement.Ces Jjg ia”ches* de ^oieïi.” narrations accompagnées de pantomimes à demi improvisées,
de

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