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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 28 janvier 1948
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1948-01-28, Collections de BAnQ.

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“Le Canada eit une nation touvtcaine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne ou de* Etati-Uni* ou de qui que ce toit d’autre, l’attitude qu’il lut faut prendre enver* le monde." Lord TWEEDSMUIR Directeur : Gérant FHJON FAIS CE QUE DOIS chefs HfXOQX S.Pierre Nolaeque, confeseeur.COUVERT Maximum aujourd’hui .6 Même date l an dernier .40 Minimum aujourd'hui .— 4 Même date l'an dernier .28 Baromitre : 29.95, 30.00, 30.05 VOLUME XXXIX — No 21 MONTREAL.MERCREDI, 28 JANVIER 1948 Trois cents le numéro débat sur le tramway engagé à la Législature i M.Saint-Laurent devient premier ministre >mment TAnglo-Soxon raisonne la politique - La politique qu'il faut attendre du premier ministre du Canada - Il ne faut pas s'emballer pour des mots; seuls les actes comptent Lettrfe d'Ottawa ‘La province de Québec n'a pas d’idées, Ile n’a que des sentiments”.Le mot est de |r Wilfrid Laurier; il est cruel mais juste.L’Anglo-Saxon raisonne la politique com-le une affaire.Pour lui le gouvernement rest rien d’autre qu’un conseil d’adminis-fation de compagnie qui dirige les af-lires de la nation.Or en affaires il faut /iter le sentiment.Donc la politique doit se lire avec des chiffres, des tarifs, des bursts, un compte de profits et pertes.Les smmes y tiennent une place secondaire; ils lontent et descendent sans que le jeu de ippareil en soit faussé.L’élégance avec laquelle les hommes poli-Iques de tradition britannique acceptent les jiveurs et les reniements de l’électorat jus cause de l’étonnement, de l’admiration, irfois de l’indignation.Nous n’avons pas bmpris par exemple que le peuple britan-|[que vote contre M.Churchill qui pourtant ivait sauvé de l’invasion.La propagande guerre avait fait du premier ministre an-lais un héros qu’on proposait à l’admira-jn, presque à l’adoration des foules.Pour le suple anglais, M.Churchill était un bon gé-lint dont les services étaient précieux.Une |)is la guerre finie, on a cru que M.Attlee juvait mieux administrer les affaires de la ition en temps de paix; alors on a placé M.Ittlee à la direction des affaires: “Business business”.Chez nous la politique est une affaire de ission.On aime ou on n’aime pas.On aime on déteste M.Duplessis; on aime ou on Ëteste M.Godbout; on aime ou on déteste King.Les campagnes électorales se font /ec des peurs: pour de la guerre, peur de la |>nscription, peur des taxes, peur de la ban-jeroute, peur d’avoir peur.Elles se font issi avec des flatteries, des flagorneries, ce l’on pourrait appeler en langage de collé-|en du “chattage” politique.C’est l’hymne grand chef, à l’ami du peuple, au protec-lur des Canadiens français et tout l’attirail bs arguments sentimentaux.Si vous discutez les idées, les actes et les Jiroles de M.Duplessis, c’est dde vous êtes [n ennemi personnel, que vous lui avez juré le haine tenace.Si vous faites une blague lir le compte de M.Godbout, on vous colle au [ont l’étiquette d’adversaire.Si vous dites M.King a renié tous ses engagements lonneur envers la province de Québec et Canadiens français, vous passez pour un laudit bleu”.En politique il faut aimer ou |iïr.La raison perd ses droits, le coeur a seul liberté de s’exprimer.On entre au bureau scrutin la tête dans sa poche et le coeur |ir la main.¥ * # J M.Saint-Laurent n’est encore que premier linistre en perspective, simple héritier pré-Imptif d’un M.King qui ne s’en va jamais lut en ayant l’air de s’en aller, pe déjà on pince la corde du sentient.Les adversaires de M.Saint-Laurent Emploient à le descendre en faisant appel à [haine de l’électorat; ses partisans flattent J vanité incommensurable des Canadiens lançais, montés sur leurs ergots comme des V de bataille parce qu’un des leurs devien- drait premier ministre du Canada.Tout cela est ridicule et dangereux.Ce qu’il faut attendre du premier ministre du Canada, c’est d’abord qu’il fasse une politique canadienne.Il est fort secondaire, à mon avis, qu’il soit de sang anglais ou de sang français.J’aimerais mille fois mieux un premier ministre de langue anglaise qui mette un terme à nos aventures impériales qu’un premier ministre de langue française qui envoie les soldats canadiens guerroyer contre les Boers.Le premier ministre du Canada doit être le serviteur de la nation canadienne et non le valet du gouvernement de liondres.Le premier ministre du Canada doit en second lieu pratiquer une politique de juste équilibre entre les deux races.On ne peut s’attendre qu’il fasse une politique canadien-ne-française, car c’est de Québec et non d’Ottawa qu’il faut exiger une telle politique.S’il existe par la faute du gouvernement canadien des injustices à l’égard de l’une des deux races, il doit s’employer à les corriger.Parce qu’il aurait déclaré l’autre jour à Winnipeg que “Funité nationale est basée sur une égalité absolue des droits pour les deux principales races, égalité dans les textes de nos lois constitutionnelles sans doute, mais une égalité pratique dans l’application quotidienne de ces lois”, un journaliste s’enthousiasme pour la candidature de M.Saint-Laurent au poste de chef du parti libéral et de premier ministre.Il n’y a pas de quoi s’emballer.Des déclarations comme celle-là, tous nos hommes politiques en ont formulé à la douzaine.Mais combien se sont employés à les réaliser?Voilà la vraie question.En politique les mots ne veulent rien dire.Les engagements les plus sacrés tiennent rarement.Il n’y a qu’un seul critère pour juger de la valeur des hommes, leurs actes.Leurs paroles ne sont que de la baie.Se baser sur de simples mots pour moussèr la candidature de M.Saint-Laurent, voilà qui est faire preuve d’une trop grande naïveté.Si M.Saint-Laurent devient premier ministre du Canada, nous ne devrons pas user à son égard de plus d’indulgence ou de plus de sévérité que s’il portait le nom de • Black, White ou Jones.Tout lui pardonner, parce qu’il est canadien-français, serait nous desservir dangereusement; tout lui reprocher parce qu’il n’est pas assez canadien-français serait lui rendre la tâche impossible.S’il conduit les affaires du Canada en Canadien et non en Britannique, il aura droit à notre suffrage; s’il fait le jeu des impérialistes, il s’attirera notre critique.S’il continue la tradition de M.King de laisser les Canadiens français moisir dans les postes inférieurs du fonctionnarisme, nous serons sans ménagement à son endroit; s’il fait un effort sérieux pour redresser les injustices dont nous sommes victimes, il peut s’attendre à un témoignage favorable.Voilà le seul angle sous lequel on peut raisonnablement envisager l’accession de M.Saint-Laurent à la plus haute fonction dans le gouvernement du Canada.Hors de là, tout n’est que sentimentalité, passion, énervement.Gérord FILION 28-1-4» Blocs-notes icrcitmcnts |ous recevons du R.P.Gérard thier, s.s.s., 3196, rue Heath-|à Vancouver, cette note qui |rrait à la rigueur se passer commentaires: Trente et une caisses de lires français arrivent sur les ords de l’océan Pacifique, 'ous avez soutenu fortement i campagne enthousiaste or-anisée l’an dernier par la hambre de Commerce des eunes de Montréal: une mer-eilleuse collecte de 50,000 olumes destinés aux Cana-iens français des Provinces e l’Ouest, Je voudrais exprimer à tous eux qui le méritent haute-lent notre reconnaissance Imue.A nos chers amis de la [hambre de Commerce, tout f'flfcord.Ils ont eu l'honneur Je réaliser magnifiquement ce les/e de charité intelligente, b' utile à la culture française frs nôtres.Merci à chacun de ceux qui Jnt donné livres et oboles, fraudes personnes ou petits ifants, institutions et indivi-fus.Merci au Comité Permanent te la Survivance française, distributeur de ces cadeaux à |oj centres lointains.Dans la ville de Vancouver, |ou* commençons une biblio-ïèque française à l'ombre de paroisse.Elle complète Merveilleusement l’oeuvre religieuse, morale et culturelle [tt sermon et de la classe, sire même de Topérette et de la chanson française.Merci cordial à tous nos bienfaiteurs et bienvenue chez nous.“Je me souviens”.Rien ne démontre mieux que ceci la bienfaisante fécondité d’une entreprise comme celle dont la Chambre de Commerce des Jeunes prit, l’an passé, l’initiative.Grâce à elle, grâce aux généreuses collaborations qu’elle sut provoquer et utiliser, des milliers de nos compatriotes, qui n’avaient guère de lecture française facilement accessible, pourront désormais se rafraîchir l’esprit dans les livres de France et du Canada.La lettre du Père Gauthier nous dit la reconnaissance que provoque chez eux ce geste de leurs compatriotes de l’Est.Il est un peu difficile à des gens qui vivent, comme nous, au milieu des livres et des journaux de langue française, de se rendre compte des besoins réels d’une population singulièrement privée des uns et des autres.Un témoignage comme celui qui nous vient de la Colombie devrait aider à faciliter de prochaines campagnes.Il n’est pas besoin d’ailleurs d’attendre des mouvements d’ensemble pour agir dans ce sens.Le Père Gauthier nous annonce la fondation, à Vancouver, d’une bibliothèque française, “à l’ombre de la paroisse”.Voilà l’un des endroits où ceux qui disposent de livres dont ils pourraient se priver pourraient immédiatement adresser leurs offrandes.Il y a intérêt aussi à multiplier les ^nvois, dans de pareilles ré- glons, des revues et des journaux de langue française.A suivre Il sera particulièrement Intéressant à l’avenir de suivre les nouvelles de la Colombie, Les Canadiens français de eet-te province sont en train de s'organiser.Les autorités religieuses ont déjà autorisé la fondation de paroisses françaises.Pendant leur travail d’organisation.nos compatriotes ont constaté qu’ils étaient en somme »in-gulièrement plus nombreux que le plupart ne l’avaient cru jusque-là.Leur dispersion à travers un vaste territoire, au milieu d’une population en grande majorité de langue anglaise, leur avait un peu masqué leur importance réelle.Ils sont an train de la découvrir.Un autre facteur devrait jquer un rôle considérable.Il se Tait vers la Côte du Pacifique une émigration relativement considérable.Les Canadiens français des provinces du centre.Alberta, Saskatchewan et Manitoba, en sont affecté».C’est un fait qu’ils regrettent naturellement.Mais ce fait a un envers.Il fournit aux Canadiens français de la Colombie de* renfort* et de* éléments qui ont l’habitude dç l’organisation, qui aideront à dresser et à fortifier leur* propres cadre», qui le* mettront en relations directes avec les groupes du Centre, et.Indirectement, avec ceux de l’Est.On sait d’autre part qu’une campagne s’engage sur le terrain de l’enseignement.L’archevêque de Vancouver, Mgr Duke, a demandé l’affiliation à l'Université provinciale d’un collège catholique.Le fait a suscité des protestations dans les milieux non catholiques, mais il a provoqué aus- La tournée de M.St.-Laurent dans Touest du pays Il est acclamé à son retour à la Chambre — L'unité nationale et l'égalité entre les races — Le ministre des affaires extérieures bénéficierait-il d'une acclamation à la convention ?(voir page 10) Lettre de Quebec Ottawa, 27 (D.N.C.) — M.Louis St-Laurent a été l’objet d’une ovation enthousiaste à la Chambre des Communes au retour de sa tournée de conférences dans l’ouest du pays.Des députés avaient songé à lui organiser une réception à la gare, mais ils avaient dû y renoncer parce que le train qui le ramenait était en retard et qu’il n’est arrivé à Ottawa qu’au milieu de la nuit.Ils se sont repris cet après-midi à l’ouverture de la seance lorsque le ministre des affaires extérieures s’est levé le premier pour déposer un arrêté ministériel qui se rapportait aux privilèges et immunités des fonctionnaires des Nations Unies.Les applaudissements sont partis de la région du “P’tit si.même dans ces milieux, des manifestations sympathiques a la demande catholique.Ces manifestations se sont produites, non seulement en Colombie, mais de ce côté-ci des Rocheuses.Nous citerons prochainement à ce propos un texte fort intéressant d’un quotidien albertain de langue anglaise.Il va de soi que de ces campagnes salutaires, et dont le terrain ira forcément s’agrandis, sant, les Canadiens français sauront prendre leur part.Us apporteront à leurs chefs religieux le concours le plus dévoue.|.-E.Chtvricr J.-E.Chevrier, ou plus simple-nent Jos.Chevrier, comme tout le monde dit au pays de Cornwall, et même passablement au delà, c’est le père de Factuel ministre des Transports, M.Lionel Chevrier.Notre camarade Vigeant notait hier la part qu’il faut faire à M." Lionel Chevrier dans la nomination du nouveau sous-ministre de son département, M.Jean-Claude Lessard.L’occasion n’est peut-être pas mauvaise d’évoquer brièvement les traits de M.Chevrier père.Jos.Chevrier est l’un de ces patriotes ardents, tenaces, qui, dans les diverses régions de l’Ontario.ont solidement, énergique- fient appuyé l’action des grands hefs, mai* n’ont recueilli, cela était inévitable, qu’une assez modeste publicité.Sans eux, pourtant, il eût été presque impossible de maintenir l’effort commun.A Cornwall, M.Chevrier, pittoresque, très vivant, prêt à prendre de grand* risques, diplomate à l’occasion, a été constamment sur la brèche.Il serait étonnant que le fils, trop jeune pour avoir été mêlé à ce* dures luttes, n’eût tout de même pas hérité des sentiments de son père.Jos.Chevrier, sur qui les années.comme sur nous tous, se sont accumulées, vit aujourd’hui dans la retraite.Les succès de son fils doivent être l’une de ses grandes consolations.j«an-Cfiarl«s Taché H parait depuis quelque temps dans les journaux de brèves notices sur les hommes qui ont joué dan* le passé du pays un rôle plus ou moins considérable.Assez récemment on pouvait relever dans l’un de ces articles des notes fort pittoresques sur le docteur Jean-Charles Taché.Jean-Charles Taché, qui appartenait à unie famille qui a donné des hommes fort distingués, était du bas du fleuve.Mais il n’y demeura pas très longtemps.Après quelques années de pratique de la médecine, qui lui permirent d’écrire ses Forestiers et Voyageurs, mais le poussèrent peut-être vers le journalisme, en lui révélant son talent de plume, il s’en vint à Québec, au Courrier du Canada.De là, il passa dans la politique électorale, puis dans le fonctionnarisme fédéral.On raconte à son propos un incident qui ne manque pas de pittoresque.Taché avait été chargé de représenter le Canada à Paris, lors d’une grande exposition universelle.L’un de nos compatriotes qui habitait depuis quelque temps la grande ville française, dînant avec lui un jour, lui dit: Je vous défie de demander au garçon un mets qui paraisse le surprendre et dont il avoue que sa maison ne le possède point.— Voyons, dit l’ancien médecin de Rimouski.Appelant aussitôt le garçon, il lui commanda une tête d’orignal, braisée à la Rimouski.Sans manifester la moindre surprise, le garçon partit, pour revenir quelques minutes après et déclarer, d’un air peiné: —Désolé.Monsieur, mais nous venons justement de servir la dernière.O.H.“Les nécessités politiques mènent aux contradictions les plus flagrantes” Le débat sur le bill du tramway en donne une autre preuve — Les libéraux adorent aujourd'hui ce qu'ils abhorraient il y a un an — Les opinions exprimées hier — La farce du jour Nouveaux incidents en Grèce Chicago”j mais ils se sont vite étendus à toutes les banquettes ministérielles.L’ovation a été bruyante et soutenue pendant plusieurs minutes.I^e premier ministre Mackenzie King frappait de la main sur son pupitre comme les autres et regardait M.St-Laurent en souriant.Lorsque les applaudissements ont cessé, le député conservateur Karl Homuth a lancé une boutade qui résumait bien la situation.“Après cela, dit-il, les autres aspirants sont mieux de se tenir sur leur garde.” ¥ ¥ ¥ Il est certain que M.St-Laurent a pris une avance énorme sur les autres candidats possibles à la succession de M.King.Il n’a pas annoncé sa candidature et on commence déjà à le saluer comme le futur chef du parti libéral.Les autres aspirants s’effacent les uns après les autres devant sa candidature prévue.Le concurrent le plus redoutable, M.Douglas Abbott, ministre des finances, a déclaré qu’ “il ne poserait pas sa candidature contre M.Saint-Laurent à la convention à la lumière des circonstances telle* qu’elles lui apparaissent en ce moment.” M.Paul Martin, ministre de la santé, a déclaré de son côté qu’il ne ferait pas la lutte à M.Saint-Laurent.Pendant sa visite à Winnipeg, le premier ministre du Manitoba, M.Stuart Garson, dont il a souvent été question comme candidat possible à la succession de M.King, a paru se rallier lui aussi à la candidature de M.Saint-Laurent.M.Saint-Laurent Jouit d’un très grand prestige dans les milieux politiques et il bénéficie en outre de circonstances exceptionnellement favorables.Les plus âgés de «es collègues, MM.II-sley et Howe, ne possèdent manifestement pas les qualités qui font les chefs parlementaires.M.Gardiner, qui observe de ce temps-ci un silence prudent est aussi combattif qu’il est éloquent, mais les revers électoraux subis en Saskatchewan et la faillite de sa politique de stabilisation des prix agricoles ont brisé son emprise sur les Prairies.Quant aux plus Jeunes ministres, ils y penseront deux fois avant de compromettre leur avenir politique en engageant la lutte contre un adversaire aussi redoutable.Ils se disent qu’il vaut mieux attendre que M.Saint-Laurent se retire après quelque cinq ou six ans que de risquer de ne pas être appelés à faire partie du cabinet du nouveau chef et de retomber ainsi dans une obscurité relative.Il reste sans doute six mois avant la tenue de la convention libérale et il peut se passer bien des choses en six mois.Pour le moment, le choix de M.Saint-1,aurent semble assuré.On peut même se demander s’il aurait à affronter la moindre opposition.On peut se demander s’il ne bénéficierait pas d’une élection par acclamation comme chef du parti libéral.¥ ¥ ¥ Au cours de sa tournée dans l’ouest, M.St-Laurent a déclaré aux journalistes qui l’interrogeaient qu’il ne pourrait refuser le poste de chef du parti libéral et de premier ministre si on le lui offrait et si on le convainquait que son acceptation serait de nature à favoriser l’unité nationale.C’est d’ailleurs l’unité nationale que le ministre des affaires extérieures avait choisie comme sujet de conférence dans l’ouest.C’était un thème tout indiqué pour un chef politique canadien-français qui s’en allait indirectement solliciter l’appui de libéraux anglais.Il faut convenir que M.St-Laurent a su traiter ce sujet dangereux avec dignité devant les auditoires anglais.Il a insisté sur l’unité nationale, mais il a insisté également sur l’égalité entre les races."L’unité nationale, dit-il.n est possible et désirable que si tous nos citoyens, descendants des deux principales races qui for* ment notre population, et aussi nos autres citoyens, bénéficient d’une situation d’égalité absolue, non seulement d’une égalité inscrite dans les textes de.nos lois constitutionnelles, mais d’une égalité pratique dans l’application quotidienne de ces lois”.L’égalité entre les divers groupes ethniques, l’égalité non seulement constitutionnelle mais pratique: voilà sûrement un programme dont la réalisation assurerait l’unité et la grandeur du Canada.C’est le programme qui convient à un Etat biethnique et bilingue.11 faut souhaiter que M.St-Laurent continue à préconiser ce programme d’unité dans l’égalité, qu’il le fasse accepter à la convention du mois d’août par tous ceux qui seront appelés à collaborer à son administration.Fi*rra VK5EANT (Par Pierre LAPORTE) Québec, 28.— La politique de parti a parfois des nécessités cocasses, qui aboutissent aux contradictions les plus flagrantes! Les libéraux l’ont prouvé une fois de plus hier, à l’Assemblée législative, au cours du débat sur le bill du Tramway.On sait que ce projet de loi a principalement pour but de retirer la cause du tramway des mains de la régie provinciale des transports et communications pour la confier à un tribunal d’arbitrage spécial.Les libéraux sont scandalisés! Ils ont déclaré hier, dans de grandes envolées oratoires, que “La Régie est l’organisme le plus qualifié pour décider des augmentations de tarifs”, “qu’elle se compose d’experts”, “que le gouvernement prouve qu’il n’a pas confiance en ces experts en leur retirant leur au'orité .Et patati, et patata.Or, ces mêmes libéraux, sous la conduite du même M.Godbout, ont passé une bonne partie de la session de 1947 à critiquer la régie des transports qui était alors un organisme “à la solde du gouvernement”, particulièrement intéressé à “favoriser les gros intérêts”, etc., etc.A douze mois d’intervalle, les ‘nécessités ’ politiques aidant, on constate que les opinions sur les mêmes organismes et les mêmes gens peuvent changer considérablement.Et c’est éloquent de constater que les mêmes députés mettent une égale ardeur à défendre aujourd’hui ceux dont ils réclamaient la tête il y a moins d’un an! Le bill 25, celui du tramway, n’est pas parfait, loin de là.mais tous les députés qui ne font pas exclusivement “de la politique”, admettent que le principe d’un comité d arbitrage est excellent, même si on peut regretter que lé projet de loi du gouvernement ne lui accorde pas les pouvoirs nécev1;.saires pour mener sa tâche à bonne fin.Les libéraux ne l’entendent évidemment pas de cetle oreille-I.e projet de loi étant proposé par l’Union nationale, il faut le combattre à fond, même si cela conduit à des contradictions.Est-ce nartialité que dire cela?Le compte rendu même des débats d’hier nous prouve que non.Première contradiction : le chef libéral, M.Godbout, s’est prononcé pour la municipalisation du tramway.Quelques minutes plus tard, un de ses principaux acolytes, M.Valmore Bienvenue, a combattu le bill ministériel parce qu’il “viole le contrat de la Montreal Tramways et que l’inviolabilité des contrats est chose sacrée.” La contradiction est évidente.Y a-t-il en effet, dans le cas du tramway, violation du contrat plus complète et plus définitive que la municipalisation?Des libéraux ont reproché au gouvernement “d’aller trop loin”, d’enlever aux tribunaux normalement constitués leur juridiction, au profit d’un comité d’arbitrage sans expérience.D’autres libéraux, au contraire, ont affirmé que le bill ne va pas assez loin, que c’est simplement une “loi électorale.” M.André Laurendeau, député de Montréal-Laurier, a d’ailleurs relevé ces contradictions au cours de son discours, hier après-midi.Quelle est l’attitude de M.Lau- quelqu Le gouvernement, disent-ils, a raison de nommer un comité d’arbitrage spécial.I! a toutefois tort de donner à ses arbitres si peu rie pouvoirs et de les lier d’avance à un contrat qui est à l’origine de tout le mal.Inutile, ont-ils dit, de chercher une solution acceptable à moins de rouvrir le débat sur le problème tout entier, de remonter à 1911, et de refaire, sérieusement cette fois, l’inventaire des biens de la Montreal Tramways.Ensuite, et ensuite seulement, pourra-t-on demander aux citoyens de Montréal de payer sur ce capital véritablement engagé une redevance raisonnable.M.Duplessis a déclaré lui-même à la Chambre, hier après-midi, que le contrat de la Montreal Tramways n’est pas un contrat”, qu’il a “été imposé à la ville de Montréal”, qu’il est le fruit “d’une procédure assez extraordinaire”.Pourquoi alors lier ses »rbi-tres à pareil contrat ?La question mérite plus qu’uiA réponse évasive du gouvernement.A tout événement le débat sur cette question du tramway sera certainement long et donnera firobablement lieu à plus d’un ncident comme celui que nous relatons ailleurs dans le journal.Aussitôt le bill adopté en deuxième lecture, ce qui devrait se faire aujourd’hui, il sera étudié en comité plénier, c’est-à-dire article par article.C’est alors que l’Opposition tentera d’obtenir certains amendements.LA FARCE DU JOUR Un débat comme celui d’hier, qui a été très intéressant, est toujours drôle par uuelque côté.Un député nous a fait passer une fort agréable minute, hier soir, quand il s’est écrié, après une violente critique du bill: “Le gouvernement, comme “César”, s’en lave les mains ! ! !” Athènes.28.(A.P.) — Le* autorités militaires grecques annoncent que huit rebelles ont été tués et vingt-quatre faits prisonniers dans une échauffourée à Noe-Chorion en Thessalie.On annonce, d’autre part, de source gouvernementale, que dans la zone du Sième Corps d’armée, trente rebelles ont été tués et quarante-six capturés durant les dernières vingt-quatre heures.La police d’Athènes a saisi des milliers d’ouvrages de propagande communiste dans des librairies de la ville.Chute du cabinet iraquien Baguan, 28.(Reuter i — Le président du Conseil, Salih Al Jabur, a démissionné hier soir et gagné la base aérienne anglaise de Hahbaniyah pour une destination inconnue.Il était revenu de Londres par la voie des airs pour défendre le traité d’alliance anglo-iraqui-en, mais a démissionné après 36 heures de séjour dans sa capitale, cédant à la pression populaire et à des manifestations dans les rues qui ont occasionné la mort de nombreuses personnes.Les troubles de Bagdad ont été soutenus par l’organisation de jeunesse “Wafdist", dont le siège central est au Gaire.Celle-ci, qui combat le gouvernement actuel de l’Egypte, a déclaré dans un message aux étudiant* iraquiens qu’elle “entend s’opposer aux visées impérialistes de la Grande-Bretagne, qui cherche à évincer les Arabes du gouvernement de la Palestine, et à imposer au peuple iraquien une sujétion à laquelle 1^ peuple égyptien refuse aussi de se soumettre”.* - — i *— Le pain augmente (Par In Canadian Press).— Le prix d'un pain de 24 onces, non tranché, est monté aujourd’hui de 13 ô H cents dans les villes d'Ontario.Les observateurs prédisent qu’une hausse similaire d’un cent sera enregistrée dans plusieurs autres villes du pays.Pas de plébiscite à Terre-Neuve sur Tunion âvec le Canada La Convention nationale repousse le projet par 29 voix contre 16 SAINT-JEAN, 28.(C.P.) — La Convention Nationale a repoussé par 29 voix contre 16 le projet de plébiscite sur la réunion de Terre-Neuve au Dominion du Canada.Le plébiscite devait poser notamment les questions suivantes: “Désirez-vous l’abolition du système actuel ?Desirez-vous un gouvernement indépendant et responsable ?” On avait reproché au projet de referendum populaire de signifier “un coup de Judas destiné à vendre Terre-Neuve au Canada”.F.-Gordon Bradley, chef de la délégation terre-neuvienne à Ottawa, a déclaré qu’il “déplorait les fausses allégations émises par les adversaires de l’union avec le Canada”, et qu’il ne désespérait pas de la conclusion d’un accord.Le vote de la Convention signifie que la population terre-neuvienne ne sera pas appelée à faire connaître ses vues sur la forme future de son statut; elle ira simplement aux urnes en mai pour se prononcer pour ou contre l’indépendance, abandonnée en 1934.VISA LE NOIR, TUA LE BLANC QUEBEC, 28—Chacun pensait hier qu’on allait aborder le problème du logement, et s’était préparé en conséquence.M.Duplessis appela donc la loi du Tramway.Ce bill 25 remplace la régie des transports par un comité de trois arbitres, comme tribunal d’appel.Jusque là, quoi qu’en disent les libéraux, tout va bien: la régie était nécessairement liée aux clauses du “contrat”, desquelles viennent tous nos maux.Mais quel sera le pouvoir des arbitres?En théorie, ils pourront renverser la décision de la Commission des Tramways; en fait, non, parce qu’ils devront juger selon le même point de départ, qui est faux (je veux dire la surcapitalisation de 1911, légalement reconnue en 1918, et l’obligation de payer 6% sur l’ensemble du capital).M.Godbout a donc raison de voir dans le projet ministériel une manoeuvre qui retardera l’augmentation du prix des billets, mais ne pourra l’empêcher.Une fois l’élection passée, les Montréalais risquent de se voir tomber sur la tête les “3 billets pour 25c.”, contre lesquels ils se rebiffent avec tant de force et de justice.Pour le reste, les libéraux utilisent les argumenta Us pki» sontmdieioi- res, depuis la “sainteté des contrats” (que vient faire la sainteté dans une pareille galère?), jusqu’à la suggestion de municipali-ser.Eux qui parlèrent jadis “de notre maître, l’avenir, sont diablement embourbés dans leur passé politique.M.Duplessis dénonce les circonstances dans lesquelles fut passé le “contrat” da 1918, ce qui est juste.Mais pour leur déck sion, il enferme les arbitres dans les limitci de cette néfaste mesure.Pourquoi alors un nouveau tribunal, sinon pour gagner du temps ?On a l’impression que chacun regarde l’autre venir.Aucun des deux vieux partis n’a voulu jusqu’ici s'attaquer au coeur du problème: La surcapitalisation et la clause du “6%”.Une nouvelle manoeuvre sf profile-t-elle à l’horizon?Ce château de cartes, le “contrat” de 1918, dure plus longtemps que tous les gouvernements.Son règne va se prolonger, et les Montréalais continueront de payer trop cher, si le gouvernement ne rajuste pas son tir.Le voudra-t-il?André LAURENDEAU Déptiii d» Montréal-Laurier. LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 28 JANVIER 1948 L*A£»u«li»£ volontaire, le journaliste entre- - I prit de tuer la légende qu'il | MTrnmAn wiotlma ' 01,011 *l imprudemment lancée.« .» roman.Victime ; Son aveu fut publié dans le ¦ „ .J Boston Herald avec un titre sur i dune chronique quatre colonnes, et une carica-—.¦ ' ture sur deux colonnes intitulée: | humorisfinue l“The American Public Will numorisnque SwalIow Anx-thing”.Mais trois ; semaines plus tard, la même his-Le journaliste est exposé à toire reparaissait dans ce jour- ' maintes erreurs, parce qu'il lui I nal comme une vérité indiscu-faut écrire en vitesse sur des su- | table.jets d’actualité, souvent sur des' Malgré ses efforts, Mencken problèmes controversés.Mais ce ! n’a pas pu détruire ce produit qui est encore le plus dangereux ! 'te son imagination.Comme c’est c’est quand le journaliste, vou- j une histoire tort pittoresque, tant accentuer une critique ou ! etle revient de temps à autre un une plaisanterie, la présente ' peu partout.Dans le moment, sous les ap/mrences d'une infor- J plusieurs journaux s'amusent du mation véritable; qu’il a recours ; fait que M.Truman soit tombé à l'ironie, genre eue le diction- dans ce piège.Mais malgré tout, naire définit; "Haillerie, sorte ¦ les nouvelles mises au point de sarcasme qui consiste à dire 1 s’oubliront, et dans quelques ante contraire de ce qu’on veut \ nées, la légende reviendra grâce faire entendre.” A L'HOTEL DE VILLE L’atmosphère du Conseil s’est remise au beau Le maire Houae reprend son rôle d'arbitre impartial des délibérations - n n'intervient pas — Bonne humeur générale-Trois mises aux voix sur l'augmentation de traitement au directeur des services municipaux-La mesure est fin alement repoussée par un vote de 55 contre 35 Hier après-midi, au conseil municipal, l’atmosphère èchevi- ou ù une découpure qui aura été I.ironie est un procédé de gardée précieusement, style tout à fait légitime, mais , L'on peut voir par une telle le malheur c’est que souvent le I aventure, que la tirade célèbre lecteur distrait ou peu per,pi- j de Basile dans le Barbier de cace prend le texte, au pied j) estimait inopportune et l nis.Pour réfuter ses critiques, 1 Sans cela il est a la merci non même danuerense nonr l’nninion M.Truman a dit que la femme seulement des passions, des pré- populaire.dans le moment.M.Parent et promettait que cette ; gère l’importance du dilecteur .prolongé de 3 h.a 5 h., hier augmentation vaûdrait jusqu’en des services municipaux, lequel, j •après-midi ce qui faisait un to-1951.A l’appui de sa proposi- 1 à ses yeux, ne serait, en defimtl- ., , - ht>ures di*c„««inn lion, le president du Comité ve, qu'un simple secretaire.' eu s le a,SCU!sS1on.exécutif empruntait la comoé- ! ., si 1 on ajoute le temps consacré du président Fillmore avait failli être lynchée pour avoir installé une baignoire.Malheureusement, cette histoire de baignoire est une pure invention d'un journaliste qui voulait faire de l’ironie.Le 2.1 décembre 1917.M.H.-L.Mencken publiait, dans le New York Evening Mail, un article humoristique présenté sous les couleurs de la plus solide érudition, et racontant l’origine des baignoires aux Etats-Unis.Le journaliste avait donné li- jugés, des innombrables propa- Bien plus, M.le maire mani-gandes qui le guettent,.mais il testait de la bonne humeur et peut être victime de l’ironie la mieux intentionnée.P.S.^ * Nouveaux képis militaires Dans le but de fournir aux militaires les vêtements les plus confortables, l'armée canadienne vient de modeler deux nou-eaux képis qui seront mis à meme des choses qu il rac0nugrnentaHon suïtafJe" ce chiffre* Pourtant, ni ces arguments ni d’autres n’ont réussi à convaincre la majorité du conseil.Tout en faisant abstraction de la personne de M.Lapointe qui n’est pas ici en cause, on esti- inopportune et trop considérable.Pour sa part, toutefois, le con- M.Asselin a demandé le retrait pur et simple de sa motion.Le débat sur le salaire du ««Her Croteau estime qu’on exa- directeur des «iMces .’étaid conHe: efsS en faveur la veille au même sujet.On passe ensuite à autre chose, pui le conseil s’ajourne à cet après-midi.Détail du vote principal Voici comment s’est partagée la mise aux voix sur la motion Asselin proposant une augmentation de traitement de $12,000 à $15,000 à M.Louis Lapointe: En faveur: les conseillers Seigler, Goyette, Filion, Quinn, Creelman, Hamelin, Sauvé, Fréchette, O’Flaherty, Hanley, Parent,* Asselin, Bass, Gariépy, Drolet, Gauthier, Rowat, McDougall, Pitts, Smith, Lauriault, Reford, Lortie, Dozois, Desmarais (Antoine), Corrigan, Jodoin, Gadbois, McNamara, Praé, Wa-gar, Murray Vautelet Stephens.Contre: les conseillers Du-breuil, Savignac, Eudore Dubeau, Victor Lévesque, McKenna, Rochon, Râtelle, Tremblay, Morin, Burrows, Quintin, Fisïier, Victor, Deiisle, Carrière, Corbeil, Trudeau, Gaudry, Pierre DesMa-rais, Farly, Guèvremont, Mathieu, Constantin, Brien, Dupuis, Gagné, Vanier, Kolber, Leblanc, Lamarre, Lafaille, Fewkes, Lyall, Charpentier, Godin, Achille Dubeau, Verville, Allan, Drapeau, Croteau, Laverdure, Bogert, Lé-pine, Hyde, Bailey, Gravel, Grat-ton, Baker, Ruben, Lévesque, Desormiers, Ravary, Simoneau, Vachon, Moore et Léger, soit 55 » ?Le comité d'enquête sur les prix sera formé Ottawa, €8 (D.N.C.).— Aux Communes, M.Mackenzie King a donné l’assurance, hier après-midi, que le comité chargé d’en- tlu®ter sur *es.Pr*x sera f°rrné de ces articles et plusieurs villes i semaine.Il a fait cette d’autres Etats avaient aussi fixé j des taxes prohibitives.Un con- " " grès annuel de médecins A Boston avait établi que 55% des membres de la profession jugeaient l’invention dangereuse, et 20% la tenaient pour avantageuse.(Test ensuite que le journaliste ajoutait que Mme Fillmore en installant une baignoire à la Maison - Blanche avait bravé Fopinion publique et soulevé de vives critiques contre elle-même et son mari.Mencken constata bientôt que son billet humoristique avait été pris au sérieux.D’abord des charlatans s’en servirent comme d’une preuve de la "stupidité” des médecins.Ensuite des médecins utilisèrent les "faits” racontés comme un exemple des progrès de l’hygiène.Bientôt cette histoire franchit l’océan et fut discutée très sérieusement dans les publications anglaises.Enfin, le journaliste la trouva dans des encyclopédies et autres ouvrages de référence.Alarmé de son succès bien in- sion d’une attaque combinée de trois partis de l’opposition qui, profitant de la première séance de la reprise de la session, ont déclaré, à tour de rôle qu’il n’est, pour le moment, qu une chose qui les intéresse et qu’ils brûlent de désir de discuter au plus tôt: le problème alarmant de la vie chère.On s’attend à ce que les débats futurs s’attardent sur cette question primordiale, car M.Bracken cherche les occasions de prendre Le from way Un bourrage de crâne et un pillage qui durent depuis trente ans Discours de M.André Laurendeau à l'Assemblée législative — Le récit d'un acte cynique du capitalisme — Capital soufflé de $18,440,000 — Contre un comité d'arbitrage assujetti au contrat quer le gouvernement libéral sur son inertie et son manque d( courage.Il s’agira de savoir maintenant si le comité que l’on doit former dans une semaine sera aussi effi cace qu’on le prétend.Service anniversaire LANGLOIS — Samedi le 31 courant, à 8 h., en l’église de l’Immaculée-Conception, sera chanté le premier service anniversaire pour le repos de Fame de Mme Pierre Langlois née Boissonneau (Rita).Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste MS Ml STE CATHEnrtfE i* *uen Gray.PRINCESS: Merton of the Movies avec Red Skelton, Virginia O’Brien et John Emery; aussi: Pacific Adventure.ORPHEUM: “Rebecca”, version française, avec Lawrenc* Olivier et Joan Fontaine.IMPERIAL: Winqt of the Morning avec Annabella, Henry Fonda et Leslie Banks.Hat Box Myt-tery.HIS MAJESTY’S: The Birth of a Baby.' CHATEAU et CARTIER: Yvonne DeCarlo et George Brent dans Slave Girl, en technicolor, avec Broderick Crawford, Albert Dekker, Andy Devine; The Ghost Goes Wild avec James Ellison, Anne Gwynre, Edward Everett Horton.CREMAZIE : Welcome Stranger avec.Bing Crosby et Joan Caulfield; Adventures of Marco Polo avec Gary Cooper et Sigrid Gurie.ELECTRA: High Conquest avec Gilbert Roland et Anna Lee; Born to Speed avec Johnny Sands et Terry Austin; Bustler’s Valley avec Hopalding Cassidy.EMPRESS et OUTREMONT: Phyllis Calvert, Robert Hutton.Alla Raines dans Time Out of Mind avec Eddie Albert; Paul Muni, George Raft, Boris Karloff, Ann Dvorak dans Scarface.KENT: Moonlight Sonata avec Ignace Paderewski.DOMINION: Joel McCrea, Veronica Lake, Donald Crisp.Don DeFore dans Ramrod; Eddie Albert, Constance Moore, Joan Edward, Roy Rogers dans Hit Parade.MAISONNEUVE: Eddie Albert, Constance Moore, Roy Rogers dans Hit Parade; Elizabeth Taylor, Frank Morgan, Lassie dans The Courage of Lassie, cn technicolor; En plus, Allan Lane dans Marshall of Cripple Creek MERCIER: Dimanche à mardi La dédaignée, version française, Bette Davis et Paul Hen-reid; Dick Tracy vs Cueball avec Morban Conway.MIDWAY: Canyon Passage en technicolor, avec Dana Andrews et Sysan Hayward; Double Cross avec Kane Richmond et Constance Moore.PASSE-TEMPS: Broadway qui danse, version française, avec Fred Astaire et Eleanor Powell; Calcutta avec Alan Ladd et William Rendix.SAVOY (Verdun) • Lizabeth Scott, John Hodiak, Burth Lancaster dans Desert Fury, en technicolor avec Astor et Wendell Corey; Peggy Cun.mins, Victor Mature, Ethel Barrymore dans Moss Rose avec Vincent Price.VERDUN PALACE: High Tide avec Don Castle et Lee Tracy; Robinhood of Monterey avec Gilbert Roland.VILLERAY : Fog Island avec Lionet Atwill et George Succo; Don’t Gamble with Strangers avec Kane Richmond et Rcrna-dene Hayes; Campus Rhythm avec Gail Storm et Robert Lowery.Musique PLATEAU: Matinées Sympho.niques (14 et 21 février).MONUMENT NATIONAL: Les Variétés Lyriques présentent “La Mascotte” (29, 30, 31 janvier.1, 3, 4.5, 7, 8, 10 et 12 février).EGLISE NOTRE-DAME: Récital d’orgue par Geraint Jones (27 janvier), PLATEAU!: Récital de Nelly Mathot, soprano colorature (30 janvier).GESU: Le Quatuor Paganini, en récital, le 1er mars.Expositions de peinture CHEZ LES AMIS DE L’ART: Le public est nvité à visiter tous les dimanches, de 2 heures à 5 heures, une exposition ue tableaux, comprenant les oeuvres de René Chicoine.Jean-Charles Faucher, Edwin Holgate et Goodridge Roberts.Théâtre AUDITORIUM SUN LIFE: Festival national d’art dramatique, région Québec ouest VIOLONISTE CANADIENNE Une ravissante Canadienne de ‘JD ans, Donna Grescoe, de Winnipeg, donne vendredi un réci-?al de violon au Carnegie Hall de New-York, avant de venir se t faire entendre à Montréal.Son 1 programme, fort bien composé, comprend notamment la sonafe ; de 1-ranrk et “La Fontaine d’A-j réthuse” de Szymanowski, ce qui : «st une preuve d’éclectisme et de 1 sérieux.Suivant l’exemple du Montréalais Arthur Leblanc, auquel la Société du bon parler français a offert un Stradivarius de $50,-000 (dont $10,000 seulement sont actuellement payés), les amis et admirateurs de Donna Grescoe ; réunissent les fonds nécessaires i pour lui acheter un Montagnana de $12,000.Les Montréalais se réjouissent d’entendre bientôt cette artiste, qui a passé l’été dernier à Tan-glewood — bourse d’études octroyée sous le patronage de Serge Koussevitsky — ce qui est l'indice certain d’un talent hors pair._________J.G.DEMOMBYNES Nelly Mathot, de l'Opéra de Paris Le 21 février 1941, M.J.Beau-dry, critique parisien, écrivait ce qui suit dans l'Information Musicale de Paris, le lendemain d’un récital de la célèbre artiste dans la Ville Lumière: “Nelly Mathot, qualifiée officiellement “le rossignol” de l’Opéra, mérite ce titre par une qualité de voix et une perfection technique que nous croyons sans précédents depuis le départ de Lili Pons.Son domaine naturel semble être ce qu’on pourrait appeler l’impossible aux voix ordinaires: la haute virtuosité du soprano-coloratura et elle «’y joue avec une liberté qui ne trahit aucun effort.Dans un programme allant de Mozart au St-Saëns de Parysatis à travers les Bellini, Rossini, etc., elle a ébloui et charmé un auditoire sélect; sans préjudice du talent proprement scénique pour lequel nous lui faisons volontiers confiance en attendant de le pouvoir saluer sur la scène de f’üpéra”.La célèbre cantatrice française doit donner son premier récital en Amérique à l’auditorium du Plateau vendredi soir prochain, le 30 janvier.Elle sera accompagnée de deux éminents artistes canadiens: le pianiste Jean Beaudet et le flûtiste Hervé Baillargeon.Ce récital sera sous 1* présidence d’honneur de M.Ernest Triât, consul général de France à Montréal.Nelly Mathot sera reçue officiellement, jeudi prochain, par Son Honneur le maire de Montréal, M.Camillien Houde, alors Su’elle apposera sa signature ans le grand livre d’or de la cité.L’ENTRETIEN DE NOTRE SYSTEME ROUTIER «dt»— Union des Latins d'Amérique Le bal organisé par l’Union des iatins d’Amérique et qui aura lieu le 31 janvier au Cercle Universitaire, sera présidé par le ministre des Affaires extérieures du Canada, M.Louis St-Laurent et Mme St-Laurent.On est prié de retenir sa table immédiatement au comité d’organisation: Mme J.-C.Aubry, CL.3151; Mme M.Cailloux.CR.9477; Mme F.Egan, DU.6105; Mme D.O’Leary.FI.2763; Mme R.Choquette, FI.8744; Mme R.Christin, FR.9600; Mme E.-C.Gaudette, FR.9308; Mme A.Dan-sereau, EX.2361; Mme M.Del Vayo.CR.5883; Mme J- Germain, PL.1313; Mlle A.Faucher, EL.4398.Chez les jeunes ingénieurs M.Paul-Emile Salvas a été élu président de la Section des Jeunes du Chapitre de Montréal de l’Institut des ingénieurs du Canada à l’Assemblée annuelle de la Section des jeunes tenue hier soir.Avant son élection à la présidence, M.Salvas était le vice-président de la Section des jeunes.Los autres membres élus hier soir sont John D.McPherson, vice-président, Léo Sobarry, secrétaire, Fremond Noiseux, Paul Tourigny et Joe Galli, conseillers.M.W.C.Smith, élu l’année dernière fera encore partie du comité exécutif.Après la tenue des élections MM.Torn Scott et John Bateman présentèrent à l’assemblée générale deux projets du Comité exécutif à l’effet d’établir une maison coopérative pour les jeunes ingénieurs et d’organiser des groupes d’études sur le même nlan que la Chambre de Commerce des Jeunes.Des comités spéciaux seront constitués bientôt afin de réaliser ces deux projets.Une assemblée générale spéciale de la Chambre de commerce de la province de Québec aura lieu à Quéhec, au Pavillon Monseigneur Vachon de l’Université Lavai, dimanche et lundi, les 1er et 2 février 1948, nous communiquait aujourd'hui, le président.M.C.-B.Beaudet.Au cours de ces réunions l'on prendra connaissance du rapport final rédigé par le déuarte-ment de l’Econoniique de la Faculté des science.: sociales de l'Université Laval, sous la direr-Hon de M.Maurice Lamontagne, Selon M.C-B.Beaudet, ces deux journées d’étude consacrées au problème de l’entretien de notre système routier en hiver suscitent partout le plus vif in.térêt et les réunions porteront particulièrement sur les questions suivantes: L’entretien de notre système routier est-il un service privé ou un service public?Dans ce dernier cas, comment le partage des responsabilités entre les différentes autorités publiques doit-il se faire?L'entretien d’hiver est-il un service essentiel du gouvernement, nécessaire à la protestion de la vie, de la santé et du bien-être de la population, ou relève-t-il de la nature d’une entreprise et, comme tel.devant être financé par ceux à qui il profite directement?Quels sont les critères qui doivent servir à déterminer l’étendue du programme?Quels sont le., avantages et les inconvénients de l’entretien d’hi.ver du point de vue des différents groupes et de l’ensemble de la société?Le mode de financement doit-il être déterminé selon la capacité de payer ou d’après les bénéfices retirés?Sur le plan technique, quel» sont les moyens capables d’assurer un service adéquat?L’entretien lui-même devrait-il être fait directement par l’autorité publique ou être confié, par contrat, à l’entreprise privée?Les représentants des 110 Chambres de commerce de la province auront l’avantage d’étudier et de discuter définitivement ces dilfèrents aspects du problème qui, comme nous le savons, a tait i’objei d’un congrès préliminaire en octobre dernier.M.C.-B.Beaudet compte sur la présence d’un grand nombre de délégués et adresse une invitation spéciale à tous ceux que la solution de ce problème intéresse, tels les autorités municipales des différentes localités, les associations qui s’intéressent à l’entretien des routes d’hiver, les compagnies de transport, etc.ETSOCIETË ROYALE- AUX TROIS-RIVIERES Les Trois-Rivières.28 (D.N.C.) — La Société royale du Canada siégera aux Trois-Rivières, le 15 février prochain, pour la récep-tiom au nom de ses membres de M.Clément Marchand, poète et journaliste de cette ville.Environ une vingtaine de membres de la Société royale viendront des autres centres du pays pour assister à cette réunion extraordinaire.Ce sera la deuxième fois que cette académie tiendra aux Trois-Rivières une réunion plénière.Il y a environ deux ans, elle siégea dans notre ville pour recevoir dans ses rangs M.l’abbé Albert Tessier.Le programme de cette assem- blée n’est pas encore arrêté.Mais on sait toutefois qu’elle se tiendra dans la salle académique du séminaire St-Joseph.Le conseil de ville recevra aussi le soir nos hommes de lettres au cours d’une manifestation tout à fait intime.M.Clément Marchand, qui vient de publier un ouvrage en vers fort bien accueilli par la critique, a été élu à la Société royale en mai dernier, mais il reste encore à notre académie à le recevoir officiellement dans scs rangs au cours d’une cérémonie officielle en tout semblable à celles qui sp tiennent à l’Académie française lors de la réception d’un nouvel académicien.Depuis quelques années aussi, ces réceptions qui se tenaient surtout dans la capitale canadienne, ont lieu alternativement dans les principales villes françaises du pays.\ju*eé£& Z ./ • SSA / Scellé à vide-Toujours frais! \m mtobbs Un groupe de cinéastes américains en route pour l'Italie Le navire amérirain Sobieski a quitté New-York pour Cannes sur la Côte d’Azur, ayant à son bord une équipe de cinéastes américains qui tourneront un iflm à Rome.Cette production sera basée sur le roman de Pietro Donato.Les producteurs étaient accompagnés d’un groupe d’acteurs parmi lesquels on remarquait Luise Rainer, Karen Kovely, Shirlev Lewis, Ann Arrington, Albert Dekker et E.G- Bromberg.Confortable — Commode — Sce'nique £ES prix de voyage par autobus sont BAS .à peu près un tiers du coût de conduire votre propre automobile, et sensiblement moins qu’aucune autre méthode de transport.C’est INTERESSANT •usai de voyager par autobus —vous voyez plus —et c’est CON* FOR I ABLE, est les autobus de luxe desservent toutes les grandes routes.Services fréquents tous les jours.Pour tous rensoijnsmsnta.veuilles consulter votre agent local.PL 7141 1188 cuejt, rue Dorchester, Montréal COMPAGNirsSvL-L' j^RANSPORT>i 0 0 Grave incendie à Notre-Dame-de-Grâce Hier matin, à 1 h.41, les pompiers reçurent une alerte au sujet d’un incendie qui venait de se déclarer dans un immeuble en construction de Notre-Dame de Grâce.Les pompiers de sept casernes durent se rendre sur les lieux pour venir à bout du sinistre qui fut maîtrisé vers 4 h.du matin.On n’a pas encore déterminé les causes de l’incendie.les dégâts sont élevés.Le capitaine commandant la caserne no 46 fut légèrement blessé à la main au cours des opérations de sauvetage.27, 28, 29, 30 et -1 janvier).GESU: Les Compagnons présentent: Variétés dramatiques, (31 janvier, 3.5, 6, 7, 12, 13, 14 février).SpectoclM FORUM: “Ice Follies of 1948”.8 au 15 février, matinée, 14 février)- UnjoM11 À LA B DE M r;.Qui ne rtvc pas de “vacances idéales”?Mais, pour une raison ou une autre, beaucoup doivent remettre d une année à l'autre la réalisation de leur rêve, faute d'argent i l'époque des vacances.Pourquoi ne pas vous assurer le montant nécessaire pour l'été prochain?Commencez tout de suite à déposer tous Us 15 jours à la B de M, l'argent suffisant pour couvrir les dépenses i'un* fournit de vos prochaines vacances.Il est * beaucoup plus facile d’assurer ainsi la réalisation de vo* vacances idéales.Plu* d'un million de Canadiens épargnent à la B de M en vue de ce qu'ils désirent le plus.Paye* une journée de vos vacances d'été à même vott* prochain* pay*! 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B3 — .I C - .I D — .j Léger — .Lourd — .Extra lourd, 196 à 215 Ibs .Extra lourd, 216 Ibs et plus j Blessé: à leur valeur.I Truie — .| Demi Castrat .22 00 .Verrat castré en vie .11.00-12.00 “ abattu 14.00-15.00 Les octrois du gouvernement fédéral aux montants de $2 sur les A et de $1 sur les B-l sont payés par mandats attachés aux certificats de classification.VEAUX DE LAIT — Choix — .22.00 Bons — .20.00-21 00 Moyens — .18.00-19.00 Communs — .13.50-14.00 Veaux d’herbe — .10.00-11.50 AGNEAUX DU PRINTEMPS — Non classifiée .15.50-16.0 Cummuns — .BOURSE DE MONTREAL Le total des ventes a été de 27,300 actlo ns Industrieuse et de 119,900 actions Abitibi Pap.Do.Prf.Algoma Steel .B.Am.OU .Brazilian .B.C.Pow.A .Can.Brew.Can.Brouze .Can.Car Can.Pac Ry .Dom, Bridge Dom.coal Prf.Dom.Foun.Hud.Bay Min.Imperia] OU .Imp.Tobac.Int.Nickel .Int.Paper .MoColl Fron.es mercredi demi er.Bas Fer.Fer.Haut Baa Fer.Fer.15*4 15 15*é McCoil Rts 35 35 25 29 19*2 19*., 19% Molson’s Brew.36*« 36>, 3ô‘4 36'4 50 48 >4 4Ô34 Mont.Locom.15», 15>« 15*2 15% 22% 22'* 22(2 Mont.Tram.S3** 34 32*i 32% w* 18 V* 25(4 18*., Nat.Brew 43*4 44 43».44 26 25% Nat.Steel Car ao*.ZIH 20+ 21 >4 22*i 22'-, 22'% Noranda 47 47 46», 46*4 36 35T, 357, Powell Riv.3d 39*4 39 39*2 11% U Vf 911% Power Corp.12*4 13 12% 13 14 137, 14 Price Broe.59'., 60 59 >4 60 30*4 30 30*4 Que Power .17% 17*4 17 17 17 16% 16*4 St.Law Corp.14 14 13 13 125 120 120 Do .A 39 40 39 40 46 45% 46 St.L Pap.P.121 121 >4 121 121 15% 13 32% 15>4 12*4 32*4 15*4 13 32*4 United Steel .BANQUES 6% •V* 6% «‘s 52'4 52 52*6 Commerce 22*4 22% 32V, 22*4 10*4 10*4 10% Nouvelle Ecosse 36 36 35-2 35% W5 LE CURB DE MONTREAL MOUTONS — Bons — .Communs — .8.00 4.00 BOUVILLONS — Choix — .15.50-16 00 Bons — .).14.50-15 00 Moyens — .13.50-14 00 Communs .10.00-11.00 T MIRES — Choix, type d boucherie — i Bonnes — .i Moyennes — .Communes — .VACHES - Choix, types à boucherie .Bonnes — .Moyennes — .Communes — .Très communes — .TAUREAUX -Choix, types à boucherie .Bons — .Moyen —s .Communs — .Haut CIL .22% 22V, Cons.Paper .Id7» 17>/s Donnacona .21!* 21% Fleet Mfg.2*4 27', Ford A .21*4 2154 Fraser Co.48 49 Tnt.N.$5 Jar.p 654 6*4 Melchers Prf.13% 13',2 Que.Pulp Prf.25 25 MINES — Alger .Si/.3% Bas Perm 22'i 22', 1654 n>4 21% 21% 2454 '241,2 854 854 Band Ore.9 Beaulieu .15*, Candeco .45 Cons.Cen.Cad.18L Eldona .74 Macdonald _____ 126 Nechl .113 Que Mang.31 Stad&cona .00 Saut Bas Ferra 9 7 7 15% 15% 14 45 43 43 18% 17% 18 74% 74 74*4 123 103 112 113 100 100 33 31 31 ÆQU* Plus court — INCASSABLE — qu’un stylo I GARANTI.q * * Quel que «dt votre degré da surdité avec PARATOX, voua entendres claire-¦tant.DEMONSTRATIONS GRATUITES ET A DOMICILE SI DESIREES.GILBERT JOBIN SPECIALISTE 5610 Durxheræ.Vhu^o*) LA.5975 UN SEUL BUREAU A MONTREAL discours.M.Joseph Francoeur Le député «le Montréal Mercier a été l’orateur (V) suivant.Cendant son discours il a dit: “Vous verrez que demain dans Ee Devoir on écrira que “le député de Mercier a aussi parlé”.M.Francoeur est exaucé! M.Lionel Ross M.I -ionel Ross, le député de Verdun, déclare que la ville qu’il représente a un intérêt vital dans cette question.La décision d’augmenler les tarifs de la Montreal Tramways, dit M.Ross, a été reçue avec un toile général à Verdun parce que la population de cette ville ne croit pas que la situation actuelle puisse justifier pareille augmentation.La Montreal Tramways a donné à Verdun un service absolument intolérable et elle a toujours gardé envers cette ville une attitude hautaine et désagréable.File a fait un usage tellement abusif de nos rues que nous sommes actuellement obligés de repaver la rue Verdun, au coût de $600,000.T.a population de Verdun espérait que le gouvernement de la province lui viendrait en aide.Au lieu.de cela il propose une loi de pur électoralisme et d’opportunisme politique.La population de Verdun ne croira pas au comité d’arbitrage que suggère le goim rnement, parce que ce comité ne réglera rien et ne constitue qu'une mesure dilatoire.Ce.qu’on réclame, dit M.Ross, c’est une solution définitive: la municipalisation sur un plan métropolitain.J’exprime là le désir même du maire de Verdun, M.Edward Wilson, et du conseil municipal de cette ville qui s’esl prononcé à l’unanimité en faveur de cette mesure.M.René Chaloult Le député de Québec-Comté est en faveur de la création d’un comité d’arbitrage spécial pour remplacer la régie des transports, pour deux raisons principales: 1.—dans le passé, dit-il, la régie a généralement rendu des «lécisions favorables aux puissances; 2.—elle possède des pouvoirs mi-judiciaires, mi-administratifs, et comme il s’agit d’une question bien spéciale, il est bon qu’un comité spécialement formé à cette fin étudie la question.Le comité d’arbitrage, dit-il ensuite, aura deux buts principaux: reviser la décision de la Commission des tramways et faire une enquête qui n’affectera pas les prix.La fixation des taux se fera en vertu du contrat de 1918 et comme selon certains experts, ce contrat est basé sur une surcapitalisation de $18,000.-000, il y a lieu de croire que la décision rendue par le comité ne sera pas sensiblement différente de celle que pourrait rendre la Commission des tramways.M.Chaloult conclut donc qu’une enquête générale remontant jusqu’à 1911 s’impose.Il déclare qu’il votera pour le principe du | bill, en 2e lecture, en espérant | que le gouvernement l’amendera ; en comité plénier pour donner ! plus de pouvoirs aux arbitres.| MM.Georges Marier, député de Westmount St-Georges, et Tho- ! mas Guérin, député de Montréal- ; Ste-Anne, ont aussi exposé leur point de vue.Le premier est d'avis que la Commission métropo- i ne garantit en aucune façon qu’il n'y aura pas d'augmentation des tarifs.L'omendcment Secondé par le député de Chambly.M.D.-E.Joyal, M.Guérin a alors proposé l’amendement suivant: “Que la motion en discussion soit amendée en remplaçant les mots après que.par les suivants: “Cette Chambre refuse d’approuver le bill no 25 intitulé: Loi relative à la question des tramways de Montréal, parce qu’elle n’aura pus pour effet d’empêcher’ l’augmentation des tarifs du «h le problème du way dans la région métropolitaine”.Parlant sur cet amendement, le député libéral de Bellerhas.se.M.Valmore Bienvenue, a déclaré que le bill du gouvernement était un accroc à la souveraineté des tribunaux, car il prive toute partie intéressée de son recours devant la Cour d’appel pour .obtenir justice.11 a aussi réclamé le respei t “de l’inviolabilité des contrats”.Ce contrat, dit-il, doit rester en vigueur jusqu’en 1953 et le gouvernement devrait donner le bon exemple du respect des contrats.M.David Côté, de Rouyn-N’o-randa, s’est prononcé contre le principe du bill, et M.Albert Lemieux, député de Beauharnois, en faveur.C’est M.Jacques Dumoulin, député de Montmorency, qui a ajourné le débat.Il reprendra à 3 h.cet après-midi.soeiation des manufacturiers de chaussures doit se terminer aujourd’hui.Mais à toutes fins pratiques, on peut dire qu’il s’est clôturé, hier soir, à l’hôtel Mont-Royal, par un banquet à l’issue duquel le directeur et vice-ehan-celier de l’univyrsité Queen’s, M.Robert Charles Wallace, a prononcé une causerie.Nouveau président Un peu plus tôt, dans le courant de l’après-midi, les membres de l’Association avaient procédé à l’élection de leur nouveau bureau de direction.Ils ont d’abord porté à la présidence M.Paul Duchaine, un jeune homme de 35 ans qui dirige aussi la Maison Ludger Duchaine Inc.de Québec.Les autres membres du bureau de direction sont les suivants: MM.Homer Dufresne, de St-Pie, président de la Compagnie de chaussures Dufresne; I, u c i e n Bougie, de Montréal, président de Lucien Bougie Inc.; H.-H.Gi-baut, de Québec, président de John Ritchie Co.; JF.Bowller, de London, Ont.; Lawrence M.Savage, de Preston, Ont.; W.M.Brimblecombe, de Toronto, et J.W.Beid, de Fredericton, N.B.Rôle des Canadiens français La causerie de M.Walhice portait sur la place du Canada dans le monde.Il a déclaré, entre autres, que “Les Canadiens français peuvent rendre d’immenses services an Canada en servant de chaînon entre l’Amérique latine et le continent nord-américain.Ils sont de même culture, de mêmes traditions, étant eux aussi de descendance latine.ses marchés.Quand nos rela-.lions commerciales avec l’Amérique du Sud seront en plein essor, alors vraiment pr.irrons-nous dire que le Canada est puissant.” Pour finir, M.Wallace assura son auditoire qu’en réalité, il n’y a «tue les contributions intellectuelles qui comptent.Et si le Canada, tout en étayant solidement ses assises matérielles, peut produire une génération de penseurs, d’artistes et de savants tout à côté de ses techniciens et de ses hommes d’affaires, alors le Canada vivra son âge d’or.Revue de l'année ‘ M.J-A.Boivin, le président sortant de charge, a fait une revue de l’année, pendant la séance de l’après-midi.Il a déclaré que nous ne sommes pas encore sortis de la période de rajustement d’aprsè-guerre puisque les matières premières’ essentielles, c’est-à-dire les peaux, n’avaient cessé d’être sous contrôle que depuis le 15 septembre.M.Boivin expliqua comment l’abolition des contrôles avait affecté l’industrie de la chaussure.Il y avait déjà pénurie de peaux et j le prix de ces dernières sur le ! marché international était exor-bitant.Le 15 septembre, les peaux canadiennes se vendaient | 18 cents la livre; sur le marché | international, elles se vendaient ; 29 cents la livre.Presque immédiatement, du fait de l’abolition des contrôles, le prix des peaux canadiennes rejoignit celui du marché international.Si on songe que ! le coût du cuir compte pour | approximativement 45 p.c.du coût de fabrication des enaussu- | Les Trois-Rivières, 28 (D.N.C.) — Par une résolution adoptée à Funanimité, le conseil de ville a décidé de solliciter l’approbation de la Législature au cours de la présente session pour faire augmenter la rémunération accordée au maire et aux échevins sous forme de dépenses et de frais de représentation inhérents à leurs fonctions.La résolution, qui sera insérée dans le bill des Trois-Rivières, sous forme d’amendement, demande que le traitement du maire soit porté de $3,000 à $5,000 par année et celui des échevins de $1,000 a $1,800, et cela à compter du 1er janvier 1948.La demande se justifie sur l’augmentation du coût de la vie et l’augmentation des dépenses et frais de représentation inhérents à leurs fonctions.La résolution a été adoptée à l’unani-mité, sur proposition de M.l’échevin J.-Alber Durand, secondée par M.l’échevin J.-Arthur Guimont.Avant l’adoption le maire Arthur Rousseau a fait quelques commentaires que nous reproduisons plus bas.Le maire reçoit un salaire de $3,000 par année depuis le premier février 1934.Les échevins touchent un salaire de $1.000 par année depuis le premier janvier 1937.Mais depuis l’adoption res, il va de soi que le prix de celles-ci monte, malgré tous les efforts pour limiter la hausse à un minimum.du bill des Trois-Rivières, en 1947, cette rémunération ne porte plus le titre de salaire, mais on considère que le maire et les échevins reçoivent la somme annuelle plus haut mentionnée pour faire face aux répenses et aux frais de représentation inhérents à leurs fonctions.La résolution adoptée se lit comm,e suit dans le texte: “Vu l’augmentation du coût de la vie et 1 augmentation des dépenses et frais de représentation inhérents aux fonctions de maire et des échevins; II est proposé par M.l’échevin J.-Albert Durand, secondé par M.l’échevin J.-Arthur Guimont.Que la Législature soit priée de permettre un amendement au bill actuel de la cité pour porter à $1,800 par année la somme allouée aux échevins pour frais de représentation, et de $5,' celle allouée au maire pour les mêmes fins, et ce à compter du premier janvier 1948.Le commandant Littier démis de ses fonctions gligence lors de la collision survenue au large du port de Halifax.le 16 juillet dernier, entre ie “Micmac” et le cargo de 10.-0C0 tonnes, “Yarmouth County”.Onze matelots avaient péri dans l’accident.L’accusé avait été acquitté pai une commission d’enquête di ministère du transport d’avoii oublié de donner le signa! d’usage alors que son navire se trouvait dans la brmne — et aussi, seconde charge, quand il se trouvait dans la brouillasse.Les trois autres charges sont: vitesse excessive dans la brume -— el dans la brouillasse —, et négligence dans la conduite de son bateau.L’ingénieur, en service à bord du torpilleur a témoigné que la poupe n’avait pas encore pénétré dans la brume lorsque se produisit la collision.Le lieutenant John Watters, de Cobourg, Ontario, officier du radar, a dit que logiquement la coque d’acier du cargo aurait dû être visible à 10,000 verges, mais qu’en fait il ne l’a aperçue qu’à 500 verges.360 est, rue Rachel - Montréal MA.4184 Halifax, 28 (C.P.) — Le commandant J.C.Littier, D.S.C-, de Victoria, a été démis de ses fonctions de commandant du “Micmac” après qu’une Cour martiale l’eut trouvé coupable de né- "La Vieille Maison à l'ombre de réalise Notre-Dame" Cotons - Toiles - Lainages C.-X.TRANCHEMONTAGNE & CIE LIEE (Les Fils d'Alfred Bemler) TEXTILES EN GROS BE.2531-2 459 St-Sulpice MONTREAL 1 OUVERTS DE 9 h.à 5 h.30 TOUS LES JOURS SAMEDI COMPRIS VENTE SEMESTRIELLE MEUBLES DUPUIS est la solution de cette énigme.c'est aussi celle de meubler à bon compte votre intérieur avant le printemps.Cette année PLUS QUE JAMAIS.les pfix sont avantageux .la marchandise variée et de belle qualité.Voyez ces quatre mobiliers, ainsi que les meubles pratiques individuels formant le premier groupe de nos offres.Paiements faciles si désiré selon les dispositions de la loi provinciale.1 " 'K.: liltPI i* Ü -îfil:# I WM ft nM m I:;.Nos missionnaires aux Antilles Le» Trois-Rivières, 28 (D.N.C.) — M.P.B.Kimball, président de la Chambre de commerce des Trois-Rivières, de retour d’un voyage de quelques semaine» aux Antilles et sur la côte nord-est de l’Amérique du Sud, s’e*t déclaré surtout impressionné par le rôle que jouent les missionnaires de Québec dans les Antilles, en particulier à Trinidad, où, ajouta-t-il, les églises sont presque aussi nombreuses que sur les rives du fleuve St-Lau-rent.“Nos missionnaires, a-t-N dit, remplissent là-bas des fonctions civilisatrices admirables et je vous dis, pour l'avoir vu de mes yeux: chaque piastre que vous donnez pour les missions est bien employée.Les églises et les écoles de Trinidad constituent à ce sujet un témoignage éloquent.” i : i MOBILIER STYLE MODERNE .«t cependant peu cher Jeudi chet DUPUIS .Efcéniaterie «oignée .un boie naturel deux tona ou noyer foncé aur la façade, lea appula-coudea et à la base.COUVERTURE DE RICHE VELOURS FAN-TAISIE.Les trois meuble» d’un seul Mon ou de nuances contrastante*.PRIX DE LA VENTE SEMESTRIELLE Le sofa et les 2 fauteuils 148 .50 VERITABLE COEUR de NOYER .un bol* si beau et de qualité si durable que le prix très bas vous étonnera agréablement .Miroirs 28 x 32 et 32 x 26 de glace polie biseautée (Plate Glass).Bureau 40 x 18.Colffeuae 41” x 18'’ — chiffonnier 32 x 17 — banquette 19 x 11 recouverte de reps.U» double.LES 5 MEUBLES CIOFTO-ROBE au Heu de cMHounler, avec cettfeuse.Ut double.bureau, banquette — Le» 5 meubles •*•••• 299.00 * -.279 .00 Poiemenfs faciles si désiré selon les dispositions d« la loi provincial* DUTUn, A.-*.DUCAL, e» i Duras — quatrième De l
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