Le devoir, 29 janvier 1948, jeudi 29 janvier 1948
"Lt Canada rtf un* nation *Ouv*roin* rt n* peut avtc docilité accepter de la Grande-Bretagne ou det Etatt-Uni* ou de qui que ce toit d'autre, l'attitude qu’il lut faut prendre envert le monde." Lord TWEEDSUU1R Dlreciauii Gàraru FHJOH S.Fra«çota éa SoIm.ér» emit •* dort.BEAU ET PLUS FROID Maximum aufourd’hui .H Mime date Van dernier .SU Minimum aujourd'hui .S Mime date ran dernier .18 Baromitre: 29.75.29.85, 29.60 Trois cents le numéro e gouvernement français veut supprimer les billets de 5,000 francs ne utile leçon du principal du Queen s, M.Wallace W' 'importance pour notre pays comme pour nous, de notre héritage français Des paroles qui valent pour tous les hommes d'origine française, de l'un ou de l'autre côté de la ligne quarante-cinquième Lettre d'Ottawa Il faut souligner un paragraphe du dis cours prononcé, mardi soir, au banquet de l’Association des Manufacturiers de Chaussures du Canada, par M.R.C.Wallace, recteur de TUniversité Queen’s, de Kingston.La valeur du texte et la qualité de son auteur le commandent également.M.Wallace est l'une des grandes personnalités de l’enseignement supérieur chez nous.Né en Ecosse, il a fait ses études premières dans son pays d’origine et en Allemagne.Venu au Canada, voici de nombreuses années déjà, il fut successivement professeur à l’Université du Manitoba et président de l’Université de l’Alberta (de 1928 à 1936), occupant aussi d’importantes fonctions administratives.Il est principal de Queen’s depuis 1936.Il a été président de nous ne savons plus combien de sociétés savantes, pédagogiques, etc.M.Wallace parlait l’autre soir du rôle du Canada dans le monde.Après avoir noté les relations du Canada avec les Etats-Unis et les nations du Commonwealth britannique, il ajoutait (nous citons le texte du résumé français qui a été communiqué aux journaux) : * Mais il y a un chaînon de plus, chaînon dont nous ne commençons qu’à comprendre la valeur.Notts n’appartenons pas seulement à l’Amérique du Nord, nous appartenons au continent américain.Les races latines qui vivent dans les républiques situées au sud des Etats-Unis deviennent véritablement nos voisins.Et le point de contact avec ces différentes nations qui prertdront une grande importance dans notre commerce extérieur dans les années à venir, c’est le peuple français du Canada.Comme les Sud-Américains, les Canadiens français sont de culture et de tradition latines.Leur religion est la même.Ils se comprennent.Lorsque ce troisième chaînon du Canada avec le monde extérieur sera consolidé, alors nous serons en vérité solidement établis.* * * Deux ou trois conclusions découlent avec, ne magnifique évidence de ce texte: c'est* ’abord qu’en envisageant la question du impie point de vue utilitaire, notre commu-auté de langue et de culture avec les Amé-•icains du Sud est une richesse pour nous et our le pays tout entier.On pourrait, dans une certaine mesure, 'tendre cette conclusion non seulement à ’Amérique du Sud, mais à tous les pays où a langue française est, soit la langue même ’u pays, soit celle de la haute culture d’une artie de la population.Ce qui est le fait our la France, la Belgique, la Suisse, le uxembourg, ainsi que plusieurs autres pays ’Europe.Autre conclusion: l’argurhent qui vaut ur les Canadiens français est pareillement alable, dans une large mesure aussi, pour es Franco-Américains, les Louisianais, etc.* ¥ * Si nous passons au domaine que l’on pourrait dire essentiellement pratique, il faut en plus constater que, Canadiens français et Franco-Américains, nous avons non seulement des raisons de fierté, de dignité personnelle, mais aussi d’ordre matériel, pour noup attacher à la conservation et à la culture de notre héritage français.Nous recevons dans la famille même ce don précieux.Il serait absurde pour nous de ne pas tout faire pour le conserver et le mettre en valeur au maximum.Il serait pareillement absurde pour les gouvernements de ne pas faire tout le possible pour faciliter à ceux qui la possèdent déjà l’exploitation de cette richesse.Ce sont là des évidences qui devraient se passer de commentaires.En fait, il se dépense, aux Etats-Unis en particulier, des sommes très considérables, beaucoup plus considérables que nous ne l’imaginons généralement, pour permettre aux personnes d’origine non française d’apprendre notre langue.On ne fait pas cela par simple fantaisie; c’est, bien au contraire, parce que l’on voit dans l’acquisition de notre idiome un bénéfice assuré.¥ ¥ ¥ Et pourtant l’un de nos confrères d’outrefrontière notait récemment que des gens de descendance française, qui souvent ont fait des études françaises assez poussées, se laissent aller à dire: I don’t talk French, je ne parle point français.Le phénomène est singulier.De prime abord, il paraît même inexplicable.Nous connaissons des gens qui, de fait, à raison de circonstances exceptionnelles, se méfiant de leur français, préfèrent, devant les étrangers, parler un anglais qui leur semble correct, plutôt qu’un français qui les inquiète.Mais ceci ne correspond pas à une situation générale.En fait, cet I don’t talk French, tombant des lèvres d’un homme d’origine française, équivaut à une confession d'ignorance.Celle-ci, convenons-en, peut, dans certains cas, être parfaitement explicable et bien excusable.Le malheur, c’est qu’en d’autres elle parait se teinter d’une forte nuance de fausse et grotesque vanité.¥ ¥ ¥ Conclusion pratique: partout où c’est possible, de l’un ou de l’autre côté de la frontière, que tous les gens d’origine française s’emploient, non seulement à conserver, mais à perfectionner dans l’usage, la langue qu’ils ont reçue en héritage.M.Wallace, Ecossais d’origine, ayant pas sé presque toute sa vie dans des milieux de langue anglaise, vient de nous rappeler qu’il y a là profit, non seulemente pour nous, mais pour les Etats dont nous relevons.Ne laissons point perdre cette leçon.Ajou-tons-la à un dossier heureusement fort riche déjà et très éloquent.Orner HIROUX En attendant l’enquête parlementaire sur les prix et les Les débats amorcés en décembre se poursuivent sans entrain —> M.Marquis et la famille — L'enquête Stevens — M.Ilsley sera-t-il appelé à présider le comité d'enquête ?Ottawa, 28.— Les députés ont repris le travail lundi, mais les débats n’ont jusqu’ici présenté un grand intérêt.Tous les débats en cours ont été amorcés au mois de décembre et les questions de restrictions, d’importations, de contrôles, de tarifs, de change ont perdu de leur nouveauté si elles demeurent plus actuelles que jamais.Comme ces problèmes economiques intéressent directement tous les citoyens-électeurs, ils donneront cependant lieu à de très nombreux discours qui peuvent exiger plusieurs semaines.Les députés ont discuté lundi et mardi le projet de loi touchant les restrictions sur les importations sans réussir à en disposer.Us auront ensuite à s’attaquer à un projet de loi complementaire qui impose des droits d’accise sur certaines marchandises.Ils auront aussi à ratifier la convention de Genève sur les tarifs.Autant de mesures dont on a commencé l’étude en décembre et qui sont d’ailleurs en vigueur depuis plusieurs semaines en vertu d’arrêtés ministériels.Un peu plus tard, les députés auront à étudier une mesure touchant les pouvoirs extraordinaires qui permettent au gouvernement de contrôler les prix.Us ont déjà voté une mesure de ce genre, mais elle ne valait que pour une période de trois mois, de janvier à mars.La mesure qui leur sera soumise d’ici quelques semaines prolongera sans doute ces pouvoirs pour u nouvelle période d’une an .•.Ce sera la reprise du gra .d débat sur les contrôles et les déclarations multipliées de M.Coldwell au cours de ces dernières semaines indiquent bien que les C.C.F.se saisiront de l’occasion pour réclamer avec insistance le rétablissement du régime du temps de guerre qui est conforme à la doctrine socialiste.Ce sera une répétition du débat qui a mis aux Blocs-notes dotations familiales Une dépêche de la Canadian ess rapportait ces jours der-ers que des experts financiers t conseillé au gouvernement déral de supprimer les alloca-ns familiales dans le cas des milles dont le revenu est supé-ur à $3.000; ils estiment que s allocations contribuent à l’in-tion, et que d’ailleurs elles nt annulées par l’augmentation rrespondante de l’impôt sur le venu.Ces deux arguments se contre-sent; si l’allocation est annulée r l’impôt, elle ne peut pas ntribuer à l’inflation.En réa-c ce projet causerait une injus-e grave aux familles, car mê-au delà de $3,000 l’allocation sse un supplément appréciable mpte tenu de l’augmentation impôt qui résulte de la dimi-tion de l’exemption.L’Ottawa Citizen montrait hier quelles conséquences indéfen-bles aboutirait le projet des finders.11 cite le cas d’un chef famille qui a trois enfants et i touche $210 d’allocations; ec un revenu de $2,999 il gar-rait cette allocation, tandis e celui qui gagne $3,000 en rait privé.L’on peut cependant invoquer e objection encore plus sérieu-c’est que cette recommanda-n ne tient pas compte du nom-e des enfants.Si celui qui ga-e $2,900 a droit à des ailoca-ns dès qu’il a*un ou deux en-ts; pourquoi celui qui gagne ,000 en aerait-il privé •’il ¦ t ou huit enfants ou davanta-C’était là le plus grave repro-e que l’on pouvait opposer à ncien système où par exemple père gardait 10% des alloca-ns familiales entre 93,800 et ,000 de revenu, même avec un 1 enfant, tandis que celui qui gagnait $3,000 devait rembourser 100% même s’il avait huit ou dix enfants.Pouvoir d’achat Toute méthode d’ajuster les allocations familiales selon le revenu devrait au moins tenir compte du nombre des enfants; autrement on aboutit à l’absurde.Une autre considération doit entrer en ligne de compte; c’est que par suite de la hausse des prix notre dollar est déprécié, de telle sorte qu’un revenu de $3,000 aujourd’hui ne vaut comme pouvoir d’achat que $1800 ou $1900 d’avant-guerre, et probablement encore moins pour la famille nombreuse qui doit consacrer une très forte part de son budget à l’alimentation, domaine où l’augmentation est le plus sensible.Enfin, 11 ne faut pas oublier que plus on complique le* choses, et plus le contrôle est coûteux; de sorte que même si l’on pouvait gagner, la collectivité y perdrait à cause de l’augmentation nécessaire du personnel administratif.Avant de penser à combattre l’inflation à même les allocations familiales, les experts Sourraient se rappeler que la ausse du coût de la vie a déjà sensiblement entamé la valeur réelle de ces allocations, ,d’au* tant plus qu’elles restent décroissantes, ce qui est une pénalité contre les familles nombreuses.Un calcul sommaire permet de constater que le changement préconisé par les experts commencerait à être avantageux pour le contribuable à partir de 96,500 da revenu imposable, aoit un-revenu total de plug de $8,000, parce qu’à ce niveau l’exemption vaut 34%; c'est peut-être ce qui explique cette proposition des finsnciers.„ Léopold III Les rumeurs récentes sur la possibilité d’une abdication du roi des Belges ont provoqué une nouvelle vague de commentaires malveillants à l’égard de Léopold III.Le Toronto Star lui a reproché récemment d’avoir refusé des conférences militaires avec la France et l’Angleterre avant l’invasion de la Belgique, ce qui aurait empêché ensuite ces deux pays de lui apporter d’une manière pleinement efficace l’aide qu’il demandait.Le rédacteur rappelle ensuite la capitulation du roi et dit que cela a ajouté aux périls des armées d’autres pays qui s’étaient portées à son secours.Pour apprécier cet argument il convient de se rappeler que l’un des éléments de la défaite française ce fut la faiblesse de l’aide militaire britannique fort inférieure à celle que Londres avait promise.Et la faiblesse de l’aide anglaise prouve que le gouverne-qient belge avait eu raison de maintenir tant qq’il le put la neutralité du pays.Mais le Toronto Star, tout en reconnaissant que les circonstances étaient difficiles, conclut tout de même que la conduite du roi "dans une grande crise des affaires humaines a révélé qu’il possédait une âme moins grande que son illustre père”.C’est vite dit.Les choses sont beaucoup plus complexes, et il ne faut pas oublier que sir Roger Keyes, qui représentait le gouvernement anglais auprès du roi dee Belges, a défendu la conduite de Léopold.Dès le 20 mai.M.Keyes faisait rapport à son gouvernement que les Belges ne pourraient pas tenir plus de 48 heures; or Ils ont tenu encore une semaine, mais au prix de pertes effroyables, et pour fermer aux Allemands 1# route de Dunkerque, par où les Anglais fuyaient avec une telle précipitation qu’ils ont laissé leurs ar- mements aux Allemands.A ce moraent-là l’armée belge n’avait ni vivres ni munitions, aucune aviation pour se protéger contre les attaques aériennes allemandes; l’armée française était en déroute.Tout conseillait à Léopold la reddition, afin d obtenir de meilleures conditions d’armistice puisque la lutte n’était plus possible.Léopold a voulu rester avec ses soldats et se constituer prisonnier avec eux au liau de s'en aller à Londres comme il pouvait le faire.Un rapport éloquent Malgré les calomnies dont le roi a été l’objet, et notamment 1 accusation de trahison lancée sommairement par un premier ministre de wrance, une forte partie de la population belge lui est restée fidèle.La condamnation de sa conduite par une partie du parlement a provoqué une vive réaction.Après la guerre une commission d’enquête composée de neuf historiens et juristes de grande réputation a scruté minutieusement les actes du souverain depuis 1936.Cette commission a publié un rapport comprenant 270 pages le documentation et 150 pages de conclusions, dans lequel elle proclame à l’unanimité l’innocence du roi quant à toutes les accusation^ formulées contre lui.Ce rapport a provoqué le 23 novembre dernier une grande manifestation dans laquelle des Belges de toutes les parties du pays, de tous les groupes sociaux et politiques, y compris de* chefs de la Résistance, ont demandé le retour du roi.Ces jours derniers, à propos des rumeurs soulevées par le voyage du roi à Cuba, le premier ministre Spaak, un socialiste, a dit qu’il n’est pas en 'a-veur d’une abdication immédiate; les socialistes refusent apparemment de s’allier aux communistes sur ce sujet, sans être prêts encore à adopter l’attitude nu parti social-chrétien qui est favorable au retour du roi.Ce problème particulier regarde le peuple belge Mais après le rapport innocentant le roi, le rédacteur du Toronto Star est assez mal venu à discuter la grandeur d’âme du chef qui a sacrifié une partie des siens pour couvrir la retraite anglaise, dans des conditions intenables.Nous préférons le jugement exprimé par M.Hugh Gibson, ;n-cien ambassadeur des Etats-Unis en Belgique qui écrivait dans le New York Times du 12 novem-bre 1945, que devant l’Histoire Léopold apparaîtra comme "l’une des grandes figures héroïques de la guerre”.P.S.prises en décembre les socialistes et les conservateurs, avec cette différence que le gouvernement a été entraîné dans l’intervalle à accepter une plus grande mesure de contrôle sous la pression des événements.Le débat sur le discours du trône n’est même pas terminé.On l’avait ajourné après les discours des chefs, en décembre, pour tenter de disposer des mesures que le gouvernement tenait pour urgentes et qu’il n’a pas encore réussi à faire adopter.11 a été convenu que ce débat se poursuivrait mercredi et jeudi de cette semaine: il a donc repris aujourd’hui au milieu de l’indifférence générale.Des discours qui ont été prononcés au cours de la brève séance de cet après-midi, nous avons retenu celui de M.Eugène Marquis, député libéral de Ka-mouraska.M.Marquis a parlé des mesures à prendre pour protéger ia société familiale, fl a dénoncé le divorce et demandé qu’à défaut de le prohiber de façon absolue dans toute l’étendue du Canada et surtout dans le Québec, on modifie au moins la procédure de façon à exiger une preuve plus sérieuse et de rendre plus difficile l’obtention d’un divorce.11 a proclamé le principe de l’autonomie provinciale en matière d’éducation-Il a loué le gouvernement d’avoir instauré une politique sociale commune qui comporte surtout les allocations familiales, en demandant que l’on ajoute à l’assistance aux vieillards, aux aveugles, aux chômeurs l’assistance aux infirmea et aux invalides.Il C préconisé l’abolition de l’impôt *ur le revenu pour tous les pères de familles qui ne gagnent pas plus de $2,500 par année ainsi que le contrôle des prix des denrées essentielles.Il a en- fin demandé que l’on tienne compte dans le calcul de l’impôt sur le revenu des exploitations agricoles familiales où les enfants ne retirent nas de salaires, mais recevront plus tard la part qui leur revient par l’achat d'une ferme ou la remise d’une bourse modeste.La seule mesure qui paraisse susceptible de renouveler l’intérêt à la Chambre au cours de ces prochaines semaines, c’est la formation du comité parlementaire qui doit enquêter sur les prix et les profits.Le premier ministre a annoncé cette enquête parlementaire au cours de son grand discours devant la Fédération libérale nationale.Il avait précisé en parlant de la hausse du coût de la vie qu’il fallait avant tout informer la population des causes de cette hausse et des abus qui ont pu se pratiquer parce qu’il suffit souvent de faire la lumière pour que les abus se corrigent d’eux-mêmes.Les chefs de l'opposition ont accusé le premier ministre de vouloir opérer une diversion, de tenter de rejeter sur le parlement les responsabilités qui doivent peser sur le gouvernement.En réponse à une interpellation du chef de l’opposition, M.King a déclaré que le comité serait constitué sans tarder et il a même laissé entendre qu’il serait formé dès la semaine prochaine.On a évoqué à l’occasion de cette enquête ie souvenir de l’enquête sur les pratiques commerciales malhonnêtes ou les écarts de prix qui s’était poursuivie pendant deux ans à ia fin du régime Bennett.L’ancien ministre conservateur H.H.Stevens avait attaché son nom à cette enquête.Il avait pris sa tâche tellement à coeur qu’il avait fini par rompre avec ses collègues du cabinet Bennett et fondé le parti de la restauration pour tenter de mettre fin aux «bus qu’il avait découverts et révélés au public.Il reste à voir si l’enquête parlementaire qui s’ouvrira ces jours prochains sera menée avec la même vigueur que l’enquêta Stevens.Il semble bien que le comité sera peu nombreux, mais choisi avec soin.On ne sait pas encore qui sera appelé à le présider, mais on parlé du ministre de la justice, M.J.L.Ilsley, qui est aussi laborieux que consciencieux.Le président de ce comité parlementaire aura l’occasion d’attacher son nom à une enquête qui peut être aussi retentissante que l’enquête Stevens- Pierre YIGEANT L’autorité paternelle et l’intérêt des enfants Long débat engagé à la Législature sur un biH privé relatif à la loi de l'adoption — Le gouvernement prend la défense des intérêts des enfants; l'opposition celle de la puissance paternelle — L'enfant doit avoir un foyer — Le divorce Québec, 29.(Par Pierre Laporte).— Est-il admissible, est-il moral même de soustraire, par une loi spéciale, un père de famille aux droits et aux devoirs de la «puissance paternelle 7 Y a-t-il lieu dan* certains cas, quand il y va de l’intérêt des enfants, de déroger au grand principe de l’autorité paternelle et de les confier légalement à de* personnes qui ne sont pas leurs parents T Le problème, qui est d’importance, a soulevé un grand débat, hier soir, à l’Assemblée législative.Un bill privé, qui n’avait l’air de rien du tout, a fourni au gouvernement l’occasion de se prononcer dan« l’intérêt des enfants et à l’opposition celle de défendre avec la dernière énergie le principe de la puissance paternelle.Voici les faits: deux enfants, des jumeaux, sont nés du maria- fe de Paul-Marcel Hamel et de lorence Seyer.Ils ont actuellement six ans.La mère est morte et le père a conduit les enfants dans un hospice, ne famille de Drummondville, M.et Mm# Lucien Larocque, ont pris les enfants à leur charge 1« 14 septembre 1945 et en ont charge depuis.Ils voudraient, par un bill privé, obtenir l’adoption lé.gale des enfants.(Cette loi spéciale est nécessaire parce que ia loi générale de l’adoption défend pareille adoptici tant que le père ou la mère vivent .t sont sains d’esprit).Notons, dernier détail, que le père ne s’oppose pas à l’adoption de ses enfants.Le débat a duré plus de deux heures et il a pris à certains moments l’aspect d’uni véritable guerre entre le gouvernement et l’opposition libérale.Des députés se sont emportés, se sont dit des choses peu aimables.ont multiplié les points d’ordre, jusqu’à ce que la question fût finalement mise aux voix et la loi votée par 44 votes contre 30.L'intérêt des enfants M.Duplessis n'insisté sur 1 intérêt des enfants- Leur père, dit-il, est prêt à les abandonner et il l’a même fait à toutes fins pratiques depuis deux ans déjà.Ces enfants ont besoin d’un foyer normal et il est juste de le* laisser définitivement à cette brave famille qui est prête à les accepter.L'autorité paternall# M.Caigrain, libéral de Rivlè-re-du-Loup, affirme que cette adoption en marge de la loi générale consacrerait un mauvais principe.Les époux qui sont prêts à les recevoir n’ont pas d’enfants, dit-il, mais ils sont encore jeunes et peuvent peut-être en avoir \in jour.Les enfants adoptifs seront alors considérés comme des étrangers, avec tous les inconvénients que cela comporte.M.Godbout déclare que » ’est le devoir naturel et le droit naturel du père de garder et d’édu-ouer se* enfants.Pour aller à rencontre de cî oriicipe fondamental, dit-il, 11 faut avoir des Les banques fermées aujourd’hui et demain Une guerre aux trafiquants du marché noir — Environ la mortré des billets de 5,000 francs en circulation, sait $5,000,000,000, serait retirée — Cette mesure du gouvernement Schuman tend à gagner l'appui des socialistes PARIS, 29.(A.P.) — (Dernière heure).— La loi gouvernementale destinée à soustraire des francs du marché noir a été rejetée aujourd'hui par la commission des finances de l’Assemblée Nationale.Paris, 29.(A.P.) — Le gouvernement a soumis à l’Assemblée Nstionsle un projet de loi supprimant de ia circulation les billets de 5,000 francs.Il y en a 66 millions environ, d’une valeur de 330 milliards, soit 1 milliard et demi de dollars.Gela représente 37% de ia circulation fiduciaire française.Le billet de 5,000 francs vaut à peine $25.00.L’argument énoncé par le gouvernement, eat que ces billets ne sont guère utilisés que par les trafiquants du marché noir, y compris les riches cultivateurs.Le communiste Jacques Duclos, opposé au projet, assure que déjà le billet de 5,000 francs est couramment vendu pour 4,000 en coupures.La mesure préconisée par le gouvernement Schuman tend à gagner l'appui dés socialistes, qui se sont opposés au projet gouvernemental sur l’or, destiné à faire sortir de leurs cachettes les réserves d’or.Le gouvernement a ordonné aux banques de fenner leurs portes aujourd’hui et demain, §our parer à la spéculation, et e ne rouvrir que samedi toute la Journée.Elles ont rççu l’ordre d’envoyer loua leurs billets de 5,000 francs à la Banque de France.On s'attend à un gel des comptes en banque, et certains éléments de la population sont pris de panique, à la pensée que chaque billet de 5.000 ne sera peut-être remboursé que 3,000.Il semble que ces mesures, réalisant un compromis avec les vues des socialistes, soient de nature à sauver le gouvernement Schuman de la crise ministérielle.On dit dans les milieux financiers autorisés qu’environ la moitié de« billets de 5,000 francs en circulation pourrr être soustraite à l’activité des trafiquants du marché noir, soit pour une valeur de $500,000,000.Tout porteur de billets de 5,000 fr.i.ics qui ne pourra justifier leur provenance en sera dépouillé.La mesure va non seulement réduire les billets en circulation, mais enrayer l’inflation.La circulation fiduciaire française est actuellement d'environ 900 milliards, soit le double de celle de 1944 après la libération.M.Schuman a exhorté l’Assemblée Nationale à se prononcer d’urgence, de façon à pouvoir rouvrir samedi les ha lues, les agences financières et la Bourse.Ltftrg de Quéfeec M.Elysée ï hériault et nom drapeau Lt stul Canadian français à s'opposer au fleurdelisé — Des sottises doublement sottes — La répliqut de M.Wilfrid Bovey — Lt drapeau "Fleur.d'Elysée" (Suite à ta page trots! Québec, 29.— Nous croyons, avec des milliers d’autres québécois, que la province a bien fait de se donner un drapeau officiel et qu’elle a doublement fait de choisir comme emblème le fleurdellaé.Tout le monde n’est pas tenu de partager notre avis.11 n’est pas interdit de critiquer le choix du gouvernement, de ne pas arborer le drapeau de Québec .Même de ne pas le regarder, s’il ne nous plaît pas.Mais de là à l’insulter, à dire à son endroit des choses regrettables, il y a une marge que la décence la plus élémentaire devrait nous empêcher de franchir.Un certain conseiller législatif du nom d’Elysée Thériault, a franchi hier cette marge et il sera désormais connu comme étant le seul csnadlen-français occupant un poste de commande à s’être érigé contre notre drapeau.Tout conseiller législatif qu’il est, M.Thériault a dit des sottises; des sottises doublement sottes parce qu’elles rte sont nullement conformes aux faits.Mais souffres d’abord que nous vous présentions le personnage.M.Thériault est conseiller législatif depuis le 23 avril 1929, pour la division de Kcnnehec.Son accession au confort bien-rente de la Chambre rouge était la récompense de Quelques varies campagnes politiques pour le parti libéral, de ses services comme secrétaire d’un ministre.Et peut-être aussi de quelques démêlés avec M.Alexandre Taschereau, qui n’étalt pas hostile à l’idée de "placer” cet ami encombrant.Depuis qu’il est conseiller législatif, M.Thériault a été successivement libéral, membre de l’Action Libérale Nationale, membre de l’Union Na-< tionale.puis de nouveau libéral.M.Thériault a tait un discours hier après-midi au Conseil, “il était naturel l’.°nnidation du décret 180 du ’!nis!',rc du revenu national qui " crm et l’entrée libre, au pays de rertains plans 'd’ingénieurs.La voix du Papa L’Eglise doit avoir toute liberté d’action CITE DU VATICAN, M.(R*ut#r) — La luit* spiritually à lactuoli* 1« moud» doit loir* lac», t»l fui 1» iu|»l du discoun du Pap» lor* d» la r»c»ptioa FHES/fO, Californie, 29.(A.P.) — On a retiré aujourd'hui du Canon d» °»* l»ttr»» d» creance du nouvel ambassadeur de Salnt-Doralnque, Robert de Los Galos, le» 32 cadavre» de» victime» d’une tragédie aérienne au cour» de PradeL laquelle un avion e eet écrasé et a pris leu dan» la journée d'hier.'Tl nous lout des intention» claires et des champion» décidée pour donner Les autorités de l'aéronautique civile ont entrepris des recherches afin un nouvel aspect moral à l'humanité.Vision claire et conduite ferme, ce sont de déterminer les causes du sinistre qui coûta la vie à 28 mexicains, trol» les exemples éternels que Dieu nous a donnés en créant 1» monde.L'Eglise membres d'équipage et un membre du service de l'immigration américain», est la seule autorité capable de faire appliquer ces régies; son action s'étend Les témoins déclarent que l'un des moteurs prit feu, et que l'aile gauche au monde entier, sans distinction de race ou de forme de gouvernement." se détacha de l'appareil gui s'abattit en flammes.L'avion était >*jé par le j "Cependant, pour que l'Eglise puisse mener sa tâche à bonne fin, il service de l'immigration à une compagnie de transport, le président d» cette Importe qu'elle ait toute liberté d'action dans les diverses nations; cela slgnl- 'C-47" disparu depuis 36 heures avec à son bord frais femmes et deux enfants Au congrès du papier Nouveau président d la section technique Election de M.F.J.Giffen et du bureau do direction — Remise de prix — Progrès divers Les collaborateurs canadiens désirent collaborer le plus étroitement avec les ouvriers et les _ gouvernements afin d’augmenter compaqnl» a déclaré que l'appareil avait été acheté dan» un lot d» surplus à son plus haut degré le volume '*• l'ar“*® *1 était pratiquement neuf.de l’emploi et de la production I,e* Mexicains »• rendaient au camp de déportation de El Centro, pour “1J des raisons diverses.Tous étaient des travailleurs agricoles, * * * FRANCFORT.29.(A.P.) — Les patrouilleurs de l'aviation américaine stationnée en Europe se mettront aujourd'hui à la recherche d'un C-47 dont on est sans nouvelles depuis 36 heures.Trois femmes et deux enfants se trouvent à bord.L'avion d» transport C-47 est disparu alors qu'il volait de Istres en Franc» à Udlne, en Italie.Au cours d» son itinéraire il devait survoler la Méditerranée.Les quartier-généraux d» l'Aviation ont dit qu'ils n'ont pas eu d» nouvelles de l'avion depuis son départ de Istres à 11 h.37 aan.mardi.Les femmes et enfants sont sujets américains.Ils sont arrivés en Europe samedi, des Etats-Unis.Des représentants de l'Aviation ont exprimé leur crainte que l'avion soit tombé dans la Méditerranée.et réduire par ce moyen le coût de la construction.La chose sera possible en augmentant et en améliorant les centres d’apprentissage actuel* et en permettant la venue au pays d’immigrants qui pourront remplir divers emplois dans l’industrie de la construction.L’Association demande au gouvernement fédéral et aux industriels canadiens de faire tout en leur pouvoir pour accélérer la production de matériaux canadiens qui remplaceront sur nos marchés les produits américains.Une demande sera aussi adressée aux différents gouvernements, leur enjoignant de continuer à remettre à plus tard la construe txon d’édifices non essentiels pour permettre d’aborder l’in dustrie, de répondre aux be soins les plus pressants, Une proposition présentée par M.Albert Deschamps, de Montréal, dit qu’il est d’une nécessité urgente pour le peuple canadien que les gouvernements fédéral et provinciaux en viennent à une entente sur les différentes questions relatives à la taxation, au bien-être social, au développement des ressources naturelles et à la question de logements à prix minime.La résolution ajoute qu’à moins d’une entente faite sur une base de sacrifice mutuel et de coopération, la situation économique du Canada sera en danger à cause de l’incapacité dans laquelle les hommes d’affaires se trouvent de connaître les intentions des gouvernements sur ces questions.H» liberté de l'enseignement, liberté de recrutement du clergé et d'apostolat liberté sociale des prêtres et de leurs relations avec les familles chrétiennes dans une collaboration pacifique avec les autres citoyens: c’est seulement ainsi que s'effectuera le progrès moral des peuples et la défense des valeurs vitale* de fol et de vérité." Au Cercle L’autorité paternelle et.(Suite de la 1ère page) raisons très graves, qui n’exis-tent pas dans le cas présent.Al.Fernand Choquette, député de Montmagny, a ensuite fait un excellent exposé de la question.Lu 1923, dit-il, le gouvernement, après consultation avec les autorités religieuses, a adopté une loi générale de l’adoption.Le principe fondamental de cette loi c’est qu’il ne peut y avoir d’adoption tant que les parents vivent et sont sains d’esprit.La seule exception prévue est en faveur des grands-parents du conjoint décédé.Si le cas qui nous occupe actuellement avait été juste et moral, on l’aurait prévu dans la loi de 1923.Il n’y a pas une législature, dit-il, qui voudrait prendre la responsabilité de rompre le lien moral qui unit le père au fils et le fils au père.En permettant l’adoption dont il est ici question, le père perdrait tous ses droits et n’aurait plus aucune obligation envers ses enfants.Les enfants ainsi adoptés seront considérés comme ayant toujours été les enfants de ceux qui les auront adoptés et ils ne devront ni honneur, ni respect à 1 auteur de leurs jours.Dans le cas actuel, a-t-on consulté les enfants?Ou, s’ils sont trop jeunes pour exprirrter leur avis, a-t-on réuni un conseil de famille pour les consulter sur l’attitude du père?Ces enfants ont-ils des ascendants qui peuvent les prendre à leur charge?M.Choquette conclut en disant que “c’est la loi la plus immorale qui ait jamais été soumise à une Législature”.M.Duplessis Le premier ministre a quelque P*tt diminué la force des arguments de l’opposition libérale en déclarant, et en prouvant que “ces purs, ces défenseurs de grands principes” (ce sont ses propres paroles) ont addpté dans le passé des lois analogues, particulièrement en 1942 et en 1944, dans ce dernier cas la loi ayant pour objet de faire adopter CADEAUX BIJOUX montres diamants JOAILLIER 1658 #st, MONT-ROYAL AMhcrst 2618 un enfant “par une vieille fille”, alors que le père vivait encore.L’intérêt ties enfants, a-t-il ré pété, c’est d’avoir un foyer.Si leurs parents adoptifs n’étaient pas catholiquès, ou «’ils avaient mauvaise réputation, je me rendrais aux objections de l’opposi tion, mais tel n’est pas le cas, au contraire.“L’opposition, dit-il, manque de sentiment humanitaire en fai saut de la politique sur le dos de petit* enfants de cinq oh six ans ’.Ces dernières remarques ont été accueillies par des cris de désapprobation cher les libéraux.L’atmosphère devenait orageuse et l’on s’interrompait “à tour de bras’’ d’un côté et de l’autre “Démagogie”, criaient les libéraux.“Petite politique”, répliquaient les ministériels.M.Choloult Le député de Québec-comté, M.René Chaloult, a tenté de ramener de l’ordre dans la discussion.“Il n’y a pas lieu de passionner le débat, dit-il, car dfune part le bill du gouvernement est incontestablement sympathique et d’autre part les objections de l’opposition me paraissent sérieuses”.N’y aurait-il pas lieu de renvoyer le bill au comité des bills publics et de nous laisser le temps de consulter les autorités compétentes sur l’aspect moral de la question?Nous pourrions alors nous prononcer avec beaucoup plus de certitude.M.Laurendeau M.André Laurendeau prend la fiarole.J’ai écouté attentivement es divers arguments apportés de part et d’autre, dit-il.Le premier point sur lequel je veux insister c’est que ce ne doit pas être un mouvement de sensibilité qui décide de la question.De plus, le problème que nous étudions touche de très près au droit moral, car il s’agit en dernier ressort de savoir si on peut renoncer à la puissance paternelle.Les précédents qu’a invoqués le premier ministre ne prouvent rien, si ce n’est qu’ils affaiblissent sensiblement la position de ceux qui les ont poses.Je me rallie à la suggestion du député de Québec-comté de renvoyer le bill au comité des bills publics pour que nous ayons le temps de faire enquête, car nous touchons à l’institution la plus sacrée qui soit, à la famille.Je voudrais m’informer davantage avant de voter, dit-il.Le divorce Il me semble, d’autre part, qu’il y a analogie entre le problème soumis à notre attention et le divorce.Je dis bien analogie et non pas similitude.Il n’est évidemment pas question ici de l’aspect religieux du mariage, du fait que, pour un catholique, le mariage est un sacrement, mais du point de vue du droit naturel.Il pourrait sembler dans certains cas, à la lumière de la stricte sensibilité, que le divorce soit Justifiable.Il y a des cas pitoyables où certains conjoints, par exemple, sont liés jusqu’à leur mort à une personne dégradée ou encore aliénée.Au point de vue sensibilité humaine le divorce paraîtrait justifié, mgis il ne faut pas y songer, car ce serait ouvrir la porte à tous les abus.Sommes-nous en présence d’un cas analogue?La morale est rigide et quels que «oient les “L’Enseignement secondaire devrait accueillir les laïques” Les progrès de la faculté des lettres — Les tendances de la jeunesse française "Nous savons trop les spcriflcee que l'Eglise s'est Imposés et qu'elle s'impose encore pour la déiense d» notre culture, pour diriger nos critique» contre nos maisons d'enseignement secondaire.Mais il n'en reste pas moins ?rat que, pour former une véritable élite Intellectuelle, la participation des laïques à l'enseignement secondaire cet nécessaire.Certains collèges accueillent de jeunes proleeseurs laïques, mais Us ne peuvent leur servir des traitements convenables.Ce serait le devoir de l'Etat de verser des subsides spéciaux aux collèges qui recevraient des professeurs laïques.Telle est l'importante déclaration que faisait M.Raymond David, président des étudiants de la Faculté des Lettres d» l'Université de Montréal à un dîner offert, hier soir, aux professeur* d* ceil* facultué.L* doyen, M.1* chanoine Arthur K delecu, a rappelé les progrèe accomplie par la Faculté des Lettres depuis quelques années et a assuré les étudiants que bientôt elle serait i la tête de toutes les facultés.M.Armand Hoog, profsssesr d* littérature è la Faculté de* Lettres de rUnlveretté de Strasbourg, critique et écrivain, était le conférencier Invité.Avec une remarquable sincérité et «n accent profond.M.Hoog a Indiqué quelles étalent les tendances actuelles d» la Jeunesse française et a détruit quelques histoires ridicules que l'on raconte sur elle.La génération d» 1925-30 né» à une époque d» grand» platitude, a connu la crise et la guerr*.S'il est vrai qu'elle est sombre, c'est qu'elle lutte contre un "complexe de captivité." Mais la jeunesse française n'est pas pessimiste et H est faux, com me on a voulu le faire croire, qu'elle ¦e compose surtout de sa sous et de trafiquant» du marché noir.EU» sait que la culture occidental» est m» cé» de toutes parte et elle cherche avec anxiété mais avec courage les moyens d» sauvegarder des valeurs spirituelles qu'elle sait Indispensables à l'humanité.Ce n'eet pas une Jeunesse qui demande que l'on s'apitoie sur elle, elle accepte sa lourde lèche et ne désire que de la sympathie.Jamais peut-être, la jeunesse franaçiue n'a donné autant d* mot Me de ok eu elle.Avalent prie pkie* è la table d'honneur, outre M.Hoog et 1* doyen de la Faculté, M.E.Triât, consul général de France, M.Stevenster, consul de Hollande, Mgr Olivier Maurault, recteur de l'Université, M.Jean Hon-pert, secrétatr» d» la Faculté, M.Raymond David, président de# étudiante d» la Faculté des Lettres et M.Jean Décarie, président de l'AGEUM.Ce dîner était offert aux prnfeeeenm & l’occasion de kr fêle de saint From çoie de Sales, patron do la Faculté des Lettres.Lettre de Québec (Suite de la première page) dira de toute sa voix de stentor qu’il est “nationaliste”' Faut-il feuilleter icd J.t pages de notre histoire, ou indiquer quelques-uns des événements le« plus glorieux qui ont eu lieu à l’ombre du fleurdelisé en terre canadienne pour contredire M-Theriault?Cela n’est même pas nécessaire, car les colères de tous les Thériault du monde ne pourront jamais enlever une seule ligne à notre histoire, ni d’ailleurs à celle de% la France, II a aussi déclare que le gouvernement, en adoptant le fleurdelisé, posait “un geste trèa indélicat à l’égard des minorités de la province de Québec”.Iro-ni des choses, c’est un Anglo-Canadien, le conseiller législatif Wilfrid Bovey, qui a donné 1* réplique à M.Thériault sur ce dernier point.“Il eût été assex difficile, a-t-H dit, de représenter sur le même drapeau, les Anglais, le* Irlandais, les Ecossais, etc.Il faut d’ailleurs se rappeler le drapeau de la Nouvelle-Ecosse qui ne représente que les Ecossais.C’eet très juste.“Je souhaite la plu* cordiale bienvenue au drapeau de la province de Québec.Ce drapeau ast un symbole.J’espère que dan« tout le Canada, ce drapeau sera considéré comme le symbole de mouvements du coeur, on ne saurait y porter atteinte.Autres opinions D’autres députés ont exposé leur point de vue.M.Henri Drouin, député libéral d’Abitibi-Est, a dit qu« le bill prive définitivement le père de l’occasion de reconnaître son erreur et de se racheter.M.Jacques Dumoulin, député de Montmorency, dit que le gouvernement “donne un mauvais exemple” et que les mauvais exemples sont suivis beaucoup plus facilement que les bons.Dans le même ordre d’idées, M.Guy Roberge, de Lotbinière, a déclaré que l’Assemblée législative sera inondée de bills de cette nature si le projet de loi est voté.M.Albert Lemieux, de Beau-harnois, suggère la formation d’un comité spécial de la Chambre pour étudier à fond chaque cas d’adoption en marge de la loi générale.Le vote a finalement été pris, •vecie résultat que l’on sait.MM.Chaloult et Laurendeau, conformément à l’attitude qu’ils avaient prise en affirmant qu’ils n avaient pas les données suffisantes pour porter un jugement définitif, se sont abstenus de voter.la survivance.’* L’attitude de M.Bovey, est d’ailleurs conforme à celle du “Montreal Star”, de U “Montreal Gazette” et d’autres journaux anglais, qui n’ont pas trouvé, loin de là, que le gouvernement se soit montré “indélicat” envers la minorité.M.Thériault s’est porté à la défense de gens qui n’étaient pas attaqués et il Ta fait en éclaboussant un drapeau qu’il devrait, lui le premier, à titre de conseiller législatif, respecter et faire respecter.Il a demandé ce qui arriverait si le gouvernement canadien adoptait le drapeau de Wolfe comme emblème du Canada, pour se venger de notre province qui a choisi le drapeau de Carillon.Tous les gens «érieux comprendront qu’il y a une différence immense entre un drapeau provincial, qui rappelle les “origines” de cette province, origine* françaises dans notre cas, et le drapeau de notre pays, qui doit rallier les gens de neuf provinces différentes, d’origines ethniques différentes, d’aspirations différentes.M.Thériault, a donné hier un exemple regrettable, qui le catalogue définitivement.“La blague du jour.” Finissons sur une note gaie.Depuis le discours de M.“Elysée Thériault, il est question, à Québec, de changer le drapeau “Fleurdelisé” pour le drapeau “Fleur .• d’Elisée.” L’organisation de l’Allemagne occidentale Francfort, 29~(AJ?.) — Le plan anglo-américain d’une administration bizonale suscite des critiques, à la fols de la part de la France et de la part des Allemands.Les autorités anglo-américaines ont exposé leur projet aux dirigeants allemands, mais ceux-ci sont opposés à la nomination d un chef allemand de l’administration bizonale, car “ses pouvoirs seraient trop étendus, et rappelleraient la dictature hitlérienne”.Les grèves affectent 1,200.000 ouvriers dans la zone américaine et 3,200,000 dans la zone anglai-se.A Munich, des centaines d’étudiants juifs ont fait une manifestation contre le comité américain de distribution de secours aux Juifs, et en ont brisé les meubles.Ils se plaignent d’une réduction de leurs allocations alimentaires (ils touchent de 2,550 à 3,250 calories par jour, assurées par une organisation internationale; les Allemands ne touchent que 1550 calories, et non sans les plus grandes difficultés; la ration normale pour un sédentaire est de 2,500), Le tramway La ville de.demandera un délai La Commission des tramways tiendra une autre séance demain matin — M.J.-M.Savignac demandé la convocation immédiate d'une séance spéciale du conseil pour discuter les bills ministériels relatifs à la "Montreal Tramways", au logement et à la Commission métropolitaine La Commission des trarawayi tiendra une nouvelle séance, demain matin, en ses quartiers de la rue Craig.Elle entendra derechef les municipalités concernées dans la question de l’aug.mentation des tarifs.A la réunion du 20 janvier, les autorités montréalaises avaient demandé mn nouveau délai afin d’obtenir des renseignements supplémentaires de la part de la Commission et d’examiner les pièces fournies par cette dernière.L* ville de Montréal demandera un délai additionnel demain matin pour lui permettre de compléter son dossier et de “digérer” les documents relatifs à la "Montreal Tramways” transmis par la Commission Cusson.De son côté, le conseiller J.-M.bavignac, adresse une lettre au Comité exécutif dans laquelle il réclame la convocation immédiate d’une séance spéciale du Conseil municipal pour discuter les trois mesures ministérielles présentement devant la Législature et auxouelles les contribuables montréalais sont intéressés au premier chef.Ces trois projets de lois ont trait au Tramway, à la Commission métropolitaine et au logement.Voici le teste de 1« lattre de M.Savignac i La lettré de M.SavigM« Montréal, le 29 janvier 1948 Monsieur le Président et Membres du Comité exécutif, Hôtel de Ville.“Messieurs, “Permsttez que je soumette le* faits suivants, "D T a actuellement devant ht Législature, entre autres, trois projets de loi: a) Bill du Tramway de Montréal, (Commission d’enquête); b) Bill concernant le logement; c) Bill de la Commission métropolitaine concernant le logement et le transport.“Montréal est intéressé au plus haut point dans ces trois projets de loi et le Conseil de ville n’en sait rien officiellement si ce n’est que par les journaux.“Il faudrait, de toute nécessité, que ces trois projets de loi soient soumis pour discussion au Conseil de ville de Montréal avant leur adoption.“Les membres qui représentent le Conseil de ville de Montréal doivent connaître quelque chose des besoins et des griefs de la Cité et de ses contribuables.“Il semble injustifiable que l’on puisse laisser adopter des projets de loi qui engageront les intérêts de la Métropole sans qu’elle puisse être consultée.C’est pourquoi je demande à ce qu’une séance spéciale du Conseil soit convoquée sans délai par 1* Comité exécutif pour soumettre au Conseil de ville de Montréal ce» projets de loi avant leur adoption, autrement, je considérerai tout cela comme un abus de jvouvolr contre lequel je proteste."Ventilez me croire, 1 Votre tout dévoué, J.-M.SAVIGNAC, Conseiller.” L'exposition d'orgq ¦3 \ laines femmes très actives sont est, rue Sherbrooke.Le co’fé-I cependant obèses, eicr, M.Roger Duhamel.Ira .-ra i Lorsque poire poids vous pale sujet suivant: “La Société St- irait anormal ou que vous gros-Jean-Baptiste el son oeuvre.” | sissez brusquement, sans raison Réunions de la Société Saint-Jean-Baptiste Section Immaculée - Conception: Assemblée régulière, ce soir, à 8 h„ au numéro 4242, rue Papineau.Section Càme-Cherrier: Réunion mensuelle, vendredi, 30 janvier, h 8 h.15, à la Fédéra'.ion Si voué cketckez petit poiaà U apparente, le plus sage consulter votre médecin.est de CA ET ta LA CONDENSEE V „ pronouMO'1® A r • & î»C etalr^ j.otQno" '° onC*‘ .un.Inw' .loi»»** d.So«P« ° CoUvr.x *’ * «• »-'"vvn?o«p^ •’ "oB “"“u» \49un'** ' 4«n*4* le, murmura-t-elle.Regar-dez-la, beau chevalier.Il secoua rudement la tète.Ga-leran s’avança en baissant les yeux mais Viviane voyait luire quand même un feu de colère.Il appela les chiens et frappa joyeusement Gerbert à l’épaule.— Arrêtons la chasse; je dois revenir au manoir, s’écria-t-il d’une voix rauque.Ce premier soleil me trouble le sang.— La sueur mouille votre front, dit Gerbert, c’est la faute du chaperon de drap noir que vous portez depuis quelque temps et qui vous masque en partie la figure.— Je dois le porter, mon cher compagnon; il cache un peu d’onguent dont je veux guérir une plaie légère.Gerbert s’éloigna sur la rouh: de Yillemoateil et jeta des cris d’amitié.Juchée sur sa jument blanche, Viviane suivit Galeran qui chevauchait en silence à la lisière des bois.Il éperonna son cheval qui fit un violent écart, et revenant soudain vers elle, il la regarda fixement.Elle ne put maîtriser un cri: — Oh! que vous avez les yeux tristes! Us sont plus tristes que la tristesse.— Je ne suis pas triste; je souffre seulement de connaître le poids du monde.L’homme peut le trouer comme un ver une simple pomme, mais, quand il Ta percé, où tombe-t-il?— Ecartez ces pensées qui vous troublent.Depuis la mort de Cragnasse, vous avez perdu votre gaieté.Il ralentit l’allure de son cheval et dit avec un secret tremblement: — Eh! oui.11 me manque.Peut-être sa mort est-elle pour moi une malédiction.Je le craignais vivant, je le redoute davantage, mort.— Pourquoi c»s rêves lugubres?— La raison mesure le visible et le palpable.En ce monde, elle a bien souvent le nez long et si elle a des doigts, elle e permission de les mordre.Elle se mit à rire afin de dissi- per une confuse terreur à la vue du chaperon noir qui recouvrait à demi le visage contracté- Il leva la main en signe de douleur et de mépris.Ils entrèrent ensemble dans U cour d’honneur.— Laissez-moi, dit-il avec rudesse.Je dois bien tenir mon rôle.Il courut à la salle d’armes, où Chabot dormait du sommeil pesant des ivrognes.— Debout! cria-t-il.Debout! sac à vin! Chabot se souleva péniblement et laissa retomber sa tète lourde contre la muraille.— Debout! — Dieu lui-même m’ordonnerait de me pointer sur les jambes, je serais forcé de désobéir, et de rester couché sur notre mère la terre, bredooilla Chabot.Monseigneur, vous me faites fieur avec ce chaperon noir sur a figure! Qu’est-ce que vous cachez?Montrez votre belle peau au soleil.C’est du mal que vous avez, il faut vous soigner, sans offense.Un seigneur peut être malade comme un manant et un manant comme un seigneur.Un mouton comme un sanglier.Un petit moineau comme un vautour.Sans offense.Que tous les saints du paradis vous protè-genU.C’«*t üüaJjut oui le dési- re.Tl est couché, mais son esprit veille.Son âme est debout à la place de son pauvre corps!.Quand j’ai bu, monseigneur, ie suis fier comme si j’avais tout le manoir de Porat dans le gosier .Sans offense.Je mourrais si je ne me saoulais à mort, deux fois par mois.Ça tue le« puces et les poux en dedans.Pardonnez.Lavez-vous la figure au vin rouge, monseigneur.C’est bon pour tout, le vin rouge.Sans offense.Il faut vous soigner.Sans offense.Galeran leva sur la trogne bredouillante un talon éperonné; il brûlait de la labourer à coups de mollettes de fer, mais il quitta la salle en courant, harcelé d’angoisse.Ecartant les bonnes gens qui voulaient l’entretenir de leurs affaires, il alla frapper au réduit du comte Richard.Une voix faible lui répondit: il entra dans l’ombre que retenaient les volets mi-clos.Unq grosse chandelle grésillait auprès du petit lit de sangles comme au chevet d’un mourant.__ C’est donc toi, souffla le comte Richard.J’ai pris seulement un bouillon de poulet, depuis ce matin et mon estomac en est alourdi.Peut-être prendrai-je avant la nuit un oeuf à la co-escorté d’une EPmme rei- nette., Moi qui mangeais bravement une épaule de mouton rôti, tu me vois gisant comme Job sur le fagot du malheur.Comment vas-tu?Quoi de nouveau?Parle un peu dû monde que j’ai quitté.Parle pour me faire souvenir que ie fus un bon vivant.Approdbe-toi davantage, ma vue baisse.Pourquoi portes-tu ce chaperon noir?Il m’effraye.Il assombrit ta belle jeunesse.Tes yeux flambent comme ceux d’un loup.Aurait-on manqué à ta puissance nouvelle?Viens-tu demander protection?— C’est de moi-même que je souffre.Je couvre à demi ma figure pour cacher un ulcère qui tarde à guérir malgré les onguents.Nul ne connaît encore mon mal que moi-même- A présent, Je crains de terrifier Viviane, elle s’étonne de mes allures; et j’ai dû coucher sur le« dalles, tout habillé, sur un matelas de laine.Je lui dis que j’ai des lubies et que je porte par caprice un chaperon noir.Le mal me tient depuis plus d« trois mois, il ne cède guère.STI s’efface un peu, Il reparaît avec plus de force.La fièvre s’allume au fond de mes oe.Et je «tris triste.La comte Richard ae draasa sur k grabat an agitant «as braa amaigris: — Ah! je ne suis pas étonné! Depuis que mon cher Cragnasse nous a quittés pour toujours rien ne peut aller des quatre roues.Il nous protégeait.Mais, coura- fe.La saison printanière fait clore de méchantes fleurs.Approche-toi.Prends la chandelle, et montre-moi, de tout près, ton mal.Ecarte bien le drap noir.Avance encore.Cette plaie est laide.Peut-être Tonguent Tenvenime-t-elle.On dirait que tu as peur.Est-il vrai que tu as peur?— C’est vrai.__ J’ai peur, moi aussi.J’ai peur pour toi.As-tu consulté en secret quelque médecin?L’onguent exhale une fâcheuse odeur.J’ai idée qu’il change en brimborion en horrible ulcère.Eloigne-toi de mon grabat, je t’en prie- Mais garde courage.Le coeur me tourne.Je suis faible.Je m’affole comme le feu de cette chandelle.Galeran rabattit le chaperon noir et dit cu’il portait au corps d’autres ulcères.— Ton sang travaille.J ai souffert, moi aussi, de ces maux, dans ma jeunesse.Bois moins de vin «t délaisse les viandes noires.— La nuit, de grand* édaira de douleur me traversent.pris froid, tu au- |>: ras dormi sur la terre humide.— Tu auras — Je venais vous demander conseil.11 faut que je guérisse vite, je sens la nuit me monter à la cervelle.Je ne peux plus retenir des cris.Le comte Richard joignit les mains: — Si Cragnasse était présent en chair et en os, il saurait nous tirer d’embarras.Une parole de sa bouche valait plus que toutes le* miennes.— Ne plus douter, ou mourir, dit à voix basse Galeran.—Alors, n’attends pas davantage.Pars, dès demain, pour Poitiers.Tu prendras ton meilleur cheval.Va frapoer à la maison du grand Aldebert, le célèbre médecin, connu à cent lieues des seigneurs et des mendiants.Reviens sans retard porter sa sentence.Il te dira de quel mal tu souffres, il te donnera les vrais remèdes.Une chauve-souris voleta dans Tombre et coupa la flamme de la chandelle.Ils restèrent un moment sans parler.Une raie de soleil rougeoya entre les volets et s’éteignit è smtmr* , V SPECTACLES ET MUSIQUF LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 29 JANVIER 1948 la Municipale présences dans las salles ont diminué sensiblement — Les réinscriptions d'abonnés augmentent, cependant — Les mois où les Montréalais lisent le plus — Ouverture d'une succursale "centrale" En son rapport pour l’année 946-1947 que présente au Coini-é exécutif le conservateur de la )ibliothèque municipale, M.Léo-5aul Desrosiers note que durant ’année précédente, 245,900 per-onnes étaient venues à la Mu-icipale, tandis que pendant les louze derniers mois, 227,726 jersonnes sont venues consulter les ouvrages ou lire sur place.1.Desrosiers ajoute que les pré-cnces dans les salles ont dimi-ué sensiblement durant l’année lui vient de s’écouler.La dimi-ution la plus importante, soit ilus de 8,000, s’est produite à a salle des enfants.Seule la collection Gagnon a mregistré une légère augmenta-ion.Ce phénomène s’explique leut-être, fait observer M.Desro-iers, par l’ouverture de la suc-ursale de la rue Shamrock au ommencement du mois de sep-embre.“Les succursales doivent n effet, décongestionner la cen-rale, qui devait répondre autre-ois à tous les besoins de la ¦ille de Montréal’’.“Il est trop ôt pour se prononcer sur ce oint”, écrit le conservateur de a bibliothèque.Par contre, les inscriptions ’abonnés qui se chiffraient par 3,638 le 1er novembre 1946 ont maintenant de 17,579.Les romans Au chapitre des livres prêtés, c pourcentage des romans l’em-orte, toutefois.M.Desrosiers rote une légère diminution des ecteurs des livres de fiction.Quels sont les mois où les ontréalais fréquentent le plus a Municipale ou s’adonnent le lus à la lecture?M.Desrosiers épond: les mois de mars, octo-)re, novembre et janvier.Jan-ier et novembre viennent en ernier lieu.Succursale "centrale" M.Desrosiers annonce l’ouver-ure d’une succursale “centrale” la Bibliothèque centrale de la ue Sherbrooke, où le prêt des ivres se fera de la même façon ue dans les succursales.Les vo-umes sont placés sur des rayons utour de la pièce.Le public a ccès à ces rayons et se sert lui-ême.L’enregistrement des vo-umes se fait à la sortie.“Cette uccursale a été créée, note M.3csrosiers, pour répondre aux lemandes du public qui désire in système plus expéditif et plus atisfaisant que celui qui se don-ie actuellement h la Centrale”, -es livres sont déjà achetés et ca-nlogués.Ils sont placés sur les ayons.Cette succursale sera ou-ertc au public au début de dé-•embre.es anciens de l'A.S.F.X.Une grande activité règne ac-uellement au sein du Conseil de amicale des anciens de l’A.S.F.'.Il s’agit de la préparation des êtes qui marqueront prochaine-icnt le cinquantenaire de la ondation de l’académie St-Fran-ois-Xavier- En effet, dans le ours de l’année 1897, une ma-nifique école s’élevait au coin es rues Rachel et Parthenais et.29 août 1898, le Frère Théoas, des Frères de l’Instruction hrétienne inscrivait les pre-iers élèves heureux d’entrer ans un vaste édifice.Le Comité de l’organisation du inquantenaire fait un travail onsidérable afin de localiser si ossible tous les anciens élèves e l’académie.Il compte sur collaboration pour mener à onne fin ce travail difficile et stidieux.MM.Philippe Morel, oger Dame, Jean-Paul Vincent t le Frère Denis sont à la dis-osition des anciens; ne crai-nez pas de les déranger et met-z-vous en communication avec ux dès aujourd’hui.Lundi prochain, le 2 février, 8 h.30, tous les anciens sont vités à l’école où un magnifi-e programme récréatif sera onné en l’honneur des fonda-urs de l’école, c’est-à-dire, en honneur des anciens profes-urs et des anciens élèves des nnées 1898 à 1905.Anciens de t-François-Xavier, vous ne re-retterez pas d’être venus: a) festival, dimanche, le 1er fé-ier; b) à la soirée en l’hon-eur des fondateurs, lundi soir, 2 février.ompagne nationale de secours aux enfants Si le sang de millions de viornes fut la rançon de la victoi-; si le premier gage de redres-ment des peuples ruinés par la icrre réside dans les bras et les eurs, il reste que ni le sacri-ce des morty-ni le courage des irvivants ne sauraient suffire à tâche immense de la recons-•uction.Il manque un élément essentiel la solution du problème de la aix.Notre sympathie?Ce n’est ns avec de la sympathie qu’on éblaiera les ruines, qu’on ci-entera les pierres du monde de cmain.Notre argent?Oui.No-e argent qui servira à procurer es vivres, des vêtements, des vdicameots et du matériel sco-ire à plus de 400 millions d’en-nts d’Europe et d’Asie.La part du Canada dans cette ande oeuvre de solidarité hu-aine a été fixée à 810,000,000.et argent, qui sera recueilli par CCRU (Conseil canadien de la construction par l’Unesco) et T.\AC (Campagne des Nations nies pour les enfants) au cours une campagne commençant le février prochain à travers tout Canada, sera entièrement dé-nsé au Canada et les produits nsi obtenus distribués au delà s mers sous la surveillance organisme* canadiens.La course Taschereau Voici quelques instructions en marge de la 13e course de descente annuelle Taschereau, une j importante épreuve de ski qui sera disputée dimanche le 1er février, sur la piste Taschereau au Mont-Tremblant.Ce concours I est organisé par le club de ski St-Jovite et sanctionné par la zone de ski laurentienne.Eligibilité Clan Cette course est pour les amateurs “seulement” et est ouverte aux membres de clubs appartenant à l’Association canadienne de ski amateurs ou filiales dans les pays étrangers.Les concurrents seront classifiés comme suit: juniors, dames, hommes B et C et vétérans.La classe senior comprendra les concurrents qui auront atteint leur 18e année le 1er janvier 1948 et les vétérans leur 32e année à la même date.Les concurrents juniors devront obtenir une permission écrite de leurs parents.Carlas i sons ai amateur Celles-ci peuvent être obtenues en s’adressant au comité de ski de la zone laurentienne, B.F.221.station B.Montréal.Les cartes pour juniors sont de 50 cents, seniors $1.Obtenez ces cartes à bonne heure.Avis important aux concurrents Les numéros seront donnés au “chalet des voyageurs”, à partir de 8 h.30 a.m., le matin de la course.Le café sera servi aux concurrents à la cabine “White Peak”, située sur le sommet du Mont-Tremblant.M.J.B.Ryan offre gratuitement aux concurrents l’usage des deux monte-pentes avant la course, et l’ascension devra se faire après 8 h.30 a.m.Non rosponsabl* Le club ne se tient responsable d’aucun accident et toutes les entrées sont acceptées avec cette entente.Officiera ad« la courte Présidents conjoints: Jules Cartier et J.-L.Bédard; secrétaire, René Giroux; juges, H.Blais, Jean Taché; chronométreurs, G.Beattie, L.Lindsay, Paul Ramage, Luc Lachapelle; aides chronométreurs, R.Taché, E.Fortier, L.Paquin; ambulanciers, J.-P.Meilleur, John O’Keefe; téléphoniste technicien, J.St-Louis; autres officiers, J.Léveillé, G.Cook, G.Richer, Gabriel Lajeu-nesse, Paul Fortier, J.-P.Aubin, Mlles J.Jetté, J.Paquin.Bientôt a récran."Jofrol" un acte de Pierre Grenier d'aprèt une nouvelle de Jean Giono.’Tes Compagnons ont parfaitement réussi à créer une atmosphère, une ambiance.' disait la critique de Québec.Ce petit acte rempli d’émotion est à l'affiche des "Variétés Dramatiques" qui débuteront au Gesù le 31 Janvier prochain.JOUR HISTORIQUE 1 POUR R1GAUD Ils voient la mort de près Les Trois-Rivières, 29 (D.N.C.) — Mme J.-Albert Paauin et ses quatre enfants ont éenappé à la mort de près, une fournaise à clef défectueuse ayant répandu le gaz dans leur demeure de la rue St-Vallier.Le père était absent à ce moment-là, remplissant ses devoirs de militaire de la réserve au manège militaire.Vers 9 h., lundi soir, Mme Paquin, qui s’était mise au lit immédiatement après le souper, a éprouvé en se réveillant une profond malaise.Elle s’est rendue en titubant au téléphone pour atteindre, si possible, son mari au manège.Mais la ligne était toujours occupée.Comme le malaise de Mme Paquin augmentait toujours et qu’elle s’affaissait sur le plancher, elle a communiqué avec l’opératrice du téléphone.Mlle Marie-Rose Brouillette, chef opératrice, était à ce moment-là en devoir.'Elle a aussitôt appelé le médecin, M.le Dr Gérard Mayrand, les policiers «t une voisine, Mme Elmer Lamarche.Il était temps.Quand Mme Lamarche a 1 éné-tré avec son gendre et sa fille, M.et Mme Bill Brosseau, dans la demeure de la famille Paquin, Mme Paquin était tombée sur le lit de sa fillette et paraissait sans vie.M.Albert Paquin, qui nous a raconté ces faits, a trouvé sa femme et ses quatre enfants chez Mme Lamarche après qu’on eut réussi à l’atteindre au manège.Le Dr Mayrand avait pu ranimer Mme Paquin, et les enfants qui se portaient assez bien.Les enfants Paquin sont André, 10 ans; René, 8 ans; Ethel, 5 ans, et Nicole 20 mois.M.Paquin a exprimé sa vive reconnaissance pour tous les dévouements qui ont concouru à épargner un grand malheur à sa famille.Il remercia en particulier les membres de la famille Lamarche et la téléphoniste, sans l’interventir" de laquelle Mme Paquin et ses quatre enfants auraient sans doute succombé à l’intoxication.La fournaise à clef défectueuse est sise dans la cave.Un plombier a constaté le trouble et a fait les réparations immédiatement.Troisième dîner politique de l'Union nationale Le troisième diner-causerie de la Jeunesse de l’Union nationale du district de Montréal est fixé au lundi soir, 23 février prochain, à l’hôtel Windsor.L’invité d’honneur en sera M.Antonio Barrette, ministre provincial du Travail, et le conférencier M.Roger Duhamel, journaliste, ancien président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Plus de 600 convives participaient au premier diner-causerie politique de la Jeunesse de l’Union nationale, et plus de 700 au deuxième.On s’attend à une assistance encore plus nombreuse au troisième.L’Organisation Centrale de l’Union nationale recommande donc aux intéressés de bien vouloir retenir immédiatement leurs billets, en appelant HA.8097, ou en écrivant à Me Gaston Pouliot, 477 Saint-François-Xavier, MontréaL Rigaud, 29 — C’était un grand jour, hier, dans notre petite ville de 3,500 âmes, à l’occasion de l’ouverture officielle de la nou-I velle manufacture Glassford, en activité depuis quelques semaines.La Chambre de commerce de Rigaud avait, en effet, invité le vice-président de la région est du Pacifique canadien, M.N.R.Crump, à présider à l’ouverture officielle de cette fabrique.Une nombreuse délégation de fonctionnaires supérieurs du C.P.R.l’accompagnait.A l’arrivée du train de M.Crump à Rigaud, au début de l’après-midi, une foule de plusieurs centaines de personnes était massée sur le parc de stationnement de la gare pour souhaiter la bienvenue aux délégués.Les représentants de la Chambre de commerce et leurs hôtes montèrent alors dans des voitures, une quinzaine de carrioles traînées par des chevaux frin-guants, et l’on visita quelques manufactures de la ville, la Pretty Maid Dre: s Co., la Galibert Leather Co., puis la Glassford Co., la nouvelle industrie récemment installée dans notre ville- On fit ensuite le tour de la ville en carriole, au son des grelots et des clochettes, puis l’on se rendit au collège Bourget, où eut lieu la réception officielle organisée par la Chambre de commerce en l’honneur du Pacifique canadien.Partout, dans le collège — comme sur les édifices publics de la ville d’ailleurs — on pouvait lire cette inscription: “Jour du C.P.R.” Le président de la Chambre de commerce de Rigaud, M.A.-E.Robillard et le maire de la ville, le Dr Oscar Gendron, souhaitèrent la bienvenue à M.Crump.Celui-ci prit ensuite la parole et il déclara, dans un discours d’une vingtaine de minutes, que le Pacifique canadien désirait encourager le développement industriel au Canada, en dépit du sérieux handican de la hausse des prix et du coût de la vie.M.F.-A.Pouliot, gérant général du district de Québec au C.P.R.adressa également la parole.Il y eut ensuite réception à l’hôtel de ville, où l’on servit des rafraîchissements.Instituteurs foncttonnaltes Un arrêté en conseil vient d’être approuvé afin d’autoriser la nomination du premier groupe d’instituteurs aux externats indiens comme fonctionnaires permanents de la division des affaires indiennes.On attache une très grande importance à cette nouvelle phase dans les annales de l’administration des Indiens du Canada.La nouvelle du décret a été publiée aujourd’hui par M.J.-Allison Glen, ministre des Mines et des Ressources.La nouvelle politiÎS„ ^ i rigé par le député André Mutter, feu, 1 hebdomadaire h rance- S()n £rienUti(£ est fertne< u tra.se Pour un comité parlementaire des relations industrielles .„„„ _______ t l’hebdomadaire était le français.Tous en avaient à I vaille à la “réconciliation des donc des rudiments.De nos ; Presen.1a?t typograhiquernent fort ; Fran is„ e, jaide ouverte.jours, la presque totalité des per- men injuria le plus de gens mcnt p0llr \’amnittie- j>aj sous possibles, et le plus souvent ¦ sonnes un peu lettrées le parle couramment.Même dans les villages, on trouve des commerçants pour répondre aux clients en français.La dernière guerre a bouleversé la colonie française de Buenos-Aires.Les querelles entre pétainistes et gaullistes atteignirent un degré extrême et désagréable, un peu comme ailleurs et peut-être plus qu’ailleurs.On se rappelle que le gouvernement argentin fut le dernier gouvernement d’Amérique à cesser ses relations avec le gouvernement français, au moment de sa rupture avec l’Allemagne; ce fut d’ailleurs une simple constatation de non-relations, par suite d’une impossibilité de communications, et non pas une rupture fiour finir par disparaître, quand ’i ‘ QUEBEC, 29.(Par Pierre Laporte).— M.André Laurendeau, député de Montréal Laurier, a donné suite, hier, aux déclarations qu il faisait il y a quelques jours pendant le débat sur le discours du Trône.On se souvient que M.Laurendeau, après avoir insisté en vente à Montevideo et à Rio I sur l’imPortance croissante du prolétariat dans le monde et dans de Janeiro.Cest ùn évèneniem fcovin.«.* *“ dation d l!" cmnité parlemen- H'mc 1» i«.rnaiic.„» I mire (les relations industrielles, pour permettre aux ouvriers et aux patrons de faire connaître leur opinion sur les lois auxquelles ils devront ensuite se soumettre.Hier, le député de Laurier a inscrit la motion suivante au feuilleton de l’Assemblée législative: “Que cette Chambre exprime le voeu que soit formé, dès cette session un comité parlementaire des relations industrielles ou employés et employeurs pourront exprimer leurs vues avant l’adoption de toute législation ouvrière’5.Elle sera étudiée par la Chambre d’ici quelque temps.dans le journalisme.Le lecteur canadien connaît injure cessa d’être urgente.Et Buenos-Aires, où il se publie des dizaines de journaux étrangers, en allemand, en italien, en hébreu, en japonais, .que sais-je?.resta sans organe français! On fit alors des efforts pour conjurer des collaborations et j des fonds.Et France-Semaine j vit le jour, hebdomadaire digne ' .Le monde se rapetisse.Il ronde ce nom, qui diffuse honora- ; vient que certaines idées soient blernent la pensée française en proposées au-delà des frontières Argentine.H appert cependant nationales.^ Surtout quand les les yeux un numéro dont voici quelques titres: Veille d’armes à l’Occident, Printemps de la France.Un grand épurateur.Amnistie, revision, réhabilitation, Rien de neuf dans les prisons, Rôle du Portugal, Ne rien garder du holchevirme, Ne jugez pas, etc.C’est assez pour connaître l’atmosphère de ce jour- qu’un certain nombre de Français ressentaient encore un vide dans la presse locale.Une initiative remarquable vient d’être lancée, dont on ne saurait nier Thabileté et l’intérêt.L’hebdomadaire Paroles Françaises pa- formelle avec le régime fran- raît à la fois, depuis le 9 jan çaia.vier, à Paris et à Buenos-Aires.agences officielles sont plus discrètes qu’on ne le supposerait.Cet exemple de Paroles Françaises, je rêve que des Canadiens français puissent un jour l’imiter, publiant simultanément un journal à Montréal et à Buenos-Aires, Buenos-Aires, 21/1/48.f/sres fou* travaux do mice niquo.Matoun remis à neuf.RoetUicatioa do vilebrequin Réparation de proMee d'imprimerie.Ouvrier* tpiciaU-(é*.Fie*-vou* à nous ! LEFEB'I •H.ru* de Bullion Montreal N Voici ce que la Maison DES JARDINS vous offre en spécial pour les 2 derniers jours de sa grande vente.Les élégantes qui connaissent les caractéristiques des manteaux DESJARDINS profiteront de cette offre sans tarder*1 12 MANTEAUX SEULEMENT DE RAT MUSQUÉ (DOS DE CHOIX) Cm manteaux aont d« première qualité.Faits de peaux choisies et de confection soignée.C’est une offre vraiment exceptionnelle.JANVI DERNIERS JOURS CHEZ DESJARDINS 40 MANTEAUX DE Seal rançais (LAPIN TEINT) Cette offre extraordinaire de manteaux de Seal vous permettra de protéger vos manteaux plus dispendieux, lesquels vous comptez sauvegarder pour plusieurs années.N’oubliez pas, mesdames, que le Seal est i la fois chaud et durable et que cette superbe collection ne contient que des styles récents.VALEURS REC.DE $189 à $229 159 .00 495 Si nous tenons compte du prix actuel des peaux ces manteaux ne peuvent être mis en vente à un prix k.férieur à $600.00.MOUTON DE PERSE GRIS NAT=k,,E Rcg.$1095.pour * 705.1 MANTEAU 43” de longueur - STYI.E EVASE A 3 GODETS - TA IM.ES 32-34 95 n»o«=.uK aom«u.« MOUTON DE PERSE BRUN Rég.$ 895.pour # 505.1 MANTEAU — STYLE EVA8«< A 4 GODETS — TAILLES 3Z-34 coûtant verses.m LOUTRE RASEE (chat sauvage traité 2 MANTEAUX TAILLE 30 Rég.$ 425.pour $ 550.PECl^V MOUTON DE PERSE GRIS TAILLE 34 Rég.$1295.pour * 020.Aa mouton ,reuii, d'écu LAPIN (Long Poil! teint rat musqué.Rég.$ 159.pour $ 00.5 MANTEAUX farnll de MOUTON GRIS ou NOIR - RAT MUSQUE 30-32-34 CHAT SMNMÆ POUR $275.0® $375.00 SEAL FRANÇAIS (lopin teint) Rég.$ 259.pour $ 100.GARNI DE MOUTON DE PERSE OU D'ECUREUIL 10 MANTEAUX — TAILLES 30 A 3S LAPIN BRUN Il MANTEAUX Rég.$ 209.pour $ 170.TAILLES 30 A 30 CHAT SAUVAGE Rég.$399.pour #120.à SR 340.16 MANTEAUX PLEINES PEAUX ou PEAUX ALLONGEES - TAILLES 30 A IB SEAL ALASKA I MANTEAUX — TAILLES 30 A 36 Rég.$ 950.pour SR 670.HERMINE VERITABLE 1 MANTEAU TEINT BRUN — TAILLE 34 Rég.$1595.pour SRI 240.VISON CANADIEN NATUREL Rég.$3500.pour SR2740.VISON DK FERME — 1 MANTEAU SEULEMENT — TAILLE 34 ihi/am m LIMITÉ B MODES D’ACHAT AU COMPTANT.COMPTE COURANT.PLAN BUDGETAIRE.MISE DE COTE.FRANÇOIS MSJARMNS, PRESIDENT.1170, Rue Saint-Denis Ma\bour 8191 P te A ZboxcheAtex OUVERT TOUS LES JOURS JUSQU’A 6 HEURES P.M. FINANCE LE DEVOIE, MONTREAL.JEUDI 29 JANVIER 1948 Nécessité de plus en plus grande Prix plus fermes à la bourse aujourd’hui de pratiquer la vertu d’épargne — Tel est le conseil do;iné por M.H.-D.Burns, président de la Crown Life Insurance Company I a tenue de l'assemblée générale annuelle de la Crown Life :u-e Co., qui était la 47e depuis la fondation de cette im- institution qui transigne le commerce d'assurance-vie i ieurs pays du monde, a permis à son président, M.H.-D.de faire de très intéressants commentaires non seulement .lamentation considérable du chiffre d’affaires de la com-• au cours de 1947, mais encore sur la situation économique le du Canada.II faut retenir du discours de M.Burns, qui est un financier | .averti, que l'augmentation du revenu national, si considérable i i cours des dernières années, n'a pas eu sa contre-partie dans I r :e augmentation semblable de l’épargne.Malgré l’augmentation considérable constatée dans le commerce de l'assurance-vie, no- ' tmiment au cours de 1947, M.Burns fait remarquer que les chiffres ; de ventes auraient été bien plus considérables encore si le public canadien en général avait pratiqué l’épargne dans une plus large mesure.-La plus grave conséquence de ce goût de la dépense, de ce manque de prévoyance est l’accroissement constant du coût de la vie.Eo dénonçant le danger que constitue l'inflation des prix pour notre économie, M.Burns indique ce-qui semble être le remède le plus efficace à ce grave malaise, il rerommàmh* -particulièrement la pratique par tous les Canadiens de la grande vertu de l’épargne.M.Burns n’est pas le premier financier du pays à donner ce conseil; le président de la Banque Canadienne Nationale expliquait de même, il y a quelques semaines, et recommandait lui aussi de travailler à l’amélioration de notre production tant du point de vue quantité que du point de vue qualité.Il ne fait de doute dans l’esprit de personne que la grande vertu de l’épargne est d’une nécessité plus pressante que jamais vue l’incertitude de l’époque que nous vivons.Les jours de prospérité sont habituellement suivis de périodes de dépression qui peuvent être plus facilement traversées si les épargnes réalisées sont substantielles.Toutefois, il faut aussi comprendre qu’actuel-lement.le coût si élevé de la vie ne saurait permettre à tous de faire des épargnes.II y a précisément ceux qui débutent dans la vie, ce grand nombre de jeunes pour qui l’équilibre du budget chaque semaine ne se fait pas sans de durs sacrifices.A ceux-là il semble que l’on recommande inutilement l’épargne, mais qu’il vaudrait infiniment mieux travailler d’une manière plus efficace à l’amélioration de leur sort.L’avenir de notre économie repose certainement pour une large mesure sur notre expansion industrielle et la conservation de nos capitaux, mais elle repose aussi sur 1» jeunesse qui doit trouver la possibilité de tailler sa place au soleil de notre pays.Laurent LAUZIER AUGMENTATION CONSIDERABLE DES RECETTES A CANADIAN BREWERIES Profit net de $3.08 par action comparativement à $2.35 en 1946 BOURSE DE MONTREAL Le total des ventes a été de 33,900 actio ns IndustrieUes (t de 142,000 actions minières mercredi dernier, en comparaison de 29,300 action» industrielles et de 119,900 actions minières mardi dernier.Haut Bas Fer.fer.Haut Bas Fer.Fer.Abitibi Paper .15% 15% 15% 15% Int Petrol 13% 139» 13% Do prf 10% 19% 19% 19% Massey Har.18 18% 18 18% Algoma Steel .49 40% 40 40% McColi Front.10% 10% 10% 10% Argus v.7% 7% 7% 7% Do, Rts 30 30 20 26 Bathurst A .20 20 19% 19% Mitch.Rob .10% 18% 16% 16% Bell Teleph.167 197 162 162 Mont.Looom.15% 15% 15% 15% Brazilian 18% IS9* 18% 18% Mont Tram.32% 34 32% 34 B.C.Forest .3% 3% 3% 3% Nat.Brew 43% 44 43% 40% 44 Can.Brew 22% 22% 63% 2214 22% Noranda 47 47 47 Can.Celanese 63 63 63% Plac.Dev.s.o.20 20 10% 10% Can.Ind.Al.A 12% 27 Va 12% 12% 12% Price Bros 60% 01 90% 61 Can.Locom.28 27% 28 St U Corp.12 12 11% n% Can.Pac.By .14 14 13% 13% St L Pap.Ltd.122 127 122 125 Cons.Smelt.96% 97% 96% 97% Shawlnlgan .21% 21% 21% 21% Dom.Steel B 15% 15% 15% 15% Walk Hlr 26% 26% 36% 36% Dom.Text 11% 11% 11% 11% Weston G 26 26 25 25 Fam.Players .Hud.Bay Min.Int.Nickel .17 46% 32% 17% 46% 32% 54% 17 46% 32% 17% 46% 32% Win.Elec.BANQUES 23% 24% 23% 24% Int.Paper .52% 52% 54% Royale as 25 24% 243,4 .4 l'assemblée annuelle de l’Association des manufacturiers de chaussures du Cunada, assemblée qui eut lieu à Montréal cet~ te semaine, M.LUCIEN BOUGIE fut élu au conseil d’administration de i'association.M.Bougie est président de la firme Lucien Bougie, Inc., de Montréal.LE CURB DE MONTREAL LA 47e ASSEMBLEE ANNUELLE DE LA CROWN LIFE INSURANCE CO.$541,872,892 d'assurance en vigueur — Plus de $100 millions d'actif Passant en revue les progrès! 104.28- Le montant total .payé Rendement des valeurs Cours fournis par L.-J.FORGET Si CIE, 471, St-Françols-Xavler, Montréal Taux Prix Ren du div.app.«/- Aluminium.8.00 2U Bathurst A.1,50 19 B C.Power.1.00 36 British Am.OU .1 00 22 Beld Cortlcelll .6.00 156 Bell Telephone .800 166 Brazilian .2.00 19 Bldg.Producta .1.40 30 Can.Forg.A.1.50 25 Can.For.Inv.3.00 32 C.and D Sugar .80 17 Can.Malting ., .2.00 52 Can.Steamship .100 12% Can.Brewerls .2.00 23 Can.Cotton» .2.20 4414 Can.Celanese .3.00 62 Can.Bronze.2.00 43 Cons.Glaas.2.00 40 Crown Cork.2 00 36 Dom.Bridge .1.30 32*,i Les recettes nettes de Canadian Breweries Limited, comprenant celles de sa filiale Brew- Corp.of America, se sont o.alisées à $6,170,415 pour la riode se terminant le 31 octo-r - 1947.En 1946 les recettes neîtes avaient été de $4,704,091.’ .’s revenus de cette année ac- cordent à chaque action un bé-iv'fi ce de $3.08 comoar itivement à un bénéfice de $2.35 en 1946 en se basant sur un total de 2,000,000 actions en cours.Selon le président, M.E.P.Tavlor, cette augmentation a eu lieu en dépit de frais plus élevés d’opération grâce à la modernisation des facilités de production.Le volume des ventes nettes s’est chiffré par $76.822,009, en regard de $63,207,335 précédemment.La direction semble avoir confiance en l’avenir, en dépit des difficultés de Theurc.Sur un actif global de $57,218,-858, en regard de $43,356,707 antérieurement, les disponibilités figurent à $17,417,275.tandis que .les exigibilités furent de $7,047,- res).152, d’où un fonds de roulement de $10,370,123, comparativement à $9,313,106, en 1946.La direction a pratiquement complété son programme d’expansion d’après-guerre, soit l’agrandissement et la modernisation des établissements O’Keefe, à Toronto, Carling, à Waterloo, Brading’s à Ottawa, et Brewing Corp of America, à Cleveland, ainsi que la construction d’une fisine de malt d’une capacité de 1,500,000 boisseaux, à Victory Mills Ltd.Dom.Foundrloa .1.40 Dom.Glas».1.00 Dom.Textile.60 Famous Players .1.00 Foundation.1.40 Imperial OU.50 lmp.Tobacco.40 Int.Nickel .2.00 Int.Pete .jo Lake of the Wood* .1.60 Labatt.100 Lang, J.A.1.00 Laura Secord .Mont.Cottons .Mont.Cottons .McL.Paper .Molson.Nat.Breweries .Nat.Steel Car .OgUvle.Ottawa L.X.As P, Penmans .Powell River .Quebec Power .Royallte.100 St.Law.Flour .1.80 Shawlnlgan .1.20 Steel of Canada .3 00 Southern .1,00 So.Can.Power .1.20 Wabasso .4.00 Walkers Good .1.50 WUsll.1.00 3 78 790 6.13 4.51 3.79 4.80 10.05 4.65 6.00 9.35 470 3 82 780 8.70 4.95 4.82 5 65 500 5.25 3.70 5.00 2.92 5.20 5.56 6.10 329 3.08 8.16 3j69 5.15 4.00 5.00 4.00 C 4.00 4014 4.49 36 2.79 44>4 4.49 22% 6.71 .27 3.69 IT 3.52 64 4.89 39 3.60 18% 5.30 28 34 11% 18 23 15% 13 32 Va M 202 Zellers Banques: Can.Nationals Commerce .Montréal .Dominion 1.23 .80 A0 A0 1.00 Production moindre de chaussures en cuir La production de chaussures en cuir enregistre un autre déclin en novembre et s’établit à 2,-736,735 paires, soit un déclin de 23.3 p.100 par rapport à novembre 1946 et de 4.5 comparativement à octobre.Durant les onze mois terminés en novembre, 33,-025,672 paires sont produites, une baisse de 17.7 p.100 en comparaison de 1946 (40,110,071 pai- Annonces classifiées Nouvelle-Keoaee .1.20 Royale .100 Toronto .1.20 Stocks privilégiée Anglo Canadian .0.25 Belt CortloeUl .700 Can.Bronza .5 00 Can.Nor.Power .7 00 Can.Cement .1.30 Can.Steawshlp .250 Can.Cottons .1 30 Can.Industries .7.00 Can, Fatrb Moree .6.00 Comm.Alcohol .40 Dom.Glas* .1.40 Dom.Textile .Gatineau Power .500 Gen.Steel Wares .5.00 Howard Smith Pr.200 Imp.Tobacco .100 Ind Ooceptance .500 Lake of the Wood* .7.00 Massey-Harrla .1.25 Mont.Cotton» .1.75 Nat Breweries .1.T5 OgUvle Ottawa L.«.*».5.00 Penmans .Power Corp.Sher William» .TOO Steel of Canada .300 South Can Power .6.00 Tuckett Tobacco .TOO West Root Power .TOO Haut Bas Ferm Haut Bas Ferm.Brown Oo.Prf.80% 90 80% 90 Century Min.9% 9% 9% 9% Cons Paper .17% 21% 17% 21% 17 17% Cons.C Cad.18 18 17 17 Dohnacona 21% 21 % Bast Sullivan 305 306 300 300 I^Jeet Mfg 2% 2% 2% 2% Formaque .11 12 11 12 Pyaser Oo 49 49% 49 49% Macdonald .102 104 89 98 Lpwney 12% 13 12% 13 Que.Man*.32 32 30 30 Russell Ind.MINES — 13% 14 13% 14 Vlnray Mai.0 8 8% 5% Band Ore 10 10 8 8 HUILES — Beaulieu .13% 13% 13 13 Cona.Horn*.¦ W% 14% 14% 14% Bobs Lake .12 12 10 10 Home OU .600 610 600 610 M.G.G.HODGES, président de George G.Hodges Ltd.de Montreal qui vient d’être élu 2ème vice.ptésident de l’Association des manufacturiers de chaussures du Canada à l’assemblée tenue à Montréal.LES MINES ou crédité aux assurés et béaéfi-ciaires durant 1947 se chiffrait à $18,484,780.17., Du total de l’actif, soit $102,-000,411, les obligations des gou-, vernements et municipalités se chiffraient à $53,474,080; titres industriels, de service public .et: autres à $11,130,553; actions pri-* vilégiées, $15,048,257; actions, communes, $3,619,968; hypothèques immobilières, $16,317,554; prêts sur polices de la compas gnie.$5,527,460.Le taux moyen de l’intérêt enregistré à l’actif fut de 3.77%.Les prêts hypothécaires onf augmenté de $1,556,800.31 du-l rant l’année.L’intérêt acquisfl mais encore dû au 31 décembre • était de $1961.78 et ce montant! „,c „ ne fut pas inclus dans l’actif^ faits durant 1947, lors de la 47e assemblée annuelle de la compagnie d’assurance-vie Crown Life, le 23 janvier.M- H.D.Burns, président, fit remarquer que l’année écoulée fut très active pour le commerce de l’assuran-ce-vie.Notre propre compagnie, dit-il, a aussi fait sa part pour aider à l’expansion du commerce.Le montant de nos polices en vigueur a augmenté de $76 millions l’an dernier et est maintenant de $541 millions.Notre actif a augmenté de plus de $11 millions, atteignant le total de $102 millions.Le chiffre des polices et de l’actif a presque doublé durant les cinq dernières années.M.H.R.Stephenson, président et directeur gérant, a ; [ ’jmmeuble du siège social u Î?.P° teJeS P,:0?res de, lan"e/’ $176,418.21 est le seul immeubl at?o/net*C* sele'erent a $-*>'j que possède la compagnie.L riJ’ïïrn - incluaient les primes surpjus jjrlIt résultant des opéra ieZT:r,7J*nnetl dA renT'et; lions de l’anime fut de $1,986, lement, uniques et de contrats 04 CONSEIL D ADMINISTRATION BOURSE DE TORONTO Cotes de fermeture le 28 Janvier Iitree Ventes Abitibi.15% Alger .9 Algoma .49% Anglo Cdn.173 Apex 8 Armistice.26 Ashley 11 Aunor .365 Base Metals .10 Bear.46 Beaulieu.15 Bevcourt.57 Bldgood .24 Bonetal.27 Brazilian.187; B.A.OU.24% B.O.Forest .34; B.C.Power A .25% Buffadlson.80 Burns B.14% Caldwell.12% Calmont.47 44 Campbell.255 250 Can.Cement .17% 17 Cdn.Brew.22% 22 Bas.Fw.Ventes Titre» Haut 15 15% Keiwren .28 8 8 KenvUle 49 49 Kerr Addison ., , .14% 183 167 Kirk Gold 5% 5% Kirk Lake .152 25 25 Larder U., , .10 10 Leltch 360 380 Lingman 9% 9% Little L.L 48 47 Louvlcourt 12% 12% 55 57 23% 23% 25 25 18% 18% 24 24% 3% 25% 78 14 12 3!i 25% 78 14 12 47 250 17% 22% C.P.R.Cent.Patricia .Cent.Porc.Cochenour .Cons.Beattie Cons.Smelter* Conweet , .Dette.Discovery .Div.Int.Dome.Dom.Foundry Donalds .East Sullivan Eastern Steel .23% 23% 10 10% .14 13% 13% .130 128 130 .24 20 30 220 221 .71 87 «7 .97% 96% 97% 84 85 15 19 .42 40 41 .56% 55 55 , 62 60 92 .21% 21% 21% .23% 23 23% .76 72 74 17% 17% .315 295 315 8% 8% 58 59 70 73 395 400 .410 400 400 8 8 .2-", 2% 2% .22 21% 22 .62 58 61 .85 81 81 5 4% 4% .226 220 228 , .12 11 11 50 27% 4.73 40% 8.21 27 4.45 Falconhrldge .Fibre Prod.Fleet.Ford K .Globe .God’s Lake .Gold Eagle .Gold Man.Goldhawk .Goldvue .19 18 18% G.L.Paper.18 17% 18 Gypsum .15 14% 13 Hard Rock.14% 14 14 Heath.11% 10 11% Heva G.M.17 15 13 Home OU.615 800 «13 Hoeco .« .37 35 36 Imp.OU.15% 13% 15% Indian Lake .5% JV« 3% Inspiration .SO 49 49 Int.Pete .* .13% 13% 13% Tnt.TTranhun .47 46 47 Jason.13 14% 14% 121 43 120 126 Lynx .8% 8 Ma cassa .275 270 MacDonald.107 85 MacLeod .130 127 Madsen.294 2A5 Magnet .30 29 Malartlc O.P.182 172 McColl .10% 10% McKenzie.59 58 McMarmao .21% 21 Mid.Con.7% T Milton.2% 2% 2*8 Moore.86 67% 68 Negus .332 220 221 New Bldlom.5% 5% 5% New Calumet .100 99 100 New Marlon .29 27 27 Noranda.46% 46% 46% Norbenlte.194; 19 19 Narmetal 173 170 171 North Inca .23 24 24 Nor.Can.45 40 40 Norzone .24 22 231 O’Brien .330 190 190 Ogama .60 59 39 Okalte .v .1» 115 117 OMsko .92 90 91 Pen-Rey.19 15% 16 PlccadlUy .14 13% 14 Pore.Reef.46 47 47 Que.Man.Roxana .46 San Antonio .420 Senator.53 Sherrltt .275 SUanco .92 Silver MlUer .39 Sladen .33 Starratt .70 86 70 Steep Rock.323 226 226 Sullivan .180 175 176 Teck Hughes.325 320 320 Thurbols.12 11 11% Toburn.75 70 70 Union Gas.9% 9% 9% United Oil .9% 9 9 United Steel.7 6% 6% Upper Canada .\ 310 205 205 Waite .300 495 500 Walker.26% 26% 26% Wateroue .11% 11 11% Weston .34% 24 24 Ymlr .T% 7% 7% Brown Oo.Do Pfd Cons.Paper Foothills .Int.Paper .Cart) .89% 89’ 17% 17> 400 370 395 54% 52% 52% CAUSERIES SUR LES MINES SUR LE PARQUET DU CURB A partir du 29 janvier 1948 et au cours des jeudis suivants, une série de trois causerie sur les mines sera donnée sur le parquet du Curb de Montréal, au bénéfice des membres du Curb et de la Bourse de Montréal ainsi que pour le bénéfice des employés des firmes membres, désireux d’y assister.Voici la cédule des diverses causeries: Jeudi, le 29 janvier: le Dr A.W.Jolliffe, M.A., Ph.D., professeur associé de géologie à l’Université McGill, traitera de “la prospection’’.Jeudi, le 5 février: le Dr J.E-Gill, Ph.D., professeur associé de théologie à l’Université McGill, traitera du “développement des terrains prospectés’’.Jeudi, le 12 février: le professeur M.Leigh W.Bladon, B.Sc., professeur de génie minier à l’Université McGill, traitera de “la mine en exploitation”.ALGER GOLD MINES LTD Le Curb de Montréal vient d’être avisé par Alger Gold Mines Ltd qu’elle a reçu un versement de $10,000 de Verona Rock Products Ltd, couvrant l’achat de 100.000 actions, à 10 cents l’action.Il reste, encore, 99,994 actions sous option, à 15 cents l’action.Il y a donc, maintenant.2,-900,006 actions en circulation et 99,994 dans 1^ trésor de la compagnie.MACDONALD MINES LTD Macdonald Mines Ltd a informé le Curb de Montréal que le versement d’option sur 50,000 actions, à $2.25 l’action, dû en décembre 1947, et celui pour 50.000 actions, à $2.25 d’action, dû le 12 janvier 1948, tel qu’entendu dans l’accord optionnel daté du 17 juillet 1947, entre la compagnie et W.E.Burke, n’ont pas été exercés- Aucun changement de l’entente originale n’a été fait à date.supplémentaires au montant de $18,638,735.85 et les revenus de placements incluant intérêts, dividendes, loyers et profits sur Le conseil d’administration vente de valeurs et sur le chan- réélu sans changements et es ge, se chiffraient à $3,707,159.36.; composé de M.H.D- Burns, M Le* payements de polices ont H.H.Stephenson, M.G.S.Bra atteint un nouveau faîte, soit $7, 032,223.51 comprenant les béné-fives sur réclamations de décès den, C.B.Ë.l’hon.Dr H.A.Bru ce, M.C.F.W\ Burns, M.F, Erichsen-Brown, K.C., Thon.AS et d’invalidité de $2,042,746.75; | N.McLean, M.fi.A.Morson.MJ polices échues et rachetées $2,- C.St-Pierre.M.G.E.Spragge, 126,577.07; rentes viagères et Clarence Wallace, C.B.Ë., M comptes de dépôt $2,268,795.41; .Walter F.Watkins et M.Normaij dividendes aux assurés $594,- F.Wilson.U.L'évaluation des biens-fond:t !;« Québec, 29 (D.N.C.) — Le mo i de d’évaluation des biens-fond.J introduit à Montréal, par M.noré Parent, est adopté officiel! • sement par nos autorités munici * pales.Et à l’hôtel de ville, de* puis près d’un an, le personne^* de la cotisation fait les préparait tifs qui aboutirfont en 1949 o plus vraisemblablement 1950 ! l’inauguration officielle de cd .mode d’évaluation.I CARTES D’AFFAIRES AUGMENTATION DES RECETTES AU PACIFIQUE CANADIEN A LOUER - DIVERS Chaises pliantes, tables.Pour soirée, noces, partie de cartes.Jos.-U.Gerval» Enr'g.4510 De Laroche.CH.5653.16-3-48 CHAMBRE A LOUER Boudoir meublé, ensoleillé.Usage du balcon, téléphone, eau chaude.Maison tranquille.FR.5306.30-1-48 CONVERSATION ANGLAISE Cours particuliers et cercles d'études.Méthode pratique et rapide.Professeur pourvu d’un diplôme pédagogique bilingue de l'Ontario.Mlle M.-A.Lemaire.MA.1886.j-n.o.HYPOTHEQUES ET PRETS PRETS 1ère.2ème hypothèque.vUle ou en dehors.Discrétion absolue, 266, rue Salnt-Jacquee oueet.suite 109.PL.1343.7-2-48 MATERNITE HOPITAL PRIVE HOPITAL ST-MARC.maternité privée sous la surveillance de gardes-malades diplômées.Avec table d'opération ultra-moderne.stérilisateur perfectionné, procédé sans douleur, pension avant terme.à prix raisonnable.Service de chambres privées, téléphone et désiré.CA.7077, 2372-2376, Boul.Rosemont.23-2-48 Mines Oona.SmaH Dome Hudson Bay Lake Shore .Noranda .76 16t •X» 96% .i.w il .300 « .t» a .3.00 47 L*3 rccottM nettes du C.P.R.pour le mol» de décembre accusent une augmentation de $802,912 comparativement à celle* du même mois de 1946.Moyenne de la Bourse de Montréal d?.*.Feras, hier .73.4 118.4 LOGEMENT DEMANDE Couple sérieux, position et références excellentes, aurait besoin d'un logis Immédiatement.FA.9165.PRETS HYPOTHECAIRES PREMIERE — Deuxième hypothèque — Construction Ville et banlieue Prompt service.Achat de créances et d'hypothèques 414 ouest Saint-Jacques, Chambre 101 PL 8505 4493 De lAroche — AM 1958 9-2-48 TERRAINS, COTTAGES A VENDRE STL-LUCE-SUR-MER : terrains à vendre et cottages construits sur demande.Appeler MA.4293.le soir LA.7882.13-2-48 TARI F Annonces classifiée* "Le Devoir BEIair 3561 430 Notre-Dame eet (Commandée prlsee Jusqu'à 10 h.a.m.pour le lour même.Pour le samedi Jusqu'à 4 h.le vendredi précédent) : l cent le mot 25c minimum comptant.Annonces facturées l%o le mot.minimum 40c.Annonces seml-vedettee (caractères de différentes grosseurs ou Indentées.etc ).Tarif fourni sur demande.(Variant de 8c à Se la ligne mesure agate — 14 lignes au pouce sur une col.) selon le nombre d’insertions.Naissances, services, services anniversaires.grand-messes, remerciements pour condoléances etc., 3 cents le mot minimum.50 cents.Fiançailles, prochains mariages 1 cents le mot, minimum ii oc 1 Insertion.Ferm.ant.Ch'ge net Haut 1946 Bas 1946 .Haut 1947 Bas 1947 .73.6 11*3 —03 +0.2 73.9 126.1 73.2 134.5 78* 130.0 73.1 use M PA.asjo 338.10 +3.10 371.46 304.90 306.30 387.28 Moyenne de la Rom rte de Toronto Pu I* Toronto Stock Fr de» tige 30 30 10 10 Ferm.hier .165 53 96 53 87 30 30 54 Ferm.ant.164 80 90 77 87 45 32 06 Ch'ge net .+.73 —.74 —.35 +.46 H y a 1 seat.166.17 97JC «7.0i 3317 Haut 47-46 .184.21 130.36 96.14 34.48 Bas 47-48 .150 80 96 31 77.91 ».38 Haut 1946 .307 83 147.31 108 30 33 90 Bas 1946 .167.06 91.36 16.13 30.13 Moyenne des actions à New-York ACCESSOIRES ELECTRIQUES Au servie# des • PROPRIETAIRES • ENTREPRENEURS • COMMUNAUTES BEN BELAND Accessoires électrique* se qrrae l—fê 52 boul.SAINT-LAURENT Tél.: TA.6356 CotnptMw par M 30 0L3 • Associée 18 18 Ch.t.Util.60 Sto Ferm.hier .380 393 63 1 Ferm.eat.86.7 36.1 39 1 626 Il y a 1 asm.87.7 355 396 62 9 Haut 1947-8 .969 386 47.2 69 0 Baa 1947-8 .832 277 39 2 58 5 Haut 1946 .110 4 51.2 55 4 82.4 Baa 1946 82.0 30.8 425 59 4 Î9» $ 28,604,854 24,681,553 3,923,301 Depuis le 1er fanvler Profit* brut*.$318,585,919 Dépenseï d’opérationa .295.693,730 Profita nets .22,892,189 Dieembre 19¥t Profita bruts .Dépensai d’opérationa Profita nati.19W Augmentation ou diminution $ 24.947,610 $ 3,657,244 21,827,221 3,120,389 $292,495,828 271,652,778 20,843,050 2,854,332 802,912 $26,090,091 24,040,952 2,049,139 Moyenne des obligations à New-York Compilées par U Presse Associée RT.IN.UT.Fgn.30 10 10 10 66.» 100.5 90.2 66.5 86.7 100.9 90.2 66 4 86.7 100.7 90 0 96.5 97.1 104.2 105.7 76.9 87.1 99.4 96.0 96.5 106.9 105.2 100.5 79.0 92.0 102.8 103.3 74.4 Ferm.hier .Ferm.ant.n y a 1 sem.Haut 47-48 .Bas 47-46 .Haut 1946 .Bas 1946 ____ M.Homer DUFRESNE, président de Chaussures Dufresne de St-Pic, Qué., qui vient d’etre réélu directeur de l’Association des Manufacturiers de chaussures du Canada à l’assemblée annuelle tenue à Montréal.DACTYLOGRAPHES Revenus de nos chemins de fer DIMINUTION DES RECETTES NETTES AU COURS DU MOIS D'OCTOBRE DERNIER Réparations, location, ventes de dactylographes.machines A chèques, etc.Assortiment complet de papier carbone et rubans.Accessoires de bureau.Canada Dactylographe Enr.44 ouest, rue St Jacques, Montréal I Tél.HArbour 8963 R.-T.Armand^ VALEUR DES TITRES TRANSIGES A LA BOURSE ET AU CURB DE MONTREAL Statistiques du mois de décembre Le» titres inacriti et non inscrit» de la Bourse et du Curb de Montréal ont figuré pour une valeur totale de $8,761,857,369 à la fin de décembre, à rapprocher du total de novembre qui était de $8,894.993,387 et de $8,937,245,666 enregistré à la fin du dernier mois de 1946.Exclusion faite des obligations industrielles tt des fonds d’Etat, le total était $7,174,187.335, comparativement à $7,214,377,-318 en novembre et $7,128,816,812 en décembre l’année précédente.Le tableau suivant reproduit la valeur de» inscriptions sur la Bourse et le Curb de Montréal, par groupe» d’industries, à la fin de décembre, avec comparaisons avec décembre 1946: A la Boursa de MONTREAL Montréal, 29 (C.P.) — L’activité fut grande à l’ouverture ce matin et les prix montrèrent une tendance à la hausse, notamment pour les mines.Valeurs actives: Brazilian, Canadian Breweries, Winnipge Electric.Consolidated Paper, Bob's Lake, Consolidated Central Cadillac et Macdonald.Pertes; B.A.Oil, Bell et El Sol.Le$ revenus des chemins de fer canadiens au cours du mois d’octobre dernier ont été de $69,820,158 comparativement à $65,305,094, recettes du mois correspondant de 1946.Le total des recettes pour les dix premiers mois de 1947 est de $641,-294,172 comparativement à $584,668,487 pour la même période de 1946.Pour le mois d’octobre, les frais d'opérations se chiffrent par $58,675,819.Les recettes nettes pour ce mois sont donc de $8.427,869 comparativement à $8,508,707 pour le même mois de 1946.Pour les dix premiers mois de l’année, les recettes nettes se chiffrent par $38,346,526 comparativement à $44,671,970 en 1946.On a enregistré une forte augmentation des recettes dans le transport des marchandises mais par compte les recettes provenant du transport des voyageurs ont considérablement diminuées.Royal — Remington — Underwood L.C.Smith, Cij rona siltncleuj régulier et po; tatif.p r o t e rl teurs (le chè) ques, duplicii^ .teurs, calculai, 'tours et mach1' nés à additionner.Vente service, échange, location, achat.N.MARTINEAU & FILS 1 (entre Vitré et Lagauchetlère) BE.23!j ENCADREURS Wisintainer & Fils 90S, BOULEVARD ST-LAURENT LES ENCADREUR* MANUFACTURIERS Moulures — Cadres — Miroirs Réparations de cadres et miroirs LAnc.2264 IMPRIMEURS GRAVEURS jkAkJté tomm ^ «SiRvia Person nu.' • Consul D'experts Conmnms bioniti Pkmptemüv C0.CHARRON £COe COURTIERS UN VALEURS m e., St-Jsequel - MA.0148 Instruments aratoir»s Stocks d’avionnerie .* Accessoires d’automobiles .Banques et Cies Financière» .1 Mines, mét.et mines divers ., Brasseries et distilleries .„ , Constructions.* # Industries alimentaires .Mines d’or .Charbon, fer et acier Minoteries et ent.grains .„ .Industriels divers.Pétroles.Papeteries .„ Outillage ferroviaire .Autres outillages .Commerce de détail .Textiles et vêtements .Transports.Services publics .Total des titres .Obligations industrielles Fond* d’Etat * tt 4! A *1 , secrétaire de “La compagnie de Transport des Laurentides, Limitée”, passait par nos bureaux pour nous expliquer que la nature du terrain, dans la municipalité de Saint-Calixte, comté de Montcalm, se prête foil bien à la pratique du ski.11 précisait que les résidants de l’endroit, et particulièrement M.A.Hervieux, avaient mis an point une installation enviable pour attirer les touristes.Mentionnons d’abord l’hôtel, un établissement de 25 chama bres, avec chauffage central et où l’on sert, paraH-il, des repas excellents arrosés de bière et de vins.Il existe aussi un monte-pente très moderne, qui fonctionne même le soir puisque la piste est éclairée par de puissants projecteurs- La région de Saint-CaMxte, dit M.Defisle, était connue jusqu'ici comme un paradis pour les chasseurs et les pêcheurs.On ne compte pas moins de 34 lacs dans ce coin des Laurentides, mais sur ce nombre, il y en a six à peine auxquels les touristes peuvent accéder avec «ne certaine facilité.C’est pourquoi, le Conseil $e la paroisse met en marche un programme rationnel d’expansion touristique, par lequel on espère rendre de plus plus populaire cette partie de notre province.On nous informe, en fin de compte qu’un excellent service d’autobus relie la métropole à Saint-Calixte.Il n’y a d’ailleurs que 45 milles à parcourir; les départs sont fréquents et des excursions sont organisées en fin de semaine, avec des prix spéciaux.De plus amples renseignements pourront être obtenus en s’adressant à Thôtel “Le Relais”, 758 rue Berri, Montréal.Bienvenue aux SKIEURS à l’Alpine Inn ! Les fervents du ski sont toujours bien accueillis à l'Alpin» Inn.Une belle neige et de nombreuses attractions les attendent à cette fameuse station d’hiver des Laurentides.La Côte 60 et les deux pentes jumelles, avec leurs deux monte-pentes, les raviront i Instructions données par experts Attirail de ski en disponibilité.Luxueux aménagements, y compris un nouveau grill.Un cordial accueil vous attend PRESENTEMENT à l’AlpIne Inn.Réservez vos places en écrivant ou téléphonant :.THL ALPINE INN Stanley Ferguson, gérant Ste-Margsrits, P.Q.UN DES FAMEUX HOTELS CARDY Les derniers rapports »r l'état- de la neige pawhrorrt demain.FARM 5 >MM FARM «Ai MO AIN, 0*4, Centre de ski plttoreque su nord de Sainte-Adèle — altitude 1300 pieds.22 chambres confortables, re- Îias excellents et abondants, danse, tcence.30 mlllee de pistes marquées pour cross-country.Conditions de neige parfaites sur pentes bien protégées des venta.POUR FEVRIER : ?reste encore quelques chambres libres.On ferait bien de réserver le plus tôt possible.Tél.directement Ste-Adèle 636-R-2 ou A Montréal tél.le soir.AT.3973.Air-France publie son horaire La compagnie de navigation aérienne Air-France vient de nous envoyer l’horaire des départs et des arrivées de ses avions.Cinq envolées par semaine relient Paris à New-York dans les deux sens.Voici l’horaire des départs de l’aéroport La Guardia, à New-York.Mardi: midi; mercredi, jeudi et samedi: midi; vendredi: 5 h.p.m.Tous les avions qui font le service entre Paris et New-York sont du type Constellation.Ski dans les Rocheuses HOTEL Attirés par I« programm# varié de* sports d’hiver à l’affiche des parcs nationaux de Banff et de Jasper, des milliers d’athlètes qui ont la passion des décors magnifiques de la nature passeront cette année leurs vacances et les fins de semaine dans les Rocheuses canadiennes.Le fait saillant de l’hiver sera le fournoi de ski pour le championnat du Canada qui aura lieu du 26 au 29 février inclusivement au mont Norquay dans le parc national de Banff, qui domine le pittoresque hameau du même nom.Le tournoi intereoWégial du Nord-Ouest du Pacifique aura également lieu au mont Norquay les 31 janvier et 1er février.Les meilleurs skieurs de plusieurs universités des Etats-Unis et de l’Ouest du Canada se disputeront les prix individuels les trophées d’équipe.Le mont Norquay peut accommoder mille skieurs à la fois.On y trouve une tour spectaculaire pour les sauteurs, des tracés merveilleux pour la descente et le slalom.Il y a deux téléphériques et on est en train d’installer un fauteuil-ascenseur qui pourra hisser les gens 1,500 pieds de façon verticale sur le flanc de la montagne- Le brillant carnaval d’hiver de Banff est un autre fait saillant de la saison d’hiver.Les fêtes se dérouleront du 12 au 15 février inclusivement.Il y aura aussi un Carnaval à Jasper au début de février sous les auspices du Skating Club.Concours de patin de fantaisie et numéros désopilants seront au programme.Une page spéciale, dédiée au tourisme dans les Cantons de l'Est, paraîtra dans le "Devoir" de samedi.“La neige et les skieurs,, Une publication du Minittère d«s Terres et Forêts ST-JEROME, QUI.• • • ‘On l’on mange bien’ VOYAGEZ PAR AUTOBUS Routa ouvert* tout l'hiver.Service régulier.% LE ROUSSILLON COMPLETEMENT REMIS A NEUF AU LAC PIERRE à environ 1 mille du village de St Alphome Rodrigue* CUISINE CANADIENNE — SERVICE COUFTOW.Mous sommes heureux d'attirer l’attention des lecteurs sur une brochure fort intéressante j et susceptible d’aider ceux qui pratiquent le ski.U s’agit de “La neige et les skieurs”, de G.-Oscar Villeneuve, directeur du bureau de météorologie.La brochure est publiée, par le Ministère provincial des Terres et forêts, qui en assure aussi la distribution.On y parle de neige, naturellement, mais sous un jour plus “technique”, étant donné qu’il s’agit de renseigner les skieurs sur les termes officiels employés pour décrire l’état de la neige.Laissons plutôt la parole à M.Villeneuve: “Avant de chausser le ski, le sportif aime bien connaître l’état et les conditions de la neige, j dont dépend dans une large me- i sure le succès de la randonnée ; et le plaisir qu’il y trouvera.“L’état et les conditions de la neige ne peuvent être dêtermi- ] nés avec exactitude qu'à la suite d’observations quotidiennes, fai- j tes par des personnes dûment ‘ qualifiées, au moyen d’instru- ! ments spéciaux et selon des instructions précises- “C’est le Bureau de météorologie du service de la protection des forêts, qui établit les stations météorologiques, choisit et dirties observateurs, vérifie f’ 'exactitude de leurs observations et contrôle, la valeur des renseignements qui en découlent”.Puis M.Villeneuve décrit la manière dont les observateurs accomplissent leur travail et, finalement, il indique quels sont les termes principaux, généralement employés pour décrire l’état de.la neige.Ce glossaire, bilingue, ne saurait manquer d’intéresser vivement tous les amateurs de ski.Il est un complément aux indications données dans la brochure.M.Villeneuve devrait être félicité d’avoir mis à la disposition du public cet intéressant travail.Ajoutons que l’on peut se procurer “La neige et les skieurs”, gratuitement, en s’adressant an Ministère des Terres et forêts (à Québec), ou au Buremi provin cial du tourisme (à Montréal).Plateau 8077 ^ ÎRavhaïDE BUREAU Reruelgnementi et réeervation* «ur le* hôtel* de* LaurenUde*.etc.TOUS SERVICES ORATDITS 20.Mesianine, EeHHce Dominion Square 1010 eueet, rue Ste-Catherlne, Montrée! Conseils aux skieurs par André Badeaux .instructeur à l'Alpine Inn III Chasse-neige Le chasse-neige eïr indispensable dans le répertoire du skieur.Dans le ski il ne s’agit pas seulement de descendre une pente mais il faut aussi savoir ralentir la vitesse et s’arrêter à volonté.Voici comment s’exécute le chasse-neige : les skis prendront la forme d’un “V”, c’est-à-dire la pointe des skis le plus rapproché possible et l’arrière des skis le plus ouvert possible tout en gardant les chevilles et les genoux pliés.Vous pourrez écarter i’arrière de vos skis par une pression des talons en effectuant une descente en ligne directe.Maintenez l’arrière des skis écarté en augmentant la pression de vos talons.Ne jamais plier de la taille, ce qui projetterait votre corps en avant; tandis que plier vos chevilles et vos genoux maintiendra le poids de votre corps également sur les deux skis.Gardez les mains comme dans la position de descente, légèrement avancées en tenant les bâtons en arrière.Les débutants essaieront de s’arrêter avec l’aide de leurs bâtons, mouvement très dangereux; il vaut mieux se laisser choir en s’asseyant que de tenter de s’arrêter avec les bâtons et risquer de se blesser gravement.Pour ralentir un chasse-neige, voici deux moyens : lo Utilisez les carres intérieures de vos skis, ce qui veut dire, roulez légèrement vos chevilles en dedans sans toutefois trop exagérer ce mouvement car les genoux se toucheront et vos skis creuseront dans la neige en arrêtant la vitesse subitement; 2o En augmentant l’écart à l’arrière des skis par une pression continue des talons, vous effectuerez une friction latérale qui vous fera automatiquement ralentir.Chatsc-neige virage Après le chasse-neige en ligne directe vient le chasse-neige virage.Ayant soin de garder la position de chasse-neige expliqué plus haut (les deux genoux pliés également), si vous désirez faire un virage à droite, pressez davantage la cheville et le genou gauches en avant et automatiquement le ski gauche, supportant les trois quarts du poids de voir» corps, vous fera prendre la direction désirée.Il est fort important de laisser tomber l'épaule gauche légèrement pour opposer le moins de résistance possible au degré delà pente.J’avoue qu’il est naturel pour un commençant de combattre la pente quand H effectue un virage en projetant son poids à l’intérieur de la pente au lieu de l'extérieur, mais il faut bien qu’il s’habitue au principe suivant : dans un virage le poids doit porter sur le ski extérieur.Dans un chasse-neige virage à droite, gardez le ski gauche sur la carre intérieure pour éviter trop de dérapage.Pour un virage à gauche, cette fois-ci le genou droit et la cheville droite seront pliés davantage et les trois quarts du poids de votre corps porteront sur le ski droit.Bon ski à tous, et à bientôt.Ici.la n*lge •*( abondant*.1 atmosphère gai* *t cordial* *t la nourriture absolument délicieuse.Vous aimerez "La Sapinière" à VAL DAVID, P.Q.CUISINE EPATANTE AU FUMET EXQUIS As et novices, visitez L'ENDROIT IDEAL POUR LE SKI A PROXIMITE DU FAMEUX MONT TREMBLANT M.Philippe ROBERT, Propriétaire.M.Rnxer CARON, Gérant LAC SUPÉRIEUR ST-FAUSTIN TÉL.627 SONNEZ-3 STHIPPOLYTE La seule école enseignante de technlgue parallèle de tki autorisée par "FRITZ LOSLI" dont les Laurentides au rord de MontréaL L Communications : Automobile, route ouverte via 8t-Jérôme ou Shawbrldge; Autobus, Montréal-8t-Hlppolyte; Train.C.N.R.-C.P.R.Montréal-Shawbrldge.SKI-TOW PERMIS C.L.Q.Pour réservations : MA.2221 ou Shswbrtdge 614 sonnez 21 DE SKIEURS CHATEAU BLEU O.et A.LAROCQUE, PROPS.PAR AUTOBUS "VICTORY".15 BERNARD EST LE SAMEDI A 2.45 P.M.à^nnlt .$4.25 Passage aller et retour, souper inclus LE DIMANCHE A 10 A.M.^Vp'-m* -*‘M Passage aller et retour, diner et sonner Les descentes de ski, à proximité de l'hAtel sont Illuminées, • Patinoire pour amateurs de patin.ORCHESTRE LE SAMEDI SOIR Le* excursionnistes du samedi pourront revenir le dinuutrhe soir seulement s TU le désirent en payant le coucher et les repas additionnels.LIS AUTOMOBILISTES SONT BIENVENUS Prenes la route de Salnt-Hippolyte et suivez les indications.Les routas - u'au Ot" ~ *- • ¦ont très belles Jusqu’ i*.Noi ____ hiteau Bleu situé i 8 milles au nord de ous avons 3D chambres à votre disposition.Salnt-JérAme, Pour information et réservation DU.$113, ou TA.722$ — 1$ Boruard oot 10 SPORT LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 29 JANVIER 194g A mon avis.Le Canadien et les Leafs ont annulé hier, à Tor on t< Les Rangers passent seuls Si 1m représentants des grandes nations ont beaucoup de diffi- ‘ culte à «’entendre pour régler la question de la paix, il ne faut pas croire que partout ailleurs les choses vont comme sur des roulettes car la gent sportive a aussi ses difficultés et dans tous les domaines on est porté à croire que la guerre semble être dé-clarée.Dans le monde du hockey tout n'est pas rose.Le Comité des , JOUEURS DE FRANK BOU-Jeux Olympiques siège actuellement pour prendre une décision CHER ONT EU RAISON DES finale en ce qui concerne les clubs qui doivent représenter les ^ Etats-Unis aux Jeux d’Hiver de St-Moritz et Avery Brundage, celui qui s'est scandalisé lorsque les citoyens d’Ottawa ont présenté une automobile à Barbara Ann Scott lorsque la jolie pati- | neuse de la capitale canadienne gagna le championnat mondial l’an dernier, fait de ses pieds et de ses mains pour que 1 équipe ; LES JOUEURS DE DICK IRVIN ONT TENU TETE AUX LEAFS DE DAY Cil 3e place Le Tricolore semblait devoir l'emporter sur leurs - r rivaux mais deux points enregistrés dans la dernière période ont effacé l'avantage du club montréalais — La joute a pris fin par le compte de 3 à B — Filion, Léger et Lach ont compté pour le Bleu Blanc Rouge EPERVIERS, A CHICAGO, .HIER SOIR, PAR LE COMPTE DE 3 A 2 _ PHIL WATSON COMPTE LE POINT DECISIF AVEC O’CONNOK Moquin et Vie Christie vainqueurs CES DEUX ATHLETES ONT TRIOMPHE DE DICK RAINES ET DE LEN HENNING HIER SOIR AU FORUM EN PRENANT DEUX CHUTES SUR TROIS.— LES AUTRES COMBATS A L’AFFICHE.que son association a choisie soit reconnue comme la seule qui ‘osition dans la c< doit porter les couleurs de 1 Oncle Sam et il menace de retirer pj0nnat de la Li tous les athlètes des Etats-Unis des divers concours s'il n'obtient hier soir car les pas entière satisfaction.L’attitude de Brundage pourrait bien Frank Boucher on forcer le comité international à retirer Je jeu de hockey des con- Eperviers de Chic cours officiels des Olympiades, mais on espère toutefois ^ 'efis ; points en avant "dès choses s'arrangeront aujourd hui et que le succès des jeux de Uto Bruins de Boston, qui ont subi Toronto, 2 9.— J i m m y gea sa deuxième punition mais Thompson, joueur de défense Bill Durnan les tint en échec par des Leafs de Toronto, n’a pas un arrêt spectaculaire.Broda fit seulement brillé à l’aritère- deux arrêts sensationnels lors-garde, hier soir, alors que le que les Canadiens déclenchèrent club local recevait la visite des : une offensive générale tandis ne sera pas compromis.A Montréal, la tenue du Canadien fait le sujet de toutes les conversations et l’on est pas tendre à l’adresse de la direction et des joueurs.Les uns blâment le pilote du Bleu Blanc Rouge, les! autres sont d'avis que les vété- j rans ont vu leurs beaux jours et que l’on devrait les remplacer ! SIX DES SEPT CLUBS DE LA par des recrues qui devien- : LIGUE SENIOR DE QUEBEC draient dans un avenir rappro- ' ché les étoiles du circuit Camp- .bell et déjà nombre de souscripteurs offrent leurs billets à leurs amis et connaissances pour les Trois joutes dans la ligue de G.Slater JBS D 'E QU PARTICIPERONT AUX PARTIES DE CE SOIR — LES OLYMPIQUES VIENDRONT VISITER LE ROYAL, AU FORUM Six des sept clubs de la ligue un échec hier aux mains du Dé-j troit.Ua victoire des Rangers fut obtenue à la suite d’efforts répétés car les hommes de Char-: lie Conacher luttèrent courageusement et «e montrèrent mena-! cants du commencement à la fin et ce n’est qu’à la dernière manche, au milieu de l’engagement, que Phil Watson, avec le 1 concours de Buddy O'Connor, réussit à compter le dernier point de la partie qui assurait le triomphe des New-Yorkais.Üce plaça le Chicago en avant dans la période initiale mais Ua-prade égalisa le compte dans cette même reprise.Gardner plaça ensuite le club newyorkais en avant au début de la deuxiè- Hahitants de Dick Irvin mais il a brillé avec éclat à l’attaque grâce à ses montées contre le territoire adversaire et aussi il a réussi a fournir trois passes qui ont résulté en des points pour les porte-couleurs de Hap- que Lynn purgeait une punition.Aucun but n’avait été compté à la fin de la période.Les Canadiens surent prendre avantage d’une punition purgée par Ted Kennedy au commencement de la 2e période.Reardon .il* * * * j t : i ^ X.' ., .° I t II dvdlll on lorsque le bâton de Mortson Comme le Détroit a triomphé demeura prisonnier «ous son des Bruins de Boston, le club .bf85 et le tira sur une longue Toronto se trouve donc deux distance.Il protesta vigoureuse-points en arrière des protégés , affirmant que le baton de Jack Adams pour la premiere était pris dans son chandail, position de la ligue Nationale Heardon et Kennedy étaient tous tandis que le Canadien n est plus lleux f.V , Penitencier* lorsque que deux points derrière le Bos- i Earry Matson égalisa le compte ton pour la quatrième position.! Pour les Leafs.Les Habitants de Frank Selke, ! Deux joueurs de défense ont qui jouent toujours de brillante uni leurs efforts pour donner façon contre les Leafs, ont semblé devoir l’emporter, hier soir, car à la deuxième période les visiteurs prirent le devant et menaient par 3 à 1 lorsque la sirène annonça la fin du deuxième engagement, mais les Leafs aux Canadiens une avance de 2-1 tandis que Kenny Mosdell était au pénitencier.Bouchard et Léger arrivèrent seuls devant Broda et le dur boulet de Léger augmenta l’avance à 3 à 1 avec l’aide de Maurice Richard.Ce but lore pourraient faire beaucoup cuit, viendront visiter les Royaux }roisième point des vainqueurs bataillèrent c o u r a g e u sement couronna une couple de minutes ,_________________i.:—* .—de Frank Carlin pendant que les i j j___________________i ~ki: ,• i , .m.iaipnf mai* nue i de Frank Carlin pendant que les mieux s ils e vou a ent mais que Sénateurs se ren{jront à Valley- pour une raison i .n nf ! field pour faire la lutte aux Bra- porte-couleurs ne se P _ ves ej (jue jes ^s de Québec aucunement, excep ‘ otéaés j iront à Shawinigan pour tenter qu ils sont oppo; aux i ^ .de l’emporter sur les Cataractes de Connie Smythe.Après avoir triomphé des Leafs par 8 à 4, le 15 janvier, les Habitants du sénateur Donat Raymond ont perdu deux fois de suite contre les Ailes rouges de Détroit, mai» hier, jouant dans la Ville Reine, nos favoris ont pu éviter l’échec et même avoir 1 a-vantage jusqu’à la dernière période.Il est évident qu’il y a quelque chose qui ne va pas ou plutôt que tout v« mal chez nos porte-couleurs et que le malaise sera réglé que lorsque la direo tion du Canadien aura recours aux grands remèdes pour les grands maux.de Red McKenzie.Le Royal est présentement installé en troisième position, seulement trois points en arrière des des Cataractes de Shawinigan et il a trois parties de plus à jouer que l’équipe de la ville de l’Electricité.Le jeune joueur de défense.Tommy Johnson, a été blessé à une cheville, lors de la joute de dimanche dernier et il n’est pas assuré de prendre part à la partie de ce soir.Si Johnson est rétabli de cette blessure, il sera à son poste et l’instructeur Frank Carlin accordera un repos bien mérité à Ernest Laforce.Il est aussi fort Dans I« monde de la boxe la probable que Casavant et Gladu position n’est guère plus envia- assisteront à la joute en specta-ble car aux Etats-Unis, depuis leurs.Les joueurs de Frank Carlin ont remporté quatre victoires depuis le début de la saison sur les Olympiques de Boston et ils sont favoris pour continuer cette belle poussée ce soir.voir toucher des paris qui sont d attaque formée de ou qui doivent être engagés et Bob Pepin, Jimmy Haggerty et ici même à Montréal, quoique Bob Pepin sera intacte tandis que soit pas la même, ^arhn utilisera probablement .plus d’un an, les commissaires ‘de New-York font des enquêtes isur les agissements des pugilistes et de leurs gérants et l’on accuse certains intéressés d’avoir recours à la corruption pour pou- la question ne on constate que les membres de notre commission sont a couteaux tirés et hier encore il a fallu pacitier les membres de cet organisme qui menaçaient de mettre les gants.Le conflit qui existe en notre ville est le résultat de l’annonce faite par Hubert Gagnier à savoir qu'il abandonnait la boxe et qu’il ne défendrait plus son titre.mais lorsque le promoteur Godbout eut annoncé qu’un combat avait été conclu entre Gagnon.de Québec, et Lou Alter, de Montreal.Hubert est revenu sur sa décision et s'est déclarée prêt à rencontrer tout venant pour son championnat.Le gérant d'Alfer.Jack Rogers, s'e^t objecté au retour du champion et il a menacé d'empêcher son protégé de participer à la séance de lundi prochain si la Fédéra, tion canadienne de boxe et ta Commission athlétique de Montréal refusaient de sanctionner le combat Gagnon-AIter comme match de ch tampionnat et il n’a assisté de Buddy O’Connor.RANGERS — But.Henry; défenses: Moe et Colville; centre, Laprade; ailiers: Leswick, Kull-man; substituts: Eddolls.Trudel, O’Connor, Watson, Raleigh, Hex-tall, Gardner.Juzda, Slowinski et Lamirande.CHICAGO: Franci*; Goldham' et Dickens; Bentley; Conacher„ Mosienko; Mariucci, Bodnar et Prystal, Gee, Brown, Hamill et Stew'art, Gadsby.Nattrass, Poile.Arbitre: /Melville Keeling; juge des lignes: Georges Hayes.Sommaire: Première période 1.Chicago, Gee (Prystal).8.01 2.Rangers, Laprade (Moe) 14.05 Aucune punition.Deuxième période 3.Rangers, Gardner.8.23 (Raleigh et Trudel) Pun.: Prystal, HamHl, Xull-man et O’Connor.Troisième période 4.Chicago, Gee.8.16 (Hamill et Gadsby) 5.Rangers.Watson.« 8.39 (O’Connor) Aucune punition.UNE SURPRISE DES ROVERS LE CLUB NEW-YORKAIS A BATTU LES AS DE QUEBEC, HIER, PAR 4 A 3 ET A QUITTE la df:bntere POSITION DE LA LIGUE SENIOR — DEUX BUTS ET DEUX ASSISTANCES POUR QWONG.Québec, 29.— Le* Rovers de New-York ont pu quitter la dernière position de la ligue Senior de Québec, hier soir, grâce à leur victoire ïur les A* de Québec car les représentants de la métropole américaine ont eu raison des protégés de Punch Imlach par le compte de 4 à 3.Les Américains durent venir ____ quatre fois d'en arrière pour LE VICTORIAVILLE A CONSER- l’emporter sur les représentants VE SON AVANCE EN TETE de la Vieille Capitale et Qwong, DE LA LIGUE PROVINCIALF1 le seul joueur chinois du circuit EN TRIOMPHANT DU ST- Slater, a réussi à compter deux HYACINTHE PAR 5 A 1 buts pour les Rovers et contri- c, u -— buer a la victoire des siens.De M-H>acinthe, 29.— Les Ti- plus, Qwong a obtenu des assisses de \ ictoriaville ont pu tances dans les deux autres buts conserver leur avance en tète enregistrés par les vainqueurs et ne la Ligue Provinciale hier soir Ronnie Rowe obtint trois assis-en triomphant des Gaulois de tances et un but dans cette ren- George Robertson aux côtés de Gerry Plamondon et Cliff Malone et Grant.Morrison jouera entre Bob Fryday et Howie Mo-renz.j Les Olympiques, qui ont perdu les services de Sylvio Bettio, comptent sur des joueurs tels que Marcel F'ilion, Jack Mure-tich, Joe Folk, Pat Boehmer, Thompson, Meldrum, Dumond, etc., pour remporter la victoire ce soir.LES GAULOIS SONT DEFAITS dans les vingt dernières minutes et réussirent à annuler l’avance prise par les Montréalais sans pouvoir toutefois l’emporter sur leurs adversaires.Cette joute a été très rude, tout particulièrement dans les deux premières périodes.L’arbitre King Clancy décerna seize punitions, dont neuf aux Canadiens.Un but des Leafs fut compté alors (ju’lls avaient un avantage numérique.Harry Watson a été le gros canon de« Leafs avec deux buts, tandis que l’autre fut compté par Meeker.L’instructeur Dick Irvin a effectué d’a u t r e s changements dans son alignement.Il a accordé un repos à Normand Dussault et Jacques Locas tandis qu’il a fait jouer Filion aux côtés de Lach et Richard.Tod Campeau a formé un trio avec Floyd Curry et Howie Riopelle tandis que Joe Carveth, Billy Reay et Chamberlain ont formé l’autre ligne d’attaque.Bobby Filion, Roger Léger et Elmer Lach comptèrent les buts des Canadiens.Mais c’est en fait le lancer de Kenny Reardon qui valut le premier but alors que le caoutchouc toucha à Filion de sorte que notre défense contribua â deux des trois buts.L’arbitre King Clancy n’y alla pas de main morte puisqu’il décerna quatre punitions dès les cinq premières minutée de jeu.Butch Bouchard fut le premier joueur puni pour interférence.Bill Exinicki fut ensuite envoyé au pénitencier pour interférence, Kenny Reardon pour avoir porté un coup de coude, puis Joe Klukay pour avoir retenu un adversaire.Maurice Richard obtint deux dangereux lancers.L’un d’eux manqua la cage de quelques pouces et l’autre fut intercepté nar Gus Mortson.Les Leafs attaquèrent avec fu-ri« lorsqu* Kenny Reardon pur- pas ménagé ses mots à l’adresse ._ ___ ___________ „„ „ul Uaii» .tue icu- des autorités de a boxe.Nous St-H> acinthe par le compte de i contre qui causa une véritable n tî^nuaUCUnrf0'lse,,Da ?a I',1'es .T'8r.estont un avan- surprise aux partisans des As a MM.Hogan, Dudos.Rochon et {age de sept points sur le St- * ^ Simard mais nous croyons que François de Sherbrooke, qui a ce sont ces sportifs qui ont au- également triomphé hier dans torité en matière pugilistique et ce circuit.que l'on ne devrait pas s'eii lais- Burnett a compté un but dans ser imposer par Jack Rogers ou chaque période pour exécuter le tout autre gérant de boxeurs car four du chapeau et assurer le après Jack Rogers et Lou Alter ce n’est pas la fin du monde.Fred Valenti et Roy Anslow fut l'autre compteur des Rovers pendant que les points des Québécois ont été obtenus par Planche, Jamieson et Imlach.NEW-YORK — Buts, Gordon; , .i défenses, Claude, Kotanen; cen- Bêd PvSurtn'»SO«ClB,Vac*Si Kwo'‘«; X.-E.NARBONNE FORD Ce soir, à 8 h.30 HOCKEY SENIOR * BOSTON ROYALS Prix: S1.S0.$1.25, $1.00.Enfanta .50.Contrôla ouvert à 10 h.a.m.Loi abonnée eont priés de venir chercher leure billets avant 8 h.p.m.ont été les autres compteurs du club vainqueur.Doug Maher a compté l’unique but du St-Hyacinthe et il a pu (éviter le blanchissage à son club dans les six dernières minutes de jeu.VICTORIAVILLE Subs.: Corbin, Perrault, Foster, Toile, Brcnchley, Giokas, Duran-ceau, Lambrecht.QUEBEC — Buts, S.Renaud; défenses, P.Renaud, Labrie; centre, Heale; ailes, Kovalchuck, Planche.Subs.: Raglan, Zeidel, Marshall, Tremblav, Imlach, Pe- •h ¦ ' II-I-P.?ldS;.pçs- tit, Jamieson, Brennan, chesne; defenses.Legns, Vitale;! Première période centre Cnrragher; ailes.YVray, I i_’ant.SI quelques bridgeur» désiraient des renseignements supplémentaire» ou un Imprimé de la convention 1947, e.v.p.s'adresser 4 M P -A.Mercure, 23, ni» Dézlel.Lévis, P.Q.’ Ko81 DUCHESNE.I smIBI ¦ Mais oui* Madamk .* « la chimie perfectionne la plupart des articles d'usage dômes» tique .Le "Fréon” est I« réfrigérant de votre appareil frigorifique .des procédés chimiques améliorent les tissus .des engrais chimiques favorisent la pousse des légumes.La "Cellophane*1 et le nylon sont issus du laboratoire du rhimirts Constamment en quête nouveaux moyens de voue plaire, la chimie industrielle est toujours 1 l'oeuvra* Sur les traces de la C-Ï-Ia la chimie au aervice des Canadien* m — ,°r •*•*,*.^«obbV 4”wb, sows Veq, $ i •°fe» f>*r M*^*•,*• * •ont a» t,r*iw * r"^A**** ^ / - : 9 CANADIAN INDUSTRIES LIMITED j 12 Montré*!, jeudi L£ DEVOIR 29 i*nvi«r 1*** AU CONSEIL LEGISLATIF le drapeau de Québec évoque un passé “qui n’est pas digne de louanges” La construction à Québec * Québec, 29 (D.N.C.)—La Com- Premières envolées Le mois prochain, trente-quatre cadets du CARC, tous élèves du collège de la marine et de C'est l'opinion d'un conseiller législatif canadien-français (?), M.Elisée Thériault- il critique le choix du gouvernement-M.Wilfrid Bovey lui répond-La séance d'hier au Conseil législatif mission d’Urbanûk'ne de Québec, ]'avjatjon “Royal Roads”, pres siégeant sous la présidence de M.{je Victoria, Québec, 29.(De notre courriériste parlementaire) — “Il convient de souligner un événement de la plus haute importance; depuis mercredi la province a son drapeau.Le fleurdelisé flotte depuis une semaine, fièrement et joyeusement, sur la tour du parlement".(’’est ce qu’a déclaré hier après-midi, au Conseil législatif, le leader du gouvernement, M.Edouard Asselin.(Notons qu’une seule voix s’est élevée contre le choix du drapeau: ce fut celle du conseiller de Kennebec, M.Elysée Thériault.) Si.Asselin a déclaré: “Le geste du gouvernement a quelque chose d’historique.11 affirme solennellement la qualité d’Etat libre, souverain, garantie aux provinces par la constitution canadienne."La faveur unanime avec laquelle il a été accueilli, démontre bien qu’il correspond aux voeux de la population et au désir des divers éléments ethniques qui composent la province”.M.E.Thérioult Le conseiller libéral de Kennebec, M.Elysée Thériault, st lève alors et déclare: “Je ne partage pas l’enthousiasme de no-Ire leader.11 était naturel que la province de Québec eût son drapeau, mais je regrette le choix que l’on a fait.On a opté pour le vieux drapeau fleurdelisé, dont on ne connaît pas trop ia provenance.Ou qu’il était déployé à la bataille de Carillon.“Si, à Ottawa, on avait décidé que le drapeau canadien devait être celui de Wolfe, il y aurait eu des protestations considerables.“Le geste que vient de poser le gouvernement de Québec, est très indélicat à l’égard de la minorité.Le drapeau fleurdelisé représente nos peres, qui, en France, étaient considérés comme des esclaves.Je ne vois donc pas en quoi ce drapeau peut nous enthousiasmer.“Le choix du drapeau, dit-il, est malheureux.“J’eusse mieux aimé un drapeau purement québécois.Au lieu de placer sur le drapeau des fleurs tie lis, il eût été mieux d’y mettre des feuilles d’érable, l’emblème de notre province.On est allé trop vite dans cette affaire.On aurait dû d’abord nous soumettre ce drapeau.C est un retour vers un passé qui n’est pas digne de louanges ", M.Wilfrid Bovey M.Wilfrid Bovey approuve entièrement le geste que vient di poser le gouvernement.“Je comprends, dit-il, que 7on aurait pu désirer un drapeau qui eût rc-connu les minorités de langue anglaise.Mais il eût ete assez difficile d’y représenter les Anglais, tes Écossais et les Irlandais.Il ne faut lias oublier que le drapeau de la Nouvellc-Eeosst ne représente que les Ecossais.“Laissez-moi, dit-il, vous dire que sans le Canada français il ne pourrait y avoir de Canada comme pays.Il ne faut pa’s oublier que le Canada français n’est pas seulement la province de Québec.mais qu’il s’étend de l’océan Pacifique à l’océan Atlantique et qu’en conséquence, moi pour un, je souhaite la plus cordiale bienvenue au drapeau que le gouvernement de Québec vient de nous accorder.Ce drapeau est un symbole.J’espère que dans tout le Canada le drapeau de la province sera considéré comme le symbole de la survivance".M.Asselin M.Asselin donna la réplique à M.Thériault.Il déclara: “Dans toute la province de Québec, lorsque le gouvernement annonça que nous avions un drai>eau, ce fut une expression d’approbation absolue et unanime.Non seulement quant au fait du drapeau, mais aussi quant à son choix.Cette approbation fut également unanime dans toute la presse, tant anglaise que française.“Une seule voix discordante s’est fait entendre et c’est celle du conseiller législatif de Kennebec.“Je me demande ce que peuvent bien vouloir signifier les remarques «le Thon- M.Thériault.Nous devons plutôt nous réjouir de l’adoption du drapeau de la province de Québec qui constitue pour nous un événement historique”.Les lois On a ensuite passé à l’étude de plusieurs bills adoptés la semaine dernière et au cours de la Journée de mardi à l’Assemblée législative.M.Asselin présente et i Al Ml 3>l il ( {S” ! -il 4| fi •si n ¦ ’ « .u K •P *Ol £ • rri 4 I i5 » > I ô I « 4
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