Le devoir, 10 avril 1948, samedi 10 avril 1948
] “ L* Canada **t un* nation lOuVtrame et ne peut avec doc dit* accepter de la Grande-Rretayne ou de* Etatt-Unn ou de qui que ce toit d’autre, l’attitude qu'il lut faut prendre enveti le monde." Lord TWEEDSMUIR VOLUME XXXIX — No 83 im-.¦ « Ü - .mm Diractaur : Garant FUJON FAIS CE QUE DOIS MONTREAL, SAMEDI, 10 AVRIL 1948 Ridactaur an chat i S.Mac*ira, Mq/aa at n I I TEMPS PROBABLE BEAU ET PLUS DOU1 Cinq sous le numéro LE COLLEGE DU La direction de ce collège devra être entre les mains des travailleurs L'expérience d'un dominicain parachuté en milieu prolétarien La promdtion des masses devra se faire par nous, sinon elle se fera sans nous TRAVAiLjperez triomphe d'une révolte à Bogota St f PR r* t a ¦ ! I a ¦ ¦ «i*' i se mieux connaître, à mieux ! connaître aussi les diverses ré-! gions, ainsi que leurs besoins i respectifs; ils peuvent discuter ___________________________________ I des problèmes qui leur sont com- , r, , ; muns et, en toute fidélité aux lÆ Devoir annonçait mercredi dernier la L’homme de la masse est un être soupçon- régimes politiques différents fondation prochaine d’un collège du travail neux, qui a instinctivement la peur d’être î,ont ils dé.T>endent, établir pour rattaché à l’Université de Montréal.Le pro-; trompé.Il ne consent pas facilement à être niU/„Æuo„< U ' dcff,c,,ces Ipf pn fipraîf r^aHep nitolnnûc carvioin/xo _________________________ ______ * ans ,ï# jet en serait réalisé d’ici quelques semaines aidé, si ce n’est par ceux de sa classe ou ceux et les premiers cours commenceraient en ! qui par esprit de renoncement ont accepté * ! de vivre sa vie.C’est pourquoi un collège du travail dont la direction ne serait pas entre les mains des travailleurs serait une entreprise vaine.juin.• Il faut d’abord remarquer que cet institut ouvrier sera dirigé par des travailleurs.Trois fédérations syndicales ont accepté de se faire représenter dans le comité de direction; celles des cheminots ont donné leur La promotion des masses prolétariennes est la grande tâche de l’époque contempo Nous souhaitons aux prochaines réunions de Manchester et de Woonsocket le plus vif succès.La Société d’Histoire Naturelle I.a Société d'Histoire Naturelle mière fois, croyons-nous, que les associations I’?rdre et .„ _ aïCU Je ouvrières sont définitivement admises à par- ; bien elle se fera par la révolution.Le corn- ploiera évidemment aussi à gros ticiper aux activités de notre université.Jus- munisnie est le grand phénomène social de sir le chiffre de ses membres Bogota, airiionecrit maintenant quü s est S il faut en croire les dépêches frag-qu’à présent ce privilège était réservé à ce | notre époque.On ne le vaincra pas par une fians l’agglomération montréalai- Pleinement en selle.Le gouverne- mentaires et plus ou moins bien cousues que nous appelons un peu vaniteusement politique négative, par une attitude dogma-,se Pr°Prement d"e- ac^me,^les «,000 entre elles, un membre de cette confé- l’élite, c’est-à-dire les mains blanches.A tique et intellectuelle.L’ère des expositions Pour faciliter «u plus grand I e î-, re, me cs a ^nç6 n a toutefois pas échappé à un sort CMnmanimie «ntai enlevant sa rotam «rare.iSSÎSair ïï S& *d, $1 Mr ».* » * en lui coupant 1 herbe sous le pied.C est ce née la contribution des membres.RfirriT a in/nov it - i qu’ont compris les catholiques sociaux d’Ita- U faut souhaiter que, tant à V, rV ' , *•'.Unereyoîu- lie, de France, de Belgique, d’Allemagne.Us Montré*1 fl11’?.l’extérieur, cette | [lon a éclaté hier a Bogota, capitale de -r.vivent la révolution.Ils ne tentent pas futi- ; ia- ( olomble et siege de la presente con- gateur de la suppression du chef libéral lement de remonter le courant, de revenir à d’insister ici'sur i’utïlité deVoeu- APw a«re possible l’adhésion à lai _ p pour faire profiter leur pro-auront accès à notre institution de haut sa- ™mn1»niSm« Soc.1cte.celle-ci a demde te\l>re cause.voir.Dans les universités de langue anglaise, les services d’éducation populaire (extension departments) ont connu depuis quelques années un développement remarquable.On s’inspirait de la devise: puisque le peuple ne veut pas venir à l’Université, il faut que l’Université aille au peuple.Le mouvement a connu des résultats variables selon les milieux; d’une façon générale les propagandistes de l’Université ont été accueillis avec réserve d’abord, puis avec confiance dans les milieux ruraux, chez les agriculteurs, les pêcheurs, les forestiers.Car les gens de la campagne n’ont pas en général de préjugés de classe ni d’antipathie pour les gens instruits.Dans les masses ouvrières, ce fut en général un échec complet.Le prolétaire est un homme en vrac, un homme sans réserves physiques et morales; un homme qui n’est pas encadré par un milieu: la famille, la paroisse, le quartier, la profession.Le prolétaire est un numéro, un spécimen multiplié à cent mille, un million d’exemplaires.Il n’y a chez le prolétaire qu’un sentiment universel, celui d’être exploité par les patrons et les gens instruits.Pour faire du travail social en milieu prolétarien il faut commencer par se faire accepter, et cela n’est pas facile.Un livre récemment paru en France (1) raconte l’odyssée d’un père dominicain para d’une scission dans le parti libéral.Mais ce dernier avait gardé la majorité au Congrès de Bogota et le président s’était vu forcé de constituer un gouvernement de coalition.Des querelles s’y étaient malheureux.Il s’agit du principal délé- élevées et, peu avant la conférence pan-gué de la Colombie elle-même, Laureano américaine, Gaitan ordonnait à son Gomez, qui est aussi l’un des chefs du parti de quitter les rangs de la coalition, parti conservateur.La foule des émeu- j Dans tout cela il a été impossible de tiers a probablement vu en lui un insti- j savoir ce qu’il devient de la conférence panaméricaine elle-même, dont la foule n’a pas respecté le caractère auguste puisqu’elle est venue, armée de fusils et , - -, poun„.________, „ taliste —• qu il ne faut pas confondre avec la du goût des sciences naturelles, propriété privée — n’existe pratiquement U va de soi que, plus nombreux plus.Une nouvelle formule de vie sociale et ^eront Ses effectifs, plus efficace d’organisation économique est en gestation., se'iap Société est pu Il appartient aux catholiques de l’orienter Jardin botanique, 4101 est.nie selon leur philosophie, sinon les communis- I Sherbrooke, Montréal, tes auront le dessus, quoi qu’on fasse pour: leur résister.Or la condition première de la promotion L'autonomie syndicale des travailleurs c’est l’éducation.Le syndi- „ ., , .calisme pur6m6nt rGVGndicatiif est, lui aussi, îonatemps, 1® C.I.O., agences rGspGctivGa cig nouvGiiGs.O Gst j nouvelles tranmis a la radio colomiHGH' O.H.Les premières nouvelles sur le coup d’Etat furent confuses et rares, car les rebelles s’étaient emparés du poste gouvernemental de radio.Une dizaine de correspondants étrangers accrédités à la conférence panaméricaine ont finalement alors publié une dépêche conjointe que le secrétariat d’Etat de Washington temps, le détachement de l’armée polom-bienne qui gardait le palais présidentiel s’est enfin décidé, tout en se ralliant au gouvernement révolutionnaire libéral, à tirer sur la foule, dont sa fusillade a abattu une huitaine d’individus.Dans toutes ces dépêches il n’a pas été question un instant du président actuel de la Colombie, un conservateur, Maria- s’est alors chargé de transmettre à leurs ! no Ospina Perez.Le premier bulletin de une formule dénassée Le chef ouvrier d’au- E,ais'1 "1S a Pri,s (,.®ns ce texte qui nous fournit quelques préci-1 ne d’Etat par les rebelles libéraux, une trefois était souvent un fort-en-gueule ; au- même ?onsUtué u^comhéd’ac- sions sur événement et d’après lequel j fois qu’ils s’en furent rendus maîtres, on a pu reconstituer a peu près ce qui ; a fait savoir que le Dr Dario Echandia s’est passé., —-’.’ - La première dépêche annonçait l’assassinat du chef du parti libéral d’opposition, Jorge Eliecer Gaitan, qui a dé jourd’hui il doit être un fort-en-tête.Car si fion politique dont le» dépenses les ouvriers doivent participer aux respon- :sont s®ldées Par les çontïibu-sabihtes de la direction de 1 entreprise qui grroUpe.L’an dernier, par 1® loi les emploie, leurs représentants doivent être Taft-Hartley, le Congrès a ïi%r-à la hauteur de ces responsabilités.C’est dit aux unions ouvrières de dépourquoi il est vraiment opportun que l’on Penser leurs fonds pour de* ftes crée des écoles de formation sociale pour les jerdiK', Ï^CLO.^t Jn J>ré*-“ dirigeants de la classe ouvrière.Dans Québec : dent, M.Philip Murray, ont été nos associations agricoles, principalement poursuivi», sous l’accusation d’a-l’U.C.C., ont multiplié depuis dix ans les ^°.ir enfr P11: Wr-* } journées d’étude, les retraites de formation df!s! t ti t u d es" e n° ' p o l i t i que pre'U ! ‘! sociale, les semaines d’étude intensive, les ; Un tribunal fédéral a décidé ' O de couteaux, briser des meubles et des carreaux et incendier plusieurs pièces.M.Marshall a pu faire savoir par téléphone à Washington que tous ses compagnons de la délégation américaine étaient indemnes et qu’on n’avait pas non plus touché à l’ambassade américaine à Bogota.La junte révolutionnaire libérale n'a pas eu plus de considération pour la conférence, car elle a employé la longueur d’onde spécialement réservée au secrétariat de l’organisme afin de communiquer avec le reste du monde pour publier ses premières proclamations.Le bureau du Parlement colombien qui avait accepté la charge de diriger provi- avait été prêté aux correspondants ac-soirement le gouvernement.Echandia crédités auprès de la conférence a reçu attend le retour du vice-président une grêle de pierres.Une fois sortis à Eduardo Santos, un libéral, en ce mo- grand-peine de l’immeuble, les journa- clenché le tumulte à Bogota.Une foule j ment en voyage à New-York.Consulté | listes ont pu constater que la foule s’en s’est alors portée en furie vers le palais : par les journalistes, M.Santos a répon-présidentiel et le Parlement où siège la 1 du qu’il ne savait comme eux sur toute conférence panaméricaine.Elle a eu le i l’affaire que ce que lui apprennent les donnait à coeur joie, faisant dérailler les tramways et déclenchant des incendies çà et là.* en Iiri?^^ar^enidan?P°r^ cours abr®8'®s pour dirigeants de syndicats que Particle 304 de la loi est de Marseille.I our se faire accepter des gens | coopératives.Aussi constate-t-on avec inconstitutionnel parce qu’il s’at- | j du milieu le père dut enlever sa robe blan- J une particulière fierté que plus les responsa- ‘atT if ÏJnVrTTe c p endosser une salopette, s engager | yiitég sont lourdes sur les épaules des chefs gouvernement t admis, .jiü j -" r i uiuicb buui, luuiuca oui ic» cjjauic» ue» cucm gouvernement • admis, au cours comme smple débardeur,^ habiter un caba- agricoles, plus les hommes sont aptes à les du procès, que des droits garan- porter.L’action entraîne la nécessité de p?,1" i® t®1* amendement à la tude et l’étude est faite en vue de l’action, j Ste InferdkCn.ZKt^ou- .•, i tenu qu’en vertu de l'article 1er Les associations ouvrières ne font que s é- ; de la Constitution, le Congrès veiller à la nécessité d’un renforcissement de Peut ««‘r ainsi si cela est néces-leurs cadres par l’éducation.Elles ont une tâche colossale sur les épaules et elles doi-l ne a-est pts prononcé sur Pin-vent faire vite, sous peine se faire dé-1 terdiction entière de faire des passer par les événements.La fondation d’un j dépense* pour fins politiques, collège du travail est un premier pas dans la auci,n bonne voie.D’autres devront suivre.Gérard FILION non dans une cour où toutes les races méditerranéennes et tous les vices de l’homme déchu étaient représentés.Quand on sut que le “nouveau” était un prêtre, ce fut d’abord de la stupeur, puis de l’admiration, finalement de la confiance.Celui-là, ce n'était pas un prêtre comme les autres, pas un prêtre pour les riches, mais un prêtre pour les .pauvres.A lire ces récits on se croirait revenu eux premiers temps du christianisme, quand les apôtres prêchaient sur les places publiques et aux carrefours, se mêlaient à la foule pouilleuse et crasseuse des quartiers populaires des villes d’Asie Mineure, de Grèce, de Rome.10-IV-48 danger à ce que les journaux ouvriers puissent discuter les candidatures politiques.Ce jugement a été favorable-(i) En mission prolétarienne, par U.-R.Loew, J?.61}* la.c?iebd P.ar 'a Presse des éditions Economie et Humanisme, 262, rue Saint- point Mais*c^dlbatper- Honoré, Paris 1er.—* '-.BLOCS-NOTES Les prisonniers de guerre Le sort des prisonniers de guerre, même dans les pays où ils sont le plus humainement traités, est forcémer t lamentable.Aussi a-t-on appris avec soulagement que le gouvernement français venait, pour sa part, de décider de rapatrier graduellement d’ici novembre le ouart de million de prisonniers allemands qui sont encore en France.Au début de mars, dans une déclaration collective, les cardi.naux et archevêques français avaient posé devant la conscience de leurs ouailles ce grave problème.La question, disaient-ils, revêt un double aspect: juridique et moral.Ils estimaient qu’il n’est pas équitable de s’en tenir à ce nropos à de pures considérations de droit.Us ajoutaient, ruant au point de vue moral; Si l’on envisage sous son aspect moral te problème du maintien en captivité des prisonniers de guerre allemands, toute hésitation devrait être interdite.Dès le mois de juin lUiti, le Souverain Pontife, parlant aux membres du Sacré Collège du sort des nombreux prisonniers de guerre conservés par les nations victorieuses, s’exprimait ainsi: "Nous n’ignorons pas que les textes rigides du droit international n'obligent le vainqueur à libérer les prisonniers qu'après la conclusion de la paix.Mais les besoins tpihtuels et moraux des prisonniers eux-mêmes et de leurs parents, qui s'aggravent enaque jour, les arotts sacrés da mariage et de ta famille crient vers le ciel plus haut et plus fort que tous les textes juridiqms, et exigent qu'on mette enfin un terme au régime des camps de prison et de concentration Est-il un chrétien, est-il simplement un homme digne de ce nom pour rester insensible à un pareil appel ?Trop de Français apaisent leur conscience en se disant que, chez nous, les prisonniers ne subissent aucun mauvais traitement et qtttis sont convenablement nourris.Mais la question est d’un ordre plus élevé.Ces prisonniers ont une famille; ils ont leurs parents, ils ont femme et enfants, dont certains sont séparés depuis le début de la guerre.Un tel état de choses, des Français, à plus forte raison des Français chrétiens, n’ont pas te droit de l'ignorer, si légitimes que soient les griefs de notre peuple d Vè-de T Allemagne met de constater une fois de plus dans quelle situation fausse se (trouvent les unions ouvrières ca-savent pas l’écrire.C’est re- ! nadiennes qui sont affiliées au grettable.Ça donnait une tein-* E l.O.on à l’A.F.L.De façon in-te à part à notre région.| directe, soit par leurs contribu-ll g a trente ans, les' fîcos-ilions à la caisse centrale, ou mê-sais étaient en majorité dans j ^ P3*- la discipline et les attitu- y Courrier de f rance [ Voix canadiennes à Paris — Une aisance et une ampleur nouvelles ?.— M.Jean Bruchési donne des conférences à la Sorbonne, des cours à l'Institut cfEtudes politiques — Une réception en son honneur chez les Gens de Lettres 'Les parlements natioi aux éliront leurs représent i ts à l'Assemblée constituante européenne’ nous déclare M.François de Menthon (De notre correspondent parisien) te constitutive de l'O.N.U.et même les traités internationaux impliquent déjà une certaine ré- Le Palais Bourbon est en sommeil.Ses murs vénérables ont (Par Pierre DeGrandpré) J mandat, qui protégée par beau- séan^Vassionnécs qui ont pré-, iluction de la souveraineté na-.i t coup de tact et de naturel, se ,^ dénart en vacances des * tionale de chaque pavs.Cette res* Voilà.Une epoque est révolue, laisse aller à rabrouer aimable- .L MalarV l’attrait ' friction est d’ailleurs inscrite Le Canada français ne se plaint nient un auditoire français le- ^ ^ Sav0ie êx^sur hù m! dans la constitution française, plus d tire méconnu en France, quel boit chacune de ses paroles 3, * U , Menthon lui est res- \ncunê collaboration internatio- |t nos intellectuel* nouveaux, et.se retire absolument enchan- ,7^ ^ ^ ^s Si’ate , cons ïnTe TeM possible a“* 'é; je n’avais pas encore vu cela dans llne salle d« commis- ! sans une limitation des préroga- découvreurs des beautés littérai ^ ftHHBL— res anglo-saxonnes et presses de depuis mon arrivée à Paris.J’en s’y apparenter, n’affectent plus suis ravi, et prends la plume cependant le dédain de ce que, avec enthousiasme.Puis-je complu fond, ils n’ont pas cessé «Irai- | ________ , ter que vous m’approuvere*.en aier passionnément du côté fran- pareille occurrence, de me libé- çais.Le Canada a compris.Ses \ rer des songes que voilà.?Le conférenciers, ses écrivains, ses J Canada français peut bien, pour ttnbassadeurs culturels jaugent | quelque temps encore, faire milans peur les milieux les mieux j ne dédaigner de prendre la les"localités "mentionnées plut des communes » l'égard de cer- cotés de la capitale de l’esprit, I parole en France; il peut bien, haut.A présent sauf pour ce formes d’action ouvrière, songent à y rayonner, à délimi-i encore maintenant, négliger de qui concerne Bury, ils ne for- ,es membres de ces unions au tpc eux-mêmes, par leurs initia- déléguer sans désemparer dans ment qu'une minorité infime.l Canada se trouvent plus ou fives, la place qu’ils v souhai- ies cercles français des inlellec- Les Canadiens français tes ont ! moins impliqués dans des dis- ttnl tenir.L'on a compris qu’il : tucls qui le fassent connaître et remnlacêx oartout ! eussions et des problèmes poli- fillait s’endimancher, soigner sa aimer.Mais il lui est peut-être remplacés partout.! cuss'ons et des problèmes pol t les vieux, ~ , tes Ecossais avaient une men-i runpn.ien*> P®roe qu’ils concer sion —- laquelle est loin d’avoir le charme des bords du lac d'Annecy — que l’ancien ministre nous reçoit pour commenter son importante proposition de résolution relative à la convocation d’une Constituante européenne.Dès la rentrée de l'Assemblée, la commission des affaires étrangères examinera ce texte oui a recueilli la signature de 120 députés.Ûn peut dès lors prévoir que sa discussion interviendra en séance dès le mois de mai.“Pourquoi les Etats-Unis A ce que disent les vieux, i UquM qui ne nous regardent au- tenue, sa parole et ses gestes, bon, dès à présent, de s®voir j reoVenTM^de Men- - r-.¦—« ciincment nnr™ «„>;i, - i™ ,isf,.rcnrc m», 1 on '-"’¦uissitôt qu’il voudra le faire, j hjpr,! parce que dans bien encore nous communiquer.gard ae l'Allemagne apres deux invasions de notre sol et après tes tortures subies par Par-dessus la frontière tant des nôtre- dans tes camps de déportation nazis.Ces graves paroles n’ont pu laisser insensible l’opinion d’un grand pays de générosité traditionnelle comme la France.Le gaélique chez nous Un collégien nous écrit: Pour faire suite à la demande de renseignements sur te gaélique que vous avez formulée dans le Devoir de vendredi dernier, j’y vais de ce qui suit.Dans ma région (cette du Lac-Mégantic), plusieurs paroisses ont été fondées par des Ecossais parlant le gaélique: ainsi Marsboro, Milan, Stornoway, Springhill et Bury.J’ai connu plusieurs vieux Ecossais qui parlaient le gaélique avec une plus grande facilité que l'anglais.On le parlait, on l’écrivait et on litait la Bible en gaélique.Mais, voilà, une partie notable des jeunes ne te parte plus et ceux qui U parlent ne lives de chaque pays.” Quelles seraient donc les attributions du gouvernement fédéral?— ’’Elle* seraient de trois ordres.D’ordre économique, commercial, monétaire, financier.D’ordre diplomatique pour la coordination de l’action diplomatique, U aurait enfin naur mission d’organiser la défense nationale.Des contingents mi- ! litaires seraient fournis par les divers pays pour constituer une armée permanente.Il est bien évident que la législation intérieure, sociale, fiscale, culturelle relève de chaque nation encore qu’une collaboration culturelle continue doit être envi- L’exposé des motifs de voire proposition précise: “I,’urgence dramatique de la situation exige des procédures exceptionnelles.” Que faut-il entendre par là?— “Ce ne sont pas par les moyens traditionnels de la diplomatie qu’on parviendra à mettre sur nied une organisation fédérative.Far fonction, les divers ministères des affaires étrangères défendent les intérêts particuliers de leurs pays.Ce ne sont pas des accords entre les gouvernements qui scelleront l’union de l’Europe.Il faut mettre * t : ! H'P ,rone i en Présence ,es représentants à une visite commune à Woonsoc-1 '’a™1 T.sa Part ’“P* { arfivé.Rien de nouveau n'est qui ont pu aiguiller l’imagination MaYw-st-ce quV I’cIr.S.sY et scs : p^nn^Crile-cî^ui^créeraides ket.au Rhode Island, siège de ce‘teabol.1‘!on *1 tôt après survenu.D’occasionnels confé- ! sur cette voie.satellites participeront à < !»**nne.Lelie-c, seme çreeraues l’Union Saint-Jean-Baptiste qui collaboreront cries de demiere heure, après avoir «‘-commerce du même pays, Averell Har- de son parti en vingt arts, en profitant „ _____ ’ uu avec le groupe central.Elle s’em- gmle sa reprise du poste de radio de riman.j»___a_______i.—ukAm! m0î« SmK| PAGE 2 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 10 AVRIL 1948 [ Chasse et pèche Une semaine nationale de conservation de la vie sauvage Danger d'extermination du poisson et du gibier — Guerre sans merci aux braconniers ! — Il est grand temps d'ouvrir les yeux — Appel aux véritables sportifs — Immense patrimoine provincial à préserver ministre de la chasse et des pêcheries Les parlements nationaux éliront.(Suite de la 1ère page) dée fédéraliste.» e«t bien évt-dent que le fédéralisme européen ne peut être conservateur ou socialiste, ou démocrate chrétien.Il doit refléter toutes les tendances de l'opinion.Il ne faut plus voir sous l’angle des divers partis mais sous l’angle dcs^ divers parlements.Je sais d’ailleurs que M.Paul Ramadier se rendra ce mois-ci à La Haye pour participer au congrès fédéraliste dont M.Churchill a pris l'initiative." Pour assurer le redressement - economique de notre vieux con- |mDOrfQnfe déclaration du docteur Camille PouÜOt, tinent, pour «auver notre civi-._ , , .j .___ lisStion commune, l’idée fédéraliste est en marche.Nul n’a le _____________________ lî^p1 îîf ièrPtYn^uartis” n?cer- Québec, 10.— “Le nombre | pie, nous èn ferons des apôtres Lins Etats rest dai leiir" dans sans cesse croissant des pê- de la conservation, et la provin-rel esnrit de Collaboration - et ( heurs et des chasseurs, l’accès- ce de Quebec pourra continuer non de concurre nce - que Vu- sibilité de la plupart de nos ter- longtemps .encore d’être le pnra-nîon ^parîementalre* européenne ritolres et la rapidité avec la- d.s de la peche et de la chasse en bientôt tenir son assemblée quelle on voyage de nos jours, Amérique, tfénéraîe° vraisemblablement à constituent, avec l’audace des “En terminant, je souhaite ar-Locarno.Pour la première fois.! braconniers, le plus grand dan- demment.afin que des délégués du peuple allemand «er.d'extermination rapide y participeront.Ün ne saurait trop insister sur l’importance de tels travaux.250 millions d’hommes sont intéressés par l’organisation des Etats-Unis d’Europe.Si ceux-ci voient le jour, ils représenteront une force considérable, même sur le La campagne préélectorale des communistes en Italie Courrier de France (Suite de la 1ère pane) nirt probablement un jour en volume: Rêves d’empire (découverte, explorations et guerres); La Robe Noire (établissement l’Italie est le pass qui attire ! une "Assemblée constituante! ,ai„ i„ m- i- .u ï- ."ncr"Era"'d?’SitTlÿS à’’pa’leni|l|’j’a'n* ^ U-n épreuve électorale aura lieu ; A la lumière de ces travaux dans ce pays et on s'attend gé-, préparatoires, on parvient à néralement que le jour du vote mieux comprendre les paroles et les jours le précédant et le ; de 1 ognatti, le 17 novembre, di-suivant formeront la période sant que la démocratie, en cruciale pour l’avenir de l’Italie, | (dus de ia lutte parlementaire, de Rome et du bassin méditerra- inclut la lutte menée par les peuple nait (origine des premiers colons, vie économique, ! politique, sociale et intellectuel- j le); Résistance (1760- 1867);] I>’un océan à l’autre s ^ ri,n(>nj {e|s q^e MM.Eugène les yeux.A cet eyprit de destruc- ; i>ajgneault (dans le rôle du Père .r , i t,on qui semble animer encore Qvjde d’Un homme et son pé- quittement de Jack Kent Cooke, lrop grand nombre de P^-i hé) jl0J,Pr Florent, Lorenzo éditeur du S ew Liberty Magazi- \ Sl)nnes.il faut que succède ce ve-, \iarrel Riendeau Mme ne, hier, a rappelé l’attention sur i diable amour de la vie en forêt fS PoitX et Mlle Anne-Ma-les autres accusation, lancées ] qui permet de jouir raisonnable- rje Ducharm’e' tons arli;tes de la contre lui, 1 écrivain Harold Inent de nos ressources naturel-1 scAne de ja radiu pingman et la spécia iste en ,es sans jamais en abuser tout ; " Nous eSpéron, une assistance tnen-etre Charlotte Whitton.Coo- , en ayant le désir sincere de les .* .(tt.SOirée oui ke a été libéré de l’-ccusaUon i protéger des innombrables «Ims : J^rd’ètrc8 bien divwüssante.d avoir “conseille la publica- j qU| menacent leur survivance.| “___________ lioh d’un libelle diffamatoire, j Telle est la déclaration que M.Lui et les deux autres sont enco- | ie docteur Camille-E.Pouliot, mire accusés d’avoir conspiré pour j nistre de la chasse et des pèche-commetlre la même offense, ] ries, a faite hier à l’occasion de M.Cooke est parti pour Toron- j ]a première semaine nationale to dans la soirée d’hier, tandis j de conservation de la vie sauva-que M, Dingman est arrivé à Ot- [ ge, qui sera observée par tout le tawa hier.Mlle Whitton demeu et des syndicats professionnels ; ne prendra jamais l’initiative avec la tâche assignée d’organi- j q,.* bagarres insurrectionnelles, ser en deux mois de temps les mais défendra toujours les liber-conseils en question.| tés “démc'ratiques”.Congrès organisateurs Le 8 décembre cinquante mil- i Nouvelle tactique Cette nouvelle attitude est 2194, rue Nicolet, sous la présidence de Me Jean-Paul Danse-reau.Seront présents: Me Raymond Eudes, député d’Hochela-ga, M.Edmond Hamelin, con- dire aux Français ce qu’est le sdHer‘municipal.Me Roland-G.! Canada “J’étais fort curieux de connaître votre Société, a dit en substance M.Bruchési, Je savais que j’y trouverais quelques-uns des plus éminents représentants de votre littérature.Il ne pouvait m’advenir fortune plus neu- forçons au Canada de rotéger la Dîner de la promoHon 1948 de la faculté de droit t e à Edmonton.Une ondulation, au beurre Ce soir, au Cercle Universitai-Canada du 10 au 17 avril.Cette i re, aura lieu le dîner de la prodéclaration est d’autant plus op-; motion 1948 de la faculté de portune qu’elle arrive au début droit de l’Université de Montréal, d’une nouvelle saison de pèche.! A cette occasion, de.s distinc- I lions seront conférées à des pro- ri.ar» a.* haarnnniaira i fesseiirs, étudiants et personnes Guerre eux braconniers ({e ,,ext^rieur> dont la facuIté de ______ Le ministre veut que tous les droit désire signaler publique- ïambert oronriéfaire 1 pêcheurs et chasseurs du Québec ! ™ent, i activité ou le ztle de- • ij-amoevi, pruprieiaiie * .¦ ¦ mal-1 ploy* en faveur de la cause étude coiffure Violetta, reanseni seneusemem que, mai , .T , t , .» nouvel Berri.a comnaru.hier.«ré la surveillance incessante de "'“il-a.1 011 M.Alex, du salon 1280 rue Berri, a comparu, hie.,, ~ - -, , - - , , par l’entremise de son avocat, j -scs gardes-chasse, maigre 1 ap-devant le juge Gtrald Almond P«rt remarquable de ses stations sous l’accusation d’avoir offert dr pisciculture, maigre 1 intensities services à un prix plus bas lé de ses recherches biologiques que ceux stipulés par la loi ré gissant le décret de ta coiffure jour dames.M.Lambert a protesté de son innocence et le procès a été fixé au 16 avril prochain.On se rappelle que ce salon de et malgré toute la bonne volonté et l’esprit de coopération de ses officiers, son département de la chasse et de la pèche pourra difficilement réussir à tenir le coup.C’est-à-dire qu’il lui sera pratiquement impossible de mainte- coiffute offrait une livre de nir le précieux équilibre qui doit beurre gratuitement à ses clientes.exister entre la pèche et le repeuplement naturel de nos eaux, et entre la chasse et la reproduction de nos animaux sauvages, tant que pécheurs et chasseurs ne voudront volontairement res- Ordre du mérite, de la faculté de droit, qui est dû à l’initiative du comité de régie 1947-1948.Au terme de chaque année désormais, l’Ordre du mérite doit être décerné publiquement à un groupe choisi de récipiendaires.Il se répartit en trois grandes classes: médailles d’or, de bronze et d’argent, suivant qu’il s’agit de diplômés d’une faculté de droit, de personnes non diplômées d’une telle faculté ou d’étudiants.Les récipiendaires dans les groupes respectifs seront: Me Maximilien Caron, vice-doyen de la faculté de droit de l’Université de Montréal, et Me Jacques de former une internationale des partisans.Le 21 décembre une “Assemblée Constituant de la campagne” siégea à Bologne — une des places fortes du communisme — pour étudier la réforme agraire.Un organisme permanent a été fondé à cette fin.Le 26 décembre — une “Ligue des communes démocratiques” (c’est-à-dire dominées par les communistes ou socialistes de gauche) fut établie à Florence.Le 28 décembre on organisa à Rome le “Front Populaire Démocratique”, composé du parti communiste, de la Ligue des passé dans l’opposition, _ _ ________________ Les dirigeants communistes, [ langue le mieux possible et som-conscients du terrain perdu par ] mes unis dans la défense d’une la Parti et ayant en vue l’appro- même cause.” che des elections, se servent des I armes qui, malgré leurs appa- M» Bruchési parle Lefrançois, président de l’Association de la Jeunesse libérale, : et Me Jean-Paul Grégoire, pre- j mier vice-président.- aa ¦ rences démocratiques, sont ex sentiellement révolutionnaires et sont destinées à exercer une pression constante afin de discréditer les démocrates chrétiens, leur seuls rivaux sérieux.Os derniers, étant le parti principal dans le gouvernement, portent évidemment l’ultime responsabilité du maintien de l’ordre dans le pays.Les deux autres traits essen-! tiels de la politique électorale de notre littérature Remerciements VALLIERES: Les enfants de i^i^ëleur'^nïhoü^smë^t'v;,-1 pi^J^Ssseur fla^acuftfdt la famille Etienne Va hères re- la canne à pèche et le musil, et ,^t ’dPe rUnivmüé de Dijon* inercient sincèrement es person- ; njême intervenir gentiment, mais ! ^ Robert N Watt, président dé nés qui ont bien voulu leur te- fermement, auprès de ceux de j Qe des Trarnwavs de Mont-moigner des marques de sympa- leurs compagnons de pèche «t de ; ré.a, et je docteur Jean-Marie thte a 1 occasion de la mort de chasse qui aiment tout prendre Houssel, médecin-légiste; MM.Monsieur et Madame Etienne Vallières, père et mère, par offrandes de messes, de fleurs, de sympathies, bouquets spirituels, visites ou assistance aux funérailles.TéL: CRaecent 5700 MAGNUS POIRIER Entrepreneur Pompe» Funèbre», Expert Embaumeur.6603, rue ST-LAURENT qui pour eux et ne rien laisser aux : Maurice Sa u vé7" G i lies ^ ’ Mercur è' autres.Afin de mettre un terme Guy pj.^ jean Deslauriers et aux déprédations de toutes sor-j Henri.pal)1 Farand> étudiants à tes, il voudrait que les véritables j,, facuité de droit de l’Univer-sportifs n hésitent pas a decia sité de Montréal, rer une guerre sans merci aux j — - braconniers, et à aider les gar-1 des-chasse — qui sont d’ailleurs | leurs meilleurs amis — à pour- ] suivre avec plein succès leur j campagne de protection et de conservation.Vol de rots musqués Maurice Sauvé, un Jeune homme d’une vingtaine d’années, a “Nos pères nous ont légué un j été accusé, hier, devant Iç juge immense patrimoine”, d’ajouter Gerald Almond, du vol de deux* le docteur Pouiiot.“Nous avo*; ] rats musqués, d’une valeur de le devoir de prendre immédiate- i *8 environ, la propriété d’un ciment les movens qui s’imposent toven de l’Ile-Bizard.Par l’en-pour le transmettre au moins in- j «remise de son avocat, l'accusé tact à nos enfants, afin qu’ils i a protesté de son innocence et puissent à leur tour jouir des subira son procès le 16 avril plaisirs de la pèche et de la r uas- - prochain.Il a été remis en liber-se.En leur donnant le bon exem- te sur parole, d ici cette date.Georges Succeueur d’Arthur Landry Etu?.DIRECTEUR DE FUNERAILLES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D'AMBULANCE Sajte&s t 51S RACHEL EST Bureau : 558 RACHEL EST FAlklrk 3571 LE DEVOIR “Le Devoir" est imprimé au no 430 est.rue Notre-Dame i Montréal par l'Imprimerie populaire, compagnie i responsabilité limitée, qui en est l’éditrice-propriétaire.Directeur-gérant, Gérard Fiiion.“Le Devoir” est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau of Circulations et de la Canadian Daily Newspaper Association.La Canadian Press est seule autorisée i faire l’emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées i la Canadian Press, à l’Associated Press et aux agences Reuter et Canado-Mondial, ainsi que de toutes les informations loczies que “Le Devoir” publie.Tous droits de rep.oduction des dépêches particulières au “Devoir” sont également réservés.Abonnement par lo poste : EDITION QUOTIDIENNE Canada (sauf Montréal et la banlieueI .$6.00 Montreal et banlieue .Etats-Unis et Empire britannique Union postale .EDITION DU SAMEDI ’»?•»*•»•»• •««•••eeee*a* ***** aeeeeo—eaeeeeeeeeee» «eeeeai »a»eeee«eeeeeee»»eee—»ee 9.00 *.00 10.00 Etats-Uni» «t Union postale 1.00 1.00 Les abonnement» sont payables d’avance par mandat-poste ou par chèque encaissable au pair i Montréal.Autorisé comme matière postale de deuxième classe per le ministère des Postes, Ottawa.Téléphone : *BEIoir 3361 K#i Elizabeth alitée Windsor, 10.(A.P.) — Les médecins de la princesse-héritière Elisabeth de Grande-Bretagne, révèlent qu’rilf a dû garder la chambre toute la semaine à cause d’un refroidissement.On croit cependant qu’elle sera suffisamment rétablie lundi pour assister au dévoilement de la statue du président Frgnklin Roosevelt, à Londres.Communes Démocratiques, oer- communiste ’ sont ' l’intensifica tains syndicats ouvriers et de j jion de ]a propagande antiamé-quelques groupes d intellectuels, j rjCaine et l’inauguration d’une Le 19 décembre un “Congres i campagne contre l’Eglise-Démocratique du Sud’ eut lieu 1 à Naples et le 12 janvier 1948, R.DEPHENEUF Problème de rétablissement rural dans Hle-du-Prince-Edouard Une courte étude de Marc-R.Meunier Coupables de vol simple Armand Paquette et Paul Au-dette, tous deux accusés de vol avec violence, ont subi leur pro- , __ cès hier devant le juge Oscar Ga- j M SI JJ gnon.Après le témoignage des ¦¦ ^ » accusés, le président du tribunal a déclaré qu’il n’y avait pas eu de vol avec violence, comme la plainte le prétend, et qu’il devrait libérer les accusés, mais, a-t-il ajouté, “les témoins eux-mêmes ont avoué avoir pris la sacoche d’une femme, il y a donc eu vol simple.Je ne puis libé TOUS DOIVENT BOfl&E UN GRAND VERRE DES CELEBRES ¦** mmuu ARmcauy Parmi nos minorités françaises hors du Québec, il en est peu, croyons-nous, qui se soient acquis autant de mérités que celle de la plu* petite province du Dominion, l’He du Prince-Edouard.Si l’on est parfois porté à méses-limer l'importance de la contribution de ce groupement acadien â la cause qui nous est communément chère, c’est que l’on ne connaît pas, la plupart, du temps, l’ampleur des problèmes auxquels il doit faire face.Et le plus important de ceux-ci est celui de sa survie propre, laquelle lui fut assurée jusqu’à date par sa population agricole.Or c’est précisément parce qu’elle décroît à un rythme accéléré qu’il importe de se saisir davantage de la situation des Acadiens de l’ile afin d’être en mesure de les aider à conserver pour notre élément ethnique ce coin de ce dernier domaine que l’on semble avoir le plus de peine à recruter des candidats.Cette carence fait donc voir le besoin urgent qui existe depuis longtemps là-bas, de la mise sur pied d’un organisme professionnel agricole, ne serait-ce que pour maintenir che* les cultivateurs la fierté de leur profession et garder constamment à leur vue les motifs supérieurs qui devraient les inciter à trouver les moyens nécesaires d'augmenter leurs effectifs.C’est pourquoi il nous faut ces années-ci accorder à l’élément acadien de Tile toute la sympathie agissante dont nous sommes capables, autrement il ne pourra peut-être pas demeurer longtemps l’une de nos plus solides avant-gardes au Canada français.Parlant de la littérature canadienne, M.Bruchési s’est défendu de vouloir reprendre pour son compte les discussions et les métaphores végétales en vogue , , -, , sur l’existence ou la non-exis- rfrr (dans, de,^I1 “ tence individuelle de la littéra- c*rconJffanfes’ ,et.Je,e?, trouve ture canadienne-française.Nous ! c0?pable d® V°1 simple, existons, voilà l’intéressant.Des j „il^a jten,ce sera Pro"°?cf® écrivains de toutes catégories : P J*5, .ard' aecuses sont en sont à l’oeuvre: historiens, con- ! llberle provisoire.leurs, poètes, romanciers.“Par- —- mi les poètes, dit-il, nous en avons bien quelques-uns qui devraient intéresser les lecteurs j français autant que les poètes j ! malgaches, par exemple (ap- ! | probation amusée de l’assistan- ! | ce).Quant aux romans dont vous ! entende* déjà parler, il faut vous | i garder de les considérer autre- j ment que comme des fragments, ! des aspects de la vie canadien- j ne.” Abordant ensuite le problème | de l’autonomie de la culture canadienne-française: “Un écri- | vain, che* nous, dit-il, a écrit que nous ne voulons pas du colonialisme en littérature.C’est une expression qui risqxw ici d’être mal interprétée.Une chose en tout cas est sûre: à Montréal comme à Paris, les mots honneur*] et franchise ont le même sens.I “Autonome ou non, notre litté- | rature doit encore se tourner vers ses sources, et d’abord vers j la source française.” M.Bru- ACBETEZ VOS FUEUBS ICI La Patrie Fleuriste 168 «sf, St«-Catherm» tivnUaoa partout directement de notre serre-chaude.PU 1786-1787 Ecoutez le Jeudi C.H.L.P.12 h.25 12 h.30 10% d'escompte aux communautés religieuses.COURROIES TEXROfE «n V POULIES æ Y TEXLITE ET MAGIC GRIP.DOMINION BELTING 971 Sr-Jocqu«i 0.Montr :qu«t loi fiîîLTïïUK™1'" 4 Mr,| Promotions à lo Sûreté provinciale On annonce le» promotions suivantes à la Sûreté provinciale: le sergent-détective Marcel Patenaude est nommé lieutenant ge de l’escouade des homicides; le détective Paul-A.Benoit, nom- .mé officier spécial en charge de i M 5 l’escouade antisubversive; M.Joseph-Benoit Fournier, nommé > A LA JEUNE CHAMBRE Pensée du iour UN SEUL TROUPEAU “le suis le bon pasteur, je connais met L'isb’î et rl'es me connaissent, comme mon Père me I connaît et que je connais mon Père.Et je donne ma vie pour | mes brebis.)’at encore d’autres brebis qui ne sont pas de ce ber- | call; celles-là aussi, Il faut que je les amène; elles entendront ma j voix, et H y aura un seul troupeau et un seul pasteur.” JEAN, X, 14-16 ANNONCE MUNICIPALE AVIS DEMANDE a été faite à la CITE DE MONTREAL, par Park Holding Limited, no 7080.rue Hutetmon.pour — - permission de garder en place deux moteur* électriques (I x 7>ï e t.ét l x 15 c e > sur la tôt no P-840 de la division cad se traie Pa-rolue de Saint-Laurent.Quartier Saint-Jean.no 7080 rue Hutchison Toute opposition à cette demande doit être communiquée au scswiznè dans les quinze Jours.Le greffier de la Cité.J,-ALPHONSE MONUBAU Montréal, lé 1» avril IMS, P1appelons que la population totale d« ITle.d’après le reeen sement de 1941, s’établit i 95,000 âmes.L’élément acadiet y compte oour 15,000.Et biei aim le chiffre de la populatiot agricole atteigne 51,067.l’élément français ne compte qu?pour 5,656.Cette minorif agricole se trouve groupée dan» douze paroisses dont à peu prfe aucune est homogène.Elles son en effet compénétrées par des familles d’ascendance anglais et.dans nombre de cas, de re liglon protestante.Un bon nombre de cultivateurs de là-bas exploitent des propriétés doit sténographe-dactylographe, l’étendue et le rendement soit nettement insuffisants à pout-voir à tous les besoins de nos grosses familles traditionnelle!.Si l’on parvient à se tirer d’aL faire relativement bien du poilt de vue des besoins strictemert essentiels, l’on ne parvient pR toujours à pourvoir à rétablissement des enfants.C’est que l’Ife est cultivée dans toute son étei-due, de sorte que les établissi-ments nouveaux ne sont possibles qu’à la suite d’achats cot-teux de propriétés en pleine exploitation et detenues par ch» gens d’autre langue.Néanmoins l'élément francs s’emploie là-bas dans toute a mesure de ses faibles moyens à se constituer une élite.Les écoles supérieures et spécialisés faisant défaut, un organisme bien connu, la Société St-Tht-mas d’Aquin, agit comme facteïr de cohésion en étendant son side pécuniaire aux jeunes ~ai-çons et filles auxquels on recornait des dispositions pour pom-suivre des études avancées.Ce-te année, par exemple, la Sociéë compte 54 protégés dans des iro-titutions de savoir, en majorile dans la province de Québec.Si l’on pose des.gestes ainsi admirables.cYst que l’on se rend compte du danger qui mtnaie l’élément acadien deTlle pou’ peu qu’il ne réussisse à s’assurer d’abord des prêtres, des profts-siounets et eda va de soi.ct>s jeunes cultivateurs rompus atx disdnlines les phi* nouvelles te la science agricole.Or c’est dans chési rappelle ensuite ce qui > s’est fait dans l’industrie du livre, au Canada français, de 1940 à 1944.“Un seul chiffre, mais éloquent: 2 millions de dollars ! en droits d’auteurs ont été déposés à Ottawa.Nous n’avons pas commencé à ce moment-là à apprendre à lire,” ajoute-t-il avec une pointe d’humour.Pour conclure, M.Bruchési propose d’établir les relations intellectuelles entre la France et le Canada sur une base d’échanges.Il affirme sa foi dans l’utilité de notre rôle pour le rayonnement de la France, du moins en Amérique.“Que l’on imagine disparus demain matin, dit-il, les 6,600,000 Américains dont la langue est le français — j’ai l’impression que la France m^rm n vitrhb k rount SORTES NETTOYtEI CANADIENS EXPUlMENlft 8T ASSURÜ Appelât .f, IAMOTHI, >>•*.4» ST.VINCENT LoCn DE LAVAGE de VITRES HOPITAL MICHAUD DRUMMOND VILLE WINDOW CLEANING^ Rtc r APPRENEZ À CONDUIRE AUTO — DOUBLE CONTROLE PAMES ET MESSIEURS Cours pratique et théorique ECOLE FEDERALE Vingt-cinq ans d’expérience au service du public.1821, St-Penls, Montréal - HA.551g* de 8 a.m.à 9 p.m.qi aurait subi dans le monde une perte assez lourde.” Avez-vous.un problème de décoration intérieure ?Consultes de» diplômé» de TEcol» du Mauble Marcel-G.COÜTLÉE & Fernand MALOUIN Ebéniste-décorateur Décorateur ______ ______ (Semaine prochaine: La Mai- ên charge' de Vescouade'dcs''vote ! »°n ranadienuereçoit d’illustres j 11 à main armée; le détective Ubald | “ 'if Legault, nommé sergent en char- MEUBLES ET TISSUS EXCLUSIFS TENTURES.RIDEAUX, TAPIS REMBOURRAGE 5126 ov.Papineau CH.1868 Conférence de Mine Jean Des-pre* et de M.Robert Bonfils à la Sorbonne.— Quelques conclu- Pierre de Grandpré f/ ' ' general Décès du Carpenter à Sydney Sydney, Australie, 10 (A.P.).—Un ancien chef de l’Armée du Salut, le “général” George Lyndon (.arpenter, a succombé dans un hôpital de Sydney, Australie, aux suites d'une opération.Agé de 77 ans.il était entré au service de cette secte protestante en 1892.Après avoir servi en plusieurs contrées différentes, il en avait quitté la direction supérieure au Canada en 1939 pour assumer le commandement suprême et démissionner en 1946.DETECTIVES PRIVÉS INVESTI GATT© VS GENERALES SERVICE CONFIDENTIEL Haney Detective Bureau 28 ST JACQUES OUEST Tét.; Jonr, RA.$828 - Soir, CR.2931 Maurlce-L.JULIEN, directeur M.Jacques-f).Langevln, gérant des ventes de la Maison Seagram | pour la province de Québec et les Provinces Maritimes, a con- j senti à adresser la parole au co- ; mité de vente et de publicité de : la Chambre de commerce des j Jeunes, lundi, le lt avril, au salon “K” rie rhôlel Windsor.Cette causerie sera accompagnée de films inédits.Le sujet traité s'in-tiiultra: “Vente spécialisée et relations extérieures”.Ré*, i CHerrter (3M GARCIA POULIN, A.P.A.Aqdttomi Publie Accrédité dé «Jaébae Accredited Publie Auditer at Quebec Impôt eut to rr**- SPECLA1JTES i itté Suite SM EDIFICE CANADA CE MENE (Carré Phillips) PU Pas d’encre Pas de stencil Pas de gélatine Pas de caractères Epargnez temps et argent sur tout travail de copie en vous servant du nouveau DUPLICATEUR WOLBER MASTER COPY-RITE AUmasiatios.Unpreaslon.empllaq» entièrement automatique».Imprima directement d» la copie maître**».Attrayant ¦aHd*.économique.• Impie à opérer, d'emploi facile.Imprima nTmporto quel)- qraudeur depute la carte d» I" s 3” (uequ'è call* d» 9“ s 14" «rondeur régulière.tmpHma d» 15 & 120 copia» è la tnlnnto directement, at plu» d» 200 ervoe la même mairie».Imprime au»»l iuequà quatra couleur» è la loi» avec nu» matrice.la copV» orlqtnale peut être dactylographiée, dettlnée ou calligraphiée.STENCILS LIMITED 300, rot St-Sacrement • Montréal • Téléphone ; MA.6607 N'IMROPIE QUOI' EJL2078 GRATIS ; l ETE* C( i ICHEUIH J rÆ DEVOIR MONTREAL, SAMEDI IQ AVRIL I MR y< e L'grbitroge pour les instituteurs M.F.-A.Angers corrige l’échelle de 1945 Les demandes des instituteurs sont plus que raisonnables 4 mKXici* «nouvelle sa suggestion sur Trieste Poursuivant le témoignage très documenté et fort pertinent qu’il avait commencé hier après-midi, M.François-Albert Angers, professeur à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales, a de nouveau affirmé que l’instituteur accomplissant un travail intellectuel pur.doit recevoir un traitement supérieur au meilleur travailleur manuel.Or, ce n’est pas le cas actuellement et l’échelle de salaires établie lors de l’arbitrage de 1945 doit être corrigée, d’autant plus qu’à ce moment-là les demandes des instituteurs étaient Join d’être exagérées.N’existe-t-il pas certains facteurs, demande M.Angers, qui ne justifieraient pas une augmentation de salaires?Le temps, l’absence de risques, les vacances, la stabilité?Il est certain que ces facteurs entrent en ligne de compte dans la détermination des salaires, mais pour la même catégorie de travailleurs.On ne peut comparer le travail du mineur et du maître d’école.Si l’on veut établir une comparaison juste, on considérera le travail du mineur et celui de l’ingénieur minier.Le premier a des heures de travail plus longues et Ï1 court de plus grandes risques.Et cependant l’ingénieur minier reçoit un salaire plus élevé.Pourquoi?Parce que son travail est plus productif.Quant aux vacances, elles sont nécessaires et leur durée ne peut influer sur la détermination du salaire, car le travail intellectuel est beaucoup plus fatigant que le travail manuel et d’ailleurs les vacances ne sont pas instituées pour les maitres mais pour les j enfants.Il est même une coin- j mission scolaire de la province I qui défend à ses maîtres d’ac- J complir un travail supplémentaire pendant la période des vacances, parce que ce travail est in- I compatible avec la dignité d’instituteur.S’il est vrai que la fonction d’instituteur est stable, il faut j tenir compte par ailleurs que le maître d’école ne profite pas des périodes de prospérité generale.En temps de crise, il est sans doute avantagé, mais lorsque surviennent les années de prospé- i rite il reste au même point alors que tous les travailleurs bénéfi- Une précision que demande M.Pierre DesMarals M.Pierre DesMarais, chef du conseil, veut savoir le coût réel du service de la police.‘'Jusqu’ici, écrit-il, à Me Louis La-pointe, on a l’habitude de dire, que pour l’année 1948-1949 ce service coûtera à la ville la somme de $5,537,956, tel que publié dans le livre vert du budget.Je suis toutefois convaincu que la cité dépensera plus que ces cinq millions et demi de dollars pour sa protection policière.“Ainsi, par exemple, le service des Finances doit absorber une importante somme pbur le travail qu’il fait au profit du service de la police.Il y a aussi la contribution de la cité au fonds de pension des policiers.D’autre part, on ne saurait oublier les énormes charges que doit coûter l’entretien des bâtiments utilisés par la police”.M.DesMarais poursuit: “Ces divers postes, même s’ils sont ré- Il met la Russie en demeure de prendre définitivement’ position sur le retour de cette ville à ritalie — Conférence proposée à Paris au début de mai Washington.10 (A.P.).— Les de même à mettre la Russie sur Etats-Unis ont reveillé le débat'la aeilette, car la question du reautour de la ville libre de Trieste, j tour de Trieste tient fortement en ramenant au jour In proposi- j au coeur de tous les Italiens, lion des trois grandes puissan- i Les grandes puissances de ces de l’ouest de rendre cette ! l’ouest acceptent par ailleurs l’ef-vilie à l’Italie.Dans une note ; fet de leur offensive diplomati-conjointe, Washington.Londres que en confirmant la nouvelle et Paris ont mis Moscou en de-1 que les occupants anglo-améri-meure de prendre immédiate- j cains de Trieste rendront lundi ment position sur celte affaire | à la population italienne locale et de prendre part à des entre une large part de l’administra- tiens communs à ce propos au début du mois prochain, dans la capitale française.Le 20 mars dernier, le ministre des affaires étrangères de France, Georges Bidault, avait cient d augmentations de salaire, | fins comptables, n’en constituent parfois considerables.A l’aide pas moins une somme très consi-de graphiques et de tableaux, M.dérable qu'il faudrait, normale-Angers établit ensuite entre Jes ment, ajouter aux cinq millions ouvriers de l’industrie du pa- ; ef demi de dollars que Pon consi-pier et les instituteurs une corn- | dère généralement être le budget paraison qui démontre que ces : de la police”.derniers reçoivent actuellement ;-'¦ i - un traitement équivalant à ce- Chpfç clnvnnuoc lui d’un ouvrier de deuxième SlOVOqUCS main.Cette situation est évidemment injuste et commande partis sur d autres budgets pour lancé le premier la suggestion fin* ^mnntahlnc ^ retour de TrieSt* 3UX HUlinS des Italiens.Etats-Unis et Grande-Bretagne avaient confirmé qui viendront oux Etats-Unis que l’échelle de 1945 soit corrigée.M.Angers soutient qu’une échelle de salaires fixant pour i Londres, 10 (A.P.).— L’an-un instituteur célibataire du rien chef du gouvernement dans cours primaire, un traitement l’Etat semi-autonome de Slovaquie, Josef Lettrich, annonce de minimum de $2,000 et un maxi- .___________________________ mum de $4,000 n’est nullement I Londres qu’il se rendra par avion | c[jmancjle aux Etats-Unis pour y étudier les moyens de préparer l’offre le même soir; mais la Russie était demeurée muette et n’a fait encore aucun commentaire depuis.La proposition alliée était manifestement un moyen d’aider la cause anticommuniste en Italie, en prévision des élections qui doivent avoir lieu dans ce pays, dimanche prochain, le 18 du mois courant.Le geste d'hier acrt lion civile.Le chef du bureau de presse des autorités américaines à cet endroit, Lincoln White, en donnant cette confirmation, a nié par ailleurs la rumeur que les Etats-Unis en évacueraient une partie de leurs troupes.Depuis la fin de la guerre, Trieste, le principal port de l’Adriatique et à ce titre un enjeu diplomatique de premier ordre en Méditerranée, est sous contrôle conjoint de trois puissances.La Grande-Bretagne et les Etats-Unis occupent, avec chacun 5,000 soldats, la ville même, peu plée surtout d’italiens, tandis que 5,000 Yougoslaves gardent la banlieue, où vit une majorité de membres de cette race, anciens sujets de ITtalie.exagérée, Enfin, dans cette révision d’une échelle des salaires, l’indice du coût de la vie n’est qu’un facteur secondaire, car cet indice n’es), pas permanent et à lui seul il ne peut déterminer un traitement raisonnable.Réprobation do système de participation aux profits Didorofion du R.P.Bouvier, ou dîner-causerie des industriels de I® Mauricie — Cartel des mouvements ouvriers la résurrection de la liberté dé mocratique en Tchécoslovaquie.M.Lettrich vient d’arrivtr à Londres en compagnie de deux autres réfugiés politiques tchèques, Fédor Hodza et le général Jan Ambrus, qui l’accompagneront dans son voyage en Amérique.Tous trois ont dû employer des moyens longs et compliqués pour se rendre de Bratislava jusque dans la capitale britannique.A Washington, ils espèrent avoir des entretiens avec le secrétariat d’Etat américain.Tendances actuelles de la jeunesse française Conférence du P.Carré, l'éminent Dominicain français Les Trois-Rivières, 1 (D.N.C.).- “La participation aux bénéfices, je n’y crois pas”, a déclaré e R.P.Emile Bouvier, S.J., avi-jur moral de la Eédération pro-cssionnelle des Industriels, au ùner-causerie des industriels de la Mauricie.aux Trois-Rivières.(À1 système, a-t-il expliqué, peut jouer sur une courte durée, mais pas sur une longue durée.Il devient monotone à la longue et les ouvriers se demandent s’ils ne sont pas volés dans son application.Je suis opposé à la participation aux bénéfices parce que je suis opposé aux cadeaux.11 faut trouver une formule d’intéresser aux affaires qui ne soit pas du paternalisme”.Une foule de plusieurs centaines d’industriels de la région des Trois-Rivières étaient réunis au banquet que présidait M.Albert Thibault, président de la Grand-Mère Knitting et de la F.P.I.On notait la présence du maire Arthur Rousseau, de M.E.Gibeau, de M.Marc Carrière, de M.l’abbé Gérard Dion, directeur de la section des relations industrielles de l’Université Laval, et nombre d’autres personnalités de marque.M.A.Thibault En ouvrant la série des discours, M.Albert Thibault, président de la Fédération professionnelle des industriels, a déclaré que le temps était arrivé, pour les industriels de la Mauricie, de se grouper.“Il convient aussi, a-t-il dit, d’exposer certain travail et certains résultats atteints, de vous éclairer sur la situation et exposer certains problèmes actuels, comme ceux des impôts,des lois ouvrières, des syndicats et des mouvements subversifs.Nous avons fait des enquêtes sur les relations entra les patrons et les ouvriers.Nous avons l’avantage d’avoir avec noua des gens comme M.Gbieau, le R.P.Bouvier et d’avior une organisation en mouvement.Le Père Bouvier Présenté par M.Lamontagne, directeur général de la F.P./., le R.P.Bouvier brosse un tableau de la situation syndicale.“Lé mouvement ouvrier comprend, dit-il, 800,000 membres, dont 300,000 dans le Congrès canadien du Travail, 300,000 dans la Fédération américaine du Travail, 70,000 dans les Syndicats catholiques et le reste dans d’autres groupements moins considérables.11 existe un cartel fortement organisé de tous les mouvements ouvriers, pour exercer une pression puissante sur les gouvernements, Le conférencier décrit ensuite Prise de remords de conscience Jeannette Lemay,, *7 ans, sans adresse au dossier, a ooiniparu hier après-midi devant le juge René Théberge, sous l’accusation de s’étre introduite dans le domicile de M.Louis Donolo, 1771.rue Lajoie, à Outremont, et d'y avoir tenté de commettre un vol, La jeune fille a avoué sa culpabilité et recevra sa sentence le 15 avril prochain.L’accusée a expliqué an tribu-nal qu’elle était entrée dans la maison où elle avait déjà été employée comme domestique, avec une compagne, mais qu'une fois à l’intérieur, le remords de conscience l’a prise, et qu’elle est l’évolution de notre législation ^ ouvrière, traite du rôle des con- ar Gaudiose G.KGSOS, P.M.E.I.y Coeur Loyal ?vait douze (ns.Son père Lv le-Jusle était ul>er.';i! te.De la pente élevée où se trouve située la Mission de '.ao-Fan.j-Shen et qui domine mie la vallee, on distineuait ans le lointain le village de la l'a-ode du di.u-des-charpentiers adossé à la inontagne-Paisible et où demeurait la famille Ly.Depuis que le petit Coeur-Lo-.val fréquentait notre école avec quelques autres petits païens de sa bourgade, lorsque, eu route je passais devant l’auberge de Lv le-Juste.celui-ci selon les rites m’invitait à entrer pour y prendre une tasse de thé bouillant.Tout en parlant des succès scolaires de son fils aîné, j'en profitais aussi pour lui faire connaître le rôle des missionnaires.Il approuvait, il renchérissait même, sur ce que je lui disais, mais lui et aon épouse demeuraient inébranlablement attachés à leurs superstitions.La mère faisait brûler chaque jour un bâtonnet d’encens devant Bouddha et le père n’avait pas d’autres soucis que celui de recevoir les hôtes qui faisaient halte à son auberge.A l’école de la Mission c’était de règle que tous les élèves, tant Ïtaîens que chrétiens, suivissent es cours de catéchisme, assistassent à la messe et à toutes les cérémonies à l’église.Comme beaucoup de garçonnets Ly Coeur-Loyal mourait d’envie en voyant les petits catholiques participer aux cérémonies religieuses revêtus de la soutanelle rou- ge, du surplis brodé et porter de eaux flambeaux dorés.Si le Père le lui avait permis, il aurait volontiers servi la messe, car il savait tous les répons, mais comme aux autres païens l’entrée du choeur lui était interdite.Coeur-Loyal, pétillant d’intelligence et fort studieus, était une perle parmi ses condisciples païens.Ses relations avec le Père étaient sincères et ingénues.Le soir, lorsque après souper j'al-luis faire un tour au pensionnat, dès que j’entrais Coeur-Loyal était toujours le premier à se lever et à se porter nu-devant de moi.11 me questionnait sur mon pays, sur les habitations, les terres.la nourriture, la marche du soleil et de la lune, sur le nombre des étoiles et leurs noms, les persécutions que l’Kglise avait subies, les martyrs, les évêques, le Pape., etc.(tunnel revenant de la brousse, à cheval, j’entrais dans la cour de la Mission, Coeur-Loyal était encore des premiers à prendre la bride de mon cheval pour m’aider à descendre, puis, corn- , me le prescrivent les rites de la i poliiesse envers un supérieur, il promenait ma monture dans la tour.En un mot, à l’égal des élèves chrétiens, Coeur-Loyal était pour moi un fils.Lorsque Ly Coeur-Loyal voyait approcher l'époque des baptêmes il ne manquait pas rie demander avec instances de lui accorder à lui aussi la faveur du baptême.C’est ainsi qu'à Pâques el à la Pentecôte de cette année-lâ, il était venu m’implorer, alléguant qu’il savait tout •on caléchisme et toutes les nriè-'•es.Avec regret je dus lui répondre qu’il n’était pas possible de lui donner Je baptême avant que ses parents eux-mêmes ne se fussent convertis.Il s’en retournait alors bien triste, demeurant sombre et songeur pendant quelques jours, puis «a gaieté revenait, car il avait son plan: il avait pris la décision de se faire chrétien lorsqu’il ne serait plus sous la tutelle de scs parents.Un jour, un marchand ambulant qui vendait du fil et des aiguilles en échange d’oeufs de canes salés s'arrête à la grande porte de la Mission.Déposant à terre les deux paniers qu’il porte suspendus à son épaule, il interpelle le chef de fa cuisine des serviteurs, lequel sortait justement en se frottant les mains dans son tablier crasseux: “Grand frère, dit-il, veuille dépenser un peu de coeur en transmettant le message que voici: j Celle qui demeure à l’intérieur du I foyer de Ly le-Juste, au village i de la Pagode du dieu-des-char-; pentiers, vient d’etre frappée de ' paralysie.One son fils qui étu-! die les livres dans votre noble école coure vite au chevet de sa mère pour lui rendre les devoirs filiaux" Coeur-Loyal partit et son petit coeur de douze ans battait bien fort dans sa poitrine il aimait beaucoup sa mère, car il était fils aîné.Or ce soir, à l’heure où les quatre portes du village sont fermées, que les troupeaux reposent dans les enceintes et que les veilleurs de nuit ont déjà commencé la garde, Coeur-Loyal, revenu de chez lui, fait irruption dans ma chambre.— Père, j’ai gagné la partie.Le bon Dieu a tout arrangé, vous devez maintenant me donuer le baptême.— Je te l’ai déjà dit, ce sera impossible aussi longtemps que tes parents n’auront pas embrassé la religion.— Père, maman est baptisée! — Oui t’a dit cela?— C’est moi qui l’ai baptisée.— Hein, tu lui as donné le baptême?— Maman était pour mourir.Je lui ai parlé du bon Dieu, de la Sainte Trinité, de Jésus qui est venu nous sauver, je lui ai parlé aussi de la Sainte-Vierge, puis je lui ai dit de regretter les pèches de toute «a vie.Après cela, j’ai pris un bol d’eau dans la grande jarre et je l’ai versé sur sa tête en disant: Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.Et puis tq sais.Père, maman a dit que tout le monde chez nous viendra à la Mission après la récolte étudier le catéchisme et se faire jjapti-ser.A la Noël, Coeur-Loyal, revêtu de la soutanelle rouge et du surplis brodé servait à la grand-messe avec une joie et une exubérance toute céleste.• - - / Il n’a fallu qu« six semaines d’efforts communs i tous leur» voisins d'Oak-Ride.en Ontario, pour pourvoir les époux Burns d’un nouveau logis, après l'incendie du premier.Au centre, Carl Burns, lui-même employé d’un entrepreneur local en construction, tenant dans ses bras sa fillette Marie, 2 ans; Mme Bums et leur fils Larry, un an.Confession d’un converti Célébration des encycliques sociales Le mois de mai ramène l'anniversaire des grandes encycliques sociales Kerum Novarum et Quadragesima Anno.C’est le 15 de ce mois qu’elles ont été publiées Tune et l’autre, la première en 1891 par Léon XIII, la deuxième quarante ans plus tard, en 1931, par Pie XI.Cet événement, qui marque une ré- j volution dans le monde du travail, est célébré dans tous les pays.On y rappelle les enseignements pontificaux et l’urgence de travailler à leur application.Le dimanche, 16 mai, sera une date propice pour les grandes manifestations qu’organisent divers groupements dans les centres industriels.Mais la lecture attentive, voire Tétude de ces deux documents est encore le meilleur moyen de célébrer leur anniversaire.Le mois de mai devrait être le mois des encycliques sociales.Et toutes nos associations catholiques seraient bien inspirées d’en profiter pour les faire mieux connaître à leurs membres, pour leur en faire même étudier en commun les principaux passages.Pie XII exprimait récemment le regret que la doctrine sociale de l’Eglise ne fut pas mieux connue, même des catholiques.N’est-elle pas le meilleur antidote contre le poison du communisme?N’est-ce nas son application qui établira la justice sociale, la meilleure sauvegarde contre les bouleversements révolutionnaires?ipOqqa
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