Le devoir, 28 avril 1948, mercredi 28 avril 1948
m 28 m "Lt Canada i‘t urn nation touvttaint et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne ou de» Etatt-Unn ou de qui que ce «oit d'autre, l'attitude qu’d lut faut prendre enven le monde," Lord TWEEDSMU'R LOT HE but RAUHE.I .M Directeur : Gérard rUJON FAIS CE QUE DOIS Rédacteur ra chei i Orner HERODX JTJE- , Ik Nul de l« Croix, ceufeiMur.NUAGEUX AVEC PLUIE Maximum aujourd’hui .Mime date l'an dernier .Minimum aujourd'hui .Même date l’an dernier Baromètre: 29.70, 29.65, 29 VOLUME XXXIX — No 98 MONTREAL, MERCREDI, 28 AVRIL 1948 Cinq sous le numéro On récolte ce qu’on a semé 1 J ITTp PT TTC VIVF À JAFFA r'ocf nnr l'Amérinue latine oue le communisme prendra pied sur le continentl V-/ T M.?M J A.M.if A.M*M.JL A JL n n C'est par l'Amérique latine que le communisme prendra pied sur le continent! américain-Wall Street est l'allié du Kremlin Les journaux nous informent que les gouvernements du Brésil, du Chili, du Paraguay et de quelques autres pays sud-américains prennent des mesures pour empêcher les communistes de causer des désordres le premier mai.Cette nouvelle nous rappelle l’existence d’un mouvement communiste très puissant en Amérique latine; elle nous per En désespoir de cause, la Hiérarchie des républiques latines se tourne depuis quelques années vers le Canada français et lui deman- i de des missionnaires.Les prêtres des Mis-: sions étrangères de Pont-Viau qui font du ministère à Cuba depuis quatre ou cinq ans _ connaissent un succès on serait tenté d’écrire .On parle scandaleux, parce que, formés à l’esprit et: aux méthodes missionnaires, ils se mêlent au ! L’Hagana appuie maintenant Tlrgoun parti communiste et qui ont emprisonne ses chefs.(Dernière heure) Jérusalem, 28 (Reuter) — Des met en même temps de constater que les pays qui redoutent des désordres sont préci- peuple, s’occupent des corps autant que desi sèment ceux qui ont frappé d’interdiction le ; âmes, visitent les familles, bâtissent des éco- i ' '" les, parlent de coopérative et de libération! économique en même temps qu’ils prêchent: l’Evangile.Durant la dernière guerre, la propagande Une des choses les plus déroutantes qu’on! .officielle nous montrait une carte du Canada | découvre en Amérique latine, c’est que les i troupes anglaises se sont jetées cnr lannelle notre pays était menacé par un; mots syndicat et communisme sont synony-ice matin dans la mêlée entre à l’ost Pt un .Tann- mes.Un ouvrier qui se déclare membre d’un •1u>fs et Arabes pour la posses- syndicat est automatiquement étiqueté com-:*-”" Les°informations encore muniste.Il y a deux ans, à La Havane, j’ai i confuses ne permettent pas de vainement tenté d’expliquer à un catholique ; savoir si les Britanniques ap-cubain, fort versé par ailleurs dans les ques-i Plu^,nt ,im des contestants con- tions sociales et qui pouvait vous reciter pres- ; lement à s'interposer entre leurs que par coeur Quadragesima Anno et Rerum feux.Novarum, qu’il peut et doit exister des syn- ! dicats catholiques; pour lui les termes syn-‘ Tel-Aviv, Palestine, 28 (A.P.) dicats et catholiques s’excluaient comme des ^rd’lml^aux6eûtes contradictoires.J en sus plus tard la raison ; ,ies combattants de Tlrgoun Zvai quand j’appris qu’il s’agissait d’un grand ! Leumi, dans la lutte juive pour propriétaire de plantations, ayant à son em- j la capture de la ville arabe de ploi plusieurs milliers d’ouvriers agricoles, et ' ^ '^1 ence"P L'appui do" l’Ha-qui redoutait par-dessus tout le partage des ! gana constitue un revirement terres, la fondation de syndicats et de coopé- ! important dans la politique mi-ratives.Dans son idée, les encycliques avaient1 htaire des Juifs de Palestine, car été écrites pour le Canada mais non Pour j Cuba.! de Terre-Sainte avait blâmé hier Dans les villes, c’est le capitalisme de Wall ; matin encore ITrgoun pour avoir Street qui crée et entretient la misère des ! entrepris l’attaque de Jaffa sans masses prolétariennes.La chose y est ren-']e consulter, malgré un acéord , , ,, v 4 4.1 1 du mois dernier sur la jonction due facile par 1 absence presque totale d asso-, (je jeurs opérations.Hier soir, ciations ouvrières et par la connivence des:]’Hagana faisait connaître un pouvoirs publics.Les capitalistes des Etats- ! éclaircissement de cet accord d'invasion de la Palestine" — Bevin refuse de discuter le cas de l'entraînement des troupes transjordanes par des Britonhiques — Les Arabes repoussent la defnande de trêve d'une commission de l'O.N.U., à Jérusalem Nazi pistolet au poing à l’est et un Japonais poignard entre les dents à l’ouest.Le dessinateur qui avait imaginé cette illustration géographique se proposait de créer chez les Canadiens une frousse patriotique qui les portât à s’enrôler et à souscrire généreusement aux fonds d’Etat.Si la psychose d’une troisième guerre prend définitivement le dessus, on peut s’attendre à une réédition de la même carte, avec cette fois un Russe armé de la faucille et du marteau mettant sa botte sur le continent américain par l’Alaska.C’est en effet de ce côté que la masse des gens redoute une invasion de notre continent par le communisme.Or c’est là une erreur grossière.Le communisme ne prendra pas pied en Amérique par la route du nord : elle est vraiment trop difficile et trop bien gardée.D’ailleurs pourquoi Moscou prendrait-il le risque d’une invasion militaire quand il a dans presque tous les pays latins d’Amérique deux alliés précieux: la misère du peuple et le capitalisme américain?Il lui suffit de ravitailler en doctrine marxiste les r- „ , v populations miséreuses du sud et de laisser ; Unis ont financé la plupart des partis pobti-1 Xmener^e's^Dro" le temps accomplir son oeuvre.Si rien n’est ques sud-américains, leurs luttes électorales ; * campagncs mais non sans; * ’ 1 - lûnvo /*rkivr»e rl’F’.fîif fJormiQ rinmian+P rvns 1 _ -nx LETTRE D'OTTAWA Les appels au Conseil privé : atteinte à notre souveraineté Stassen en avance E.Jeonicke, de Soskatchewon, en réclame l'abolition — Il est secondé par MM.Raymond et Lesage — La procédure en Pennsylvanie changé dans les conditions sociales des peuples latins, dans vingt-cinq ans au plus le communisme aura pris le pouvoir par la violence, malgré toutes les interdictions de police qu’on aura décrétées contre lui.• On n’a pas la moindre idée chez nous des conditions sociales inhumaines dans lesquelles vivent presque tous les peuples d’Amérique latine.Les terres sont entre les mains de quelques milliers de planteurs, individus ou grandes corporations.Les ouvriers agricoles touchent quelques sous de salaire journalier.L’alimentation, l’habillement, l’habitation, l’éducation, toutes les nécessités premières de la vie sont réduites au strict indispensable.Moins que cela-, ce serait la mort, et ce dans des pays où l’agriculture, la forêt, la mer et le sous-sol regorgent de richesses.A la misère physique s’ajoute la détresse morale.L’Eglise souffre de pénurie de prêtres.Sur Hie de Cuba, il y a quelque chose comme un prêtre par cinquante mille catholiques.Les campagnes en sont presque totalement dépourvues, d’abord parce qu’il en manque, ensuite parce que le clergé, recruté dans la classe riche, ne veut pas rester dans les paroisses rurales où les chances d’avancement sont médiocres.et leurs coups d’Etat depuis cinquante uns.javoir consulté l’autre au préala-j rapport contredit Seule l’Argentine a réussi à se libérer de la ! hle.! hire nar Par tutelle des agents financiers de Wrall Street, .Le port arabe de Jaffa est yoi-ce qui explique la tension constante entre ; ^ (\u fuU.r Etauhi'f de Pales-Washington et Buenos-Ayres.C est pourquoi, tine Elle lui touche par le cjuar-le principal allié de Moscou en Amérique la- i tier de Manehieh, que l’Irgoun tine est W’all Street, parce que l’odieuse ex-; se vante aujourd’hui d’avoir en-ploitation que pratiquent ses financiers est ¦ ls1t,cl"sment cnIevt’ le bouillon, de culture qui permet la propa- r>e'son côté, l’Hagana a fail gation rapide du microbe soviétique.' porter ses coups sur quaire vil- • ! lages qui bordent Jaffa au sud- A Bogota, les insurgés ont mis le feu qua- ' est et constituent autant de n a, .6 , .___, ___points fortifies dont la caplnre tre fois a 1 ambassade américaine et ont f r-, es^ nécessaire pour le contrôle cé le général Marshall à se barricader durant, cje c€ grand port palestinien.Le plusieurs jours dans la villa où il logeait.Ces ' quartier général de l’Hagana n’a faits nous portent à croire que l’insurrcc- : encore publié aucun communi-tion, allumée par rexploaion d'une vieille ran- LTntiüfiôS cune entre les partis liberal tît conservateur, I privées veulent que les Juifs a vite tourné, sous l’action des communistes ; aient capturé le village de Ya-probablement, à la haine des Américains.| jour et une partie de celui d’A- C’est que, pour.les habitants de toutes les ca-1 Senoyer entièrèmenî” KhirkS pitales d AmériQue latine, Washington est la t Qn rapporte rien quant au personnification de leurs misères physiques,, sort du village de Salameh.de leurs troubles politiques et de leurs diffi-i * .* ÿ cultés économiques.Washington leur a im-! Jerusalem, 28.(A.P.) —- \ pose 1 esclavage ; Moscou leur promet la liberation.Rien d’étonnant que le communisme.t 28-IV-48 BLOCS-NOTES Les barbottes rouvrent L'imbroglio qui se prolonge indûment dans la direction de la police de Montréal n’est pas de nature à favoriser l’ordre publie.Une chose es! indéniable, c’est que les gens de la pègre se frottent les mains et préparent une offensive.Deux barbottes de la rue Sainte-Catherine, fermées depuis plusieurs mois, font actuellement les frais d’installations coûteuses.Leurs propriétaires auraient-ils obtenu l’assurance que M.Pacifique Plante serait définitivement écarté de )a direction de i’escouade de la Moralité?Les apparences po-te-raient à le croire.Pour écarter définitivement un homme qui a donné des preuves d’efficacité dans un domaine où d’autres avaient échoué par incompétence ou malhonnêteté, il faut des raisons autrement olus graves que celles que le directeur Langlois a invoquées dans sa lettre du 15 mars.Si le Comité exécutif est en mesure de prouver hors de tout doute que M.Plante n’a pas rempli son devoir de chef de l’escouade de la moralité avec honnêteté,et compétence, qu’il sévisse en donnant au public accès au dossier.Si au contraire il ne s’agit, comme la nouvelle s’accrédite de plus en plus, que de sauver la face du direeleur Langlois, pafee qu’il de force, ce n'est pas le ministre de la Défense, l’honorable Brooke Claxton, qui les a commises; elles nous sont venues de l’honorable Louis S.St-Laurent.ministre des Affaires extérieures, grand patron de notre diplomatie.Ou’on se rappelle par exemple les propos étonnants et fatalistes qu’il tenait le mois dernier à la C.T.C.C.La Gazelle s’excite beaucoup ce matin sur de nouvelles déclarations faites par M.St-Laurent à une réunion des clubs Rotary.Elle en tire les conséquences logiques et s’amuse à les opposer à notre politique actuelle de défense nationale.M.St-Laurent a d’abord exprimé sa haine de la guerre, sa confiance que les hommes de sa génération ne verront pas un troisième conflit mondial, et sa façon de concevoir la solidarité VVashington-Ottawa (son exposé avait pour sujet “le comité conjoint de défense canado-aiiiéricain”).Ces sentiments honorent M.St-Laurent.La ques-lion est de savoir si la politique qu’il en déduit ne mènerait pas fatalement à cette guerre, qu’il déteste sincèrement comme tout chrétien et tout homme civilisé.Le ministre des Affaires extérieures constate que nous vivons dans un monde qui a cessé d’être un: nous sommes en présence de deux univers ennemis, celui du communisme et celui “de la fasse des progrès inquiétants en Amérique | vorable ni à la paix, ni à la sé-latine.On récolte ce qu’on a semé.S^unté, ni à la dignité nationale., i rii 1 Elle est un abandon a ce que les tjerard riutjri | Anglais appellent la “power po- _____________________________! litics”, dont la Guerre II devait j nous débarrasser à jamais, et tion contemporaine des courses i quj contredit aux exigences aux armements, des triples ou ; chrétiennes de la paix, quadruples ententes, de la pour- j André L suite des bases maritimes (ou: aériennes) qui ont jadis eon- ! Enfants dénlaeét doit le plus sûrement l’humanité ;cnTanrs acpiaCCS ___ «________ ¦nr.Aérxr.rl nU I ^ La lettre de Mgr l’Archeveque aux guerres qu’elle prétendait éviter.Car il est évident qu'un tel durcissement appelle chez l’adversaire un durcissement analogue.Si “le monde de la liberté” veut porter ses frontières a causé dimanche dernier, dans toutes nos églises, une très forte impression.J’en veux pour preuve de nombreux témoignages où „ .TA®.: des amis reconnaissaient qu’ils jusqu en Turquie ou en Chine i s’étaient sentis personnellement communiste, ou le monde corn-; pn cause ct ,c mess de muniste installera-!-U les sien- ; M CharbonneaU leur posait un nés?Si notre sécurité implique ; ob]èm d c0nscienCe.un engagement a 5 ou 6,000 nul- i T1 r .les de nos frontières, pourquoi, | b faut renoncer, bien sur, a suivant cette logique, la Russie j fJn^re.PTs Passante encore reine réclamerait-elle pas le con- | e lnyltatlPn' Mais tandis que trôle du canal de Panama?! ,no,ls écoutions nous-meme la lec- ___ az ! ture du document, quelques itna- i T)P,!nl,s,m(\ rt”, | ges nous revenaient en mémoire but, M.Saint-Laurent aborde a ; avcc cette parole d’un officier univers de la fatalité.Un impérialisme de style nouveau Il ajoute que la création aurait été un peu vite en affaire: liberté”.A partir de ce moment, le jeu a assez duré.L’ordre pu- le problème se pose pour lui en blic passe avant les personnes, termes de force, fussent-elles fort éminentes et respectables par ailleurs.Si le directeur Langlois s’est mis un doigt dans l’oeil, qu’il endure son bobo.G.F.Propos d’un chef de la diplomatie l*s Canadiens français ont le douteux honneur d’être représentes dans le gouvernement King Par le plus belliqueux des im-nistres.Les déclarations les plus llrUes an faveur d’une politique Politique de puissance Au lieu d'orienter notre pays vers une troisième solution, — la création d’un nouveau groupe qui essayerait de tenir en équilibre les deux impérialismes en présence —, M.Saint-Laurent veut que le Canada adhère plus étroitement à l’impérialisme de l’Ouest.Il s’agit alors pour lui de créer une force telle qu'aucun adversaire ou aucun groupement d'adversaires ne puisse détruire sa prépondérance.C’est la rèérti- de TUNRHA: “La tragédie de ! ces gens-là (les DP), c’est de ! n’avoir pas d’avenir”.C'est bien i là le fait qui sautait aux yeux ; dans les camps d'Autriche et de j d’Italie que nous dpvions, à cette cette “force prépondérante” exi- j époque, visiter régulièremenl.géra un tel degré d’unité, que le i Des gens sans avenir.Des gens vieux concept de souveraineté I qui attendaient.„ rien.On leur nationale s’en trouvera ébranlé, j avait fait tant de promesses suc-Les démocraties s'uniront entre ] cessives, à chaque fois déçues, elles de façon beaucoup plus I qu’ils ne pouvaient plus rien at-étroite que par le passé.'tendre.Même les Juifs (sionis- Nombreux sont les hommes j tes) étaient moins pitoyables, prêts à sacrifier quelque chose : Leur camp, près de Rome, était de la souverainété nationale à i placé du moins sous le signe d'un une politique de sécurité collée- ; espoir: la Palestine, Ils logeaient live, — à condition qu’il s’agis- ; dans des barraques innommables se d’une sécurité vraiment col- \ mais les jeunes avaient trouvé lective.Par hypothèse, M.Saint- moyen (Ten orner le parterre: Laurent a écarté cette idée, il i UIjc immense étoile de Sion se prône une alliance défensive.I détachait en pierres blanches Est-il bien sûr, alors, que tou-1 sur *e S°1 brûlé., tes les nations perdraient leur i Lps autres, au contraire, vi-souveraineté dans cette aventu-! va'ent d’hypotheses: l'Amérique re?Est-ce que les petites ne s’en i du Sud?l’Amérique du Nord?départiraient pas simplement au i l’Afrique ou l'Australie?Et nous bénéfice des plus grosses?Ne i parlons des adultes.Mais aujour donne-t-il pas une arme nouvel- : d'hui, c'est le sort des enfn le à l'impérialisme, un nom bé- : Plus pitoyable encore, que r nin à la domination quasi uni- troublé le calme de Jérusalem.Une demi-douzaine de balles de mitrailleuses venant probablement du quartier juif ont brisé les carreaux de l’immeuble ou travaillent les correspondants étrangers.Ceux-ci ont pu s’échapper sans blessure cl en ont été quittes pour des taches de plâtre à leurs vêtements.De bonne heure aussi ce matin, huit camions ont quitté la capitale de la Palestine avec un groupe de fonetionnaires anglais qui se dirigent vers l'aéroport de Lydda et, de là, vers la Grande-Bretagne.Il ne reste plus maintenant nue 20 employés civils britanniques dans imite la Ville-Sainte.L’abandon du mandat anglais d’administration en Palestine, hérité de l’ancienne Société des Nations, doit être complété au 15 mai.Démenti de l'émir Jérusalem, 28.(A.P.) — L’émir Abdoullah de Transior-danie assure aujourd’hui que ses troupes ont bel et bien occupe Jéricho, à 20 milles de Jérusalem.pour venir en aide aux Arabes de Palestine.Il a précisé que la compagnie de soldats transjordans qui a pénétré dans cette ville est formée d’éclat-reurs toujours chargés d’ouvrir la voie à l’armée régulière.Ce e démenti donné hier par l’armée britannique, dont les officiers entraîne»; la Légion de Transjordanie.Le démenti assurait que la compagnie de légionnaires avait été envoyée sous ordres anglais pour protéger les approches du pont ses défen-1 Allenby.On sait que l’émir a déj ?annoncé qu’il a pris le comma.-veinent personnel des troupes tie l’Irak, de la Syrie et du Liban eu plus des siennes propres, dans une tentative d’invasion de la Terre-Sainte avant la fin du mandat britannique en ce pays, le 15 mai.De son palais d’Amman, on rapporte que le secretaire général de la Ligue arabe du Moyen-Orient, Abdel Raîi-man Azzam Pacha, doit y arriver à midi aujourd’hui, avec *e ministre des Affaires étrangères de Transjordanie, de retour d’une séance d’urgence de la Ligue au Caire, en Egypte.Ambition* d'Abdoullah Damas, Syrie, 28 (A.P.) — Les milieux syriens s’inquiètent de la nouvelle que l’émir Abdoullah de Transjordanie a pris la direction de la lutte aux Juifs en Palestine et de cette prochaine invasion de ce pays par des troupes transjordanes, irakies, syriennes et libanaises.On craint qu’Abdoullah ne profite de Toc-casion, en se nommant lui-même roi de la partie arabe de la Terre-Sainte, pour étendre sa domination à toutes ces contrées.L’émir utiliserait pour cela l’appui de la Grande-Bretagne, qui chercherait ainsi à sauver quelques débris de sa domination et de son influence en Pa-iestine et au Moyen-Orient.Il s’aiderait aussi de son neveu, le prince Abdoul lllah, qui est précisément régent du royaume voisin de l'Irak.Certains personnages de Syrie rappellent à ce propos qu’au cours de la première guerre mondiale, Londres avait, par l'intermédiaire du colonel Lawrence, choisi le père d’Abdoullah Hussein El Hashim, alors chérif de la Mecque, pour entraîner une révolte générale des Arabes contre les 'Turcs.Hussein en avail été récompensé par le titre de roi du Hedjaz, tandis que son fils aîné Faïsal devenait souverain de l’Irak et Abdoullah de la Transjordanie.Un ennemi d’Hussein, Ibn Saoud, a depuis enlevé THedjaz à Hussein, pour renommer ce pays Arabie Saoudite.Il fait -r-tie de la Ligue Arabe du Moyen-Orient, qui gouverne toute la politique antijuive des musulmans dans cette partie de l’Asie.Mais certains Syriens lui repro-ehent d’avoir beaucoup perdu de son ancien zèle contre les Hachimites o u descendants d’Hussein, à, cause des droits élevés que lui versent les Américains pour exploiter paisiblement chez lui de gigantesques concessions pétrolières.Un ministre du gouvernement de Damas s’est plaint qu’Abdoul-lah ait, par sa politique, offert les Syriens en proie à la Grande-Bretagne.Il affirme considérer sérieusement le projet de s'allier aux communistes.“Si nous devons tomber en esclavage, a-t-il ajouté, je préfère au- Aux elections primaires de cet Etat, des voix égarées des deux Ottawa, 27.La l.hambre des | de M.Jucnicke ont parlé de huit Communes a discuté ce soir la 1 heures à neuf heures, niais s’ils — Le Massachusetts a ses can- i'üant le projet de loi du député socialiste T .-E.Jaenicke.Les didats à lui grands partis vont au general j question de l’abolition des ap- n’avaient pas parlé M.Church Eisenhower et à Henry Wallace | pois au Conseil privé en étu- et d'autres opposants se seraient i chargés de tuer ie temps en formulant des critiques, i Le débat d’aujourd'hui aura I sans doute contribué à attirer l'attention du public sur cette réforme qui s'impose.11 devrait surtout décider le gouvernement a ('rendre position.11 est assez surprenant, en effet, que le gouvernement n’ait pas à cette session-ci sinon à la dernière session, soumis un projet de loi similaire à celui de M.Jaenicke puisque le Conseil privé a décidé lui-même dans un jugement qui remonte au 10 janvier 1947, que le parlement canadien possède le droit d'abolir ces appels M.Jaenicke a le mérite d’avoir présenté son projet de loi Tan dernier et encore cette année.11 devrait finir par amener le gouvernement à adopter celle mesure émancipatrice.Philadelphie, 28 (A.P.) — Un aspirant à la candidature républicaine officielle aux prochaines élections présidentielles aux Etats-Unis, Harold Stassen, Ta emporté par une légère majorité sur son plus proche concurrent aux élections primaires d’hier en Pennsylvanie.A ces élections qui avaient pour but de choisir les délégués de l’Etat aux conventions des parti républicain et démocrate, cet été, Stassen deux députes qui ont participé au débat, MM.Maxime Raymond et Jean Lesage, se sont accordés avec le parrain du bill à déclarer que le maintien des appels à un tribunal de Grande-Bretagne constituait une atteinte à la souveraineté du Canada.II y aurait cependant eu de l'opposition à la mesure si le débat avait duré plus longtemps car M.T.-L.Church, l’impérialiste irrédentiste de Toronto, a voulu se lever avant M.Raymond et do nouveau avant M.Lesage cl il n’au- a obtenu 60,800 votes dans les rait probablement pas été le seul trois-quarts des bureaux de scrutin.Son plus fort rival, Thomas Dewey, en a recueilli 55,200.Les autres délégués ont promis lem' appui dans Tordre suivant au sénateur Edward Martin, de Pennsylvanie, au général Douglas MacArthur et aux sénateurs Robert Taft et Arthur Vanden-becg.Le général Dwight Eisenhower a obtenu des votes aussi bien chez les électeurs primaires républicains que ehez les démocrates et en nombre sensiblement égal.Les démocrates avaient donné leurs voix surtout au président Truman; mais il s’en es! aussi trouvé quelques-unes chez eux pour s’égarer sur le chef du nouveau “troisième parti”, Henry Wallace.Ce dernier a aussi reçu une poignée de votes républicains.* ¥ * Boston, 28 (A.P.) — Aux élections primaires du Massachusetts, le vote a été encore plus faible qu’aux élections du même genre en Pennsylvanie, qui avaient lieu hier également, soit à peine un septième des 2,000,-000 et plus de voleurs inscrits.Au Massachusetts, le choix des délégués s’est porté non pas sur les aspirants connus à la candidature officielle dans les deux partis mais sur des champions locaux.de son avis, Nous avons déjà signalé cette disposition des règlements de la Chambre qui renvoie au bas du feuilleton la mesure d'un simple député qui ne fait pas l’objet d’un vote à la première séance où elle est étudiée.Comme l'heure hebdomadaire réservée aux mesures de ce genre est vite passée.ces projets sont voués à l'enterrement d'autant olus one la tactique classique du “talk-nut” permet de les renvoyer indéfiniment à plus tard du moment qu’il se trouve en Chambre quelques députés hostiles et nrêls à parler.Les deux orateurs qui ont appuyé la mesure fants, nous verselle de la plus grande nation?Le point de vue de M.Saint-Laurent nous apparaît, s'il a été fidèlement rapporté, comme une double démission: d'abord devant tes forces bellicistes, puis devant îa prépondérance d'un voisin considéré comme tout-puissant.Sa solution n'est fn- pouvons améliorer.Nous pou- parâvant choisir moi-même mon vons écrire le mot Canada, suivi futur mailre.” d'une adresse précise, pour rem placer ce point d’interrogation.Nous visitions l’autre soir un ami juif qui vient d'ajouter à sa Jeune famille de trois enfants un aîné de dix-sept ans.Lui aussi * ¥ ¥ Refus de Bevin Londres, 28 fA.P.) — Aux Communes de Londres, le secrétaire du Foreign Office, Ernest a envisagé la question comme un Bevin, a refusé de faire connal problème de conscience.j tre si la Grande-Bretagne con- G.P.I tinuera ou non de financer, d'ar- mer el d’entraîner les troupes de Transjordanie, après l'abandon du mandat britannique d'administration en Palestine, le 15 mai.Malgré un barrage de questions, M.Bevin a affirmé qu’il ne se risquera à aucune promesse ni garantie en ce domaine avant de connaître la dêciMon finale de l’O.N.U.sur la Terre-Sainte.¥ ¥ ¥ Jérusalem, 28 (C.P.) — Les Arabes de Palestine ont repoussé la demande d’une commission envoyée par l’O.N.U.en ce pays pour y conclure une trêve.Hier, l’Agence juive avait déclaré de son côté, devant le comité des mandais des Nations Unies qu’elle accepte la demande de trêve si Ton peut garantir un libre accès.des vivres au quartier juif de Jérusalem.Aujourd’hui, à Lake-Success, on attend avec intérêt les instructions que le comité supérieur arabe du Caire doit envoyer à son représentant sur noire continent, Jamal El Hussein!, toujours sur la même j affaire.Vote de grève à la "General Motors" Détroit, 28 IMP.) — Le* délégués des ouvriers dans 10 usines de la compagnie General Motors ont décidé à Tunanimitc de prendre un vote de grève parmi les 250,000 employés de cette entreprise.L’union de ces employés, qui lait partie du C.I.O., réclame depuis le 12 mars une augmentation de salaire de .•(» cents l’heure, en y comprenant la cotisation des patrons à un-système d’assurance-groiipe et a une caisse de retraite.Les delegués ont convenu que le vote de grève devra se terminer le soir du 23 mai et que, d’ici là, on maintiendra en vigueur le present contrat collectif de travail, qui devait exnirer aujourd’hui même.Les 75.000 employés de la compagnie Chrysler, le dernier des trois plus grands producteurs américains d'automobiles, ont déjà pris un vote semblable de grève, afin d'obtenir une hausse de 35 cents l'heure.Nouveou record aérien civil Londres, 28 (Reuter) — Un avion de modèle ‘(Constellation”, de la compagnie Quanta* Empire Airways, vient d'établir un record mondial pour appareils civils en parcourant en 6 heures el 48 minutes les 2,200 milles qui séparent Le Caire, en Egypte, de Karachi, capitale du Pakistan.Il a ainsi atteint une vitesse moyenne de 327 milles à l’heure.M.P.-E, Jaenicke M.Jaenicke, député de Kin-dcrsley.en Saskatchewan, a exprimé Tavis que la grande majorité (tu peuple canadien favorise l'abolition des appels au Conseil privé, que la majorité des avocats sonl convaincus que noire Cour suprême devrait être notre tribunal de dernière instance- L’état de choses art: el, dit-il.est incompatible avec la souveraineté du Canada, avec sa situation comme membre du Commonwealth britannique et comme membre des Nations unies.En décidant que le Canada avait le droit d'abolir ces appels, le Conseil privé n’a pas signé son arrêt de mort comme on l’a prétendu, mais il a invité le Canada à affirmer sa souveraineté et à exereer un droit qu’il possédait depuis Tadoptio i du Statul de Westminster en 1931.Le principal argument de ceux qui s'oppos-’nt à l'abolition des appels au Conseil privé, c’est qu’il constitue un tribunal ’’entre ou plus impartial lorsqu'il s'agit d'interpréter notre constitution.Cet argument n’est pas très aimable pour les juges canadiens qui sonl aussi bons que tous les juges de l’Empire britannique et qui possèdent l'avantage de connaître la vie canadienne.les habitudes canadiennes, les conditions sociales et économiques qui existent au pays.I^es juges canadiens sont mieux placés pour interpréter la constitution à la lumière des conditions nouvelles car il ne faudrait pas considérer celte constitution comme une loi morte et inflexible.Les Pères de la Confédération ont voulu créer un Canada unifié et cette unilé canadienne est la pierre angulaire de notre constitution.Les juges canadiens voudront participer à l’évolution et au progrès du Canada, en interprétant la constitution canadienne comme une loi flexible et progressive et, selon l’expression de lord Sankey, comme un arbre vivant capable de croissance dans scs limites naturelles.(Suite à la deuxième page) L'ACTUALITE UNE ENTREVUE Un journaliste est toujours en quête d'entrevues sensationnelles, qui jetteront de la lumière sur quelque problème d’actualité.Le jour des élections italiennes approche-t-il?il interroge ce diplomate tout juste arrivé d'Italie.Un vol considerable a eu lieu dans une succursale de banque: il interroge le gérant.El caetera.Information précise, et de première main: c’est la devise de tout journal qui se respecte.Intimement pénétré de cette devise, je m'en suis allé Vautre jour demander à qui de droit la raison profonde des disettes par-tielles qui affligent tes consommateurs, ees temps-ci.Grâce à mes relations au père Anthime, je pus obtenir une entrevue de Mme la vache.Elle me reçut en son appartement privé, avec ce flegme tout britannique qui la caractérise.Princesse du sang (c’était une pure Ayrshire), elle n’allait tout de même pas se mettre en trais pour un prolétarien (and how!) de journaliste.Elle condescendait.voilà tout.Cette superbe n'excluait d'ailleurs pas une reriaine simplicité, de vie, remarquable au dénuement de son logis et à la frugalité de sa nourriture.Une princesse Spartiate.quoi! - Elle attendit que je l'interrogeasse."Dame la vache, diriez-vous d nos lecteurs pourquoi la précieuse denrée dont vous produisez les éléments s'est avérée si rébarbative, res temps derniers, à oléaginer nos rôties?" Un léger sourire écarta un instant les pesantes babines, puis: "J’ai lu votre journal, cher monsieur, j'y ai lu les explications fournies par les plus indiscutables autorités.Cela ne vous suffit-il pas?Il y avait pourtant là une variété d'explications pro-pre d satisfaire lout le monde, el son père, et l'âne ave'-." J’avais prévu l’objection."Ce ne sonl là que des explications de seconde main, madame.Je soupçonne que vous pourriez nous dire autre chose." De satisfaction, elle se battit les flancs de la queue: "Clever boy (clin d’oeil), you’ll get il!” Mais elle reprit bien vite son allure ultramontain^ pour continuer: "Je crains fort, cher monsieur, de vous décevoir.Car si je dois rendre hommage à votre clairvoyance en avouant âne je tiens la raison profonde de la pénurie, je me dois également de ne pas dévoiler les drames de ma vie privée.Une dame de mon rang se doit d'observer une certaine discrétion, na l'oubliez pas" La nouvelle allait m’échapper.Je jouai mon dernier atout, prévu par le père Anthime: une poignée d’herbe tendre.Du coup les lèvres se dessillèrent, et la discrétion, et tout: "Men.vous employez, à la vérité, monsieur, un moyen qui fleure le cynisme diplomatique.Je lui cède à contre-coeur, croyez-m’en.Je vous dirai donc, puisque vous insistez si peu obligeamment, la raison profonde des pénuries."Il s'agit tout simplement d’un drame de ménage.J'ai fait une scène à M.mon boeuf, rêcein-menl, parce qu’il obliquait trop souvent du côté de la petite rousse du pré voisin.Brouillés depuis ce temps, nous répugnons à nourrir en mime temps le eon-sommaleur.J’ai retiré mon beurre du marché alors qu’il y était en faveur.Je commence i y rentrer, vu qu’il disparaît.Xotre ménage est brisé.” Une larme grosse comme un poing surgit de l’oeil, suivit les sinuosités inscrites sur le museau.hésita un instant, se laissa choir.Et dire qu’on avait parle de consommation trop considerable, de marché noir, de retenue dans les entrepôts!.,, G.M. LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 28 AVRIL 1948 L'opinion (Tun Européen TRAMWAY LA MEFIANCE De 1918 à 1946, la Commission avait enregistré un déficit de $3,663,879 février 1948 par les deux hauts militaires soviétiques du IVe département (service des renseignements) de l’état-major général, le major-général P.A.Fi-tin et le lieutenant-général A.P.Dans la situation internationale actuelle, dangereusement complexe et tendue, la susceptibilité soviétique, la peur réelle ou feinte d’un “complot”, d’un encerclement “capitaliste”, joue un rôle néfaste, comparable à celui Osipov, assistés par le major-gé des appréhensions pareilles lan- néral de l’aviation A.A.Piotro-cées par la machine de propa- vitch et le contre-amiral A.N.Pe-gande de Goebbels.La eoufian- ! trov, sur les “Préparations anié-ce dans les relations réciproques ricaines à une attaque contre entre les peuples comme entre l’U.R.S.S.” les individus est, en effet, une j Le rapport, dont un fragment condition indispensable et pri- seulement fut divulgué, com- ,mondiale du relèvement écono- j prend quatre parties: une dis- „ lali , auu,ljuu oc, inique, de fout travail utile, de | mission sur la situation générale : de la Commission des Tramwavs paix durable enfin sans cette politique et militaire, une ap- cje Montréal qui régit la Com- confiaiice, l’atmosphère morale préciation du potentiel de guerre pagnie des Tramways, et politique ne fait que l’enveni- i des Etats-Unis et de leurs alliés \ une première question de mer de plus en plus, ce que l probables, une liste des bases l’avocat des Municipalités, Me chacun de nous peut observer J américaines déjà existantes et Claude Choquette, M.Gauthier tous les jours.! une appréciation de leurs possi- a déclaré au tout début de son j bilités militaires et, enfin, des témoignage, que tou, les ebif- propositions de contre-mesures fres qu’il citerait étaient tirés ' soviétiques.des livres de la Commission et Selon ,a IIIe Partie du Lap- non pas de ceux de la Compa peuples | p0r| ]es Etats-Unis avaient à - •on r\ r*n_ * ’ .(Pur Jean-Marc LALIBERTE) Le principal témoin entendu hier après-midi par le tribunal d’arbitrage institué en vertu de la Loi relative à la question des tramways de Montréal, a été M.Jean-Paul Gauthier, C.A., «Je la maison Chartré, Samson, Beauvais et Gauthier qui, à la demande des Commissaires du tramway, a fait l’audition des livres Témoignage du comptable qui a fait l'audition des livres de la Commission des tramways de Montréal, M.Jean-Raul Gauthier — Quarante-cinq pièces justificatives ont été versées au dossier hier — Les années de prospérité et la crise — Les raisons justifiant l'augmentation du coût des billets Milles parcourus: Séance d'hier après-midi Méfiance orientale La méfiance est un des trails caractéristiques orientaux; elle est ancree pro- jeur disposition, en janvier 1948, fondement dans leurs âmes.l>es • ^ - - Jt celle gnie.L’exposé de M.Gauthier.recettes, en vertu du contrat, sont insuffisantes.Les commissaires, poursuit M.Gauthier, nous ont demandé d’examiner la situation en 1947 et de leur faire rapport en leur (lisant s’il était de notre avis qu jndenient dans Jeuis arnts.-es • 2g groupes de bases terrestres, se poursuivra aujourd’hui, a été ! le tarif des billets devait être usses ne loin point exception a ,narjtimes et aériennes, compre- d’un très haut intérêt car il a j augmenté et dans quelle mesure.Mte regie, ce qui.n est pas a au- nan, environ 450 bases indivi- ' fait connaître Jes raisons pour Nous avons alors étudié les chaî- nons ont fait ce que nous sommes.Nous n’avôns pas connu, ni au moyen âge, rif après, celle terreur qui paralyse les êtres humains exposés à chaque instant aux caprices des despotes, qui, eux-mêmes, tremblent devant les complots de palais, les révoltes des gardes ou les accès de rage barbare des populaces livrées au désespoir.Si la méfiance, la Suspicion pesaient lourdement sur les rap- .«^.aphes 2 à 6 sont consacrés 'rp ,a ville de_ Montréal, et plus aux prétendues “bases amécicai- ; tar(l les municipalités environnes” au Canada.Les bases en ! nanles et la Compagnie des Alaska et et aux îles Aléoutien- (ani ways de M ontréal la Cornues sont énumérées aux paragra- "iission des l'ramways de 'f nt-phes 7 et 8.! rea/vest déficitaire depuis 1934.Le paragraphe 9 parle des ba- j I^°us avons appris de source .ses au Groenland, le paragraphe , e’ .ler> LS mun*cipaIi-de l’Islande, et le ; Jers ^valenl J ‘tl'®ntl0n de re-| ses financières du contrat puis les livres de la Commisison, ce qui nous a donné pour résultat.Et M.Gauthier entreprend de ci- 1935 — déficit $647,291.1936 — déficit $601,645.1937 — déficit $329,763.Cette année-là la compagnie a reçu une partie des arrérages dus: .*170,236.1938 — déficit $700,253, 1939 — déficit $929,160.1940 — déficit $466,000.1911 — déficit $364,000.Puis, avec la guerre, la situation s’améliore: 1942 — surplus $61,455, surplus qui est versé en paiement 1929-1938 ion 1939 94.80 1940 97.11 1941 .104.76 1942 121.04 1943 ., 128.48 1914 128.46 1945 132.36 1946 135.22 Densité des voyageurs (ie moyenne des passagers pou chaque mille parcouru) 1929-1938 .100 1939 ., .97.10 1941) .101.27 1941 ., .106 50 1912 .111.61 1943 .116.52 1941 .1945 .121.05 1946 .118.82 PRESCRIPTIONS S CMMISHS * VOÏRl (Kjais SERVICE JOUH et M1IT PUflRfllflŒ moniMBL I* MM •Mtnce h mt t haï les Duquette propriétaire HA.7251 ’OUVGRT J«iR4nuiri 1er, durant tout le reste de son j des arrérages dus à la compa-iémoignage.chiffres par-dessus j gnie.Et les surplus s’enregis-chiffres qui semblent bien vou-.(rent les uns après les autres de loir prouver que la Commission 1943 à 1946.des Tramways de Montréal est,! Le bilan de 1918 à 1946 donne 10 de celles paragraphe 11 de bases qui existeraient, selon les Soviets, en Grande-Bretagne et en Irlande.Le Rapport parle aussi de hases au Danemark, en Allemagne, en Autriche et en Italie du nord, ainsi qu’en Espagne, au Portugal et aux Açores.En discutant l’utilisation de l’uranium congolais pour la production des bombes atomiques, le ‘‘Rapport rouge” souligne dans le paragraphe 15 que là est le point spécialement intéressant au 31 décembre 1946, déficitaire.Les premières opérations De 1918 à la fin de juin 1921, prendre ces chiffres et de les ! dit M.Gauthier, les opérations ports de la Russie tsariste avec les nations étrangères, combien plus formidable doivent se révéler ces facteurs avec l'avènement du bolchevisme comme système du gouvernement et de l’ordre social et économique en Moscovie! Ce système et cet or- .dre sont une antinomie totale : de 1 impérialisme américain, des principes réglant la vie des Les bases méditerranéennes — sociétés occidentales.et, à part traitées dune façon detaillee —-cela, le communisme soviétique ! ea France, en Italie, en Corse, Si-est-animé et mû par un fana-, eue, Sardaigne, au Maroc, en Al-Usme farouche, par un rêve de gene, en Tunisie, en Lybie, en domination universelle, “domî- , Egypte, à Malte, font i objet des jnium mundi”, devant lui échoir, paragraphes 17 et 18.comme conséquence ultime et La Grèce et la J urquie parais-presque automatique de la pré- senf évoquer un interet special tendue dislocation inévitable du chez les auteurs du rapport, ou monde bourgeois, prévue et pré- : llne documentation volumineuse conisée par les “prophètes” du esf rassemblée quant aux com-communisme — Marx, Engels, munications stratégiques sur le Lassalle, Lenine et Staline.! littoral de la mer Noire.Un me- : morandum additionnel du gene-T1 n’est que naturel que le so- ral Piotrovitch parle des possi-viétisme applique les mêmes cri- bilités de bombardement des comparer avec ceux de la Corn pagnie des Tramways de Montréal, si le tribunal leur donnait accès aux livres de la compagnie.) Les 45 premiers exhibits Le témoignage de M.Gauthier a suivi celui de M.Eugène Lafontaine, secrétaire de la Commission des Tramways de Montreal, qui est venu produire quelque 45 pièces justificatives dont les avis de la Commission à l’ef-let d’augmenter les tarifs des billets de ses tramways, et des lettres, documents et autres re-ntant jusqu'aux environs de se sont soldées par un déficit chaque année.A compter de 1921.les rapports de la Commis un déficit total de $3,663,879.Les arrérages dus à la compagnie au 31 décembre 1946, s’élèvent à $662,950 et ceux à la ville: $3,830,982, Dépenses limitées A ce stade-ci de son têmoigna- sion indiquent des surplus annu- ge, M.Gauthier explique qu’en J"''' ' 1934-a cause de la baisse des Re- cettes, les montants votés par la Commission annueHemenf nni els.Jusqu’en 1925 ces surplus ont servi à acquitter les arrérages et redevances.Par la suite les résultats d’opérations donnent (environ): 1926 — surplus $68,200.1927 — surplus $1,052.000.Cette année est la première où a opéré la clause du contrat prévoyant le partage des profits entre la compagnie, la ville et le fonds d’abaissement des tarifs.En 1928, pas de surplus, pas de déficit.La Commission avait .on annuellement ont du etre limités.Les allocations versées pour le fonds d’entretien et de renouvellement qui n’avaient jamais ete inférieures à $200,000 de 1918 à 1930 sont tombées à partir de 1931 et ont de beaucoup baisse par la suite; r , ( décidé cette année-là, de verser .L® «est.là qu’un ommence-j dans le fonds d’entretien et de renouvellement une somme plus considérable.Même situation en J 929, 1930 et 1931.1931 1932 .1933 a 1935 ., $1,074,000 $1,075,000 $1,300,000 -, — — »* “ ment car il appert que des centaines et des centaines d’autres documents seront produits.Le témoignage de M.J.-P, Gauthier A la demande de Me Jean Letourneau, qui occupe pour la La période de guerre Commission M r a,! te P°ur Ja : de ,a même façon alors que l’on (.ommission, IM.Gauthier a ccm-: a mtisé pnvirnn “syrii nnn Han., ., .i , rllerîcé Par e^Tier comment il W^éierves SoTO.OOO dans teres aux plans de ses antagonis- ; puits de petrole du Caucase, avait eu accès aux livres de la ! LS réserves, tes et soit enclin à leur imputer Les paragraphes 21 et 23 ana- ; Commission.Le 20 mai 1947 dit-1 P g f ses propres intentions et velléi- lysent les bases en Iraq, en Per- ! il.les commissaires nous ont ex i remter tés.D’où cette peur continuelle se et eù Arabie Saoudienne.Une ! posé qu’ils croyaient que le tarif I En 1934 Ton note le premier .attention pareille est consacrée, des billets de tramways devait ! déficit.L’on a épuisé les réser- dans les deux paragraphes sui-j être haussé en nous exposant la ; ves ($84,648) et l’on enregistre vants.au Japon et a la Corée, situation^ actuelle qui est analo-j un déficit de $593,68(5 dont $93,- Le témoin scite ensuite des Tuff res très intéressants se rap-L annee 1932 est soldée sans portant aux recettes durant la surplus ni déficit mais on a dû 1 oériode de guerre.Tous ces chif pour cela, puiser dans les diver- j fres ont pour base la moyenne ses reserves la somme de $737,- établie de 1929 et 1938 Cette 070.En 1933 le contrat est soldé moyenne égale 100, d’encerclement.Riopporf rouge Un des exemples récents de la méfiance russe est fourni par le “Rapport rouge”, rédigé en Av is de décès spécialement quant a des bases à Kobe et à Yokosuka.Au paragraphe 25 il est dit que ces bases qui constituent une menace directe contre l’Union soviétique sont protégées par les bases chinoises.Le rapport mentionne aussi que si les négociations JANIN — A Outremont, le 25 qu’on prétend que l’Amérique est avril 1948, à l’âge de 67 ans, pst en train de mener avec le Tibet, décédé M.Alban Janin, époux l’Inde et l’Atghanistan aboutis-d’Alexia Grégoire, Les funérait- ! sent à un résultat.Les Etats-les auront lieu jeudi, le 29 Unis en avril.Le convoi funèbre parti- ! pensés pou ra de sa demeure, No 140, ave- en Chine.¦c-Un/111’, s'e*4 produite de ! 686 sont portés par la compagnie 1934 a 1939, c est-a-dire que les j et $500,000 par la ville.Lettre d’Ottawa Le nombre des passagers: 1929-1938 100 1939 .92.05 1940 .98,35 1941 .111.57 1942 135.09 1943 149.68 1914 .151.66 1945 160.82 1946 160.72 Pour justifier l'augmentation .Avant l’ajournement de la séance, M.Gauthier donne les principales raisons qui ont motivé la décision de la Commission d’augmenter le tarif des billets de tramways: a) L’on estime que le nombre des passagers en 1948 diminuera de 5 p.c., ce qui entraînera une baisse de $1,202,755 dans les recettes ; b) L’augmentation des salaires payés, en vertu du contrat en vigueur présentement: $640,-400; c) L’augmentation du coût du matériel qui est évalué à 15 p.c, et qui représentera une somme de $410,000; d) L’augmentation du coût ! d’opérations résultant de la di-j minution de la densité.Il est exactement 4 h.30 et le j président du tribunal, ie juge Thomas Tremblay, qui siège entre les deux arbitres.Me Lucien Gendron pour la compagnie et M.Aimé Parent, pour les municipalités, ajourne à 10 h.30 ce matin.La firme Jean Delage & Cie offre ses services La firme Jean Delage d- Cie a offert ses services à la ville de Montréal pour l’arbitrage sur la Montreal Tramways.Dans une lettre au comité exécutif, M.Jean Delage, économiste et ingénieur en administration, et chef du bureau, dit: “Si jeune qu’elle soit, cette firme compte quelques spécialistes de langue française dont la réputation est plutôt enviable et qui sauront, au besoin, s’adjoindre les techniciens nécessaires pour défendre, comme il convient, les intérêts des contribuables et aussi ceux de l'administration”.M, Delage ajoute: “Un de mes associés, M, Gabriel Dorais, ingénieur conseil et arpenteur-géomètre, a même déjà effectué plusieurs travaux en rapport avec l’évaluation de l’actif de la Montreal Tramways Co., à la demande de la Commission des tramways”.L'ex-roi Pierre II en visite aux Etats-Unis New-York.28 (A.P.) — L’exroi Pierre 11 de Yougoslavie est arrivé à New-York pour accomplir aux Etats-Unis ce qu’il appelle lui-même une “visite d’affaires”.Le jeune monarque détrôné de 23 ans explique qu’il ne renonce pas à son intention de reconquérir son royaume, maintenant sous la domination communiste du maréchal, Tito, mais qu’il entend le faire “à sa manière”.rendre à l’église Sl-Germain ; parlent .ses du Québec devraient être eu-j tendues par cinq juges dont trois I du Quebec et les causes des au-! très provinces par au moins i trois juges venant des autres I est une entrave à notre autono-! ^fov’înces- P°u,j les question» 1 mie judiciaire et qui crée chez ! -rr*re constitutionnel, on pour- "'""1 constituer une cour spéciale posée des juges de la Clïur i,, rIo .x.- ! autonomie législative en ce sens I s^nrême et.du iu«e en chef de ' iJ?6 rT!,en'ure.i djS ^.a,,1.ons due nos tribunaux canadiens se ichacune flcs provinces.Mais (Suite de la lere page) n résultat.Les Etats- T_ ____i > raie judiciaire et qui créé chez u seront largement com- Conseil privé enenre^i^’f *1J P,ous un.complexe d’infériorité.rait c mr la perte des bases est incompatible avec nîufeC est rocme une entrave à notre corT1P (.si jncoiiipjtinie avec notre sta- • a„tnnnmi«.léoDUti.-*, ._____________________________________! sunre nue Pagnuelq.à 8 h.40 pour se Les deux derniers paragraphes r'nieT i que nos tri ______________ arlent de bases aux Philippi- rmct’cvirro ÜffÜ* ¦''lentent liés par la décision
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