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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 3 mai 1948
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1948-05-03, Collections de BAnQ.

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“Lt Canada eit un* nation souveraine it ni peut avec docilité aictpttt de la Grande-Bretagne ou des Etats-Unis ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lut faut prendre envers le monde." Lord TWEEDSMUIR VOLUME XXXIX — No 102 Directeur : Gérard TILION FAIS CE QUE DOIS Rédacteur eu ch et : Oner HESOUT Rogatien» BEAU Maximum aujourd'hui .54 Même date l’an dernier .38 Minimum aujourd'hui .4Æ Même date l’an dernier 30 Baromitre : 29.50, Î9.55, Î9.60 MONTREAL.LUNDI.3 MAI 1948 Cinq sous le numéro ENCYCLIQUE SUR LA PALESTINE La bombe atomique Un problème moral angoissant [| gOlHTiCf it frâHCC S’il faut en croire certains correspondants, les chefs politiques et militaires se posent des cas de conscience au sujet de la bombe atomique.Lors de récentes conférences, à Washington, des généraux et amiraux se sont demandé, paraît-il, si les Etats-Unis devraient devancer l’U.R.S.S.et lui jeter quelques bombes atomiques pour mettre fin à ses agressions.La question ainsi posée, il n’est pas surprenant que la réponse ait été négative, comme on le rapporte, car l’opinion mondiale serait horrifiée d’une telle attaque.Mais ce qui est particulièrement digne de remarque, c’est un argument qu’aurait employé dans ces conciliabules l'amiral Leahy, chef d'état-major du président Truman.M.Leahy aurait soutenu que la bombe atomique ne doit pas être utilisée de façon à atteindre des femmes et des enfants en territoire ennemi.Cela dépasse amplement le cas d’une attaque-surprise.D'autres officiers ont fait observer à l’amiral que la bombe atomique ne peut pas être utilisée contre un petit objectif militaire, qu’il est impossible de savoir si des femmes et des enfants se trouvent à proximité de l’objectif.Si ce débat a vraiment eu lieu, il marque apparemment un changement d’opinion dans l’état-major de Washington.Car le problème était exactement le même quand il s’est agi d’utiliser l’arme nouvelle sur une ville japonaise.Le premier essai ne laissait aucun doute sur les effets probables de la bombe à Hiroshima.Et le résultat était encore plus facile à prévoir pour Nagasaki après l’hécatombe précédente.• Non seulement les dirigeants étatsuniens ont-ils approuvé ces massacres indignes d’un pays civilisé, mais à la suite des blâmes formulés par plusieurs publicistes, les autorités ont soutenu qu’elles avaient eu raison, que ces bombardements atomiques étaient justifiés par le seul fait qu’on avait ainsi hâté la fin de Iq guerre et épargné des vies, surtout celles des soldats qui auraient participé à l’invasion du Japon.A mesure que se précise le danger d’une nouvelle guerre mondiale, le problème redevient de brûlante actualité.Récemment, une commission nommée par deux évêques protestants d’Angleterre a approuvé la résistance atomique comme riposte à l’agression atomique.A première vue, cette conclusion paraît condamner les bombardements des deux villes japonaises.Mais même ainsi restreinte, cette opinion ne va pas sans difficultés.Tant qu’il s’agit d’armes spécifiquement militaires, la thèse peut se défendre.Ainsi, malgré l’interdiction des gaz asphyxiants, par le traité de Washington de 1922, si un camp avait utilisé cette arme pendant la Grande Guerre II, l’autre aurait riposté de la même façon.Mais il s’agissait là d’opérations militaires, entre des armées.Tandis que l’emploi de la bombe atomique ne peut guère se concevoir sur le champ de bataille, ni sur un petit objectif militaire, comme des officiers l’auraient fait observer à l’amiral Leahy.C’est bien beau d’affirmer en théorie que la paix est encore sous la protection de la force, et que si des considérations morales compromettent la force, elles peuvent mettre en péril la nation qui défend les valeurs morales.Mais l’on sent tout de même le besoin impérieux de mettre un frein quelque part.• Sans cela on en arriverait, sous prétexte de défendre les valeurs spirituelles et morales, à poser des actes qui seraient la négation des principes mêmes qu’on veut protéger.Est-il possible de proclamer qu’on a toujours le droit de recourir à la loi du talion: oeil pour oeil et dent pour dent?Si par hypothèse un belligérant jugeait à propos de reprendre la méthode antique de passer par les armes toute la population d’un pays conquis: hommes, femmes et enfants, un belligérant chrétien pourrait-il suivre l’adversaire jusque là?Le cas n’est pas purement imaginaire, puisqu’on a vu apparaître le crime de génocide avec les camps d’extermination nazistes.Les Alliés ont-ils songé un seul moment à répondre en établissant des usines de mort analogues?Or la bombe atomique n’est pas autre chose.Si une telle bombe tombe sur New- York et fait instantanément un ou deux millions de morts et autant de blessés, ce sera l’équivalent de plusieurs camps de Dachau.Les victimes ne seront pas des soldats qui tombent dans le combat, mais des civils, des ouvriers et ouvrières d’usines de guerre, qui périront en même temps que d’autres travailleurs, des vieillards, des mères de famille, des enfants de tous âges.Est-ce que cela donnerait aux Etats-Unis le droit d’aller faire le même carnage dans la plus grande ville de l’assaillant?Et si la théorie des représailles va jusqu’à la bombe atomique, il n’y a pas de raison pour qu’elle s’arrête là.La semaine dernière, à Miami, un expert naval, M.Ellis M.Zacharias, a affirmé que les Etats-Unis possèdent trois armes beaucoup plus puissantes que la bombe atomique ;• les armes “bactériologiques”, “biologiques”, et “climatologiques” ; du point de vue puissance de destruction, la bombe atomique ne viendrait qu’en quatrième place après ces trois-là.Ce n’est pas peu dire si l’on tient compte du fait que la bombe atomique d’aujourd’hui est beaucoup plus puissante que celles de Hiroshima et de Nagasaki.Si un belligérant est en mesure de plonger Chicago dans une épidémie de choléra, ou encore s’il a une arme climatologique avec laquelle il réussit à supprimer en quelques heures les récoltes, le bétail, et une partie des habitants de toute une zone agricole dans le “Corn belt”, les Etats-Unis auraient-ils le droit de lui en faire autant?Il est difficile de concevoir une réponse affirmative à de telles questions.Et pourtant, c’est là et pas ailleurs que conduit l’actuelle course aux armements, avec l’augmentation constante dans les moyens de destruction.• L’Eglise et les Etats chrétiens avaient au cours des siècles réussi à diminuer les ravages de la guerre, à circonscrire les dégâts de ce fléau.Pour mesurer le chemin parcouru à rebours, surtout depuis le début du siècle, il suffit de lire une opinion formulée par un grand moraliste d’autrefois, Francisco de Vitoria: “Si une victoire décisive dépend de la destruction d’une forteresse ou garnison comprenant un certain nombre de gens innocents et sans défense, il n’est pas permis de les sacrifier.” Qu’aurait-il pensé du bombardement atomique, bactériologique, climatologique ?Jusqu’à ces derniers temps, les moralistes comme les juristes admettaient que, d’une manière générale, le problème de la moralité d’une guerre, ou des moyens militaires, ne se posait pas pour les sujets d’une puissance belligérante.A Nuremberg les Alliés ont décidé, avec effet rétroactif, qu’il n’en était plus ainsi et que l’exécutant de certains ordres encourait une responsabilité personnelle.C’était juste pour les atrocités des camps d’extermination, et fort discutable quant à beaucoup d’autres cas.Quoi qu’il en soit, le droit international tient maintenant que chacun doit rendre compte des actes qu’il accomplit même sur l’ordre des autorités militaires.Quelque chose d’analogue peut se produire du point de vue moral si les actes de guerre en venaient à enfreindre carrément les exigences les plus claires du droit naturel.Comment devra se comporter l’aviateur auquel on donnera ordre d’aller jeter une bombe, atomique ou bactériologique, sur une grande ville, et de supprimer ainsi des centaines de milliers d’hommes d’un seul coup?Et pour la solution du problème il importe peu que la ville s’appelle Moscou, Londres ou Paris.Si l’opinion de l’amiral Leahy prévaut, comme cela devrait être, de telles hécatombes pourraient être dès maintenant et d’avance interdites.Ce serait déjà un grand soulagement dans l’atmosphère internationale de plus en plus sombre.C’est un problème dont nous ne pouvons pas nous désintéresser complètement; d’abord parce que nos chefs politiques nous engagent de plus en plus dans la voie de la guerre, et aussi parce qu’il se pourrait que le rôle du Canada, en matière d’énergie atomique, représente une phase importante dans la série des opérations que comporte la fabrication de ces armes.:i-v-« Paul SAURIOL BLOCS-NOTES Pèlerinage ontarien Le Comité de 1« Survivance française, d’accord avec l’Association canadienne - française d’Education de l’Ontario, organise, pour ret été, du au 12 juillet, un pèlerinage patrioliqur en Ontario.Départ de Montréal par chemin de fer, dans l’après-midi du 5.Premier arrêt à Cornwall.Le lendemain, ïe groupe se dirigera vers Prescott; le traiot de Prescott à Toronto se fera par bateau.Dans l’avant-midi du 7.visite de la ville, nuis course aux Chutes Niagara.De là, on se rendra, par train, à Windsor et à Sudbury.Retour à Ottawa, qui marquera le terme du voyage.» Un peu partout, naturellement.il y aura prise de contact avec les groupes français: c’est l’objectif principal de cette course rapide.Il suffit du plus simple coup d’oeil sur le programme pour constater que les pèlerins rencontreront des groupes aux caractéristiques essentielles communes.mais dont les allures particulières ont été, cela va de soi.marquées par l’histoire et l’entourage.Tou» trouveront à ces contacts, malheureusement et forcément trop rapides, un profit considérable.Les visiteurs qui viendront, mm seulement de la province de Québec, mais un peu de tous les coins de l’Amérique française, y recueilleront sûrement de précieuses informations sur l’état actuel de plusieurs des groupes franco-ontariens.Ils apprendront à mieux connaître leurs chefs et leurs projets; les Franco-Ontariens, d’autre part, se rendront de la sorte mieux compte du fait qu’ils ne sont point isolés en tel ou tel coin de leur province; qu’ils appartiennent à une force qui a ses ramifications à travers tout le pays et bien au delà même des frontières canadiennes.Le voyage ne saurait manquer d’intéresser un certain nombre au moins de nos concitoyens de langue anglaise.Il leur donnera une plus claire notion de l’importance de l’élément français en Amérique; ils apprendront en même temps que.désireux de conserver intégralement notre héritage français, nous sommes toujours prêts à collaborer avec nos voisins, pour le bien et le Revoir Paris, au printemps.— Quelques conditions du bonheur citadin — Les progrès récents des colonies de vacances en France — Locaux et personnel — Les colonies itinérantes, les caravanes ouvrières — Des réalisations à imiter Pierre de Grandpré ERRATA.— On imprimait il y a quelques semaines, dans un de mes articles, La Terreur du Midi au lieu de La Terrasse du Midi, titre réel de la pièce présentée cet hiver au Vieux-Colombier; plus récemment, dans les “Impressions «Fltalie”, les deux sous-titres Ferveur politique et Ferveur religieuse devenaient Terreur politique.Terreur religieuse.Décidément.cette [erreur est en train de me gagner! Printemps parisien Au retour de l’Italie, j’ai retrouvé un Paris calme, harmo- mieux-être de notre commune patrie.Tous ceux qui désirent des renseignements sur ce pèlerinage n’ont qu’à s’adresser au Comité de la Survivance française, à l’Université Laval, à Québec.Un exemple Une petite note du Propres du Saguenay nous apporte une information qui, pour nous, à tout le moins, nous le confessons, est absolument du neuf.Nos lecteurs connaissent depuis longtemps la Société Historique.du Saguenay.Nous avons eu plus d’une fois l’occasion d’en parler.Sous l’impulsion de son président et grand animateur.M, l’abbé Victor Tremblay, la o'o-ciétè Historique du Saguenay a réalisé d’admirables choses.Elle a systématiquement, et avec persévérance, organisé la cueillette des témoignages anciens.Elle a recueilli les souvenirs des pionniers; elle a employé à cette oeuvre bienfaisante une multitude de bonnes volontés, et particulièrement des jeunes filles.(Il paraît que les jeunes filles ont.plus que d’autres, le don de faire causer les anciens).La Société a ainsi constitué de précieuses archives, que rien ne saurait remplacer et qui serviront indéfiniment.Ce que nous apprend le Progrès du Saguenay, c’est que cette oeuvre*est aujourd’hui appuyée et, pour ainsi dire, récompensée par d’intéressantes souscriptions des corps publics."Un autre montant de $125.00 vient d'être ajouté, nous apprend en effet le Progrès, aux généreuses souscriptions qui parviennent chat/ue jour à /a Société Historique du Saguenay.Les quatre dernières corporations municipales à avoir fait leurs dons sont celles de Saint-Ambroise avec $10.00; du Village de Sainte-Anne avec $30.00; de la Rivière du Moulin avec $35.00, et de la paroisse de Chicoutimi avec $50.00’’.Voici de magnifiques exemples et qui, par beaucoup d’au très, et sur plus d’un terrain, pourraient être imités.Nous n’oserons pas demander.nous le devinons un peu, ce qu’en pensent les directeurs do l'Inslilut d’Histoire de l’Amérique française.Cela ne peut durer La version anglaise de l’An-nuaire du Canada (1947) a été mise en vente vers le 15 janvier 1948.A la fin de janvier, l’un de nos correspondants-étudiants réclamait la version française de cet Annuaire.Il adressait en même temps au service compétent le prix de cette version.Il tient un reçu daté du 31 janvier, mais auquel on a ajouté ce Nota Hene; "Pins lard.Pas encore prêt.Attendu prochainement”.La formule de reçu porte, imprimé, l’ajouté suivant: "Prière de nous aviser de tout retard dans la livraison”.Notre ami recevait ces jours derniers la note suivante: "Nous accusons réception de votre lettre du 15 courant et regrettons de vous faire part que l’édition française de /’Annuaire du Canada n’est pas encore prêle, et nous ne savons pas encore quand elle le sera”.Il s’agit ici d’un cas où l’on ne peut mettre en doute la bonne volonté du haut fonctionnaire de qui relèvent en définitive ces choses; mais nous savons que, dans un cas comme celui-ci.où maintes collaborations doivent être utilisées, un fonctionnaire, même s’il est haut placé, ne peut pas faire toujours aussi rapidement qu’il le voudrait, tout ce qui lui plait.Mais le fait reste que c’est un état de ehoses qui ne peut durer.Les Canadiens de langue française ont le même besoin que leurs concitoyens de langue anglaise de l’information que porte VAnnuaire du Canada; ils y ont le même droit.H.nieux sous son vaste ciel d'une infiniment douce luminosité, délicatement sillonné de nuages effilochés.Comme le printemps, chaque année, rend Paris surprenant et aimable, dans l'ombre légère d’une abondante dentelle végétale! Les rangées d'arbres des boulevards réservent des couloirs de fraîcheur, sous le ver! cru des feuilles nouvelles; et les jeunes frondaisons s’ornent des milliers de cônes blancs des fleurs de marronniers: du vert et du blanc partout! Je me promenais hier de l’Observatoire au Luxembourg.Après un voyage dans les grandes villes d’art, Rome, Florence, Venise, qu’il fait bon revoir Paris avec l’oeil étonné du touriste! Qu’il fait bon, de la célèbre fontaine à l’étang et au palais, retrouver, au printemps, les flâneries du Luxembourg, cette Italie à échelle réduite, commandée par Marie de Médicis pour combler ses nostalgies de royale expatriée.11 n’est pas mauvais de perdre un peu contact, pour mieux faire attention ensuite, au charme de Paris.Si le Tibre mire le Palais Saint-Ange, la Seine ne rc-flètc-t-elle pas les iours de Notre-Dame?La Seine est douce, calme, heureuse dans ses courbes, bien ombragée; son charme opère lentement, mais il envoûte.Je me rendais à une conférence sur l’urbanisme.Etait-ce cela, ou étaient-cc plutôt mes souvenirs des villes italiennes, qui nie faisaient porter une telle attention au visage physique de Paris, à ses avenues, à ses espaces réservés, à ses allures nobles de grand parc?J’allais entendre parler des logis bon-marché, des “bon-marché améliorés”; j'allais admirer des projections lumineuses sur des blocs d’immeuble* modernes, des cités-jardins.Il fut question de taudis, de faubourgs laids et surpeuplés, de colonies de vacances.Je songeais à Montréal.“Ville, ô ma ville”, née dans un âge où, dans le monde entier, se perdent le go.it, la patience et les moyens d’atteindre à la beauté durable! Les leçons de l'Europe en res matières ne sont plus valables, hélas, pour l’Amérique.Car ici, l’on vit sur le passé.Les immeubles se déprécient, les loyers sont réduits à presque rien, l’on no construit plus, du moins, temporairement.On ne fera plus, pour l’instant, que du pratique, du bon marché, du simple.Le monde ira s’américanisant.L’esprit d'invention en matière sociale Mais il est des domaines où l’Europe nous offre, même à l’heure actuelle, le spectacle de magnifiques réalisations, dont il serait sage de nous inspirer.Je veux aborder un sujet qui ne touche qu’indirectement au bonheur ries citadins.Les journées merveilleuses du printemps parisien mettent déjà à l’ordre lu jour la préoccupation des vacances.Un répit estival, la possibilité pour tous et chacun des enfants de pauvres de vivre quelques semaines d’un* vie saine en j pleine nature, voilà ce dont nous sommes encore loin rhei nous, et qui existe ici.J’ai appris ces | jours-ci, au cours d’une confé-I rence de presse donnée aux bu-, reaux du Mont-Thabor du minis-i tère de l’Information, quelles sont les grandes initiatives prises, dans ce domaine, en faveur des enfants et des jeunes gens des classes laborieuses.De l’exposé présenté par M.Bécart, di- (Sulle à la neuvième page) Le Pape y demande de prier pour ce pays en mai Le Vatican rend public aujourd'hui le message "Auspicia Quaedam'’' du 1er mai-Une bombe destinée par la résistance juive à un officier anglais tue le frère de celui-ci — La Grande-Bretagne dépêche d'urgence des forces en Palestine, malgré sa promesse d'évacuation- Les Juifs crient encore à l'invasion de la Terre-Sainte par les troupes du Liban et de la Syrie en dépit de démentis arabes et britanniques Cité Yaticane, 3 (A.P.) — Dans une encyclique datée du 1er mai et rendue Publique aujourd’hui, S.S.le Pape Pie XII demande aux évêques catholiques du monde entier e à leurs ouailles de réciter durant le mois qui vient de commencer des prières spéciales pour le retour de la paix en Palestine.Par cette encyclique appelée “Auspi-cia Quaèdam", des deux premiers mots de son texte latin, le Souverain Pontife réclame que l’on n’oublie pas non plus en un mois consacré à la Vierpe Marie la cause de la paix universelle, politique aussi bien que sociale.“Nous notons maintenant, déclare le Saint P re, certains signes (“Auspicia Quaedam”) que toutes les grandes collectivités humaines, après un si terrible carnage, se tournent vers des pensées de paix et s’intéressent délibérémtnt aux efforts de ceux qui travaillent à la reconstruction, au règlement des discordes et à l’établissement d’un nouvel ordre de prospérité plutôt qu’aux tentatives d’autres individus pour propager les conflit et la naine, d’où ne peu* sortir qu’une nouvelle ruine.“Mais de nombreux faits ne manquent pas de préoccuper et angoisser notre coeur de père.Si la guerre a cessé presque partout, la paix tant désirée n’est pas encore survenue ni l’apaisement des coeurs et des esprits.! Des nuages menaçants contl-; nuent de planer dans le ciel, Im-\ plorons donc avec une ferveur renouvelée et comme un don du Ciel cette paix fraternelle et entière entre tous les hommes, de même que la concorde de toutes les classes sociales.“Il est encore un sujet particulier qui Nous afflige grandement.C’est celui de la Palestine, dévastée presque chaque jour par de nouveaux massacres et de nouveaux attentats.Nous désirons donc, Vénérables Frères.que cette annnée les prières du Mois de Marie soient consacrées particulièrement à implorer de la Vierge Sainte que la paix puisse enfin s'établir en cette terre sacrée conformément à la justice et que vienne l’heureux triomphe de la Concorde.Autant que possible, que cette consécration des prières du mois ait lieu aussi bien dans l’enceinte de la famille que celle de la paroisse et du diocèse.Nous en espérons les plus grands profits célestes.” Attentat raté Wolverhampton, Gr.-Brctagnc, 3.(A.P.) — Une bombe a fait explosion au domicile du capitaine Roy Farran, de l’armée britannique, que l'underground juif de Palestine accuse d’avoir tué un de scs membres; et la détonation a tué à sa place son frère.Rcx Farran, âgé de 20 ans.Hex était seul au logis, à Wolverhampton, en Grande-Bretagne, quand est arrivé le colis mortel adressé en Terre-Sainte.Au déballé, il n'a trouvé d’abord qu'un volume contenant les oeuvres de Shakespeare.Mais l’intérieur en avait été vidé pour v loger une bombe qui a éclaté aussitôt.Le terroriste juif dont la bande Stern reprochait l’assassinat au capitaine Farran, un jeune homme de 18 ans, du nom d'Alexander Rubowits, est disparu le 0 mai de l'an dernier.Un tribunal militaire de Palestine avait jugé et acquitté le capitaine à ce sujet, en décidant que la poursuite n'avait tins fourni une preuve suffisante de la disparition du jeune homme.Ce dernier était occupé à coller des affiches de l’untterground sur les murs de Jérusalem quàiid il a été mystérieusement enlevé, j Un poursuite basait sa cause sur ! un chapeau trouvé près du lieu de la disparition et portant le \ nom de Farran sur la bande de cuir à l’intérieur.A Londres, le War Office affirme ne pas savoir où se trouve actuellement le rapitaine Farran, licencié du service depuis quelques semaines, On sait seulement qu’il doit sc rendre le mois prochain en Afrique orientale, pour y prendre la direction d’une mine.Cot offirier a eu une carrière des plus remarquables dans L'aviation russe se révèle forte Feu M.l'abbé Emile Lambert Nous avons le regret d’apprendre la mort de l’abbé Emile Lambert, aumônier de l’hospice Saint-François Solano, ancien curé de Saint-Antohin.décédé, hier, à l’âge de 60 ans.M.l’abbé Lambert, qui appartenait à une famille de grands industriels de Montréal, s’était beaucoup intéressé, avant même son entrée dans le ministère sacerdotal.aux oeuvres de Jeunesse.Il a publié des livres qui ont suscité un très vif intérêt.Il jouissait de la haute estime de tous ceux qui l'ont connu.Nous prions sa famille religieuse et sa famille selon m chair, d’agréer, dans leur grand deuil, l’hommage de notre respectueuse sympathie.Washington, 3 (A.P.) — Les attachés militaires étrangers qui assistaient à la célébration du 1er mai, à Moscou, samedi, ont tous noté avec intérêt les manoeuvres des derniers modèles d’avions russes qui évoluaient dans les airs au-dessus du défilé de l’armée sur la Place Rouge, devant le Kremlin, L’attention des observateurs alliés et surtout américains s’est portée principn-lemcnt sur l’appareil de transport aérien TU-70, à cause de sa grande ressemblance avec le bombardier du type B-29, que nos voisins américains qui l’ont créé surnomment “la super-forteresse volante”.Washington attend des rapports techniques plus complets; mais on croit déjà savoir que les Soviets ont copié presque exactement l’avion américain, après avoir étudié de près cinq appareils du genre qui avaient dù se poser d’urgence sur le sol russe au cours de la guerre.Certains détails font voir que, même si le TU-70 doit servir surtout au transport de fantassins et plus particulièrement de parachutistes, il est très probablement facile ô convertir en avion de bombardement.Un tel avion peut emporter 72 hommes à 3,000 milles de distance.Par ailleurs, les forces aéroportées de la Russie s'élèvent à 200,000 hommes, On calcule aux Etats-Unis qu’il faut couramment 800 avions de transport pour déplacer une division de 16,000 hommes et son équipement par voie des airs.Mais les Russes possèdent déjà 1000 bombardiers transports à long rayon d’action, au dire du secrétaire américain de l'air, Stuart Symington.Et l’ex-chcf de l’état-major aérien chez nos voisins, le général Cari Spaatz, assure que les Soviets peuvent en produire jusqu’à 500 par mois.l’armée britannique.En février, le roi l’avait décoré pour sa valeur dans les campagnes de France et d’Italie.Ces décorations s’ajoutaient à la médaille du service distingué et à la Croix militaire avec chevron qu’il avait reçues plus tôt.Tmir à tour, combattant en Egypte, en Grèce et en Crète, le capitaine Farran avait été fait prisonnier par les Allemands mais avait réussi une évasion sensationnelle en traversant la Méditerranée à bord d’une petite embarcation.Devenu parachutiste, il avait accompli de nombreuses missions derrière les lignes ennemies en Europe pour y organiser la résistance alliée aux nazis.En quittant le service récemment, eet officier a révélé avoir reçu deux lettres qui le menaçaient de mort.Invasion démentis Jérusalem, 3 (A.P.) — Tandis que les Juifs de Palestine conti-' nuent d’assurer, malgré les démentis contraires, que les armées syriennes et labnnaises ont bel et bien envahi leur pays, la Grande-Bretagne vient de dépê cher de nouveaux renforts en Terre-Sainte, malgré sa promesse et son désir d'en terminer l’è-vacuntion au milieu du mois courant, 1,000 hommes en tenue complète de combat, amenés de I Chypre par un transport, sont débarqués d'urgence au pert d’Uaïfu, Par contre, l'ordre complet règne en ce moment à l’intérieur rite la* ville même de Jérusalem, en conséquence d'une nouvelle trêve arabo-juive, d’une durée prévue de 48 heures.Pas un seul coup de feu n'a relenti aujourd'hui.dans les vieux murs; m.rs des escarmouches semblent se poursuivre dans des faubourgs isolés.Samedi, l’Hagana annonçait l’invasion libano-syrienne; et hier elle prétendait que l'attaque contre cinq colonies juives du nord du pays avait été repoussée mais que l’ennemi continue de masser ses forces à la frontière.Les communiqués britanniques publiés hier, dimanche, ne meniionnaient aucune invasion.Après une reconnaissance de toute la frontière nord, la R.A.F.affirmait n’avoir vu nulle part de soldats syriens en armes.Ue correspondant Joseph Goodwin, de l’Associated Press, apporte un démenti semblable, à son retour à Damas, en Syrie, d’une tournée faite en automobile sur les confins de ce pays et de la Palestine.De même, les milieux officiels arabes d’Amman, en Transjorda-nie, et l’entourage du président syrien Al Sayed Choukri Al Kou-watly nient eux aussi toute rumeur de pénétration en Terre Sainte.À Amman, on ajoute qu’une invasion est extrêmement improbable avant le 15 mal, date où le mandat britannique d’administration en Palestine doit prendre fin.jf, Jf, Londres, 3 (A.P.l — L'Amirauté annonce qu’elle a dépêché le croiseur Newcastle, de son lieu d'attache de Port-Saïd, nu nord du canal de Suez, vers Jaffa, en Palestine, pour y faire un'' demonstration navrV à l’appui de la trêve locale entre Juifs et Arabes.Ce croiseur de 9 100 tonnes et de 800 hommes d’éouipage est le navire-amiral de l’escadre anglaise en Méditerranée.L'ACTUALITE “O liberté, que de crimes.•n Nous vivons dans le monde de la liberté, disent-ils.H faut défendre "le plus grand des biens”.Aussi la guerre de M.St-l.nurcnt eera-t-eUt la guerre de la liberté.Voici le programme séduisant que les chefs d'Etat ont tracé pour nous.Et d’abord, avant le conflit, d'Etat nous montrera noire métier d’hommes libres en ronscri-vnnt notre jeunesse.Elle apprendra à sauver la chrétienté en se faisant injecter la haine d triple dose.Puis on rétablira tous les contrôles et tons les rationnements.Ainsi connaîtrons-nous, entre la paix et la guerre, cette "transition" sans violence que M.le vicomte Alexander vient de caractériser en termes si heureux.Nous défendrons la liberté.Et puis la guerre viendra, qui n’est "qu’un état de choses”.Alors on décrétera la mobilisa- tion lotale: c’est-à-dire, suivant Hanson, Baldwin et d’autres experts, que Ions les adultes seront conscrits, et chaque fonction deviendra aunsi militaire.Les hommes d'affaires, les professeurs, les journalistes, les prostituées et les sénateurs seront rivés à leurs lâches, et rien ne comptera plus que la victoire.Nous maudirons en choeur Franco, Salazar, Staline et tous les tyrans.Nous défendrons la liberté.Les mnnopoifs grandiront puissamment, accumuleront des rêterves et des profils, nous prêteront leurs administrateurs, lesquels, sous If nom de tsars (un mol A changer, décidément), diminueront no» râlions de viande et d'huile.Nous défendront la liberté.A ce jeu que devieujlrm HaMsl pendance du Canada?La frontiè re s’abolira sous d'amicales près* sions; il y aura des moments où l’amitié sera rude.S’il le fallait nous mirions nos petites secousses tchèques on finlandaises, et nos Gottwald capitalistes; mais avec des hommes d'Etat comme les nôtres, on doute que les sut rides soient nécessaires.Nous défendrons la liberté.El puis, dans re grand paysage aride, la bombe atomique parlera.La bombe est égalitaire, elle ne distingue pas entre soldats et civils, entre puissants et misérables, Elle réunira tout le monde, dans la grande fraternité de la mort.Ainsi aurons-nous inscrit sur notre sol la belle divise républicaine; égal fié, fraternité, et liberté.C’est d'ailleurs tout ce ue nous aurons connu de la ubliqut.CAtyDIPK PAGE 2 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI B MAI 1948 Pour sauver la Fronce Il faut l’élimination ties 1 divisions et incompréhensions C'est le remède suggéré por M.Charles Jourdan-Gassin — Les maux et les remèdes Québec, 3 (D.N.C.) — Ce qui fait le malheur de la France et les remèdes qui peuvent être apportés.Voilà deux questions auxquelles a répondu M.Charles .lourdan-Cassin, M.C., Croix de Cuerre, Chevalier de la Légion d llonneur, administrateur de la compagnie d'assurance IT'nion-Vie, vice-président international du Rotary, actuellement à Québec pour l’assemblée générale des Rotariens.M.Jourdan-Gassin est un vétéran de la première grande guerre durant laquelle il a été officier de liaison entre l'armée française et la 1ère division canadienne.Il a visité Québec en 1930, où il retrouve cette année de nombreux amis.Entre deux séances de l'assemblée générale du Rotary, ce grand Français très sympathique nous a brossé un tableau de la situation dans son pays: “Ce qui fait le malheur de la France?” dit-il: “11 n’y a plus de solidarité française; une cri- Avis de décès ARCHAMBAULT.— A Montréal, le 2 mai 1948, à l'âge de 60 ans, est décédé Gaspard Archambault, ingénieur civil, époux de Juliette Prévost.Les funérailles auront lieu mercredi le 5 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, no 1485 rue Ford, appartement 2, à 8 h.15, pour se rendre à la cathédrale St-Jac-ques, rue Dorchester ouest, où le service sera célébré à 9 heures, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont pries d’y assister sans autre invitation.Ralliement coin des rues Crescent et Dorchester, BRUNELLE.— A Cartierville, le 1er mai 1948, à l'âge de 65 ans, est décédé Domina Brunei-le, époux d'Aurorc Arcand, ingénieur en chef de l’hôpital du Sacré-Coeur.Les funérailles auront lieu mercredi, le 5 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, no 3240, boni.Gouin ouest, à 8 h.45, pour se rendre à la chapelle de l’hôpital du Sacré-Coeur où le se-vice sera célébré à 9 heures.Et de là au cimetière de Notre-Dame-des-Nei-ges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.LAMBERT.— A Montréal, le 2 mai 1948, à Tàge de 62 ans, est décédé M.l’abbé Emile Lambert, aumônier de l’hospice St-Fran-çois-Solano, ancien curé de St-Léonard de Port-Maurice et de la paroisse St-Antonin de Montréal, Les funérailles auront lieu mercredi, le 5 courant, à 9 h.30.La translation des restes se fera mardi soir, à 8 h., de l’hospice St-Frnnçois-Solano où la dépouille mortelle est exposée, à l’église paroissiale située rue Dandurand et 18e Avenue, Rosemont.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.OUELLETTE.— A Montréal, le 2 mai 1948, à Tâge de 81 ans, est décédée Elisabeth Dorion, épouse de feu Narcisse Ouellette, demeurant au No 4479, avenue Coloniale.Les funérailles auront lieu mercredi, le 5 courant.Le convoi funèbre partira des Salons Geo.Vandelac, Liée, 120 est, rue Rachel, à 8 h.45, pour se rendre à l’église Saint-Jean-Baptiste où le service sera célèbre à 9 h.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.; se aiguë de moralité existe qui ! est due à la guerre et au marche I noir; il y a trop de partis politiques qui ne pensent qu’à eux; le i régime est instable; des experiences économiques malheureu-| ses ont été faites et les faits ont prouvé qu’elles n’étaient pas opportunes; les Français sont las, fatigués, très déprimés; le franc est incertain et fondant; la France manque d’organisation rationnelle et d’équipement moderne.“Les remèdes qui peuvent être 'apportés", continue M.Jourdan-I Gassin, “sont: 1) l’élimination dan?toute la mesure du possible | des divisions et des incomprehensions entre tous ceux qui ne ; sont pas communistes; 2) ras-i semblement de tous les Français 1 de différentes opinions à l’exciu-| sion des communistes; 3 ) néces-! sité d’un choc moral qui s’avère I indispensable pour secouer les Français et leur faire compren-i dre l'importance d'une solidarité j française intégrée dans une si-j tuation européenne puis mondiale; 4) toute dictature d’homme ou de parti devrait être évitée; 5) révision et modification de la constitution française; 6) plus grande stabilité des gouvernements; 7) attitude plus digne physiquement et moralement des membres du Parlement; 8) simplification des lois françaises trop compliquées; 9> séparation beaucoup plus nette des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire; 10) nécessité absolue des méthodes d’organisation qui devraient être plus rationnelles; 11) établissement d’un plan de reconstruction à réaliser en cinq ans; 12) consolidation et amélioration de nos cadres, techniciens, ingénieurs, etc.; 131 attribution au peuple français du droit d’exprimer librement et rapidement ses opinions par un nouveau vote; 11) amélioration du “standing” et de l'efficacité des travailleurs.“La France", conclut notre distingué visiteur, “a plus besoin d’équipement moderne que d’argent; l'association du capital et du travail est indispensable si la France veut éviter une lutte violente entre ses classes.” AV CLUB DE REFORME M.DUPLESSIS, UN MYSTIFICATEUR (M.Philipponl Me Horace Philippon accuse le premier ministre actuel de s'être emparé du programme de l'Action Libérale Nationale et de I avoir renié par la suite.; Me Horace Philippon, candidat libéral officiel dans le comté de Québec, était le conférencier invité samedi dernier au déjeuner-causerie du Club de Réfor- | me.Me Philippon a accusé M.| Duplessis de s’être emparé du 1 programme politique de l’Action libérale nationale, préparé avec la collaboration de sociologues, de techniciens et d’hommes d’oeuvres les plus avertis, t.e programme, a ajouté Me Philippon, non seulement répondait , aux besoins de l’heure, niais constituait devant la conscience j publique la doctrine organique ! la plus complete sur le plan éco- | nomique et social.,¦ Après s’être empare de ce programme, a dit encore le confé-rentier, M.Duplessis l’a renié.; 11 avait promis d’abolir le Con- ) seil législatif et de mettre les ; trusts a la raison.Toutes les promesses de M.Duplessis ont ; aussi été reniées.La production agricole Me Philippon a soutenu que depuis l’avènement de M.Duplessis au pouvoir, en 1944, la i production agricole québécoise ; a diminué $3t' millions.Le véri- i table ami de l’agriculture, a j ajouté le conférencier, c’est M.i Godbout, fermier et agronome j lui-même.Me Philippon a ac- j etisé M, Duplessis d’etre le dé- j molisseur de toutes les grandes | oeuvres qui portent l’étiquette ; libérale.Selon lui, M.Duplessis I est un “salisseur”, un “dicta- j tour”, et un "mystificateur”.Le j conférencier a terminé en di- : sant que le premier ministre actuel se refuse à la magnifique tâche de préparer i’avemr.Me Philippon a été présenté ; par Me Roger Ouimet, et les re- j merciements ont été offerts par Me Honoré Mercier, député de | Uhâteauguay à la Législature provinciale.Poignardé par son compagnon Un jeune homme de 19 ans, Louis Chaussé, 10646, rue des Prairies, Sault - au - Récollet, a été poignardé de deux coups de couteau entre lés côtes et au poignet, au cours d'une querelle avec un adolescent de 17 ans, qui a été écroué plus tard dans les cellules de la Cour des jeu-nes#délinquants.A l’hôpital Notre-Dame, où le jeune Chaussé a été transporté, on déclare que l’état de la victime est sérieux, mais non critique.La querelle aurait éclaté alors que Chaussé aurait dit des “gros mots” à l’adolescent.Ce dernier s’est offusqué et a sorti un couteau pour frapper Chaussé.Deux blessés dans un accident Deux personnes ont reçu des blessures vendredi, dans un accident survenu au coin des rues Dubois et Eadie.Une motocyclette est venue en collision avec un camion.Les victimes sont MM.Pete Dowdon, 19 ans.7377 boni.LaSalle, à Verdun, et Hugh Norris, 42 ans, 994 rue Egan, à Verdun.M.Dowdon souffre d’une fracture du crâne et est hospitalisé.La motocyclette est complètement détruite.m DEVOIRS >xjJSfihv ¦ROM o*iwNr domrvo* 4«*ni«n> •_*.m , -y-:; _________i) LE DEVOIR « "Le Devoir” est imprimé au no 430 est, rue Notre-Dame à Montréal par l’Imprimerie populaire, compagnie i responsabilité limitée, qui en est l’éditrice-propriétaire.Directeur-gérant, Gérard Filion."Le Devoir” est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau of Circulations et de la Canadian Daily Newspaper Association.La Canadian Press est seule autorisée i faire l'emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées à la Canadian Press, i l’Associated Press et aux agences Reuter et Canado-Mendial, ainsi que de toutes les informations locales que “Le Devoir” publie.Tous droits de reproduction des dépêches particulières au "Devoir” sont également réservés.Abonnement par la poste : EDITION QUOTIDIENNE Canada (sauf Montréal et la banlieue) .Montréal et banlieue .Etats-Unis et Empira britannique .Union postal* .•e» • i $6.00 9.00 5.00 10.00 2,00 3.00 EDITION DU SAMEDI * Canada .Etats-Unis at Union pvsfale .Les abonnements sont payables d'avance par mandat-poste ou par chèque encaissable au pair i Montréal.Autorisé comme matière postale de deuxième classe par la ministère des Postes, Ottawa.* Téléphona : *BEIair 136 i DECES DE M.GASPARD ARCHAMBAULT, l£.En son domicile de la rue du Fort est décédé après une maladie de trois mois, M.G.Archambault, ingénieur civil et cons-thicteur bien connu de la métropole.Le regretté disparu était né le 12 août 1887, du mariage du docteur Gaspard Archambault et de madame Archambault, (Marie-Louise Papin), de l’Assomption.Il fit ses études classiques au Collège Ste-Marie et au Collège Loyola, de Montréal.En i 1910 il reçut son degré de bachelier ès science appliquée et son diplôme en génie civil, de l’Ecole Polytechnique (Université de Montréal).Durant l’année qui suivit il fut successivement ingénieur civil à l’emploi rie la ville de Montréal, puis assistant ingénieur pour la Moyer Engineering and Construction Company, à Brooklyn, New-York.De 1911 à 1913, il fut ingénieur à la Dominion Bridge Company, à Montréal.Ce fut à partir de cette date que M.Archambault fonda la société d’in-génieurs-constructeurs qui par la suite prit une grande expansion ; sous le nom d’affaires G.Archambault Ltée.dont il était le président; il était aussi directeur de doux compagmies qu'il fonda en société avec son fils Jacques Archambault: Duroc Ltée et Roofers Inc.M.Archambault était le représentant au Canada de Norwood Engineering Co., de Florence.Massachusetts, pour la-I quelle il installa treize usines de filtration à Hawkesbury, Saint-| Jérôme, Farnham, Trois-Rivlè-I res, Drummondville, Saint-Lambert, Sorel, I.aval-sur-le-Lac et i pour Toronto Paper Company, à i Cornwall, entre autres.| M.G.Archambault avait été vice-président de la section française du Montreal Builder’s Exchange, et directeur de Loyal Oil Company Ltd.en plus d'être à maintes reprises appelé à titre d’ingénieur-ronsei! en évaluations immobilières, où fl se signala plus particulièrement dans les causes de la Sun Life Assurance Co., du Canadian National Railway, de l’International Paper Co„ aux Trois-Rivières, ain-] si que relie du château Fronte-I nac, à Québec.lmp«itonts frovoux réalisé* Parmi les nombreuses cons-| tructions entreprises par G.Ar-! chambault Ltée.on note les édi-1 fices suivants: Dupuis et Frères, i Casgrain et Charbonneau, Cheva-! liers de Colomb, nie Stanley I (maintenant le Legion Memorial Hall).Edmond Archambault, Halcyon Apartments, le Monastère dos Pères Trinitaircs, à St-Bruno, American Paper Box plus vingt-quatre écoles publiques, et au delà de mille maisons pour War Time Housing Ltd.M.G.Archambault était un ancien président de l'Ecole Polytechnique; il avait été directeur des clubs St-Denis, Laval sur le ] I.ac, club de Réforme et club I Chapleau; il était membre du j club Seigneurial, à Montebello et du Domaine de l’Estereî, à Ste-Marguerite.Il laisse son épouse, née Pré- i vost (Juliette), fille de feu le | docteur et de Mme Henri Pré- ; vost, de St-Jérônie, un fils, M.Jacques Archambault, une fille, j Mme Roger Bertrand, une belle- j fille, Mme Jacques Archambault i (Margot Hamilton), un gendre, M.Roger Bertrand; trois frères; l’hon.juge Joseph Archambault.R.P.Papin Archambault, S.J., Dr Léon Archambault; un beau-frère, Dr Jules Prévost; ses belles-soeurs, Mmes Joseph Archambault, Léon Archambault, Jules Prévost et Mme C.Prévost-Lamarre; quatre petits-enfants: Louise et Elaine Archambault, Francine et Danielle Bertrand; La silicose et le problème de la responsabilité morale Un article du "Canadian Register", résumant les "points acquis" dans l'affaire de Saint-Remi d'Amherst—L'opinion d'un journal catholique ” - — ' Voici, d'après le Canadian Register (édition québécoise du 1er , mai), les points actuellement acquis dans i affaire de Saint-Remi d’Amherst.Après avoir rappelé l’attitude de l’honorable Antonio Barrette et Le témoignage du Dr Reginald Henry, médecin de la région, l'hebdomadaire catholique poursuit: • Comme notre correspondant spécial l'a déjà rapporte, le té- | rnoignage des documents de la compagnie actuelle, du Dr Henry et des habitants de la localité indique que l’usine de la compa- | gnie précédente, la Canadian Kaolin & Silica Products Ltd., était susceptible, plus que l’usine actuelle de la Canada China Clay A- ! Silica Ltd, de causer la silicose.Si donc cette dernière a été condamnée par le gouvernement, il s’ensuit inéluctablement que la première méritait encore davantage une condamnation.Les faits suivants ressortent par conséquent: 1.A première vue, il semble prouvé que les conditions de travail à Saint-Remi étaient de telle sorte qu’elles engendraient le danger d’y contracter la silicose.Un témoignage et des documerts médicaux appuient cette prétention, et le Dr Henry en a donné, pièces à l’appui, des avertissements à ceux qui étaient les responsables dès 1937.2.Du petit nombre d’hommes qui travaillèrent à ces usines, environ cinquante sont morts depuis 1935.A cause de la distance, la plupart de ces mortalités n’ont pas été constatées par un médecin, mais il est affirmé par M.l’abbé Allard, ancien curé de Saint-Remi, et par les membres survivants des familles, que res hommes sont morts, directement ou indirec-lement, de la silicose.Le Dr Henry maintient son témoignage.En outre, on dit que l’autopsie pratiquée sur trois d’entre eux a révélé une telle calcification des poumons que ceux-ci résistent au scalpel.3.Un grand nombre de ceux qui ont travaillé à Saint-Remi ou qui y travaillent encore, souffrent de la silicose, comme en témoignent les “records” médicaux et les rayons X.4.La plupart des veuves, et la plupart des ouvriers qui, bien qu’invalides, vivent encore, n’ont reçu d’indemnités ni de la Compagnie en cause ni de la Commission des Accidents du Travail.Ceux des travailleurs invalides qui reçoivent l’indemnité de la Commission, obtiennent des montants hebdomadaires aussi bas que les salaires déjà gagnés par eux, et qui étaient souvent inférieurs à $10.par semaine.Tels nous paraissent être les éléments de base d’une situation tragique.N’étant pas juges, nous n’avons pas à rendre de décisions légales; n’étant pas avocats, nous n’avons pas à discuter des points techniques.Nous cherchons seulement les éléments essentiels de cette affaire.Ceci est plus qu’un problème légal ou administratif: c’est pardessus tout une question morale.Des hommes sont morts, qui n’auraient pas dû mourir, des hommes meurent, qui auraient pu vivre, et plusieurs ouvriers comme plusieurs malades sont dénués de toute ressource.Nous sommes un journal catholique, et nous supplions du même coup la Compagnie en cause et les autorités politiques d’envisager devant Dieu leurs responsabilités morales envers ceux qui souffrent.Pden ne peut redonner la vie à ceux qui sont morts, mais au moins la misère ne devrait pas s’ajouter au deuil.André L.A Popineouville Grandes fêtes chez les Montfortains Cinquantième anniversaire de fondation du juniorat de Popineouville — Triduum en Hionneur de saint Louis-Marie de Montfortain — Présence de NN.SS.Antoniutti, Vachon et La fortune Papineauville, 2.— Le juniorat montfortain de Papineauville célébrait en fin de semaine le cinquantenaire de sa fondation qui coïncidait avec le triduum solennel de canonisation du P.Louis-Marie de Montfori, fondateur de la congrégation.LL.EE.NN.SS.Ildebrando Antoniutti, délégué apostolique au Canada et à Terre-Neuve.Alexandre Vachon.archevêque d’Ottawa, et Albini Lafortunc, évêque de Ni-colet, rehaussaient de leur présence l’éclat des fêtes auxquelles toute la population de Papineauville et des centaines d’anciens du juniorat ont participé.Les fêtes cr.i débute samedi matin par une messe pontificale célébrée par Son Exc.Mgr lai-fortune.Le soir, il y eut pro-cession aux flambeaux.Le lendemain, dimanche, Son Exc.Mgr Antoniutti célébra une messe pontificale en l’église paroissiale Ste-Angèle.11 était assisté du R.P.Pierre Jalbert, provincial des Montfortains.Le R.P.Laframboise, O.M.I., recteur de l’université d’Ottawa, et le R.P.Taché, provincial des Pères du St-Esprit, remplissaient les fonctions de diacre et de sous-diacre.Invité* d'honneur Dans le choeur, on remarquait le T.R.Père Alexandre Josselin, supérieur général de la rongré-gation des Pères de Montfort, le R.Père Germini, provincial de la maison d'Italie, le R.Père Six, supérieur du scolasticat d’East-view, près d’Ottawa, le P.Père M.-M.Guindon, supérieur du Juniorat, le R.Père Claude d’A-mours, M.l’abbé FJzéar Racan, curé de Papineauville, Mgr Rros-seau, curé de Montebello, le R, Père Besnard, de Dorval, et plu-sieûrs autres.Au tout premier rang des siè* ges réserves avaient pris place Son Honneur le maire de Papi-ne«uville, M.Jean-Louis Bélanger, ainsi qu'un neveu de saint Louis de Montfort, M.Louis Beaudoin, professeur de droil civil à l’université McGill, ainsi que sa mère.Mme Beaudoin, de Paris, France.Le R.P.Guindon Le supérieur du juniorat a prononcé le sermon de circonstance.Rappelant aux fidèles la plusieurs neveux et nièces.¥ * * Le Devoir offre ses aincères condoléances.magnifique vocation du P.de Montfort, il invita les parents a inculquer de bonne heure à leurs enfants un sentiment religieux profond et à contribuer ainsi à donner des religieux et des religieuses à l'Eglise.Monseigneur le Délégué apostolique loua ensuite l’oeuvre des Montfortains et des Filles de la S Sagesse.Il invita les fidèles à 1 entretenir un grand amour à l’égard de la papauté.Il donna sa i bénédiction apostolique.Le dîner A l’issue du grand déjeuner qui eut lieu au juniorat, après la messe, le R.P.Guindon a remercié le Délégué apostolique de l’honneur qu’il faisait à la congrégation et à Papineauville paisa présence.La conférence du R.P.Mail-s loux portait sur l’image du corps et la personnalité.Du point de vue métaphysique, dit le conférencier, le concept du moi est i bien déterminé.Il n’en va pas ainsi du point de vue psycholo-i gique: l’idée que nous nous fai* , sons de notre moi comportant ! une multitude de vissicihides | historiques et étant soumise à | l’arbitraire des infli ences émotives.Cette representation s’organise à partir de l’image du ! corps, mais elle subit des trans-! formations dont le terme diffère sensiblement chez l’individu 1 normal et l'individu anormal.L’image du corps ordinairement : inconsciente chez ! normal, reprend sa prédoi inance dans des des circonstances qui provoquent la timidité a récemment souligné le fait que.encore une fois cette année, les gagnants du concours “Singing Stars of Tomorrow” étaient des artistes que Radio-Canada a fait connaître à la population canadienne.Le commentaire, qui était de M, Jean Dufresne, critique musical de Montréal, a rappelé que pour la quatrième fois et pour la troisième année consécutive, le grand prix de .$1,000 est revenu à un chanteur de notre province.Aux noms de Mlle Claire Ga-gnitfr, des Trois-Rivières, de « Mlles Simone Flibotte et José ! Forgues, toutes deux de Mont- ; réal, nous pouvons joindre de- j puis Je 18 avril, celui de M.Gil- i les Lamontagne, baryton de j Québec.Chacun sait qu’à ce concours j radiophonique prennent part chaque année 44 concurrents venus de touten les provinces du Canada, qu’il s’étend de novembre à la mi-avril et qu’on peut le suivre chaque dimanche après-midi en syntonisant le poste CBM, enfin qu’il a lieu à Toronto.Les juges sont trois critiques musicaux, respective- j ment de Vancouver, Winnipeg et | Montréal, et deux musiciens de Toronto, MM.Healy Willan el Rex Battle.A l’exception de ce dernier, directeur musical du programme “Singing Stars of Tomorrow”, les juges entendent les concurrents sans les voir tout comme les auditeurs réguliers de la radio.Ils ne se connaissent pas et ne communiquent pas entre eux.Chaque année, ils ont autant hâte que le publio de connaître les résultats du concours.M.Dufresne a egalement fait ressortir le fait que M.Lamontagne est le premier homme à remporter le grand prix de $1,000 et qu’une autre artiste de langue française, Mme Yolande Lagre-nade.a remporté le second prix de la section féminine.Lors de son apparition au concours.Mme Lagrenade a remporté un triomphe aussi inattendu que mérité.Les auditeurs qui se trouvaient dans la salle l’ont acclamée chaque fois pendant une bonne minute, ce qui ne s’était pas produit auparavant.Trois autres compatriotes, Louise Roy, de Saint-Boniface, Simone Rainville, de Québec et Marie-Germaine Leblanc.de Moncton, Nouveau-Brunswick, avaient également été admises au concours final.chestre, ainsi que par les Guild Choristers.Quatre disques de 10” Album M-1130.Albin RIVARD Auditorium du Collège de Sainf-Laurent LE ROI CERF six tableaux féeriques de CARLO COZZI Soirée: 3 et 8 mai — Matinée: 8 mai RENSEIGNEMENTS - BY.2444 LE CENTENAIRE DE STE-MARIE - .smsm Les fêtes du'centenaire du collège Sainte-Marie ont débuté de brillante façon, samedi soir, en l’église du Gesù.Près de 1,600 personnes ont assisté au grand concert donné par l’orchestre des Concerts symphoniques de Montréal, et par M.Raoul Jobin, du Metropolitan Opera, de New-York, Cette photo, prise à l’issue du concert, dans le salon des Anciens, au vieux collège de la rue Bleury, nous montre, de gauche à droite: le R.P.Roméo Bergeron, S.)., recteur du collège Sainte-Marie; M.Désiré Defauw, chef régulier de l’orchestre des Concerts symphoniques; M.Raoul jobin, artiste invité; ;l’ohn.Orner Côté, secrétaire de la province et président d’honneur de la#soirée; Me Honoré Parent, c.r., président de l’Association des anciens, et le juge Pierre-F, Casgrain, de la Cour supérieure.A l’arrière, même ordre: M.jean Vallerand, qui a dirigé l'une de ses oeuvres, une cantate; MM.Alexander Brott et Clermont Pépin, les deux vainqueurs du concours de poèmes symphoniques; M.Pierre Béique, administrateur des Concerts symphoniques; M.jean Lallemand, donateur du prix de $500 mérité par Clermont Pépin; Thon.Gérald Fauteux, jugé de la Cour supérieure, et le Dr Stephen Langevin.LES FETES DU GESU Le concert inaugural Les fêtes du centenaire du collège Sainte-Marie ont débuté samedi soir par un concert symphonique spectaculaire dans l’église du Gesù, avec le concours de M.Désiré Defauw, chef d’orchestre, de M.Raoul Jobin, ténor canadien du Metropolitan, et aussi de deux compositeurs locaux, MM.Jean Vallerand et Clermont Pépin.Il faut mentionner de plus que l’Orphéon de Montréal, avec la maîtrise des élèves du collège Sainte-Marie, a participé à la manifestation de façon marquée.Deux oeuvres composées pour la circonstance ont été jouées en première audition: une Cantate de Jean Vallerand et des Variations Symphoniques de Clermont Pépin, ces dernières primées au concours symphonique organisé pour le Centenaire.La Cantate, dirigée par son auteur, a paru d’un beau souffle lyrique, puissante et pleine d’envol, s’il est vrai que l’acoustique de l’immense vaisseau en a fait perdre tout le poème.M.Raoul Jobin, à qui Contrairement à ce que l’on attendait, “Les Compagnons de Saint-Laurent” n’ont pas remporté cette année le Prix Be»s-borough.M.Robert Spaight a donné les résultats suivants: Le premier Prix est allé au “London Little Theatre” qui a donné “Saint Joan” de Bernard Shaw, et Olga Landick, qui interprétait le rôle de la sainte a obtenu Grève de musiciens à ia B.6.C.de Londres Londres, 3 Reuter) — Dépuis la présente fin de semaine et pour un temps encor* indéfini, les amateurs de musique en Grande-Bretagne risquent d’être privés d’enlendre à la radio leurs orchestres favori* des grands restaurants, hôtels et dancings.Les membres de ces orchestres sont en effet aux prises avec la B.B.C.de Londres, dans une querelle qui rappelle celles encore fameuses qu'a soutenues le chef de l'union des musiciens américains, James-C.Petrillo, contre les réseaux radiophoniques des Etats-Unis, Depuis plusieurs mois, les instrumentistes anglais réclamaient un plus fort cachet pour les concerts destinés à la radio-diffusion qui avaient lieu en dehors des studios.On leur versait jusqu’ici un supplément de $2,50 sous prétexte qu’ils n’étaient astreints à aucun frais ni déplacement spécial.Les musiciens auraient voulu en obtenir le quadruple, soit le même pris que pour diffusion dans les studios même de la B.B.C.Cette dernière ayant offert $5, les instrumentistes en ont tiré argument pour affirmer que la B.B.C.reconnaît implicitement la justesse de leurs demandes.Comme la radio d’Etat britannique refuse d’aller plu# loin dans ses concessions, toute radio- I diffusion musicale faite hors des studios, tous situés à Londres même, est ainsi supprimée pour le temps présent.De ce genre de concerts, il ne demeurera que quelques auditions symphoni-ques dont les exécutants avaient signé des contrats particuliers à longue durée.Par suite de cette décision, les auditeurs de la radio anglaise risquent d’être privés du prochain festival musical d'Edimbourg.revenaient les solos de ténor de la partition, a eu beaucoup de mal à dominer un orchestre éblouissant, peut-être mieux servi que l’élaboration mélodique.Très bien dirigée, toutefois, J’oeuvre entendue fait naître le vif désir qu’on la répète bientôt dans une autre enceinte où l’ensemble paraîtra sans doute moins confus.Les honneurs de la soirée revenaient aux Variations Symphoniques de M.Clermont Pepin, classé premier au concours de composition que l’on sait, et qui a reçu le Prix Jean-Lallemand des mains de son donateur.Le jeune lauréat fut l’objet d’une chaude ovation de la part d’une assistance visiblement heureuse de reconnaître ainsi le talent de l’un des nôtres.Le thème générateur de l’oeuvr*: est simple et très mélodique; les variations s’en développent de façon heureuse, intéressante, élaborée.Elles restent selon la formule classique et ne jurent point le Prix de la meilleure interprétation.Jean Coutu, le narrateur d’Antigone, a obtenu le Prix de la meilleure interprétation masculine.M.Guy Bcaulnc, qui dirigeait “Le Légataire Universel” s’est vu décerner le Prix du meilleur metteur en scène; le “Cercle Molière” de Winnipeg, qui présentait “La Donation”, a reçu le prix du meilleur spectacle de langue française; enfin les deux meilleurs comédiens de langue française sont Thérèse Cadoret-te (Antigone) et Jean Coutu.tous deux des Compagnons.Toutefois, scion M.Spaight.“Les Compagnons” forme la meilleure troupe canadienne et ce n'est que parce que le texte de leur spectacle n’était pas intégral qu’ils ne remportèrent .pas le Prix Bessborough.M.Spaight ajoute que la pudibonderie n’est pas de mise au théâtre et que si l’on a peur de jouer des spectacles classiques, tels qu’ils sont, il ne faut pas les jouer.Il poursuit “J’ai une grande estime pour les Compagnons, mais Je dois leur montrer une sévérité égale à l'admiration que je leur porte.Je connais “Antigone” et je me suis aperçu de plusieurs .modifications dans le texte.Je comprends les raisons qui ont forcé la direction d faire ces mo- côté des compositions traditionnelles de ce style.Ces Variations Symphoniques, sous le bâton de Désiré Defauw, s’avèrent exquises, point banales, très reposante# à l’oreille.Il nous a paru, cependant, que l’auteur s'est parfois montré plus personnel dans des compositions antérieures.M.Raoul Jobin a retrouvé toute son aisance dans l’exécution du Nocturne, de ia Procession et du Panis Angelicas de Franck, Il a dû répéter ce dernier motet qui sonne décidément mieux au concert spirituel qu’à la tribune d’un orgue.M.Defauw a fait de l’accompagnement orchestral de ces trois morceaux un chef-d’oeuvre de discrétion.La soirée s’est terminée par une magistrale exécution de la Symphonie en ré mineur de César Franck.Splendide concert et bien digne de l’importante inslikition nationale dont on commémore cette semaine les cent années de rayonnement.Eugène LAPIERRE Horaire des spectacles SAINT-DENIS : “Le Roi des resquilleurs" 12 h.05.3 h 30, 6 h, 45, 10 H.“L’Auberge de l'aMme” 1 h 40, 5 h 05, 8 U.36 CINEMA DE PARIS : “Vertiges’’ 11 h.45, 2 h.14, 4 b.45, T b.Il, a b.45 ORPHEUM : “Le Dictateur” 10 h.12 h.15, 1 h.36.4 h.M 7 h.10, 9 h.25 CHAMPLAIN “Casablanca" 12 b.30, 2 h.47, * h.04, 7 h.21, 9 h.35.PALACE : “A Double Life’' 10 h.12 b.20, S b.40, S h.7 h.20.9 h.40.LOEWS : “The Bishop’s Wife" 10 h, 10, 12 h.30, 2 h.45.5 h.05, 7 h.20, 9 h.40.CAPITOL : “Tycoon” 10 h., 12 h.15.2 b.30, 4 h.40.7 h.05, 9 h.25.PRINCESS : “Out Of The Past” 10 h.15.1 h.05, * h„ « b, 50, 9 h 45 “Under The Tonto Rim” 11 h.50, 2 h.50, 5 b.40, 8 h, 35 HIS MAJESTY’S: "Sins of The Father»” 1 h.40, 3 h.45, 5 h.SO, T h 54, 10 h.,4 IMPERIAL : "Always Together” 12 h.05, 2 b.40, 4 fa.10, 7 fa.40, 10 h.10.difications, je les comprends et je les méprise.” En outre, M.Spaight reprocha certains détails d’interprétation aux Compagnons.Notamment en ce qui concerne la voix de Mlle Cadorettc et la personnalité de l’acteur qui campait Créon Le juge du Festival vanta ensuite les qualités de “Saint Joan” et de “La Donatien”.Cary Cran» joue de la harp* avefc un* grâce tout* “angélique” dan» “The Bishop’s Wd«”.hlm que présente cette semaine le Loéw's.Cary *st ” secondé par Loretta Yotmg et David Niven.i " ma U***».I Les Compagnons perdent le prix Bessbourough Le juge du Festival affirme que le texte d',yAntigone" a été modifié par pudibonderie à EN 2e SEMAINE AU CHAMPLAIN A Casablanca, un résistant (Peter Lorre) a été tué par la police pour avoir supprimé deux Allemands.11 a eu le temps de remettre les passeports, volés aux Nazis, à Rick (Humphrey Bogart), patron d’une boîte de nuit.Un resistant tchèque, Victor (Paul Henreid) et sa femme Usa (Ingrid Bergman), arrivent à Casablanca.Rick et Usa se sont connus à Paris alors que Victor était porté disparu: ils s'aiment profondément.Rick aidera cependant Usa à fuir avec son mari, en leur donnant les passeports qu’il avait en sa possession.Sa tâche sera facilitée par le chef de police (Claude Rains) qui se décide enfin à opter pour la Résistance, Le metteur en scène a tiré un magnifique parti de ce scénario de “Casablanca”, dont la version française passe en 2e semaine au Champlflin.Les photos sont trè# bonnes, et particulièrement des plans très rapprochés d’Ingrid Bergman.Mouvements de foule, et scènes d’action très rapides sont aussi à remarquer.« Humphrey Bogart se montre excellent aeUnr, et Paul Henreid possède beaucoup d’allure.Claude Rains joue avec énormément d'humour un personnage double-jeu < des plus cyniques; Conrad Veidt, Peter Lorre, Madeleine Lebeau, Dalio sont des silhouettes agréables.Malgré “La Marseillaise”, qui sert à la fois de leitmotiv et de couplet vengeur, ce film n'est pas spécialem» at dédié à la Résistance françi se.Son intrigue sentimenfale.# séquences d’action ei u numour, son interprétation lui assurent un grand succès.Le fHm de royons-X maintenant réalisé Washingon, 3 (A.P.) — Un savant attaché aux laboratoires de la compagnie Westinghouse, à Bloomfield, au New-Jersey, révèle qu’on y a mi# au point la prise de vues cinématographiques des images offertes par les rayons-X, à une vitesse 2,000 fois plus grande que le clignement de l’oeil humain.Le Dr Charles-M.Slack assure que cette invention offre des possibilités encore incalculables de développements aussi bien à l’industrie qu’à la médecine.C’est ainsi qu'il prévoit qu'on pourra s’en servir pour étudier par exemple le mouvement de os du pied durant la marche et la course ou les chocs internes et les blessures que peuvent subir les aviateurs projetés hors d’un avion en marche ou atterrissant en parachute.De même, on connaîtra mieux comment se réalise la soudure électrique et la fonte des pièces délicates ou encore comment certains carburant# se transforment en gaz dans les moteurs d’automobiles, d'avions et de navires.Les Amis de Tarf Au Plateau, mardi le 11 mai, en soirée, Marthe Létourneau, soprano, avec John Newmark au piano et Marcel Baillargeon, flûtiste.Au Plateau, mercredi le 12 mai, en soirée, Amparo Iturbi, pianiste.Au Plateau, samedi le 8 mai, matinée Symphonique, sous la direction de Wilfrid Pelletier.Au Montreal High School, 3449 rue University, mardi le tl mai, grand concert annuel de l’Entraide des élèves de M.Auguste Descarries (entrée libre).Au Monument national, les 11 et 12 mai, concert de l’Association chorale féminine du Très Saint-Rédempteur.Le récital Jan Peer-ce annoncé pour lundi le 17 mai, au His Majesty’s, aura heu à cette même date mais au Plateau.Prière de s’adresser le plus tôt possible au secrétariat pour faire l’échange des billets.Pour détails concernant la campagne de souscription, c’est-à-dire du 1er mai au 10 mai inclusivement, prière de suivre nos bulletins hebdomadaires et communiqués réguliers.Pour tous renseignements, s’adresser au secrétariat, 3815 Calixa-Lavallée, FR.1119, ?Gazette artistique # Cinéma ST-DENIS: 1/Auberge de TA-j btme avec Roger Duchesne et Jeanine Darcey; Le Roi des Res-| quilleurs avec Rellys.CINEMA DE PARIS: Vertiges, avec Raymond Rouleau et Mi-j cheline Francey.PALACE: .4 Double Life avec Ronald Colman.Sinne Hasso et Edmond O’Brien.ORPHEUM: Le Dictaitur avec Charlie Chaplin et Paulette Goddard.LOEWS: The Bishop’s Wife, avec Cary Grant, Loretta Young et David Niven.CAPITOL: Tycoon avec John Wayne et Laraine Dav.PRINCESS: Out of the Past, avec Robert Mitchum et Jane Greer; Under the Tonlo Rim.IMPERIAL: Always Together, avec Robert Hutton et Joyce Reynolds; Caged Fury.HIS MAJESTY’S: Sins of the Fathers, avec Austin Willis et Jov Lafleur.BEAUBIEN: Wistful Widow of the Wagon Cap avec Abbott et Costello; Red Stallion (en couleurs) avec Robert Paige et Norecn Nash.CHATEAU et CARTIER: John Garfield el Lilj Palmer dans Body and Soul: Dale Evans ct Warren Douglas dans 7'he Trespasser.DOMINION: Claudette Colbert et Robert Cummings dans Sleep My Love; John Hail et Margaret Lindsay dans The Vigilantes Return (en couleurs).ELECTRA: Black Gold avec Anthony Quinn et Catherine De-Mille; U Boat Prisoner avec Bruce Bennett et Erik Rolf.EMPRESS et OUTHKMONT: Danny Kaye ct Virginia Mayo da’iis The Secret Life of Waller Mitty (en couleurs); 20 Years of Academy Award.KENT: Passport to Heaven avec Albert Basserman et Mary Brian; Turnabout avec Carole Landis et Adolphe Menjou.MAISONNEUVE: John Hall et Margaret Lindsay dims Vigilantes Return (en couleurs); June Allyson et Peter Lawford dans Two Sisters From Boston- MIDWAY: Wolf man avec Bela Lugosi ct Evelyn Ankers; Framed avec Glen Ford et Janis Carter.ODEON CHAMPLAIN: Casablanca avec Humphrey Bogart, Ingrid Bergman et Paul Henreid ODEON CREMAZIE: Canyon Passage avec Dana Andrews et Susan Hayward (en couleurs); Something in the Wind avec Deanna Durbin et John Hall.ODEON MERCIER: Le Franc Jeu, avec Clarke Gable ct Lana Turner; The Guilty, avec Bonita Granville et Don Castle.PASSE TEMPS: King of the Jungle, avec Buster Grabble et Frances Dee; The Dolly Sisters, avec Betty Grable et John Payne (en couleurs).PERRON: Jungle Fight avec Robert Lowery et Ann Savage: The Knockout avec Leon Errol et Joe Kirkwood; Marauders avec Hopalong Cassidy.SAVOY; Victor Mature el Brian Donlevy dans Kiss of Death; Errol Flynn et Ida Lupine dans Escape Me Never.VGERDUN PALACE: Devil Thumbs A Bide avec Lawrence Tierney el Nan Leslie; Out of the Depths avec Jim Hannon et Ross Hunter; Prairie Express aver Johnnv Mack Brown.VILLERAY : Back Door To Heaven avec Van Heflin et Wallace Ford; B-inging Up T'other avec Joe Yule ct Rennie Rlano; County Hospital avec Laurel et Hardy.Musique et îDecêocIes HIS MAJESTY'S: Samson et Dalila, de Saint-Saëns, présenté par VOpera Guild, les 4 et 5 mai, avec le concours de Blanche Thcbom et Brian Sullivan, du Metropolitan, ainsi que MM.David Burke, David Rochette et Gé-rald Desmarais.Chef d’orchestre: M.Emile Cooper.MONUMENT NATIONAL: Grand gala annuel de la Société de Bienfaisance des Artistes de la Radio, les 5, 6 et 8 mai, en soiree.COLLEGE ST-LAURENT: Le roi Cerf, de Carlo Gozzi, les 3 et 8 mai en soirée, les 1er et 8 mai en matinée.MONT ST-LOUIS: Les Cloches d< Cor Moitié, opéra-comique de Planquelte, avec les élèves du M-S-L, aidés de MM.C.-E.Brodeur, Orner Duranceau.J.-P.Masson et Henri Poliras, les 9 ct 13 mai, en soirée.PLATEAU: Récital de Mlle Marthe Letourneau, soprano, accompagnée de MM.John Newman;, pianiste, et Marcel Baillargeon, flûtiste, le 11 mai, PLATEAU: Mme Amparo Itur-bi, pianiste, présentée en récital par les Festivals de Montréal, le 12 mai.MONUMENT NATIONAL: L’Opéra des Jeunes présente Tzign-nia, spectacle musical et théâtral, sous la direction de Mme Adelina Czapska, jeudi soir, le 13 niai, avec Roger Gürand, Claudine Thibodeau et Lucille Gauvin.GESU: I.’Odéon Musical, dirigé par Mlle Simone Burke, présente une revue musicale, avec choeur mixte de 40 voix.En soirée, les 13 et 15 mai.Exposition de peintures PEINTURES DE BORDUAS: Exposition de 10 récentes peintures de ce peintre canadien à l'atelier des décorateurs Guy et Jacques Vian.125 ouest, boul, St-Joseph, tous les jours, de 2 à 9 hres, jusqu’au 1er mai.CLMÇLfa jÆ dictateur *** PAULETTE COCTffi aemainePyj siMtia îottwwi Ca&faM The Bishops TÉJ&JL.fe-wh.rrJTS ’zz?A l’afflrfa» A la demande générale du public • 2ième semaine Mié * Mit & wAïua PSOD’M «v* The THftiiUNtt performance 1HAT WON fHE ACADEMY AWARD FOR 1941 A ruffkhe ROBERT MITCHUM JANE GREER tKP * A Fa ffiche * MTU»' tlAUOt «CONRAD SYDNEY tllHS-VlIDI- ClHHSlItEEI - lllltE Mi» ST-CATHERINE 6.TA 16*5 ANGLE AVE PAl’lNEAU Le foyer du FILM FRANÇAIS yQ PIECE EN TROIS ACTES mai 23 Bv 30 tu n i « nntlnFe dlnmiKhe 3(1 m« 11 *.«* — 3.00 —- 1-65 — l.SO — 1.10 (4axM lix-lanm) Matin#* aBmr#l 22 malt 1.4* — 1.30 — 110 — O.NO (tn«*« lavlna-n) MDARltVBX VOS IHl.LET* MONUMENT NATIONAL PLateau 4111 S) ROBERT fOYCB HUTTOS IMOLBS c» TMwtM.Dernière semaine RdtfLiAU VERTIGES B A L’AFFICHE ï ^RESQUILLEURS NOUVELLE VERSION ROGER OUCHEJNK , JANINK DARCEY ,s pieds, paysage de verdure e lumière aimé à ce point par légociant, qu'à l’encontre de concurrents passant l’hiver s leurs hôtels disséminés aux lours des Quinconces, il oc-ait du premier janvier à la il-Sylvestre sa résidence de ive droite.i La villa, presque un château, j couronnait le coteau en face du quai Bacalan où se posent entre deux voyages, ainsi que de j grands oiseaux migrateurs, les i paquebots des Messageries Maritimes.Vers la droite, sur une , colline jumelle, Cénon groupait | ses maisons autour d’une église i séculaire; en se penchant sers la gauche, Yalriand caressait du regard son parc, dont les ombrages descendaient jusqu’à la route de Barbezieux, par laquelle, tout à l'heure, rentrerait la Bugatti bleue de sa fille Michelle.Devant lui, avec la houle des habitations bordelaises comme fond de décor, flânait le large ruban de la Garonne.Le soleil y plaquait des nioirures scintillantes, dans lesquelles se découpaient, comme des jouets déliés, les carènes des navires venus des quatre coins du monde.L'un de ceux-ci, ayant pris le fil du fleuve, descendait vers Lormont; Toeil aigu du négociant le suivit avec intérêt car dans ses flancs de tôle noire il conduisait vers Paramaribo une pleine cargaison de barriques portant, gravée au feu, la marque de la maison Valriand.Un sourire de satisfaction | aux lèvres, le notable commerçant revint vers son bureau.Il passa dans scs cheveux grisonnants, et qui ondulaient encore, j sa main alourdie d’une large chevalière.Prenant un cigare qu’il coupa avec soin, M.Valriand commença de fumer, avec une jouissance qui confinait au recueillement.Sa face large et hau-j te en couleur, éclairée de deux ' yeux vifs qui semblaient nicher | un sourire narquois aux plis des Eattes-d’oie déjà marquées, était ien le masque convenant à ce grand bourgeois.Veuf depuis 1912, c’est-à-dire depuis dix ans, notre Bordelais avait sincèrement pleuré sa femme; même à présent, il la regrettait encore.chaque fois qu’il y pensait.La vérité oblige à dire que cela devenait de plus en i plus rare.Des préoccupations ac- j tuelles, indépendantes de ses1 affaires, tendaient à absorber j complètement le négociant; ainsi auiourd'hui, il n’avait fait dans ses bureaux qu’une visite brève, dans Tespoir de mettre à jour, chez lui, son courrier personnel.Dans la société bordelaise, sous le manteau —• mais les secrets se répandent si vite! — le bruit courait que le grand bourgeois quinquagénaire x>our-rait bien songer à un mariage.Malgré sa fille, meuble toujours inquiétant, les espérances et les candidatures plus ou moins déguisées ne manquaient point.Et comme il ne déplaisait pas à M.Valriand de se prêter à ce petit jeu, des lettres abondaient, qui n'avaient rien de commercial.Par exemple, M.Valriand voulait à tout prix que cette correspondance.à laquelle il répondait avec diplomatie, échappât à sa fille Michelle.M.Valriand consulta sa pendulette d'un coup d’oeil rapide: — Quatre heures.Cette gamine.j’espère, ne va pas rentrer tout de suite! Et le négociant se plongea dans son courrier.A bien dire, “cette gamine” était le cauchemar de son père.Ah! qu’il était loin, fâcheusement loin, le bon vieux temps où des couvents de haute tenue en-casernaient les filles jusqu’à leur mariage.po|ir la plus grande tranquillité (Je leurs parents! Progrès, progrès, que d'erreurs on commet en ton nom! Pourtant, il fallait reconnaître, en bonne justice, que Michelle encombrait peu M.Valriand.Aux premiers jours de son veuvage, celui-ci avait confié la fillette a une institutrice irlandaise, laide et dévouée, qui, sans se lasser, avait entouré son élève j d’une surveillance aussi consciencieuse oue le permettaient j les moeurs actuelles.La santé de l'enfant se montrait florissante, les fantaisie de Michelle n'enta-cbajent pas plus l’honneur qu'el-: les ne risquaient la fortune paternelle.Bien des pères, à tout prendre, se seraient montrés satisfaits de cet état de choses.M.Valriand, nous savons pourquoi, n’en était pas ravi.Son courrier terminé.le négo-| riant s'assurait que chaque en-j veloppe correspondait bien à la I lettre qu'il y avait glissée - une erreur eût entraîné des compli-' rations sans fin — quand un i klaxon impératif troubla le silence de l'heure: Michelle, re-: tour de Bordeaux, réclamait Tou-i verture de la grille.Avec un mouvement d'humeur, le père poussa les papiers épars devant lui dans un tiroir de son bureau; puis aussitôt, sans souci de la contradiction qu'il marquait ainsi, il fit pivoter son fauteuil et regarda avec une impa- tience non déguisée la porte par laquelle sa fille allait apparaître.Il n’attendit pas longtemps.Un bruit de pas juvéniles dans le hall, un coup rapide frappé pour la forme — oh! tout à fait pour la forme! — et sans attendre la réponse, Michelle Valriand s’encadra sous la portière japonaise, où un vol d’ibis roses s'inscrivait en long triangle sur un ciel orangé.('.'était une belle jeune fille, visiblement sportive et résolue, très moderne, tant par sa toilette ! à jupe courte que par son regard ! direct aux émouvantes profondeurs.Un de ces regards largement ouverts sur la vie, comme i on n’en imagine pas aux jeunes : personnes qui lisaient le Journal l des Drmoiselles, au temps de Mme de Ségtir.Une ascendance espagnole, assez lointaine d’ailleurs, et telle qu’il s'en rencontre ! souvent en Guyanne, avait légué à Michelle un teint mat et des cheveux sombres; ses traits, ! agréables mais «ans beauté particulière, étaient d’une mobilité i extrême: ils revêtaient un grand i charme dès que s’y inscrivait son I sourire, et elle souriait souvent à la vie, qui s’ouvrait si belle
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