Le devoir, 22 mai 1948, samedi 22 mai 1948
"Le Canada ett une nohon souveraine et r,e peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne ou de* Etats-Uni* o'j de qui que ce sou d'autre, l'attitude qu'il lut faut prendre envers le monde.” Lord TWEEDSMUIR Directeur : Gérard FUJON FAIS CE QUE DOIS Rédacteur eu chel « Orner HEHOUX 4 Temp».i EMPS PROBABLE : NUAGEUX ET FROID VOL XXXIX — No 118 MONTREAL.SAMEDI.22 MAI 1948 Cinq sous le numéro PARLEMENT ALLEMAND AU SEPTEMBRE Le civisme serait-il un crime ?Les associotions d'hommes d'affaires ont le droit et le devoir de s'intéresser à l'affaire Plante-Il ne faut pas identifier la lutte contre le vice avec une personne, mais.— La déclaration-crachat du président dj comité exécutif Certains se scandalisent de voir des corps publics comme la Chambre de Commerce et l’Association des marchands-détaillants, des associations d’action catholique comme les Ligues du Sacré-Coeur, protester contre le renvoi du directeur adjoint de la police, Me Pacifique Plante.Ils disent: Pourquoi avoir tenu des élections en décembre dernier si c’est la Chambre de Commerce ou le Hoard of Trade qui doit administrer Montréal à la place du comité exécutif?Le raisonnement est spécieux.• La démocratie est un régime d’opinion publique.En Grande-Bretagne, foyer de la démocratie parlementaire, l’opinion publique est souveraine.Elle joue un rôle plus important que l’opposition parlementaire.Par définition, l’opposition s’oppose à tous les projets du gouvernement, les critique, s’emploie à les amender.Mais on sait d’avance ce que l’opposition pense, on ne s’étonne nullement de la voir prendre la contre-partie de tous les projets du gouvernement.L’opinion publique, au contraire, est un impondérable.Elle n’exerce aucune fonction officielle, mais elle s’exprime par une infinité d’associations, de groupements, de corps publics, de publications.L’opinion publique, c’est comme le bon sens populaire qui reprend le dessus, c’est la conscience de la nation.Un gouvernement résiste à l’opposition, mais il est incapable d’affronter l’opinion publique.Il doit tôt ou tard lui céder.Or si nous vivons dans un régime de dé- i mocratie parlementaire, c’est un devoir civique pour les personnes et les groupements d’exprimer leurs vues sur les affaires publi-1 ques.Le rédacteur qui leur conteste un droii | aussi élémentaire fait un raisonnement de “primate”.Il y a davantage.Le service de la police de Montréal coûte plus de six millions par année.Ce» argent provient des taxes des contribuables, dont les hommes d’affaires groupés dans des associations comme la Chambre de Commerce, lé.Board of Trade, l’Association des marchands-détaillants sont parmi les principaux.C’est donc pour eux un droit strict de se rendre compte si les impôts par eux versés sont employés à bon escient.Or il est au vu et au su de tout le monde que la lutte contre le vice commercialisé fut.avant l’avènement de Me Pacifique Plante, une farce qui coûtait annuellement des dizaines, peut-être des centaines de milliers de dollars à la ville de Montréal.L’escouade de la moralité faisait des descentes fictives dans les maisons de pari, les maisons de prostitution et les barbottes, arrêtait quelques hommes ou femmes de paille, les traduisait devant des recorders complaisants, qui les condamnaient à une amende nominale; la même comédie se répétait de semaine en semaine, de mois en mois, d’année en année.En dix ans la même tenancière fut arrêtée 112 fois; une autre fut arrêtée deux fois le même jour à deux adresses différentes.C’était une comédie dont les principaux acteurs étaient les profiteurs du vice, des policiers, des avocats et certains recorders.Quand le public criait trop fort, on déplaçait quelques policiers, on faisait une couple de descentes spectaculaires, puis la farce reprenait de plus belle.Cela pouvait coûter aux contribuables de Mont- réal un demi-million, peut-être un million de dollars en impôts sur la propriété et sur le commerce.Mais il y a plus.Le père de famille qui engage une partie de son salaire à la barbotte ou aux paris est généralement un mauvais client.Son pouvoir d’achat en est dangereusement réduit, son crédit est incertain.Les hommes d’affaires ont donc un intérêt commercial à la disparition du jeu et du vice commercialisés.• On nous dit: il ne faut pas confondre la lutte contre le vice avec la personne de M.Plante.Fort bien.Mais il arrive que dans le passé Plante a été le seul — même ses ennemis l’admettent — à maîtriser la pègre.Avant lui ce fut le laisser-aller et généralement la corruption.Des chefs de l’escouade de la moralité qui l’ont précédé, les uns ont été mis à leur retraite dans des circonstances pas très honorables, d’autres se sont fait prendre à voler les fonds secrets et ont été tout simplement déplacés.C’est vrai que la lutte contre le vice ne doit pas être identifiée à un homme, mais l’expérience des vingt dernières années nous force à reconnaître que le seul homme capable de se rendre maître de la situation fut Pacifique Plante.Evidemment il s’est créé des ennemis mortels: chez les gens de la pègre, parefe qu’il mettait fin à leur commerce lucratif, chez lies policiers parce qu’il n’était pas de la gang, chez les avocats parce qu’il refusait d’être “chic” pour des confrères, chez certains recorders parce que.(Chut! respect pour la magistrature).L’ancien chef de police Dufresne l’avait averti en termes clairs qu’il ne pourrait pas tenir.Les événements ont prouvé que le chef Dufresne avait de l’expérience et que Plante manquait de jugement! Tout cela est bien dans l’ordre des choses humaines.Ce qui est dégoûtant, c’est l’attitude des autorités municipales, et plus particulièrement du président du comité exécutif, M.Asselin, à cause de sa déclaration-crachat.On aura rarement vu le chef d’une administration publique traiter avec autant de mépris un fonctionnaire qui a fait son devoir.Quand un ancien chef de l’escouade de la moralité s’est fait prendre à s’approprier pour une centaine de dollars par semaine de fonds secrets, M.Asselin n’a pas dit un mot.Il n’y a même pas eu renvoi, mais simple déplacement.Mais pour le seul chef de l’escouade de la moralité qui a appliqué le code criminel et les règlements municipaux dans toute leur rigueur, il n’y a pas de langage trop brutal.D’aucuns s’étonnent peut-être de nous voir défendre Me Pacifique Plante, alors que l^ant d’autres s’en lavent les mains quand ils ne vont pas jusqu’à lui cracher l’injure comme l’a fait le Canada.Il existe telle chose que la peur des bien-pensants.Ceux-ci ont la détestable réputation, pas toujours volée, de jeter les autres à l’eau, puis de les laisser se noyer quand vient le danger.Pacifique Plante a fait un bel effort pour nettoyer Montréal; le dossier qu’on a monté contre lui ne contient rien de déshonorant.Tl a droit à l’appui des honnêtes gens.aa.v-M Gérord FILION BLOCS-NOTES La bienveillance du Père La Phalanpe.de Port-an-Prin* re, Haïti, nous annonce que Sa Sainteté Pie XII, sur la demande rlu représentant du Saint-Siépe à Haïti, vient d’accorder à la population catholique de cette République un témoiRnase particulier de paternelle bienveillance- Le Pape prend donc à sa charge personnelle les frais de voya ce c' d’entretien, à Rome, dans l'une des universités pontificates, de deux étudiants ecclésiastiques de Haïti, qui seront nésiRnés d'accord par Mer Pacini, délégué do Sa Sainteté, et l'épiscopat d’Haïti.L’épiscopat de la République » naturellement tenu à dire formellement au Pape toute sa arntitude pour ce témoianaRe de haute générosité.Cette course à l’or Notre confrère trifluvien.M.Hervé Biron, trouve le moven.au milieu de sa besogne rouran-te.(l'accumuler une riche matière littéraire.Voici quelque temps, il publiait sur l'Ealise trifluyiennc une importante étude d'histoire et un roman.Poudre d'or, sur la course à l'or de San-Franrisco.Dans un tout récent numéro du Nouvelliste, il consacrait une pleine paae à l’une des pièces qui ont dû l'aider à composer l’atmosphère de ce roman.D'anrès c« texte (le tournai de voyage de Verchères de Boucherville.l’un des chercheurs d’or de 1840).Biron évoque les heures tragiques où nombres de Canadiens se joianirent à leurs voisins des Etats-Unis, pour courir vers la Californie, alors que l’on v annonçait la découverte de ai-sements aurifères- L’aventure qui.dans nombre de cas.aboutit à une cruelle déception.ne fut pas particulièrement Raie- On ne montait point en ce temps-Hi en avion, à l’aéroport La Guardia où à Dorval pour descendre le lendemain a Paris où à San-Francisco; il fallait.par bateau, faire le tour du continent sud-américain.C’était prie affaire de quatre, cinq ou six mois.Verchères de Boucherville et ses amis s’étalent embarqués à New-York, à bord d’un vieux voilier hâtivement réparé, le 31 décembre 1849.Ils n'arrivè-rent à San-Francisco qu'à la mi-juin suivante.Un détail louchant: quand le bateau franchit l’Equateur, les Canadiens se réunirent et chantèrent.au milieu des étrangers abasourdis.A la claire fontaine.Quels échos n'ont pas éveillés les vieilles chansons de chez nous! Au nombre des passagers se trouvaient Un prêtre, l'abbé Céans.récemment ordonné, et oiii allait se dépenser aux missions de l'Orégon, ainsi que vinst-hmr Canadiens: Philéas Verchèros de Boucherville, le mémorialiste i dont Biron analyse le textt.Léon Dugas, de Henryville: H.d’Es-chambault, le Dr Proulx.C.-D.de Muy, M- Gauthier et James Redmund.de Boucherville.J.-C.Mullen et Alfred Loiselle.de Chambly; Dosithée Dupras.F.-R.Clément et F.-X.Lauzon.de Stc-Scholastiquc; Louis Masson, de St-Eustaehe; Charles Hébert, Joseph Hébert.P.Paradis et M.Gagnon.de Saint-Valentin; Louis Deslauricrs et Olivier Briè-re.de Saint-Janvier: Eustache Rochon, de Sainte-Thérèse: Narcisse Valin, de Saint-Hyacinthe; P.-P.Wattier.David McKay.Joseph Boucher et Pierre Dou-tre.de Sainte-Martine: Edouard-N.Lanoix, de Saint-Edouard; J.-B.Vandal, de Saint-Luc; J.-B.Rouillé, de l’Acadie.(On voit que presque tous venaient du même coin de pays).A Chicoutimi Le personnel actuel et les anciens élèves du séminaire de Chicoutimi célébreront.lundi et mardi, le soixante-quinzième anniversaire de la fondation de leur maison.Ce sera une grande, une émouvante fête de famille, qui appellerait bien des commentaires- On imagine ce que pouvait être cette région de Chicoutimi et du Lac Saint-Jean quand le collège y fut fondé, quels services il lui a rendus, quels sacrifices aussi exigea pareille fondation.Cette maison, aux débuts forcément très modestes et qui pn rai s sait alors si éloignée de la vie courante, a fourni à la region toute une élite, aux divers Six puissances de l’ouest ont décidé de le créer Un des chefs de l'occupation américaine explique que cette solution vaut mieux que la tentative de former une Trizone-Le sénateur Knowland note toutefois que la Russie restera ainsi libre d'agir directement sur le peuple allemand — Les communistes marqueront par des feux de joie l'ouverture du plébiscite sur l'unification de l'Allemagne, interdit à l'ouest de ce pays Le pape condamne l’euthanasie et la stérilisation Londres, 22 (A.P.) —- De milieux diplomatiques sûrs nous vient la nouvelle que les Etats-Unis et les cinq Etats signataires du pacte de Bruxelles se sont entendus sur presque tous les détails d’un projet de création d’un gouvernement provisoire dès cette année dans l’ouest de l’Allemagne.On explique que seule la discussion de quelques derniers détails techniques retarde encore la publication d’un communiqué conjoint, qui devrait être émis par les six capitales concernées au début de la semaine prochaine.Déjà, on sait au moms que les six nations so sont entendues pour convoquer une assemblée constituante en Allemagne au 1er septembre.Les puissances occupantes ne conserveraient plus ensuite qu’un droit de veto sur les questions de commerce extérieur, de devises monétaires et de politique étrangère.Un peu plus tôt, à Washington, le conseiller économique du gouverneur militaire américain en Allemagne, Lawrence Wilkinson, avait révélé la même nouvelle devant le comité sénatorial des crédils.11 avait expliqué que le gnu verneur américain, le général Lucius Clay, et ses adjoints, sont convaincus qu’un gouvernement j provisoire national est sitoé- I rieur à la formation d’une Tri-zone.Wilkinson ajoute que c’est pour celte raison que les Etats- 4 Unis ont ralenti depuis quelque j temps leurs efforts pour convaincre la France de fusionner : sa zone d’occupation en Allema- 1 degrés de l’échelle sociale.De là, depuis trois quarts de siècle, i sont aussi sortis des hommes qui i ont tenu un rôle considérable i dans le reste du pays.Cette oeuvre magnifique fut avant tout fondée sur le dévouement et la générosité.Nous nous rappelons le temps où, dans un collège qui est presque contemporain de Chicoutimi, les élèves pensionnaires pavaient — auand on ne leur faisait pas de réduction ou même de remise complète — $100.00 par année, les quart-pensionnaires $32.et les externes $10.Les prix ne devaient pas être beaucoup plus magnifiques à Chicoutimi, et l’on imagine de quels traitements les maîtres devaient se contenter pour qu’il en fût ainsi.Saurons-nous jamais complètement acquitter notre dette de gratitude «envers ces bienfaiteurs de la nation?L* “Revue d’Histoirc \a livraison de iuin de la Revue d’Histoire de PAmérique française est actuellement sous presse.Si l'on en juge par le sommaire, la Revue promet de commencer sa deuxième année par un numéro intéressant.Voici en effet la liste des principaux articles: Thomas Charlancl.O.P.: La critique de valeur; Madeleine et Jacques Rousseau: La crainte des Iroquois chez les Mistassins; Guy Frégault: L’expédition du duc d’Anvilte: Curé Philippe Labe!-le: Pierre-Guillaume Péan (17W-1817): Rév.Soeur Mondotix: Les “Hommes de Montréal’'; Ch.Lionel Groulx: Faillite d'une politique; Dossier sur un centenaire 1848-19)8: Rétablissement de la langue française dans ses droits officiels.On trouvera, dans cette même livraison, les rubriques accoutumées.en particulier, une biographie.complément de celle qui a déjà paru sur “L’eau-de-vie”, par M.l’abbé Provost de Québec, une abondante chronique de “livres et revues” et la “Vie de l’Institut”, sous la signature du Père Conrad Morin, O F.M., du Père Lorenzo Cadieux.S.J.et du Chanoine Lionel Groulx.On nous fait savoir que quelques lecteurs de la Revue n’ont pas encore acquitté leur réabonnement.Il serait bon.pour eux.de le faire le plus tôt possible, s’ils ne veulent pas manquer la livraison qui s’en vient.La Revue est de celles qu’il ne faut point laisser perdre.O.H.gne avec les zones britannique et américaine déjà réunies.Quelques sénateurs ont alors reconnu que la formation d’un gouvernement national «llemand serait la meilleure manière de régler les problèmes politiques et administratifs de l’ouest du territoire ennemi mais en ajoutant que l'établissement d’une monnaie saine en est la condition première.Le sénateur républicain William Knowland.de Californie.note cependant (pie la création d’un gouvernement provisoire national en Allemagne risque de laisser la Russie libre d’agir sans consulter le peuple allemand, tandis que les trois puissances de l'Ouest devraient appliquer leurs décisions par l’intermédiaire encombrant de re gouvernement prétendument populaire- Le plébiscite Hambourg, Allemagne.22 (A.P.) — Les communistes alle- mands de la zone russe d'occupation font savoir qu'ils allumeront, ce soir, samedi, des feux tout le long de la frontière entre cette zone et la zone britannique, pour marquer le début du plébiscite national qu'ils prétendent instituer sur le principe de l’unification de l'Allemagne.On sait que les autorités occupantes américaines et françaises ont interdit la tenue de ce plébiscite dans leur zone 1er-ritoriale de l’ouest du pays ainsi que dans leurs secteurs de garnison à Berlin.Ils ont aussi proscrit ta signature de toute requête en ce sens.De leur côté, les autorités britanniques ont permis que les requêtes circulent dans leur secteur de Berlin, à condition qu’on n'y recoure aucunement à des manoeuvres d’intimidation.Les communistes berlinois ont déjà annoncé qu’ils feront circuler les requêtes dans les secteurs des puissances occidentales au moyen de la contrebande.Rome, 22 (A.P.) — Le ehef de l'Eglise catholique, S.S.le Pape Pic XII, a rappelé aux délégués du Uollège international des chirurgiens, qu’il recevait en audience, qu’il n’est jamais permis même pour un médecin de pratiquer l'euthanasie et la stérilisation.Le Souverain Pontife signale avec force que le chirurgien n'opère pas avee les humains sur un être vivant quelconque mais sur une personne possédant des caractères et des droits spirituels èt moraux ina* | iiénables.“Aucune considéca-I lion matérielle n’a d’importance | devant les lois premières de la morale”, a-t-il rappelé.Le Saint* ! Père soutient qu’il n’est pas permis de priver un être innocent de la vie, même pour sauver celle d'un autre être innocent.“On n’a aucun droit, ajoute-t-il.de tenter de modifier les intentions supérieures du Créateur, même au nom de buts pseudo-scientifiques qui peuvent léser la dignité humaine et l’efficacité des actions du corps, notre serviteur.” Coalition de gauche rompue en Finlande Helsinki, 21 (Reuter).•— On craint que le cabinet de coalition de Mau no Pekkala ne s'effondre bientôt en Finlande, à ta suite d’un vote de censure pris mercredi à l’égard du ministre communiste de l’Intérieur Irjo Lcino et de la rupture qui s’est produite entre les communistes et leurs alliés socialistes.Leino a été blâme pour avoir livré aux Busses en 1945 dix citoyens finnois et dix réfugiés de guerre, ce qui le rend passible d’un procès à titre criminel.Le premier ministre Pekkala, lui-même un socialiste.avait souvent menacé de quitter la coalition gouvernementale pour faire retour avec son parti aux sociaux-démocrates dont il avait abandonné l’alliance en 1944.A la séance du cabinet qu’il a convoquée hier soir, tous les ministres non-communistes ont été d’avis que Leino devrait démissionner.Une brisure définitive pourrait hâter les élections législatives générales prévues pour juillet et où l’on prévoit que la coalition com-immiste-socialiste pourrait subir une défaite semblable à celle des élections municipales de décembre dernier.:e> IJ Courrier de f rance y Le 8 mai et le silence du monde — Méditation pessimiste — Le vieil idéalisme français a-t-il encore quelque chose à proposer ?— La doctrine de non-possession, de non-violence et d'amitié communautaire prônée par la revue "Cheval Wane" — Un espoir qui se dessine LE (par Pierre de Grandpré) Paris.8 mai.D'où vient que ie jour de la capitulation de l’Allemagne, soit commémoré, à Paris, trois ans après l’événement, avec un aussi mol enthousiasme ?Ce n’est même pas aujourd’hui jour chômé.La célébration est remise à demain, dimanche; sagement, elle se résorbera dans les traditionnelles fêtes en l’honneur de Jeanne d’Arc.Et pourtant le souvenir de l’armistice de 1918 ramène chaque année, le 11 novembre, toutes affaires cessantes, les drapeaux aux façades et les foules dans les rues.C’est que l’on s’est cru, i! y a trente ans, à la fin d’un cauchemar, au début, pour l'humanité instruite par tant de lentes horreurs, d'une nouvelle et peut-être définitive ère de paix.L’homme de 1945 ne pouvait plus nourrir une aussi haute espérance.Le vroî visage de l'humanité Car quelque chose de nouveau était survenu.La phrase prophétique de Valéry, après la première guerre mondiale: “Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles”, —- était devenue la muette conviction de chacun.On s’était soudain détaché de certaines illusions sur l’humanité.L’on savait désormais que les héros, les saints, les âmes généreuses, ne furent jamais prototypes, mais exceptions dans l’histoire humaine.L’on mesurait à quel niveau de négligence et de mépris de l’homme tous pouvaient descendre, sans que, nulle part, aucune réaction vigoureuse ne se dessine.L’homme de 1945 sentait obscurément que les cupidités humaines trouvent toujours des raisons suffisamment s'accrût en proportion des ruines semées?Hiroshima pouvait venir.Un anonyme relevé du nombre des victimes ne changeait plus rien à l’affaire Le pli était pris; l’on s’était habitué à penser par centaines de milliers de cadavres.La crainte seule, la crainte pour soi, en quelque point du globe que l’on se trouvât, allait peut-être devenir le commencement de la sagesse.Mais qu’attendre de la crainte?Elle vient à s'émousser.L’humanité qui avait oublié l’homme vivant, individuel, pour se laisser dominer par des réalités extérieures à lui: la statistique, la machine, toutes les idéologies qui l’abusent, craindra-t-elle à la fin de jouer un rôle semblable à celui de L'Apprenti sorcier?La bombe atomique a semé une panique qui allait tenir lieu, peut-être, de ce que.par une ironique insuffisance de vocabulaire, il faut bien encore, malgré tout, nommer le "sens humain”?Mais à cette crainte même, à force d’en parler, l’on s’accoutume dangereusement.11 faudrait croire en l’homme comme l’on n'ose plus aujourd'hui y croire, pour s’imaginer que l’horreur seule de la guerre finisse par tuer la guerre! Déroute de l'humain ?“Nous croyons pouvoir affirmer que si l’humanité finil par s’accoutumer aux périls qui la menacent et à estimer qu’ils sont des éléments normaux en somme de son existence, il faut la tenir pour perdue.Uar si en ce stade de l’évolution ou nous voici, nous commençons à assister à la démission collective des hommes devant la technique, puisqu’au degré de complexité où ifs l’ont menée ils finissent par renoncer à la comprendre, tout en s’abandonnant encore A la servir, nous avons le droit de ’convaincantes qui les déguisent.I nous demander dès maintenant Il avait pris le pouls de son in- ce qu’une telle espèce, dont se sensibilité.Lorsqu’on lui annon- serait dilue le ressort essentiel çait la perte de bombardiers en-1 de clairvoyance et de domina-nemis Te coulage de navires ou j tion, aurait gardé de commun un bombardement économique-1 avec celle qui jusque-là pensait ment efficace, il fêtait en son traditionnellement qu’il est dans coeur l’événement avec un sourd enthousiasme.Il ressentait une admiration puérile pour le jeu glorieux de belles mécaniques victorieuses, sans éprouver de trop fortes nausées à la pensée | Rlanc, des cadavres déchiquetés qui en étaient le prix.Cet homme savait que la pitié humaine a des SFR AFT R FT ARM K"1**” étroites, que Je mal joue kJLalWlli IVIj I/rlii/Li ; je un rôle que jus- qu’ici l’on ne soupçonnait guère, sa nature d’infléchir à son service toute la masse et le destin même du monde”.Où lit-on ces lignes?Dans une nouvelle revue française, Cheval qui est l’organe d'un groupe d’hommes persuadés qu’il faut “reprendre narre sur l’homme, c’est-à-dire rompre ce qui l’attache à son malheur”.Ces hommes croient que.“dans un monde probablement condamné, il y a mieux à faire que d’opposer aux systèmes qui le mènent, et le mènent à sa perte, d'autres systèmes qui le sauve Cité Vaticane, 22 (Reuter) —i rôle que de formidables moyens Le Vatican laisse entendre que j jp (iegtruction risquent, demain, le consistoire prévu pour le dé- de nous montrer face à face, but de juin pourrait bien être (jBns une vision d’épouvante.Et ______ retardé quelque peu, à cause de j comment, lorsqu'on lui parlait ; raient.Ce ne sont pas les sages la situation politique du Moyen-j des 40,000 victimes de tel raid | qui ont jamais changé quoi que Orient.La raison en est que les sur Cologne et des 60.000 victi-' chefs de l’Eglise orientale ris- | mes de tel autre raid sur Dres- quent de ne pouvoir se rendre j de.eût-il eu assez d’imagination aisément à Rome, à temps pour j pour “voir” les loques humaines l'ouverture de ceU* aaseauiiée du 1 jonchant les rues, et pour que sa • A Sacré-Collège, pitié, de l’un à l'autre événement, ce soit au monde.Ce sont ceux qui ont lutté contre le monde en eux-mêmes.Et s’ils ne l’ont pas sauvé parce que leur voie a paru trop difficile, il n’y a quand même nulle part et d'au- cune manière un autre salut possible.Une révolution, si profonde qu’elle paraisse, mais qui n’affecte pas en chaque homme l’instinct de possession et l’inclination à la violence, est la plus ruineuse des duperies.” Le mouvement “Communautés" et la revue “Cheval Blanc" Je veux vous parler, aujourd’hui et la semaine prochaine, de ce groupement et de cette revue, parce qu’ils incarnent, je crois, ce que l'idéalisme français a produit, ces années-ci, de plus attachant, de plus lucide, de plus digne de forcer Je respect, de plus “pratique” (les partisans du “réalisme" historique parleront d’utopie, niais ce sont eux qui onl tort, trop de ruines et de charniers en témoignent!) Le mouvement se situe, sur le plan littéraire, au delà de l'aspect négatif du surréalisme, sur le plan intellectuel, au delà de l'attitude prtidente niais insuffisamment poussée de l’existentialisme, sur le plan social, au delà de la révolution marxiste.Et le mouvement n’est pas vainc spéculation d’intellectuels; Je ne veux indiquer aujourd’hui que les pensées directrices; je parlerai dans un prochain article de l’action concrète entre-I prise, des communautés ouvriè-j res.des communautés agricoles, de la création d’un climat antibelliciste par l’approfondissement et la dénonciation des causes de lu guerre.Ca que je veux souligner tout de suite, c’est l'opportunité de ce mouvement; il répond aux aspirations secrètes de millions d'hommes, en France et par le inonde, encore mal éveillés, mal guidés.Il faut écouter en particulier les conversations du Français moyen, dans le métro, dans les queues qui attendent aux portes des boulangeries, pour savoir combien il déteste cette guerre qu'il a subie sans la vouloir.Il paraît aujourd’hui se souvenir à peine d’une victoire pourtant chèrement payée; il se tait sur la paix que l’on célèbre officiellement, ou n'en parle qu'en ternies désabusés; il ne veut pas songer aux fatalités qui l’entraînent malgré lui vers une nouvelle catastrophe dont il devine d'avance l’inutilité.Exception faite des “partisans” encore nombreux, il se contente de tirer le meilleur parti possible du moment présent, sceptique sur toutes les idéologies qui le sollicitent.Il est “celui qui a compris”, dont nous parlait naguère Joseph Folliet.qui a compris quoi?que les espérances sont vaines et parfois dangereuses, que l’homme est seul, dépersonnalisé, abandonné, que le sol cède sans cesse sous scs pas.C'est la mentalité existentialiste, la mort des espoirs lointains, la vie qui se fait elle-même dans l’instant qui passe, Mais cet existentialisme peut dépasser le désespoir, être la source d'un nouvel idéalisme, plus mesuré, plus près du réel.C'est la philosophie de la revue Cheval Blanc; L'existentialisme et son dépassement “Les Espérances, y lit-on dans un article de Jacques François intitulé "Urgence de la charité”, les Espérances se passent de nos jours du consentement des hommes.Elles les embrigadent, les poussent en avant (en avant et dans tous les sens d’ailleurs), elle» leur prennent leur travail, leurs souffrances, leur vie, leur âme.Il arrive que quelques hommes, se rendant vaguement couple du marché de dupe» qu’ils ont fait, ou n’étant pas de nature enclins à l’héroïsme (car les Espérances réclament Lhé-roïsnte comme culte quotidien) donneraient bien leur Espérance pour un morceau de pain ou pour un jour de paix.Ou l’homme continuera de laisser se dissoudre sa conscience dans une rumination de plus etU plus anonyme de motifs d’action de plus en phis étrangers à ses vrais besoins, leur offrant ainsi une prise sur lui sans cesse plus grande el plus facile, en attendant Qu’à leur tour ces motifs se dissipent dans la fatalité d une monstrueuse mécanique de dictature dont les meneurs eux-mêmes n’auront peut-être plus conscience, et qui serait alors définitive.Ou bien l’homme tentera de se reprendre .” Ailleurs, dans un article intitulé “Défense du présent”, Louis Pauwels écrit: “Il s’agit de borner notre vue au présent, de nous employer à n’agir que pour un bonheur des hommes “à la petite semaine”, comme on dit: pour un bonheur entre parenthèses.“Sans doute cela est-il suffisant.Et sans doute cela est-il ce qu’il y a de plus difficile, de plus héroïque, Mais c’est le juste prix de notre existence dans ce monde, aujourd’hui, à eet instant même.“Les forces à quoi nous nous opposons sont tHIes que nous devons bien voir que nous ne parviendrons sans doute pas à les mettre en échec, qu’elles continueront de faire peser sur le monde une terrible menace.“Mais il n’importe.Ce qui serait la mort de tous les Français, tout de suite, à l’instant même, re serait que tous les Français participent à ce qui menace le monde, étant dans un parti ou dans un autre, n’étant pas dans un parti mais participant cependant par leur indifférence même; que tous les Français, par aveuglement ou inadvertance, forment, en dènit des oppositions de surface, un seul courant, rejoignent ensemble ce courant d’actes, de passions, de pensées, qui entraîne une humanité consentante vers toujours plus de prisons, de chaînes, de violences, la prive du présent an nom d’un avenir sans cesse reculé, toujours plus improbable, et peut-être inexistant.“Ainsi nous faut-il nous débarrasser de l’espoir.Je veux dire de cette fausse obligation à quoi nous nous rendons couramment, de n’entreprendre une action, de ne croire en cette action que si nous en pouvons supputer les fruits; ce qui empêche nos actes d’être autant de présents.'’ N’est-ce pas une attitude analogue que recommandait Isabelle Rivière par sa formule sur “le devoir d’imprévoyance”?"Ce n’est pas l’espérance du succès qui nous anime, encore que nous soyons résolus d’employer toutes nos ressources pour l’obtenir”.On voit comment la position existentialiste, comme l’a depuis longtemps prévu M.Etienne Gilson, contient en germe une garantie contre l’embrigadement idéologique; tel est, tiré du désespoir même, le plus récent sursaut de l’idéalisme français.Au delà de la révolution marxiste Situé au delà de l’existentialisme.disais-je, le mouvement dont je parle se situe également au delà de la révolution marxiste.Dans l’article liminaire du premier numéro de Cheval (Suite A la deuxième ptfgr PAGE 2 l»£ wlIVf rf\\Jt’I I jAMcDi LA POLITIQUE Pas d'élections fédérales cette année — Le nouveau parti antilibéral porterait le nom de "Parti Canadien" — "Chubby" Power, organisateur libéral pour la province de Québec — Prochaines conventions Véroles — Autres nouvelles (par Guy LEMAY) |.e discours du budget, prononcé celte semaine ù Ottawa, par le ministre des finances, M.lu;.Abbott, en a désappointé plusieurs, parmi ceux surtout qui s'attendaient à une diminution dans les impôts.Il est maintenant très clair cpie nous n aurons pas d'élections fédérales celle année.M.\bbotj n'a certainement pas présenté un budget "électoral”.M.Mackenzie King, premier ministre du Canada, avait laissé entendre, par ailleurs, lors de sa dernière visite à Montréal, qu'il n'y aurait pas d’appel au peuple celle année, afin de permettre au prochain chef du parti libéral, qui sera choisi lors du congrès libéral national à Ottawa, en août prochain, de ^e familiariser avec les différents problèmes qu'un premier ministre doit affronter.M.King est d'avis aussi epte le prochain chef libéral doit visiter tout le pays, afin de mieux connaîlre ies besoins de chaque région.Qui sero le prochoin chef ?Kntre temps, la lutte se poursuit entre les différents candi- , dais a la succession de M.King.M.St-I.aurent.ministre des affai- , res extérieures, est toujours le grand favori.M.,1.1.Hsley vient ensuite, suivi de M.Gardiner.Le ministre actuel des finances, M.Abbott, voit ses chances augmenter de jour en jour.M.Gardiner semble perdre de la faveur.Si M.St-Laurent n’était pas ; choisi comme prochain chef, on i parle, dans certains milieux, qu'il sera nommé à la Cour su- 1 prême.Les délégués du Que-1 bec et de l'est, en général, appuieraient la candidature de AI.: Abbott.Le Porti conodien Il est de plus en plus question d’un nouveau parti "antilibéral”, dans la province de Québec, pour faire la lutte dans le domaine fédéral.Ce parti prendrait le nom de ‘‘Parti Canadien".Un se souvient que M.René Chuloult, député indépendant du comté de Québec, a lancé un appel, à l’Assemblée législative, pour une union de tous les éléments antilibéraux dans la province, afin de lutter contre le parti libéral aux prochaines élections fédérales 11 a déjà été question que M.Camillien Hou-dc.maire de Montréal, prenne ta direction de ce nouveau ‘‘bloc antiUbéral'.Le maire de Montréal n'a fait aucune déclaration, à dale, sur le sujet.Si M.Houde n’acceptait pas la direction de ce nouveau parti, il se peut que la tâche soit confiée à M.Paul Bouchard, de Québec.M.Bouchard est très ACHETEZ VOS EPEURS ICI La Patrie Fleuriste 168 est, Sfe-Catherine Livraison partout dlrecte-msnt de notre eerre-chautle.PL 1786-1787 Ecouter le jeudi C.HX.P, 12 1t.25 12 h.30 10% d'escompte aux communautés religieuses.Tél.* CRescent S700 MAGNUS POIRIER Entiepieneut Pompes Funèbres, fcxpert Embaumeur 6603, rue ST-LAURENT (connu pour ses activités politiques “antilibérales”.II serait bien vu tant a Québec qu'a Montréal.Ce nouveau parti aurait aussi l’appui officieux de l’Union Nationale qui serait prête même à fournir les fonds.Un mentionne déjà comme candidats probables de ce futur parti: MM.Bouchard, L.-P.Hurtubisc, Roger Duhamel.Marcel Poulin, et quelques autres.M.Power, organisoteur liberal D’Ottawa nous vient la nouvelle que M.G.-G.Power, ancien ministre de l’Air, aurait accepté la tâche d’organisateur général pour le parti libéral, pour les prochaines élections provinciales., Selon certains informateurs.M Power se serait déjà mis à l’oeuvre pour Iracer les plans de cette campagne.La nomination de M.Power semblerait bien vue chez les libéraux de Québec et de Montréal.11 serait apparemment le seul qui puisse organiser une lutte efficace contre le premier ministre Duplessis.Les libéraux rie la province sont plus que satisfaits d’une telle nomination et ils ont fermement confiance d'infliger une défaite à l’Union Nationale.Le pont Duplessis inaugure le 6 juin Dimanche après-midi, le f> juin, auront lieu aux Trois-Rt- , vières la bénédiction solennelle el l’inauguration officielle du pont Duplessis.Il s'agit en réalité de deux magnifiques ponts, reliés ensemble de façon continue, et représentant une longueur totale de 4,245 pieds de travaux, sur une largeur de 54 pieds, dont 5 pieds de trottoir de chaque côté du pont ainsi que du pavage sur Plie Saint-Christophe et fies approches du côté des Trois-Rivières et du Cap de la Madeleine.A l’entrée du pont du côté des j Trois-Rivières, vers 2 heures de l’après-midi, se déroulera l’imposante cérémonie de la bénédiction solennelle du pont auquel le conseil municipal de la cité de Laviolette a donné le nom de j “Duplessis”.Après de brefs dis- j cours, ’e ministre purovincial des Travaux Publics, M.Roméo Lorrain, dévoilera la plaque portant le nom du pont et quelques détails essentiels à son sujet.L'officiant procédera à la bénédiction.Puis le premier ministre de la province et député des Trois-Rivières, M.Maurice Duplessis, coupera le ruban tradi-tionned permettant l’accès officiel sur le pont que les autorilés religieuses et civiles traverseront alors sur toute sa longueur.Pour couronner cet événement symbolique, une grande assemblée publique sera tenue dans la vaste cour du séminaire Saint-Joseph des Trois-Rivières, coins des rues Laviolette, Saint-Maurice et Saint-François, où aura été installée une estrade pouvant contenir plas de 500 invités spéciaux.Les noms des ora-leurs à celte assemblée seront annoncés dans quelques jours, ainsi que des détails plus précis sur les fêles inaccoutumées dont la foule sera témoin, mais 11 est j naturellement entendu que le t principal discours sera pronon-| ré par le député du comté, M.: Maurice Duplessis, Ajoutons que le nouveau pont | est d’un aspect tout à fait splendide.qu'il est muni d'un éclairage ultra-moderne et de remarquables lampadaires décoratifs, qui cadrent avec les balustrades et sont, comme elles, l’oeuvre des ateliers de fer ornemental des frères Lebrun, des Trois-Riviè res.On n’est pas sans savoir déjà que le nouveau pont, l’un des plus imposants dont le gouvernement provincial actuel a doté la j province, a été construit par la Dufresne Engineering Co., Ltd., , dont M, Paul Dufresne est le président.et M.H.-L, Clifford, le — surintendant général.La super- Georges Godin Successeur d Arthur Landry Enrq.DIRECTEUR DE FUNERAILLES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D'AMBULANCE Salon» : Bureau ; 518 RACHEL EST 528 RACHEL EST FAlklrk 3571 ÏÆ DEVOIR "Le Devoir ' est imprimé au no 430 est, rue Notre-Dame à Montreal prr l’Imprimerie populaire, compagnie à responsabilité l’mités, qui en est l’éditrice-propriétaire.Directeur-gerant, Gérard Filicn."Le Devoir ’ est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau c: Circulations et de la Canadian Daily Newspaper Association.La Camdian Press est seule autorisée à faire l’emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées à la Canadian Press, à LAssOciated Press et aux agences Reuter et Canado-Mondial, ainsi que de toutes les informations locales que "Le Devoir" publie.Tous droits de r production des dépêches particulières au “Devoir" sent egalement réservés.Abonnement por la poste : EDITION QUOTIDIENNE Canada Uauf Montreal et la banlieue > .$6.00 Montréal et banlieue .^.00 Etats-Unis et Empire britannique .8.00 Union postale .10.00 EDITION DU SAMEDI Canada .Etats-Unis et Union postale .:.structure en acier a été exécutée par la Dominion Bridge Co.Ltd.Les pylônes de granit, d’une bailleur de 3(1 pieds, aux entrées du pont, sont dus a M.Laurent Faquin, des Trois-Rivières.L'Union Nationale a la radio Lundi soir prochain, 21 mai, M.Edouard Asselin, C.R., leader du gouvernement Duplessis au Conseil législatif de la province, présentera une importante cau-j sérié sus la politique fie l’Union nationale.L’orateur parlera, a 10 h.15 p.m.sur les douze pos-! les suivants du réseau français : fie Radio-Canada, dans le Québec: CBF.Montréal.CBV, Québec; ( RJ, Chicoutimi; C.HGR, SainteAnne de la Pocatière, CJF P, Rivière du Loup; CJBR, Ri-1 mouslvi; C.UNC.New Carlisle; CKRN, Rouyn, GKYD.Val d’Or; GH\D, \nios.C.KGH, Hull, et CULT, Sherbrooke.Le même soir, à 10 h.30, les auditeurs tie langue anglaise pourront écouter AL William Bullock, agent d’assurances, ancien député de Westmounl sous la première administration Duplessis, qui parlera à CBM Montréal.Sa causerie sera retransmise par le poste CKCY Québec, le mercredi suivant, à 0 h.15, et par ; CKRN Rouy n, CKYF), Val d’Or et ; CHAD Amos, le vendredi suivant, à 10 h.15.M.Jacques Auger, fils de M.Henry-L.Auger, prononcera, dimanche soir, à 7 h„ au poste CKAC.Montréal, la causerie hebdomadaire régulière de l’Union nationale.Conventions libérales Les prochaines conventions libérales auront lieu dimanche, ; 23 mai, à 2 h, 30 de l’après-mi-di, a Papineauviîie, pour le com- ! té de Papineau; lundi, le 24 mai, à 8 h, du soir, à Saint-Eustaehe, j pour le comté des Deux-Monta- i gnes; mardi, le 25 mai, à Sher- ! brooke, pour Je comté de Sher- ) brooke.Soirée dansante à Hudson La section Vaudreuil-Soulan- 1 ges.de l’Association de la jeunesse libérale du district fie : Montréal, organise pour ce soir, i une danse à Hudson Heights, La ! soirée sera sous le patronage d'honneur de Me Louis-René ) Beaudoin, député du comté à la Chambre ries communes, et de AL j Alphide Sabourin, député du j même comté à l’Assemblée legislative.La danse aura lieu dans l’auditorium de l’école d’Hudson : Heights.Rumeurs de candidatures Dans le comté de Laurier, la rumeur circule à l’effet que le prochain candidat libéral soit M.; Maurice Jarry, de .lorry Automobile.Il est possible aussi que j Me Roger Brossard ou AL Paul Gauthier briguent les suffrages.1 Le choix n’a pas encore été fait 1 apparemment.Dans Laval, M.François-J, Le- j due, député libéral actuel, aura comme adversaires probables; MAL Liguori Lacombe, Hervé Brien, qui briguerait les suffrages sous l'étiquette t nion Nationale indépendant; Maurice La-jeunesse.qui serait candidat de H nion des électeurs, et M, Henri Jarry.» .Dans Sainte-Marie, M Achille Dubeau, conseiller municipal, a | annoncé hier .soir qu’il briguerait les suffrages comme candidat de la classe ouvrière du corn-té de Sainte-Marie, M.Dubeau a annoncé celle nouvelle au cours d une assemblée tenue au Club ouvrier Papineau.Courrier de France (suite de la première page) Blanc, intitulé “Départ”, on lit ces lignes; “A l’école de François d’Assi-no, nous avons découvert deux vérités violentes: qu’on ne libère j l’homme que par la rupture de i deux chaînes: celle de la possession, par le dépouillement, celle de l’amour de soi, par la I charité, “ .La révolution dont nous parlons sera pacifique.— ou ne sera pas.Ceux qui, aujourd'hui, prétendent organiser le monde sur les bases communautaires, mais qui dans ce but, emploient la violence, ceux-là, à supposer : qu'ils réussissent, ce serait au prix d’un te! abaissement de l’homme que ses conquêtes auraient perdu tout sens.” j Je cite encore ces lignes du premier numéro de Cheval ; Blanc : • "Nous ne croyons pas k un : relèvement de la condition hu-i mai ne par les moyens qui sont j ceux actuellement de l’entrepri- DETECTIVES PRIVÉS INVESTIGATIONS GENERALE# SERVICE CONFIDENTIEL Haney Detective Bureau 28 8T-JACQUES OUEST TM.: Jour, HA.«823 - Soir, CR.29ST Mavirlce-L.JULIEN, dlrrcteur La fête de Dollard dans la province L'A.CJ C.organise des manifestations à plusieurs endroits de Ta province LA.C.JC., mouvement d’édu-eution nationale et sociale organise des manifestations pour lj fête de Dollard dans différents centres de la province.Voici le programme de ces fêtes: A Montréal: Après-midi: fête traditionnelle au parc La Fontaine.Guy Marcotte, président général du mouvement et Guy Gilbert, gagnant du.concours oratoire intercollégial, porteront la narole.Le soir: à la Palestre nationale.- Une eonférence-torum réunira les jeunes.Le R.P.Jacques Cousineau, conseiller moral du conseil central des Syndicats nationaux sera le conférencier, (l v aura en plus des danses dp jôiklore et un solder sera servi.Un peut réserver des billets :\ FR.2158.Dans la province Voici à travers la province les différents groupes d’action sociale qui organisent la fêle et les grandes lignes du programme.Séminaire de Nicole!: (groupe d’action sociale Gérin-Lajoie).- Installation officielle du drapeau provincial sur le collège.Discours sur Dollard et sur le drapeau fleurdelisé.Fanfare du collège Hymne “O Canada”.Hissement du drapeau et salut.Collège St-lgnace.(académie Bellarmin).— Au cours de la soirée, bénédiction de bicyclettes, décoration des vélos des élèves.Réception officielle de nouveaux académiciens et candidats.Grand débat sur la Confédération.Le R.P, Alfred Berniec.S.J.recteur du collège, donnera une causerie sur St-Bohert Bellarmin, patron du cercle.A cette occasion, on célébrera aussi re 10e anniversaire du cercle.Présentation d’une pièce sur le fort du Long-Sault et déploiement du drapeau provincial.A la fin de la soirée, feu de camp.Collège Marie-Anne (cercle Blanche d’Haberville) : 6 h.30, messe et communion pour la patrie.— 12 h.30, défilé, de collégiennes représentant les principales provinces françaises, originaires du Canada.— Visite du Musée historique de Lachine.6 h.30, banquet.— Concours oratoire sur le thème de la campagne de la survivance française: “Visage français de l’Amérique du Nord”.— 8 h.Festival de folklore.9 h.30, Feu de joie, Jeu dramatique: “Notre drapeau provincial”.Groupe d’action sociale de Maisonneuve: Le soir, representation théâtrale genre jeu scénique execute par les routiers de l’Externat classique Sainte-Croix sur le porche de l’église du Très Saint Nom de Jésus.Jeu accompagné de chansons populaires interprétées par la foule.Allocution de M.l’abbé Boland Campbell.aumônier.Mont Joli (cercle Léonard) — Dimanche le 23 ma: Veillée d’arme- a l’église pa'iu-.siale à IJ j -.mes p m.— Lu i Ji le 24 niai : 7 30 ii esse à 11 grotte N.-D.de Lourdes.— 2 h.30, défilé patin tique dens les rues — corps i.e clairons — louvateaux-scouls-routiers avec drapeau élèves du couvent — élèves de l’Institut Rheault avec drapeau — ¦ adds et gymnastes du coPege — drapeau provincial — élèves du collège avec drapeau — futur drapeau eana i "i (rouge et blanc) — les acéjistes — Dollard et scs braves — 8 b.OÙ, grande soirée patriotique à la s.iilo municipale fevee hommages nu drapeau nro-vinciab Québec (cercle Garnier): — Soirée en l’honneur de Dollard— discours ~ piece dramatique sur Dollard - déa.oiement lu drapeau provincial — feu de camp.Eastvi'V' Ont.(Groupe d'action sociale Montforl ) — Veillée d’armes du cercle récréatif d’EasIview, chants par la chorale d’Eastview — séance par les élèves du collège.Appel aux morts, discours patriotiques.A Sudbury Sudbury (cercle Philippe-Lan-dry ) fête du trentenaire le 23.9 h.15 messe à la chapelle des Pères célébrée par le R.P.Wilfrid Morin, recteur du collège.Le sermon sera donné par le R.P.Lorenzo Cadieux ou R.P.Pesant.SJ.11 h.15 allocution aux élèves du collège par AI.Léon Pa-tenaude.secrétaire général de l’A.C.J.C.“Les hommes qu’il nous faut”.2 h.30.réunion intime de tous les acéjistes anciens et actuels pour retremper le passé, solidifier le présent et assurer le futur.Tf xte de M.Léon Pate-naude, “A.C.J.C.et action sociale”, Ce sera en famille.un smo-der.5 h.30, banquet, sous la présidence d’honneur du R.P.Wilfrid Morin.S.J., premier aumônier du cercle.M.Patenaude sera l’invité d’honneur et le R.P.Louis Lavoie le remerciera.Texte de Léon Patenaude: “Hommages aux frères de l’Ontario”.7 h.30, procession de tous les élèves, anciens et actuels, jusqu’à l’église Ste-Anne pour une veillée d’armes à la Vierge pour le succès de la Dollard.! Le 24 à 9 h.30, une grand-! messe par un ancien acéjiste, ! nouvellement ordonné.Reste du 1 jour jusqu’à 3 h., fête sportive i pour les enfants de la ville — programme d’amateurs, i 5 h., souper offert par l’A.C.J.i C, du collège.1 8 h., conférence aux gens de la région devant le collège.Quatre bandits envoyés au bagne Le juge Mann dit qu'il est temps de mettre fin a cette épidémie de vols avec violence In negre d’une quarantaine d’années, Abe Johnson, a écope de cinq ans de pénitencier, ce matin, devant le juge Gustave Marin, pour avoir commis un vol avec violence, au montant de §46, le 15 mars dernier, sur la personne d'un restaurateur chinois, Lee Shoo.Le même juge a impose des sentences de trois ans chacune a Gérard Brisebois et Roger Whitlon, deux récidivistes, trouvés coupables d'avoir volé à AL Sam Treatcher 40 bouteilles de liqueurs aclooliques, après l’avoir rué de coups.Le président du tribunal a fait remarquer que dans le passé, Brisebois et Whilton avait obtenu des remises de peine pour divers délits et qu’ils n'en avaient pas profité.Un troisième individu Edward Shank, coupable du même délit, n'a été condamné qu'à 23 mois de prison parce qu’il ne possédait pas de dossier judiciaire.Bertrand Verreault et Paul Gilbert.coupables de vol par effraction, pendant la nuit, ont été condamnés à 3 mois de prison chacun.Me George Hill, G.R., occupait pour la Couronne dans toutes ces causes.En prononçant sentence contre Brisebois et Whitton, le juge a déclaré “qu'il est temps que la justice sévisse contre les jeunes gens qui se conduisent comme des barbares”.“Il faut que la société soit protégée”, a de plus souligné le président du tribunal, “et il faut tout mettre en oeuvre pour mettre un frein à cette épidémie de vols avec violence et de vols à main armée”.Deux femmes ont déclaré, au cours du prononcé de la sentence, que la sentence de trois ans était injuste et à un certain moment, alors qu’elles riaient, le juge a dû les faire sortir.UN EVEQUE HONORE LES “CONCENTRES” POLONAIS Varsovie, 22 (C.LP.) — Lors de la cérémonie liturgique du lavement des pieds, le Jeudi-Saint, Mgr Jan Stepa, évêque de Tarnoxv, Pologne centrale, lava les pieds d’anciens prisonniers politiques de la dernière guerre qui souffrirent dans les camps de concentration.L’évêque expliqua qu’il dési-i rail démontrer par ce geste sym-! bolique le respect dû à la digni-1 té de la personne humaine si ! violemment outragée et humiliée j dans les camps de concentra-i lion.tES MEDECINS RE-COMMANDANT NOS B&nDES •MM1IAIRB* .qV Aptuatdt Ji b/ PHARMACIE MONTREAL Charte» Ouquette .i.-oprlelalre L» lUmi —«J- okmrmart* àm éétmil — Porte» ta banda qui convient i votre salarie.Noue avons un aâsorhment complet de bande» herniaire», bandes medicale», bas élastiques, support», vestes en chamois nu et, flanelle .rouqe poui ceux qui soultreni de bronchite Essayage i domicile ou dans nos salon» privé» sans trais additionnels.Expert» et expertes à votre service ajustant selon l'ordonnance de votre médecin.(OCR ET M IT natatonum de Verdun Il ouvre ses portes aujourd'hui Le natatorium de Verdun ouvrira ses portes au public cri , après-midi, à 1 h.et sera dorénavant ouvert tous le jours dans l'après-midi et la soirée.De grandes améliorations ont été apportées au natatorium cette année.Tout a été nettoyé ri : peinturé, et l’espace autour des ; piscine a été agrandi considérablement.afin de procurer plus I de confort aux nombreux nageurs qui utilisent ces piscines, considérées les plus belles au Canada.La popularité du natatorium s’accroître constamment, ri l’an dernier, plus de 180,000 personnes en ont pris avantage.La Canadian Amateur Swimming Association a choisi le natatorium de Verdu pour y tenir des épreuves de natation, les 9 et 10 juillet prochains, afin de déterminer qui représentera le Canada aux Jeux Olympiques.Les meilleurs nageurs et nageuses du Canada prendront part à TOUS DOIVENT BOrRE UN GRAND VERRE DES CELEBRES N?33 ces épreuves qui seront sans doute très intéressantes.La cité de Verdun vient de faire l’acquisition d’estrades spéciales qui pourront accommoder 3,000 personne pour ce spectacle.se révolutionnaire.Néanmoins, j nons.Mais est-il absolument né-pour dissiper l’équivoque, pour : cessaire de nommer Dieu pour empêcher que ne se tranquilli-! l’avoir rencontré ?sent ceux qui ont intérêt à la : “.Dans un monde déchiré conservation du désordre, nous j par la haine et la cupidité, la n’hésitons pas à déclarer que j révolution à promouvoir, pour i nous tenons pour légitimes toutes ne pas être une duperie, doit af-les revendications prolétarien- j fecter en chacun de nous l’ins-nes.La non-possession est un tinct de possession et l’inclina-instrument de libération à ! tion à la violenoe.Voilà l’es-1 l’égard du social et non d’asser-i sentiel.voilà le vrai chemin vers vissement à sa masse.Elle est la :1e Christ, la véritable applica-; voie la plus directe à la réalisa- 1 tion de son message.Il n’y aura tion de l’homme.Elle ne saurait pas de confusion dans les esprits, I donc comporter la résignation ni de désordre dans l’action, s’il Rés.: CHerrter 9360 GARCIA POULIN, A.P.A.Auditeur Public Accrédité de Québec Accredited Public Auditor ot Quebec Impôt sur le reve-SPECIAUTM i nv et Installation système comptabilité.Suite 524 EDIFICE CANADA CEMENT (Carré Phillips) PL.5900 AVIS AUX POMICULTEURS Verger de 2,700 pommiers, 45 arpents de terrain.Maison en bois deux logements dont 1 de 8 pièces et un autre de 3 avec chambre ce bain Indépendante.Grande cave clmeutée.Dependences : grande remise â pommes, grande grange, deux garages.Toutes bâtisses recouvertes de tôle.Arrosoir monté sur camion ln‘-r-natlon&l.pompe de 35 gallons à la minute.Camion de service OMC.y voitures ,à pommes.Moulin à faucher, empaqueteuse à pomr.i Situé à 30 milles de Montréal sur la Klve-Sud Prix très raisonnable» et conditions des plus faciles.Ecrivez ou téléphonez à nos frais.GEO.-Y.DE SEVE RICHELIEU, QUE.Tél.610 Sonnes 2-5 aux états de misère et d’oppression qui sont les plus opposés a ses fins.Elle implique une organisation de la société.” y a accord sur ces deux points, j Au reste, nous l’avons déjà écrit: j “En excluant tout syncrétisme | qui amènerait un abatardisse-( i^ri^|9l,er ; Ia vie : savants qui s’interrogent lenient8 r j anxieusement sur l’utilisation m n .extrais les lignes sui-1 qU'j]s voient faire de leurs re-! ;antes d" deuxieme numéro de j cherches; — moralistes épmtvan-: la revue.Page des lecteurs: j }és du désordre où s’abandonne ; T, on comprendra que nous ne ! „» défait l’humanité; — noé-soyons pas très enclins à propo- t„; moins soucieux d’obéir aux ¦ sir comme seul cnlete ri union dogmatismes ries écoles ri des ¦ ! '¦T, V™fTi0n> de ™a$ moisir au fond des huches M le vin s'oublier contre le gris des cnn lies Le blé rendra su force et la vigne son chanl.Et puisque tu permets que la douleur m eleve.C’est parce qu’il faudra sous le ciseau tranchant Porter jusqu'aux sommets le jel d'un nouveau reve.Cécile CHABOT de 1» Société royale du Canada \ AHIETES CARNET MONDAIN PROCHAIN MARIAGE Mercredi, le 26 mai.a 10 h.» sera célébré dans la plus stricte intimité, en l’église Sainte-Madeleine d'Outremont, le mariage de Mlle Louise Plessis-Belair, fille du notaire Henri Plessis-Belair, décède, et de Mme Ples-sis-Bel*ir.d’Outremont, avec Me Paul Uélinas.fils de Me Joa-chiro-L.Gélinas.C R-, décode, et de Mme Gélinas, egalement d’Outremont.M.l'abbé Norbert Lacoste, vicaire à la cathédrale de Montréal, donnera la benediction nuptiale aux nouveaux epoux.Pas de faire-part.REUNION ANNUELLE Le Collège Jésus-Marie ei le pensionnai du Saint-Nom de Marie, Outremont, annoncent que la réunion annuelle des anciennes élèves aura lieu mercredi, le 2G mai, à 2 h.LAL1BERTE-PAYETTE Le mariage de Mlle Gisèle Payette à M.Euclide Laliberté, présidente et président de la J.O.C.de Montréal, aura lieu samedi, le 29 mai, à 9 h.La bénédiction nuptiale leur sera donnée par Son Excellence Mgr Joseph Charbonneau.archevêque de Montréal, COCKTAIL M.Maurice Bourdel, de Paris et de Genève, actuellement à Montréal, a reçu mercredi, à un cocktail, à Théte! Rilz.RECEPTION Mme Mariano Bustos, épouse du consul général du Chili, recevait jeudi dernier, les membres du cercle Sainte-Marie de la So- Les ministres de Henri IV Un jour, un ambassadeur d'Espagne, causant avec Henri IV, lui disait qu’il eût bien voulu connaître ses ministres, pour s’adresser à chacun d eux suivant son caractère."Je m’en vais, lui dit le roi, vous les faire connaître tout à l’heure.” Us étaient dans l’antichambre en attendant l'heure du conseil.Il fit entrer le chancelier Sillery et lui dit: — M.le chancelier, je suis fort en peine de voir sur ma tête un I plancher qui ne vaut rien, et qui menace ruine.— Sire, dit le chancelier, il faut consulter les architectes, bien examiner toutes choses, et y faire travailler s’il est besoin, I mais il ne faut pas aller si vite.Le roi fit entrer M.de Ville-roy, et lui tint le même discours, i II répondit, sans regarder seulement le plancher: — Vous avez grand raison, si-: re: cela fait peur.Après qu'ils étaient sortis entra le président Jeannin, qui à la même question répondit fort différemment: .— Sire, dit-il au roi, je ne sais ; pas ce que vous voulez dire; voilà un plancher qui est fort ! bon.I — Mais, répondit le roi.ne nas ou j ai la berlue.— Allez, allez, sire, votre plancher durera plus que vous.Quand les trois ministres furent sortis, le roi dit à l’ambassadeur.— Vous les connaissez maintenant.Le chancelier ne sait jamais ce qu’il veut faire; Villeroy dit toujours que j’ai raison; Jeannin dit tout re qu'il pense, et pense toujours bien: il ne me flatte pas, comme vous voyez.Mémoires de l'abbé de CHOISY Votre équipement de cuisine tous cause-t-il des ennuis ?Economes des communautés religieuses de la province, vous êtes invités à nous soumettre vos problème*.SPECIALITES : * Equipement électrique et i vapeur * Poêles, tours, appareils i friture, etc.* Chaudron* i vapeur * RAtiaioires i vapeur * Légumiers à vapeur, etc.ciété d’étude et de conférences.La baronne Bentinck Van Scoon-heten prononça une causera sur les lidei néerlandaises et sur ses expériences au camp de concen-t ration japonais, Mme Jean-Louis Audet, accompagnée de huit jeunes artistes, donna plu-i sieur* pièces du folklore cana-j dien.Parmi les invitées d'hon-i neur, outre Mme Audette.mentionnons: Mmes Alfred Paradis, i Maurice Hudon, Roméo Boucher, la baronne C.-J.-B.Bentinck Van Scoonheten.,1c Zwolle, Hollande, la marquise de Li-niers, ainsi que Mme VV.Kugel.Produite do to lenne i BEURRE, OEUFS.FROMAGE Spécialités de Cuisine 1 H.Dubois & Cie INC.¦ PROVISIONS EM GROS S 184 ouest, ru« St-Paul Montréal HArbour 7605 PROVISIONS EM GROS HA.427!-* Burecru » HA.42B0 273-277 EST.RUE RAWTPAUl âolt de la famille déviait intêieàâei tout oitviièie monde "Mieux que la piastre", slogan de la prochaine campagne de la L.O.C.Ceux qui tiennent par-dessus tout a croire que tout marche à merveille au point de vue wcial chez notre peuple et que nos gens ne sotiffrenl pus gravement de la situation actuelle du logement, de l'état de sanie en général, des mauvaises conditions de travail, etc., vont encore éprouver un moment de contrariété cruelle pour leur douce quiétude en prenant connaissance tsi le fait se produit) du résultat de ienquéte de lu \ Ligue Ouvrière Catholique, enquête conduite | dans f,i9i familles habitant les villes de Montreal, Québec, Yallcyfield, Hull.Drummondvitte, Sherbrooke, Trois-Rivières, Saint-Jean, Saint-Hyacinthe.Plusieurs de ces aveugles volontaires sont capables de dire encore que c'est de l'exagération.De l'imagination peut-être?Les méthodes de travail de la L.O.C.ont fait leurs preuves et sont à l’abri de telles suppositions et Ton peut faire confiance à ses enquêteurs.! Que nous apprend donc cette enquête?La première chose, c'est que I âge moyen de la mortalité chez les parents de la classe ouvrière est de 51 ans.Les progrès de la médecine curative et préventive, de la machine, aide de l'ouvrier et de l'hygiène, ont pourtant porté ta limite moyenne de la vie au delà de 60 ans dans notre pays.L’ouvrier, en général, meurt à 50 ans, usé très tôt par un travail gui fut trop précoce la plupart du temps, pour une santé moyenne mal défendue ou pas protégée du tout.4 cet âge-là le père de famille nombreuse a presque toujours des enfants encore en bas âge qu'il ne peut ainsi finir d’élever; ceux d’âge moyen ne sont pas tous établis et souvent auraient encore besoin d'aide.C.ef ouvrier meurt avant d'avoir profité d’aucune retraite, d'avoir goûté aucun repos.S’il a une petite assurance sur sa vie, très souvent juste de quoi se faire enterrer décemment, c'est très heureux.Les biens en héritage se résument à bien peu de chose.Et il y aura toujours des gens surpris par le nombre d’oeuvres gui doivent s'occuper des familles sans ressoutees, des orphelins.On sera surpris aussi qu’il y ait tant de jeunes, surtout des jeunes filles, obligées d'accepter des charges de famille.La mortalité infantile, qui a pourtant beaucoup diminué depuis quelques années, pour i’ensem-ble de notre population, donne encore les proportions suivantes dans les 1,191 familles observées au cours de l'enquête: enfants morts-ni: 7.7 pour cent; enfants morts après naissance: 11.55 pour cent; enfants morts avant 1 cm: 6b.4 pour cent; enfants morts entre 1 an et 5 ans: 2f.7 pour cent; enfants morts après 5 an* 15.9 pour W’ Dans la catégorie des malades on n'a pas relevé les alités, les impotents, les invalides, seulement ceux qui, tout en accomplissant leur travail, souffrent d’un mal grave et continu qui diminue leurs forces, leur efficacité et ruine finalement leur santé.Le pourcentage pour ces derniers cas est: pères malades: 28.5 pour cent; mères malades: 353 pour cent; enfants malades: 1J.7Î pour cent.Devant ces faits, la L.O.C.a lancé, dans ses 235 sections, un programme d'étude sur l'habitation, l'alimentation, le travail, l’alcoolisme, etc., et ronstate que "la santé de nos familles ouvrières est un capital honteusement exploité de nos jours, par le manque de logements salubres, les taudis surpeuplés, la vie chère et les salaires non proportionnes, une mauvaise alimentation, une réclame abusive au profit des fabriquants d'aliments peu nourrissant* et souvent nuisibles ', etc., etc.En plus de ce programme tf étude, la L.O.C.a organisé une Semaine nationale de la Famille ouvrière, dont le but est de saisir Vopinion pu- blique de tous ces problèmes qui existent chez les familles d ouvriers, de taire l'éducation des foyers eux-mêmes afin de les éclairer sur ces points el de chercher des solutions pratiques et rapides, au moins pour les plus pressants de ces problèmes.Parmi ees problèmes les plus pressants, qui ne peut poser tout de suite celui du taudis?Jamais personne ne pourra faire le compte exact des méfaits de cette plaie sociale sur la santé morale, mentale et physique de notre population.Le problème n'est plus jeune chez nous, il s'aggrave de plus en plus; que d'enfants nés dans des abris sans possibilité d'hygiène et d’une vie de famille agréable, y laissent leur enfance pour y commencer leur adolescence et même leur jeunesse?Et pourtant, aucun plan serieux n’est encore connu et en marche pour abattre dans des proportions efficaces ces taudis de malheur, ces logements de misère, ces foyers d'infection à tous les points de vue.On note un peu partout que le nombre des malades mentaux augmente sans cesse.Comment pourrait-il en être autrement quand on sait dans guet surpeuplement, dans quelle promiscuité, dans quel entassement énervant habitent tant de gens, tant de familles, tant d'enfants?Ces êtres-là fuient le heu de leur habitat tant qu’ils le peuvent; ce n'est pas une solution et pas toujours pour le mieux.Mais ce qu’ils ne peuvent pas fuir, c’est la dépression morale qui habite leur être et fait d’eux tous des désaxes, des inquiets, des malcontents, des instables, souvent des individus antisociaux.Le problème de Lalimcntation préoccupe fortement aussi les directeurs de la L O.C.Us recommandent plus de lait, plus de légumes, plus de fruits, des viandes et du pain plus nourrissants dans les régimes.Mais aux prix où.se vendent la plupart de ces denrées, notamment le lait, les légumes et les fruits, quelle famille nombreuse, à revenus modestes, peut s’en payer selon les besoins de l'alimentation rationnelle?Au prix que se vend le lait, comment gagner les gens à en boire davantage et à diminuer, d’autre part, la formidable consommation des gentilles petites liqueurs douces ou moins douces.?Il y a aussi, hélas! la grande et écrasante question de l'éducation à faire chez tant de gens et dans tant de foyers pour que chacun arrive à comprendre, au moins, l'a,b,c de l’échelle des valeurs, à savoir discerner t'important du secondaire, l’essentiel de l’accessoire.Autrement dit, à savoir que ce qui se rapporte, par exempte, à la santé a plus d’importance que ce qui se rapporte à la mode, qu’il est plus important de se bien nourrir que de fumer et de boire du matin à la nuit, que Vécole, pour les enfants, doit passer avant les amusements ou les petites ‘‘jobs’’ qui rapportent quelques sons et re rapporteront jamais que ça tout eh dégoûtant des livres et de l'étude, etc.Et que d’autres problèmes, relatifs au travail, à l'habitation, la L.O.C.va exposer au public au cours de sa Semaine nationale de la famille ouvrière qui a comme slogan: "Mieux que la piastre".Le sort de la famille ouvrière devrait intéresser tout le.monde, à commencer par ceux qui sont bien nantis, bien pourvus, bien solides dans la société, qui ont de l’influence et des moyens d’action.C'est à ceux-là à venir en aide aux classes laborieuses, et tout de suite, avant que d’autres forces et d'autres puissances ne se mêlent de prendre la situation en mains et de mettre tout le monde au même pas.de.gré ou de force, certainement pas avec des faire-pnrts gravés et des gants blancs.Germaine BERNIIR.Victime de la bombe atomique à Nagasaki Four les missions UN SAVANT CATHOLIQUE POURSUIT SES ETUDES DIRECTEURS î Eucèar t,«compte Peul recompte Pierre recompte Importateurs de draperies Décorateurs d'intérieur 6602 St-Huhart CR.2898 RIDEAUX et ACCESSOIRES HOUSSES : COUVRE-UTS STORES DE TOILE STORES VENITIENS 1576 **t, Mont-Royal PR.6206 MONTREAL.CANADA 4349 Wellington YO.1568 La partie de cartes mensuelle pour les oeuvres des Pères Gérard Bertrand, P.B., et Eugène Bérichon, P.M.E.aura heu mercredi le 26 mai, à 2 h , à la salle St-Stanislas, 1371 est, Laurier.A la suite d’expériences sur le | ^n'’penn.Ute , Hensei- radium et les rayons X, M.Nagai i «T?m-e-n-lT Mme Valer> Langevin.UN TRIOMPHE DE L’ART PICTURAL CHINOIS Iflfifl - * m m ’éW; M m wm S: r./i Bonita et Millicent Hsiounf, filles du consul-général de Chine à Toronto, se tiennent ici auprès d’un chef-d oeuvre dû au pinceau de Won g Wan-Ngi, président de l’école des Beaux-Arts de Shanghaï.Ces magnifiques oiseaux de mer ont été peints sur un papier de riz d’une texture extrêmement délicate.Takashi, professeur bien connu de l’université de médecine de Nagasaki, avait été atteint d’une radiodermitc particulièrement grave.En dépit de ses souffrances, il avait refusé d’abandonner scs etudes, car ”on doit, disait-il.AM.8294.court des innombrables victimes, mais bientôt il lui fut impossible de se mouvoir et il dut s’avouer vaincu.Depuis lors, il vit cou-rechercher la vérité même au pé- ¦ ehé, dans une pauvre baraque, ril de sa vie”.L’explosion de la J près des ruines de l'église d’Ura- ‘é-1 kj seconde bombe atomique, qui dé ! Iruisit une partie de U ville de ! Nagasaki et anéantit la magnifi-I que et vieille chrétienté d’Uraka-mi, où 10,000 catholiques trouvèrent la mort, aggrava sérieusement l’étal du professeur Nagai.Pendant deux mois encore, sans souci de la fatigue et du danger, marchant péniblement avec daux béquilles, il *e dépensa au *e- Offices de l'Eglise LE DIMANCHE 23 MAI Sainte Trinité.Double T cl.(blanc).Le temps pascal est terminé.On reprend YAsperges.Messe: Renedicla, avec Gl.et Crue or.du dim.1 seulement; pré face de la Trinité; dernier Ev.du dim.— Au II Vêpres, mém.du premier dimanche après la Pentecôte seulement.N.B.— Le 25 et le 26 mai, on devra dire ou chanter la préface des apôtres.ACTIVITES FEMININES • L AMICALE SAINTE-MARIE Las anclenneB élève* de l'èoole Sainte-Marthe sont Invitées à leur Alma Mater, dimanche, le 23 mal, à 2 h, 30.Cette fête coïncidera avec la célébration du 25e anniversaire de d! rectorat de MUe Mercédès Grégoire et d’enseignement de Mile Lauretta Larlvée.JOURNEE MARIALE La Journée mariale du dimanche, 23 mai, aura lieu à l’église du St-Nom-de-Jésus de Maisonneuve, angle DesJardins et Adam, de 1 h.à 7 h Lee grandes intentions de la Journée sont les suivantes: 1 — Répondre au désir de la Très Samte Vierge qui a demandé la récitation du Rosaire.2 — Répondre à l’ap- el du Saint Père qui demande des ¦urnéas de prières pour la paix.3 — conversion de la Russie et des communistes.4 — Prolonger le Congrès marial à Montréal.5 — Prier pour l’Action catholique et la campagne de moralité.8 — Prier Marie dq se former une pléiade de saints au Canada et dans le monde entier.7 — La re-christianlsatlon des foyers.PELERINAGES AU GESU Voici pour las derniers jours du mois de mai, la liste des pèlerinages organises par les Enfants de Marie à l’église du Gesù: 23 mal: Association des retraites fermées, Ecole Marie-Immaculée, paroisse de St-Nazaire 24 mau Paroisse* St-Jean de la Croix, Notre-Dame de Montréal, St-Marc.25 mai: Fédération St-Jean-Baptiste, paroisses St-Sacrement de Lachlne, des Saints-Anges de Laohine, St-Rédemp-teur.26 mai: Paroisses Ste-Fhilomème, St-Edouard.st-sotlque, N.-D.Auxiltatrl-oe.27 mai: Paroisses St-Benmrdtn de Sienne, N.-D.des Sept-Douleurs.26 mal: Cerclé St-Louis, paroisses de la Nativité d’Hoohelaga, de Ste-Claire, 29 mal: Paroisses St-Vincent-de-Pau), St-François-d’Asslse, Congrégation Notre-Dame 30 mai: Académie Cherrier, Congréganistes du Gesû et membres de l’Ou-vrolr.31 mai: Paroisses S te-Marguerite-Marie, Notre-Dame-des-Neiges, Ste-Hélé-n«.l'Académie St-Urbaln, Le public eet cordialement invité i se Joindre A ces groupes de pèlerins.RETRAITES FERMEES ET RECOLLECTION H y aura retraites fermées en Juin, au Couvent de Marie-Réparatrice, 1025.boul.Mont-Royal, aux dates suivantes: pour Jeunes filles, du 18 au 21; pour vocations, du 23 au 26.prèohéee par le R.P, J.-M Blaln, C.S.S.R.du 33 au 1er Juillet, pour jeunes filleis de 15 et 18 ans.La récollectlon mensuelle pour les anciennes retraitantes aura Heu dimanche.23 mal, sous la direction du R.P.Leduc.S J ; 8 h.45, méditation suivie de la sainte messe, du déjeuner et de la conférence à 10 h.20 Toutes sont cordialement Invitées avec leurs amies La clôture des récollections mensuelles aura lieu, dimanche.13 Juin, dans l'après-midi avec un programme spécial qui se terminera par un pèlerinage dans les Jardins du couvent et le salut du T S S.EN L’HONNEUR DE IA VIERGE-IMMACULEE Chez le* Soeurs Missionnaires de rimmaculée-Coneeption, 314.chemin Ste-Catherine, Outremont, dimanche, le 23 mal, les dames et les demoiselles | invitées à l'Amicale, samedi, 29 mal sont cordialement invitées i prendre S prochain, part 4 une journée toute A l’honneur ; d Xtose^T’h^Sf^'érences seront 1 CONFERENCE LITURGIQUE données par le R.P.Jules Godin, S.J.I SI la température le permet.U y aura procession à la grotte du Jardin.Le déjeuner et le dîner seront servis au exouvent.A 4 h.Salut solennel du S.Sacrement.RETRAITES FERMEES Les retraites fermées auront lieu à la Maison Notre-Dame-du-St-Esprit, aux dates suivantes: 28 au 30 mai, pour demoiselles, par le R.P.R.Audet, S.S.S.; 8 au 11 juillet, pour dames et demoiselles, par M.l'abbé O.Bélanger; 15 au 18 juillet, retraite de- vocation, par le R.P.Louis Pageau.P.M.E.; 22 au 35 Juillet, pour Jeunes filles, par le R.P.Lorenzo Gauthier.C.S.V.; 5 au 8 août, pour gardes-malades, par le R.P.Conrad-M.Hauser, 8.J.; 12 au 15 août, pour Jeunes filles, par le R P.Lorenzo Gauthier, C.S.V.; 23 au 26 août, pour ménagères de presbytères.Prière de s’inscrire à l’avance chez les SS.Missionnaires de l'Immaoulée-Con-ception.314.chemin Ste-Catherlne, Outremont.CA.3592.AMICALE DE L'ECOLE NORMALE Les anciennes élèves de l'Ecole normale Jacques-Cartier sont spécialement Dimanche, le 23 mai, à 2 h.30.aura lieu dans la salle des Oeuvres des Franciscaines Missionnaires, 120 est, rue Laurier, la conférence liturgique du R P.Germain-Marte, O.F.M.Les membres du Cercle missionnaire liturgique, les dames et demoiselles sont priés de s'y rendre.AU SACRE-COEUR La réunion annuelle des anciennes élèves du Sacré-Cœur aura lieu mercredi.le 28 mal, au couvent du Sault-au-Réeollet.La messe célébrée à 10 h.30 sera suivie de la réception des Invitées par la Révérende Mère Padberg.supérieure de la maison, assistée des Religieuses et des membres du Conseil.A 1 h., le déjeuner suivi de la présentation des rapports sur les activités de l’Association.A 3 h.la séance sera présidée par Mgr Eldgar Larochelle, P A .supérieur des Missions Etrangères il Pont-Vlau.Adresses de bienvenue dos préisidentes, Mmes Albert Dupuis et Graham Watt Coghlln et lecture des travaux littéraires primés: remise des médailles et du prix aux lauréates.PELERINAGE A STE-ANNE-DE-BEAUPRE ET AU CAP-DE-LA-MADELEINE SAMEDI LE 12 JUIN 1948 Adultes #6.00 — Enfants $6.00 Billets en vente cher Le* Père* Rédempforisfes, 560 est, boul.Crémszie — DU.1161 ou Ed.Archambault Ine., 500 est, rue Ste-Catherine — MA.6201.ALFRED ALLARD Président et gér gen.I.-H.CHARBONNEAU Vice-president COMPAGNIE DE BISCUITS STUART LTEE BISCUITS - GATEAUX - TARTES A.D.PLANTE Sec.-trés.MARCa ALLARD Chef de la production IEAN ALLARD Directeur CRescent 2167 LAURIER 0„ (MONTREAL) W - Retraites fermées ami, et, sentant sa fin prochaine, il dicte de son lit son Traité | de la maladie atomique.Au che-1 vet du malade, qui a perdu les siens au cours de l’affreuse tra- ! Rédie du 9 août 1945, une statue toute blanche de la Vierge rappelle aux visiteurs que le grand savant qui est en train de mourir est en même temps un fervent catholique.10 IS 25 mat au au au Chautiur* Eagt* — Comptoir National St*-Ma4ol*ine d'Outremont St-Nieola» — 5t#-Th*rès* de l’Intant-jéiu* Syndicat* Catholique* Nationaux Adoration Nocturno VILLA S A I NT-MARTI N •ous ta direction des Pores 1 «suites Pour retenir une chambre, tel.: BY.2866 27 3 juin juin juin au jum au 30 6 13 20 28 mai juin juin jum juin LE SEUL BACON PREPARE AU SUCRE D’ÉRABLE Le baron "MORIN” a une saveur riche et un arôme exquis parce qu'il est préparé au sucre d’ERABLE, d’après une méthode secrète et exclusive, insistez pour avoir du bacon “MORIN", préparé pour de* Canadiens, par des Canadiens, Salaison Maisonneuve Limitée, à Montréal.Feuilleton du "Devoir ”1 La folle idée © © de Michelle de Jean Mauclère 17.(Suite) — Pas si haut! Sans doute veulent-elles réclamer, auprès des retardataires, quelques lots supplémentaires.— Quand se tire-t-elle, la loterie?demanda Michelle.___Demain après-midi.Cette loterie, Miquette l'avait complètement oublié* Soudain, sa promesse de donner aujourd’hui le gros lot lui revenant à l’esprit, une extrême confusion s’abattit suc elle.La journée s’achevait, le temps était venu de faire honneur à sa parole, et cela lui était matériellement impossible.Dépitée, furieuse contre elle-même, Mlle Valriand voyait ses camarades de plage- rendus généreux J>ar le plaisir, se dé- pouiller sans hésiter du contenu de leurs portefeuilles.— Merci.merci.psalmodiaient les dames.Et ceux qui se trouvaient démunis d’argent remettaient aux I solliciteuses un bibelot précieux, stylo ou montre.Minier, d'un geste de grand seigneur, tendit son épingle de cravate.Cette largesse était destinée à impressionner Michelle: mais celle-ci était trop bouleversée pour voir autre chose que Mme Nantillet qui, sans bruit sur «es souliers plats, arrivait vers elle.La jeune fille eut alors l’idée folle qui jamais ne se fût présentée à son esprit si elle eût été de ifti sang-froid.N’ayant sur elle ni billet de banque, ni bijou, rien Ua enfin dont |lle pût disposer, du notre ?moins possédait-elle «n carnet de l bal et un crayon.Arrachant un feuillet, elle y traça d'un trait quelques lignes, data et signa.Puis, hautaine et fiére, son papier à la main, elle vint au-devant de la quêteuse.—- Madame, dit-elle d’une voix claire qui sonnait dans le demi-silence de la salle attentive, vous venez sans doute me demander le gros lot que je vous ai promis pour ce soir?- - En effet, mon enfant.— T-e voici, et j’ose croire que vous n'avez pas eu souvent le pareil.Permettez-moi de vous en donner la lecture.Campée sur ses hauts talons, Michelle lut: — Je soussignée.Miehelle Valriand, majeure et de sang-froid, m’engage sur l’honneur à épouser le porteur du premier numéro sortant à la loterie, à la condition que, célibataire, il n'ait pas plus de cinquante ans.Un silence de stupeur s’établit.Miquette regardait l’assistance avec orgueil et prenait la salle à témoin de son exploit.La voix indignée de Mme Nanlillet s’éleva : C'est de la folie! Moi, je trouve ça très chic! glapit dans la foule un éphèbe bourgeonné présidente s’approcha de héroïne, et sévèrement; —¦ Mademoiselle, voici votre feuillet.Nous ne saurions l’accepter.ce serait nous rendre complices d’une absurdité! I.a jeune fille avait noué les mains derrière son dos, Èllle sourit, puis protest a, gracieuse comme elle savait l’être dès qu’elle voulait s’en donner la peine: Je vous en prie, Madame; ce qui est dit est dit.— Cependant.— J’y tiens essentiellement, car je crois pouvoir vous assurer que la loterie s’en trouvera très bien! I ne ovation nourrie, jaillissant de tous les gosiers masculins coupa la parole à Mme Nantillet, qui ouvrait les lèvres pour une réponse bien sentie.— Bravo! criaient les uns.— Des billets! des billets! réclamaient les autres.Les jeunes gens.Minier en tète se précipitaient vers les porteuses de carnets, s’arrachaient les billets Le notaire en prit pour deux franc*.Les autres firent de leur mieux.Ce que voyant.Mme la présidente, personne avisée décida : - Après tout, cette petite sotte se rachètera, le moment venu comme elle voudra.Jamais, sans elle, nous n’aurions atteint pa-reille recette.I-es éclats discordant* du iazz reprenaient.Un serpentin lancé par la main malicieuse de Michelle vint tournoyer autour des épaules de Mme Nantillet, Les dames patronnesses opérèrent une retraite précipitée.Le lendemain de cette soirée mémorable, Michelle se réveilla avec un léger mal de tète.L’expérience acquise par cette jeune émancipée lui permit d’incriminer les cocktails plus encore que Ig scène préliminaire dont son père l’avait gratifiée.De tout le reste, et en particulier de ce qui concernait la loterie, Miquette n’avait conservé aucun souvenir.Le petit déjeuner fut expédié dans le silence.Après l’escarmouche de la veille, chacune des unités composant le trio réuni autour de la table demeurait sur ses positions.Quand la dernière rôtie eut disparue, Michelle annonça : _____Ce matin, je voudrais potasser un peu mon Histoire de l'Art, sous la tente.Vous venez, Mouffin?M.Valriand nota ces bonnes dispositions, il soupira, car elles étaient rares, puis se dirigea vers s» salle de billard.11 espérait et redoutait à la fois l’arrivée de Fernand: qu'aurait-il à dire à l'officier, qui pût l’empêcher de mettre à exécution ses intentions de départ, emportant, celte fois de façon définitive, le* beaux projets condamnés san| recours?Rien n’est plus décevant que les billets rie loterie.Le notaire de Bonnetnie le savait bien.Cependant, comment se défendre d’espérer quand on en tient dans sa main deux cents, dont on est le maître?Certes, il vaudrait mieux être le maître de la loterie que celui des billets; mais enfin, deux cents! Pourquoi le bon billet ne serait-il pas parmi ceux-ci?Le bon billet, c’était celui du gros lot, lui seul comptait.Gagner Miquette, ce serait si beau! La jeune fille n’avait peut-être fiarlé que par plaisanterie.Pour-ant, elle avait signé.Ces pensées et cent autres semblables empêchèrent Paul Minier de fermer l’oeil de la nuit.Le lendemain malin, n'y tenant plus, il confia l’élude à son clerc, saisit le volant de son auto et se dirigea vers la place de Saint-Trojan, dans l'intention de vérifier les dispositions marquees par l'héroïne de l’aventure.Sous sa tente, rayée de blanc et de mauve comme une fleur de passiflore, Minier trouva Mlle Valriand absorbée dans la lecture d’un (jiros livre qu’elle annotait.Apres d’elle, miss Mouffin brodait avec application.Le jeune notaire salua les deux femmes.puis en vint aussitôt, sur le tort*du badinage, au sujet qui l'a*-vait amené: — Eh bien!.eommença-t-«, familier comme il était d'usage ¦ entre les camarades de la plage, ! coinnienf va, ce matin?Eh! vous | en avez du cran!.Compliments! 1 Il hochait la tête, l’air admi I ral i f.Miquette leva la tète.Des félicitations.Pourquoi?.Elle sourit, amusée: - Va pour les compliments, cela ne se' refuse pas! Mais par quoi sont-ils motivés, je vous prie?Paul leva au ciel les bras et les yeux: — Elle le demande! gémit-il.Pourtant, cela sort du banal de se mettre en loterie devant trois cents personnes, comme vous l’avez fait hier soir! Au fonds de la tente, un cri s'étouffa: l’Irlandaise manifestait son horreur.En même temps la mémoire revenait a Michelle, brusquement, quant à la soirée de la veille; disons tout de suite qu’elle se rappela ses exploits sans fierté, et même avec une certaine angoisse.Cependant, s’apercevant que Minier guettait son silence avec un sourire ambigu, la jeune fille fit tête sur-le-champ : — Eh bien! quoi?Ayant oublié ma promesse d’apporter un lot et n’ayant que ma personne sous Va main, je l’ai engagée.Et après?—Vous êtes magnifique! Alor».c'était sérieux?Un frémissement intérieur agit l’imprudente; mais le jeune notaire la considérait avec impertinence.Elle prit son plus grand air pour déclarer: —v Vous saurez, Monsieur, que j‘a> coutume de faire honneur à ma signature ! Sur son pliant, miss Mouffin demeurait coite, comprenant mal, mais soupçonnant que sa terrible élève avait dû commettre quelque sottise monumentale.Minier.qui se flattait de ne jamais se laisser désarçonner, demeura un instant interdit.11 se ressaisit pour annoncer: — En ce cas.Mademoiselle, laissez-moi me féliciter d'avoit pris un grand nombre de billets — Vous aurez lieu de vous féliciter si vous gagnez un lot quelconque, répondit Miehelle, soudain nerveuse.Pour le moment excusez-moi.je suis faüguée.Elle passait les doigts sur son front, où montait une sueur d’angoisse.Paul salua et s’éloigna, posant instinetivement la main sur la poche contenant la liste des billets soigneusement sou* clé.dans son coffre-fort.Il pensait: fé SHlvrêf LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 22 MAI 1948 PAGE 5 LE MALAISE DE LA JEUNESSE FRANÇAISE N.D.L.R.— N ou j reproduisons de r“Escholier" de Louvain I article qu'on va lire.L'auteur est un jeune journaliste français, issu de la Resistance, collaborateur de la revue “Esprit’’ et, sauf erreur, de l’hebdomadaire “Témoijnage chrétien".Son texte constitue un résume saisissant de toutes les observations qu'ont pu faire en ces derniers temps les jeunes Canadiens qui séjournaient là-bas.Nous ne doutons pas qu'il intéressera vivement les lecteurs de “Jeunesse en marche".L’histoire de nos trois dernières années est celle de notre jeunesse frustrée.Jamais les nations n'avaient tant demandé à leurs jeunesse: par millions les jeunes hommes entrèrent dans la fournaise de la guerre, furent livrés aux balles, aux bombes, au travail forcé et à l’enfer concentrationnaire.La guerre, qui remet tant de choses en place, faisait apparaître dans sa cruelle lumière cette vérité qui n’est qu’un lieu commun des anciens, oubliée par une société toute orientée vers le profit et la jouissance: que la jeunesse est la fleur d’un pays, le rempart d'une cité, et qu’il n'est point de plus grand sacrifice que celui d'une jeune tête.Le superbe paquebot- moderne SOBIESKI directement à CANNES Sparts mensuel réguliers GDYNIA AMERICA LINE *>U!:A Drummond Bldg, Montréal, Qué.Notre Bureau de Voyages sera heureux de voue renseigner.La vieille France à généraux gâteux et présidents barbus, ne pouvait attendre son salut d’ailleurs.L’armée d’Afrique et l’armée de nos maquis ne se formèrent point à l’exemple l’une de l’autre, mais c’étaient également les armées de notre jeune âge, fondamentalement unies du même dégoût et du même espoir.N’ayons aucune honte à le dire: nous participions intensément dans nos montagnes à cette puissante communauté de jeunesse qui tissait sur l’Europe le filet invisible des résistances; naturellement, comme en 1789, se refaisait le mariage de la jeunesse et de la révolution et uuelques-uns crurent à une conscience de classe de jeunesse recouvrant, exaltant vers des buts généreux et communs la conscience de classe prolétarienne.Mais le pays ne put supporter longtemps d’être envahi par sa jeunesse.Tout devait rentrer dans l’ordre et y rentra.On vit revenir peu à peu les moeurs et les cadres de la Troisième République.et n’était la couleur du nain, l’illusion serait complète.On n’ose guère le dire, mais soyons francs: Vichy s’occupait de la jeunesse — pas toujours dans des sentiments très purs, — mais notre gouvernement ne s'intéresse ni aux jeunes paysans, qui répugnent à faire leur vie dans des villages sans électricité et sans cinéma — ni aux jeunes ouvriers, qui, s’ils n’ont pas le courage de se consacrer au football du dimanche dans quelque misérable, stade suburbain, ont toujours la ressource d'aller au bistrot — ni aux jeunes étudiants qui souvent ne font qu’un repas, trouvent rarement des chambres mais réussissent quelquefois (non sans démarches) à trouver un lit en Sana (le pourcentage des tuberculeux.qdi a diminué dans l’ensemble de la population, est six fois plus grand qu'avant la guerre chez les étudiants).La nation refuse de voir sa jeunesse, comme elle refuse de voir ses mendigots ou ses bagnards.Débrouille-toi, dit l’aïeul à son petit-fils, i! faut “percer"; on te considérera après.Dans cette négation de la jeunesse, la jeunesse elle-même n’est pas ACCESSOIRES ELECTRIQUES en GROS 7152 boul.SAINT-LAURENT Au service des • PROPRIETAIRES • ENTREPRENEURS • COMMUNAUTES BEN BELÂND Accecsoires oleetrlquM en qrea Tél.: TA.6356 ^ ij qr;1,- .- CENTRE D ARTISANAT T97 ; .* • -t-vc-:** Élit* .AUBERGE SAINT-JEAN-PORT-JOLI Un mille à l'ouest du village 40 CHAMBRES svtc biignoirei ou douchei 15 CHALETS •voc douches Les fameuses sculptures sur bois des “BOURCAULT", les bateaux miniatures de la famille “LECLERC", les nombreux ateliers de tissage, etc., font de ST-)EAN PORT-JOLI le plus grand centre d'artisanat de la Province de Québec.— Spécimens de toutes ces oeuvres i l'AUBERGE du FOUBOURC, hôtel des plus modernes, situé sur les bords du majestueux fleuve St-Laurent.Endroit Idée! pour fin de semaine, séjour prolongé et repos.CANOTAGE — TENNIS — NATATION — EQUITATION, BICYCLETTES, ETC.CHAUFFAGE CENTRAL AUTOMATIQUE OUVERT A L'ANNEE DISTANCE EN MILLES DE : QUEBEC 58 MONTREAL 220 SHERBROOKE 200 EDMUNDSTON, N.-B.142 OTTAWA 360 CAMPBELLTON, N.-B, 255 LEONARD BOURGAULT | restée en retard: écrasée de ! mouvements de partis, de doc-| trine, écrasée par la vie surtout, | elle se dégoûte d’elle-même.Le directeur de la page “Jeunesse" de Combat me disait récemment que ce qui le frappait surtout , dans les lettres qu’il recevait, c’est la honte d’être jeune.L'ex-i istentalisme et le marxisme qui ! ont tant de succès dans notre i jeunesse contribuent puissamment à ce phénomène.Les disci-i pies de Sartre ont volontiers délaissé sa leçon dernière, qu’il faut choisir sa liberté, pour d’autres phrases qui ne sont que les préliminaires ou les à-côtés, d’une prise de conscience tragique de la condition humaine."Il est absurde que nous soyons nés et il est absurde que nous mourions.” Quant aux jeunes marxistes, s’ils affectent de lutter cor-; tre la “philosophie du déses-: poir”, ils apparaissent souvent I bien vieillis, moins les précur-i seurs de la “jeunesse du monde" (lue les serviteurs jaloux d’une orthorlexie, toujours au garde-à-vous intellectuel et prêts à tous les “virages”.Les chrétiens, eux, n’ont pas su répandre encore leurs trésors, faute d’une prise sur le réel, faute d’une doctrine de l’action.L’A.CJ.F., fort malmenée, et qui a pâti d’une excessive déférence, semble pourtant se réveiller, parle du “sens de l’histoire” et de la mission du mouvement ouvrier, et prêche l’engagement civique.Le mal de la jeunesse, hormis les chrétiens (en vérité, ils n’y échappent pas totalement) n’est que le mal de notre époque, plus accusé simplement.Toute cette générations est hantée par la recherche des raisons de vivre.La quête gidienne du bonheur, elle l’a depuis longtemps dépassée.C’est une foi qu’il faut à ces hommes qui ont perdu la foi et secrètement ne s’en sont point consolés.Martin du Gard, Montherlant, Giono et Malraux surtout, le grand Malraux (puisse-t-il ne pas se déformer vivant!), maîtres incontestables de cette jeunesse, dégagent la même leçon: au-dessus de l’exaltation île la vie, il y a la mort.Tout l’effort d’un demi-siècle semble retomber sur lui-même.Cette liberté chèrement conquise sur le néant, elle est celle-là même dont parlait Péguy, “liberté décevante et totale”.Et nous pourrions dire encore avec Tête d’Or de Claudel, au bout de sa course victorieuse; nou» voici au point où “l’effort parvenu à sa limite vaine se défait comme ! un pli".Toutes les expériences | exaltantes de la vie ne peuvent faire qu’on ne se retrouve un moment en face de la mort: voici le secret profond de ce malaise d’une génération jetée à la guerre et une seconde fois affrontée au danger de la guerre, Hendons justice à Malraux de ne l’avoir point éludé: “H n’y a qu’à mourir que l’homme ne s’habitue pas, et je ne pense qu’à ce qui tient devant la fascination de la mort." On ne saurait dèfiniT une génération en quelques mots et celle-ci ne s’est point encore accomplie.Née de la guerre, elle fut jetée depuis en pâture à d’immenses nécessités: voici cette | nation qui longtemps commanda ¦ l’histoire, obligée trop souvent i de la subir aujourd’hui, cette na-: tion révolutionnaire qui .guerroyé les peuples colonisés et ma-! traque ses grévistes.Tout cela est bien compliqué, et il nous faudra quelque temps encore pour nous y retrouver.Espérons, m*is à une condition: que cette génération, née de la guerre, ne retourne point à la guerre.Qu’on lui laisse une chance.Ou plutôt qu’elle se groupe, qu’elle résiste, qu’elle fasse front de pays à pays.N’invoquons pas le destin, n’invoquons que nous-mêmes, c’est-à-dire Dieu, “qui nous a confiés nous-mêmes à nous-mêmes.’’ L-M.DOMENACM.• Les congrès de sécurité if y m aura newf m jtint L’organisation de neuf congrès régionaux de sécurité industrielle durant le mois de juin vient d’être annoncée par l’Association du Québec pour la Prévention des accidents du travail et tout laisse prévoir qu’ils remporteront un franc succès, l Ces congrès couvriront le* cen-| très importants du Bas St-Lau-rent, de la Gaspésie et du Lac St-Jean.La série commencera à Mont-magny les 1er et 2 juin, et se | continuera à l’Islet le 3.Trois-Pistoles le 4, Bimouski les 8 et 9, Rivière du Loup les 10 et 11, Viendront ensuite Chicoutimi les 21 et 22, Jonquière le 23 et Port Alfred le 25.Des lettres personnelles ont été envoyées i chaque industriel de ces régions, et MM, les curés des peroisses concernées feront un eppel spéciel-à leurs ouailles afin de les inciter à assister aux j ralliements ouvriers spéciale- ! ment organisés à leur intention.Le mois de juin a été choisi pour en faire “un mois sans accident”, et le thème de ces conférences durant la tenue de ces 9 congrès importants portera sur la nécessité de faire l’impossible i pour que cette campagne rcm-BF t porte un franc auccès.» DIFFElEltES JEUNESSE est un terme equivoque.Jamais, je le sens bien, on n’arrivera a le préciser de manière satisfaisante.Telle fédération, qui s’organise aujourd’hui à Londres, essaie d’en sortir en adoptant des limites d’âge.Nous aurons ainsi la Eighteen to Thirty Fc-deralion.Mais que de différences profondes entre jeunes ainsi recrutés.Je ne parle pas de couleur, de culture, de géographie, tous facteurs permanents de diversité féconde.Mais comparez les jeunes de pays ex-occupés avec ceux des pays toujours libres.Mettez en présence des adolescents d’Amérique et des jeunes Européens; il se révélera des différences plus radicales que celles de l’âge.Et même chez nous, dans notre pays, notre province, notre ville; eighteen to thirty ne rassemble pas un groupe homogène.Il y a, par exemple, ceux qui ont connu la crise économique et ceux qui ne l’ont pas connuei Quel fossé entre ces deux groupes! Il m’arrive de le mesurer ce soir en parcourant un carnet de vieilles notes où je retrouve les paragraphes suivants.# # # .Pour nous, le collège n’était pas un choix.Le prix même qu’il allait coûter l’imposait sans réplique à notre estime.Peut-on refuser la lune?Il ne fut jamais non plus un bien définitif, Xous dûmes y renoncer chaque année, puis chaque année en recevoir de nouveau le privilège inespéré.C’était un bien fragile, menacé de toutes parts.Le terme de janvier serait-il réglé à temps?Nous accepterait-on en septembre, malgré tant d’arrérages?Et la justice, la justice était-elle satisfaite quand nous coûtions gros prix à cette famille dont les revenus diminuaient sans cesse?Nous étions presque tous des collégiens menacés.Chaque rentrée voyait nos rangs s’éclaircir et comptait nos camarades restés sur le carreau, incapables de poursuivre plus avant.Nous avons connu l'angoisse de l’argent et les désespérantes vacances qui n'apportaient même plus l’occasion de gagner un peu.Xous traînions de pièce en pièce, un livre à la main, à travers la maison suffocante.Chaque semaine un ami de la famille devait nous trouver cet emploi qui ne vint jamais.Et par la conscience aiguë de notre inutilité, il semblait que toute joie devint illégitime.Xous auions honte de manger encore, de fumer encore, à même les salaires si modiques qui nous entretenaient.Nous avons vécu notre adolescence dans un monde où Vargent tourmentait tous les hommes.Bloqué de toutes parts, l’horizon.“Et méfiez-vous de ces cours classiques qui ne mènent à rien! Voyez les professionnels d’aujourd’hui: aussi dépourvus que le dernier des manoeuvres, gagne-petit comme des terrassiers”.Sur tous nos enthousiasmes s'abattaient, pour les étouffer, des considérations économiques.Mais bien rares, chez nous, ceux qui donnaient un sens A ce phénomène de la crise.On l’acceptait comme une aveugle fatalité, comme un phénomène élémentaire ou surnaturel.On nous laissait croire que le monde était désormais ainsi, qu’il faudrait nous g résigner.¥ * g J’entends d*îci la surprise qu’exprimeront, en Usant ees lignes, tous les finissants de collège contemporains.Comment pourraient ils comprendre, eux dont on se disputait les services et qui trouvaient accès, au cours de leurs vacance», à tous les emplois convoités?La prospérité leur apparaît normale; à nous, elle semble toujours inespérée.Ils ne songent même pas qu’elle pourrait subitement s’interrompre, tandis que.pour nous .chaque nouvelle année grasse est une manière de miracle.Et ce parallèle pourrait s’allonger à l’infini.Justement, il s’agit de deux routes parallèles.Nous vivons la même vie et buttons contre les mêmes obstacles, mais nous ne réagissons pas de la même façon.Les inconvénients du capitalisme, fis en connaissent la théorie chez en fait ce qu’ils vivent n’est pas si mal et développe chez eux des réflexes optimistes.Nous, au contraire, n’avons pas réussi à vaincre la méfiance.Au contraire, cette méfiance est devenue système et nous avons perdu la foi dans ce régime.Bref, IJ y a deux jeunesses, à l’intérieur même de ces douze ans.Raison de plus pour unir toutes têtes pensantes et joindre en un seul effort le naturel bouillonnement de ces générations qui montent.Car le monde n’est ni tout rose nt tout noir, en dépit de nos pauvres yeux qui distinguent mal les nuances.Gérard PELLETIER CH, PAGE HEBDOMADAIRE ICI.AILLEURS.PARTOUT DECES SOUDAIN DU PREMIER ASSISTANT DES RR.PP.OBLATS Ottawa, tl.— Le R.P Stanislas LàM'oehellt, O.M.I., provincial de l'Est du Canada, recevait jeudi nn câblogramme de Rome annonçant la mort subite du R.P.Hilaire Balmès, premier assistant général de la Congréga* ; tion des Obiats de Marie-Imma- ; culée.Né en 1890, dans la ville de | Mende, en France, le R.P.Hi-1 laire Balmès entra au noviciat; des Obiats en 1910, II fit ses études philosophique et théolo-! giques au scolasticat des Obiats i de Marie-Immaculée à Turin.! Italie, où il fut ordonné prêtre en 1912.Le R.P.Hilaire Balmès consacra les 28 premières années de son ministère s-acerdotal à la formation de nombreux candi-' dats à la prêtrise.R fut tour k tour professeur ! au scoîasiicat des Obiats à Liège, Belgique, et à celui de San Giorgio, en Italie.Maître des novices en Italie et en France, il fut aussi direc- ^ leur du Séminaire d’Ajaccio, en Corse, et, enfin, supérieur du scolasticat international des Obiats, à Rome.Durant celte longue carrière d’éducateur, le R.P.Balmès pu* | blia deux volume* très appréciés.En 1921 il publia “Les religieux à voeux simples d’après le! Code” et en 1935, “.Un apôtre incomparable, le Père Albini, ! O.M.I.”.Sa grande valeur fut reconnue; même au Vatican où on le choisit j membre de la Commission pré-, posée au jugement des affaires] matrimoniales qui relèvent de la Sacrée Congrégation des sacre-j ments.U 20 juin 1941, le R.P.Bal-1 mes entrait dans l’administra- ; tion générale des Obiats en qualité de quatrième assistant géné-1 ral.L’année suivante, le 1er août 1942, le T.R.P.Théodore I.a-hourie.alors supérieur général des Obiats, miné par la maladie, le nomma son vicaire général.Confirmé dans cette charge à la mort du T.R.P.Labourie, le 28 février 1944, i! y demeura jusqu’au 2 mai 1947, quand le chapitre général des Obiats élisait supérietir général le T.R.P.Léo Desehâtelets.Ce même chapitre général nommait le R- P.Balmès comme premier assistant général.Durant la visite du T.R.P.Deschâtelets en Amérique, le R.P.Balmès remplissait à Rome la fonction de vicaire général.Les obsèques auront lieu à Rome.Mort de l'as canadien Beurling Rome, 22 (C.P.).— George (Buzz) Beurling, as canadien de l’aviation, est mort aux contrôles de son avion, qui s’est écrasé à l’aéroport de Borne.On fait enquête sur l’accident, aujourd’hui.Beurling était âgé de 26 ans.L’as canadien a descendu 31 avions ennemis durant la dernière guerre.Tl était en route pour la Palestine, où il devait combattre en faveur des Juifs.La saison prochaine se prépare.A travers tout le’pays, d'Halifax à Vancouver, les jeunes lorgnent du côté des lacs ou des fleuves, là où se rencontrent la forêt verte et l’eau bleue.Villégiature?Oui, mais aussi quelque chose de plus.Depuis plusieurs années, les jeunes ont pris l’habitude de vacances qui sont en même temps une méditation; un repos, un arrêt niais aussi un repliement sur soi qui prépare le bond d'une nouvelle année.Voici donc quelques groupes qui nous annoncent déjà leurs plans pour l'été prochain.Villages étudiants Pour la cinquième année consécutive.les villages étudiants ouvriront leurs portes à des jeunes de toutes les régions.Pour les jeunes filles, le village prendra place cette année sur les bords du lac Ouareau.Pour les garçons, c’est l’Ile aux Noix et son vieux fort historique, qui les accueillera une fois de plus.Dates respectives' des deux séries de sessions: filles, 26 juin au 28 août; garçons, 31 juillet au 4 septembre.On sait que les villages constituent pendant tout l’été le carrefour par excellence où se rencontrent des étudiants de toutes provinces et de toutes régions.Pour y être admis, il suffit d’être étudiant d’abord et d’exercer dans une école, collège ou couvent, des fonctions sociales.On entend par là le fait de détenir une responsabilité précise dans un organisme étudiant tel que comité des sports, caisse populaire ou coopérative étudiante, équipe d’art dramatique, journal de collège, etc.Pour chaque groupe spécialisé de responsabilités.le village étudiant met sur pied une session d’environ une semaine où sont discutés, fouillés, échangés les problèmes et les expériences particuliers à telle ou telle de ces fonctions.On a ainsi la semaine des grif-fonneurs, celle des comités de jeux, celle des officiers de coopératives, etc, etc.Les villages étudiants constituent à proprement parler une école de cadres, c’est-à-dire un centre pour la formation de techniciens, de spécialistes et de dirigeants.Non seulement les «essions d’étude mais aussi toute la vie du camp contribuent à préparer i les participants à leur role.Tout est centré sur la préoccupation du bien commun et la vie d’équipe.Ainsi prend forme un style de vie étudiante que les participants transplantent ensuite dans leurs écoles au cours de Tannée suivante.Les villages étudiants sont une initiative de la Jeunesse étudiante catholique.Equipiers d« Saint-Michel Voici une équipe de Chicoutimi dont les promoteurs définissent les activités dans les termes suivants.(Je profite de l’occasion pour inviter tous les jeunes du pays à nous faire connaître leurs divers groupe* et leurs activité/).Les Equipiers de Saint-Michel sont des étudiants du cours classique qui, à chaque été, en troupe d’une quinzaine, consacrent une partie de leurs vacances à des voyages d'étude et de contacts.Voyages d’endurance physique aussi, puisqu'ils marchent à pied, par étapes quotidiennes, sur les grandes routes ou les sentiers.Depuis cinq ans, ils ont déjà couvert leur propre province en presque toute son étendue: Québec, les Trois-Rivières, Sorel, Ni-colet, Lévis, Rivière du Loup, Ri-mnuski, Matane, Raie Comeau, ainsi que leurs environs, ont été visités, c’est-à-dire toute, la région riveraine du fleuve Saint-Laurent; ce qui représente plus de cinq cent milles de chemins parcourus à pied.Ils marchent tout le jour, parlent aru dans notre édition du 15 mai.Ces critiques faites des vieilles humanités ou plutôt des vieilles méthodes, quelles réformes ou même quelle révolution consentir aux novateurs, aux coryphées des humanités modernes et de l’homme nouveau?Il faut nou* soumettre à faverm Admettons, sans nous y faire prier, le bien-fondé de larges parties de leur thèse.Sans nous croire “des héros de Jules Verne ou de Wells débarquant dans la lune ou dans Mars”, nous voici bien, inutile de le nier, à l’heure dramatique d’une métamorphose du monde.Bien imprudent et bien aveugle qui refuserait d’évoluer avec son temps et voudrait jouer au Mahatma Gandhi.Les consignes gandhiennes, pour admirables qu’elles soient, — on l’a écrit encore récemment — contiennent plus de parties caduques que de pratiques.Moins que les autres échapperont à l’évolution, les pays qui, à l’exemple de notre province, ont été dotées par la Providence, des ressources naturelles les plus riches et les plus prisées par les rois de l’Economique: forêts, mines, eaq motrice, et demain peut-être, pétrole.Qui voudrait nier que chex nous l’évolution — il faudrait dire la révolution — ne soit en marche et déjà très avancée?N’est-ce pas ce qu’a voulu peindre, ces années dernières, Everett C.Hughes, dans Rencontre de deux Mondes, qui a pour sous-titre: La crise d’industriedisanon dn Canada français3 Si l’on peut Parler d’un# civiUsatiosi prolétarienne en train de détrôner la civilisation bourgeoise, en quel pays du monde plus qu’en notre province, le phénomène social eshil d’observation aveuglante?Prenons-en notre parti: il faudra nous soumettre ar prochain avenir.PerspacHvMi A moins de nous laisser emporter par la rafale, avec ce qui nous reste de traditions vivantes, il nous faudra compter davantage avec la géographie économique de notre terre, et par conséquent avec le savant, l’ingénieur, le technicien, qui quoi qu’on fasse, compteront plus que jamais parmi les chefs de la nation, u nous faudra veiller à notre développement industriel, pour garder ce que nous pourrons de notre indépendance économique et ne pas tout perdre de notre indépendance politique.Ce développement industriel se fera-t-il par nous et avec nous ou sans noua et contre nous?Nous avons à choisir.On parle depnis longtemps d’humanisme scientifique.La France vient d’instituer le baccalauréat technique.Faudra-t-il fonder des institutions d’enseignement d’un type nouveau pour répondre à ces besoins nouveaux?Ou sera-œ la besogne des collèges classiques de s’emparer de ces enseignements pour les animer le plus possible du souffle de l’humanisme.pour apprendre, aux prochaines générations, comment user de la technique sans être usés par elle, comment garder, devant les forces brutales de la nature.Je sens de la dignité humaine, la foi en la nature, le sens de la (fine.la foi en la primauté de l’esprit?C’est aux colleges de répondre.Ne pu renoncer à h * J gêna Ils y répondront avec la sages*# qui les a toujours guidés, se souvenant qh’H faut se soumettre à son époque, sans renoncer pour autant, devant la fascinante formule, au droit de critique- Se soumettre à son temps, et n*e«t pas en accepter aveuglément toutes les servitudes, tous les travers, tous les impératifs malsains, tous les péchés contre )« civilisation.Se soumettre à son temps, c’est se plier aux évolutions légitimes, à l’ascension normale du progrès; mais c’est souvent aussi emprunter les forces, les instruments, les armes de son temps, pour empêcher les déviations htorteHes, les clivages trop rapides, barrer le pas sage vers les gouffres.Si, à tontes les époques de crise, les hommes n’avaient réagi avec force contre les coupa de tête des révolutionnaires et contre leurs idéologies meurtrières, chacun le sait, il y a longtemps qu’il a’y aurait plu* de race humaine ou que la civiKsatioi! aurait fait place à la sauvagerie.Choe ée deux eivMuHemi Les collèges réformeront en ne prenant point toute nouveauté pour nn progrès, le fragile et le mouvant pour le stable et le durable.Depuis les malheurs du monde latin, deux grandes civilisations s’offrent, presque avec violence, à l’heure actuelle, au choix du monde; la russe et l’anglo-saxonne.L’humanité sefait-elle justifiable d’y prendre pour longtemps sont point d’appui?Avec l’une et l’autre sommes-nous à une apogée ou à nne fin?En 1922, à Paris, j'entendais un ancien ambassadeur à Saint-Petersbourg, M.Maurice Paléologue, prédire pour dans deux ou trois ans, l’écroulement de la révolution marxiste.Trois ans, pas plus.Et pourtant voici plus de vingt-ri#iq ans que l’oeuvre de Lénine s’obstine à durer et qu’elle exerce, sur de larges portions du monde, un singulier sortilège.Est-ce à dire que la fin ne viendra pas et d’où, en 1922, M.Paléologue n’eut pu la prévoir: de ces mulliples annexions d’Etats satellites dont la Russie marxiste a cru se faire un glacis invulnérable?Avec des Russes, la révolution russe peut durer.Durera-t-elle avec ces peuples captifs, qui n’ont, ni dans Pâme ni dans le sang, comme les peuples du noyau soviétique, la longue tradition de servitude, le pli psychologique de la morne passivité?Courbés sous un régime trop contre-nature, trop inhumain, ces peuples le pourront-ils longtemps supporter?Rien n’ernpêehe de le croire: l’explosif viendra de là.III CE QU'IL FAUT SAUVER Civilisation anflo-Mxonna Mais pourquoi vous parlé-je de cette civilisation qui n’est à vraiment parler qu’une condamnaîion aux travaux forcés?Je vous en ai parle, peut-être parce que l’autre qui lui dispute le monde, l’anglo-saxonne, et qui a réalisé d’admirables choses, ressemble trop, hélas, à sa rivale et en trop de points inquiétants.La civilisation communiste, c’est l’homme sacrifié à l’Etat; la civilisation anglo-saxonne, c’est l’homme sacrifié à l’économique, à la production effrénée, à l’argent, à la volonté farouche d’exploiter le globe jusqu’à épuisement, jusqu’à sa dernière bille à pulpe, jusqu'à son dernier lingot de fer, d’or, ou d’uranium, jusqu'à son dernier gallon de pétrole.A ce jet) affolant qui tend la volonté et le corps humains dans un effort démesuré, et trop courbés vers la matière, combien de temps la civilisation anglo-saxonne pourra-t-elle tenir?Une loi de .l’histoire veut que toute civilisation en désaccord avec les exigences essentielles de l’homme, soit tôt ou tard détruite par l'homme qui ne se résigne jamais à être détruit par elle.Nombreux déjà les observateurs qui, dans la façade somptueuse, croient apercevoir les premières léiardes.Le savant, Louis de Launay, écrit, par exemple, de la vieille Angleterre prise, en ce* derniers temps, d’étranges vertiges: "Actuellement, elle semble flotter au gré des vents comme si sa vieille (le était mal ancrée sur son fond marin".Quant à nos voisins, nous savon» trop, hélas, les dangers qui les guettent.Personne n’a oublié le livre fameux de Lucien Romier: Qui sera le Maître?Europe om Amérique?et les conclusions plutôt pessimistes de l’historien-sociologue sur les chances de l’Amérique FaHtw Encore ce* jours-ci, dans le conflit entre l’Etat fédéral et les mineurs, qui ne s’est posé l’alarmante question: Et si les grévistes, par représailles contre la condamnation de leur chef, refusent Je re tourner au travail?Et si tous les travailleurs syndiqués, par sympathie pour les mineurs, déclarent la grève générale, que pourra faire l’Etat fédéral?Céder ou accepter la guerre civile?Point noir qui inquiète aussi, pour sa part, un homme comme Louis de Launay: "L’Amérique ”, observe-t-il, "est en proie û une cohue anarchique d’ouvriers errants, de nomades, de révoltés, d’outlaws, de I.W.W.flndustrial Workers of the World) qui.lorsque aura achevé de s’épuiser la prospérité due à la guerre, pourrait bien introduire chez elle des troubles sociaux auxquels efle croyait fusquici échapper".Et nullement ébloui par la place démesurée que la puissance américaine tient aujourd’hui dans le monde, le savant français voit an contraire, dans le phénomène, un signe de vieillissement: "Dans cette extension rapide de l’impérialisme Yankee, pense-t-il, dans celte folie croissante des grandeurs, s'accuse, comme dans te gigantisme palêontologi-que, une dégénérescence".D«meur*f en teHnit* Allons-nous accrocher notre char à des étoiles étincelantes, mais qui pourraient être filantes et périssables?Au lendemain de 1760, les ancêtres, vous rappelais-je tout a l’heure, ont décidé de rester en latinité.Et nous y sommes restés surtout par les humanités classiques, élément original, distinctif de notre système d’enseignement.Allons-nous sortir de la latinité?Avons-nous des raisons décisives d’en sortir?En sortir, cela signifierait, ne l’oublions pas.une différence, une distinction de moins avec notre entourage, —• et pourquoi nous le cacher?— un large trou dans notre cuirasse d'irrédentistes français, une digne de moins contre l’assimilation.Le moins que nous puissions donc demander aux réformateurs.ce pourrait être de ne pas traiter ce* questions à la légère.Toute réforme d’enseignement veut dire une réforme d'esprit.On parle de simple bifurcation de programme.Ne pourrait-on tout aussi bien parler d’une bifurcation de notre avenir?Pm dm motdet uniforme» Les collèges réformeront en se persuadant, qu’en notre monde agtte et fiévreux, une place fort honnête restera aux vieilles humanité* et non pas diminuées mais renforcées.Sans doute n’v faudra-t-il pousser trop de jeunes gens.Peut-être autrefois le tort fût-il d’y admettre trop d’impréparés et trop d’inaptes.Mais s’il n'y faut pousser tout le monde, il ne faudra, non plus, pousser en bloc aux études scientifiques et techniques.Le moule uniforme sera aussi dangereux dans un cas que dans l’autre.Le moule scientifique n’offrirait-il pas d’ailleurs ses inconvénients?Plus le monde de l’avenir va se tourner vers l’exploitation de la matière, plus il aura besoin de se réhumaniser.Culture scientifique et culture humaniste à l’ancienne mode, s’opposent, en effet, par cette différence fondamentale que la première tourne principalement l’esprit vers la nature matérielle, et «rne la seconde le tourne vers l'homme.C’est aussi un fait reconnu par tous le* sociologues que le régime actuel du travail dépersonnalise l'ouvrier, tout comme le régime du capitalisme moderne déshumanise le patron Oû irons-nous si une culture désintéressée ne se trouve plus, pour garder aux hommes le goût, l’habitude de la pensée speculative, pour maintenir, dans un monde en salopettes, la prééminence de l'esprit "sur la mécanique et la matière?Car il n’es! pas démontré oue les éblouissantes réussîtes de la teehnioue aillent de pair avec un haussement de civilisation."Par le savoir".écrivait-on récemment, "nou* sommes devenus des demi-dieux, par les moeurs nous avons rejoint les barbares." Tl nous faudra les vieilles humanité** pour un monde qui aura encore besoin, selon toute apparence, des carrières libérales, qui vraisemblablement ne ponr-r» se passer de médecins, mil peut-être même réservera un Petit coin aux avo- Le problème de lo moralité à lo radio * dons la pensée de S.S.Pie XII cats.Mais il nous faudra aussi des philosophes, des théologiens, des historiens, des penseurs, pour nous rappeler l’indispensable expérience du passé, les lois suprêmes de la vie, les vraies destinées de notre espèce.Il nous faudra même des poètes pour bercer encore et toujours les nostalgies incurables de l’homme, plus que jamais désireux d’évasion hors de son bagne terrestre.Il nous faudra les vieilles humanités pour la formation même des ingénieurs et des techniciens.Toute spécialisation hâtive tend à une diminution ou à un rétrécissement de l’esprit, pour celte raison très simple qu’elle tourne l’esprit vers un champ limité de connaissances, qu’elle se borne, par conséquent, au développement ou à l’exercice d’un nombre restreint de facultés.La supériorité de la culture générale — le mot le dit assez — vient de ce qu'elle ne développe point l’esprit sur un ou quelques points, mais en toute sa superficie et profondeur, par un exercice ordonné de toutes les facultés de l’homme.Nécessité de la culture générale pour le grand ingénieur et pour le grand technicien, vérité dont se persuadent chaque jour nos voisins si pratiques, les Américains.C’est M.R.M.Hutchins, chancelier de l'Université de Chicago, qui écrit, dans les “Announcements” de son institution, (1946), p.35: "Le système d’éducation qui tend actuellement à former d’habiles spécialistes sans les pourvoir de la base étendue d’une culture libérale, constitue une sérieuse menace pour la démocratie”.(The present tendency of the educational system to develop amazingly able specialists without providing them with a general foundation of liberal education is, therefore, a serious threat to democracy.) Vérité qu’au centenaire de notre Polytechnique, proclamait l’autre jour le doyen de la Faculté des sciences de Laval, M.Adrien Pouliot: "La culture de l’ingénieur ne doit pas être seulement technique; elle doit comprendre une Importante et tris juste proportion de matières de formation générale et de culture classique et littéraire".(Le Devoir, 19 avril 1948, p.3, col.5.) Vérilé qu’à la même occasion avait exprimée, deux jours annaravant, M.C.R.Young, doyen de la Faculté de génie de ITni-versité de Toronto, réclamant, pour le futur ingénieur, en raison de l’avancement des sciences, “une suffisante culture générale”.TéniMfnif* dm Laurier A la suite de ces témoignages, me permettrez-vous de jeter, dans ce débat, le nom d’un homme dont l’autorité garde encore, du moins en certains milieux, quelque crédit: sir Wilfrid Laurier?En 1917, je prononçais une pelite conférence au château Laurier, à Ottawa Le hasard voulut que sir Wilfrid la présidât.Il faut vous dire qu’en 1917 sir Wilfrid siégeait dans l’opposition.Avant la conférence nous eûmes un bout de conversation que je crois pouvoir rapporter textuellement.J’avais quitté l’enseignement secondaire depuis à peine deux ans.D’où* sans doute, le tour que prit l’entretien.— Où en est-on, dans nos collèges du Québec, au sujet des humanités classiques?me demanda sir Wilfrid.Et sans me donner le temps de répon dra, il continua: — Vous savez, je suis libéral en politique; mais je suis resté, résolument conservateur en matière d’enseignement.Ici, à Ottawa, j’occupe un excellent poste d observation.J’écoute les orateurs anglais et français; ce qui me permet de juger des deux cultures.Or je puis en témoigner: pour l’ordonnance logique du discours, pour la souplesse de la dialectique et pour la correction de la forme, les "debaters’’ c• >~ v - ; 'ul a fait aux canons antiques r crainte de froisser des admi-• • leurs réticents; et ces chefs-oeuvre que sont Quand il te mande i p.136) Je ne su/s j : » libre ! Tous les aujets en un seul COURS COMPLET PAR CORRESPONDANCE Aussi : une ou plusieurs spéc'aMé* de votre choix.Ensembles d'instrument* et matériaux fourni* avec le cour».PROSPECTUS GRATUIT sur demande.Ecrivez à Art et Science Case postale 462, Montréal j Opérateur de radar.Si vous arrivez trj terme de vas études, vous songez sam doute à votre avenir.B* bien, vous ne souriez mieux foire que d’analyser attentivement les chances que vau» offre te C A R C Quand vous entrer dans le C A t C, vous vous assurez un entrainement solide dans des emplois spécialisés, tels le radar, la radio, la mécanique, la photographie, l'entretien des ormes, et nombre d’autres.Et vous êtes payés pendant votre apprentissage.Dans le C A R C, H y a plus de 70 emplois de commis ou de techniciens.C’est dire que les hommes qui s’y enrôlent maintenant peuvent y trouver le travail et la carrière de leur choix.Les étudiants justifiant d'un degré d'instruction du niveau de la lOème année d’école secondaire, cours ocade mique, technique ou commercial, sont maintenant admis, sibles h l'enrôlement pour exercer ces emplois.Pour les outres emplois, on accepte des recrues d'une instruction moindre, pourvu qu'elles fassent preuve d'une aptitude évidente i s'instruire.VOICI Cl QU’OFFRI u CAXC • Emploi et solde (tables.• Apprentissage technique d'un emploi.• Nombrtifsct chjncts d’avincamcnt.• Augmentation de solde progressive.• Activités sportives et sociales, • Trente jours de vacances payees pir année.• Soins médicaux et dentaires prévus» • Uniformes gratuits.• Pension de retraite assurée.PRIERE EFFICACE A j MARIE, REINE DES COEURS ; ] O Marie.Reine des Coeurs, avocate i dos causes désespérées.Méro si pure., i d compati»*amie.Mère du Divin Amour et Moine de lumière divine, le mets enlte vos mains el tendres, les faveurs 1 i que nous attendons de voua aulour d’hui.Regardes nos misères, nos coeurs, nos larmes, nos peines Intè-; rleturee, nos souffrances; voue pouves , sous exaucer par les mérites de votre divin Fffe.Jésus-Christ.Nous promettons.M nous somme exaucée, de ré-.pondre votre gloire et de Voue (aire I connaître sous le titre de "MARIE.RE1 IEC DES COEURS'' et Reine de l’unlvete entier.Exauces nous près de votre autel.où tout lee lours voue donnes tant ! de prouvée de votre pulteance et amour po«» kj guérison de l'âme et du corpe.Noua eepérons contre toute espéran ce: demandes è lésas notre guèrieon.; ¦“?re per-don, et notre persévérance finale.O Marie.Relu dot Coeurs, guérisse» noue.Nous avons confiance en voue.(4 foin).Réciter celle prière 9 lours coneécu i tlf«- e« confesser et faire tw sainte | Conunxinlon.j Imprimatur : Î.C.CHAUMONT.I P.A., v.g.Montréal, 9 mat 193H.Radio-technicien.Monteur de charpente d’avien.of I I I I I I I I I I I I L, m mm mm mm mm boiter aujaurd’hur Quartier General, Région Aérienne du Centre, | Tranten, Ontario Vauilkx m'expédier, «ans obligation de ma part, fout la* détail* concernant la» condition* d'enrôlement et Ut peste* disponible* doit* la C.A.R.C.NOM .- aman mouU» vv.p.) ADRESSE.fROV.ft} «Haye* teitedlee eu sujet Mtteulqee CM sein de serpe et d'eeprit (RI égé de 17 * SO ans ¦ jio mi m ae am ma sm ma i -(*¦ VMS flES ItlGttlt si vois tris I I I ï I I I I I ______J PAGE 12 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 22 MAI 1948 LE SYSTEME COOPERATIF UTILISE PRIX DES DANS LES EXCI TIONS D’ANIMAUX .OEUFS ET DE LA VOLAILLE Les Etats membres de l'O.N.U.Par Maurice Hardy, agronome, du Service Educationnel de lo Coopérative Fédérée Le svstème coonératif utilisé dans les expéditions d'animaux H dans la vente des animaux vivants sur les marchés publics a toujours présenté de nombreux avantages.Les services d’une coopérative locale ne débutent pas lors du chargement des animaux.La coopérative se doit de conseiller, d’orienter l’élevage, elle doit penser pour ses producteurs, se fondre avec leur ferme Aux gérants, en collaboration avec les agronomes, d’étudier er de conseiller les meilleures méthodes d’élevage, l’alimentation rationnelle, le choix des reproducteurs; de suggérer la pesée en temps et lieu afin nue les ant-matix soient expédiés exactement au moment où ils sont le plus économiques et où ils assurent le meilleur rendement.due-e, x.ui-.Ut'urx.basant ont déjà exploitées et qui atten dent avec impatience le mur ou ils pourront recommencer ce i ieu.Les expeditions d animaux en [coopération ont ete organisées a | la suite d’abus criants, d exploitations ehontees dont furent vie i times un peu partout les » leurs.La situation » lue ou non par les « nous permet de uire sur le passe, que îne regretteront améreu périence t es eosH viendront dans le après avo;:- o&tenu flatteries, d'orgurns* tent quand ho i qui frappent aussi leur semble.Sachons que eei est due à uns- prs>p, lement machinée, à ce indue qui se r«t partout dans nos raux, et par laque! les moyens, on essai der nos itïhjen-un peu rts m->us le dissu.»- PS* coopératives rurales de de rester fidèles a On veut ainsi i- j surprendre la bonne foi de nos de certains par ses employés, qu’ils lui rapporteront les meilleurs prix et | qu’ils contribueront à assainir I rons que La coopération, en s’adaptant ainsi au commerce des animaux ; continuer vivants, assure au producteur ; leurs organismes, que ses animaux seront manimi- surprendre la b>'i ,iri les avec tous les soins possibles j sens, meme (U' T*' géants de cooperatives, qui ae-vraienf être mieux avertis.Espè-nos producteurs sau Je marché en v introduisant ta qualité désirée et en donnam entière satisfaction au cqnsom-niflleur.Par la coopération, qui a unifié et solidifié la position du producteur sur les grands marchés, ce dernier voit scs animaux vendus ou abattus par ses propres institutions qui lui assurent justice et équité- Le producteur prépare ainsi un produit qui répondra mieux aux exigences du consommateur.La coopération a éliminé des sources d’exploitation et les expéditions d’animaux en commun par leur coordination maintiennent les prix sur une base plus stable.Avec les renseignements et les conseils fournis par nos organismes coopératifs de vente efl collaboration avec les abattoirs coopératifs, avec la coordination des expéditions, avec le travail et le dévouement des em-plovés, les producteurs sont assurés de profiter des meilleures conditions du marché, d’expédier un produit fini et à point, et par là de s’assurer touiours un meilleur revenu.11 est cependant curieux de constater que certaines cooi>é-ratives semblent se désintéresser du fait qu’elles possèdent un organisme coopératif s’occupant de la vente et de la distribution sur le marché des animaux vivants.Et combien de prétextes peuvent être donnés par ces coopératives qui se refusent d’expédier leurs animaux aux organismes coopératifs de vente, qui leur appartiennent et qui sont là pour les défendre alors qu’elles préfèrent expédier leurs produits à des organismes qui les I ront remédier à cet état de cho-I se en expédiant touiours à l'en-! droit qui leur offre ie plu» ; d’avantages dans la vente de leurs animaux.En agissant ainsi, ils prouveront qu’ils se rendent ; pleinement compte où sont et | où seront toujours leurs meiî-I leurs intérêts._____ PRODUCTION ET VENTES DE GAZ Nouveaux sommets atteints depuis le début de l’année.Les ventes de gaz fabriqué par les compagnies distributrices du Canada s’élèvent à 2,4f>4,-997 M pieds cubes en février, en comparaison de 2,478,692 M en janvier et 2,315,827 M en février 1947 et les recettes provenant des ventes touchent $2,335.-463, contre $2,365,245 en janvier et $2,027,055 en février 1947.Durant les deux mois, janvier et février, les ventes s’établissent à 4,94^,689 et les recettes à $4,700,709, comparativement à 4,708.462 et $4,138,357.Les ventes de gaz naturel s’élèvent à 5,236,425 M pieds cubes, contre 5,271,207 M en janvier et 5,138.044 M en février 1947 et les recettes provenant des ventes atteignent $1,773,693 contre $2,365,245 en janvier et $1,665,-635 en février l’an dernier.Durant les deux mois terminés en février.10,507,626 M pieds cubes sont vendus pour $3,522.351, comparativement à 10,319,799 M pieds cubes d’une valeur de $3,-321,292 en février 1947.La production de gaz naturel touche un nouveau sommet en février, soit 6,726,773 M pieds cubes contre 6,319,243 M le mois précédent et 5,985,254 en février 1947.Pour les deux mois, le total cumulatif est de 13,046,016 M contre 11,946,060 durant la Eériode correspondante de 1947.a production de février se répartit comme suit; les chiffres du mois précédent sont entre parenthèses: Nouveau - Brunswick, 40,109 (47,9131 M pieds cubes; Dntario, 969,233 (1,101,-073); Saskatchewan, 32,331 (33,-480); Alberta.5,685,100 ($5,136,-777) M pieds cubes._________ Statistiques sur la production du charbon Personne n’administrera une succession avec plus de sécurité que la Fiducie; l’institution est précisément née du besoin d’éliminer tous les risques que peut faire courir le fiduciaire individuel.Nommez-la votre administratrice dans votre testament.Les quelque $24,500,000.00 qu elle gère présentement sont constitués de plus de petites fortunes que de grandes.Et c’est logique; qui a moins ne doit tien risquer.^ SOCIETES NATIONALE DE FIDUCIE 410.A-JKUUB».MortrtÜ.HAJ» l e volume des recettes d oeufs a été abondant et bien que le | trafic se soit amélioré il est res- ! te un excédent assez important, mais ce dernier est expédie a l’Office des produits spéciaux pour la dessiccation.La demande île consommation est^ un ¦ peu meilleure et porte principa- .lement sur les A-(iros dont le | mouvement est satisfaisant.Les ; A-poulettes, difficiles à écouler.; accusent une baisse d’un cent la , douzaine: les “M se font de I jilus en plus nombreux et ne sont guère prises.Do façon générale le marché se maintient soutenu.| On cote les expéditions triées .sur place aux cours suivants, ; caisses gratuites: catégorie a- j gros 43-431moyens 41-4t,J, [ poulettes 371 -39, catégorie B ; 38-39.catégorie C 31.Les prix de gros aux détaillants pour les oeufs en vrac sont.j comme suit: catégorie A-gros 45-47 moyens 43-45.poulette 41-43.« ¦Leone B 41-43.Catégorie C •'-38.Voici les prix de détail aux consommateurs: Categorie A- gros 48-52, moyens 46-50.poulettes 44-47.catégorie B 44-47.catégorie C 38-41.Peu de changement à signaler sur le marché des volailles abattues.Le mouvement vers les voies du détail est assez actif.Les poulets de 4 à 5 livres se vendent plutôt bien, grâce à ta rareté de g/os oiseaux.Les prix n’ont pas varié., Les commerçants offrent les prix suivants aux expéditeur» pour les volailles en boîtes, livrées: poulets, 4 livres et au-dessus, catégorie spéciale de lait 44-46, A de lait 43-45.B de lait 37-41, C 25-28: au-dessous de i livres, catégorie spéciale de lait 4L A de lait 40.B de lait 34.C 18: poulets de gril au-dessus de lYi livre, catégorie spéciale de lait 39-46, A de lait 38-45.B de lait 31-41, B 25-35, C 15-27: poules au-dessus de 4 livres, catégorie A 32-38, B 30-35.C 16-20: au-dessous de 4 livres, catégorie A 20-25, B 18-23.C 10-16.Les livraisons de poules et de poulets à griller vivants ont été considérables et au-dessus des besoins, la demande actuellement n’étant pas très animée.Les poules de surplus trouvent un débouché abattues; pour ce qui est des poulets de gril il v en a maintenant assez pour suffire à la demande et certains lots trouvent difficilement acquéreur.A tout prendre, le marché est un peu coulant et accuse une légère baisse dans les prix.Des courtiers aux grossistea les volailles vivantes font les prix suivants: poules de 5 livres et plus 32-34.4 à 5 livres 25-29; poulets de gril 2A6 livres et plu» i 30-35; poulets de 4 à 41,j» livres j 36-37; vieux coqs, tous poids, i 15-18; vieilles dindes 36, vieux dindons 30; canards.5 livres et plus 34-36.Les prix pavés aux expéditeurs sont de un à deux cents plus bas.RUMANIA tActea BEOGRAD O •clorade SAHAJCl'C S1BEWK DUBROVNIK DR JOZA VILFAN ADRIATIC IKOPUS YUGOSLAVIA U YOUGOSLAVIE JJ- )JARCHE DES ANIMAUX DE BOUCHERIE ACTIVITE ECONOMIQUE DANS LA REGION MONTREALAISE A cause de sa position stratégique, à cause aussi de ses riches ressources naturelles, la Yougoslavia a.pendant des siècles, servi de route de passage aux principales invasions.D’une superficie de 100,000 milles carrés et d’une population de 15,000,000 d’habitants, la Yougoslavie s'est formée, il y a 30 ans, autour des deux anciens royaumes de Serbie et de Monténégro.D’abord cossue sous le nom de Royaume des Serbes, Croates et Slovènes ou Yougoslavie (Patrie des Slaves du Sudf, elle a connu, de 1941 à 1945, les rigueurs de l’occupation naxie, pour emerger du conflit sous la forme d’une “république démocratique populaire", avec le maréchal Joxip Bros (“Tito") comme chef d'Etat, Terre de culture et d’éievage — surtout du porc — la Yougoslavie n’en est pas moins en même temps le principal producteur minier des Balkans.Son représentant auprès des Nations-Unies est |oza Viîtan, rouge.Pavillon: bandes horizontales bleue, blanche at rouge avec étoile L’OEUVRE DE L’OFFICE DU CREDIT AGRICOLE Prêts considérables — Coût de construction minime Il y avait en vente sur les deux marchés du bétail de Montréal cette semaine, 720 bêtes à cornes, 250 moutons et agneaux, 3,- [ 244 pores et 3-886 veaux.En plus, 171 bêtes à cornes et 1 veau furent consignés aux maisons de salaison, et 65 bêtes à cornes furent maniées dans les cours à destination d’autres endroits au Canada.Les transactions de cette semaine sur les bêtes à cornes, les moutons et les porcs furent actives et les prix fermes.Les bons bouvillons rapportèrent $16.50 à $17.50 en plus de 11 de choix pesant environ 1,132 Ibs à $19.25; les moyens, $14.50 à $16 et les communs légers aussi bas que $11.Les taures va-raient entre $9 et $16.50.quelques-unes de choix à $17.Les bonnes vaches étaient de $13 à $15, quelques-unes $15.25 et $15.-50; les moyennes, $11 à $12.50 et les communes $8.75 à $10.Les animaux pour la mise en conserve donnaient de $6 à $8.50.Les bon taureaux rapportèrent $12.-50 à $14 et les communs aussi bas que $9.La majorité des bons veaux de» lait se vendirent à $18, quelques-uns $19; les communs à moyens, en lots mélangés, entre $14 et $16 selon le poids et la qualité.Les veaux de chaudièrfc, $8 à $12.Les agneaux du printemps pesant 40 Ibs ou plus se vendirent de $12 à $14, les sujets plus légers n’étaient pas en demande.Les moutons variaient entre $6 et $11.Les pores se vendirent fermes à $29 et $29.25 pour la catégorie A et les truies $19 à $20 abattues.Selon le raouort hebdomadaire de Dun & Bradstreet of Canada.le volume des ventes effectuées la semaine dernière dans le commerce de détail est sensiblement supérieur à celui enregistré pour la même période l’an dernier.Le rapport mentionne toutefois que l’augmentation de» prix serait la cause d’une diminution du pouvoir d’achat liu consommateur particulièrement en ce qui concerne les articles de grand luxe.LES VENTES DE VETEMENTS La.plupart des grands magasins de la région ont accordé aux ventes de nouveautés du printemps une attention particulière.Une très forte publicité a été faite •pour acitver la vente du vêtement.Les résultats, affir-me-t-on.ont été excellents particulièrement dans le vêtement pour femmes.Le rapport indiqua Un rapport fourni par l’Office ces ont été construites au coût du crédit agricole du Québec moyen de $200 chacune.Les rédonne une idée de ce qu’il a fait, j parations d’ordre majeur aux au cours de ses onze années | maisons ou aux grandes-étables d’existence, pour aider les culti- j ont été évaluées à $300 vateurs de la province à amélio- j rer leur ferme.Pour la 2e année consécutive, viron 2,000 délégués de toutes les provinces du Canada assisteront à ces importantes assises dont le but est d’aider à la solution des nombreux problèmes de notre industrie.Comme par les années passées.le programme comprend un assez grand nombre de conférences qui seront suivies de discussions.Les sujets au programme sont les suivants: Relations entre employeurs et employés, tarifs et contrôles, recherches industrielle et scientifique, éducation et relations publiques, transport, commerce et finance internationale, assurance, législature et taxes, protection contre le feu.» mm.Dividende déclaré $0.07% payable le 2 juillet aux actionnaires de Tip Top L’Office a établit la statistique , Tailors Co., jnscrits le 1er juin ci-dessous publiée, ayant trait l’Office a chargé son bureau de | revision de procéder à une revi-: sion des prêts consentis.L’an ^ dernier, étude était faite des prêts consentis en 1937 et en 1938; cette année, l’étude a porté sur les emprunts de 1939, 1940 et 1941, emprunts dont les con-tracteurs sont encore sur leur terre.On a envoyé à ces emprunteurs un questionnaire dans lequel on demandait, si depuis l’obtention de leur prêt, ils avaient fait des constructions nouvelles sur leur propriété.Un nombre de 7,084 questionnaires ont été envoyés, dont 5,466 sont revenus.COUT DE CONSTRUCTION L* service de revision de l’Office établit que la moyenne du coût de construction des maisons a été de $1000, de même que celui des granges-étables.Les bâtisses secondaires ou dépendan- aux constructions nouvelles et aux réparations importantes.(Cette statistique n’a rapport qu’aux emprunteurs ayant contracté leur emprunt en 1939, 1940 et 1941, encore sur la terre et ayant répondu au questionnaire).Constructions nouvelles: 282 maisons 698 grandes-étages .X 3,779 bâtisses secondaires X X $1600 1660 *X! $282,600 698,000 755,800 Ÿ * Ÿ $0.50 payable le 1er juillet aux actionnaires de J.-L.Robertson Manufacturing Co„ inscrits aux livres le 19 juin; $0.62% payable aux actionnaires privilégiés de la même compagnie également inscrits le 19 juin.36 36 $0.17% sur les actions ordinaires et $1.75 sur les actions privilégiées payable le 30 juin aux actionnaires de Russe'! Industries Ltd., inscrits le 11 juin.36 36 36 $0.20 payable le la juin aux actionnaires de Sarnia Bridge i encore que les articles de sport, les vêtements légers pour hommes ont connu une très forte de- ; mande.EPICERIE L’activité dans ce domaine a été considérable au cours de la i semaine dernière.Les épiciers ont remarqué une forte augmentation dans la demande des légumes frais, dans la demande de poisson et de produits en conserve.Toutefois, nombre de légumes e tde fruits ne sont pas en-¦ cire sur le marché en quantité disponible.On a remarqué ces jours derniers, une assez forte tendance à l’augmentation du prix des légumes et des fruits.LE COMMERCE DE GROS Les acheteurs en gros semblent actuellement se borner à répondre à la demande et aucunement désireux de se constituer des stocks.Plusieurs cenendant manquent de marchandises de certaines catégories alors qu’its ont des stocks considérables dans d’autres catégories.Le volume des ventes est assez éleve.Les denrées alimentaires, les nouveautés de printemps de meme uue les matériaux de construction, les appareils de culture, les appareils électriques sont l’objet de la plus forte demande.FAILLITES COMMERCIALES Au cours de la semaine dernière.6 faillites commerciales furent enregistrées dans la region avec un passif de $63,20.L'an dernier, pour la même période, les faillites commerciales avaient également été au nombre | de 6 avec un passif de $166,369.Total.$1,735,800 ! Co-, inscrits le 31 mai.N ^ ^ Réparations majeure* aux bâ- j $0.25 payable le 2 juillet aux tisse# suivantes: 2,762 maisons 1866 grandes-étables .1430 diverse* bâtisses secondaire* , Total ., , X $300 X 660 | actionnaires du Huron and Erie $828 860 .M?rt8aSe CorP- inscrits le 15 559.860 X 160 143,060 $1,531,400 FORMATION D’UNE NOUVELLE COMPAGNIE D’AUTOMOBILES La production de charbon s'élève à 1,141,098 tonnes en février contre 1,136,088 en février 1947.Durant ces deux périodes, la production se ressent des grèves, l’an passé, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Ecosse, cette année en Alberta et en Colombie canadienne.Le total cumulatif pour les deux premiers mois de l’année est de 2,-526,154 tonnes contre 2,836.551 durant la période correspondante de l’an dernier.Au regard de février 1947, la production diminue de 44 p.c.en Alberta et 67 p.e.en Colombie canadienne par suite de la grève commencée le 16 janvier.La Saskatchewan, par contre, accuse une augmentation de 40 pour cent sur la production de février 19(7.En Nouvelle-Ecosse et au Nouveau-Brunswick, la production normale se maintient et accuse une légère diminution sur le mois précédent.U» production de coke s’élève à 291,000 tonnes en février «entre 323,000 tonnes en janvier et 289,000 tonnes en février 1947.Le total cumulatif pour le* deux premiers mois de Tannée est de 614,006 tonnes contre 627,600 durant la période correspondante de 1947.Les importations de charbon s’élèvent à 1,103,281 tonnes contre 1,178.735 en février 1947; les exportations, 11,369 tonnes eoti-tre 37.367.Demandes à la Cammic» sion municipale de Québec LISTE DES COMMISSIONS SCOLAIRES QUI SE SONT PREVALUES DE LA “LOI POUR ,- , , , , ., TA’SFSnn% sur le mutuel ne sera plus perçue et les parieurs bénéficieront de cette dimnution, car au lieu de réduire 17 Va % sur le moulant engage dans les paris de chaque épreuve, l’on soustraira 12%% seulement avant de faire Je partage entre les personnes qui posséderont des billets sur les pur-sang qui se classeront en première, deuxième ou troisième places, ce qui veut dire que les fervents du turf profiteront d’environ deux mille dollars les jours de semaine et de $6,000 les samedis et jours de fête.Pour ce qui concerne la taxe sur l'admission générale, il convient de dire que les dirigeants des pistes de courses, tant dans le Québec que dans les autres provinces du Dominion, ont absorbé cette taxe depuis son imposition et ii n'est que juste et raisonable.croyons-nous, que les jockey clubs soient maintenant dégagés de cette dépense supplémentaire.Les amateurs qui ont fréquen-I '¦ les pistes de courses depuis les vingt-cinq dernières années ont pu constater que tous les hippodromes ont diminué sensiblement leurs prix d'admission, car tous se rappellent qu’en 1915 jusqu'en 1930 ou 1931, bon exi-rcait $2.50 à la piste de Blue Bonnets, $2.00 à Dorval.$1.75 au Mont-Royal, $1.50 et $1.25 aux autres pistes qui étaient alors d'un demi-mille.Lorsque le krach se produisit les dirigeants du turf diminué- , rent considérablement l’admis- ; sion aux courses et l’on se sou- j ! vient que les prix tombèrent à ! 50 sous et dans certains cas, où des billets de faveur furent émis, j l’on n'exigeait que 25 sou® pour prendre place dans la grande j estrade et que l’admission au .paddock fut également abode.! C’est donc dire que le public n’a | pas été exploité et même aujourd’hui avec les prix modiques qui sont exigés l’on se montre fort i raisonnable et qu’il serait injuste d’exiger une diminution supplémentaire aujourd’hui alors que | les frais d’administration sont de 30 à 40% plus élevés qu’il y a | vingt ans.Nous ignorons ce que décide ront les officiers des pistes où se donnent des réunions de courses i sous harnais, car aucun des offi-| eiers n’a fait de déclaration, mais il y a tout lieu de croire que les propriétaires des diverses ; pistes de notre province prendront une décision identique à celle de Blue Monnets.Parlant de courses sous harnais, nous désirons souligner l'intérêt accru dans ce genre rie sport, car depuis quelques années les hippodromes de Montréal, de Québec, de Sorel et des autres centres sportifs enregistrent une augmentation considérable dans les assistances et avec le système du pari-mutuel en vigueur un nouvel intérêt s’est développé et l’on réalise un succès financier sans précédent.Puisque nous en sommes sur la question du pari-mutuel, nous nous demandons pour quelle raison les dirigeants des pistes Bine Bonnets et Connaught Park n’auraient-ils pas la permission de donner des matinées les dimanches comme la chose se pratique sur les pistes réservées aux courses de trot et d’amble?Le département de l’agricultu-I re, à Ottawa, se montre très sé-! vère à l’égard des coureurs mais I pour ce qui concerne les trotteurs on permet, du moins on to- festesrs su-as tr.k JisssmuTv'wr * ** * — , SUK, Doiofhy Kirby, Mme I.Ce.2S ^dï'f“*• affronter Louise Sixième défaite de suite des Dodgers Les Pirotes l'emportent par 8 à 4 — Les Cubs gagnent Dons l'Américaine Brooklyn, 22 (A.P.) — Les Pirates de Pittsburgh ont infligé, hier, au^ Dodgers de Brooklyn, leur sixième défaite consecutive Ils l’ont emporté par 8 à 4.Frankie Gustine a été le grand héros des vainqueurs au bâton avec cinq coups sûrs contre quatre lanceurs ries Dodgers.Les Pirates ont envoyé Rex Barney, le lanceur débutant des Dodgers, aux douches, en moins de trois manches, en comptant une fois dans la première et deux fois dans la troisième.Preacher Roe remplaça Barney au monticule dans la troisième, avant qu’il y eut un seul homme de retiré- Roe se tira très bien d’affaires en retirant les trois frappeurs suivants pour mettre fin à la manche.Les Pirates tombèrent cependant à bras raccourcis sur les offrandes de Roe dans la cinquième alors qu’ils comptèrent trois points.Un circuit du receveur Max M’est donna trois points au Pittsburgh.Le vétéran lanceur Frit* Os-, termueller commença la joute au’ monticule pour les Pirates et CARTES D’AFFAIRES CINEMATOGRAPHIE REMBOURREURS MATELASSIERS ATTENTION!! Couvents - Collèges La plus grande librairie de films 8-16 M.M.silencieux en location au Canada FILMS 16 M.M.RELIGIEUX Le Christ est vivant — Fabiola — Bernadette Soubirous — La Vierge de la Guadeloupe.ACCESSOIRES DE CINEMAS “LYRIC" HIUFIUD PICARD, prop.6981 Christophe-Colomb Montréal CR.5130 ¦SH Réparations, location, von l es Je dactylogi #-ptios, machines A cheques.rtc.assortiment complot de papier carbone et rubans.Accessoires de bureau REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER LIMITEE Spécialités: meubles et matelas sot commande ainsi que réparations.Estimés gratuits sur demande.3886.Henri Julien PL 1112 IMPRIMEURS GRAVEURS Téléphone : *BElmr 3361 L'IMPRIMERIE POPULAIRE 1ère, les pans au mutuel le dimanche et l’on ne s’objecte pas à la tenue de plus de huit épreuves.Les autorités ne peuvent pas prétexter que la chose leur est inconnue, car les annonces dans les journaux, comme à la radio, spécifient que le mutuel sera en vigueur dans les épreuves et d’ailleurs les rapports publiés chaque lundi font connaître les prix qui ont été payés sur les chevaux vainqueurs.De plus les représentants du gouvernement fédéral consultent les statistiques du gouvernement pro-vinvial et Ottawa doit sans doute toucher le montant qui lui revient sur chaque matinée.Le provincial a des représentants sur les pistes de courses et il perçoit sa quote-part sur le mutuel comme sur la taxe d’admission et un reçu est remis aux administrateurs des hippodro-dromes.Ce qui est bon pour les trotteurs devrait être acceptable pour les coureurs et nous ne voyons nullement la raison de deux poids et deux mesures dans le sport des courses.X.-E.NARBONNE EDITRICE DU "DEVOIR1 ROBERT PERREAULT 430 oaI.rue Notre-Dame, Montreal DACTYLOGRAPHES !.An ERU CR.698* - 2599 Holt, ROSEMONT LAITERIE Féée de I» Reine 24 MAI ROCHESTER ROYAUX STADIUM ITM halterie Canadian ne t i .uioaliie A.Patenaude, propriétaire tint les Dodgers totalement en échec pendant les cinq premières manches.Dans la sixième reprise les Dodgers se rallièrent pour trois points sur trois simples et un coup de trois buts.Les Dodgers chassèrent Oster-mueller du monticule dans la 7e manche quand les deux premiers frappeurs à s’amener au bâton s’installèrent sur les buts.Hall Gregg, un ex-Dodger, remplaça Ostermueller, et termina la manche sans que trop de dommage soif causé.Le Brooklyn réussit à compter un seul point dans cette reprise.King et Je rapide gaucher Joe Hatten ont succédé à Roe au monticule pour le Brooklyn.Pittsburgh ., 10-203010!—8 11 1 Brooklyn .000003100—4 10 0 Ostermueller, Gregg et Fitzgerald: Barney, Roe, King, Hatten et.Edwards LES CUBS GAGNENT New-York.2t.— Clarence Meddern et Ed.Waitkus ont mené l’offensive des Cubs de Chicago, hier, alors que leur club a disposé des Giants de New-York au compte de 8 à 3, Meddern a fait compter 4 points avec deux circuits et Waitkus en a fait compter trois sur un circuit et un triple.Les Cubs chassèrent Sheldon Jones, le lanceur débutant des Giants, du monticule, dans la cinquième manche, alors qu’ils s’assurèrent la victoire en croisant le marbre à six reprises.Maddern frappa un circuit bon pour trois points dans cette reprise.Le gaucher Johnny Schmitz, qui a remplacé Hank Borowy, dans la cinquième manche, a ténu les Giants en échec jusqu’à la neuvième manche alors que le frappeur de relève Les Layton coçna un circuit pour le dernier point des perdants.Schmitz reçut le crédit de la victoire.Chicago .001160000—8 13 1 New-York 000020001—3 10 2 Borow-y, Schmitz (5) et Schef-fing; Jones, Hartung (5), Han-sen (5), Lee (6), Newsom (7) et Westrum.Chicago triomphe des Yankees par 3 à 0 Un beau duel de lanceurs — Boston et Philadelphie gagnent Chicago, 22 (A.P.) — Un gaucher.Ld Wight, un gaucher, a lancé avec brio et son club, le Chicago, a disposé des Yankees ! au compte de 3 à 0, Ed Wight est un ancien joueur des champions du monde.Wight a accordé seulement trois coups sûrs aux puissants Yankees pour avoir le meilleur sur l’as du club newvorkais.Frank Shea, dans un intéressant duel de lanceurs.Shea a alloué six coups sûrs aux vainqueurs.Robinson a cogné deux fois en lieu sûr et fit compter un point.Dans la cinquième il enregistre un point pour être la grande «étoile de son club à l'offensive.ROBINSON BRILLE Dans la manche suivante après que Taft Wright eut fait croiser le marbre à Tony Lupien ! avec un solide simple, Robinson j suivit avec un long coup de ! deux-buts pour permettre à Wright de croiser le marbre | avec le.troisième point du Ghi- i crank Shea fut remplacé au monticule dans la 8e manche par Byrne.Shea fut responsable de ! la défaite de son dub.New-York .,.000000000—0 3 0 Chicago .00001200x—3 6 t Shea.Byrne et Niarhos; Wight et Robinson.BOSTON L’EMPORTE » Cleveland, 22 tA.P.) — Les Red Sox de Boston qui n'avaient 1 rien fait de bien au bâton depuis quelque temps, se sont réveillés let ils ont cogné 18 coups sûrs j rontre quatre lanceurs des Indiens de Cleveland pour l'emporter facilement au compte de 11 a 5, Tcd Williams, le puissant co- ' gneur des Red Sox a cogné son 8e circuit de la saison au cours de la joute.Il a frappé 4 coups surs.Les Sox ont eu vite fail de combler un déficit de quelques points dans les premières manches pour s’acheminer sûrement vers la victoire.Boston.022301120—11 18 0 Clevelan.201000200— 5 12 2 Dobson et Batts; Kennedy.Gettcl (2).Gromek (4), Kheman (9) et Hegan.PHILADELPHIE GAGNE Détroit.22.— Les Athlétiques de Philadelphie ont compté tous leurs points par groupe de trois, hier, alors qu’ils ont disposé des Tigres de Détroit au compte de 2 à 6.Les Athlétiques ont aimÿ mis fin a une série de trois défaites consécutives, Joe Coleman, qui fut chassé du monticule dans la septième manche après avoir alloué 12 coups sûrs aux Tigres, reçut le crédit de sa quatrième victoire, cette saison et Paul (Dizzy) Trout, le premier des cinq lanceurs des Tigres, fut débité de la défaite.| Hank Vfaieski, le troisième but | des Athlétiques, a fait compter I trois points avec un double et : deux simples alors que le Phila-i delpbie a profité de deux erreurs des Tigres pour réussir à croiser le.marbre neuf fois avec seulement 10 coups sûrs.Les Tigres cognèrent 14 coups sûrs contre Coleman et Nelson Potter, Bob Swift frappa pour le circuit pour les perdants.Hott Evers a également bien fait au bâton pour le Détroit avec un triple, un douille et un simule.Philadelphie 303003000—9 10 2 Détroit .000211200—6 14 2 Coleman.Potter (7) et Rosar; Trout.White (3), Overmire tiroeédera aux élections annuel-I les.Le soir, autre banquet au Châ-tcau de Blois, sous la présidence d'honneur de S.F.Mgr Gcor-ges-Léon Pelletier, évêque des Trois-Rivières, et de M.Maurice Duplessis, premier ministre de la province de Québec.Invité d'honneur: Me Vv.Guertin, président de la Fédération des Saint-Jean-Baptiste de l’Ontario.Sections féminines [.es sections féminines de la ! Sainl-Jean-Baptiste prendront part aux banquet du Château de Blois et tiendront deux assemblées plénières, l'une samedi I après-midi et l’autre dimanche après-midi.Samedi, la conférencière sera Mlle Maria Boivin, présidente de I la section d'Iberville.Sujet: | “Rôle de la Canadienne fran-| çaise”.Dimanche, Mme E.-H.Fortier, présidente de la section sherbrooKoi.se, donnera une causerie intitulée: “Nécessité des Saint-Jean-Baptiste féminines”.Frontière fermée sauf sur un point Berlin, 22 (A.P.) — Les autorités américaines d’occupation •a Allemagne ont répliqué aux •strictions soviétiques Sur le transport interiones en décréant à leur tour que les missions "nvoyées par les Soviets vèrs l'ouest du pays devront toutes, i l'avenir, traverser la frontière des zones en un seul point désigné à l’avance.Anne et Miche! 1er se marieraient en Grèce Sourds Le NOUVEAU et Ultra-Mince APPAREIL ACOUSTIQUE PARAVOX UNE SEULE CIECB Avant de faire l’achat d'un appareil acoustique essayer le nouveau PARAVOX qui ne pèse que 3% onces (sans batterie).D usage tris facile.IE PLUS SIMPLE — LE plus solide — LE PLUS ECONOMIQUE _ INCASSABLE — GARANTI.Quel que soit votre degre de snrdlta avec PARAVOX.vous entendres clairement.DEMONSTRATIONS GRATUITES ET A DOMICILE SI DESIREES.GILBERT JOBIN SPECIALISTE 3610 Duroch., LA.5975 UN SEUL BUREAU A MONTREAL Plus court qu'un stylo i Athènes, 22 (A.P.V — Un intime du palais royal d’Athènes laisse entendre que l’ex-roi Michel 1er de Roumanie et la princesse Anne de Bourbon-Parme s’épouseront bientôt n cette ville.Hier, le premier ministre grec Sophoulis annonçait que l'ancien souverain roumain doit arriver en Grèce le 2 juin pour y visiter son oncle, le roi Paul 1er, Le journal royaliste ministériel “Vradyni” annonce par là-dessus re matin que le mariage aura lieu bientôt à Athènes; mais il ne donne pas la source de son information.- — i ^ - L'industrie laitière Québec, 22~üÜN.C.) — L’Association des techniciens en in-! dustrie laitière du Québec, tien-; dra sa 50e convention annuelle I dans la salle de réceptions de la laiterie de la Madeline, à Laprai-ric, les 24 et 25 mai.Le thème de la convention est: “Le rôle du technicien dans l’industrie”, f.cs importantes assises seront sous la présidence de M.J.-P-Nadeau, président de l’Association.Linoléums incrustés, grand choix de couleurs, vendus et posés Qeolg£â-tmile Champeau 1829 SAINT-DENIS (en iace du théâtre St Denl») EL.24*3 Ré» AM.8411 GUaHfeHiAH&L Acutà- le éeàdMce ded.fruUnè.•hUm MONTRÉAL ET OTTAWA En vigueur le dimanche, 23 mai 1948 X compter d« dimonch», I® 23 mai prochain, lei trains Nos 47 et 48 ®ntr® Montréal et Ottawa circuleront d’après l’horair® suivant: No 47 TOUS IFS JOU«S Dép.Montréal.8 35 AM Arr.Ottawa.11.50 AM AU U Kl DF TOUS IFS FOURS 9.30 AM 12.45 AM NÇÜ W*.F*.Ota.I*.Dép.Ottawa.7.30 AM 7.45 PM Arr.Montréal.10.45 AM 11.00 AM Il y aura raccordement à Coteau avec les freins de Valleyfleld, dans les deux directions.L’heure indiquée est /’heure normal* de /'fit.Pour plus amples renseignements relativement è Pho-raire de ces trains aux gares intermédiaires, veuillez consulter nos agents.SfiSÜËilÉNATIONAL OUVERTS DE 9 H.A 5 H.30 TOUS LES (OURS — SAMEDI COMPRIS.ACHÈTE BIEN QUI ACHÈTE CHEZ DUPUIS L’incomparable SOFA DAVENPORT de haute fabrication X Le véritable PANAMA à porter dés maintenant VENEZ LE CHOISIR CHEZ DUPUIS CE MATIN PRIX TRES AVANTAGEUX (selon la qualité) .00 S50 7 50 10 Naturellement, vous choisirez le plus cher car vous désirez un chapeau durable, à l’épreuve des ondées .Une paille véritable panama sud-américame, qui conservera sa forme ., Li PANAMA chapeau léger par excellence, absolument nécessaire tout I été .surtout aux jour* chauds .en visite, en voyage, 4 la ville.Votre choix d’un ruban fântaisie.CANOTIERS IT AUTRIS CHAPEAUX *2 Q £ de paille légère pour l’été.CHACUN DUPUIS — rez-de-chaussée (SM-Cathertne) ' '.- ms ».*w' \ X iwglii J* .-rrw v "v'¦ • >• mmm ; « - J - I- .¦ /¦-.•' ' , - : » * ¦ - * i ! 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