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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 24 juin 1948
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1948-06-24, Collections de BAnQ.

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“L* Carné g ttt un* nation tOuvaraine *t ne peut cote docilité accepter de la Gcande-Scetayne ou dei Etatt-Uni* ou de qui que ce toit d'autre, l'attitude qu'il lui faut prendre envett le monde." Lord TWEEDSMUIR Direct ear i Gérard FBJCN FAIS CE QUE DOIS Rédacteur •• chsî i Oner HEItOUX VOLUME XXXIX — No 146 Ste Marie d'Oigniet.TEMPERATURE INCERTAIN MONTREAL, JEUDI, 24 JUIN 1948 Cinq sous le numéro DEWEY EN TETE A PHILADELPHIE Pour la Fête nationale Une leçon d’optimisme Le drame de Pembroke et ses suites — L'oeuvre d'humbles héros Les petits enfants de l'école libre Jeanne-d'Arc jouent sur la terre de Sainte-Foy- L'hommage prochain On dépensera plus La convention américaine NE POUVONS-NOUS CONTINUER L'OEUVRE DES AÏEUX?Nos lecteurs ont jadis beaucoup entendu parler de Pembroke.Ce fut le théâtre de l’un des plus émouvants, des plus dramatiques incidents de la lutte scolaire franco-ontarienne.Les Canadiens de Pembroke n’étaient pas nombreux et, pour la plupart, ils étaient loin d’être riches.C’étaient surtout d’humbles travailleurs.On entretenait jadis sur leur avenir, corn- : me groupe français, d’assez inquiétantes opi-1 nions.Les échos passaient la frontière pro- i vinciale et nous demandâmes un jour au Père Charles Charlebois, le grand lutteur :| "Mon Père, on dit qtte le groupe de Pembroke est mort.Qu’en est-il vraiment?” Le bon Père eut un geste de dénégation et répondit: “Ce n’est pas tout à fait cela.Le groupe est, à la vérité, bien malade; mais en s'approchant de très près, en prêtant une oreille attentive, on peut encore percevoir les battements d’un coeur qui persiste à ne pas > mourir".• On sait la suite.Il y avait à Pembroke, groupés autour du cercle Lorrain, un certain nombre de patriotes, hommes et femmes, en qui vivait toujours la flamme sacrée.L’n beau jour un incident éclata qui révéla la puissance de ce sentiment, rendit brusquement fameux certains noms, celui du vieil ouvrier qu’on appelait le Père Longpré, celui d’un ancien instituteur, devenu artisan et qui vit encore, à pey près perdu dans la foule montréalaise, M.François Bérubé, celui surtout d’une jeune institutrice, physiquement frêle, mais d’une grande énergie morale et d’une intelligence fort au-dessus de la moyenne, Jeanne Lajoie.Quand sonna l’heure décisive, Jeanne Lajoie, qui n’était pas de la région, dit aux | gens: “Je suis prête à m’en aller.Je pour-' suivrai ailleurs ma besogne d’institutrice;\ mais si vous voulez vous battre je suis à vos \ ordres.” Ce fut de cette énergique volonté, de celle de ses premiers compagnons d’armes, de celle d’un certain nombre d’ouvriers et de femmes héroïques que naquit l’école libre, placée sous le patronage de Jeanne d’Ârc, et qui fut d’abord installée dans la maison d’un brave homme de là-bas, M.Moïse Lafrance, qui prit en plus à sa charge le logement et la nourriture de l’institutrice.• Celui qui écrit ces lignes eut le bonheur d’assister, en compagnie d’Edmond Cloutier, qui était alors secrétaire de VAssociation cnnadienne-française d’Education de l’Ontario, à la séance d’ouverture de l’école.Ce fut à la fois très simple et profondément émouvant.La jeune institutrice, à peine plus haute que les plus grands de ses élèves, ne fit point de mélodrame.Comme si l’école avait été ancienne déjà, elle fit tout tranquillement l’appel des élèves et commença sa classe.Quelque temps après, nous vîmes arriver le Père Longpré, qui avait organisé son travail de façon à s’assurer, ce matin-là, quelques minutes de liberté.A ces modestes écoliers, le vieillard dit simplement, en montrant de la main les flots rie l’Outaouais: “Champlain, les missionnaires, les voyçgeurs ont passé ici .Leurs successeurs y ont semé les germes d’une vie catholique et française .Ce qu'ils ont fait, ne saurons-nous pas le continuer?” Il y avait quelque chose de poignant à entendre ce vieil ouvrier s’adresser ainsi à des petits enfants d’ouvriers, les relier moralement aux Pères de la patrie et les charger pour ainsi dire de la garde de l’héritage ancestral.• C’était à la vérité un poète en même temps qu’un héros que ce noble vieillard.Peu de gens, même parmi les professionnels, ont eu au même point que lui le sens de 1 histoire et de sa continuité.Les anciens se rappellent qu’il,n’avait pas hésité à faire le voyagg de Québec, des centaines de milles, pour prélever, sur le théâtre de la bataille heureuse de Sainte-Foy, un sac de terre qu’il était allé faire bénir par le vénéré cardinal Bégin et qu’il répandit sur le terrain de l’école Jeanne d’Arc, pour que les petits enfants de là-bas puissent jouer sur de la terre française et pour ainsi dire sacrée.• Quant à la jeune institutrice, devenue le prototype de toutes ses compagnes qui ont illustré par leur courage et leur dévouement la lutte scolaire ontarienne, que le travail devait tôt épuiser et qui repose aujourd’hui au cimetière de la Côte-des-Neigès, combien de gens nous ont dit là-bas: “C’est elle.Monsieur, qui a été la grande lutteuse, qui a éveillé et soutenu les énergies”.Jeanne Lajoie nous en voudrait de paraître confisquer à son profit le mérite des autres.Elle était la première à louer les services du Vieux Longpré, de M.Bérubé et de leur» compagnons de travail.Elle parlait avec admiration et une filiale affection des mères de famille qui avaient soutenu l’effort commun, qui l’avaient traitée comme leur enfant.Les années ont passé et, dans une réunion de la Saint:Jean-Baptiste, à Montréal, on a pu entendre un jour le délégué de Pembroke dire: “Venez chez noris, vous y verrez des monuments, en chair et en os, qui disent le mérite des pionniers: ce sont ces belles jeunes filles, ces grands garçons qui, fièrement, parlent aujourd’hui le français dans les rues de Pembroke”, , • Le Droit nous apportait tout récemment, sur le même point, un témoignage d’une haute éloquence : le récit du concours de français auquel prirent part tous les élèves des classes bilingues de Pembroke.La province de Québec n’est pas.pour son honneur, restée indifférente devant cette page d’épopée.Le Vieux Longpré a son monument à l’Assomption, son pays d’origine.Paul Guillet et ses collaborateurs ont obtenu pour les cendres de Jeanne Lajoie, dans l’un des endroits les plus beaux du cimetière de la Côte-des-Neiges, un site qui, pour le moment, ne porte qu’une modeste stèle, mais garde le souvenir de l’héroïne et préfigure l’hommage que lui apportera un jour la gratitude des siens.L’inauguration de cette stèle fut émouvante.Sur la tombe de Jeanne qn jeta une poignée de la terre venue de Sainte-Foy.Les discours terminés, quelques jeunes filles timidement s’avancèrent et demandèrent la permission d’offrir, au nom de l’Acadie, à la mémoire de la petite maîtresse d’école, un hommage particulier.Bel exemple de l’union de la race dans la fidélité à ses croyances sacrées et à ses plus hautes traditions: C’est au chant de Y Ave Maris Stella, l’hymne national acadien, mêlé aux dernières prières, que se termina la pieuse manifestation.• Peut-être en ferons-nous, sans trop de retard, une autre, qui illustrera à la fois la gratitude des anciens élèves de Pembroke et la fécondité de l’oeuvre de l’héroïque institutrice.Nous rencontrions, en effet, voici quelques mois, un homme en vue de Pembroke, qui caressait le projet d’amener à Montréal, au tombeau de Jeanne, un certain nombre d’élèves franco-ontariens, anciens et nouveaux, des écoles de Pembroke.Nous espérons que le projet n’aura pas été abandonné, qu’il pourra sans trop de retard se réaliser.Ce jour-là, sûrement, les Canadiens français de tous les groupes de notre province comme de l’Ontario, des autres parties de l’Amérique française aussi, s’associeront dans un commun hommage à la mémoire de l’admirable enfant dont le nom est devenu un symbole, et presque un drapeau.24.vi.4R Orner HEROUX de deux milliards Nouvelles estimations présentées par le ministre fédéral des finances Ottawa, 24.(C.P.) — Les dépenses projetées par te gouvernement pour la présente ann^e fiscale ont dépassé les deux milliards de dollars, aux Communes, hier.Le ministre des finances.M.Abbott, a présenté des estimations supplémentaires de $197,067,420.Ces estimations rouvrent des dépenses non prévues ou ignorées quand on avait présenté les principales estimations, au début de la session.Les estimations de dépenses pour Tannée fiscale s’élèvent maintenant à $2,182,-213,480.Les dépenses de Tannée dernière s’étaient élevées a $2,106,177,192.Presque tous les ministères ont enregistré de nouvelles dépenses, mais les principales sont prévues par les ministères de la santé et des affaires des ar, eiens combattants.Les dépenses du ministère da la santé comprennent une somme de $30,000,000, qui sera distribuée aux provinces pour les aider à améliorer leurs se rvices de santé.Elle servira aussi à la réalisation du uan national d’assurance santé.Le premier ministre a dit, le mois dernier, que toutes les provinces pourront recevoir leur part, qu’elles aient signé les accords de luxation avec le gouvernement fédéral, ou non.Une somme de $41.417.500 sera consacrée par le ministère des affaires des anciens combattants à couvrir les récentes augmentations des pensions et des allocations aux anciens combattants.ajournée jusqu’à 2 h.p.-m.La séance terminée à 4 heures ce matin a vu seulement la présentation des candidats -Sept aspirants à la nomination d'un champion officiel du parti à l'élection présidentielle de novembre - Applaudissements faibles pour McArthur, prolonges pour Dewey, Taft et Stassen - Ces deux derniers songent à un rapprochement après le deuxième scrutin - Un compromis pourrait se faire entre eux et désigner au besoin Vondenberg — Tous les groupes courtisent Warren — Rôle prépondérant de Lodge Le congrès éu Barreau s’ouvre aujourd’hui Mont Tremblant, 24 (U.P.) — Le congrès du Barreau de la pro-vinre de Québec s’ouvre aujourd’hui au Mont Tremblant.Cette fie réunion annuelle de nos avocats se terminera dimanche prochain.On y discutera des amendements au code criminel et des droits additionnels accordés à la femme mariée.BLOCS-NOTES Terre-Neuve et la centralisation C’est le 22 juillet que les élee leurs de Terre-Neuve tiendront un nouveau plébiscite où ils choisiront entre deux solutions: l’entrée d»ns la Confédération canadienne comme dixième province ou le retour au gouvernement autonome.Ce dernier choix part avec une légère avance puisqu’ obtenu une pluralité Je bée sur l’entrée dans la Confederation, au premier plébiscite.Il est fort possible, pour ne pas dire probable, que c’est la politique centralisatrice d’Ottawa qui effraie les électeurs de Terre-Neuve.Et ce sentiment est indirectement corroboré non seulement par les dissensions que cette politique suscite déjà à Tinte-rieur de notre pays, mais aussi par le résultat négatif du plébiscite récent tenu c i \y Lu gouvernement t vrillisle : tralien a demandé à la population de l’autoriser à modifier la constitution fédérale de manière à donner au pouvoir central le contrôle des loyers et des prix.Or la population a rejeté cette demande par une majorité de Tordre de 560,000 voles.Là-dessus, le Journal d’Ottawa écrivait le 2 juin que nos centralisateurs feraient bien de prendre note du vote australien; il rappelait que chez nous des ministres fédéraux et leurs conseillers bureaucrates sont d’avis que 1rs Canadiens n’attendent que Tourpsion de restreindre les pou-des province*, qu* Topi- nion est convaincue que si Ottawa disposait de plus amples pou-inirs tous nos problèmes et nos difficultés pourraient, être résolus facilement.L'esprit de la Confédération Le Journal concluait : "Cette idée est un mythe; si demain le peuple du Canada devait voter sur unei proposition similaire à celle qui a été rejetée par l’Australie, son verdict serait semblable, sauf qu’il serait plus décisif.La raison c’est que le peuple du Canada croit en la Confédération, et sait qu’une manière de protéger la Confédération c’est d’empêcher que trop de pouvoir soit concentré à Ottawa”.Le rédacteur ajoutait encore que le grand mérite de l’autonomie provinciale c’est qu’elle porte le gouvernement vers Je public, lui en donne une plus grande part et Tincite à y accorder un plus grand intérêt; et que c’est là en somme l’essence de la démocratie.Ces réflexions valent aussi pour le plébiscite de Terre-Neuve.Depuis des années, notre gouvernement fédéral mène la guerre fiscale contre les provinces, guerre des nerfs dont les armes sont les allocations de la sécurité sociale.Les gens de Terre-Neuve voient cela et leurs sentiments autonomistes sont alarmés.Ils voudraient bien la sécurité Sociale, mais ils redoutent de se livrer à un pouvoir qui mine systématiquement les prérogatives provinciales.Le principal obstacle à l’entrée de Terre-Neuve dans la Confédération c’est probablement la politique centralisatrice d’Ottawa."Tête-de-chaudière" Un lecteur du New York Time* dont le nom — Pelletier — indique qu’il s’agit fort probablement d’un Canadien français, avait écrit à ce journal pour vanter la supériorité de la “bouillabaisse” sur le “chowder” dont le Times avait parlé.Un autre lecteur du nom de Newstrand lui a adressé dans le même journal une réponse à la fois ironique et instructive.M.Newstrand suppose que M.Pelletier a jugé que le “chowder” était mauvais, parce que venant des Etats-Unis.Or ce mets viendrait des anciens Canadiens, les voyageurs qui pendant le régime français parcouraient tout le continent nord-américain.Ces voyageurs avaient pour faire leur cuisine des chaudrons de fer qu’ils appelaient des chaudières.Aux étapes de leurs longs voyages en eanot ils préparaient du ragoût de poisson qu’ils nommaient, “téte-de-chaudière”, d’où serait venu: “rhowder-hcad”.Dans une grande partie du continent nord-américain les noms de lieu et aussi maints anciens usages gardent le souvenir de la Nouvelle-France et de son effort de colonisation.Beaucoup de vocables dont l’origine n’est guère reconnaissable sous leur allure anglaise viennent aussi de la même origine, et ces influences méritent d’être soulignées.Car le tout constitue pour notre groupe un argument historique de première valeur.P.S.Cette réunion de quatre jours, qui est sous la présidence du sénateur P.-F.Bouffard, bâtonnier général de la province de Québec, comprend 10 sessions d’études par quatre comités distincts.Ces comités s’occupent du code civil, du code criminel, du code municipal et des intérêts professionnels et sont présidés respectivement par Mes Jeun Turgeon, Claude Prévost, Camille de Martigny et Jean Trudel.Les amendements au code criminel et les droits civils aux ' femmes mariées seront mis à Té-ttkte au cours des séances de eo-‘ mité de vendredi et de samedi.On discutera également des intérêts professionnels vendredi et samedi.Le rachat des propriétés immobilières vendues pour taxes sera à l’agenda de la première séance d’étude qui aura lieu ce soir.Le comité du code municipal étudiera les concessions de contrais de construction par les municipalités au cours de la 2e séance qui aura lieu demain.Les rapports ries comités seront lus à la séance de dimanche.Les conférenciers invités au banquet annuel, samedi soir, seront: Son Kxc.M.Francisque (jay, ambassadeur de France au Canada et le juge en chef O.S.Tyndale, de la Cour supérieure ! de Montréal.Philadelphie, 24 (C.P.) - A 4 heures ce matin, quand la convention du parti républicain des Etats-Unis s'est ajournée jusqu'à 2 heures de Tapres-midi, le gouverneur Thomas E.Dewey, de Etat de New-York, semblait continuer à délenir une avance sur tous ses rivaux pour la nomination comme candidat officiel du parti à la présidence de la république.A ce moment, les noms de sept aspirants avaient été proposés; mais trois d'entre eux paraissaient seuls vraiment sérieux.Ces trois noms étaient, outre celui de Dewey, ceux du sénateur Robert E.Taft, de TOhio, et de l’ancien gouverneur Harold S.Stassen, du Minnesota, ce dernier le benjamin des sept.Après eux, les préférences allaient, dans Tordre suivant, au sénateur Arthur Vandenberg, du Michigan; au gouverneur Ear) Warren, de la Californie; au sénateur Raymond Baldwin, du Connecticut.cl au générai Douglas McArthur, du Wisconsin.C’est l'ancien adjoint de Mc-Arthur à Bataan et à Corregidor, le général Jonathan Wainwright, qui a proposé le nom du commandant en chef allié de l'occupation au Japon.Mais sa proposition n’a pas été accueillie avec le même enthousiasme tami-geur qu’on avait vu autour des noms des trois premiers aspirants.Pour ceux-ci les manifestations ont duré près d'une demi-heure en chaque cas, avec Tac-compagnement obligé de musique militaire «1 de défilé de figurants costumés que Ton voit en de telles occasions à tous les congrès de parti chez nos voisins du sud.Ix's sifflets n'ont toutefois pas manqué au début de la soirée, quand le sénateur Edward Martin, de la Pennsylvanie, a lancé le nom de Dewey comme aspirant.Il se peut toutefois que quelques-unes des huées aient été destinées à Martin lui-même.Et maintenant les aspirants reconnus s’absorbent dans une lutte dont les conditions stratégiques se dessinent nettement.Les partisans de Dewey ont une ligne de conduite des plus sim- Messe de minuit de la Saint'JeafrBaptiste Le feu de la Saint-Jean Malgré lu température inclémente.la cérémonie traditionnelle du “Feu de la SCJean” n eu lieu, hier soir, tm parc ha Fontaine.M.le chanoine Lionel (iroulx.ancien directeur général de la Société Saint-Jean-liaptisic et professeur d’histoire du Canada à TUniversité de Montrent, n béni le bûcher.Puis, M.Arthur Trembhui, président général de.la Société, a invité Son Honneur le maire de Montrent, M.Camil-lien Uoude, à g mettre le Ira.Armé, d'une, torche enflammée, | M.Monde s'approcha du bûcher et répéta avec dignité le geste de M.le gouverneur de Montma-gag.gui alluma le premier feu de ta Saint-Jean, le 23 fuin 1646.Une bette flamme vive s’éleva aussitôt dans les airs, symbolisant l'âme ardente et la ténacité des Canadiens français gui, depuis trois siècles, ont conservé leur héritage français en cette terre d'Amérique.Une "Internationale" paysanne est créée Vienne, 24 (Reuter» - Une “Internationale” des partis paysans d’Europe vient de se former à Linz, en Autriche, avec le concours des chefs en exil des partis agraires de certaines contrées d’Europe Centrale qui sont maintenant sous le joug communiste.(‘.’est ainsi qu’on comptait à la réunion de Linz des délégués de la Pologne, de la Roumanie, de la Bulgarie, de l’Albanie, de la Tchécoslovaquie et de la Russie elle-même.La première résolution adoptée par la nouvelle Internationale affirme mie les poulalions paysannes des Etats situées derrière le “Rideau de fer" sont opposées aux régimes en vigueur chez eux mais qu’elles ont dû pour cela subir de dures répressions.A Linz même, les milieux socialistes autrichiens s’inquiètent de la formation de cette Internationale paysanne.La célébration de la Sainl-Jean-Baptiste a débuté, aux premières heures de la journée, par l’offrande du sacrifice de la messe en Téglise-mère de Montréal, l’église Notre-Dame, toute imprégnée de notre histoire.Là, des centaines de Canadiens français ont réaffirmé leur foi aux valeurs spirituelles, découvrant le lien qui les rattache par-delà les siècles à leurs ancêtres, initiateurs de la vie chrétienne eu terre d’Amérique.La cérémonie revêtait un caractère national plus marqué du fait que l’officiant était M.le chanoine Lionel Groulx, historien et éducateur national des Canadiens français.Avant la messe M.Tabbé Etienne Blanchard, P.S.S., curé intérimaire de la paroisse, a fait la bénédiction des pains bénits, qui ont été distribués à la foule à l’Offertoire, selon la vieille coutume canadienne.Relique de soint Jeon-Boptiste On remarquait, dans le choeur, un reliquaire doré portant la précieuse relique du sang de saint Jean-Baptiste apportée de Naples, en octobre dernier, par le R.T.Benedetto Malleinpi.provincial des Serviles de Marie et cure de la paroisse italienne de Notre-Dame du Mont-Carmel.Tout le long de la cérémonie quatre tnarguilliers de la paroisse italienne formaient une garde d’honneur a la relique.Apres la messe, elle fut présentée à ta vénération des fidèles.Elle sera exposée toute la journée en Téglisc Notre-Dame.Le sermon C'est un éminént Dominicain, le R.P.Louis Lachance, professeur à la faculté de philosophie de l’université de Montréal, qui a prononcé le sermon de circonstance Après avoir dressé un parallèle entre la mission de saint Jean-Baptiste et celle des fondateurs de la Nouvelle-France, Torafeur sacré a creusé la notion de milieu national, no-lion dont il a tiré quelques applications pratiques.Faute d’espace.nous sommes forcés de remettre à demain la publication d’un substantiel résumé de cette magistrale élude, \vant le sermon, M.Tabbé Blanchard avait prononcé une courte allocution.C’est l’organiste attitré de la paroisse, M.Benoit Poirier, qui louchait l’orgue.M.Arthur Laurendeau, maître de chapelle, dirigeait le chant de la foule, tandis que M.Guillaume Dupuis dirigeait le choeùr.On notait la présence de M.Arthur Tremblay, président général de la Société Sainl-Jean-Baptiste, de MM.Donat Allaire, Athanase Fréchette, Ernesl La-force et J.-A.Martel, tous directeurs généraux de la Sociélé.et de nombre d’autres invités d’honneur.1 pies, compte tenu du fait qu’il faillira probablement plus d’un : scrutin pour dérider du vain-| queur.11 s'agit pour eux de si tiien mousser la candidature de ! leur homme qu’il s’assure aux deux premiers tours de scrutin 1 un total assez élevé pour con-¦ vaincre ses adversaires que ta lutte est désormais impossible.! Pour cela, il lui faudrait, après : la deuxième prise de vote, de | 400 à 500 voix sur le total de i 1,095 délégués d’Etat qui ont ! droit de choisir le candidat officiel du parti.Jusqu'ici, les rivaux du gou-verneur de l’Etat de New-York s’en tiennent à la politique de faire cafpagne chacun pour soi jusqu’après le deuxième scrutin au moins.Taft et Stassen se sont déjà approchés discrètement pour élaborer les manoeuvres qui pourrnient être nécessaires ensuite.Le meilleur plan leur paraît, si Dewey a pris et conservé un avantage sérieux, de se coaliser de façon à obtenir un nouvel ajournement de la convention du parti; aorès quoi il y aurait moyen de travailler à s'entendre sur ime candidature unique contre le préféré des délégués.Dans un tel cas, it semble de nlus en nlus probable que, plutôt que de ne pas pouvoir .s’accorder ni triompher séparément, Taft el Stassen pourraient reporter leurs forces sur un candidat «le compromis, comme le sénateur Vandenberg.Ce dernier avait refusé jusqu’au dernier moment hier de laisser présenter son nom, sous Prétexte ou’il ne pouvait modifier son attitude adoptée k’an dernier de ne se porter activement candidat.Pour sa part, Stassen a déjà laissé entendre il y a quelques semaines que le nom de Vandenberg lui agréerait, ear tous deux sont des internationalistes convaincus.Un homme qui joue un rôle essentiel dans ces manoeuvres comme dans toute la convention est le sénateur Henry Cabot Lodge, du Massachusetts.Il s’est déjà fait valoir ces deux derniers jours en prétendant et en faisant adopter le programme officie! du parti qui suit la tendance internationaliste en oo-litique étrangère, Désigné lui-même à l’occasion comme candidat possible de compromis.Lodge a déjà eu des entretiens avec Taft el Stassen mais personne n’y a encore pris d’engagement défini.I.’intérêt continue aussi de se porter sur le gouverneur EnrI Warren, de Californie.Habile manoeuvrier, qui a trouvé depuis 15 ans le moyen de se concilier aussi bien les démocrates que les républicains, Warren conduit un bloc de 53 «’/légués, le plus nombreux après celui de Tétat de New-York.Aussi, chaque élan eberehe-t-iî à se Rassurer nar des promesses plus mirobolantes les unes que les autres.L'ACTUALITE SAVE THE SURFACE."Save the surface and you save ait", aiment à répéter nos excellents amis tes Anglo-Canadiens.Soyez tricheur an /en, malhonnête en affaires, mari infidèle .rien de.tout cela n’a d’importance pourvu qu'aux yeux du public vous soyez beau joueur, honnête financier, mari irreprochablel Cela vous sera meme an titre de gloire, une preuve dintetligenre, que de pouvoir être libertin et voleur, tout en continuant à donner le change, à votre entourage."Save the surface and you save ait”.oit bien, traduction libre: "C'est pas défendu de voler, c’est défendu de se faire prendre"."Save the surface and pou save ait .Une grande ville adopte des réglements ordonnant fa fermeture des théâtres, des cabarets, des restaurants, de tous les lieux d'amusements, te dimanche.et, hop, son devoir dominical e$t accompli.H importe ensuite très peu de constater que ses hâtels regorgent de monde, que ta boisson y coule à flots, que l’on t'y livre â toutes sortes de plaisirs défendus.A Toronto, toutes les danses publiques du samedi soir, dans les hôtels, doivent se terminer (officiellement) à minuit.Dès le premier des douze coups de l’horloge, l'orchestre joue solennellement le "God save the Ming", la sale se vide.et le bal continue dans les chambrés.La surface est sauve.,! Récemment, les visiteurs à Teq-position internationale de commerce de Toronto ont eu une preuve nouvelle de ce pharisaïs-me, de celte vertu extérieure, à l’honneur dans Toronto la pure.A l’exposition, plusieurs kiosques avaient été retenus par nos manufacturiers de boissons alcooliques.M y avait là des étalages complets de ‘‘scotch’’, de "ryes”, de vin, de coquetels, etc.Les milliers de visiteurs étrangers ont porté une attention spéciale à ces liqueurs et te Canada en a vendu pour des centaines de milliers de dollars.La veille de ta fermeture, un samedi, le.public était invité à visiter ^exposition.Les autorités torontoises, après une pieuse dis- cussion, ont déridé que leult contribuables n'étaient pas de vertu assez solide pour admirer de tels exhibits.Elles ont donc ordonné aux producteurs de boissons d’avoir à cacher leurs étalages, derrière des panneaux de bois.Ce qui fut fait.T.es Torontois ont ensuite envahi le terrain de l'exposition par mitliers.et ils ont immédiatement été attirés par ces kiosques condamnés, où ils devi naient des choses absolument terribles, puisque Ton avait or donné qu'on leur ‘‘voilât la face" La foule s’est massée devant ces "méchants" kiosques et les gens faisaient littéralement la queue pour voir, par tes moindres fentes, ce que Ton pouvait bien cacher à l'intérieur.Conclusion?Les kiosques de boissons de l'exposition de Toronto ont été les plus populaires.les plus vus! Mais qu’importe! Le principe était sauf, car on avait "babillé’’ te péché du manteau de la vertu.La musique s'étant tue.te bal continua dans les Chambres.! Fient LAPORTE s tAM I LE DEVOIR, MONTREAL, JEU»I 24 JUW 1948 Lo politique L’élection du 28 juillet : un événement historique M.Godbout reproche ou premier ministre Duplessis d'isoler la province du reste du pays et du monde entier — La lutte contre la dictature duplessiste est la lutte pour "notre survie, pour l'avenir moral et intellectuel de nos enfants" — Causerie radiophonique du chef libéral Dans une causerie radiophoni- lutte pour la survie et le progrès oue prononcée mardi soir der- de sa population, nier sur un réseau de postes pro- \î, Godlmut a dénoncé ce cju i! vinciaux.M Adélard Godbout, ; a appelé "les scandales de la rou chef du parti libéral dans la pro- j te de Chicoutimi et de la Corn-vinee, a reproché à M.Duples- j mission des liqueurs .Le cher sis d’isoler consciemment la libéral a “accusé de vol.le regi-province de Québec du reste du j me qui a édifié ce monument a pavs et du inonde entier.i l’ignominie qu’est la route Que- M, Godbout a souligné aussi .bec-Laterrière-Chicoutimi”.que la prochaine élection pro- CHARS ALLEGORIQUE SOUVBAU GENRE Le communisme Le chef libéra! a dit que le discours du premier ministre Duplessis, aux Trois-Rivières, dimanche dernier, est une insulte à l'intelligence de ses auditeurs.On aurait cru que M.Duplessis vinciale prend l’aspect d’un important événement historique."En luttant contre la dictature duplessiste, a dit le chef libéral, nous luttons pour notre survie pour l’avenir moral et materiel de nos enfants, pour le calme, et pour le bonheur relatif auquel, .chacun de nous a droit aujour-Janra.t profite de J occasion pour 1 défendre son regime, mais il n en a rien fait”, a dit M.Godbout.Parlant du communisme, M, Godbout a soutenu que les Canadiens français ne sont pas des communistes."S’il y a danger d’infiltration communiste chez nous, c’est de la politique duplessiste”, a-t-il ajouté, _ "En tentant de ruiner l’autorité du pouvoir central qui a la responsabilité de défendre le pays contre toute menace de l'extérieur, en sabotant l’uni té canadienne à l'intérieur, en refusant la «sécurité sociale à sa province, M.Duplessis prend un terrible risque avec le communisme”, a précisé M.Godbout.d’hui et demain”.M.Godbout a rappelé dans quel esprit le programme libéral rendu public la semaine dernière, a été conçu."C’est dans un esprit démocratique et chrétien”, a-t-il dit.Selon le chef libéral, M.Duplessis souffre d’une maladie que les anciens appelaient "l'esprit castor”."Le duplessis-me, a ajouté M.GodbouL c’est du castorisme agrémenté d’une triste sauce dictatoriale”.Pour les cultivateurs M.Godbout a soutenu que le cultivateur doit enfin avoir une politique qui en fasse le véritable maître de sa terre."Nous vous donnerons les moyens matériels pour améliorer vos installations, les crédits dont vous avea besoin pour établir vos fils dans les régions nouvelles, des outils et des machines pour vos travaux d'envergure”.M.Godbout a soutenu que certaines régions de la province requièrent un drainage souterrain qui est au delà des possibilités de l’entreprise individuelle, et “le gouvernement que je dirigerai prendra à sa charge les ini-tiatives qu'il faudra dans ce domaine”, a insisté le chef libéral, La sécurité sociale et familiale M.Godbout a accusé M.Duplessis d’avoir créé dans une province renommée pour l’ordre qui y régnait auparavant, un climat de mésentente et d’inquiétude qui s'est manifesté de la plus douloureuse façon dans certains conflits du travail où “invariablement, on a trouvé MM.Duplessis et Barrette du côté du plus fort, du côté de celui qui pouvait montrer le plus de générosité envers la caisse électorale de l’Union nationals”.Entente avec Ottawa M.Godbout a déclaré qu’il essaiera de conclure des ententes avec le pouvoir central d'Ottawa “sans sacrifier un iota de nos droits et de nos avantages”.Ue chef libéral a souligné que ces accords donneront à la province les armes qu’il lui faut dans la Avis de décès CLEMENT — A Montréal, le 20 juin dernier, »st décédé M.Alexandre Clément, époux de Bernadette Chaloult Les funérailles ont eu lieu ce matin dans la plus slricte intimité.1 la couleur du temos.DEVELOPPES ^IMPRIMÉS Dr* /Irait rl Un drapeaux Mr°™i*’', 'els l™£?£VSduSud0\ ravanUe1a voiture publique, le arntt-tlire du premier Parlement élu librement en Lo.ee au oua.n i uvuai ar sul,e de ont entendu, ce fut - “J’en les adoptent ai Hs- rhamp municipal retir afin d’empêcher une rerons*nir-lion qui augmenterait le prix de l'expropriation.M.Filion profite d* l'occasion pour annoncer à la délégation que le navage de la rue Jean Ta ! Ion commencera le 5 juillet; In largeur prévue de reltc rue est de 54 pieds.ENe constituera la , plus belle voip du nord de la vil le.dit M.Filion.On remarquait parmi les délégués l^R conseillers municipaux; MM.J.-M.Savignnc, Rodrigue Moora, Léonard Léger.J.-A.La-marre et Armand (îratton.M.Benoit Laborge, président du eo mité de la cirrulalion de ('Association des hommes d'affaires du Nord, dirigeait la délégation HÎrriil, confié l'affaire sortir de son bureau et Pro- au directeur Lang'ois rie Mon! ' vendre.' lirait un autre coup.J t!!?'811 IH* la, siispcn La deuxième balle frappait M.s n rie rovenrher.L incident Cardinal dans le dns rl il s errn- Le premier ministre de la province et chef de l’Union nationa- | le.M.Maurice Duplessis, conli- I nue sa tournée dans le bas du fleuve.Hier soir, il adressait ht parole au cours d'un grand ralliement à Malanc, et ce soir, il j parlera à Rimouski.Vcndred.i soir, le premier ministre sera à i Rivière-riu-‘l.oup et dimanche à i Sl-Jean-Port-Joli.M- Onésime Gagnon, trésorier ! provincial et candidat dans Nla-tane, ainsi que plusieurs ministres et députés accompagnent le premier ministre dans sa tournée.M.Godbout o Granby dimanche 1 Le chef du parti libéral dans la province rie Québec, M.Adélard Godbout, sera à Granby dimanche après-midi.L’asscmblee aura lieu à 2 h.30 de l’après-midi au parc Miner, s’il fait beau, et à l'arenn.au ras de pluie.La réunion sera sous la présidence conjointe rie M.Horace Boivin, maire rie Granby et de M.W.-H.Miner.Le chef liberal sera présenté par M.Michel Normandin.candidat liberal dans Montreal-Laurier.Parmi les orateurs, on mentionne.outre M Godbout, MM.Mareel Boivin, député rie Shef-forri aux Commîmes; Fernand Choquette, député de Montma-gnv à l’Assemblée législative et rie nouveau candidat libéral dans ce comté; Me George C, Marier, de Montreal et Jérémia Duhamel, candidat libéral dans Sbefforrt.La plupart ries candidats liberaux de la région seront présents à cette assemblée d’inauguration de la campagne libérale dans la région de Montréal.Deux conventions libérales Dn x conventions libérales seront tenues en fin de semaine.La première aura lieu samedi soir, à Saint-Edouard, comté de Napier ville-Laprai rie, sous la présidence de Me Jean-Marie Nadeau, candidal libera! dans Houville.Ix‘s principaux orateurs seront MM.Alcide Côté, dè-puté de Salnt-Jean-Iberville-Na-pierville à la Chambre des com-I mimes : Roch Pinard, député de Chambly-Rouvilte aux Commu-! nés.et Maurice Rie!, président i de la jeunesse libérale du com-j té.La seconde aura lieu dimanche après-midi, à 2 h.30, heure | solaire, à Bécancour, comté de | Nicole!.Elle sera sous la présidence de M.Hugues Lapointe, député de Lotbinière à la Chambre des communes.Dans Nicolet, M.Romulus Manseau, cultivateur de Port-; Saint-François, a annoncé qu’il sera candidat libéral à l’élection du 28 juillet.Il a précisé aussi : qu’il ne participera “à aucune j convention”.M.Manseau dit qu’il sera candidat “franc libéral”.Candidat C.C.F.dans St-Louis M.Reuben Resin a été ehoisi candidat C.C.F.dans le comté de Saint-Louis, aux prochaines élections provinciales.Trois autres candidats ont été proposés à la convention, niais ils se sont tous retirés en faveur de M.Re.sin, l’un des pionniers du mouvement C.C.F'.dans la province.M.Gordon Galbraith, membre de l’exécutif provincial du parti, présidait la convention.L'Union des Electeurs A Pocrasion de l’ouverture officielle de.la campagne de l’Union des électeurs, dimanche prochain, le 27 juin, a Drum-mondville, les principaux discours seront radiodiffusés de 4 h.30 à 5 h.30 de l’après-midi aux postes suivants: CKAC, Montreal; CHRC.Québec: CJBR, Rimouski; CB.L Chicoutimi; CKRX.Ronyn; CKVD.Val d’Or; et CHAD, Amos.Les 92 candidals du parti se-! ront présents à cette assemblée d’inauguration et M.Réal Caouet-1 i le, député fédéral de Pontiac, se- | i ra au nombre des orateurs présents.L’Union des électeurs a choisi à date 71 candidats.Dons Sherbrooke On annonce » Sherbrooke que M.Roméo Gauthier, tisserand, a etc choisi candidat de l’Union des électeurs dans le comté de Sherbrooke aux prochaines élrc-linn.s provinciales.Quatre candidats sont donc sur les rangs à l'heure actuelle.Ce sont: MM.L-S.Bourque, de l’Union nationa- i le; Donat Jacques, libéral; Mar-j cel Bergeron, Cm.F., et Roméo ; Gauthier, Union des électeurs, j ( par la Canadian Press i A la suite des grosses pluies qui ont enrayé l’avance des feux de forêts du nord de l'Ontario, la circulation est à nouveau ouverte au public dans cette région.La plupart dos routes de cette région avaient été fermées à la circulation le 1er juin alors que les incendies prenaient une tournure dangereuse.La pluie est notamment tombée à Sudbury, Gogama, Cha-plrau, Timmins.Cochrane, Ka-puskasing et '-orth-Bay.Dans le nord de la province ; de Québec, la pluie qui a com-| mencé à tomber de bonne heure i ce matin aide grandement les | sapeurs.On pense que les incen- dies seront promptement maitri-sés maintenant.Dans le Manitoba, les autorités déclarent que plus de 790 hommes patrouillent les environs de Flin Flon et Sherridon.Le prin-ripai foyer de la province de Québec se trouvait à environ 25 milles à l'est de Val-d’Or, sur la grand-route de Mont-Laurier.Une centaine de sapeurs ont d'autre part maîtrisé l'incendie de la région de Senneville.Les autorités déclarent que le* incendies couvrent actuellement près de 100 milles carres de forêt dans le Manitoba.Des aviateurs rapportent que l'on compte au moins 12 foyers sé parés.Une plainte à l'Office d'électrification nirale Lo Fédération des Coopératives d'électricité des Laurentides dénonce des "influences occultes et ouvertes" — Devra-t-elle renoncer à son existence ?— Une résolution Ls fédération des coopératives d’électricité des Laurentides vient d’adresser une lettre à l’Office d’électrification rurale.Elle se plaint que ces coopératives luttent “désespérément et inutilement” depuis plus de trois ans pour “la mise en application de la loi de l’électrification rurale”.La Federation des Laurentides affirme que des influences “occultes et ouvertes” essaient de saboter ses coopératives.Elle demande à l’Office de l’électrification rurale de prendre position dans le plus bref délai possible.* * Ces remarques sont incluses dans une résolution volée par la federation à sa dernière assemblée, tenue le 19 juin à Saint-Jo-vite.Voici le texte de cette résolution : “Attendu que les coopératives d’électricité de Saint-Jovite.Hu-berdeau, Brébetif et Sainl-Renu d’Amherst fondées dès la passa-lion de la loi de l’électrjfication rurale en mai 1945, lesquelles coopératives furent légalement constituées en fédération le 12 février 1948, luttent désespérément et inutilement depuis cette époque pour la mise en applica-lion de la loi de l'électrification rurale; “Attendu que loutes sortes d'influences occultes et ouvertes tentent de saboter ces dites coopératives de toutes manières; “Attendu que près de 330 foyers de ces dites coopératives comprenant le village entier de Saint-Remi d’Amher.st sont privés de ce précieux service; “Nous demandons inst-.mmenl à l'Office de l’électrification rurale de prendre position et de nous dire si nos coopératives verront de Faction à très brève, échéance ou si elles doivent renoncer à leur existence”.Les manoeuvres de l’occupation en Palestine Un document adressé ou Vatican établit qu'en dépit des assurances données, il y eut destructions et morts Jérusalem.-— Affirmant que leurs protestations au “Comité de la Trêve” des Nations Unies gl à la Croix-Rouge Internationale n’ont donné aucun résulta!, les supérieurs des communautés catholiques de la Terre-Sainte ont adressé au Secrétariat d’Etat du Vatican le message suivant: “Nous, les chefs des communautés catholiques de Jérusalem, avons l’honneur de soumettre au Sain! Père les informations suivantes: “Du 8 au 14 mai.la ville de Jerusalem bénéficiait d’une trêve, lorsque les Juifs, sans avis préalable et sans raison justifiable, ont violé Fentente ef attaque de nouveau la Ville Sainte- Samedi malin, le 15 mai, ils ont occupé de force le couvent de Notre-Dame de France des RR.PP.Asssompfionnistes, le couvent des Soeurs Réparatrices.ainsi que les hôpitaux français et italiens, malgré les protestations des Supérieurs et en dépit des drapeaux pontificaux, français, italien cl de la Croix Rouge Internationale.“Mardi, le 18 mai, ils occupèrent le Monastère de la Dor* m i t i o n des Bénédictins dle-mands, la résidence de la Délégation apostolique, le couvent franciscain du Cénacle et les couvents grecs de la Sle-Trinité rt de St-Georges.tous situés sur le Mont Sion.Ils onl transformé res endroits en aidant de forteresses d’où leurs mortiers et autres armes automatiques font feu de toutes parts sur la ville sainte.“t,'église du Saint Sépulcre, d’autres églises cl couvent fu-rent atteints.Plusieurs urètres, religieuses, femmes et enfants tous non-eombatfants abrités dans les rouvrnls ont été tués ou blessés dans la ville de Jérusalem que tout le monde civilisé respecte et vénère.“Les Arabes, volontaires ou membres de l’armée régulière, ont promis pre- mier ministre King a dit aux Communes, hier, que le gouvernement fédéral et la Colombie canadienne étaient “en communications” à propos des compensations a faire aux résidents des régions inondées des provinces de 1 Ouest.Il a dit qu’on ferait une declaration une fois l’entente concten.p mi rites et villes de la province.Le maire suppléant, Féchevin Napoléon Bédard.a qualifié de “deuil général” la consternation causée à Montréal-Nord par la mort tragique de M.Cardinal, Des que la triste nouvelle n été connue, le conseil municipal a offert à la famille du défunt d’exposer la dépouille mortelle à Fhô« tel de ville, Aucune décision n’a encore été prise.Outre «a femme, le jeune mair* laisse six enfanta en bas kgt.CADEAU* BIJOUX MONTRES diamants J JOAILLim 1658 est, MONT-ROYAL AM her»* 2644 -WS- t PAG! 4 MONDE FEMININ LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 24 JUIN 1948 Vant vaut le citoyen tant vaut la Cité A l’occasion de notre fête nationale, le traditionnel cortège de ta Saint-jean Baptiste rend hommage à la métropole."à la Cité, en évoquant, parmi ses figures allégoriques, 4es noms auréolés de gloire de notre histoire.Ce qui est encore plus important que le passé, c'est le présent et l’avenir qu'il prépare.Ce sont les citoyens qui font la Cité, tant vaut le citoyen, tant vaut la cité.Le jour de la Fête Nationale, ce n’est pas une mau-maise idée de mêler aux rejouissances un petit inventaire des qualités que nous développons et des défauts, hélas que nous ne combattons pas suffisamment.On nous dit, on nous répète que nous avons, nous, Canadiens français, un grand rôle à jouer sur notre continent, ce rôle, nous le tiendrons vraiment que si tous les acteurs, c'est-à-dire les citoyens, sont à sa hauteur.Pour cela, il faut nécessairement multiplier davantage les êtres de valeur, les citoyens d'élite.Ici l'oeuvre de l'éducation entre en jeu et l’éducation, ce sont les femmes qui la font.Elle est plus difficile à faire au Canada, que dans bien d'autres pays où il suffit de respirer l’air natal pour avoir une mentalité juste, pas mal de culture et un langage correct, même élégant.Ici, il faut sans cesse remonter le courant, veiller pour se tenir à flot; nous avons donc besoin, plus qu ailleurs de femmes, d'éducatrices éveillées, cultivées, convaincues et convaincantes, que le snobisme et la mode ne feront pas marcher à leur gré mais dont les idées claires serviront toujours et partout la cause du français et des Canadiens français.Admirons les qualités des autres, des étrangers, pour nous en inspirer si besoin en est, mais croyons bien que ce ne sont pas les autres qui vont nous fabriquer des compétences, développer nos talents, nous passer de la culture et corriger ou raffiner notre langage.Ce serait trop commode.La célébration de la Fête Nationale ne devrait pas être qu'un jour de pique-niques et d’amusements mais l’occasion d'un nouveau départ vers un patriotisme plus éclairé, plus exigeant, au point de vue intellectuel et social.Il faudrait exiger davantage des jeunes.Le goût de l'effort personnel, des choses de l’esprit et de l'achevé n‘est pas assez répandu; il n’y a pourtant pas beaucoup d'autres sujets de fierté que ceux-là.Nos différentes élites sont encore trop minces Tant vaut le Citoyen, tant vaut la Cité Germaine BERNIEk / CARNET MONDAIN PROCHAINS MARIAGES Le mariage de Mite Yvonne Daou.st, fille de M.et de Mme Kuclide Daoust, avec M.Léo-Paul Prévost, fils de M.J.Prévost, décédé, et de Mme Prévost, sera célébré, dans J'intimité, samedi, le 10 juillet, à 9 h.30, en la chapelle de la Basilique.Pas de faire-part.-—On annonce le mariage de Mlle Cécile Orsali, fille de M.et de Mme Aimé Orsali, décédés, avec M.Raymond Joly, fils de M.I.-B.Joly et de Mme Joly, décédée.La bénédiction nuptiale leur sera donnée, dans l’intimité, en l'église de Berthier, samedi, le 10 juillet, à dix heures.Pas de faire-part.—M.et Mine Antoine Bonetto font part du mariage de leur fille, Marguerite, avec M.Jean-Marie (iuindon, fils de M.et de Mme Kilouard Guindon.La bénédiction nuptiale leur sera donm-e le 26 juin, à 8 h.30, en l’église N'otre-Dame-de-la-Défense.Après une réception, les mariés parti-; ront pour le Lac Placide et New-York.—En l’église de Saint-Vital de -Montréal-Nord le 24 juin, sera î béni le mariage de Mlle Marcelle Ménard, fille de M et de Mine J.-A.Ménard, avec M.Jacques ' Auger, de Montréal, fils de M.et ' Mme J.-A.Auger, décédés.Le message de M.Adélard Godbout À l'occasion de la fête de la Saint-Jean-Baptiste Tout le monde, enfants compris, sont dAjà à travailler à la récolte des fruits dans tout l’Ontario.Même les Canadiens japonais y vont ,.“tir coup de main pour ramasser les belles fraises qui feront de si bons desserts! Aussi ce petit garçon de neuf ans ne manque pas d'enthousiasme pour son travail.LA MEILLEURE SAISON QI ELOI ES CONSEILS A CE1X PEINTURENT EN ETE Des repas qu on emporte Sandwiches' Biscuits' Gâteaux QUI U MODE DU JOUR Echos d'Hollywood m „ ' NOUVELLE CROISADE Cecil B.DeMille, le producteur américain dont nous avons dernièrement admiré le film “Unconquered”, projette actuellement de faire une nouvelle version de “Les Croisades”, un film vieux de dix ans environ.Afin de donner un caractère plus actuel, le film sera précédé d’un prologue explicatif sur l'histoire de la Palestine el le 1 combat qui se déroule actuelle-; ment en Terre Sainte.! UN SUCCES AMERICAIN I A LONDRES La firme Paramount vient d« réaliser en Angleterre “So Evil My Love”, avec Ray Milland, Ann Todd et Geraldine Fitzgerald.Les critiauefi britanniques sont ries plus favorables et remarquent particulièrement l'excellente interprétation de Bay Milland et Ann Todd.La première mondiale a eu lieu dernièrement à Londres et Ton pense que ‘\So Evil My Love” viendra prochainement à Montréal, UNE VEDETTE OUI MONTE D’après le courrier volumineux qu’il reçoit chaque jour de ses admirateurs, Robert Mitchum constate l’immense popularité dont il est l’objet.Il tend de plus en plus à devenir le “dur” de l’écran américain.On se j souvient de ses saisissantes compositions dans "Crossfire” et "Ont of the Past”.SUR LA SCENE ET A L’ECRAN C’est le cas d’Henry Fonda, (.*.ïrw P.wTÙ:: '*lli faU beaucoup parler de lui •»* dI.u1.".’l“.LTPr mé d Brunet, violoniste de grande réputation; Cilles Breton, jeune prodige du clavier au Canada; Mlle Réjane Cardinal, lauréate du prix de $1,000 du Club social; Mme Viéta Valcourt, can- Concerts au Parc La Fontaine Sous les auspices de ITnion des musiciens de Montréal, local no 406, affiliée à lAmerican Federation of Musicians, une série de dix Concerts sera gracieusement donné pour l'agrément du public, tous les dimanches après-midi, à 3 h.p,m.au kiosouc du parc La Fontaine.Voici lès dates de ces concerts et les noms des directeurs d’harmonies comprenant quarante musiciens: 4 juillet, capt.J.-J.Goulet 11 iuillet, M.J.-I.Paquette 18 juillet, sgt-maj.Chas Taylor 25 juillet, capt.Howard Fogg 1er août, capt.Jos.-L.Gariepy 8 août, capt.T.-E.Jackson.15 août, capt.J.-J.Gagnier.22 août, sgt-maj.Douglas Jones 29 août, sgt-m.Robert Abrams 5 septembre, sign.G.Agostini latrice, autrefois de l’Opéra de Bruxelles; Mlle Cécile Préfontaine, harpiste remarquable; My-i iam Savard, danseuse haïtienne; Claire Picard, remarquable danseuse de ballet; Marthe Letourneau et Pierre Vidor, interprètes de P O p é r a du “Père des moin s” du Dr Eugène Luolvre; Jean-Pierre Comeau.basse chantante de Granby d’une extraordinaire puissance et des ensembles aussi captivants que la Chorale de Saint-Jean-Bapliste (le Sorel (100 chanteursI dirigée par M.l'abbé Maurice Tougas; le Choeur de France de José Delaquerrière (80 chanteurs).On pourra aussi admirer les talents d'artiste* en art de dire aussi brillantes que Mlles Hu-guetle Oligny et Monique Le-| page.Celle-ci représentera la filiale “L'Ecole du doux parler” dont la directrice est Mme Cora Elie-Lepage, à qui la Société remettait, mercredi soir dernier, au club Canadien, l'insigne d’argent de directrice à vie du B.P.F.1 à l'occasion de son 25e anniversaire de mariage.L’immense au-i ditoire du Chalat pourra aussi apprécier la* grâce et le bien dire des interprèles d’un certain nombre des écoles de diction et de bon parler de la Société.Ajoutons Mlle Gisèle Claryox-Lacroix i des Trois-Rivières et Georgette Tardif d'Amos.8,000 sièges réservés serdnt mis à la disposition des sociétaires et des amis du mouvement, de la musique, de la belle littérature et de la langue française.D'éminentes personnalités rehausseront de leur présence et de leur collaboration cette véritable apothéose des 25 ans d’apostolat du B.P.F.au service d'une oeuvre tout à la foi artistique, intellectuelle et patriotique.Allez donc en foule célébrer, mercredi soir prochain, au Chalet de la Montagne, dans un décor incomparable, les arts et Si Majesté la Langue française! ?12 A ED I C ?En dernière semaine au Cinéma de Paris Marins premier film de la célèbre trilogie de Marcel Pagnol, entreprend aujourd’hui une quatrième et dernière semaine au Cinéma de Paris.Avis donc a tous ceux qui ne veulent pas manquer ce grand triomphe du film parlant.Marins qui prépare à l'immortel chef-d’oeuvre Fanni/ atteint lui aussi à un degré de perfection qu'il semble difficile de 1 pouvoir dépasser.Le dialogue, i l'interprétation, les décors, le ! rythme sur lequel se déroulent j les images forment un ensemble d’une harmonie, d'une 'cohésion et d’une homogénéité vraiment exceptionnelles.C'est une oeuvre de grande classe, que la vie baigne comme la lumière tour à tour douce, éclatante et tourmentée d'un ciel | qui enveloppe le monde.Elle est | tout imprégnée de sentiments ; simples et naturels, jaillis spontanément du coeur.En effet jamais un film n’aura avec autant i de vérité humaine exposé les res-j ponsabilités de l'homme devant ; l’amour.Cette touchante histoire émail-¦ lée de scènes comiques a trouvé ! au cinéma une faveur immense.| C’est qu’une distribution d’élite i en assure les moindres rôles et que les plus grands comédiens campent de manière inégalable des types maintenant devenus légendaires: César (Raimu).Marius (Pierre Fresnay), Panisse (Charpin), Fanny (Orane Dema-zis), tous personnages d'une hu-! inanité goguenarde et émue.Marins est un des classiques ! du cinéma français.Il fera rire i et pleurer bien des spectateurs ; car c’est ie propre du talent de Marcel Pagnol de porter l’émo-! lion au suprême degré puis, tout ; à coup, de provoquer le rire par : une boutade imprévue.11 faut voir Marins et le revoir , au moins deux fois.MOLIERE II JEUDI, 24 JUIN 6.00 P.M, CBP-Yvsn l’Intrépid*.CBM-Vartétée CKAC-Les voisins.6.1 S P M.CBF-Radoi* journal.CBM-Nouvelles.CKAC-Dites-mol.6.25 P M.CBF-Càronique sportive CKAC-Pièce du jour.6.30 P.M.CBF-Actualité.C BM - Reportage CKAC-Forum sports.CKVL-Nouvell«.6.40 P.M.CKAC-Quot de nouveau?6.45 P.M.CBM-En dînant CBM-Nouvelles BBC.CKAC-Nouvellea.6.55 P.M.CK VL-Sports.7.00 P.M.CBF-Un homme et son « CBM-ïroubadour.CKAC-CUnique.CKVL-Chansonnette.7.05 P.M.CKAC-ïnterméde.7.10 P.M.CKAC-Bsnquler.7.15 P.M.CBF-Métropole.CBM-Console.' CKAC-Music-Hall, 7.25 P.M CKAC-Sport«.7.30 P.M.CBF-Révue CBV.CBM-Waüy Wlcken .CKAC-Ici, Laflamme.7.45 P.M.CBM-Les affaire*.ÇK AC-Causerie CKVL-L’Oncle Troy.7.50 P.M.CKAC-Ici l’on pèche.7.55 P.M.CKVL-Nouvelles.8.00 P.M.CBF-Musique tzigane.CBM-The happy time, CKAC-Les diables.CKVL-Fantôme.8.30 P.M.CBF-Les Marson.CBM-Stories.CKAC-Musique, CKVL-Quatre hommes.8.55 P.M.CKAC-Choaes du temps.CKVL-Nouvelles.9.00 P.M.CBF-Radio-thé&tre.CBM-Music hall.CKAC-DIck Haymea CKVL-Sept ou onze, 9.30 P.M., CBM-Glsèie.CK AC-Sciences CKVL-Paris swing.9.55 P.M.CKVL-Nouvelles.10.00 P.M.CBF-TtadlO-journal.CBM-Journal.CKAC-Café chantant.CKVL-Parls swing.10.15 P.M.CBF-Les aifauea CBM-Roundup.10.30 P.M.CBF-Poésies.CBM-Eventide.CKAC-Colline parlem.CKVL-Nouvelles.10.45 P.M.CBF-En sourdine.CKAC-Nouvelles.10.55 P.M.OKAOMarché des affai.CKVL-Sports.11.00 P.M.CBF-Adaglo CBM-Nocturne.CKAC-Sport.CKVL-Tommy Dorsey.11.15 P.M.CKAC-Chanteur.11.30 P.M.CBF-Quatuor de pianos.CBM-Studio.CKAC-Lombardo.CKVL-Nouvelles, 11.45 P.M.CBM-Trlo O’Connor.CKVL-Nouvelles.MINUIT CBF Fin des émlseions.CBM-Ncuvelles.CKAC-Bulletln.CKVL-Reaord man.12.05 A.M.CKAC-Orcheatre.12.30 A M.CKAC-Orchestre.1.00 A.M.CKAC-Nouvelles.VENDREDI, 25 JUIN du matin.LOO A.M.CKAC-Ouverture.CKVL-Bonjour.5.05 A.M.CKAC-Lèver de soleil.5.30 A.M.CKAC-La messe du jour.5.00 A.M.CBM-Révéil.CKAC-Nouvelles.rKVL-Réveil.6.05 A.M.CKAC-Eveil.6.15 A.M.CKVL-Prière 5.55 A.M.CKVL-Nouvéllès.7.00 A.M.CBF-Nouvelles CBM-Nouvelles CKAC-Actualités CKVL-Simer.7.30 A.M.CBM-Nouvelles.CKAC-Pronostics.7.35 A.M.JBM-Révétl.CKAC-Evell.7.45 A.M.CKAC-L’Oratolre.7.55 A.M.CBF-Musique, OBM-Musique CKVL-NOuvéllfte.8.00 A.M.CBF-Radlo-journal.CBM-Redlo-journal.CKAC-Nouvellés.8.10 A M.CKAC-Ovila et Oeorge», CBF-Chronique sportive.8.15 A.M.CBF-Elévation», CBM-Dévotion».CKAC-lSd.boul.Legate, 8.30 A.M, CBF-Muulque.CBM-î.'uélque.8.55 A.M.CKVL-Nouvelles.9 00 A.M.CBK-Nouvelles.c.Pl î-Nouvelle».CK ' C-Actualités CKVL-Roger Baulu.9.03 A.M.CBC-Cbmsonnette».CBM-Edna May.cXAC-'-cycns heureux 9.15 A.M.CBM-Mélodles.9.25 A.M.CKAC-Banqul*r.9.30 A.M.CBF-Ije p’ttt train CBM-CleWlandairee CKAC-Les magasina.9 45 P M.OBM-Nel* Olmsted.CKAC-Cinéma.9.50 A.M.CKAC-Mélodle», 9.55 A.M.CKVL-Neuvellea.10.00 A.M.CBF-Sur no» ondes.CBM-Fanfarea CKAC-Actualltéa.10.05 A.M.CKVL-No» artiste*.CKAC-Oaleté.10.15 A M.CBF-Courrler.CBM-Klndergarten.10.30 A.M.CBF-Quel est son nom?CBM-Muslque.CKVL-Entrevue».10.35 A.M.CBM-Commentalres.10.45 A.M.CBF-Les drames .CBM-Song Shop.10 55 A.M, CKVL-Nouvclle».11.00 A.M.CBF-FYanclne Ixiuvaln.CBM-Road of Life CKAC-Actualttés CK VL-Chanson nettes.11.05 A.M.CKAC-PrOvisions.11.15 A.M.CBF-Métalrie.CBM-Grande Soeur.11.30 A.M.CBF-Chansonnettes.CBM-Whafs Your Béef?CKAC-L* jockey.11.45 A.M.CBM-Laura Limited.11.55 A.M.CKVL-Nouvelles.MIDI CBF-Jeunesse Dorée.CBM-Nouvelles CK AC-L’Angélus.CKVL-Chansonnette».12.15 P.M.CBF-Rue principale.CBM-Lucy Union.12.30 P.M.CBF-Réveil rural.CBM-F,mlsslon rurale.CKAC-Le coin du disque 12.45 P.M CKAC-Nouvelles.12.55 P.M.CKAC-Un tango.12.59 P.M.CBF-Slgnal-horalre.1.00 P.M.CBF-QueUes nouvelles?CBM-Radlo-Journal.CKAC-Bee-Hîve.CKVL-Nouvelles.1.15 P.M.CBF-Radto-JournaF CBM-Harold Turner.CKAC-Ia vie en rose.I 25 P.M.CBF-Intennéde.1.30 P.M.CBF-Tente Lucie CBM-Bill Harrington 1.45 P.M.CBF-Potlns CBM-Mustqué.CKAC-ChansonnetM», 1.55 P M CKVL-Nouvelles.2.00 P.M.CBF-Grande Soeur CBM-Bernle Bradan.CK AC-Actualités CKVL-Dorsey Show 2.05 P.M.CKAC-Amoura .2.15 P M.CBF-Falre-part CBM-Jack Beroh 2.25 P.M.CKAC-Banqulers.2.30 P.M.CBF-Chansonnettes.CBM-Muslcally Yours.CKAC-Un peu de tout.2.45 P.M.CBF-Chansonnette».CKAC-Rêverle.2.55 P.M.CKVL-On the Spot.3.00 P.M.CBF-Les Chefs-d'œuvre.CEM-Ltfe can be.CKAC-AcUialltés.CKVL-Hollday.3 05 P.M.CKAC-ïnterméde.3.10 P.M.CKAC-Enchantement.3.15 P.M.CBM-Ma Perkins.CKAC-Rendez-vous.3.25 P.M.CKVL-Soclally Yours.3.30 P.M.CBM-Fepper Young s.CKVL-Good afternoon.3.45 P M.CBM-Rtght to Happiness 3.55 P.M.CKVL-Nouvelles.4.00 P.M.CBF-L’heure du thé.CBM-Chansons CK AC-Actualité».OKVL-Alouette 4.05 P.M.CKAC-Evénementa.4.10 P.M.CKVL-Vle social*.4 15 P.M.CBF-Les malade» CBM-Comtncn taire».4 25 P.M.CKAC-Les chansons.CKVL-In Memortam.4.30 P.M.CBF-Récital.CBM-Varlétés.cKVL-ChsnFor.net te 4.45 P.M.OBF-Mu.slque.4.55 P.M.CK AC-Actualité».CKVL-Nouvelles.5.00 P.M, CBF-Divertta»«nent.CK AC-Personnalltée.5 05 P.M.CKAC-ïnterméde.5.10 P.M.CKAC-Variété*.5.15 P M.CKAC-Ch*nsone.5 30 P M.CBF-Chaneon nette».CBM-Histoire» CKAC-Nouvelle».5.35 P.M.CKAC-ïnterméde.5 40 P.M.OKAC-Jeux et «ports.5.45 P.M.CBM-Don Meeeer CKAC-Madeletne et.5.55 P M.CKVL-Nouvell«».CBF, 690 - CBM, 940 - CKAC, 730 - CKVL, 990 • Gazette • artistique Horaire des spectacles SAINT-DENIS : •‘La Grande Meute” •'I Insaisissable Frédéric” CINEMA DE PARIS 1 ••Marius” 11 h 30, 2 h., 4 h.35, T h.05, 9 h, 40.ORPHEl’M : ‘‘Capitaine Courageux” 11 h., 12 h.15.2 h 35.4 h.50.7 h.10.9 h.30.CHAMPLAIN t “L’Heure du Crime" 12 h.30.3 h 30, « h.35.9 h 40 ‘‘l es Sabot leurs” 2 h, 10.5 h.15, B h.10.PALACE : “If Winter Cornes” 10 h.15, 12 h.35, 2 h.55, 5 h.15, 7 h, 35.9 h.55.LOEWS “State Of The Union" 11 h., 12 h.15, 2 h.35.4 h.55.7 h.15, 9 h.35.CAPITOL “If You Knew Susie” 30 h.20, 12 h 40, 3 h., t h.20, 7 h.37, 9 h.55.PRINCESS « “Christmas Eve” 11 h.15, 1 h, 55, 4 h, 35.7 h, 15, 10 h “Speed To Spare" 10 h 15.32 h.50, 3 h, 30.B h.10.8 h.50, IMPERIAL ‘‘Halt Past Midnight" 12 h.15, 2 h.45, 5 h 15.7 h.45, 10 h.15, “Let s Live Again" U h.1 h.30, 4 h.« h.30, 9 h, Musique ef spectacles j CHALET DE LAMONTAGNE: ! Gala du Bon parler français, î mercredi soir, le 30 juin.STADIUM: Soirée viennoise, | lundi soir, le 5 juillet.Exposition ECOLE DES BEAUX-ARTS: 3450 rue St-I'rbain.exposition annuelle jusqu’au 28 juin excl.Tous les jours, jusqu’à 9 h.30 p.m.-MW « - A Radio - Canada JEUDI LE* 24 CBF.3 h.p.m.— Les chafs-d’oeuvr» de la musique.— lo The Perfect fool, de Holst: musique de ballet.Interprété par l’Orchestre philharmonique de Londres, direction Maloom Sargent.2o Chant: “Sea Pictures”, de Noël Bd.Elgar, chanté par‘Gladys Ripley, contralto; orchestre fous la direction de George Welden, 3o Concerto pour violon et orchestre, de Béla Bartok: Yehudi Menuhin, violoniste; orchestre symphonique de Dallas, direction Antal Dorât! .CBF, 8 h.p m.— Voici le programme j de ‘ Musique tzigane", que diffusera le : réseau français de Radio-Canada, Jeudi ; Danse hongroise no 8, de J.Brahms, i orchestre.Dans mon coeur, de Paul j Mlsraki, Yolanda.Rhapsodie hongroise no 14, de F.Liszt, orchestre.Je I n en peux plus, de C.Kufferath, Yo-j lands.Black eyes, de Ferrari», orchestre Chef d’orchestre: André Durieyx.Soliste, Yolanda.VENDREDI, LE 25 I CBF.3 h.p.m.— Les Chefs-d'œuvre ! de la musique, lo Concerto en ré ml-j neur, de Slbéllus, pour violon et orchestre; Jascha Helfetz, violoniste, et l'orchestre philharmonique de Londres, direction sir Thomas Beecham.2o Symphonie no 5, de Sibelius: r Orchestre de Cleveland.CBF, 10 h.15 p.m, — La chronique littéraire que diffusera le réseau français de Radio-Canada vendredi, a été confiée é M René Gameau, publiciste de Montréal.M Garne&u étudiera “Procé«", d* F Kafka.I CBF, 10 h.30 p.m.— Le récital d'œ-! gue que M Claude Lavoie offvinuaux I auditeurs du réseau français de RWlio-l Canada, vendredi, comportera le pro-i gramme suivant : to Concerto no 4 en I do majeur, de Vlvaldl-Bach.2o Sonate no 1 en ml bémol majeur, de J -S Bach: 3o O Selutarl», d# C Sain'-Saèns; 4o Finale de la 1ère sonate.d’Alex Outl-mant.SAMEDI.LE 28 CBF 2 h.p m.— Doux autres opéras sur disques sont au programme de "l'Heure de l'opéra”, que diffusera le réseau français de Radlo-Cansda samedi: “Hurandot", de Puoclnl, et "Orphée", de Gluck "Turandot sera présenté au complet, tard la qu'"Orphée" aéra en version abrégée CBF, S h.pm — Radlo-Cansda diffusera samedi, une émission en marge du congrès annuel de la Fédération des Chambre» de rommeroe de» Jeunes de la province de Québec Ce congrès aura lieu nette année à Saint-Jean dTber-vtil*.les 2.3 et « Juillet le but.d» cette émission sera de faire connaître davantage le programm* de la Fédération de» Chambre» de commerce des »nne«.Le 15 février Itifiô, Molière fit représenter le Festin de Pierre.Ce chef-d'oeuvre, qui a son apparition n'obtint pas un très grand succès, accrut encore le nombre des ennemis de Molière, irritçs contre lui par les fragments déjà connus du Tartufe.Louis XIV résista vivement et ouvertement à toutes les menées; il accorda à son écrivain favori une pension de 7,000 liv., et à sa troupe le tilre de Comédiens du Foi.Molière acquitta la dette de la reconnaissance en donnant, pour le.s divertissements du roi, l’Amour médecin; c’est la première pièce dans laquelle le comique ait attaqué la Faculté qui fait vivre ou qui tue.Au fond, Molière ne se déclarait l’ennemi que de l'ignorance et de la vanité.En effet, un sixain de l'époque trace le portrait au vrai des empiriques du dix-septième siècle: Affecter un air pèdanlesque.Cracher du grec et du latin, Longue perruque, habit grotesque, De la fourrure et du satin.Tout cela réuni fait presque Ce.qu'on appelle un médecin, Molière avait donc, bien raison de fustiger ces longues perruques et ces habits grotesques.En les frappant, il obéissait à la voix publique qui les flétrissait alors.Ses amis A cette époque et depuis plusieurs années, Molière comptait les plus illustres et les plus honorables amitiés.Le grand Condé le mandait de temps à autre pour s’entretenir avec lui.“Molière, lui dit-il un jour, je vous fais venir peut-être trop souvent.Je crains de vous distraire de votre travail.Ainsi, je ne vous enverrai plus chercher; mais je vous prie, à toutes vos heures vides, de me venir trouver.Faites-vous annoncer par un valet de chambre; je quitterai tout pour être avec vous.” Le vieux Corneille, Chapelle, Boileau, Racine, Mignard, La Fontaine, Desbarreaux formaient la société, habituelle de.Molière.Deux ou trois fois par semaine ils se réunissaient et soupaient ensemble chez Boileau.Les quatre habitués de ces soupers étaient Molière.Racine, La Fontaine et l’hôte de la maison.Nos lecteurs nous pardonneront bien de les faire entrer chez le satirique, quoiqu’il ait écrit certaine méchante satire sur 1rs femmes; nous y ra-nasserons quelques anecdotes qui auront Ve double mérite d’égayer } notre récit et de bien faire con-! naître le caractère et le coeur de l’homme illustre dont nous retraçons la vie.D’abord, nous verrons au milieu des plats et des verres un gros «volume, c’est la Puerile de Chapelain.“Ce poème restait toujours ouvert sur la table, et celui des convives auquel il échappait dans la conversation une faute de langage était, suivant la gravité de son délit grammatical, condamné à en lire quinze ou vingt vers.” I,’arrêt qui imposait la lecture d’une page entière était l'arrêt de mort.Les distractions si comiques de La Fontaine égayaient les amis.On dit du reste que Molière était presque aussi distrait que le fabuliste.En voici un exemple qui dut avoir les honneurs d'un souper.Molière, très pressé, loua un jour une brouette (sorte de voiture à deux roues, traînée par un homme) pour le rouler jusqu'au théâtre.Contrarié par la marche trop lente du pauvre conducteur, il mit pied à terre et vint aider à pousser la voiture; de ne fut qu’aux éclats de rire du pauvre diable qu’il s’aperçut de sa distraction.La Fontaine n’aurait certes pas mieux fait en ce genre.Molière était grave, les malheurs rie son intérieur, la faiblesse de sa santé avaient accru le fonds de mélancolie que la nature avait mis dans son caractère; il parlait peu, regardant et étudiant sans cesse.La maison de Molière Plus tard, pour se délasser, les amis se réunirent souvent dans une petite maison que Molière avait louée à Auteui); elle fut témoin d’une scène assez plaisante.qui est venue jusqu’à nous, “fin jour, dit un historien, que Molière souffrait plus que de coutume de l’affection de poitrine qui abrégea ses jours, Drs-barreaux, Boileau, Chapelle.Lulli, de Jonsae et Nantouillet arrivèrent très disposés à se bien réjouir.Molière, forcé de garder la chambre, remit à Chapelle le 4bin de faire les honneurs de la maison.Celui-ci s’en acquitta si i bien et doubla, pendant le smi-I per, l’amphitryon avec un tel zèle, que tous les convives eurent bientôt perdu la raison, tous, jusqu’au sage Boileau lui-même.Molière était adoré de ses ea-msrades et dr toutes les personnes qui l'approchaient; i! était bon, doux, généreux et sincère.Il avait une vieille servante, nom , niée Lnfnrèt, à laquelle "il lisait | quelquefois ses pièces, dit Rqi-leau; et il m'assurait, ajoute-t-il, que lorsque des endroits de plaisanterie ne l'avaient point frap pée, il les corrigeait, parce qu'il avait plusieurs fois éprouvé, sur son théâtre, que ces endroits n’y réussissaient point.” Cotte bonne servante eut toujours pour son maitre le plus noble dévouement; elle le soigna pendant sa longue maladie; aussi la postérité n’oubliera point le nom de cette excellente femme qui.en prolongeant la vie de Molière, nous a peut-être valu un des chefs-d'oeuvre qu’il produisit vers la fin de ses jours.L« "Misonthropt" Le 4 juin 1606.Molière fit représenter le plus pur de ses chefs-d'oeuvre, le Misanthrope.“Cette pière résume toute la philosophie de l’auteur; elle repré.sente un desWvpex les plus beaux que la poésie ait jamais su ravir à la fragile humanité.Quel monde que relui du Misanthrope! quelle belle nature que celle d'Alceste! Qui donc, ayant le sen-I liment de la vertu et de l'honneur.n’est pas tout prêt à s'écrier, comme le duc de Mon-tansier, qu’il voudrait ressembler à cet homme?” Après le Misanthrope, parut le Médecin malgré lui.Molière, dit-on, ne rappelle Qu une petite bagatelle: Mais celle bagatelle est d’un [esprit si fin.Que s'il faut que je vous le die.L'estime qu'on en fait est une j _ [maladie Qui fait que.dans Paris, tout [court au Médecin.| “Vous verrez bien autre chose!” disait Molière à Boileau ravi des beautés du Misanthrope; j Molière voulait parler du Tartufe.Applaudi chez le frère du roi, ce chef-d’oeuvre avait pour lui | les deux reines, le grand Condé, Louis XIV lui-mcine.I^e Tartufe ne parut sur la scène que le 5 août 10(57.Le lendemain, le roi étant à l'armée, le premier président, Lamoignon, prit sur lui de faire défendre la seconde représentation.Enfin Louis XIV leva tous les obstacles, et, depuis lors, le succès de ce bel ouvrage a été consacré par d’unanimes applaudissements.Georges Dandin, T Avare, le Bourgeois gentilhomme, les Fourberies de Scapin, lu comtesse d’Escarbagnas, précédèrent les Femmes savantes, qui parurent sur la scène le 11 mars 1072.L’Aoadémie française offrit alors un fauteuil à Molière; celle docte compagnie ne lui demandait que de renoncer à la profession d’acteur.Boileau fut chargé de rette négociation.“Votre santé, dit-il à son ami, dépérit, parce que le métier de comédien vous épuise; que n’y renoncez-vous?—Hélas! c’est le point d’honneur!.—Quel point d’honneur! Quoi! vous barbouiller le visage d’une moustache de Sganarelle pour venir sur un théâtre recevoir des coups de bâton! Voilà un beau point d’honneur pour un philosophe comme vous!” Ce qui retint Molière fut la crainte touchante de voir après sa retraite tomber dans la misère ses camarades ei toutes les familles d’ouvriers que son théâtre faisait vivre.Le chant du cygne Enfin, le 10 février 1673, parut le Malade imaginaire : ce fut le chant du cygne.Le jour de la quatrième représentation, le 17 février 1673, Molière, qui remplissait le rôle d’Argan, se sentant plus malade que de coutume, on le pressa de ne pas jouer.“Comment voulez-vous que je fasse?répondit-il; il y a cinquante pauvres ouvriers qui n’ont que leur journée pour vivre, que feront-ils si je ne joue pas?Je me reprocherais d’avoir négligé de leur donner du pain un seul jour, le pouvant absolument.” Il se sentil très mal pen-dant la représentation, et dès qu’elle fut achevée, il se fit transporter chez lui, où, il expira entre les mains des siens et de deux pauvres soeurs religieuses qui venaient quêter toutes les années, et qui trouvaient toujours chez Molière la plus douce, la généreuse hospitalité.“Molière n'était ni trop ni trop maigre; il avait la che plus grande que petite, le port noble, la jambe belle;, il marchait gravement, avait l'air très sérieux, le nez gros, la bouche grande, les lèvres épaisses, le teint brun, les sourcils noirs et fort, et les divers mouvements qu'il leur donnait lui rendaient la physionomie extrêmement comique.” Lgs contemporains de Molière l’ont dépeint comme un homme porté à la mélancolie, et les esprits ordinaires s’étonnent de cette disposition chez un poète comique.Dans le buste de marbre que possède la galerie du Théâtre-Français, le sculpteur Houdon a merveilleusement ren-; du la physionomie de Molière.Ce regard Iriste et doux, les lignes si pures du visage, cette ! tête un peu penchée nous font bien reconnaître l'observateur et l’ami des hommes.C'est bien là ce comédien qui mourut sur son théâtre parce qu’il voulut être utile à sa troupe jusqu'à ses derniers instants; c'est bien là cet homme que Boileau appelait le Contemplateur.A.G- (Le Magasin des Demoiselles > La Société des écrivains La Société des écrivains canadiens a tenu son assemblée an- ; nuellp au Ccrcie universitaire.Le nouveau bureau sç compose ; comme suit: président.M.Jean Bruchési, réélu; vice-présidents, MM.Roger Duhamel et Louvigny de Montigny, réélus; secrétaire, | le Dr Adrien Plouffe, réélu; trésorier, M.Robert Charbonncau, réélu; les autres membres du conseil sont: Mme France Rré-gent, réélue cl Mme G.de la Tour Fondue; MM.J.-D.Dufour el Gé- | rard Martin, réélus, et MM.Jean-Jacques Lefebvre, Gérard Moris-sef et J.-A.Pirhé.Les cours de lettres Pierre Blanchar possède le don de l’enthousiasme Pierre Blanchar a la réputation d'être un peu taciturne, mais, si un sujet l'interesse, il s’anime vite, car il a.en meme temps qu'un esprit bien équilibre.un jugement lucide et personnel.et le don précieux d'enthousiasme.S'il aime une oeuvre et l'admire, alors, il lui accorde, non pas un emballement léger, mais un sentiment profond, fait pour (hu er, pour s'accroître.(“est que, quoique résolument optimiste, Pierre Planchai- prend la vie — et son art — au sérieux.Richement doué, il aurait pu connaître d'autres destins: il aurait été marin si la guerre n’avait pas éclaté.On aurait possédé (m ce cas un romancier nou- J C t l FRANÇOISE ROSAY A REÇU TOUS LES DONS Françoise Hosay, qui a tous les dons, est sortie dû Conservatoire avec le premier prix (l’opéra et le premier prix de comédie, ('.’est à peu près sans exemple dans l’histoire du Gonservatoire de Paris.Elle connaît le théâtre et pourtant elle n'aime pas jouer au théâtre.“J'aime mieux jouer au cinéma, dit-elle, et voici pourquoi: le théâtre déforme l’acteur; le cine-] ma lui permet sa propre exprès* ) sion.Au théâtre un comédien ne garde pas sa vraie liberté; il doit compter avec le public.Il épie la salle, il la respire, il la sent, il la subit.Au cinéma les c.’viludes sont petites.” PIERRE BLANCHAR veau: Pierre Blanchar écrit, en effet, de façon personnelle, intelligente et sensible, et le don créateur est en lui.Mais il ne devait pas en être ainsi.Cependant, autres aspects des goûts de l'artiste : il y a la musique — il y a la peinture.Blanchar possède un talent réel pour le dessin et la gravure sur bois.Il y a la lecture qu'il aime jusqu'à la passion, mais à laquelle il ne peut plus guère se livrer à loisir.Blanchar a conservé l’amour du grand air.des longues randonnées sur 1rs routes; la mer, qu'il n’a jamais oubliée, l’appelle toujours; sur ses bords, il se repose en naviguant, en pratiquant aussi ce délassement assez rare pour lui: ne rien faire.Et c'est encore le marin qui, d'accord en cela avec l’artiste, rêve inlassablement de grands départs pour de très lointains horizons.Parmi tant de goûts el de dons, au premier plan toutefois ¦s’inscrit l'amour de son art; théâtre ou cinéma, Pierre Rlan-êhar a, au plus haut degré, le respect de sa profession.Et avec quelle sûre compréhension en parle-t-il! L’entendre raconter une pièce qu’il va jouer ou qu’il songe à jouer, c’est la redécouvrir sous un aspect imprévu, plein de fraîcheur, d’attrait, de poésie.En ce qui concerne le cinéma, l’impression est plus vive encore: i! y a un certain nombre d’oeuvres qu’il souhaite toujours réaliser cl interpréter à l'écran.plus gras bou- Haydee Mown danseuse viennoise Haydee Morini est aussi Viennoise que le Danube lui-même.Née et élevée dans celle ville, dont le nom seul évoque dans le monde entier les plaisirs de la musique el de la danse.Haydee a pu danser, semble-t-il, avant même d'avoir su marcher.Elle a grandi en apprenant de plus dans les meilleures éroles de Vienne tons les éléments de Part chorégraphique.Aussi à sa première apparition à la scène, les critiques et le public ont compris qu'une nouvelle étoile venait de naître au monde de la danse.Depuis.Haydee Morini a dansé a Paris, à Rome, à Stockholm, à Bruxelles, à Londres, à New-York.Partout elle a été acclamée comme la meilleure interprèle de la danse viennoise."Quand elle danse le Danube Bleu, a-t-on écrit à son sujet, Jo-hann Strauss revit”.C’est la première danseuse à mériter ce compliment, depuis longtemps.La soirée viennoise du 5 juillet, au Stadium, sera ie début au Canada d’Haydce Morini.La ville de Montréal sera donc la première au Canada à voir cotte jeune et jolie danseuse, soeur de l’éminente violoniste Erica Morini.Pour en (purer Haydee Morini, qui présentera à cette soirée en-li’e autres numéros chorégraphiques le Danube Bleu, on a réuni d’aussi populaires artistes que le ténor américain Donald Dame, la nouvelle mezzo-soprano Aliee Howland, la jeune pianiste canadienne Patsv Parr, el un orchestre symphonique sous la direction du Montréalais Francis Coleman.FRANÇOISE ROSAY Pour bien comprendre Françoise Hosay, il faut l’avoir vue à i la campagne parmi les fleurs et ! les arbres.Elle est saine, cottra* | geu.se et charmante.Elle est l'es-! prit même.Françoise Hosay a • trois grands garçons, et son phii-! sir est de les réunir les soirs de congé dans sa vaste maison des alentours de Paris.Elle a su mener de pair aver uns élégance el une dignité admirables sa vie de femme et sa vie d’artiste.Elle ne fait que d’éphémères séjours dans son appartement de Paris.Paris c'est pour le travail, les rendez-vous d’affaires.et aussi pour ces merveilleuses boutiques où se cachent les Iré-sors qu'on importera dans la jolie maison de Gambais.La mort récente de son époux, le cinéaste Jacques Eeyder orientera peut-être différemment sa vie.Qui le sait?Malgré tout, Françoise Rosny demeurera la plus grande comédienne de l'écran.A chacune de ses créations, elle a réservé des surprises aux cinéphiles.On l’a vu toi r à tour grande dame, confidente de prince, cuisinière; elle est dans “Elles étaient douze femmes”, une vieille duchesse hautaine et irrésistible de drôlerie, ce qui démontre que l’on n’es; jamais à boul de scs surprises avec une pareille artiste.Les fêtes de Baie St-Paul Voici de nouvelles précisions sur le grand spectacle qui sera présenté à la Baie Saint-Paul, les 9.U) et 11 juillet, à l’occasion du 250e anniversaire de fondation de celte paroisse.On sait déjà que Pierre Dagenais, P“enfant terrible du théâtre canadien” en est l'auteur et qu’il «’est inspiré I d’une légende populaire toujourë en honneur dans la région df Gharlevoix.Sous le titre fulgu rant “Le diable s'en mêle”, i aura fait revivre les habitudes, h : langue, les moeurs des habitant; i d’autrefois.Avec “Le diable s’er mêle”, nous entrons dans h monde de la féerie: toutes le: ressources d’un habile inetteui en scène sont mises à profit poui faire de ce spectacle une apo théose de la couleur et du mou vement.Cette fantaisie dramatiqut comprend deux actes et treize ta idéaux et les rôles sont tenus pa» dix-sept interprètes parmi les quels figurent les plus grand: de la scene el de la radio, nom nions: Pierre Dagenais lui-même, Albert Duquesne, Fred Bar-ry, N'ini Durand, Janine Sutto, Juliette Huot, Denise Pelletier, Robert Gadouas et Jean Lajeu-nesse.Les éclairages el les décors sont de Jacques Pelletier et les costumes de Laure Cabana.Le public est déjà familier avec ces artistes dont la réputation a déjà franchi les frontières du pats.Ce spectacle sera joué en plein i.ir le.s 9, 10 et 11 juillet prochain à la Baie Saint-Paul, à l'occasion du 250e anniversaire de fondation de cette paroisse.Les représentations auront lieu le soir sur une scène de 75 pieds de longueur par 10 de profondeur, et donneront lieu au plus grand déploiement dramatique que l'on ait encore vu au Canada français.^raxiciù.fiwrocoifw SPfNCfR TM0 LOifl toMYMOSf MflVYN DOUCÜS Ff«Ff Nkidim* K L'AFFICHE SPENCER TRACT KATHARINE HEPBURN "STATE of the UNION" Jean Desprez est de retour On annonce le retour d’Europe de Jean Desprez, joui nnlii.le, critique dramatique et piif iir de la radio.Elle vient de passer huit mois dans la capitale Iran- j çaise et a visité 1er, studios de j radiodiffusion ainsi que las principaux studios cinématographiques.Au cours de son séjour à Paris.Louis Jouvet, le e dèbre acteur français, lui a remis un Prix pour le Festival Nlrt'o:”-' d'Nrt Dramatique, il sera décerné nu meilleur metteur en seine de Don Juan.Avant de prendre le bateau pour Montréal, Jean Dm ire: a passé quelques jours à I ondre , où elle a visit • l " s'u dos de la compagnie J.Arthur Rank.-EHH3- A L’AFFICHE WALTER PIDGEON "IF WINTER COMES" ¦ùfd J )(•]»¦¦ A L’AFFICHE ED3 E CANTOR "IF YOU KNEW SUSIE" J:WdUJ; A L’AFFICHE "CHRISTMAS EVE" — Aurni — "SPEED TO SPARE" Le congrès national des dentistes canadiens Les cours de vacances de langue et de littérature françaises donnés par la Faculté des lettres.du 28 juin au 11 août, auront lieu cette année pour la quatrième fois.Les inscriptions sont commencées et nous espérons un nombre record d'étudiants, tant de la province de Québec que de toutes les parties du Canada, des Etats-l'nis et même de l'Amérique latine.Les cours commenceront le mardi 29 juin; on peut s’y inscrire tous les jours jusqu'au 29 inclusivement.Le 29 à midi, une courte cérémonie marquera l'ouverture officielle des cours.Vous y êtes cordialement invité.Quebec, 23 (D.N.G.) Le premier congrès national des dentistes canadiens tenu dans la province de Québec s’est ouvert officiellement sous la présidence de M.le chanoine Maurice Lali-berté, vice-recteur de IVniversi-lé Laval.Gette cérémonie a eu lieu au manoir Richelieu, à Poinle au Pic, en présence de 450 délégués officiels de toutes les parties du Canada, de la Grande-Bretagne, de sEtats-Unis et même d'Australie, ~ DEMAIN Le "Devoir” commencera la publication de son nouveau feuilleton : "Martine Juillet, Fille du Roi", oa*’ M.Pierre Benoit.(UJILWS 2e SEMAINE "HALF PAST MIDNIGHT" — Aussi — "LET’S LIVE AGAIN" A L’AFFICHE »****•< itimti lltilltsiiimtft DICK EVELYN POWELL- KEYES DANS “L’HEURE DU CRIME” DCUXtlME riLM LES SABOTEURS Pst O'BSIIN • Corel* LOMBARD A LASnCHI JACQUES DUMESNIl I'lMMLE FREDERIC ËSKi TROISIEME SEMAINE STS-CATHISINE IT PAPINEAU IA.HtS SALLE CLIMATISEE PAGE 6 Le Canada offre des marchandises Tendance évaluées à 1.6 milliard a LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 24 JUIN 1948 la hausse hier A a Au Parlement Le Ljnada est en mesure de fournir une grande variété de produits aux pays participants au plan de rétablissement européen et soumettra à la Economie Corporation Administration de Washington, la liste de ces denrées, ('.es marchandises sont évaluées à oins de S1.600,00ü,000 pour les douze mois qui prendront fin au 3ü juin 1949.Le ce total, la fourniture de marchandises salent plus de *250 millions a déjà été arrêtée, soit par îles contrats du gouvernement, soit par des ententes commerciales particulières, avec des pays déterminés.Les chiffres du programme représentent donc une quantité minimum, puisqu'il est raisonnable de supposer que d'autres engagements ont été pris par des exportateurs canadiens, a l’insu du gouvernement canadien.Les évaluations ont été préparées suivant les prix fixes dans les contrats ou ceux qui étaient en cours au mois de mai 1918.l es denrees nécessaires au relèvement économique représentent une évaluation sujette a nombre de farteurs, Par exemple, la température pourra nuire a la production agricole, tandis qua )a quantité d acier disponible affectera la quantité des produits manufacturés.Les totaux n'indiquent pas non plus la valeur de»s exportations du Panada aux pays signataires du PRE.Les commissaires du commerce du Canada et les autorités de la Economie Coopération Administration.de Washington, sont en mesure de fournir aux pays participants des renseignements touchant d’antres denrées, A peine un an s'est écoule depuis que les Etats-Unis offraient d’aider les pays européens qui voulaient coopérer eux-mêmes à un programme d'aide mutuelle.Débat sur l’impôt Fout-il payer l'impôt sur droits de puits d'huile ?BOURSE DE MONTREAL Dis té 8eag.Do-m Ste?.B D>m.Textile G Steel Wares Hud Bay Min.Imperial OU Sei/.e pay s de l’Europe occidenta-j le ont accepté cette offre et en-! voyaient des délégués, à Paris, i pour former un comité de coope- i ration économique de l’Europe._________ _ î Leurs ressources combinées ont • XT j Abitibi etc examinées, de même que —u, uumin‘mT I leurs besoins, et les résultats de.Fauf il payer I impôt sur i cette étude ont etc soumis au j (jr0,ts de puits d'huile?} bhi Teieph.1 gouvernement américain.Apres - t>-/ les avoir soigneusemenl etunics.Ottawa.24.O P.) - de- -Pt le Congrès votait la Foreign As- pU|es progressistes-conservateurs Can In a: b sistamc Act of J9i8, le 3 avril de on| ,.rj|U|U, .iUx Communes, hier, [Can.Pac.Ry cette année.le fait que les fermiers sont |g**- g®»’ La hconvmic ( ooperation Au- ; 0(>|i«és de paver l'impôt sur le ministration ressemble peu .a I revc^lu sur les droits de puits ITNRRA.Ce dernier orgams-j )e ||s ont prétendu que ces me était une administration im i (jrojN rollstjtuaient un capital I Icrnationulc dont faisait P;^ IC : ct n0„ un revenu, un nombre de pays qui cher- ministre des Finances.M ! ebaient tous, avec raison a en! présentait un bill j obtenir un c7‘Ia.1^"0,n,bsrrin ! I '",it pour fin de chan.bar.ler ressaiVsurtout au Recours, tandis l'administration de l’impM sur je que le PRE s’attache surtout a n'vcmi.a dit dnil sagissai la obtenir les denrées qui eonln- dune ’quation, de pol.tiqut ., hueront au rétablissement per-1 Mais d a promis d etu 1 ' , manent de l'Europe.Un des j problème et de voir ce qu U > alÿ j principes fondamentaux du PRE i rait moyen de Cure, consiste en ce que les pays euro- ; 1 e ministre du commerce péens qui y participent doivent j Howc, a dit que la vente des s’entraider le plus possible avant grains non décortiques ne serait d’utiliser les dollars de la Eco- pas soumise a la Commission nomic Coopération Administra- i du ble tant que le Manitoba et tion.a des achats dans l'hémis-| l’Alberta n'auront pas voté des bills qui compléteront la législation fédérale, Le débat sur l’impôt sur le revenu a été soulevé par MM.J.M.Macdonnel! et A.L.Smith.Tous deux ont fondé leur argumentation sur un reglement du Conse; l.e total des ventes^ a ét* dp 3i,soo actions .ndu trielles et de 90,000 actions minière-.mardi dtrn.er, eai comparaison de B.WM actions industrielles et d« &6.300 actions minières, lundi dernier.rc, si U 63 20 23-, 15% 117 19 15 12'à 16 52% 13% 13% 52 63% 22 170‘.20% 26% 28% 13% 21 !.15% 113 19% 18% 12% 16% 52% 18% Bas F crm.ouv.Haut Ras 1 erm.17% 18% lmp Oïl Rts.165 170 165 170 51% 52 Int.FicMl 3!% 38 37% 38 63 63% Hit.Paper 68% 06% 65% 66 21% 22 Int.Petrol.15% 15% 15% 151, 166% no% Massey Har.20% 30 % 20 .20% 20 20% Mont Loccen 17% 17% 17% 12% 26% 38% Mont Tram.39% 41 39% 41 28 28 Nat.Brew.38% 39 38% 39 13 13% Nat.S Car 25 25% 25 25% 21 21% Ogtîtri Flour 23% 25% 25'.25% 55% ’¦5% Page Hersey 37 X' .37 37'., 117 118 Power Corn.15% 16% 15% 15% 19 19% hhawinigan 23% 33% 23% 23% 18 18% Stand Chem.7% 2% 2% 2% 12% 12% United Steel ‘ 7% 2% 2 % 2% 18 16% Wüi ET.er.26% 27% 26% 27% 52 523, BANQUES — 18% 18% Montreal .26% 26% 26% 26% Montréal LE MARCHE DU REURRE ET DU FROMAGE Ford lance une nouvelle voiture: la Meteor BEURRE Eaisemaine dernière, ce marche a été plus actif et une hausse | coin d’un océan à l'autre.Ea division Mercin'y-Lincoln deux endroits, marient solide-de la Ford Motor Co.of Canada, ment au châssis la carrosserie Ltd.a annoncé aujourd’hui soudée tout acier.L’armature est qu'elle présentera sous peu une en bâti fermé, à cinq entretoises, voiture entièrement nouvelle j et a double cintrage, ce qui per-dans le domaine des automobiles met un centre de gravité très bas de bas prix.C’est la Meteor, une et une plus grande rigidité, voiture exclusive au marché ,u 5% 5 5 Eidona 138 145 136 J45 Do, Pri 110 110 , 110 110 Int.U ram.,52 60 57 39 C W Lumb.4 4'- 4% 4'.; O'Brien m 181 126 176 Cha.tco Ste-pl 12 12% 12 12% St ad a con* 55 56 53 53 Com Alcob Sri 6% 6% 8% Sullivan .135 135 138 Cons Paper 20% 20% 20% 20% Lowney 12% 12% 12'» 17% HUILES — FINES — Con.- Home 14 H 13 13 Bob's Paie» 22% 27% 26 29 Huma OU M5 875 865 375 En plus du sedan Custom deux portes illustré ci-haut, la famille Meteor comprendra un sedan Custom quatre portes et un coupé Club, de même qu'une série de luxe mettant en vedette des sedans de deux et de quatre por- w ___________ tes, un coupé Club et un coupé et quatre jeux de deux tons, en d'affaires.richis par un choix de tentures D’après ses fabricants, la Me- fraîches et nouvelles, en broad-teor “incorpore toutes les quali- cloth et en mohair très durables, sc»! a jir , lés de construction, d’élégance, Les poignées intérieures des por-a Y 89,000 livres de moh^ qu'en i ^sécurité et de confort qu’une les ouvrent en soulevant, facteur mai 1947.* ! technique ultra-moderne puisse de sécurité qui empêche d’ouvrir • .! offrir ”, Ivlle est longue et basse, accidentellement.Pour ouvrir .14 |Uin- , z Pipds 3 pouces seulement de la de l’extérieur, on tire sur la poi- ‘ Sîl ns e'V r ?gi assistes, chaussée a son point le plus éle- gnée, qni déclenche un loque! phère occidental.il est impossible de determiner la proportion des exportations canadiennes qui sera finan-cée par les dollars de la Economie Cooperation Administration et celle qui sera financée au BOURSE DE TORONTO pour le beurre No 1 pasteurise, s’effectuaient au prix de 64?* a FROMAGE La demande se continue assez i régulière et les prix sont stationnaires.OEUFS ET VOLAILLES ve.Son harmonieux profil sein- , tournant ble jaillir de sa grille caractéris- j tique et de son large capot.Les LE MECANISME garde-boue arrière ont été entié- : , , , renient éliminés, et la carrosse- ;e moteur, de conception nou rie, étudiée pour donner un ma- u.n c-'jin^res en ' ximum d’espace au$ deux sièges ^ ^ ^ c'v' Fous les accessoi et au coffre à bagage, qui est par- «r CO.Courtiers en valeurs Membre» du Curb de Montréal 222 ouest, rue ST-JACQUES HA.0148 moyen des gains ou des réserves des pays particuliers.Il faut remarquer cependant que la Foreign Assistance of fi)iS est rédigée de telle sorte qu’elle ne li-mite aucunement les achats a i l’extérieur, à l’exception des den rées agricoles, dont il existe un i surplus aux Latts-t nis.I La mesure dans laquelle le Ca-! nada participera au Plan de ré-i tablissement européen dépendra donc de la quantilé de denrées propres au rétablissement qu’il pourra offrir à l’Europe et qui pourront soutenir la concurrence avec d'autres pays de l'hémisphère occidental.D’un autre côté, le Canada bénéficiera aussi des dollars de la Economie Coopération Administration, servant à financer les exportations provenant d'autres pays de l'hémisphère occidental.En d’autres termes, les fonds prévus par le Plan de rétablissement européen auront probablement une suite de reactions.privé disant que la vente de l'huile est la réalisation d’un capital et par conséquent non su-lette a taxation.Dominion Daines Ltd.CARTES D’AFFAIRES CINEMATOGRAPHIE ATTENTION !! Couvents - Collèges L« plus grande librairie de films 8-16 M.M, silencieux en location au Canada.FILMS 16 M.M.RELIGIEUX Le Christ est vivant — Pcbiole — Bernadette Soubirous — La Vierge de la Guadeloupe.ACCESSOIRES DE CINEMAS “LYRIC" WILFRID PICARD, prop.6981 Christophe-Colomb Montréal CR.M31» FLEURISTE DACTYLOGRAPHES Réparations, location, ventes de dactylographes.machines 6 chèques, etc.Assortiment complet de papier carbone et rubans.Accessoires de bureau Canada Dactylographe Enr.44 ouest* rue St Jacquet, Montréal Tel.H Arbour 6963 R, T.Armand $ FLEURISTE Fondée 1851 MONTREAL Ste-Catherine et Guy Ft.2491 Hôtel Mont-Royal PL.4550 Serres, 4509 Côte-des-Neiges AT.U 25 IMPRIMEURS GRAVEURS Dominion Pairirs Ltd, rapporte, pour l’exercice termine le 31 mars 1948, un profit net de 8219.-811 ou l’équivalent de $6.76 par action privilégiée 5 p.i).et de $1.63 par action ordinaire, déduction faite du dividende sur les actions privilégiées, à comparer a *163.177 ou $5.04 l’action privilégiée et *1.14 l’action ordinaire l’exercice précédent.f.es ’ entes sont passées de $12,373,002 a $15,030,036, tandis que le coût des marchandises vendues, les frais de vente et les frais généraux et d’administration ont augmenté de $11,688,-484 à $14,291,158.La dépréciation a été portée de $239,415 à $296,539, mais la provision pour l’impôt sur le revenu et sur les excédents de bénéfices a été réduite de $142,764 à «135,994.Au cours du dernier exerciee, le comité d’arbitrage a fixé les profit normaux de la compagnie et, bien qu’aucun montant n’ait encore été fixé pour l’impôt applicable à chaque année écoulee depuis les débuts de l’entreprise, on a jugé bon d’ajuster ta provision pour l’impôt sur les excédents de bénéfices pour une période de cinq ans d'après les pro-I fits normaux qui viennent d’être f établis.Cet ajustement a eu pour effet d’augmenter le surplus ar-eumulé et de réduire la dette d’impôt de $219,904.La partie remboursable de l’impôt sur les excédents de bénéfices a été diminuée de $65.580 et il y a eu diminution correspondante du surplus différé.La compagnie a dépensé une somme de $621,853 sur des immobilisations et elle a remboursé $75,000 d’obligations 2“* p.c.première hypothèque échues le Fermeture des cour* Je 23 juin Vente» Titra» Haut Bas.r»*.vente» Titre» Haut Raa r«r Abitibi 174, 18% D Aragon ,.,.08 07% 03 Agnew .7*2 7% 7% Davies Pete .16% 16% 16’- Algoma .52% 51% 52% Denison .— .07 07 07 Aluminium .63% 63 63% Discovery .4ô 44 44 Alum of Can.P.25'2 2.5% 25% Dtv Interest 42 43 Am.Larder ., .13% 13 13% Dome .16% 163,4 16% Am.Knife .15% 15 15% Dom.Foundry .27', 27 27% Argus P .78% 75 75 Dorn, Magnesium .10 10 10 Armistice .24 26 23 Dom.Steel B .18% 11% 13% Ashley .66% 06% 0612 Dcm.Stores 254» 25 23% Atlantic OU 44% 41 441.^ Dom Textile 12% 12 12 Atlas Steel ., , 13 13 13 Dona-lda .7! 70 TO Bk of Montreal .28% 36% 26% Elder .48 48 Bank of N.S.36% 36% .76% FTcury P 16 16% Base Metals .19% 19 19 Gatineau Power 19% 19% IS’a ïll£ I] 11 n7 66 66 Bldgood .,.16' 18 16 Imp Tobacco .15% 13% 13% Borduac ., .39 37 39 Kavrand .11 10% 11 Brazilian 20% 20 20% ,Joliet ,, .42 40 40 B A Oil .24% 241 o 24% Loka Dufault, .78 78 78 Do Pfd 263» 26% 26% MacMillan A 10% 103 4 Brit Dominion ; 27 26 26 Moneta .V, 37 40 Buff adisou .20 20 20 New Pacalta 11 10 11 Burns B 18 17% 173% Ognma .68 67 67 B-urrard A.a% 8% «% Omc , .08% 08 08 Calllnan .¦ 163, 16 16 Pressed Metal .15% 15% 15% Can.Bread .3% 3% 3% Que Manitou ,.71 73 22 22 20 16 20 Can.Packers B .17 17 17 Russell .18% 18% Bk of Com.22% 22% 22% Shawtnlgan .23%.23% 23% Cdn.Brewerl*» 21% 21% 21% Toronto Elevator .12 12 12 Cdn.Car 14% 14% 14% United FMel B .16 16 16 do A.18 17% 18 Walker 28% 29 Cdn.Food 11% 11% 11% CURB Cdn.Alcohol O .13% 1.7% 13% Brown Co ., 5% 5% do B .13 12% 13 Cdn, "tar coni .2% 2% 2% C P R .21% 21 21% Con* Paper .20% 20% 20% Chateau-Gal 93» 9% 9% C W Dumber .4% 4% 4% Cons.Homestead .14% 13% 14 Dalhouele .38 3ft 38 Cons.Preaa A.10 10 10 Inf Paper .66% 65% 65% Do, B .'.2% 2% 2% ZI ZI 771 * JOT&AdTH cntTarox La Coopérative Fédérée de Quebec fournit les commentaires suivants sur les marchés: VOLAILLE VIVANTE: Pou-1 lets à rôtir.—- Les arrivages sont ) limités.La demande est active et les prix sont fermes.Poulets à griller.— Les arri- i vages sont un peu moins baon-dants.La demande est bonne et les prix sont stationnaires.Poules, — Les arrivages sont un peu moins abondants.La demande est régulière et les prix sont stables.ticulièrement spacieux.Les sièges sont placés dans la zone de confort, c’est-à-dire entre les essieux avant et arrière.Le siège arrière a cinq pieds de largeur, et le siège avant est presqué aussi large.Des boulons, placés à vingt- Le problème du logement et l’entreprise privée M.Esdros Minville, directeur des Hautes Etudes, développe ce sujet en présence des membres de la Régionale des Bois-Francs Scission dans la grève de Londres Londres, 24 (A.P.t — Une ’l'emière brisure s'est produite, mardi, dans les rangs des grèvis-es au port de Londres, dont le nombre s’était éleve dr 12,0OU à 18,000 depuis le début de la semaine.A une réunion ronvo-.( quée par l’union des travailleurs VOLAILLE ABATTUE: Pou- : du transport et des manoeuvres lets.— Les oiseaux pesant 5 li- à tout faire, la majorité ds vre.s et plus et de bonne qualité 13.000 assistants ont vo'é en fa-sont toujours recherchés et les ! veur d’un retour au travail auprès sont fermes.jourd’hui même.De son eue, L’offre d’oiseaux de pesanteur | le comité de ebc' ; un moindre demeure assez abon-j d’ateliers qui est responsable de dante et les prix sont stationnai- 1 ~ ~ " res.Poules.•— L'offre est modérée.La demande est régulière et les prix sont stables.OEUFS Montréal et Québec, — Les arrivages sont limités aux besoins domestiques.Marché ferme aux j prix actuels.res du moteur sont d’accès faci-; le, ce qui facilite l’entretien.La direction, aux articulations ! équilibrées, se raccorde à un type nouveau de suspension avant indépendante, et aux ressorts longitudinaux de l’arrière, ce qui assure une stabilité parfaite.A l’avant, tes amortisseurs hydrau-! tiques type d’avion, sont enfer-! niés dans des ressorts â boudins | d’action très ouatée.Ceux de ! l’arrière sont du même genre.1 Les ressorts longitudinaux de \ l'arrière ont ceci de particulier que leurs lames ne requièrent pas de graissage.La Meteor possède un système de ventilation spécial.Deux i conduils logés derrière la grille poussent de l’air frais, l’un vers ! le conducteur, l'autre vers le passager.Les conduits sont pourvus de soupapes de contrôle que commandent des boqtons situés sur le tableau de bord, de chaque côté de la colonne de direc-lion.Enfin, une autre caractéristique de cette nouvelle voiture est le système d’éclairage, dit de “lumière noire”, très doux, qui illumine les cadrans el comman- la grève tenait une asses,miec rivale dont les 4,500 assistants ont décidé de demeurer éloignés de leur poste jusqu'au règlement de I ries, réunis directement en face leurs griefs.du conducteur.CARTES PROFESSIONNELLES Au Conseil national des recherches ASSURANCE ^COMPTABLES “Les droits de l’entreprise privée sont fondés sur la nature même de l'homme et sont en somme des corollaires des droits humains en regard de la vie so-ci ale”.Voilà ce que déclaîrait M.Esdras Minville, directeur de l’Lcole des Hautes Etudes Commerciales et président du con 1er juin 1947.Malgré ce débour- scil d’administration de la Lhani- Teléphona : *BE!air 3381 L‘IMPRIMERIE POPULAIRE Limitée EDITRICE DU "DEVOIR” ROBERT PERREAULT 430 ««1, rue Notie-Damo, Montréal sc, le fonds de roulement vest accru légèrement, soit de $551,-024 a $556,387.Crise industrielle u-c de Commerce de Montréal, j a clôture de cette journée d’étude.Le conférenrier signale d’abord que le régime de l’entreprise privée que l’on considère depuis longtemps comme le plus ’ " " ' le droit DOUr I Australie ^ efficace, est fondé sur pour i nustraiK; naturpl œème rir l’homme et Royal - Remington — I nderwnod — Ij.C.Smith, Co- \ rona silencieux, j régulier et portatif.p r o t e c -leurs de chèques.duplica-»l e u r s, calcula- J 'leurs et machl-; nés à additionner, Vente et j service, échange, loealton, achat, N.MARTINEAU & FILS 1019, RUE BUiURY (entre Vitré et Uagauchetlérel BE.231* ENCADREURS LAITERIE CH.6988 — 2599 Holt, ROSEMONT LAITERIE Wisintainer & Fils 908, BODLEV.1KD 8T-LAURENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS LAnc.2264 Moulures — Cadres — Miroirs Réparatlona de cadres et miroirs Laïu-i cauadlenne-lrançah» A.Patenaude, proprietaire SALLE A MANGER REMBOURREURS MATELASSIERS REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER LIMITEE Spécialités: meubles et matelas sur commande ainsi que réparations.Estimés Etal tuts sur demande.3888, Henri Julien PL.1112 HOTEL PLAZA Cuisine recherchée Vin et Bière R.SAINT-JEAN, propriétaire 446, Place Jacques-Cartier MA.9331 ELECTRICIEN ENTREPRENEUR-ELECTRICIEN J.K.MALOUF ENTRETIEN — REPARATIONS TU.1637 6420, 25cm« «venue, Rosemon» Sydney, Australie, 24 (A.P.) — Les autorités de Sydney, en Aps-Iralie, ont dû y ordonner la fermeture de toutes les usines afin de réserver aux besoins dornes-I tiques di s residents le courant j électrique dont la production j diminue par suite d’une grève i ilex mineurs de charbon.200,-j 000 ouvriers sont ainsi privés i de travail dans la province de Nouvelles-Galles du Sud: et l’on j craint qu’il ne faille étendre le i rationnement du gaz et de l’élec-j tricité à d’autres grandes villes comme Melbourne et Adelaide.Au dire du premier ministre rie la province rie Victoria, Thomas Holloway, la grève ries mineurs fait partie ri’un complot communiste destiné à s'étendre à tout le sud-est de l'Asie, en par Tant de la Birmanie.que son efficacité économique doit contribuer au relèvement humain du milieu où l’entreprise se développe.Les droits de l’entreprise privée sont basés sur les droits rie l’homme: lo le droit à la liberté du travail; 2o le droit de propriété, subordonné toujours au bien commun.M.Minville met en garde contre toute tendance totalitaire qui abolit la liberté humaine et qui achemine nécessairement vers l’esclavage II rappelle une paro- — — .- ., , , le récente de Sa Sainteté Fie Ml i une etude très importante sur le qui déclare que “n’ont pas le i salaire vital.sens de la dignité humaine ceux i Le conférencier continue en qui pensent que la propriété pri- ! disant que 1 entreprise pince vée peut être remplacé par un et le commerce à leur propre ruine.• L’entreprise privée, en créant de l’utile, doit offrir au consommateur dans les conditions appropriées.C’est là un point des plus délicats.M.Minville pose ici le problème du profit dans l’entreprise.“Sans doute, dit-il, l’entreprise privée a un droit inaliénable à un profit qui représente une rétribution normale d’un effort fourni, une compensation du risque encouru, une rémunération des capitaux investis et une reconstitution normale par voie de réserves d’un actif premier, sans compter les réserves normales qui doivent compenser les périodes de tranquillité économique.Nous nous j ment de notables sucrés dans entendons assez bien sur ces ! l’application du radar à la mari-principes.L’application toute- j ne marchande, fois s’avère très 'difficile'’.M.Minville insiste particulièrement sur l'équilibre entre le prix de vente du produit et sa juste valeur.sur la nécessité de fournir et la mesure et le poids et la qualité convenus.A ce point de sa conférence, le directeur de l’Ecole des Hautes Etudes annonce que.VActua-litc Economique publiera bientôt Ottawa.23 (C.P.) — Le conseil i ! national des recherches annonce ! que les substances radioactives ; produites à l’usine d’énergie ato- i inique de Chalk River, Ont., ont des emplois innombrables dans le domaine des recherches médicales et industrielles.Le 31e rapport annuel du conseil lu aux Communes donne un exposé précis (le l’emploi des $7,000,000 alloué par le gouvernement pour les recherches scientifiques.• Le président.M.1.C.Mackenzie, a déclaré que 1000 ouvriers spécialisés, de nombreux savants “dont plusieurs d’entre eux ont | une réputation mondiale dans le domaine de la physique nucléaire, travaillent activement afin de produire des substances radioactives” à Chalk River.Comme résultat pratique, de j nombreuses expériences ont déjà j été réalisées dans le traitement des maladies des hommes et des animaux.On enregistre égale-! Horace Labrecque et Fils Ltée COURTIERS D'ASSURANCES Nous Invitons les communautés re Ugtsuses à se prévaloir de acs services particuliers.«41, St-Krsnçols-Xavier, Montréal TéL MArquette 2383-2384 Chartré, Samson, Beauvais, Gauthier & Cie Comptables agréés 1 Chartered Accountants Maur.Chartré.C.A.Maur.Samson C A AVOCATS Anatole Vanter, c.r., Guy Vanter, c.r.VANIER & VANIER AVOCATS ST ouest, rue Saint-Jacques •m UArbour 2841 BREVETS D'INVENTION 934 ALBERT 'pitoajmfickBGfytTSJ-wfMm SI£ CATHERINE *£ MONTRÉAL A.-E.Beauvais, C.A Léon Coté, C A Luc.-P.Bélair C.A.Jacq.Angers.C.A.Alb.Carneau, C.A.Jean Lacroix, C.A.Perc7 Auger.C.A.P.oger Boy, C.A.Montréal Québec J.-P.Gauthier, C A Gér.Marceau, C.A Lionel Rou&stn, C A Dollard Huot.C.A Rayxn.Fortier.C.A Guy Bernard, C.A H Bourgoing.C.A Roujn LUCIEN VIAU CT • ASSOCIES Comptables agréés LUCIEN VIAU, Ç.A.CHAS DESROCHES, C.A.FERNAND RHEAULT, C.A.159 O., rue Craig, MA.1339 (KDIFICE DES TRAMWAYS) système d’assistance sociale”.Insistant sur la fonction .sociale de l’entreprise privée, le conférencier fait voir que c’est sur* i tout parce qu’elle est une source ! de subsistance qu’il est apporté last de prix à la propriété, privée - en sociologie.“L’ordre social, M Marcel Nougier.très avait- joute M.Minville, est intime-L'(g( usement connu dans les mi- mont lié aux droits de la person-licux français et canadiens de la pp humaine que vous défendez en metiopole, vient ri être choisi j prenan( ia défense de l'entrcpri- Vice-présidenl- Contributions syndicales comme 2e vice-president par rassemblée générale rie la Fédération des anciens combattants résidant hors de France (F.A.U, S.', tenu à Paris, le 28 mai 1948.( ’est la premiere nomination du genre depuis la Libération.Le président de la F.A.C.S.est M.Maurire Debarq, qui fit partie du premier cabinet du general rie Gaulle au titre de secrétaire général tants.se pnvee.Il y a en jeu non seulement une question économique, mais une question de haute civilisation”.Après avoir indiqué les divers genres de propriété privée, M-Minville trace les devoir de l’entreprise privée a l’egard de la société.L’entreprise privée, dit-il, se doit d’abord de servir le l%en sera sauvée surtout par l'observance intégrale par chaque chef d’entreprise de ses devoirs essentiels.Et c'est ici que se pose le devoir de sauvegarder remploi et d'établir le continuité de l’embauchage, non pas dans le sens individuel, mais scion une portée sociale.L’entreprise pri Avis du ministère des terres et forêts Québec, 25.(D.N.C.) I.'lion.i M.,L-S.Bourque, ministre desj terres et forêts, nous a remis la déclaration suivante: En vertu des pouvoirs qui nous sont conférés par l’article 144 1 rie la loi des Terres et Forêts, j S.R.1941, chapitre 93, tel qu’amendé par 6.Georges VI, cha-1 pitre 30, a'rticlo 5, tous les per j mis de circulation émis jusqu’à j nouvel ordre à compter du 231 juin 1948 dans la "région sauvegardée” ci-après décrite: Les forêts en concessions fo resticres à Fraser Company Ltd.situées dans les cantons Assdin Brevets d'invention MARQUES DE COMMERCE DESSINS de FABRIQUE en tons pays MARION 6’ MARION Raymond-A.Ronic, «T.-Afird Bastlen 761 ouest, rue Ste-Catherine MONTREAL COMPTABLES VIAU & ROBIN Comptables Agréée LUC1EN-D.VIAU.C.A.H.-UONEL ROBIN.C.A.4926, aj.Verdun, VERDUN YO.0642 P.-A.GAGNON & CiE CnmpUMrs agrX's Chaitsrcd Accountants R.GAGNON, C.A.IMMEUBLE DES TRAMWAYS 159 OUEST, RUE CR MG TéL UArbour 5990 Electricité médicale Rayons X Dr Maxime Brisebois L.G.M.C.F.R.C.i.c.De la Faculté de Médecine de Farts Maladies génitales, endocrinienne», urinaires, digestives, circulatoire».FRontcnac 5252 S16 Sherbiooke est OPTOMETRISTES-OPTICIENS Pour le rétablissement du contrôle des prix Maison J, EYNÀRD.Fondée xn 1886 «J.EYNARD &C\B FRANCE .De retour en quantités limitées — Sondes el Bougies de tous les auteurs d’une fabrique renommée d'instruments de chirurgie en gomme et en caoutchouc.AGENT POUR LE CANADA : G.C.de B.LEPROHON • 0179 Jacob DUpont 5190 Montréal La Chambre vient de manifester à la Canadian Chamber of Commerce et au ministre du travail.M, Humphrey Mitchell, son opposition au paragraphe 3 rie l'article 6 du bill 195 qui aurait pour effet de rendre obligatoire par les employeurs la perreption Ottawa, 24 (C.P.) Vne ron 1 rirs4 contributions sy ndicales en fermer ,|r la vallée d’Ottaw , „ certaines circonstances.i nited Textile Workers of Ame- Vca .—T L.C.) a demandé le rétablissement immédiat du contrôle des prix sur les marchandises essentielles le conférencier recommande donc de s'intéresser davantage aux travailleurs sur le plan rie sa .| com uni n qui consiste essentielle- procure pas de joie et de fieité, de* anciens combat-I mfl— » 10 fl Buffalo 302200fl3x—-10 H 1 Batteries: MeMis.Podgajitr (1) Gcoth (8) et Robinson; Perry, Rtwh (1) et Modarski.*- -» Le Touring Club à Drummofldvtfle Oè il! y a prourès.M Touring Club de k Jeunesse s’y rend.Dimanche.k 27 juin, la cité industrielle de Dnimmondville recevra la visite dn T.C.J.Lors de la réception civique à.l'hôtei de ville, les visiteurs auront le plaisir de rencontrer le maire
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