Le devoir, 5 juillet 1948, lundi 5 juillet 1948
“L* Canada tu un* nation aOuvttaint et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne ou de» Etatt-Unn ou de qui que ce toit d'autre, l'attitude qu'il lui faut prendre envete la monde." Lord TWEEDSMU1R 0tr*ct»uf i Girard FTUON FAIS CE QUE DOIS VOLUME XXXIX — No 155 Kidacteai ch»( ; On*r HEHOUI S.Z»*eari«, cm*.ORAGES ET TRES CHAUD Maximum aulonrd'hui .70 Même date l'an dernier .HO Minimum aujourd’hui .60 Même date l’an dernier .70 Baromètre : 39.70, 39.65, 39.60 MONTREAL, LUNDI, 5 JUILLET 1948 Cinq sous le numéro RIXE ENTRE ROUGES TRIESTE O' hez nos frères de l’Ontario La délégation du Comité Permanent de la Survivance C’est aujourd’hui même que la délégation, organisée sous les auspices du Comité Permanent de la Survivance française, part pour sa tournée ontarienne.Il s’agit là d’abord, ainsi que le savent tous nos lecteurs, d’un voyage de liaison française, d’une prise de contact entre les délégués et les divers groupes canadiens-français de la province voisine.Nous n’avons guère à insister sur l’importance, du point de vue des intérêts communs de notre élément, de ces voyages auxquels le Devoir, depuis toujours, s’est très vivement intéressé, et, parfois, de la façon la plus directe.L’on a voulu que la nouvelle course, comme les autres, n’eût pas un caractère exclusif.En même temps qu’elle permettra aux délégués de connaître des groupes français dont le caractère et l’histoire diffèrent sensiblement, elle leur donnera de plus exactes notions sur la physionomie générale de la province, sur le tempérament de ses habitants, etc.On s’est pareillement efforcé d’établir un itinéraire qui, en même temps que fort instructif (de Cornwall à Windsor, de Sudbury à Ottawa, les circonstances, du point de vue français, sont loin d’être les mêmes) offrirait un grand intérêt touristique.On a même trouvé le moyen d’y inclure une visite aux Chutes Niagara.• Nous souhaitons aux délégués le voyage le plus heureux, le plus'fécond.Ils y trouveront sûrement grand profit.L’histoire de l’Ontario français, depuis les quarante dernières années particulièrement, est toute pleine de leçons.Sous l’impulsion de fanatiques et de sectaires qui exploitaient à fond l’ignorance, les préjugés, le patriotisme mal compris d’une partie de la population de langue anglaise, les Franco-Ontariens ont subi là l’un des plus durs assauts qui aient marqué la vie française au Canada.De toutes les façons presque, on a essayé d’entraver, de paralyser leur naturel et logique développement.On a utilisé contre eux les armes les plus variées.A cet assaut, nos compatriotes ont opposé une résistance tenace, en bonne partie victorieuse jusqu’à date, qui a, d’ailleurs, trouvé dans les milieux anglophones de sympathiques appuis et qui a su employer toutes les honnêtes tactiques.La résistance s’est appuyée d’abord sur le principe de fond : le droit des pères de famille sur l’éducation de leurs enfants.(On se rappelle sous quelle forme pittoresque et précise ce principe fut un jour affirmé par un brave homme d’outre-Outaouais: "Nous voulons finir nos enfants comme nous les avons commencés.”) Ils n’hésitèrent point, à l’occasion,, devant les manifestations spectaculaires: sortie des enfants des écoles, parade dans les rues, etc., mais ils ne firent aucun geste de pure gloriole.Rien pour l’esbroufe.• En fait, les chefs de la minorité avaient envisagé plus de formes d’action qu’ils n’ont eu à en utiliser.Leurs instituteurs et leurs institutrices ont risqué leur situation professionnelle, ils ont, pendant des mois et des mois, consenti à enseigner sans recevoir des autorités officielles un sou de traitement; on a organisé la défense de certaines écoles, etc.Mais des dispositions avaient été prises pour aller bien au delà.Il était entendu qu’on finirait par recourir, purement et simplement, au refus de l’impôt.La difficulté, en ce cas, était de trouver, pour lancer le mouvement, quelqu’un dont le nom pût frapper et retenir l’attention de tous, déclencher un mouvement général.Le sénateur Landry, alors président de l’Association et que l’action directe n’a jamais intimidé, se rongeait les sangs dans une impuissante colère.Il approuvait la tactique, mais il ajoutait: "Je ne suis point propriétaire en Ontario: je ne puis tout Je même pas demander à mes compatriotes de.prendre des risques que je ne courrai pas." M.Laurier, M.Brodeur, alors juge à la Cour Suprême, s’étaient engagés à refuser l’impôt et l’on pouvait s’attendre, si la crise touchait au paroxysme, à voir le gouvernement obligé d’ordonner la vente aux enchères publiques de leurs meubles.Mais à cause de la situation officielle des deux hommes, on ne trouvait pas opportun de les jeter tout de suite dans la mêlée.Restait, entre autres, parmi les Canadiens français en vue de la ville d’Ottawa, monsieur Belcourt.Le grand avocat éprouvait une répulsion instinctive à paraître plaider sa cause, à la fois devant les tribunaux et dans la rue.Il n’hésita point toutefois à surmonter cette répugnance et, dans un discours que nous eûmes le plaisir d’entendre, à la salle Sainte-Anne d’Ottawa, il annonça du ton le plus calme, comme s’il s’agissait de la chose la plus simple du monde, "que les autres feraient ce qu’ils voudraient.mais qu’en tout cas, lui, ne paierait pas un sou à ces gens-là.” Ce fut une explosion! L’annonce de la révolte probable courut tout l’Ontario, elle at- teignit, sans aucun doute, les chefs du gouvernement.En même temps qu’ils envisageaient ainsi la possibilité des recours les plus dramatiques, les Franco-Ontariens poursuivaient une campagne de propagande chez eux et à l’extérieur.Us réussissaient à déclencher de fortes protestations dans le monde anglophone.Us ! recevaient l’appui public d’un certain nombre de leurs concitoyens de langue anglaise.La Unity League entrait en scène.(Il fau-: dra quelque jour faire l’histoire de cette Ligue et de la part que prit indirectement à son organisation le sénateur Belcourt.Le célèbre avocat, très répandu dans les milieux juridiques et universitaires anglo-ontariens, resta dans la coulisse, mais il n’est guère de ces loyaux compagnons de lutte auprès des-! quels il ne soit d’abord, dans la discrétion de la correspondance et des entrevues privées, intervenu avec une persévérante énergie).On sait d’autre part que, parallèlement à leurs divers modes de résistance, les Franco-1 Ontariens établissaient, en marge du système officiel, un régime scolaire qui s’avéra singulièrement efficace.Bref, aucun type d’action ne fut par eux négligé.• Après quinze années de lutte, survint l'accalmie de 1927.La situation s’était singulièrement améliorée.Les Franco-Ontariens qui, dès le début, avaient mis leurs écoles sous la protection de Notre-Dame du Cap, allèrent déposer au vieux Sanctuaire Yex-voto de leur reconnaissance.Ils continuèrent de travailler; car il restait encore beaucoup à faire.La question de la répartition de l’impôt, qui affecte toutes les écoles catholiques, anglaises ou bilingues, n’est pas encore, comme l’on sait, convenablement réglée.En même temps qu’ils poursuivaient leurs j efforts sur le terrain scolaire, les nôtres ! organisaient une propagande destinée à fortifier leur situation générale, dans le do-! maine agricole particulièrement.L’Association d’Education faisait surgir l’Union des Cultivateurs franco-ontariens, s’employait à faciliter l'accès d’instituteurs à une plus efficace formation pédagogique.Elle créait pour cela, à côté de son Ecole normale, tout un système de bourses et de Prêts d’honneur.• Mais ne nous laissons pas davantage entraîner.C’est toute une série d’articles qu’il faudrait pour raconter cette histoire.Disons simplement quelques mots de l’attitude que tint dans cette lutte notre province.Nous n’avons sûrement pas lieu d’en être gênés.Nos chefs ecclésiastiques et politiques prirent courageusement, officiellement, parti dans la mêlée.Est-il besoin de rappeler aux vieux lecteurs de ce journal que son fondateur, M.Henri Bourassa, fut au tout premier rang de la bataille.Il apporta aux persécutés le prestige de son immense talent, il alla sur place, au Pays de Galles, en Alsace-Lorraine, étudier le régime des écoles bilingues, afin de fortifier par des exemples vérifiés les réclamations des Franco-Ontariens.Il écrivit sur les droits de la langue française dans notre pays une brochure qui fera longtemps autorité.Il provoqua de façon plus ou moins directe l’entrée en scène en faveur des Fran-vo-Ontariens d’un certain nombre d’universitaires et d'hommes politiques de langue anglaise de notre province.Des souscriptions s’organisèrent d’un bout à l’autre du Québec, provoquèrent l’intervention officielle de maints corps publics, 0 Le retentissement de ces actes, c’est le point sur lequel nous voulons insister en terminant, fut double.La minorité en tira d’abord un supplément de ressources matérielles qui, dans les circonstances, lui était singulièrement précieux; puis, les adversaires comprirent qu’ils allaient se heurter, non point aux quelques centaines de mille Canadiens français de leur province, mais à toute la population française du pays.C’est ce que nous affirmait un jour l’un des hommes qui, sûrement, connaissaient le mieux la situation.— Après tout, lui disions-nous, Québec vous a-t-il tant que cela aidés ?— Ne vous méprenez point sur l’importance de la collaboration québécoise, nous répondit l’intrépide lutteur.Elle nous a apporté un secours direct dont nous avions alors grandement besoin: elle a, et c’était d’une portée plus considérable encore, fait comprendre à nos persécuteurs qu'ils ne pouvaient point songer à nous prendre par la famine.C’est une leçon qu’il ne faudra jamais oublier.0 Québec, dans le respect des droits de tous, sans le moindre désir d’empiéter sur les biens de qui que ce soit, se doit à toutes les minorités françaises du pays.C’est l’une des choses que la délégation qui part aujourd’hui rappellera à nos compatriotes de l’Ontario.Rien ne devrait être capable de dénouer nos mains fraternellement unies.s-vn-« Orner HEROUX Partisans de Tito contre Invitation à discuter de communistes orthodoxes Un porte-parole de Belgrade accuse le ^hef communiste italien Togliati d'être Tesclave de Moscou" — Mise en demeure bulgare à l'adresse de Tito — Ce dernier prend l'initiative d'une riposte en invitant tous les partis moscou-taires étrangers au congrès de Belgrade le 21 — Un de ses adjoints laisse entendre que Moscou ne peut abandonner la Yougoslavie aux impérialistes" ROME, 5 (À.P.) — Des dépêches reçues de Trieste par certains journaux de Rome indiquent que des communistes partisans du régime yougoslave du maréchal Tito y sont venus aux prîtes avec des camarades restés fidèles à l’idéologie de Moscou.La police a toutefois pu interrompre la mêlée entre communistes italiens et membres du Front Slovène de la Libération, à Mackolje, dans la banlieue de Trieste, avant qu’il soit survenu aucune mort.Le quotidien romain "Mes-sagero” ajoute qu’un autre incident est survenu à Manhje, toujours dans la zone yougoslave d’occupation en cette ville internationale.Par ailleurs, ‘‘Il Tempo” rapporte que, dans le journal officiel de Tito, "Borba”, le porte-parole du comité central du parti communiste de Yougoslavie, Beijko Vlahovic, a pris à partie le chef des communistes italiens, Palmiro Togliatti.Vlahovic soutient que, comme ceux qui ont ratifié la dénonciation de Tito par le Cominform, Togliatti s’est montré ‘‘un pitoyable esclave du Kremlin”.D’après “li Tempo”, l’article du "Borba” laisse prévoir quelle décision le parti communiste yougoslave prendra à son congrès du 21 du mois courant, à Belgrade.* ?* LONDRES, 5 (A.P.) — Le parti communiste de Yougoslavie e préparé le terrain à un règlement final de compte entre Etats du bloc slave pro-sovietique d’Europe Centrale, en invitant tous les partis rouget étrangers à se faire représenter à son congrès national à Belgrade, le 21 du mois courant.Cette invitation, rapportée par l’agence yougoslave de nouvelles Tanjug, sert de riposte à la dernière mise en demeure formulée par la Russie à l’adretse de Tito.Le journal burgare "Otccestveni-Front”, organe du Front Patriotique à domination communiste, demande crûment à la Yougoslavie de faire savoir une fois pour toutes si elle entend demeurer membre du bloc slave ou s’allier avec les puissances occidentales anticommunistes.Les quotidiens yougoslaves n’en continuent pas moins aujourd'hui de faire l’éloge de la Russie; et l'on y voit l’indication d’une manoeuvre du chef du gouvernement de Belgrade, le maréchal ]oxip Brox ("Tito"), pour retourner la situation à son avantage Un chef rouge yougoslave, Milovan Djilas, un de ceux que désignait nommément le blâme formulé la semaine dernière par le Cominform à l'adresse de Tito, affirme, en effet, dans le "Borba”, que Moscou ne peut abandonner la Yougoslavie aux impérialistes.la défense de l’Europe Nous participerons aux entretiens qui commencent aujourd'hui à Washington entre les signataires du pacte de Bruxelles-L'ambassadeur Hume Wrong nous représentera Londres, 5 (Reuter) — En réponse à la question d’un député, Je ministre d’Etat Hector McNeill, de firandc-Rretapne, « révélé qu’à l’avenir le Canada participera pleinement, aux côtés des Etats-Unis, aux discussions des cinq Etats du nord-ouest de l’Europe membres du pacte de Bruxelles sur les moyens d’assurer leur défense conjointe contre un assaut communiste russe possible.Nous serions représentés à ces discussion par notre ambassadeur aux Etats-Unis, M.Hume Wrnn#.A Washington, i! était annoncé, hier soir, que des entretiens devaient s’ouvrir ce matin en cette ville entre le secrétariat américain d’Etat et les diplomates accrédités des nations membres du pacte, soit la Grande-Bretagne, la France, la Belgique, la Hollande et le Luxembourg.Les observateurs diplomatiques rappellent que le ministre Affaires Etrangè.canadien des res, M.Saint-Laurent, avait déjà laissé entendre aux Communes d’Ottawa la possibilité de notre participation à ces entretiens.Le ministre se déclarait alors partisan d’un pacte de défense régionale englobant avec nous les Etats-Unis et le bloc anticommuniste du nord-ouest européen, mais en notant que notre contribution compterait pour peu sans l’appoint de celle de nos voisins «lu sud.Dans les milieux politiques de Londres, on soutient que la participation canadienne, en plus de donner suite à la collaboration actuelle entre nous et les Etats-Unis dans le comité de défense conjointe nord-américaine, empêchera la promesse d’aide américaine an bloc de Bruxelles de devenir unilatérale.* * * Ottawa, 5 (C.P.ï — Le gouvernement canadien confirme la nouvelle qu’il vient d’accept^» une invitation de participer à des entretiens préliminaires à Washington sur les moyens d’assurer la défense du riord-ouest de l’Europe contre un assaut des communistes russes.Ottawa prend la peine de préciser à ce sujet qu’il s’agit de négociations entre diplomates et non entre chefs ou porte-parole directs de gouvernements.En exprimant son “plaisir” de cette invitation, notre capitale fait savoir que divers hauts fonctionnaires du ministère canadien des affaires étrangères iront assister à l’occasion notre ambassadeur à Washington, M.Hume Wrong, au cours de ces entretiens.Les bureaux de M.St-Laurent remarquent que, le jour même de la signature du pacte de Bruxelles, le premier ministre Mackenzie King a exprimé le désir du Canada d’aider plu* possible à la réalisation pratique d’un système de défense régionale.Où l’on peut être malade à bon marché En Angleterre, a compter d'aujourd'hui — Le programme national de santé: tout ce qu'il vous faut pour 12 cents par semaine SI R I.'EMPHFSS AU CONGRES D’OXFORD Huit universitaires canadiens.BLOCS-NOTES Les crabes dans le panier Les événements qui se produisent de ce temps-ci derrière le rideau de fer démontrent que le communisme n’a pas réussi à créer la grande fraternité humaine.11 promettait l’égalité de tous les hommes par-dessus les frontière* et les langues.Or on constate aujourd’hui qu’il y a dans le coeur de l’homme des sentiments indéracinables: la fierté nationale, l’ambition, le désir de puissance.Tito est aussi communiste que Staline.Ce qui a allumé le brandon de la discorde entre les deux homme* semble bien être le sentiment national: Staline est plus russe que communiste; Tito est plus yougoslave que communiste.Ceux qui enseignent que l'avènement du communisme international mettrait fin aux guerres, réconcilierait tous les peuples dans une grande fraternité internationale, s’abusent étrangement.La mystique républicaine de 1789 exprimée dans les trois mots: liberté, égalité, fraternité, devait, elle aussi, apporter au monde une ère de paix.Pourtant elle a produit autant de guerres et d’aussi cruelles que les monarchies absolues qui l'avaient précédée.Le communisme, fondé strictement sur des appétits matériels, sera générateur de conflits d'une insondable brutalité.Le ton de la conversation entre la Yougoslavie et les autres pays communistes donne une idée de l’aménité des relations internationales dans une civilisation communiste.On connaîtra la fraternité des crabes dans le panier.I L'arme des faibles Les journaux annonçaient la 1 semaine dernière qu’un candidat accusé, prétendait-il, d’être communiste par son adversaire, prenait contre celui-ci une action de 850,000.D’ici la fin de la campagne électorale nous verrons probablement quelques dizaines de j politiciens avoir recours au mê- | me procédé pour venger leur honneur.L’action en dommages c’est généralement l’arme des faibles.La fille de rue qui aspire i à représenter le Canada à des concours de beauté internatio- j paux et dont le casier judiciaire j est étalé devant le public, inscrit I une action en dommages contre le journal audacieux.Le sénateur qui fait miitj> de »e reconnaître dans la paraphrase d’un vers de Boileau, reclame des tribunaux l’intégrité de son nom.Le recorder qui se fait malmener dans la discussion d’une affaire d’intérêt public, s’imagine de tout régler en réclamant des dommages.Le gamin se défend en rrian! des injures et en disant qu’il va aller conter ça à "mouman”.L’homme public ou la fille publique se défendent en disant qu’ils vont aller conter ça au juge.Dans un cas comme dans l’autre, c’est un signe de faiblesse.L'Eglise et l'Union nationale Montréal - Malin d’aujourd’hui affiche un titre de deux colonnes: “La belle coopération entre l’Eglise et l’Enion nationale.” H s’agit de la bénédiction d’un pont à Ferme-Neuve, occasion propice, bien entendu, pour la tenue d’une assemblée électorale.Ectte façon de mélanger le sa-rré et le profane, de mettre en quelque sorte l’Eglise à la remorque d’un narti est souverainement déplaisante.La technique fut particulièrement chère à M.Taschereau: il ne ratait jamais une bénédiction, fût-ce du plus petit pont dans la lointaine (iaspésie.L’occasion était propice de faire comprendre à nos bonne* gens des campagnes qu’un parti qui faisait ainsi bénir ses ponts ne pouvait être à son tour que béni de Dieu.Ainsi plusieurs ne réussirent jamais à s’expliquer les scandales petits et moyens de l’enquête des comptes publie*.De si bons catholique*, qui faisaient bénir tous leurs ponts! Le mélange du sacré et du profane n’a jamais servi ni à l’un ni à l’autre.G.F.Londres, 5 (A.P.) — A compter d’aujourd’hui, le citoyen d’Angleterre ne recevra plu* de comptes de son médecin.Il n’aura plus à payer directement ses frais d’hospitalisation, non plus.Le dentiste, l’optométriste et tous les fabricants d’appareils médicaux, de membres artificiels lui fourniront tout ce dont il aura besoin sans qu’il lui en coûte un sou.De même, des centaines de pharmaciens rempliront les prescriptions et enverront la facture à l’Etat.Pour tout cela l’Anglais se verra enlever environ 12 cents de sa paye hebdomadaire, Cette nouvelle situation est due à l’application du programme national de santé.Tous — pauvres, riches, enfants, adultes — en bénéficieront.Même l’étranger de passage pourra en profiter.Le ministre de la santé, M.Aneurin Bevan, prévoit que la réalisation du plan sera difficile, surtout au début.Quelque 200 hôpitaux, presque tous propriété d’ordres religieux, échapperont au programme.Des 17,000 médecins du pays, 14.784 ont décidé d’entrer dans le jeu.Ils recevront une grande partie de leurs honoraires du gouvernement Les autres, qui ont choisi de continuer la pratique privée, peuvent se servir des hôpitaux et entrer dans le jeu quand ils le voudront.Des dentistes réfroctoires La plupart des membre* de deux des trois associations de dentistes ont décidé d’assurer leur collaboration au gouvernement, mais la plus grande association n’est pas encore d’ac- cord.On croit, d’ailleurs, que ce sont les dentistes de l’Etat qui auront le plus d'ouvrage; beaucoup de gens ont attendu que Je programme entre en vigueur pour se faire soigner.Le ministre de la santé a dit qu’il s’agissait de l’expérience ta plus importante qu’on ait jamais tentée dans le domaine de l’as-suranco-santé.La plupart (les membres de la British Medical Association la craignent un peu; ils ont peur qu’elle conduise à la nationalisation de leur profession.Les Anglais encore campés au Thibet Nankin, 5 (A.P.) Ene commission des relations mongolo-thlbétaines demande au ministère chinois des affaires étrangères de supprimer les privilèges politiques et commerciaux de la Grande-Bretagne an Thibet, sons le prétexte que relie puissance n'est plus maîtresse de l’Inde voisine et, par suite, n’a plus rien \ voir dans les affaires de la contrée située au nord de son ancienne possession, te commission fait remarquer que Londres maintient encore des garnison* à Cyangtsé et dans la vallé de Chumbi ainsi qu'un haut-commissaire à Ihassa, capitale du Thibet.Ce dernier pays, qui compte seulement 1,215,000 habitants sur un territore grand comme le Québec, est officiellement une province de la Chine, comme la Mongolie; mais il possède en fait une large autonomie et entretient des rapports commerciaux plus étroits avec l'Inde qu’avec la Chine.Huit éminentes personnalité* du monde universitaire canadien se sont embarqués samedi dernier à bord de ŸEmpres* of Canada pour se rendre à Oxford Angleterre, où ils participeront au congrès quinquennal des uni.versités et collèges du Commonwealth brltnnniquE Ce font M.W.-T.-Ross Dalhnusie, «résident de l’université Mount Allison, à Sack ville.Non veau-Brunswick; Mgr Ferdinand Vandry, recteur de l’université Laval, de Québec; Mgr Olivier Maurault, recteur de l’Université de Montréal; Je juge en chef O.-S.Tyn-dale, chancelier de l’université McGill, de Montréal; M.Cyril .lames, principal de l’université McGill; M.A.-W.Trueman président de l'université du Manitoba et président-élu de l'uni-versilé du Nouveau-Brunswick; M.N.-A.-M.Mackenzie, de Vancouver, président de l’université de la Colombie canadienne; et M.G.-M.Syrum, de Vancouver, chef du département d’extension de la même institution.-— m a» - Première pile atomique de fort calibre Londres, 5 (Reuter) — La première pile atomique britannique à grande puissance a commencé de fonctionner en fin de semaine à Harwell, dans le Berkshire.La construction de cette pile, qui aura une puissance équivalente à 6,000 kilowatts, avait été entreprise il y a deux ans.- i— * —il- Cuique suum (.'article remarquable sur la Suisse que nous avons publié vendredi dernier en page deux était de notre collaborateur, Paul Gérin-Lajoie.La signature avait sauté à l’atelier.Nous nous en excusons.L'ACTUALITE APOLOGIE DE LA CHALEUR Un représentant du ^'Devoir" S’olre camarade Gérard Pelletier prendra part au voyage de liaison en Ontario, du Comité de la survivance française, qui commence ce soir.Il tiendra nos lecteurs un routant des principales étapes de ce voyage d'amitié française.L'un des secrets du bonheur, ou tout nu moins de la sérénité, c’est de voir les beaux côtés des choses et des situations.Beaucoup de gens se sont lamentés inutilement sur le chaleur de res fours-ci, alors qu'ils auraient pu alléger leur détresse en songeant ri ses avantages.Vn premier moyen sérail de penser aux Inconvénients du froid: pas besoin d’imaginer les froids interstellaires de milliers de degrés sons zéro, ni les souffrances que vous endureriez si vous riiez enfermé dans un frigidaire.Rappelez-vous seulement vos jérémiades de l'hiver dernier, quand il fallait sortir du lit pour s'aventurer dehors par un froid vif, subir un long trajet dans un tramway peu chauffé, Et l'embarras des vêtements lourds.Aussi k problème du chauffage; la manipulation et le coût des combustibles; ceux qui ont simplifié le trmiail en adoptant le chauffage 0 l'huile doivent payer ce confort par une dépense encore plus élevée.Voilà autant d'ennuis que vous ne subisse: pas aujoijrd'hut.Pourtant, vous vous plaignez, alors une vous avez pour rien (a chaleur qui roit/e si cher en hiver.Mais ce n'esl pas la seule économie que nous vaut la chaleur estivale; car lorsqu'il fait chaud, l'on mange moins.Peut-être n’en êtes-vous pas sûr, et croyez-vous mie l’on mange autant l’été que (hiver, tout en mangeant des mets un peu différents.Deux savants de l'Université Yale viennent de mener une enquête approfondie sur ce sujet.Après avoir pratiqué des expériences sur des rats, Ils ont conclu que plus le milieu ambiant est chaud et moins il faut manger, I.es rats ont été placés dans des chambres où les températures variaient de 65 à 91 degrés Fahrenheit.Rendu à Si” les animaux ne mangeaient pratiquement plus rien; la différence dans les aliments consommés entre 72° et 9*° était de *00%.Maints savants estimaient ius-qit'iri que l'appétit et la satiété proviennent exclusivement de l’activité de l'estomac et du tube digestif ou des organes du goût.Théorie au moins incomplète, car la température du milieu ambiant joue aussi un rôle considérable.Mais tandis que l'animal se laisse conduire par Vins-tinrt, l'homme écoute deux guide» souvent contradictoires; son besoin de manger «( sa gour- mandise, et il acquiert des habi-| Indes nuisibles qu'il prend pour I des nécessités.En somme, d’après les deux savants de Yale, l'appétit c'est ni plus ni moins que la recherche de la chaleur: par exemple, quand en hiver vous avez pris un repas trop copieux, vous allez faire une marche, car Tair froid aide à dépenser le surplus de chaleur ainsi absorbé.Mais si vous mangez trop en clé, alors nous avez bien raison de gémir; cependant, ce n’est pas la faille de la chaleur.Celle théorie fort simple explique que par un bel après-midi d'octobre, sous U soleil de l'été des Indiens, une équipe sportive sera pratiquement incapable de jouer si ses membres onl trop bien dîner.Ainsi donc, par ces temps d'inflation et de vie chère, vous avez un moyen de rajuster votre budget tout en triomphant de la chaleur; il suffit de manger peu.Sans compter qu'avec ce système les mamans auronf moins d'heures à passer devant te fourneau, Mais de grâce, n'allez pas dire cela A M.Abbott: U imposerait une taxe spéciale surfies économies caniculaires.SANSOUCY PAGE 2 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 5 JUILLET 194» TRIBUNE LIBRE Pour dissiper les inquiétudes de M.Piiilippon Québec, le 30 juin 1948 M.Phiüppon prétend que j’ai reçu, comme trésorier de l’organisation électorale de M.Cha-loult, la somme de vingt-dou* mille dollars (.*22,000) de 1T-nion nationale.Montant fantaisiste.Certes, ce serait un crime de nie remettre tant d’argent, quand il en faut tellement moins pour servir à M.Phiüppon une raclée qui niettra dans l’ombre ses nombreuses défaites déjà encaissées.Nous dira-t-il quelle somme il a reçue, lui-même ou ses organisateurs, du parti libéral?Serait-ce .indiscret de le lui demander?N'u-t-on pas dit qu’il fallait en finir avec la carrière politique de M.Chaloult?Voudrait-on assouvir ainsi la haine des impérialistes et de lu haute finance contre M.Chaloult.parce qu’il a dénoncé leurs torts avec vigueur et des arguments puissants?Pour sortir Ai.Chaloult de la politique — tentative inutile qui dénote en haut lieu i’ineompre-sion de la grave situation présente et de l’importance d’hommes avertis et indépendants en Chambre — pour pulvériser M.Chaloult, M.Phiüppon a dû recevoir plus que des gros sous noirs.Nous dira-t-il ce qu’il a touché, lui ou ses organisateurs?Gageons qu’il l’ignore?Il doit préférer ne pas le savoir?Pourquoi alors se trouble-t-il tant les méninges pour ce oue les autres peuvent recevoir?pour l'instant, laissez-moi dire a M.Phiüppon que je n’ai pas touché même un seul centin provenant de l’Union nationale ou de source inconnue et n’ai aucune promesse d’en recevoir; je le déclare .sur ,mon honneur.Alors, M.Phiüppon a été mal informé ou iiicn il badine avec des questions sérieuses, pour induire le publjc en erreur.Aujourd'hui, devant la lutte malpropre qui s’engage, — malpropre, c’est bien le niot —, ü faut se rendre à l'évidence: les libéraux sont déterminés d’inonder le comté d’argent.Veut-on sa- Avis de décès ARCHAMBAULT.— A St-Paul L'Ermite, le 2 juillet 1948, à l’âge de 7fi ans, 8 mois, est décédée Dupuis (Clérinda), épouse de Joseph Archambault, maire de St-Paul L’Ermite.Les funérailles auront lieu mardi le fi courant, Le convoi funèbre partira de sa demeure, no 308 Notre-Dame, St-Paul L’Ermite, à 9 h.4o, pour se rendre à l'église St-Paul L’Ermite où le service sera célébré à 10 h„ et de là au cimetière paroissial, lieu de sépulture.Parents et amis son! priés d’y assister sans autre invitation.Remerciements AUGER.— La famille Henry L.Auger remercie sincèrement les personnes qui ont bien voulu lui témoigner des marques de sympathies à l’occasion du décès de M.Henry L.Auger, survenu le 10 juin, par offrande de messes, de fleurs, de sympathies, bouquets spirituels, télégrammes.visite ou assistance aux funérailles.ACHETEZ VOS FLECKS ICI La Patrie Fleuriste 168 est, Ste-Catherine Ecoutez Livraison partout directe- î,eJeu^* ment de notre serre- C.H.L.P.chaude.12 h.25 PL 1786-1787 12 h-30 10% d'escompte aux communautés religieuses.tisfaire les impérialistes fanatiques estomaqués par le drapeau fleurdelisé et démasqués dans leurs mensonges par les courageuses attitudes de M.Chaloult?H est d’une telle importance que M.Chaloult continue de répandre ses idées en Chambre que je n’hésiterais pas à accepter.de braves bleus ou de braves rouges les moyens pécuniaires nécessaires pour tenir honnêtement le coup contre cette tentative qui fait voir toute la laideur de la politique chez nous.Que M.Phiüppon ne se scandalise pas, j’en ferai tout aussi bon usage que lui, si on me confie ce qu’il faut pour le ramener a la réalité et à la vérité.Cette fois, je ne dégarnirai pas ma maigre caisse en sa faveur, comme en 1935, pour essayer de le faire élire dans le comté de Québec.Depuis ces jours où M.Plülippon était à nos côtés, je n’ai pas plus changé d’idée ou de conviction, que M.Chaloult.M.Phiüppon est incapable d’en dire autant.C’est toujours la même vieille tactique pour combattre un politique indépendant qui se dresse fièrement devant les honneurs et l’argent, pour la défense des siens, de la vérité et de la justice, il faut le faire passer pour un vendu et un traître.De tous les politiques de notre époque, après le célèbre Henri Bourassa, celui qui brille le plus nar l’ensemble de ses qualités, la crârferîe de scs actes et sa critique constructive, c’est, sans conteste, René Chaloult.Un des plus respectés dans les milieux | où prédomine un véritable es-j prit canadien, où vibrent des I sentiments nationaux sans chauvinisme, c’est encore René Chaloult.Jadis, Bourassa fut reçu par les libéraux, sur la Place Jacques-Cartier, par une pluie de cailloux.Aujourd’hui, .Chaloult est abreuvé d’injures par monsieur Phiüppon et ses acolytes.Devant le nationalisme, le libéral semble perdre la mesure.Monsieur Phiüppon se permet même, dans une exagération surprenante de langage, de com-narer monsieur Chaloult au pasteur Shields.Il me semble que de telles indignités accusent des asoirations d’arriviste chez celui qui les prononce.— Le pygmée voudrait bien raoetisser le colosse à sa taille.T! cherche le nivellement par en bas; l’autre le désire vers les sommets.Evidemment, celte lutte, à ses débuts, suinte déjà les sources impérialistes.Dans les diatribes, on rroirait lire la traduction de certaines invectives publiées dans de fanatiques feuilles anglaises.Dormez tranquille, monsieur Phiüpoon, l’indépendance d’esprit de monsieur Chaloult est prouvée et indestructible dans l’opinion publique.C’est une force que vous ne pouvez détruire.c’est une force admirée, vous le savez et voilà qui trouble votre sommeil.De tous les comtés de la province, il en est nn où le souvenir de vos attitudes passées aurait dù vous empêcher de songer même un seul instant à poser votre candidature: c’est le comté de Québec.Vous en sortirez défait, diminué et marqué d’un opprobre que l’Histoire enregistrera.On peut servir une noble cause.demeurer toute sa vie dans l’ombre et éprouver la saine !oie du devoir accompli.On ne saurait cependant la trahir, sans '’‘prouver, une fois la vanité ou 'a cupidité satisfaite, une pénible imnression, sans traîner un '•emords, une condamnation oui vous poursuit partout.Ecoidez les confidences tardives des malheureux oui ont eu cette faiblesse.hélas, bien humaine mais combien durement pavée Philippe HAMEL."Ottawa n’aura Jamais ms droits de taxation” __________________ (M.Duplessis) 'Tant que je serai là, tant que l'Union nationale sera là" - Grand ralliement de l'Union nationale à Joliette — Discours du premier ministre et du ministre du travail, Thon.Antonio Barrette - La C.C.F., vestibule du communisme — L'autonomie DERNIERS DEVOIRS — Lmtsftt-noüs vov» dont vos demen, {terroirs envers ceux qui p^rteni.Nos conseüi sont bosés sur l'expérience, Sttbmz morMaires — Service d'ambulance Geo.VANDELAC Ltée - AUX C£K# ft RACHEL, Montréal—BE i(W Î7U LE DEVOIR "Le Devoir", est imprimé au no 430 est.rue Notre-Dame a Montréal p^r l'Imprimerie populaire, compagnie à responsabilité limitée, qui en est l’éditrice-propriétairc.Directeur-gérant, Gérard Pilion."Le Devoir” est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau of Circulations et de la Canadian Daily Newspaper Association, La Canadian Press est seule autorisée à faite l’emploi pour réimpressions de foutes les dépêches attribuées à la Canadian Press, à (’Associated Press et aux agences Reuter et Canado-Mondial, ainsi que de toutes les informations locales que “Le Devoir” publie.Tous droits de reproduction des dépêches particulières au “Devoir” sont également réservés.Abonnement par la poste : EDITION QUOTIDIENNE Canada (sauf Montreal et la banlieue) .$6.00 Montréal et banlieue .9.00 Etats-Unis et Empire britannique .800 Union postale .10.00 EDITION DU SAMEDI Canada .Etats-Unis et Union postale .2.00 .».3.00 Les abonnements sont payables d’avance par mandat-poste eu par chèque encaissable au pair à Montréal., Autorisé comme matière' postale de deuxieme classe par le ministère des Postes, Ottawa.Téléphone : *BEIair ^361 Joüette, 5 (par Jean-Marr La-liberté.notre envoyé spécial) — “Ottawa voudrait garder pour toujours les pouvoirs de {axa-tion sur les corporations, le revenu et les successions qui rapportent 6400,000,000 par année.Mais, tant que je serai là, tant que l’Union nationale sera là.ils ne les auront jamais.” Voilà ce que déclarait hier après-midi devant une foule de plusieurs milliers de personnes, l’hon.Maurice Duplessis, premier ministre de la province, au cours d’un grand ralliement de l’Union nationale qui s’est tenu sur le terrain du Séminaire de Joüette en faveur de Thon.Antonio Barrette, ministre du travail, député sortant de charge et candidat de l’Union nationale dans le comté de .loüette.Outre .MM.Duplessis et Barrette, plusieurs orateurs ont pris la parole.Oh remarquait particulièrement MM.Maurice Tellier, député de Montcalm, Victor Chartrand, député de l’Assomption, Azellus Lavallée, candidat dans Berthier, Maurice Belle-mare, député de Champlain, et Philéas Bérard, maire de Si-Tho-mas de Joüette.Me Germain Caron, député de Maskinongé, agissait comme maître de cérémonies.L’on remarquait également sur l’estrade d’honneur sir Mathias Tellier et M.Joseph Barrette, père du ministre du travail, ainsi que les conseillers législatifs, MM.Ed.Asselin et Olier Renaud.Ce grand ralliement était sous la présidence de tous les maires du comté.M.Antonio Barrettt Le ministre du travail, Thon.Antonio Barrette, a exposé l’oeuvre du gouvernement de l’Union nationale dans le domaine des relations ouvrières après avoir dit ce que le gouvernement de M.Duplessis avait donné au comté de Joüette.En parlant des réalisations de l’Union nationale dans la ville de Joüette, M.Barrette a mentionné la souscription pour l’agrandissement de l’hôpital de Joliette qui est actuellement en cours; l’octroi au Séminaire pour la construction d’une nouvelle aile; les contributions du gouvernement à l’Ecole des Arts et Métiers, au centre d’apprentissage et à la reconstruction de l’arena.Ce que je viens de dire pour Pour prévenir les maladies industrielles, qui si longtemps ont meii.'.cé la «anté de nos ouvriers, nous avons fa:* dépense» des millions de dollars aux grandes compagnies dont la Dominion TcxUie, la John Mau-ville et ia Canada Car.Les pensions Le ministre du Travail dit ensuite qu’en 1939 les libéraux ont fait des promesses mais dès que Goodbout a pris le pouvoir, dit-il, les pensions de vieillesse ont diminué.En 1944, nous avons commencé par augmenter le nombre des pensions de vieillesse puis, nous avons augmenté les pensions elles-mêmes de $6.00 par mois.M.Godbout avait aussi promis d’être généreux en- cuper des luttes provinciales de la manière qu’elles le font.Cette attitude de leur part ne prouve qu'une chose: la faiblesse du chef de l'opposition à la Législature de Québec.C’est un signe évident du peu de confiance que l’on met en lui”, ajoute M.Duplessis.L’électorat du Québec a le choix entre deux groupes.L’un est dirigé par un chef réel, l'autre par un chef apparent, qui est vers les mères nécessiteuses.En i rouge de nom mais non de prin-1939, la moyenne des allocations somme, nous avons dépensé 4e* milliers et des milliers de doK ' lars pour l’enseignement éleinen- ! taire, secondaire, universitaire et spécialisé, Ras- un- seul gou- ! vernement, en l’espace de 15 I ans, n'a tant fait pour l’éducation que le gouvernement de ! l’Union nationale en quatre ans.j La santé publique Lorsque nous sommes revenus j au pouvoir en 1944, poursuit M.j Duplessis, la santé publique | dans la province était dans un état déplorable.¦ j Les hospices, les hôpitaux, les i sanatoria, les orphelinats étaient I négligés et à la veille de fermer leurs portes.Nous avons réglé en grande partie ce problème.$24,000,000 ont été dépensés pour la construction de 31 nouveaux hôpitaux et sanatoria et l’amélioration de 33 antres institutions.De plus, nous avons aug-' mente de $3,500,000 pap an les , , vi» i contributions aux hôpitaux et “Il n est pas convenable pour j aux sanatoria les autorités fédérales de s oc- Avant de vous mêler à cette lutte, voyez donc, messieurs les fédéraux’, à vos propres affaires.Voyez à diminuer l’imuôt sur le revenu qui ruine tout le monde.Voyez donc aussi à nous trouver un* drapeau.Votre devoir est là.” cipes, car tous les bons principes libéraux, l’Union nationale les a mis en pratique.Ce sont en réalité des chefs de l’extérieur qui dirigent ce second groupe.L'éducation .i Si en 1944, dit M.Duplessis, iecr,8?li1Vernement ^ v°us avez porté l’Union nationa-nationale a repris le je au pouvoir, je crois que vous avez aujourd’hui beaucoup plus de raisons pour répéter votre geste.Voyons ensemble ce qu’a fait le governement de l’Union nationale.était de plus de $40.par mois.Après l’arrivée de M.Godbout elles ont été diminées à $26.et au retour de M- Duplessis elles ont été augmentées de $10.oar mois.Revenant aux ouvriers, M.Barrette continue en disant que lorsque l’Union pouvoir en 1944, les salaires dans le Québec étaient beaucoup plus bas que dans les autres provinces.Aujourd’hui, dit il, les salaires payés chez nous sont aussi élevés qu’en Ontario.Sous le régime libéral, poursuit vitait les industriels à venir s’établir chez nous en lèur disant que notre population n’était pas exigeante et qu’ils pouvaient la contenter avec peu.“Nous, dit M.Barrette, nous invitons les industriels mais nous leur disons qu’ils devront respecter leurs obligations sociales et qu’en retour nous leur offrons la stabilité et la collaboration de leurs employés.” M.Barrette a parlé ensuite des institutions fédérales: les allocations familiales et l’assurance-chômage.Nos adversaires se disent généreux parce qu’ils ont passé ces deux lois.L’on pourrait cependant leur demander pourquoi les enfants de la province de Québec reçoivent $8.00 de moins par année que ceux de l’Ontario.Cette différence provient du taux décroissant .- , .des allocations familiales.Pour- le comte de Joliette, dit le mi- quoi, sils sont si généreux, main nistre du travail, l’on pourrait le répéter pour tous les comtés de la province et c’est pourquoi, M.le premier ministre, l’appui de toute la province vous est acquis.” Parlant ensuite des relations ouvrières, M.Barrette a déclaré que lorsqu'il a été nommé pour représenter les ouvriers du Québec il s'est mis à la tâche, sachant que toute demande raisonnable serait considérée par le premier ministre et accordée.“Depuis 4 ans, dit-il, ça été une véritable transformation.Nous n’avons jamais protégé le capital-argent au détriment du capital humain: au contraire, nous avons tout fait pour les unir.” La première loi du salaire raisonnable a été passée sous le premier gouvernement de l’Union nationale.Celte loi, dit M.Barrette, a assuré du travail et un salaire raisonnable à 900,000 ouvriers dans la province.Depuis, sous la deuxième administration de M.Duplessis, les salaires ont augmenté et les ouvriers ont de plus obtenu des congés payés.En février 1944, poursuit M.Barrette, la Loi des Relations ouvrières a été adoptée.Cependant, sous le régime libérai on exigeait oue 60 pour cent des ouvriers d’une usine fissent partie d'une union pour que celle-ci fût reconnue.Sous notre gouvernement, un vrai gouverne-ment démocratique, il suffit que 50 pour cent des ouvriers plus un, soit la majorité, adhèrent à une union pour que celle-ci soit reconnue.Cet amendement à la loi a été apporté dès la première session du deuxième gouvernement de l’Union nationale.Le gouvernement de l’Union nationale, dit encore M.Barrette, a augmenté les indemnités aux accidents de travail, aux mères nécessiteuses.Il a établi des cliniques de réhahililation et de réadaptation.Sous notre administration, l’ouvrier victime d’un accident de travail reçoit les deux tiers de son salaire et lorsqu il est guéri médicalement, il va à une clinique et après on lui trouve un emploi qu’il peut remplir malgré son infirmité.Ce qu’il y a de beau dans cette loi.c’est que cet ouvrier conserve toujours les deux tiers de son salaire et ce, en plus de l’argent qu’il pourra gagner lorsqu’il aura recommencé à travailler.Le gouvernement de l’Union nationale a accompli ces réalisations parce qu’il a le respect de la personne humaine et de plus, il s’est appliqué à la faire respec’er par les employeurs.Peyisée du iour PATIENCE DIVINE Et il disait la parabole suivante: “Un homme avait un figuier planté dans sa vigne et il vint.y chercher du fruit sans en trouver.Alors, Il dit au vignerort: Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier et je n’en trouve pas.Coupez-le: pourquoi épuise-t-il le sol?L’autre de lui répondre: Maître, laissez-le encore cer-te année, que je bêche tout autour et que j’y mette du fumier.Peut-être donnera-t-il du fruit l’année prochaine.Sinon vous le couperai.” LUC, XIII, 6-9.tiennent-ils ce taux décroissant?Les libéraux nous parlent de Tassurance-chômage.Voyez jusqu’où va leur générosité.En 1945 et 1946, sur 42,000 demandes de prestations, 9,000 ont été refusées.Par cette assurance-chômage, le fédéral a perçu jusqu’à la fin de 1947, $510,000,000.La province de Québec a donc versé quelque $170,000,000.Qu’ont reçu en retour nos ou-vriers?Environ 22 ou 23 millions.Ça c’est c« qu’on appelle un don.L« ministre du Travail termine en disant un mot de l’immigration et du communisme.“Nos adversaires, dit-il, affirment qu’ils sont anticommunistes et antianarchistes.Pourtant, s’ils ont placé en Europe des médecins qui vérifient l’était de santé des immigrés qui s’en viennent au Canada, ils ne s’occupent aucunement des communistes, des anarchistes, de ces '’varioleux” de l’âme qui entrent au Canada.“De plus, poursuit M.Barrette, ce gen, qui disent combattre le communisme, refusent à nos cultivateurs les machines et les instrumenta aratoires dont ils ont absolument besoin pour vendre à la Russie, à la Yougoslavie et aux autres pays d’Europe, des machines et des camions”.M.Barrette dit ensuite un mot de l’autonomie, mais il préfère cependant laisser cette question n son chef, M.Maurice Duplessis qui est l’orateur suivant.LTson.Maurice Duplessis Le premier ministre, lion.Maurice Duplessis, a commencé son discours en affirmant que “la manifestation d’aujourd’hui est le signe avant-coureur certain du verdict que rendra la population québécoise le 28 juillet prochain.” “L’heure est gravée, a continué le premier ministre.Il faut absolument l’unanimité de la province de Québec pour faire comprendre à nos ennemis que nous entendons vivre et être maîtres chez nous.” Après avoir salué sir Mathiai Tellier et M.Joseph Barrette père du ministre du travail, d’une façon toute particulière M.Duplessis ajoute: “La présence (te ces deux hommes au milieu de nous, les jeunes, prouve que la lutte que nous faisons actuellement est une lutte de tous les âges parce que c’est une lutte pour la présentation du présent et la sauvegarde de l’avenir.” M.Duplessis continue en disant qu’au sein de l’Union nationale l’on trouve d’anciens li béraux, conservateurs et indépendants qui se sont groupés pour un même idéal.Cette unité d’opinion, dit-il, c’est l’union de la population du Québec qui veut et désire mettre ses affaires entre tes mains d’un gouvernement qui a la tête et le coeur à Québec.L’Union nationale est un parti qui ne fait de la politique qu’à Québec.” Aux députés fédéroux Ici, le premier ministre s’adresse aux députés fédéraux.“Je dirai à ces messieurs: ceux qui ont obtenu un mandat pour représenter la population du Québec à Ottawa devraient se meler de leurs affaires.La lutte présente est une lutte provinciale* Il n’y a rien de plus impor- P( sa survivance et pour son développement, que notre jeunesse.Cette jeunesse doit obtenir la compétence qui lui permettra de jouer son rôle et occuper la place qui lui revient.C’est pourquoi, l’une des premières réformes accomplies par l’Union nationale, quand elle a obtenu le pouvoir en 1944, fut de régler le problème financier des commissions scolaires de la province.A notre arrivée au pouvoir, nos commissions scolaires étaient aux portes de la banqueroute.Les commissions scolaires étaient en dette et leurs instituteurs, par conséquent, mal payés.Nous avons alors voté un montant de $100,Û(>(),000 pour payer ces dettes et donner à nos jeunes l’occasion de s’instruire et de poursuivre leur carrière.Nous avons donné pour l’éducation élémentaire $8,000,000; $8,000,000 aux universités.Nous avons multiplié les octrois.En Les écoles d’industrie et les écoles de réforme étaient aussi dans la dèche.Dans le but de les aider nous avons augmenté la contribution du gouvernement de $338,000 par année.Ga, ce n’est au’une partie des réalisations de l’Union nationale en quatre ans.Ce ne sont que le commencement de l’exécution de notre programme.L'éducation et l'Etat t Ce n’est pas l’Etat, qui doit guider notre système d’enseignement, dit M.Duplessis.En matière d’éducation cç sont les parents qui ont le premier droit et c’est le comité catlujMgue qui doit être le guideJA-'îLèC C’est parce dafcËsï* veut avoir des) à ses tradition sa religion qif que par la écoles soient 3 fédérales.C’es vince veut cons me d’hôpitaux culier et qui tient Obrrifite de notre mentalité qu’elle s’oppose à voir ces hôpitaux assujettis aux dictées de bureaucrates d’Otta* wa.Le meilleur moyen de protéger notre santé physique aussi bien oue notre santé intellectuelle, c’est d’en confier le soin au gouvernement provincial, où nous ne sommes pas en minorité et où ce sont de nos compatriotes qui sont les maîtres, C’esl cela l’autonomie.L'autonomie M.Duplessis entre ici sur le terrain de l’autonomie.“Ce mot, dit-il, que l’on a ridiculisé en 1939 est un symbole qui représente les conditions essentielles de notre survivance comme peuple.S’il y a parmi nos adversaires des gens qui se sentent mineurs, l’Union nationale croit que le peuple du Québec est majeur et qu’il n’a pas à faire administrer ses biens par Ottawa.M.Godbout est prêt à conclure nne entente avec Ottawa, en- DÉVELOPPÉS PGTM PRIMÉS v PHARMACIE MONTREAL LA PLUb GRANDE PHARMACIE DE DETAIL AU MONDE ’ CHARLES DUQUETTE Pharmacien-propriétaire OUVERT JOUR ET NUIT HA.7251 nxvince svsfè- est parti tente en vertu de laquelle Québec sacrifierait des sources de revenu pouvant lui rapporter $400 millions par année pour seulement $65 millions.J’ainie mieux croire que M.Godbout ne comprend pas du tout le problème qui se pose que de penser qu’il est prêt à vendre sa race et sa province pour $65 millions, dit le premier ministre.Le gouvernement central, poursuit le premier ministre, veut imposer une curatelle aux provinces.Or, un curateur doit posséder d’excellentes qualités d’administrateur.Comment le régime fédéral peut-il prétendre pouvoir nous administrer quand sa propre administration se traduit nar une dette per capita de $1571 tandis que la dette de la province de Québec n’est que de $98.?M.Duplessis parle ensuite de l’impôt sur le revenu qui lors de la première Grande , Guerre n’a*ait été imposé que oour la durée des hostilités.Une autre guerre est survenue, dit-il, et nous avions encore à ce moment-là l’impôt sur le revenu qui a été augmenté.Il l’a été au point que les évêques onl publié un mandement dans lequel ils prient les autorités fédérales de diminuer l’impôt sur le revenu.M.Godbout a cédé pour $20 millions des droits d’une valeur de $400 millions.Tout d’abord ce devait être pour trois ans.Maintenant on nous^ demande de continuer ce privilège pour cinq ans encore ! Nos droits et prérogatives, les autorités fédérales veulent les obtenir pour toujours, mais tant que je serai là, tant que l’Union nationale sera là, ils ne les auront jamais.” , Un peuple peut-il vivre sans revenus ?demande alors le premier ministre.C’est contraire à nos traditions et à nos libertés , naires.Voilà pourquoi nous voulons demeurer propriétaires, c’est-à-dire maîtres chez nous.Le communisme Des gens de bonne foi, d’autre de mauvaise foi veulent voir disparaître les Législatures.La lutte que nous menons actuellement, ne l’oublions pas, est autant pour nous gue pour les autres provinces.Ces gens qui veulent une seule administration ne voient malheureusement pas clair.Nous venons d’assister à trois élections partielles fédérales.Dans ces comtés, la C.C.F., qui à cause de ses tendances socialistes est le vestibule du communime, a remporté la victoire dans ces trois comtés.Voyez-vous le danger.S’il fallait que les Législatures disparaissent, qui nous protégerait contre les menées de ces gens et des communistes qui tentent de s’emparer du pouvoir ?En ces circonstances, uniquement une Législature pjoviitpiale.forte et jouissant de toute sou autonomie pourrait sauver Québec du communisme.La Législature, continue le premier ministre, c’est le bastion par excellence de l’ordre, du sens commun, du respect de l’autorité.C’est le bastion qui sauvera la Confédération parce que le peuple du Québec ne perd pas la tête et demeure attaché à ses traditions.Réunions et Conférences DEMAIN Club Rotary : déjeuner-causerie hebdomadaire, à 12h.30, eu la salle Cardy de l’hôtel Mont-Royal.Conférencier: M.Reuben H.Markman.Sujet: "The Conimn-que d’être locataires ou pension- nist World Drive’’.LES DONS À SA rr La vérité! CE SOIR! % im «y ' U ww.v.M* EDOUARD RINFRET C.r„ Député Fédéra! d'Outremont CK AC 9!±3Q C H R C MONTREAL HEURE AVANCEE QUEBEC CHLN, CI SO, Trois-Rivières Sore/ CH€F, Granbr CJFP, Rivière-du-Loup CHGB, CHLT, Sherbrooke CKCH, Hull CKNC, New-Carlisle Ste-Anne-de-la-Pocatière OBI, Chicoutimi — CJBR, Rimouski CKRN, Rouyn — CKVD, Vol d'Or — CHAD, Amos RGANISATION LIBÉRALE , - ' - ' -—' , > Membre de le Canadian Press et de la Canadian Daily Newspapers Association DEVOIR MONTREAL, LUNDI S JUILLET 194S Accord signé pour lés mines de charbon dur New-York, 5 (A.P.) — Les propriétaires des mines américaines d’anthracite ou charbon dur, qui emploient 80,000 hommes, viennent de signer avec l’union des mineurs un accord semblable à celui que l'union obtenait à la fin du mois dernier de la majorité des producteurs de houille et lignite ou charbon mou.Cet accord prévoit lui aussi une augmentation moyenne d’un dollar par jour dans le salaire et une contribution de 20 cents la tonne par les patrons au fonds de bien-être social et de pension de retraite des mineurs unionistes.Ces derniers obtiennent ainsi un salaire journalier variant de ?10.53 à 811.10 selon les catégories, avec un maximum de 813 pour le travail à la pièce, sans compter une allocation de 100 pour des vacances annuelles de 10 jours.L’accord établit aussi la retenue par le patron des cotisations unionistes, après que les employés auront signé une formule individuelle à cet effet, en vertu de la loi Taft-Hartley*.L’union assure que tous ses membres ont déjà accompli celte formalité.La fête du Canada fait 61 victimes A;Ste-Ânnc ' Beaupré SQuébec, 5.' (DNC) — Son Exc.j M^r-Alexandre Vachon, archevè-que^d’Ottawa, a conduit le plus impos4nt,groupe de pèlerins qui rendu au sanctuaire na- | t*oi).aï Vde Ste-Anne-de-Beaupré, Le jaderihage diocésain d’Ottawa conrtptainquelque 800 personnes S le sont rendues au chef lieu j èierinage en train et en au-1 bihr.De Québec, le pèleri- ! nage "pqrtmsial de St-Ma)o a conduit à Slè-Anne environ 700 perle renaissance de la marine turque Chez les cheminots ss jhhs la direction de leur M/le^chanoine F.-P.Lamon-! A\ec de nombreux autres âgés venus de tous les ïTla province de Québec i^es Etats-Unis, on a en-di|s de 3,000 pèlerins ve-^Lhne-de-Beaupré dans pes organisés, sans __tes'multiples pèlerinages u£ls; Ailiers de pèlerins »ont tôftiier matin à Ste-Anne-p; et plusieurs centai-e-eux ont pu assister à ontificale qui a été cé-îMgr Vachon à 8 heu-içilique.(Par la Canadian Press).— Après une longue fin de semaine, pendant laquelle les routes, les rivières ou les airs n’offraient pas grande sécurité, on déplore aujourd’hui un total de 61 morts.14 des victimes ont perdu la vie dans la région de Montréal.11 est à noter que durant la même période l’année dernière, le nombre des victimès avait été de 91.Cette année, 29 personnes se sont noyées, 21 ont perdu la vie dans des aceidents de circulation, 7 autres dans des accidents d’aviation.D’autre part, deux hommes ont été tués à coups de feu près de Rivière-du-Loup, un accident de chemin de fer et une chute mortelle sont responsables îes deux dernières victimes.- A Ri vière-du-Loup la police continue son enquête sur l’assassinat de deux hoipmes qui furent trouvés morts le long de la ' route.M.P.-H.Marais, de Joliet-le, a été mortellement blessé alors , que sa moto fut renversée par une automobile.Jean-Guy Matte,1 9 ans, s’est noyé dimanche dans la Rivière-du-Nord, à Prévost.En outre, on a retrouvé dimanche le cadavre de M.Arthur Tremblay, qui s’est noyé jeudi non loin de Montréal.Trois personnes ont perdu la vie après que l’hydravion dans lequel elles avaient pris place se \ fut écrasé non loin de Sudbury, dans l’Ontario.En l’espace rie ! trois heures, on rapportait trois ' noyades dans la région de Ka-puskasing, dans l’Ontario.A Québec Québec, 5 (D.N.C.) — Uni oersonne s’est noyée et cinq autres ont été victimes de divers j •ireirients dans la région de Québec.Le fils de Thon.Tancrèrie Labbé, ministre d’Etat provincial, M.Jean-Marc Labbé a été victime d’une tragédie de l’onde au Lac-Aux-Huitres « Dans la ville même de Québec, un seul accident a été enregistré.Il s’agit d’un septuagénaire, M.Jerry Bonneau, qui s’est infligé une grave blessure en faisant une chute sur la chaussée.Dans des accidents de la route, la victime la plus sérieu sement blessée est M.Albert Gignac.nui a été traîné sur prés d’un mille par une auto d’où il est tombé, près de Boischatel.Un enfant a été heurté par une auto à St-Laurent, I.O., et une femme a reçu des blessures près de la route trans-Canada.Une triple collision s’est produite sur le pont de la rivière Montmorency tandis qu’une camionnette a frappé une automobile de Québec sur la route trans-Canada.Aux Etoh-Unrs Chicago, 5 (A.P.> — Le bilan des morts survenues en cette in de semaine du fameux 4 'nillct forme aujourd’hui un to-lal de 335, alors qu’il pourrait encore en survenir d’autres parmi ceux qui prennent le chemin du retour.Les morts causées par les ac-'•idents de la route se chiffrent 195, soit 40 morts de moins !e le chiffre total de 235 pré-\n par le Conseil National de curité pour cette période de s jours qui se terminera ce :r.Les feux d’artifice n’ont 1 que deux victimes mais les paries sont au nombre de 100 et des accidents divers ont causé 38 décès.s Frères de séricorde général arrivera a in Nouvelle tentative pour enrayer la grève Le bureou de conciliotion tiendra une séance aujourd'hui — Parviendra-t-oa à enrayer ta grève qui doit éclater le 15 juillet?Des équipages turcs rendent le salut avant de prendre charge des quatre destroyers que les Etats-Unis ont cédés récemment à la Turquie, comme part de l’aide américaine aux Turcs dans leur résistance à la Russie et au communisme.A Saint-Jean Chez les marins Complot mis à jour / Cornwall, 5 (G.P.) — La police rapporte, aujourd’hui avoir mis à jour un complot fomenté par 20 membres de ITnion des marins canadiens, tôt hier matin, pour s’emparer d’un cargo dans le canal de Williamsburg.I.e navire est le Meaford, opéré par la Canada Steamship Lines, l’une des cinq compagnies affectées par la grève de l’Union des marins canadiens.La police a surpris les marins près de l’écluse 24 entre Morrishurg et Iroquois et leur a ordonné de s’éloigner du canal.Pour être certaine qu’ils ne reviendraient pas elle les a escortés jusqu’à Cornwall, Des porte-parole de l’Union ont deelaro qu’ils ne voulaient pas monter à bord du navire mais seulement survei'ler des membres < e l'union rivale qui devaient r.orter à bord.Le Menford est l’un dos 52 navires qui ont passé à travers le canal en fin de semaine.Milton Nuttall, agent local de IT.M.C.a dit aujourd'hui que la police “escortait’’ les navires.Le boulevard Pie IX DEUX CANDIDATS A MONTREAL-NORD L'élection à la mairie aura lieu le 19 juillet’.Deux candidats ont manifesté à date leur intention de briguer les suffrages à l’élection pour la mairie de Montréal-Nord.On sait I que ce poste est devenu vacant par suite de.l’assassinat de M.Jean-Paul Cardinal.Les deux candidats sont MM.André Chabot, 35 ans, et l'ancien Maire Archambault Désy, qui a été défait par M.Cardinal, au mois de mai dernier.M.Chabot a l’appui du conseil municipal actuel.On sait que tous les échevins élus à la | dernière élection étaient des partisans de M.Cardinal.La mise en candidature aura lieu le 12 juillet, de midi à 2 heures de l’après-midi, et l’élection aura lieu le 19 juillet, de 7 heures , du matin à 8 heures du soir.QUATRE MORTS DANS UN ACCIDENT Léonard, supérieur rères de Notre-Da-icorde, arrivera à in, pour visiter la ienne de sa con-sera la troisième Léonard vient itre de supérieur upérieur général en 191d^N^en 1929.Après avoir, en 1931, assumé la charge d’économe général, puis la direction d’un important institut d’humanités modernes, à Bruxelles, il fut réélu pour la troisième fois supérieiy générai, en 1946.Cela à cause de ses hautes qualités de religieux, de sa grande culture intellectuelle et morale, et de son habileté d’administrateur.Le F.léonard parie couramment le flamand, l’anglais, l’italien, l’allemand et l’espagnol, ce qui lui permet de s’entretenir facilement avec les frères de toutes les provinces.C’est le F.Léonard qui, au cours de son premier genéralat, a envoyé les premiers Frères de la Miséricorde au Canada: à Swan Lake (Manitoba), puis à | Huberrieau (comté d'Argenteuil).L'orphelinat agricole de Lac Sergent (comté de Portneuf) fut confié à ses religieux en 1932.Au cours de son troisième mandat, le F.Léonard a envoyé ses religieux dans la municipalité de ! Saint-Denis-sur-Richelieu, où ils enseignent à l’école paroissiale.C’est là, aussi, qu’ils ont leur ju-vénat.Au début de l’année 1947, le F.Léonard rendait sa 2ème visite au Canada.Il y célébra le 50e anniversaire de sa vie religieuse, ce qui prouve bien que la province canadienne lui tenait à coeur.Après le Canada, le supérieur gé néral a visité ses Frères en Angleterre, puis en Italie.Le printemps de 1948 l'a vu revenir en Amérique; en avril et en mai.fl a visité les maisons de l’Amérique du Sud.Reparti de l’Argentine au début de juin, le R.F.Léonard revient au Canada pour une troisième fois, demain.Le nouveau président du Jeune Commerce M.André Gagnon, d'Acton-Vale —Il a été élu hier, au congrès provincial de Saint-Jean — Le slogan de Tannée : "Vers Québec, foyer fronçais" — Le président des Chambres cadettes des Etats-Unis prend ta parole La Commission métropolitaine tiendra une réunion spéciale demain après-midi à 3 h.Il y sera sans doute question des travaux du boulevard Pie IX, en collaboration avec le ministère provincial de la voirie, dont on avait décidé du principe à une dernière séance et dont il reste à régler les détails.Abonnements de vacances Ne soyez pos pris ou dépourvu.En vocances, vous serez bien aise de lire chaque jour votre quotidien préféré.Faites-nous parvenir votre abçpnement sans retard.Canada EtaH-Unls 1 semaine .0.20 0.25 1 mois .0.65 0.75 3 mois .1.65 2.25 Neet accepton* les abennamantt par téMpkaaa : Bl.33CI LE DEVOIR ».P.500, (Place «TArmes) Howick, 5.— Cinq personnes ont été blessées, dont quatre mortellement, au cours d’un accident survenu à Howick, aux petites heures samedi matin.L'auto dans laquelle ces quatre personnes avaient pris place, a donné contre un arbre.I-es victimes sont Wilfrid Arcot, 22 ans, de Beauharnois, Fabien Pri-meau, 23 ans, de Howick, tués instantanément, Adrien Daoust, 34 ans.de Howick, et Renon Trudel, 19 ans.de Howick, qui ont succombé à leurs blessures, alors qu'on les transportait à l’hôpitai.Le blessé est Roch Parent, 20 ans, de Howick, dont l’état est critique à EhApital d’Ormstown.Selon le rapport de la police, l’auto filait à une grande vitesse, lorsque la tragédie s’est produite dans une courbe- La circulation dans le nord La service municipal d’urbanisme étudie un nouveau projet en vue d’améliorer le mouvement de la circulation à l’intersection de la rue Saint-Denis et du boulevard Crémazie.Le boulevard Crémazie serait élargi de 80 pieds à 180; on relierait les rues Lajeunesse ot Berri à la rue Saint-Denis, à Tangle Crémazie, de manière à ce que le flot de la circulation montant de la rue Saint-Denis tombe dans les rues Lajeunesese et Berri, et vice versa.Pour arriver à ce résultat, on ouvrirait une voie en diagonale, de l’intersection de la rue Saint-Denis et du boulevard Crémazie élargi, à la rue Lajeunesse et une autre voie également en diagonale qui se terminerait à la rue Berri, Etat d'urgence à Panama : 3 morts Panama, 5 (A.P.) — La loi martiale règne aujourd’hui dans la république de Panama, en Amérique Centrale, où le parlement doit se rassembler vendredi pour une session d’urgence de 5 jours, en vue de mettre fin aux troubles qui ont déjà fait 3 morts et 20 blessés en fin de semaine.Ces troubles sont survenus entre les partisans des deux candidats à la présidence, qui disent tous deux avoir été vainqueurs de l’élection du 9 mai dernier.Les dépêches à ce sujet n’indiquent pas si les morts appartiennent au camp du président démissionnaire à nouveau candidat, le libéral Domingo Diaz Arosemena, ou A celui de son adversaire, le chef du parti révolutionnaire “Au-tentico”, Arnulfo Arias Madrid.L’AFFAIRE DE CANTHLEY Jack McDonald est terni criminellement recponeeMe de la mort de Mme Henneeey.Hull, 5.— Jack McDonald, 62 ans, de Canthley, comparaîtra aujourd'hui en cour de police, pour répondre de la mort de Mme Cathleen Hennessy, décédée le 2 mars dernier, dans des circonstances mystérieuses.Un jury du coroner a trouvé McDonald criminellement responsable de la mort de cette femme.Un verdict de mort naturelle avait été rendu dans le temps, mais après la réouverture de l’enquête par la police provinciale, le jury en est venu à cette conclusion.McDonald aurait prétendu que la femme Hennessy avait été pié-tinée par des chevaux.A l’enquête du coroner, des témoins ont déclaré qu’il avait neigé le jour de la mort de la femme, et qu’ils avaient vainement tenté de trouver des marques de sabots de cheval.Un témoin a déclaré par-Hculièrement, qu’il avait remarqué à l’intérieur de la maison, une tache de sang frais sur la lampe à l’huile.Le Jury s’est retiré quelques minutes pour revenir avec le verdict précité» (Par Gillet MARCOTTE, envoyé spécial du “Devoir”) Saint-Jean, 5 — M.André Gagnon, d’Acton-Vale, a été élu président de la Fédération de la Chambre de Commerce des Jeunes de la province de Québec pour 1948-49.L’élection s’est tenue hier à Sain‘-Jean, où avait lieu le 13ème congrès annuel de la Fédération, et je résultat en a été annoncé à l’assemblée générale annuelle qui a mis fin au congrès.En même temps, on a annoncé que le prochain congrès de la Fédération et la prochaine exposition provinciale d’artisanat auraient lieu Tannée prochaine à Rouyn-Noranda.Inutile de noter que les deux décisions ont été prises à la suite de campagnes judicieusement organisées.Le congrès, qui a débuté vendredi dernier, a été marqué de deux grands banquets, de multiples séances d’étude et de réunions sociales.Le tout facilité par une organisation qui ne laissait rien à désirer: les congressistes emporteront certainement un bon souvenir de Saint-Jean.Paiil-D.Bagwell Hier midi, la Fédération offrait aux congressistes un grand banquet, en une salle du séminaire de S»int-Jean.M.Pierre-A.Larocque, président sortant de charge, présidait.Il a présenté de nombreux orateurs: MM.Marcel Lafaille, vice-président de la Chambre de Commerce internationale, Phil Pugsley, nouveau président de la Chambre cadette du Canada, Paul D.Bagwell, nouveau président de la Chambre cadette des Etats-Unis, Henri GroHlx, représentant M.Adélard Godbout, M.Lapointe, vainqueur du tottraoi oratoire du Jeune Commerce, M.Roland Sabourin, chef du secrétariat de la Chambre de Saint-Jean, et le chanoine Emilien Frenette, supérieur du séminfêre de Saint-Jean, qui représentait son évêque, Son Exc.Mgr Ànastaee Forget.M.BagweM, un jeune homme de moins de 25 ans, a prononce un vibrant discours qui a tenu constamment l'auditoire en haleine (ce qui étonne toujours à la fin d’un banquet.) Il avait choisi de développer cette définition d’une Chambre cadette: “Une association constructive et active de jeunes hommes qui consacrent une partie de leurs loisirs au service du bien commun”.Deux points ont reçu des développements particulièrement intéressants: ceux du bien commun et du travail constructif.Il faut notamment, a déclaré M.Bagwell, adopter une attitude positive à l’égard du communisme: c’est-à-dire cesser d’en parler, de le conspuer.Il faut s’attacher plutôt à vanter les avantages de notre système de vie, fon- dé sur le christianisme, qui permet à tous de se tailler une place à la mesure de leurs aptitudes el de leur courage.La libre entreprise M.Pierre-A.Larocque a consacré son allocution au développement de la devise de Tannée qui vient de s’écouler: “En avant, libre entreprise.” Défendre la libre entreprise, dit-il, c’est "glorifier l’oeuvre des pionniers de notre mouvement” et défendre “cette liberté, ce droit de pro-priété indispensables au plein épanouissement de la perspnne humaine”.Pour sa part, le chanoine Frenetic a rappelé les incidences spirituelles des problèmes économiques.“L’Eglise, dit-il, ne boude pas le progrès économique et social; au contraire, elle Tencourage de toutes ses forces, car c’est sur ce terrain que se jouent l’avenir des âmes et l’avenir de la société."Vers Québec, foyer fronçois" Plusieurs comités ont siégé durant le congrès: celui du programme de la Fédération, celui des affaires de la Fédération et celui des résolutions.On trouvera dans une autre colonne de c« journal, copie de la résolution adoptée par ce dernier comité, résolution qui a trait à la canalisation du Richelieu.Le comité du programme de la Fédération a choisi comme thème de Tannée 1948-49 le slogan suivant: “Vers Québec, foyer français.” On en apprendra probablement plus long sur la por-tée de ce thème au cours de Tannée.Le banquet de samedi Samedi soir dernier, la cité de St-Jean conviait à dîner les congressistes, au séminaire de St-Jean.On y remarquait deux hôtes d’honneur: Me Alcide Coté, maire de St-Jean et député du comté aux Communes et M.J.-Paul Beaulieu, ministre de Tin-dustrie et du commerce dans le cabinet provincial.Tous deux ont porté la parole, à Tissue du banquet.M.Roger Lanoue, president de la Chambre de commerce des jeunes de St-Jean et d’Iberville, avait d’abord rendu compte de son mandat de président, et remercié tous ceux qui l’avaient aidé à faire de 1947-48 une année fructueuse pour Tor-ganisme."Le dernier rempart des libertés, a déclaré M.Beaulieu, vous le trouverez dans la province de Québec.” Le ministre est revenu sur un sujet qui lui tient particulièrement à coeur: les immenses richesses naturelles de la province, et il a félicité les Chambres cadettes de s’employer à leur mise en valeur.Les liqueurs alcooliques M.Alphonse Coulombe, président de la Fédération montréalaise des Ligues du Sacré-Coeur, vient d’adresser aux chefs des trois partis en lice dans l’élection provinciale une lettre dans laquelle il leur demande de définir leur attitude au sujet du commerce des liqueurs alcooliques.Il émet aussi quelques suggestions.Voici le texte de ce message: Mon cher monsieur, «à Votre programme électoral serait incomplet si vous ne définissiez pas clairement votre attitude au sujet du commerce des liqueurs alcooliques.I.e problème de l’alcool existe à Tétat aigu dans notre province et nous pouvons affirmer avec les évêques, les juristes et les médecins que Timforalité.les crimes, la folie, les accidents de la route, la tuberculose sont dus à 70% près à l’intempérance.Dans leur lettre collective sur la tempérance dont nous célébrons cette année le 10e anniversaire, NN, SS.les Evêques de la Province de Québec nous supplient tous "de ne pas nous arrêter à des constatations platoniques et à des lamentations stériles, mais d’entrer résolument dans des réalisations pratiques”.L’occasion est très opportune au cours de votre campagne électorale pour prendre une attitude bien définie.Si vous vous comprometlez par des promesses formelles, vous serez plus à l’aise plus tard pour adopter des mesures énergiques, même si elles contredisent les intérêts de certains partisans.Vous voulez le bien de notre peuple et c’ese dans ce but que nous vous suggérons: 1.Que la vente des boissons alcooliques soit régie par une commission vraiment indépendante, constituée de cinq hommes très dignes et très libres d’attaches politiques.2.Qu’aucun ne soit émis sans avis préalable dans les journaux, ledit avis étant affiché sur les lieux où devra s’ouvrir le débit.3.Que des mesures très strictes de propreté, d’hygiène, de prévention de Tincendie soient imposées aux tenanciers.4.Que Thôtellerie devienne un véritable service public, auquel on se préparera dans des écoles d’hôtellerie rattachées à nos universités.5.Que l’annonce directe des boissons alcooliques soit prohibée.Tels sont les principaux voeux qui furent adoptés à notre Congrès général tenu récemment à St-Jean de Québec.Il est certain qu’en inscrivant à votre programme ces mesures salutaires vous feriez beaucoup pour gagner la confiance dos honnêtes gens.Puissions-nous obtenir de vous que vous vous engagiez au moins à faire respecter le dimanche et les lois de fermeture dans la nuit.A Theure actuelle, la situation est lamentable.Songez que nous buvons annuellement dans notre province plus de 15,000 belles maisons de plus de 810,000 chacune et que la police des liqueurs n’a aucun souci de la moralité et de l’observance de la loi.Si vous ! le désirez, je pourrai vous dresser une interminable liste d’établissements dont l’impunité est scandaleuse.Un bureau de conciliation tentera aujourd'hui d’enrayer les menaces de grève des cheminots qui sont décidés à cessiT le travail le 15 juillet prochain si aucune entente acceptable n’est intervenue entre leurs unions et les compagnies de chemins de fer du Canada.Le juge J.-C.-A.Cameron, qui a présidé le tribunal d'arbitrage et les deux bureaux de conciliations qui ont tenté sans succès de reconcilier les deux parties, a déclaré en fin de semaine qu’il ferait probablement une déclaration à Tissue de la conférence d'aujourd’hui.L’on sait qu’à la suite du rejet, par les unions, des recommandations du tribunal d’arbitrage qui conseillait une augmentation de salaire de 7 cents Theurc au lieu de 35 cents comme le demandaient les cheminots, deux bureaux de conciliation avaient été formés pour transiger séparément aver la Fraternité canadienne des cheminots qui compte 28,000 membres et l’autre avec les 18 unions internationales qui groupent 112.000 cheminots.Ces deux bureaux de conciliation ont failli dans leur tâche et par la suile des 18 unions internationales ont déridé de fixer la date de l’arrêt de travail au 15 juillet.La Fraternité canadienne des cliCjiuinois n’a encore pris aucune décision à ce sujet.Depuis, les compagnies ont laissé savoir qu’elles seraient prêtes à entammer des négociations sur une hase d'augmentation de 7 cents Theure.LA POLITIQUE Le chef libéra! provincial, M.Adélard Godbout, qui parlait hier soir à St-Jérôme se rendra maintenant à Noranda, en Abitibi, où il portera la parole, mercredi soir, au cours d’un grand ralliement politique.Vendredi soir, le 9 juillet, M.Godbout reviendra dans la région de Montréal et ira parler dans St-Jac-que.L’assemblée aura lieu au parc Marchand.On a rendu publique, aujourd’hui, la liste de tous les candidats libéraux de la province.Cette liste comprend 92 noms.Dont St-Jocques M.Orner Côté, secrétaire de la province, de nouveau candidat de l’Union nationale dans le comté de St-Jacques, tiendra une deuxième assemblée, ce soir, à l’école Salaberry, située au no 1017 de Salaberry.Les orateurs seront, outre M.Côté.MM.Roger Duhamel, journaliste, Pierre Desrosiers et quelques autres.Me Roger Ouimet, c.r., candidat libéral dans le même comte, tiendra lui aussi une assemblée, ce soir, à la salle de l’Assistance publique.Me Ouimet inaugurera sa campagne électorale.Un autre candidat est entré en lice dans le même comté.Il s’agit de M.Claude Jodoin, ancien candidat libéral, qui brigue les suffrages comme indépendant.Dans Jeanne-Mance Le candidat de l'Union nationale dans le comté de Jeanne-Mance, M.Georges Guèvremont.Inaugurera sa campagne électorale mercredi soir prochain, en la salle de l’école Brébeuf, rue Dandurand.coin 5e Avenue.M.Guèvremont tiendra une autre assemblée samedi prochain, en la salle Montcalm, rue Delort-mier, coin St-Zotique.L'affichage des listes C’est aujourd’hui Taffichage des listes électorales dans les différents comtés de la province.Les électeurs sont priés de vérifier si leur nom y est Inscrit et écrit correctement.La revision commencera demain pour se poursuivre jusqu’au 10 juillet inclusivement, de 8 h.du matin à midi, de 2 h.à 6 h.de l’après-midi, et de 8 h.à 10 h.du soir.Dans les hôtels Mille Américains Une rapide enquête conduite | Mmes E.Lebson et C.Sharan.ce matin dans les 4 principaux D’Oslo (Norvège): M, et Mme H.hôtels de la méthopolc, indique Ghristiensen.De Guatemala : que mille touristes américains, environ, se sont inscrits durant les seules journées de samedi et de dimanche derniers.La plupart des grands établissements de ce genre ont vu leurs chambres prises d’assaut par des centaines d’étrangers, venant des Etats-Unis pour la très grande majorité d’entre eux.Encore aujourd'hui, les hôtels sont bondés Mme P.K, Hudson, Windsor: De Madrid: M.P.Doriga et sa famille, de Nicaragua: le Dr D.M.et Mlle D.Spencer.De Buenos Avres: le Dr F.Kaderabek et Mlle T.Bo-bek.D’Anslow (Angleterre): le lt-col.H.W.King.De Londres: M.D.B.Weldom.De Johannesburg: M.M.Clark.De Wangami (Nouvelle-Zélande): M.C.Lin- et les autorités nous signalent WOO l’Opéra, à Paris.C’est parce qu’on a voulu tâter de ce genre littéraire qu’après que le patron a tué sa femme on voit à la fin se répéter avec les nouveaux propriétaires les scènes qui avaient marqué le début de la pellicule.Le scénariste cherche ainsi à nous faire comprendre que la vie est aussi indifférente à qui essaie de régler la sienne que les clients du Café le sont à la tête du propriétaire de l'établissement, quel qu’il soit et dût-il changer dix fois en dix ans.Les studios qui ont choisi cette oeuvre pour la représenter ont oublié que le genre "tranche de vie’’ ne réussit guère que dans le roman, et encore.Au cinéma, il ne procurera jamais que des échecs ou tout au plus çà et là un demi-succès, sauvé à grand'peine par le jeu des acteurs ou la photographie.Cela se comprend vite.L’n tel genre est essentiellement anti-dramatique; et, sur ce point, le cinéma ne diffère pas du théâtre.Il lui faut un plan qui ait un commencement, un noeud et une fin.Surtout une fin, car, en nous présentant quelques instants seulement de la vie d'un petit groupe d'individus, il faut bien marquer nettement leur sort futur, puisqu’on ne les reverra plus.Qu’advient-il au patron du café (Bernard Blier), après qu’il a abattu la patronne (Blanchette Brunoy) ?Qu'advient-i! au violoniste de l’établissement rival (Aimé Cloriond), qui est venu troubler le jeune ménage?Et même qu’advient,-il à Jeanne, la pauvre amie du journaliste, qu’on nous présente dans un rôle épisodique et qui finit par nous intéresser elle aussi?Si on a seulement voulu nous montrer que la vie entremêle mille petits et grands drames, on n’a pas suffi à nous attirer et mieux valait par exemple retrancher les épisodes.Dans le second film au programme, "Les Malheurs de Sophie”, le scénariste, pour avoir tranché à son aise dans le texte célèbre de la comtesse de Ségur et lui avoir ajouté un épilogue, .n’est quand même pas parvenu à faire oeuvre vivante.Le personnage de “Mademoiselle”, (Mar- guerite Moreno), domine aisément le reste de la distribution.Peut-être alors aurait-il mieux valu Jui donner plus de développement et, en sacrifiant entièrement l’oeuvre-prétexte, bâtir un sujet autour du personnage de la gouvernante, secrètement ph/.malheureuse que l’enfant dont elle fait son souffre-douleur.Adrien ROBITAILLE Au Palace DU ROX COMIQUE Décidément, Hollywood nous présente cette semaine d’excellentes comédies.Accoler les noms de June Allyson et de Van Johnson sur une affiche signifiait naturellement une fantaisie dont on pouvait, à .juste titre, redouter les caractéristiques trop invraisemblables et trop enfantines, relevées maintes fois dans dont elle rêvait des oeuvres de la même veine.Rien de cela dans “The Bride Goes Wild”, ou presque rien.Une intrigue classique sert de cadre à qne série de gags dont doit reconnaître la valeur.L’oncle Bumps, Van Johnson, écrit des contes pour enfants, mais en même temps qu’il cultive la muse avec dextérité, il ne néglige pas la bouteille, ni d’ailleurs les muses terrestres.Il fait un jour la connaissance d’une dé celles-ci, totalement différente, évidemment, des précédentes.La jeune maîtresse d’école, June Allyson, en effet voit la vie sous un angle plutôt rigide et puritain pour ce bon vivant de poète.Mais le maître de cérémonie Cupidon plante ses flèches et puisque les exteèmes se rejoi PAGE 5 Au Saint'Denis "Le Café du Cadran” qui a obtenu un vif succès au Festival international de Bruxelles, est présentement à l’affiche au St-Denis.Un jeune ménage de braves Auvergnats, devenus propriétaires du ‘‘Café du Cadran”, sont sur le point de succomber aux charmes de la vie parisienne.La jeune femme en particulier se laisse griser par les bouffées de musique qui viennent du "Café de Paris” et qui symbolisent à ses yeux la grande vie et le luxe jadis dans son village natal.Un jour elle s’éprendra d’un séduisant violoniste et de là viendra tout le drame.Tous les personnages que l’on rencontre dans “Le Café du Cadran” sont à l’image de la vérité.Bernard Blier et Blanchette Brunoy s’effacent complètement derrière leurs rôles; ils ont réussi deux remarquables créations.La composition d’Aimé Clarlond, en violoniste distingué et séducteur, est vraiment étincelante.En programme double l’adaptation cinématographique du fameux roman de la comtesse de Ségur, Les Malheurs de Sophie.Ce film de Jacqueline Audry, plein de douce sensibilité et ma- êcfyos du cinéma i V-.> V.A I ivx.-11J CO .> V.1 Cj ) * A, | A • A * ._ _ gnent, on devine pour quelle pé- 61S .lement interprète_par Mar- nible solution ils opteront.Certains passage atteignent un comique de premier ordre.Les scènes où la petite pudibonde s’effraie du laissez-aller de son “boy friend” et l’ivrognerie sa-! vante du futur mari sont absolu-1 ment impayables.Van Johnson ne nous avait ! pas habitué à tant de talent.Probablement le gardait-il en réserve, car on peut lui décerner beaucoup de louanges après avoir admiré ses expressions et le comique de situation qu’il exploite à merveille.De plus, si Ton tient compte de sa récente composition dans ‘The State of the Union”, Van Johnson peuf être classé dans les vrais comédiens.Sa partenaire June Allyson fait toujours preuve du même guérite Moréno, Madeleine Rous-set, Alerme et la ravissante petite José Comrad, relate la vie enfantine de la malicieuse petite Sophie, puis son adolescence et ses fiançailles.Andrée Clément va beaucoup au théâtre et au cinéma et elle adore danser.Mais là encore elle se singularise, car elle n’aime rien tant que de danser sans chaussure.Son dernier film est "Bethsabée” aux côtés de Danielle Darricux.* * * Neuiliy est un lieu de résidence recherché.Le cinéma français en particulier s’y est installé de façon massive.11 y a deux grands studios.Mais ce qu’il y a de plus caractéristique c’est le nombre des vedettes qui v résident.Nul autre quartier de Paris n’est aussi favoTiàé.Nul autre non plus, ne donne cette impression de Babel cinématographique comparable à Beverly Hills pour Hollywood.Y habitent en autres, François Perler.Jacques Berthier, Colette Mars.Bernard Lancret, Danielle Darrieux, Renée Salnt-Cyr, Noëlle Norman, Milton, Janine d’Ar-cey, Serge Reggiani, Valantine Tessier, Jean-Jacques Delbo, Kellys, Jacqueline Gauthier.Jany Holt, etc.* # ¥ Le meilleur ami de Frank Viî-lard est Henri Vidal.Et Roger Pigaut et Bernard Blier complètent souvent le quatuor des “trois mousquetaires” du cinéma français.* ¥ * t Frank Villard occupe «es loisirs à la peinture.D’ailleurs ayant de venir au cinéma, il étudiait aux Beaux-Arts.Il est question qu'un jour ou l’autre, il fasse une exposition de ses dernières oeuvres.¥ ¥ ¥ Avant d’entrer en «cène ou de tourner Jacqueline Cadet qui Le cirque de présentera Tom Pac\s des fauves Thomas N.Packs, qui présentera au Stadium de la rue de Lo-rimier, du 19 au 24 juillet, prochain, son spectacle d’animaux entrain juvénile et sympathique ; sauvages et de numéros à sensation, déclarait, hier soir, au téléphone interurbain, que les feux d’artifice donnés à la fin de chaque soirée seront ce que les qui relevait quelque peu les autres films, moins heureux que celui-ci, auxquels elle a participé.La mise scène et la photographie font honneur à l’ensemble.Jean VINCENT ^IIIIIIIIIIIIIIIMIIIHII" iaa2 i Ainsi, I >pi ÿ-r-Xv x.;;;.Sx paierait les frais * de Montréalais auront vu de mieux ici."On m’a rapporté, disait-il, ! que les citoyens de la province de Québec adoraient les feux | d’artifice donnés à certains jours de fête, comme à la Saint-Jean-Baptiste.Notre spectacle sera en-; core plus important, mieux préparé, et tous ceux qui le verront ! s’en rappelleront toute leur vie”.Packs, est, à l’heure actuelle, l’homme le plus populaire aux Etats-Unis, comme organisateur de spectacles extraordinaires.J1 a su cette année réunir les meilleurs acrobates, les meilleurs exhibitionnistes du, monde entier.Il a promis d’amener à Montréal, sous les auspices de l’Association fédérée des Facteurs, local 10 de Montréal, ce qu’il y a de mieux à | l’heure actuelle dans le monde j entier en fait de numéros d’acrobatie aérienne et autres numéros du même genre."Les feux d’artifice, dit-U, ne constituent qu’une partie de notre spectacle.Dès l’ouverture, exécutée de main de maître par nos musiciens, à la grande fina- j le, marquée de coups de tonnerre et d’éclats de bombes, nous présenterons des numéros à sensation.des numéros qui feront frémir par leur hardiesse.Je tiens i dire également que la qualité de chaque numéro est véritablement insurpassable.Jacks présentera de grandes vedettes, telles que la famille Wallenda, surnommée "La- famille royale sur fil de fer à des hauteurs vertigineuses”; la famille Loyal-Repensky, célèbre dans le monde entier comme les meilleures amazones, et les Zac-chinis.Cette famille fut d’ailleurs l’objet d’un grand reportage illustré dans le grand magazine Life il y a quelques semaines.Les plus jeunes de cette famille sont célèbres par leurs prouesses dans ies airs sur les fils de fer.Les deux jeunes filles, deux jeunes beautés, Vicky et Duina, exécutent le numéro du canon.Ce numéro est sans contredit l’un des plus sensationnels de tous les spectacles jamais montrés.Il s'agit de deux bolides humains, lancés en même temps de la gueule d’un canon.Parmi les autres numéros, on remarque ceux du capitaine Roman Proske et ses tigres du Bengale, celui de la troupe des chevaux blancs, 25 en tout, les Elton, équilihristes aériens, les Condor, Luciene Bernys et Rict-ta Wallace, surnommées les "Reines de TAir”, les "Flying Be-hees”, et plusieurs autres, sans compter des chiens savants, des phoques, des éléphants et une troupe de clowns.Ce spectacle sera présenté à Montréal sous les auspices de la Fédération des Facteurs, local 10.Les prix d’admission sont très populaires.Les billets réservés sont maintenant en vente au Stadium.Tous les facteurs ont actuellement des billets en vente.débute dans "L’Kvantail” fait le signe de la croix el une petite statuette de la Vierge ne la quitte jamais.¥ ¥ ¥ Micheline Presle, la vedette de "La nuit fantastique” préfère à tous les sports, la natation et tout ce qui est "eau”.¥ ¥ ¥ Jean Marais a environ 33 ans.Il est né à Cherbourg.•fc •£+ S’il faut en croire Noël Noël les Américains ont du génie parce qu’ils ont de l’argent donc du temps pour attendre le génie.¥ ¥ ¥ Paul Meurisse débuta dans la vie en vendant de Tassurances.Mais cela ne dura qu’une semaine puisqu’il eut la chance de décrocher un tour de chant sur la scène de "L’Alhambra”.Ce fut le départ d’une vocation nouvelle.Du music-hall il passe au cabaret, du cabaret à l’opérette et on lui propose de faire du cinéma- Son premier film “Ne bougez plus” fut suivi de ’Défense d’aimer”, "Montmartre sur Seine” aux côtés d’Pidith Piaf, “La ferme aux loups” avec François Périer, “L’Inspecteur Sergil”; ses plus récents; “L’Insaisissable Frédéric” et "Beth- sabée”.¥ ¥ ¥ Claude Dauphin aime à allet au cinéma.Ce dont il a horreur par dessus tout ce sont des films doublés, ¥ ¥ ¥ Bien que Jacqueline Pierreux tienne^ à l’écran ou à la scène des rôles d’aventurières • ou de vamps, rien n’est cependant plus éloigné de son caractère car elle est dans la vie la plus rangée des "femmes d’intérieurs”, son plus grand plaisir étant de jouer avec son fils Jean-Pierre qui a quatre ans, et de travailler avec son mari, Pierre Léaud, qui est scénariste, ¥ ¥ ¥ Simone Roussel qui allait devenir la grande artiste Michèle Morgan, est née à Neuiliy, un 29 février.Elle débuta au cinéma à l’âge de 17 ans.aux côtés de Raimu dans "Gribouille”.¥ ¥ ¥ On ne s’ennuie pas lorsqu’on est partenaire de Bourvil dans un film.Amuser les gens qui l’entourent n’est pas une profession pour lui c est un réflexe naturel.¥ ¥ ¥ Louise Carleiti dessine les robes qu’elle porte dans ses films.¥ ¥ ¥ André Luguet est l’arriére petit-fils d’une danseuse à la corde.En effet sous le règne de Louis XVI, Tarrière grand-mère d’André sous le nom de "La Malaga”, dansait sur corde et était considérée et appréciée tant à Paris qu’à Versailles, Rosine, dernière descendante de cette famille, vient de réincarner Taïeule, il y a quelques semaines, au gala de l’Union des Artistes”, en exécutant ce même numéro de corde tendue, particulièrement délicat.¥ ¥ ¥ Madeleine Sologne a deux violons d’Ingres: la photo et Ton-dioline un mystérieux instrument que vient d’inventer son cousin.¥ ¥ ¥ Georges Guétary a eu comme tout chanteur, des débuts très difficiles, jusqu’au moment où un directeur astucieux a eu Tau-dace de la présenter dans une grande sale; à ce moment le public lui a fait son succès qui ne cesse de croître.*fc “fc ifc Pierre Mingand est un fantaisiste chanteur et acrobate, il est surtout vedette de cabaret et de music-hall et chante à la radio.Il est célibataire.*, * * Glaire Mafféi n’est pas mariée au metteur en scène Jacques Becker, qui Ta révélée dans “Antoine et Antoinette” mais â un chanteur dramatique Glande Vermorel.MARTINE CAROL SAIT CE QUELLE VEUT Martine Carol sait ce qu’elle veut.Elle a commencé par tourner des bouts de rôles parce qu’elle était belle fille et qu’elle habitait l’inépuisable pépinière de starlets pour producteur en mal de découvertes: la Gôte d’Azur.Et puis un beau Jour, elle s’est mise à aimer ce métier ingrat, fatigant qui consiste à attendre indéfiniment dans le coin : d’un studio pendant des jours entiers pour être précipitée sou- < dain sous les feux des sunligts j et arriver, en deux minutes, à! faire rire ou pleurer les autres.' Elle a découvert sa vocation.1 £ Jean Murat fient le rôle d'un grand spécialiste des Rayons X dans "Les Hommes Sans Peur” que présente actuellement le Champlain en exclusivité.Le programme est complété par "La Calvacade Des Heures”.•lySr ?v s, 'La Chartreuse de Parme" à Paris MARTINE CAROL Alors Martine Carol a fait du vrai cinéma.Elle obtint le rôle principal dans le film musical I "Chansons d’amour” avec Geor- j gea Guétary comme partenaire.Dans la comédie policière “La ferme aux loups” elle tient le rôle de la jeune première aux ! côtés de François Périer et Paul j Meurisse.Son plus récent film: | "Carré de valets” avec Jean Dé-sailly.Sous ce riair visage tout en ' fossettes, derrière ces yeux bleus se cache une volonté d’apprendre et de bien faire ce qu’elle trouve de plus beau des métiers.Ses dents de rire et de henheur savent aussi mordre solidement dans les difficultés de l'existence.Ses projets, elle en a beaucoup; partir pour la Suisse, en Amérique.Elle désirerait surtout ne pas se spécialiser dans la fantaisie, interpréter un rôle triste.Et même alors, si un voile de tristesse passe sur son visage, en songeant sans doute à son nouveau personnage, bien vite elle revient à la réalité, et parce qu’elle est gâtée par la fortune, encore plus belle que les rêves.?Gazette artistique Transposer la “Chartreuse de Parme” à l’éeran était une tentative hasardeuse, et les stendha-liens purs, certes, seront déçus et même choqués.Mais il ne pou- ' vait en être autrement.Ceci dit on ne peut que reconnaître le mouvement du film, la peinture de quelques personnages, la qualité de !a photographie, la réussite de certaines scènes, l’atmosphère bien rendue de l'Italie de l’époque.Le réalisateur Christian Jaque a surtout mis en valeur tout le côté romanesque du récit jusqu'aux scènes finales de la révolte populaire qui sont fort bien reconstituées.Gérard Philippe incarne avec fougue le célèbre héros qu’est Fabrice del Dongo.encadré par Maria Casares qui figure la Sanseverina et Renée ! Faure qui est une touchante Clé-lie.CAVALCADE DES HEURES «WW** (BUATRSé ORPHEUM Horaire des spectacles | 4 h.1S, 6 h.45, la dernière maladie dettes ?H a été démontré par l'expérience que sans agent, on ne prend pas f la peine de se déplacer pour s'assurer.Et pourtant, l’assurance c'est le programme de prévoyance, d'épargne et de sécurité le plus pratique et le plus répandu qui soit au monde.C'est ou non» de votre femme et de vos enfants que l'agent d'assurance frappe à votre porte.Recevez bien, sons obligation, notre représentant.C'est un ami qui est beaucoup plus votre acheteur que notre vendeur, c'est-à-dire qu’il est plus à votre service qu’au nôtre.Etre agent d’assurance, c’est aujourd’hui une carrière.f AUI SAIT 1405, me Peel, MONTRÉAL ÉMU DAOWST A.1 PMAftO ON DEMANDE!! 6 JEUNES FILLES DE BELLE APPARENCE Pour faire la démonstration, dans la ville de Montréal, de notre nouveau 8r-porteur à moteur Corgi, nous avons besoin de six jeunes filies de belle apparence.Les candidates devront être âgées de moins de 30 ans et posséder un permis de conduire.SALAIRE $15 .00 PAR JOUR Faites votra demande aujourd'hui, 6 juillet, à 9 h.a.m.Bi-porteur à moteur Corgi Un mode de transport k bon marché qui marque toute une révolution.I.e véhicula ne pèse que 90 llrrei et peut faire 140 milles au gallon.Na e«Ôta qua $285 Hrré.Distributeurs : NATIONAL MOTORS LIMITED AVENUE DU PARC ET SHERBROOKE MONTREAL 4» SAINT-DENIS i “Des malheurs de Sophie” H h.25, 4 h 25.8 h.05.“Au café du cadran” J h, 20, 6 h.9 h.« CINEMA DE PARIS î "Fanny” 11 h.lï, 1 h.45, 9 h.15.ORPHEUM : “Le Pont de Yttrt” 10 h., I h., 4 h., 7 h.10 h.“Capitaine Tempête” 11 h.30.3 h.30, 5 h.0.8 h.30.CHAMPUAin : “La Calvaeade des Heures” “Les Hommes Sans Peur” PALACE : “The Bride Goes Wild” LOEWS T Remember Mama” CAPITOL “Saison” 10 h.05, 12 b.35, 2 h.55.5 h.15 7 h.35, 9 h.35.PRINCESS “Combat Louis-Walcott” 10 h.05, 12 h.20.2 b.40, 4 h.55 7 h.15, P h.35.“Secret Beyond The Door” 10 h.20, 10 h.40, 2 h 55 5 h 15 7 h.335, 9 h.50.3' IMPERIAL "Sittins Pretty" "Crime Doctor's Gamble” Musique er spectacle» STADIUM: Soirée viennoise lundi soir, ]e 5 juillet.CHALET DE LA MONTAGNE: Concert symphonique, mardi soir, le 6 juillet.Chef d’orches-tre; Sir Ernest MacMillan.Soliste Leon Fleischer, pianiste.STADIUM: Cirque leurs (Torn Packs) du juillet inclusivement.MC,*î Collèges La plus grande librairie de film:, 8-16 M.M.silencieux en location au Canada.FILM$ 16 M.M.RELIGIEUX Le Christ eit vivant — Fibiola — Bernadette Soubirous — La Vierge de la Guadeloupe.ACCESSOIRES DE CINEMAS •’LYRIC” W'ILFRID PICARD, prop.6981 Christophe-Colomb Montreal CR.S130 BOYER LIMITEE Spécialité*: meubles et matrix* nir commande ainsi que réparations.Estimés gratuits sur demande.3888, Henri-Julien PL.1112 IMPRIMEURS GRAVEURS DACTYLOGRAPHES Reparation*, location, ventes de dactylographe*.machines à chèques.etc.Assortiment complet de papier carbone et rubans.Accessoire* do bureau Canada Dactylographe Enr.4e ouest rue Si Jacques, Montréal Tel KArbour 8988 LT.Armand % Royal — Remtaftea — Underwood — L.C.Smith.Corona sUcneieux, régulier et portatif.Protêt-teurs de e h è • Branca 8, Palica 9 et Campancl-la, , AUTRES JOUTES Première partie: Boston .OOOIOOOIÛ—2 4 4 ’hiladelphie 030000310—7 13 1 Voiselle, Potter 3, Antonelli 8 et Salkeld; Donnelly et Semt* nick.Deuxième partie: Boston .002000000—2 10 6 1 Philad’phie 01040000x—5 8 0 i Barrett, White 4, Hogue 6 et Masi; Roberts et Seminick.Première partie: Chicago .001000000—1 8 î Pittsburgh 000301 lOx—5 8 1 Borowy, Rush 6 et Walker; Sowell, Higbe 7 et Kluitz, Fitzge-raid 6.Deuxième partie: Chicago .010010000—2 4 1 Pittsburgh 30100110x—6 14 1 „ Dobenic 5 et Scheffing; E.Riddle et Fitzgerald.Première partie: St-Louis .300010002—6 8 0 Cincinnati 31003001x—8 14 3 Brazle, Wilks 1, Burkhart 6 et Raker; Blackwell.Peterson 9.Gumbert 9 et Lamanno.Deuxième partie: St-Louis .002000240—8 10 0 Cincinnati 000000001—1 7 l Brecheen et Bice; Raffenber-ger.Cress 8, Peterson 8 et Wil-hams.^.LIGUE AMERICAINE Detroit .200 120 100—6 10 1 Chicago .001 000 200—3 11 1 .Trucks, Benton (7) et Swift; Might, Pearson (6), Rotblatt (8) et Weigel, Tresh (6).Deuxieme partie Détroit .010 000 000— 1 8 2 Chicago .004 062 OOx—12 18 0 Overmire, Pierce (3), White (5), Gray (6) et Riebe; Gettel et 1 resh.Washington 010 210 010—5 14 3 New-York .002 003 Ûlx—6 9 1 Wynn et Evans, Early (6) ; Lo-pat, Drews (6), Gumpert (7), Page (9) et Berra.Pnil’phie 000 001 200— 5 10 0 Boston 010 013 (14)0x—19 20 1 Scheib, C.Harris (6) McCahan rm.Abitibi Pa.j>ar 16% 1» 18% 6% 18% Imp.T°b.4% T 25% 25% 25% 25% Argus «% ifâ 6 Int.Nickel .37 37% 37 37% Brazilian .• 19% 19% 19% Ini.Petrol.14% 15 14% 15 Brlt Am.OU 24% 2444 24% 24% Massey Har.21 21% 21 21% 3 .C.Forost .3% 3% 3% 3% MoOoL FT.14% 14% 74-H Brack Mills .33 35 33 34% Nat.Brew 33% 38% 36% 38% Can.Brew, .30% 21 20% 19% 21 Nat.Drag Prf.12% 12% 12% 12% Can Pac.Ry 197 i 20 19% Nocanda 49% 49% 49 49 Cons.Smelt.118% L2% 117 116 117 Shawlnigan .23% 23% 23% 23% i nv TextU» .12% 12% 12% Win.Bee 26% 28% 28% 26% Electrolux Imperial Oil .Imp.OU Rt» .18% 1«% .L5S 18% 18% 185 18 16% 158 16 18% 185 BANQUES — Royale »4% 34% 24% 244, LE CURB DE MONTREAL Ouv.Haut Bas Ferai.mines — Bdona .132 135 132 134 Louvicourt .57 57 55 55 Normetal Ï43 254 248 250 Que Maria.33 23 22 22 S&nUügo .10 11 10 II HUILES — ) Brlt.Dom.25 27 25 27 Cons.Home.13 18 13 18 Gaspé .175 180 175 180 pacalta .iOli 10V4 1014 10’^ BOURSE DE TORONTO vente* ntres Abitibi.Do PW.» Agnew .,, ,, Algoma .,, ,, ,, Aluminium ,, ,, .Ani.Larder ,, ,, ,, Am.Knilo.,, Area.Armlsttot ,, ,, Ashley.Atlas Steel ,, ,, ,, Atlas L'KnlT» ,, ,, ,, Atlantic! OU .,, Bankfleid .,, .Bank ot N.S.Base Metals ,, Beaulieu .,, ,, Bobjo.,, Barduled .,, B .A.OU.B.C.Power A ,, Brlt.Dominion ,, ,, Brlt.Rubber Pd., Brack Mills .Bufladison .,, Buff.AnkerW» ,, Buff.Odn.BMg.Product» Burl.Steel.Burns B ., Calmant .,., Can.Oememt .Cent.Porcupine .Cone.Homestead Crowshore ., .Davies Pet» ,, Parme tur» du» cou» te 3 JuUte* Haut B**.Fer.Vent*» Titre» août Bas Fur.18% 30% UV Discovery - 40 39 40 20% Dom, Angelo ,, 45 45 45 8 8 8 Bast Leduc .41 40 40% 51% 51 51% 81% 12% East MalarUc .• e 156 150 150 81 Va 51 Fanny Farmer ,, .» 41% 41% 41% 13 12 Fibre Prod .» • 11 11 11 15 14% 14% FWtl O 24% 24% 24% 11 11 11 Globe ¦ > • e 69 67 60 24 20 24 Goidals 15 15 15 07 08 06 Horker 07 06 06 13 Dr', 12% Hssaga .• • 70 68 70 11% 10 10 Hoeco .< 3â 36 36 48 42 48 35 35 35 05% 05% 05% 38% Indian Lake .».b * 05 05 05 36% 38% 19% Jason 06% 06 08 30 19% 17 17 17 11% 11 11 Lake Rowwn .07 07 OT 12 12 12 Lamque 540 540 540 40 39 39 Larder U.•• 04 04 04 24% 24% 26% 24% Leduc 95 95 95 26% 26% Nat.Drag Pf
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