Le devoir, 20 juillet 1948, mardi 20 juillet 1948
“L$ Ctnadë m un» mit fan •outMiaiiM tt m ptut «wc doçititi icctpttr d» li Grandt-BctUgrtt ou du Etait-Unit ou ia qui qui ta toit d’autra, l’ittitudt qu'il lui fiat prendra envers U monda." Lord TWEEDSMUIR VOLUME XXXIX — No 168 ' ' MONTREAL, MARDI, 20 JUILLET 1948 * Cinq sous le numéro M OS COU OFFRE DE NOOR RÏR IERLIN Tvctaor i Girard FUJOH FAIS CE QUE DOIS S.Jérbmi conftsMHr.BEAU ET PLUS CHAUD Maximum auiourrrhui Même date l'an dernier Minimum aujourd'hui i>_j Mime date Baromètre : ian dernier i9J>5, 29.50, .75 .75 .68 .70 }9A5 U Les déserts que fait vivre rUnion nationale” L'Ungcva, ia civilisation etla chrétienté — Position des Etats-Unis et de TU.R.S.S.— Mise en garde aux naïfs DIPLOMATES ORIENTAUX M.Maurice Duplessis a cultivé de Mont-magny, dimanche, le désert de l’Ungava, “auquel l’Union Nationale a donné la vie’’.Il a savamment et opportunément rappelé que l’Ungava "ça existe depuis le commencement du monde américain’’.Nous nous en doutions un peu.Mais il est bon de s'écarter un moment de l’actuel, de prendre du champ, et de juger les choses du haut d’un millénaire passé géologique.On pressent toutes les réflexions que M.Duplessis a incluses dans cette petite phrase sans prétention.On voit à travers les siècles cette solitude, ce “zéro”, ce “rien infini” (c’est toujours M.Duplessis que je cite, et non quelque pascalien décadent), "pas de chemins, pas d’églises, rien de rien’’.Ce néant attend.Imaginez toutes les possibilités de patronage qui ont dormi là durant des décades de décades, toutes les routes à ouvrir, tous les ponts à jeter sur tous les ruisseaux, tous les capitalistes à satisfaire.et le scandale du premier ministre devant ce désordre.Mais M.Duplessis ne nous a pas plongés plus avant dans sa métaphysique contemplative."Contentons-nous, a-t-il sagement ajouté, de remonter à la Confédération seulement”.Donc sautons le déluge, et rapprochons-nous de l’Union Nationale.Car ce désert de glace attendait l'Union Nationale.La solitude a pesé quatre-vingts ans de plus sur cette sombre nuit.Il y a même eu un premier régime d’Union Nationale, de 1936 à 1939.Alors M.Duplessis s’est concentré sur lui-même, mais trois ans ne lui ont pas suffi.La vérité m’oblige même à noter qu’après ces trente-huit mois l’affaire en était toujours au point zéro.Puis, ce fut le second régipie.Alors, VVU-nion Nationale a pris les moyens.d’ouvrir à la civilisation et à la chrétienté cette partie importante de notre territoire”.Elle a choisi comme instrument M.Timmins, et — ceci, M.Duplessis n’aime pas le rappeler, sans doute par modestie, — la compagnie Hanna de Cleveland (Ohio), qui fait partie du trust américain de l’acier.Ainsi armée, l’Union Nationale s’est mise à civiliser et à christianiser.• Mais reprenons notre sérieux.Je me demande si M.Duplessis est très habile en rappelant au Québec la plus mauvaise de ses mauvaises lois.Car alors il oblige les gens à se poser des questions.Il les force à se demander quelle est au juste la part de l’Union Nationale dans le développement du nouveau Québec.Mis sur la piste, le public découvrira peut-être la réalité.Et la réalité diffère sensiblement des légendes que colporte le premier ministre.• Les Etats-Unis possédaient en 1925 le tiers du minerai de fer exploité de toute la terre (d’après H.Massis, Découverte de l’U.R.S.S.).Au rythme de 1935-39, il leur restait des ressources pour 111 ans (Yale Review, livraison de l’automne dernier).Depuis les utilisations massives de la guerre, cette supériorité écrasante a pris fin.Dans dix ans les réserves commerciales du Lac Supérieur (80% de la production nationale) cesseront de répondre complètement à la demande (Yale Review).Pour les Etats-Unis, c’est une vraie tragédie ; pour l’industrie américaine, une menace affreuse; pour le trust de l’acier, un désastre.D’autant plus que dans le même temps la Russie soviétique a opéré des avances foudroyantes dans ce domaine.D’après Massis, “le montant des réserves explorées s’est, en effet, accru de 2 à 260 milliards de tonnes et l’U.R.S.S.s’est placée ainsi à la tête de la métallurgie du monde entier, atteignant à elle seule 52% de la production totale”.Dans l’état actuel de la tension Russie-Etats-Unis, on voit ce que la situation peut signifier.Les capitalistes américains cherchent donc fiévreusement de tous les côtés.Ils veulent développer de nouveaux centres d’approvisionnement en fer; les principaux sont en Amérique latine et dans le Québeç-Labrador (Yale Review).Le trust de l’acier est à la veille d’avoir faim.Il lui faut des sources aussi riches que celles du Lac Supérieur.Dans l’Ungava il prétend trouver du minerai de haute teneur, — “1,400,000 tonnes par pied vertical” (The Annals of the American Academy, sept.1947) ; ou, comme Tont écrit nos journaux miniers, une richesse équivalente à celle des plus fabuleux gisements du Lac Supérieur.S’agit-il de penseurs humanitaires venus dans notre “désert” pour y construire “des chemins et des églises”?Non.La Hollinger s’est associée aux Hanna.Ceux-ci, talonnés par la nécessité, devant l'appauvrissement de leur pays en fer, sentent leur hégémonie mondiale contestée; à toutes forces il leur faut du fer, et nous en avons.• Maintenant intervient l’Union Nationale.Jusqu’ici, le gouvernement n’avait rien fait, rien cherché de ce côté, rien prospecté.Il ignorait sa richesse.On l’a tellement pris par surprise, qu’il ignore encore où est située au juste la frontière entre Québec et le Labrador.II ne peut produire une carte de cette frontière.Il ne sait même pas si une partie de ce qu’il a concédé lui appartient ou appartient à Terre-Neuve.Quel fut donc le rôle de l’Union Nationale, quand il lui a fallu entrer en scène?Les circonstances nous favorisaient: nous avions de quoi rendre un service inouï à l’industrie américaine en quête de ressources.Le gouvernement Ta traitée comme si elle venait nous rendre service.Il a cédé pour exploration un petit royaume.D’après le ministre des mines, M.Robinson, cette cession aurait normalement valu à la province $5,116,000 en douze ans; le gouvernement se contente de $82,000.Il cède pour exploitation les parties les plus riches, peut-être les seules riches, de ce royaume, à une seule compagnie canadienne associée à des intérêts américains.Il le cède moyennant des rentes fixes — $100,000 par année — au lieu de royautés en rapport avec les profits.Il ne garantit pas du travail à nos techniciens, ni du fer à nos industries.Il donne à l’aveuglette.Que restera-t-il au Québec?Comme précédemment sous les libéraux, des miettes.Beaucoup de miettes?Peut-être, parce que le marché est gros, et qu’on coupera beaucoup de pain.La cession de l’Ungava est l’une des plus graves erreurs du présent gouvernement.Faite au hasard, à la grosse, et dans l’oubli à peu près complet des intérêts québécois, elle demeure pour la province un marché de dupes.• • Voilà de quoi M.Duplessis se glorifie.Il faut l’incommepsurable naïveté de certains esprits, pour lui donner l’absolution au moment même où il se vante de son plus gros péché politique, et pour se laisser prendre à toutes les sornettes opportunistes que des politiciens astucieux promènent d’assemblée en assemblée.Quand on songe à l’aspect social et économique, on voit que rien de vraiment bon ne saurait sortir de la présente élection; les vieux partis se ressemblent trop, ils sont trop liés à leur passé fangeux pour offrir au Québec la politique qu’il lui faudrait, et surtout pour la réaliser.Les esprits honnêtes qui y adhèrent, les partisans désintéressés qui les soutiennent, n’exercent à peu près jamais, au moment décisif, l’influence déterminante.Nous sommes essentiellement dans du négatif.Il faut rejeter la doctrine d’ensemble la plus pernicieuse : celle de MM.St-Laurent et Godbout, qui détruit jusqu’à la notion même de Confédération.Bien faite, cette tâche laissera à l’Etat provincial certaines chances de subsister.Mais elle ne réglera point nos principaux problèmes.Ne prenons pas un balayage pour une croisade.jo-vit-** André LAURENDEAU t » Et les secteurs de garnison des puissances de l’Ouest L'offre ne serait d'ailleurs pas yalable immédiatement — En attendant, les Soviets refusent de vendre des vivres même rationnés si l'on n'emploie pas leur nouveHe monnaie d'occupation — Manoeuvre qui n'a qu'un but de propagande — "Et pourquoi ne pas nourrir la zone soviétique d'abord?" dit un Allemand Le nouvel ambassadeur du Nepal en Grande-Bretagne, le général sir Kaiser Choun Chèré Joung Bahadour Rana et le plus jeune de ses épouses assistent ici à Londres aux cérémonies de la fête américaine de l’Indépendance.A leurs côtés, en tenue civile, le ministre des pensions du Royaume-Uni, M.H.A.Marquand.La principauté du Nepal est située au nord de l’inde, entre ce pays et ta province chinoise du Thibet.Elle a pour capitale Darjeeling.BERLIN, 20.(A.P.) — L#i occupants russe* d'Allemagne ont annoncé, à grand orchestre, qu'ils sont prêts à ravitailler toute la villa da Berlin, y compris les 2,000,000 de résident* des secteurs alliés de l'ouest qui subissent un blocus économique étroit depuis plus d'un mois déjà.Les Soviets s'attendent an effet à recevoir bientôt d# leur pays 100,000 tonnes de grains avec quai ravitailler la capitale allemande.En attendant, les acheteurs qui se sont risqués dans le secteur russe de Berlin pour s'y procurer des vivres rationnés ont constaté que les commer-j gants refusaient de les satisfaire, même après qu'on leur euf présenté des coupons valides.L'opinion berlinoise veut, en général, que, le moment venu, les Russes mettent sur le marché une quantité strictement limitée de vivres et de grains mais uniquement dans un but de propagande et non pas an proportion réelle des besoins.D'ailleurs, en même temps que les acheteurs blocs-notes Dans l'ombre i Le rapide passage à Cornwall des pèlerins de la Surmuanee a naturellement provoqué d asset nombreuses évocations du passe.Nos compatriotes ont avec fierté rappelé l’histojre de leur petite ville, aujourdhut demi-française, mais qui, voici pas très longtemps encore, ne comptait qu’une poignée de familles de notre langue, Le ministre fédéral des Transports, M.Lionel Chevrier, fils de l’un des pionniers canadiens-français de la ville, M.J.-E.Chevrier, a donné là-dessus des chiffres particuliè-él**u*ats et que le cor- respondant du Devoir a insérés dans son premier compte rendu.Mais, dan# une course aussi rapide et avec la brièveté que les circonstances imposaient aux comptes rendus, les Journalistes, on l’a vu, ne pouvaient toucher qu’à certains aspects de la question.L’un de not amis de l’Ontario, pour parer à ces inévitabiea lacune!, nous communique un texte particulièrement intéressant.Il s’agit du discours prononcé le 8 avril 1947.lors de la remise à Soeur Saint-Raphaèl-Archanje, de la Congrégation de Notre-Dame, de »on diplôme de l’Ordre du Mérite scolaire franco-onta- rien.Soeur Saint-Raphaël-Archange avait célébré, l’année précédente, ses noces d’or religieuses, Elle s’est trouvée, croyons-nous, être l’une des toutes premières institutrices à être inscrites sur les registres de l’Ordre.On pourrait presque la considérer comme le type de ces maîtresses, religieuses et laïques, dont le nom, la plupart du temps, est ignoré de presque tous en dehors du Heu précis où elles se sont dévouées, qui ont travaillé dans l’ombre et dont les efforts combinés ont contribué, pour une si large part, à la survie et au progrès de notre groupe dans l’Ontario.Soeur Saint-Raphaêl-Archan-ge est née au pays trifluvien, à Saint-Barnabé, comté de Saint-Maurice.Cest une Meleaçon, descendante de déportés, et qui appartient à l’une des plus vieilles familles d’Acadie.Il est probable que sa qualité d’Acadienne n’a pas atténué — pour dire le moins — la ferveur avec laquelle elle s’est employée à l’enseignement du français à Cornwall, où elle a passé près d’un demi-siècle, On le peut assez logiquement inférer, ce semble, de ces paroles qu’elle adressait à quelqu’un, un ancien compagnon d’excursion aux fraises, qui a eu aussi la joie d’apporter aux Franco-Ontariens son fraternel coup de main: "J'ai apprit avec plaisir que du tanq acadien coule dans vos veines.C’est un rapprochement qui me rend heureuse.Et cçla m’explique le grand intérêt que vous avez toujours porté à défendre les descendants des malheureux déportés de 1755." "Curriculum Vitae" Revenons-en au texte que nous communiquait notre ami ontarien.C’est une page d’histoire qui projette, non seulement sur la vie de Soeur Saint-Raphaël-Archange, mais sur bien des luttes ontariennes une émouvante lumière.Soeur Saint - Raphaël-Archange, disait donc en lui remettant son brevet le président de l’Association cana-dienne-française d’Ëducation de l’Ontario, Soeur Saint-Raphaël-Archange entrait en Ontario après une année d'expérience dans l’enseignement.Elle professa quatre ans à Kingston et, en 1901, elle arrivait à Cornwall, pour s’y consacrer, corps et âme, à la cause catholique et française.Elle se dévouera dans ces classes — disons anonymes — qui ne connaissent jamais la gloire des certificais.Mais elle y travaillera en profondeur, g mettant tout son coeur et sa foi, dans des conditions très précaires, surtout dans les débuts.Ses élèves se chiffreront toujours près de la centaine, et atteindront jusqu’à cent quarante-cinq.Elle avait, chaque jour, quatre fois à parcourir les deux milles qui séparaient l’école de la résidence de la mission, dans l’est de la ville, et cela se faisait presse toujours A pied.De plus, e Père Deshaunac, fondateur de la paroisse canadienne-française, qui avait appelé l’Institut de la Congrégation de Notre-Dame A son école, se déchargeait sur ses deux collaboratrices d’une grande part de sa sollicitude.Déjà sacristines, tes Soeurs devenaient catéchistes, le dimanche, pour les élèves fréquentant l’école protestante, et elles s'occupaient de diverses organisations paroissiales.La première résidence des Soeurs à Cornwall-Est sera une étable restaurée, et elles se réjouiront toufours de cette ressemblance frappante avec leur fondatrice, la grande et incomparable Marguerite Bourgeoys.Et cette vie dure, sans répit, eut une fois, en quelques mois, raison de la santé des trois compagnes consécutives u’on avait données à Soeur ainl-Raphail-Archange.La Révérende Mère Supérieure Générale, désolée, inquiète, proposa à Soeur Saint-Raphaël-Archange d’abandonner l'oeuvre.Elle, de répondre: “Oh! Mire, je ne voudrais pas prendre une telle responsabilité.J’accepte plutôt de suivre seule la besogne jusqu’à ce que je tombe mol-méme’.Et elle resta debout, pour faire face à toutes sortes de difficultés.ün jour, mue ion ancienne l l compagne.Soeur Saint-Antof-, ne du Disert, revenue pour l'oeuvre, elle sut répondre à un inspecteur qui leur reprochait d’enseigner le français: "Aucune autorité au monde ne peut nous empêcher de parler à ces enfants dans leur langue maternelle"; et celui-ci n’osa plus revenir à la charge.Et c'est bien un peu à elles* qui surent tenir aux heures difficiles, que nous devons les soixante-dix-huit classes bilingues actuelles de Cornwall.(Leur nombre a encore augmenté depuis.) Et dire que pour tous ces services éminents, Monsieur le Curé donnait, quand il le pouvait, pour toute rémunération, $75.00 par année.Soeur Saint - Raphaël • Archange donna aussi des cours privés de français, le samedi, aux enfants qui, après la deuxième année, n'avaient pas d'autre issue pour apprendre leur langue maternelle.Et aujourd'hui, elle entend, avec une fierté bien légitime, toute une génération de prêtres, d’hommes éminents, comme le ministre du Transport, {’honorable Lionel Chevrier, l'appeler encore: Ma Maîtresse, Soeur Saint - Raphaël - Ar-change continue de s’intéresser aux écoles et, à l’heure actuelle, à la suggestion de M, le Dr Robert Gauthier, inspecteur général de l’enseignement du français, elle consacre ses heures de loisir à la rédaction de l’histoire des écoles bilingues de Cornwall.Puisse ce document, illustrant le passé, esquissant l’avenir, prolonger dans l’Ontario l'oeuvre éducatrice de l’immortelle Marguerite Bourgeoys.En voilà une dont le* vieux ancêtres acadiens doivent être singulièrement fiers.Une autre Quand l’on étudiera d’assez près l’histoire des écoles bilingues ontariennes — tant dans les milieux laïques que congréganistes — on pourra multiplier presque indéfiniment ces exemples de dévouement, simple, obscur et magnifique.Que l’on nous pardonne à ce ropos un souvenir personnel.1 y a quelques années, nous avions l’honneur de rencontrer, à Ottawa, l’une des doyennes de cette congrégation des Soeurs Grises de la Croix, qui a fourni aux oeuvres d’enseignement et d’hospitalisation de l’Ontario (elle s’est d’ailleurs, depuis longtemps, répandue au delà des frontières de cette province) tant de ferventes et dévouées ouvriè-res.Nous avions entendu faire d’elle, par ses anciennes élèves, de grands éloges; mais nous avions d’autres et particulières Taisons de vénérer son souvenir.Dès 1904, quand nous étions à la Vérité, la bonne Soeur Saint-Charles, qui ne nous connaissait du reste que de nom — et c’était des années avant la publication du Règlement XVII — nous adressait des notes très précises sur les lacunes et les défauts du régime scolaire de sa province.C’est elle qui, à la vérité, a fixé notre attention sur le sujet et nous a d’abord incité à écouter très attentivement, d’une oreille déjà éveillée, les échos de la grsnde lutte qui devait se développer dafls sa province.A ce titre, nous aurions un peu le droit de nous compter parmi ses élèves.Et nous ne de-vons pas être le seul à qui, au cours de sa carrière, elle a donné d’aussi utiles leçons.an.des secteurs alliés essuyaient un refus, ils apprenaient que l'achat de vivres n'est permis chez les Russes qu'au moyen de la nouvelle monnaie introduite le mois dernier par eux.Au mêma moment, les Alliés de l'ouest devaient faire savoir qu'à cause du blocus russe, ils ne pourront augmenter comme ils l'avaient d'abord projeté les rations de vivres permises dans Iturs propres secteurs.Si les Soviets croyaient pouvoir se concilier la sympathie des Allemands de Berlin, ils ont dû promptement déchanter.Un Berlinois à l'emploi des Américains a remarqué que l'offre d'un secours russe se conciliait mal avec la famine dont souffrent depuis longtemps les 16,000,000 d'habitants de la zone russe d'occupation en Allemagne."Pourquoi ne pas l'avoir ravitaillée d'abord, a-t-il noté?et pourquoi, depuis trois ans, l'avoir pillée effrontément et avoir expédié sa production de vivres en Russie ?Les E.-Unis projetaient de lancer une 3ème bombe Washington, 20 (A.P.)—L’état-major naval américain dément aujourd’hui l’affirmation du contre-amiral en retraite Ellis Za-charias que ce n’est pas deux mais trois bombes atomiques que les Etats-Unis projetaient de lancer sur le Japon durant U guerre et que le navire nort&nt la troisième bombe a disparu dans le Pacifique sans laisser de traces.L'amiral Zacharks a lancé cette nouvelle hier soir, au cour» d'une allocution sur le réseau radiophonique à New- York.Il a alors déclaré que le navire en question était un destroyer, qui se rendait à ce moment à Tile Tinian, dans l'archipel des Mariannes.L’amiral ajoutait qu’à cette époque la marine américaine avait bel et bien publié la nouvelle qu'une troisième bombe était prête et devait être lancée sur le Japon mais que te fait fut enseveli et oublié sous Ta masse d'informations publiée lors des bombardements de Nagasaki et d’Hiroshima.Un officier de la marine américaine répond à ce propos que Zacharias veut probablement parier du croiseur “Indianapolis”, coule par un sous-marin japonais près des Philippines, et qui portait les diverses pièces d’une bombe atomique non encore assemblée.La France est encore sans gouvernement Conscription le 30 août aux Etats-Unis Washington, 20 (A.P.) — Le président Truman a publié aujourd’hui une proclamation qui fixe au 30 août le début de l'enregistrement en vue du service militaire obligatoire de temps de paix aux El ts-Unis.L’appel sous les drape jx ne pourra toutefois pas commencer avant le 22 septembre, soit 3 mois après la signature de la loi de conscription.Paris, 20 (A.P.) — Le prèsi-j dent de la république française, Vincent Auriol, a commencé de faire la ronde des hommes politiques prêts à assumer la direction d’un nouveau gouvernement, ie cabinet Robert Schuman s’étant écroulé hier soir sur un vote de crédits militaires.Selon la coutume parlementaire, M.Auriol a d'abord consulte le chef du parti communiste, Maurice Thorez, comme étant le maître du groupe le plus fortement représenté à l’Assemblée nationale.Le parti moscoutaire français songe à exploiter ia situation pour se glisser dans un gouvernement de coalition, car il n’était pas représenté dans le ministère Schuman, qui avait été constitué ie 22 novembre dernier et qui est ainsi demeuré en place près de * mois.Il y a toutefois chance pour fue M.Auriol demande à M.chuman dé reprendre les rênes du pouvoir.A son défaut, ie poste pourrait aller à un autre chef 1 du parti ministériel du Mouvement républicain populaire, le ministre des affaires étrangères Georges Bidault, qui a d’ailleurs déjà été chef du gouvernement.On parle aussi de l’ancien premier ministre Paul Rcynaud, républicain-indépendant, du ministre socialiste de l'intérieur Jules Moch et dû ministre radical-socialiste André Marie, Le cabinet Schuman comprenait en effet des socialistes et des radicaux-socialistes et formait une coalition de modérés opposés aussi bien aux communistes de la gauche qu’aux gaullistes de la droite.I! est tombé par la faute de ses alliés socialistes, qui exigeaient une coupure de $40,000,9()0 à un total de crédits militaire* de $1,017,000,000 tandis que le premier ministre ne consentait qu’à une réduction de $23,000,000.L’Assemblée a donné raison aux socialistes, par 297 voix à 214, sans compter 76 abstentions, principalement celle» de partisans du général de Gaulle.M.Schuman aurait pu éviter de démissionner, car i! ne s’agissait pas d’un vote sur une motion de non-confiance.La constitution de la Quatrième République française exige que, lorsque dsux gouvernements successifs ont été renversés par des motions de ce genre, il se tienne de nouvelles elections générales.Les observateurs politiques en concluent que le premier ministre a préféré quitter le pouvoir que risquer des élections qui auraient pu troubler le pays et ne lui auraient peut-être pas redonné le contrôle du Parlement, La crise ministérielle a forcé 20,000 fonctionnaires des travaux publics à suspendre une grève, leurs chefs n’ayant plus personne devant eux au gouvernement avec qui négocier.A l’Assemblée actuelle, Thores compte 186 partisans sur fil8 députés.Le parti qui le suit de plus près à la Chambre basse, celui du M.R.P., en a 153.Le M.R.P.a comme secrétaire générai André Colin, le second personnage qu'ait reçu M.Auriol ce matin.Après lui ce fut le tour d’une délégation socialiste compo-ée de Guy Mollet, Charles Lussy et Alex Robert.Les socialistes sont le troisième parti en importance, avec 103 députés.Les élections A mesura qu'approche la date des élections provinciales, la campagne électorale te fait plus violente, plut compliquée.Pour être tenu parfaitement au courant, lisez tt “LE DEVOIR Retenez-le d'avance chez votre dépositaire pour être assuré de l'avoir choque soir.L'ACTUALITE PREDICTIONS ELECTORALES _______ fl l’âme prophétique : il aime à pre dire et à se faire prédire l'avenir.Tous les âges et toutes les circonstances de ia vie font l'objet de ses prophéties.L'été qui s’en vient sera pluvieux; l’hiver prochain sera neigeux; la récolte d’eau d’érable sera médiocre; le printemps sera tardif; et toutes ces prédictions sont généralement accompagnées de signes qui en garantissent l'infaillibilité.Les almanachs ont précisément pour obfet de satisfaire cette soif de connaître l’avenir.Car il y a une science de l’almanach; elle ne consiste pas à dire avec exactitude le temps qu'il fera, mats plutât à utiliser des termes tellement vagues que chacun les interprète à sa guise.On y fait une grande consommation d’expressions comme celles-el; varlaoie, mangeant, tendance au beau; quand rtti approche, on dira : de plus en plus ehmtd: quand l’hiver s’en vient.Il faut fire: de plus en plus froid, tout le monde Ht les almanachs *1 tout le monde g trouve ce qui fait son affaire* ce qui satisfait ses désir».Par le temps qui court ce sont les prédictions électorales qui se donnent libre cours.Chacun y va de ses dires, car chacun a des signes par quoi reconnaître le candidat on le parti qui possède les meilleures chances.Celles, ci se calculent au volume des assemblées, au nombre de pages commanditées dans les journaux, au poids des causeries radiophoniques, et surtout à l'intensité des désirs secrets de chacun.Car l'homme est essentiellement un partispn.U lui faut être pour ou contre quelqu'un, pour ou contre quelque chose.L'esprit de parti fui est aussi essentiel que le boire et le manger.On fonde des partis pour lutter contre l’esprit de parti et ceux-ci créent chez leurs adhérents une partisannerle plus vigoureuse que l'ancienne, parce qu'elle, possède tonte ta vigueur d’un mi-crabe jeune.Rien de plus amusant que d’écouter les chiromanciens de la politique tirer l’horoscope des candidats et des partis."L'Union nationale va faire élire quatre-pimgt-dasze candidats", féclar* avec emphase Désiré Sansoucy, l’organisateur du canton; mais il oublie que l’Union nationale n’a que quatre-vingt-onze candidats, René Chatonlt se présentant comme indépendant dans Québec-Comté."Mot, jt reviens du bas du fleuve, rétorque Amédée Thi-rien, Je voyageur de commerce et je vous garantis que de.Lévis à Gaspè l’Union nationale ne fera pas élire un seul de ses hommes." Les deux sont sûrs de leur affaire, car les deux désirent ardemment que cela arrive.La période des elections est fertile plus que toute autre sn désirs qu’on prend pour des réalités, ce que les Anglais appellent élégamment “wishful thinking".Mais les lendemains d'èleetlons sont toujours amers.Ceux qui gagnent n atteignent jamais la moitié du snecès qu’ils avaient souhaité; ceux qui perdent assistent à Teffondremenl des projets qu’ils avaient édifiés.Ainsi s’évanouissent les gloires terrestres.U.BAtUSTÀUBMfft PAGE 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 20 JUILLET 1948 “Ce n’est pas le temps referendum” de I tenir un (M.Duplessis) "La province de Québec se souvient de celui de 1942"—| Non, oui, nom ____ L'hon.Maurice Duplessis à Saint-Sauveur — Il parle en faveur de M.Francis Boudreau, candidat de ! Union nationale dans Saint-Sauveur Oupbfcc ">0 (D.N.C.) — Le feuî de l’école des garçons de Saint-est à fa maison, ce n’est pas le , Jean-Baptiste.M.Duplessis a retemps de tenir un referendum, a ! pondu ijue nous sommes en de- déclaré hier soir, à Saint-Sau-: mocrafie et qu il n en tient qu au veur l’hon.Maurice Duplessis.Jpeuple d exprimer sa volonté.Le premier ministre répondait ; Dimlessis au discours prononcé dimanche ; L hon.M.Duplessis par le chef du parti liberal et ^ St-Sauveur, je me sens chez dans lequel M.Godbout promettait que lorsque son gouvernement en sera venu à une entente.avec Ottawa, cette entente sera dan^mf referendum'! M.frôd^ut et d’ouvriers qui savent se don- | 0o0i0o0 pour aider les enfants dans un reiereuuuH_______ „ : npr a main pour sauve.aarder pensions aux mères nécessiteuses, nous avons bâti des écoles, nous as'ons absorbé les dettes des commissions scolaires, y compris celle de Québec, pour un montant total de §100,000,000, nous avons organisé des écoles spécialisées pour les jeunes, des La couleur du temps écoles techniques, d’arts et me nous.C’est un peu comme aux | tjers> ^ géologie, de pêcheries Trois-Rivières.Nous avons une .du meub]e, de mines, d’arts gra-, - , , - _ population en grande majorité | p^iques.A part cela, nous avons sodgez donc aux adultes qui en formée de veritable Canadiens , mis de côté un montant de.§3,-j fo^* *fns • • » Hagerstown, Maryland, 20 (A P i — Ces petits laboratoires de chimie, qu’an peut enfermer dans une boîte de carton et qui constituent maintenant le jouet préféré des enfants et adolescents, vous ont peut-être causé des frayeurs au moment où Fiston a reçu son cadeau, au dernier Jour de l’An.Alors, préparez-vous a entendre des explosions et voir surgir des flammes encore menaçantes.Un fabricant de jouets d’Kagerstown, au Maryland, prétend en effet mettre sur le marché, en décembre prochain un laboratoire miniature d’énergie atomique, y compris des échantillons de minerai d’uranium.Evidemment, ce n’est peut-être là ou’une annonce; mais, en attendant, c’est Fiston qui va sauter de joie, à la perspective de pouvoir imiter tout à fait les grandes personnes.Ht si vous trouvez effroyable qu'il aille jouer avec les atomes, j7.““i ‘Lv, If ' imi i ver n e me n t.a ! ner la main pour sauvegarder dit le chef ^ rt;,„]er je ; nos institutions les plus cheres, tr° wiimfl'Ap^’aiitonomie provin- I nos traditions religieuses et na-H .déoîïléf jT mC8W, Uonale,.Je voi, d.van, moi, s„r f ne rien décider avant d’avoir une estrade, des jeunes gens qui obfenu l’opinion du peuple de la indiquent les sentiments de reprovince de Québec dans un re-1 connaissance de St-Sauveiit.— ferendum.Voyez-vous cela’?j “St-Sauveur dit Merci.- C est | Après avoir été indécis, pour.! très bien, c est très eloquent, très pour, excessivement pour.I J’apprécie ce témoignage.Mais M Godbout vous annonce qu’il la meilleure façon, la façon la va vous donner un referendum.| plus effective de dire merci.M.Duplessis a fait ensuite allusion au referendum tenu en 1942.Vous vous souvenez du résultat, ajoute-t-il.Le peuple a dit non.M.St-Laurent a dit oui et M.Godbout a dit “noui”.Une foule très considerable c’est de voter pour Francis Bou dreau, le 28 juillet prochain.Il y a déjà plusieurs fois que j'ai le privilège de parler à St-Sauveur, J’y suis venu à chaque élection.En 1939, les électeurs de St-Sauveur ont décidé de s’est pressée sur la place Saint- croire aux promesses et aux ser tt: /xti nrws pstranfi monf c rlo r»pnv mil ç’pn cfn0Pnîpn' Pierre, où une vaste estrade avait été construite, pour entendre le premier ministre et les orateurs qui l’accompagnaient: Thon.M.Pierre Bertrand, con- ments de ceux qui s’engageaient à faire beaucoup de choses, f.eur bonne foi a été surprise.Ce n’est nas l’Union nationale, mais St-Sauveur et le peuple de la pro- seiller législatif et ancien dépu- j vince qui ont été battus.Nos ad té de Saint-Sauveur; les quatre i versaires avaient fait chanter candidats de l’Union nationale dans la ville de Québec, MM.Gérard Guay (Québec-Centre), Jean Saucier (Québec-Ouest), Jos.Matte (Québec), ainsi que M.Francis Boudreau (Saint-Sauveur) et Mme Francis Boudreau et Me Noël Dorion, c.r.L’hon.M.Maurice Duplessis a reçu une longue ovation en se levant pour rendre la parole.La foule a chanté: O Canada.Les applaudissements ont ensuite repris et pendant ce temps, sur une plate-forme construite à l’autre extrémité de la place Saint-Pierre, le long d’un immense pan-neau-réclame, qui rappelait les réalisations de l’Union nationale, on vit monter une vingtaine d’enfants vêtus de blanc et portant une pancarte, "ui formait une lettre de l’alphabet.Lorsqu’ils se retournèrent vers l’es l’électorat.Par la suite, vous avez déchanté.Autant l’Union nationale avait fait de travaux dans St-Sauveur de 1936 à 1939, autant MM.Godbout et Hamel ont négligé St-Sauveur de 1939 à 1944.M.Duplessis fait alors l’éloge de M.Gérard Guay, candidat de l’Union nationale dans Québec-Centre, qui a quitté depuis peu les rangs du parti libéral.M.Guay, dit-il, s’est rallié à l’Union nationale, sans pour cela renoncer à aucun principe libéral.Il n’a fait que revendiquer les principes de Laurier, de Mercier, de Gouin.qui ont fait des luttes pour la sauvegarder des droits de la province- Qu'ont-ils fait?Qu’est-ce que M.Godbout et trade, les réflecteurs mirent en yj Hamel ont fait pour vous et relief la phrase suivante.Saint- ' r ,a province.Absolument Sauveur dit merci.rien.Ils ont laissé les commis- L’assemblee a ete tfes animée j sinns scolaires dans le marasme, et très enthousiaste.Le discours j j|s on^.complètement négligé la de M.Duplessis a été fréquem ment interrompu par les applaudissements, de même que par des auditeurs évidemment sym- ; al]x orphelins et aux orphelines; pathiques, qui donnaient libre ns 0nt négligé la santé publique; voirie, ils ont baissé les pensions de vieillesse, les pensions aux mères nécessiteuses, les pensions cours à leurs impressions du moment.Le nom de M.St-Laurent a provoqué dans l’assistance un ‘’chou’’ vigoureux et prolongé.Il ne faut pas dire “chou”, a repris M.Duplessis, depuis le programme d’austérité fédérale.Vous savez que ça coûte cher les choux! L’hon.M.Jos.-D.Bégin, ministre de la colonisation, agissait comme maître de cérêmoriies.ils ont laissé les victimes de la tuberculose en proie à la détresse.M.Godbout n’a jamais posé d’acte pour protéger la santé publique.Le peuple a réalisé qu’il avait été trompé.Ce fut un régime de négligence, ce sont les taxeux.Us ont imposé des taxes sur les tabacs, les ventes, le revenu.les salaires.Les salaires ont été taxéi à compter du 1er janvier 1939, soit de façon ré- garent lrière i budgets étaient alors l’hon.M.Pierre Bertrand, M.Jos.Matte, échevin de la ville de Québec, et M.W.-J.Whelan.Outre ceux que nous venons déjà de nommer, on remarquait sur l’estrade les ministres de la chasse et des pêcheries, et des affaires municipales, respectivement MM.Camille Pouliot et Bona Dussault; M.T.-J.Larochelle, ministre d’Etat; la plupart des candidats de PUnion nationale dans le district de Québec et un grand nombre de dames.A M.l’échevin Gérard Guay, candidat dans Québec-Centre, qui a demandé la reconstruction épuisés.Bien des gens ont été forcés d’emprunter pour payer.Jamais une taxe plus nuisible et nlus ruineuse n’a été imposée.En reprenant le pouvoir, nous l’avons abolie.Gage de victoire ?pauvres en argent, mais riches en talents.L’Union nationale a multiplié les réalisations bienfaisantes et les oeuvres fécondes.Nous avons fait plus en quatre ans gue tout autre gouvernement en 15 ans.Aujourd’hui, nous nous présentons devant le peuple avec la satisfaction du devoir accompli.Nous avons la conviction d’avoir donné à la province la plus grande prospérité qu’elle ait jamais connue.Réponse aux fédéraux Depuis quelques mois, vous avez vu au Club de Réforme -— vous en faisiez alors partie, M.Guay — des conférenciers d’ailleurs qui venaient s’occuper de nos affaires, d’affaires qu’ils ne connaissaient pas et pour lesquelles ils n’avaient reçu aucun mandat.C’est ainsi qu’un M.Paul Martin, pour les gens du Québec et Paul Martin, (prononcé à l’anglaise, pour les gens de l’Ontario), est venu faire une conférence pour m’attaquer.Pourtant, je m’occupe des affaires de Québec et je ne fais pas de politique fédérale.Vous avez entendu ensuite M.Chevrier, M.Garson, premier ministre du Manitoba, M.Fournier puis M.St-Laurent.L’Union Nationale, poursuit M.Duplessis, a été très généreuse.C’est nous qui avons construit le stade municipal, pour donner à M.Godbout et à M.St-Laurent une place où montrer leur impopularité.L’assemblée a été tenue dans une place tellement vaste que nous avons pu en avoir les échos! M.St-Laurent est venu ici pour vous dire quoi?Je respecte l’opinion de mes adversaires, mais j’ai été profondément peiné dans non coeur et dans mon âme d’entendre un Canadien français catholique dire que la province n’a comme droits que les restants qu’Oîtawa veut bien lui donner.M.St-Laurent vous a déclaré que le fédéral avait tous les droits.Réalisez-vous la gravité de ses paroles, lui qui est un ancien ministre de la Justice, un conseiller du gouvernement et qui jouit de tout son prestige d avocat?Comprenez-vous l’étendue des dommages faits à la race et à la province, par des déclarations d’un homme comme M.St-Laurent qui vient dire à notre population que nous n’avons comme droits que les restants d’Ottawa?C’est le même homme qui avec son prestige de ministre de la Justice, de conseiller du gouvernement et d’avocat, a déclaré que l'article 133 de la constitution, qui consacre les droits de la langue française à Ottawa, à Québec et devant les tribunaux, pouvait être effacé par une decision de la majorité du parlement, et c'est cet homme que vous iriez appuyer?C’est une question de vie ou de mort., mént maîtrisé les secrets de la matière !.Détroit, 20 (A.P.) — Les jardins zoologiques sont des institutions qui dépassent parfois sans compter pour instruire et distraire le public; mais qui peuvent rarement escompter un pri-fit de ce travail.Il n’en est toutefois pas ainsi à celui de Détroit.On y abrite quatre pies qui sont soeurs jumelles.L’autre jour, un gardien s’aperçoit que deux des pies tenaient des pièces de monnaie dans leurs becs.Comme on sait que la pie est voleuse, on alla inspecter ^ les quatre nids, qui renfermaient justement pas moins de 124 pièces de deux sous, en tout.Il a fallu ouvrir dernièrement un compte de banque aux 4 pies dont le public, averti, *e plaît à encourager le naturel.La construction des navires 56.9 p e.du tonnage mondial a été construit eu Grande-Bretagne en 1947._____ Londres.— Au cours de l’année 1947, le tonnage des navires construits dans le monde entier s’élève à 2,145, 676 tonnes.Environ 1,221,256 tonnes, soit 56.9 p.c.de ce total imposant, sortent des chantiers de constructions maritimes de Grande-Bretagne et d/Irlande du Nord.Lloyd, en annonçant ce chiffre record, rappelle les chiffres correspondants, 53.3 p c.pour 1946 et 34 P-r.pour 1938.la dernière année de paix.La guerre s’accompagna tixut naturellement d’une réduction très sensible des constructions maritimes, mais au cours de ces dernières années, le chiffre de !a production britannique n’a cessé de monter régulièrement, de même que le pourcentage des constructions maritimes britanniques dans la production mondiale.- — » ii - Au congrès des prêtres- adorateurs Son Exc.Mgr Marie-Antoine Roy, évêque d’Edmunston, donnera une conférence aux prêtres du Canada pendant le prochain Congrès national des prêtres-adorateurs.Utilisant la récente encyclique de Sa Sainteté Pie XII sur le culte eucharistique, Son Excellence traitera le sujet suivant: “Eucharistie et perfection sacerdotale”, Dans Saint-Jacques «C’est ce berceau qui est devant vous.” M.Orner Côté ô l'école Cherrier — M Paul Bouchard prend aussi la parole ainsi que M.Roger Duhamel “L'éducation, c’est le second berceau de la race.C’est moi, ce berceau, qui est devant vous, mesdames, messieurs.” Ainsi s'exprimait hier soir, au cours d’un long discours dans la salle de l’école Cherrier, M.ômer Côté, secrétaire de la province et candidat de l’Union nationale dans St-Jacques.Avant lui s’étaient fait entendre un jeune avocat, M.Anthi-me Bergeron ainsi que M.Paul Toupin, fils d’un ancien député libéral de St-Jacques.M.Toupiq rentre d’Europe oû il vient de parfaire ses études grâce à une bourse de la province dont il voulait exprimer sa reconnaissance à M.Côté.D’après M.Toupin, le parti libéral a trahi le libéralisme tandis que l’Union nationale en continue la tradition bienfaisante.M.Duhomei Q faut mentionner aussi le discours de M.Roger Duhamel, directeur de Mont real-Matin.Le président de l'assemblée nous présenta notre confrère avec une certaine pompe, qui était certes de circonstance, mais il eut une phrase que le “grand journaliste” pourrait bien qualifier de malheureuse.“Chaque soir, vaticina le président, la province de Québec tout entière se demande ce que M.Duhamel dira le lendemain matin”! Pour sa part, le directeur de Montrécd-Matin ne semble pas inquiet de ce qu’il va dire.Après s’être excusé d’une “voix partiellement éteinte”, il nous prodigua pendant un quart d’heure un tel volume sonore qu’on avait envie de bénir cette extinction partielle.t Le discours de M.Duhamel portait surtout sur M.Louis St-Laurent, qu’il attaqua avec une belle vigueur, le peignant comme un homme plus préoccupé “du temps qu’il fait a Londres que de la température québécoise”.Le choix entre M.St-Laurent premier à Ottawa et M.Duplessis premier à Québec est un faux choix, d’affirmer M.Duhamel.Et quant à élire on Canadien français ap poste de premier ministre du Canada sur un programme comme le programme libéral.Il vaut mieux s’abstenir.“Je préfère que nom ne soyons pas trahis par l’un des nôtres.” Rendons justice à M.Duhamel, chaque phrase de son discours signifie quelque chose.M.C6M Mafheureasement, et on toute honnêteté, on n'en peut pas dire autant du secrétaire de U province.Il vient, il va, il évoque des souvenirs, il change de sujet, de comté, il fait de la littérature, il évoque des batailles d’élections, il part en de grandes envolées que l’auditoire applaudit frénétiquement, mais dont on se demande ensuite ce qu’elles signifiaient au juste.Cela ne se résume pas.A deux moments, le discours semblait prendre forme: quand M.Côté récita par coeur plu sieurs panneaux-réclames de l’U.N.qui paraissent tous les jours dans les journaux et quand il cita, pour les journalistes, te texte de M.St-Laurent sur l’In- gérence du clergé dans la politique québécoise et les efforts de Laurier pour mater cette influen-c?‘ — Le qui est le plus curieux, f est que M.Côté à l’oeil clair, le visage vif et sympathique.On croit a tous moments cm’il va trouver sa voie, réussir une charge contre l’adversaire et l’exploiter à fond.Mats non.Il tourne en rond et finit là où il a commence.M.Paul Bouchard Publiciste de l’U.N.en tournée dans notre ville, il devait parler avant M.Côté mais arriva trop tard.Pour lui, c’est tout le contraire: il a l'air papelard, on le verrait très bien sous une bure.Mais ne vous fiez pas à ces dehors inoffensifs: il se révèle un orateur puissant.Son discours est fortement charpen-té et tourne autour de ce qu’il appelle “les deux problèmes canadiens de ce siècle: l’autonomie du Canada et l’autonomie des provinces”.Et il montre que ces deux problèmes ne sont résolus, ni l’un ni l’autre par le parti libéral, qu’un au moins l’est par le gouvernement Duplessis.On sentait l’assemblée fortement organisée.Un groupe de gaillards à la constitution robuste occupait l’avant-droit de la salle et manifestait un enthousiasme si régulier, si parfaitement synchronisé et si bruyant qu’il en devenait insolite.On distribuait à la porte force petites pochettes d’allumettes à l’effigie de M.Côté et force circulaires à sa gloire.PRESCRJ s ciimism il m» iismimi 1$, sssps SERVICE JOUR et MUT wma jncxiTKa.«Mm* mmmmuc Wua.m ooot* __ Châtie* Duquette, proprie telle HA.7251 Fête nationale belge Décès de Mme J.-B.Morissette Samedi, le 17 juillet, est décédée, à Beauport, à l’àge de 84 ans, Mme J.-B.Morissette, autrefois de Québec.Elle était la veuve de feu J.B.Morissette, qui fut durant plusieurs années président de la Commission scolaire catholique de Québec, et l’un des anciens présidents de la Life Underwriters’ Association of Canada.Elle était aussi la mère de M.l’abbé Eugène Morissette, curé de la paroisse Sainte-Claire (Dorchester).et de M.l’abbé Alexandre Morissette, aumônier des SS-de la Charité, à Saint-André de Kamouraska.Mme Morissette laisse dans le deuil, outre ses deux fils prêtres, trois filles: Mlle Àdyne, g.m.e., de Beauport, Mme Jean Guérin (Marguerite), et Mme Joseph Blain (Rita), d’Outremont, ainsi que ses petits-enfants: Madeleine et Jean Guérin.La dépouille mortelle est exposée à la Maison Du Fargy, à Beauport, et le service aura lieu à l’église paroissiale mardi, à 9h.30, le 20 courant.L’inhumation se fera ensuite au cimetière St-Charles, à Québec.La Fête Nationale Belge sera célébrée à Montréal, le dimanche 25 juillet 1948.A cette occasion une grand-messe solennelle sera chanté à 11 h.en l’église Notre-Dame.La Belgique y sera représentée officiellement par son consul général, à Montréal, M.Jean Querton.Les associations patriotiques belges et étrangères s’e réuniront à 10 h., rue Saint-Denis (Ecole Polytechnique) et se rendront en cortège à l’église Notre-Dame, précédées de la musique des Fu- j siliers Mont-Royal et escortées | de policiers à cheval.Le par-1 cours suivi sera le suivant : Ecole Polytechnique, rues Saint-De- j nis, de Montigny, Saint-Hubert, i Craig, Place d’Armes.Les dames et les enfants se ! rendront directement à l’église, i Les messieurs sont instamment priés de prendre part au cortège Après la cérémonie religieuse, les hymnes nationaux seront exé- i cutés sur le parvis de l’église, i Les participants seront ensuite | reçus au local de l’Union Natio- j nale Belge, où M.Jean Querton, I consul général de Belgique à | Montréal, prononcera une allocution de circonstance.Le soir, à 8h.30, au parc Jar- j ry, la musique des Fusiliers Mt- i Royal donnera un concert de ’ musique belge.de deux heures à sept heures p.m.La deuxième ronde aura lieu, le samedi suivant, le 31 j juillet, à la même heure sur les | courts des Loisirs St-Ambroise.i On avisera les joueurs en consè-auence pour les autres rondes.Ronald Raymond, champion en simple de la Ligue Maisonneuve , pour 1947 défendra de nouveau son titre.Arthur Gagnon, André Glen, Georges Perreault et Noël Goulet ont promis des trophées pour les finalistes et les semi-finalistes- Wtltg CT VWtWB SORTES HEITO fttt KS CANADIENS EX CT ASSI raM*£*A% And** t* lAMOTHt, UC.IDI LAVAGE DiVITRLS Éi BILLETS DE TRAINS À PRIX RÉDUITS pour ifest (/u MARITIMES ^ j.rtCtoO.l •* ’’* 21.55 ïrederiew.5o .2550 -V.V.rtS.éO M.»"01";;,.16.9?ri*'* , Gaspe.H al”aX: ' ' Keotvitt*-'*’.ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste tS8 est, Ste-Catherine Livraison partout directement de notre aerre-chaude.PL 1786-1787 Ecornez le Jeudi C.H.L.P.12 h.25 12 h.30 10% d'escompte aux communautés religieuses.M.Duplessis déclare qu’en | 1944, l’Ünion nationale avait; i » a* contre elle le gouvernement, les; Lautonomie journaux, la radio.Aujourd'hui, * .,, .____.dit-il, nous avons pour nous 80 | est'ce , qlie autonome .P.c.des Blocs! 80% des indépen-1 ^st pour la Province de Qué-dants, quelques journaux, un peu i ^ec de.garder les gui- de radio et le gouvernement.Fi-' des’C e5t ,!e dr0lt d avoir un gou-S gurez-vous le triomphe que nous 1 '.ernement qui ne marche pas sur j allons remporter.Le peuple est j ‘tes béquilles fédérales.L e*t Ie avec nous parce que nous avons ! ‘tj'01*- ^ avoir des hôpitaux, diii-accompli des oeuvres.De 1941 à «e5 PaI- des,.rd»8ieus«*.c est îe 1948, nous avons bât.des hôp.- | dro.lt d appliquer une politique I taux, nous avons augmenté la agricole qui convienne à Qué-' contribution du gouvernement ' )ec’ C est,le dr?lt,d avolr U1?dra-pour les pauvres dans les hôpi-1 peau; .Inê1rne s!.Pay* n«n 1 taux de 83.500.000.nous avons E3®- L autonomie de la province.donné 4,106 lits nouveaux dans les institutions hospitalières, dont 1,789 pour les tuberculeux, nous avons fai» voter 810.000,000 Qu’est-ce?Un auditeur — C'est Maurice (longs applaudissements).L’autonomie, poursuit M.Du- IÆ DEVOIR “Le Devoir” est imprimé au no 430 est, rue Notre-Dame à Montréal par l’Imprimerie populaire, compagnie à responsabilité limitée, qui an est l'éditrice-propriétairc.Directeur-gérant, Gérard Filion.“Le Devoir” est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau of Circulations et de I* Canadian Daily Newspaper Association.La Canadian Press est seule autorisée à faire l’emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées à la Canadian Press, à (’Associated Press et aux agences Reuter et Canado-Mondial, ainsi que de toutes les informations locales que “Le Devoir" publie.Tous droits de reproduction des dépêches particulières au “Devoir” sont egalement réservés.Abonnement par la poste : EDITION QUOTIDIENNE Canada (sauf Montréal et la banlieue) .Montréal et banlieue .Etats-Unis et Empire britannique .Union postale .pour intensifier la lutte à la’ tu- ! Plessis, c’est àe facteur indispen-berculose.nous avons augmenté i sa‘1'e» - instrument nécessaire à les pensions de vieillesse, les notr'’ survivance nationale, ks sources de revenus.Seurces de revenus M.Duplessis note que les principales sources de revenus sont les successions, les corporations et l’impôt personnel.Il fait remarquer que pendant la première grande guerre, le gouvernement Borden s’est emparé de l’impôt personnel pour la durée de la guerre seulement.Depuis ce temps-là, dit-il, nous avons eu une deuxième guerre et l’impôt est toujours là.C’est pour tou- EDITION DU SAMEDI Canada .Etats-Unis et Union postal# .$6.00 9.00 8.00 10.00 2.00 3.00 Les abonnements sont payables d'avance par mandat-poste ou par chèque encaissable au pair à Montréal.Autorisé comme matière postale de deuxième classe par te ministère des Postes, Ottawa.Téléphone : ?BEloir 3361 J Pensée du iour QUI VEUT VIVRE t “Le Père ne juge personne, mais H a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père.Qui n’ho-nore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé.En vérité, en vérité, je vous le dis, qui écoute ma parole et croit en celui qui m’a envoyé, a la vio éternelle, il ne subit pas de jugement, mais il passe de le mort à l« vie En vérité, en vérité, je vous le dis.l’heure vient et nous y sommes où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, où ceux qui l'auront en-tendue, reprendront vie.” JEAN, V, 22-25 Joure que le gouvernement d’Ottawa veut avoir nos revenus.Mais toujours, pendant que je serai là, Ottawa ne les aura pas.M.Duplessis déclare que la taxe sur les corporations permet à Ottawa d’empiéter sur nos ressources naturelles et que sacrifier ces ressources serait renoncer à une garantie de survivance.Quant à la taxe sur les successions, le premier ministre fait remarquer que nous avons nos coutumes et nos traditions, et que céder cette taxe serait favoriser les empiétements d’Ottawa dans le domaine familial.M.Godbout a dit qu’il irait à Ottawa chercher $65,000.000 en renonçant à quelque chose qui vaut $452,000,000.Remarquez bien que du temps du gouvernement Godbout, le fédéral payait $20,000,000.En offrant aujourd’hui $65,000,000, le gouvernement d’Ottawa admet que nous valons trois fois plus que M.Godbout, Changement d'attitude Quand il a été question d’annexer Terre-Neuve, M.St-Laurent a dit que le Canada paierait $180,000,000 et que cela n’était qu’une “peanut”.Aujourd'hui, Ottawa offre à la province de Québec $65,000,000, soit le tiers d’une “peanut".Bien que j’aie très peu de loisirs, il m’arrive de lire les journaux.J’ai constaté que M.Godbout a changé quelque peu d’attitude.C’est un homme changeant.L’heure est grave e» il nous faut des gens qui ne sont pas des balançoires.Après avoir déclaré qu’il irait à Ottawa pour chercher $65,000,000 et donner en retour $485.000,000, M Godbout s’est aperçu que cela ne S renaît pas dans la province de uébec, que les gens n’aimaient pas cela.Or, savez-vous ce qu’il vient de dire?A Grand Mère, dimanche dernier, après avoir déclaré que M.St-Laurent était un grand homme, il a annoncé qu’il avait trouvé un moyen de régler le problème de l’autonomie provinciale.Il a dit: Je m’engage à ne rien décider avant d’avoir obtenu l'opinion du peuple M.Camille Gaj, fils de Son Excellence ('ambassadeur de France au Canada et de Mmi Francisque Ga>, s embarquer* sur le Mauretania celte semaine, a New-York, pour aber passer un mois a Pans.M et Mme Roger Otsaii, «le Montréal sont actuellement a M Simeon et s'arrêteront a Ouébec au retour.Quand les intellectuels et ks gens de la cour commencèrent à fréquenter les plages — Les Fronçais et les Anglais aux bains de mer Il fut un temps, pas si lointain, Le d«cteui ou.eau font ue .vies sc et Mme une ville, ai nos a Frai ùalur Old o»s > üe l.»r- M.et Mme J.-B- Langevin ont passe la dernière semaine au Manoir Richelieu, a Murray Bay.Son Exce encc, i ambassadeur de Turquie et Mme tlokir, d Otta-v a, sont arrives dimanche au Manoir Richelieu, où ils passeront plusieurs semaines.Son Exe.le ministre d Italie et bains de mer sur les côtes ue a comtesse di Cossato quittèrent France fut Napoleon 1er.prochainement Ottawa pour un j NAPOLEON DANS L'EAU — Eh bien! ce sera 50 sous, ù"partir en vacances était une) Et voici, pour ce prix, ce que v,ri*able expedition, réservée , fut le premier repas servi a l au-tsiVlenrs à ceux qu'on appelait leur des Trois Mousquetaires: îlÔrï les '¦heureux t la fortune'.| Potage.- Salade de crevettes.caries vacances pour tous et les ; - Côtelette de pre-sale Sole conaes pavés sont de création : en matelote.- Homard eu mu-récente.E ils ont ete du reste ! uonnaise, - «ecossi/ies ro ies.— rendus necessaires par le poids | Fruits.- Udre a discretion.de plus en plus lourd de l'exis c' ’">' =*>* *’" n“'' tence quotidienne.Les plages étaient, il y a unr centaine d’années, à peu pre Si Dumas payait un peu plus cher, c’est que quelques originaux, peintres en effet: Isabey, Decamps, Huet, l'avaient précé- vorage a travers le Canada.hier soir, pour New-York d‘ou H elle s'embarquera a bord du “De tirasse'' pour un sé.our de cinq mois en France, en Belgique et en Hollande M.et Mme Jean Lespérance sont rentres en ville, après avoir fait un séjour prolonge a Philadelphie où M.Lespérance poursuivait ses études.Mme Henri Huppé est de re désertés, car la mode des bains ' dé.de mer fort ancienne en Angie- .M passa la de belles longues terre était inconnue dans plu- journées.Et il a décrit sa cham-sieurs pars et même en France.: l>re, blanchie a la chaux avec un Il est piquant de noter que é parquet de sapin, une table de oremier personnage historique ! noyer, un ht de bois peint en signalé comme avant pris des ! rouge et une cheminée portant signaie •’ .- 'un miroir a barbe, deux pots a fleurs et le bouquet d’oranger de la mère Oieraie.Bien entendu, à mesure que Trouville devint à la mode, il s'orna de bicoques et de pavillons, et les prix y montèrent en Conséquence.C’est là que Gustave Flaubert devait rencontrer le grand amour silencieux de sa vie, Marie Schlésinger, qu’il a peinte sous le nom de Mme Ar-noux dans YEdueation Sentimentale.f ’ **»* «s®* ¦ Çe jeune faon âgé de quelaues jours seulement, a été trouvé dans le parc Stanley de Vancouver sans que l’on j puisse s'expliquer par quel concours de circonstances.Le principal c'est qu’il a su gagner la sympathie de tous les habitants de la maison du garde qui t a recueilli, de ce beau chat compris.C’est au mois de novembre Mlle Mireille Lord e»t .partit-, 118(^v gj,rrjtl( avant d’entrer en DES PIONNIERS AU TRAIN DES MARIS.A Fécamp, Victor Hugo sou- | Pierre Claver et M.l’abbé Desrosiers leur donna la bénédiction nuptiale.Mlle Bertrand touchait l’orgue.La société chorale des Enfants de Marie, Mlle Prud’homme et Mlle Rousseau exécutèrent le programme de chant.Une réception au Queen’s suivit la cérémonie.M.et Mme Ro-bitaille partirent ensuite, en automobile pour les Etats-Unis, M.et Mme Robitaille habiteront Champigny.Espagne, que l’Empereur prit quelques bains sur la plage qui devait devenir célèbre.Et le général de Brandt nous en a laisse cette amusante description: “Chacun de ses bains était accompagné d’une reconnaissance aquatique pour prévenir quelque surprise anglaise.Pendant tout le temps que Napoléon restait - .dans l’eau un détachement de tour d’un voyage sur la côte du cavaliers de la garde éclairait la .t t , Pacifique au cours duquel elle a j mer, avançant aussi loin qu'il ! .v?n^ villégiatura, et ce n est pas assisté au congrès de la Fédéra- , possible de le faire sam.j *>ieP *0In f e 'a’ n°h *ur la mer, lion canadienne des professeurs j trop da périr.I mais sur la basse Seine, entre de musique canadienne des pro- j Dieppe est l’une des plus an-fesseurs de musique tenu a Bund.J pjennes plages élégantes, et il le Mme Huppé a également visité ; (jevjnt par la grâce prirnesautiè-Lac Louise, Lac Emeraude et | re |a duchesse de Berry, qui Jasper Park.j y passa une saison dès 1823.Jus- enaiTAnte e-Apnu 1 qu’alors ne s’y trouvait, comme ROBITAILLE-CARON J‘ établissement balnéaire”, qu’une Le mariage de Mlle Cannelle | baraque nantie de quelques bai-Caron, fille adoptive, de.M.et de ; gnoires et un petit nombre de Mme Alfred Fortin, de Montréal, j tentes jetées au hasard sur la avec M.Octàve Robitaille, fils de ! grève.Ch a m pigrfv?6 a^ "Jté ^oéléb r e^’c e s ! POUR CINQUANTE SOUS jours derniers, en l’église Saint- | 0n peu, dire que ,es .stations.> de la Haute et de la Basse-Normandie furent toutes “lancées” aux alentours de 1840 et généralement par des hommes de lettres ou des artistes célèbres.En I8.34, les habitants du bourg de Trouville virer’ débarquer sur la plage un matelot portant à califourchon sur son dos un grand homme basané, tenant ses souliers à la main et riant aux j Messages de Marie 3e 1830 à 1944 Le Havre et Rouen, à Villequier, que sa fille Léopoldine se noya accidentellement avec son mari Charles Vacquerie, le 4 septembre 1843.au cours d’une promenade en barque.Cela chacun le sait, comme chacun a lu les ad- I mirables chants des Contemplations.Cabourg eut aussi, en 1855, sa ! brochette d’hommes de lettres.Ses habitants montraient respectueusement, la nuit, une fenêtre allumée à la façade d’une belle villa, en disant: “C’est M.Xavier de Montépin qui travaille”.Mon- | tépin, grand oublié, mais alors ! très célèbre feuilletoniste.Ce sont les Anglais qui firent la fortune de Boulogne.Ce fut le due de Morny qui créa, un jour de fantaisie, Deau- | ville, que l’établissement du S champ de courses lança tout à fait.Quant à Etretat, “découvert RECEPTION j éclats.C’était Alexandre Dumas, par k peintre Isabey (et qu! \ U se rendit à la seule auberge du 1 était déjà renommé popr ses j pays et se trouva devant la mère j huîtres) il dut sa renommée à I Ozeraie, hôtesse avenante, aver ' Alphonse Karr qui le célébra en A l’occasion du prochain ma- ; laquelle il échangea ce dialogue: j prose enthousiaste.C’est là que riage de Mlle Denise Béland avec | —je désire savoir un peu ce Crémieux et Halévy écrivirent le M.Robert Langlois^ un shower ' qU€ vous me prendrez par jour.| joyeux, livret i’Orphée aux en-de tasses fut donne ces jours 1 _£t la nuit, cela ne compte j fers.derniers, au Queen’s, par Mile I donc pas?I Bien entendu le développe- (icorgelte Poitras.j _ Par jour et par nuit.j ment des chemins de fer contii- — Il y a deux prix.Quand ce | bua puissamment à la vogue des sont des peintres c’est 40 sous.j stations balnéaires.On avait beau On annonce le prochain ma- — Comment 40 sous?40 sous leur faire redouter les pires ris-riage de Mlle Florence Best, fille î pour quoi?ques de la trépidation, de la vi- de M.et Mme J.Best, de l’Ile du j -Pour la nourriture et le lu- fesse, des tunnels, Thiers avait BEST-PETICLERC Prince-Edouard, avec M.Bernard j gement.Petitclerc, fils de Mme et Mme] —Ah! et combien de repas?Philias Petitclerc, de Montréal.J —Autant qu’on en veut: deux,-I.a bénédiction nuptiale leur sera trois, quatre, selon votre faim.lonnée en l’église Saini-Patrice d’Hamilton, le 22 juillet.Etes-vous peintre, vous?— Non! beau sourire de l'invention nou velle, les gens de France ne reculaient pas, et le fameux train des maris inauguré vers 1860 donna à Trouville un nouvel essor.Fleetwood de luxe LE REFRIGERATEUR de marque bien connue est- de retour avec ou sans panier démontable à l'intérieur de la porte *429°° ?7 pied» cubes.?Compartiment à légume»./ C°mPtanr -g Congélateur.¦k Approuvé par le C.S.A./ de Fabriqué par un important (.manufacturier canadien.P4'«'"e„r AUSSI MODELE à $389 PHILIPPE siLLS 4044 ONTARIO EST “La Vierge Marie est descendue parmi ses enfants pour les prévenir des maux qui les menaçaient et leur «indiquer l’unique moyen de les éviter: “Changez de vie”.Trop peu ont profité de ces avertissements.Il est temps de nous ressaisir, car les pires malheurs menacent le monde.1830: RUE DU BAC A PARIS: Apparition à la Bienheureuse Catherine Labouré: “Les temps sont très mauvais.Des malheurs vont fondre sur la France.Le monde entier sera renversé par des malheurs de toutes sortes.Mais venez au pied de cet autel: là les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont.” Et la Vierge révèle la Médaille Miraculeuse.• 1846: LA SALETTE: Il y a exactement 100 ans, deux en-j fants recevaient le Message de l “Celle qui pleure comme une j Mère qui se serait ensauvée dans la montagne parce que ses enfants ^’auraient battue.” Retenons simplement ces paroles: "Depuis le temps que je souffre I pour vous autres et vous n’en ' faites pas cas! Vous aurez beau; : prier, beau faire, vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous!.Si mon peu-! pie ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le I bras de mon Fils, il est si lourd et si pesant que je ne puis plus le retenir.” ! Hélas! son peuple ne s’est pas soumis et le bras de la Justice Divine s'est appesanti sur î’hur manité coupable.! 1358: LOURDES: “Je suis l’îm- maculee Conception.Priez pour ; les pécheurs.Pénitence! Pénitence!.” Douze ans plus tard, i la guerre de 1870 ensanglantait, la France: réponse tragique a j l’indifférence de tant de chré- 1 j tiens! 1871: PONTMA1N: “Mais priez, mes enfants.Dieu vous i exaucera en peu de temps.Mon : Fils se laisse toucher.” La fidé- DE PLUS EN PLUS, DE MIEUX EN MIEUX.On se déplaça de plus en plus, ] et l’on découvrit facilement de j nouvelles plages enchanteresses.| Dinard, Paramé, etc.Celles du Sud-Ouest ont une histoire à peu près semblable a celles de Normandie ou de Bretagne.Sur cette côte était né, ! fort modestement.Arcachon.François Legallaîs y construisit un hôtel vers 1825, et le lieu éta t alors absolument désert.A Biarritz ne se trouvait qu’un humble hameau de pêcheurs.L’impératrice Eugénie, séduite : par le voisinage de l’Espagne, 1 prit l'habitude d’y passer avec la ; cour une partie de la belle saison, et bien vite la nouvelle sta-I tion tint la vedette.Là, Napoléon ; 111 reçut, certain été, la visite du j Chancelier de fer.En ces temps lointains et môme en des temps beaucoup plus proches, on ne se baignait qu’en , véritable “costume”.On n’allait pas bien loin vers le large et Daumier a caricaturé ces baigneurs et baigneuses qui, souvent, ne faisaient que se tremper les chevilles dans l’eau de mer et avaient besoin de sentir la protection des bouées de sauvetage et des maîtres-nageurs-.Nous avons changé cela.Et ce serait parfait, si nous n’exagérions pas.lité au Message n'est pas maintenue.1876: PELLEVOIS1N: 15 visites de Marie à Estelle Faguette: “Je suis venue surtout pour la conversion des pécheurs.Par moi le coeur de mon Fils touchera les coeurs les plus endurcis." Nombreuses prédictions relatives à l’avenir de la France ingrate.Révélation du scapulaire du Sacré-Coeur, dévotion approuvée le 4 avril 1900 par décret du Pape Léon XIII.Hélas! l’opposition s’acharne contre le Message de Pellevoisin! et la guerre mondiale de 1914-1918 couvre l’Europe de sang et de ruines.13 mai 1917: FATIMA: La guerre, résultat du péché, n’est qu]une faible image de l’Enfer "où vont aboutir les âmes des pauvres pécheurs.Pour les sauver, le Seigneur veut établir dans le monde la dévotion à mon Coeur Immaculé.Si l’on fait ce que je vous dirai, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix.La guerre va vers la "Ta mode du jour^ IO—IA SKIR.T Vf 90Oict fin, mais si l’on ne cesse pas d’offenser le Seigneur, sous le prochain pontificat en commencera une autre pire! Pour empêcher cela, je viendrai demanaer la Consécration du monde à mon Coeur Immaculé.Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix.Sinon, elle répandra ses erreurs par le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Eglise; beaucoup de bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir; plusieurs nations seront anéanties.” Nous sortons donc d’une guerre que nous aurions pu et dû éviter si les chrétiens avaient propagé le Message de Fatima et s’y étaient conformés.1933: BEAURAING-BANNEUX: L’Eglise vient d’autoriser le culte de la Vierge au Coeur d’Or (Beauraing) et de la Vierge des Pauvres (Banneux).Malheureusement le monde n’a pas suivi ces Messages apporté:, par Marie sur la terre de Belgique: “Je suis la Vierge des Pauvres.Je viens soulager la souffrance.Croyez en moi, je croirai en vous.Priez beaucoup, priez toujours.Je viens pour toutes les Nations.Je cherche les âmes égarées.Je suis venue pour la gloire de la Belgique et pour préserver cette terre de l’envahisseur.Hâtez-vous!” Non seulement on ne se hâta pas mais on refusa de croire à ces Visites de Mari e, authentiquées pourtant par des miracles sans nombre.VISITES A BERTHE PETIT (1940-1943): “C’est vers une tourmente affreuse que va Thu-manité en attendant que, par la Consécration au Coeur Douloureux et Immaculé de ma Mère, l’Eglise soit relevée et le monde renouvelé.C’est le dernier secours que je donne avant la fin des temps.” Le cardinal Mercier a publié 3 lettres pastorales pour propager cette dévotion au Coeur Douloureux et Immaculé de Marie, encore trop peu connue.1914: BOXATE: Apparitions à Adélaïde Roncalli.L’enquête épiscopale se poursuit encore rencontrant dans les événements tous les caractères du surnaturel divin.A Bonate la Vierge indique clairement que cette deuxième partie du XXe siècle peut être une période de malheurs inimaginables ou un siècle magnifique de sanctification et de paix, le siècle du triomphe de son Coeur Douloureux et Immaculé, p.c.c.l’AMI.f.n Phalange.ENTRE NOUS *Çe pantalon de âport Sans doute dans votre garde-robe de vacances avez-vous glissé ce1 vêtement sport par excellence: le pantalon de tla-nelle ûu de tissu de rayonne.Porté avec une blouse à manches courtes ou longues ou un chandail de bonne coupe c'est le costume par excellence pour la chaloupe,-le canot, les longues marches dans les bois, en montagne ou sur (es routes.Il permet le libre exercice de tous les mouvements nécessaires au confort dans les embarcations ou dans les ascensions de roches ou de sentiers escarpés, protège bien les jambes contre les écorchures des branches et la trop grande ardeur du soleil et est d’une décence parfaite en tonte occasion.Naturellement, au point de vue de l'élégance il ira mieux aux tailles minces, hautes sur jambes.Passé 38 de taille il vaut mieux s’en abstenir si l'on a quelque souci d'esthétique.Les soirs très frais, pour la marche ou les longues promenades sur Veau, le pantalon est encore tout indiqué et apporte tout te confort désiré.Le mot “llack" que Von emploie pour désigner le r>anta-ion sport féminin est loin d'être juste même s'il est en anglais parce qu’il désigne le tris caractéristique pantalon de matelot.CLAUDINE Mariage du fils d'un cte nos ambassadeurs New-York, 20 (C.P.) — Le fils de l’ambassadeur du Canada en Suisse, vient d’épouser une Américaine à Genève.Le fils de S.E.M.Dana Wilgress, M.Edward D.Wilgress, s’est uni à Miss Barbara Gene Rogers, fille du Dr et de Mme Charles S.Rogers, de Mount Vernon, Etat de New-York, Le nouveau couple demeurera à Genève, où M.Wilgress fils est l’un des collaborateurs et secrétaires de son père.-t mm- Elle fera seule le tour du monde Vous qui allez au bureau chaque matin, vous serez très confortable dans cette robe à taille ajustée et jupe ample dont la seule fantaisie est une ceinture étroite d’un ton plus soutenu.le but de battre le record de vitesse pour cet exploit.Miss Cyrus, pilote à l’emploi d’une compagnie de messageries aériennes, de Burbank, en Californie, entend se servir pour ce vol d’un bombardier léger converti à l’usage civil, un DeHaviland-Mosquito bi-moteur, de fabrication britannique.Retraites fermées Santa-Paula, Californie, 20 (A.P.) — Une jeune aviatrice américaine, Diana Converse Cyrus, annonce qu’elle se propose d’entreprendre seule le 10 août une envolée autour du monde, dans Il y aura retraites fermées en août au couvent de Marie Réparatrice, 1025, Mont-Royal ouest, aux dates suivantes: du 13 au 16, retraite de vocation; du 18 au 23, retraite de piété pour dames et demoiselles; du 26 au 29, pour jeunes filles.Ces retraites seront prêchées par le R.P.J.-M.Blain, C.SS.R.On peut s’inscrire à l’avance en écrivant ou en téléphonant: DO.0776.r A vaut de Partir .• •oytz *ûr qiM vos vtt*mcntt d* sport et de voconcts soient bien propres—aseurei vous le merHeer nettoyojje en ville teJApbonei ebez Lèveillè eujo'jrd'hui demom' Signalez CH.2152 VeeiMe en 1*14 Bureau i 4368 nie Bartfaenelt Atelier i 43T1 ore Lof ronce TIINTURIErS ST NITTOYIUftS Pt CONHANCt Où Teâidre eef un Art' Une pièce pour le jupe, une autre pour le corsage ! La bande qui serre j la taille donne à cette robe une ligne j très jolie ligne moulante.Ce patron No 9385 est offert pour les adolescentes de 10, 12, 14, 16 ans.La grandeur 12 requiert 3 verges et 7 huitièmes d'un tissu de 35 pouces de largeur.Ce patron est en vente au prix de .30 au Service des patrons."Le Devoir".430 est.rue Notre-Dame.On doit (aire les commandes pat écrit en ayant soin d'inclure un bon de prate ou un mandat de messagerie de -30 Aucun timbre n'est accepté.Ecrire clairement, nom, adresse, numéro de di» trlct postal, le numéro du patron et la grandeur exacte désirée.Ces patrons W m I \ FEUILLETON JHJ Tt /f A j^Evoir Tl rr1 T X T M A e JU lRTIN I L L El E r c Fille du Roi par Pierre BENOIT 22.(Suite) — Je le sais bien, allez, répliqua Martine.J’savions plus quoi inventer pour le punir.Voyez-vous, j’ai eu trop peur des Iroquois quand j’en étions grosse.La soeur ne releva pas l’ambiguïté de cette dernière phrase.Elle caressa doucement la tête de Marie-Josephte qui s'agrippait aux jupons de sa mère.— Voici une bonne petite que je serai bien contente d’accueillir chez moi.Elle a les mêmes yeux Intelligents que votre Catherine.Martine s’en alla en soupirant.Paul était la brebis noire de la famille, le seul de ses enfants «ni lui inspirât des craintes pour rq^r.Mais, par un retour bien naturel, elle éprouvait pour lui une sorte de prédilection se« crête, un besoin instinctif de le protéger, de l’aimer plus que les autres parce que sa naissance avait été marquée du sceau néfaste de l’adversité.Aujourd’hui, en cet hiver de Î6684 elle portait un autre rejeton et son coeur s’attristait parce que la colonie souffrait de la faim.Les rations étaient réduites et elle se privait de pain souvent pour nourrir «es petits, consciente en même temps qu’elle affamait celui qui devait naître.Lui, du moins, ne pouvait encore se plaindre ni pleurer, mais il serait sans doute appelé à venir au monde pâle et chétif c^mme ro« deux autres dont elle oubliait maintenant i jusqu’aux traits.Nicolas pestait et grommelait ! toute la belle journée.La venue i des troupes, pour utile qu’elle eut été, avait amené sa contrepartie inévitable, Le fort de Ville-Marie débordait de soldats sans foi ni loi.En deux ans, ces gaillards avaient étendu une main rapace sur le commerce des pelleteries et leur cupidité achevait de ruiner les habitants.Les indiens, joués et volé* à merci, allaiemt maintenant liquider leurs fourrures en Nouvelle-Angleterre.Depuis qu’un soldat ivre s’était arrête devant sa porte, un soir, en vociférant, Martine verrouillait toutes les ouvertures avec soin.L’âge d’or ne s’engageait plus sous des auspices aussi brillants.Au moment où elle s’y attendait le moins, maître Basset était venu lui apporter des nouvelles du procès.Le juge et le* plaideurs s’étalent, paraît-il, butés sur une question de procédure et toute l’affaire avait dû être casée temporairement.Martine, pour qui tout cela était du grec, haussa les épaules.Il y avait belle lurette qu’elle avait elle-même classé cet héritage comme un rêve irréalisable.Les 150 écm avaient fondu graduellement et il semblait fantastique de parler même de 2,000 livres lorsque Nicolas se voyait forcé de troquer son précieux mousquet contre des vêtements pour ses enfants.Le Nivernais, un instant ébloui par la vente de ses peaux, s’était essayé à la traite.Une promenade mystérieuse l’avait mené sur le versant ouest de la montagne où il avait tendu une vingtaine de pièges façonnes de sa main.Lorsqu'il y était retourné plus tard, quelle n’avait pas été sa rage en constatant que des mains pillardes étaient passées avant lui et lui avaient râflé les bêtes capturées.Sûr de n’avoir pas de témoins, il avait fait retentir les échos du mont d’imprécations bien choisies.Depuis cette tentative malheureuse.c’était en vain que Martine le pressait de tendre de nouveaux collets.— J’y retournerai point, jamais! Fille vit à son air intraitable qu’il était inutile d’insister.Et pourtant, en regardant autour d’elle, elle constatait que les seuls colons qui fussent un peu a l’aise ne se conténtaient pas des travaux des champs mais cultivaient aussi la traite des fourrure*.— Ahl si l’étions un homme! s’exclama-t-elle en voyant Nico-| las affalé et tout morose au coin de Tâtre.Le Nivernais ne se préoccupa pas de lui répondre.Martine, à trente-trois ans, avait perdu tous les attraits de la jeunesse.Sa taille était maintenant déformée sans espoir de retour, sa charpente osseuse s’accusait à mesure que s’effaçaient les courbes aimables d’autrefois, sa chevelure un peu moins lisse et moins abondante était tendue sur ses tempes et tordue à l’arrière en un lourd chignon.Tandis qu’elle lui parlait.Nicolas remarqua pour la première fois que ses dents «e décoloraient.Il fit la moue.La vie entre eux était devenue une question d’habitude et de convention.Tout ce qu’il y avait eu de tendresse et de gaieté dans leur ménage était mort, étouffé par les épreuves trop dures, la misère, les dangers et les privations.Nicolas, eut-il pu s’étudier lui-même, aurait-vu sa barbe et ses tempes striées de quelque* fils argentés.Son dos se voûtait légèrement.H annonçait dix ans de plus que son âge véritable.Lui non plus ne mangeait pas toujours à sa faim afin d’épargner à ses enfants les affre* qu’il avait appris â connaître tout jeune.Martine, au printemps de 1669, se mit soudain à 1‘anguir.Alors qu’approchain sa délivrance, elle ne se sentait plus la force d’affronter ce huitième accouchement et, à Ia seule pensée des douleurs à venir, aon front se couvrait de sueur et elle devait s’asseoir au pied du ber où gazouillait Marie-Félicité.— J’pourrai point cette fois-ci, se disait-elle avec angoisse.M’en vais trépasser, pour sûr.Et elle sc faisait un lugubre tableau du Nivernais laissé veuf avec sa famille sur les bras.Un soir de mars, alors qu’on achevait de souper, elle s’affaissa soudain avec un grand cri et Nicolas la traîna à demi consciente sur le banc-lit tout en ordonnant à François-Xavier de courir chercher la Macé.L’accouchement fut long et pénible.Martine se roulait sur son lit avec des plaintes aiguës auxquelles faisaient écho les pleurs des enfants envoyés au grenier.Finalement agacé de ce choeur de lamentations, Nicolas gravit l’échelle et se passa la tète dans le trou béant qui donnait sous les combles: — Fermez-vous là ! fit-il avec une brutalité inaccoutumée.Si vous voulez être utiles, mettez-vous à genoux et priez pour vof mère.Elle en a bien berfoin.Mais François-Xavier, avec la sérieux de ses treize ans.fut le seul à obéir.Catherine et Marie-Josephte, terrifiées par ce danger nouveau et inconnu,^ se tenaient tassées l’une contre l’au- tre en sanglotant, Paul était pâle comme la mort.H cherchait sans cesse à s’approcher de l’échelle pour approfondir le drame étrange qui se livrait dans la grande pièce du bas.Son frère le tirait alors par sa blouse et lui faisait des reproches de sa curiosité, ne comprenant pas que Paul avait lui aussi une crainte horrible de perdre celle qu’il aimait tant.Puis, tout à coup, une plainte plus déchirante que les autres fut suivie du en grêle d’un nou- ii-né.es enfants, complètement .ourdis, entendirent la Macé à leur père: - Eh! bien, vous allez être ent, mon compère, c’est un , cette fois.était un fils de fait, mais qui lécut que trois heures après r été ondoyé.es relevailles de Martine fu-lentes.Elle jura à qui vou-l’entendre que l’on ne 1 y rendrait plus et Nicolas se fit jlus en plus maussade.’était bien assez d’avoir per-un héritier sans se faire recher sa naissance à .toutes les — C’est la dernière fois que tu me donnes un petiot, lui assura Martine.A partir d’aujourd’hui, c’est chacun notre chemin, mon homme.Vaines paroles au fond, elle le savait bien.Et Paul, qui jouait sous la fenêtre, se mit à ruminer toutes les ideeà précoces mais encore assez imprécises qui germaient en son jeune cerveau.Il avail une habileté quasi diabolique à découvrir les choses qu’on cherchait à garder les mieux cachées.A huit ans, la vie était déjà pour lui un vaste champ d’exploration où toutes les pierres devaient être soigneusement retournées et examinées, où tous les exploits étaient admissibles pourvu qu’ils ajoutassent à l’existence un peu de piment et d’imprévu.La liste de ses méfaits ne connaissait plus de fin.Il devait les surpasser tous cet ét là par une aventure qui resta longtemps inscrite aux annales de la famille.Un beau dimanche après-midi, il était à jouer sur la place d’armes avec «es soeurs.Félicité, qui commençait à trotter un peu partout, s’était jointe à leurs bruyants ébats.(à ralvr*) 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI Zü JUILLET 1^8 PAGE 5 • Gazette • artistique Horaire des spectacles SAINT-DENIS : "Le Réveil de l’Amour” 12 h.30.4 h.1S.8 h.10.“Une Femme dins U Nuit” 2 h .5 h.55, 9 h.50.CINEMA DE PARIS •• "Fanny” a n„ i a.îo, 4 a., e a.40, a u.20.ORPHEUM : "Kitty Foyle” 11 h.30, 2 h.55, 8 h.20.B a.40.“Mon Epouse Favorite” 10 h„ 1 a.20, 4 h 45.8 a.05.CHAMPLAIN : “L’Intrigante de Saratoga" 12 b.2 h.30, 4 a.45, 7 h.15, 9 h.30.PALACE : "A Place of One’j Own” 10 h.15, 12 h 35, 2 a.55, 5 h.15, 7 h.35.9 h.55.LOEWS "H''mecoming” 10 h„ 12 h 15, 2 h.35, 4 h.55.7 h.15.9 h 30.CAPiaOL “Naked City” 10 h.25, 12 h.40, 3 h„ 5 h.15, 7 h.55, 9 h.50.PRINCESS '“The Great Walta” 10 h.05.1 a.3 h.55, 6 h.50, » h.45."Heart of Virginia” ¦««‘«fu”' * b “• "Voice of the Turtle” 1?*»•'*.3 a.30, 8 h.30, » h.30, "Blondie’a Reward” 11 h.10.2 a.15, 5 h.20, 8 h.30.Musique et spectacles STADE DELORIMIER: Cirque des Facteurs, du 19 au 24 juillet inclusi veinent.CHALET DE LA MONTAGNE: Concert symphonique, mardi soir, le 20 juillet.Chef d’orchestre: Désiré Defauw.Soliste: Ross Pratt, pianiste.LAC AUX CASTORS: L’Open Air Playhouse présente As You Like ft, de Shakespeare, du 21 au 2o juillet inclusivement, et du 28 juillet au 1er août inclusivement.VIVIANE ROMANCE AU ST-DENIS mm, Cinéma de Paris “Le C.C.F.est le parti des masses populaires” (M.Coidwell) La belle Viviane Romance et Claude Dauphin dans une scène du film dramatique “Une femme dans la nuit’’ présentement à l’affiche au Saint-Denis.Au Stade Delonmier Du projectile vivant au dompteur de tigres a Le sensationnel spectacle de Tom Packs JLMNR! £*MMt ORPHCUM _i"" i.uiiu.La demande est régulière et les Les importations avec les pays : nriv snnt stahte« de l’Empire britannique augmen- pnx sont staD!es- Septembre Décembre Mai .Seigle Décembre Mal .225% 234 225% 238% 227 228 .730% 228% 229% 230% 226% 228% 211 207 210% 177% 175% 177% £50% 157% 137% 181% 150% 100% 86 80% 82% 75% 79»% 75 81 77 70la 81% Ti% 80% 167% 167 187 1873.4 187% 187% Duquesne » ,, 18 17 17 East Malaxtlc ., 150 144 145 East SulUv&a .265 250 251 Eldona 120 110 117 Eureka 135 ISO 185 Falcon bridge 425 400 410 Ford A.24% 23% 23% Frobisher .».180 175 175 Giant Yellow .440 425 430 Or'dvue.16 13 13 Gulf Lead.150 121 123 Home OU.785 760 765 Hosco.».40 34 35 Int.Nickel .35% 34% 34% Kirk.Lake.136 135 135 505 114 25 51 232 Fer.525 114 25 52 232 28% 28% 190 200 870 900 73 74 210 310 125 125 no 110 245 250 32 35 165 173 111 112 127 129 190 ISO Power Corp.,.16% 15% 15% Preston.1» 140 150 Que Labrador .72 70 71 Ruseetl.17% 17% 17% San Antonio .350 345 350 Sherritt.235 220 228 Sick’s Brew.15% 16% 15% Sllanco .42 39 39 Springer .135 133 133 Steel of Canada .78 77 77 Teck Hughes .252 250 250 Upper Canada .165 158 158 venture».580 550 570 Wpg.Elect.27% 26sà 26% Wr.H&rg.240 235 235 Yknife Beer.05 58 60 Curb Aabestoe .26% 26 26 Brown Co.109 107% 107% Cdn.V.ckeni.30% 38 38 cons.Paper .20% 21% 21% Ir.r.Paper .65 62 % 65% Pend Oreille.415 300 390 tent comme il suit: Inde et Pakistan $7,370,000 confie $2,747,000; Jamaïque, $2,019,000 contre $163,000; Guyane britannique, $1,743,000 contre $1,030,000; Australie, $2,254,000 contre $1,-935,000; Fidji, $1,111,000 contre néant.Par contre, les diminutions suivantes sont enregistrées: Barbade, $1,325,000 contre $3,-307,000; Côte de l’Or, $609,000 contre $1,967,000; Ceylan, $731,-000 qontre $1,525,000; Malaisie britannique, $1,344,000 contre $3,020,000; et Nouvelle-Zélande, $608,000 contre $1,714,000.ANALYSE PAR GROUPES DE PRODUITS Parmi les groupes de denrées, les métalloïdes passent de $38,-800.000 en mai 1947 à $45,600,000 en mai 1948; le pétrole brut passe de $12,349,000 à $15,952,000, les dérivés du pétrole de $5,815,-000 à $7,473,000 et le charbon de $10,730,000 à $10,810,000.Le fer et ses produits tombe de $68,660, OEUFS Montréal et Québec.— Les arrivages sont limités aux besoins domestiques.Marché ferme aux prix actuels.^ Moyenne des actions à New-York LES PRIX DES BESTIAUX Compilées pat la Presse Associée 30 15 15 60 Ind ch.:.OUI.Eto Perm, hi er ., 82.8 43.9 41.1 68.5 Farm ant.91.7 45.7 414 70.1 I) y a 1 sam.977 48.0 42.2 72.4 Haut 1948 .967 43,0 42.3 72.4 Bas 1948 .83.3 34.2 380 60.3 Haut 1947 .96.9 38 5 47.2 69.0 Bas 1947 83 2 27.7 39 4 J8i Moyenne de la Bourse de Toronto Par la Toronto Stock exchange 20 20 10 15 Perm hier .177.76 84.48 93.15 38.73 Perm ant.182.78 88.15 98.97 40.96 Ch'ge net ., —5.02 —1.66 —2.82 —2.18 n y * 1 sem.184.55 85.05 99.94 41.84 Haut 1948 172.23 104 68 90.84 37.77 Prix obtenus sur la marché de Montréal, lundi, le 19 juillet 1948, par la Coopérative canadienne du bétail du Québec Ltée.PRIX DBS PORCS ABATTUS A — .32.50 B1 — .31.10 B2 — .30.86 B3 — .3050 O — .28.50 D — .29 25 Léger — .29 60 Lourd — .29.00 Extra lound, 196-215 Ibs 26,50 Extra lourd, 216 îbs et plus 25,00 B-leas-és: - leur valeur.Truie — .21.00-32.00 Demi-castrat .25.00 Verrat castré, en vis .13.00-14.00 " “ ébattu .16.00-18.00 Lee octroi* du gouvernement fédéral aux montants de $2 sur les A et de $1 sur les B-l sont payés par mandats attachés aux certificats de clsaeificatlon.Ô0Ô à $66,214,000; la machinerie 1947 Isa sa le'lî 77 91 22 28 non agricole de $14,692,000 a Haut m7 .184.21 12026 96.1 34.97 ATTENTION GARAGISTE REPARATION ET NETTOYAGE DE RADIATEUR.AVONS INSTALLATION ET MACHINERIE MODERNE.TRAVAIL FAIT DANS UNE HEURE.ABSOLUMENT GARANTI.NOUS ALLONS CHERCHER ET LIVRONS.Leoage Auto Radiateur 3940 RUE ADAM AM.2131 21-7-48 EDUCATION • AUTOS A VENDRE Professeur, récemment arrivé de France.Leçons particulières en français et mathématiques.Cours universitaire Inclus.Cours donnés soir et jour.WA 3806, 359 Grosvenor, Westmount.1-8-48 LANDRY AUTOMOBILE De Soto convertible 1947 tout équipé.Monarch convertible 1947 tout équipé Mercury convertible 1947.Chrysler Windsor 1948.Mercury sedan 1949.Chrysler "Windsor 1947.Dodge sedan 1946.Pick-up 1 tonne Ford 1949.Pick-up % tonne Ford 1S49, Chevrolet %-l tonne.7257 Lajeunesse CR.9308 23-7-48 VEAUX DE LAIT - Choix — .Bon — _____.__ Moyen — .».,.commun — .Veaux de chaudière “SILVERDALE”, LE POSTE D’ESSENCE LE PLUS MODERNE DU CANADA L’un des postes d’essence le le nouveau poste est complète-plus moderne au Canada, “SU- j ment équipé pour donner un ser- verdale”, propriété de la Compagnie British American Oïl Ltée, a été inauguré hier par M.A, D.Cadman, gérant des ventes pour l’est du pays.Son honneur le maire de Montréal, CamîUien Houde, présidait la cérémonie qui a été suivie d’une réception à l’hôtel Mont-Royal.Le nouveau poste de distribution de la British American Oil est situé au coin des rues Burnside et Mansfield à quelques pas seulement de l’hôtel Mont-Royal.CARACTERISTIQUES DE LA NOUVELLE CONSTRUCTION Les autorités de la British American Oil Ltd ont précisé que ce nouveau poste de distribution d’essence avait été conçu selon la mode ancienne, c’est-à-dire avec toits couvrant les pompes à essence, On croit que cette manière de construire sera de nature à donner plus de confort non seulement aux clients mais du poste.Situé au centre même de la ville.22 00-23 00 ( „„„ .encore au personnel .16.00-17.00 10,00-13,00 AGNEAUX DU PRINTEMPS.60 lb* et plus CHAMBRE A LOUER 4293 ST-HUBERT CH.8743 1 ON DEMANDE A ACHETER LIVRES DEMA ND ES Livres achetés au comptant à domicile.Evaluation rapide et sérieuse.Librairie Tranquille, 67 ouest, Sainte - Catherine, BE.6571.2-8-48 REPARATIONS ET VENTE J.n.o.Bon — .7 .1500-19,00 MOUTONS — Bon — .T 50 Commun .300 BOUVILLON» — Choix — .22.00-22.50 .20 00-21 00 .17.00-18.00 .12.00-14.00 TAURES — Choix *— ,, 18 00-19 00 Bonne — , 16.00-17.00 .12.00-14.50 Commune — ,.10 00-1100 VACHES — Choix — Bonne — ,.15 00-13 00 .14 00-14.50 Moyenne — ,.13 00-13 50 Commune — 9 00-10 00 Très commune — .,.6,00- 8.50 TAUREAUX Choix — .Bon .Moyen — .Çommun — .15.00- 13.30 34.00- 14 50 12 50-13.50 1000-11.30 Caisses enregistreuses, bslances.machines & additionner et réfrigération P,-H Mailloux, 450 Cr&lg est.LA, 4414.14-8-48 HOMME DEMANDE Jeune homme demandé, pour collection et rente.Salaire et comraUsion.Référence* exigée*.Entre • et 7 hr* p.muf A ©a lia.32-7-48 TARIF Annonces classifiées 'Le Devoir — SEIair 3i61 430 Notre-Dame e*t (Commande* prise* jusqu'à 10 ' ui « h.t* a.m pour le Jour même Pour squ’à h.le vendredi samedi Jusqu' précédent) • 1 cent le mot 25e minimum comptant.Annonce* facturées l%c 1* mot.minimum «0c.Annonces serai-vedettes (carwtfre* de différente* grosseur* ou laden-tée*.etc ) Tarif (mirai sur demande.(Variant de 8o à 5e la ligne mesure agate — 14 lignes au pouce sur une col.) eelon U nombre d'insertion» Naissances, service*, aervloM anniversaire», grand-messe», remerciements pour condoléance*, etc, 2 cent* le mot minimum.50 cent*.Fiançailles, prochains mariages.2 cent* le mot.minimum 11.00 11a-earttca.Moyenne des obligations a New-York Compilée# par la Presse associée RT.IN.UT.Fgn » “ - * Ferm.hier .Fenm.ant._ _ _ H y a 1 sera.92 6 101 3 100.1 œû Haut 1948 .93 5 101.8 1019 96 9 Bas 1948 .87.7 ~ Haut 1947 Bas 1947 ., 10 10 ïo 82.2 101.2 100.5 62.6 92 6 1019 100-8 629 vice des plus rapides.Son personnel comprend quinze employés possédant une longue expérience dans ce genre de commerce.On peut y faire le graissage de quatre véhicules-automobiles à la fois.UN SITE HISTORIQUE Les récentes excavations nécessitées par la construction d ' poste d’essence de la Britisii American Oit au coin des rues Burnside et Mansfield ont apporté une preuve définitive que ce coin de terre était habité par des tribus indiennes, il y a 300 ans.Les excavations indiquent, en effet, trois hauteurs distinctes de charbon à cet endroit.Il est possible que ces différents étages aient été les planchers des maisons ou des habitations des Indiens.Les spécimens oui ont été déterrés des sites de Hochelaga peuvent être vus au “Ethnological Museum of McGill University” et au Château de Ramezay.Dans Jeanne-Mance Défi de M.Guèvremont relevé par M.Dubreuil Le candidat libéral accepte Rassemblée contradictoire à condition "qu'il n'y ait pas d'assommeurs" 99 8 98 0 60.2 97.1 104 3 105.7 7 6 8 87.1 99.4 98.0 88.5 Marché des changes Par I* servie* «es relation» étrangères de la Banque canadienne nationale Montré* m** CÛ"1E commande ainsi que réparations.Estimés gratuits sur demande.3886.Henri Julien PL.1112 IMPRIMEURS GRAVEURS Avis légaux "Province de Québec, district de Montréal, Cour Supérieure, No 263557.Dame Jean Dlxon, femme commune en biens de Joseph Charles Picard, artiste commerciale de la cité, et district de Montréal, a institué des procédures en séparation de biens contre ledit Joseph Chartes Picard, Montréal,, le 15 Juillet, 1948, B.W Weber, procureur de la demanderesse.’* Royal — Remington — Underwood — L, C, Smith, Corona silencieux, régulier et portatif.P r o t e c -tenrs de c h è 2 q u e s , dupltea-teurs, calculateurs et machines à «ddllio’i-ner.Vente et service, échange, location, achat.N.MARTINEAU & FILS 1019, RUh BLLURY (entre Vitré et Lagauchetlère) BE.2319 Téléphone : ABEIair 3361 L* IMPRIMERIE POPULAIRE L i m i I- é e EDITRICE DU •.‘DEVOIR’* ROBERT PERREAULT 430 **t rue Notre-Dame.Montréal LAITERIE ENCADREURS Wisintainer & Fils 908, BOULEVARD ST-LALRENT LES ENCADREURS MANUPA.CTU FIERS LAne.2264 Moulure* — Cadres — M.rolra Réparations de cadres et miroirs CH.698* - 2599 Holt, ROSEMONT LAITERIE liai Uii.oau.ilienne-francals* À.Patenaude, propriétaire SALLE A MANGER Moyenne de la Bourse de Montréal PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL Cour supérieure No 263394 ^ „ DAME MARIB-LOtnsS NADEAU, épouse commune en biens de Louis Desjardins.Journalier, autrefois de la cité de Montréal, et des environs, et maintenant de lieux Inconnu*, elle-même domiciliée à 1697 est.de la rue Dorchester, en les cité et district de Montréal, dûment autorisée aux fin* des présentes par JuKement de l’Hono-rable Juge Alfred Bavard, rendu la 8 juillet 1948, Demanderesse vs LOUIS DESJARDINS.Journalier, autrefois de la cité de Montréal, et de* environs, dan* le district de Montréal, et maintenant de lieux inconnu*.Défendeur H est ordonné eu défendeur d* comparaître dans le mois.SSÆ&rT Député-Protonotelr*.Ferm.hier .Ferm .ant.Ch’ge net H y a 1 sem.Haut 1948 Bas 1948 .,.Haut 1947 Haut 1948 i» UT 75.1 78.0 -09 77.0 73.» 70 9 78.B 73.» 28 n».123.5 131.5 —3.6 131.0 125 1 103.0 1300 125.1 10 PA 354 49 333.63 • -IS.44 375 21" 371.48 290.23 395.50 371.48 15 OR 58 64 5-5.95 —0.31 57,23 71.83 65 09 83 03 74 80 HOTEL PLAZA Cuisine recherchée Vin ef Bièrd R.SAINT-JEAN, propriétaire 446, Place Jacques-Cartier MA.9331 OULLINS Maison fondée en 1843 FRANCE TISSUS POUR COMMUNAUTES RELIGIEUSES Représentant de : François Biais, de Paris, France.(Orfèvrerie Religieuse) et des : Edifions de Dom Bernard de Chabannes.G.-C.4e t.LIPROHON — Importateur — Agent Manufacturier.*10179 Jacel), Montréal 12 DUpent 5190 iMsittii* 'MtttiMnil.** LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 20 JUILLET 1948 PAGE 7 Cours d'été sur la radio Nouvelles de Chicoutimi Dans Laval Dans Montréal-Laurier C’est du 2 au 28 août prochain qu’auront lieu les cours de l’Université Laval, sur radio, organisés par le Service extérieur d’éducation sociale.Ces cours ont été rendus possibles grâce à la collaboration du Service de l’Aide à la jeunesse çjui accordera une bourse aux étudiants de l’extérieur dans le but de leur aider à défrayer leur séjour à Québec.Le programme comprend: lo M.Guy Leclerc, fils de M.et Mme Jules-H.Leclerc, de Rober-val, étudiant au Collège des RR.Frères des Ecoles Chrétiennes à St-Raymond, vient d’obtenir son certificat de finissant en 10e année avec très, grande distinction et s’est classé premier de tous les élèves de ce collège.Dans le deuxième groupe d’étudiants à mériter le titre de bachelier en orientation profes des cours théoriques sur les fins | sionnelle à ^Université Laval, de la radio, ies diverses techni ques de radiodiffusion, l’administration d’un poste de radio, l’influence de la radio, etc; 2o des sessions d’études par équipes.sous la direction de conseillers techniques; 3o des exercices pratiques.Les étudiants auront à leur disposition un ensemble de textes et de disques de différentes grandeurs pour les diverses réalisations.Ils pourront aussi utiliser des studios de poste de radiodiffusion de la ville.¦ L’administration se fera un plaisir de fournir aux étudiants tous les renseignements nécessaires concernant la pension et le logement.On est prié de s’inscrire avani le 23 juillet, au Service Extérieur q’Education sociale, 2, rue de l’Université, Québec.de Québec, on relève le nom de M.Emile Bernier, de Kénogami.Le nouveau titulaire poursuit actuellement ses études pour l’obtention de la Licence en orientation professionnelle.vaux, le jeune travaillant fit la découverte d’une boite vide de conserves, dans laquelle on avait caché des bouts de bâton de dynamite.Parvenu à son camp, Jacques Taché fit la grave imprudence de jeter le tout dans un poêle allumé.Il s'ensuivit une formidable explosion qui fut entendue de tous les camps voisins.Blessé gravement, l’impru-, déni fut transporté immédiatement à rHôtel-Dieu St-Vallier où l’on nous rapporte qu’il perdra probablement l’usage de ses yeux et qu’on devra en plus, lui amputer deux doigts de la main gauche et peut-être toute la main droite.Malgré ses nombreuses blessures, le blessé est dans un état assez rassurant.Le feu a détruit, en fin de semaine, la boulangerie de M Noël Bouchard, rie Desbiens, Seuls les murs construits de blocs de ciment sont restés debout.La résidence de M.Bouchard a aussi été endommagée quelque peu.Notre champion régional de tennis a très peu figuré dans le tournoi provincial de tennis qui se dispute actuellement à Québec.En effet, Michel Gain, de Chicoutimi, a été défait dès^ la première ronde par Paul Fontaine, de Québec, au compte (6-3).(6-3).M.Leduc expose son programme M.J.-François Leduc, candidat libéral de Laval, tenait hier so1*1 dans la paroisse St-Alphonse d’Youville un meeting qui n était pas une “assemblée politique , mais une cérémonie organisée en vue de marquer l’ouverture du comité central du candidat.Les esprits subtils pigeront la différence.Surtout quand ils sauront que ladite cérémonie avait lieu en plein air.M.Leduc a profité, de 1 occasion pour faire un exposé de son programme, en X points.Son discours s’est terminé en bouillie, a cause d’un groupe de jeuneSj énergumènes qui s’amusaient a interrompre l’orateur par leurs vociférations.de M.le greffier de la Cité de Chicoutimi vient d'annoncer la date des prochaines élections j municipales dans cette ville.La j mise en nomination aura lieu le | 20 juillet et la votation, s’il y a; lieu, se fera le 2 août.Nous n'avons pas à choisir le successeur de M.King Une foule immense acclame M.Paul Bouchard en l'école La Mennais, en faveur de M.Paul Provençal —- La muraille de Jéricho — M.Michel Normandin et les lames "bleues" Gillette La Cité de Chicoutimi fait présentement d’importants travaux d’élargissements sur la rue Racine.Les sections Morin-Tessier et Tessier-Ste-Anne sont actuellement complétées.Ce travail d’amélioration aidera beaucoup à activer la circulation.Un jeune homme de 17 ans, Jacques Taché, de St-Fulgence, a été victime d’une grave imprudence, le 14 après-midi, sur les chantiers de la Champlain Construction près de Laterrière.Alors qu’il circulait sur les îra-  Radio-Canada MARDI, M JUILLET OBF.8 h.30 p.m.: L'f,vant-dem 1 ère opérett* de !a série GUDert & Sullivan que la réseau français de R&dlo-Oanada diffuse le mardi soir depuis le 11 mai sera entendue le 20 juillet, de 8 n, 30 à 9 h.Elle s’intitule “Utopia Limited” et est l’avant-dernière que Gilbert & Sullivan ait composée après leur rêconciliatlan., CBF\ 10 h.15 pjn.: C'est eur le théâtre belge que portera la troisième causerie .de M.Gérard Pelletier, te “spectateur itinérant’* Que le reseau français de Radio-Coftada présente a son auditoire le mardi.Cette causerie, celle du 20 juillet, M.Pelletier lui a don né les sous - titres suivante : L»e« Quatre frères Avmon à Bruxelles ^ par .les Comédiens-Routiers belges, Thé&tre ' du Parc.Une jeune troupe subvention-I n^0 — Spectacle de folklore beige — le rôle d’une clarinette et d’un accordéon.En Belgique, le théâtre est prés du peuple — On joue Hamlet et patois marollien — ïtetour & travers les raies étroites et le marché noir de l'époque (printemps 1946).?C AD I € ?MARDI.20 JUILLET Commissions scolaires 6.00 P.M CBE-Y ,'an VIntrépide.CBM-Variétés.CKAC-Les voisins.6.15 P.M.CBF-Radio-Journal, CBM-ïtadlo-jourmi.CKAC-D1 tes-moi.6.25 P M.CBF-Sport.CKAC-Pièce du Jour.6.30 P.M.OBF-Actualité.CBM-r.lverV.monta CKAC-Sporte.CKVL-Nouvelles.6.40 P.M.CKAC-Quoi de nouveau.6.45 P.M.CBF-Musiqu».CBM-NouveU.es.CKAC-Nouveües.6.55 P.M.CKVL-be sport.7.00 P.M.CBF-Causerie CBM-A1 Harvey.DKAC-CUiüque dentaire.7.05 P.M.CKAC-Intermède.7.10 P.M.CKAC-Baoqul«r.7.15 P M.CBF-Mëtropoae.CBM-Contoie.CKAC-Musio Halt $100,000,000 Electrification rurale $12,000,000 Primes aux colons $16,050,765 Assistance publique 7.25 P M.CK AC -Carrouesel.7.30 P.M, CBF-BauJstte de Oaurval CBM-Pianiste.CKAC-Ict.Laflairun*.CKVL-Chansonnett».7.45 P.M.CBF-Café Nègre.CBM -Crxmmentalres.CKVXr-Oncle Troÿ.7.55 P.M, CKVL-NouveBes, 8.00 P.M.CBF-Le destin s'amuse.CBM-Muslque.CK AC -1 ncroy able.CKVL-Fantôme.8.15 P.M.OBM-Radto-Charade, 8.30 P.M.CBF-Opérette, CBM-The City.CKAC-La mine d’or.CKVL-Etoiles.8.55 P.M.OKAC-Choeee du tempe.CKVL-Nouvelîes.9.00 P.M.CKAC-Au peMt café.CKVL-Musique.9.30 P.M.CBF-Actmlltée, GBM-Oaœarto polttlom CKAC-Frlx du disque.CKVL-Parts Surin*.9.55 P M.CKVL-Nouvsiles.10,00 P.M.CBF-Radlo-Journal.CBM-Badio-Journal.CKAC-AUon» à l’opéra.CKVL-Parls Swing.10.15 P M.CBF-Causerle.OBM-Servioea nuHwUreg 10.30 P.M, CBF-Poésie».CBM-Lelcester.CKAC -Sociétés, CKVL-NouveÜeB.10.45 P.M.CBF-Kèverte.CKAC-Nou vellea.10.55 P.M.CKAC-Plaao.CKVL-Sport en 11.00 P.M.CBF-Adagio CBM-Orc lustre CKAC-Les sportàte.CKVL-Dorsey m&w, 11.15 P.M.CKAO-Chantw».11.30 P.M.CBF-Orcheefeee.CBM-Muslque.CKAC- Orchestre, CK VL-Nouvelle», MINUIT CBM-Nouveïïes.CKAC-BuLletin CKVL-Record Man.12.05 A.M.CKAC-Orchestré.12.30 A M.CKAC-Orchestré.1.00 A.M.OKAC-NOUVCH**.Le programme Toujours est-il que le premier point du programme de M.Leduc a trait à l’assurance-santé.Cest la maladie, dit-il, qui amène la njisère dans les familles, et 1 assurance-santé est le moyen tout indiqué d’éviter quelques-uns de ses plus fâcheux effets.On objecte à cette législation que l’autonomie s’en trouverait menacée.Est-ce que les allocations familiales ont ébréché notre autonomie?Bien au contraire.Il en sera de même de l’assurance-santé.Deuxième point: institution d’un prêt d’honneur pour les jeunes gens de la province qui veulent poursuivre leurs études.Ce prêt sera un droit et non un privilège souvent accordé pour des motifs politiques, comme sous le régime Duplessis.Troisième point: il faut, dit M.Leduc, s’occuper des professeurs, leur assurer cette liberté qui empêchera l’incident Simard-Gum-don de se répéter.Le candidat veut qu’on leur accorde leur pension après 36 ou 35 ans de ser-vice.Quatrième point: M.L*du« promet formellement que, s’il est élu, il fera tout ce dont il est ca pable pour qu’on accorde les pensions de vieillesse dès l’âge de 65 ans.Les accords que noua coridurons avec Ottawa, dït-U, nous donneront Je* moyens financiers de le faire.Cinquième point: la couver-nement libéral conclura de* accords fiscaux avec le gouvernement fédéral.Des accords semblables ont existé, dît M.Leduc, et d’autres s’imposent.Sixième point: le candidat promet qu’on ouvrira le boulevard Crémarie, qui permettra de corn-m u ni q u « r directement avec l’ouest, et qu’on construira un marché centrât dans son comté.M.Leduc promet aussi l’aboli-tion de la taxe de 2%, le remboursement à la ville de Montréal des taxes qui y ont été perçues par le gouvernement provincial.l est «m train de dire quelque chose d’intéressa nt quand ij est de nouveau inter-rompit, n n’f aura plus rien d intéressant.Lm antre» Parlant aux électeurs de Montréal-Laurier, en faveur de M.Paul Provençal, candidat de l’Union nationale, M.Paul Bouchard, de Québec, leur a dit que l’enjeu dans la présente lutte électorale n’est pas de choisir un successeur à M, King: la convention libérale verra elle-même à désigner comme son prochain chef MM.Qardiner, Abbott, St-Laurent, ou Paul Martin.“Je me réjouirais le premier, si un Canadien français était appelé à devenir premier ministre du Canada, a dit M.Paul Bouchard-mais à condition que ce soit un véritable Canadien français et non un impérialiste qui n’a de français que le nom”.comme L« chantage des libéraux MERCREDI, 21 JUILLET Les libéraux ont l’habitude du chantage, lis posent à l’électorat le dilemme suivant: si la province de Québec porte encore une fois au pouvoir M.Duplessis le 28 juillet prochain, les chances de M.Saint-Laurent d’accéder à ta direction du parti libéral se trouveraient par te fait même compromises.Mais le bouillant orateur affirme aussitôt que cette politique du chantage a fait faillite dans te province et que la iètre réception que l’on a faite _ M.Saint-Laurent, lors de son récent passage à Québec, le prouve bien.Nous avions connu e« même stratagème en 1936, alors que M.Ernest Lapointe et ses acolytes avaient déclaré ouvertement: “Nous sommes te rempart contre la conscription”.“Si vous votez pour l’Union nationale, nous démissionnerons et vous n aurez plus personne pour vous défendre à Ottawa”.M.Paul Bouchard rappelle aux électeurs ce qui s’est passé par la suite, ajoutant que “la muraille de Jéricho s'écroula «*** premier* accent* du rappelle ensuite que Canadiens français nous avons tout intérêt à défendre l’autonomie.Nous n’avons jamais accepté l’assimilation.La preuve, c’est qu’alors que nous n’étions que 60,000 après la conquête du Canada par tes Anglais, nous sommes maintenant un peuple de quatre millions.11 y a enfin une troisième raison, cite est d’ordre économique.Grâce au système confédératif, le sol de la province de Québec appartient en propre à la province de Québec, à son peuple el à son gouvernement.Nous devons donc conséquemment garder chez nous tous nos pouvoirs de taxation.20 cents pour un dollar Parlant du marché de dune et d’idiot conclu par M, Godbout en 1942, M.Bouchard a dit que ce dernier avait remis un dollar en échange de 20 cents.M.Godbout avail permis alors au gouvernement fédéral de venir chercher en notre province 460 millions de dollars par année contre un maigre versement de 20 millions par année pendant cinq ans.Tout compte fait, au bout des cinq aimées, nous avons reçu d’Ottawa la somme de 100 millions et nous lui avons donné 2 milliards de dollars, que 1e parti libéral fédéral s’est empressé de donner a son tour à l’Angleterre.Le contremaître-ârrimeur Ed, McNeil, quelle binette aurait-il faite avec sur les bras des caisses de fruits et légumes gâtés par l'attente et l'accumulation sur les quais de gare, s’il y avait eu grève.tnandin attend peut-être que les lames bleues Gillette deviennent rouges?se demande M.Desrosiers.Ont également pris la parole: M.le notaire Eugène Poirier, Me Alfred Ethier, ainsi que MM.Jean Baffin et Adjutor Bourré.Me Marc-André Blain était le maître de cérémonies.Le candidat, M.Paul Provençal, a adressé quelques mots à ses électeurs, mentionnant qu’il est né et a été élevé dans le comté et que M.Michel Normandin ne peut en dire autant, puisqu’il demeure dans 1e comté de Lavai.L’orateur suivant, M.Pierre Desrosiers, a fait rire la salle en prétendant que tes affiches électorales de M.Michel Normandin, adversaire de M.Paul Provençal, étaient une insulte aux électrices du comté, vu que le noble visage de M.Normandin porte une barbe longue de trois jours.Ce qui est peu flatteur pour un “annonceur” de lames Gillette.M.Nor- ACCESSOIRES ELECTRIQUES 7152 boni.SAINT-LAURENT Au service des • PROPRIETAIRES • ENTREPRENEURS • COMMUNAUTES BEN BELAND AccwMOtr** étectrtquM M «r** ' TéL: TA.6356 Pf God Save T ne King”.L* province de Québec a ètê victime dm chantage mi 1939, mais il n’en sera pas de même en 1948.Les électeurs ne se laisseront pas berner encore une fois cette année par le* députés fédéraux.élection D'autre* orateurs araten! parlé avant M, Leduc: d’abord uai jeune avocat de Cartiemlte, Me Guy Desijardins, m« a maeaecrè le* duplexaistes d'âne parole tout à fait acftdémiçftie.Les vieux disaient: "T parte, hein!” Puis an médecin dont }e n’aà pas le nom, qui s’est amuié à eonverser — pw toujours calmement — avec le* énergumènes dont j’ai parié plu* haut.Dan» Mweiar $2,252,000 ension aux mères nécessiteuses.$48,432,125 Construction d'hôpitaux $22,678,300 Drainage des terres 323,000 acres Crédit agricole $50,307,150 5.00 A.M.CKVL-Bonjour.5.05 A.M.CKAC-Lever de soleil.5.30 A.M.CKAC-La messe du Jour.6.00 A.M.CBM-Réveil.CKAC-Nouvelle*.CKVL-Ré veil.6.05 A.M.CKAC-Eveil.6.15 A.M.CKVL-Prtère.6.55 A.M.CKVL-Nouvelles.7.00 A.M.CBF-Nouvelles.CBM-Nouveîles.CKAC-Actualités.' CKVL-Slffler.7.05 A.M.CBM-BooJour.CHAC-Evell.7.30 A.M.CBM-Nouvetlw CKAC-Pronoetic* 7.35 A.M.CBM-Bonjour.OKAC-EvelL 7.45 A.M.CKAC-L’Oratoire 7.55 A.M.CBF-Muslque.CBM-Muslque.CKVL-Nouveüe*.8.00 A.M.CBF-Rïdio-Jouma!.CBM-Raclto-Jounial.CKAC-Nouvelîes.CKVL-Slffler.8.10 A.M.CBF-Intermède CKAC-730 bOUÎ.Légarê.8.15 A.M.CBF-Elévations, OBM-Dévottons.CKAC-DéJeunons, 8.30 A.M.CBF-Muslque.CBM-Muslque.8.55 A.M.CKVL-NouveUee.9.00 A.M, CBF-Nouvelles CBM-Nouvelles CKAC-Actu alités > CKVL-Roger Baiüu.9.05 A.M.CBF-Chsnsonijette.* CBM-Mélodles.CKAC-Soyons heureux! 9.15 A.M.' CBM-Mèlodk*.9.25 A.M.CKAC-Banquler.9.30 A.M.CBF-Le p'tit train, CBM -Clevelamdslres.CKAC-Les msgasln».9.45 P M.CBM-Neiaon Oteisted CKAO-Causons cinéma.9.50 A.M.CKAC-M«odts*.9.55 P.M.CKVL-Nou'•elles.10.00 A.M.CBF-Sur nos ondes.CBM-Fanfarss.CKAC- Actualités.CKVL-Nos artistes.10.05 A.M.CKAC-Au Rayon.10.15 A.M.CBF-Oourrier.CBM-Kindergarten.1030 A.M.CBF-Quel est son nom?CBM-Pgm.snuRtoal.CKVL-Entrevues.10.35 A.M.CBM-Intermèd*.10.45 A.M.CBF-Dr&mes.OBM-Day Dreaming.10.55 A.M.CKVL-Nouvelles.11.00 A.M.CBF-Francine Louvain.CBM-Road of Life.CKAC-Actualités.CKVL-Char.sounette, 11.05 A.M CKAC-Le panier.11.15 A.M.CEF-Cbansoiinet! es.CBM-Cîrande Soeur.11.30 A.M.CBF-Troubadours.CBM-Pfon musical.CKAC-Le Jockey.11.45 A.M CBM-Laura Limited.11.55 A.M.CKVL-Nouvelles.MIDI CBF-Jeunesse Doré*.CBM-Nouveüee.CK AC-L Angélus.CKVL-Chansonnette.12.15 P.M.CBF-Rue prinrlrwUe.CRM-Lucy UnUm.12.30 P.M.CBF-Réveil rural.CBM-Emission rurale, CKAC-Le coin, du disque 12.45 P.M.CKAC-Nouvelles.12.55 P.M.CKAC-tJn tango.12.59 P.M.CBF -Signal-horaire.1.00 P.M.CBF-Quelles nouvelle»?CBM -Radio - jmimai.CKAC-Betty Bee-Hlv*.CKVL-NouvelJee.1.10 P.M.CK VXi-Chansemneittes 1.15 P M.CBF-Radlo-J oumat.CBM-Happy Clang CKAC-Lavta en ross.1.25 P M.CBF-In fermé*».1.30 P.M.CBF-Ta nte LutVs.1.45 P.M.CBF-Chanson.CBM-Muslque.CKAC-ChanaonitetPMs.1.55 P.M.CKVL-N ouvSUes.2.00 P.M.CBF-Orande Soeur.CBM-Bern le Bradai.CKAC-ÀçtusllWSs, CKVL-Tomm* Domey.2.05 P.M.CKAC - Amour.déUoss - *%u jowufTv un mm, Æ-Charjsoas, IC-Act-u&litK» nuchib Alm**t*, 2.15 P.M.CBF-FaJre-part.OBM-Jack Hereto.2.25 P.M.CKAC - Banquier.„ 2.30 P.M.CBF-Ctoron, féminine CBM-V&nétés.CKAC-Neuv.Bée-Anne 2.45 P.M.OBF-Amls de I’Ari.CKAC-Rêverie.2.55 P.M.CKVL-On the Spot.3.00 P.M.BF-Ohefs-doeuvrs, CBM-Llfe can.be.CKAC-Actualltés.CKVL-Musique.3.05 P.M.CKAC-Intermède.3.10 P.M.CKAC-Enchantemsn*.3.15 P.M.CBM-Ma Perkins C K.AC -Rende*-Vdus, 3.30 P.M.CBM-i’ejjper Ifouna.3.45 P.M.CBM-Right te BagqAQMs 3.55 P M.CKVL-NouvsBe*.4.00 P.M.CBF-L Heure d* CBM CKAC-, CK VL-Chlb 4.05 P.M.CK AC-Evénenteotox, 4.10 P.M.CKVL-La v*s soeWa 4.15 P.M.CBF-Aux maJsdea CBM-Commentefcm.CKVL-C!ut) aowete» 4.25 P.M.CKAC -Chansosss.CKvm-lnMemSrtam.4.30 P.M.CBF-Récital.Cim-Varlétès.CKVL- 4.45 P.M.CBF-Muslqus, 4.55 P.M.CKAC-Actuslltés, CKVL-NowveSes.5.00 P.M.caF-Dlvertlssemeint CKAC-Paraonaslltes.CKVL-Chansonnettes, 5.05 P.M.CKAC-Intenaèds.5.10 P.M.CKAC-Variétés.5.15 P.M.CK AC -ChansnM.5.30 P.M, CRF-Chansonnsttes.CBM-Wend «ring «bom.CKAC-Nou-relles.5.35 P.M.CKAC-rntermèOe.5 40 P.M.» OKAC-Jeux «t nports.5.45 P.M.OBM-Don Messer.CKAC-Madeleine et.„ 5.55 PM.CKVL-Nouvelles.L« reniement de M* Godbout Cwt afnsi que M.Sauvé qéiaWie le gp«t« de 1942 "En 1042, en cédant tes droits les ph*s sacrés de notre province, M.Godboat reniait toute 1a population de te province de Québec”, déclarait hier soir à l'école supérieure St-Stanislas M.Jean-Paul Sauvé, ministre du Bien-être social et de te Jeunesse, au cours d'nne assemblée en faveur de II, Gérard ThibeauK, candidat de l’Union nationale dans 1* coraté de Mercier.Le notaire Isidore Coupai a agi oomme maître de cérémonies.L’assemblée était présidée conjointement par M.Rodolphe Corbeil, eonseifler municipal, te notaire René Meioche.M.Paul-Emile Lafontaine et autres.Le ministre a féKcité M.Thi-beanlt de ce qw’îl a fait pour te jeunesse de Mercier «4 W a dénoncé les tactique* maibonnète* des Hhêranx, qui ne manquent pas «ne occasion de soMr te réputation du premier ministre, des ministres M de* députés de l’ifnéon nationale.M.Sauvé province ne un homme oomme 1e passé n’est qu’une srutte continue de reniements.R a rappelé la déclaration de Godboat en 1939 sur te conscription.Le reniement de cet engagement est un geste honteux, cüt-fl.M.Gérard Ttobeouft Le candidat dans sstte lutta, M.Gérard Thibeaidt, a fait un plaidoyer »n faveur de l'autonomie dss provinces.B a rappelé aux auditeurs le jugement que l'historien de notre province, M.Robert rlumilly, vient de porter sur M.Godbout."Le retour de M.Godbout au pouvoir, dît l'historien, serait pour tes Canadien* français uns catastrophe naRo> nale.” «nfsit d« kt préssnH M, Bouchard explique ensuite à ««s nombreux auditeurs qu’ils ont à décider s’ils «ont satisfaits de l'administration de M.Duplessis et s’il* sont satisfaits également de la façon énergique dont M Duplessis dé-feifd l’autonomie de notre province contre tes empiétements du gouvernement fédéral.Il ajoute que M.Godbout et se* candidat* représentent le parti de la trahison et de te centralisation avec Ottawa, Puis, ML Bouchard donne les trois raison* que nous avons d’appuyer te politique autonomiste de M.Duplessis.D’abord, comme Canadiens tout court, nous nous devons de sauvegarder notre autonomie.M.Maurice Du-pleseis est te défenseur des _ 11-bartés canadiennes et il est impossible qu’un pays aussi vaste que le Canada sôit gouverné par un seul gouvernement.L’orateur MERCREDI SOIR %, à 11.30 p.m.CHIP Hon.1 DUPLESSIS PREMIER MINISTRE L’Hon.: DUPLESSIS maw.a souligné quo te peut ajbuter M à omme Godbout dont CBF, 690 - CBM, 940 - CKAC, 730 - CKVL, 990 Trop d'«oii fraie h* «t up eweMent elle convient L’eau, surtout Eide, ooottitue reuvage.Mais moins à te cuisson 4m _ disent les hygiénistes.L'emi de cuisson doit se trouver bouflUn-te et salée su moment où l’on jette les légumes.Les rscines se contentent 4u volume d’eau qui Iss seoouvre, les légumes verts, de T““ ' uîltes sp adhère aux aprte u
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