Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 12 août 1948
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1948-08-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
0 “Vou* avez una doubla mission: premie* ramant, la mission da conserver intact votre héritage religieux et national; deuxièmement, la mission de répandre cet héritage.J'ajoute que c’est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre." San Exc.Mgr lléebranée Anteaiattl, délégué apostolique au Canada et è Terre-Neuve.Directeur t Gérard FUJOM FAIS CE QUE DOIS HEBOUX Ste Claire, veuve.NUAGEUX ET FRAIS I Maximum aujourd’hui 64 Même date l’an dernier .93 Minimum aujourd’hui « .J Mèmè date fan dernier .S0 1 Baromètre: 39.50, 39.15, 19-W VOLUME XXXIX — No 188 MONTREAL, JEUDI.12 AOUT 1948 Cinq sous le numéro Pour définir Y Assomption Ce matin, à TUniversité, se sont ouvertes les Journées Mariales.Elles ont été convoquées et sont présidées par S.E.Mgr Joseph Charbonneau, archevêque de Montréal.Elles réunissent des théologiens de Montréal, Québec, Ottawa et même d’Europe.Autour de notre archevêque se presse un nombreux auditoire d’élite formé de clercs de tous lés degrés de la hiérarchie, de religieux et de religieuses de toutes les communautés et de laïques de tous les rangs de la société.Ces derniers, par leur nombre affirment éloquemment l’intérêt qu’ils portent aux questions religieuses.Le fait mérite d’être souligné.Le but avoué de ces journées est d’amener les théologiens à faire un effort commun de recherche doctrinale sur ce point précis: La glorification corporelle de Marie dès la fin de sa vie terrestre.Ici, comme on le comprend, tous les mots portent.C’est un enseignement de l’Eglise que toute personne mourant en état de grâce reçoit immédiatement sa récompense; mais seule l’âme est glorifiée sans délai ; le corps, lui, est déposé en terre, où il subit le sort des êtres matériels en attendant le jour de la glorieuse résurrection.Après ce moment et la tenue des assises du jugement dernier, les élus vivront au ciel en corps et en âme.Pour Marie, le cas est différent : son corps n’a subi ni le sort des êtres matériels ni cette longue attente.Dès la fin de son séjour sur la terre, il a été glorifié par anticipation; dès lors la glorification de Marie a été totale et elle vit actuellement au ciel avec son corps glorifié.Voilà le point précis.Il s’agit de savoir si cette vérité a été révélée par Dieu; si oui, alors, mais alors seulement, l’Eglise pourra déclarer solennellement que l’Assomption est un dogme défini qui s’impose à la foi des fidèles.Comme on va le voir, cela ne se fait pas d’un seul coup.Il faut tout d’abord établir que cette vérité a réellement été révélée par Dieu.Si jamais un théologien sérieux produit un argument prouvant avec certitude que cette vérité ne fut jamais révélée par Dieu, c’en est à jamais fini; jamais aucun pape ne pourra définir l’Assomption.C’est que l’Eglise ne fait pas les dogmes de toutes pièces, ni ne les invente à sa guise ; elle conserve fidèlement le dépôt de la révélation, en scrute toutes les richesses, les porte exactement à la connaissance des fidèles et, quand Dieu lui en montre l’opportunité, elle déclare officiellement telle vérité dogme de foi en l’im-» posant à la croyance des chrétiens.Mais comment s’y prennent les théologiens pour reconnaître qu’une vérité est contenue dans le dépôt de la révélation ?J’avoue que c’est plus simple à dire qu’à faire.Il faut consciencieusement étudier la Bible et la Tradition.Vous connaissez la Bible.C’est la collection des 72 livres inspirés par Dieu à des auteurs humains; 45 forment l’Ancien Testament, 27 le Nouveau.Dans l’édition de l’abbé Crampon, assez répandue chez nous, ce texte inspiré rempHt plus de 1800 pages.Vous connaissez moins la Tradition.Elle désigne, non pas les coutumes des premiers chrétiens, mais bien les doctrines et les règles pratiques fixées par Jésus lui-même ou les Apôtres guidés par le Saint-Esprit; elle se trouve dans les écrits apologétiques, théologiques, ascétiques, liturgiques ainsi que dans les témoignages qui expriment la foi des premiers siècles de l’Eglise.C’est toute une bibliothèque de plusieurs centaines de volumes.Un prêtre du siècle dernier, l’abbé Migne, a publié les écrits des Pères grecs et latins ; il en a rempli 882 volumes in-quarto, 161 pour les Pères grecs, 221 pour les Pères latins.Vous l’admettez, l’étude approfondie de ces documents ne se fait pas en un tournemain.Nous sommes loin du rêve de cet anglican devenu catholique, qui, en ferveur de soumission à Rome, souhaitait chaque matin en prenant son café lire dans son journal que le pape venait de définir un dogme nouveau ! Non vraiment, c’est une entre- f»riee qui dépasse les capacités d’un individu! 1 y faut les efforts de l’ensemble des théologiens ! Mais précisément les difficultés de cette tâche suggèrent une question qui peut sem- bler une objection : L’Assomption de Marie est admise depuis de longs siècles; elle ré-pond si merveilleusement au sens chrétien, ou plutôt au sens tout simplement naturel ! Pourquoi rechercher avec tant de curiosité la provenance et les fondements de cette conviction universelle ?Pourquoi se donner tant de mal pour un si mince résultat ?Cette objection pourrait gagner des esprits opposés de parti pris à toute nouveauté.Il est vrti que la fête du 15 août, partout si populaire, témoigne que l’Assomption de Marie est admise par le peuple chrétien.Guidé par son sens éclairé, le chrétien peut facilement justifier sa croyance.Dieu a déposé dans le coeur humain la tendance naturelle et irrésistible à aimer celle qui lui a donné le jour; il en a formulé une loi qui figure au quatrième précepte du décalogue: “Honore ton père et ta mère”, Exode 20, 12.Elisabeth appelle Marie la mère de son Seigneur, de son Dieu, Luc I, 43; Dieu prouve par les faits qu’il entend accomplir à la perfection ce commandement qui _ exprime^ si nettement la loi naturelle ; aussi a-t-il prévenu de ses dons les plus précieux celle qui devait accepter d’être la mère de Dieu.Parr mi ces dons, le dogme catholique énumère la conception immaculée, la préservation de la moindre faute, la virginité perpétuelle unie par privilège à la maternité; à ces dons définis comme doctrine révélée, il convient d’ajouter l’Assomption.Si pouvant glorifier Marie et dans son corps et dans son âme immédiatement après le terme de son séjour sur la terre, Dieu ne l’a pas fait, il se départit de sa volonté nettement affirmée de se comporter en vrai fils à l’égard de sa Mère Marie et de l’honorer selon les convenances inscrites en nos coeurs.Mais saint Paul déclare expressément que Dieu ne peut pas se démentir, 2 Timothée, 2, 11.Quelque concluante que vous paraisse cette démonstration à la portée de tout le monde, elle n’établit pas avec une rigueur indiscutable la présence de l’Assomption parmi les 'vérités révélées.Aussi l’Eglise désire-t-elle appuyer sur la certitude de la révélation la gloire de celle qui a prédit d’elle-même : Toutes les nations me diront bienheureuse, Luc 1, 48.Staline serait prié d’intervenir Des envoyés spéciaux rencontrent Molotov Si les pourparlers avec le ministre russe des affaires étrangères, M.Molotov, échouent, les puissances occidentales en appelleraient à Staline — La situation se gâte à Berlin — Les Berlinois demandent aux puissances de Touest de ne faire aucun compromis avec Moscou.Depuis 1880 jusqu’en 1941, Rome a reçu la pétition de 113 cardinaux, 18 patriarches, 2,505 archevêques et évêques, 32,000 prêtres et religieux, 60,000 religieuses et 8,000,000 de laïques, en faveur de la définition solennelle de l’Assomption.C’est la question à l’ordre du jour ! C’est là un mouvement qui obéit sans doute à une impulsion du Saint-Esprit.Qui oserait prétendre qu’elle n’est pas légitime, cette dévotion pour Marie réclamant que le mystère de sa gloire reçoive la confirmation de la révélation ?De plus, la doctrine de l’Assomption apporte une providentielle réponse aux besoins de notre temps.Au matérialisme envahissant qui limite ses visées aux horizons de ce monde, elle rappelle la spiritualité, l’immortalité de l’âme, le caractère passager de la mort, l’existence d’une autre vie pour laquelle nous sommes tous créés.A la famille exposée au dispersement par les progrès de la vie moderne, elle rappelle la cohésion du foyer par l’intime union de la mère et du fils dans la gloire.Aux prédicants soucieux de s’en tenir uniquement à la lettre de la Bible, elle rappelle qu’à côté de la Bible, il existe la Tradition dépositaire, elle aussi, de la révélation.C’est ce que Marie a déclaré dans son apparition à Bruno Cornacchiola, le 12 avril 1947, aux Trois-Fontaines, près de Rome; la Bible en mains, l’apostat compose un discours qui démontre la fausseté des prérogatives accordées par les catholiques à Marie; celle apparaît pour lui dire: “Mon corps n’a pas connu la corruption; mon Fils et les anges sont venus me prendre au moment de mon trépas”.L’apostat se convertit, Marie multiplie ses interventions aux Trois-Fontaines.“En dernier ressort, le Pape reste juge de l’opportunité de la définition.En attendant ne convient-il pas qu’à Ville-Marie nos théologiens apportent leur contribution à la définition d’une vérité si conforme au dogme catholique, si glorieuse pour Marie, si bienfaisante pour notre monde bouleversé ?Adrien-M.MALO, O.F.M.Moscou, 12 (A.P.) — Les envoyés spéciaux de Grande-Bretagne, des Etats-Unis et de Françp, se sont rendus au Kremlin, aujourd’hui, pour rencontrer M.Molotov, ministre russe des affaires étrangères.M.Walter Bedell Smith, ambassadeur américain, M.Yves Chataigneau, ambassadeur français ,et l’envoyé spécial de Grande-Bretagne, M.Frank Roberts, sont montés dans la même auto, pour se rendre au Kremlin.L’entretien avec Molotov était fixé pour 5 heures de l’après-midi (1C heures de Tavant-midi, heure de l’est).C’est la quatrième fois, en deux semaines, que les représentants des puissances occidentales rencontrent M.Molotov pour discuter et mettre fin si possible au blocus russe de Berlin, et pour trouver aussi une solution aux divergences de vue entre la Russie et l’ouest, sur le problème européen.Un informateur diplomatique à Londres laisse entendre aujourd’hui que l’ouest “pourrait bien demander” au premier ministre Staline d’intervenir personnellement dans la crise de Berlin, si les pourparlers avec Molotov échouent.Cet informateur, qui a suivi les entretiens de Moscou de l’intérieur, a ajou té que jusqu’à hier, il n’y avait aucun indice que les puissances occidentales modifieraient leur attitude ferme.M.Smith a dit aux correspon dants que les trois envoyés spéciaux se réuniront à l’ambassade américaine, après leur entrevue au Kremlin.“Je vous donnerai ensuite ma déclaration habituelle “pas de commentaire”, a-t-il ajouté.La situation sa gâte à Berlin Berlin, 12 (A.P.) —* Une nouvelle menace de scission plane aujourd’hui entre le gouverna ment élu de Berlin et un troisième bureau.Le chef communiste du département du travail a refusé de se plier à une décision du gouvernement municipal qui accorde au groupe anticommuniste de la Fédération des unions ouvrières, le droit de négocier avec les employeurs.Ce chef communiste insiste sur le fait que la faction communiste, qui a l’appui des Russes, a seul ces pouvoirs.La police municipale et l’administration des vivres sont déjà divisées par suite du refus des communistes d’obtempérer aux ordres du gouvernement.Le gouvernement militaire américain a dit de son côté qu'il se prépare à augmenter les facilités de communications, au cas où les Pusses couperaient les lignes entre Berlin et l’ouest de l’Allemagne.La police militaire*américaine a forcé aujourd’hui à la retraite une escouade de policiers militaires russes et des policiers allemands sous contrôle russe qui avaient traversé dans la zone Lfespionnqge aux E.-U, Un consul soviétique se rend coupable de mépris de cour Le consul général de Russie à New-York refuse d'amener en cour l'institutrice russe Mme Kosenkina — Les époux Samarin seront interrogés à Washington —Poursuites judiciaires contre les témoins qui se sont parjurés.New-York, 12 (A.P.) Le consul soviétique, Yakov-M.Lo- rvi o L'i rv o tl/xfiA #1 * tv > i ¦ In américaine pour fouiller les maisons allemandes.Les autorités de la sécurité f _ publique ont déclaré que les Rus- I makin, a défié aujourd’hui la ses navaient fait aucune oppo- °-J V! — sition à cet ordre de retrait, La plupart des policiers russes étaient demeures à la frontière, tandis que les policiers allemands traversaient dans le secteur américain.Les autorités ont ajouté cependant que certains -oliciers russes avaient franchi i frontière et étaient entrés dans des maisons, dans la zone américaine.Parnell Thomas, républicain dUiiendre à Nêw-York pour interro-New-Jersey, a aussi annoncé qu« | ger Samarin et sa femme Aucun compromis Berlin, 12 (A.P.) — Les Berlinois ont demandé aujourd'hui aux puissances occidentales de ne faire aucun compromis à Moscou qui pourrait donner aux communistes le contrôle de la capitale •illemande.Quoique 5,000 Allemands ont demanîè hier soir, au cours d’un ralliement dans le secteur américain de Berlin, de ne eouclun., dans !t capitale soviétiqqc, au cun accord ù leurs dépens.Lu réunion avait été convoquée par PUnion conservatrice chrétienne démocrate.Le principal orateur, îî.Jacob Kaiser, président de l’Union, a dit que le blocus russe avait fait de Berlin ‘‘une lie dans la mer rouge, mais une lie qui ne capitulera pas.” “La Russie a perdu toutes ses chances de compréhension de la part des Allemands bien pensants, «n faisant tout son possible pour obtenir le contrôle de Berlin”, a dit M.Kaiser, un vieux chef ouvrier.A Londres, des Informateurs diplomatiques ont dit que les puissances de l’ouest feront probablement connaître aujourd’hui au Kremlin, leur réponse au sujet du règlement de la crise de Berlin.Us ont ajouté que cette entrevue décidera du succès ou de l’échec des pourparler» de Moscou.Dans la capitale soviétique, des sources autorisées ont dit que les représentants de Grande-Bretagne, des Etats-Unla et de France rencontreront M.Molotov, aujourd’hui, pour discuter de différentes questions au sujet du blocus de Berlin.Le secret le plus complet entoure tous ces entretiens.Kaiser a dit, hier soir, à Berlin, que les puissances occidentales ont “fait erreurs par-dessus erreurs, depuis Yalta”, en transigeant avec le communisme et a demandé que ces puissances prennent maintenant une attitude ferme, sans compromis.M.Ferdinand Friedensburg, démocrate chrétien, pro-mairc de Berlin, a dit à la foule réunie qu’il n’y aurait aucun compromis avec la minorité communiste qui tente d’enlever au gouvernement anticommuniste élu, le contrôle de la capitale.“Nous combattrons jusqu'à la fin”, a-t-il dit.“Nous pourrions Cour suprême de l’Etat de New-York, qui a autorisé l’émission d’un bref ordonnant la présence en cour d’un professeur russe qui doit être interrogé en rapport avec l’enquête sur l’espionnage communiste aux Etats-Unis.Le consul général a reçu l’ordre d’amener en cour à 10 h.30 ce matin, Mme Oksana Stepanovna Kosenkina- A 11 h.20, cet avant-midi, personne n’était encore arrivé.On remarquait en cour, ce matin, la comtesse Alexandra Tolstoy, présidente de la Fondation Tolstoy, qui doit témoigner en rapport avec le bref.Des journalistes ont demandé à la comtesse si Mme Kosenkina était dans la cour.Elle s’est levée et après un rapide examen des personnes présentes, elle a dit que la femme était absente.Poursuite judiciaire Washington, 12 (A.P.) — Le comité américain qui enquête sur les actftrités américaines a annoncé aujourd’hui que des “mesures préliminaire^” seraient prises contre certains témoins, à l’enquête sur l’espionnage, qmi se sont parjurés dans leur témoignage.Le président du comité, M.Michel Ivanovitch Samarin, an cien instituteur russe, et sa femme, seront interrogés par le comité à Washington, et non à New-York, comme on l’avait d’abord décidé.Dans le domaine du parjure, M.Thomas a dit que M.George Morris Fay, avocat du district de Columbia, avait obtenu la transcription de tous les témoignages à fenquéte du comité.M.Thomas a dit que M, Fay était “particulièrement interressé sur la question du parjure".Plusieurs înembres du comité ont demandé que le ministère de la justice intente des procédures.Ils ont ajouté que les témoignages étaient si contradictoires, parfois, qu’ii était évident que des témoins s’élaient parjurés.M.Thomâs n’a pas dit quand les Samarin seraient interrogés, mais il a précisé que ce serait au cours d’une séance du comité, à huis-clos.Un sous-comité, dirigé par M.Karl Mundt, républicain du Dakota-sud, devait se t I subordonnerait l’immigra- ia-vm-48 BLOCS-NOTES La thèse centralisatrice de M.Carson Le premier ministre actuel du Manitoba.M.Stuart Garson, comme d’ailleurs son prédécesseur, M.John Bracken, est un centralisateur convaincu.Il ne faut pas oublier que c’est un autre manitobain, feu John W.Dafoe de la Free Press de Winnipeg, qui fut l’inspirateur du rapport Rowell-Sirois qui servira longtemps de charte à tous les centralisateurs.M.Garson a profité de I occasion que lui offrait le récent congrès libéral pour exposer sa thèse qui a de quoi surprendre les bons Québécois.On prend généralement pour *Ç9“1S (lue les ententes fiscale» qu Ottaw» a conclues avec les sept petite* provinces constituent une sorte d’innovation, que le gouvernement fédéral se fait des source» de revenus qui appartenaient aux province*.Le» autonomistes soutiennent qu’Ottawa est train de violer le pacte de 1867.M.Garson soutient au contraire que les offres fédérales de 1945 et les récentes ententes fiscales constituant «¦ retour à U poli- tique des Pères de la Confédération.Et voici son raisonnement.Les Pères de la Confédération ont attribué au pouvoir central les principaux impôt» de l’époque, les impôts indirects, notamment la douane, et laissé aux provinces les impôts directs auquel personne ne voulait recourir comme appoint en cas de difficultés financières.Dans leur esprit, c’est le subside fédéral qui devait assurer aux provinces une forte partie de leurs revenus et ce fut le cas pendant les premières années de la Confédération.Le monde a subi bien des transformations depuis 1867, de poursuivre M.Garson, le Canada est devenu une puissance mondiale.Les impôts directs, notamment l’impôt sur le revenu, sont devenus la principale source de revenus des gouvernements dans tous les pays.Il est donc normal et conforme à l’eaprit du pacte de 1867 que l’impôt sur le revenu soit perçu par le gouvernement fédéral et que le gouvernement fédéral verse aux provinces sous forme de subsides une forte partie de leurs revenus.Il ne fait pas de doute qae le gouverne- ment fédéral a le droit de percevoir tous les impôts et c’est une fausseté de prétendre qu’il est en train d’empiéter sur la juridiction provinciale comme on l’a si souvent répété.On voit que les centralisateurs invoquent tout autant que les autonomistes l’autorité des Pères de la Confédération à l’appui de leur thèse.Cela s’explique du fait qu’ii se trouvait parmi les négociateurs de 1867 des partisans de l’union législative et des partisans de l’autonomie provinciale et que les divers articles de l’Acte de l’Amérique britannique du Nord sont des formules de compromis tout comme les résolutions du récent congrès libéral.-, L'immigration et les province* La résolution touchant l’immigration qui a été adoptée au con- f rès libéral renferme une clause ntéressante qui réclame une enquête approfondie sur les besoins des diverses provinces.Une telle enquête serait un pas dans la bonne voie.Ce serait un moyen d’établir notre programme d’immigration sur une base vraiment sélective.Ce serait un acheminement vers une politique bien coaçue de peuplement de la pratiquer sans tenir compte des exigences de l’économie canadienne.Et c’est le moment de rappeler que les‘provinces ont des pouvoirs et des responsabilités en matière d’immigration.L’Ontario, l’Alberta, ITle du Prince-Edouard ont d’ailleurs déjà formulé et commencé à exécuter leur politique d’immigration propre.Il y a déjà quelques années que le gouvernement ontarien a procédé à une enquête sérieuse sur sa population dont les conclusions inspirent aujourd'hui sa politique d'immigration.Il est f»eut-être significatif que ce soit ’un des délégués de l’Ontario qui ait proposé l’amendement réclamant une enquête sur les besoins des provinces.Il reste à voir si le gouvernement fédéral donnera suite à cette recommandation du con- firès.Rien n’empêche cependant e gouvernement de la province de Québec, à l’instar de l’Ontario, d’assumer ses responsabilités constitutionnelles en matière d’immigration et de procéder à une enquête dont les conclusions pourraient ensuite orienter notre politique de colonisation, d’immigration et même de migration agricole vers les autres provinces.Et cela préparerait le gouvernement provincial à soumettre un dossier impressionnant au cas où se tiendrait l’enquête fédérale suggérée."Union Jack" et Heur de lis Lorsque M.René Chalouit a soumis pour IA'première fois à l’Assemblée législative de Québec l’adoption d’un drapeau provincial, d’aucuns ont exprimé la crainte qu’une telle initiative ne vienne embrouiller la situation et retarder indéfiniment l’adoption d’un véritable drapeau canadien.Ce fut même la principale considération invoquée par le comité parlementaire présidé par M.Onésime Gagnon pour recommander l’ajournement indéfini de la question à la session de 1947.Les partisans du fleurdelisé soutenaient au contraire que le fait pour le Québec de se donner un drapeau qu'il pourrait arborer à la place de l’Union Jack ne pouvait que hâter l’adoption d’un drapeau canadien.Les événements viennent de leur donner raison.A la session fédérale de 1946, les députés fédéraux québécois avaient dû livrer une rude bataille simplement pour empêrhcr l’adoption du Red Ensign et faire remettre la question à plus tard.Quelques mois seulement après que le fleurdelisé a été hissé sur le Parlement de Québec, ce sont des délégués de langue anglaise qui ont soulevé la question du drapeau au congrès libéral.Parce que nous avions montré de l’attachement pour la fleur de lis, plusieurs délégués ont eu l’impression que nous acceptions un sacrifice comparable à celui qu’ils consentiraient en renonçant à l’Union Jack en nous ralliant à un drapeau original, et vraiment “distinctif”.C’est en somme l’adoption du fleurdelisé à Québec qui nous a fourni la matière d’un compromis et décidé la majorité du congrès à recommander au gouvernement l’adoption d’un “drapeau exclusivement canadien”.Il ne nous reste plus en somme qu’à attendre que nos compatriotes de langue anglaise nous soumettent un projet de drapeau acceptable pour le Canada.F.V.Mundt a dit aux journalistes que les agents soviétiques avaient suggéré urt voyage à Moscou, pour Mlle Elisabeth Bentley, lorsqu’ils avaient commencé à soupçonner la femme.Mundt a ajouté qu’il ne savait pas cependant si c’était là une tentative pour la renvoyer en Rusie pour s’en débarrasser, ou pour voir si l’on pouvr^.encore avoir confiance en elle.Un autre sous-cOmité doit se rendre à Ottawa pour interroger Igor Gouzenko, ancien commis à l’ambassade russs d'Ottawa, qui a dévoilé le complot communiste au Canada, il se peut aussi qu’on prgnne les dispositions nécessaires pour amener Gouzenko aux Etats-Unis, où il serait interrogé.La gendarmerie royale du Canada, qui surveille étroitement Gouzenko, a déclaré jusqu'ici, qu’elle ne permettrait pas que tes représentants du comité l’interroge.Les «liées et venues de Gouzenko sont un secret.Voyage autour du monde New-York, "Ï2~A.P.) — Un bateau amphibie de \1 pieds, transportant deux personnes, a •rter le gouvernement de I , hors de la zone soviéti- F* ns l’ouest de la ville, mais transporter la ville, que dans nous ne le ferons pas.Nous nous tiendrons debout, et nous ferôns notre devoir envers la cité, comme de vrais démocrates.” La presse sous contrôle soviétique a de nouveau porté des accusations aujourd’hui, disant que le projet soviétique de nourrir tout Berlin “était consciencieusement saboté” par les autorités allemandes et a menacé d’en demander “le plus grand compte”.C’est la deuxième fois que les Russes laissent entendre que leur projet de nourrir la capitale ne marche pas sur dçs roulettes.A peine plus de 1 p.c.des 2,075,000 résidents de la partie ouest de Berlin a accepté l’offre soviétique faite il y a trois semaines.L’approvisionnement aérien anglo-américain a réussi à combler toutes les demandes de vivres des sectéurs affectés par le blocus.L’agence de nouvelles sous contrôle russe, ADN, a dit hier soir que le gouvernement militaire américain a interrompu trois lignes téléphoniques entre Berlin et la zone russe d’occupation en Allemagne.Les Américains ont nié cette accusation.Les Américains ont laissé entendre que l’accusation de l’agence ADN pourrait bien être une-manoeuvre des Russes pour les excuser de couper les lignes téléphoniques et télégraphique* entre les zones britannique, américaine et française d’occupation et le reste de l’Allemagne.„f un major australien et sa femme américaine, espèrent faire leur randonnée mondiale, par terre et par mer, dans leur petite embarcation de guerre.La nouvelle de ce périlleux vovage a été connue hier lorsqu'un message a été reçu de la marine américaine, disant qu'un destroyer avait rencontré la petite embarcation et ses occupants.à 128 milles au sud-est de New-York, lundi.M.Ware Lynch, un associé de l’Australien, le major Benjamin F.Carlin, 35 ans, a déclaré que le voyage était commencé depuis samedi et que le départ s’était effectué de New-York.I.a femme du major est Ellnorc Arone, 29 ans, de Boston.Selon M.Lynch, “Carlin a un radfo, mais il n’a jamais réussi à se mettre en communication avec nous.I.e message de la marine est le dernier que nous ayons eu.Iis sont maintenant entre lès mains de Dieu”.Le couple espère terminer le voyage autour de ta terre d’ici six mois.i » • — Emissions brouillées par les Russes Washington! 12 (A.P.t.— Les autorités du secrétariat d’Etat ont déclaré aujourd’hui que les Russes provoquent délibérément la brouillage au cours des émissions américaines destinées à la Russie, et que l'on appelle “U Voix de l’Amérique”.On dit que, selon des rapports en provenance d’Europe, l’intrusion vient de l’intérieur de ta Russie.Il y a plusieurs mois, les Etats-Unis ont protesté à Moscou «u sujet des bruits entendus au cours des émissions américaines à destination de l'Extrême-Orient, mais aujourd’hui, c'est le premier rapport que l’on lasse de l'ingérence des Russes, sur la radio américaine du côté européen de la Russie.Les autorités ont laissé entendre que le gouvernement américain n’a pas protesté officiellement contre cette nouvelle tactique, parce qu’il veut régler l’affaire d'une manière calme et non officielle.Refour prochain du maharajah de Baroda tondras, 12.(A.P.) — Le riche maharajah da Baroda prend sas aises en Angleterre aujourd’hui, at ne semble aucunement pressé de retourner aux Indes pour répondre aux critiquas qui veulent aussi son abdication.Un membre de sa maison, ê Head-ley, Surrey, a dit que le potentat hindou dormait encore é 10 heures, ce matin.Il est arrivé 1 bord du Que-n Elizabeth, hier soir, de New-York.Les journalistes l'ont Interrogé à son arrivée au port, au sujet des accusations qui ont été portées contre lui par la Législature de Baroda.à l'effet qu’il aurait dépensé une somme de $10 millions appartenant su trésor de l'Etat, au cours d'une escapade de six semaines.Le secrétaire du maharajah a dit qu'une déclaration serait faite demain, sur les projets futurs du maharajah.Il a déclaré k l'Associated Press, au cours d'une conversation en mer, qu* le maharajah prendra l’avion pour Baroda "très prochainement”.La Législature da Baroda a adopté une résolution lundi, réclamant l'abdication du maharajah en faveur de son fils aîné de 18 ans, Patehsisha.L'ACTUALITE LES FRERES CONVERS Les ordres monastiques et les congrégations religieuses ont des frères convers.Ce sont de pieuses personnes, qui n’ont pas l'instruction voulue pour aspirer au sacerdoce, mais qui désirent quand même consacrer leur vie au service de Dieu.Us passent leur existence humblement dans des emplois inférieurs, chargés du service domestique de la communauté à laquelle ils se son! donnés.Plusieurs atteignent au plus haut degré de sainteté.Dans un domaine tout diffèrent et plus terre à terre, l’Union nationale s'tst recruté un personnel de frères convers.Us besognent dans des emplois obscurs; ils assurent le service domestique du parti.Le plus connu est le frère Roger, autrefois désigné dans le monde sous le nom de M.Roger Duhamel.Le frère Roger est le sacristain en chef du parti.C’est lui qui entretient en bon état les temples et les idoles.U passe ses journées à épousseter, frotter, astiquer, vernir.U connaît toutes ses idoles par coeur jusque dans leurs moindres replis; il sail où elles ont tendance à s'encrasser et il les surveille de près: un petit coup de torchon ici, une goutte de cire ou de vernis là et elles reluisent comme des dieux.Cette fréquentation journalière des idoles rend le frère Roger d’un sans-gène un peu outran-c/er.U a la blague facile sur le compte des faux-dieux dont ü entretient les objets du culte.Le imerveille et lui permet d"accu- lait est que le frère Roger ne possède pat la fol du charbonnier.Les mauvaises langues affirment même qu'il n'est pat insensible aux avantages matifiels que peut offrir à ceux qui savent en profiter la vie communautaire.Mais ce sont de mauvaises tangues; le frère Roger n'est pas un vendu, mais un donné.Après le frère Roger, le plus connu des frères convers de l'Union nationale est le frire Paul.Dans la vie civile il était connu sous lt nom de M.Paul Bouchard.Le frère Paul aurait eu, parait-il, une jeunesse orageuse.Il court toutes sortes d'anecdotes sur son Compte: on raconte, par exemple, qu’il aurait démoli plusieurs des dieux dont il assure aujourd'hui le service domestique.Puis on ne sait trop comment, le frère.Paul, comme son patron F Apôtre des Gentils, aurait connu son chemin de Damas.U devint aveugle et il l’est resté.Celle infirmité, ce stigmate du parti ne lui serait d’aucun préjudice dans l’exercice de ses fonctions.Comme les animaux primaires, le politicien a plu* de flair que de vision.Ce que le frère Paul ne volt pas.il le sent.Ça suffit.Evidemment oela le force à marcher le nez â*fteur de terre.Mais pour éviter d’être constamment courbé, il marche à quatre patte^ Cela lui sied i mnler des mérites sons forme de coups de pied au derrière.U parait que c'est à ce prix qu’on entre dans le ciel de la politique.U u a aussi le frère Victor (autrefois M.Victor Trépanier) qui est digne de mention.C'est l’épicurien de îa communauté.U est’ replet au physique et au moral.Comme II aime les bons mets et les bons vins, ses supérieurs l’ont placé à la cuisine.Le bonnet blanc campé sur la tête, le tablier en sautoir, armé d’uns redoutable fourchette, il se promène à travers les chaudrons et les marmites où mijotent les mets du parti, goûte à tout, met une pincée de sel ici, un soupçon de poivre là.U mange à se défoncer, dissimule des friandises dans sa coule, grignote jusque dans le saint des saints.D'autres travaillent pour le parti, lui mange pour le parti.Cest le plus joyeux, le plus gaillard de tous les frères convers.U a tout donné au parti: il n'a gardé, que son appétit et sa bonne humeur.Katurellement tous ces frères convers n'ont rien à voir à la direction de leur congrégation dite d’union nationale.Us ont tout abandonné, jusqu’à l’usage de leurs facultés supérieures, pour se consacrer entièrement au service des idoles.Ce sont des donnés, des oblats.LA RABASTAUERB 'VhV' PA« 2 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI « AOUT 1948 Le recrutement à l’hôtel de ville "Les candidats qualifiés continuent d'être peu nombreux", note la Commission municipale du fonctionnarisme — Difficultés particulières à recruter des candidats pour plusieurs emplois professionnels — Rareté de sténos compétentes disponibles.Rapport annuel du bureau Robitaille VESTIGES D’UN HOTEL Le recrutement du personnel municipal compétent et dont on a besoin reste assez difficile.Tel est le sens du rapport que sjent de présenter au Comité exécutif la Commission municipale du service civil que préside M.L.-C.Robitaille.“Le marché de l’emploi ne s’est guère amélioré durant le dernier exercice; les candidats nualifiés continuent d’être peu -ombreux et il n’y a pas encore de perspective que la situation puisse se modifier d’ici quelque temps”, précise le rapport.“La Commission”, y poursuit-on, “a éprouvé des difficultés particulières à recruter des candidats pour plusieurs emplois professionnels.Les sténographes compétentes sont rarement en disponibilité et sont 'conséquemment difficiles à recruter”.On ajoute, dans ce rapport, que les candidats possédant les dualités requises pour la fonction de cadet-policier sont en nombre restreint.Grâce à un programme de publicité continue, la Commission a pu, cependant, maintenir des listes d’éligibles pour toutes les fonctions de base.C’est ainsi que des exercices ont été tenus à intervalles ^fréquents pour commis grade “A , commis grade 1, sténos-dactylos et cadets-policiers, de telle sorte que l’on a pu satisfaire aux besoins des services.Durant l’exercice 1947-1948, la Commission a complété 71 concours publics et analysé 3,.726 demandes d’emploi.De plus.17 autres concours étaient en1 marche au 30 avril 1948.Depuis son inauguration, le 1er juillet 1943, la Commission a complété 179 concours publics et analysé 11,376 demandes d’emploi.En ce qui concerne les promotions, 368 fonctionnaires municipaux en ont bénéficié.Sur 103 concours publics, la commission a prescrit des examens dans 82 cas et a fait subir des examens à 2,385 candidats.Elle a tenu 21 concours sans examen et elle a entretenu individuellement chacun des 312 candidats à ces concours.Depuis son inauguration, la Commission a fait subir des examens à un total de 6,515 candidats et elle a entretenu 591 autres candidats à des concours où les examens n’é- j taient pas prescrits.Pour ce qui est de la mutation du personnel, la Commission constate que le roulement v a été moins considérable que l’année précédente.En premier lieu, le nombre des départs a été beaucoup moins considérable, ce qui a entraîné un nom bre moindre de vacances à combler.De plus, durant l’exercice 1946-47, l’accroissement du personnel avait été exceptionnel, résultant surtout de la sentence arbitrale affectant le service d’incendie.Par ailleurs, plusieurs promotions dans divers services a-vaient été retardées depuis quel-oues années et durant ^’exercice 1946-47, à la suite du système d’examens inauguré par la Commission, tandis qu’en 1947-48, les promotions ont été effectuées pour combler régulièrement les vacances de l’année courante.Noyade Québec, 12.(DNC) — M.J.-M.Beaulieu, du Lac St-Charles, s’est .noyé hier après-midi dans la rivière Jacques-Cartier, non loin des usines de la Fonderie Industrielle Inc.M.Beaulieu était à charger un camion de : bois de papier quand soudain, par une fausse manoeuvre il fut emporté /dans un dallbt pour tomber dans la rivière, où il y a environ 15 pids d’eau.Son corps tut retrouvé environ une heure après, et malgré qu’on ait pratiqué la respiration artiticietla, 1a victime ne put être ranimée.M.Beau-lieu, âgé de 37 ans, laisse dans le deuil son épouse.Avis de décès % — RADEAUX — A St-Laurent, le 11 août 1948, àTàge de 77 ans, 6 mois, est décédée Mme Eugénie Moreau, épouse du docteur J.M.Daueaux.La dépouille mortelle est exposée à sa demeure, 198, rue Principale, Ville St-Laurent.Les funérailles auront lieu samedi, le 14 courant, en l’église paroissiale, à 1Ü hres 3D.Inhuma-lion aux Trois-Rivières.Parents et amis sont priés d’y assister suns autre invitation.COUHTEMANCHE.— A Ville Saint-Laurent, le 11 août 1948, a l’àge de 71 ans et 6 mois, est décédée Mme Napoléon Courte-' Inanche, épouse de feu Napoléon Courtemanche.Les funérailles auront lieu samedi matin, le 14.Le convoi funèbre partira de la résidence de la défunte, 125, Côte-Vertu, Ville Saint-Laurent, ,'à 11 h.15, pour se rendre à l’église de Ville Saint-Laurent où le service sera célébré.Et de là au cimetière paroissiaL Heu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.La Fête de l'Assomption à Lachine ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 168 est, Ste-Catherine Livraison partout directement de notre aerre-chaude.PL 1786-1787 Lachine, 12.— Dimanche prochain, jour de l’Assomption, sera marqué par des prières spéciales dans toutes les églises de Lachine en signe d’gction de grâce pour les bienfaits que la Providence a accordé aux résidants de cette ville, durant le dernier siècle.Cette journée a été spécialement choisie par les organisateurs des fêtes du centenaire de l’incorporation civique de Lachine comme la journée réservée aux prières.Dimanche, le 15 aôûf, est avant tout une journée de recueillement et de prières.Le matin, â toutes les messes en l’église des Saints-Anges, il y aura prédication mariale et la Madone nationale sera exposée sur la place de l’église à la vénération des fidèles.Tous les résidants de Lachine et des environs sont invités à prendre part à ces manifestations de foi.Dans l'après-midi, la Madone miraculeuse visitera quelques institutions religieuses.Dimanche soir, sera, sans contredit, la manifestation qui groupera le plus de fidèles.Dès huit heures, commencera la prédication par les RR.PP.Oblats et à neuf heures et quinze précises, la procession aux flambeaux se mettra en marche.Au retour de la procession, on chantera un salut solennel sur le portique de l'église.La procession passera par les rues St-Jo-seph.Dixième avenue, St-Louis, Quinzième avenue, Picbé, Dix-huitième avenue et St-Joseph.La statue qui sera portée en triomphe est un don de la ville de Lachine à la paroisse des Saints-Anges en action de grâce à l’occasion du centenaire et pour perpétuer la louchante tra-diti.“Jean-Ptaré’, c’est-à-dire la traditionnelle procession du 15 août en l’honneur de l’Assomption.r- o,,.l’on aoercoit dans le cercle noir est la cheminée de l’hôtel de villégiature de Haliburton, Ont.qui brûla la semaine dernière.Cette chemisée Ce que Ion aperçoit da s e c_ ^ dégâts ont été évalués à $1C.000.Cet hôtel était magnifiquement situé sur les bords du lac Kashawi- B t (Star Newspaper Service) est tout ce qui reste de la bâtisse gamog.Prochain congrès Les éducateurs de langue française Il aura lieu à Ottawa les 21, 28 et 29 août — Patronage de trois archevêques et cinq évêques — Opinions de prélats sur l'Association Ecoutez le Jeudi C.H.L.P.12 h.25 12 h.M 10% d'escompte aux communautés religieuses.Batterie anti char Québec, 12.(DNC) — L« commandant du secteur de l’Etat du Québec, annonce qu'il vient d’autoriser la formation d’une batterie antichar, qui aura son quartier général au camp de Lauzon.Cette batterie qui est officiellement désignée '‘144ème batterie antichar de l’artillerie royale ca-nadienne”, sera sous le commandement du major Yves Bemier, avocat de Lauzon.Trois archevêques et cinq évêques ont généreusement accordé leur haut et distingué patronage à l’Association canadienne des éducateurs de langue française, qui tiendra son premier congrès, à Ottawa, les 27, 28 et’ 29 août.En effet, comme on l’a déjà annoncé, LL.EE.NN.SS.Va-chon, Robichaud et Cabana, respectivement d’Ottawa, de Moncton et de St-Boniface, ont fait parvenir à M.Ernest-C.Desormeaux, président, le témoignage de leur approbation et de leur encouragement.En outre, LL.EE.NN.SS.Arthur Douville, évêque de Saint-Hyacinthe, Camille LeBlanc, évêque de Bathurst, Amastase Forget, évêque de St-Jean, Qué., Martin Laieunesse, O.M.Ï., vicaire apostolique du Keewatin, Marie-Joseph Lemieux, O.P., évê-mie de Gravclbourg et Napoléon-Alexandre LaBrie, C.J.M., évêque du Golfe Sf-Laurent, ont fait de même.Messagt de Mgr Douvilfe “Une Association canadienne des éducateurs de langue française, bien respectueuse de l’autonomie des provinces, eu matière d’éducation, a certes sa place en notre pays, bilingue de par sa constitution, m déclaré Mgr Douville, dans (a lettre à M.Desormeaux.Son rôle, nécessairement limité par l’autonomie provinciale, n’en sera pas moins très important.En effet, cette association pourra apporter aide et réconfort aux groupements français des autres provinces que la nôtre; elle sera un précieux centre de renseignements et d’informations; elle facilitera l’échange des professeurs; par la ral&e «*n commun des expériences, elle servira, dans le secteur français, à rendre plus fécond le travail des éducateurs catholiques.Votre association, fondée par des catholiques et pour eux, manifesta par votre démarche l’intention d’être et de demeurer fidèle aux directives de l’Eglise.A ces eon-ditions, elle sera pour l'Eglise une cause de joie.“Comment dès lors ne louer votre travail et ne pas__ h alter à l’Association eanadHesme des Educateurs de langue française de réaliser pleinement ses buts et d’obtenir l’appui de tous les catholiques qui s'intéressent à l’éducation?”.de langue française.Votre Association se composant d’éducateurs de langue française sera franchement catholique.Elle mettra donc au premier plan l’enseignement religieux et tendra vigoureusement à la formation chrétienne de la jeunesse.Aussi, suis-je heureux d’appuyer votre Association et de lui souhaiter qu’elle réunisse bientôt en un corps puissant et actif tous les éducateurs laïques et religieux exerçant leur apostolat auprès de notre jeunesse canadien-ne-française dans les neuf provinces de notre vaste pays”.Mgr Martin Lajeunessa Mgr Martin Lajeuncsse, écrivait de LePas, Manitoba; “un simple coup d’oeil sur votre projet de constitution et sur la liste des membre?qui ont accepté de faire partie du comité provisoire suffit pour me convaincre de l’opportunité d’une telle Association et me fait entrevoir tout Je bien qu’on peut en attendre.Je n’hésite donc pas à bénir cette entreprise et à l’encourager fortement”.L'évêque de Gravelbourg De Gravclbourg, ea Saskatche.wan, Mgr Lemieux, O.P., dit: “Une association de ce genre se recommande par elle-même et ne peut manquer de gagner la sympathie et la collaboration de tous ceux qui s’intéressent au problème de l’éducation à base catholique et française.C’est vous dire qu’il m’est très agréable de vous donner non seulement ma plus cordiale approbation, mais encore l’assurance de ma collaboration dans toute la mesure de mes forces.Je me ferai un devoir, chaque fois que l’occasion s’en présentera, de faire connaître votre association et d’en promouvoir le recrutement.Ici, dans la milieu où j’exerce Les travaux dans le nord de la ville L élargissement de la rue La jeunesse, le prolongement de la rue Jarry, l'élargissement et le prolongement du boulevard Persillier.* DÉVELOPPÉS ^1 mTp RLM ES PHARMACIE MONTREAL LA PLUS GRANDE PHARMACIE DE DETAIL AU MONDE CHARLES DUQUETTE Pharmacien-propriétaire OUVERT JOUR ET HA.7251 NUIT L'abbé A.Courtemanche en deuil de sa mère Où en sont rendus certains travaux d’amélioration projetés dans le nord de la ville?Hier soir, nous avons pu nous procurer les renseignements suivants à ce propos.Concernant rélargissement de la rue Lajeunes.se.entre les rues Jean-Talon et Villeray, le service d’urbanisme étudie présentement un projet d’expropriation en vue de l’acquisition des immeubles requis à cette fin.Un rapport définitif doit être incessamment soumis par M* Aimé Cousineau, directeur du service municipal d’urbanisme, en rapport avec le projet d’expropriation en question., Quant au prolongement de la rue Jarry, à l’ouest du boulevard St-Laurent, cette rue, selon M.Cousineau, a été homologuée à quatre-vingts pieds de largeur, le 3 décembre 1932, y compris l’emprise d’un tunnel sous les voies du Pacifique Canadien, prévu pour relier la rue Jarry à l’avenue Blair.La rue Jarry est appelée à devenir l’une des principales artères de la partie nord mes fonctions*, je suis, plus que personne, en mesure d’apprécier l’opportunité d’un mouvement dont le succès aurait des répercussions profondes dans la vie de nos groupements français de l’ouest canadien”.Mgr LaBria Enfin, Mgr LaBrie, du Golfq Saint-Laurent, écrivait, de la Baie-Comeau; “Je serai très heureux de collaborer et de propager votre oeuvre.Je me ferai un devoir d’en parler à nos prêtres lors de la retraite ecclésiastique.J’espère qu’ils se feront les échos de mes sentiments dans leurs paroisses respectives afin de propa- f;er votre mouvement dans toute a mesure du possible dans notre diocèse de la cité.L’ouvertti,*e de la rue Jarry aiderait éventuellement, ajoute M.Cousineau, au développement de la partie du quartier St-Jean, communément appelée Parc Extension.On apprend, par ailleurs, que les membres du comité exécutif de la cité ont pris connaissance d’un rapport révélant que la division technique du service municipal des travaux publics a pris les mesures pour faire préparer un plan d’homologation pour un territoire assez vaste de chaque côté de la rue Lajeunes-se, entre le boulevard Gouin et la Rivière des Prairies, là ou se trouve l’approche du pont Ahuntsic.Dès que le plan en question sera terminé, on préparera un plan d’expropriation pour cette,partie du terrain sur lequel seraient exécutés les travaux projetés par le service municipal d’urbanisme.Relativément à l’élargissement et au prolongement du boulevard Persillier, M.J.-A- Gravel, ingénieur surintendant de la division technique, souligne que le macadam posé depuis le chemin de la Côte de Liesse jusqu’à la rue Louisbourg est en mauvais état.M.Gravel ajoute que le drainage de cette rue n’est pas satisfaisant.Aucune amélioration permanente ne sera possible tant qu’un égout collecteur n’aura pas été construit dans les environs pour recevoir les eaux du boulevard Persillier.Les réparations au macadam coûteraient environ $20,000.Mais les résultats ne seraient que temporaires et la rue continuerait d’être inondée à certains endroits au printemps.200 lampadaires L’autorité municipale a accordé à la : Canadian Vickers” le contrat pour la fourniture de 200 lampadaires en acier à un coût total de $32,-364.60.Ces réverbérés nouveaux Nous apprenons le décès, à 71 ans et 6 mois, de Mme Napoléon Courtemanche (Céiina Lacroix), épouse de feu M.Napoléon Courtemanche, survenu hier après-midi à la Côte-Vertu, Ville Saint-Laurent.Survivent à Mme Courtemanche: ses fils, M.l’abbé Armand Courtemanche, professeur au Séminaire de Sainte-Thérèse; M.Albert Courtemanche, professeur à l’Université de Montréal; M.Adrien Courtemanche, industriel; ses filles: les révérendes Mères Ste-Béatrice-d’Este, professeur à l’Ecole des arts et métiers, et Saint-Joseph-de-la-Pro-tection, professeur au Pensionnat C.N.D.de Chambly-Bassin, de la Congrégation N.-Dame; Mme Eddie Nadon (Béatrice); Mlle Lucienne Courtemanche, garde-malade; Mme Paul-Emile Roy (Yvette); Mme Jean De Grand-maison (Cécile); ses belles-filles: Mmes Albert et Adrien Courtemanche; ses gendres: MM.Eddie Nadon, Paul-Emile Roy et Jean De Gra/idmaison; ses petits-fils et petites-filles: Jacques et Claude Nadon; Gilles, Jean, André, Claire, Madeleine et Lise Courtemanche, Nicole De Grandmaison.Nous rappelons pour mémoire que son époux, M.Napoléon Courtemanche, est décédé le 21 juillet dernier.Le Devoir prie la famille en deuil de bien vouloir accepter ses sincères condoléances.M.le chanoine Percival Gaza nommé évêq*7 Mort de l'obbé Oscar Morin Sherbrooke, 12 (DNC) —* M.l’abbé Oscar Morin, ancien pasteur de Mansbnville, est mort hier soir, vers 5 heures, peu après avoir administré le sacrement de baptême^dans l’église de la paroisse de St-François-Xa-vier de Brompton.M.l’abbé Morin, s’affaissa dans l’église même, qui est celle de sa paroisse natale, et mourut pendant son transport à domicile.L’abbé Morin n’officiait plus depuis le printemps dernier pour cause de maladie.Il a succombé à une angine.Le défunt qui était âgé de 53 ans avait été successivement vi caire à Asbestos, Valcourt, Coaticook de Desservant, St-Julien de Wolfes-town et à Ascot'Corner.Il fut nommé curé de Stanhope le 24 mai 1929 et demeura en fonctions jusqu’en 1939, date à laquelle il fut nommé curé de St-Cajetan de Mansonville.Il se retira le 1Q mai de cette année après 24 ans de service actif.contribueront à moderniser l’éclairage des rues montréalaises, suivant une pratique inauguré* il y a quelque temps.Le prix de chacun de ces 200 lam-padaires sera de $158.65.auquel on ajoutera If montant de la taxe de vente provinciale.Ottawa, 12.(C.P.) — Mgr Ilde-brando Antoniutti, délégué apostolique du Canada, a annoncé, hier soir, que M.le chanoine Percival Gaza, supérieur du Séminaire rie Sainte-Thérèse, avait été nommé évêque titulaire d’Al-bule et évêque auxiliaire de Mgr Langlois, de Valleyfield, Québec.Le chanoine Caza était antérieurement membre du clergé du diocèse de Montréal.Sourds VOY1Z LE NOUVEAU (Belti one "SyinplioiieUe” U4t PLUS PETIT - PLUS LEGER - PLUS PUISSANT QUE JAMAIS! SI petit .*1 léger que toui en «entez â, le potdi .«1 puissant .si fidele que vous entendez distinctement une conversation A voix basse: Essayez-le avec son moule d’oreille régulier ou dissimulé.LE "BELTONE” EST LE PLUS PETIT APPAREIL AU MONDE RA VOX EARPHONE 1587 St-Denis - HA.87Î0 - Soir TA.«37* •k Démonstrations gratuites i domicile ou au bureau.Demandez la bro-churette “D” gratuite.Ne colite que quelques ecus LE DEVOIR “Le Devoir” est Imprimé au no 430 est, rue Notre-Dame à Montréal par l'Imprimerie populaire, compagnie à responsabilité limitée, qui en est l’éditrlce-propriétairc.Directeur-gérant, Gérard Fi lion."Le Devoir” est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau of Circulations et de la Canadian Daily Newspaper Association.La Canadian Press est seule autorisée à faire l’emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées à la Canadian Press, à l’Associated Press et aux agences Reuter et Canado-Mondial, ainsi que de toutes les informations locales que "Le Devoir” publie.Tous droits de reproduction des dépêches particulières au "Devoir” sont également réservés.Abonnement par la posta : EDITION QUOTIDIENNE Canada (sauf Montréal et la binlIeiM) .Montréal et banlieue .Etats-Unis et Empire britsnnique Union postale .EDITION OU SAMEDI «•ssaosssaaoaaaeeaooeseoe • «••«sssssssssssaasssabsasMo ••*•«««••«••««•#«««»##•«#««#•«««so asaassssaaenaassssaoeoe $6.00 9.00 8.00 10,00 ••••••«««soi»eesssoi 2.00 - J.00 Etats-Unis et Union pestait ea *e*beses«oese .ee< Les abonnements sont payables d’avance per mendet-poste ou par chèque encaissable au pair à Montréal.f Autorisé comme matière pootele de deuxième classe par le ministère des Postes, Ottawa.?-, r - - Téléphona : *BEIair 1361 Mgr LcWana De «on côté, Mgr LeBlane, «le Bathurst, écrit: “L’initiative dtt Comité de la Survivance Fran çaise en fondant cette Association canadienne des Educateurs de Langue française est eertes done la bonne direction, l’éducation qui doit d’abord être foncièrement chrétienne et noue a* «aurions en reconnaître d’autre, peut et doit, pour nous, Français, être donnée à nos enfants dans leur langue maternelle.C’est là, me semble-t-il, le but de la nouvelle Association qui nous fera partager ses méthodes et ses découvertes pour que se développe chez nom “la gardienne de la foi”.Unir ai coordonner De la lettre da Mgr Forgot, de St-Jean-de-Québec, nom extrayons le passage suivant: “Cette Association a pour but d’unir et de coordonner, à travers tout le pays, les activités des éducateurs lt$ ARTISANS ViïCAMVA ILLIMITÉ' Pensée du iour \ TOUTE LA LOI Las pharisiens ayant appris qu’tt avait fermé Is bouche aux saddu-eéens, s’assemblèrent.L’un d’eux, un homme de Loi, lui posa une question pour le tenter: “Maître, quel est le plus grand commandement de le Loi?” Jésus lui répondit: “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout coeur, de toute tor âme et de tout ton esprit.C'est le plus grand et le premier commandement.Le second est semblable au premier: Tu aimera» ton prochain Somma toi-même.En ees deux oommandements consiste toute la Loi et les Prophètes.” matt.letlL 84-40 Des ballet pâchsrtvi Os le Oas-pésls neus pervlsneset Ira •ucculsnls homard» si toumses aiotl que 1st déliclsv»»» meulra marinièrs».Dm rainas medamss do "miss m bolts»" «t do congflotlon contribuant b rondts la IrnvoH dos péchours de Québra plw lesndH.Los ittulfipla* spécimens da poissons qua ranfarmsnt les aaux da la Gaspésie, conslifuenl pour Iss péchaurs da cette région uns "moisson argentés” qui rapports choqua annéa à la provinca da Québec des milliens da dollars.Cotta récolta sst aujourd'hui indispensable à la via das Canadians comma d'ailleurs à la via économique da notre pays.Pour cotte raison, las pécheurs da la provinca da Québec pouvant à juste titre se glorifier d’être des ARTISANS DU "CANADA illiMITE’’» ravrad pul**» ^J 10% da toute la mol es en argentée « WEBEG de l’océan.^•RIWINO COMPANY LIMITED «s*- A jftj ItjlVi11 nl », O*.^ -'A ’ - ** -r* iMf mmmmmtsmm r- LESAGE SAINTE-THERESE P.Q.1 CARNET Las enfants sont ordinairement très intéressés par les animaux surtout quand taille de cet éléphant, Modoc qui est ici avec sa propriétaire Dolly Jacobs.s’agit la ils en avaient une centaine, ik formaient des équipes et organisaient un concours à qui pourrait définir le plus grand nombre de mets et les employer correctement dans une phrase.Au printemps de la troisième année, ils travaillèrent sur un nouveau thème intitulé “Comment nous faisons pousser notre nourriture” et firent de fréquentes visites chez un hortictuiteur voisin, pour y acheter graines et plantes destinées à cultiver leurs propres légumes dans des caisses disposées sous les fenêtres.Un matin, Johnny, 15 ans, qui avait montré beaucoup d’intérêt pour le potager de rétablissement, se précipita dans la classe, tout essoufflé: — J’ai un emploi ! Engagé à la pépinière de M.Horton pour y travailler après la classe — 68.75 par semaine! Ce fut l’unique sujet de conversation et de réflexion du jour.Avoir un emploi! Gagner de l’argent par ses propres moyens pour s’acheter tout ce qui vous fait envie! La semaine suivante, Hazel vendait des bonbons dans un cinéma et Anthony entra dans une imprimerie comme apprenti-linotypiste.A la fin de l’année, les trois quarts des élèves, garçons et filles, avaient un emploi rétribué durant leurs heures de loisir.Ceux-ci étaient vendeurs dans un magasin, ceux-là téléphonistes, d’autres graveurs ou employés de bureau — et tous avaient trouvé du travail par eux-mêmes.A la fin de la période de trois an», les examens psychologiques prouvèrent que les enfants avaient progressé en moyenne de plus de quatre années scolaires.Au début de leur stage chez Mlle Schmidt, ils ne lisaient que de stupides “comiques” illustrés.A la fin, et de leur propre gré, ils lisaient du Mark Twain et même des auteurs plus ardus.Mlle Schmidt continua de les conseiller et de guider leurs études durant cinq autres années, en les soumettant à un examen psychologique tous les dix-huit mois.A la fin des huit années de cours, 80.7% des élèves avaient gagné plus de 30 points à la cote mentale; 7.2% seulement étaient encore classés parmi les faibles d’esprit.Un quart d’entre eux avaient entrepris et terminé leurs études secondaires; plusieurs allaient au cours du soir; 80% avaient des situations permanentes et gagnaient une moyenne de $32 par semaine, pour la plupart dans des bureaux ou des métiers spécialisés.Pour une femme aussi Jeune, Mlle Schmidt possède déjà quantité de beaux souvenirs.Celui Si’elle préfère a trait à Caroline.uand on la lui avait amenée, encore petite fille, Caroline étaif si anormalement timide qu’elle s’était évanouie lorsqu’on l’avait pressée de lire.Quelques années plus tard, Caroline terminait ses études de high school et, lors de la remise des diplômes, c’est elle qui présenta le surintendant des écoles de Chicago à un auditoire de 12,000 personnes.H y eut encore ce jour où Peter entra dans le bureau de Mlle Schmidt pour lui dire bonjour.Peter avait maintenant 24 ans.Il gagnait $84 par semaine dans une usine d’automobiles et venait de s’acheter une voiture pour emmener sa mère et sa soeur en Floride.Or autrefois, en 1935, Mlle Schmidt s’était souvent demandé si Peter, entre autres choses, apprendrait jamais UN PEU DE SEL Un Tel.à propos de la composition d’un portefeuille de valeurs financières: “Quand on a des valeurs de tout repos, on ne mange pas; quand on a des valeurs qui rapportent, on ne dort pas.” * * * On parlait dans une réunion de la métempsychose.Un brasseur d’affaires se mit à dire: — Je me souviens d’avoir été veau d’or.— Vous n’avez perdu que la dorure, lui répondit-on.* * * Il ne faut pas trop se laisser impressionner par l’opinion des autres, disait Alfred de Musset: “Je me souviens qu’un jour, au bal, je vis entrer une jeune femme (c’était une actrice) et je me retonrnai vers mon voisin pour lui dire que Je la trouvais jolie; mon voisin était un Anglais, homme d’esprit; H fut de mon avis.— Cependant, hri dis-je, les Journaux disent qu’eHe est laide.— Mais vous savez, me répon-dtt-ll, “une” Journal, «’est “nneH jeune homme.— Comment, m Jeune homme?— Eh oui! c’est “une’* Jeune homme qui écrit pour dire comme il voit.— Fort Men, maie plusieurs Journaux trouvent cette personne laide .— EH bien! me répondit mon Anglais, nous voilà deux qui 'He’* trouvons Jolie; nous sommes autant que deux Journaux.'’ VOS MAINS SONT RUGUEUSES ET TERNES ____ .ft Frictionnez chaque soir quelques minutes les mains encore savonneuses avec un mélange en parties égales d’eau de rose, glycérine et, si possible, benjoin.Selon les circonstances, essuyez bien à fond ou gardez, au contraire, le mélange sous les gants de ménage.Faut-il rappeler aux ménagères que la pulpe de citron blanchit les doigts et raffermit les ongues?L’employer de préférence aussitôt après l’épluchage des légumes ou le lavage de la vaisselle, afin que le suc des légumes ou Teau grasse ne pénètrent pas profondément dans la peau.Graissez ensuite les mains avec le mélange ci-dessus.De New-York.à épeler ses lettres.Tout allait bien pour les deux premières lettres de l’alphabet, mais là Pe-1er commençait à bredouiller indéfiniment “que-que-que”, comme un disque brisé.— Quand on pense! s’écria ce beau garçon, qu’on m’avait d’abord pria pour un simple d’esprit.Us me jugeaient tellement idiot qu’üs se croyaient obligés de m’habiller et de m’embecquer à la cuiller.Maintenant je suis le chef de la famille et c’est moi qui m’occupe de tout le monde! L’étonnante histoire de Mlle Schmidt et de ses 254 élèves, rapportée pour la première fois dans la revue School and Society en décembre 1945 a fait le sujet de beaucoup de controverses.Certains éducateurs refusent de croire qu’on puisse obtenir des résultats pareils chez les enfants possédant de si basses cotes mentales.D’autres soutiennent que son expérience prouve que la cote mentale ne demeure pas nécessairement constante chez un individu.Quoi qu’il en soit, Mlle Schmidt a maintenant une occasion magnifique de mettre ses méthodes al épreuve sur une vaste échelle fi v a trois ans et demi , le Dr Ralph N.Tlrey, principal de l’école normale de Terre-Haute l’invitait à venir en aide à plusieurs milliers de petits arriérés de 1 Indiaha.En mars 1947, la législature de cet Etat avait voté les fonds nécessaires.Même si les résultats de cette expérience massive étaient dix foi* moins impressionnants que ceux qu’elle a obtenus dans le passé.Bernardine Schmidt pourrait bien prendre place un jour parmi les grands bienfaiteurs des déshérites.SELECTION BLAKECLARK Guro vous confia ses secrets En veillant, dans tons ses détails, à la perfection de votre mise, voua devez attacher une égale importance à la santé, à l’apparenoe at à la couleur de voa cheveux.Comme le suggère l’expert en ooiffvre Guro, de New-York, dames et jeupec filles devraient s’occuper avant tout de soigner un cheveu pâli par le soleil ou hop coloré par la teinture ou encore rendu trop frisottant par les ondulations permanentes, les bigoudis ou seulement la nature.Dans le cas du cheveu trop frisottant, un des remèdes indiqués est une crème, préparation de Guro, qu’on fait pénétrer à travers la masse des cheveux en les peignant une ou deux fois et qu’on laisse ensuite sécher pendant cinq minutes ou un peu plus, selon que le cheveu est plus ou moins rebelle.Il faut prendre soin de ne pas déposer de crème sur la nuque ou les tempes, car les cheveux qui poussent à ces endroits doivent être laissés intacts, si l’on veut édifier une coiffure qui restera en place.Pour le cheveu blanc devenu jaune par suite d’un excès dans le recours aux ondulations permanentes ou à cause du soleil, des médicaments, de déséquilibre glandulaire ou d’autres causes, Guro emploie un mélange de charbon de bois et de produits nettoyants qu’on laisse séjourner sur la tête pendant une demi-heure.Il est ensuite possible de redonner au cheveu redevenu dès lors parfaitement blanc une teinte argentée ou bleutée au goût et sans danger.Guro recommande encore un traitement comprenant un mélange d’huiles spéciales pour le cheveu qui a subi de trop fortes et trop fréquentes teintures ou qui est davenu trop sec par suite du manque de soins.Son traitement reconrt à la vaporisation avec ces huiles puis à un rinçage avec diverses herbes dont le choix est défini selon la couleur du cheveu.Concours de beauté Régina, 12 (C.P.) — Un avion quittera Régina dimanche transportant “Les Beautés de l’Ouest”.Trois jeunes filles devant participer au concours de la reine de beauté Miss Canada du 19 août prochain se trouveront à bord de l’appareil.Elles rejoindront les autres candidates à Winnipeg.mariaci W-RICH-HOTTI Récemment, en réalise g» Piirîlï^ar,tin de kaval, le R.P Paul-Limle Hotte, C.S.C., a béni fïnTde^f e?*IllevAgathe Hott^ Hotte t,?e Mme Napoléon îww* avec Robert Ulrich d Outremont, fil* de M.et de Mme Antoine Ulrich.* Le programme musical a été exécuté I’ahb.é Guy Racicot, Mlle mî^ vn a8enet M- Romèo Duh*.niel, Mlle Mariette Bonneville touchait l’orgue.M.Antoine Ulrich était le témoin de son fils tandis que M.Hotte accompagnait sa fille.Mme Victor Dupuis, soeur de la mariée, était dame ri1-
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.