Le devoir, 17 août 1948, mardi 17 août 1948
“Vou* «vas un# doubla miuion: pram 14-ramant, la miuion da eonsarvar Intact votra H4rltaga raliflau* at national; dauxlèma-mant, la misiidn da répandra cat héritage, {'ajoute que c’est votre droit da garder votre héritage, et votre devoir da le répandra.” San Ixc.Mgr IMebraade Anteaiatti, délégué apostolique au Canada • et i Terre-Neuve.fMrsctenr : Gérard FDJOH FAIS CE QUI DOIS 0 9» ^ayWwlll CeWy • AVERSES LOCALES CÊ SOIR Maxim im aujourd'hui .80 Même date fan dernier .75 Minimum aujourd'hui - 70 Mime date fan dernier .75 Baromitre: 30.70, 39.75, 30.80 VOLUME XXXIX — No 192 MONTREAL, MARDI, 17 AOUT 1948 Cinq sous le numéro CONGRES AJOURNE SON ENQUETE Sur les hauts fonctionnaires américains suspects de communisme Pour faire du Canada une république I au sein du Commonwealth -a prochaine conférence de Londres et la concession que l'on ferait à l'Inde — On ne peut compter sur M.King-Son invitation aux souverains La conférence des premiers ministres des Etats du Commonwealth britannique qui doit se tenir au mois d’octobre s’attaquerait au problème fondamental de la constitution du Commonwealth, si l’on en croit une dépêché du correspondant londonien de l’Agence France-Presse.Cela explique probablement la décision du premier ministre Mackenzie King de remettre sa démission jusqu’à la fin de l’automne.Cette conférence lui permettrait de contribuer de façon éclatante à la réorganisation de l’Empire et d’inscrire son nom sur la liste des hommes d’Etat britanniques à un autre titre que celui d’émule de Walpole.D’après le correspondant français, c’est l’Inde qui poserait le problème en indiquant son intention de proclamer la république tout en se déclarant disposée à conserver dés relations étroites avec la Grandé-Breta-gnè.On sait que c’est l’allégeance commune à la couronne d’Angleterre qui constitue jusqu’ici le lien constitutionnel entre les divers Etats du Commonwealth.Il est vrai que l’Irlande avait posé un précédent il y a quelques années en proclamant la république et en s’élisant un président, mais M.de Valera avait en quelque sorte contourné la difficulté constitutionnelle en faisant voter une loi qui reconnaissait le roi de Grar.de-Bre-tagne comme agent de l’Irlande pour les fins d’accréditer ses représentants diplomatiques.Depuis la guerre et les difficultés au sujet des bases navales, d’ailleurs, l’Irlande n’était plus guère considérée comme l’un des Etats du Commonwealth et elle n’avait pas participé aux récentes conférences impériales.L’émancipation de l’Inde aurait complètement modifié la situation.Le gouvernement Attlee serait disposé, paràît-il, à supprimer l’obligation de l’allégeance à la couronne d’Angleterre comme condition d’admission dans la libre association des Etats britanniques.Pour assurer l’adhésion de l’Inde et faciliter le rapprochement qui s’annonce avec l’Irlande, il serait prêt à modifier le Statut de Westminster de façon à admettre des républiques au sein du Commonwealth.• C’est là une solution qui devrait convenir admirablement à tous les vrais Canadiens.Ce serait une façon élégante de réaliser l’indépendance du Canada sans exiger une rupture avec la Grande-Bretagne qui heurterait les sentiments de l’élément le plus nombreux de la population canadienne.L’allégeance à la couronne britannique constitue en effet une atteinte à notre souveraineté car la divisibilité de la couronne est un mythe.Le roi de Grande-Bretagne sert les intérêts de la Grande-Bretagne et le sentiment d’attachement à sa personne que l’on cultive si diligemment dans les “dominions” constitue le dernier soutien de l’impérialisme colonial.Pour s’en rendre compte, il n’y a qu’à observer quelle utilisation le gouvernement de Grande-Bretagne a faite du prestige de la famille royale depuis que la guerre a ébranlé sa puissance.On avait envoyé le roi et la reine au Canada en 1930 à la veille dé la guerre lorsqu’il s’est agi de raffermir le sentiment britannique et d’assurer la participation totale du Canada.On a envoyé l’an dernier les souverains en Afrique-sud lorsque l’on a songé à bâtir un grand empire colonial africain.On songe maintenant à les envoyer successivement dans les dominions de l’Extrême-Orient — l’Australie et la Nouvelle-Zélande, puis l’Inde, le Pakistan et Ceylan.Ces prochaines missions impériales sont même la raison fournie par certains journaux anglais pour expliquer que le roi et la reine ne pourraient avant deux ou trois ans venir passer les mois d’été à Ottawa pour répondre à l’invitation de M.King.VA-ET-VIENT EN MER Le Canada est un pays d’Amérique.Il est voisin d’une grande république et tous les autres Etats du continent vivent sous le régime républicain.Il serait donc plus intéressé que tous les autres “dominions” à se constituer en république si la prochaine conférence impériale décidait de modifier le Statut de Westminster.A tous ceux qui s’emploient à défendre le maintien de la solidarité britannique sur le plan de l’intérêt politique et économique et non sur le plan purement sentimental, le projet que nourrirait le gouvernement Attlee devrait apparaître comme une solution idéale.L’admission des républiques au sein du Commonwealth nous assurerait tous les avantages de cette confédération ou ligue de nation» sans nous obliger à sacrifier une partie de notre souveraineté.Le Commonwealth deviendrait alors, au moins en théorie, une association libre de nations égales et indépendantes.Le premier ministre du Canada devrait donc normalement s’employer activement à faire prévaloir cette solution à la prochaine conférence de Londres.Il serait cependant bien surprenant de voir M.Mackenzie King prendre une telle attitude.Il y a longtemps qu’il a laissé derrière lui la politique autonomiste qui avait paru marquer les dix premières années de son long règne.Il a tenté en 1947 un vigoureux effort pour faire inclure sur le drapeau du Canada l’Union Jack qui aurait proclamé à la face du monde la subordination de notre pays à la Grande-Bretagne.Et ce n’est que devant une menace de rébellion de la députation libérale française qu’il a remisé son projet.Et ne voilà-t-il pas qu’il a profité de l’un de ses derniers discours à la Chambre des Communes pour s’abandonner à une invraisemblable prophétie où il voyait la ville d’Ottawa embellie par ses soins devenue la capitale de l’Empire britannique et pour inviter les souverains à venir chaque année passer les mois d'été dans la capitale canadienne.Cette invitation de M.King devrait provoquer une nouvelle offensive d’impérialisme qui s’appuierait sur le sentiment monarchiste que l’on voudrait réchauffer par la présence réelle.Déjà, le contrôleur Goodwin a proposé que la ville d’Ottawa fasse don au gouvernement du parc de Rockliffe pour en faire un domaine royale U est vrai que la majorité du conseil municipal d’Ottawa a enterré le projet en disant qu’il existait déjà Rideau-Hall qui pouvait servir de résidence royale pendant quelques mois et que c’était d’ailleurs le gouvernement fédéral qui devait prendre l’initiative d'un tel projet.Il serait cependant imprudent de croire que cette campagne impérialiste et monarchiste soit terminée.Et nous ne savons pas encore quelles surprises et quels projets insoupçonnés M.King nous rapportera de Londres où il s’en va couronner sa carrière par un dernier éclat de ferveur impérialiste.Le meilleur antidote contre ce virus royaliste et impérialiste que l’on veut infuser à la nation canadienne, c’est un mouvement visant à la proclamation de la république.Cette solution qui pouvait paraître radicale il y a seulement quelques semaines, qui pouvait effrayer même les plus Canadiens de nos compatriotes de langue anglaise qui tiennent à conserver des contacts avec la mère-patrie, peut maintenant se présenter comme un compromis raisonnable réalisé dans le cadre du Commonwealth.C’est une occasion unique qui s’offre de faire accepter la république comme le terme naturel de l’évolution constitutionnelle du Canada et de son accession à l’indépendance.n-vm-48 Pierre VIGEÀNJT BLOCS-NOTES Terre-Neuve ^’opinion générale au Canada que l’annexion de Terr*-Neu-constituerait un avantage jr notre pays, et cela est sans ite fondé.Mais ce n’est pas e raison pour procéder de tel-fjvn'tino nortip imnnrfan- UU» «UUOV/iI» \YZ t à iprès le deuxième plébisci-ci fa déclaration de M.King, presse canadienne-anglaise sque à Tunanimité a exprimé voeu que l’annexion soit rea-ie le plus rapidement possi-Mais devant les protesta-ns qui continuent à Saint-m, le ton commence à change Globe and Mail de samedi le lès dernières démarches de Ligue du Gouvernement res-nsablé, qui a protesté auprès Htàwa et du Bureau des Rela-ns du Commonwealth à Lon-ts, disant que le referendum a inconstitutionnel.Le journal >ûta que cette attitude est com-‘hensible et qu’il faut espérer qu On agira de telle sorte que 1 harmonie nationale n’en souffrira pas dans l’avenir.L’article du Globe and Mail a intitule "Procedure /* Important" et le rédacteur, après avoir analysé les faits et constaté que la majorité en faveur de l’annexion a été bien faible, conclut qu’on ne peut’pas écarter le sentiment de la minorité de 48%, et que dans les circonstances une étape intermédiaire est A propos.Il suggère l’élection d’une Assemblée Constituante où.les deux partis étant naturellement représentés, l’on pourrait déterminer la procédure à suivre pour négocier l’union avec le Canada.L'attitude d'Ottawa Ce point de vue nous parait le bon; c’est d’aillaués én tomme ce que nous avons préconisé depuis que le résultat du Second plébiscite a été annoncé.L’on pourrait s’étonner que nos gouvernants d’Ottawa aient paru vouloir aller plus vite et conclura catta décision importante avec la aaul *» Au cours de leurs dernières manoeuvras d'été, les destroyers canadiens ''Swansea” et “Naida” ont tendu d’un navlrsi l'autre un appareil de va-et-vlent, pour montrer aux réservistes A l'entralflement comment peut s’opérer un sauvetage en pleine mer.M.Forrestal à Ottawa Le comité Thomas reconnaît qu'il est impossible de savoir qui, de Chambers ou de Hiss, s'est parjuré — À la reprise des séances, le 7 septembre, Mme Kosenkina serait appelée à témoigner — Le consul russe de New-York continue d'affirmer que l'institutrice russe a été droguée- William Foster et ses comparses n'auront que six semaines pour préparer leur défense — Green crie au "faux scandale" Pas de résultats concrets à la suite des pourparlers -»- L'entretien s'est déroulé dons une atmosphère cordiale bien que méfiante.à l'égard des journalistes évidemment troupe qui préconise l’entrée ans la Confédération.Ce serait en effet surprenant si le gouvernement fédéral n’avait pas l’arrière-pensée évidente d’utiliser cet agrandissement du territoire canadien pour renforcer sa campagne de centralisation contre les droits des provinces.Ottawa a par la Constitution le pouvoir de négocier l’entrée de Terre-Neuve, c’est entendu, mais aux seules conditions fixées en 1867, c’est-A-dire en offrant A la dixième province les mêmes droits qu’aux autres.Or le marché offert A Terre-Neuve est bien différent; il comporte l’accord provisoire conclu entre Ottaw’a et sept des provinces oour la cession an pouvoir fédéral des principaux droits de taxation des provinces.Il va de soi que pour Jiire passer un acte qui dépasse tellement l’esprit de la constitution, le gouvernement fédéral préfère aller vite et expédier la procédure.Une province temporaire Ce qui m prépare dans 1* moment e’eet une entrée de Terre- Ottawa, 17 (C.P.) — Le secrétaire d’Etat à la défense américaine, M.James Forrestal, s’est entretenu hier pendant deux heures avec le ministre canadien de la Défense nationale et deux personnes qui avaient précédemment occupé ce poste.M.Forrestal a déclaré après cette conversation: “Nous avons eu des échanges de vues fructueux et intéressants qui, je l’espère, continueront dans l’avenir”.M.Brooke Claxton, le ministre canadien, a déclaré aux reporters que l’entretien avait touché A tous les sujets ayant trait à la défense des deux pays.“Rien n’est plus satisfaisant que de voir combien nos deux pays suivent le même chemin pour assurer leur sécurité”.Voici les personnalités canadiennes qui assistaient A cette réunion: M.Brooke Claxton.M.Louis St-Laurent, le ministre des finances M.Abbott, le ministre du commerce M.Howe, les quatre chefs d’état major, le général A.G.L.McNaughton, le vice-président A la commission de la défense, M.L.B.Pearson et le sous-secrétaire aux affaires extérieures, M.A.D.P.Heeney.On rapporte que les conversations roulèrent sur toutes sortes de sujets sans amener cependant de réponses concrètes.La question de l’uniformisation de l’armement aux Etats-Unis et au Canada a ainsi été soulevée.A un certain moment M.Forrestal demanda si la censure était effective au Canada et si le Canada avait une loi concernant les secrets militaires.M.Claxton répondit: “Naturellement, c’est d’ailleurs grâce à elle que nous avons découvert notre réseau d’espionnage russe au Canada.” M.Forrestal reprit en souriant: “Evidemment pas d’espions ici, je suppose?” M.Clax- Neuve dans la Confédération, mais A titre purement provisoire; parce que la nouvelle province est attirée par les octrois spéciaux d’Ottawa, et que le gouvernement fédéral ne peut les lui promettre que comme il les offre aux autres provinces, c’est-à-dire temporairement.Dans ces condition* Terre-Neuve n’entrerait qu’A moitié dans la Confédération.Mais Ottaw'a s’en contenterait, et se servirait ensuite de cette situation fausse pour forcer la main aux deux provinces centrales.Dans l’intérêt de toute* las parties, et spécialement de notre orovince qui tient si fermement A son autonomie, il importa donc qu’on adopte dans cette affaire une procédure absolument indiscutable, et que les négociations se déroulent au grand jour.C’est importsnt pour empêcher qu’une forte partie de la pooalation de Terre-Neuve considère qu’on lui a fait violence, et aussi pour empêcher une nouvelle menace qpntre l’autonomie québécoise.* ton tourna la tête et aperçut alors un journaliste russe de l’agence Tass, qui se tenait près de lui, et lui lança un regard sombre.Le ministre de la Défense nationale canadienne répondit: “Mais non pas d’espions, simplement quelques amis russes.” Après la conférence.M.Forrestal assista A un déieuner officiel et passa son après-midi sur un terrain de golf.C’est la deuxième partie A laquelle il participe en deux jours.Se* princi-paix adversaires étalent M.Howe.le Dr Mackenste et le major général Rodger.Les journalistes tentèrent de connaître le gagnant, mais M.Forrestal répondit que c’était "un secret mi-fitsire”.A deux heures cet après-midi, M.Forrestal et M.Claxton ae rendront A Odgensburg pour assister aux fêtes de commémoration de la signature du pacte de défense que les deux pays signèrent en 1940.Ce traité de défense mutuelle avait été signé par le président Roosevelt et M.Mackenzie King.Cousin de Churchill pour Margaret-Rose ?Aberdeen.Ecosse, 17 (A.P.) — Un cousin de l’ancien premier ministre britannique Winston Churchill, le marquis de Blsnd-ford, est arrivé au château de Balmoral, en Ecosse, où il sera l’invité de la famille royale de Grande-Bretagne pendant quelques jours.La rumeur veut que ce jeune aristocrate de 22 ans ait attiré l’intérêt de la princesse Margaret-Rose.Feu Léon Hurtubise Washington, 17 (A.P.) — Le comité «è la Chambre des Représentants qui enquête sur les activités antipatriotiques aux Etats-Unis a du reconnaître son incapacité A déterminer lequel de deux témoins récents et importants s’est parjuré devant lui; et le Congrès a, par suite, ordonné l’ajournement de cette enquête A trois semaines, soit le mardi, 7 septembre.Les témoins en question sont un rédacteur principal du magazine “Time”, Whittaker Chambers, et le président de la fondation Carnegie pour la paix mondiale, Alger Hiss.Chambers, un ex-communiste, soutient avoir autrefois connu Hiss, alors que celui-ci faisait partie d’un réseau secret d’espionnage au service de la Russie.Hiss répond, sous la foi du serment lui aussi, qu’il na Jamais commis l’acte de trahison dont on l’accuse et qu’il n’a même jamais rencontré Chambers de sa vie.Chacun soutenant son point avec la plus grande insistance, le comité a été forcé de reconnaître qu’il ne tait plus maintenant A quel témoin se fier dans cette affaire.On avait précisément projeté de les faire rencontrer tous deux hier, devant le comité.Mais, par suite d’une erreur encore inexpliquée, seul Hiss a paru hier.Après un barrage de questions qui a duré trois heures, il est reparti pour New-York en se contenant de déclarer aux journalistes qu’il ne fera plus aucune autre déclaration publique d’ici la fin de l’enquête.Le comité, préaidé par le républicain Parnell Thomas, du New-Jeraev, a fait savoir ensuite que, d’ici la reprise d# ses séances régulières, deux sous-comités se réuniront journellement pour considérer chaque détail des témoignage! dé{A rendus et essayer d’y découvrir de nouvelles preuves d’incrimination ou d’innocence des anciens hauts fonctionnaires, comme M.Hiss lui-même, qui sont suspectés d’avoir trahi leur pays en transmettant des infàrmations secrètes A Moscou durant la guerre.Il se peut qu’A la reprise des séances régulières, le 7 septembre, le comité appelle cette fois A témoigner l’institutrice russe Oksana Stepanovna Kosenkina, qui s’est mise en vedette dernièrement psr son suicide msn-qué.Comme on le sait, Mme Kosen* kina devait repartir pour son pays le 31 juillet, Moscou ayant décidé de fermer l’école qu’il maintenait jusqu’ici aux Etats-Unis pour le bénéfice des enfants de ses représentants A l’étranger.Mais, au lieu de partir, elle (’était réfugiée dans un camp anticommuniste de Valley Cottage, dans l’Etat de New-York.Les autorités du consulat russe de la métropole américaine disent l’avoir rescapée de ce camp; mais, au cours de la semaine dernière, Mme Kosenkina s’échappait du consulat en se Jetant par une fenêtre.Grièvement blessée, elle fut placée sous la protection du comité, qui l’a assignée A comparaître sitôt qu ellé sera suffisamment remise.Entre temps, le sénateur républicain Homer Ferguson, du Michigan.a soutenu que plusieurs individus suspect* demeurent encore A l’emploi du gouvernement américain, dans des néral Tom Clark de discuter avec lui des moyens d’obtenir copie de certaines archives secrètes sur ces fonctionnaires suspects.Le comité Ferguson a dû s’a-ourner depuis une semaine dé-A, le gouvernement sur ordre exprès du president Truman, ayant refusé de lui communiquer ces archives.Noue avons le regret d’apprendre la mort de M.Lion Hurtubise, comptable agrii de la mat-son Hurtubise et Richard, dicidi hier soir chez lui, SiO avenue Kensington, Westmount, dans sa 7lime année.Ancien ilioe du collige Sainte-Marie, appartenant à Tune des plus vieilles familles de Montréal, M.Hurtubise itail très connu dans le monde des affaires.Il faisait pour ainsi dire partie de h famille du Devoir, étant depuis de longues années vérificateur des comptes à l’Imprimerie Populaire Liée, la compagnie qui édite le journal.Il ne comptait dans la maison que des amis.M.Hurtubise laisse, outre sa veuve, née Varin (Amanda): trois fils.MM.Girard, Jacques et Claude Hurtubise, et une ftlle, Mme Marcel Biron.Il était le frire de M.Edmond liïurtabfse, ancien président de fImprimerie Populaire.Lés funirailler auront Usa en nolise Saint-Lion de Westmount, jeudi, à 9 heures.Nous prions Mme Hurtubise et les siens d’agréer dans leur grand deuil l’hommage de notre profonde et respectueuse sympathie.Le gouvernement britannique enquête A propos du “eoulafs” d’une information militaire so* crête.Londres, 17.a appris de source d’hui — On •gus comité sénatorial comité Thomas, présentants.Il a demandé au procureur gé- _____ _______,______ postes essentiels.Férguson dirige nn comité sénatorial qui poursuit une besogne analogué A celle du chez les Re- ( Reuter) ree sûré aitjour Îue le cabinet anglais, u coulage d’une information mliitalr* secrète, tiendra une enquête pour savoir com ment la nouvelle a été sue, hier, à l’effet que des troupes sont entraînées actuellement pour être envoyées en Malaisie.La nouvelle a d’abord été publiée par lea journaux du matin A Londres, hier.Le “War Office” a reçu un véritable déluge d’appels.Le “War Office” avait laissé entendre, hier, qu’une déclaration serait faite mais le communiqué a été remis A plusieurs reprises jusqu’A ce qu’un porte-parole eût déclaré hier soir, que “tous les mouvements de troupes sont secrets.” L’enquête commencée aux barriques de l’armée, a été confiée au War Office.Aujourd’hui, le ministère de la guerre est encore réticent et les porte-parole n’ônt pas voulu se prononcer, disant seulement qu’un communiqué serait probablement publié plus tard.On avait appris, ici.dans des milieux bien informés que les “Guards”, le bataillon le mieux entraîné de toute l’armée britannique, étaient envoyés au sud-est de FAsie, comme symbole de force contre les terroristes communistes.Le gouvernement, cependant, ne voulait pas, pour des raisons de sécurité, que la nouvelle soit connue.Dans les cercles politl- 2«es, On croit que Ce coulage ’information a été discuté A la séance spéciale des ministres hier soir.Assistaient A cette réunion, le secrétaire aux affaires étrangères, M.Ernest Bevin; le secrétaire eux colonies, M.Arthur Çreech Jones, et les chefs des différents services armés.New-York, 17 (A.P.) — Sens même faire état d’une liste de huit questions que les reportera de jourAAiix new-yorkais lui avait soumise 1a veille, le consul (énérnl russe à New-York.Ya-toff M.Lomakine, a répété que i’institutrice Oksana Stepanovna KosenV.ina avait été droguée tandis qu’elle se trouvait au camp anticommuniste de Valley-Cottage et qu’elle Souffrait d’une dénreaion nerveuse lorsqu’elle s’est jetée, la semaine dernière, par une fenêtre du consulat où on l’avait ramenée.Lamakine rejette la faute de cette dépression nerveuse sur lea traitements que les autorités américaines auraient tait subir précédemment A Mme Kosenkina.Les question* que les journa-iisles new-yorkais voulaient poser au diplomate soviétique concernaient les dépositions faites par la victime A l’hôpital où Clic est maintenant logée Avec «le multiples fractures des o*.Dans ccs dépositions, elle se plaignait d’avoir été détenue contre son gré au consulat.Le rapport policier qui les contient nie aussi l’affirmation de Lamakine que Mme Kosenkina avait été transportée de force au camp de Valley Cottage.La directrice de ce camp de Russea Blancs, la comtesse Alex, «ndra Tolstoï, avance les mêmes dénégations et affirme que Fias-miltrttê ry est rendue de son plein gré, dans la crainte qu’on ne veuille la ramener en Russie.‘ Par ailleurs, le New York Star assure aujourd’hui, sous la signature du rédacteur politique Joseph Kugelmass, que le comité d’enquête de la Chambre des Représentants sur lès activités antipatriotiques, entreprendra cét automne deux énquêtes nouvel, les, de portée encore plu* étendue que celles qu’il a conduites jusqu'ici sur les hauts fonctionnaires et sur les cinéastes suspecta d’être membres du parti communiste et d’avoir favorisé l’espionnage russe aux Etats-Unis durant la guerre.Une de ces enquêtes porterait sur l'influence que lé communisme a pu acquérir parmi les mi.lieux universitaires américains, autant chez lés professeurs qua chez lez étudiants.L’autre s’attacherait au cas des revue» et même de* journaux américains partisans de réformes politique,! d’un caractère trop avancé.«ê gi 4è Cleveland.17 (A.P.) — Le président général de la Fédération Américaine du Travail, William Green, soutient que lé COn.Pas de satellites à cette conférence Stockholm 17, (A.P.) — On R révolt qu'aucun de» Etats satel-tes de la Ruiftie ne aéra représenté à la conférence de ta Croix-Rouge Internationale qui doit s’ouvrir vendredi A Stockholm, sous la direction du comte Folke Bernadotte, président de la Croix-Rouge Suédoise et médiateur des Nations unies ert Palestine.Quelques-Uùs de ces Etats ont argué de leurs difficultés financières pour justifier leur absence; mais on croit plutôt comprendre qu’ils «’objectent A la présence d’un délégué de l'Espagne franquiste à cette conférence.jj grès de Washington n’a lancé depuis quelque temps une enquête étendue sur les Activités Communistes aux Etatà-Urtls que dans le seul but de faire èubiier son incapacité et ses échecs en matière de politique intérieure.Au dire de M.Greén.c’est IA et IA seulement que «e trouve le scandale qu’il conviendrâit de dénoncer.sf, H* ^ New-York.17 (A.P.) — Le juge fédéral Hàrold-R.Madina, de New-York, a refusé d’accorder plus que six semaines de délai — et non deux mois côm-me réclamé — aux douze chefs du parti communiste américain qui doivent répondre aux accusation* de trahison lancées contre eux par un grand Jury spécial.Le juge Medina a expliqué que, s’il est important que les accusés aient le temps de préparer leur défense, il est encore plus important pour le gouvernement et pour tout le peuple américain que ces aecusatmns soient étudiées le plus tôt possible.L’ACTUALITE ‘Quand j'étais chez mon père.1 A quoi servent donc les magasines et les romans d'amour complet (s)?Si j’en crois une récente enquête Gallup, te romanesque serait en baisse au Canada.Sans doute on peut estimer que dans un pareil sujet, les enquêtes populaires ne donnent pas des résultats garantis.Mais elles doivent signaler au moins des tendances.Done On a demandé aux femmes canadiennes — les unes mariées.ut les autres à marier — quelle est selon elles la qualité fa plus importante d’un bon mart.Vous imagüiei qu’on s’est acharné i décrire te prinee charmant?Non.La première qualité, selon le cinquième des célibataires, c’est d'élre un bon pourvoyeur — c’est-à-dire, sans doute, un homme qui rapporte fidèlement un salaire substantiel.Chez les femmes mariées, la pro* portion grimpe vivement et atteint jusqu’au tiers.Et la fidélité* 38% des jeunes filles la réclament en PMrtter lieu de leur futur conjoint; 31% des épouses continuent de f estimer la qualité l« plus importante.Cette chute de 7% révéle un monde de cynisme.La patience, ta gentillesse, les agréments du caractère Conservant, après comme avant Je mariage, les suffrage* de ST% des personnes interrogées.Les hommes qui liront ees résultats éprouveront leur plus vive dêèeptton au poste suivant.Il s’agit de rtntèlUgence masculine.Rares, déjà, sont les célibataires qui l’èstiment d’un prix quelconque: 4% d’entre elles seulement la regardent comme la qualité primordiale.Mais une fois mariées, les femmes lut accordent quatre fols moins d’importance: il faut croire qu’à l’ütage, rintelllgence de Uhomme ne fait pas le bonheur des fdyers.1% des épouses lui donnent la primauté.Onet désenchantement.Les pessimistes ont toujou raison.» CANMDV »ar* PAGE « LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 17 AOUT 1948 Une Institution à caractère national Causerie à la radio de Saint-Boniface, sur l'Institut généalogique Drouin Notes documentaires Rapport du général Taylor Procureur général auprès du tribunal de Nuremberg Voici le texte d’une causerie irononcée au poste CKSB de St-tonifacc par M.l’abbé Antoine )’Eschambault, de St-Boniface, Manitoba, membre de la Com-nission des Sites ét Monuments ifstoriques du Canada, sur l’Ins-itut généalogique Drouin.L’é-uission, au cours de laquelle ce ¦cportage a été fait, sintitule: ‘Voix du Québec” : "Nous avons déjà parlé à ’.KSB de l’Institut généalogique Drouin et de l’ampleur qu'a pri-iT.en ces dernières années, cette institution à caractère na-jonal.En effet de plus en plus •>n s'intéresse, au Canada fran-•'.-ais, à la généalogie et le mou-cernent a dépassé les frontières ^ du Québec et a pénétré dans les r -entres franco-jnanitobains tout uissi bien que dans les autres provinces du Canada où il se trouve des groupements cana-iliens-franvais ou même des in-rdividus de langue ou d’origine , française, que leurs antécédents intéressent.Autour de ce mou-vénient — soit qu’il en dépende .ou qu’il en soit simplement con-.nexc —, sest dessiné tout un ensemble de brochures, revues, .études, sociétés ou instituts qui ponrsuivent un travail quelque peu semblable et qui démontrent à leur manière l’intérêt qu’on est en train d’accorder au pays de Québec, à ses origines.Parmi toutes les sociétés, celle qui est la mieux connue et sans .{tonte la plus élaborée et la ieux organisée, est sans con-.tredit l’Institut Drouin qui pour-•-.snit.son travail méthodiquement net ;progressivement.On peut af-•;>frrmcr que l’Institut Drouin a .maintenant fait le relevé de tou- r des nos familles sans exception.| Ce travail colossal a été fait au jxours des dernières années.On •.-a fouillé tous les registres civils , et ecclésiastiques; on a consul-Hé les greffes de notaires depuis -les débuts de la colonie; on a « eu recours aux manuscrits, aux lettres, à des milliers de docu-.lUfilits de tout genre ei de toute -espèce et finalement on en est arrivé à avoir un ensemble complet d’à peu près toutes nos familles.On l’a déjà dit à propos du célèbre dictionnaire Tanguay, quel peuple au monde possède, comme le peuple canadien-frauçats, la connaissance exacte dejes origines?L’Institut Drouin nous a fourni la notion détaillée et complète de nos ascendants.Et il y a plus, comme nous allons le dire présentement.(ructions aux préfets et maires, pour leur demander de faciliter, dans toute la mesure du possible, la tâche de M.Drouin dans ses recherches intéressant la généalogie des Canadiens français.C’est surtout là que M.Drouin va faire ses recherches.De fait déjà M.Drouin a rapporté de France des milliers de documents, tels que livres de références, micro-films, etc.Tout cela formera sous peu une vaste bibliothèque, "la seule du genre dans le monde entier”, a dit un expert français.Et le travail se continue.M.Drouin doit rapporter une autre série de documents de France et parfaire son recueil en le rattachant à nos origines françaises.Déjà, pour plusieurs on savait d’où le premier du nom était venu, mais on manquait de renseignements scientifiques exacts.Tanguay n’est ni complet ni toujours absolument exact.Grâce à cette nouvelle source de renseignements, on pourra désormais avoir sur ses ancêtres tous les renseignements voulus.On pourra même trouver, dans bien des cas, des cousins de France, comme ce fut le cas un jour Pour Mercier et comme Mgr Taché aussi découvrit un jour sa parenté française.Voilà le service que rend à notre population l’Institut généalogique Drouin, cette mine extraordinaire de renseignements historiques! Pouvait - on faire mieux?M.Drouin et ses colla- (Lettre de M.Kenneth C.Royal), secrétaire du département à la guerre) borateurs méritent toute recon naissance! -—y » ^ - notre Voyages en France de M.Drouin Depuis un an ou deux, le fondateur de l’Institut Drouin, M.Gabriel Drouin, a déridé de raf-.tacher les familles canadiennes-françaises, dont il a maintenant la lignée, à leurs sources françaises.U a fait au cours de l’année actuelle trois voyages en France.Là-bas il a fait un peu le travail qu’il a fait au Canada avec cette différence sans doute que l’expérience qu’il a acquise ici et les perfectionnements les plus-modernes ont dù lui sauver du temps.En France, M.Drouin » rencontré un accueil très sympathique.Le ministère de Pin-tirieur a fait envoyer des ins- Naissance ÇALEGARI.— A l’hftpital Saint-Joseph de Granbv, le 4 août dernier, à M.et Mme Adolphe Calegari (Françoise Léonard) de BurPngnnie, California, une fille baptisée: Marianne, Thérèse, Antoinette.Porteuse: Mme René Oervais, tante de reniant.Parrain, et marraine: Marc Calegari et Mlle Antoinette Ouimet, de Montréal.Remerciements DOUCET — Los religieuses du Précieux Sang de Notre-Dame-dc-Grâce el les membres de la famille Doucet offrent leurs sincères remerciements, pour les témoignages de sympathie reçus à l’occasion du décès de soeur Thérèse de l’Enfant Jésus.La couleur du temps.ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 168 «st.Ste-Cathcrine Livraison partout directement de notre terre-chaude.PL 1786-1787 Ecouter le Jeudi C.H.L.P.12 h.25 12 h.30 10% d'escompte aux communautés religieuses.Saskatoon, 17 (C.P.— La loi canadienne et universelle veut qu’un testament olographe, c’est-à-dire signé et même rédigé de la main même du testateur soit toujours valide, quelle que soit la manière dont on l’ait rédigé et le matériel employé pour cela.Pour cette raison, un tribunal de Saskatchewan a reconnu comme parfaitement valide un testament écrit au canif sur le métal du garde-boue d’un tracteur agricole.Le fermier Cecil Harris, de McGee, en cette province, se trouvait à la conduite de son tracteur quand il fut projeté au sol par une fausse manoeuvre.Ecrasé sous la lourde machine, Harris dut attendre pendant neuf heures qu’ou vienne le secourir et qu’on trouve une grue mécanique capable de soulever le véhicule et de l’extirper de sa dangereuse position.Tandis que son sang s’écoulaU lentement par «es blessures.il eut le temps et la force de gratter le dessous dù garde-boue et de tracer ces mots au canif: "Au cas où je mourrais de cet accident, je laisse tous nies biens à ma femme".Secouru, Harris mourut quand même deux jours plus tard sans avoir repris conscience; mais le testament fut quand même accepté par les autorités judiciaires de la province.4ê v * .Shanghai, 17 (A.P.).— Jl est souvent des subterfuges que l’on regrette plus amèrement que les ennuis qu’ils étaiént destinés à éviter.C est ce que doit penser la jeune et jolie Hsou Si-chi, de Shanghaï, que le policier Wong Sou-youen s’obstinait à fréquenter, au grand déplaisir d« ta demoiselle, qui lui préférait d’autres cavaliers.Elle en vint à lui déclarer qu’elle était communiste et qu’il ne pouvait par suite l’épouser, sous peine de ruiner sa carrière d’agent de la paix.Mlle Si-chi croyait bien pouvoir ainsi écarter le.galant pour tout de bon.Mais son propos fut rapporté à la justice.La jeune Chinoise eut beau prétendre qu’il ne s’agissait que u’un mensonge, le juge fut inflexible et lui imposa nn an de prison, en lui rappelant une le communisme est aujourd’hui en Chine un tel danger qu’on ne peut même plaisanter à ce sujet.Réunions et Conférences dêmÂTn Club St-Laurent Kiwanis: déjeuner hebdomadaire, à 12 h.30, au salon bleu de l’hôtei Ritz-Carlton.Ouverture officielle do la "Vente de Pommes 1948".M.Félix Guibert, président de la ycnle, fera connaître son ctat-ma" jor.Visite des membres et leurs épouses au Camp Le Grillon, à Chàteauguay.UE DEVOIR "Le Devoir” est Imprimé au no 430 est, rue Notre-Dame â Montréal par l’Imprimerie populaire, compagnie à responsabilité limitée, qui en est l’éditrice-propriétaire.Directeur-gérant.Gérard 1-ilion.“Le Devoir” est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau of Circulations et de la Canadian Daily Newspaper Association.La Canadian Press est seule autorisée à faire l’emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées à la Canadian Press, à l’Associated Press et aux agences Reuter et Canado-Mondial, ainsi que de toutes les informations locales que "Le Devoir” publie.Tous, droits de reproduction des dépêches particulières au “Devoir” sont également réservés.Abonnement par la poste : EDITION QUOTIDIENS.Canada (sauf Montréal et la banlieue) .Montréal et banlieue .Etats-Unis «t Empire britannique .Union postal# .$6.00 .9.00 — .t.00 .10.00 2.00 8.00 EDITION DU SAMEDI Canada .—.Etats-Unis at Union postal# .Les abonnements sont payables d’avance par maridatrposte ou pqr chèque encaissable au pair à Montréal.¦ - Autorisé comme matière postale de deuxième classe par le ml-niMère des Postes, Ottawa.* Téléphone : *BEIoir La lettre que nous reproduisons ci-dessous a été publiée en tête du rapport du général Taylor et présentée comme un accusé de réception.Le secrétaire d’Etat à l’Armée Kenneth C.Royall, a publié aujourd’hui un rapport sur la conduite et l’état actuel des procès des crimes de guerre de Nuremberg par le Brigadier général Telford Taylor, chef du Conseil des crimes de guerre.Dans un accusé de réception au Général Taylor, le secretaire d’Etat Royall, écrit : "J’ai reçu et lu avec attention votre excellent rapport sur ja' conduite et l’état actuel des procès des crimes de guerre devant les Tribunaux militaires de Nuremberg.“Je vous félicite non seulement pour la profondeur et la clarté du rapport, mais aussi pour votre poursuite compétente des procès et pour les résultats que vous avez obtenus jusqu’ici."Je n’ai aucune modification à apporter aux plans d’avenir exposés dans votre rapport.“J’ai donné ordre d’étudier de façon approfondie la possibilité de publier rapidement les procès-verbaux comme vous le conseillez.” Secrétaire d’Etat à l'Armée Washington 25, D.G.12 mai 1948.Monsieur le Secrétaire d’Etat, La fin de l’audition des témoins dans l’affaire I.G.Far ben me fournit une occasion de vous soumettre, sur votre demande, le présent rapport relatif à l’évolution des procès des cri mes de guerre de Nuremberg.On peut s’attendre à ce que les tribunaux de Nuremberg rendent des jugements, dans l’affaire Parbén ainsi que dans trois autres affaires qui sont toujours pendantes, dans le courant de l’été prochain.Quand ces quatre jugements seront rendus, je vous soumettrai un rapport complet et définitif.I—Les tribunaux militaires de Nuremberg Comme vous le savez, le premier procès de Nuremberg de vaut le Tribunal militaire international eut lieu aux termes de l’Accord et de la Charte de Londres du 8 août 1945, signés par le* représentants de* Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la France et de l’Union Soviétique, auxquels avaient souscrit dix-neuf autres gouvernements.Les procès de Nuremberg qui s’ensuivirent relatifs aux principaux criminels de guerre ont eu lieu en application de la loi du Conseil de Contrôle no 10, jurisprudence quadripartite du Conseil de Contrôle dont l’objet était d’appliquer la déclaration de Moscou de 1943 et l’accord de Londres de 1945, et d"‘instituer un fondement juridique uniforme en Allemagne pour la poursuite des criminels de guerre et des autres délinquants analogues”.La juridiction des Tribunaux militaires de Nuremberg est définie et contrôlée par la loi no 10, qui reconnaît certaines catégories de délits internationaux dans à peu près les iqèmes termes que ceux qui furent employés dans l’accord et la Charte de Londres.La loi no 10 autorise en outre chacune des quatre autorités occupantes d’Allemagne à instituer des tribunaux, pour le jugement des délits contre le droit pénal international tel qu’il est défini par la loi no 10.En vertu de quoi, le Gouvernement militaire de la zone américaine d’occupation en Allemagne promulgua l’ordonnance no 7 en octobre 1946, qui institue les tribunaux prévus par la loi no 10, et qui régit en partie la procédure des affaires instrui.tes par eux.Depuis octobre 1946, un certain nombre de ces tribunaux ont été constitués à Nuremberg.L’institution de ces tribunaux et la poursuite de ces procès firent, comme le prouve ce qui précède, non seulement partie intégrante de notre politique d’occupation, mais également l’observation des engagements et des obligations internationaux auxquels avait souscrit le gouvernement des Etats-Unis à Moscou, à Londres et à Berlin.Us se sont dérou lés dans la zone américaine d’oo-cupation devant des cours com- f>osées de juges américains, mais a constitution de cea tribunaux et leur juridiction pour la punition des délits relevant du droit pénal international sont régis par une jurisprudence interna, tionale quadripartite qui fait, elle-même, partie d’une politique internationale à laquelle notre pays participe depuis près de cinq ans.Pensée du iour IUCEMSNT DEFINITIF Comme le Père a le via en lut-même, M a pareillement donné au Fils d'avoir la vie en lui, et il lui a donné la pouvoir de fuger, parce qu'il est la Fils de I’homma.Qua «al* ne vous étonna pas, car l’heure vient où tous ceux qui sont dans le tombeau entendront sa voix: ceux qui auront fait le bien, en sortiront pour la résurrection de la vie; ceux qui auront fait te mal, pour la résurrection de la damna-méme.je juge d’après ce que j’entends et mon jugement est juste parce que je ne cherche pas ma volonté mais la voioi/é de Celui qui m'a envoyé." JEAN, V.26-30 Il—Les douze procès de Nuremberg Aux termes de l’article III de l’ordonnance no 7, le chef du Conseil des crimes de guerre est habilité à déterminer les person-nés devant être jugées par le* tribunaux militaires de Nuremberg, et à préparer et à classer les accusations, à établir les charges particulières contre les accusés traduits en justice.Par conséquent, l’une des tâches les plus importantes de mon service était de déterminer, en se basant sur les meilleurs renseignements disponibles, où résidaient les principales responsabilités individuelles des multiples crimes internationaux commis sous l’égide du Troisième Reich.U faut souligner le fait que les pro.cès de Nuremberg ont été menés pour la répression des délits et non pas pour punir des croyances politiques ou autres, aussi fausses et pernicieuses soient, elles.Il en résulte que, en choisissant les accusés, la question de savoir si un individu donné était ou non “nazi” dans le sens politique ou partisan n’est aucunement intervenue.Personne n’a été traduit devant les Tribunaux militaires de Nuremberg à moins que, à mon avis, il ait semblé y avoir de fortes présomptions d’une conduite crimi nelle aux termes des principes reconnus du droit pénal international.De même, U n’aurait pas été juste ou sage de favoriser ou de discriminer certaines occupations, profession* particulières ou certains autres groupes d’in-vidus.Afin de conserver l’intégrité de la procédure, il fallut examiner la conduite des dirigeants dans toutes les branches et laisser le couperet tomber où il le devait.Comme on pouvait s’y attendre, il s’avéra qu’il y avait, dans presque toutes les branches d’activités, des individus en vue qui avaient participé aux aventures criminelles du Troisième Reich.En application des principes exposés plus haut, douze affaires en tout lurent instruites et soumises aux Tribunaux militaires de Nuremberg.Ces affaires sont toutes les douze passées devant la cour.Huit d’entre elles (impliquant 114 accusés) ont été jugées, et les quatre restant (Impliquant 70 accusés) approchent rapidement de leur épilogue.Les douze affaires sont énumérées, accompagnées chacune d’un bref commentaire, à l’amiexe du présent rapport.Les huit affaires qui ont été jugées en comprenaient trois dont les accusés étaient de» personnalités notoires des fameux S.S.de Himmler, que le Tribunal Militaire International a déclarés organisation criminelle; une affaire dont les prévenus étaient des maréchaux et des généraux de l’Armée allemande accusés d’atrocités commises pendant l’occupation allemande de la Norvège et des pays balkaniques, en particulier de la Grèce et de la Yougoslavie; deux affaires dont 1 e s prévenus étaient des notoriétés des professions médicale et juridique allemandes respectivement, l’affaire impliquant le fameux industriel Friedrich Flick et cinq de ses associés; et l’affaire impliquant le maréchal Erhard Milch.Les jugements de ces huit procès furent rendus par les divers Tribunaux militaires de Nuremberg entre août 1947 et avril 1948.Les sentences rapportées sont exposées en annexe sous forme de tableaux.A mon avis, l’instruction et les jugements de ces huit procès constituent une étape importante dans l’évolution du droit international, en tant que source essentielle de documentation sur laquelle on peut baser l’histoire bien plus véridiquement et plus complètement qu’on ne l’aurait pu autrement.Leur grande im-, portance deviendra de plus en plus évidente avec le temps.Je suis sûr que dans l’avenir on estimera que les juges qui rapportèrent ces sentences étaient absolument détachés de tout esprit de vengeance ou de châtiment, et que leurs jugements reflètent leur souci profond des droits des inculpés et des obligations d’un procès équitable.L’intégrité fondamentale de ces procès apparaît dans chaque sentence des Jugements.Du point de vue juridique, leur oeuvre .est toujours sincère et souvent remarquable.A titre d’exemple seulement, je peux citer le jugement "medical'’ qui comprend un rapport classique sur les circonstances qui .peuvent amener à utiliser un être humain pour des expériences médicales, et qui aura une valeur profonde et durable dans le domaine de la jurisprudence médicale.et le jugement de "Justice”, où sont exposées les limites possibles de la conduite des juges et des fonctionnaires judiciaires avec un grand soin et une grande profondeur.Les quatre affaires encore pendantes comprennent les affaires Farben et Krupp, l’affaire concernant les divers officiers supérieurs de l’armée et de la marine, et l’affaire où »e trouvent impliquées d'importantes personnes officielles, en particulier le ministre des Affaires étrangères allemand.Dans ces quatre affaires, l’instruction est terminée depuis un ou plusieurs mois.L’audition des témoins dans l’affaire Farben vient d’être close, et les témoignages des trois autres ras seront sans doute terminés en Juillet et en août.Comme ces affaires sont toujours en instance devant les tribunaux, il apparaît opportun de retarder tout autre commentaire jusqu'au rapport final.Ill—Publication des comptes rendus En conséquence, les procès des crimes de guerre de Nuremberg seront terminés dans deux ou trois mois.J’ai exposé plus haut comment chaque affaire se ferait plus importante avec les années, mais cela ne sera vrai que si des dispositions sont prises pour la publication des procès, afin que les principes appliqués et les conclusions ressorties à Nuremberg soient connus de tous ceux que cela intéresse de les lire ou d’en parler.Le Gouvernement des EtatsUnis a investi une grande puissance morale dans ces procès, et ce placement ne seni pas rémunérateur si les comptes rendus sont abandonnés à la poussière sur un rayon trop élevé pour qu’on puisse l’atteindre.11 ne m’appartient pas de parler du grand procès qui se termine actuellement à Tokyo, ou des nombreux procès de crimes de guerre tels que ceux du "Massacre de Malmédy" ou de Buchenwald — qui ont été effectués sous l’égide des commandants militaires dans tous les anciens théâtres d’opérations.11 me semble toutefois qu’il ne faille pas négliger ces procès si on tient compte des facteurs énumérés ci-après relativement aux procès de Nuremberg.Parmi plusieurs raisons qui, à mon sens, militent en faveur de la publication des extraits essentiels des procès-verbaux de Nuremberg, les trois suivantes sont peut-être les plus importantes : Pour sauver la réputation de la procédure qui fut observée à Nuremberg Comme le déclarait le juge Jackson en ouvrant les procès devant le Tribunal Militaire International : Nous ne devons jamais oublier que le dossier sur lequel nous jugeons aujourd’hui les accusés est le dossier sur lequel l’Histoire nous jugera demain.Le dossier de Nuremberg est bon.Nous ne devons pas fournir un prétexte à une discussion mal informée sur les procès de Nuremberg en rendant difficile l’accès à la vérité.Du point de vue de l’équité vis-à-vis des inculpés, le dossier de Nuremberg ne fournit aux citoyens américains et en particulier aux juges et juristes américains, que des motifs de fierté.Il faut que ce fait soit connu dans la plus grande mesure possible, et la meilleure façon d’arriver à ce résultât est de déposer le dossier des comptes rendus devant le grand public «t devant les professionnels.Pour aider à l'élaboration d':tn système applicable et éclairé de droit ibternational Au cours du siècle passé, le centre de l’activité dans le domaine du droit international est passé rapidement de la salle de conférence académique à la cour de justice et à la salle des conférences diplomatiques.Les procès de Nuremberg comptent parmi les exemples remarquables du droit international moderne mis en pratique.On s’est heurté à beaucoup de problèmes difficiles de la procédure judiciaire internationale et on les a résolus, au cours de ces procès, et de nombreuses questions secondaires importantes ont été tranchées par des juristes éminents.Le droit pénal international, tout Aux chassaurt —.—.— * Permission de chasser la perdrix Du 25 septembre ou 24 novembre — La perdrix grise et la perdrix de savane.Québec, 17.— U sera permis de chasser la perdrix de savane et la perdrix grise, du 25 septembre au 24 novembre, ces deux jours inclusivement.La Gazette officielle contient un arrêté en conseil à cette fin.On y explique qu’à la suite d’une enquête, il a été démontré qu’il existe suffisamment de perdrix pour justifier une saison de chasse dans le cours de la présente année.Toutefois, les chasseurs devront se conformer à ces conditions: Personne ne imurra tuer ou capturer plus de cinq perdrix par jour; Personne ne pourra avoir en sa possession plus que la chasse légale de trois jours; Un mois après la fermeture de la chasse, soit le 24 décembre 1948, personne ne pourra avoir de perdrix en sa possession; Toute contravention rend passible de sanctions prévues.saxon d’où viennent nos institutions juridiques les plus estimées, se développe par la pratique.Les procès des grands criminels de guerre à Nuremberg, à Tokyo, à Rastatt (où les Français poursuivent actuellement un procès de la plus haute importance en vertu de la loi du Conseil de Contrôle No 10) et ailleurs, seront considérés par les diplomates et Jes juristes internationaux de la même façon que nos hommes d’Etat et nos juristes considèrent les arrêts de nos propres tribunaux.Pour développer l'intérêt pour la vérité historique et pour aider au rétablissement de la démocratie ' en Allemagne Comme vous l’avez récemment déclaré dans un discours à Denver.Le premier objet de l’occupation était d’empêcher l’Allemagne de jamais troubler à nouveau la paix du monde.Nous étions prêts à amener en Allemagne une situation qui supprimerait son militarisme une fois pour toutes.Quelles que soient les autres questions qui se soient mêlées à la scène allemande, nous ne ' devons jamais oublier ce but premier de l’occupation.Nous devons continuer à nous attacher à cette tâche, pour notre paix et pour la paix de notre monde.La réduction de l’Allemagne afin de fournir un fondement solide à un gouvernement démocratique- constitue un objectif crucial, mais il est très malaisé de prendre des mesures effectives pour y arriver.Mais ce que nous pouvons faire, c’est de fournir des faits aux historiens allemands, afin que les générations futures d’Allemands soient à même de savoir tout ce que le Troisième Reich a apporté de pervers, et qu’elles comprennent pourquoi cela s’est avéré être un si terrible engin de destruction pour le monde et pour l’Allemagne elle-même.Dans ce domaine, j’ai mis l’accent sur l’Allemagne mais je sais bien que l’Histoire ne tient pas compte des nationalités et contient un enseignement pour nous tous.Jamais jusqu’à -Nuremberg une telle documentation de textes historiques sûrs n’avait été mise à la disposition des historiens.Les rapports et autres documents des Affaires étrangères allemandes, de la Wehr-macht et des autres organismes privés ou gouvernementaux ont fait partie d’un dossier publie et ont été soumis aux explications et aux qualifications mêmes qu’il plaisait à leurs rédac- s CMMism \ verni O Kf noploî SERVICE JOUR et NUIT PüBRfnflŒmoflTMni «a NM Man* eV,*» m mono.Chu let Duquette, proprietaire HA.7251 lOM&nilJTÎ L'élection provinciale Proclamation des candidats élus Une première liste dans la "Gazette officielle" Québec, 17.— Le dernier nu- d’assurances, 864, Manseau.Jo- i -I.-.1 rt #-,44.» c c - —; —.Il —.1 * x i _ méro de la “Gazette officielle de Québec” proclame l’élection de dix des candidats élus au scrutin provincial du 23 juillet.En voici la liste, avec la profession et le domicile: Kamouraska: M.Joseph-Alfred Plourde, industriel, Mont-Carmel; Matapédia: M.Philippe Cos-sette, notaire, Causapscal: Rimouski: M.Joseph-Elie-Al-fred Dubé, cultivateur, 44, rue Rouleau, Rimouski; Argepteuil: M.William M.Cot-tihgham, industrie], rue Béthanie, Lachute; Mégantic: L’honorable mon.sieur Josenh-Tancrède Labbé, négociant, 644, rue Notre-Dame, Thetford-les-Mines; Montréal - St-Henri: L’honora» ble monsieur Joseph-Hormisdas Delisle, camionneur, 5,271, chemin St-Paul, Montréal: Joliette: L’honorable monsieur Antonio Barrette, agent liette; Montréal-St-Jacques: L’honorable monsieur Orner Côté, avocat, 760, avenue Rockland, Outremont; Richelieu: Monsieur Bernard-Julien Gagné, agent, 14, rue Jo-gués, Sorel; Shefford: M.Joseph-Hector Choquette, agent, rue Laval, Granby.¥ ¥ * Le président général des êlee lions — en l’espèce Me François Drouin — doit, en recevant des rapports de l’élection des dép tés à l’Assemblée législative, inscrire ces rapports dans un registre spécial et énoncer les noms des candidats élus dans l’édiyon ordinaire de la “Gazette officielle de Québec”, suivant l’ordre dans lequel ces rapports lui sont parvenus de ia part du président d’élection de chaque circonscription électorale.comme le droit commun anglo- teurs de donner.C’est là la matière première de l’Histoire dans une abondance merveilleuse.Evidemment, les arguments cités ci-dessus sont en grande partie les mêmes qui ont présidé à la réalisation des procès.L’oeuvre tout entière restera tronquée et incomplète à moins qu’on soit assuré de sa publication, aussi bien en anglais qu’en allemand.Le meilleur moyen de la publier en allemand, est d’en confier le projet et la réalisation au Bureau du Gouvernement militaire (Etats-Unis) conseillé par les sendees juridique et éducatif de FO.M.G.U.S.Je propose que la publication en anglais soit faite par le service des affaires civiles du Ministère de l’Armée, conseillé par les autres services officiels intéressés tels que les ministères d’Etat et de la Justice.Il est très souhaitable que ce projet soit réalisé rapidement, l’oeuvre devant voir le jour vers la fin de l’année 1948.Conclusion En résumé, je rapporte que : a) Les Tribunaux militaires de Nuremberg ont été institués en vertu de la loi no 10 du Conseil de Contrôle et d’autres engagements et obligations mondiaux des Etats-Unis dans le domaine des crimes de guerre ; b) L’instruction a été menée en tenant ’très scrupuleusement compte des droits des prévenus et dans une très haute tradition juridique ; c) Huit des douze affaires se sont terminées par des jugements, et les quatre^affaires res- tant seront terminées cet été.Les huit jugements rendus jusqu’à présent représentent dans leur ensemble un apport remarquable à la jurisprudence internationale.Je recommande que des mesures immédiates soient prises en faveur de la publication rapide des extraits essentiels des procès de Nuremberg.a) La publication en anglais devant être effectuée par le service des affaires civiles du Ministère de l’Armée ; b) La publication en allemand devant être êffectuée par l’.O.M.G.U.S.; c) Ces deux ouvrages devront être réalisés avec les conseils des autres organismes officiels intéressés, et leur publication prévue pour la fin de l’année 1948, Telford TALYOR, Brigadier General U.S.Army.Chef du Conseil des Crimes de Guerre.(La documentation française).reman S ET VTTRWtS X fOUttS FM MS CANADIENS tXMMM>NTfc]] ET ASSUftfe S> l AMOTMC, 41* ST.VINCENT IflCii Di LAVAGE dlVITRU WINDOW CLEANINGco Rtc CIVISME J Détruisez les mauvaises herbes Les mauvaise* herbes qui jonchent ce terrain vague, sur votre rue, déplaisent à l’oeil * .et sont aussi nuisibles.Le vent en souffle les graines dans les jardins voisins, ce qui accroît la tâche de tons.Pourquoi, un extirper ces mauvaises herbes et mettae un peu d’ordre dans ce terrain vague?Vous améliorerez la physionomie de votre localité, réduirez la somme de vos travaux ds; jardinage et, simultanément, vous mani- so», ne pas vous joindre à vos voisins pour festerez votre "Civisme”.î oua pouves participer à cet effort de service public.Prenes note de quelques petites choses qui, à votre avis, contribuent au civisme.Publiée sous les auspices des fabricants de la.BIÈRE BRADING THE BRADHfG BREWERIES LIMITED ^•"••^•i’anntmemmeoetmsdmsisbmd'aiiiarà feirs tU m*rs localité U maiBour 4m tmdraiss aà mat pe.isnex èsr».0 LESAGE SAINTE-THERESE P.Q.LE DEVOIR MONTREAL, MARDI 17 AOUT 1948 Menacée par les sauterelles., la ville tremble La population garde son somg>froid — Les autorités étudient la défense Les Montréalais remarquent depuis quelques jours les nuées de sauterelles qui se sont abattues sur la ville.On signale qu’hier ces insectes envahissaient littéralement certains restaurants de la ville ainsi que les bureaux de la BOAC, au coin des rues Windsor et Dorchester.Certains prétendent même que le tramway a été obligé de s’arrêter pendant un court laps de temps rue Notre-Dame.Naturellement.il n’est pas encore question d’immigration en masse et jusqu’à présent le conseil municipal ne semble pas frappé de panique.Et tant que le moral est bon.Pour parler sérieusement, cependant, ces animaux gris verts sont beaucoup plus dangereux pour l’agriculture que pour les populations.Les spécialistes consultés ont affirmé que si l’invasion de ces bestioles se prolongeait par trop, les récoltes de blé et autres céréales risqueraient d’être compromises.A Ottawa, les jardins potagers auraient particulièrement souffert de la présence de ces bestioles qui ne semblent pas avoir été impressionnées par les habits rouges des hommes du RCMP ni par les lunettes de M.Saint-Laurent.Par ailleurs, on rapporte la présence d’autres bestioles, doryphores, ces derniers insectes étant particulièrement redoutables pour les pommes de terre.On sait en outre que les Français désignaient de ce nom, et d’une façon irrévérencieuse, les troupes d’occupation allemandes oui infestaient leur pays pendant la guerre.Moins dangereux one ces “doryphores” d’occasion, les nôtres seront victorieusement combattus au moyen d’une poudre insecticide dont on envisage l’utilisation sur une grande échelle.Toutefois, d’après les spécialistes, les sauterelles ont la vie dure et ni les oeufs ni les “vieil-’es sauterelles” ne sont vulnérables aux insecticides.Les savants sont au travail dans les laboratoires et la municipalité a^mpte toutes les suggestions, brr ’voles cela va sans dire.Gemment se débarraser de ces insectes Le fléau des sauterelles qui afflige les Montréalais, notamment, alerte à bon droit les citoyens.Comment lutter contre l’invasion et s’en débarrasser?Consulté à ce propos, un expert du Jardin botanique a donné ce conseil: se procurer tout de suite un vaporisateur et une bouteille de D.D.T.et répandre abondamment de ce liquide insecticide dans sa maison et autour, particulièrement où il se trouve des légumes, car les plantation de tornades, de blé d’Inde et de choux sont l’objet des déprédations de la part des vilains insectes sauteurs qui nous rendent visite en trop grand nombre ces jours-ci.Si une telle initiative de la Î>art des citoyens était prise, ’autorité municipale serait évidemment prête à accorder sa coopération.Et dans une couple de jours, selon le personnage interrogé, on pourrait être maître de la situation.L’autorité municipale à elle seule ne pourrait enrayer le fléau, explique-t-il: chaque Montréalais doit accorder sa contribution immédiate, car le travail d’extermination doit être effectué sans retard.Autrement, les sauterelles se répandraient partout et la situation deviendrait incontrôlable.Il faudrait 400 appareil* Afin de parvenir à arroser à la fois toute la ville de produits insecticides, il faudrait un équipement de 300 à 400 appareils et l’hôtel de ville n’en possède que trois ou quatre.L’action rapide doit donc venir du côté des citoyens et des citoyennes.Toutefois, cette visite massive des sauterelles ne saurait durer très longtemps, au dire de notre expert, puisque la saison plus fraîche n’est pas éloignée.Une nuit de gelée suffirait à faire mourir les bestioles dévastatrices.La présente épidémeie de sauterelles se répétera-t-elle l’année prochaine?Notre spécialiste du Jardin botanique répond dans la négative en se fondant sur l’expérience des années précédentes.On constate des années de sauterelles, à certaines périodes, mais il est rare que deux années de sauterelles se suivent.Des orthoptères sauteurs à l’hôtel de ville L’immeuble de l’hôtel de ville lui-même n’est pas épargné.Une multitude d’orthoptères sauteurs commencent à rendre visite aux patrons de ïa maison et aux fonctionnaires, ,11s pénètrent par la porte d’honneur — pourquoi se gêner?—et se répandent dans le grand hall.Us se rendront bientôt chez M.le maire et voudront peut-être suivre l’exemple des visiteurs illustres en se faisant photographier ' en compagnie de Son Honneur.Découverte d'uranium en Californie Le métal indique un degré de 58, ce qui est approximativement le degré de radioactivité exigé par le gouvernement américain San Bernardino, Salif., 17 (A.P.) — Le chimiste du comté, M.Fred-B.Greusel, a révélé aujourd’hui la découverte d’uranium, en gisement “de quantités encourageantes”.Un bouvier, M.Albert-D- Marshall, a découvert ce métal, vital à la fabrication de la bombe atomique, dans le canton Marshall, près d’ici.Greusel, chimiste en chef au centre d’aviation américaine de San Bernardino, au cours de la guerre, a dit que la première analyse des échantillons pris à trois endroits différents sur la propriété de Marshall, avait révélé “une chaleur non équivoque”.Le métal, a-t-il ajouté, a enregistré 58, ce qui est appro- ximativement le degré de radioactivité requis par le gouvernement américain.Greusel a dit aux journalistes que le gouvernement est intéressé à toute découverte de .2 pour cent de trioxide d’uranium, dans les quantités dépassant les 20 tonnes, et “si les gisements trouvés sur la propriété de Marshall donnent sarsfaction, on en trouvera certainement plus que 20 tonnes.” La Commission d’énergie atomique a appris la nouvelle de cette découverte d’uranium.Un échantillon de dix livres sera expédié à la Commission pour plus amples vérifications.Un grand nombre de prospecteurs ont envahi la région avoisinante.Nouveau comité formé en Europe Paris, 17.(A.P.) — Le Conseil européen de reconversion économique a annoncé, aujourd’hui, qu’un comité formé de représentants de cinq puissances a été nommé pour préparer un projet en vertu duquel les pays qui reçoivent les secours américains çrâce au plan Marshall, pourront commercer entre eux.Selon un communiqué de l’or-canisation pour la coopération économique européenne, des représentants de Grande-Bretagne, de Belgioue, de France, de Norvège et de Grèce ont été choisis pour faire nartie du comité.Ce nouveau comité informera le Conseil des balances de crédit pour les 17 pays qui bénéficient du plan Marshall.L’Organisation pour la coopération économique européenne doit préparer son projet sur le commerce européen pour le 21 septembre.^ ^ Le Dominion indien a son 1er anniversaire Nouvelle-Delhi, 17 (A.P.) — Le Dominion de l’Inde a remercié le président Truman, le généralissime Tchiang Kai-chek et le premier ministre Staline pour les messages de félicitations que ces chefs d’Etat- lui ont adressé à l’occasion du premier anniversaire de sa création, di-manche dernier.Premier défi au gouvernement de Marie Paris, 17 (A.P.) — Le nouveau gouvernement du président du conseil, M.André Marie, a connu son premier défi public aujourd’hui, de la part du travail organisé.Quelque 1500 ouvriers des usines d’aviation ont marché sur les bureaux du ministre des finances, M.Paul Reynaud, pour protester contre le renvoi de 616 employés d’avionneries.une industrie qui a été nationalisée.Les unions non-communistes, aussi bien que les unions communistes, ont pris part à cette manifestation qui a été vite ré- Ïiriraée sans incident par la poke.- — i Quatre arrestations A la suite de l'arrestation de trois hommes et une femme, la police a récupéré hier une somme de 83,000 et une automobile qui avaient été dérobées.M.Verdun Gauthier, qui travaille dans un camp de touriste, remarqua le groupe près*d’une automo* bile américaine et leur donna la chasse jusqu’aux rives du lac.Les bandits plongèrent, mais M.Gauthier les fit sortir de l’eau et les tint en respect à la pointe de son fusil jusqu’à l’arrivée de la police.DEGATS INATTENDUS DkNS CE CADRE BUCOLIQUE ?FsS.- s ‘ • mmsa .Z*.,.Une brève tornade, qui a frappé dernièrement la petite ville de Myrtle, en Ontario, a abattu cet arbre et ce poteau téléphonique tout en respectant un autre arbre voisin.Un résidant de l’endroit monte ici une garde volontaire avec son chien pour faire savoir aux automobilistes que la routa provinciale voisine no 12 est encombrée de lébris et impassable sur une distance d’un mille.Dans la région de Québec Epiceries et boucheries fermées le lundi matin Un gérant de boucherie recevra au moins $50 par semaine — Vacances payées — Nouveau décret ministériel Honneur à un médecin canadien Elu directeur de l'O.M.S., le D< Chisholm avait été sous-ministre de la Santé.Le Dr Brock Chisholm, médecin psychiatre bien connu et ancien sous-ministre de la Santé publique au Canada, vient d’être élu directeur général de l’Organisation mondiale de la santé.Le Dr Chisholm est âgé de 52 ans, il est marié et père de deux enfants.Il est originaire d’Oak-ville, Ontario.Ayant fait partie de l’armée canadienne comme simple soldat au cours de la guerre 1914-13, il s’intéressa toujours, par la suite, à l’armée.C’est ainsi, qu’a-près avoir été reçu médecin, il continua à servir dans la milice canadienne, cherchant à appliquer les méthodes de psychologie à l’entrainement du personnel.Plus tard, après avoir poursuivi des études de psychiatrie aux Etats-Unis et au Canada, il décida de se spécialiser complètement dans ce domaine.Dès le début de la seconde guerre mondiale, il se vit confier d’importantes fonctions au service personnel de l’armée.Puis, on le nomma directeur du Service de santé.Enfin, en 1944, il était nommé sous-ministro de la Santé.Lorsqu’en 1946, les Nations Unies créèrent la Commission intérimaire de l’organisation mondiale de la santé, il en fut nommé le secrétaire général.S«s ÿfées sur le maintien de la paix dans le monde Le Dr Chisholm apporte dans ses nouvelles fonctions un sens des responsabilités acquis par l’étude des pensées les plu* secrètes des hommes, n a la conviction profonde que les médecins de l’âme humaine peuvent faire beaucoup pour y implanter les concepts de la paix.H est d’avis que le maintien de la paix dans le monde repose sur trois choses.Le Dr Chisholm soutient qu’il faut: 1* affranchir les hommes de cette névrose collective infligée par des complexes d’infériorité, de culpabilité, et de crainte, qu’on appelle communément “tares”; 2° donner aux hommes une impression de sécurité; et 3* leur procurer un niveau de vie convenable.Un bon point pour la pofte* M.Charles C.Carey, de Buffalo, N.Y., n’était pas satisfait de l’accueil que la ville de Montréal lui avait réservé depuis son arrivée en vacances.En effet, laissant sa voiture, fermée à clé, au coin des rues Sherbroke et Hutchison, le touriste eut la désagréable surprise de constater qu’elle avait été visitée en son absence et que par ailleurs les visiteurs s’étaient emparés de $250 en marchandises ainsi que de divers objets per.sonnels.L* police fut alertée et M.Garer déclara qu’il en avait assez et repartait sur-le-champ aux Etats-Unis.Quelle ne fut pas sa sur-prise au moment de passer la frontière, d’apprendre que les marchandises et objets qui lui avaient été dérobés avaient été récupérés en un temps record de 40 minutes par nos policiers.M.Carey fit demi-totir et a finalement décidé de prolonger son séjour dans notre ville.Les auteurs de ce revirement d’opinion et de l’arrestation des bandits sont les détectives André Thuot, James Croghan et Laurent Sauvé.Statue de Mgr Richard Rogersville.N.B., 17 (CP.) — Uns foula dépassant las 15,000 per-sonnaa s’est réuni* Ici dimanche dernier, pour esaister au dévoilement d’une atatu* érigée en l’hcnneur de feu Mgr Marcel-François Richard, fondateur de Rogersvlll* et bienfaiteur des Acadiens.Un* messe a été célébrée par le R.P.Oliver Herbert, S.J., au-dessus du tombeau de Mgr Richard, situé au sanctuaire national de l’Assomption.Québec, 17 — Un arrêté en conseil en date du 12 août modifie le décret relatif au commerce et à l’alimentation au détail dans la région de Québec.Le décret nouveau s’applique aux cités de Québec, Lévis et Sil-lery, aux villes de Québec-ouest et Lauzon et à la municipalité de Giffard.La semaine régulière de travail dans les établissements assujettis au présent décret est de 51%, réparties comme suit: 1) Le lundi: de 1 h.de l’après-midi à 6 b.du soir; 2) Les mardi, mercredi, jeudi et samedi: de 8 h.du matin à 6 h.du soir; 3) Le vendredi: de 8 h.du matin à 10 h.du soir.Tout travail exécuté par un salarié en dehors de 51% heures de travail par semaine ou en dehors des heures de travail mentionnées plus haut est considéré comme travail supplémentaire et doit être rémunéré en conséquence.Un salarié remplissant les (Par la Canadian Press), — Maigri la levée de l’embargo sur l’exportation du bétail vers les Etats-Unis, on ne relève «pas encore d’augmentation du prix de détail de la viande.Il faudrait pour cela que les compagnies de salaison augmentent leur j»rix de gros.Les grosses maisons de salaison annoncent que le marché est encore trop instable pour augmenter les prix.L’une des plus importante compagnies a déclaré qu’elle n’augmenterait rien avant un jour ou deux.Naturellement les acheteurs américains ont envahi hier le marché canadien et ont passé de* marchés avec les fermiers Accidents mortels Trois personnes succombent à leurs blessures ^ - A la suite de différentes blessures reçues lors de récents accidents trois personnes sont mortes dans des hôpitaux de la ville.Il s’agit de M.Charles R.Bennet, 68 ans, 4721 rue Wellington, qui s’était infligé de ?Taves brûlures en allumant un ourneau à pétrole.Ce dernier éclata et M.Bennet fut transporté à l’hôpital Général où il se trouvait depuis le 31 juillet.Par ailleurs M.René Collard, 33 ans, est mort hier à l’hôpital Saint-Luc à la suite des blessures qu’il a reçues après avoir été renversé par un autobus de !• Laval Transport.La victime était domiciliée au no 2031 de la rue DeMontigny.Enfin, Alex Ta-mashenki, 771, 13ème avenue, à Lachine, est mort des suites d’une chute qu’il fit pendant son travail à la Steel Company.M.Roméo Boisvert, 42 ans.974 rue Sainte-Elizabeth, a été transporté à l’hôpital hier soir peu avant minuit après que son véhicule eut été tamponné par une autre voiture à l’angle de l’avenue Girpuard et de la Côte Saint-Antoiffè.fonctions de gérant dans une boucherie doit être payé au moins $50 par semaine, et dans une épicerie au moins $45 par semaine dans les villes de Québec, Sillery, Québec-ouest et dons la municipalité de Giffard.Les mêmes personnes devront recevoir au moins $30 par se-nuine pour 51% heures de travail dans les villes de Lévis et de Lauzon.L’arrêté en conseil fixe aussi le salaire des livreurs et des commis.Un commis de boucherie touchera au moins $45 par semaine dans les limites de Québec, SiÜery, Québec-ouest et Giffard et un commis d’épicerie en charge d’une section sera payé au moins $40 par semaine.Tout salarié dans ces établissements, ayant sept années de services continus ou plus, pour le compte du même employeur ou dans le même établissement, aura droit à une semaine additionnelle de vacances payées, au taux de son salaire régulier.canadiens bien que ceux-ci demandaient jusqu'à 10 cents de §lus que la semaine dernière.ien que les prix de détail soient encore inchangés, on enregistre dans certains endroits de l’Qnta-rio une légère augmentation chez le« bouchers cependant qu’un petit nombre de restaurants auraient augmenté de 5 sous le prix des sandwiches à la viande.Certains bouchers déclarent que l’augmentation ne viendra pas avant la fin de cette semaine.D’autres assurent que les consommateurs feront la grève et achèteront de moins en moins, ce qu’ils ont d’ailleurs déjà commencé à faire.Mission anglaise an Canada Doux* expert* vont venir bientôt pour promouvoir nos importations de l'Angleterre.Ottaws, 17 (C.P.) — Une mission britannique viendra de Londres le 27 août pour une visite de 7 semaines au Canada.Les 12 membres de cette mission sont particulièrement intéressés de trouver chez nous un marché pour certains produits de l’industrie lourde britannique; ils doivent chercher à faciliter le commerce entre nos deux pays et à nous conseiller sur les méthodes les meilleures d’acheter un plu* grand nombre de produits en Grande-Bretagne.Cette mission sera à Montréal le 27 août, et à Ottawa le 29; puis elle retournera à Montreal pour quelques jours, après quoi elle ira à Toronto à Sudbury, à Winnipeg, à Régina, à Calgary, à Victoria, à Vancouver, à Edmonton, à Ottawa encore pour revenir à Montréal du 8 au 10 octobre, puis se diriger à Québec.à Halifax et A St-JeaB, N.B., d’ou elle se rembarquera vers ses îles originaires après le 16 octobre.Etonnante ’ guérison Le cas d'une incurable qui aurait été soudainement guérie après un pèlerinage au Cap-de-la-Madeleine, dimanche.( Portneuf, 17.(D.N.C.) — Un* jeune fille de vingt-cinq ans, Isabelle Naud, a été guérie soudainement d’un mal, Qui semblait incurable, dimanche soir, au retour d’un pèlerinage au sanctuaire marial du Cap-de-la-Madelei-ne.Elle venait de pénétrer en chaise roulante dans sa chambre, à la demeure de ses parents, M.et Mme Emile Naud, du village de Portneuf, quand elle s’est levée de cette chaise et s’est rendue en marchant à la rencontre des siens réunis dans une pièce voisine.Elle se transportait dans cette chaise depuis cinq ans et était impotente depuis 1939.La nouvelle de cette guérison étonnante s’est répandue comme une traînée de poudre dans Portneuf et, le soir même, quatre cents visiteurs se sont rendus à la demeure de la famille Naud pour y féliciter la jeune fille quî les accueillait elle-même à la porte en lançant des cris de joie et en remerciant tout haut la bonne Sainte-Vierge.Nous avons rencontré, hier après-midi, celle que tout son entourage appelle “la miraculée”.Elle était débordante de vie et d’esprit."Au pèlerinage de l’Assomption, nous dit-elle, j’ai demandé à la Vierge du Cap de me placer dans l’état où je pourrais mieux la faire connaître et la faire aimer.Quand le prêtre a imposé le Saint-Sacrement sur ma tête, à la bénédiction des infirmes, j’ai éprouvé tout de suite du mieux; Je me suis sentie plus forte.Au retour, en passant devant le sanctuaire, J’ai éprouvé le désir d’y entrer, mais je n’ai pu le faire.“Après quoi, mon père m’a transportée en automobile jusqu’ici.On a monté ma chaise roulante dans la maison et on m’y a assise comme d’habitude.J’ai bientôt regagné ma chambre dans ma chaise roulante.Tout à coup, j’ai senti que j’avais la force de marcher et je me suis rendue en marchant rencontrer mes parents dans la pièce voisine.” Hkr encore, des centaines de personnes ont afflue à la demeure de M.et Mme Naud, pour constater ce qu’on leur avait raconté.Les larmes aux yeux, hommes et femmes du village ont eu de la peine — et c’était très visible — à croire ce qu’ils voyaient.Les voisins, qui avaient vu durant des années la frêle malade 1 rainer sa peine sur des béquilles d’abord, en chaise roulante ensuite, arrivaient en remerciant à haute voix la thaumaturge du Cap-de-la-Madeleine.Le médecin de famiHe Le Dr Maurice Hudon, du village de Portneuf, que nous avons rencontré à son bureau, a formulé l’étonnement des hommes de science devant cette guérison si soudaine et si incroyable.Il a précisé que la jeune Isabelle Naud était tombée d’un escabeau sur une table en 1939 et avait subi là une déviation de la colonne vertébrale.La tuberculose des os s’est déclarée dans la hanche et le même mal a paru affecter la colonne vertébrale.La malade s’est appuyée sur des béquilles d’abord, puis, au bout de quelques mois, comme le mal empirait, il a fallu l’asseoir sur une chaise roulante qu’elle n’a pu de sa propre initiative quitter durant cinq ans.Depuis six ou sept ans, Isabelle Naud portait un corset de celluloïd très rigide pour l’empêcher de courber davantage.Une épaule était beaucoup plus basse que l’autre et une jambe, assure le Dr Hudon, avait au moins trois pouces de moins que l’autre.L’ex-malade, que nous avons rencontrée hier, avait les deux épaules à la même hauteur et les deux jambes de la même longueur.Elle marchait d’un pas assuré, mais comma si alla avait eu lea pieds ronde; oe qui m Le prix de la viande ne sera pas augmenté avant 2 jours 4 Sokolovsky serait limogé par Moscou On le remplacerait par le maréchal Konstantin Rokossoksky — Ordre russe d'engranger la moisson allemande tout de suite, même non mûre — Frontière fortifiée Berlin, 17 (A.P.) — La rumeur continue de courir à Berlin que le gouverneur militaire russe en-Allemagne, le maréchal Vassily D.Sokolovsky, a été remplacé ou tout au moins rejeté dans l’ombre par un autre personnage qui aura la tâche directe d’assurer le succès des entreprises soviétiques en territoire occupé.Le journal libéral-démocrate Jfon-tags-Echo, publié dans le secteur britannique de garnison, mentionne même le maréchal Konstantin W.Rokossoksky comme celui qui serait appelé à remplacer éventuellement Sckolovsky.Rokossoksky aurait particulièrement pour besogne de regrouper et centraliser le bloc des partis allemands de gauche sous contrôle communiste, ou parti de l’unité- socialiste.Le journal en question ajoute que Moscou n’ose pas limoger dès maintenant le gouverneur soviétique actuel, pour raisons de prestige et parce que la crise présente à Berlin n’est pas encore réglée.# * * Berlin, 17 (A.P.) — Le journal allemand “Telegraf”, publié sous permis britannique, affirme que les autorités russes ont interdit l’accès d’une région voisine de Salzwedel, sur la frontière de leur zone d’occupation en Allemagne et de la zone an- Slaise et qu’elles y ont installé es appareils de lancement pour bombes-robots.Aucune autre source n’ayant coùfirmé cette nouvelle, on croit comprendre qu’il s’agit des grandes manoeuvres d’été que les occupants soviétiques tiennent en ce moment.Précédemment, le même journal avait assuré, sur la foi de témoins allemands, que les Russes sont en train de construire des tranchées le long de la frontière inter-zone, * * * Berlin, 17 (Reuter) — Au dire des autorités britanniques, les Russes ont ordonné aux fermiers allemands de leur zone d’occupation d’engranger immédiatement leurs récoltes, que celles-ci soient mûres ou non.On ajoute que la tâche de la moisson est poursuivie même durant la nuit.Les occupants anglais estiment qu’il s’agit là de la réalisation pratique du projet que les Soviets ont formé d’offrir bientôt de nourrir eux-mêmes toute la ville de Berlin.» * * Herren Chiemsee, Allemagne, 17 (Reuter) — Le projel de constitution pour le futur Etat de l’Allemagne de l’ouest, comprend, selon l’agence de nouvelles Dena, sous contrôle américain, les points suivants: 1.Un conseil d’Etat, ayant pleins pouvoirs législatifs; 2.L’obligation à un vote unanime de toute mesure concernant toute l’étendue de cet Etat; 3.L’élection par le conseil du président dç l’Etat, avec deuxième et troisième tour de scrutin si nécessaire.L'augmentation des taux de fret Une commission royale d'enquête serait formée Sept provinces s'opposent à l'augmentation des taux de fret, réclamée par l'Association des chemins de fer du Canada Winnipeg, 17.(C.P.) — Les représentants des quatre provinces de l’ouest du Canada ainsi que des trois provinces Maritimes étudient aujourd’hui des pians pour la continuation des taux de fret des chemins de fer.Leur réunion de trois jours, dont l’ouverture a eu lieu hier, est en pleine activité, aujourd’hui, alors que le Québec et l’Ontario sont les deux seules provinces à ne pas y être représentées.Leur programme recommande une lutte en trois points contre ces augmentations: la marche à suivre dans la continuation de l’appel contre l’augmentation de 21% du mois de mars dernier; la procédure à suivre au cas où le gouvernement fédéral nommerait une commission royale afin de faire enquête sur la structure des taux de fret; et l’opposition à l’augmentation de 20% qui est maintenant réclamée par l’Asso- ciation des chemins de fer du Canada.Cette association avait déjà ré clamé une augmentation de 30% dans les taux de fret, en octobre 1946, ce qui amena la querelle qui dure déjà depuis deux ans La Commission du Transpor avait accordé à l’Associatioi’ une augmentation de 21% ai mois de mars dernier.Et c’es' alors que toutes les province: sauf Québec et Ontario, avaien protesté.Depuis ce temps, l’A; sociation a réclamé une nouvel! augmentation de 20%, à la suil d’une augmentation de salai: .• générale de 17 cents de l’heur accordée aux cheminots, le 2 juillet dernier.Les provinces ont déjà di mandé qu’une commission roy: le soit nommée afin d’enquête, sur la question des taux de fr< mettant aux prises sept provir.ces et l’Association des Chemi: de Fer du Canada.Le différend du tramway à l'étude C’est aujourd’hui que la Commission des relations ouvrières de la province de Québec doit prendre connaissance du différend entre unions qui a fait planer plusieurs rumeurs contradictoires sur la possibilité d’une grève du tramway, depuis quelque temps.Comme l’on sait, M.Paul-Emile Marouette tente d’implanter une union particulière qui grouperait les chauffeurs d’autobus qui sont déjà représentés, avec les conducteurs de tramways, par la Fraternité canadienne des employés de tramways.La Fraternité s’oppose à la formation de cette union premièrement parce qu’elle prétend représenter les deux groupes d’employés depuis plusieurs années et elle affirme aussi que cette division met en danger les droits de séniorité des employés.L’on sait par ailleurs que la Fraternité convoquera une assemblée de ses membres immédiatement après la décision de la Commission des relations ouvrières.Conférence annuelle d'employés civils Ottawa, 17 (C.P.) — Les employés civils des Etats-Unis, du Brésil, de Grande-Bretagne et de Chine se réuniront ici le 3 octobre prochain, lors de la 40e conférence annuelle de l’Association des employés civils des Etats-Unis et du Canada.luit chez tous les convales-s après un stage au lit ou un enfant qui marche de-quelques semaines à peine, xrant sa maladie, Isabelle d a eu de plus de nombreu-ilaies qui se succédaient par es.qui l’ont fait souffrir mément et qui sont toutes arues maintenant.(s spécialistes qu>> *.a.c?Hr* sa maladie, ont traité Mlle d, sont les Drs Lachance, lot et Rainville, de Québec, arason, de Montréal.«is l’ont considérée comme „„ rappelons au lecteur seule l’Eglise possède le Accusations contre une délégation indonésienne Le gouvernement’des Indes néerlandaises soutient que cette délégation fait le commerce de l’opium.Batavia, Java, 17 (Reuter) -Le gouvernement des Indes néerlandaises a accusé aujourd’hi: les membres de la délégation d la République indonésienne qi: a entamé des pourparlers d1 paix, de “vendre des quantiti considérables” d’opium, afin c faire monter les débenturc étrangères de la République.Selon un communiqué d gouvernement, les différents m nistres des Finances qui se sor succédé au gouvernement répr blicain sont accusés d’avoir “r< gulariser” les ventes d’opiu: entre Jogjakarta, la capitale d la république, çj Batavia et 1.Malaisie.Le gouvernement a aussi ai noncé l’arrestation de Bade MuAarto Notowidogdo, par 1 police de Batavia, le 10 aof derrlkr, comme il se préparait nrendre l’avion du comité dt bons offices des Nations Unie en direction de Jogjakarta.11 transportait, soutient-on, des d< cuments révélanj la présent d’approvisionnements considt râbles d’opium.Au cours de l’occupation j ponaise, Notowidogdo était 1 1 chef du monopole de l’opiur Les enquêtes oui ont suivi l’a restation de Notowidogdo oi révélé que 22 tonnes d’opim avaient été envoyées à Jogjaka ta, après la capitulation japc naise.a révélé le communiqué.Environ 17 tonnes de cet! drogue avaient été “exposées et vendues sur les ordres de l’ai cien ministre des finances d gouvernement républicain, le E A.Maramis.Le communiqué ajouté encore que c’était là ut violation des règlements inte nationaux.L'opium a été tran porté par navire et par avion c Java en Malaisie où onàl’a ver du pour $450 dollars le kHr gramme (environ $104 Mere' / > < + MwHL>c ^c/Alt\t>4 CARNET MONDAIN MORIN.BROSSEAU A St-Germain d’Outremont, ré-remment, a eu Heu le mariage de Mlle Madeleine-France Brosseau, fille de M.Thomas Brosseau.décédé, et de Mme Brossau, avec M.Gaston-D.Morin, füs de M.Octave Morin, et de Mme Morin, décédée.La bénédiction nuptiale leur a été donnée par M.l’abbé Itichard Brosseau, frère de la mariée.M.Jacques Brosseau accompagnait sa soeur et M.Morin était le témoin de son fils.A l'issue de la cérémonie religieuse, il y a eu réception, puis les nouveaux époux sont partis en voyage dans les Laurentides.grand âilence noix (L'Apostolat, novembre 1947.) Bien que peu d'êtres vivants soient ennemis de la lumière, les hommes tout spécialement ne peuvenl s’en passer, et quand ils n’en ont plus ils s’en créent.Lu- mière, azur, ces mots ont un charme particulier pour les habitants du Nord, car les saisons, ici, sont moins une question de froid ou de chaleur qu’une question d’abondance ou de rareté de lumière.La nuit s’en vient! DEPLACEMENTS M.et Mme Adrien Robitaille et Mlle Thérèse Audet ont passé la dernière semaine au Clarey’s Bayside House, à Mallette Bay, pres de Burlington, dans le Vermont, sur les bords du lac Champlain.Ils ont aussi visité les localités voisines de Winooski, Essex, Colchester et Mill-town.* Ÿ * M.et Mme J.-M.-A.Larivièrc, en route pour Gaspé, ont fait un court séiour à Québec.* * * Mme Léo Asselin et son fils Pierre sont actuellement en vacances chez sa soeur.Mme Joseph Daigle, de Burbank, Cal.$ # jÿ M.et Mme J.Thomas Coonan sont de retour à Montréal après un séjour de deux semaines à Notre-Dame du Portage, et ont été les Invités de M.et de Mme Frank Bussière de Québec, en fin de semaine.* * * M.Edmond Asselin, d’Ottawa, et sa femme, Joy Thomson, ont pasrsé la fin de semaine à Bromp-tonville, les invités de Mme J.-0.Asselin, leur mère et belle-mère.* * Ÿ Les derniers jours d’août nous apportent les premières neiges et quand le bateau annuel, au début de septembre, atteint nos parages .il trouve bien souvent Pond Inlet sous son manteau blanc.L'arrivée du bateau, c’est le Nouvel An pour nous; c’est l’époque du courrier, de l’unique courrier de l’année, qui nous donne des nouvelles de tous ceux qui nous sont chers.Après quelques heures fiévreuses — une journée tout au plus — occupées au déchargement, le cargo a bien hâte de reprendre la direction du Sud.Au revoir, à l’année prochaine! Le mois d’octobre, aux températures déjà basses, va nous emprisonner dans la glace.La mer elle-même devient captive du froid et sera dès la fin de ce mois la grande route du Nord.Les Equimaux, sur leurs traîneaux à chiens, la sillonneront en tout sens, sans le moindre souci des masses d'eau qu’ils auront sous les pieds.Depuis bien des semaines déjà les oiseaux migrateurs ont fui à tire d’ailes les premières bourrasques de neige.Et voici que maintenant le soleil aussi a peur am M.et Mme Léonce Plante sont rentréi d’un séjour d’un mois à Cape Cod- * * * Mme James Brown passe quelque temps à Oka, l’invitée de sa fille et ne son gendre, M.et Mme Denis Harbor, de New-York.* * ¥ Mme Walter-G.Grose est re-venue de Trout Lake; où elle a passé dix jours, l’invitée de Mlle Gwendoline Desjardins.¥ ¥ ¥ Mlles Anna et Claire Dubé font un séjour à Québec, les invitées de M.et de Mme Henri Bray.* * * Mlle Patricia Coonan passe quelque temps à Québec, linvi-tée 4* sa tante, Mme J.Turcot.* * * M.et Mme Robert Kirotiac sont retournés dans la vieille capitale, après un court séjour i Mi ‘ ‘ lontréal.¥ ¥ ¥ Mme Serge-Réal Comtois de Québec et sa fille, Louise, font actuellement un séjour à Montréal.¥ ¥ ¥ Mme A.Delcourt et ses filles, Marie-Paul et Suzanne, ainsi que _________________ que Mlle Marquis, de Cartierville, ae,‘ font un séjour de quelques semaines à La Malbaie.de l’hiver arctique et nous abandonne graduellement, descendant sous l’horizon à la vitesse de vingt minutes par jour.Au début de novembre, il ne fait plus que dorer le sommet des pics de By-lot; il ne nous reste que quelques heures de jour.Vers le 15, nous n’avons plus qu’une faible lueur de crépuscule vers midi.Impossible désormais de se passer de la lampe, qui doit continuellement rester allumée.La nuit arctique va devenir de plus en plus noire jusqu’à Noël.On a l’impression que le monde se meurt, et qu’il n’y a plus, en fait de vivants sur une terre de ténèbres, que ceux avec qui nous sommes chaque jour.Un hiver noir Comment vous décrire cette nuit polaire?Il n’y a pas grand-chose à décrire puisqu’il s’agit de la nuit, et que la couleur amplement prédominante est le noir! Pond Inlet, qui se trouve près du 73e degré de latitude, à 450 milles à vol d’oiseau au nord du Cercle polaire, compte environ trois mois de cette nuit, 92 jours pendant lesquels le soleil se trouve en permanence en-dessous de l’horizon.Cette nuit arctique n’est pas la “nuit noire” continuelle durant trois mois, car même en son plus fort.11 existe tou jours quelque différence entre les heures du jour et celles de la liai, s’il nuit.Vers midi, s’il fait beau, il reste toujours une certaine lumière, étrange lumière.provenant en grande partie de l’abondance de la neige qui couvre le sol, et équivalente à celle d’un beau clair de lune.Si le ciel est couvert ou qu’il fasse mauvais temps, qu’il neige, par exemple, c’est alors la nuit complète continuelle et vous ne voyez pas à vos pieds, même A midi, le trou de neige où vous tombez, vous ne savez pas si le terrain monte ou descend, et la lampe vous est indispensable dehors si vous ne voulez pas trébu- cher à tout instant.A l’intérieur de la maison, la lampe doit continuellement rester allumée, même à midi, durant 75 ou 80 jours de sutte, et davantage s’il fait mauvais.D’ailleurs, telle qu’elle esj, même dans les beaux jours, là nuit polaire est assez noire pour nos désirs, et l’on est heureux d’apercevoir parfois à l’horizon sud cette ligne rougeâtre qui nous dit que le soleil existe encore et qu’il illumine de ses rayons tous ceux que nous aimons.Compagnon de Dieu La nuit arctique est déprimante, à la longue, et rester trop longtemps à l’intérieur fatiguerait vite les nerfs.Mais les beaux jours calmes vous invitent à faire uelques promenades ‘au clair p milles et des milles sans rencon trer le plus petit être vivant.C’est l’immensité silencieuse où vous vous sentez tout près de Dieu.Rien n’est impressionnant comme ce paysage polaire de là nuit arctique, avec ces hautes là montagnes grises, déchiquetées par les glaciers et les tempêtès, au flanc desquelles les dernières bourrasques ont collé des paquets de neige.Sur les glaciers qui descendent des hauteurs de longues traînées de roches récemment arrachées aux montagnes disent la formidable puissance de destruction de ces fleuves de glaces, à la marche lente mais irrésistible.Le silence, qui n’est rompu que par le craquement de la neige sous vos pas, ajoute à cet ensemble un cachet de mystérieuse grandeur et beauté qui vous donne le frisson.Mais le ciel au-dessus de vous est le plus souvent éclatant.Qui pourrait dire la beauté de ce ciel de îa nuit arctique, brillant de toute la lueur de milliers d’étoiles, ou embrasé par les aurores boréales! Oui, ici surtout, Seigneur, Tes cieu\ chantent votre gloire”! L’homme se sent petit devant le décor de cette nature, et les tombes, — nombreuses aux environs de Pond Inlet — de baleiniers ou d’explorateurs, vous disent qu’il a bien souvent été vaincu dans sa lutte avec le Nord.La date vie esquimaude Ces pauvres et chers Esqui maux, ils mènent pendant la pé- riode de nuit une bien dure vie parfois.Aux beaux jours, l’Esquimau peut encore visiter ses pièges à renards, ou bien passer des heures immobile par des froids de 40 & 50 sous zéro, et penché au-dessus de ‘T’iglou” pour guetter la venue du phoque.Mais voici que la poudrerie fait rage durant des jours et des : Ti .Jours: Impossible de sortir, on ne voit rien à deux pas.C’est alors la longue journée triste et ennuyée de l’iglou refroidi.Les enfants peut-être ont faim et pleurent.L’huile de phoque disparaît vite dans les lampes de pierre, la mousse qui y brûle ne donne plus qu’une lumière vacillante, et tout Esquimau a horreur de l’obscurité; tant qu’il restera un peu de gras de phoque, la lampe sera allumée, même pendant les heures de la nuit, quand tout le monde dort.Messe» des iglou» païens Pour le raissionnafre, cette période de nuit est la plus propice pour la visite des camps.Le chasseur n’est absent de sa demeure que durant quelques heures chaque jour, et les veillées sont interminables.C’est donc pour nous le meilleur moment d’entrer en communication avec eux et de leur parler un peu de ' * U * leur Ame.Le lendemain, nous ï.lïmfamp'Ctst taimep LL' Z'E^/ùi: , frfu.•.-«.Iri I* AU» J On a prit beaucoup de soins à Toronto pour confectionner la copie de la mariée de la Princesse Elisabeth qui sera exhibée lors de (’Exposition Nationale de Toronto.offrons le saint Sacrifice sous le toit de neige.Pauvres messes des iglous païens, où l’assistanct n’est pas toujours recueillie, bien que respectueuse ordinairement, Le Bon Dieu, qui est né à Bethléem, n’est pas plus diffjcilé qu’autrefois, et il retrouve un* pauvreté pire encore peut-être, au milieu de tous ces déchets, avec des âmes trop souvent soui l’emprise du démon.La dépression nerveuse causée par la nuit arctique est pour beaucoup, au dire de certains, dans cette indifférence religieuse.\oici le jour qui sonne! Avec les derniers jours de janvier la lumière réapparaît, *1 vous pouvez, en mettant la table tout près de la fenêtre, prendre votre repas de midi sans lampe, pour vous donner l’illusion du soleil revenu.murmure des ruisseaux coulant à flots sur les cailloux.Du Sud, les oiseaux migrateurs; moineaux, canards, mouettes, plu- viers, arrivent en foule apporter .in ' Et le 5 février, vous monterez sur les collines environnantes, le soleil, tout là-bas, à l’horizon sud, vous laissera apercevoir la moitié de son globe pendant quelques minutes.Désormais le soleil va “s’élancer tout joyeux, comme un géant, pour fournir «a carrière”, montant dans le ciel à la vitesse de 20 minutes rie pins chaque jour.Il va rapidement reprendre tous ses droits, et sa réverbération sur la neige produira bientôt une lumière si brillante que les yeux n’en pourront plus supporter l’acuité; les lune! tes noires ou vertes deviennent indispensables si l’on ne veut pas goûter au mal de neige.Maintenant c’est le tour des ténèbres de disparaître.Vers le vingt avril, vous pourriez lire votre journal à minuit, s’il vous était donné de trouver votre courrier chaque matin.A partir du début de mai, le soleil n« descendra plus sous l’horizon, mais restera toujours en vue, passant successivement par tous les points cardinaux.Son cercle se rétrécira de plus en plus dans le ciel jusqu’au 52 juin, date à laquelle il reprendra le chemin du retour.Mais depuis mai jusqu’à août, la différence n’existe plus entre Ips heures du jour et celles de la nuit.Rien de plus Intéressant que cette période de soleil, et point monotone du tout.Avec ses rayons, le soieil vous envoie aussi un peu de ses calories.Oh! bien peu encore, et il n’aura définitivement raison de la neige, autour du poste, qu’en fin de juin ou en juillet.La glace de la mer résistera à son action, combinée avec celle des vents et des marées jusqu’en fin de juillet.D’ailleurs, durant quelques jours de ce mois de juillet nous aurons la visite de la neige ou de la gelée, pour bien marquer que sa majesté l’hiver est maître de ces contrées.la vie et la gaieté à nos solitudes.Et tout ce peuple de migrateurs est fiévreusement actif à bâtir la demeure où piailleront bientôt une demi-douzaine de petits becs avides de nourriture et de vie.Toute cette jeunesse à son tour se hâtera de se fortifier les ailes pour fuir au plus tôt son pays natal et franchir d’immenses distances.Car tous ces moineaux qui voltigent joyeux et chantent au grand soleil se retrouveront réunis à l’automne à l’autre bout du monde, tout aux confins de l’Amérique du Sud, sous le cercle polaire antarctique.Avec la nature, l’homme aussi se sent revivre en ces beaux jours de court été.Il fait si bon alors, au grand soleil, oublier l’air lourd et enfermé des longs mois de casernement A l’intérieur! Etienne DANIELO, O.M.I.(L Apostolat) BRODERIES ET TRAVAUX A L’AIGUILLE Montréal possède le quasi-monopole des broderies décoratives et des travaux à l’aiguille qui ornementent robes et costumes de la Canadienne, a déclaré M.M.Lippman, président de l’As sociation locale des fabricants d’accessoires dans le domaine féminin, à un déjeuner mensuel du Montreal Fashion Industries.M.Lippman fait remarquer que les experts du travail A l’aiguille — plus de 1000 employés répartis dans 72 ateliers pour Montréal seulement — collaborent très étroitement avec toutes les industries connexes.Après avoir fait l’histoire des accessoires et de la broderie à travers les âges, le conférencier assure que les experts ne se contentent pas de créer des modèles et des motifs — demeurés à peu près les mêmes dans les temps modernes — et qui font valoir le style de chaque robe, mais qu’ils appliquent aussi leur art à la confection des blouses, de la fine lingerie, des bas, des costumes de jeux, des vêtements d’enfants, des sacs à main, des chaussures et en fait, à tout ce qu’une femme bien mise peut porter, de la tête aux pieds.Les membres de la F.A.M.A., combinent la haute qualité du travail artisanal européen et l’efficacité de la production américaine en série, le tout adapté au goût et aux exi- apté au gi gences de la Canadienne.M.Li jppman souligne le fait que la main-d’oeuvre, ici à Montréal, est recrutée parmi les petites Ca-françaises pour la nadiennes grande majorité, soit 95% et qu’elles sont particulièrement douées pour ce genre de travail.Quelques-uns de ces fabricants de travaux à l’aiguille et de broderie, note encore le conférencier, concentrent surtout leurs efforts à la recherche de l’originalité.Il y a quelque temps, l’u* ne d’entre elles a reproduit sans erreur le dessin compliqué des creée broderies d’une robe créée par la célèbre maison anglaise Moly-neux pour la reine Elisabeth.Questionné sur les tendances de la mode dans ce domaine pour les prochaines saisons, M.Lippman assure que la broderie sera très en vogue mais employée plus discrètement et plus sobrement que les années passées.Les fils métalliques d’aluminium auront gain de cause et sont très décoratifs, ainsi que la broderie fî.LA MODE DU JOUR ton sur ton.Les fabricants d’accessoires féminins jouent décidément un rôle essentiel dans la création des modes, de conclure M.Lippman.et seule l’imagination peut limiter la portée du travail des experts.M.Gerry Levitan, un des directeurs du Montreal Fashion In- dustries, a présenté le conféren cier à ce dej jeûner de presse tenu en l’hôtel La Smile, hier midi.R^P.Les Guides en congrès La vie sur nos déserts Voici enfin que le sol laisse sa iche.On goûte un fourrure blanc! vrai bonheur à revoir cette bonne terre, qui est un peu de la famille humaine, puisque nous sommes poussière et que nous retournerons en poussière.La nature, après son long ensevelissement, va renaître avec une exubérance et une rapidité foudroyantes, sachant bien qu’elle n’a que quelques semaines pour semer la vie sur nos déserts.Entre toutes les roches, de minuscules fleurs aux couleurs voyantes éclosent, grandissent et Un* commençante pourrait tailler •t coudre ce modèle qui se tait en I* disant: deux pièces à tailler seulement.Le patron No 9254 est offert pour les teilles 12, 14.16.18, 20.La grandeur 16 requiert 3 verges et 1 huitième d'un tissu de 35 pouces de largeur.Ce patron est en vente an prix de .30 au Service des patrons."Le Devoir".430 osL rue Notre-Dame.On doit faire lee commandes par écrit en ayant soin d’inclure un bon de poète ou un mandat do messagerie de .30 Aucun timbre n'est accepté.Ecrire claé rement.nom.admise, numéro de district posted, le numéro du patron et la meurent en quelques jours.De grandeur exacte désirée.Ces patrons tout côté, c’est l’interminable M sont pas échangeable*.Cooperstown, N.-Y.(P.C.) — Vingt-six nations sont représentées au congrès mondial des Guides et éclaireuses qui se tient actuellement dans la ville américaine de Cooperstown.Sous 40 tentes, 50 guides du Canada, du Brésil et des Etats-Unis, toutes âgées de 16 à 21 ans, hôtes d’honneur du congtès, apprennent à vivre dans un esprit d’unité internationale en dépit des langages différents.Elles se sont tout de suite liées d’amitié.La linguiste internationale du camp est Maria Thérésa Outra, de Sao Paulo.Elle parle le portugais, sa langue natale, s’en tire assez bien avec l’anglais en-compagnie des compagnes américaines, et parle couramment, le français qu’elle apprit à Paris dans son enfance; elle peut donc causer souvent avec Blanche Houle, des Trois-Rivières, P.Q.Une guide canadienne donne ses impressions sur les Brésiliennes: “Elles sont des cuisinières merveilleuses et.si gaies.Leur musique et leurs chansons, leurs numéros de guitare et de danse, exécutés avec les costumes nationaux, sont parmi les attractions les plus appréciées des feux de camp si populaires.Toutes les guides ont appris quelques mots de portugais et la note d’au monis une chansons brésilienne.Tricots pour toute la famille Cours mon aiguille.dans la laine, la belle laine qui fera des bas, des gants, des gilets, des chandails et même des belles mitaines à carreaux, pour l’hiver qui vient.Pour toute la famille.75 modèles.Explications en français.50 cts seulement.Centre social de Claire-Yallée, Saint-Sylvère (Nicolet), P.Q.Le Service de santé parle à Montréal Ce sera bientôt la réouverture des écoles.Chaque enfant doit jouir d’une santé aussi parfaite que possible pour profiter de see études.C’est dans la mesure où il aura tous ses atouts en main, que l’élève réussira en classe et pourra acquérir toutes les connaissances nécessaires pour gagner sa vje demain.Vos enfants ont-ils une .bonne vue?N’ont-ils pas l’ouïe défectueuse?Ont-ils des végétations adénoïdes ou des amygdales hypertrophiées qui nuisent à leur respiration?N’ont-ils pas, des dents ca- riées?Et leur état général est »__________________gen_________ il satisfaisant?Un défaut physique laissé sans correction ou une maladie qui n’est ^as traitée, c’est une pierre _ choppement pour les études.Les parents seraient donc bien avisés, s’ils s’occupaient tout de suite de voir le médecin, le spécialiste ou le dentiste.Pourquoi attendre?Chaque année, la santé en mauvais état fait perdre des milliers d’heures aux élèves.Pourquoi ne pas prévenir cette perte de temps?Que les parents y pensent avant la rentrée des éleves.Ce geste s'impose à tous les pères et mères de famille qui sont conscients de leurs obligations.A table *(e decret des bons plats Camp-école des Guides catholiques Les guides catholiques de Montréal tiennent actuellement un camp-école pour la formation de leurs chefs.C’est le premier camp du genre à Montréal et il réunit au lac des Iles, à St-Emile de Montcalm, 150 cheftaines et adjointes appartenant respectivement à la section des jeannettes, des guides et des guides aînées.Chaque section suit un programme particulier.Prennent part à ce camp de la Fédération des guides catholiques du diocèse de Montréal: 72 chefs de la section des guides; 40 chefs de la section des guides ainées et 30 chefs de la section de jeannettes.Les chefs de la section des guides campent sous la tente.La mode d'automne Londres.— La jupe ample et la jaquette ajustée dominent tou-les collections d’au- Société France-Amérique jours dans tomne présentées par les couturiers londonniens.On trouve cependant A certaines maisons des modèles droits pour la campagne et le voyage.Les jupes ne dépassent pas la longueur mi-mollet — le “London Look” adopté par la princesse Elisabeth lors de son séjour A Paris — et il est intéressant de hoter qu’aîors que certaines Jupes sont amples tout autour, certaines ont quelques godets par devant et beaucoup crampleur par derrière, Parmi les prochaines activités de cette société, on note une par-* ' chi ‘ tie de cartes à Boucherville, jeudi, 19 août, une épluchette de blé-d’Inde, samedi, le 21 août, et un tournoi de tennis, France-Amérique vs Boucherville, dimanche, 22 août.Renseignements: Mlle Carie ou Marcel Lefrançois à 312 est, rue Sherbrooke, BY.3653.Bureau ouvert jusqu’à 5 h., fermé le STEAK ROULE l¥i livre de steak dans la ronde, d'environ % pouce d’épaisseur; 2 c.à table de beurre; % de tasse de crème claire; 1 c.à table de moutarde préparée; V* de tasse de farine; 1 tasse de jus de tomates; de livre de jambon fumé haché; sel et poivre.Essuyez le steak avec un lin^e bien propre.Faites fondre le beurre dans une poêle à frire et enduisez un côté de la viande avec ce beurre.D’autre part, mélangez ensemble le jambon fumé, la crème et la moutarde, puis répandez sur la partie beurrée du steak.Repliez, en roulant la viande puis attachez avec des cure-dents, ou cousez les deux parties pour que la farce ne s’échappe pas pendant la cuis- son.Saupoudrez de jel et poi- bru- vre, puis de farine.Faites nir dans le reste du beurre fondu, et mettez ensuite dans un plat allant au four.Ajoutez le jus de tomates au reste du beurre fondu, puis faites venir au point üm' d’ébullition, et répandez ce mélange par-dessus le steak.Couvrez le plat, puis faites cuire dans un four modérément chaud (350® F.) pendant une heure à une heure et demie, ou jusqu’à idre.ce que la viande soit bien tenc Un autre met qui fera les délices de toute la famille.CREME AU CHOCOLAT 1 cassé de chocolat non sucré; 1% tasse de lait crémeux; 1 en-vel< oppe de gélatine, ^4 tasse de lait froid; 1-3 tasse de sucre; % c.à thé de vanille.Mettez le chocolat dans 1% tasse de lait et faites chauffer au bain-marie.Quand le chocolat est fondu, battez avec une batteuse à oeufs rotative pour bien mélanger.Mettez la gélatine dans un bol; ajoutez-y le lait froid et mélangez bien.Ajoutez le méian- Î[e de chocolat chaud, le sucre et e sel, et remuez jusqu’à ce que la gélatine et le sucre soient dissous.Ajoutez la vanille.Faites refroidir jusqu’à ce que ce soit légèrement pris.Placez dans un bol d’eau glacée; fouettez avec une batteuse à oeufs jusqu’à ce que le mélange soit écumeux.Versez dans un moule.Faites refroidir.Déroulez.Servez avec de la crème.Cinq ou six portions.P Conseils culinaires UN PAQUET DE NOUILLES A MOISI Eparpillez les nouilles sur un papier propre, et triez-les.Jetez celles qui vous paraissent trop verdies.Les autres, faites-les bouillir A l’eau bouillante salée, comme d’ordinaire.Vous verrez des impuretés monter à la surf: -ce.Enlevez-les avec l’écumoire.Au bout de dix minutes d’ébullition régi ïmentaire, passez les nouilles et lavez-leA à grande eau sous le robinet d’eau froide.Toutes les traces de moisissures achèveront de disparaître sous ce jet jurificateur.Et vous n’aurez plus qu’à préparer vos nouilles comme A l’habitude.UN MORCEAU DE PORC SALE A FAIRE CUIRE Attention! Dessalez-le bien.Le mettez-vous au fond d’une cuvette remplie d’eau?Il ne s’y dessalera pas; il y baignera dans une espèce de saumure où le sel cessera très vite de fondre.Procédez plutôt ainsi: suspen-dez-le, dans un linge ou une passoire, à mi-hauteur d’une marmite emplie d’eau.Le liquide sa-luré tombera au fond de la marmite, et la viande baignera toujours dans une eau fraîche.Ou mettez-le dans un récipient troué au fond d’où la saumure s’écoulera, remplacée par un filet d’eau courante.En .trois heures, la viande sera dessalée.Merveilleux ! Oui.le nettoyage L é v e 1U « opère dee merrelllee pour voe vêtemente 1 Le meilleur travaU de nettoyage ou de teinturerie en ville e’obtlent ches LévelUé SIGNALEZ CH.2152 readé en NETTOYEL RS ET TEINTURIERS Bureau : 4388 rue Parthenala DE CONFIANCE Ateliers : 4371 ave i*r~ne« “Où teindre eet un ert” FEUILLETON DU "DEVOIR" MARTINE JUILLET 0 Fille du Roi par Pierre BENOIT 46.(Suite) Des funérailles A milles autres pereilies lui furent faites en Notre-Dame.Le 13 janvier, tout ce que la ville comptait d’âmes, depuis le gouverneur jusqu’au plus petit engagé, remplissait l’église paroissiale.M.de Casson, lui-même fort Agé et très visiblement ému, prononça une admirable oraison funèbre, arracha des larmes à ses auditeurs.— Moi, j’ai point pleuré, dit Martine au sortir du service.Lu bonne aoeur était une sainte et elle doit êtr£ plus heureuse, par-*11, qu’elle le fut jamais sur terre.Que Dieu ait son Ame.C’était •votre rtèilieure amie à nous les atniin.ùui)la_.Un mois plus lard, ce coeur champenois qui n’avait battu que pour le bien était déposé dans un coffret de plomb, ecellé derrière une plaque de cuivre A la chapelle de la Congrégation.Sur la plaque fut gravée, pour ) % flsanéls*.M .-In— _ a _ a» \ t l’édification des peuples à venir, iénue: l’inscription ingé Le coeur que couvre cette pierre.Ennemi de la chair, détaché de [fa terre, N eut point d’autre Irisor qu’un [essaim précieux De vierges que son zèle assembla [dans ces lieux.¥ ¥ ¥ Les mois qui suivirent appor tèrent grande prospérité aux Amaury.Les pourparlers de paix se continuant Avec l'Iroquois, les vieux obstacles tombaient et la traite des fourrures connaissait une nouvelle floraison.L’oncle Jean avait engagé cinq trappeurs, agrandi et embelli son magasin.Les bénéfices accumulés lors de la foire furent par- tagés également avec son neveu, tel que convenu.François eut donc un bas de laine aussi précoce que bien garni.Mais l’inaction relative de son emploi lui paraissait onéreuse.La plupart des heures s’écou laient en palabres avec les traiteurs, en barguignages interminables échangés A voix lente dans l’atmosphère enfumée du comptoir.Le jeune associé apprit A évaluer et A classer les peaux.A faire l’article, A déjouer es roublardises des acheteurs.Intelligent et dégourdi, il ne fut pas difficile à initier aux secrets du métier et Amaury n’avait que des louanges à son égard., ~ Tu es donc bien heureux?lui demandait Martine ne sachant entendre que l'écho de son propre bonheur.mère grand, répon- dait-il, lui disait pas combien *nde U vie lui paraissait maintenant.Ses Jours étaient aussi morts et Inertes que ces amas de peaux entassés en sûreté dans les caveaux de son oncle.L’odeur mê- me de cette fourrure sans vie irritait ses narines.Il aimait sans doute voir courir l’animal sous bois.le cerner, le prendre au il était de mine agréable et eh- ign tendait à rire.Ces amusettes iège.Il éprouvait une certaine fs jouissance physique A descendre en canot quand la brise traçait des dessins mouvants sur les pelages noirs ou fauves étendus A ses pieds.Les corps inertes gardaient encore une forme familière et nemblaient remplir une destinée normale et bien ordonnée, tandis que ces peaux étiquetées, brossées, ficelées n’avaient plus rjen de commun avec le monde naturel.Elles devenaient un atout commercial, une sorte de monnaie courante que l’on faisait gliéser sur un comptoir, conventionnellement, en échange de biens envoyés d’Europe.François était trop jeune en- core pour saisir toute Timpor- èti" tance du commerce qui lui était échu en partage.Poussé par sa forte ascendance, il tendait violemment vers l’existence qui lui semblait la plus enviable, la seule vraiment où un homme jeune put s’affranchir des liens de la société et vivre en quelque sorte au niveau des éléments.Son «artg ardent bouillait.Il se mit à fréquenter les trijaots, A Heurter avec les belles de la ville qui lui taisaient bon accueil car n’apportaient qu’un dérivatif passager.Il se livra à des exercices ardus, quittant souvent le magasin en plein coeur d'hiver pour se rendre sur ses raquette» jusqu’au fort de la montagne ou A d’autres endroits distants.Et lorsque l’air frais et embaumé de sapin pénétrait en set poumons, il se mettait à rire gaiement.Il eut pu alors se rouler dans la neige par pure joie de vivre.Il emportait des noisettes dont il nourrissait les écii-reuils du mont et quand l’un d’eux s’enhardissait A sauter sur sa manche, il lui soufflait tout bas des mots dictés par un mystérieux atavisme jaillissant de toutes les fibres de son être.En juillet eut lieu ce grand rassemblement des Cinq Nations en quoi l’on avait fondé tant d'espoirs.Le successeur de Frontenac, Callières, dans ses efforts ingénieux afin d’amadouer l’ennemi héréditaire, s’était servi du truchement des missionnaires Îiour semer une moisson de paix usqu’aux coins les plus reculés des pays d'en-haut.Après deux •ns de tentatives diverses, le grain montait enfin.Le fleuve se couvrit littéralement de canots bariolés, alors qu’on vit apparaître successive- ment les délégations des Abéna-kis, accompagnés du Père Bigot, des Iroquois, avec le Père Bru-yas, des Hurons dirigés par le Père Garnier, des Outaouais, que i.Un menait le Père Enjahan.Ui grand voyageur, Nicolas Perrot, s’était chargé d'amener Illinois et Miamis de leur repaire distant.Montréal fut soudain envahi de guerriers aux nippes voyantes, emplumés et peinturlurés.Mais l'invasion se faisait sans cris de guerre et devait servir de prélude A de grandes réjouissances.Les luttes sanglantes et inhumaines du siècle dernier expiraient A leur tour.Et si l’on avait pleuré la mort de Marguerite Bourgeoys, on allait se réjouir follement de voir la hache de guerre enterrée A jamais.- - il- Los Indiens avaient jeté leurs tentes un peu A l’écart de la ville suivant leur habitude.Lorsque tout le monde fut sur place, on s'étonna prodigieusement de voir cette bourgade multiple, toi» sortie de terre à quelques des palissades comme autant de champignons multicolores.Les pourparlers s’engagèrent visages entre peaux-rouges blancs.François-Xavier et des compagnons que poussait la curiosité s’approchèrent du pré ou péro- raient les orateurs.Certes, il y avait IA un spectacle extraordinaire à considérer.Des centaines et des centaines d’indiens ac-cropis sur le sol fumaient leurs calurqçts béatement, écoutant les discours avec une mine si inexpressive qu’on eût pu «e demander s’ils eu comprenaient un seul mot.L’orateur de la tribu lui, se dépensait en gestes et grimaces qui comptaient pour cent.Chacun a’axpriraant en son dialecte, François plaignit les interprètes mi avaient fort A faire pour se lébrouiller au sein de cette tour de Babel.La délégation parlait ensuite A son tour et ses avancés étaient interprétés.Ges'palabres durèrent longtemps.Les jeunes gens, fatigués, allaient quitter leur poste d’ob-¦ervation lorsqu’une discussion générale s’engagea, si chaude et ai véhémente qu’elle témoignait d’un dissentiment croissant.Les poings se tendaient, les têtes s’agitaient.— Restons, dit François.La scène promet de s'animer.L’on vit alors se lever un vieux chef huron, Kondiaronk surnommé Le Rat, dont la peau £ lissés, le» petits yeux noir» et m dents pointues justifiaient pleinement le sobriquet Ce Kondiaronk avait déjà ruiné bien de^ pourparlers et les visages français s’allongèrent lorsqu’on le vit réclamer l’attention générale.Mais le chef était maintenant du bon côté et ne tarda pas à le prouver.Un flot de paroles, inépuisable sembla-t-il comme le Saint-Laurent, s’écoula incessamment de sa bouche.Aux arguments il répondait par des réfut •' — .lutations, aux protestations par des défis, aux moque- "- S-—-y — — — « • l WJ 1 f t - ries par des réparties d’une gran-î.Cela se prolongea de finesse.________ K.indéfiniment.Son endurance eut raison des autres orateurs qui finirent tous par céder, de guerre lasse.— Ma parole, railla François, je suis sûr que les sauvages nous accordent la paix parce au’il n'y a plus d’autre moyen de faire taire le Rat! Le pauvre Kondiaronk s’était si bien surpassé, dépensé jusqu’à la dermère goutte, qu’il eut une défaillance après ia réunion et dut être transporté à l’Hôtel-Dieu ou il mourut le soir même eur un dernier serrement de main a ces Français auxquels il venait de rendre un ultime et insigne service.(A soivreK 1 MMÊi te -tv -Vv.- afaaæ $*&+*¦* m U DEVOm.MONTREAL, MARDI 17 AOUT 1948 ÜSL1 AU PRINCESS A L'IMPERIAL RESULTATS DU CONCOURS DU ' MERITE AGRICOLE Burt Lancaster et Edward C.Robinson tiennent les rôles principaux dans le film “Ail My Sons’’ qui a remporté le grand prix de la critique newyorkaise.Les films nouveaux Au Princess “Al My Sons” avait obtenu un immense succès à la scène, aux Etats-Unis.La version cinématographique n’a rien à envier à la piece de théâtre et très certainement ce film est l’un des meilleurs qu’Hollywood nous ait envoyés depuis longtemps.Plutôt que de voir disparaître son usine, pour laquelle il a lutté et peine pendant 40 ans, le populaire “Joe”, fabricant de frigidaires en temps de paix et d’avions en temps de guerre, livre, à l’armée américaine, une commande de 21 appareils en mauvais état, lesquels causent la mort de 21 pilotes.Grâce à son savoir faire, Joe se disculpe, et seul son associé sera condamné.Mais Joe avait deux fils soldats; l’un d’eux se fait tuer volontairement au cours d’une mission, cependant que l’autre qui finira par découvrir lui aussi la vérité, poussera son père au désespoir et finalement au suicide.Un grand sujet; traité d’une façon sobre et humaine, et, dans l’ensemble, parfaitement interprété.Toute la scène du repas familial pendant lequel on essaie tie persuader une sceptique de l’innocence de Joe, représente un chef-d’oeuvre de vérité d’une incontestable valeur artistique dont peuvent être fiers les interprètes et réalisateurs.Ces derniers ont en effet su donner le cachet simple et vraisemblable qui convenait à la mise en scène.Pas d’exagérations dans un sens ni dans l’autre, pas d’éblouissantès richesses; les meubles, les vêtements, etc., tout contribue à former le décor douillet et un peu triste qui caractérise la vie bourgeoise.Naturellement Edward G.Robinson assurerait le succès du film a lui tout seul s’il y en avait lieu.Ce grand acteur a composé un Joe astucieux, monstrueux mais, on doit l’avouer et peut être est-ce le défaut du film, assez sympathique.Burt Lancaster prouve qu’il peut faire autre chose que de distribuer des coups de poing et la débutafote Louisa Horton ne manque pas de cran.Le dialogue est approprié, un peu banal parfois, mais on oublie ce détail devant les qualités si rares de ce très beau film.Ÿ Ÿ Ÿ A noter la reprise au Loew’s de “The Best Years of Our Lives”.Ce film était déjà passé à Montréal à des prix spéciaux et nul doute que nombreux sont les montréalais qui verront ce film pour la première fois sur l’écran du Loew’s cette semaine.“The Best Years of Our Lives” s’est attiré 9 Oscars aux concours cinématographiques de Hollywood, et a obtenu les plus grands succès en Europe et aux Etats-Unis, tout cela à fort juste titre.Par son scénario hardi, son interprétation hors pair, la façon émouvante et profondément humaine dont il est traité, ce film a vraiment mérité tous les éloges dont il a été l’objet.La distribution comprend, dans les principaux rôles, Dana Andrews, Mima Loy, Teresa Wright et quantité d’autres excellents comédiens.J.V.Images de la Fronce Les deu^c Atx Un article inédit d'André BEUGLER (S.I.F.) — Il y a beaucoup d’Aix en France, une dizaine environ, sans compter Tile de l’Atlantique qui porte ce nom, minuscule propriété de la Charente Inférieure.Toutefois, dans cette famille d’eaux, seules sont vraiment célèbres les villes d’Aix-en-Provence et d’Aix-les-Bains, que Ton appelait naguère encore Aix-en-Savoie.Les Romains, qui appréciaient déjà les deux cités pour leurs sources, y ont laissé de fortes empreintes, en Provence particulièrement, encore que les Savoyards ne dédaignent pas de montrer parfois à leurs hôtes le petit arc funéraire dû à un certain Cam-panus, sur le compte duquel l’histoire est d’ailleurs muette.Mais si Ton est tenu de se souvenir que c’est aux environs d’Aix-en-Provence que Marius eut jadis raison des Cimbres et des Teutons, on n’a jamais fréquenté Aix-en-Savoie avec le désir précis de s’occuper de son passé gallo-romain.De ces deux villes, l’une est restée ancienne et s’en réjouit, l’autre a le souci d’être toujours à la mode.A vol d’oiseau, deux cent cinquante kilomètres à peine séparent Aix-en-Provence, aux admirables demeures des XVIlème et XVIIIème siècles, d’Aix-les-Bains, aux merveilleux hôtels.Trois heures de route pour une voiture d’aujourd’hui.Et pourtant ce sont deux mondes totalement différents: celui de Lamartine et celui de Mistral, celui de Rousseau et celui de Cézanne.Aix-les-Bains, c’est le lac d’El-vire dont Henry Bordeaux a su dire excellemment : “Un sourire délicat de femme de trente ans dont les rêves furent démesurés et la vie étroite, comme’ ces eaux dont l’écoulement va jusqu’à la mer et qui sent contenues dans une vallée”.Aix-en-Provence, c’est encore le paysage antique des fresques et des mémoires, avec, ses figuiers, ses ors, sa poussière, ses bergers.D un côté les montagnes pures, la délicatesse de Tair, la vie mondaine, le snobisme, des sources qui jaillissent dans la /ra,c atmosphère de salon, de luxe, de l’autre côté la v i o 1 e n ce, Tàpreté, des souvenirs et nés monuments qui c0,}vienne^llHlI« historiens, des couleurs chaudes et familières, de belles negligen-ces et le charme méridional.Toute la différence qu’il y a entre le raffinement et le pittoresque, entre le bon ton et la P0l's'f intime, entre l’inspiration dAn na de Noailles (“Enfance du bord d’un lac ! angélique tendresse — D'un azur dilate, qui sourit, qui caresseet “les beuglements de taureau lâche du mistral d’Alphonse Daudet.Tout récemment un poète noté non sans bonheur qu’avec ses façades et ses thèmes de sculpture, ses fontaines et ses jeux d’ombre, -sa bibliothèque (Tune des plus riches de la France provinciale) ses ornements Renaissance, ses cafés, ses silhouettes, cent autres signes encore, Aix-en-Provence était une manière de concert pour les yeux.Aix-en-Savoie, avec ses hôtels somptueux, son parc, son golf, ce cachet particulier de distinction qui se manifeste comme un supplément au roqian aristocratique des capitales, comme une fête d’élégance au grand air, avec le voisinage de ses neiges éternelles, son art de recevoir, se présenterait plutôt sous la forme d’un concert pour Tàme rêveuse, une sorte de ‘ conte enchanté qu’on veut toujours entendre”.,.Oui, deux mondes aussi différents l’un de l’autre que peuvent l’être les quartiers d’une grande ville.Deux mondes en France qui ont chacun leur clientèle régulière et fidèle.Aix-les-Bains est plus princier, Aix-en-Provence plus artiste.La première accueille les chefs d’Etat, les grands de ce monde : c’est Cosmopolis en miniature, Pendant la saison, toutes les places y sont retenues d’avance, comme pour un gala.La seconde, qui possède assurément les plus belles portes dont puisse rêver une demeure, semble se réserver aux esprits.Cette ville universitaire, dont le père de Paul Bourget fut recteur, on aime qu’elle ait vu naître Vauvernagucs, Vanloo, Tourne-fort, et, plus près de nous, le 19 janvier 1839 (voici venir le centenaire 1- ) Paul Cézanne.dont le père était chapelier.Qui donc avait remarqué, — Zola 7 Vollard ?Valéry?— que les couleurs de la bonne ville dAix et de ses alentours sont exactement les couleurs de Cézanne 7 C’est là une vérité première, sans aucun doute, en apparence du moins, car Cézanne pose des problèmes, il a des techniques.Cependant ses ocres, ses noirs, ses bleus ont leur origine dans la lumière et le classicisme de \a Provence.Ils possèdent une sérénité spéciale sur laquelle le doute n’est pas permis.Nous sommes bien dans une ville col), crête où les architectes et les peintres se sentent chez eux, où le dernier cri, ainsi qu’on le verra cette année, consiste à organiser un Festival Mozart, comme pour souligner une fois de plus que les couleurs et les sons se confondent.Plus haut, en Savoie, c’est la poésie la plus pure qui sollicite la sensibilité,
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