Le devoir, 5 octobre 1948, mardi 5 octobre 1948
“Vous «ver un* doubla mission: premièrement, la mission de conserver intact votre héritage religieux et national; deuxièmement, la mission de répandre cet héritage, l'ajout* qu* c'est votre droit de garder votr* héritage, et votre devoir de le répandre.’’ Son Exc.Mgr lldebrando Antoniutti, délégué apostolique au Canada et à Terre-Neuve.Directeur t Gérard FUiON FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef i Orner REROUX $.Placide *1 «es compagnons, mart.I BEAU Si 60 VOL XXXIX — No 233 MONTREAL, MARDI, 5 OCTOBRE 1948 Cinq sous le numéro 600 DEMANDES D’EMIGRATION PAR JOUR M.Drew et son lourd passé — * - le nouveau chef veut faire oublier son discours sur le "baby bonus" — Mais le contexte n'est pas désavoué- L'impérialisme Les délégués conservateurs du Québec sont revenus d’Ottawa avec beaucoup d’enthousiasme.Ce sentiment leur vient de trois constatations.D’abord le parti progressiste-conservateur s’est rendu compte qu’il ne peut pas prendre le pouvoir sans remporter au moins le tiers des sièges du Québec; deuxièmement, le parti veut conquérir notre province et est disposé pour cela à tenir compte des sentiments canadiens-français; enfin le nouveau chef du parti est un homme dynamique qui a su charmer tous les délégués y compris ceux du Québec.La convention a tout de suite posé des actes qui indiquent le désir du parti de reprendre pied dans Québec.Le programme conservateur nous offre même plus que celui du parti libéral sous certains rapports.Cela est vrai non seulement pour le problème essentiel de l’autonomie provinciale, où les positions de M.Drew étaient déjà connues, mais aussi de plusieurs autres questions.L’un de ces articles prend une valeur toute particulière parce qu’il va au-devant de l’un des principaux griefs que l’on pourrait invoquer dans notre province contre le nouveau chef conservateur.C’est l’engagement pris par le parti de faire disparaître le taux décroissant des allocations familiales.Prévoyant avec raison qu’on utilisera contre lui ses propos antérieurs sur le “baby bonus”, le nouveau chef entreprend de .détruire d’avance cet argument.• Il est évident que M.Drew entend bien marquer son changement d’attitude envers Québec; il est sans doute prêt à poser des actes pour confirmer ses discours nouveaux; peut-être la nécessité politique influe-t-elle jusque sur ses sentiments, et s’efforce-t-il d’éprouver vraiment ses convictions succès sives afin de pouvoir les exprimer avec plus de force et d’en tirer plus de profit.D’ailleurs, l’évolution était commencée^ depuis quelque temps à l’égard de la minorité fran co-ontarienne.Mais les anciens discours de M.Drew, et les circonstances où il les a prononcés, po sent un problème que ne résout pas entière ment le programme adopté la semaine dernière, et qui va au coeur même de l’hostilité qu’éprouve notre province envers le parti conservateur depuis plusieurs décennies.Les droits de la minorité canadienne-française dans le domaine fédéral, et le respect de l’autonomie provinciale, sont assurément des questions majeures pour nous; mais il en est une autre tout aussi capitale et sur laquelle le passé de M.Drew n’est guère rassurant : l’impérialisme.Les paroles malheureuses qu’on reproche au nouveau chef conservateur sont de deux sortes : celles dont il peut contester l’exactitude, et d’autres qu’il ne peut pas répudier.Dans la première catégorie se trouve le compte rendu d’un discours prononcé à Plainfield, en novembre 1936; n’y insistons pas puisque pendant la même campagne électorale M.Drew a nié avoir dit ce qu’on lui attribuait.• Son discours sur le “baby bonus” en août 1944 est au contraire authentique, voire même irrécusable, parce que les quartiers généraux du parti conservateur, à Toronto, l’ont dans le temps publié en brochure comme document officiel.On pouvait y lire le passage suivant: “Plusieurs millions de dollars des goussets du peuple de l’Ontario iraient à la province de Québec en vertu de cette mesure.Mais je vous assure que le gouvernefnent de l'Ontario entend faire tout en son pouvoir pour que ce bill inique (celui des allocations familiales) ne soit pas mis en vigueur." M.LE CHANCELIER DE BONNE HUMEUR Ce sont ces paroles que M.Drew a désavouées par son attitude nouvelle, et que le programme conservateur sur les allocations familiales a pour objet de faire oublier.Mais ces paroles s’inséraient dans un contexte bien plus grave que l’offensive contre les allocations familiales.M.Drew faisait une distinction entre Québec et les autres provinces, disant qu’il était prêt à aider les Provinces Maritimes, les Provinces des Prairies et la Colombie; et il continuait: “Notre attitude à l’égard de toute mesure qui prend de l’argent des goussets du peuple de l’Ontario pour l’avantage particulier de la.province de Québec, est fondée sur des considérations qui affectent cette province seule (.) Le temps est venu pour cette province et chacune des autres provinces du Canada de dire que Québec ne recevra pas un traitement de faveur pendant qu’il refuse de porter sa part entière du fardeau de la guerre (.).Allons-nous permettre à une province isolationniste de dominer la destinée d’un Canada divisé?J’espère que chacun d’entre vous répondra par un retentissant “Uon” qui sera entendu dans chacune des parties de la province de Québec".Est-ce que la promesse de supprimer le taux décroissant des allocations familiales peut effacer cette diatribe?M.Drew voulait pénaliser les familles canadiennes-françaises, et en particulier les enfants, à cause de l’attitude de notre groupe contre un effort de guerre démesuré.Le “Non" retentissant qu’il demandait était une réponse au “Non" qu’avait crié le Québec au plébiscite.Le respect du pacte de septembre 1939 pour une participation modérée et volontaire, le respect de notre liberté d’opinion en gouvernement démocratique, tout cela était balayé dans la crise d’hystérie que l’effort de guerre provoquait chez M.Drew.Et pourquoi jugeait-il cette question primordiale?Parce que l’Angleterre était en cause.Tous les sacrifices étaient acceptés d’un coeur léger, le Canadien qui ne consentait pas à la ruine du Canada pour le salut de l’Angleterre était un traître dont les enfants ne méritaient pas d’allocations familiales.• Or ni le programme conservateur ni les paroles du nouveau chef n’indiquent de changement sur ce problème fondamental Ce serait déjà assez grave s’il ne s’agissait que de la guerre passée et de nos relations avec l’Angleterre en temps de paix.Mais le climat politique canadien est inévitablement affecté par la menace d’un nouveau conflit qui pèse sur le monde.Sans doute peut-on répondre que ce sont les libéraux qui ont mené l’épuisant effort du Canada dans la Grande Guerre II et qu’ils se préparent apparemment à recommencer.La différence, c’est que les libéraux sont en place, et que les conservateurs veulent les déloger.Cela ne veut pas dire que les promesses du parti conservateur pour plaire à notre province sont négligeables.Nous devons nous en réjouir car elles peuvent contribuer à abattre des préjugés.Nous devons les utiliser au maximum, et par exemple les escompter chez les libéraux, en invitant nos députés et nos ministres à nous en obtenir au moins autant, puisqu’ils sont au pouvoir.Mais quant aux chances de succès des conservateurs et de M.Drew dans le Québec, il manque à leur programme un article indispensable; il manque à leur plate-forme une planche essentielle, qui pourrait être leur planche de salut, en même temps que celle du Canada: une politique vraiment canadienne, politique d’autonomie et d’indépendance qu’aucun des partis fédéraux ne nous offre dans le moment.5-x-4s Paul SAURIOL Sir Stafford Cripps (à droite), Chancelier de l'Echiquier du Royaume-Uni, semble goûter sa visite à sir Alexander Clutterbuck, Haut-commissaire britannique à Ottawa.On voit ici les deux hommes d'Etat photographiés dans les jardins d’Earnscliffe, près d’Ottawa.Sir Stafford Cripps se trouve actuellement aux Etats-Unis où il participe à des réunions de la Banque internationale de Reconstruction et du Fonds monétaire international dont il est l'un des gouverneurs.BLOCS-NOTES Chicoutimi, Roberval, Saint-Joseph d'Alma Le courrier de ce matin nous apporte les dernières nouvelles d’un mouvement fort intéressant.C’est dans la région du Saguenay et du Lac-Saint-Jean que cela se passe.Jeudi, vendredi, eamedi et dimanche, sous les auspices de la Jeunesse inctc-mendante catholique de ta ré-rfon, sous la direction de 1 tjcole sociale populaire de Montreal, sous le haut patronage de Son Exc.Mgr Melançon, s y dérouleront donc des conférences publiques.dites Les Journées socia-les de Chicoutimi.La caractéristique de ces conférences.outre leur caractère régional, c est qu elles s adressent spécifiquement a diverses classes de la société.Ainsi, Jeudi, *L10Jh'1,80 £e l’avant-midi, à 3 h.de 1 après-midi (è l’École d’agriculture) le R.P.Joseph Ledit, S.J., don-neea.devant les membres du clergé, deux causeries sur le prêtre dans le monde du travail.A 10 h.30 et à 2 h.30, le même ioirr (à la Centrale de Chicoutimi).le R.P.Paul Chartiez, S.J., traitera, devant les maires et échevins, officiers de l’U.C.C., des Caisses populaires, des coo- ftéraüves, des syndicats, etc., de a coopération et des richesses chrétiennes.A 4 heures, même immeuble, le R.P.Maurice Beau-lieu, S.J., s’adressera aux commissaires d’écoles et parlera de leur collaboration à l’éducation.Le soir, à 8 h.30, à l’Académie commerciale, dans une grande conférence ouverte i tous, le R.P.Joseph Ledit.S.J., traitera des ressorts du communisme international.Vendredi, des causeries auront lieu simultanément à Saint-Joseph d’Alma et à Chicoutimi.A Saint-Joseph d’Alma, dans la salle de l’hAtel de ville, devant les dirigeants de la vie publique et professionnelle, i 10 h.30 et à 2 heures, le R.P.Paul Chartiez reprendra ses conférences de la veille.A Chicoutimi à la Centrale, à 2 h.30 et à 4 h le R.P.Jules Godin traitera, lo de la mère éducatrice du chré tien social; 2o de l’action sociale de la femme.Dans la soirée, à 8 h.30, grande conférence publique, à l’Académie commerciale snr le mouvement social catho lique en France, par le R.P Pierre Frison, aumônier des étudiants en médecine à l’Univer sité de Nancy.Samedi, causeries ft Chicoutimi et à Roberval : à 9 h.30 du ma tin et è 7 h.30 du soir, dans la salle des conférences de l’Hôtel Dieu de Chicoutimi, causeries du R.P.Frison sur lo le rôle social et moral de la garde-ma lade; 2o le secret professionnel (suivie d’un forum).I* même professeur traitera, è 3 heures de l’après-midi, dans la salle des conférences du sanatorium, de Roberval.de la garde-malade et de son rôle (même thème qu’à Chicoutimi).A Chicoutimi toujours (Académie commerciale), à 10 heures de l’avant-midi et à 2 h.30 de l’après-midi, le R.P.Maurice Beaulien traitera lo de l’insti- ?De Français qui veulent venir habiter le Canada (Par François Zalloni, notre envoyé spécial à Paris) — De quelle manière a-t-on reçu en France la nouvelle de la modification qui fut apportée récemment par les autorités canadiennes aux règlements régissant l’immigration au Canada, en ce qui regarde les Français?Tel est l’objet de ce reportage, qui définit l’attitude du gouverne- ment français et celle du peuple de France.On sait que le 16 septembre, notre gouvernement annonçait qu’à l’avenir les Français pourraient émigrer au Canada aux conditions de faveur réservées jusque-là aux Anglais.C’est-à-dire que d’une façon générale, un sujet britannique aux termes de la loi d’immigration pouvait entrer au Canada à la simple LETTRE D'OTTAWA tuteur devant l’Eglise et l’Etat; 2o de la formation sociale de l’enfant., A 4 heures de l’après-midi, à Chicoutimi (Centrale), le R.P.Robert Bernier, devant les professionnels et les patrons de l’industrie, de la construction et du cômmerce, traitera de la transformation du régime capitaliste et de la responsabilité des classes dirigeantes.Les causeries du dimanche auront toutes lieu à Chicoutimi: à 10 h.30 de l’avant-midi, à la Centrale, le R.P.Robert Bernier traitera du siècle de l’ouvrier; à 2 heures de l’après-midi, même endroit, M.l’abbé Bernard Nadeau, sous le titre “La main dans la main”, donnera une deuxième causerie qui, elle aussi, s’adressera spécifique ment aux ouvriers.A la Centrale toujours, deux causeries particulièrement destinées aux jeunes : à 10 h.30, le R.P.Maurice Beaulieu pariera des Jeunes d’aujourd’hui; à 3 h.30, M.le chanoine O.-D.Simard traitera de la mission sociale de la jeunesse.Ces Journées de propagande se termineront par une grande séance publique au théâtre Capitol, avec conférence du R.P.Berniér sur l’Eglise et le monde, moderne.On voit qu’il y a là de quoi intéresser tout le monde, et ces Journées, comme les précédentes (l’entreprise date de quelques années déjà) obtiendront sans doute dans la région un très grand succès.Nous tenions à les signaler à nos lecteurs, pour leur intérêt propre et pour le magnifique exemple de décentralisation intellectuelle qu’elles apportent.L'éclatant accord Lors de son passage au Canada, le chef actuel du gouvernement irlandais, M.John Costello, a nettement indiqué que.sur la question proprement nationale, sur le problème des relations de son pays avec la Grande-Bretagne, il ne pense pas autrement que son prédécesseur de Valera.On annonce même qu’il se dispose à faire sauter la loi irlandaise —irlandaise, notcz.le bien, — qui fait du Roi d’Angleterre l’agent, en certaines circonstances, du gouvernement de Dublin.Une dépêche d’hier (Agence Reuters) projetait sur cet accord fondamental des deux chefs une nouvelle lumière.Il y était dit, en effet, que la veille, c’est-à-dire dimanche, le président du gouvernement irlandais, M.Sean O’Kelly, avait dévoilé, à Tara, la vieille cité historique, une plaque commémorant le cent-cinquantième anniversaire de la prise d’armes de 1798 contre l’Angleterre.Cent mille personnes environ, précise la dépêche, s’étaient, à cette occasion, réunies à Tara.L’actuel premier ministre Costello et l’ancien premier ministre de Valera assistaient à la manifestation.L’enquête sur la margarine Elle o débuté aujourd'hui — La prohibition de la margarine est de la juridiction du Parlement Ottawa, 5.(C.P.) — M.F.P.Varcoe.sous-ministre de la justice, a déclaré, aujourd’hui, que le prohibition de la margarine, en vigueur depuis 62 ans au Canada, ressortit à la juridiction du Parlement.M.Varcoe parlait au début d*nov} conférence sur la validité de la législation qui prohibe la margarine au Canada, devant le juge en chef Thibodeau Rinfret et sept autres juges.Cette question, dit-il, dépasse la juridiction de tout gouvernement provincial, parce qu’elle intéresse un plus grand ensemble.Une province ne pourrait prohiber la manufacture de,la margarine que pour usage local.Elle n’en pourait empêcher l'importation interprovinciale.Cette sorte d’enquête roule autour d’un acle approuve par le Parlement en 1886, acte qui prohibe la manufacture, l'importa-lion et la vente de la margarine et des autres substituts de beurre, parce qu’ils sont “nuisibles à la sauté”.M.Varcoe a déclaré que la loi avait pour but de protéger les producteurs de lait et de produits laitiers.La production du beurre, au Canada, fournit un tiers environ du revenu de l'industrie laitière canadienne.Les groupes qui veulent la suppression de rette loi, et dont les représentants comparaîtront plus tard, prétendent que la législation envahit le domaine des droits civils et de propriété accordés aux provinces en vertu du Dntish North America Act.Qu’adviendra-t-il du tiers parti fédéral?Vers le quotidien Progressivement, méthodiquement, avec une ténacité magnifique, notre confrère de Moncton, VEvangéline, s’achemine vers la publication quotidienne.L’Evanailine, depuis un certain temps déjà, paraissait deux fois la semaine.Nous recevons les premiers exemplaires de l’édition trihebdomadaire.à laquelle s'ajoute un supplément illustré.Le quotidien paraîtra dès que les circonstances le permettront: mieux valait, de toute évidence, bâtir solidement que de brusquer les choses et de risquer un retour en arrière.On affirme, du reste, et ces progrès l’attestent, que le* affaires du journal vont fort bien.îl est remarquable de conata- ter aussi avec quel soin les directeurs s’efforcent «le donner dans leur journal voix à tous les groupes acadiens.On annonce même que la colonie acadienne de Montréal dispo.sera désormais dans YEvanqèU-ne d’une page hebdomadaire.Il va de soi que le journal, ainsi fortifié, apporte à toutes les campagnes acadiennes un énergique et efficace appui.Anniversaire et bons souhaits Notre confrère le Richelieu, de Saint-Jean, l’un des journaux les nlus intéressants et les mieux inspirés de la presse rurale, vient d'entrer dans sa quatorzième an née.Nous le féliritons cordialement de cet anniversaire — c’est quelque chose, pour un journal,qu’un quatorzième anniversaire—et lui souhaitons de plus grands succès encore.O.H.(Par Pierre VIGEANT) Ottawa, 5.— Après le congrès conservateur de la semaine dernière, la première question que doit se poser l’observateur de la politique fédérale dans la province de Québec c’est de savoir si le tiers-parti dont if est question depuis six mois va voir le jour ou non.Les promoteurs de ce nouveau mouvement ont apparemment .attendu l’issue du congrès conservateur pour prendre leur décision.On sait qu’ils ont endossé la candidature de M.Fleming à la direction du parti conservateur et qu’ils ont fait o:mpagne pour lui parmi les délégués québécois.Cette campagne était d'avance vouée à l’échec parce que le député de Toronto-F'glinfon ne comptait aucun anpui parmi les délégués des provinces anglaises.Il n’a accepté de poser sa candidature que parce qu’on l’assurait de l’appui massif des délégués québécois et que cela lui permettait de se mettre en vedette dans son parti même s'il ne l’emportait à la convention.Les partisans de M.Fleming n’ont même pas pu lui apporter l’appui global de la délégation québécoise parce que le chef provincial du parti, l’organisateur du congrès, M.Ivan Sahou.rin, faisait campaHne pour M.Drew dont il a d’ailleurs secondé la mise en candidature.Ils avaient quand même réussi à noyauter solidement la délégation.On convient généralement que 200 délégués québécois sont arrivés au congrès avec la ferme intention de voter pour M.Fleming.Les publicistes du député d’Eglinton étaient allé* trop loin dans leurs éloges: ils l’avaient présenté comme un parfait bilingue dans le genre de M.Saint-1,surent.En fait, M.Fleming a fait des progrès remarquables en français depuis trois ans, et il réussit à le parler convenable, ment en public, mais il est encore loin d’être à l'aise et certains délégués se sont trouvés déçus lorsqu’ils Font rencontré pe ionnellement.Ils n’ont pu s’empêcher d'établir une comparaison défavorable entre le français impeccable de Mme Drew et celui de M.Fleming.Le groupe Fleming a manqué d’une direction ferme lorsqu’il s'est eyi de se défendre contre la campagne savamment organisée et vigoureusement menée de l’organisation Drew.La journée de vendredi lui a été fatale.Si M.Sabourin a passe un mauvais quart d’heure lorsq te le caucus québécois a proteste contre l’ar- Notre nouveau feuilleton "LES FIANCES” DE MANZONI Nous commençons aufourd’hui même la publication d’un nouveau feuilleton: “Les Fiancés", du grand écrivain italien Man-zoni.“Les Fiancés" sont, de l'aveu commun des critiques, l’un des chefs-d'oeuvre de la littérature universelle.Le livre a été traduit dans la plupart des langues européennes.rivée inopinée de M.Drew qu’il avait vraisemblablement invité dans l’espoir de rallier la masse des délégués de notre province, l’incident n’a pas eu de conséquences sérieuses.La réception offerte aux délégués québécois par le comité Drew quelques minutes plus tard a été un gros succès grâce à la présence et au charme de Mme Drew.La réception offerte sur la fin de l’après-midi par le comité Fleming n’a pas réussi à rétablir les choses.Au lieu (les 200 votes qui paraissaient lui être acquis à l'ouverture du congrès.M.Fleming n’a recueilli tout au plus que 7ô votes québécois.Sur son vote total de 104, en effet, il faut soustraire quelques votes franco-manitobains et un certain nombre de votes ontariens, notamment chez les étu diants.M.Fleming n’a cependant pas à regretter sa candidature ni le mal qu’il s’est donné pour apprendre le français.Les sympathies qu’il s'étoit acquises dans U Québec lui ont permis de poser sérieusement sa candidature et de s’imposer après trois ans seulement de vie parlementaire comme l’un des dirigeants dit parti.Il est maintenant assuré d’un portefeuille imnortant nu cas de la création d’un ministère conservateur.Quelques minutes de conversation avec un groupe de délégués de Toronto a suffi à nous convaincre (pie M.Fleming est populaire dans Son milieu et que sa candidature l'a imposé à l'attention.II est (railleurs fort possible que l’exemple de M.Fleming décide M.Drew à se perfectionner à son tour en français.Il s’est rendu compte de l’atout que cela pouvait représenter dans la province de Québec en constatant les résultats obtenus par M.Fleming, par le président général de l’Association conservatrice, M.J.M.MacDonnell.et surtout par Mme Drew elle-même qui s'est affirmée son lieutenant le plu* efficace dans les circonstances.Avant le congrès, le parti conservateur était inexistant dans la province de Québec en dépit des efforts méritoires de M.Sabourin qui s’époumonait à prêcher dans le désert.On n’én saurait dire autant aujourd'hui.Les délégués sont revenus pour la plupart enthousiasmés d’Ottawa et ils s’emploieront activement à ramener au bercail les anciens conservateurs qui s’étaient détachés du parti au cours des dernières années en même temps qu’à trouver de nouveaux adep- (suite à la page 3) condition qu’il ait été pourvu de ressources suffisantes pour subvenir à ses besoins jusqu’à ce qu'il ait trouvé un emploi.Tandis que ceux des autres pays devaient, en plus, appartenir à certains métiers spécialisés dans l’agriculture, les mines, ou les forêts.600 demandes par jour Cette modification importante à nos règlements d’immigration a été rapportée immédiatement dans les journaux de France.Ils ont signalé la nouvelle sans toutefois la commenter et l’on peut dire qu’en général la presse française ne lui a accordé qu’une importance relative.Par contre, le peuple français a réagi de très nette façon.Car l’attitude nouvelle adoptée par le Canada a déclenché un mouvement de masse vers nos bureaux d’immigration à Paris.J’ai visité moi-même ces bureaux, j’ai aperçu la filée des gens attendant leur tour pour être reçus par nos officiers et ceux-ci m’ont révélé que depuis quinze jours, ils reçoivent environ *600 demandes d’information par jour.Hostilité du gouvernement français Ceci confirme ce que nous entendons dire depuis longtemps: qu’il existe un nombre très important de Français désirant émigrer au Canada.On peut affirmer qu’ils en ont été jusqu’ici empêches non seulement « cause des dispositions assez sévères de nos règlements — mais aussi par l'attitude du gouvernement français en ces matières.Qu'il suffise de rappeler, par exemple, qu’il y a quelque temps, à l’ouverture, de notre bureau d’immigration à Paris, le gouvernement de France n’a pas vu poser le geste sans une certaine aigreur et n'a consenti à donner son accord qu’après avoir exigé is ne des représentants canadiens ne se livrer à aucune propagande et de ne donner aucun renseignement aux sujets français sur des employeurs éventuels au, Canada.Attitude modifiée Il semble que depuis lors, cette attitude ait été modifiée — du moins en partie, selon ce qui ressort d’une conversation que nous avons eue ces jours derniers avec des représentants du gouvernement français & Paris.On nous a dit, en effet, que la politique française sur rémigration est décidée par trois ministères; celui du travail, celui de l’intérieur et celui des affaires étrangères.Or, ces messieurs nous affirment qu’au travail et à l’intérieur, on ne voit pas d’un mauvais oeil l’émigration française vers le Canada — mais qu’aux affaires étrangères, par contre, on n’y est pas du tout favorable.On pourrait dire : "non" ! Nous avons demandé au gouvernement français s'il pouvait, théoriquement, empêcher les Français qui le désirent d’aller s'établir au Canada, même si no-tre pays est prêt à les admettre La réponse à cette question est formelle: c’est un “oui’’ ratégo.rique—et l’on pourrait s’y pren dre de deux manières: en lent refusant un passeport (qui équi* vaut, dans les circonstances A un permis de sortir) ou en ne les (suite A la deuxième page) L'ACTUALITE Les grandes amitiés M.le directeur littéraire Journal sportif du malin, Montréal, Cher monsieur le directeur littéraire, Reparlez-nous donc un peu des “simples directeurs" et des “individus quelconques nullement responsables''.C'est un thème que vous développez si bien.Vous nous avez montré avec tant de verve que les directeurs de ce que les “nihilistes" du Devoir appellent “nos grandes écoles", doivent rester dans la main du ministre.* Il fallait venger la morale.Un individu quelconque nullement responsable anrait-il pu venger ta morale?J’en doute.Un ministre le pouvait: Il l’a fait.Qu'a-t-on à redire?Il faut être nihiliste pour ne pas applaudir de toutes ses forces cette exécution militaire et ministérielle par-dessus le simple directeur.Défendez la morale tout court, et ta morale politique, M.le directeur littéraire.Nul n’est mieux' venu que vous pour cette fonction.On peut dire que vous avez fait le tour de la question.Les nihilistes du Devoir ont toujours prétendre que ça réêst pas natu-Jugé les affaires d'après la même ret.L'amitié doctrine; et ils osent appeler ça de la fidélitél Vous au moins, vous avez voyagé.Vous avez parcouru du pays.Vous avez étudié ta morale politique sous ses divers angles.Vous Pavez contemplée de tous les points de l’horizon.Comme dirait notre chef, vous avez fait dans ce sens tout ce qui est humainement et raisonnablement possible.Vous, vous êtes ferré en morale.Moi Je connais bien la question des écoles.Je suis marchand, monsieur.Je vends aux grandes écoles, monsieur.Je sais donc de quoi je parle.Associons la morale et le commerce, nous serons invincibles.La situation actuelle des grandes écoles est un encouragement au commerce, monsieur.Les simples directeurs ont des vues plus étroites sur le sujet.Le gouvernement voit grand.La question n'est-elle pas réglée?SI la voirie el le» ponts dépendent d’un ministre, voulez-vous me dire pourquoi les simples directeurs n’en dépendraient pas aussi?Sans douie, le gouvernement songe d’abord à ses amis.Mais il faudrait être bien hypocrite pour prétendre que ça n esl pas naines! quelque chose.de sacré, monsieur; notre chef le sait bien, et c'est la base de sa polilique.Il faut être un nihiliste pour s'opposer à l’amilié.L'amitié est la deuxième valeur, après le commerce.Associons la morale, le commerce, et l'amitié, et nos grandes écoles seront bien gardées.Méfions-nous des directeurs, qui, eux, pourraient penser à l’éducation.Devant des réalités aussi tangibles comment oser parler de “liberté", d”‘indépendance" et autres fariboles?Je ne connais qu’une liberie: celle du commerce.Liberté contrôlée, dirigée et contenue par l'amitié.D'autres marchés peuvent s’ouvrir: les Universités, les collèges classiques, d’autres commissions scolaires.Continuez de nous défendre, monsieur, et d'invoquer la morale.Noire chef résumait admirablement ta question l’an dernier: ce n’est pas une affaire d’éducation, “c’est une affaire de sucre”.Qui aura la suce?That is the problem.Tirez sur la suce, monsieur, vous lirez bien.Tirez, tirez, U en viendra toujours quelque cho-se.Rien à vous.MERCURM PAGE DEUX LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 5 OCTOBRE 1948 Le développement du NouveaU'Québec Causerie du gérant général de la Hollinger devant les membres du Canadian Club— Les réalisations — La canalisation du Saint-Laurent Le gérant général teoe*s!ïs FW le prix majoré de gros pour le lait en nature sans faire porter l’augmentation par le consommateur.Les distributeurs ne pourraient-ils pas envisager une année à profits moindres (si, toutefois, les profits étaient moindres) dans la distribution du lait en nature, surtout à ce temps-ci alors que l’inflation devient un fardeau pour le petit salarié en particulier, et une menace à la société en général.La Commission Laitière, croyons-nous, a de grandes responsabilités envers le public.Elle a, selon nous, la tâche de procurer au peuple un aliment de base comme le lait, à un prix que ce peuple peut payer.Respectueusement soumis, Cécile G.DUPUIS, Secrétaire.UN RHUME DE CERVEAU?Soulagez VITE Ce Nez - m robe matelot habille très bien joliment le» fillette*.De ligne princesse, à manches longuet ou courtes, ce modèle va faire sensation dans le cercle enfantin.Ce patron No 9375 est offert pour les Iges do 2, 4, 6, 8 et 10 ans.La grandeur B, robe, requiert 2 verge* et 3 huitièmes d’un tissu de 35 pouce» d* largeur-, pantalons: 7 huitième» de verge.Ce patron ect en vente au prix de .30 au Service dea patron»."Le Devoir”.430 oet nie Notre-Dame.On doil faire le» commandée pat écrit en ayant soin d'inclure un> bon do poets ou un mandat do messagerie de .30 Aucun timbre n'est accepté.Ecrire claè rament, nom.adresse, numéro do Met postal, le numéro du patron et le Sec, Bouché! Quelques gouttes de Vieks Va-tro-nol dans chaque narine agissent vite à l'endroit du mal/ Va-tro-nol dégage les voies respiratoires et soulage du* malaise cause par le rhume de cerveau.Essayez-le! ' ' ViCU VA-TRO-NOL grandeur exacte désirée.Cos patrons ¦ont pas échangeables.INVARIABLEMENT PUR ET SAIN déclare le chimiste.Tel est le j.*-résultat de chacune de ses analyses portant sur le LAIT SAINT-ALEXANDRE Essayez notre lait JERSEY FR.1163 ST-RLEXPNDRE .1 Nri 1“ ICfMOD (Ineréga Avis aux amateun d’un bon déjeuner! Le délicieux NABISCO Shredded Wheat est une céréale avec la saveur naturelle de blé complet! Et vous ave* 12 groa biscuits de 1 once dans chaque carton! Vous vous régalerez du NABISCO Shredded Wheat fortifiant, sain, frais — tel qu'il sort du cahon—ou CHAUD (plongé dans de l’eau chaude et égoutté).Essaye* NABISCO Shredded Wheat demain! Cvit par CANADIAN SHREDDED WHEAT COMPANY, ITO.NIAGARA FALLS, CANADA Vous ne vous lasserez jamais de cette saveur sw.i* Feuilleton du "Devoir" LES FIANCÉS par Alexandre MANZONI Traduit de l’italien par le marquis de MONT-GRAND, adapté par Clément SAINT-GERMAIN nraw CHAPITRE PREMIER(l) Ce bras du lac de Come qui -dirige vers le midi entre de: chaînes de montagnes, form autant de petites haies que montagnes forment de sinuôsi tés, se resserre comme tout à coup, prend le cours et I rcnce d’un fleuve entre un montoire à droite et une côte à l’autre bord.Plus loin, fleuve étale à nouveaux ses eat en de nouvelles baies, ralenti son cours et reprend le nom de lac.La côte s’élève d’ah rd en "tea Fiancé», de Manzonl.(deux volu-m'-s) sont en venir à Fldes, 25 est, rue Salnt-Juquee, è Montréal, au prix de *2.50 (p* U poste ; 42.85).ente douce et continue, puis • se rompt en coteaux et en ¦‘it^s vallées selon la structure des montagnes et le travail des eaux oui en descendent.La rive extrême sur le lac n’est que graviers et gros cailloux; plus loin apparaissent des champs cultivés, des vignobles au milieu desquels s’élèvent des villages, des hameaux et des maisons de campagne.Entre ces villages, des haï leurs du lac, d’une éminence l’autre courent des petits che mins et des sentiers, parfois enfoncés et comme ensevelis entre deux murs et quelques cimes de montagnes, parfois élevés sur des plateaux ouverts où a’offrent des points de vue plus ou moins étendus mais toujours riches et toujours nouveaux.C’est par l’un de ces sentiers que, le 7 novembre 1628, sur la fin du jour, revenait don Abbon-dio, curé de I>ecco, l’un des villa- ?es dont il est question plus haut.1 récitait tranquillement son bréviaire.Quelquefois il le fermait entre deux psaumes et portait les yeux autour de lui, les arrêtant sur une partie de montagne où le soleil jetait ça et là des teintes sur les masses saillantes de rochers comme de larges et inégales bandes de pourpre.Puis don Abbondio sc remettait à son bréviaire.11 arriva ainsi à un détour du chemin où il avait l’habitude de toujours lever les yeux de dessus son livre; il y vit une chose à laquelle il ne s’attendait nullement et qu’il eut préféré beaucoup ne point voir.Deux hommes se tenaient vis-à-vis l’un de l’autre.Leur costume et leur physionomie ne laissaient aucun doute sur leur condition.Ils étaient coiffé d’une résille rte qui leur tombait sur l’épau-gauche, portaient une ceinture cuir à laquelle tenaient deux stolets, une corne pleine de poudre était suspendue à leur cou, un manche de coutelas émeroealt bore de la coche de leur* larges braies bouffantes: au I premier coup d’oeil on les reconnaissait pour des bravi.Ces bra-vi, alors très nombreux dans ITtalie septentrionale, étaient des vagabonds qui, moyennant salaire ou non.s’attachaient à quelque chevalier ou gentilhomme, officier ou marchand, pour lui prêter aide et main forte, ou plutôt pour tendre des pièges à autrui.Il était évident que ces bravi attendaient quelqu’un.Ce qui causa le plus de déplaisir à don ^Abbondio fut de comprendre, à certains mouvements qu’ils firent, que la personne attendue était lui-même.Les voyant marcher droit à lui, mille pensées se présentèrent à la fois à son esprit.Il se demanda s’il n’y aurait pas quelque issue dans le chemin entre lui et les bravi.Peut-être avait-il péché contre quelque homme puissant ou vindicatif; le témoignage de sa conscience le rassurait jusqu’à un certain point.Cependant, les bravi approchaient.Don Abbondio introduisit l’index et le médius de sa main gauche dans le col de son rabat comme pour le rajuster.Les faisant circuler autour d« son cou, il tournait en même temps la tête en arrière cherchant à voir si quelqu’un n’arrivait pas.Il ne vit personne.Que faire?Retourner sur ses pas?Trop tard.Fuir?C’était comme dire: poursuivez-moi.Dans l’impossibilité de se soustraire au danger, il y courut; les moments de cette incertitude lui étaient si pénibles qu’il ne songeait plus qu’à les abréger.Il hâta le pas, récita un verset d’une voix phis forte, se cômposa une physionomie calme et souriante et quand il se trouva face à face avec les deux personnages en question, il se dit: “Nous y voilà” et s’arrêta tout court.— Monsieur le curé, dit yw> deux, en le regardant fixement.— Que désire monsieur, ré.pondit don Abbondio._____ Vous ave* l’intention, reprit l’autre du ton menaçant et irrité d’un homme qui surprend un inférieur à accomplir une mauvaise action, vous avez l’intention de marier Renzo Trama-glino et Lucia Mondeila! _____ C’est-à-dire, reprit don Abbondio d’une voix chevrotante, c’est-à-dire.ces messieurs savent très bien comment se passent ces choses.1^ pauvre curé ' : ils font leurs n’v entre pour rien arrangements.et puis ns vu n-nent à nous comme on va à un comptoir recevoir son argent.;.—Et bien, lui dit le lirai)/ à l’oreille d’un ton de commandement.©e mariaae ue doit pa* sc faire ni demain, ni jamais.— Mais messieurs, reprit don Abbondio de la voix douce et polie de qui veut persuader un impatient, daignez vous mettre à ma place.Si la chose dépendait de moi.— Monsieur le curé, reprit l’autre camarade, le mariage ne se fera pas, ou.et ici un bon juron, ou celui qui le fera ne s’en repentira pas car il n’en aura pas le temps, et.un autre juron.— Mais, reprit le premier, monsieur le curé sait vivre et nous ne lui voulons aucun mal, pourvu qu’il soit sage et prudent.Monsieur le curé, ITmis-trissime seigneur don Rodrigo vous salue.Ce nom eut dans l’esprit de don Abbondio l’effet d’un éclair dans le fort d’un orage: jetant une lueur confuse et momentanée sur les objets, l’éclair ajoute à l’épouvante.Instinctivement, il se fit une inclination profonde et dit: — Si ces messieurs pouvaient me suggérer.— Vous suggérer, à vous qui savez le latinl interrompit le bravi avec un rire ignoble et féroce.C’est votre affaire.Et pas un mot sur cet avis, sinon ce serait tout comme si vous faisiez le mariage.Allons, que faut-iâ dire de votre part à ITllustrissime seigneur don Rodrigo?— Mes respects.— Expliquez-vous.— .Disposé.toujours disposé à l’obeissance.Prononçant ces mots, il ne savait s’il faisait une promesse ou un compliment.Les bravi, eux, les prirent dans leur sens le plus sérieux.— Fort bien, et bonne nuit, Sire curé, dit l’un deux et ils prirent le chemin par où était venu don Abbondio et ils s’éloignèrent en chantant une viltaine chanson.Le pauvre don Abbondio demeura un moment la bouche ouverte et comme frappé d’un charme, puis il se dirigea chez lui mettant avec peine une jambe devant l’autre.Don Abbondio, on s’en sera rendu compte, n’était pas ne avec un coeur de lion.Des ses premières années, il avait dû réaliser que la pire des conditions à cette époque était celje d’un animal sans dents ni griffes et qui ne se sentait pqint de penchant à être dévoré.La force légale ne protégeait aucunement l’homme paisible et inoffensif.On ne manquait pas de lois et de peines contre les violences entre particuliers; elles venaient par déluge.Ces édits répétés ne umai^nt mi’à attester l’impuis- sance des législateurs et s ils.produisaient quelque effet, c’était d’ajouter de nouvelles vexations à celles dont souffraient les personnes pacifiques et sans défense.L’impunité était organisée et avait des racines que les ordonnances ne pouvaient ébranler.Pas très courageux, don Abbondio avait depuis longtemps pris le parti de fuir toutes contestations et de céder dans celles qu’il ne pouvait éviter.S’il lui fallait opter entre deux adversaires, il se mettait invariablement du côté du plus fort, mais toujours en arrière et ne manquait pas d’assurer l’autre qu n n’était pas volontairement son ennemi.Arrivé chez lui et pressé de se trouver en compagnie sure il se hâta d’appeler Perpétua, sa servante fidèle et affectionnée.Celle-ci à la vue du visage bouleversé de son maître, découvrit au* premier abord qu u lui était arrivé quelque chose d axtra-ordinaire.> , _____ — Miséricorde.qu’*vs»-YO«» donc, cher maître?A suivre LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 5 OCTOBRE 1948 RAGE CINQ COUPLE CHARMANT AU SAINT-DENIS **•!• Loi* Butter, un* nouvelle vedette de l’écran britannique,.qui débute dan* le rôle-titre de “Mickey”.Ce film, production de te compagnie eagle-Lion, est tourné en einécolor.Démonstration d’une nouvelle méthode de piano Chez les professeurs de musique du Québec Ce *oir, 5 octobre, au studio de Mme Edna-Marie Hawkin, 4200, avenue Green, M.Reginald Unwin, de Toronto, donnera une causerie et illustrera, de façon pratique, une méthode nouvelle d’enseignement du piano.M.Unwln parlera des nouveaux procédés développés par le professeur James Ching, de Londres, procédés qu’il a éprouvés et appliqués dans ses cours de pédagogie, à son école de piano de Londres.Seuls les membres de l’Association sont invités.Ils sont instamment pries d’être présents.André de Ribaupierre au Eastman School of Music New-York, 5 (Spécial au Devoir) — André de Ribaupierre, violoniste suisse-français de réputation mondiale, vient d’être nommé professeur de violon au Eastman School of Music de Ro- Les RR.PP.Lachance en deuil Les RR.PP.Clément-M.La-•chance, O.P., professeur chez les Dominicains à Ottawa, et Louis I.nchance, O.P., professeur à l’Université de Montréal, ont perdu leur soeur, Mme L.Boucher, décédée à Québec.Le service aura lieu demain matin.Le Devoir offre aux RR.PP.Lachance ses respectueuses condoléances.Chester, N.-Y.Le poste avait été mis au concours et soixante-trois concurrents s’étaient inscrits.Ce n’est pas la première fois que la célèbre école de musique marque ses préférences pour les disciplines pédagogiques d’Europe, en particulier celle de la France.En effet, deux grands organistes parisiens, aujourd’hui disparus, y ont enseigné: Abel-Marie De-eaux et le maître Joseph Bonnet.M.de Ribaupierre fait actuellement une tournée du nord de l’Amérique avec Jacqueline Blancard, pianiste, sa compatriote.Ils doivent donner un récital à Montréal le 11 octobre, au Ritz-Carlton.Tous deux font partie du bureau de Concerts de Bernard Laberge, N.-Y.M.La-berge est un Canadien natif de Québec.AUTOS USAGEES PERSONNEL S & L AUTO SALES REG'D 1931.Spécial Studebaker sedan — *349.00 1948, Chevrolet coach 1947, Chevrolet convertlbi» 1947, Mercury aedan 1948.Monarch aedan 194»; Plymouth sedan 1941, Dodge sedan 1941.De Soto aedan 1940, Bulck sedan 1940, Pord aedan 1939, Chrysler sedan 1939.Packard coach 1938.Dodge 7 paseager* 1938, Cadillac convertible 1938.Dodge coach 1938, Packard aedan 1937, Dodge 7 passagers 1937, Pord coupé sport 1938.Packard coupé 1935, Pord coach 193S, Hudson sedau 1934, Pord coach 1934, Pord sedan 1933, Chevrolet coach 1931, Nash sedan 1931, Pontiac coach .1948, Pord panel 1948, Chevrolet pick-up AINSI QUX TOUTES MARQUES DE CAMIONS NEUFS ET USAGES.ECHANGE - TERMES SI DESIRES 2880 MASSON (coin Iberville) PR.8555 16-10-48 Contre troubles de l’estomac, du (ole, des reins, des Intestins, employez le tonique BON-TON.Produit composé d’herbes, de racines, d’écorces, de feuilles et de baies choisies avec soin.Purifié mécaniquement.Bienfaisant aux adultes comme aux enfants.Se détailla $1.25.Envoyez un mandat-poste A Rae Drug Company.6050 rue Sherbrooke ouest.Toutes commandes expédiées franco.16-10-48 Contre épuisement, lassitude, perte d’appétit, essayez une bouteille de eomprlméa de levure VITAMON.Contiennent du fer.des vitamines A, B, C et autres éléments reconstituants de la santé.Se détaillent $1.10 la bouteille.Envoyez un mandat-poste.Rae Drug Co.6050 rue Sherbrooke ouest.Toutes commandes expédiées franco.16-10-48 "VIEUX A 40, 50, 60 ans ?" Vous êtes fou ! Des milliers d’hommes restent vigoureux A 70.Les comprimés Ostrex tonifient un organisme pauvre en fer.Pour un «Impie épuisement, nombre d'hommes et de femmes se croient “vieux’’.Nouveau format d’essai SEULEMENT 50c.Toutes pharmacies.8-10-48 NE CHERCHEZ PAS INUTILEMENT.RENDEZ-VOUS DIRECTEMENT CHEZ BOISCLAiR AUTO Ltée D’UN CHOIX EXCLUSIF DE NEUVES ET USAGEES.SPECIAUX 1942 Plymouth opéra coupé 1848 Plymouth opéra coup* 1947 Bulck aedan 1941 Bulok eedan 1948 Chryaler aedan 1942 Chryaler coupé d’affatrea 1942 Plymouth aedan 2 portes 1941 Dodge aedan 1940 Oldsmoblle hyd.aedan 1940 Hudson convertible 1939 De Soto sedan 1948 Mercury sedan.i RUE LAJEUNE8SE — Victoria ^3621 ARTICLES DE MENAGE Chaises en chrome tssortlment complet de chaises en’ch rone et de tables a formica, pour cuisina, .«murants et clubs.Lea prix varient 9 SO at 14.20 Le melllt leur marché ontréal et le mieux en fait de cua-Oarantle sur chaque artlda.Maison onaable et très réputé».Hamel et run Limitée.M.Gaston libelle, 1184-5 8-10-48 1825, rut Visitation A VENDRE i Journal "Le Devoir", pé-lernlére guerre, «oût 1939 45^8’adreeaer k CONVERSATION ANGLAISE cour* pertlcullera et cerclea cTétuder.MÉtboda pratique et rapide.Proieweur pourvue d’un «‘PlOme pédagogique bilingue de l’OntArto.Mlle M.-A.Lemaire.MA.1838, 1BO- PROPRIETE A VENDRE DEVENEZ PROPRIETAIRE D’UNE MAGNIFIQUE MAISON « - 5 - 8 - 7 APPTS FINIS MODERNE CAVE 7 PDS.PLANCHER EN CIMENT.COMBLE FRANÇAIS BARDEAUX D’ASPHALTE REVETEMENT EXTERIEUR EN BRIQUE CONDITIONS • Gazette • .artistique Horaire des cinémas SAINT-DENIS : “Le beau voyage” 12 h.10.3 h.25.6 h.25, 9 h.40.“Mademoiselle Swing” 1 h.45.5 h.8 h.15.CINEMA DE PARIS ¦ “Antoine et Antoinette’’ I h.20.1 h.50, 4 h.25, 8 h.55 et 9 h.30.ORPHEUM : “Mickey” II h.15.1 h.55.4 h.35, 7 h.15.9 h 55.“Fighting Back” 10 h.05.12 h.45, 2 h.25, 6 h.05, 8 h.45.PALACE : “A Foreign Affair” 10 h.12 h.20.2 h.35.« h.S3.7 h.15.9 h.35.LOEWS "Easter Parade” 10 h.10.12 h.25.2 h.45.5 h.95.7 h.20.9 h.40.CAPITOL “The Street With No Name” 10 h.10.12 h.30.2 h.50.S h.10.7 h.30, 9 h.50.PRINCESS “The Walls Of Jericho” 10 h.05.12 h.20.2 h.40, f h., 7 h.20.9 h.40.IMPERIAL “Deep Waters” 10 h., 12 h.25.2 h.50, I h.15.7 h.40.10 h.05.“Here Comes Trouble” U h.30.I h.55.4 h.20, 8 h.48, 9 h.10.KENT : “Hamlet” 2 représentations per Jour — A 2 b.30 et A 8 h.30.Spectacles MONUMENT NATIONAL: Faust, de Gounod, avec Armand Mestral, Pierre Vidor, Lionel Daunais, Yoland Guérard, Dolo-rès Drolet, Jeanne Desjardins, Pierrette Lachance, et les ballets Morenoff.Chef d’orchestre: Jean Goulet.En soirée, les 5, 7, 9 et 10 octobre.GESU: "Tit-Coq”, pièce en 3 actes de Gratien Gélinas, en soirée: du 5 au 9 octobre inclusivement et du 12 au 16 octobre inclusivement, RITZ-CARLTON: Récital de M.Paul de Marky, pianiste, vendredi soir, le 8 octobre, à 8 h.30.RITZ-CARLTON: Jacqueline Blancard, pianiste, et André de Ribaupière, violoniste, en récital, lundi soir, le 11 octobre.EGLISE NOTRE-DAME: Récital d’orgue de sir Ernest MacMillan, mardi soir, le 12 octobre."PLATEAU: Les Cosaques du Don, dirigés par Serge Jaroff, mercredi soir, le 13 octobre.HIS MAJESTY’S: Le Quatuor Italien d’Opéra: Lina Âimaro, soprano-coloratura, Toti Manna, soprano lyrique, Mino Cavallo, baryton, et Ettore Ponno, ténor, jeudi soir, le 14 octobre.PLATEAU : L’orchestre Symphonique des jeunes.Chef d’orchestre, Ferhand Graton.Soliste: Noël Brunet, violoniste.Vendredi soir, le 15 octobre, à 8 h.45.COLLEGE ST-LAURENT: Marian Anderson, contralto, samedi soir, le 16 octobre.RITZ-CARLTON: Récital de M.Paul Doyon, pianiste, lundi soir, le 18 octobre.PLATEAU: Les 19 et 20 octobre, concerts symphoniques, sous la direction de M.Désire Defauw.Soliste invité: Tossy Spivakovsky, violoniste.EGLISE NOTRE-DAME: L’Orchestre National de France, 98 musiciens sous la direction de M.Charles Muench, jeudi soir, le 21 octobre.EXPOSITION DE PEINTURES ECOLE CENTRALE DES ARTS ET METIERS: 1265 rue St-Denis, exposition des oeuvres de J.-P.Pépin, peintre canadien, tous les jours, de 10 h.a.m.à 10 h.p.m., jusqu’au 17 octobre inclusivement.YÔlJnH i’ £ d orchestre, Mlle Pierrette Lachance, soprano, et M.Yoland Guerard, basse, dont le talent contribue au succès que remportent le* representations de l’opéra FAUST, aux Variété* Lyrique*.DISQUES RECENTS cc Le Messie” de Haendel 4 appte 3 appts 6 appte 7 ej Coût 5600.00 6100.00 6700.00 7200.00 Ac.Taux mens.1200.00 24.46 1300.00 26.58 1700.00 28.91 1600.00 31.13 SÎaÛcOUP D’AUTRES MODELES TERRAINS NON COMPRIS Pour Informations : 7570 CH.-COLOMB TA.1600 De 9 a.m.A 5 p.m.tous les Joure excepté le samedi.8-10-48 REPARATIONS Gheleee endommagées remises 5 neuf.Tous genres de chaises en bols, réparées A prix raisonnable et ouvrage garanti.Appeler pour estimation A CH.2270.14-8.48 TARIF Annonces classifies 'U Devoir - BEIair 336?4à0 Notre-Dame est (Commandes prises Jusqu’à 10 h.a.m.pour le Jour même.Pour le samedi Jusqu’à 4 h.le vendredi précédent): 1 cent le mot: 25c minimum comptant.Annonces facturées IHc le mot, minimum 40«.Annonces semi-vedettes (caractères de différentes grosseur» ou Inden-téee, etc.).Tarif fourni sur demande.(Variant de 8c A 5c le ligne, mesure agate — 14 lignes su pouce sur une col.) selon le nombre d’insertions.Naissances, services, services anniversaire*.grand-messes, remercie, ments pour condoléances, etc., 2 cents le mot, minimum 50 cents.Fiançailles, prochains mariages.2 cents le mot minimum 81.00 l’Insertion.(par Albin RIVARD) Le Messie de Haendel, que R.C.A.Victor offre aux amateurs de belle musique, est une oeuvre non seulement célèbre mais relativement connue du public cultivé, puisque ces dernières années elle a été exécutée et même irradiée à plusieurs reprises, notamment à l’occasion de la Semaine Sainte.Haendel a laissé une production immense: 30 opéras; 122 oeuvres vocales pour duos, trios ou petites cantates; plusieurs recueils de suites et de fugues; 37 sonates et trios; 18 concert! grossi pour orchestre; 12 concertos pour orgue et orchestre; 32 oratorios; plus tout un répertoire de musique pour fêtes en plein air où l’on trouve la grande sérénade si goûtée — Water Music, qui est la plus ancienne des oeuvres pour orchestre ouées couramment aujourd’hui.La carrière de ce compositeur peut se diviser en deux parties; pendant la première ce sont les opéras qui dominent son oeuvre, et dans la deuxième partie, à partir de 1741 environ, ce sont les oratorios.Dans cette dernière catégorie un groupe de seize oratorios traitent des sujets religieux; les chefs-d’oeuvre y sont nombreux: Samson, Judas Macchabée, Jephté, le magistral Israël en Egypte, et Le Messie qui est ?on seulement le plus grand de ces oratorios bibliques, mais aussi le chef-d’oeuvre par excellence de Haendel.Comme le titre l’indique, cet oratorio est consacré à la glorification du Christ.11 n’a pas été conçu comme un récit racontant tous les épisodes de la vie du Sauveur; c’est plutôt une série de méditations qui embrasse, avec les mystères joyeux, douloureux et glorieux de la vie du Christ, tout le cycle de la vie liturgique, depuis les prophéties jusqu’au jugement dernier.Oeuvre de haute inspiration religieuse non seulement par son sujet, mais encore parce que c’était l’ouvrage de prédilection d’un chrétien qui y avait mis toute son âme et son coeur.Haendel avait dit quelque temps avant ca mnrt • T** vmi/lralc mourir le vendredi saint, dans l’espoir de rejoindre mon bon Dieu, mon doux Seigneur et Sauveur, le jour de sa résurrection”.Et Ton peut dire que ce souhait fut réalisé, car le grand musicien mourait aux premières heures du samedi saint, 14 avril 1759.Les ouvertures ou “sinfonie” des opéras et oratorios de Haendel forment à elles seules une partie importante de son oeuvre symphonique.Tandis que le maître employait le plus souvent la forme lulliste en trois mouvements — lent, vif, lent, — la majestueuse introduction qu’il a écrite pour Le Messie est d’abord lente, puis devient plus animée en forme de fugue.Le vaste oratorio se divise en trois parties.Dans la première viennent d’abord les prophéties qui annoncent le Christ, puis le récit de Sa naissance, et l’évocation des principales étapes de Sa vie publique.Les pièces les lélèbres di pins eé dans ce groupe sont: le choeur: And the glory of the Lord, et l’air; He shall feed His flock.C’est dans cette première partie que se trouve, après le choeur For unto us a Child is born, et avant le récitatif There were shepherds abiding in the field, un intermède orchestra! célèbre : la Sg/n-phonte pastorale qui décrit la veille des bergers pendant la nuit de Noël.La deuxième partie va de la Passion jusqu’au triomphe du Christ par l’Église.Elle comporte notamment le choeur de l’Ascension, à- cinq voix, qui est une paraphrase du Tollite portas.Mais le sommet, c’est VAlleluia universellement connu, dont on a dit que c’est la plus splendide et la plus soutenue des inspirations de Haendel.Enfin la troisième partie acclame le Christ à la fois rédempteur et juge; elle débute par un chant qui est une prière confiante et un acte de foi au jugement dernier et à la résurrection, l’un des passages les plus émouvants de toute l’oeuvre.A plusieurs reprises les choeurs de cet oratorio ont Ja structure d’une fugue, et le solennel Amen final est particulièrement remarquable gous ce rapport.L’on pourrait facilement allonger la liste des pièces extraordinaires; car il n’y a rien d’indifférent dans cette oeuvre monumentale, depuis le premier solp Every Valley shall be exalted jusqu’au grandiose choeur final Worthy is the Lamb.Mais alors U faudrait citer presque tout.Le nouvel enregistrement — albums DM 1194 et 1195—donne l’oeuvre complète, ce qui est rare car dans plusieurs enregistrements antérieurs on a laissé de côté certaines parties qui sont généralement omises dans les représentations publiques.La pré' sente version comprend 21 disques de 12”.Les solistes sont Elsie Suddaby, soprano; Marjorie Thomas, contralto; Hoddle Nash, ténor; Trevor Anthony, basse; et Herbcrg Dawson, orga niste; les choeurs sont chantés par la Luton Choral Society et des groupes spécialement exercés pour la circonstance; l’orchestre est le Royal Phijharmo-nic, et l’exécution est dirigée par sir Thomas Beecham.Les studios HMV, en Angleterre, ont mis plus de cinq mois à réaliser cet enregistrement.L’on a apporté un soin spécial à rendre l’oeuvre selon les traditions de l’époque.Quatre choeurs différents chantent tour à tour; deux sont composés exclusivement de professionnels, nu nombre de 42 et 65 respectivement, et les deux autres sont formés d’amateurs, le plus nombreux groupant 250 voix.La première surface est “ons^-crée à une allocution de M.Bee-cham; il y expose les problèmes d’interprétation que pose cet oratorio, et la façon dont il les a résolus.Cette exécution soignée a reçu un enregistrement superbe, de sorte que la nouvelle version est fort supérieure à celle que sir Thomas Beecham avait dirigée il y a plusieurs an-premier nées.Londres n'y songe pas Londres, 5 (P.C.) —Un porte-parole du gouvernement britannique s’est moqué, hier matin, d’une rumeur selon laquelle les plans de guerre seraient avancés au point que des discussions auraient eu lieu pour préparer l’évacuation de certains »ervice« gouvernementaux eq territoire canadien.“Nous n’avons évacué aucua service pendant la dernière guerre et il est très probable que nous adoptions cette ligne de conduite dans le cas d’une nouvelle guerre” a dit ce porte-parole.C’est le journal communiste Daily Worker qui prétendait posséder sur le sujet des informations précises.D’après ce journal, on avait discuté en haut lieu et jusqu’au détail l’évacuation d’un personnel nombreux.Le déménagement aurait conduit certains service* loin de la zone dangereuse de Londres vers d’autres centre* de* lies, et jusqu'au Canada dans le cas de* services les plus importants.Plus tôt, le député communiste de Fife-West, M.Willie Gallagher, avait prédit que dans le cas d’une nouvelle guerre, la famille royale émigrerait au Canada.Mais tandis qu’on arrêtait la démolition des abris antiraids et qu’on remettait les sirènes en état de fonctionner, ces derniers jours, la famille royale annonçait quand même pour cette semaine son retour de Balmoral.Elle reprendra sa résidence normale à Londres.Tous les officiers qui ont commenté les déclarations mentionnées sont d’accord pour affirmer 3u’il n est nullement question LINA AIMARO et ETTORE PONNO, que I on sure l'avantage d'applaudir ’évacuer des services gouverne- au HI* Majesty’s, le 14 octobre prochain, dans un programme entièrement mentaux vers les dominions.consacré aux plus beaux extraits d’opéres Italiens et aux chanson* napolitaine*.Mk h- t’g' 1 \ - * * ^ " Il .« Vfa;r 1 JULIEN DUVIVIER PARLE DE “PANIQUE” “Panique” n’est pas.au sens usuel du mot, l’adaptation cinématographique du roman de Georges Siméon, “Les fiançailles de M.Rire”.En choisissant cette oeuvre, nous y avons vu la possibilité ¦—- absente du livre — d’élargir convenablement dans ses conséquenc*s Je plus banal des faits divers.En le faisant, Charles Spaak et moi n’avons pas voulu ajouter un titre nouveau à la liste des films policiers.Si toute l’action tourne autour d’un crime, l’intérêt du sujet ne réside pas ici dans la découverte de l’assassin, ni même dans les péripéties de l’enquête.Nous avons voulu faire de “Panique” un film d’atmosphère sociale.Un crime a été commis.Ce fait crée immédiatement autour de lui un “climat” particulier susceptible d'éclairer parfois singulièrement le fond des êtres et même, d’une manière générale, celui de la nature humaine.Il semble qu’il projette sur tous ceux qu’il touche, sur ceux même qu’il ne fait qu’effleurer, une lumière violente et, crue, accusant les traits de chacun, il peut ainsi révéler les aspects les plus ignorés, dévoiler le véritable fond des sentiments humains.Tel était le thème de notre sujet.Pour l’illustrer, nous avons situé l’action autour d’une place de banlieue parisienne.Ce pourrait être tout autre lieu où la vie sociale rassemble des individus disparates et les façonne peu à peu selon un moule uniforme, en fait les éléments d’un corps commun en qui les réactions deviennent collectives et qu’animent les mêmes passions et les mêmes craintes.Le ^pharmacien, le boucher, la crémière, le percepteur, les commères, chacun a scs sentiments, son caractère, mais que survienne un événement surprenant, le quartier fait bloc, le corps social réagit.Il se crée alors un “climat” capable d’engendrer les effets les plus surprenants et les plus cruels.Au-dessus de cette foule excitée et médiocre, quelques types se_ détachent.Ce sont eux qui mèneront le jeu et populariseront l’amitié ou la haine.Dans “Panique”, les preiftiers sont représentés par Vivianne Romance et Paul Bernard, couple inquiétant; Michel Simon est la victime de cette foule saisie de panique, avide de vengeance, en qui la volonté de justice fausse l’esprit de jugement.Le sujet prend naissance dans les âmes et s’y développe.L’événement n’est là que le tremplin à partir duquel la progression dramati-mie s’organise.La passion d’une femme, le cynisme d’un homme, la misanthropie d’un solitaire, la bêtise et la méchanceté d’nne foule déterminent peu à peu le cours des choses, prennent le visage de la fatalité.Il fallait pour animer un tel sujet le talent de comédiens de classe.Vivianne Homance, Michel Simon, Paul Bernard et tous ceux qui donnent aux personnages de second plan leur relief et leur vérité ont soutenu notre effort.On connaît leur talent auquel nous nous plaisons à rendre hommage, ainsi qu’à la conscience de tous ceux qui ont collaboré avec nous dans “Panique”.Tel est le film qui a pris l’affiche au cinéma Champlain le lundi 4 octobre, immédiatement à la suite de l’engagement de Fernandel.Renée Saint-Cyr et Pierre Richard-Willm, dans une scène dé la belle production "Le Beau Voyage”, présentement i l'affiche au S«int-Denls.Le Quatuor italien d’opéra au Majesty’s Les premiers artistes italiens à venir directement de leur pays au Canada depuis bien des années sont ceux que nous fera entendre la Canadian Concerts À Artists, le l4 octobre, au His Majesty’s.Ce sera là le premier concert de la série de cinq préparée par ce bureau d’impresu-rios, les autres devant nous faire entendre ou voir José Terrés, Witold Malcuzynski, l'Orchestre de Rochester et les Ballets Busses de Monte-Carlo.Les artistes constituant le quatuor italien d’opéra, Lina Aimaro, soprano-coloratura, Titi Manna, soprano lyrique, Mino 'Cavallo, baryton, et Ettore Ponno, ténor, appartiennent tous aux premières maisons d’opéra d’Italie et sont tous doués de voix remarquables.Ils se feront entendre dans les principaux extraits, soli, duos et quatuors de l’école italienne, où ils ont la réputation d’être hors pair.On pourra enfin, grâce A eux, se rendre compte si ceux qui ont voyagé en Italie ces, dernières années ont raison de dire qu’aucune voix en Amérique, même au, Metropolitan, n’elst comparable à celles-là.Ils chanteront en cosfume, et termineront le concert par un choix de chansons italiennes populaires qui font toujours grand effet.Le quatuor aura, avant de chanter à Montréal, fait son début d’Amérique au Carnegie Hall de New-York, avec un orchestre symphonique dirigé par AUreuo Antonini.Au His Majesty’s U sera accompagné par le pianiste-compositeur Francesco Pinzac-cone, Napolitain formé au Conservatoire de cette ville, directeur musical du Théâtre Royal de Jtome, avec qui ont déjà chanté Gina Cigna, Maria Caniglia, Beniamino Gigli, Ferruccio Tagliavini et autres artistes de pie-mitr plan.AP'.n LA P AN tout K MSI Dt FERNANDEL NI PAS MANQUER LI DRAMI DE HAUTE INTENSITE! Monument National CE SOIR FAUST Rideeq : 8.24 P.M.Bureau fermé de 8 hre* A 7.15 P.M.Aussi les 7-9-10 octobre PLATEAU 9161 CE SOIR PREMIÈRE REPRÉSENTATION fftlPCW rf\ dans son ' meilleur rôle ! IMHIfS EASIER ' ElRlDE MlpTroiK technicolor \ ramené PerwMvnt prtmU * titO ; é semaine , K SW RD MM — llllï ROIM • IMMM IHRIlItt THE STREET mo mm 7o*ffttTv«yr«ir A l’affiche comu imo» WILDE-DAM AMI KIM DAXTER-DGUGLAS THE WALES 0E JERICHO -ANN DVORAK _ r?t-' » S**1' tir.CDD PIÈCE EN TROIS ACTES DE GRATIEN GÉLINAS H tableaux de rire et d’émotion! THEATRE BILLETS EN VENTE MAINTENANT POUR 4 SEMAINES $2.60 - $2 00 - $1.50 (taxes Incluses) AU GESU A l’affiche m ' IMPERIHL /LOIS BUTLER^ »m COOWIN'IRtHt HERYCT surtoe^H ÏÏZW’SSer A l'affiche *20* 1200, RUE BLEURY (Près Ste-t'atherlne) HA.5470 HA.5812 CANADIAN CONCERTS & ARTISTS présente Une soirée consacrée aux plus beaux extraits de l'opéra italien et aux chansons napolitaines arec costumes appropriés Qeatre des plue belle* voix actuellement en Iteli* LE QUATUOR D’OPERA ITALIEN comprenant : LINA AIMARO, eeprana-colorafura; ETTORE PONNO, ténor; NINO CAVALLO, baryton; TOTI MANNA, aoprano.Au piano : FRANCESCO PINZACCONE.JEUDI, 14 OCT, 8 H.45 Théâtre HIS MAJESTY'S Billets : 11.50, *2.08, 12.50, 83.00.83.50 taxe tncl.En vente MARDI chex Ed.Archambault, 500 Ste-Cathertne eit et chez Ilartney, 1180 8te-Catherine ouest.Adressez commandes postales accompagnées d’un chèque ou mandat-poste au nom de Canadian Concerts & Artiste Inc.711 Edifice Castle, Montréal.^BEAJL ¦ JEAN MURAT-ELVIRE POPESCOt fwvmmi i " claire MAFFEI/^ ROGER PIGAUll LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 5 OCTOBRE 1948 Les véritables fins du travail et le problème ouvrier actuel Une magnifique causerie de M.Esdras Minville devant les membres de TA-P.I.» Parmi les travaux présentés hier devant les membres de ciation professionnelle des industriels de la 111®rice°rnf^i rence donnée par M.Esdras Minville sur le problème ouvrier tei qu’il existe présentement dans le monde a certainement ete de nature à faire mieux comprendre aux industriels de cravité des maux gui opposent présentement la force-travail J® fôrce-caoital II serait trop long d’analyser ici le texte complet de M Minville, qui a ce grand mérite de donner un aperçu très étudié du problème ouvrier.Nous nous bornerons montrer quelles sont, d’après M.Minville, les causes ^ «‘te moite actuelle de l’ouvrier contre le'regime capitaliste de la produc tion.LA MECONNAISSANCE DES VERITABLES FINS DU TRAVAIL Il est facile de constater que la méthode généralement suivie oar la plupart des industriels pour améliorer la situation de 1 ouvrier dans la vie économique actuelle, méthode qui consiste a consentir des augmentations de salaires, des heures P1”5 co\irt£s de travail, des vacances annuelles, ne donne pas les résultats attendus.Jamais, en effet, malgré une remuneration generale beaucoup plus élevée, les grèves, signes de la révolté ouvrière, n ont ete si nombreuse, ni si nuisibles à l’efficacité de la production La classe ouvrière, qui a pour elle la force du nombre et surtout la force presque irrésistible des unions, semble bien> décidée d imposer ses volontés aux dirigeants de 1 industrie.Létal de lutte est tellement bien amorcé aujourd’hui entre le capital et le travail que le -roblème qui en résulte peut, s’il ne reçoit pas une solution adéquate, mettre en danger le sort même de notre civilisation.Le problème ouvrier, du fait de la hausse constante du coût de la" vie.hausse qui annule complètement les augmentations de salaires, du fait aussi et surtout des réclamations de plus en plus nombreuses et de plus en plus impérieuses des unions, indique que la cause du mal dont souffre l’industrie moderne ne reside pas seulement dans une rémunération inadequate du travail, mais bien dans une évolution industrielle, dans un système economique qui a méconnu les véritables fins du travail.L est sur un autre plan que celui de la rémunération qu’il faut rechercher la solution du problème ouvrier et c’est précisément la grande erreur du système actuel de production d’accorder aux taux plus e eves des salaires l’indice d’un effort complet qui dégagerait toute la responsabilité patronale envers les réclamations ouvrières.Lomme le précisait hier M.Minville, c’est sur le plan qui attribue au travail sa véritable fonction humaine qu’il faut rechercher la solution du problème ouvrier.“Le travail est un acte humain, lune •db* plus hautes manifestations de l’activité de 1 homme.Comme tel H doit s’accomplir dans des conditions conformes aux exigences de la nature et de la vocation humaines.Entre 1 homme et son travail il doit y avoir accord et quant au gehre de travail et quant aux conditions dans lesquelles il est exécuté; car c est de cet accord de l’homme et de son métier, de l’homme et de son milieu professionnel que naît la joie au travail, condition premiere de la fécondité de l’effort individuel et du bon fonctionnement du regime du travail’’.IMPORTANCE D’UNE DOCTRINE ET D’UNE ORGANISATION QUI TIENNE COMPTE DE L’ASPECT HUMAIN DU TRAVAIL La définition citée plus haut du véritable rôle du travail et de la place qu’il doit occuper tant dans la vie de l’ouvrier que dans celle du propriétaire de l’entreprise apporte une grande lumière sur le problème ouvrier tel qu’il existe présentement dans le monde.Elle aide à comprendre l’erreur du régime capitaliste de la production qui par la mécanisation intense a fait perdre au travail sa véritable fonction humaine qui est avant tout d’affirmer la personnalité du travailleur et de lui permettre lé perfectionnement de lui-même Cette définition devra donc servir de base a toutes entreprises qui veulent améliorer le sort des masses ouvrières.Il est heureux qu’elle ait été donnée devant une association patronale qui devient de plus en plus puissante et qui a précisément pour fonction principale d’accorder les exigences de l’industrie et les aspirations humaines et justes des ouvriers.Laurent LAUZIER Le nouveau directeur des sections de ta Croix-Houge canadienne au Québec, qui dirigera aussi les campagnes annuelles financières de la Société dans la province, le major Georges Bel-cer âgé de 3b ans, des 1 rois-Ki-vières et de Montréal, antérieurement dans l'armée active canadienne.BOURSE DE MONTREAL Fennctur» d«a euun le « octobre Out.Kent Bee Perm.AWtitoi.W4 16% Do prtv.lan 19J» Acad la A prlT .•.33^ 33H Algotna 3tl.48 Aluminum ., •• .585a 58H Bell Tel .43», 433,» Brazilian.l®1,* l®5/.Can Steam.ll'i 12% Can Brew .• • • • •.30% 20% Can Pac Rly .18% 16Ü Cocksh Plow.13% 13% Do its .81 53 Cons Smelt.113% 117% 113% Dom SU B.18Û 15% 16% Dom Tar.25 24% 24% Gatineau.16% 16% 16% Q S Wares.15% 15 15% 23% 46% 56% 43% 18% 12% 20% 16% 13% 60 Ost.Bant Bas Perm.15% 13 13% How6 Smith .33 33% Indus Accept.21 26% Int Nickel .35 34% Int Paper.« «% Int Pete.13 12% Massey H.22Ç 22 s McCall Fr.14 135.Nat Brew.42 41 .52 51,* power Cor.14% Sliawlnlgan.23 22% Sicks Brew .1« 15% Winn Elec.29 28 33 51 18% 21 34% 63 12% 22% 14 42 51% 15% 57Ù 23 16 26% LE CURB DE MONTREAL Consolidated Central Cadillac Consolidated Central Cadillac Mines, Limited vient d’aviser le Curb de Montréal que la demande d’exemption de taxe, én vertu de la section 4a (X) de la Loi de l’impôt sur le revenu en temps de guerre, formulée par la compagnie, a été accordée.La compagnie, en se basant sur sa production d’or depuis le 1er janvier 1948, aura donc droit de recevoir, en vertu de la Loi fédérale d’aide aux mines d’or, la somme d’environ $24/,040 comme sub vont ion en rapport avec sa production durant l’annee qui se terminera le 31 décembre En vertu de la loi fédérale précitée, il est donc dû pour la production d’or couvrant la période du 1er janvier au 30 septembre 1948, la somme d’environ $180,640, dont 2 p.c.sera retenu pour ajustement et paiement au cours de 1949.La compagnie a déjà reçu $38,192 en acompte et il reste dû actuellement à la compagnie $106,320, représentant 80 p.c.du montant payable comme aide ou subvention pour l’or produit par elle jusqu’au 30 septembre 1948.Out.Hint bu Fem.Belg OLovw.9% 9% .Cdn.Vlcker».1» 188 Cons Paper.18% 18% 18% Dom Eng W.40 Fraaer .38 57% 58 MINES Base Metal.40 38 40 Central Cad.19 20% 19 Eldona.416 169 116 Louvlcourt.53% 52 53% Out.Bant Bu Ferm.Malartlc Gold.185 183 185 McDonald .87 77 87 v.:: :: 15% iSt »% Santiago .••••• •• 9 huiles Anglo Gan.276 265 .Cana Home.- ,15 , Gaape Oil.195 193 193 Home Oil.BOURSE DE TORONTO Fermeture dec cours le 4 octobre Ventec Haut Baa.Frr Algoma.48 Am.Lard.20 Ang Cdn.273 Atlantic.49 Baae Metals.40 Bevco.36% B.A on.24% Cdn Brew.26% C.P.R.16% Cheatervllle Cons Smelters Dlcken.Dom Foundry Dean Steel B .East Sullivan Elder .Eureka.Fed Kirk .350 7.16 6.13 434 3.7* .4.65 10.00 4.05 Renseignements au sujet de la loi nationale sur l’habitation Un service hebdomadaire de questions et de réponses au sujet du financement et de la construction de maisons Q.— Pouvez-vous m’indiquer ce que Ton entend par une compagnie à dividende limité?R.— Tel que le nom l’indique, les dividendes de cette compagnie où les profits sont limités.Dans ce «as, les profits sont limités à 5 pour cent du placement fait par la compagnie.Pour obtenir un tel prêt, une compagnie à dividende limité doit être en position de fournir des logements à des familles dont les revenus sont modiques et elle doit s’engager à les louer à un taux approuvé par la Société centrale d’hypothèques et de logement.La Société doit également s’assurer que le projet d’habitation est nécessaire et que la compagnie est en mesure d’organiser et d’administrer une telle entreprise.A la suite d’un amendement à la Loi nationale sur l’habitation, en 1948, une compagnie à dividende limité et ses actionnaires peuvent vendre ou disposer de la propriété une fois que l’hypothèque est payée.Toutefois, la propriété ne peut pas être vendue ou disposée au cours de la période de remboursement du prêt.Auparavant, en vertu des dispositions de la Loi la compagnie ne pouvait retenir plus de 5 pour cent des dividendes lors de la vente ou de la disposition de la propriété.A la suite d’un nouvel amendement, le surplus des revenus mis de côté pour défrayer les frais d’entretien et autres imprévus ne peut pas être retenu par la compagnie et ses actionnaires, mais doit être disppsé tel quejjrévu dans le contrat ou tel que la Société l’exige.Les prêts de la Loi nationale sur l’habitation à une compagnie A dividende limité peuvent se chiffrer à 90 pour cent de la valeur d’emprunt.La période d’amortissement s’élève jusqu’à 50 ans et le taux d’taté rêt est de 3 pour cent.Q.— Quel est le nombre d'unités de logement d’urgence qui existe présentement au Canada?R.— Près de 10,000 unités de logement d’urgence existent présentement, y compris celles qui furent fournies par les autorités provinciales et municipales sans l’aide financière du gouvernement fédéral.Les déboursés du gouvernement au compte des lo gements d’urgence se chiffrent par environ $4,500.000.De ce chiffre, approximativement $!,• 000,000 fut avancé pour aider aux universités canadiennes fournir les logements aux étu diants mariés qui sont des an ciéns combattants.La valeur de ces édifices de surplus qui fu rent loués aux municipalités pour être transformés en loge ments familiaux s’élève à plus de $9,500.000.Q.— Est-ce que les seuls gen res de prêts autorisés nar la So ciété centrale d’hvpothèques et de logement sont les prêts con sentis conjointement avec les instdtuflons de prêts «gréées?.R.— Non.Afin d’assurer que les facilités de prêts offertes par la Loi nationale sur l’habitation sont à la disposition de tous les Canadiens, la Société1 est autorisée à consentir à des prêts directs si.à son avis, il est impossible d’obtenir des prêts conjoints.Les conditions de ces prêts directs sont généralement les mêmes que celles des prêts consentis sur une base conjointe.Q.— Quels sont les règlements gouvernant l’excavation d’une niaisôn?R.— Selon les normes de construction prescrites par la Société centrale d’hypothèques et de logement, les excavations .le toutes fondations doivent être creusées jusqu’au sol ferme et à un point assez bas au-dessous du niveau du fini pour obvier à tout dommage par la gelée.sauf dans le cas d’excavation dans le roc massif.Il ne faut pas placer de fondations sur une couche de terre rapportée; toutefois, le cas échéant, les empattements et les fondations devront être construits d’une façon spéciale.Q.— Je suis un ancien combattant et je me demande si je puis utiliser mon crédit de réhabilitation pour m’aider à financer la construction d’une nouvelle maison sous le régime de la Loi nationale sur l’habitation?R.— Oui.Mais si vous avez droit à un crédit de réhabilitation «t désirez l’utiliser afin de vous aider à payer votre maison, Je vous suggérerais de rencontrer ou d’écrire au directeur le plus rapproché du crédit de réhabilitation avant de prendre des engagements.En vertu des dispositions actuelles, le montant du crédit pouvant être accordé s’élève au maximum au 2-3 de la différence entre le coût de la maison et le montant du prêt consenti sous le régime de la Loi nationale sur l’habitation.(Vos questions sur la tons truction et le financement d’une maison peuvent être adressées aux soins de ce service.Société centrale d’hypothèques et de logement, 56, rue Lyon, Ottawa_____ Editeur.) Voici l’adresse des suceurs*-les dans la province de Québec: Montréal: Edifice Confederation.1253.av.McGill College; Québec: Chambres 36-37, Palais Montcalm: Sherbrooke: Edifice Ouebec Central Railway, rue Wellington nord.Rendement des valeurs FORGET sTcirT 471, St-Fnu»çol«-Xavler.Montréal Tajx Prix R*n du a\9.*pp.% Agnew-Surpaa» .-50 9 5.» Aluminium.2.00 Jt Bathurst A.1-56 *4 B C.Power.1*0 26 British Am.OU .4.00 26 Bell Cortlcelll .6.00 i56 Bell Telephone , .8.00 152 Brazilian .3.00 30 Bldg.Product* .1*0 Can Forg A .1-50 Can.For.Inv.800 C and D Sugar .80 Can Malting .1.00 Can.Steamship .100 Can.Breweries .2.00 Can.Cottons .2.20 Can.Celaneoa .3.00 Can.Bronze.200 Cons Glass.2.00 Crown Cork .2.00 Dom.Bridge .420 Dom.Foundries .1.40 Dom Glsss.1.00 Dom.Textile.60 Famous Playe*» .1.00 Foundation.1.40 Imperial OU .50 Imp.Tobacco.40 •Int.Nickel.2.00 Int.Pete .-50 Lake of tits Woods .1-60 Labatt .100 Lang, J.A.100 Laura Second.80 McLaren Paper .2.00 Molson.100 Nat.Breweries .2.00 Nat.Steel Osr .1.50 Ogllvte.100 Ottawa L.H.Jt F.60 I-enmans .3.00 Powell Rlvw .1.00 Quebec Power .1.00 Royallte.1.00 St.Low.Ftouar .1.60 Shawlnlgan.1.30 Steel of Canada .3.00 Southern.1.00 So.Can.Power .1.20 Wabasso.4.00 Walkers Good .l.SO Wllsll.100 Zellers.1-26 Banques: Can.Nations*» .JO Commerce.JO Montréal.80 Dominion.100 Noucelle-Booaes .1.20 Royale.100 « 5.00 7.00 130 2.50 1.30 7.00 6.00 .¥> V40 Toronto Stocks prtvDéztt* Anglo Canadian .Belt Cortlcelll .Can Bronze .Can.Nor.Power Can.Cement .Can Steamship .Can.Cottons .Can Industrleo Can.Falrb.Maras comm.Alcohols .Dom.Glass .Dom Textile.7.00 Gatineau Power .5.00 Gen.Steel Wares .800 Howard Smith Pr.3.00 Imp.Tobacco .1.00 Ind Acceptance .5.00 l.ake of the Wood* .8.00 Maasey-Harri* .1.35 Mont.Cottons Nat.Breweries Ogllvle Ottawa L.H.Si K Penmans Power Corp.Sher William* .Steel of Canada .South Can Power .Tuckett Tobacco .West Koot Power .Mines Cons.Dome .Hudson Lake Shore Nor&Ads Moyenne des obligatioiM à New-York Compilées par U Presse 30 Ferm.hier .90.6 Ferm.ont.907 H y a 1 sem.90.7 Haut 1948 .93 3 Bas 1948 .87.7 Haut 1947 .971 Bas 1847 ^.87.1 AJtodfo RT.W.tfp.10 10 *10 101.6 100.6 622 100.9 MS 622 101.0 99.9 829 101.8 1019 66.99.8 98.0 60.3 104* 105.T 78.* 964 66.6 61* 1*0 28% 5.30 32 8 35 U 4.30 4.15 1* 8 35 20 10.00 ÏÛ.4.96 3.71 417 4*5 38 5.80 38 3.70 28 4.15 28 538 34 293 13 5.00 ia% 6.42 23 6.10 17 a*2 13 3.08 33% 3.87 12% 4.10 28 5.70 24 4.16 ai 4.75 14 5.71 40% 4.70 34 2.92 40 5.00 23 6.98 24 4.16 20 3.00 64 4.68 44 3.48 18 5.55 18 5.55 38 5*0 3 5.46 3.79 18 18 If* 80 38 31 4.76 3» 3*7 1 % 1 AD 28 y* 38 110 S m va iS 105 4.73 110 6.15 37% 4.74 r e.7t» * 4.60 180 3.80 130 4 00 7% n £ œ « 4*5 >s 4.00 160 1 » 46 48 19% 20 260 265 48 48% 38% 35% 24 20% 16% 39 35% 24% 20% 164* Guayana lmp.OU .Imp.Tob.Int.Nicked .Int Pete .Int.Uranium Joliet .275 270 xo 272 14% 13 14% 13% 13% 13% 16 15 15% 113 112% 113 53 50 51 • • 25% 25% 25' ¦ , , 16% 16 16% 64 62 64 23% 23 23% 5 4% 5 , .275 280 275 43 41 43 167 163 165 # .5 4% 5 105% 105 105% 500 495 500 95 92 95 15% 14% 15% • • 19% 19% 19 V, • • 13% 13 13% a# 35% 34% 35% 13% 12% 13 # , 45 44 44% »• 44% 43 44 Vente* Titre* Haut Bas Fur.Kirk Lake.145 138 145 MacDonald.86 75 81 Madsen.260 250 260 Malartlc GF.185 183 185 Massey.22% 22% 22% McMarm ., .10 9% 10 New Calumet.161 158 160 Norand».52 O'Leary.21 Pac Pete.165 Preston .155 Roxana.40 San Antonio .400 Sicks.16 Springer.141 51% 51% 18 19% 160 162 153 155 38 40 385 400 15% 16 140 141 Boursiers du C.P.R.Deux Montréalais, M.Léonard Viens, 20 ans, 1428 rue Cuvillier, et Réal Tardif, 19 ans.5227, 8e avenue, Rosemont, sont les gagnants, cette année, des bourses du Pacifique Canadien, qui leur permettront de poursuivre leurs études respectivement à l’Ecole Polytechnique et à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales, toutes deux affiliées à l’Université de Montréal.Les bourses d’études du Pacifique Canadien sont attribuées, par voie de concours, aux fils mineurs des employés de cette compagnie qui ont obtenu la plus haute moyenne aux examens d’entrée.Nouvelle émission de la Cie Shawinigan Moyenne de la Bourse de Toronto Par le Toronto Stock Bxchang* 20 Ferm hier .177.41 Ferm ant.176.10 Ch’e net .+.29 h y a 1 sem.172.0 Haut 1948 .172.23 Bas 1948 .149.13 Bas 1947 .159.82 Haut 1947 .184.21 20 10 15 89 30 101.18 43.48 88.76 100*2 44.06 +.11 +.73 +.09 8799 97.15 38.78 104.68 90.84 37.77 91.87 77.67 28.68 96.31 77.91 22.28 120.26 96.14 34.97 Quebec Labrador Development Quebec Labrador Develon-ment Co., Ltd, a notifié le Curb de Montréal que Clair Agency Limited, conformément à son accord de souscription, vient de verser le paiement couvrant 250,000 actions, à 25 cents l’action, dû le 30 septembre 1948.Clair Agency Limited détient encore les options suivantes: 250,000 actions à 30 cents; 250,-000, à 40 cents; 250,000, à 50 cents; 250,000 à CO cents; 250,-000, à 75 cents; 250,000, à 90 cents et 300,000 actions à $1.00 l’action.Il y a actuellement, 2,416,671 actions en circulation, et il en reste 2,583,329 dans le Trésor de la compagnie.On annonce aujourd’hui la mine nouvelle émission de $25,000,-000 d’obligations première hypothèque de The Shawinigan Water and Power Company, par l’intermédiaire d’un vaste syndicat de maisons de finance, d’agents de change et de banques à charte dirigé par Dominion Securities Corp.Ltd.Les nouvelles obligations portent intérêt au taux de 3^% et elles écheront en octobre 1973; elles sont offertes à 99)£ et les intérêts courus.Moyenne de la Bourse de Montréal Ferm.hier .Ferm.ant.Ch'ge net H y a 1 sem.Haut 1948 Bas 1948 .Haut 1947 .Bas 1947 10 UT.72.2 71.9 +0.3 72.2 73.9 70.9 78.8 73.1 20 ÏN.127.2 126.7 +0.5 126.2 125.1 108.0 130.0 115 9 10 PA.347.13 343.14 +3.39 33931 371.48 290.26 395.50 287.28 15 OR 59.74 59.15 +0.59 59.78 74.80 65.03 83.03 67.20 Moyenne des actions à New:York Compilée» par la Presse Associée 30 Ind.Perm, hier .92.1 Ferm.ant.91.6 H y a 1 sem.89.0 Haut 1948 .96.7 Bas 1948 83.3 Haut 1947 .96.9 Bu 1947 .83.2 15 15 Ch.î.Util 44.4 43.9 42.2 48 0 34.2 36.5 27.7 40.5 40.3 39.8 42.3 380 47.2 39.4 Sto 68 2 67* 659 72.4 60.3 63.0 56* United Asbestos Corp.Limited Le Curb de Montréal a été informé par United Asbestos Corporation Limited que cette dernière a reçu paiement pour 55,-000 actions du trésor, à 20 cents l’action.Il y a, encore, sous engagement ferme, 145,000 actions, ausi à 20 cents l’action, et 900,-000, sous option, à des prix variant entre 25 cents et 80 cents l’action.Le total des actions en cours aiteint 1,630,000 actions, tandis que le Trésor en compte 1,370,000.Canada Iron Foundries Canada Iron Foundries Limited a laissé savoir à la Bourse de Montréal que les administrateurs ont prolongé jusqu’au 30 avril 1949 l’offre de conversion des actions privilégiées en actions ordinaires sur la base de 3 actions ordinaires pour chaque quatre actions privilégiées converties The Shawinigan Water and Power Company, qui est l’un des Elus gros producteurs et distri.uteurs d’énergie hydroélectrique au monde, est à exécuter la plus vaste programme d’expansion depuis sa fondation, il y a cinquante ans.Ce programme, commencé en 1946, sera terminé en deux stades: le premier dans quelques mois lorsque la centrale no 3, de 195,000 h.p., à Shawinigan Falls sera mise en fonctionnement, et le deuxième en 1952, quand l’aménagement de 384,000 h.p.de la Trenche devrait être parachevé jusqu’à concurrence de 320,000 h.p.En même temps que ces travaux, il y a un programme de construction de lignes de transmission et de distribution pour livrer l’énergie de ces usines aux clients de la compagnie et pour étendre le réseau de distribution rurale à travers le territoire que dessert la compagnie.Lorsque le programme sera terminé en 1952, la puissance aménagée des centrales hydroélectriques de la compagnie atteindra le chiffre de 1,398,350 h.p., soit 58% de plus qu’en 1946.Cette augmentation permettra au réseau Shawinigan de répondre à la demande sans cesse grandissante d’énergie électrique dans le territoire qu’elle dessert, dont le contrat de 160,000 h.p.récemment conclu avec l’importante et nouvelle industrie du titane qui s’établira à Sorel, Québec.”LES FIANCES" Le "Devoir" commence aujourd'hui la publication, en feuilleton, de l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature universelle, "Les Fiancés", de Manzoni.CHEMINS DE KR NATIOMÏÏIc DU CANADA SoumÎMfMN l'usine flénérofriM CfeMÜMI â» MONTREAL, QUttM On reaem Jusqu* 18 octobre 1948..Un rapport spécial présentera une étude sur la législation de la province de Québec.I-c président du Conseil des oeuvres, M.le curé C.-A.Labellc, dirigera l’assemblée.probablement pas arrêté, je recommande l’étude du P.Paul Guay, C.S.P., publiée dans l’Oeuvre des Tracts sous Je titre .de “Lecteurs et libraires”.La première partie de son ouvrage a paru dans la brochure portant le numéro de série 346.A mentionner les titres des idées générales, les lecteurs gavent déjà à quoi vs'en tenir.Ces idées maîtresses sont: 1) Crise morale de la littérature canadienne; 2) Le snobisme; 3) Incroyable insouciance des parents; 4) La tentation des kiosques ou le ricanement de Satan; 5) Les magazines sales et immoraux; 6) La grande pitié des romans à 10 sous.La seconde partie a paru dans la brochure portant le numéro 347.Cette deuxième tranche de l’étude concerne tout particulièrement le'libraij-e, le responsable directe des ravages causés par cette littérature vide et immorale jiarfois.L’auteur rappelle que le libraire n’a pas le droit de vendre n’importe quoi.Il cxpli-«pie et j’espère que plusieurs en feront leur profit, que la morale doit passer avant l’argent.Les lecteurs qui veulent réellement aider à nettoyer les librairies et les kiosques, n’ont qu’une chose à faire: Ne pas acheter ces magazines.Les librairies par contre, ne doivent pas offrir ces choses en vente.Espérons qu’avec le temps et surtout comptant sur la bonne volonté de chacun, cette déplorable situation se corrigera.Veuillez me croire M.le directeur, Votre tout dévoué, Claude MORIN 65 avenue Thornton, Montréal (16) P.Q.P.S.-—Les deux brochures indiquées nos 346 et 347 peuvent être achetées pour la somfnc de 10 s.l’unité à l’Ecole Sociale Populaire, 1961 est, rue Rachel, Montréal P.Q.Lima, Pérou, 5 (par Luis Pe-ron, de TA.P.) — Les troupes gouvernementales ont eu hier la maîtrise complète du port de Callao, après avoir maté une sanglante révolte de marins et de civils.Les insurgés, «pii s’étaient emparés de vaisseaux de guerre et des installations navales «le Callao (port de Lima), ont ouvert les hostilités au début de la journée de dimanche.Tard «ii-manche, l’infanterie «lu gouvernement, avec l’aide de chars d’assauts et d’avions de combat, a chassé les rebelles de leurs forteresses et les a apparemment tous capturés» On n’a pas encore le chifffre officiel des morts ou des participants de la révolte.Tout indique, cependant, «pie le nombre «les morts et blessés est consi-1 dérable.Un haut dignitaire de l’armée a dit qu’ils étaient si nombreux qu’il faudra probablement se servir de camions pour les transporter, les ambulances ne suffisant pas à la tâche.Le gouvernement du président José Luis Bustamente Rivero a confirmé, dans un communiqué, sa déclaration que le parti Apris-ta, parti d’opposition, avait “inspiré et dirigé” la révolte.Le communiqué dit que plusieurs membres du parti, en armes, avaient été arrêtés.Croisières d'hiver Le capitaine R.A.Clarke, gérant général de Canadian National Steamships, annonce que durant la saison d’hiver, le Canadian Challenger et le Canadian Cruiser quitteront Halifax à destination de Nassau et de la Jamaïque, Au retour, les navires amarreront à Halifax ou à St-Jean, N.-B.Ces deux navires, qui peuvent accommoder 12 passagers de première avec cinq cabines doubles et deux cabines simples, effectueront des voyages de 18 jours.Dans la circulaire qui annnnee la saison d’hiver la compagnie dit que Nassau, la capitale des îles Bahama, Offre plusieurs avantages comme station hivernale.En Japiaïctue, une des grandes Antilles anglaises, le climat est toujours tempéré et le visiteur peut y pratiquer tous les sports d’été.“Le commodore Enri auront joué leur 8e joute en 13 jours.Bill Durnan, blessé à Winnipeg vendredi dernier dans une pratique a repris son poste dans les filets hier soir et a paru rétabli meme s’il fut déjoué sept fois.Bouchard ef Reardon ont de nouveau très bien joué à la ligne bjeue, cette fois devant le gardien McNeil, Doug Harvey a lui aussi tris bien fait à l’arrière-gar-de, mais pour les rouges.Jacques Locas souffre encore de la blessure subie à St-Hyacinthe il y a trois semaines et H n'a pu jouer hier soir.Il est confiant de reprendre son poste bientôt.Les citoyens de Hégina se montrent des plus hospitaliers envers les joueurs du Canadien, ce qui ne manque pas de plaire à tous.Dick Irvin avait charge des blancs hier soir, tandis que son jeune fils, Dickie Jr, pilota le* rouges.Le jeune Irvin se demande encore comment il a pu perdre avec Lach et Richard Sur son alignement.Les joueurs auront à travailler ferme- ce soir, car à l’heure où vous lirez ces lignes, les Habitants auront déjà pratiqué durant deux longues heuresr dans l’avant-midi, avant de jouer à Moose Jaw dans la soirée.Personne ne st plaint cependant et, au contraire, tous les joueurs insistent pour pratiquer longuement tous les jours.On veut à tout prix connaître une bonne saison, cette année, cela à compter de la première joute contre les Rangers, jeudi le It octobre.C’est bon signe, n'est-ce pas?LES DEUX CLUBS SONT EGAUX Cornwall, 5 — Le club de crosse senior de Cornwall a égalisé les chances de la série finale pour le championnat de l’est du pays alors qu’il a disposé du Hamilton au compte de 14 à 12 hier.Le Hamilton a vait gagné la première partie à Lachine.11 est fort probable que la partie décisive soit disputée à Cornwall également.Le vainqueur rencontrera ensuite les champions d«-l’ouest dans la grande finale pour le championnat du pays.CARTES PROFESSIONNELLES S.Musial est réengagé pour 2 autres saisons Bearden fut aidé par trois doubles-jeux de ses coéquipiers dont deux exécutés par le duo Roudreau-Gordon et Tautre par Hegan-Boudrean.Les Indiens se comportèrent très bien sur la défensive et seul Gordon commit une erreur lorsqu’il échappa un ballon frappé par Tcd Williams alors .CBM-Hmlaelosi éducative CKAC-Les chansonniers.9.55 P.M.CKVL-Nouvelles.10.00 A.M.CBF-Sur nos ondes.CBM-Fanfares.CKAC-Actualltés.CKVL-Nos artiste*.6.00 P.M.CBF—Yvan l'intrépide.CBM-Varlétés.CKAC-Une vedette CKVL-Chansonnette.6.10 P.M.CKAC-Intenmède.6.15 P M.CBF-Radlo-Jaurna!.CBM-Radlo-Joumal.CKAC-Dltea-md.6.25 P.M.CBF-Sport.CKAC-Plèce du Jour.6.30 P.M.CBF-Actuallté.CBM-Dlvertlmento.CKAC-Lé forum.CKVL-Nouvelles.6.35 P.M.CKVL-Chaneonmette.6.40 P.M.CKAC-Quoi de 6.45 P.M.CBF-En dînant.CBM-Nouvelles.CKAC-Nouvelles.6.55 P.M.CKVL-Le sport.7.00 P.M.CBF-Un homme péché.CBM-Edm.Hockrtdge.CKAC-Sélectlons.CKVL-Chansonnette.7.15 P M.CBF-Métropole.CBM-Varlétés 7.25 P.M.CBM-ln traduction.CKAC-Banquler.10.05 A.M.CKAC-Ici F.Robldoux.et son T0.15 A.M.CBF-Valses.CBM - Klnde rgarten.10 30 A.M.CBF-Le titre s.v.p CBM-Pgm.musical CKVL-Entrevues.10.35 A.M.CBM-In term ède.10.45 A.M.CBF-Drames.CBM-Day Dreaming.10.55 A.M.CKVL-Nouvelles.11.00 A.M.CBF-Francine Louvain.CBM-Roed of Life.CKAC-Actualltés.CKVL-Chansonnette.11.05 A.M.CKAC-Le panier.11.15 A.M.CBF-La Métairie Ran.CBM-Grande Soeur.11.30 A.M.CBF-Troubadours.CBM-What's your beef?CKAC-Le Jockey.11.45 A.M.CBM-Laura Limited.11.55 A.M.CKVL-Nouvelles.MIDI CBF-Jeunesse Dorés.CBM-Nouvelles.CKAC-L'Angélus.CKVL-Chansonnstte.12.15 P.M.CBF-Rue principale.CBM-Aunt Lucy.12.25 P.M.CKAC-La vie dans le 12.30 P.M.CBF-Réveü rural.CBM-Emlésion rurale N CKAC-Le coin du disque 12.45 P.M.CKAC-Nouvelled.12.55 P.M.CKAC-Un tango.12.59 P.M.CBF-Slgnal-hcrMr*.1.00 P.M.CBF-Quell es nouvelles?CBM-Radlo-Joumal.CKAC-Betty Bee-Hlve.CKVL-Nouvelles.MO P.M.OKVL-Chansoonettes 1.15 P.M.CBF-Radlo-Journal CBM-Happy Gang CKAC-Mélodles.1.25 P.M.CBF-Intennéds.1.30 P.M.CBF-Tante Lucie CKAC-La vie en nos*.1.45 P.M.CBF-A l'enseigne CBM-They tell ms.1.55 P.M.CKVL-NouveBes.2.00 P.M.CBF-Grande Soeur.CBM-Bemle Braden.CKAC-Actualltés.CKVL-Tommy Dorsey.2.05 P.M.CKAC-Amour.délloes.SOIREE 7.30 P.M.CBF-R.et R.L'HeTMer.CBM-RUtolre de la.CKAC-Æélectlons.7.45 P.M.CBF-Fredo Gsrdonl.CKAC-Le diable .etc.CKVL-Cm ole Troy.7.55 P.M.CKVL-NouveOes.8.00 P.M.CBF-Oeux qu’on aime.CBM-Orchestre.CKAC-Le marchand.CKVL-Fantôme Mi.8.30 P.M.CBF-Le Faubourg._ CBM-Causerie CKAC-Incrayab»e mats.CK VL-Coquetel chanson.8.55 P.M.OKAC-Choses
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.