Le devoir, 6 octobre 1948, mercredi 6 octobre 1948
“Vou* «vez un* double mission: premièrement, U mission de conserver intact votre héritage religieux et national; deuxièmement, la mission de répandre cet héritage.J'ajoute que c'est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre." See Exc.Mgr lldebrande Antoniutti, délégué apostolique au Canada et à Terre-Neuve.Directeur ¦ Gérard FQJON FAIS CE QUE DOIS HEIOUX S.Rrene, ceefeaeeer.CLAIR ET PLUS DOUX Minimum 50 Maximum 68 VOL XXXIX — No 234 MONTREAL; MERCREDI, 6 OCTOBRE 1948 Cinq sous le numéro LES ALLIES FORMULENT LEURS ACCUSATIONS L’appétit, vient en mangeant )u directeur juarante ans au "simple directeur": l'évolution des grandes écoles en Etat et étatisme -Où sont les prochaines victimes ?Comme notre correspondant québécois d’avant-hier, voulez-vous connaître le numéro de téléphone de l’Ecole technique à Montréal?L’opération sera moins compliquée dans la métropole.Néanmoins elle se fera en deux temps.Vous chercherez dans l’annuaire Ecole Technique de Montréal] vous l’y trouverez — concession de l’Etat à nos vieilles habitudes.Mais vous n’obtiendrez pas du coup le numéro désiré.L’annuaire vous dira: voir — Prov de Que Bien Etre Social & Jeu-nesse.L’iroquois de cette indication surprend un peu (comment justifier en français: “Prov de Que Bien Etre Social”?); mais vous comprendrez qu’on vous réfère au titre province de Québec, au sous-titre bien-être social.Vous êtes ainsi averti que l’Ecole technique de Montréal est devenue une enclave du ministère de la Jeunesse.Faites la même expérience avec l’Ecole des Arts Graphiques, celle des Beaux-Arts, le Conservatoire de musique et d’art, l’Ecole des nauces Etudes Commerciales et l’Ecole du Meuble: on vous promènera ainsi du ministère de la Jeunesse au Secrétariat provincial.Chacune d’entre elles est devenue un service administratif de l’Etat, avec des professeurs-fonctionnaires et (on nous en a prévenus dans une feuille sportive) des directeurs-individus - quelconques - nullement-responsables.Une seule exception: l’Ecole Polytechnique, dont l’annuaire vous apprendra directement l’adresse et le numéro de téléphone, sans croire qu’il viole un secret d’Etat.Détail assurément, mais détail significatif.C’est que l'Ecole Polytechnique est demeurée une heureuse exception—pour corn bien de temps?—, tandis que les autres grandes écoles sont passées, à l’inverse des lois de la vie, de l’âge adulte à l’âge mineur.Une série d’étapes ont conduit celles-ci sous la tutelle immédiate de l’Etat.Comment le transfert s’est-il opéré?LA SUCCESSION DE M.DREW Les grandes écoles ont presque toutes été fondées par des corporations intimement liées à l’Etat, mais possédant une forte dose d’autonomie interne.D’abord la plus ancienne, Polytechnique, il y a trois quarts de siècle.Puis les Hautes Etudes Commerciales et trois écoles techniques.La ‘première a conservé son statut, les autres ont perdu le leur.En 1907, le gouvernement Gouin fonde l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales.C’est une corporation composée de six membres: le directeur (alors appelé “principal”), et cinq personnes choisies par l’Etat parmi les membres de la Chambre de Commerce de Montréal.Cette corporation établit les règlements et les programmes, recommande les candidats aux postes de directeur et de professeur, suggère également les destitutions nécessaires; dans chaque cas, il faut la sanction du ministère ou du Secrétariat provincial.L’exécutif, qu’on nomme “commission administrative”, se compose de trois membres nommés par la corporation, et dont le directeur fait partie de droit; il adresse ses rapports à la corporation et au gouvernement.Bref : la direction immédiate est assurée par le directeur de l’école et son exécutif; la responsabilité générale est confiée à la corporation ; l’Etat et son délégué particulier, le Secrétaire provincial, exercent une surveillance lointaine et détiennent l’autorité .dernière.Déjà cette situation comportait des éléments révolutionnaires.L’Ecole s’établissait en marge de l’Université et du Conseil de l’Instruction publique ; l’Etat commençait de se tailler un domaine, où ni la confessionna-lité ni l’indépendance complète n’existaient.Mais si la présence du gouvernement s’imposait comme un fait, ce fait n’avait rien de lourd ni de tracassier.La dépendance, dans l’administration, restait lointaine et indirecte.La corporation de l’Ecole avait des pouvoirs étendus, et le directeur, en pratique, dirigeait.On voit bien l’esprit de la loi par la disposition suivante: la Chambre de Commère* de Montréal était invitée à subventionner l’école annuellement; au bout de quarante ans, si elle remplissait certaines conditions, elle' prendrait possession de l’Ecole, ainsi appelée à devenir institution privée.La même année, et avec la même attitude, le gouvernement donnait naissance aux corporations des écoles techniques de Montréal et Québec.Par exemple, la corporation de l’Ecole technique montréalaise se composait des personnages suivants: un délégué nommé par h Montreal Board of Trade; un délégué nommé par la Chambre de commerce de Montréal; deux délégués nommés par le Conseil de la^Cité; quatre délégués nommés par l Etat, le directeur (appelé principal, nommé sur recommandation de la corporation, par l’Etat).(Il n’y manquait que les délégués dessyn- AlcataA» En 1922, l’attitude gouvernementale se durcit.L’Etat ne touche pas aux écoles déjà fondées.Mais il crée la double école des Beaux-Arts (Montréal et Québec), sans mettre une corporation sur pied.Si la dépendance devient directe, elle demeure légère.Le directeur général des Beaux-Arts, les directeurs de chaque école conservent presque les mêmes attributions; cependant, ils relèvent automatiquement du Secrétaire de la province.Nous en sommes à une étape intermédiaire.Jamais encore, dans l’ensemble, un ministre n’oserait “informer” l’un des directeurs qu’un professeur est “suspendu de ses fonc-tigns” et qu’on le jugera en définitive comme s’il était fonctionnaire, devant une quelconque commission du Service civil.Le directeur n’est pas regardé comme un individu nullement responsable.En 1926, le gouvernement Taschereau se trouve en face d’une série d’institutions d’enseignement.Le petit "ministère d’instruction publique”, bâti à l’encontre du système traditionnel, a pris de l’envergure.Il faut mettre de l’ordre dans ce fouillis, dit-on.Qu’est-ce que l’on fait?on centralise.Aux corporations distinctes, on substituera quoi: l’Etat?Non.Mais une corporation unique, celle des écoles techniques ou professionnelles.Cet organisme, dont les membres seront nommés par l’Etat, (sauf les trois maires* de Montréal, Québec et Hull), aura la responsabilité générale de l’entreprise.L’Etat se réserve des pouvoirs plus immédiats: par exemple, le Secrétaire provincial nommera le personnel des écoles techniques ; le gouvernement désignera celui des Hautes Etudes commerciales “sur proposition des directeurs”.Par ailleurs, on laisse beaucoup d’initiative à chaque directeur.Le système n’a pas vraiment fonctionné La corporation des écoles techniques ou professionnelles, après quelques années, pa»aît être tombée en désuétude.Le vieux régime plus ou moins autonome semble avoir surnagé, sujet aux à-coups de la politique.Juridiquement, c’était l’illégalité.Alors en 1941, le gouvernement de M.Godbout décida de donner un grand coup.De lui date le système pleinement étatique.Il supprime toutes les corporations: la dépendance est étroite et lourde.Le directeur n’a plus rien à dire dans la nomination du personnel, et même dans la destitution des professeurs.Les grandes écoles deviennent des services administratifs de l’Etat, comme sont le département de la voirie ou celui des travaux publics.Le directeur est ligoté: il n’a presque plus d’initiative administrative.'T.,v,,Uo PnNr+ofVminno nn “nlmnlp” nro- Deux candidats se disputeront la succession de M.George Drew à la présidence du conseil des ministres ontariens.A gauche, M.Leslie Blackwell, procureur général de la province voisine depuis 1945 et qui a posé officiellement sa candidature au cours de la Journée d’hier.A droite, M.T.L.Kennedy, ministre de l’agriculture, qu'on mentionne aussi comme un candidat possible.Tandis qu’à Polytechnique un "simple” pro fesseur peut commander un article de moins de $50., à Technique, les “simples” direc teurs ne sauraient s’acheter un crayon sans signer des réquisitions, remplir des formules de contrôle et obtenir des permissions qui mettront parfois des mois à venir.Et ainsi de suite.Nous nageons en plein étatisme.' Une occasion se présentait en 1946 de re venir au bon sens: quand M.Duplessis créait le ministère de la jeunesse.Les mises-au-point n’ont pas manqué ; Relations en parti culier a mené une lutte ferme, des députés indépendants réclamèrent un régime narmal de liberté pour l’éducation.Tout ce qui fut gagné, c’est un vague et inefficace rattache ment au Conseil de l’Instruction publique:à peine un symbole, pour cacher un système de servitude.De sorte qu’aujourd’hui le directeur d'une école peut être “informé”, après “entretiens préalables”, que le ministre “suspend de ses fonctions” tel de ses professeurs, et renvoie le dossier.à la Commission du Service civil ! • Cette évolution nous mettra-t-elle sur nos gardes?Admettrons-nous que, lorsque l’E tat subventionne, il a le droit de diriger Alors, en toute logique, d’autres pièces mai tresses de l’enseignement passeraient sous sa coupe Aujourd’hui les grandes écoles.Demain l'université?Après-demain les collèges clas siques?N’oublions pas que l’appétit vient en mangeant, à Québec comme ailleurs.En 1907, nul homme n’aurait osé prédire ce qu s’est réellement produit en trente-cinq ans sans se faire traiter de démagogue ou de ni hiliste Si nous n’y mettons le holà, si nous contl nuons de descendre la pente, un jour, quant le père d’un collégien de Sainte-Marie, de Montréal, de Brébeuf, Grasset, Saint-Lau rent, Sainte-Croix, etc., voudra téléphoner au supérieur de la maison, il lira dans l’an nuaire: Collège de Montréal.— voir Prov de Que Bien Etre Social.ou quelque jargon du genre, l'avertissant que le “principe démocratique” a vaincu.André LAURENDEAU LETTRE D'OTTAWA La succession M.Drew de Kennedy devrait lui succéder à Toronto en dépit de l'opposition de M.Blackwell La tenue d'une convention conservatrice ontarienne Ottawa, 0 — Le premier ministre George Drew, élu samedi dernier chef du parti conservateur fédéral, va prendre ses dispositions dès cette semaine pour quitter la politique provihcialc ontarienne et se consacrer entièrement à son nouveau rôle.Dans une interview qu’il a donnée au Seigniory Club de Montebello où il se repose pendant quelques ours des fatigues du congrès, il a annoncé qu’il se rendrait à Toronto d’ici la fin de la semaine pour discuter avec ses collègues de sa démission et du choix de son successeur.Comme le Devoir l’annonçait vendredi dernier avant tous les autres journaux du Canada, le succe^eur que M.Drew aurait choisi et qull aurait fait accen-ter par ses collègues serait le ministre de l’agriculture, M.Thomas Laird Kennedey.Le ministre de l’agriculture agit déjà comme premier ministre intérimaire.C’est un vétéran qui a fait partie du cabinet Henry, qui est très populaire parmi les agriculteurs ontariens, et qui aurait bien mérité du parti conservateur l’honneur d’exercer pendant quelque temps les fonctions de premier ministre.M.Kennedy, qui est âgé de 69 ans, ne demeurerait pas plus d’un an ou deux en fonction.M.Drew l’aurait choisi parce qu’il peut compter sur lui pour accomplir les promesses qu’il a faites au cours de la dernière campagne électorale provinciale aux Franco-Ontariens en ce qui trait au règlement de la question scolaire.Le nouveau chef du parti conservateur fédéral se rendrait parfaitement compte qu’il ne pourrait faire aucun progrès dans le Québec si ces promesses n’étaient pas remplies et tl aurait retardé l’an- Les Russes veulent les chasser de Berlin, disent-ils Discours de MM.Jussep et Codogon Menace à la paix —— Vishinsky écoute, puis s'ennuie Le Cominform en Allemagne Berlin, 6 (A.P.) — Le journal officiel du gouvernement militaire américain dit aujourd’hui qu’il s’est tenu récemment une réunion du Coniihfonn (Bureau international communiste d’information) à Dessau, dans la zone soviétique d’Allemagne.I^es chefs communistes d'Allemagne auraient participé à cette réunion.Un des principaux articles à l’agenda du Cominform, au dire du journal, était “l'attitude du Cominform dans l’éventualité d'un conflit ouvert”.C’est probablement la première assemblée du Cominform en terre allemande et la première aussi à laquelle auraient assisté des représentants de l’Allemagne.Dessau est située dans la province de Saxe-Anhalt, â 75 milles environ du sud-ouest de Berlin.Le journal dit q\ie cette assemblée réunissait des dignilaires politiques de l’administration militaire soviétique en Allemagne, des représentants des partis communistes de Tchécoslovaquie, de Pologne et de Hongrie.nonce de sa candidature jusqu’à ce 'que cette affaire fût réglée à sa satisfaction.Le procureur général dans le cabinet ontarien, M.Leslie Blackwell, vient de créer une sensation en dénonçant le projet et en réclamant la tenue d’une convention immédiate pour le choix d’un nouveau chef conservateur ontarien.M.Blackwell annonce qu’il est candidat à la succession de M.Drew.II prétend avoir l’appui de membres du cabinet et de députés â la législature qui estimeraient que ce serait un désastre que de choisir le nouveau chef du gouvernement autrement que par une convention.Il est à supposer que cette manoeuvre ne prend pas M.Drew par surprise et qu’il est parfai-lement en mesure d’y faire face.Il y a déjà assez longtemps que la rumeur rapporte une mésentente entre le procureur général et le premier ministre.Au lendemain de la dernière élection, M.Blackwell a voulu quitter le cabinet pour retourner à la pratique du droit.M.Drew peut facilement répondre à M.Blackwell que la tenue d’une convention n’est pas urgente puisqu’il ne saurait y avoir d’élection provinciale avant trois ans.11 n’y a pas de raison de refuser à M.Kennedy l’honneur de diriger le parti et le gouvernement pendant quelque temps et de permettre aux aspirants à la direction du parti conservateur de faire leurs preuves à l’Assemblée législative.Il est donc, plus que probable que M.Kennedy sera le prochain premier ministre de l’Ontario en dépit de l’opposition de M.Blackwell.Pisrr* VIGEANT BLOCS-NOTES Un ft«r patriote On vient de publier en librairie le premier roman de notre camarade Pierre de Grandpré, qui poursuit actuellement à Paris des études spéciales.La Feuille d’Erable de Tecum-seh, dans l’Ontario, profite de l’occasion pour rappeler le souvenir du père de Fauteur, Joseph de Grandpré, décédé prématurément.Il nous fait plaisir, dit l’auteur de cette note, qui est probablement le directeur même de la Feuille d’Erable, M.le sénateur Gustave Laçasse, de reconnaître parmi les feunet écrivains canadiens de notre temps, dans la personne de M-Pierre de Grandpré, correspondant du Devoir à Paris, le fils d'un ancien avocat de Windsor, qui consacra tui-mé-me, pendant plusieurs années, sa plume et ta parole au service de ses compatriotes, pour aller ensuite mourir prématu.rément dans le nord-ouest de sa province natale.Ce n'est pas sans une profonde émotion que nous profitons de cette occasion pour rappeler son courage el set vertus A ceux dont il s'efforça toujours si vaillamment de revendiquer les droits menacés et de défendre les plus chers intérêts.Honneur à ta mémoire de Joseph de Grandpré, cofonda-teur de l’ancienne école indépendante Jeanne-d'Arc de Windsor, nos félicitations à celui dans lequel U revit.Ce n’est pas sans une grande joie que nous citons ce témoignage et lui faisons écho.Joseph de Grandpré, dans un milieu difficile, fut l’un des bons combattants de la grande lutte scolaire ontarienne.C’était un fier patriote et le Devoir, dans le temps, se fit honneur de raconter ses hauts faits.Mais il y a longtemps de cela déjà.Les générations de lecteurs se succèdent rapidement, et l’on oublie malheureusement très rite.Il n’est donc pas mauvais que oeux qui furent les témoins immédiats du travail du regretté Joseph de Grandpré évoquent de nouveau ton souvenir.Il est de ceux dont le nom ne doit pas être oublié.O.H.Nous craignons la Russie Paris, 6 (Reuter) — M.Hector McNeil, ministre d’F.tat en Angleterre, a averti aujourd'hui la Russie soviétique que l’Angleterre et les Etats-Unis ne consentiraient pas à donner des informations sur la bombe atomique ou à détruire leurs provisions de cette arme, parce que "nous crai gnons tous la Russie’’.Il parlait au comité politique de l’assemblée des Nations Unies, à la reprise du débat sur le contrôle de l’énergie atomique.Le comité était à étudier une proposition russe voulant la destruction des provisions de bombes atomiques et l’établissement d’un contrôle international.M.McNeil a déclaré que l’essentiel de l’affaire était de savoir si oui ou non, la Russie était d’avis qu’il fallait établir un système de contrôle International vraiment effectif avant que la destruction des provisions se fasse.Il a ajouté qu’une “mer infranchissable” existait entre la majorité (les puissances occidentales) et la minorité (la Russie et ses satellites) à la Commission de l’énergie atomique.M.McNeil a posé trois questions bien nettes aux Russes: 1 ) Accorderez .vous qu’un ‘‘système de contrôle pleinement effcrttf” entre en vigueur avant que les Nations Unies conviennent de bannir la bombe atomique?2) Accepterez-vous des propositions — appuyées par la majorité —en vue du contrôle de l’énergie atomique, comme “base générale” de l’établissement d’un système mondial de contrôle?3) Consentirez.vous à abandonner votre droit de veto dans le gouvernement d’une agence internationale de contrôle?(Dernière heure) PARIS, 6 (C.P.) — Les chefs anglais, amérie«ln* et français au Conseil de sécurité des Nations Unies se aont réunis aujourd’hui pour rédiger une résolution demandant à la Russie de fairs cesser le blocus de Berlin.Cette réunion non officielle avait également pour but de décider si cette résolution devait être présentée au nom des trois pays, ou si chaque pays devait présenter sa résolution.On croit qu’il y aura action collective.Paria, 6 (A.P.) — Andrei Y.Vichinsky est allé assister, ce matin, au Conseil de sécurité, à l’ouverture du débat sur la crise de Berlin; il a d'abord mon-, Iré quelque intérêt qui s’est vite changé en un profond ennui.La séance a été ouverte par le président d’office, M.Juan Bra-muglia, d’Argentine.Il a immédiatement donné la parole au délégué des Etats-Unis, M.Philip C.Jessup, qui a longuement exposé les points de vue américains sur cette crise de Berlin, vieille déjà d’une centaine de jours.M.Jessup a déclaré que les Russes faisaient tout eu leur pouvoir pour chasser les trois Puissances de l’ouest hors de Berlin: il a fait noter que les Etats-Unis étaient prêts, pour leur part, à participer à une conférence des ministres des Affaires étrangères sur les questions relatives à l'Allemagne, dès que le blocus de Berlin aura été levé.M.Jessup a déclaré devant le Conseil de sécurité que les Etats-Unis ont fait tous les efforts possibles pour en arriver à une entente avec les Soviets et pour “endiguer cette menace à la paix, menace créée par les Russes et qui, tant qu’elle existe, constitue l’obstacle Insurmontable à la poursuite de négociations libres”.Le délégué américain a plusieurs fois affirmé que le blocus de Berlin est une menaqe à In paix du monde, en ajoutant que tous les peuples de la terre partagent cette opinion."Pour les Russes, dit-il.11 peut sembler insignifiant de forcer deux millions et demi d’hommes, de femmes et d’enfants vivant à Berlin de ne pas avoir de quoi manger, se vêtir ni se ehapffcr, d’être privés de soins médicaux et se trouver exposés aux maladies.mais pour nous, responsables de leur bien-être, cette question est d’une extrême importance”.Un peu plus tard, M.Jessup a qualifié de propagande soviéW-que le projet russe de nourrir les Berlinois.Le délégué américain a aussi accusé les Russes d’avoir créé et inspiré des émeutes.Puis il a Hors dos cadres .des Nations Unies Paris, fi (C.P.) — M.Moshe Shertok, ministre des Affaires étrangères du gouvernement d’Israël, a déclare aujourd'hui qu’il était entièrement possible que Juifs et Arabes en viennent à un règlement du problème palestinien.Il a précisé qu’un tel accord serait négocié hors des cadres des Nations Unies.énuméré avec la plus grande pré-cision les manoeuvres successives des Russes pour étouffer Berlin et il a dit que les prétexte» soviétiques pour justifier ces mesures ont été découverts danl toute leur inanité lors de la dernière réunion des quatre gouverneurs militaires de Berlin.Ds plus.M- Jessup a affirmé que les Busses n’ont jamais pria l’initiative d'approcher les puissances de l’ouest pour offrir certaines solutions ou discuter les griefs qu’ils auraient pu avoir contre elle».Sir Alexander Cadogan Pari» 6 (A.P.) — Sir Alexander Cadogan, d'Angleterre, • déclaré au conseil de sécurité des Nations Unies, aujourd’hui que l’appel des puissances occidentales au conseil était le seul moyen de briser le blocus de Berlin par la force.Durant le discours de sir Alexander, le délégué russe, Andrei Vishinsky ¦ gardé le silence.Auparavant, il avait montré dea signes d’intérêt et d’ennui.Il e«t retourné à la Chambre du conseil, après le lunch, sans indiquer si.oui ou non, il briserait son silence.Hier, le sous-ministre aux affaires étrangères .de la Russie s dit qu’il ne participerait pas au débat sur les accusations britanniques.américaines et françaises que la Russie menace la paix en faisant le blocus de Berlin.Les “mesures illégales" imposées par le gouvernement soviétique à Berlin ne laissaient aux puissances occidentales que.trots positions à prendre, a dit sir Alexander: I ) De “sc soumettre passivement aux efforts du gouvernement soviétique pour les destituer de toute autorité et de tous droits à Berlin, et en conséquence pour consolider le système politique qu’il veut imposer par la force à Berlin et à la sone soviétique”.2) De “continuer la disrua-sion”.Il ajoute ici qu"'il est inconcevable que le gouvernement britannique, pour sa part, adopte l'une ou l’autre de ces attitudes”.3) De “recourir à 1a force en tant que seul moyen disponible de défendre et de maintenir leurs droits légitimes’’.Prendre cette attitude, dit »tr Alexander, “équivaudrait à adopter les méthodes employée» par le gouvernement soviétique, méthodes qui font l'objet de» plaintes actuelles".II a ajouté: “En toutes circonstances, la seule chose que les gouvernements d’Angleterre, des Etats-Unis et de la France puissent faire à l’heure actuelle est de porter l’affaire devant le Conseil de Sécurité comme une menace évidente à la paix”.L'ACTUALITE Les à peu près de la science Chaque jour ou presque dit découvertes données comme irrécusables viennent Infirmer des découvertes antérieures qui étaient considérées comme définitives.La chose te produit dans tous les domaines, et particulièrement dans les sciences qui étudient l’homme.Un psychiatre du Connecticut a dit la semaine dernière, devant ht District of Columbia Me.dirai Society, qu'il désapprouve entièrement "ceux qui croient que le facteur sexuel est toute la vie et qui en étendent la définition en conséquence”.Il estime qu'en psychiatrie plus qu'atl-leurs un balayage s’impose, ainsi qu’une délimitation claire entre les hypothèses et les faits.Il s’en est pris aussi A l’école de la "disette d’amour" qui prétend que tous les troubles émo.tifs viennent du fait que le besoin d’amour de l’enfant n’a pas été satisfait.Ces gens-lA, dtt.U, voudraient que nous passions notre temps A verser de l’amour autour de l'enfant fusqu’A ce qu'il glisse et fracture son avenir.Les méthodes éducationnelles n'ont pas fini dJosciller entre la discipline et la sponta.néitè ou le naturisme A la Jean-Jacques.C’est un peu comme pour le traitement des criminels.Un jour des bandits tuent deux policiers, et cela provoque une vague de sévérité et de rigueur, qui sera peut-être d'autant puis courte qu'elle aura été plus forte.Puis de bonnet Ames reprendront le thème que le criminel est un malade, nu'U faut le gué-rir et non te châtier, que les pénitenciers doivent devenir des Jardins de l’Enfance, et nue la peine de mort est an héritage des siècles de barbarie.Au mime congrès de Washing, ton un autre médecin a donné l'avertissement qu'il ne faut pas trop d’exercice après 40 ans, qu’il faut plus de récréation que d’exercice dans "les secondes quarante années de ta vie”.Il a cité nn exemple amusant.Pendant la Grande Guerre I, Walter Camp, le fameux athlète de Yale, avait entrepris de “tenir en forme" les membres du cabinet Wilson par sa célébré "douzaine, d’exercices quotidiens".Un seul ministre refusa, Josephus Daniels; or.il vient de mourir A pris de 86 ans.et tl resta actif Jusqu’A sa dernière et brève maladie; tandis que tous ses collègues étaient morts bien avant lui, et que Walter Camp est décidé dans la soixantaine.J’ai gardé pour la fin une découverte oui fera beaucoap d'heureux.Vendredi dernier, à la National Newspaper food Edi- tors’ Conference, A New-York, le Dr Ralph Phillips, s’appuyant sur des expériences qu i! dit concluantes, a affirmé que le sucre’ne fait pas carier les dents, quand it est partie d’une diète normale.Le seul danger, c'est quand les enfants mangent du sucre de telle sorte qu’ils perdent leur appétit pour le reste.Des enquêtes conduites dans trois institutions auraient montré ave la carie se produisait davantage chez les enfants qui mangeaient le moins de sucre.N'est-il pas malheureux qu'une telle découverte arrive si tard, alors que vous et mol avons passé l’Age où le dessert constitue la meilleure partie du ’repas?Ajoutons toutefois que le témol.gnage du Dr Phillips est peut-être Intéressé, car il est sous-directeur scientifique de la Sugar Research Foundation.D'une découverte A l'autre, rhumantfé est ballottée en tous sens.L'on nous dit que réntrgie atomique peut nous apporter tous les progrès imaginables, ou nous détruire complètement.Symbole et sommet de la Science.Il faudrait être stupide pour nier ta valeur des déeouvsrtes scientifiques, mais les conclusions et les applications qu’on en tire laissent souvent A difprer.SANSOUCV I PAGE DEUX LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 6 OCTOBRE 1948 0QURR1ER DE pRANCE PAYSAGE ARCTIQUE A oropos de grèves — Lo démocratie française mal armée pour résorber ou utiliser le pouvoir de fait exercé par les syndicats (por Pierre de Grondpré) Paris, 27 sept.Vendredi le 24 septembre, après le répit des vacances, grande démonstration syndicale! Le mot de grève générale, lance a l’unanimité par les syndicats, ne fut massivement respecte, il est vrai, que par les employes^ d&s usines et du metro.Mais les delegués etrangers de 1 O.N.Uv reu nis sur la colline de Chaillot, au-ront vraisemblablement, dans les semaines qui viennent, de quoi se scandaliser, caé déjà d autres .épisodes revendicatifs sont an- mineurs.paysans, ingénieur*, commerçants, chaque classe nui en a les moyens — car bien ,ies catégories d’economique-ment faibles, hélas! ne font jamais parler d’elles et, encaissent iuc nertes en silence! — conti nueront de s’affirmer comme des féodalités autonome^ de plus en plus puissantes au sein del - • chacune poursuivant des buts souvent inconciliables avec 1 intérêt de tous.Nouvelles féodalités Le syndicalisme, certes, n’a pas à se démettre.Il garde un rôle essentiel de défense ProfÇS' sionnelle que nul autre que lu ne peut remplir.Mais il taui bieif le reconnaître, il a aujour-d!hui largement outrepasse ce rôle C’est lui qui en maintes occasions détient le pouvoir de fait en France.Par ses ultimatums il là Pluie et le beau temps dans les assemblées pohti-oues H n’est pas étranger à cer-tains récents raidissements tacU-nnes des partis.Les gouvernants n’ont plus leurs coudees franches., Dans de telles conditions, la démocratie ne fonctionne Pa®J"®' cnlièrement.Car la bonne marche du gouvernement démocrati- mip est un jeu souple et précis oui exige le respect de certaines réaleé 1?y faut la nuance d esprit sportif qui consiste a ne pas entraver systématiquement les tentatives de qui gouverne La démocratie reside, a tout ie moins, dans le consentement du peuple à ce que ses e cent le pouvoir.Si le 8ouve1r,n®, ment est constamment harcelé e entravé dans son action, ce n esi dé à plus de la démocratie; c est un acheminement vers des formes encore mal connues, consti tuées* par l’action de fragments d’Etats à l’intérieur de f EUt.La cohésion, la continuité, 1 auton «a n’existent plus que morcelées Lei’”nfini.Mais l’ordre démantelé ne saurait s’appeler que désordre; l’autorité partagée entre un grand nombre de PoU^°^î dl gents égaux ne saurait avoir nn’un nom : l’anarchie.Le président du consçil, re-nmiant la tâche de ses prédécesseurs s’attache surtout à sauver le franc.Faisant appel au bon sens populaire, M.Queuine demandait if y a quelques jours, au cours d’une allocution ra'?1® diffusée: “Est-il juste dexpimter contre une majorité qui * prendre ses responsabilités es mécontentements que font naître Avis de décès TURCOT — A Québec, le 5 oc-nbre 1948, à l’âge de 64 ans.¦si décédé M.J.-Amedee Turcot, doux de Marie-Anna Fortin, de-neurant au No 2801, avenue Ma-ilewood.Les funérailles auront ieu samedi, le 9 courant.1-e •onvoi funèbre partira des sa-ons J.-R.Deslâuriers, au No Î650 Chemin de la Côte-des-Nci-ïcs à 8 h.15 pour Se rendre a l’église St-Germain d’Outremont, où le service sera célébré à 8 h 30 et de là au cimetière de St-Hvaeinthe, lieu de sépulture, où un Libera sera chanté.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.achetez vos FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 168 •si.Ste-Cath«rlne Livraison partout directement de notre serre-chaude.PL 1786-1787 (¦.coûter le Jeudi C.H.L.P.12 h.25 12 h.30 10% d'escompfe aux communautés religieuses.de sévères mesures?” Et il fai- ¦ sait remarquer que la grève ne ( paie plus, car elle aggrave la , situation économique.La lutte contre lo prospérité Ce qui compromet le redressement en France, c est la survivance d’idées stéréotypées qui, dans la présente situation de pénurie, portent à faux.A la nue-ration, la C.G.T.a vu se rea iser un vieux rêve: les nationalisations.Le secteur public s est assimilé 4U% de la population française.Il est évident que 1 interet de tous aujourd’hui, des salaries aussi bien que des autres, est que le pays reprenne confiance dans la monnaie, que la production aille bon train, que 1 industrie se modernise.Or les travailleurs sont invités a se mener quand la rente monte, ün se demande qui pourrait avoir e zèle et les moyens d enrichir la France, et, par voie de consequence, le peuple.I e syndicalisme mène la lutte pour l’amélioration du pouvoir d’achat des salaries.A la fin ‘le 1944.il a obtenu une augmenta-lion générale des salaires de 1 or-dre de 5Ü%.C’était une victoire illusoire, mais il fallait une série d’expériences pour s en convaincre.Les prix ont vite fait de déborder le barrage des contrôles Dans la poursuite qui s’amor-cait entre prix et salaires, les salaires ne devaient pas cesser d’avoh le dessous.Les communistes sont maintenant seuls à attribuer le-"cycle infernal de l’inflation à une mys.tlfV:a!i0PHent nitaliste.Les syndicats mettent aujourd’hui l’accent, dans leurs revendications, sur la diminution du coût de la vie-,Le,a." pèche pas les elements avances, parmi eux, à vouloir encore faire bouger les salaires.Un meilleur niveau de v e pour tous ne peut ctre Que le résultat d’une remise en ordre de l’économie.Il y faut, le moins, un répit des revendications à moyens violents une stabilité maintenue des salaires, du calme, de la patience, une productivité maintenue.Quel prestige il faudrait a l’homme politique qui voudrait prendre énergiquement en main aujourd’hui le gouvernement de la France, pour parvenir a calmer les fièvres, à inspirer assez de confiance pour se donner le temps de réaliser un long programme du guérison sociale et economique.De Gaulle exerce une séduction de plus en plus forte.11 parlait récemment de corporatisme, de participation aux profits.Le syndicalisme, précieux pour les classes laborieuses lorsqu il n’outrepasse pas sa fon^h01n’.®f trouve, dans 1 état actuel des choses, doté par la faiblesse de l’Etat d’une puissance qui donne à chacun de ses gestes une Répercussion inattendue, parfois en définitive fort deceyante.Il y a de nombreuses années que la tendance réformiste avait triomphé dans le syndicalisme sur es tendances guesdistes, marxistes ou anarchistes; il se trouve qua l’heure présente, consciemment ou non.ce sont ces tendances qu’il sert le plus souvent.plus souvent en tout cas, on peut le craindre, que n’est capable de la supporter l’état de santé du regime républicain en ce pays.Conseiller perdu; logement trouvé Ottawa.6 (G.P.) — M.Mato Jaksic, ministre yougoslave au Canada, a dit aujourd’hui que la plupart des six personnes qui ont quitté la légation avec le conseiller Pavie Lukin sont des Canadiens qui ont des antecedents yougoslaves.M.Lukin avait résigne ses fonctions, il y a plus d’une semaine, en déclarant que le gouvernement Tito ‘‘trahissait les intérêts fondamentaux de notre pavs”.M.Jaksic n’a pas voulu commenter les accusations portées par M.Lukin.Le départ de ce conseiller laisse le ministre seul nanti de pouvoirs diplomatiques à la légation.Un autre conseiller.M.Rranko Vukelic, avait quitté la légation à l’arrivée de M.Jak ! sic.I.e ministre a profité du de-! part de son conseiller pour se trouver un toit car il devait lui-même quitter l’appartement qu’il avait loué, le bail étant expiré Il ira demeurer dans l’apparte ment loué par M.Lukin.fin unit sur cette vhoto Vile d’Ellesmere situee à quelques centaine de milles du Pole nord.C est la qu une expedition On voit sur celte pnow in ert rété dernier, enfouies sous un amas de pierres, des notes qu y avait laissées came, d appjovmonnement a coédition de 1905.La photo que nous publions fut prise au cours, du voi am cri-l'amiral _ un ainus ue /jicrica, ucs uuicz yu y uuun i nutum n ni ^ri r ni ^Robert ° Fn ^Peary Zu^ou'n Ve son" expédition'de 1905.La photo que nous publions fut prise au cours du voyage de américain Robert d“nt q'aeiqlles observateurs de la marine et de l’aviation canadiennes faisaient partie.^lejproblem^ Construction d’un métro et interdiction de stationner dans le centre des affaires Voilà les deux solutions urgentes que préconise T ingénieur en chef de la Compagnie des tramways ________Quelques palliatifs- Les conférences de la Commission métropolitaine PRESCR s cMMisiis \ venu mmm O Ae't/uüft napldô SERVICE JOUR et NUIT WfiRmuat te MM eMtnec *uft*At»c Chai let Duquette propriétaire HA.7251 OUVCRT.JOWunuiTi La construction d’un métro et l’interdiction aux automobilistes de stationner sur les principales artères du centre des affaires constituent les grandes mesures d’application immédiate et urgente de nature à décongestionner la circulation à Montréal.Tel est l’avis exprimé hier devant la Commission métropolitaine par M.Jules Archambault, ingénieur en chef de la Compagnie des Tramways.Lorsqu’on étudie le problème de la circulation dans la métropole sous tous ses aspects on en vient à la conclusion que le temps des remèdes palliatifs, —.des “calmants” — est révolu et qu’il faut dès maintenant recourir aux solutions effectives et durables et, parmi ces dernières, l’aménagement d’une voie souterraine de transport se révèle la plus efficace, a dit en substance M.Archambault.Suivant M.Archambault, la situation peut se résumer ainsi: l’encombrement des rues est dû au mouvement des automobiles privée-s dans la proportion de 43.1 pour cent; à la présence de taxis, dans la proportion de 33.2 pour cent; à celle des véhicules commerciaux, dans la proportion de 10.9 pour cent et à la circulation des tramways et des autobus dans la proportion de 12.8 pour cent.Pourtant, précise M.Archambault, le tramway véhicule la majorité du public, soit 88.7 p cent de la population, tandis que l’automobile privée n’en voyage que 10 pour cent et le taxi à peine 1.3 pour cent.C’est donc dire que le problème de la circulation est principalement posé par une minorité du public-voyageur parité des rues./n,*uno nartio Ho rpfto minn* Pa** «iirp.mil JUBILE D’ARGENT et qu’une partie de cette minO' rite vient encore l’aggraver en stationnant le long des rues les plus encombrées.En ce qui ifgarde le station-nement, M.Archambault précise que seulement quarante automobiles peuvent stationner légalement, rue Saint-Jacques, entre le palais de justice et la rue McGill, mais pourtant ces quarante automobiles créent de graves ennuis à des milliers de citoyens.La suppression du stationnement augmenterait la fréquence du service des tramways par l’accroissement de la vitesse moyenne des voitures de transport public, ce qui aurait pour effel de libérer beaucoup plu* la circulation.La métro Par ailleurs, avec la construction d’un métro, qui représenterait une artère nouvelle de circulation sous terre, où 80 pour cent de notre population pourrait être transportée sans ennui, les automobilistes laisseraient leurs voiiurea dans leurs garages durant le jour et emprunteraient cette voie souterraine; ils s'épargneraient ainsi les difficultés du stationnement.De plus, le métro, — toujours suivant l’opinion exprimée hier, par M.Jules Archambault — apporterait, entre autres, les avantages suivants; économie de temps; régularité du service; confort, ce qui n’est pas à négliger à cause de la rigueur de notre climat; dégagement des rues, par suite du fait que la suppression du tramway sur les grandes artères de la zone encombrée qui serait desservie par un mé- Par surcroît, le métro diminuerait sensiblement la circulation des piétons, soutient encore l’ingénieur en chef de la Compagnie des tramways, et à ce sujet, il note que S0 pour cent de la population qui doivent utiliser des moyens de transport cl qui occupent les rues aux heures da presse voyageraient sous terre et n’entreraient plus en conflit à toutes les intersections avec la ciiculation des voitures de toutes catégories, car le nombre des correspondances en surface dans le quartier encombré se trouverait pratiquement éliminé Par ailleurs, les difficultés de circuler ont pour effet de diminuer la valeur commerciale des immeubles situés dans les quartiers congestionnés; Montréal se ressent déjà de cette dépréciation; mais le métro, partout où on en a construit, a eu pour résultat de donner une plus-value aux quartiers qu’il dessert.Voilà pour l’aspect économique d’une voie souterraine de transport, selon M.Archambault L’établissement de routes d’autobus et de tramways reliés directement aux stations du métro rendrait de grands services au public et réduirait considérablement la durée du trajet, meme dans los quartier» éloignés du centre de^ la ville, ajoute l’ingénieur en chef de La Montreal Tramways.En attendant Mais, en attendant, le métro dont la construction se fera attendre encore plusieurs années, M.Archambault préconise ces mesures temporaires comme moyen d’aider au mouvement Montréal: interdiction du stationnement des autos dans le centre de la ville; modernisation des feux de circulation; “usage des rues à sens unique; établissement de boulevards avec arrêts obligatoires; abolition des virages à gauche; rétablissement du décalage des heures de travail adopté durant la dernière guerre, afin de permettre à un plus grand nombre de personnes ayant un emploi dans la zone encombrée, de quitter leur travail avant 5 heures du soir.Mardi prochain Tel est en substance l’exposé de M.Jules Archambault, présenté hier après-midi devant les commissaires métro politains réunis en vue d’étudier le problème de la circulation sur l’ile de Montréal.M.Archambault poursuivra la lecture de son mémoire mardi prochain, à 4 h.Il y sera plus particulièrement question d’un métro, principalement du coût de cette entreprise, de ceux qui seront appelés à y contribuer, de son emplacement, etc.A une séance subséquente, M.T.-O.Leggett, directeur adjoint de la police municipale et en charge de la circulation à ce département, présentera son point de vue.la couleur du temps.New-York.(C.P.) — Il est peu courant que des unions ouvrières fassent la grève en faveur des patrons, ou du moins ceux que les ouvriers se sont accoutumés à appeler les patrons, c’est-à-dire les employés supérieurs de la compagnie, les seuls de leurs employeur» avec lesquels ils soient en contact immédiat.C’est pourtant ce qui est arrivé sur le réseau ferroviaire Hudson & Manhattan, qui relie New-York à Jersfcy City et Newark, au New-Jersey.Congédiés sous prétexte d'une réorganisation, le surintendant du réseau, John Van Gieson, et son adjoint Michael O’Connell, assurent que les propriétaires de la ligne leur reprochaient en réalité d’avoir négocié dernièrement un accord favorable à l’union des cheminots.Aussi ces derniers n’ont-ils pas tardé à prendre leur part.ANNONCES MUNICIPALES AVIS DEMANDE a été tait* à la CITE DE MONTREAL, par La Ole de Biscuits Htuart Ltée, no 235 av.Laurier ouest, — pour permission d'ins- taller une chaudière à vapeur de 80 c.v sur le lot de subdivision no 103.du lot no 15, de la division cadastrale du village Incorporé de la Côte Saint-Louis, Quartier Saint-Michel, no rue Jeanne-Mance (à l'arriére) côté est entre les avenues Falrmount et Laurier.Toute opposition a cette demande doit être communiquée au soussigné dans les quinze Jours.Le greffier de la Cité.J.-ALPHONSE MONGEAU Montréal, le 6 octobre 1948.AVIS HOPITAL MICHAUD DRUMMOND VILLI DEMANDE a été faite & la CITE DE MONTREAL, par H.Rouss'.n, no 2373 rue Duvernav, pour psrmlsslon d'en.• magasiner de la gazolî-ne dans 1 réservoir de 500 gallons pour usage personnel, sur les lots nos P.2212 et P.2213, de la division cadastrale de la Paroisse de Montréal, Quartier flaln-te-Cunégonde.no lots, côté nord de la rue Doré h l’ouest de la rue Bérard.Toute opposition à cette demande doit être communiquée au soussigné dans le» quinze Jours.Le greffier de la Cité, J.-ALPHONSE MONGEAU Montréal, le 8 octobre 1948.AVIS qui serait uesaci vie pat uu -—j ~- tro, augmenterait d’autant la ca- des voitures et des piétons a LE DEVOIR “Le Devoir” est imprimé au no 432 est, rue Notre-Dame A Montréal par l’Imprimerie populaire, compagnie i responsabilité limitée, qui en est l’éditriee-propriétaire.Directeur-gérant, Gérard Filion.“Le Devoir" est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau of Circulations et de la Canadian Daily Newspaper Association.La Canadian Press est seule autorisée i faire l’emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées à la Canadian Press, à l’Associated Press et aux agences Reuter et Canado-Mondial, ainsi que de toutes .les informations locales que "Le Devoir" publie.Tous droits de reproducFon des dépêches particulières au "Devoir” sont également réservés.* Abonnement par la poste : EDITION QUOTIDIENNE Canada (sauf Montréal et la banlieua) .$6.00 Montréal et banlieue .9.00 Etats-Unis et Empira britannique .8.00 Union postal* .10.00 Au cours d’un grand pèlerin» ge au Cap-de-la-Madeleine, l’As sociation catholique des employés de Chemin de fer a fêté, ces ours derniers, son jubilé d’argent.Le R.P.Henri Comtemanche, C.S.C., économe de l’Externat classique Sainfe-Croix, et aumô-nier du groupe, officiait à la sainte messe, dite au sanctuaire.| Un grand banquet, »ous îa présidence d’honneur de M.C.*J.Arcand, ancien ministre da travail.qui réunit au delà de cent vingt-cinq convive» fut servi en la salle paroissiale.L’on remarquait à la table d’honneur outre M.et Mme C.-J.Arcand, M.F.-A.Pouliot, surintendant général pour le district de Québec au Pacifique Canadien, accompagné de son épouse, M.et Mme J.Dussault, assistant surintendant aux Trois-Rivières, M.et Mme J.-S.Lalonde, autrefois assistant-surintendant aux Trois-Rivières e< maintenant pensionnaire de 1« compagnie, M- et Mme D.Coutu, président de l’association et M.et Mme H.Vallée, vice-président.Le conférencier invité, M.F.-A.Pouliot, a traité du “Trans-port en commun à travor» tes Ages”.R a donné un exposé rivant des progrès aceompHs dans les différents modes d» transport que la nature a mis à notre disposition; et il en conclut que le transport par rail est encore le plus important et le plus économique qui soit.Le conférencier fut présenté par M.J.-S.Lalonde et remercié par M.C.-J.Arcand.Appel du maire Houde A Montréal, en Î947, 3,792 incendies ont causé des pertes dépassant $3 millions PUBLICISTE DEMANDE Vendeur d'expérience, bilingue, 25 à 35 ans, bien au fait des méthodes publicitaires dons un quotidien, pour visiter groupe intéressant d'annonceurs de Montréal et préparer leurs annonces ou besoin.Rémunération exceptionnelle ou candidat qualifié.Réponses confidentieHss.Ecrire donnant détails à Case 500, Place d'Armes.DEMANDE a été faite à la CITE DE MONTREAL, par Mme M.Bolsjoly, no 1899 rue de Chambly, pour permis-jr slon d'installer un ré- servoir de gazollne de 1000 gallons pour usage personnel, sur les lots de subd'-vlslon nos 552-553, du lot no 23, de la division cadastrale du village Incorpoiv d’Hochelaga, Quartier Hochelaga, ns 1899 rue de Chambly.Toute opposition à cette demande doit être communiquée au soussigné dans les quinze Jours.Le greffier de la Cité, J.-ALPHONSE MONOEAU Montréal, le 6 octobre 1948.AVIS DEMANDE a été faite A la CITE DE MONTREAL, par WtUte Bélanger .„•« .52 51% 51% 18% 18% 18’4 NormetaJ .»• .280 275 275 Omnfiran* Pac Pete .Pickle Crow , Robinson .Steep Rock .United Kano Waite Wr.Harg.Y’knlle Bear B.C.Pulp .Brown Co.P .C.and D.Sugar , Cdn.Vickers P Cons.Paper ., », Int.Paper.Curb 9 165 214 12 190 160 910 245 63 115 115 118 107 107 107 21% 2H4 21% 190 189 189'/2 19l,i 191/, 6314 63 63 « 19H .«nv.SALLE A MANGER Laiterie cinatUenne-françals» A.Patenaude, propriétaire HOTEL PLAZA Cuiciit* recherchée Vin et Bière R.SAINT-HAN, propnetoir» 446, Place Jacques-Cartier MA.9331 FLEURISTE Emission vendue par Pont-Rouge Village LA MUNICIPALITE A VENDU $10,000 D’OBLIGATIONS A 3$4%, SERIES 20 ANS Le village de Pont-Rouge, comté de Portneuf, a reçu, du ministère des affaires municipales, l’autorisation de vendre, de gré à gré.au prix de 98,50, $113,000 d’obligations à 3%% remboursables en séries durant une période de vingt ans.L’argent emprunté coûtera à la municipalité un loyer moyen net de 3.673%, Ce village était venu précédemment sur le marché de Tar-gent en octobre 1947 lors de la vente, de gré à gré, au prix de 99, de $44,000 de titres à 5tt-3%, séries vingt ans.Le loyer moyen net de l’argent emprunté alors fut de 8.072%.Les nouvelles obligation!,
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