Le devoir, 7 octobre 1948, jeudi 7 octobre 1948
"Vous «vex un* double mission: premièrement, I* mission d* conserver Intact votre héritage religieux et national; deuxièmement, la mission de répandre cet héritage, l’ajoute que c'est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre.’* Soi* Exc.Mgr lldtbrando Antonlutti, délégué apostolique au Canada et i Terre-Neuve.VOL XXXIX — No 235 Directeur t Gérard FIUON FAIS CE QUE DOIS Mdacteer ce ckeé i Omm KEBOOX Le Seiet Roiair* d* le V.V.M.• Partiellement couvert et chaud Minimum .Maximum .MONTREAL, JEUDI, 7 OCTOBRE 1948 Cinq sous le numéro DÉBAT SUR L’ÉNERGIE ATOMIQUE SUSPENDU Pour le recrutement d’une élite La grande campagne des Acadiens de Tlle du Prince-Edouard Les Acadiens, de ce temps-ci, paraissent, dans un grand élan de charité, en train de vider leurs poches.Depuis quelques mois, dans les deux diocèses de Moncton et de Bathurst, qui sont en très grande majorité acadiens, ils ont versé, pour l’entretien et le progrès d’oeuvres catholiques, des centaines et des centaines de mille dollars.Cette fois, c’est à l’Ue du Prince-Edouard, l’ancienne Ile Saint-Jean, 17Ze tout court, comme disent les vieux Acadiens, que se prépare une troisième campagne.Elle est fixée au dimanche 17 octobre, soit dans une dizaine de jours.Elle a pour objectif avoué la somme de $50,000 ; mais l’on espère bien que les résultats définitifs excéderont sensiblement ce chiffre, — considérable tout de même, si l’on se rappelle que les Acadiens de Tile ne sont qu’une quinzaine de mille.Il s’agit de constituer, au bénéfice de la société acadienne locale, la Saint-Thomas d’Aquin, un fonds de réserve qui permettra d’assurer, pour des étudiants acadiens, l’oc-l,roi d’un certain nombre de bourses.• Il va de soi que les besoins et les difficultés des Acadiens de l’Ile sont considérables et variés: c’est le sort de toutes les minorités.Mais un problème, depuis des années, 'nquiète particulièrement leurs chefs, celui du recrutement de leurs élites.Dans une communication récente, M.Henri Blanchard, que cette question intéresse passionnément et qui la connaît autant que personne, donnait des statistiques qui font réfléchir.La population totale de Vile du Prince-Edouard, écrivait-il, se chiffre à un peu plus de 90,000 âmes.Les Acadiens sont au nombre de 15,000, c’est-à-dire qu’ils forment environ 1/6 de la population.La population catholique est de 42,000, et sur ce chiffre les Acadiens comptent pour 15,000; ils sont donc plus du tiers de la population catholique.Comment sont-ils représentés dans le clergé et dans les professions libérales?Le sont-ils en proportion de leur nombre?Regardons-y de près.Dans ce diocèse, il y a 80 prêtres, seulement 6 de ceux-ci sont Acadiens.Il devrait y en avoir plus de 25.Sur une cinquantaine de médecins, il se trouve seulement 4 Acadiens; sur une cinquantaine d’avocats, on trouve S Acadiens.Quant aux dentistes, ingénieurs, comptables, agronomes et aux autres professionnels, les Acadiens se font remarquer surtout par leur absence.Dans le Service civil provincial, dans le Service civil fédéral, on peut compter sur les doigts d’une main les postes de quelque importance qu’occupent les Acadiens.Sur le chemin de fer, dans la députation fédérale, au Sénat, etc., c’est la même histoire.Sur près de 700 instituteurs et institutrices, on trouve une cinquantaine d’Acadiens tout au plus.Bref, dans tous les domaines où une instruction supérieure est nécessaire, les Acadiens font piètre figure ou briltent par leur absence.Et pourquoi en est-il ainsi?se demande l’énergique lutteur.Presque uniquement, répond-il, parce que, par le passé, les Acadiens, faute de moyens, n'ont jamais pu faire suivre à lems enfants des cours d’instruction supérieure.De leur côté, les Irlandais et les Ecossais catholiques, avec leurs bourses Connolly et Saint-André, ont eu à leur disposition, depuis de nombreuses années, plus de 150 bourses d’étude, tandis que les Acadiens n’avaient rien de cette nature.Ceci explique quelque peu, pour le noter en passant, comment il se fait que les catholiques de langue anglaise de l’Ile aient fourni au pays un nombre relativement si considérable de dignitaires ecclésiastiques.OB|ET D’ENVIE .thique, dont nous l’avons vu profondément reconnaissant.Pour efficace que fdt cette collaboration, M.Blanchard et ses amis ne voulaient pas, toutefois, s’en contenter.Ils entendaient que les Acadiens de l’Ile fussent les premiers et les plus ardents à aider les leurs, à leur ouvrir les portes de l’enseignement supérieur et par là l’accès à un plus grand nombre de hauts postes.D’où la grande campagne menée pour le développement de la Société Saint-Thomas d’Aquin, qui a poussé les recettes annuelles de celle-ci de quelque $700 à plus de $7,000; d’où encore l’entreprise actuelle, où nos frères se sont jetés avec une magnifique ardeur, où ils paraissent avoir recueilli les plus encourageantes collaborations, à commencer par celle de leur évêque, S.Exc.Mgr Boyle, du lieutenant-gouverneur de la province, M.Bernard, (un Acadien), de l’ancien premier ministre Arsenault et d’hommes fort en vue, même dans le monde protestant.• Avec le fonds capital qu’ils espèrent ainsi accumuler, avec les ressources de plus en plus considérables, selon toute apparence, que leur apportera la Société Saint-Thonuis d’Aquin, les Acadiens de l’Ile comptent bien grossir leur élite, ouvrir à de nombreux jeunes gens qui n’y auraient pu autrement accéder, des postes nouveaux.Il va de soi que si, comme elles le font si généreusement, les maisons d’enseignement des Maritimes et de la province de Québec facilitent aux jeunes Acadiens l’acquisition de connaissances supérieures, elles ne peuvent aller au delà, et que les bénéficiaires de cet enseignement, s’ils entendent embrasser des professions, doivent voir à se procurer des ressources supplémentaires.C’est à quoi serviront, entre autres, selon toute probabilité, les bourses nouvelles.Un trait, que nous apprenions récemment, illustre l’efficace sympathie qu’a suscitée, bien au delà des frontières de l’Ile, le mouvement actuel.Dans un seul groupement acadien montréalais, on avait déjà, voici quelque temps, souscrit pour cette campagne la somme de $300.Dans l’Ile même, le courant, nous affirme-t-on, est vraiment puissant.Tout le monde paraît vouloir mettre la main à la pâte.L’Evangéline, qui naturellement appuie à fond le mouvement, et compte déjà dans l’Ile quelque 500 abonnés, consacrait, ces jours-ci, à la campagne, un numéro spécial, répandu dans toutes les familles acadiennes de la région et qui comprend d’ardents témoignages et de magnifiques exhortations.Décision prise par un vote de 47 à O Le problème est référé à un sous*comité chargé de trouver un nouveau moyen d'entente npH iffe-?Paris, 7 (C P.) — Le comité politique des Nations Unies a décidé aujourd’hui de cesser temporairement la discussion sur le contrôle de l’énergie atomique.Par un vote de 47 à zéro, avec cinq abstentions, il a formé un sous-comité qui tentera de trouver un terrain d’entente sur lequel les discussions pourront reprendre.Le sous-comité doit étudier six propositions qui ont déjà été faites au romité principal.Le nrincipal de ces compromis est celui soumis par le représentant soviétique demandant que l’interdiction de la bombe atomique soit mise en vigueur simultanément avec un traité "prévoyant le contrôle effectif" de l’énergie atomique.Le comité a décidé de discu- ter cet après-midi une proposition soviétique demandant que les "cinq Grands” réduisent leurs armements du tiers.Il a aussi retardé le choix des membres du sous-comité.Dans un débat qui a duré trois heures, cet avant-midi, l’Union soviétique, appuyée par d’autres pays de l’est, a ardemment combattu pour que le soMs-comlte soit chargé de trouver une "en- tente génrale’’ sur la question du contrôle de l’énergie atomique.Le reprsentant des Ktats-Lim, M.Warren-H.Austin, s’est vivement opposé à ce projet et il a insisté pour que le sous-comité soit simplement chargé d’étudier les propositions déjà faites au comité et qu’il rédige une résolution sur l'action qui devra être prise par It comité.La conférence africaine qui s’est tenue à Londres récemment attirait dans la capitale britannique un nombre imposant de notables noirs, dont sir Tsibu Daku qu’on aperçoit sur la photo.Les Londoniens, paratt-ll, étaient jaunes d’envie è |a vue du laquais spécial qui se baladait darrièra le sir pour lui tenir son parapluie.M.Blanchard n’est pas de ceux qui se con tentent de gémir.Dans ce même texte, immédiatement après les constatations que nous tenons de transcrire, il écrivait: Depuis 1987, grâce à la grande générosité des autorités des maisons d’éducation de la province de Québec et des Provinces Maritimes, une cinquantaine de jeunes Acadiens et Acadiennes ont été mis en mesure de faire des cours d’études supérieures.Comme résultat de cette générosité, 9 de nos boursiers sont actuellement au Grand Séminaire, dont 8 seront ordonnés le printemps prochain.Grâce aussi à ces octrois de bourses, il y a un grand réveil parmi nos gens, de sorte que l’on a pu établir plus de 40 succursales de la Société [il s’agit de la Société Saint-Thomas d’Aquin] dans les paroisses acadiennes, qui ont donné, l’an dernier, un revenu de près de $7,000.à la caisse de la Société.M.Blanchard se gardait bien, naturellement, de noter qu’il fut l’un des grands, sinon le grand ouvrier de cette renaissance.Mais nous ne pouvons oublier, nous, qu’il a parcouru plus d’une fois notre province (et probablement aussi celles du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse) pour exposer les besoins des Acadiens et solliciter pour eux la bienveillance de nos maisons d’enseignement.„ .Il a partout reçu un accueil très sympa- II n’est aucun de ces documents, cela va de soi, dont l’éloquence puisse dépasser celle de la lettre qu’adressait à son clergé, en août dernier, Mgr l’Evêque de Charlottetown.Le magnifique courage que manifeste le peuple acadien dans le lancement de cette campagne est une forte preuve, disait le vénéré prélat, qu’il se rend compte que, sans les bienfaits d’une i éducation secondaire, ses fils et ses filles ne seront que les scieurs de bois et les porteurs d’eau des autres citoyens, tandis que les plus, hautes positions de la société, les professions enseignantes et légales, la pratique de la médecine, les affaires du gouvernement et, en général, toutes les fonctions de chef, seront entre les mains de ceux qui apprécient la valeur de Véducation et qui sont prêts à l’obtenir au sacrifice de leurs dollars et de leurs sous.J’appoUe à la campagne acadienne dans notre diocèse, disait encore S.Exc.Mgr Boyle, mon entière et expresse approbation, et je lui accorde ma bénédiction.Tous les curés du diocèse qui comptent des Acadiens au nombre de leurs paroissiens, liront cette lettre au peuple et feront de la chaire un vigoureux appel, le dimanche 5 septembre 1948, pressant les gens de faire tout leur possible pour assurer le succès de cette campagne.Mgr l’Evêque de Charlottetown notait d’ailleurs que, si Von se propose de ne faire appel qu’à la population acadienne, aucune raison n’empêche les catholiques en général d’aider leurs frères acadiens à réaliser une aussi noble entreprise.Le prélat insistait aussi sur les services, sur les avantages qui résulteraient, pour toute la population du diocèse et de l’He, de la réussite de cette campagne.Réduire les forces armées du tiers Une proposition de la Russie au comité politique des Nations Unies PARIS, 7 (C.P.) — La Russie a accusé aujourd’hui les puissances occidentales d’avoir empêché le désarmement mondial au cours des 20 dernières années, et elle a demandé à l’Angleterre, aux Etats-Unis et à la France de fMuire leurs armées d’un tiers, Immédiatement, Le délégué de la Russie, Andrci Vishinsky, a ouvert le débat, au comité politique des Nations Unies, sur une résolution de la Russie demandant qu’on banisse la bombe atomique et qu’on réduise d’un tiers les forces armées et les armements.La résolution est venue sur le tapis après que le comité en fut venu à une impasse, au débat sur le contrôle de l’énergie atomique.BLOCS-NOTES De loin, nous suivrons avec la plus fraternelle sympathie le nouvel effort de nos frères du Golfe.Nous leur souhaitons de tout coeur un éclatant succès.Songeant à l’une des phrases de Mgr l’Evêque de Charlottetown, nous osons ajouter que, si l’appel du 17 octobre ne s’adresse formellement qu’aux Acadiens de l’Ile, rien n’empêche leurs amis du dehors d’apporter à ceux-ci un petit coup de main.Il est telle chose que la solidarité, et la charité fraternelle.t_x-4» Orner HIROUX Dur à avaler Le gouvernement provincial a livré pour une chanson, à la Hollinger, un territoire immense de l’Ungava, contenant des richesses inouïes.Apparemment, cela ne suffit pas aux intéressés.Ils réclament, comme petit à-côté, la canalisation du Saint-Laurent.Voici comment raisonnait, ces jours derniers, M.M.H.Burrell, gérant général de la Hollinger North Shore Exploration Co.Ltd et de la Labrador Mining & Exploration Co.Ltd,, dans une causerie au Canadian Club: Pour pratiquer l’extraction du minerai dans des conditions payantes (pour la compagnie bien entendu), la production annuelle devra atteindre et dépasser les dix millions de tonnes.Les industries canadiennes en absorberont au maximum deux millions, et le marché européen ne saurait être Intéressant pour l’Instant.Le vrai débouché, pour les quatre cinquièmes dé la production, ce sera les Etats-Unis.Mais pour rejoindre nos clients éventuels, à Pittsburgh, Youngstown, Cleveland, etc., de manière économique, il faut procéder d’abord à la canalisation du Saint-Laurent.M.M.H.Burrell sent bien que la conclusion sera dure à avaler.Pour faciliter l’opération digestive, il fait miroiter à nos yeux les possibilités de développer éventuellement, le long du fleuve, beaucoup de nouvelles industries sidérurgiques.Mais cela, c’est l’avenir, ajoute-t-il, et nous avons des problèmes immédiats, Projet temporaire ?M.Burrell confirme donc le» critiques plusieurs fois formulées contre le vaste projet de l’Ungava: le fer du Québec servira à peu près exclusivement à l’industrie américaine, parce que nos industries ne sont pas assez développées.Mais le gérant de la Hollinger va plus loin: 11 veut stabiliser par avance cette situation.La canalisation du Saint-Laurent exigera des déboursés gigantesques, allant de $500 million* à un milliard.L’entreprise ne saurait être réalisée en moins de dix à quinze ans, affirment des experts.Elle aura dans la province, et sur le port de Montréal en particulier, des conséquences complexes, dont plusieurs peuvent être funestes.Un pareil projet ne saurait P*f LETTRE D’OTTAWA La surenchère des partis pour gagner le Québec Les taux décroissants des allocations familiales, ambassade au Vatican et l'abolition des appels au Conseil privé conséquent régler les problèmes immédiats de la Hollinger.Mais une fois réalisé, il tendra à cm pêcher la naissance d’industries du fer dans le Québec.Il renforcera les avantages déjà acquis par le Middle Wesl américain, et certaines régions de l’Ontario.Nous verrons passer sous notre nez la plus grande partie du mi nerai acquis dans le Québec: les navires fileront vers les industries déjà toutes-puissantes.Toujours la guerre Ces exigences montrent une fois de plus ce que nous avons souvent avancé: l’exploration du Nouveau-Québec, l’exploitation des mines les plus riches par la Hollinger et ses associés américains, tout cela s’est accompli exclusivement en vue des intérêts des Etats-Unis.Le gouvernement québécois, sous M.Godbout comme sous M.Duplessis, ignorait parfaitement la région, il en sait ce que la Hollinger veut bien lui dire ou lui montrer, il ignore d’où il vient et où il va, et reste à la rc.morque de grands capitalistes,— aventuriers magnifiques en quête de richesse et de puissance.L’aventure est possible, elle sera profitable aux capitalistes et aux industriels (mais dans la moindre mesure possible à la province), parce que les Etats-Unis ont un besoin désespéré de fer.Leurs mines s'épuisent; la Mesahi n’en a plus peut-être que pour dix ans.Comme la Russie sc bâtit autour d'elle, pour sa sécurité, dit.elle, une ceinture d’E-tats-satellites, ainsi les Etats-Unis, "pour leur sécurité”, raflent autour d’eqx les matières premières qui vont leur manquer; et sans doute voudront-ils s’ouvrir des routes.Il leur faui du fer pour la production de paix; surtout il leur en faut pour la Guerre III.Ils le prennent chez nous, et nos gouvernements le livrent à coeur joie, sans garanties et avec un minimum d’avantages.L’Etat du Québec laisse la Hollinger se construire dans l’Ungava, non plus seulement une ville fermée, mais un petit monde fermé.L’explication profonde, M.Burrell l’a exprimée avec un cynisme superbe: The Mesabi range hat fought th latt war — la région de Mesabi a combattu sa dernière guerre.Pour le -tonfiit atomique de demain, il faut un nouveau Mesabi — l’Ungava.Et nos gouvernants l’ont livré! André L Ottawa, 7.— Les avances que le parti conservateur a faites à la province de Québec au cours de son récent congrès ne peuvent manquer d’influer sur la politique du parti libéral et sur la conduite du gouvernement Saint-Laurent.SI le parti conservateur veut conquérir le Québec, le parti libéral tient bleu à le conserver.Et l'on peut espérer, d’ici la prochaine campagne fédérale qui devrait s’engager à l'été de 1949.une surenchère dont tous les véritables Canadiens ne peuvent — Mlle Suzanne Clerk, boursière du Ladies’ Morning Musical Club, acconi-paynée au piano par Mme Jeanne Landry, prix d'Europe, sera au programme récréatif, de i.tëme qu'un choeur formé des internes de l'hôpital, sous la direction du Dr Gaétan Lemire et accompagné par le Dr Guy Girardin.DES QUETES A L’EGLISE Dans certaines paroisses, les inêtes à l’église dont on tiendra jompte dans le rapport de la campagne ne seront faites que limanche prochain ou plus tard.Il ne faudra pas l’oublier le jour où elles seront annoncées et y répondre avec autant de générosité que si elles avaient été faites durant les jours de la campagne.OEUVRE NATIONALE Ne cherchons pas de vains prétextes pour nous soustraire à la commune obligation que nous avons, nous, Canadiens, de soutenir une oeuvre nationale de l’importance tie l’hôpital Sainte-Justine.Il peut y avoir ceci ou cela qui manque.Bien sûr.Tout cela sera amélioré quand chacun aura compris son devoir envers l’hôpital Sainte-Justine et l’obligation morale que nous avons de collaborer à cette oeuvre.L'anneau nuptial Selon un antique usage, il se porte à la main gauche, au doigt voisin du plus petit.En voici la raison, que rapporte Apion: ‘‘En disséquant les corps humains, selon la coutume égyptienne, on découvrit un nerf très délié, partant de ce doigt pour se diriger vers le coeur où il vient aboutir, et l’on accorda cette distinction à ce doigt à cause de ce lien, de cette espèce de rapport qui l’unit au coeur, la partie la plus noble de l’homme*’.NOUVELLE SAISON A LA SOCIETE D’ETUDE La Société d*étude et de conférences, établie sous le patronage de la Faculté de philosophie de l’Université de Montréal, reprendra la série de ses conférences publiques dans la dernière semaine d’octobre.Voici le programme tel que communiqué par la Société.26 octobre: Le métier de maman: Mme Francisque Gay; 2 novembre: conférence-concert sur Claude Debussy: M.Alfred Fouinard; 9 novembre: Panorama des noms de famille français: M.Jean-Paul Vinay; 16 novembre: Graham Green, romancier catholique: Mme Julia Richer; 23 novembre: Croquis brésiliens (avec films): M.Antonio Garcia de Miranda; 30 novembre: Tit Coq: pourquoi?comment?: M.Graticn Gé-linas; 18 janvier: Jules Supervielle: M.René Garneau; 25 janvier: Georges de la Tour (avec projections) : M.Jean Mouton; 1er février: Les frères Le Nain (avec projections) : M.Jean Mouton; 8 février: Comment se font les découvertes: Dr Armand Frap-picr; 15 février: La naissance d’une oeuvre: Mme Angéline Hango; 23 février: Conférence-concert sur Schubert et Fauré: MM.Marcel Valois et Albert CorneilHer.Ces conférences se donnent le mardi à 3 h.15.au salon Prince-de-Galles de l’hôtel Windsor.Le comité exécutif de la Société pour la prochaine saison se compose comme suit: Présidente: Mme Alfred Paradis; vice-présidentes: Mme Clau- ^\otte~^bame deâ Ceo le A Chaque dimanche, au cours de son prône, notre bon curé glisse, parmi d’autres invocations, celle de Notre-Dame des Ecoles, à laquelle l’assistance répond : Priez pour nous.Pendant les vacances, ce bon curé, qui voit clair et pense loin, fait prier Notre-Dame des Enfants.Ces deux vocables si heureusement trouvés, devraient être repris et répétés à la prière du soir de chaque écolier.Y pense-t-on assez ?Que de parents se plaignent que leurs enfants ne font rien ou à peu près rien à l’école.Trop de matière les rebutent, ils n'ont pas le goût de l’étude, pas d'ambition, pas d’intérêt pour rien sauf pour le jeu ou la flânerie.Les bulletins de notes sont médiocres, les parents (ceux qui se préoccupent encore de ces choses) sont mécontents, les enfants boudent et l’étude et les parents et tout.Le temps passe et les résultats sont pitoyables souvent.Si l’on pensait à prier sur semaine également Notre-Dame des Ecoles ! Peut-être que bien des choses changeraient, que la situation s'améliorerait.On ne doit pas pen'ser à la prière que pour l'assistance materielle, la protection physique, te succès en affaires C’est une excellente chose que de penser à faire prier Notre-Dame des Ecoles par les écoliers.Pas seulement pour protéger leurs pas dans les rues, guider leur main sur les pages des devoirs, des thèmes ou des versions, leur intelligence vers le savoir indispensable, mais pour demander que tout leur esprit soit attiré vraiment et toujours par la vérité, la foi, le beau, le bien, le bon.On se plaint beaucoup aujourd’hui, chez les jeunes, de la confusion des valeurs, des idées et des principes dans les esprits, du manque de conscience professionnelle, de l’affaiblissement du sens des responsabilités, du peu de goût pour les choses de l’esprit, du manque de civilité dans les manières parce que les mentalités d’abord en manquent, etc.En somme c’est le défaut d’idéal qui s’affirme.Mais voilà un terme démodé; les idéalistes le sont bien davantage.Aujourd’hui, on veut du pratique, du positif, du profitable (entendez, au point de vue argent, surtout, pas nécessairement culture).Mais on enlève souvent l'aiguillon qui lancerait l’esprit vers un palier supérieur, vers le large, vers l’achevé et le mieux.Et Ton manque tout parce qu'on a visé trop bas.Ce courant étouffant s'étend partout jusque dans les foyers et jusqu’aux écoliers qui en sont eux-mêmes touchés.L’attitude de l'écolier à l’école est très souvent l’attitude de l’adulte devant la vie : pas toujours la bonne ni la meilleure.Notre-Dame des Ecoles, si elle était invoquée fidèlement, apporterait certainement l’aide nécessaire, non seulement aux pas des pieds impatients sur le chemin de l'étude et aux doigts malhabiles sur la plume des devoirs quotidiens mais aussi aux pas, aux cheminements de la pensée, c'est-à-dire aux idées qui font leur chemin dans l'esprit des jeunes pour s’arrêter et se figer quand ils prennent de l’âge.Si ces idées ne transportent pas avec elles leur part nécessaire d’idéal l’esprit en sera naturellement toujours dépourvu et les vies nécessairement médiocres.Vraiment, parents et écoliers devraient faire comme ce bon curé qui voit clair et pense loin, invoquer, avec confiance et fidélité, Notre-Dame des Ecoles; ils seraient peut-être surpris de la rosée bienfaisante qui tomberait dans le champ familial.Germaine BERNIEk La civilité au XVIIe siècle Usages imposés, admis ou tolérés selon la mode du temps Rien de plus amusant dans chauffé grassement; il est toute-leur minutie que les recomman- f°*® P!u® convenable de ne pas .:*• ?' cAââemblée annuelle au Conéeil deA OeuineA Les travaux entrepris et les projet d'avenir — Nouvelles journées d'études en novembre — Protection de l'enfance et de l'adolescence — L'assistance individuelle féminine et masculine Les accessoires sont souvent de même couleur cet automne.Chapeaux, bourse et gants peuvent être verts ou bruns ou cuivre pour accompagner un manteau beige ou gris ou noir.AA» -Vf (CARNET NONDAir 'SM40X  FIANÇAILLES M.et Mme Louis Mignault, de Saint-Eustache, annoncent les fiançailles de leur fille Suzanne, à M.Marcel Chevrefils, fils de M.et de Mme P.Chevrefils, de Montréal.M.et Mme P.-G.Bérubé, de Ville La Salle, annoncent les fiançailles de leur fille Lucille, à M.René Béique, fils de M.Eu-ïène-R.Béique, également de ville La Salle.* * * Mme G.Ogdeij Chisolm, de New-York, annoncent les fiançailles de sa fille Jacqueline Dorsey, au Dr Guy Prévost, fils du Dr Albert Prévost, décédé, et de Mme Prévost.Le mariage sera célébré 1« 14 oetobre prochain.PROCHAINS MARIAGES M.et Mme Avila Brunelle, de Montréal-Sud, annoncent le mariage de leur fille Jeannine, au Dr Paul Normand, C.D., de Ville Jacques-Cartier, fils de M.et de Mme Elréar Normand, de l’Islet.Le mariage sera célébré le 14 octobre en l’église de Saint-Geor- Lo Via ProHqw Prenez soin de vos ceintures élastiques dations ou les tolérances des codes de la civilité de jadis.Nos ancêtres ne veulent pas, par exemple, qu’on se gratte à table, ni qu’on ss mouche ou qu’on tousse, à moins de nécessité et en se tournant de côté.Us tiennent que “manger des deux joues et à pleine bouche” est inconvenant; mais ils leur arrive de se “nettoyer le net” avec leur serviette comme aussi d’essuyer avec elle leur visage, leur assiette ou le plat.Ne soufflez pas sur les plats chauds! Dans le cas où le potage est brûlant attendez qu’il refroidisse et “remuez-le modestement avec la cuiller: au nom de Dieu, ne le humez pas!’* Un usage assez répandu consiste, quand on a fini de manger sa soupe, à verser du vin dans 1 assiette et le lamper ainsi ré- de Choquette et Mlle Louise Mc-Nichols; secrétaire: Mlle Marie Raymond; trésorière: Mme Emt-lien Brais; conseillères: Mmes Eugène Ménard et Paul Courtois, •omité de propagande: Mme Mau [iÇ6, Sainte-Marie; comité de pu blicité: Mme Paul Langlois; comité de réception; Mme Peul Fontaine; comité d’entraide Mme Raymond Eudes.procéder à cette “soupe à vin”, à moins que vous ne soyez le maître de la maison.La question des os est délicate.Sucez-les, si le coeur vous en dit, mais pas au point que vous fassiez avec les lèvres un bruit ridicule: tenez-les d’une main, jamais des deux; ne les décharnez pas et ne les rongez pas des dents, comme font les chiens.Quand vos doigts sont sales et graisseux, prenez des boulettes de mie de pain, “torchez-les”, et après, essuyez-les avec la serviette.Il y a des cas où l’on peut cracher à terre, le geste est permis lorsqu’on mange quelque chose de trop dur à mâcher, ou qui soulève le coeur.On se débarrasse de la bouchée malencontreuse “en la recueillant premièrement dextrement avec deux doigts ou avec la main gauche décemment mi-fermée; mais s’il s’agit de liquide, alors crachez par terre hardiment, seulement, tournez-vons si possible un peu de côté”.Cette tolérance, • laquelle noua ne pouvons songer sans un peu d’horreur, explique que toutes le« salles à manger du temps — les antichambres — fussent carrelées: la précaution était ù coup sûr nécessaire.Et sans doute il noua semble qu’il manquait à ces usages un certain degré de délicatesse et de raffinement.Mais qui sait ce que dans deux cents ans, on pansera de la civilité do XXème siècle?Pour qu’elles durent, pour qu’elles vous rendent un excellent service, il faut: Laver les ceintures élastiques tous les soirs.Faire* fondre une demi-poignée de flocons de savon doux dans une eau tiède.Tremper la ceinture dans l’eau savonnée, faire pénétrer délicatement la mousse partout, et utiliser une brosse douce pour les .endroits particulièrement sales, comme les bordures.La sortir de l’eau une minute pour la laisser égoutter.Rincer parfaitement, auunoins trois fois, jusqu’à ce que l’eau soit claire.Placer dans une serviette de bain et rouler doucement, pour faire sortir l’humidité et laisser ainsi quelques minutes.Etendre sur un support arrondi ou à plat sur une serviette de bain.Lui faire reprendre rapidement mais délicatement sa forme.Avoir une ceinture de rechange, afin de pouvoir alterner.U ne faut pas: Laisser une ceinture s’écra ser.Utiliser un savon fort ou une eau trop chaude.Tordre, frotter durement, rouler, entortiller, étirer ou bomber, Rincer une seule fois et laisser du savon dans le tissu.Etendre sur un calorifère chaud ou à surface inégale.Porter la môme oeinture tous les jours.aes de Montréal-Sud.Pas de faire-part.Ÿ * # M.et Mme Edmond Sirois, de Montréal, annoncent le mariage de leur fille Rose-Aimée, à M.René Bourdon, fils de M.Wilfrid Bourdon et de Mme Bourdon, décédée.La bénédiction nuptiale leur sera donnée, dans l’intimité, jeudi, le 14 octobre, en l’église Saint-Jean de Matha.DEPLACEMENTS M.et Mme Ernest Savard sont de retour du Club Seigneurial où ils ont été les invités de M.et de Mme Allan McMartin pendant quelques jours.* * M.et Mme ^ean Bruchési et Mlles Anne et Nicole Bruchési, de Québec, M.et Mme Guy La Mothe, de Mont-Rolland, Mme Louis Morin, de Saint-Joseph de Beauce, ainsi que Mme Ernest Huot, de Granby, sont attendus en ville pour le mariage Soudre-Brault qui aura lieu, samedi, à Saint-Viateur d’Outremont.* * * M.et Mme Pierre Taschereau sont revenus de Québec où ils ont fait un court séjour.Démonstration culinaire Les cours de cuisine bourgeoise recommenceront vendredi le 8 octobre à 7 h.30 du soir à l’école d’éducation familiale et sociale.Le menu portera sur les conserves et sur la man|ère de les utiliser dans la préparation de différents plats.Menu: jus de raisin, gelée de pomme, conserves de tomates, mousseline de tomates, gâteau à la marmelade de pomme, glace à la gelée, sorbet aux raisins.Le Conseil des Oeuvres, commission diocésaine des oeuvres de charité et de service social de Montréal, tenait hier après-midi, à la salle Saint-Stanislas, sa onzième assemblée annuelle.M, le chanoine Arthur Deschênes, curé de la paroisse Saint-Stanislas, rehaussait la réunion de sa présence.Plusieurs rapports ont été présentés et M.Te curé C-A.La-belle, président du Conseil des Oeuvres, a parlé dans son allocution du rôle du Conseil des Oeuvres dans le diocèse et de l’esprit dans lequel il doit travailler.Il a insisté sur les besoins d’une meilleure adaptation des constitutions du Conseil des Oeuvres au statut de Commission Diocésaine et il en a expliqué les raisons.Le président du Conseil des Oeuvres s’est montré très satisfait du travail accompli au cours de l’année qui s’est terminée, et a remercié les oeuvres du bel esprit de coordination et d’entente qui les anime.RAPPORT DU DIRECTEUR Le R.Père Guillemette a exposé brièvement les travaux faits dans les sections “Assistance Familiale” et ‘‘Assistance Individuelle Féminine".Il a insisté sur le projet que le Conseil des Oeuvres préconise depuis plusieurs années, un centre de Service social complet pour femmes seules, y compris un service d’aide aux prisonnières, étudiant les besoins des personnes infirmes ou handicapées.II a rappelé la joie du Conseil des Oeuvres de voir les services aux aveugles et aux sourds-muets s’améliorer continuellement.Il y a encore toute une catégorie d’infirmes pour qui il faudrait des oeuvres spécialisées qui leur permettraient avec un peu d’aide de faire leur vie par eux-mêmes.Le rapport du Père Guillemette a aussi étudié le problème des lois d’Assistance Publique et d’Assurance-Chômage et les difficultés des oeuvres aux prises avec des responsabilités financières trop grandes dans ce domaine.Le Père Guillemette a commenté les journées d’étude du Conseil des Oeuvres qui ont eu lieu au mois de mai et les bons Université de Montréal Des cours de jurisprudence, appliquée à l’infirmière, seront donnés par l’avocat Jean-Louis Dorais, à l’Institut Marguerite-d’YouvilIe, 1185, Saint-Mathieu, et commenceront samedi, le 16 octobre, à 9 h.30 du matin.On s’inscrit à l’adresse ci-dessus.Tél.FI.1182.Le feutre "Melucine" Londres.— Hugh Beresford, Londres, vient de lancer un feu tre pour chapeaux d’un genre tout à fait nouveau pour la série d’automne auquel il a donné le nom de chapeaux pour la “Ville et la Campagne”.Ce feutre ‘‘Melucine” consiste de plumes de marabout et de plumes d’oie et ressemble au feutre de velours qui a connu une très grande vogue il y a 40 ans environ.Le feutre “Melucine” est très souple et extrêmement léger.Les chapeaux “Ville et Campagne” sont fabriqués en série mais chacun d’en, tre eux est fini à la main de sorte qu’ils sont tous l’élégance d’un modèle tout en étant à la portée des bourses moyennes.effets de ces journées; ce qui a incité le Conseil des Oeuvres à organiser de nouvelles journées d’étude dont il annonce officiellement la tenue en novembre.Le thème de ces prochaines journées d’étude sera “La Famille et les oeuvres à son service”.SECTION D’ETUDE “ENFANCE ET ADOLESCENCE” Le directeur de la section “Enfance et Adolescence”, M.l’abbé Jean Caron, a ensuite donné un bref aperçu des activités de l’année et des différents problèmes abordés: mémoire sur la délinquance juvénile présenté à la Commission d’Enquête; étude sur les écoles maternelles — leur nécessité chez nous; la situation malheureuse des jeunes de 14 à 18 ans.peu ou mal préparés à la vie; l’adoption et le placement familial — comment adapter chez nous les découvertes faites ailleurs en ce domaine; la santé physique et mentale de nos jeunes eji général — données à date; la participation des Canadiens-français aux travaux du Conseil Canadien du Bien-Etre Social à Ottawa; enfin, l'importance de toujours respecter les liens de la famille dans nos oeuvres de protection de l’enfance.SECTION D’ETUDE “ASSISTANCE INDIVIDUELLE MASCULINE” M.Evariste Choquette, directeur de cette section, a présenté ensuite son rapport: liaison individuelle avec les oeuvres du groupe pour une meilleure coordination; discussions avec les directeurs d’oeuvres dans le but d’ajuster les méthodes et les activités des oeuvres aux problèmes nouveaux qui surgissent; étude des conditions sociales qui permettront aux personnes âgées d’envisager la vieillesse en toute tranquillité; expériences faites auprès des hommes seuls d’âge moyen, sans famille, aux prises avec des problèmes sociaux et économiques; projet d’organisation de centres sociaux régionaux pour vieillards; projet d’organisation d’une centrale d’assistance sociale personnelle pour hommes seuls.L’assemblée annuelle a maintenu en fonction le bureau de direction actuel et lui a donné tous les pouvoirs nécessaires pour la refonte des constitutions sous la direction de Son Excellence Mgr l’archevêque.î^r^er.T, Une notflg CONTRE LES MIS'ERES DES MAUVAIS RHUMES SOULAGE A CHAQUE ASPIRATION! Ces vapeurs médicamentées, adoucissantes, détachent les mucosités et apaisent les quintes de toux presque sur le champ! Maman, vous savez quel SOULAGEMENT ADOUCISSANT vous obtenez en appliquant le Vicks VapoRub en friction.Maintenant .quand votre enfant enrhumé se sent tout enchifrené, et qu’il souffre .ou bien s’il tousse et est embarrassé par les mucosités .voici un moyen SPECIAL d’employer le VapoRub, qui donne des résultats excellents également.C’est: les VAPEURS DE VAPORUB! Dans un bol d’eau bouillante —ou un vaporisateur-mettez une bonne cuillerée à soupe de Vicks VapoRub.Puis.laissez votre enfant aspirer les VAPEURS DE VAPORUB réconfortantes, qui se dégagent.A chaque respiration, ces vapeurs médicamentées, calman- tes, vont directement dans les voies respiratoires supérieures congestionnées .détachent les mucosités, calment la toux, facilitent la respiration .apportent du soulagement avec rapidité! Pour qut la soulagement continue pendant que l’enfant dort .Lorsque vous aurez fait profiter l’enfant de l’action bienfaisante des VAPEURS DE VAPORUB, faites ce que font des milliers de mamans—frictionnez-lui la gorge, la poitrine et le dos avec au VapoRub.Sa célèbre action cataplasme-vapeurs se poursuit pendant des heures, en apportant du soulagement à l’enfant, même pen- dant son _ _______________ sommeil ^iav*A* o™ ® Feuilleton du "Devoir" LES FIANCÉS par Alexandre MANZONI Traduit de l’italien par le marquis de MONT-GRAND, adapté par Clément SAINT-GERMAIN 3.(Suite) — Quel est ce coquin puissant, lui est ce méchant qui ne veut >as que j’épouse Lucia, dit Hen* :o d’un ton résolu.— Quoi donc?balbutia le pau-irre curé devenu aussi blanc qu’un chiffon sortant de la les-iive.Tout en grondant, il sc leva de son fauteuil dans la direction de la porte.Mais Renzo avait prévu cette fuite.11 fut plus vite que don Abbondio.11 donna un tour à la clef et la mit LM n»ncé».de Manzont.(deux volumes) eont en vente k rides.25 est, rue Saint-Jacques, k Montréal, au pria de — «j» yMM Ut m/va La ; A2jU).dans sa poche.— Ah! ah! parlerez - vous maintenant?Tout le monde sait mes affaires excepté moi.Je veux les savoir aussi.Comment s’appelle-t-il cet homme?— De grâce, Benzol faites attention à ce que vou« dites, songez à votre âme.— Je songe que je veux savoir tout de suite, à l’instant.Tout en parlant, sans s’çn apercevoir peut-être, il avait porté la main à son couteau.— Miséricorde! s’écria don Abbondio.— Je veux savoir.— Mais si je parle, je suia mort.— Donc parles.i , n y avait un# tetie énergie dans ce “donc”, la visage de 1 Renso devint ai menaçant que don Abbondio se crut dans l’impossibilité de désobéir à cette injonction.—¦Vous me promettes, vous me jurez, dit-il, de n’en parler a qui que ce aoit, de ne.— Je vous promets de commettre quelque sottise, si.à ITns-tant, vous ne me dites le nom de cet homme.A cette nouvelle adjuration, don Abbondio, avec le visage et le regard de celui qui a dans la bouche les tenailles de l’arracheur de dents, prononça: — Don.— Don?répéta Renzo, comme pour l’aider à dire le reste; et 11 se tenait penché.Tortille sur la bouche du curé.— Don Rodrigo! dit rapidement le malheureux, comme s’il voulait faire disparaitre le mot au moment où il lui fallait le prononcer.— AhI le chien, hurla Renzo.Comment a-t-U fait?Que vous s-t-il dit pour?— Ah! vous demandez comment, répondit don Abbondio d’un ton d’humeur.Je voudrais que la chose vous fût arrivée, comme elle m’est arrivée à moi.Et il se mit à lui raconter, sous des couleurs terribles, sa funeste rencontre avec les émissaires de don Rodrigo.— Vous avez fait là une belle action I poursuivit-il en ricanant., u*.™’avex rendu un beau service! Un trait de la sorte envers un honnête homme, envers votre curé! Dans sa maison, dans un beu sacré! Belle prouesse! Pour m’arracher ce que Je vous cachais pour votre bien par prudence! Maintenant que vous le savez, n’allons pas plaisanter.Il ne a’agit pas de tort ou de raison, il s’agit de force.Mais que fait-on?Ouvrez au moins et donnez-moi ma clef.— Je puis avoir eu tort, répondit Renzo d’une voix radoucie mais dans laquelle se faisait sentir la fureur contre l’ennemi qu’il venait de découvrir, je puis avoir eu tort; mais dites si dans ma position.Ce disant, il avait tiré la clef de sa poche et allait ouvrir.Don Abbondio le suivit et les doigts de la main droite levés devant les yeux du jeune homme: — Jurez au moins, dit don Abbondio, lui saisissant le bras.— Je puis avpir eu tort; ex-cusex-moi.?Renzo fit un mouvement pour se dégager et s’enfuit à toutes jambes, tranchant ainsi la ques- tion.La jeûna homme marchait d’an pas rapids vers sa maison, sans avoir déterminé ce qu’il allait faire.Il sentait le besoin de faire quelque chose d’étrange et de terrible.Renzo était un jeune homme paisible, mais dans ce moment, son coeur ne battait que pour le meurtre.Il aurait voulu courir à la maison de don Rodrigo, le saisir à la gorge et.mais cette maison était une forteresse, fort bien gardée par des bravi.Il s’imaginait alors qu’il prenait son fusil, se tapissait derrière une haie et attendait le personnage: s’enfonçant dans cette idée avec une complaisance farouche, il se figurait entendre ses pas, il levait la tête, reconnaissait le scélérat, mettait en joue, faisait feu, le voyait tomber et rendre le dernier soupir, après quoi il courait par-delà la frontière se mettre à l’abri.Et Lucia?A peine ce mot fut-il jeté au travers de ces sombres écarts de son imagination, que de meilleures pensées auxquelles son esprit était habitué y entrèrent en foule.Il se rappela les derniers avis de ses parents; il se souvint de Dieu, de la sainte Vierge et des saints; il songea à la douce satisfaction qu’il avait tant de fois éprqpvée an sen- tant sa conscience nette, à l’horreur que tant de fois le récit d’un meurtre lui avait causée; et il se réveilla de ce songe de sang avec effroi, avec remords, et en même temps avec une sorte de joie de n’avoir fait que des fictions.Mais la pensée de Lucia, que de pensées n’amenait-elle pas avec elle?Tant d’espérances, tant de promesses, un avenir si caressé par le désir et regardé comme si certain, et ce jour si impatiemment attendu! Et comment?par quelles paroles lui annoncer une telle nouvelle?Et après, quel parti prendre?Comment en faire son épouse, malgré la force de cet homme inique et puissant?Et, ou milieu de tout cela, quelque chose qui n’était pas un soupçon formé, mais une ombre tourmentante lui passait par l’esprit.Cette méchante action de don Rodrigo ne pouvait avoir de cause que dans une brutale passion pour Lucia.Et Lucia?L’idée qu’elle eût donné à cet homme le moindre motif de songer à elle, qu’elle eût rien fait pour flatter son désir, n’était pas une idée qui pût s’arrêter un instant dans l’esprit de Renso.Mais en était-elle Informée?Ce misérable pouvait-il avoir conçu cette infâme passion sans qu’elle s’en fût aperçue?Auralt-il pous- sé les choses si loin avant de Tavoir tentée de quelque manière?Et Lucia ne lui en avait jamais dit un mot, à lui, son fiancé! Dominé par ces pensées, il passa devant sa maison qui était %u milieu du village, et, l’ayant traversé, il marcha vers celle de Lucia, située à l’autre extrémité,-et même un peu en dehors.Au devant de cette maison était une cour étroite, close d’un petit mur, et qui la séparait de la rue.Renzo entra dans cette cour, et il entendit un bruit confus de voix mêlées qui venait d’une chambre au premier étaçe.Il jugea que ce devait être les amies et les commères venues pour faire cortèg.e à Lucia, et il ne voulut pas se montrer dans cette espèce de petite halle avec la nouvelle qu’il apportait et qui se lisait trop bien sur sa figure.Une petite fille, qui se trouvait dans la ccur, courut au-devant de lui en criant: — L’épouxl l’époux! — Chut, Bettina.chutl dit Renzo.Ecoute, va là-haut trouver Lucla, prends-la à part, et dis-lui à l’oreille.mais que personne ne t’entende et qu’on ne se doute de rien: prends-y bien garde.dis-lui que l’ai à lui parler, que je l’attends dans la chambre d’en bas, et qu’elle vienne tout de suite.La petite fille monta bien vile l’escalier, joyeuse et fière d’avoir une commission secrète à remplir.Lucia sortait fen ce moment, toute pimpante et aüifée, des mains de sa mère.Les amies se disputaient l’épouse et lui faisaient violence pour qu’elle se laissât voir; mais elle parail leurs attaques avec cette modestie un peu guerrière qui appartient aux villageoises, faisant de son coude un bouclier à son visage, baissant la tète sur le devant de sa taille, et fronçant ses longs et noirs sourcils, tandis cependant que sa bouche s’ouvrait au sourire.Ses noirs cheveux de jeunesse divisés au-dessus du front par une raie blanche et finement tracée, sc re-.pliaient derrière la tête en cercles multipliés de tresses que traversaient de longues épingles d’argent, placées à égale distance tout autour, à peu près comme les rayons d’une auréole, coiffure qui est encore celle des paysannes du Milanais.- A suivre 1 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 7 OCTOBRE 1948 CAPTIVANT FILM AU ST-DENIS rMtgs.GRAND SUCCES AU PARIS Au Saint Ariane Borg et René Dary, dans une scène émouvante de “La Nuit tragique’’, que le Saint-Denis mettra samedi, à l’affiche.La Ménagerie de verre Une pièce subtile et émouvante Dans un quartier pauvre de la ville de Saint-Louis, une chambre sous les toits, donnant sur une infecte ruelle.Dans cette chambre vit la soeur de Tennessee Williams, la douce et lumineuse Laura, de la Ménagerie de verre.Exaspéré d’un tel décor pour sa petite soeur, Williams peint tout de blanc les murs et les plafonds de la chambre, achète des meubles blancs, met aux fenêtres des rideaux vaporeux.Sur une étagère, on dispose une collection de petits animaux en verre très pur et très fin.Une lumière douce et presque irréelle glisse dans le verre, se joue sur les murs, crée dans toute la chambre un rêve translucide, un enchantement délicat, une douceur lumineuse qui fait presque mal, la douleur des choses passées, des émotions fugitives, des réminiscences très pures et très claires de l’enfance.Ce sera le climat de la Ménagerie de verre, des souvenirs de jeunesse alors qu’on rêvait de beauté et d’aventures, des êtres aimés, des être^ humains, tragiquement humains, avec leurs manques et leur ridicule parfois, des êtres inadaptés, des êtres re-tisés en eux-mêmes et qui nous font mal parce qu’ils sont ainsi, seuls, des êtres qu’il faut envelopper d’une tendresse infinie, douce, apaisante, chaude, telle la lumière coulant dans la Ménagerie de verre, que les Compagnons offriront bientôt au public dans leur nouveau théâtre, angle Delo-rimier et Sherbrooke.La direction du Saint-Denis mettra samedi, à l’affiche^ une amusante comédie, Emile l’Africain.Le nom de Fernandel, un amusant quiproquo, du mouvement des gags, de bonnes chansons inédites sont un gage certain de succès.Si vouse aimez Fernandel, vous ne manquerez pas Emile-l'Africain, une comédie construite autour de cet acteur qu’on a justement surnommé l’ami no 1 du grand public.'Fernandel, une fois de plus, prouve qu’il sait faire rire franchement tout comme dans ses grands succès Ignace et Barnabé.Il a su ici tirer des effets dont la pouffante cocasserie s’équilibre pac instants avec une émouvante vérité humaine.Avec lui, on ne s’aventure pas; toujours le rire franc, l’invitation à la bonne humeur grâce à ces trois atouts maîtres: son‘visage, ses mains et son accent.A ses côtés Noëlle Norman qui joue avec autorité le rôle d’épouse sans coeur; Jacqueline Dor, Félix Oudart et Alexandre Ri-gnault complètent la distribution.En programme double un drame émouvant mettant en vedette René Darv et Ariane Borg, La Nuit tragique.Deux routiers qui font équipe depuis longtemps sont arrêtés sur la route, la nuit, par une femme.Ils remmènent dans leur camion.Mais ils sont rattrapés bientôt par l’ami de cette étrangère.Et le drame commence.Un "Suez" français Le canal de Mondragon Un article inédit d'Edmond DELACE de l'Académie de Marine (S.I.F.) — S’il était besoin de rappeler l’audace et la puissance de la technique française moderne, les exemples ne manqueraient pas.Le plus célèbre est le cânal de Suez, qui relie la.Mediterranée à l’Extrême-Orient, oeuvre du génial de Lesseps.Or, voici qu’à quelques années seulement de la plus terrible crise de son histoire, après des dévastations qui auraient pu la ruiner, et dont elle se relève avec une énergie miraculeuse — pensons seulement à ses chemins de fer et à ses navires — la France entreprend sur le Rhône un travail colossal, et qui rappelle, par ses dimensions cyclopéennes, les réalisations les plus hardies, que ce soit celle du canal de Suez ou celle de la Vallée du Tennessee.Mais, cette fois, ce n’est pas au-delà de la Méditerrannee que la France agit, c’est sur son vieux sol, dans des paysages admirables, au pays de Mistral, des vieux châteaux historiques pro-vençaux, et sur le Rhone inipe-tueux et, semble-t-il, indomptable.Le problème du Rhône navigable se pose avec une acuité croissante depuis quelques années.11 n’intéresse tpas seulement la France, mais aussi la Suisse, et, éventuellement, l’Europe centrale.Il suffit de jeter un coup d’oeil sur une carte pour se rendre compte du rôle capital que pourrait, que devrait jouer, le grand fleuve comme organe de liaison économique.C’est le trait Jmt Une scène de “Panique’’, actuellement à l’affiche au cinéma Champlain.Viviane Romance, Paul Bernard, que l’on voit ici, et Michel Simon te partagent les principaux rôles.Les Concerts Symphoniques de Montréal Le Poli à Meubles (Cream Wax) Johnson polit avec de la cire - non de l’huile.Il dure plus longtemps - la poussière n’adhère pas à une brillante surface cirée.Les meubles sont plus faciles à nettoyer et a garder propres.Vous serez étonnée des propriétés nettoyantes du Poli a Meubles (Cream Wax) Johnson - faites-en l’essai I Le Poli a Meubles CREAM WAX JOHNSON’S foüaiillt fo Cemltf il11 (wl d’union entre Genève et Marseil le, et Genève pourrait, dans un avenir assez proche, être le point de départ du canal transhelvétique, qui, par les lacs de Genève, {je Neuchâtel et de Bienne, joindrait le Rhône au Rhin et au Danube.Les perfectionnements et le développement du port de Marseille — tels que la gigantesque réussite du canal de Rove — n’auront de sens, et de conséquences pratiques, que si le fleuve qui prolonge le port et pénètre dans l’hinterland, est aménagé pour un trafic bien supérieur à son tonnage actuel (il ne dépasse pas actuellement quelques centaines de milliers de tonnes par an), grâce à des trains de chalands., d’une capacité et d’une quantité beaucoup plus fortes qu’aujourd’hui.L’oeuvre de l’utilisation économique du Rhône a été amorcée, il y a déjà de longues années, par un ingénieur du plus grand mérite et qui voua la plus grande partie de sa vie à la correction du cours du fleuve, au moyen d’un système fort ingénieux de digues et d’épis, destiné à apaiser la violence de son courant.Lorsque, il y a quelques semaines, il me fut donné, ainsi qu’à quelques membres de l’Académie de Marine, de descendre le Rhône depuis Lyon jusqu’à Pont Saint-Esprit, ce fut un plaisir presque sportif de voir avec quelle habileté consommée les pilotes du grand remorqueur et ceux des grands chalands de fer accouplés prenaient, à la vitesse de 16 à 18 kilomètres à l’heure, les virages impressionnants, aux coudes les plus pittoresques du parcours.Le pittoresque ne suffit pas à la navigation: il en est même, souvent, l’ennemi, l’oeuvre de régularisation fluviale est amorcée, mais elle est loin d’être achevée.La mise en service de Gé nissiat.premier chef-d’oeuvre de la technique hydro-électrique française depuis la Libération, résout une partie du problème de la force électrique en France: il fournirait la puissance à plusieurs villes de la dimension de Bordeaux, mais le fleuve n’en.est pas, par là même, rendu navigable sur tout son parcours, et il en coûtera encore de nombreux milliards — tant à la France qu|à la Suisse _ pour faire aboutir cette partie du plan, particulièrement chère aux voisins et amis de la France.La portion purement françai se du programme rhodanien a, au contraire, bénéficié, de la part de la Compagnie nationale du Rhône, et de ses ingénieurs, d’une initiative grandiose, grâce à laquelle Génissiat sera encore dépassé, et le Bas-Rhône rendu utilisable, du triple point de vue de la puissance hydraulique, de l’irrigation et de la navigation.A peine Génissiat terminé, les ingénieurs français ont, en effet, entrepris l’aménagement du “tiers central", qui se situe, géographiquement, entre Lyon et Arles.Il comporte trois grands paliers; le palier aval, de Donzère à Mondragon, de 31 kilomètres; on a commencé par lui, parce qu’il est le plus important.Le canal de dérivation épargnera la navigation sur une partie du fleuve redoutée des bateliers, en raison du mauvais état du chenal, aggravé par des courbes rapides.Le fleuve rencontrera un bar rage colossal qui enverra 1,500 mètres-cubes-seconde vers le canal; une partie, large de cent mètres, sera réservée aux trains de chalands; à 17 kilomètres à proximité de Bollène, le canal rencontrera l’usine André Blon del, où six groupes de turbines géantes seront actionnées par vingt mètres de chute.Pour descendre ces vingt mètres, les bateaux utiliseront une écluse sans équivalente dans le monde par sa hauteur et par l’ampleur de son bassin, long de cent mètres; et d’une largeur de douze seulement, grâce à la création, récente, d’un type de remorqueurs spéciaux à helices étroites sous tunnel, dont j ai vu le prototype en construction au chantier Penhoët du Grand Qué-villy, près Rouen.Ce travail représentera cinq fois celui, déjà considérable, réalisé par la France au barrage de Kembs sur le Rhin., .Ce sera, en même temps, une oeuvre de virtuosité.Le canal passera deux fois sous la voie ferrée Lyon-Marseille, trois fois à travers les routes nationales: il faudra trois ponts pour les voies ferrées, neuf pour les routes.Deux mille hectares seront sacrifiés, cent fermes détruites.Des travaux immenses sont déjà entrepris.A Bollène, l’usine s assiéra sur un banc rocheux creuse à 39 mètres de profondeur; 600,-000 mètres cubes seront déblayés.Un véritable chantier naval esl en activité.Quatre dragues sont arrivées de Hollande; des scrapers extraient de la terre 7 mètres cubes d’un coup.6,000 hommes seront employés.Des cités spéciales ont été créées pour eux et leurs familles.Si les crédits suffisent, le nouveau Suez français sera réalisé dans cinq ans.La Société des Concerts Symphoniques de Montréal s’est toujours ingéniée à présenter de nouveaux solistes en plus de ramener ceux que ses abonnés apprécient davantage.Pour la présente saison son administrateur, M.Pierre Béique, a fait un coup de maître en engageant Mme Kirsten Flagstad, le célèbre soprano wagnérien, et le grand pianiste russe que l’Angleterre a adopté, Benno Moiseiwitsch.Ces deux éminents artistes ne sont venus qu’une fois à Montréal dans le passé, mais ils y ont laissé un souvenir extraordinaire.Mme Flagstad, encore auréolée de ses triomphes de Londres et de Paris, est plus en voix que jamais.Au Plateau elle se fera^ entendre pour la première fois à Montréal avec un orchestre et chantera aux concerts du 30 novembre et du 1er décembre les pages les plus belles que Wagner ait écrites pour voix de soprano; la mort d’Yseult et l’Immolation de Bunnhilde.M.Benno Moiseiwitsch sera le dernier aoliste de la saison, les et Isaac Stern.Cinéma de Paris Antoine et Antoinette obtient actuellement à l’affiche du Cinéma de Paris, un succès sans précédent.La presse, unanime, a salué avec enthousiasme ce bijou de film qu’Elsa Maxwell, première critique cinématographique des Etats-Unis, a salué sn ces termes au lendemain du Festival de Cannes; “Le meilleur film que j’aie vu depuis dix ans", Les interprètes du film sont Claire Mafféi.hier inconnue et qui aujourd’hui prend place par.mi les étoiles de première grandeur; Roger Pigaut, qui a réussi une extraordinaire création; Noël Roquevcrt, Annette Poivre et quantité d’autres comédiens.Tous sont dirigés avec certitude par la main du maître Jacques Becker, et contribuent dans une large mesure, par le dépouillement de leur jeu, à créer l’étonnante impression de vérité que donne Antoine et Antoinette.20 et 27 avril et se fera entendre dans le 2e Concerto de Rachmaninoff.Trois artistes françaises paraîtront pour la première fois en concerto dans la métropole: Mme Ginette Neveu, à la sonorité si pleine et si riche, sera parfaitement à l’aise dans le Concerto pour violon de Brahms; Mme Nicole Henriot, pianiste sensible et d’une rare clarté de jeu, interprétera le riche Concerto en la mineur de Schumann; Mme Gaby Casadesus se joindra à son mari, M.Robert Casadesus, pour rendre le Concerto de Mozart pour deux pianos.Un jeune pianiste canadien à la technique déjà très sûre jouera également pour la première fois avec les Concerts Symphoniques.Il interprétera le 4e Concerto de Beethoven.Les autres solistes ont été choisis parmi les plus grands et les plus aimés du*puWic: les pianistes Artur Rubinstein et Robert Casadesus, les violonistes Zino Francescati, Tossy Spivakovsky L’Heure Northern * Electric L’Heure Northern Electric, qui consacre ses émissions à l’épanouissement des talents canadiens, mettra en vedette le lundi soir, 18 octobre, Elizabeth Ben-son Guy, brillante soprano de Halifax.Mlle Guy apprit d’abord le chant de sa mère, qui était une musicienne accomplie.Plus tard, elle poursuivit ses études au Toronto Opera School où, lors d’une représentation de La Fiancée vendue de Smetana, on lui confia le rôle-titre de Marte.Elle entreprit par la suite une tournée ne concerts au Canada et, l’an dernier, gagnait un prix au concours des Singing Stars of Tomorrow.B Gazette • artistique Horaire des cinémas SAINT-DENIS J “Le beau voya«e” 12 h.10, 3 h.25, 6 h.2S, • h.*>• “Mademoiselle Swln*" 1 h.«, 5 h.8 h.1S.CINEMA DE PARIS •• “Antoine et Antoinette” ._ .I h.20.1 h.50, 4 h.22, 8 h.AS *t 9 b.30.ORPHEUM : “Mickey” .II h.15.1 h.85, 4 h.JS.» h.M.9 h.55.“Fighting Back” 10 h.05.12 h.45, 1 b.18.8 h.0».8 h.45.PALACE : , “A Foreign Affair” .10 h., 12 b.20, 2 h.3S, 4 k.SS, 7 h.15, 9 h.36.LOEWS “Easter Parade” .- — 10 h.10, 12 h.25.2 h.48.» b.M, 7 h.20.9 b.40.CAPITOL .„ “The Street With No Natse” 10 b.10.12 h.30, 2 h.SO.S h.M, 7 h.30.9 h.80.PRINCESS “The Walls Of Jeriebo” 10 h.05, 12 h.20.S h.48.S b., 7 h.20, 9 h.40.IMPERIAL “Deep Waters” 10 h.12 h.25.S b.80.8 b.7 h.40.10 h.05.“Here Come* Trouble” U h.30.1 b.88, 4 h.10.S b.0 b.10.KENT : “Hamlet" 3 repréoantattoM par Jovr — 4 I b.30 at 4 S b.JO.Spectacles MONUMENT NATIONAL: Faust, de Gounod, avec Armand Mestral, Pierre Vidor, Lionel Daunais, Yoland Guérard, Dolo-rès Drolet, Jeanne Detjardins, Pierrette Lachance, et les ballets Morenoff.Chef d’orchestre: Jean Goulet.En soirée, les 7, 9 et 10 octobre.GESU: “Tlt-Coqf', pièce en actes de Gratien Gélinas, en soirée jusqu’au 9 octobre Inclusive ment et du 12 au 16 octobre inclusivement.RITZ-CARLTON: Récital de M.Paul de Marky, pianiste, vendredi soir, le 8 octobre, à 8 h.30.RITZ-CARLTON: Jacqueline Blancard, pianiste, et André de Ribaupière, violoniste, en récital, lundi soir, le 11 octobre.EGLISE NOTRE-DAME; Récital d’orgue de sir Ernest MacMillan.mardi soir, le 12 octobre.PLATEAU; Les Cosaques du Don, dirigés par Serge Jaroff, mercredi soir, le 13 octobre.HIS MAJESTY’S: Le Quatuor Italien d’Opéra: Lina Aimaro, soprano-coloratura, Toti Manna, soprano lyrique, Mino Cavallo, baryton, et Ettore Ponno, ténor, jeudi soir, le 14 octobre.PLATEAU: L’orchestre Symphonique des jeunes.Chef d’orchestre, Fernand Graton.Soliste: Noël Brunet, violoniste.Vendredi soir, le 15 octobre, à 8 h.45.MORT D’ANDRE SUARES Le 30 septembre 1948.André Suarès vient de mourir dans sa maison de Champigny-sur-Marne, des suites de plusieurs crises d’urémie, après une longue et douloureuse agonie.Il était né en 1866, au Vallon-d’Oriol, dans les Bouches-du-Rhône.Ce grand lettré laisse des pages magnifiques de poète et d’historien.Il eut une existence ombrageuse d’artiste, naturellement porté à la grandeur et a l’amour de la beauté.Sa trilogie italienne.Voyage du Condottière, fut sans doute celle de ses oeuvres qui lui conquit le public: Florence et Sienne y trouvaient dans la ferveur une rare magnificence.Puis Suarès se consacra à des essais sur les hommes qui étaient de son intimité véritable: Beethoven, Tolstoï, Ibsen, Napoléon, Pascal, Dostoïewsky, Cervantès.A côté de ses ouvrages, Images de la Grandeur, Sur la vie, Rêves de Tombre où s’exerce le moraliste, il éleva un bel hommage à la capitale avec Cité, nef de Paris.Il fut, «ous le pseudonyme de Caërdal, un chroniqueur de la Nouvelle Revue Française.Cette grande vie d’écrivain (qui ne fut jamais marquée que par deux récompenses publiques, le Grand Prix de l’Académie, en 1935, et le Grand Prix de la Ville de Paris, cette année même) s’est écoulée dans la retraite ci parfois dans l’amertume de ne pas trouver son rang légitime dans la vie littéraire, mais l’homme dédaignait volontiers de se prêter aux relations et au* servitudes communes.André Suarès avait exprimé le voeu d’être inhumé au village des Baux, en Provence.EXAMEN MEDICAL A BOURGET Rigaud, 7 (Spécial au Devoir) — L°inspection médicale des élèves s’est déroulée cette année au colège Bourget de Rigaud sous la présidence du Dr Fernando Richer, de Montréal, et avec le concours bénévole de plus de trente médecins, anciens élèves ou amis de la maison.La compagnie Cloutier et Cloutier, de Montréal, avait mis à notre disposition un appareil à rayons X, qu’utilisèrent pour quelques cas douteux les docteurs Millette et Leduc, spécialistes en la matière.Le nombre des médecins examinateurs, aussi bien que la va.riété de leurs spécialités: dentistes, laryngologistes, otistes, opticiens, médecine générale^ etc., a permis un contrôle hygiénique et médical qui ne laisse rien à désirer.Le résultat de leurs travaux a été soigneusement catalogué et consigné dans les dossiers individuels des élèves pour utilisation par le médecin ordinaire du collège et l’infirmier en chef.Au soir de cette journée, les médecins se réunissent dans les vastes bureaux du Supérieur pour la confrontation des points de vue, la discussion des cas “intéressants”, l’exposé des lions de changements ou d améliorations dans les divers domaines qui relèvent de 1 hygiène ou de la médecine.A l’issue de la réunion, on procéda à l’élection du bureau directorial pour l’année suivante 49-50.Le Dr René Tittley est élu président; les docteurs Hector Dansereau et Orner Faubert, vice-présidents; le Dr Fernando Richer, président sortant de charge, médecin-conseil.Roger Pigaut fait une extraordinaire création dan* “Antoine et Antoinatfw.vainqueur du Grand Prix de Cannes, présentement à l’affiche au Cinéma de Paria.Les Amis de l’Art Forum-danse Me Jean-Paul Sainte-Marit, le président du comité des forums-danses de la Chambre de commerce des jeunes, nous informe que le premier forum aura Heu le 9 octobre prochain, à 9 heures du soir, dans les salons du Cercle universitaire.Le sujet du forum sera annoncé le soir même.Les billets sont en vente au secrétariat de la Ch&mbre, MA.8674 ou M.5159.COLLEGE ST-LAURENT: Ma: rian Anderson, contralto, samedi soir, le 16 octobre.RITZ-CARLTON: Récital de M.Paul Doyon, pianiste, lundi soir, le 18 octobre.PLATEAU: Les 19 et 20 octobre, concerts eymphoniqui sous la direction de M.Dcsi Defauw.Soliste invité; Tossy Spivakovsky, violoniste.EGLISE NOTRE-DAME: L’Orchestre National de France, 98 musiciens sous la direction de M.Charles Muench, Jeudi soir, le 21 octobre.Exposition de peintures ECOLE CENTRALE DES ARTS ET METIERS: 1265 rue St-Denis, exposition des oeuvres de J.-P.Pépin, peintre canadien, tous les jours, de 10 h.a-m.à 10 h.p.m., jusqu’au 17 octobre in-clustycmeat.COURS DE DICTION Cercle d’Art Oratoire “Julee Massé”, fiHale du Bon Parler français Les cours publics de diction française, de bon parler et d’art oratoire de le Société du Bon Parler français auront lieu de nouveau A la Bibliothèque municipale de Montréal.Ce n’est pas sans plaisir qu on apprendra que ces leçons seront données par M.Jules Massé qu» a étudié à Paris.Il a visité, cette année, tous les groupes français de l’Est canadien.Le succès aux examens de fin d’année confère le droit, aprè* trots ans, au premier certificat officiel de la Société du Bon Par.1er français.L’adhésion à 1 actif et excellent cercle d’art oratoire “Jules-Massé”, présidé avec distinction par Mme Gisèle Bergeron, vous facilitera grandement la tâche à ce point de vue.Il organise, en effet, à Tissue du cours, une séance d exercices pratiques., Si, enfin, H était besoin d un stimulant pour inciter les intéressés à commencer ou à continuer ces cours, ils n’ont qu a méditer sur le rôle et la nécessité de la parole privée ou PubH' que pour réussir dans la vie.R suffit de rappeler que 1a voix est l’une des propriétés les plus per- EUzabeth Benson Guy, soprano, gagnante du concours des “Singing Stars of Tomorrow" pour la saison 1947-48, sera l’artiste invitée & l’Heure Northern Electric lundi soir, le 18 octobre.John Duncan, harpiste, se fera aussi entendre dans “La fille aux cheveux de Un” de Debussy.Le programme, qui est transmis chaque semaine sur les ondes de Radio-Canada, à 8h.(heure normale de l'est), sera diffusé de Toronto.Paul Scherman dirigera l'orchestre de concert.Lors de cette émission, Mlle Guy interprétera O Patrie Miu, extrait de Aida de Verdi, et Smilin' Through de Penn.On entendra également John Duncan, harpiste, dans La Fille aux cheveux de lin de Debussy.Les deux artistes seront accompagnés par l’orchestre de concert Northern Electric, avec Paul Scherman au pupitre.L’Heure Northern Electric, une réalisation de Gordon Forsyth, est relayée chaque semaine par les postes de Radio-Canada, {.’émission du 18 octobre sera transmise de Toronto.Le programme comportera: Fantaisie sur Show Boat .Kern L’orchestre de concert Northern Electric O Patria Mia (de Aida) .Verdi Elizabeth Benson Guy.La fille aux cheveux de lin, Debussy John Duncan, harpiste.Molly on the Shore .¦ Grainger L’orchestre de concert Northern Electric Smilin’ Through .Penn Elizabeth Benson Guy.Emperor Waltz .Strauss L’orchestre de concert Northern Electric Les bureaux seront fermés toute la journée lundi le 11 octobre à l’occasion de la fête de l’Action de grâces.Les mécènes qui accepteraient de mettre à la disposition d’un groupe de jeunes musiciens un local où pourraient avoir lieu leurs différentes répétitions et un autre moins vaste, pour pratique de chant et piano, rendraient un précieux service à la cause de l’Art.Evénements artistiques: Au Ritz Carlton, le 8 octobre, récital de Paul de Marky pianiste.— Au Ritz Carlton, le 11 octobre, concert de Jacqueline Blancard pianiste et André de Ribuupicr-re violoniste.— A l’Eglise Notre-Dame, le 12 octobre.Sir Ernest MacMillan présenté par la Société Casavant.— Au His Majesty’s, le 14 octobre, le Quatuor d’Üpé-ra Italien.— Au Collège de St-Laurent, le 16 octobre, la Société Artistique Prospèro présente Marian Anderson.(Sur présentation de leur rarte de membre au guichet de l'Auditorium du Collège, Les Amis de T Art pourront se procurer des billets à prix réduits.— Au Ritz Carlton, le 18 octobre, Paul Dovon pianiste.— A l’Eglise Notre-Dame, le 21 octobre, l'Orchestre National de France sous la direction de Charles Muench.— Au Plateau, le 26 octobre, Gilles Lefebvre violoniste.— Abonnements pour la saison I94ft-49: L’Orchestre Symphonique des Jeunes.L’F.ntmlde des élèves de l’Ecole d'Auguste Descarries.— COURS: A la Riblinthènue Municipale.dimanche le 10 orto-bre, à 2 heures de l'après-midi, ouverture des cours de peinture donnés par Mlle Irène Sénécal.Prière de s’adresser à l’avance au Secrétariat même afin de se procurer les hillets d’admission pour chacun de res cours ou pour toute la saison.AVIS : Les Amis de Part qui ont retenu des abonnements pour les Concerts Symphonique* sont priés de les réclamer d’ici samedi le 9 octobre après cette date les billets seront mis en vente.Mills mi m: M H TECHNICOLOR A rafflch* semaine, «M m * THE STREET m 4 l'affiche Monument National CE SOIR FAUST Rideau : 8.24 P.M.Bureau fermé «Je 8 hre» à 7.15 P.M.Au»! les 9-10 octobre PLATEAU 9161 A l'Académie Concourt Paris, 7 (aTpT^- M.Gérard Baner, 60 ans, essayiste et critique, a été élu aujourd’hui membre de l’Académie Goncourt.Il occupera le poste laissé vacant par la mort de M.J.H.Rosny.Deux autres places demeurent vacantes, par suite de la mort de René Benjamin, annoncée hier, et de la démission de Sacha Guitry.sonnellcs et les plus caractéristiques, après la pensée elle-même qu’elle doit exprimer de façon dynamique et avec un maximum d’efficacité.La poésie que vous étudierez constitue la forme la plus haute du langage humain et le premier de tous les arts.Elle s adresse aux facultés les plus nobles et procure un raffinement qui ajoute un cachet à la personnalité.D’autre part, existe-t-il un moyen plus sûr, plus fructueux, aussi décisif de servir et de défendre la langue française que d’apprendre â la parler avec correction, avec vigueur et en beauté?L’étude et la pratique de la diction, de Part oratoire et du bon parler national garantissent ce précieux résultat.Qu’on s’inscrive donc sans tar.der aux cours publics et gratuits de 1» Société du Bon Parler ^Pour* renseignements: AM.9439.CANADIAN CONCERTS & VRTISTS Inc.prêtent# Unt soirée consacrée aux plus beaux extraits de l’opéra Italien et aux chansons napolitaines.LE QUATUOR d’OPERA ITALIEN Billet* : *15(1.«.00, 82.50, 83.00, 13.50 taxe incluse En vente chez Ed.Archambault et chez Ilartney, 1180 Bte-Catherlne ouest.JEUDI, 14 OCTOBRE HIS MAJESTY'S Adresse* commande* postale* accompagnées d'un chèque ou mandat-poste au nom de Canadian Concert* de Artlits Inc., 711 édifice Caatle.MU.WIIDE'BAIINEU AINt KIM BAXIES'DOUGEAS THE WALLS OF JERICHO «a ANN pVOfiAK TTiu*- ^ Vaffiche A rarnche ÊMPERML j-LOIS BUTLER^ Arris u ns'ovi cf nsi et FERNANDEL NI CAS MANQUE* L( DBAME Dt HAUTE INTENSITE 1 , 'afficha ¦ JEAN MURAT-ELVIRE POPESCOl sy rmvmrm ! ci ai rc MAFFEI j ROGER PIGAUT] i PAGE SIX LE DEVOIR, MONTREAL, JEUN 7 OCTOBRE 1948 Le plus grand ennemi de notre richesse nationale La Semaine de la prévention des incendies nous rappelle que, par négligence et imprévoyance, nous perdons tous les jours des biens très précieux pour la nation—Nécessité de tenir les résolutions prises à l'occasion de cette semaine A l’occasion de la Semaine de la prévention des incendies, qui p-endra fin dans quelques jours, on aura rappelé à tous les Canadiens la nécessité d’user d’une plus grande prudence, tous les jours de l’année et tous les moments du jour, afin d’épargner le plus possible les pertes considérables causées par le feu dans notre pays el particulièrement dans notre province.Ce n’est pas sans raison qu’au cours de cette semaine, les auto rités publiques nous demandent quelques moments de réflexion sur notre conduite passée, surtout sur notre curieuse manière de penser à l’égard des pertes causées dans notre pays par les incendies.La statistique nous révèle que le total de ces pertes se chiffre chaque jour par $1,081,680 et pourtant nous ne nous préoccupons pas outre mesure de ce triste état de choses, qui, s’il prenait la forme d’un événement survenu subitement à quelques individus, aurait le don d’attirer notre pitié et de mousser notre générosité.Titres industriels à la hausse Rapports financiers BOURSE DE MONTREAL LES CONSEQUENCES PLUS GRAVES DES NOMBREUSES PERTES DE VIES Le fait que des biens d’une valeur de plusieurs millions soient perdus tous les ans à cause des incendies est cependant de peu d’importance à côté du fait que plusieurs vies sont aussi perdues par suite de ces incendies.Lorsque des biens périssent dans les flammes, cette perte est surtout celle de la génération actuelle.L’assurance n’est qu’un moyen de la distribuer sur l’ensemble des citoyens du pays.Tous doivent payer pour elle, l’enfant, le vieillard aussi bien que celui qui est en mesure de gagner sa vie, car les biens perdus ne servent plus à maintenir la vie, à augmenter le degré de bien-être de notre population.Nous ne pouvons pas, toutefois, payer ainsi individuellement pour les vies qui sont perdues.Ce sont les générations futures qui paient pour cela et souvent d’une façon très onéreuse.Le point le plus tragique de oette situation est que bien des gens ne semblent pas réaliser le fardeau imposé i chaque individu tous les ans par suite des pertes causées par les incendies.Dans notre province, ces pertes sont de beaucoup les plus élevées de toutes celles enregistrées dans les autres provinces canadiennes.Du premier janvier de cette année i la fin de Juillet, l’insouciance des nôtres a été la cause de 525 feux de forêts, représentant une perte de plus de $3,915,000.L’an dernier, les pertes causées par les incendies dans notre province se sont chiffrées par $17,434,820, soit près du tiers de la valeur des dégâts causés par le feu dans tout le Canada.Selon le rapport de Dominion Board of Insurance Underwriters pour le premier semestre de l’année, il y aurait eu dans la province une augmentation de 57 pour cent dans le nombre des feux de forêt comparativement à la période correspondante de l’an dernier.Cette perte constante et énorme de nos richesses naturelles, qui entraîne souvent aussi des pertes de vie, constitue certainement une situation tragique que nous devons corriger.LA GRANDE CAUSE DE NOTRE NEGLIGENCE ET DE NOTRE IMPREVOYANCE C’est habituellement pour sauver un peu d’effort, de temps et d’argent que nous continuons de poser des actes, dans notre conduite journalière, qui sont souvent la cause d’incendies ou de dégâts considérables.Malgré les meilleures résolutions prises à la suite d’une semaine qui a pour but de nous mettre en garde et de nous inciter à la prudence, nous continuons toujours de faire mille choses qui sont absolument contraires aux règles de la plus élémentaire prudence.Nous oublions trop vite que les pertes causées par les incendies sont un fardeau pour tous, une diminution considérable de notre richesse nationale.Nous ne devons pas continuer, particulièrement nous du Québec, à avoir cette mauvaise réputation d’être des imprudents.Les résolutions prises pendant cette semaine, nous devons les tenir toute l’année, â tous les moments du jour et ne pas gaspiller inutilement, par négligence, les biens les plus précieux non seulement pour nous-mêmes mais encore pour la génération de demain.Laurant LAUZIER CARTES D’AFFAIRES DACTYLOGRAPHES Réparations, location, rente* de dactylographes, machines à chèques, etc.Assortiment complet de papier carbone et rubans.Accessoire* de bureau.Canada Dactylographe Enf.4* ouest, ru* St Jacques.Montréal TéL HArbour S968 R.T.Armand 9 FLEURISTE Royal - Remington — Cnflerwocd — L.C.Smith, Corona sUencleux, régulier et portatif.Protêt-teurs de chèques.dupllca-.leurs, calcula-» leurs et machines A additionner.Vente et 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l’action l’année précédente.Le fonds de roulement est passé de $1,492,107 à $1.588,238.Le rapport fait voir également un montant de $377,500 représentant le chiffre estimatif de la partie remboursable de l’impôt sur les excédents de bénéfices après le 31 mars 1949.En ce qui a trait au placement de $259,437 dans Capital Estates Inc- et ses compagnies affiliées aux Etats-Unis, les administrateurs rapportent qu’à San-Fran-cisco, General Brewing Corp.a eu la plus forte production de cette industrie en Californie et que la nouvelle brasserie, érigée Erès de Loa Angeles entrera pro-ablement dans le stage de production vers le mois de juin 1949.Colonial Air Lines L« rapport mensuel de Colonial Air Lines indique un profit net de -57,712 pour le mois d’août.Dans ses commentaires aux actionnaires, le président, M.Sigmund Janas, a souligné que depuis le mois d’avril, les rapports mensuels de la Compagnie indiquent une amélioration sensible des recettes.Cette tendance croisante a débuté en mal 1948 alors que la Compagnie réalisait un profit net de $25,423.M.Janas a précisé que la Compagnie avait effectué 99.86% des envolées inscrites à l’horaire et transporté 18,103 passagers, 86,-273 livres de marchandises et 45,047 livres de colis postaux.Le total des ventes s été de 42,600 jetions Industrielles et de 62,900 actions minières, mercredi dernier, en conparaison de 37,800 actions indus-trieUes et de G4,900 actions minières, nardi dernier.Onv.Haut Bas Farm Ouv.Hast Bas Ferm.161i 19!» 16!i 194i 16 » a .8 8 8 Abitibi prlv 19H Dom Foundries .2514 35!» 25! a Agnew-Surpase .9 9 9 Dom Steel B .16'* 16% 16% Algoma Steel 48'4 49 43!» SSVt Dom Textile .11% 11% 1114 Aluminium 585* 57 Dom Tex.prlv .les1» 168 ¦* 1S8>4 .Alum of Can prlv .25 25 25 Donnacona prlv .100 100 100 Anglo Can Tel p .45 45 45 Gatineau Power .16 16 18 Argus 7 7 7 Gatineau Power p .103 103 103 Asbestos 25R* 253,; 25$i Howard Smith .33 33% 33 Mathurst A 21! a 21 Va 21 Ml 4374 How.Smith prlv .47 47 47 Bell Tel nouv 44 44 Hudson Bay Mia .53 53% 52% Brazilian 19i/a 19>4 19!» Stand Chemical .6% 6% 6% BA OU 243,h 24H» 24!* Steel of Can .80 80 80 BC Electric prlv .89 89 89 Do prlv .82 82 BC Forest 33* 34i 3!* United Steel .74 7 H 7% Brack Mills A .17!» 17 Vi 17 (a Wabasso Cot.nouv .18% 18% 18% Do B Building Prod Can Cement prlv .6S 35 28 6»s 35!i 28 6Ü 351,4 27% Wpg.Electric .BANQUES 29 29 Can Steamships .1214 12!k 12!» Can.Nat .30% 20% 20'* Can Breweries 207a 21 20% 47% Commerce .22% 22% Can Bronze *7 Va 14Mj 47 */» Montreal .2514 25!4 14% 16!» 14V, 16>4 35 35 Do A mi RoyaJ .34% 24% 243* LE CURB DE MONTREAL Onv.Haut Bas Ferra.Atlas Steels .12 12 12 Beldlng Ocu-t.prtv .150 138 138 Belgium Glove .944 94* 944 Br.& Diet.Van.14 14 14 B.C.Pulp.115 113 11444 B.O.Pulp prtv .178 178 177 Brown Oo.444 4% 4% Cassidy’s prlv.110 116 116 Chatco Steel.12>4 1244 1244 Chateau Gal.1044 10*4 10','a Claude Neon prlv .55 55 55 Com.Alcohols .64* 6% 6% Cons Dlv Seo.50 50 50 Cons Paiper.1944 1944 1944 Crain, RX.74?744 744 Gt.Lakes Paper .1744 1744 1744 Jour.Pub.Ottawa .14‘* 1444 1444 Lowney.1744 1744 1744 Maple Leaf Ml Ling .13 1344 13 M.Sc O.Paper .23\ «44 2344 40 40 buv.Bant Bas Ferm.Power Corp.p .11044 11044 11044 ROy alite .2244 2244 22>,2 Sangamo .10a 1044 1044 South’m’t.Inv.40 MINES AubeUe .13 Base Metals.41 Bobs Lake.744 Candego.34 Cons Cen Cad.1844 Dulama .25 Dickenson.52 Louvlcourt.60 Normetal .200 HUILES Calg Edm.850 Gas,pe .1S8 Home OU.810 Omnitrans.8 Pacalta.10 13 4144 744 34 19 25 53 60 280 550 190 910 8 10 13 40 7 314'* 1842 25 52 57 280 550 189 910 8 10 L’A.B.C.DE LA PREVENTION DES INCENDIES P—rends soin d’éteindre ta cigarette et ton allumette avant de les jeter.R—emplace les conduits électri- gues lorsqu’ils sont usés.—limine les déchets et le combustible dont tu ne te sers point.V—ois à ce que les ouvertures dans ta bâtisse ne favorisent pas la propagation du feu.I—nspecte fréquemment tous les endroits où un feu peut commencer.E—duque tes enfants à la prévention des incendies.N—b fume jamais au lit.S—ignale à tous ce qu’ils doivent faire si un feu survient.L—ibère-toi de ce qui ne sert plus.E—carte le combustible des appareils de chauffage.F—ais remplacer ton toit de bardeaux de bois par des matériaux incombustibles.E—xamine souvent tous tes instruments pour combattre le feu.U—tilise des décorations à l’épreuve du feu dans tous les endroits publics.PREVIENS LE FEU BOURSE DE TORONTO rsrmeturs dos cours !• 8 octobre Marché des grains Cours fournis par O’BIEN & WILLIAMS, Edifice Transportation, Montréal ___ Haut Bas WINNIPEG Avoine Octobre.Décembre ., Mal.Orge Octobre.Décembre ., Mal.Seigle S8 %* 7174 WH U3H 40944 KB 10244 101 CBÔt wt; 734, Tl7/8 102 :: •• Vt m Mal Un Novembre Décembre Mal .1807', 158 1804b 40044 40044 REMBOURREURS-MATELASSIERS Wisintainer & Fils 908, BOULEVARD ST-LAURENT LES ENCADREURS manufacturiers LAnc.22(4 Moulurée — Cadres — Miroir* Réparations de cadres et miroir* ELECTRICIEN ENTREPRENEUR-ELECTRICIEN J.K.MALOUF ENTRETIEN — REPARATIONS TU.1637 6420, 25ème 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$1 par action privilégée, payable le 15 octobre aux actionnaire* insorits le 10 octobre.United CorpocatioR, S7 cents par action À, payables le 16 novembre aux actionnaire# insorits le 75 octobre; et 25 cents par action B, payables le 30 novembre aux actionnaires inscrits 1e 30 octobre.Davis Leather Co., 37 H eetrts par action A.et l/% cents par action B, tous deux payables le 1er décembre aux actionnaires inscrits le 1er novembre.Moyenne de la Bourse de Toronto 3TT ta 102 31 43 06 102* 43.15 Par I* Toronto stock 20 Perm hl«r .177, Perm ant.177 Ch’*» not .4-30 —4o 4-.15 —.œ Il y * 1 MB 173.47 87.79 88 35 38 36 Haut 194S .172.» 104 68 90 84 37,77 Bsa 1946 .149.13 91.87 77.87 38.68 Bas 1947 .159 82 96.31 77 91 22.28 Haut 1947 104.31 120.» 96.14 34.97 Moyenne des actions à New-York 30 15 15 68 Ind.Ch î.mu.St» Ferm.hier .92 1 44 5 404 68! Ferm.ant.919 440 404 67 .£ Il y « 1 sera .90.7 43.3 401 67.1 Haut 1948 .98.7 48 0 42.3 72 4 Bas 1948 34 2 380 603 Haut 1947 .969 38 5 47.2 80.0 Bas 1M7 .83 2 27.7 39.4 56/ Moyenne des obligations à New-York Compilée* Vente* TUte* Usât Bas.vtt Abitibi.Ao&dla.Algoma .Anglo Odn.Area.Bagamac .Base Me tel* .,.41 Bell Tel.„ B.A.OU .v .Buff.Ank.200 Cal.and Edm.Cdn.Cannera .Odn.Car .Cdn.Alcohol A C.P.R.Cent.Patricia , Chestervlllo.279 Cochenour .Cons.Smeltera Conwest .Davies Pet* .Detta.« Dickenson .Discovery .Dom.Steel B .„ Dulama.25 East Malartlc .East Sullivan .205 Eldona.Falconbrldge .,.420 Ford A.25 Golden Man.Home OU ., Hudson Bav ,.Imperial OU.194* 18% 18% 16% 16% 23 !« 23% .49 48 49 .254 250 254 17 20 .18!4 18% 18% 40 40% 43% 44 24% 24% 190 190 .540 535 540 .18% 18% 18% 14 14% .14 1354 14 16% 16% .124 123 123 275 275 206 210 .115% 115 115% .122 117 120 22% 22% 13 14 52% 55 .29 27 29 16% 16% 24 25 .162 159 161 275 285 104 107 415 420 24% 25 242 895 242 910 53 53% Ventes Titras Int.Ntekei Bent Baa 35% 34% Fur 35% Jollet 44 42 43 Kirk.Lake .Lake Dufauét .142 137 137 116 92 115 Leduc West .,, 96 95 95 Louvlcourt 58 57 58 MacLeod 105 100 105 Malartlc G.F., 185 181 181 McKenzie .at 32% 32 32 Moneta 38 37 37 Negus 223 215 218 New Calumet .,, 163 160 163 Nicholson .,.29% 27 29% Normetal .385 280 280 Pamour 120 117 120 Pickle Crow .218 205 207 Preston 153 152 152 Roxana 36 34 34 Sheep Creek .127 122 127 Sherrltt 230 223 225 Sllanco 32 31 31 - Springer 150 145 148 Steep Rock .190 180 181 Sullivan .,, 140 138 138 Torblt .88 83 88 United Keno .169 162 165 Waite 935 915 935 Yellow Bear .05 64 65 Curb B.C.Pulp P 180 174% 174% Brown Co 4% 4% 4% Do P 107% 107 107 C.and D.Sugar , , 22 21% 21% Odn.Vickers P .192 190 191 M.and O.Paper .24% 23% 24% Intérêts à découvert sur la Bourse et le Curb de Montréal Statistiques du mois de septembre position intérêts à découvert sur 1* Bourse et le Curb de Montréal en date du 30 septembre dernier: Bonn* de Montréal Actions Abitibi .Abitibi, prlv.Algoma • • • • r*r#i Aluminum :.Asbestos .R.A* Oïl •.'a*.S*«3 l**« B.C.Forent .—, B.C.Power **B" .„ Bruek Mills '‘A” .Do "B” .«, Building Products .Can.Cement.Canada S.S.Cdn.Car .Cdn.Tnd.Akiohol *‘B” C.P.R.C.ockshwtt .Cons.Smeîters Dom.Storee .—, Dryden.w Ham.Bridlîe .•»*, Howard Smith Hudson Bav .Imperial Oil .Tnt.Nickel .Tnt.Paper • Tnt.Pete.Massev Hands .McCoB.Montreal Tramways Nat.Steel Car .-*i r«*ei n»*’ twei •••! fe’e 200 200 585 1125 125 100 100 100 25 50 25 675 75 225 25 375 125 130 75 175 200 .25 100 200 200 500 100 150 50 5 50 Noranda .„ t—, Price Bros.—.Shawinigan .Steel of Canada ^ .United Steel .„ Winnipeg Electria 88 valeurs.Curb de Montréal 115 100 25 50 100 515 6.025 f»r* M«l •mi it;*: («*•) itAfi Base Metals Burnett .Cdn.Vickers Candego .* * UUW !•**.Comm.Alcohol .».r.Cons.Paper .I*M ;«*•! RI %! Cons.Textile .t*:«: • • Donnacona .ItlC le*»-East Sullivan .„ > **• »I*I Elder .Eldona .Fraser .f«**l [e: Gaspé Oil , » Lowney’s Macdonald .«:,« MacLaren ., .» > Minn.& Ont.».Orange Crush .Que.Labrador .Oue.Manganese .Russell Industries Sherritt Gordon ,.; United Asbestos .28 valeurs.Actions .4,500 200 175 500 1,850 1,270 100 310 1,800 1,000 4.600 190 800 600 7,940 175 25 50 1.200 23,000 25 400 500 51,210 BOURSE DE MONTREAL (C.P.) — Les valeurs industrielles furent encore à la hausse ce matin à la bourse de Montréal.Les mines ne formèrent aucun marché défini.Gains: Consolidated Smelters, International Paper, Powell River, B.C.Pulp et Canadian Vickers.Perm, hlor Ferm.int.B y * 1 Haut 1948 Bas 1948 Haut’.1991 Bas 1947 , U Pressé Associée RT.IN.UT.Fgh 20 10 10 10 .90.6 1010 100.0 62.2 .90.6 101.0 99 9 62.0 ,.90 7 100.9 99.8 62.2 93 .i 101.8 101 9 66.9 .97.7 99 8 98 0 602 .97.1 104.2 105.7 76.6 .174 09.4 08.0 684 Canadian Bronze Company Limited M.W.-C.Paquette, secrétaire de la Canadian Bronze Company Ltd, peu de temps avant la fermeture des affaires aujourd’hui, a informé la bourse de Montréal que le conseil d’administration avait approuvé les règlements numéros 26 et 27 approuvant qu’on divise les actions ordinaires sur une base de deux actions nouvelles pour chaque action ancienne présentement détenue.On demandera aux actionnaires de confirmer cette amélioration à un meeting extraordinaire des détenteurs d’actions ordinaires qui doit avoir lieu le 29 octobre 1948.-ms i —- Le dollar canadien New-York, 7 (C.P.) — La valeur de notre dollar a gagné aujourd’hui 1-16 de cent à un escompte de 6’a% sur le marché du change étranger.La livre sterling est demeurée à $4.0314.BOURSE DE NEW-YORK New-York.7 (AP.) — Quelques minutes après l’ouverture de la bourse de New-York ce matin, un fort mouvement vers la hausse fut enregistré.Les gains, nombreux, indiquaient une excellente reprise des activités.U.S.Steel, Standard Oil (N.J.).General Electric furent sensiblement à la hausse.BOURSE DE TORONTO Toronto, 7 (C.P.) — Les prix furent sensiblement améliorés ce matin à la bourse de Toronto.Les valeurs industrielles, les métaux basiques et les mines d’or montrèrent un ton beaucoup plus ferme.Canadian Vickers fut quelque peu à la baisse.Price Bros, fir Co.Ltd.Price Bros.& Co., Ltd, a annoncé à la bourse de Montréal que son conseil des administrateurs de la compagnie avait accepté avec regret la démission du col.C.H.L.Jones comme président et directeur gérant, qui se retire pour cause de maladie.M.A.C.Price a été nonjmé directeur et président Stocks plus élevés d'acier de rebut La métallurgie américaine produit à 97.5% de sa capacité normale New-York, 7 (A.P.) — L’augmentation des stocks d’acier de rebus aux Etats-Unis ne serait que temporaire, précise aujourd’hui ‘‘Iron Age” dans son édition hebdomadaire sur la production et le marché de l’acier.La diminution serait tellement sensible de ces stocks au cours de l’hiver et de l’an prochain qu’il serait impossible aux fournisseurs de repondre à la demande des producteurs.On ne saurait, note “Iron Age”, augmenter quelque peu la capacité de production des usines sans créer une situation de plus en plus difficile pour les aciéries, particulièrement celles qui emploient les fourneaux électriques.En effet, dans ce procédé de fabrication de l’acier, il faut une tonne de rebus pour fabriquer une tonne d’acier alors que dans le procédé des hauts fourneaux, il en faut une demie tonne.“Iron Age” indique toutefois que les prix de l’acier de rebus ne sauraient montrer une forte tendance à la hausse étant donné que les stocks sont plus abondants et que les livraisons aux aciéries sont faites plus régulièrement.Une augmentation du prix de l’acier, souligne ce périodique, aurait certainement pour effet de faire monter les prix de l’acier de rebus ainsi qu’il a été remarqué dans le passé.La production nationale, au cours de cette semaine, atteint 97.5% de la capacité normale des aciéries, soit un sommet depuis la grève du charbon.NOTRE INDUSTRIE DE L’AUTOMOBILE Forte augmentation de la production et de la valeur des ventes au détail en 1948 Ottawa, 6 (C.P.) — La valeur de la production de véhicules-automobiles dans les usines canadiennes aurait atteint $340,-918,195 en 1947, soit une augmentation de 76% sur les résultats obtenus en 1946.Le bureau fédéral de la Statistique indique que cette valeur de la production représente un sommet qui n’a pas été atteint depuis 1943 alors que la valeur de la produc.tion avait été de $352,229,955.Les statistiques de l’an dernier montrent que les ventes de nouveaux véhicules ont été de 230,255 unités contre 120,044 unités en 1946.La valeur de ces ventes s’est chiffrée par $416,-237,495 contre $193,329,005 en 1946.L’augmentation dans le nombre des ventes a été de 91 p.e.; elle a été de 115% dans la valeur de ces ventes.La production de véhicules-automobiles en 1947 a été de 167,257 unités, pour les voitures de promenade et 90,758 unités pour les camions et les autobus.L’augmentation dans la production a été de 82% alors que celle de la valeur de cette production a été de 82%.Nos exportations au cours de 1947 ont atteint 83,765 unités pour une valeur de $71,497,640.Nos Importations ont été de 42,-863 unités ’pour une valeur de $69,540,209.Marché des changes Par le service des relations étrangères de la Banque canadienne nationale Cours de* changes antre banques I Montréal : Angleterre: livre oeble .404 France : franc .0047 Belgique: franc .02293 Suisse: franc .2357 Hollande: florin .2810 Norvège: couronne .2035 Danemark: couronne .2110 Suède: couronne .2905 Tchéooelovaqule: cour.0202 Bréell, cruzelroe .0541 np aoinpmaoo *r ep znsj Statistiques des pertes causées par les incendies Québec toujours au premier rang avec des pertes d'une valeur de $17,974,719 en 1947 Le tableau ci-dessous indique que notre province détient toujours un bien triste record en ce qui concerne les pertes causées par le feu.Un simple coup d’oeil sur ce dernier permet, en effet de constater que notre province se classe au premier rang, avec l’Ile-du-Prince-Edouard, pour les pertes moyennes per capita montrées au cours de 1947.Pertes par le feu par provinces totales per capita Provinces Alberta .Colombie canadienne .Manitoba .Nouveau-Brunswick Nouvelle-Ecosse .Ontario .Ile du Prince-Edouard Québec .Saskatchewan .Yukon, T.N.O.TOTAL .19i7 Pertes 1947 1946 Pertes 2,131,089 2.59 3.18 1,995,854 8,359,901 8.01 3.41 4,930,958 2,359,511 3.18 2.62 1,587,945 2,301,141 4.69 4.74 1,945,028 3,390,062 5.46 4.11 2,432,297 18,974,719 4.53 3.96 14,746,727 441,672 4.70 12.91 455,482 17,434,820 4.70 4.75 14,650,606 1,480,584 1.76 2.21 1,272,904 176.962 7.37 5.35 57,050,461 4.53 4.01 44,078,797 5 ans S ans pertes pertes totales per w capita Moy.2.46 5.06 2.16 4.10 3.94 3.64 4.88 4.09 1.51 3.61 ANNONCES CLASSIFIEES “LE DEVOIR” «J* BE.3361 'AT* ACHAT A DOMICILE Livres achetés au comptant à domicile.Evaluation rapide et sérieuse.LIBRAIRIE TRANQUIL LE, 67 ouest, Sainte-Catherine, BE.6571.PERSONNEL A VENDRE CoUectlon du Journal "Le Devoir”, période de la dernière guerre, août 1939 & octobre 1945.S’adresser à 6679.St-Valller, TA.5773.9-10-48 AUTOS A VENDRE LANDRY AUTO EN RC.(Là où vous avez plus pour votre argent) 1948, Plymouth sedan noir 1949, Monarch sedan tout équipé 1948.Chevrolet coach tout équipé 1948.Dodge coach 1948, Pontiac sedan 8 cylindres 1941.Bulck sedanette 1941, Chevrolet opéra coupé, équipé 1942, Chevrolet sedan 1948.Dodge coupé opéra CAMION 1948, 4 tonnes Mack, 5 vitesses d’avant.7257, LA JEUNESSE CR.9308 LUNDI A JEUDI : DÉ 9 HRES A 7 HRES VENDREDI ET SAMEDI : DE 9 HRES A 9 HRES 30-10-48 Contre troubles de l’estomac, du foie, des reins, des Intestins, employez le tonique BON-TON.Produit composé d’herbes, de racines, d’écorces, de feuilles et de baies choisies avec soin, purifié mécaniquement.Bienfaisant aux adultes comme aux enfants.Se détaille $1.25.Envoyez un mandat-poste à Rae Drug Company.6050 rue Sherbrooke ouest.Toutes commandes expédiées franco.16-10-48 Contre épuisement, lassitude, perte d’appétit, essayez une bouteille de comprimés de levure VITAMON.Contiennent du fer, des vitamines A, B, C et autres éléments reconstituants de la santé.Se détaillent $1.10 la bouteille.Envoyez un mandat-poste.Rae Drug Co., 6050 rue Sherbrooke ouest.Toutes commandes expédiées franco.16-10-48 "VIEUX à 40, 50, 60 ans 7” Vous êtes fou ! 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Lt DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 7 OCTOBRE 1948 PAGE SEPT Les Oblats en mission au Chili Une lettre du R.P.Sanschagrin Santiago, le 15 septembre 1948 B|en chers parents et amis.Bien chers confrères aumôniers.Comme je suis heureux de la nouvelle que vous connaissez déjà: la venue des Oblats canadiens au Chili! C’est pour moi l’accomplissement de tous mes voeux et l’aboutissement de démarches qui durent depuis près d’un an.Et au Chili aussi, tous sont dans la joie devant cette espérance qui se lève pour eux, es; en j’ manuue tellement de pr.'tres.Son Exe.Mgr Zanin, nonce apostolique, me disait: ’‘Je ne.Coulais nullement de l’acceptation des üblals; je ne craignais qu’une chose, qu'ils retardent leur décision”.Son Eminence le Cardinal Caro me disait d’un ton taquin: “Je ne sms qu’à moitié content; je ne le serai pleinement que le jour où je les verrai établis dans mon arcliidioeèse”.Mais le plus heureux de tous est l’évêque d’Iquiqué où doivent s’établir tout d’abord les Oblats.Pour un dibbèse de 75.000 fidèles, il n’a que cinq prêtres diocésains (deux auircs sont invali-.des) et une douzaine de prêtres religieux.De telle sorte que-les Oblats y seront reçus avec enthousiasme et reconnaissance.Mon voyage de deux ans au Chili comportait en fait une double mission: aider à l’Action catholique chilienne et étudier sur place les possibilités d’établissement des Oblats.Oc a peu parlé de cette seconde mission parce qu'elle était de caractère plutôt interne à la Congrégation.Au congrès panaméricain d'A.C.oui avait lieu au Chili en 1945, Son Exe.Mgr Aguilera, évêque d’iquiqué, avant remarqué le travail accompli par la J.O.C.et la I.O.C.canadiennes, écrivit au Sunérieur provincial des Oblats à Montréal pour demander l’aide de la Congrégation en faveur de ses ouvriers du salpêtre pratiquement sans secours religieux.Et quand, à l’automne 1946, il fut décidé qu’un oblat de la Centrale jociste irait prêter nain forte à l’A.C.cbilienn'?, on lui confia la mission d’étudier sur place les possibilités d’une fondation dans la pampa du salpêtre.Aussi dès mon arrivée au Chili en octobre 1947 ai-je eu comme première préoccupation d’entrer en contact avec l’évêque d’iquiqué.Il fut donc décidé que j’irais passer un mois dans la pampa pour constater “de visu” le champ d’apostolat qui nous était offert.Accompagné de Son Exc.Mgr Aguilera, qui a été de la plus grande bonté pour moi, j’ai parcouru toutes les “oficinas”, tous les “campamentos” et toutes les oasis que nous devrons desservir.A mon retour à Santiago je me suis mis à la besogne de rédiger un rapport détaillé de près de 80 pages pour renseigner les Supérieurs majeurs de la Congrégation dans la grave décision qu’ils devaient prendre.Je dois aussi mentionner l’intérêt tout particulier manifesté par le nonce apostolique au Chili, S.i BOSTON Série mondiale BASEBALL $29.50 j Transport* — Hôtels — Tours de ville — Attractions j TOURISTAIDE, INC.{ Chambre 5, Hôtel Windsor, Mtl î BEIair 6927 LES VOYAGES PARTOUT csmmencent chex COOKS RESERVATIONS pour navires ET AVIONS sur toutes les lignes.No* bureaux sont à votre service dans 54 oavs.CROISIERES D’HIVER de New-York.MAURETANIA.Croisière de Noël aux Indes Occidentale*, H Jour».Départ le 23 décembre.Aussi croisière* fc Nassau et A La Havtne.Premier départ le 5 Janvier.CARONIA, le nouveau et luxueux paquebot.Indes Occidentales, 14 Jours.Départs en lévrier, mars et avril.BRITANNIC, croisière en Amérique du Sud, 45 jours.Départ* le 1er février pôur les Bermudes, La Barbade.Rlo-de-Janeiro, Buenos-Aires.Montevideo.Bahla, La Trinité, la Jamaïque, La Havane.Taux et détails sur demande.Faites vos réservations de bonne henre., -si E 1‘KOV HAIN EN EUROPE.Inscrivez-vous dés maintenant pour vous assurer les commodités du navire et 1a participation aux voyages organisés.THOS.COOK & SON LIMITED 1241 rue Peel.MArquett» *1219 SERVEZ-VOUS DES CHEQUES DÉ VOYAGEURS DE COOK.Exc.Mgr Zanin.De sorte que j’apprenais confidentiellement, il y a quelques mois, l’acceptation enthousiaste des Oblats de venir s’occuper des ouvriers de la pampa chilienne.Je suis des plus heureux aussi du choix qu’on a fait des Pères Gérard Breault, Maurice Willette et René Ferraguj pour constituer la première équipe de missionnaires de la oampa.t.a province de l’Est du Canada nous envoie ce qu’elle a de mieux.Je ne connais pas la date exacte de l’arrivée au pays du premier contingent mais je «répare pour eux un programme bien rempli pour leur faire connaître le mieux possible leur patrie d’adoption avant qu’ils sachent suffisamment d’espagnol pour prendre charge de leur mission de la pampa.Ce serait trop long de vous raconter ici ce qui attend nos missionnaires dans la pampa chilienne, Je vous renvoie à un article paru dans la revue missionnaire des Oblats, “E’Apostolat” de mai, et à un numéro spécial de la même revue qui paraîtra en novembre.J’ai l'intention aussi d’écrire un ou plusieurs articles au Devoir sur notre nouveau champ d’apostolat.Une autre nouvelle qui réjouira les aumôniers jocistes est la tournée qu’entreprend ces jours-ci M.le chanoine Cardijn à travers les pays d'Amérique
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