Le devoir, 14 octobre 1948, jeudi 14 octobre 1948
"Vous avez une double mission: premièrement, U mission de conserver intact votre héritage religieux et national; deuKtème-ment, la mission de répandre cet héritage, l’ajoute que c’est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre.” See Exc.Mgr lldebrando Anfoniutti, délégué apostolique au Canada et è Terre-Neuve.Directeur i Gérard FUJON FAIS CE QUE DOIS Rédacteur ee chef : Orner HEROUl VOLUME XXXIX — No 241 MONTREAL, JEUDI, 14 OCTOBRE 1948 S.Edouard, roi, confesseur.BEAU Minimum .ü Maximum .60 Cinq sous le numéro MOSCOU REITERE SES CONDITIONS Climat moral de la guerre atomique Le problème de la guerre reste de brûlante actualité; journaux et périodiques le discutent sans répit.Mais malgré cela et nonobstant l’importance de l’enjeu, l’opinion publique demeure apathique; elle se laisse manoeuvrer par la propagande officielle, sans réagir.Demandez à vos amis, aux gens que vous rencontrez, ce qu’ils pensent de la participation du Canada à l’éventuelle Grande Guerre III ; ils répondront neuf fois sur dix par des formules d’un fatalisme tout oriental; ils invoqueront la nécessité, que Leibnitz appelait le sophisme paresseux.Ce n’est pas une attitude normale en pays catholique, en régime démocratique.Si l’on croit ainsi simplifier les choses, c’est une illusion bien trompeuse, car la guerre atomique va'poser des problèmes angoissants ; non seulement quant à ses dégâts matériels, aux ruines où sombrera peut-être notre civilisation, mais aussi au sujet de la moralité des nouvelles méthodes de combat.Pour en juger, il suffit d’examiner les projets des experts militaires.• L’un de ces officiers vient d’exposer ses vues, dans l’Air University Quarterly Review, organe de l’université d’aviation qui fonctionne sous l’autorité de YUnited States Air Force, à la base de Maxwell.En lisant ses conclusions, rappelons-nous que le colonel Dale O.Smith est en service actif dans l’aviation militaire des Etats-Unis.Le colonel Smith croit que les choses iront rapidement: “Si une guerre dure un mois, quels objectifs possibles resterait-il à bombarder avec les bombardiers conventionnels de TNT?Il estime que la "superblitz” atomique pourrait être livrée avec 300 à 370 bombardiers.Et voiçi comment il explique ses prévisions: “Le plus efficace siège aérien sera réalisé par l’attaque concurrente de tous les éléments critiques de l’économie d’un ennemi, en même temps.Cela, provoquera la désintégration générale de toutes les industries, et comme conséquence l’impossibilité de reconstruire.Pétrole, transport, force motrice, produits essentiels, fabriques d’armes, si tout cela est détruit en même temps, un pays sera si dévasté que toute réparation sera im- 'nrntîf'n hi P V “Il ne ' faut pas oublier les RESULTATS STRATEGIQUES DE LA DESTRUCTION DE LA POPULATION DANS LES REGIONS URBAINES.Dans une nation d’extrême spécialisation, où chaque homme ne sait faire qu’un genre de travail, le bombardement de la population pourra, produire une dislocation économique au delà de toute prévision.“Si tout le système industriel essentiel pouvait être détruit d’un coup, de sorte que la récupération fût impossible dans tout délai prévisible, il n’y a guère de doute om’UNE NATION POURRAIT AUSSI SUREMENT QU’UN HOMME MOURRA SI UNE BALLE LUI PERCE LE COEUR ET QUE SON SYSTEME CIRCULATOIRE EST ARRETE”.• Il eàt bien évident que le concept d’une guerre, où l’on extermine systématiquement les populations urbaines — des ciyils—pour supprimer leur valeur comme outillage, est aux antipodes de la morale chrétienne.Mais sans remonter à ces principes de droit dont les Etats modernes font bon marché, rappe- lons-nous les termes de l’accord allié du 8 août 1945, et de la Charte du Tribunal militaire international de Nuremberg.Les chefs nazistes étaient accusés de quatre categories de délits.Le quatrième chef d’accusation : “Crimes contre Yhumanité", était divisé en deux parties, et la première comportait: “Le meurtre, l’extermination, VesclaPage, la déportation, et autres actes inhumains commis contre toute population civile, avant ou durant la guerre.’’ L’acte d’accusation ajoutait bue “les complices participant à la préparation ou à l’exécution.de ces crimes sont responsables” de tels actes.A la lumière de ces textes, et d’autres en-coije plus respectables, il est clair que tous ceux qui commanderont et tous ceux qui exécuteront la guerre atomique contre les 'populations civiles, seront des criminels ; le fait qu’ils soient ou ne soient pas pendus ne changera rien à l’affaire, et dépendra seulement de l’issue du conflit.Le fait que les coups seraient portés uniquement par l’aviation états-unienne ne dégagerait pas non plus la responsabilité des Canadiens puisqu’il s’agirait de notre uranium, livré aux Etats-Unis pour la fabrication des armes atomiques sans que nos gouvernants mettent de conditions quant à l’usage éventuel de ces armes.• La Gazette d’hier matin dissertait de la responsabilité personnelle des officiers militaires, à propos du procès du maréchal Gra-ziani qui se déroule à Rome ces jours-ci.Et ses commentaires valent pour quiconque exécute des ordres militaires.Graziani a déclaré pour sa défense: “J’ai toujours marché comme un soldat.Je marcherais même pour un gouvernement communiste”.C’est la vieille conception militaire qui commande à l’armée de toujours obéir à l’Etat, qu’il soit monarchie ou république, dictature ou démocratie.Cela n’est plus valide avec la guerre totale ; ce le serait encore moins avec la guerre atomique.D’autant plus que la prochaine fois il ne s’agira pas d’une condamnation rétroactive comme à Nuremberg.La Gazette écrit: “Le monde a déjà clairement démontré.que le devoir et le règlement militaires ne peuvent plus être acceptés comme justification par eux-mêmes de crimes contre l’humanité".Si la Gazette, qu’on ne peut certes pas soupçonner de pacifisme, proclame ainsi que l’objection de conscience est obligatoire devant les crimes qu’ordonne la guerre totale, l’on peut imaginer ce qu’il adviendrait de la discipline militaire — et de l’unité nationale canadienne — en cas de guerre atomique, alors que Ja “nécessité militaire” ordonnerait des “crimes contre l’humanité”.__ Le problème atteindrait d’ailleurs tout le monde.Comme nous sommes en démocratie, comme chacun de nous participe au contrôle électoral du gouvernement, si un matin nous apprenons que, pendant notre paisible sommeil, on a exterminé en notre nom cinq ou dix millions d’humains, de façon à désorganiser un pays pour que périssent dans , les semaines suivantes cinquante millions d’autres humains ; alors nous serons collectivement coupables du crime de génocide, dont on parle beaucoup à Lake-Success.Si l’opinion canadienne-française pense qu’en laissant aller les choses, elle prend la voie la plus facile, le réveil pourrait être rude.ii.v-4» Poul SAURIOL BLOCS-NOTES Un témoignage Le 22 août dernier, S.Exc.Mgr Richard J.Cushing, archevêque de Boston, conduisait à Notre-Dame de Paris un groupe de pèlerins des Etats-Unis qui devaient se rendre jusqu’à Rome.Son Excellence a prononcé à cette occasion un discours dont la traduction française fut communiquée, entre autres, au Travailleur de Worcester, Mass., par la rédaction du Pilot, l’organe officiel de l’Archevêché de Boston.“be ce texte, nous détachons le passage suivant, dont l’importance frappera tous les lecteurs: Nous, qui venons de Boston, __siège métropolitain de cette province des Etats-Unis oit la langue française a le mieux survécu et où, encore maintenant, tes prières de millions de fidèles s’élèvent vers Dieu en français, — nous visitons cette grande cathédrale avec une réelle émotion.Des millions de fidèles qui prient encore en français: c’est le chef même de leur province ecclésiastique qui l’affirme dans les plus solennelles circonstan-c^s.Témoignage à retenir, s’il en est un.Visiteurs de France Nous recevons de ce temps-ci d’assez nombreux visiteurs de F.ance, « Des Français qui habitent temporairement le pays profitent aussi de l’occasion pour le par.courir et s’y rendre compte de l’exacte situation des groupes français.Tel est, en particulier, le cas du nouvel ambassadeur de France, M.Francisque Gay» qui a évidemment entrepris la visite systématique de toutes nos régions.U s’est rendu jusqu’à la côte du Pacifique, et la façon dont il parlait récemment de ce voyage démontre qu’il a eu partout lés oreilles et les yeux bien ouverts.Nous l’avons même entendu reprocher à un auditoire cana-dien-français de ne pas se rendre un compte exact, probablement, de ce que les leurs ont fait dans les régions en majorité anglaises.Il était récemment en Acadie et, là encore, il a paru bien décidé de porter sur les hommes et les choses un regard attentif et clair.Le directeur de La Vie Intellectuelle, le R.P.Maydicu, dominicain, a fait presque en même temps, lui aussi, sa tournée d’Acadie.Ces voyages et d’autres qui les ont précédés, ou qui les suivront, ne sauraient, si nous le voulons, manquer de nous être utiles.Car ces visiteurs ne peuvent point ne pas faire part à leurs compatriotes de leurs impres.sions du Cinada.Seulement, si nous entendons que ces rapports correspondent à la réalité, ayons le courage, et le simple bon sens, de nous mon-tr«r tais atia nous tommes, da ne point laisser disparaître, sous un maquillage anglais, notre vrai visage.Combien de fois, hélas! ce maquillage n’a-t-il pas trompé des observateurs bien disposés! En haute mer C’est vers la haute mer, décidément, que se dirige notre confrère l’Evangéline.Il inaugure de façon brillante sa publication trihebdomadaire.L’Archevêque de Moncton, l’Evêque de Bathurst, ont tenu à lui apporter le témoignage public de leur sympathie et de leurs plus vifs encouragements.Trois fois la semaine, c’est déjà beaucoup, mais il n’est probablement pas une page de son numéro spécial de début où ne transparaisse sa volonté de passer rapidement au quotidien.Même s’il lui faut quelque temps encore pour réaliser cette dernière étape, personne ne lui en fera reproche.La besogne abattue en ces der.niers temps est vraiment magnifique.Les Acadiens s’en réjouissent de tout coeur.Les Canadiens français et les Frango-Améri-cains, qui ont apporté leur collaboration à la campagne de la presse acadienne, partagent leur joie et joignent leurs voeux aux leurs pour le prompt achèvement de l’entreprise.L’expérience a eu tôt fait de démontrer la très grande bienfaisance de l’oeuvre.L«s Equipiers de Saint-Michel Les Equipiers de Saint-Michel, UH fiMIULÛt ém r^anarTiaiatj SON DERNIER ENTRETIEN .Cest »v«c le général A.C.L.McNaughton, délégué permanent de noire pays auprès de l'O.N.U., que le premier ministre Mackenzie King avait ces jours-ci un de ses derniers entretiens avant de quitter Paris où il avait dirigé lui-méme la délégation canadienne à l’Assemblée des Nations-Unien M.King comptait alors participer à la conférence impériale de Londres, mais la maladie l’en a empêché.(Photo C.P.) ^____J:ETTRJJ>Xm^_____________ L’entretien ^historique" de M.King avec M.Nehru L'admission des républiques dans un commonwealth qui ne s'appellerait plus "britannique" Ottawa, 14.— Le premier ministre Mackenzie King paraît se remettre plus rapidement qu’on ne pouvait l’espérer de la maladie qui le force à garder le lit depuis la dernière fin de semaine.D’après ce qui se répète dans certains cercles à Ottawa, les “désordres circulatoires” dont nous ont parlé les dépêches signifieraient que le coeur est atteint et ce serait une attaque cardiaque oui l’aurait forcé à sc mettre au repos.Le repos qu’observe M.King est d’aiilcurs fort relatif.Les dépêches nous parlent tous les jours des visites importantes que le premier ministre reçoit, dans français de la province de Québec, ont récemment fait une tournée en Nouvelle-Angleterre.Ils y ont reçu le plus cordial, il faut plutôt dire le plus fraternel accueil.Us gardent de ce voyage un souvenir qui ne s’effacera pas de sitôt.Voici longtemps que.pour notre part, nous insistons sur l’utilité, on pourrait presque dire sur la nécessité de plus intimes relations entre les groupes français des deux côtés de la ligne quarante-cinquième.Les jeunes, particulièrement, ignorent à peu près tout de ce qui se passe chez leurs voisins, les oeuvres et les progrès réalisés de part et d’autre depuis un demi-siècle.Des voyages comme ceux des Equipiers sont de nature à dissiper cette ignorance, en même temps qu’ils créent entre les générations montantes des deux pays des amitiés qui ne pourront être que très utiles.L’expérience des Equipiers démontre la possibilité de ces voyages.Quel groupe, de ce côté-ci ou de l’autre de la frontière, sera le premier à suivre cet exemple?En Ontario Un moment on a pu croire que la succession ministérielle de M.Drew susciterait, dans le parti conservateur ontarien, quelque difficulté.La presse désignait couramment, comme remplaçant immédiat, à Toronto, du nouveau chef du parti conservateur fédéral, son collègue Kennedy, doyen du cabinet et depuis longtemps ministre de l'Agriculture.Mais une autre candidature fut publiquement posée, celle du procureur général, M.Blackwell.La difficulté s'est dénouée d’une façon très pratique.M.Kennedy deviendra premier ministre; mois le parti, aussitôt que possible, tiendra un congrès pour choisir le chef qui sera très probablement son successeur à ce poste.D’autre part, M.Kennedy, qui a soixante-dix ans, déclare qu'il ne sera point candidat à la direction du parti.Ainsi se trouve assurée une période de calme, pendant laquelle la succession définitive pourra être tranquillement discutée et réglée.Les Franco-Ontariens, comme tous leurs concitoyens, s’intéressent vivement à ce problème; car la revision de l’impôt scolaire.fort importante, comme l’on sait, pour tous les catholiques, est l'un des sujets qui de-vront être tôt réglés.Une Commission royale l’étudie depuis des années.?O.K sa chambre en insistant sur le fait qu’il prend rapidement du mieux.Lorsqu’il arrivera au-jourdhui à Londres pour relever notre haut commissaire, M.Norman Robertson, qui représentait juaqu’ici le Canada, M.Saint-Laurent devra probablement se contenter comme lui dîune sorte de rôle d’observa- ttjte C’est évidemment M.King qui se charge au nom du Canada des consultations entre les premiers ministres du Commonwealth.Tes dénêches de ce matin nous rapportent un "entretien historique” entre M.King et le premier ministre de l’Inde.M.Nehru.Il serait intéressant de savoir sur quoi a porté l’entretien.Il est peut-être assez facile jle le deviner puisque l’on sait que l’Inde désire proclamer la république tout en conservant des liens avec le Commonwealth, C’est là le gros problème qui se pose -aux dirigeants du Corn monwealth et principalement de la Grande-Bretagne.Les hommes politiques anglais sont prêts aux plus larges concessions pour conserver l’alliance de l’Inde qui fut pendant si longtemps le fondement sur lequel reposait l'Empire britannique.Aux conférences impériales qui se succédèrent de 1930 à 1930 et qui devaient aboutir au statut de Westminster, M.King et M.Lapointe firent jouer l’influence au Canada dans le sens de l’émancipation des Dominions même si ce furent M.Hert-zog et les autres représentants de l’Àfrique-Sud qui prirent l’initiative du mouvement.M King a bien évolué depuis lors et il n’est pas sûr qu’il saisisse cette occasion merveilleuse de faire franchir nu Canada un pas décisif vers l’indépendance.Il serait extrêmement intéressant de savoir ce que M.King a bien pu dire à M.Nehru.A-t-il promis à M.Nehru d’appuyer ses réclamations et de favoriser l’admission des républiques dans le Commonwealth britannique?A-t-il manifesté l’intention de suivre l’exemple de l’Inde et d’amener le Canada à proclamer la république?N'a-t-il pas plutôt con*' seillé à M.Nehru de suivre Son propre exemple et d’inviter les souverains à passer une partie de l’année à la Nouvelle-Delhi comme lui les a invité à établir une résidence à Ottawa?Les projets qui seront discutés à la conférence de Londres seraient assez révolutionnaires si l’on en croit les dépêches.Il a été question de changer la désignation des représentants qu’échangent entre eux les Etats du Commonwealth et d’en faire des "ambassadeurs” au lieu de sim- ?ies “hauts commissaires”.Il a té question de renoncer à la ronronne britannique comme lien entre les pays du Commonwealth pour permettre à des républiques de faire partie de la ligue.Il serait même question de supprimer le mot “Britannique” et de désigner cette ligue sous le simple nom de “Common-wealth” ou "commonwealth d’E-.tats libres” afin d’effacer la moindre suggestion de subordination à la Grande-Bretagne.Le Canada, le plus ancien et le plus évolué des Etats que l’on désignait jusqu’ici sous le nom de 'dominion”, devrait prendre la direction de ce mouvement d’sffranchissement total.Il n’est pas du tout sûr qu’il le fasse sous la direction de M.King qui affiche depuis quelques années un impérialisme inquiétant.Flam VIGEANT Celles de l’accord provisoire du 30 août sur le cas de Berlin La Russie rejette la tentative de compromis des six puissances secondaires du Conseil de Sécurité — Ces puissances renoncent à tout nouvel effort — Le Conseil en son entier devra reprendre l'étude du problème à pied d'oeuvre demain 1,000,000 d'Italiens quittent le travail Rome, 14 (A.P.) — Environ 1,000,000 d’employés des services publics d’Etat en Italie sc sont,mis en grève hier pour obtenir de plus forts salaires.Celait la première grève de fonctionnaires atteispant cette importance en ce pays depuis la fin de la guerre; mais elle demeura constamment calm e.Gherçhnnt manifestement à ne pas irriter le public, les grévistes (cheminots, douaniers, télégraphistes, téléphonistes) ne désertèrent leur poste que pendant une couple d’heures chacun et virent à laisser des équipes réduites d’entretien sur les lieux.Mats l’Italie peut quand même craindre pour lundi prochain une grève générale déa services t’.c transport à l’intérieur de ses villes et de l’un à l’autre, sauf sur les chemins de fer.Par ailleurs, le chef de la confédération générale des travailleurs italiens, le communiste Giuseppe di Vittoria, a promis un abandon du travail pat les 7,000,000 de membres de cet organisme si le gouvernement ne donne pas satisfaction aux plaintes de ses fonctionnaires._________ Le travail reprend en France Paris, 14 (A.P.) — En France, l’épidémie de grèves déclenchées par les communiales parait s’amortir tranquillement, à l’exception toutefois de celtes des mineurs de charbon.Tour à tour, Phatrfféurs de taxis, cheminots, métallurgistes et mineurs de fer reviennent à leur poste par petits groupes.Même dans les charbonnages, les grévistes ne s’opposent pas au retour de leurs camarades au travail; mais le mouvement de reprise ne se manifeste encore que dans le bassin minier de Lorraine et n’a pas touché sensiblement celui des Flandres et d’Artois.De son côté, le gouvernement s’absorbe surtout clans une lutte contre le marché noir, comme moyen de diminuer la cherté de la vie.qui sert de prétexte aux travailleurs pour réclamer sans cesse de nouvelles augmentations.Départ de Van Mook en Indonésie Batavia, 14 (A.P.) — Le gouverneur général de ITndonesle.Hubertus Van Mook, vient d’offrir .>a démission de ce poste, valable à compter du 1er novembre prochain.On croit qu’il sera remplacé dès maintenant par l’ancien premier ministre de Hollande, L.J.M.Reel, qui devait occuper le poste de haut-commissaire en Indonésie au mois de décembre, quand cette colonie deviendra un Dominion et que le gouverneur général y sera remplacé par un haut commissaire.M.Van Mook a démissionné en se plaignant de n’avoir pas été tenu au courant, depuis deux semaines, des mesures nrises par le gouvernement de La Haye à l’égard des Indonésiens.Pnris, 14.(A.P.) — Les six nuisances Secondaires du Conseil de Sécurité des Nations Unies ont abandonné tons leurs efforts én vue de réfîler elles-mêmes le présent différend entre la Russie et tes trois grandes puissances de l’Ouest sur le problème de Berlin.Le Conseil devra donc se réunir en son entier, dcmaii^ vendredi 15, pour tâcher de reprendre à pied d oeuvre l’étude de re problème, où les impasse* ne cessent de surgir.Gomme président intétl-maire du Conseil tandis que ce-iul-ci traite du problème berlinois, le délégué argentin, Juan Bramuglla, a donc convoqué de nouveau le Conseil qu’il avait tâché de remplacer v*rnvi*°ir** ment en dirigeant lui-même les négociations entreprises par le» six petites puisnnees avec les "Quatre Grand»”, On n’a pas encore révélé 1» teneur de la réponse que la Russie a faite, hier, aux offres de médiation des six puissances secondaires (Canada.Argentine, Chine, Belgique, Colombie, Syrie).Mais des informations sû- Ottawa, 14 (C.P.) — Les représentants du Canada et de Terre-Neuve se sont réunis durant trois heures, pour discuter de» conditions finales de l’entrée de Terre-Neuve dans 1* Confédération, mais aucurte déclaration n'a suivi la session.I>es délégués ont dit que le* discussion* avaient été ajournées juaqu'à lundi.Ils ont refusé de rcs veulent que Moscou continue d’y soutenir que le Conseil de Sécurité n'a rien à voir dans le problème de Berlin et que les Russes exigent qu’on prenne comme point de départ pour de nouvelles négociations, les conditions de racord du 30 août.Les puissances secondaire» proposaient que les Soviets lèvent leur blocus économique de la capitale allemande en même temps que les ministres aux Affaires étrangères des quatre grandes puissances se rassembleraient pour discuter du cas de Berlin.LéS trois puissances dé j’ouest, elles, veulent que le hlo-ctts disparaisse avant même eue ne débute celte conférence tc/f* «t Imtrtleiu ni STORES EN LAMELLES DE BOIS Ni» vérandas, manufacturas.— tldfCUlli'SlMk Le Sherry est un apéritif.On le sert seul ou avec des hor»-d oeuvre qui aiguisent l’appétit.Dégusté en man géant de la soupe, il en rehausse la aaveur.: sherry.occupe une place de choix dans "La cuisine au vin” Il relève le goût de nombreux plats Pour recevoir un exemplaire gratuit de "La cuiaine au vin", écrivez à Bright’s Wines Ltd., Lachine.P.Q.On sert le plu* souvent le vin comme breuvage.C’est une boisson qu’apprécient les gens tempérants et hospitaliers.Essayez le Sherry ”74" C’est le plus populaire parmi les L T Fcuttkton du "Devoir" LES FIANCÉS pêt Alexandre MANZONI Tradwt it l’italien par k marquis de MONT-GRAND, adapté par Clément SAINT-GERMAIN 9.(Suite) A^nese disait vrai, et pour la possibilité, et pour le danger de ne pas réussir.Car, comme ceux-là seuls recouraient à un tel expédient qui avaient rencontré des obstacles ou un refus dans les voies ordinaires, les curés mettaient un grand soin à éviter cette coopération forcée; et si l’un d’eux venait cependant à être surpris par un de ces couples accompagné de témoins, il faisait tout ce qu’il pouvait pour se tirer de leurs mains, comme bas Fiancé», d* Manzoni.(deux volume») sont an vanta à Fldaa, 35 est.ru* Saint-Jacques, A Montréal, au prix de S3 50 'par la poate : $2 #5).Protée des mains de ceux qui voulaient le faire prophétiser par force.— Si c’était vrai, Lucia! dit Renzo, ]a regardant d’un air d’attente et de supplication, ,— Comment! si c’était vrai! dit Agnese.Vous aussi, vous croyez que je dis des chansons?Je me tourmente pour vous, et L’on ne me croit pas?Bien, bien tirez-vous d’affaire comme vous pourrez: je m’en lave les mains.— Ah! non, ne nous abandonnez pas, dit Renzo.Je parle ainsi parce que la chose me parait trop belle.Je suis dans vos mains; je vous regarde comme ma Dropfe mère.^es mots dissipèrent la pet colère d’Agnes# et lui firent < bber un dessein qui.à la véri n’avait pas été bien sérieux.— Mais pourquoi donc, i mère, dit Lucia de ce ton s< mis qui était toujours le tii pourquoi cela n’est-il pas ve à l’esprit du père Cristoforol —• A l’esprit?répondit Agi se; imagine-toi donc si cela lui est pas venu à l’esprit! M il n aura pas voulu en parler.— Pourquoi?demandèrent i semble les deux jeunes gens.— Parce que.parce que.pt que vous voulet le savoir, gens d’église disent qu’au fo c’est une chose qui n’est i bien.— Comment te peut-il qu’< ne toit pas bien, et qu’elle s faite quand elle est faite?Renzo.— Que voulez-vous que je v< dise?répondit Agnese, ils i fait la loi comme ils ont vou et noua autres, pauvres ge nous na pouvons pas tout cc prendre.Et d’ailleurs, que choses.! Tenez, c’ast comme lâcher un coup de poing sur chrétien.Ce n’est pas bien; m qu il le tienne une fols, et pape lui-mème ne peut plus le I ôter.Si la chose n’est pas bl | dit Lucia, il ne fapt pas la fa — Quoi! dit Aenexe.est-ce Je voudrais te donner un conseil contraire à la crainte de Dieu?Si c’était contre la volonté de tes parents, pour prendre un mauvais sujet, oht alors.Mais lorsque J'approuve et que c’est pour prendre ce garçon; et puis celui de qui naissent toutes les difficultés est un coquin; et M.le curé.— C’est clair, et chacun le comprendrait, dit Renzo.Lucia, sans trouver de quoi répondre à ce raisonnement, ne s’en montrait cependant pas satisfaite; mais Renzo, tout réconforté, dit: — Puisque c’est ainsi, la chose est faite, — Doucement, dit Agnese.Et les témoins?Trouver deux hommes qui consentent, et qui, en attendant, sachent se taire?Et pouvoir saisir M.le curé qui, depuis deux jours, se tient clapi dans la maison?Et le faire rester en place?Car, bien qu’il soit pesant de sa nature, je vous ré- fionds qu'en vous voyant parat-re de cette façon, il deviendra leste comme un chat et se sauvera comme 1# diable du milieu de l’eau bénite.— J’ai trouvé le moyen, je l’ai trouvé, dit Renzo en frappant du poing sur la table et faisant trembler les pauvres ustensiles de ménaae préparés là pour le dîner.Et Ü exposa sa pensée qu’Agnese approuva de tout point.— Tout cela est embrouillé, dit Lucia.Ce n’est pas coulant.Jusqu’à présent nous avons agi droitement; continuons de même avec foi, et Dieu nous aidera; c’est ce qu’a dit le père Cristo-foro.Demandons-lui son avis.— Laisse-toi conduire par qui en «ait plus que toi, dit Agnese d’un air grave.Qu’est-il besoin de demander avis?Dieu dit: Aide-toi et je t’aiderai.Nous raconterons tout au père après que ce sera fait.— Lucia, dit Renzo, me feriez-vous défaut maintenant?N’avons-nous pas tout fait en bons chrétiens?Ne devrions-nous pas être déjà mari et femme?Le eufé ne nous avait-il pas donné le jour et l'heure?Et à qui la faute si nous devons à présent nous aider d’un peu d'adresse?Non, vous ne me ferez pas défaut, Je vais et je reviens avec la réponse.Et saluant Lucia d'un air de prière, et Agnese d’un air d’intelligence, il partit rapidement.Quelques heures plus tard Renzo arriva tout triomphant, fit son rapport, et termina par un ahn! interjection qui signifie: Suis-je ou ne suis-je pas un homme?pouvait-on rieq trouver de mieux?en auriez-vous eu l’idée?et cent autres choses semblables.Lucia secouait lourdement la tète; mais les deux autres, tout échauffés dans leur projet, ne faisaient guère attention à elle; ils la traitaient comme un enfant à qui l’on n'espère pas de faire bien comprendre la raison d’une chose, mais que l’on amènera plus tard, par les prières et par l'autorité, à ce que Von veut de lui.— Voilà qui est bien, dit Agnese: voilà qui est bien: mais.vous n'avez pas songé à tout.— Qu’est-ce qui manque?répondit Renzo.— Et Perpétua?Vous n’avez pas songé à Perpétua.Elle laissera bien entrer Tonio et son frère; mais vous! vous deux! Ima-gnez donc! Elle aura ordre de vous tenir plus loin qu’on ne tient un enfant loin d’un poirier dont les poires sont mûres., — Comment ferons-nous?dit Renzo un peu interloqué.— Voici; j’y ai pensé, moi.J irai avec vous, j’ai un secret pour l’attirer et pour l’amuser de manière qu’elle ne vous aperçoive pas et que vous puissiez entrer.Je l’appellerai, et je lui toucherai une corde.voua verrez.— Que le ciel vous ’bénisse! s’écria Renzo: je l'ai toujours dit, que vous êtes notre aide en tout.— Mais tout cela ne sert de rien, dit Agnese, si nous ne parvenons à persuader celle-ci, qui s’obstine à dire que c’est péché.Renzo mit aussi son éloquence en jeu; mais Lucia ne se laissait pas ébranler.— Je ne sais que répondre à toutes vos raisons, disait-elle, mais je vois que, pour faire la chose comme vous dites, ii faut n'aller que par.supercheries, par mensonges, par tricheries.Ah! Renzo t ce n'est pas ainsi que nous avons commencé.Je veux être votre femme, et il n’y avait pes moyen pour elle de prononcer ce mot et d’exprimer cette intention sans que son visage se couvrît de rougeur; — je veux être votre femme, mais par le droit chemin, avec la crainte de Dieu, à l’autel.Laissons faire Celui qui est là-haut.Vous ne voulez pas qu’il trouve le moyen de nous aider mieux que nous ne pouvons le faire, nous, avec toutes ces tromperies?Et pour-toi faire dea mystères au père •istoforo?La dispute allait son train at ne paraissait pas près de finir, lorsque des pas qui se hâtaient sous des sandales, et le bruit d’une robe agitée semblable à celui des bouffées de vent dans une voile détendue, annoncèrent le père Cristoforo.Tous se turent; et Agnese eut à peine le temps de souffler à l’oreille de Lucia: — Prends bien garde, vois-tu, de lui rien dire.CHAPITRE VI Le père Cristoforo arrivait dans l'attitude d'un bon capitaine qui, après avoir perdu, sans qu’il y ait de sa faute, une bataille importante, se porte là où le besoin l’appelle pour garantir les points menacés, rallier ses troupes et donner de nouveaux irdres.— La paix soit avec vous, dit-il en entrant.B n’y a rien à espérer de cet homme; il faut d'autant plus se confier en Dieu; et j’ai déjà quelque gage de sa protection.A suivre LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 14 OCTOBRE I94S RAM CINQ Concerts à T Université La Société Artistique de l’Uni-'eraité de Montréal présente romme par les années passées me série de concerts des plus ntéressants.Parmi les artistes nvités cette année, nous retrou-rons les noms de Marian Ander-ton, contralto; Walter Giesek-ng.pianiste; Joseph Szigeti, rioloniste; Marcel Grandjany, aarpiste.La série de quatre concerts se ^end sous forme d’abonnement dont les prix sont fixés à 85.50 ît $4.00, taxes incluses.Le premier concert aura lieu le 19 octobre alors que nous entendrons Marian Anderson dans un programme composé de Lie-der de Schubert, du Gluck, du Scarlatti, etc., en plus des fameux “spirituals”.Pour, réservations et renseignements, s’adresser au bureau de l’Association générale des étudiants ou téléphonez à EX.1573, ou chez F.d.Archambault, 500 est, rue Sainte-Cathirine, MA.6201.B Au Saint-Denis MELCHIOR AU FORUM LE 1er NOVEMBRE L’éducation moderne Un éminent sociologue français vient d’arriver au Canada pour y faire ce qu’il appelle la “prospection” des milieux intellectuels, des libraires et des importateurs qui pourraient aider à la diffusion d’un sien ouvrage sur l’éducation, M.l’abbé Hubert Sesmat n’est guère connu au Canada, parce qu’il n’a commencé de publier ses ouvrages que durant 1 occupation allemande, alors que les moyens de diffusion étaient pj"a" tiqûement inexistants.Mais il a déjà fait connaître son nom en France et en Europe par sa collaboration à diverses revues, a des sociétés scientifiques, et surtout par la publication des premiers volumes de son grand oeuvre: “Etudes de sociologie constructive”.Son traité de l’éducation, intitulé: “L’éducation moderne”, forme le quatrième tome de cette monumentale entrepn-se."L'éducation moderne Il est évidemment impossible de donner ici une idée tant soit peu complète de cet ouvrage, qui couvre tous les domaines de l’éducation.Aussi avons-nous demandé à son auteur de nous en dégager les grandes articulations.Le principe qui gouverne tout l’ouvrage est celui-ci: Toute activité doit être dotée d’éducation, y compris l’activité sexuelle.Ce qui ne signifie pas, toutefois, qu’on élimine toute précaution.Autre caractéristique: l’ouvrage prépare tous les usagers (par opposition aux professionnels) à leur vie en société.M.l’abbé Sesmat voit en cela une “innovation de première grandeur”, absolument exclusive à son système.Quant aux professionnels, on les divise en deux classes: les professionnels primaires et les professionnels supérieurs.Aux premiers, on donnera d’abord l’apprentissage et un degré moyen d’éducation, après quoi ils passeront par la spécialisation, la maîtrise et l’artisanat.Les professionnels supérieurs, pour leur part, se mettront successivement au secondaire, au scientifique et à la pragmatique.Au degré “très supérieur”, l’élite sera formée à la recherche scientifique, ou encore, préparée à assumer les plus hautes fonctions sociales et administratives.Quatrième caractéristique, enfin: le système veut que tout homme soit initié à la culture, qu’il puisse accéder à l’humanisme.M.l’abbé Sesmat nous souli- gne avec enthousiasme l’équili-re de son système.Il nous fait voir comment il prépare d’abord l’homme à la salisfaction de ses nécessités biologiques, pour le hausser successivement au plan professionnel, puis au plan humain.D’ailleurs — il insiste là-dessus — plusieurs gouvernements européens ont déjà reconnu la valeur de cet ouvrage.Les ministères de l’éducation de Belgique, du Luxembourg, de Hollande, de Suède, du Portugal, et de France le consultent couramment.M.l’abbé Sesmat compte présenter son volume au Conseil de l’Instruction publique de la province, comme il l’a déjà fait d’un de ses précédents ouvrages, “La sécurité moderne”, au chef de la Police provinciale.L’éminent écrivain profitera également des dix journées de son séjour parmi nous pour y prendre des informations socio-logiques.Après quoi il ret urne-ra en France via les Etats-Unis, laissant dans nos librairies de nombreux exemplaires de ses ouvrages.Gilles M.“L’ange qu’on m’a donné”, un des films les plus émouvants et les plus humains de la production française, prendra l’affiche, samedi, au Saint-Denis.En vedette la belle artiste Simone Reliant et le sympathique jeune premier Jean Chevrier.“L’Ange qu’on m’a donné”, dernier film du regretté Jean Choux, raconte l’histoire d’une jeune fille qui, pendant le triste exode de 1940, alors que la population atterrée fuyait devant l’ennemi a recueilli un enfant perdu.Elle s’y attache si fortement, que cinq ans plus tard, elle hésite à rendre cet enfant dont le- père s’est signalé à la radio.Comprenant qu’elle ne pourra vivre sans lui, elle devient gouvernante pour s’en rapprocher.Mais en même temps elle a rencontré l’amour.La fatalité semble parfois s’attacher aux pas des mêmes êtres.Un jour, ce bonheur entrevu, il lui faudra aussi le sacrifier, tout abandonner, et retourner à sa solitude.,.film .qui plaira à tous les amateurs de sport.C’est l’histoire d’un champion du monde de la boxe, qui, pour plaire à sa petite fiancée abandonna l’arène où il était l’idole d’innombrables admirateurs.Les vedettes de ce film captivant, sont Blanchette Bru-not, Georges Flament et Jules Berry.' Cinéma de Paris Lauritz Melchior du Metropolitan Opera, vedette d’Hollywood, qui doit donner un concert au Forum le 1er novembre.En programme double, un fil d’action “Le grand combat”, q Fefnandel calme les esprits CARTES PROFESSIONNELLES ASSURANCE COMPTABLES Horace Labrecquc et Fils Ltée COURTIERS D'ASSURANCES Noua JnvUona les communauté» ronfleuse* h a* prévaloir de no* eer-vlces particuliers.«41, it-Françol»-Xavler, Montréal Tél.MArquette Z3S1-23M 1 ¦- AVOCATS Chartré, Samson, Beauvais, Gauthier & Cie Comptable! agréée Chartered Accountants Maur.Chartré CA.Maur.Sameon, CA A.-B.Beauvais.CA.J.-P.Gauthier, CA.Léon Côté, CA.Gér.Marceau.OA.Luc.-P.Bélalr.CA.Lionel Roussln, CA Jacq.Anger*.CA DoUard Huot, CA.Alb.CJameau.CA Raym.Portier, CA Jean Lacroix.CA Guy Bernard, CA.Percy Auger.CA H.Bourgoing.CA Roger Roy.CA Montréal Qnébaa Bnuyn Anatole Panier, ejr, Guy Vanter, ej.VANiER & VANIER AVOCATS M ouest, me Saint-Jacque* TéL HAtbomr ZS41 BREVETS D'INVENTION /e Manuel del’lnventeur L ^ et formule.de preuve d- d’invention l'Xt; ¦ ecr/rez institution de grande valeur BOURSE DE MONTREAL - ma i x ‘ZfYi tio nj industrielle» ef de 65,ê00 action» ml- n^ères^mercreS1 ‘dêrnlwf ^ ^ 11’400 “aOT» w ^ 17,400 actioni minière» mardi dernier.Abitibi Prf.Algc-ma Steel Aluminium — B.Am.Oïl .Can.Cement .Can.Brew.Can.Bronze .Can.Car .Do.A .Can Locom.Cock.Plow .Do.Rts .Cons.Smelt.Dom.Steel B .Dom.Tar Prf.Dom.Textile on».191i »>, 24 21 li 21‘t 47 14H 10>.as1* 12>,i 46 121 >i let» 20>i 11 Vi Rant Baa l«i l»',a S21,, 52V* 56Va 58Vs 24 VT» 21% an* 21 V{ 21 Vi 47 47 14V4 HVi 164» l«Vi 284* 28V* 12H 12>.i 48 45 1213* 121 184• l«Vt aovi 20 ii H mi fenn.194» 52 Vs seij MV.21 >s 21 V« 47 14Va 163s 2BV4 121* 46 121 164» 20's UVs Dryden .Hud Bay Min.Imperial OU .Int.Paper .Int.Petrol.___ Lanï- J-A.McCall Front.Mont.Locom.Nat.Brew.Noranda .OgUvIe Flour .Do 2e P.Shawlnigan .Winn.Elec.BANQUES — Royale .Ou».Haut Bas rem.25% 25% 25% 25% 54 54% 54 54% 10 19% 10 10% 64 64% 64 04% 13% 13»,* 13% 13% 19 19 10 19 13% 14 13% 14 18 18% 18 18% 42% 42% 42% 42% 52% 52% 32% 52% 22% 22% 22% 22% 45 45 45 45 23% 23% 238» 23% 28% 28% 26% 28 V, 24% 24% 24% 25 LE CURB DE MONTREAL Acme Glove .Atlas Steels .Belgium Glo.B.C.Pulp Pr .Brown Co .Cons.Paper .Halifax Ins.Int.Paints .Lowney .Orange Cniah Boyallte .Soutlunount In.MINES — Candego .On».11 12>4 17 187 5 1944 10% 11 17 Vi 4 Vi 25 40 Bant 11 12 Vi 17 188 5 19% 10% 11 17 Vi 4V* 27 40 Bas Fenn.11 11 12% 12% 17 17 187 5 lO* 11 187 5 1944 10% U 17% 17% 4% 4% 25 27 40 40 24 35 »4 35 Dulma Guv.Haut Bas rem 24 24 24 24 Eldona .114 115 112 112 Formaque 5% 5% iVi 5 Mi Found.Lake .2% 2% 2% 2*2 God’s Lake 46% 46% 40% 46’% Llngman Lake 35 41 35 41 Llngslde 6 îï 6 6Ta Que.Mang.6*4 ôVs 6 6 Santiago 7% 8 7% 8 United Asbestos 47 40 in 40 HUILES — Gaspé 100 190 100 100 Home Oil 030 935 030 935 Omnlfran» 7% 7% 7% 7% BOURSE DE TORONTO Fermeture de» cours 1» 13 octobr» Vente» Xltm» Abitibi.Aluminium.Am.Yknlfe.Apex.Area.Armistice.Athona .Base Metals.Bell Tel.Brazilian.Buff.Ank.Bldg Product» .C.P.R.Chem Res.Cochenour .Cochrane .Cockahutt Plow .Conlarum.Cons.Smelters .Conwtst.Crestaurum.Dexter R.L.>• Dlckeneon.Dom.Steel B .•• Dulama.• East Crest .«• •.Blast Malartlo .Eddy Paper .Elder .m •» •• Eldoma .« .* * • * m FOrd A #¦ * « .a.aa Haut Bas.rrt 16% 16% 10% 58% 58% 58% 14 14 14 0 8% 8% 17 16 17 13% 13 13 6% 6 6 40 39 30 43% 43% 43% 20% 20% 20% 205 203 203 34 33% 33% 17 16% 17 50 50 50 314 314 214 8% 8% 8% 12% 13% 12% 85 85 85 131% 120% 120% 110 110 110 20 30 20 20 20 20 57 56 57 16% 16% 16% 24 34 34 •% 7% 8 173 170 170 17 17 17 44% 44 44 114 111 111 34% 24% 24% Vests» Tttae» Otant Yellow .God1» Lake .Gulf Lead.Home OU.Hudson Bay .Imp.OU.Int.Pet*.Kelore.Lake Default .Llngman.Malartlo O.F.McColl.Mining Oorp.New Marlon .a New Norzxme .Nicholson.Noranda.North Inoa .Omega.« Par.Pete.Pickle Orow .Roxana .aa aa Royallte.Senator.Shawlnlgnn .aa Sherri tt.Steel of Canada .Steep Rock .Tortslt.Union Gea.Walt» aa aa •«¦ aa ¦oui l Bas m».105 400 406 48 47 47 101 100 100 930 935 930 54 54 34 10 10 10 13% 13% 13% 33 32 32 110 106 108 36 34 35 104 100 194 13% 10% 13% 10% 13% 10% 16% 16% 16% 15% 13% 15% 32 31 32 33% 32% 52% 31 30 30 3% 3 3 irr 175 177 21:> 313 315 «L 30 38 36 33 25% 43 45 33% 23% 23% 336 335 336 80 80 80 166 163 163 96 06 97 8% 8% 8% 025 923 935 Moyenne des actions à New-York Compilée» par 1a Pr*»s» Associée 30 15 13 M Ind.Cta.f.mu.Sto Ferm.hier .93.3 44.8 40.5 68.9 Fenn.ont.90.5 44.2 40.3 68.2 B y a 1 sem.921 442 404 682 Haut 1948 .96.7 48 0 42.3 72.4 Bas 1948 .83.3 34.2 380 «0.3 Haut 1947 .969 38.5 47.2 69.0 Boa 1947 832 27.7 38.4 56- Moyenne des obligations à New-York Compilée» per U Presse Associé» RT.IN.UT.Fgn 20 10 10 10 Ferm.hier .90.7 100.9 100.0 S2.6 Perm, ant.90.7 101.0 100.0 62.7 Tl ?a 1 sem.90.6 101.0 100.0 822 Haut 1948 .93.o 101.8 101.9 88.9 Baa 1948 .87.7 99.8 98.0 602 Haut 1947 .97.1 104.2 105.7 î«.« Bas 1947 87.1 99.4 98.0 68 9 Dividendes déclarés International Petroleum Co., 25 cents par action, payable le 19 novembre aux actionnaires inscrits le 22 octobre.Stowell Screw Co., 75 cents par action A, payable le 1er décembre aux actionnaires inscrits le 1er novembre.Purity Flour Mills, VI Vt cents Îar action privilégiée, payable le er novembre aux actionnaires inscrits le 15 octobre.Regent Knitting Mills, 25 cents par action payable le 15 octobre aux actionnaires inscrits le 15 septembre.Aluminum Ltd, 50 cents par action, payable le 6 décembre aux actionnaires inscrits le 10 novembre.Hayes Steel Products, Ltd, $1 par action, payable 1« S novembre aux actionnaires inscrits le 27 octobre.CARTES D’AFFAIRES )_____________________ • DACTYLOGRAPHES ELECTRICIEN Réparations, location.ventes de dactylogra-phes.machines A chè-que», etc.Assortiment complet de papier car-bone et rubans.Accès-solrea de bureau.Canada Dactylographe Enr.44 ou»»!, ru» SMacqueu, Montréal T*L HArbour 8988 R.T.Armand INTREPRENEUR-ILECTRICIIN J.K.MALOUF ENTRETIEN — REPARATIONS TU.1617 6420, 25ème evenue, Roeemont LAITERIE Boyol _ Remington — Underwood — L.C.Smith, Co-ssaTwuwaa.rona silencieux, régulier et por-«alif.Protêt-¦DjKjjhipiMI leurs de c h è - ’d» : jgnaa q u e s , dupllra- C .OO ^1 Sofi prudent: épaiym nueimois depargne DU CANADA 3* EMISSION lOStoo .T*’ m- wL A Radio-Canada JEUDI.M OCTOBRE CBF, 9 h.p.m.Henri JeeaSta possède à fond l’ert du (U*l0eue gi qu»j.ques-une des scenarios qu'il e signés comptent parmi lee meilleur» du cinéma français.C’est l'adaptation de son film "Un revenant” que le théâtre Ford présentera i Radio-Canada.Jeudi.Paul Qury et Marthe Thierry viennent en tâte de la distribution.A l’écran la vedette» étalent: Louis Jouvet, Os by Mbrlay, François Perrier et Ludmila Tchértne, VENDREDI, m OCTOBRE ÇW, 10 h.so pj» — Radio-Canada préeenter* de Québec Mlle Rolande Drolet, ofganlata.vendredi.Voici son programme: Fantaisie et Fugue en eol mineur.Bach Trto rdeertqu*.W«cbs Onuad choeur dialogue .CMgout s»l w (tti jssi i il JS.-’’—- m Ædefez ^OBLIGATIONS DEPARGNE DU CANADA (t.v*/ o e ^ .î’i '{ i ’ •-¦ ¦*«< • I : DE POUR UN MUUOH DfCAHADm e-m .ÉNhsS A NOTER, „< A votre succursale de la B de M vous pouvez acheter les obligations d*épargne du Canada au comptant, ou d’après le plan mensuel d’épargne, ou d après le plan de paiements différés.Tout membre de notre personnel se fera un plaisir de vous fournir des renseignements complet» T^reattivic ‘Sanque • » e AO SERVICE DES CANADIENS DANS TOUTES LES SPHERES DE IA VIE DEPUIS Nou» avons 49 SUCCURSALES A vott* service dans le district d« MONTRÉAL V % 'AGE DIX Montréal, jeu
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