Le devoir, 15 octobre 1948, vendredi 15 octobre 1948
"Vous avez un» double mission: premièrement, le mission de conserver intact votre héritage religieux et national; deuxièmement, la mission de répandre cet héritage, j'ajoute que c'est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre.” Son Exc.Mgr lldebrande Antoniutti, délégué apostolique au Canada et è Terre-Neuve.Ste Thérèse d'Avile, vierge.Directeur i Gérard FÜJON FAIS CE QUE DOIS VOLUME XXXIX — No 242 MONTREAL, VENDREDI, 15 OCTOBRE 1948 ee ch«< i PLUS DOUX Minimum .42 Maximum .62 HEBOUX Cinq sous le numéro CLAY CROIT UN RECUL RUSSE POSSIBLE Le règne des intouchables De la démocratie à la ploutocratie- L'hygiène industrielle — Un principe directeur : les fonds électoraux LE DERNIER DE LA VIEILLE GARDE Quand il se produit, sur la route, un accident mortel, une enquête judiciaire a toujours lieu — même si le coupable n’a pas commis de négligences criminelles.A Saint-Remi d’Amherst, vingt-huit hommes sont morts d’une maladie attrapée à l’usine.Il reste dans le petit village autant de grands malades.Le ministère du travail le sait.Il a “condamné” l’usine, “sommé” la compagnie de reconstruire.La compagnie a répliqué qu’on ne l’avait jamais condamnée, puis elle a décampé sans autre explication.En d’autres coins de la province, d’autres malheurs se produisent périodiquement.Devant ces hécatombes industrielles, le gouvernement peut-il refuser une enquête?C’est ce qu’il fait depuis six mois.M.Burton Le Doux a demandé l’enquête.Le Canadian Register, Notre Temps, Ma Paroisse, le Front Ouvrier, VAction Nationale, le Devoir, etc., ont prié le gouvernement d’intervenir.Bien plus, le conseil municipal de Saint-Remi, qui sait de quoi il parle, a lui-même réclamé la tenue d’une enquête.Le gouvernement continue de faire la sourde oreille.Cela est d’autant plus étrange que^ les enquêtes publiques ont souvent servi à l’Etat d’éteignoir ou de voie d’évitement.Combien d’enquêtes restées sans conclusion! Combien de prétendues recherches annoncées à son de trompe et qui finirent en queue de poisson.Enquête sur le tramway — la précédente—; enquête sur la taxation scolaire et municipale; enquêté sur le code de procédure civile et sur les besoins d’aqueduc, sans compter toutes les prétendues investigatiôns des régimes anciens.Les enquêtes sont souvent de magnifiques étouffoirs.Mais cette fois le gouvernement ne veut même pas faire semblant de bouger.Une enquête, cela a toujours l’air d’une accusation.Y procéder, c’est reconnaître que quelque-chose, dans un secteur donné, paraît ne pas aller.Il semble que le gouvernement ne se résolve pas à admettre que quelque chose puisse, dans le secteur Timmins, Noranda ou Hollinger, ne pas fonctionner à merveille.Tout se passe comme si de vastes intérêts étaient devenus intouchables.On leur reconnaît un caractère quasi sacré.On ne consent même pas à poser des questions à leur sujet.Quand Hollinger dixit ou Noranda dixit, c’est final.On louange la Noranda ou la Hollinger ou les Timmins; on les traite de grands patriotes et de héros humanitaires; mais la moindre suspicion soulevée à leur endroit paraît jeter M.Duplessis dans une véritable transe.On peut bien enquêter .sur l’Université de Montréal — dirigée par un '‘simple” recteur ou un “simple” chancelier.On n’enquête pas sur la Canadian Kaolin ou la Canada China Clay.• Bien plus.Une enquête publique peut réserver des surprises, susciter des déclarations honnêtes, faire une lumière trop crue.Après tout, il n’est pas possible de chambrer tous les témoins.Il existe une autre technique : celle du rapport préparé ex parte.On collige des textes, ceux qu’on veut bien produire.On mobilise des experts.On fouille les ministères.Et on lance une sorte de livre blanc, d’apparence objective —comme font les grands Etats devant l’opinion mondiale.Sans doute, le résultat n’est pas garanti, car le public demeure légèrement sceptique devant ces documents partiaux.Mais au moins cela a l’air d’un effort de bonne volonté.Voilà précisément ce qu’avait annoncé M.Antonio Barrette.Quand le débat menaçait de devenir brûlant, en avril et mai, le ministre du travail promit un rapport détaillé.Il l’annonça trois fois.Il engageait sa parole.11 allait débrouiller le cas de Saint-Remi, montrer l’oeuvre du gouvernement en hygiène industrielle.M.Antanio Barrette n’a pas encore tenu sa promesse.Il s’est tu ou on l’a fait taire.Il a appris ou il a compris que les Timmins, la Noranda, la Hollinger — mis en cause d’une manière ou d'une autre — sont aussi inviolables qu’un secret d’Etat.Jamais plus, durant la vingtaine de semaines.qui ont suivi, n’a-t-il osé aborder de nouveau le sujet en public.Le “rapport” a dû prendre le chemin du panier — ce rapport préparé par son ministère, qui pouvait être cuisiné par ses amis, et dont il était loisible au gouvernement de biffer les passages compromettants.On dirait qu’il s’agit de dynamite: personne n’ose s’y brûler les doigts.Il semblerait qu’il existe pour le gouvernement une seule attitude prudente: celle du silence.La peur de la vérité, la volonté de cacher l’inertie, atteignent leur paroxysme.La silicose?connaît pas.Saint-Remi d’Amherst?Connaît plus.Une seule fois la feuille sportive de VUnion Nationale osa parler de silicose: ce fut pour traiter votre humble serviteur de silicosé intellectuel.• Tout se réduit-il à la caisse électorale?Pour agrandir le champ du patronage et distribuer des contrats, l’Etat québécois réduit à l’impuissance les “simples” directeurs des grandes écoles — ces “individus quelconques nullement responsables”.Pour agrandir le champ du patronage et distribuer des contrats, l’Etat québécois s’est emparé des commissions scolaires de Montréal et de Québec et tente de contrôler les autres., Pour respecter des puissances financières dans ce qu’elles ont de moins respectable, l’Etat québécois laisse haleter des malheureux, dépérir leur famille, piétiner la justice, et il force un ministre à ravaler sa parole.Encore une couple de régimes Duplessis après une couple de régimes Taschereau; encore des Ungavas après des Saint-Remi et des Shawinigan, et Québec sera devenu une ploutocratie mitigée par la démagogie.15-X-48 André LAURENDEAU BLOCS-NOTES "En anglais", non pas "anglais" Le «ros événement de la fin du mois, ce sera la publication du nouvel hebdomadaire catho.lique The Ensigne.The Ensigne.débutera avec un tirage de plus de cent mille, Il a en effet absorbé les différentes éditions régionales du Register, le Catholic Record, de London, et la Northwest Review, de Winnipeg.L’un de nos confrères, assez naturellement, parlait ces jours derniers de ce journal comme d’un organe des catholiques de langue anglaise.Ce n’est pas tout à fait cela.Ainsi que l’expliquait dans la dernière livraison de Relations le R.P.Luigi d’Apollonia, S.J., qui parait très familier avec les promoteurs du projet et leurs intentions, The Ensign sera un journal hebdomadaire catholique en anglais, et non un hebdomadaire catholique anglais.“Kcyserlingk, dit-il.tient à tout prix à cette distinction”.Le président de la compagnie qui publiera The Ensign est up Européen de naissance, d’oripi-ne balte, qui a passé se« premières années en Lithuanie, qui a ensuite vécu en Asie et tu Canada._ .On comprend fort bien qu il ne veuille point faire de ce journal l’organe d’un groupe parti-culier de catholiques, mais qu il entende s'adresser à tous les gens, quelles que soient leurs origines, qui pehvent lire l'anglais.Détail qui ne manque pas d’importance non plus, Keyser-üngk et son rédacteur en chef, Murray Ballantyne, sont tous «eux des convertis.Kcyserlingk depuis une couple d’années, Ballantyne depuis plus longtemps.Ballantyne est de naissance ca- nadienne> et d’origine écossaise.C’est un journaliste de métier.Kcyserlingk, ancien haut fonctionnaire de la Rritish United Press, l’une des grandes agences de nouvelles de l'uni-vens, est l’un des as du journalisme d’information.Kcyserlingk et Ballantyne connaissent fort bien, l’un et l’autre, le français.Elle aussi On sait que la veuve de l’ancien président Franklin Roosevelt continue, pour son propre compte, à s’occuper de politique.Tout récemment, elle était à Paris: elle y a parlé, à la Sorbonne, en français.Voici longtemps que, dans la province de Québec, où Mme Roosevelt venait assez souvent jadis, on avait pu apprécier sa connaissance du français.— Elle parle français comme nous, disait un brave homme d’habitant qui avait eu l’occasion de causer avec elle en bas de Québec.Cette connaissance du français lui est, du reste, ainsi qu’on peut le voir, fort utile.Il serait étonnant, et presque scandaleux, que des gens comme nos frères des Etats-Unis, qui peuvent mettre dans le berceau de leurs enfants ce précieux actif, ne le fissent point et les privassent ainsi d’une précieuse richesse, que tant d’autres s’acharnent, et avec grandi frais, à conquérir.Pourquoi ?Tel annonceur de la radio parle volontiers de ce temps-ci de clob ou de cleub.On s’explique à la rigueur clob, transposition dans le langage français de la prononciation anglaise, maia que vient faire là-dedans elenb, ni français ni anglais?Et pourquoi ne pas s’en tenir tout simplement à la vieille prononciation française club! Club appartient depuis longtemps au langage français.Au temps de la Révolution, on parlait déjà du Club des Jacobins et de celui des Feuillants.Une aubaine ’ Bien que nous ayons déjà signalé le fait, on ne nous en voudra sûrement point de rappeler Sue, "grâce à la générosité du ecrétariat de la province de Québec, la Société Royale du Canada accordera, en 19t9, une bourse de t1200 â un Canadien de langue française qui a déjà poursuivi des travaux de recherches dans le domaine de la littérature, de l'histoire ou des sciences sociales”.C'est chez M.Séraphin Marion, président du comité des bourses de la Société Royale du Canada, aux Archives nationales, à Ottawa, que l’on peut se procurer les demandes d’inscription et les règlements du comité qui disposera de l’attribution de cette bourse.Demandes, avec documents à l’appui, devront être transmises à M.Marion, avant le 1er février 1949.Voici une nouvelle qui devrait intéresser nombre de jeunes travailleurs intellectuels.O.H.Ration de secours accrue à Berlin Berlin.15 (A.P.) — Les puissances de l'Ouest ont prévenu les habitants de leurs secteurs de garnison à Berlin qu’à compter du 1er novembre, elles pourront, grâce à leur ravitaillement aérien continu de ces secteurs, augmenter de près de 300 calories la ration de vivres qu’elles leur fournissent, ce qui la portera ainsi à 3.000 calories.Si les Alliés demeurent fermes encore quelque temps à Berlin Le gouverneur américain en Allemagne a fait il y a trois semaines cette déclaration publiée seulement aujourd'hui — "Il existe un regain démocratique en Europe qui finira par agir sur les satellites des Soviets — Nouvelle preuve que Moscou veut affamer les Berlinois et chasser les Occidentaux — Clay a vu Smith et doit rencontrer Dulles — Le contre-blocus allié devient plus sévère Berlin, 15 (A.P.) — Au dire I rons aux peuples épris de liber* A lui presque seul, Soukichi Miyagania, un Japonais canadien d'environ 70 ans, mène une camna- '’ à la Gandhi contre le gouvernement d’Ottawa.On sait qu’au 'désobéissance civile" gne de ucowi/roauntc ni/nt U lu uumiiii cumrc IC yuuuerneineni fi uiiawa.un sait qu au début de la guerre, par mesure de précaution, les autorités canadiennes avaient déporté dans les autres provinces tous les Japonais demeurant en Colombie canadienne, qui, le conflit terminé, durent demeurer sur le lieu de leur nouvel établissement.On ferma alors successivement les camps qui avaient servi à les loger provisoirement.Mais une quarantaine de ces quelques milliers de Nippons s’obstinèrent jusqu’à la fin dans un camp de Moose-Jaw, en Saskatchewan.Us furent finalement expulsés l’été dernier, les autorités leur ayant retiré tout moyen de chauffage.Mais trois derniers fidèles sur ces quarante, dont Miyagania, revinrent se planter une tente à la porte du camp.Ils ont maintenant amassé une provision de bois suffisant pour ihiuer et assurent qu’ils ne partiront que si Ottawa les ramène à ses frais en Colombie.(Photo C.P.) LETTRE D'OTTAWA La question embrouillée des taux de transports ferroviaires Pourquoi le Canada n'a-t-il pas racheté les actions du Pacifique Canadien ?La question des taux de transport ferroviaire laisse froids les gens du Québec et de l’Ontario.II est vrai que la situation est tellement embrouillée à l’heure actuelle qu’il y a de quoi décourager les observateurs les plus patients et les plus attentifs.Il n’en va pas de même pour la population de sept autres provinces: pour elles, la question des taux de transport est primordiale.L’inégalité des taux constitue l’un des principaux griefs des Maritimes, des Prairies et de la Colombie contre la Confédération canadienne.Pour l’intelligence du problème qui est fondamental pour l’économie canadienne, essayons d’en résumer les grandes lignes et de débrouiller la situation créée par les récentes décisions de la commission des chemins de fer, les interventions des sept petites provinces et les décisions du gouvernement fédéral e| notamment par l’arrêté ministeriel qui a été rendu public hier soir.Le fond de la question, c’est que les provinces de l’ouest et de l’extrême-est auraient eu interet, du point de vue des transports, à s’annexer aux Etats-Uni* plutôt^ que de se joindre à la confédération canadienne.Comme le gros de la population canadienne est distribué sur une mince bande de territoire qui avoisine la frontière des Etats-l nis, l’axe naturel des échanges est nord-sud et ce n’est qu’artificiellement, en encourageant et en subventionnant la construction des lignes de chemin de fer, que l’on a créé un axe est-ouest.Les provinces éloignées du centre économique du pays — le Québec et l’Ontario — voient les taux de transport ajouter sensiblement au prix des marchandises qu’elles doivent acheter et aux prix des marchandises qu’elles veulent vendre.Elles ne peuvent oublier que cet état de choses disparaîtrait si la frontière du quarante-cinquième était abolie.Elles somment donc les provinces centrales de partager avec elles les sacrifices qu’elles consentent pour faire partie de la Confédération et réclament une sorte d’égalisation des taux de transport ferroviaires qui supprimerait dans une certaine mesure les distances.L’imbroglio actuel a été provoqué par une décision de la Commission des transports qui est entrée en vigueur le 8 avril dernier et qui accordait aux compagnies de chemin de fer l’autorisation d’augmenter leurs taux de 21 p.c.Les sept petites provinces ont protesté que cette décision qui devait s’appliquer d’une façon uniforme accentuait les inégalités existantes.Le gouvernement fédéral a alois ordonné à la Commission des transports d’entreprendre une enquête pour remanier toute l’échelle des taux.Au mois d’août, les employés de chemin de fer ont menacé de faire la grève et obtenu des augmentations de 20 pour cent qui ont augmenté de $72,000,000 les charges de nos deux réseaux ferroviaires.Les compagnies de chemin de fer se sont alors adressées à la Commission des transports pour obtenir une nouvelle augmentation de 20 p.c.de leurs taux.Les sept petites provinces ont protesté de nouveau eA soutenant que la Commission des transports avait accepté des représentations inexactes des compagnies lorsqu’elle a rendu sa décision du printemps Le gouvernement fédéral a donc ordonné dans son arrêté ministériel d’hier à la Commission des transports de corriger les erreurs de sa décision du printemps dernier avant de se prononcer sur les nouvelles demandes des compagnies.Ce n’est pas tout Le gouverne-meot a promis, le 16 septembre, de nommer une Commission royale pour faire enquête sur toute la question des transports, il reste encore à déterminer la composition de la commission et la portée exacte de son enquête.Au début de novembre, la Commission des transports entreprendra une enquête particulière sur les taux des Rocheuses, le "Mountain differential”, qui sont plus élevés que les taux en usage ailleurs en raison de surplus de force motrice que doivent fournir les locomotives pour gravir les pentes.Ce n’est qu’en 1949 que la Commission des transports étudiera la nouvelle demande des chemins de fer et apportera les rectifications ordonnées par le gouvernemenl dans son arrêté ministériel d’hier.On voit que la situation est aussi embrouillée que possible et 3ue la question ne se réglera pas ’ici quelques jours.Incidemment, les sept provinces protestataires n’ont pas été tendres pour le Pacifique canadien dans leurs représentations.Elles ont démontré que cette puissante compagnie avait déduit de ses recettes tous les revenus provenant de ses hôtels et de ses autres entreprises, qu’elle avait encore déduit tous ses dividendes et tous ses impôts même Un Russe forçat sur quarante PARIS.15 (Rautar) — Un éélégaé rutsa à l'O.N.U.ayant loutanu qua da nombraux lujatt brttanniquaa «uctambant aux mauvaii traitamanti at aux privation! dam lat toi on lai anfiaiaat, un porta-parola du Londraa, Chrràtophur Maybaw, après avoir nid caa accuaationa, a ripoatè an lanyant aux Soviata la griaf contraira du maintanir aux-mémaa dans laur paya la "pira ayatènsa d'aaclavaga qu’on ait aneara vu dana l’hiatoira.Au dira da M.Mayhew, il axiata da 5 à 15.000.000 da travailleur! forcéa réparti! dana iaa campa aecrata da Sibérie et da Rueaie d'Iurepa.aoua la prétendu grief da Crimea politique! contra I* régime soviétique."Si l’on au contante du premier chiffre comme plue modéré ot probablement plut prèa da la vérité, il faut conclura qua 2 Vh % da la population rutsa vit dana l'atcla-vaga.contra seulement .1]% aoua U régime tseriate.c’eat-i-dire un Habitant sur quarante au lieu d'un sur sept cants.” La population da cartaina districts reculât da Sibérie na aurait mémo faite que da caa forfata.” / ceux qui ne provenaient pas des chemins de fer et qu’elle avait inscrit comme dépenses ordinaires les sommes puisées dans les réserves considerables accumulées pendant la guerre pour travaux de construction et d’entretien.Les chemins de fer nationaux avaient soumis des bilans analogues, sauf uu’il n’était pas question de dividendes ou d’impôts puisqu’il s'agit d’un réseau étatisé.Il n’en va pas de même du Pacifique Canadien dont la majorité des actions sont détenues en (îrande-Bretagne.Ce sont les Canadiens, usagers des chemins de fer et simples contribuables, qui paieront ces dividendes.Et cela illustre une fois de plus l’erreur commise par le gouvernement canadien au cours de la guerre et depuis la guerre lorsqu’il s’est abstenu de racheter les actions du Pacifique Canadien à même les crédits consentis à la (îrande-Bretagne.Pierre VIGEANT du gouverneur militaire ainéri eain en Allemagne, le général | Lucius D.Clay, non seulement j peut-on croire qu’il y a moyen I d’amener un arrêt complet dans l’expansion russe mais encore il est permis d’espérer que celle-ci se transformera en recul, si les grandes puissances occidentales continuent de se montrer énergiques en face de la Russie à Berlin.Cette déclaration du général Clay, qui n’est révélée qu’aujourd'ui par un de ses intimes, a été prononcée le 28 septembre devant un groupe de membres de l’Association parlementaire britannique qui visitaient alors la capitale allemande.Le général croit même pouvoir affirmer qu’une politique obstinément ferme de l’ouest, après avoir forcé celle des Soviets à un recul, procurera à l’Europe une paix durable.Toujours selon lui, l'Europe de l’ouest connaît en ce moment une reprise économique graduelle et un relèvement de ses forces démocratiques qui finiront par constituer, devant la pression venant des Russes, une contre-pression capable de la con-tre-balancer, chez les Etats satellites de Moscou.Ce relèvement des forces démocratiques européennes dépend directement, soutient-il, de l’attitude de ferme résistance que les alliés de l’ouest sauront maintenir à Berlin."En conservant cette attitude, avec les obligations secondaires qu’elle entraîne, comme le maintien du ravitaillement aérien de la capitale germanique, nous fourni- M.Saint-Laurent voit M.Attlee Londres, 15 (C.P.) — Le premier ministre intérimaire du Canada, M.Louis Saint-Laurent, aura aujourd’hui le premier de ses entretiens particuliers avec les chefs des autres gouvernements de l’Empire quand il rencontrera le premier ministre Clement Attlee, à l’heure du thé, à sa résidence officielle de Dow-ning-Strect.11 ne fera ainsi qu’imiter ses collègues des autres Dominions, qui se consultent continuellement par petits groupes d’ici que reprennent lundi les séances plénières de la conférence impériale.Yochido forme son second ministère Tokyo, 15.(A.P.) — Le chef du parti libéral-démocrate du Japon, Chigerou Yochidu, entreprend, aujourd’hui, de former son second cabinet depuis ia fin de ia guerre.Chef d’un parti qui est en réalité ultrg-conservaleur, Yochida n’a obtenu qu'une simple pluralité quand il a d’abord sollicité la confiance de la Chambre de» députés.Le vole a été'de 185 à 1, avec 213 abstentions, ce qui laisse mal augurer pour l’avenir du nouveau cabinet.Yochida succède à Hitochi Achida, qui a dû abandonner le pouvoir la semaine dernière à la suite d’un scandale où l’un de ses ministres était compromis.L’homme politique ainsi mis en cause est Souechiro Nichto, l'homme fort du parti social-démocrate, qui aurait accepté un pot-de-vin d'un million de yens pour faciliter à la fabrique d’engrais chimiques Chowa-Denko l'obtention d’un prêt de 2,800,-000,000 de yens de la Rnnquc nippone de reconstruction.té la preuve décisive qu’ils ne seront pas abandonnés.” Depuis un an, note encore le général Clay, ce regain de force de la démocratie européenne s’est manifesté un peu partout en Europe et particulièrement en Franre, en Italie, en Allemagne et en Finlande.On y reprend de pins en plus nettement conscience de In valeur des libertés populaires et des droits de la personne humaine.Les pressions qu’exerce le désir grandissant de liberté chez ces peuples peuvent devenir irrésistibles.Au sujet du blocus économique de Berlin par les Russes, Clay rappelle que les puissances de l’ouest ont vainement tenté d’obtenir un seeours de vivres pour les Berlinois en Pologne et en Tchécoslovaquie, ce qui leur a donné la preuve formelle que Moscou veut affamer la capitale allemande pour mieux en chasser les Alliés.Le général doit se rendre aujourd’hui par avion à Francfort pour y conférer avec un des délégués des Etats-Unis à l’Assemblée générale de l'O.N.U.à Paris.John Foster Dulles.M.Dulles est aussi le principal conseiller en politique étrangère du candidat républicain à la présidence de in république voisine, Thorn-ys E.Dewey.Incidemment, l’ambassabeur américain en Russie, le lieutenant-général Walter Bedell Smith, a quitté aujourd'hui Berlin pour Mos .Après avoir conféré à Washington et à Paris avec le secrétaire d’Etat, le général Marshall, il s’étail arrêté deux Jours dans la capitale germanique pour y avoir des entretiens avec Clay.•fc ijç Francfort, 15.(A.P.) — Les nuisances occupantes rie l'Ouest viennent encore de resserrer une série de 11 nouveaux règlements à ce sujet, elles ont donné A la police allemande de leurs propres zones pouvoir et ordre de saisir toute marchandise qui tente de franchir sans permis U frontière interzone dans la direction ouest-est et même de poursuivre en justice les expéditeurs de ces marchandises: quant à celles venant de l’Est vers l’Ouest, on a ordre de les refouler impitoyablement.Dans le ras des voyageurs se dirigeant vers la zone russe, on ne leur permettra d’emporter que les valises qu'ils peuvent tenir à la main et qui conticnnént leurs effets personnels.11 y a quelques Jours déjà, les Soviets reconnaissaient que ce contre-blocus leur causait de graves ennuis.La commission économique allemande de la zone russe notait qu'en plusieurs cas la production n'a pas atteint les buts fixée pour le troisième trimestre de l’année courante dans le plan gouvernemental de reconstruction de deux ans.par suite du "manque de la machinerie qui venait auparavant de l’ouest de l'Allemagne.L'ACTUALITE Une découverte prodigieuse Les savants ont réussi, depuis plus de deux siècles, à faire croître des plantes sans sol, en utilisant des solutions d’engrais chimique pour nourrir les végétaux.Mais cela n'avait été pratiqué, jusqu'à ces dernières années, que du point de vue expérimental.Or pendant la Grande Guerre H, Taviallon étatsunienne a uli-Ihi comme relais Vile de l'Ascension, dans l'Atlantique-Sud, et y a Installé un personnel militaire de 2,000 âmes.Cette Ile est complètement désertique: chaleur équatoriale, pas d'eau fraîche, pat de sol arable, mais seulement du sable, du roc et des cendres volcaniques.Or pendant que Me a tervi de base aérienne, toute ta population militaire a con-tommé det légumet frait qui poustaient tur place.Let planh étaient cultivéi dont det battint de béton, et toutenut par de la cendre volcanique tlérlle.Périodiquement on arrosait avec det solutions nutritives, et les légumes ont poussé aussi bien, et parfois mieux que dam un jardin.Ces plantes étaient exemptes de certaine! maladies transmises ordinaire * J» ment par le sol.Et il ne s'agis- les procédés soient stan sait pas d’un essai de laboratoire, mais d’une production en grand de tomates, laitue, radis, concombres, oignons, piments.Cette réalisation a eu des suites.Au Japon, pays de peuplement dense qui manque de sol arable, on a récolté l’an dernier, par des méthodes du même genre plus de 3,000,000 de livres de légumes, dont î,000,000 de livres de tomates.Cela ne serait pat pratique partout, notamment dans les pays peu peuplé* el qui ont beaucoup de von sol disponible, car en général celte culture artificielle est plus coûteuse.Cependant, pour les concombres le prix de revient est moins élevé que le prix courant du marché aux Etats-Unis, Quant à la culture en serre, ce procédé pourrait rivaliser avantageusement avec les techniques en usage jusqu'ici.Au Colorado, on a constaté que les oeillets produits avec les méthodes ordinaires coûtaient 30% phi* cher que les oeillets cultivés artificiellement.L’on imagine Ylntérèt que pourrait présenter ce système our les citadins, pour peu que laardisés.Maints espaces inemployés où il est pratiquement impossible de.faire pousser des fleurs ou des légumes pourraient être ainsi revalorisés el égayés.Les toits des maisons, par exemple, pourraient assez facilement se transformer en jardins ou en potagers.La découverte est encore plus importante du point de vue de la paix, puisque les pays surpeuples, qui manquent d’espace vital, pourraient développer leur production agricole avec des méthodes beaucoup moins coûteuses que le* conquêtes territoriales réalisées par la guerre.Et après de telles découvertes, qui révélent tant de promesses, de graves et orgueilleux savants viendront affirmer que la terre ne peut pas nourrir plus que deux milliards d’humains, et que le "birth control” est ta seule voie de salut! N’est-il pas symbolique que la première expérience de grande envergure dans cette culture artificielle ait été réalisée dans une Ile qui s’appelle l’Ascension?N’esi-ce pas là une touchante attention de la Providence pour nous inviter à regarder un peu plus ver» le Ciel?Albin RIVARD / LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 15 OCTOBRE 1948 17e session du Conseil fédéral de l’Union St-Joseph du Canada Discours d'ouverture du président général, le Dr Geldert — Plus de 50 délégués présents CHOC DE TETE QUI FUT MORTEL Ottawa, 15 (D.N’.C.) — La »tix-septième session du Conseil fédéral de l’Union Saint-Joseph du Canada s’est ouverte hier après-midi, dans la salle de conférences du château Laurier, sous la présidence du Dr R.-H.Parent, président général.Après la prière d’ouverture, le Or Parent a souhaité la bienvenue aux ;>7 délégués présents et aux invités de niaruue qui avaient pris place sur la tribune.Après le discours d’ouverture du président général le Dr Geldert.maire suppléant d’Ottawa, a souhaité la bienvenue aux délégués dans la capitale du Canada.Mgr Hilaire Chartrand, qui remplaçait Son Excellence Mgr Vachon, a dit que c’était un vif plaisir pour lui de se retrouver parmi ses vieux amis de l’Union Saint-Joseph du Canada.Il a fait remarquer qu’il était personnellement un des plus> anciens membres de la société.“F.e Conseil supérieur de la coopération a une préférence marquée pour les sociétés fraternelles d’assurances telles que l’Union Saint-Joseph du Canada”, a déclaré au cours de son allocution Me René Paré, président du Conseil supérieur.“L’Union Saint-Joseph, société fraternelle fonctionnant sur les principes de la coopération, est une des plus vieilles sociétés du genre au pays et un des plus brillants fleurons du mouvement coopératif au Canada français.Cette politique coopérative de fa société s’est manifestée dès la Un exploit de chasse Un confrèr* américain abat dans nos montagnes un ours de 750 livres Au cours d’une partie de chasse dans la région de Burns Lake.C.-C., Tom Van de Car, éditeur de la page de chasse et de pêche du Hutchinson (Kansas) News Herald, a probablement tué le plus gros ours noir qui ait jamais vécu.Son poids serait de 750 livres et il mesurerait 7 pieds 4 Vt pouces du nez à la queue et 9 pouces entre les oreilles, mesures qui ont été communiquées à l’American Museum of Natural History et au Boone and Crockett Club de New-York, registraires officiejs des records de chasse.Le record mondial était précédemment de 1% pouces entre les oreilles, mesures prélevées sur un ours tué par M.E.O, McDonald, en Alaska, Accompagné de M.Charles Summers, M.Van de Car a voyagé d’Edmonton à Burns Lake par le Canadien national; il a rencontré dans le train la même équipe d’employés qu’il avait connue lors d’un voyage de chasse qu’il avait fait l’année précédente.“J’ai eu l’impression en voyageant sur le Canadien national, a-t-il dit, d’avoir été accueilli comme un vieil ami”.Avis de décès LEMIEUX.— A Montréal, le mercredi.13 octobre 1948, à l’âge de 76 ans, est décédée subitement à sa résidence, appt.E-100, Le Château.1321 ouest, rue Sherbrooke, Berthe Jetté, épouse de feu l’honorable sénateur Rodolphe Lemieux, et fille de sir Louis et de lady Jetté.Les funérailles auront lieu samedi, le 16 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, à 8 h.40, pour se rendre à la Cathédrale, où le service sera célébré à 9 h.Et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.farents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 168 «st, St*-Catli«rin« Livraison partout dlrect»-ment de notre serre-chaude.PU 1786-1717 10% d'escomptt oux communautés religieuses.Ecoute?le jeudi C.H.L.P.12 h.25 fondation, alors même que les directeurs ignoraient qu'ils faisaient de la coopération.” Me René Paré a félicite publi-quement M.Hector Ménard, gérant général, oui a été décore récemment de l’Ordre du mente coopératif au 4e degré, et M.Jean-Jacques Tremblay, secrétaire général, qui occupe le poste de président de IT nion des mutuelles-vie françaises d’Amérique.Me Paré a été remereie par Te notaire J.-E.Guillet.de Montréal., M.Gaston Ringuet.maire de Drummondville et vice-président des mutuelles-vie, a aussi félicité l’Union Saint-Joseph du Canada du progrès réalisé au cours des dernières années.Il a déclaré que l’Union Saint-Joseph était non seulement une des plus importantes et des plus puissantes sociétés fraternelles de l’Union des mutuelles-vie.mais encore qu’elle était une des mieux reorésentées.Le Dr Rufus Parent, président général de l’Union Saint-Josenh du Canada, a prononcé le discours d’ouverture."Si la vie interne de notre société est florissante.cela explique en grande partie nos relations extérieures”.de dire le Dr Parent.11 énuméra ensuite plusieurs organismes wec lesquels l’Union Saint-Joseph avait fait des pas de géant depuis 1939 et qu’elle espérait marcher constamment i sur la route^h^ progrès.Un bureau chinois de douane à Hong-Kong (B.I.G.C.).— Un pacte anti-: contrebande sino-britannique a été signé à Hong-Kong.Chang Fu-yun, directeur général des douanes maritimes chinoises, signa au nom du gouvernement chinois tandis que le gouvernement de Hong-Kong était représenté par D.M.Mac-DougalJ, secrétaire de la colonie.La charte exposant la ligne de démarcation, spécifiant l’étendue dans les eaux de Hong-Kong où les douanes chinoises peuvent opérer, est sujette à confirmation par l’échange de notes entre le ministère des Affaires étrangères de Chine et l’ambassade britannique à Nanking.Elle deviendra une clause de l’accord original qui fut signé à Nanking le 13 janvier de cette année entre le Dr Wang Shih-chieh et l’ambassadeur britannique sir Ralph Stevenson.Le plein pouvoir du pacte permettra aux croiseurs de la douane chinoise d’opérer dans la Baie Profonde et permettra aussi l’établissement de postes d’inspection de douane à l’intérieur meme de Hong-Kong.Les représentants des douanes chinoises pourront aborder des vaisseaux pour la vérification des manifestes mais ne pourront pas fouiller, confisquer, arrêter ou imposer des amendes.-— > - A la Société médicale de Montréal Ce soir à 9 heures, la Société médicale de Montréal tiendra au sanatorium Prévost, 4455 ouest, boul.Gouin, une séance spéciale, sous la présidence du Dr L.-Hen-ri Gariepy.Le conférencier d’honneur a cette assemblée sera le Dr W.T.Liberson, directeur du laboratoire de neuro-physiologie clinique au Hartford Hospital, Connecticut.Il exposera ses recherches personnelles sur la physiologie du système nerveux central dans ses rapports avec les concepts modernes de la psychiatrie.Le conférencier, qui a longtemps travaillé à Paris avec les professeurs Lapique, Laugier et Bourgignon, parlera en français.Tous les médecins de la ville et des environs sont invités à cette séance ^péciale.________ La gare Bonaventure On croit savoir que les pourparlers entre la ville de Montréal et les autorités des chemins de fer nationaux en vue de l’acquisition de l’emplacement occupé par la gare Bonaventure, pour le raccordement de la rue Windsor à la rue Colborne, seront entamés dans quelques jours.L’acquisition de la lisière de terrain requise se ferait par voie d’échange.Un comité spécial formé à l’hôtel de ville étudie depuis quelque temps le projet de la gare Bonaventure.m m 1 v*».I m?¦¦ itrtih’MilairiiyiY!9iLV’,L if : - *, U est plus fréquent de voir des wagons que des locomotives se frapper tête première dans une collision de chemin de fer.Celle-ci, survenue à Beaverton, en Ontario, a été fatale à un employé du train et en a blessé gravement deux autres.(Photo C.P.), Le maire achète une obligation d'épargne Au cours d’une brève cérémonie dans les bureaux de la mairie, hier midi, M.le maire Houde a voulu donner l’exemple à ses concitoyens en signant une formule de souscription à une obligation d’épargne du Canada, au moyen d’une retenue sur le sa-lai-e, A cette occasion, le maire de Montréal a invité le public à profiter de la campagne présentement en cours en faveur des obligations du gouvernement canadien.Il n’y a pas de meilleur placement, a-t-il souligné, ni de meilleur moyen de se soumettre à l’épargne- Cet après-midi, à l’hôtel de ville,- dans la salle des délibérations du conseil, réunion du comité des fonctionnaires municipaux concernant les obligations d’épargne.Le maire Houde y assistera.A l'Institut des secrétaires AU CLUB RICHELIEU L'étude de l’histoire est d’une importance capitale Le chanoine Lionel Groulx affirme que le passé nous explique le présent— L'Institut d'histoire de l'Amérique française — Le "Devoir" publiera le texte intégral de cette causerie la couleur du temps.Troy, Alabama, 15.(A.P.) — Allez donc vous fier à ceux qui vous disent que l’eau est l’élément contraire du feu et sert le plus couramment à l’éteindre?On ne vous avait pas dit qu’elle peut aussi rallumer.C’ext pourtant ce qui est arrivé chez Bill Spivey, à Troy, dans l’Alabama.Partant pour l’après-midi avec sa famille, Bill avait laissé sur la galerie à l'arrière de son logis, trois cruches de verre remplies d’eau.Comme les cruches sont bombées vers leur sommet, cette convexité a servi de lentille pour concentrer les rayons du soleil en un faisceau assez puissant pour enflammer un vieux sac de chiffons laissé auprès des cruches.L’incendie, du sac se communiqua à son tour au bois de la galerie.Faudra-t-il croire, comme les ivrognes, gue l’eau n'a aucune vertu foncière?.* * * Tulsa, Okla., 15.(A.P.) — Delbert Wilson Clemens, de Tulsa, dans l’Oklahoma, a failli se montrer plus fin que le juge, quand il est venu dernièrement acquitter une amende de $16.60 pour faute contre les règlements de la circulation.Comme la loi i.e spécifie pas la manière dont l’amende doit être payée, sinon pour expliquer que c’est en espèces monnayables, Clemens ne s’est pas gêné pour se présenter avec, aux mains, une couples de sacs d’un poids respectable, qui contenait la somme.mais en pièces d’un sou.Ce fut l’occasion d’un nouveau débat judiciaire, pour savoir, cette fois, qui devait compter la somme afin de s'assurer si elle était exacte.Clemens prétendait n’en rien faire, sous prétexte que c’était aux autorités à faire le recomptage el-les-rnêmes puisqu’elles exigaient une amende qui resterait à leur profit.Et le juge Leslie Lisle de maintenir aussi énergiquement I qu’on l’avait nommé magistrat et non pas comptable.Heureusement que quelqu’un se souvint que la banque voisine renfermait un compteur automatique.U3 MEDECINS RE.COMMANDENT NOS ’ BAnDES HinniAiRH — /uçuuJïït 4t A.PHARMACIE MONTREAL Charles Doq dette oroprlètatre M.D.L.Morrell, secrétaire de la Canadian Chamber of Commerce, a été reçu membre de The (’.bartered Institute of Secretaries.hier soir.C’est le vice-président honoraire de la section québécoise de l’institut, le colonel Wilfrid Bovey, qui lui a présenté son diplôme.M.D.S.Thomas, le président de la section, était présent.The Chartered Institute of Secretaries, qui a son quartier général à Londres, a 12,000 membres, dans tous les pays du Commonwealth britannique.-ii^ i — Sentence remise au 21 octobre Ernest Gariépy, 65 ans, et René Charest, 50 ans, sans adresse mentionnée au dossier, ont avoué leur culpabilité, hier, devant le juge Armand Cloutier à l’accusation d’avoir battu et blessé Mlle Alice Vincent, après lui avoir volé sa sacoche contenant une somme de $9.L’attentat a été commis à Longueuil, le 10 septembre dernier.Le juge Cloutier a différé sa sentence au 21 octobre prochain à la demande du procureur de la Couronne.Les deux accusés n’avaient pas obtenu de cautionnement lors de leur comparution.Charest ne possède pas d* dossier judiciaire, mais son compagnon a une feuille de route qui remonte à 1912.11 a même été condamné à l’emprisonnement à vie, le 5 octobre 1920, pour meurtre commis à Michigan.Il avait été relâché le 21 août 1942, après avoir purgé une peine de 22 ans de pénitencier.Gariépy avait ensuite été déporté au Canada.LE DEVOIR “Le Devoir” est imprimé au no 432 est, rue Notre-Dame b Montréal par l’Imprimerie populaire, compagnie à responsabilité limitée, qui «n est l’édltrlee-propriétaire.Directeur-gérant, Gérard Filion.“Le Devoir” est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau of Circulations et de la Canadian Daily Newspaper Association.La Canadian Press est seule autorisée b faire l’emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées b la Canadian Press, b l’Associated Press et aux agences Reuter et Canado-Mondial, ainsi que de toutes les Informations locales que “Le Devoir” publie.Tous droits de reproduction des dépêches particulières au “Devoir” aont également réservés.Abonnement par fa poste : EDITION QUOTIDIENNE Canada (saut Montréal *t la banliaua) Montréal al banliaua Etats-Unis st Empire britannique Union postal* $6.00 >••••••*••••»•••*•••• 9,00 ••••*•••••••••••••••• 8.00 EDITION DU SAMEDI Canada Etats-Unis at Union postal* i.»«.•«••••••••••••* 3,00 Le* abonnements sont payables d'avance par mandat-poste ou par chèque encaissable au pair i Montréal.Autorisé comme matière postale de deuxième classe par le minister* des Postes.Ottawa.Téléphone: BEIair *3361 i Des immigrants Des domestiques, des fourreurs, des ouvriers du textile et des cordonniers seront parmi les 410 immigrants attendus à Montréal dimanche, dans un train du Canadien national venant de Halifax.Ces immigrants, qui débarqueront du General Sturgis aujourd’hui, se rendront dans divers centres industriels du Dominion.Le chanoine Lionel Groulx, historien, a prononcé hier midi, devant les membres du club Richelieu.une causerie dont le texte intégral sera publié par le Devoir dans son numéro spécial sur la littérature, le 30 octobre prochain.On nous permettra toutefois de donner, ci-après, un compte rendu de cette causerie qui a porté sur l’importance des études historiques dans le développement d’une nation et sur l’oeuvre entreprise par l’Institut d’histoire de l’Amérique française.L« passé et le présent Ce serait une erreur, dit le chanoine, çle se figurer l’histoire comme étant retranchée dans le passé par des cloisons étanches; car celui-ci nous révèle le présent et le rend intelligible.Nous sommes faits du passé autant que du présent et, qu’on le veuille ou non, nous sommes la résultante, les aboutissements de l’histoire.L’histoire donne k la vie de l’humanité un sens de continuité; en révélant un peuple à lui-même, il lui indique aussi ses possibilités, ses aptitudes.Voilà pourquoi le chanoine Groulx estime qu’un peuple qui n’aurait pas d’histoire, ou qui ne la saurait pas, en viendrait forcément à se former un passé de légendes, sans quoi il serait le peuple le plus désaxé de la terre.Car l’histoire est un élément indispensable de culture, l’attestation de l’existence d'une nation.< Première* histoires du Canada C'est ainsi que le Canada français, à peine né, possédait son histoire; il y eut celle de Charlevoix, mais son auteur était un étranger; il y eut celle de Labrie, mais elle fut détruite il y a déjà longtemps.De sorte que lord Durham, il y a 110 ans.pouvait écrire à notre sujet et avec quelque exactitude cette phrase d’une terrible dureté; “C’est un peuple sans histoire”.Métier d’historien L« conférencier indique alors que le métier d’historien ressemble, par certains côtés, à celui du technicien de laboratoire; il faut un esprit scientifique pour arracher aux documents leur vérité cachée et pour retracer l’histoire dans le sillage des hommes — un peu comme le géologue reconstitue par fragments le squelette d’un animal préhistorique.Toutefois, jusqu’en 1901 et 1915.tandis que renseignement de l’histoire était relégué chez nous à l’école primaire, nos rares historiens dispersaient leurs travaux ou leur collaboration dans des revues étrangères.Una lacuna comblée Le chanoine Groulx estime que cette lacune a été comblée depuis 1946 par la fondation de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, qui est une institution libre et qui a été limitée à l’Amérique française parce que, indépendamment de la nécessité de se limiter à quelques bornes, le “fait français” en Amérique est un fait majeur, sans lequel l’histoire du Canada devient totalement incompréhensible.Travaux de l’Institut L’Institut groupe, chez nous, tous les historiens de mérite ainsi qu’un nombre imposant d’étrangers qui s’intéressent au fait français en Amérique; ceux-ci viennent de toutes les parties du monde et comptent dans leurs rangs des personnalités connues dont le conférencier cite les noms.Dès sa première année, l’Institut a institué un cours annuel de cinq leçons et confié à des spécialistes.En 1947, le professeur a été le Père Jean Delan-glez, de Chitago, qui a raconté La vie et les voyages de Louis Jolliet.En 1948, M.l’abbé Antoine d'Eschambault a parlé de La Vérendrye.En 1949, révèle le chanoine Groulx, le professeur ne sera nul autre que M.Pierre Gaxotte, qui parlera, croit-on, de la Politique coloniale de la monarchie sous Louis XIV et Louis A’V.L’Institut a fondé aussi Jes "Eludes de l’Institut d’histo'ire de l’Amérique française”; publication d’une série d’ouvrages d’histoire scientifique.Enfin, l’Institut a fondé une revue trimestrielle de 164 pages, qui ne publie que des articles de spécialistes et qui n’en a pas moins atteint, presque sans propagande, plus d’un millier d’abonnés qui se recrutent non seulement au Canada, mais dans tous les coins du monde.Le chanoine Groulx cite alors quelques témoignages d’appréciation envoyés à la revue et il révèle comment celle-ci.après moins de deux ans d’existence, réussit à vivre: grâce à la générosité de quelques amis et au dévouement absolument gratuit de tous les ouvriers de l’oeuvre.En regardant l'avenir Le chanoine Groulx se demande, en terminant, quels cataclysmes l’avenir nous réserve; mais quoi qu’il advienne, dit-il.on peut penser qu’un jour ou l’autre.une humanité qui se sera retrouvée entreprendra de reconstruire les civilisations mortelles et trépassées.“Et alors, on découvrira qu il y eut ici.à une époque que l’on dira lointaine, une Amérique dite française nui eut beau et_ noble visage.Et nous voudrions faire que l’on pût aussi découvrir, vers le nord de ce continent, un petit peuple français nui, dans tous les domaines, sans excepter Thistoire.aurait tenté d’escalader les plus hauts sommets de la culture.” Le conférencier avait été présenté de fort agréable manière par M.Gordon Oliver Rothney; il fut remercié par M.Gerard Gosselin.Le déleuner était présidé par M.Lpclen Belair.-FRANCE-LIVRE- ?ou» offr» tou» le» nouveaux liTre» paru» ain»l qu'un grand choix de livres d’occaelon.1325 est, Ontario - CH.5471 VENTE •» LOCATION.T M.Bergeron est réélu président L'Association des secrétaires municipalités de Pensée du jour BAS D’EXEMPTION Après leur retour i Carphanaüm, les collecteurs du didrachme s’approchèrent de Pierre et lui dirent: “Ton Maître ne paie-t-il oas le didrachme?— Oui, dit-il.— Lorsque Pierre rentra b la maison, Jésus le prévint, disant: Que te semble, Simon,’ les rois de la terre, de qui perçoivent-ils l’impôt ou le cens?de leurs fils ou des étrangers?— Il répondit: Des étrangers.— jésus lui dit: C’est donc que les fils sont exempts?Toutefois pour éviter de scandaliser ces gens-là, va à la mer, jette l’hameçon, prends le premier poisson qui montera, ouvre-lui ta bouche, tu y trouveras un statère.Prends-le et dorme-le leur pour moi et pour toi.” MATT.XVII, 24-27.Grand-Mère, 15 (Spécial au Devoir).— Réunie à Grand-Mère, récemment.l’Association des secrétaires de municipalités de la province de Québec a réélu à la présidence M.Ovila Bergeron, n.p.de Sainte-Geneviève de Ba-tiscan.M.Edgar-O.Hudon a été réélu vice-président et MM.Marc Ver-mette, n.p., et Alfred Naud, directeurs.M.Roméo Perrault a été élu directeur, eu remplacement de M.Mastal Choquette, de Sherbrooke, décédé.Enfin, Me Antonio Beaudoin, c.r., a été réélu secrétaire général.Tous les autres dignitaires ont également été réélus, sauf un directeur, remplacé par M.Lucien Lavigne, n.p.Au cours du congrès, M.Marcel Verniette, notaire, a présenté le rapport annuel général de l’association.Plusieurs conférenciers ont traité d’administration civique.TM Porta» la band» qui conviant à votre atlals*.Nona aven» un »»sorUm»nt complot d» band»» harolairo».bandas médical»», b»» ilasüque».•apports.v»»l»s »n ch»mol» ou «u flanoll» rouqo pour c»ux qui soutirant d» bronchi!».Essaya*» à domirll» ou dans no» salons privés uns hais additionnel».Expert» at expert»» è voir» servie» «lu* tant selon l'ordonnanc* d» votre médecin.IOVH ET Sf'IT I Le 'Pot pourri', du 8 au 11 décembre La Chambre de commerce des jeunes rie Montréal tiendra son grand “Pol Pourri” annuel du 8 au 11 décembre prochain, au bénéfice de ses oeuvres, dont les principales sont les Ëuissonnets et Boscoville.Cette grande fête de charité se tiendra cette année à l’arsenal des Fusiliers Mont-Royal, avenue des Pins.Le 8 décembre, fête de ITmmaculée-Conception, il y aura ouverture officielle pour les invités, les membres des deux Chambres, aînée et cadette, et les journalistes.Les portes seront ouvertes au grand public dès le lendemain.L’organisateur général du “Pot Pourri”, M.Bernard Lafortune, nous a annoncé au cours d’une conférence de presse, hier après-midi, que les kiosques de cette année dépasseront en splendeur tout ce qui s’est vu par les an nées passées.Le succès du “Po! Pourri” ’48 devrait être sam précédent.On espère que les Montréalal* se rendront par inîKieifs à cette grande fête de charité, et que lé* cadeaux vont arriver nombreux d’içi là au local de l’organtsa-tion, au no 3929 rue St-Denis.Tout ce qui sera en montre au “Pot Pourri” aura été donné par des marchands, des industriels et d’autres personnes généreuses.Notre part du tonctionnarisme Les Canadiens français l’au-ronf, déclare Me Ivan Sa-bourin, C.R., leader du parti progressiste-conservateur Dans une causerie qu’il prononçait hier soir sur les ondes de Radio-Canada, Me Ivan Sa-bourin, C.R., leader du parti progressiste - conservateur dans la province de Québec, a déclaré que les Canadiens de langue française auront la part qui leur revient dans le fonctionnarisme fédéral.Me Sabourin a ajouté que les conservateurs, une fois rendus au pouvoir, ne s’en tiendront pas à des promesses ni à des rapports tenus secrets, mais qu’ils prendront les mesures nécessaires pour accroître le nombre des Canadiens français dans les postes de commande et autres, même s’il leur faut, pour cela, amender la loi du service civil.Le leader provincial du parti progressiste - conservateur s’en est pris particulièrement à la politique du régime King-Saint-Laurent, l’accusant d’être centralisatrice, et par conséquent à tendance socialiste et antiprovinciale.Il a souligné que M.George Drew, le nouveau chef national du parti conservateur, s’est toujours montré un ardent défenseur des droits et prérogatives des provinces, et qu’il a promis de garder la même attitude lorsnu’il sera porté au pouvoir à Ottawa.Tel.: AM.1865 ALFRED PAQUETTE ENTREPRENEUR-PEINTRE Attention spéciale aux communauté^ religieuses.4021 Papineau - Montréal Cours de Philosophie André Dagenais, L.Ph.Ex-professeur su Collège Français de Buenos-Aires Pensé* hispano-américaine, Phil, générale, sociologie.5621 Côt»-des-Neiges, appt 2 De 10 h.a.m.à midi.EX.5085 Billets spéciaux à prix léduits EXPOSITION D’HIVER D'OTTAWA du 25 au 29 octobre Aller—à partir du 23 jusqu'au 29 octobre inclusivement.Retour—départ d'Ottawa jus-qu'à minuit le 30 octobre.Départ de Montréal $5.15 $4.50 Premlèrs classe Voiture Ordinaire Taxe en plus Renseignez-vous auprès des hg.du CANADIEN PACIFIQUE NATIONAL CANADIEN jVoiis V!" au Canada BLACK HORSEj Ale, ’''•.foïoSoof1; Voilà ' 1 de ¦ il boivent de BLACK HORSE que jamais auparavant degusiv ^ dernièremertf BRASSERIE DAWNS BLACK HOEis, MONTRÉAL PONOil IN Itl I -UNI DIVISION DI NATIONAL BRIWtRIES LIMITED m 18572388 LESAGE SAINTE ?THEfiESE P.Q.LE DEVOIR MONTREAL, VENDREDI 15 OCTOBRE I94S Çamigofe \ Bunche pense un accord possible Entre Juifs et Arabes en Palestine — L'Etat juif est assez fort pour durer — Le médiateur reproche à Tel-Aviv de ne pas le' tenir au courant de l'enquête sur la mort du comte Bernadotte Paris, 15 (C.P.) — Le médiateur provisoire des Nations Unies en Palestine, Ralph Bunche, a exprimé devant un comité de l’Assemblée générale de l’O.N.U., à Paris, son avis que le temps est venu d’un règlement définitif du problème palestinien et que les deux groupes nationaux aux prises en Terre-Sainte accepteront toute offre raisonnable présentée par l’organisme.Dans son rapport personnel sur l’état des affaires en ce pays, il établit que l’Etat juif d’Israël possède une existence et une force de vie Indiscutables.“Dès ses débuts, le 15 mai, cet Etat a montré qu’il avait été constitué solidement et qu’il est capable de durer.On ne pourrait plus le détruire qu’en réunissant des forces assez grandes pour l’écraser et l’anéantir en peu de temps.” Par ailleurs, le Dr Bunche a dressé une liste des neuf points que l’O.N.U.devrait considérer dans uen tentative de reglement final du problème palestinien.Au sujet de 1® présente trêve entre Juifs et Arabes de Terre-Sainte, la seconde du genre, qui dure depuis le 18 août, Bunche croit qu’elle n’a pu persister que parce qu’aucun des deux groupes aux prises n entend défier ouvertement 10.N.U.et se compromettre ainsi aux yeux du monde., * * * Paris, 15 (A.P.) — Dans son rapport sur la Palestine devant l’O.N.U., le médiateur provisoire des Nations Unies en ce pays, Ralph Bunche, reproche aux autorités d’Israël de n’avoir pas pris de mesures suffisantes pour protéger la vie de son prédécesseur, le comte Folke Bernadotte.Le Dr Bunche se plaint en particulier que, depuis l’assassinat du comte le 17 septembre, le gouvernement de Tel-Aviv ne lui ait fait encore aucun rapport officiel sur le progrès de l’enquête autour de ce meurtre.Avant que Bunche ne commence la lecture de son rapport, la Grande-Bretagne et la France avaient fait adopter par 8 voix à 0, au Conseil de Sécurité, des mesures plus sévères contre les Juifs et les Arabes qui violeront à l’avenir la trêve en Palestine.Après le Dr Bunche, le consul américain à Jérusalem, John Macdonald, a présenté son propre rapport comme chef de la commission consulaire de surveillance de la trêve dans le cas de la Ville Sainte.Il y soutient que le gouverneur juif de la ville, Bernard Joseph, poursuit une campagne systématique de dénigrement contre les autorités de surveillance et contre Bunche lui-même.On veut retarder la Fête du Travail Nos officiels du tourisme suggèrent aussi que les écoles restent fermées un mois supplémentaire __La ville de Québec aurait récolté $25 millions cette année Québec, 15 (D.N.C.) — Au cours d’un forum tenu hier après-midi par Jes délégués au 14e congrès annuel de l’Association des Offices de publicité et de tourisme du Canada, on a suggéré que la fête du travail, qui est commémorée chaque année le premier lundi de septembre soit reportée au troisième lundi de ce même mois afin de prolonger la période touristique au Canada.On a aussi, à la suite dune telle suggestion, proposé que les écoles ferment leurs portes vers le 15 de juin et ne les rouvrent qu’après le troisième lundi de septembre, ce qui accorderait aux élèves des institutions canadiennes un mois de vacances de plus.A ce forum présidé par M.Thomas J.Courteney, directeur du bureau d’information touristique de Nouvelle-Ecosse, on a aussi lancé un appel à tous les chefs d’entreprises afin quils élargissent le cadre des vacances de leurs employés en leur permettant de prendre leur se- maine ou leurs quinze jours de vacances avant le mois de juillet et après le mois d’août; ce qui encore prolongerait la saison touristique canadienne.Appelé à prendre la parole, M.Georges Léveillé, directeur de l’Office provincial du tourisme, a déclaré que la province de Québec offrait un exemple de ce qui peut être accompli dans le domaine touristique.De «on côté, M.Arthur Bergeron, sous-ministre de la voirie, a dit que l’an dernier, au cours de l’hiver, plus de 8,000 milles de chemins ont été entretenus dans la province, encourageant de cette manière le tourisme d’hiver.Un million et quart de touristes seraient passés à Québec au cours de l’année courante, laissant en notre ville un montant d’environ $25,000,000, a révélé hier midi M.Louis Paré, chef de l’Office municipal du tourisme, devant les 300 délégués de l’Association des offices de publicité et de tourisme du Canada, a l’issue du premier lunch du congrès.La délégation terreneuvienne n’a pas droit de négocier Une résolution de la Ligue du gouvernement responsable de Terre-Neuve La Ligue du gouvernement responsable de Terre-Neuve nie à la délégation terreneuvienne à Ottawa tout droit de négocier au nom de la population de l’ile.vu qu’elle n’a été “ni choisie ni élue” par cette population.C’est le sens d’une résolution adoptée le 8 octobre dernier, à une grande assemblée tenue à Saint-Jean.Elle nous a été communiquée par le major Peter Cashing, chef de la Ligue du gouvernement responsable, qui prétend représenter 48 pour cent de la population de Terre-Neuve.Voici le texte complet de la résolution: "Attendu quune délégation Le docteur Monte! à Laval Québec, 15 (C.P.) — Un membre du personnel de l’Université Laval a déclaré aujourd’hui que le Dr Georges Montel, un des quatre Français qui ont échappé à 1a déportation grâce à un ordre en conseil du gouvernement fédéral, doit donner des cours à l’université au cours de l’année.Il a dit que le Dr Montel, aç-cusé de collaboration par le gouvernement français, est au Canada depuis environ deux ans.Le Dr Montel est aussi au service de l’hôpital de Sorel-On croit que les autorités de l’université connaissent les antécédents du Dr Montel.On dit Sue ce dernier aurait été “fonc-onnaire” du gouvernement de Vichy, durant la guerre.Son nom ne figure pas sur la liste officielle des professeurs de La-vaL dont les membres ont été désignés et choisis par le président de la Commission gouvernementale est présentement à Ottawa avec instructions de préparer l’entrée de ce pays dans la confédération canadienne; "Attendu que celte délégation n’a été ni choisie ni élue par le peuple de Terre-Neuve et qu'elle ne peut, en justice, prétendre avoir le droit de représenter notre peuple ni de négocier, en son nom, un accord final d’annexion; "Attendu qu'il a été officiellement déclare par la Commission gouvernementale qu'il ne sera pas permis au peuple de Terre-Neuve d’exprimer, au moyen d’un plébiscite, s’il approuve ou non les conditions définitives de l’annexion de ce pays aü Canada; ."Il est résolu que cette assemblée de citoyens de Terre-Neuve condamne avec énergie les méthodes injustes et malhonnêtes qu’on a employées, et qu’on emploie encore, dans le but de nous priver de nos droits démocratiques inaliénables et de notre existence comme peuple indépendant; "Il est résolu de plus que, parlant au nom de la moitié, environ, de l’électorat de Terre-Neuve, qui partage nos vues, nous nions catégoriquement aux membres de ladite délégation tout droit d’agir pour nous ou en notre nom et de consentir i tout accord dont l’objet final serait l’annexion de Terre-Neuve à la Confédération, avant que tel accord ait été d'abord soumis au peunle par voie de plébiscite."Il est de plus résolu que copies de la présente résolution soient adressées aux gouvernements respectifs de la Grande-Bretagne, du Canada et de Terre-Neuve, ainsi qu’aux membres de ladite délégation et aux journaux".NOUVELLES ECOLES VOLANTES CANADIENNES \ > m ;jmMË Voici l’intérieur d’un des avions type C-47 remodelé que le C.A.B.C.emploiera comme écoles-volanies En plus, en effet, de l'équipage régulier, chaque appareil emportera trois instructeurs et huit élèves-aviateurs qui recevront ainsi leur instruction théorique et pratique sur place et en même temps.On les a pourvus de tableaux supplémentaires de distribution électrique afin de pouvoir entraîner aisément les élèves à l’usage de la radio et du radar.A l’intérieur de cette carlingue étanche au bruit, se trouvent, sur le tableau, les raccordements pour 21 antennes et un système d’intercommunication qui permet à cinq hommes de causer en même temps.(Photo C.P.) Un cri d'espoir Un groupe de citoyens de Baie-Comeau adressait hier un télégramme de félicitations à notre directeur pour son article de samedi dernier sur les Tilles fermées de la côte Nord.On verra par le ton de ce télégramme que la population de cette région aspire ardemment à la libération de la tutelle qui pèse* lourdement sur elle.TEXTE DU TELEGRAMME M.Gérard Filion, Le Devoir, 430 Notre-Dame est, Têt.BE.3361, Montréal.Sincère appréciation pour votre article des camps de concentration modernes.Vous avez été d’une gentillesse extrême.La vérité serait’ encore plus foudroyante.Toute la population cherche à se trouver un exemplaire du Devoir.Votre éditorial ouvre une lueur d’espoir vers la respiration sans contrainte et la destruction des gens qui crucifient sur une croix de bois.Nous vous sommes tous reconnaissants.Un groupe de citoyen».Fronts dégarnis des Américains Ils n'ont’ plus aucune escadrille de combat près du canal de Panama et presque aucune force sérieuse d'attaque en Alaska Washington, 15 (A.P.) — Le corps américain d’aviation vient de révéler que, durant l’hiver prochain, il ne se trouvera aucune unité militaire aérienne régulièrement constituée des Etats-Unis dans la zone du canal de Panama, tandis qu’on ne comptera pour toutes défenses en Alaska que 5 bombardiers lourds et 75 chasseurs.Washington justifie ce dégarnissement de ses fronts possibles de combat dans une nouvelle guerre par la théorie courante qu’il est possible d’expédîer des avions des deux genres sur ces terrains d’opération assez rapidement pour faire face à toute menace.L’Alaska reste le mieux défendu de ces deux territoires, puisque les 5 bombardiers qu’on y envoie sont des B-50, soit une version nettement améliorée du B-29 ou superforteresse volante, A Panama, il ne reste que quelques appareils légers de recon- naissance photographique et météorologique et quelques avions de liaison et de secours.Il s’y trouvait auparavant une puissante force de 75 turbo-réacteurs qui a été expédiée en Allemagne et des transports aériens de troupes maintenant repliés aux Etats-Unis.Les Etats-Unis ont graduellement dispersé leurs anciennes forces aériennes de la zone du canal, depuis que la république de Panama a refusé de renouveler les baux qu’elle avait consentis pour la location de plusieurs dizaines de bases sur son territoire.Cette décision de retrait a trouvé un autre argument dans un rapport remis en février au Congrès de Washington par un groupe de chefs militaires et d’experts atomistes.Ce rapport opinait que le nombre et la grandeur des bases américaines à Panama compterait peu devant une attaque par des armes modernes.Au C.M.T.C.1 r r 'r »•» Hall agira après la convention Au Congrès d«s métiwi «t du travail Victoria, 16 (par John Leblanc, de la C.P.) — Des rumeurs de rébellion eur la question du communisme circulent aujourd’hui au Congrèa de« métiers et du travail.Des observateurs disent que de hauts dignitaires canadiens d’unions internationales du Congrès songent à briser avec, le Congrès s;il ne raidit paa son attitude à l’égard du communisme.Mais le président du Congrès.M.Percy Bengough — qui a été réélu à runanimité hier — a déclaré que c’était une rumeur “ridicule”.C’est, a-t-il dit aux journalistes “tout simplement un espoir da la rue Saint-Jec- ques”.Les dignitaires qui appuient la faction anticommunste de M.Frank Hall sont membres d’unions qui rassemblent de 150,-000 à 175,000 des 400,000 membres du Congrès.On ne sait pas si ces dignitaires prennent part aux réunions dissidentes, dans les chambres d’hôtels.En tout cas, disent les autorités du Congrès, ils ne pourront sortir leurs unions du congrès de leur propre autorité.Le plus qu’ils pourront faire sera de recommander la scission et de l’appuyer de leur prestige.La plupart des informateurs croient qu’il n’y aura pas de scission et que la faction de Hall ne fera que se préparer à bouter dehors le communisme à la prochaine convention du Congrès, l’an prochain, à Calgary.Leur attitude dépendra en dernier ressort de ce qu’il adviendra d’une résolution anticommuniste qui sera présentée à la convention un peu plus tard.Bien qu’elle ait été rédigée avec le maximum de précautions, on croit que la résolution soulèvera une tempête 6 sa présentation.La plus violente tempête, probablement, de cette convention qui s’est déjà montrée pas mal tumultueuse.La minorité gauchiste du Congrès, solidement organisée fera une opposition acharnée.M.Hall, chef au Canada de la Fraternité des employés de bureaux de chemins de fer et de compagnies de navigation, a déclare aujourd’hui que *on groupe ne prendra pas part au débat.“Nous n’agirons qu’après la convention, a-t-il déclaré aux journalistes.Il n’a pas voulu répondre à qui lui demandait si cela voulait dire qu’il tenterait d’établir un Congrès dissident après 1s convention.M.Assclin et le métro Le président du Comité exécutif présentera un rapport dans quelques jours Dane une dizaine de jours, M.J.-O.Asselin, président du Comité exécutif, présentera un rapport de tes conclusions et de ses suggestions au sujet des problèmes de la circulation à Montréal et de la conatruction d’un métro.M.Asselin soumettra son mémoire à ses collègues du Comité exécutif, à la Commission métropolitaine et au premier ministre de la provinca, M.Maurice Duplessis.M.Asselin a étudié les questions de circulation dans les grandes villes européennes, notamment à Londres et à Paris au cours de son voyage; les voies souterraines de transport de ces dernières villes ont particulièrement retenu son attention durant plusieurs jours.Il a obtenu des renseignements de première source et a rapporté une volumineuse documentation.La rédaction de son rapport est avancée; il y mettra la dernière main au cours des prochaines journées.Négociations chez Raton Sherbrooke, 15 (D.N.C.) — Les représentants de la compagnie Paton et de ses employés en grève se sont rencontrés hier après-midi au bureau de la Commission des relations ouvrières à Montréal et une seconde rencontre a été convoquée pour cet après-midi par l’avocat de la compagnie, Me Bart Holtham, de Sherbrooke.La réunion d’hier n’a donné aucun résultat vers le règlement de cette grève qui dure depuis le 16 août pour quelque 40 tisserands et depuis le 1er septembre pour les 500 employés de la Paton.La réunion de cet après-midi mettra en présence les représentants des employés et de la compagnie aux bureaux de la compagnie à Sherbrooke.La compagnie sera représentée par M.Walter Goddard, gérant, M.Paul Lau-zon, directeur du personnel, et Me Bart Holtham.Les employés seront représentés par M.Ronaldo Fortier, président, et M.J.-G.Gervais, secrétaire de l’association, et Bené Gosselin, technicien du textile pour la CT.CC.Au C.C.T.Il menace de les bouler dehors M.Mosher fait une colère contre les électriciens unis — L'union dissidente de Colombie canadienne Toronto, 15 (Par George Ronald, de la C.P.) — M.A.R.Mosher, président du Congrès canadien du travail, a déclaré aux électriciens unis, aujourd’hui, qu’ils seront “beutés dehors” du Congrès s’ils ne changent pas de tactique “au plus m.”.M.Mosher parlait après que l’union des électriciens eut critiqué la procédure de votation du Congrès.C’est le plus direct des trois ultimatums qu’a formulés M.Mosher cette semaine et une réponse à ce qu’a dit hier M.Ross Russell, de Toronto.M.Russell, de l'union des électriciens, avait dit: “On ne nous fera pas sortir du Congrès.Nous y resterons, pour combattre l’anticommunisme et pour obtenir ce que les ouvriers veu- lent.” ____________ M.Mosher a dit du système de votation qu’il était “exactement le même qu’on utilise à la Chambre des communes et aux législatures provinciales, et dans tout parlement démocratique du monde”.Les communistes ont reçu deux coups durs, hier.Malgré leurs oppositions le Congrès: 1) a réaffirmé qu’il donnait son appui à la C.C.F„ “l’arme politique du mouvement ouvrier”.2) a promis son entier appui aux International Woodworkers of America et formulé quelques observations pas du tout bienveillantes à l’égard de la Woodworkers Industrial Union, formée au début du mois par une faction dissidente de la première association.La Woodworkers Industrial Union a été formée le 3 octobre dernier par le district de la Colombie canadienne des International Woodworkers après que le conseil — qui est dit dominé par les communistes — se fut dissocié de l’union internationale.La résolution adoptée par le Congrès dit de l’union qu’elle est “une triste imitation de véritable union ouvrière” et que ceux qui l’ont formée «ont des “traîtres à la cause ouvrière”.Les orateurs favorables aux International Woodworkers se sont contentés de dire qu’il s’a- âissait là d'une querelle 4 propos • communisme.r Les deux Perreault et Cloutier tenus criminellement responsables Un jury de la cour du coroner a rendu un verdict dans ce sens à midi et demi aujourd'hui - La déclaration de Cloutier, lue à l'enquête - Il demande à "prendre le stand" A midi et demi aujourd’hui, les deux Perreault, Douglas et Donald, ainsi que Noël Cloutier ont été tenus criminellement responsables, par un jury du coroner, de la mort des deux agents de police montréalais Nelson Faquin et Paul-Emile Duranleau, tués au cours d’un vol à main armée dans une banque de l’est de la ville, le 23 septembre dernier.Les trois détenus comparaîtront incessamment en cour de police sous une accusation de meurtre.Le verdict a été rendu après quelques minutes de délibérations, des membres du jury, présidé par le coroner Richard L.Duckett.L’enquête s’est tenue en la salle No 2 de la Cour du recorder, mise à la disposition de la Cour du coroner, pour faciliter le déplacement des prisonniers.Plusieurs témoins ont été entendus à l’enquête qui a débuté à 11 h.environ.Le principal témoin, cependant.a été le sergent détective Adoris Boileau, de la sûreté municipale, qui a lu une déclaration non signée de Noël Cloutiçr, appréhendé quelques minutes après le vol du 23 septembre dernier.Dans cette déclaration, Cloutier raconte comment "l'affaire” avait été préparée.Rencontre des trois hommes, dont deux au moins étaient armés.Arrivée à la banque, et arrivée aussi de la police, quelques instants plus tard.Cloutier soutient cependant qu’il n’a pas tiré, mais que le coup est parti tout seul de son revolver.Parmi les autres témoins entendus, on remarque le gérant de la banque, M.Isilode Cadieux, 57 ans, 502 rue St-Just; le Dr Rosario Fontaine, médecin légiste de la province, qui a fait l’autopsie des cadavres des deux agents; Mlle Gilberte Tremblay, i’amie de Douglas Perreault; Pierre Le- Notre survie tient à la coopération Un discours de M.Barbeau à l'Union Saint-Joseph du Canada — Fin du congrès Ottawa (D N.C.) — Un brillant banquet auquel assistaient près de cinq cents convives a marqué, hier soir, la fin de la 17e session du conseil fédéral de l’Union St-Joseph du Canada, Château Laurier.Plusieurs personnalités civiles et religieuses s’étaient jointes aux délégués pour entendre une intéressante causerie donnée par M.Victor Barbeau, professeur, homme de lettres et coopérateur.En souhaitant la bienvenue aux nombreux invités qui avaient envahi la salle de banquet, le Dr R.H.Parent, président général de l’Union St-Jo-seph du Canada, a déclaré que cette 17e session fédérale était la plus belle de toute l’histoire de la société.Avec ses 85 années d’existence, l’Union St-Joeph du Canada est une des plus vieilles mutuelles-vie d’Amérique.Le bureau-chef de la société, sur la rue Dalhousie, est un monument à l’honneur des Canadiens français.Puisque l’argent placé dans l’Union St-Joseph revient en entier aux Canadiens français, d’ajouter M.Parent, il est temps de convertir notre population à la cause afin que la Société puisse atteindre 100,000 et même 200,000 membres.Pour atteindre cet objectif, le Dr Parent a fait appel à l’aide et à l’encouragement de toutes les personnalités présente au banquet.En guise de présentation de l’orateur invité, le Dr Georges-A.Racine, de Québec, a donné une courte biographie de M.Victor Barbeau comme professeur, homme de lettre et coopérateur.Au début de sa causerie, M.Barbeau rappelle la nécessité qu’il y a de parler de coopération même à des coopérateurs et de les entretenir d’une doctrine qu’ils possèdent déjà.Il expli- 3ue: “La foi que nous mettons ans les institutions humaines en est une qui, bien plus que la foi religieuse laquelle est un don gratuit de Dieu, a besoin d’être périodiquement éclairée, renforcée.Il est bien risqué, en effet, de s’endormir sur ses principes.Le temps n’est plus où les traditions, les croyances se transmettaient intactes de génération en génération.Le propre de notre époque est, au contraire, de tout remettre en question”.“En présence du problème qu’on appelle abusivement la lutte pour la vie, quelle est donc la philosophie de la coopération?de dire M.Barbeau.Elle tient toute dans cette parole de saint Paul: Que nous sommes tous membres d’un même corps.Sans doute, et je m’empresse de le préciser, la pensée de l’apôtre des Gentils doit-elle être prise ici dans son acception la plus rigoureuse, à savoir dans son sens religieux.” M.Barbeau donne ensuite la seule ligne de conduite qu’une minorité doit prendre si elle veut triompher de l’incompréhension, de l’injustice et de la persécution.“Le courage individuel ne peut pas à lui seul donner cette victoire.Il faut ia réunion, ia conjugaison de tous les courages.Ainsi l’îiot français de l’Amérique du Nord n’a pas été englouti par la marée montante de l’anglo-saxonisme.Dénués de tous capitaux, de toute influence pqjitique, longtemps même privés d’élèves et de maîtres, il nous a suffi de faire corns autour de notre langue et de notre religion pour triompher.” Après avoir rappelé quelques bienfaits de la coopération, M.Barbeau termine en disant: “A toutes les forme* déguisées du socialisme, nous opposons la fraternité de la coopération.Par elle les faibles bénéficient de l’énergie des forts.Par elle, les meilleurs travaillent au profit de tous.En un mot, au lieu de la lutte pour la vie, la coopération enseigne et pratique l’asao-ciation pour la vie.C’est une sécurité comme aucun gouvernement ne peut nous en aaeorcr en -r* nous laissant notre dignité et notre responsabilité d’homme libre.” Au cours d’une assemblée qui a précédé le banquet, les délégués ont élu les membres du bureau de direction qui gouverneront les destinées de l’Union St-Joseph du Canada jusqu’à la prochaine session fédérale.Ce sont: président, le Dr R.-H.Parent, d’Ottawa; 1er vice-président, le Dr Geo.-A.Racine, de Québec; 2e vice-président, le notaire J -E.Guillet, de Montréal; médecin général, le Dr Damien St-Pierre, d’Ottawa; les directeurs, MM.Ovila Duquette, de Hull; G.-A.Desjardins, d’Ottawa; le notaire J.-A.Fortin, de St-Josepb d’Alma; le notaire T.-L.Gauthier, de Drummondville; Octave Gabou-ry, de Joliette; Jos.Trépanier, de Québec; vérificateur, Lucien Massé, de Hull, M.Bracken se prépare à la retraite Le chef de l’Oppoiifion au fédéral quittera son poste dès que M.Drew aura trouvé un siège Ottawa, 15 (C.P.) — M .John Bracken, qui a démissionné il y a quelques semaines comme chef national du parti progressiste-conservateur, se prépare à abandonner son poste de chef de l’opposition au Parlement fédéral.M.Bracken travaille toujours dans les bureaux du chef de l’opposition, mais on croit qu’il quittera son poste dès que M.George Drew, le nouveau chef national du parti, sera élu aux Communes.Comme député du comté de Neepawa, au Manitoba.M.Bracken partagera probablement les bureaux d’un autre député de son parti.L’ancien chef, qui a démissionné pour cause de santé, a déjà quitté son appartement à Ottawa.Il vivra désormais sur sa ferme à Manotick, Ont., à quelque 40 milles à l’extérieur de la ville.Il possède un troupeau de quelque 30 à 40 vaches Jersey, et il fait l’élevage des chevaux de race.Il a aussi un personnel nombreux.Quant afcx quartier généraux du parti, connus depuis 1943 sous le nom de “Bracken House”, ils seront probablement “rebaptisés”, mais ils portent actuellement le nom de “141 ouest, avenue Laurier”.On ne sait pas encore quand M.Drew assumera les fonctions de che f de l’opposition, mais il j a déclaré lui-même qu’il cher-1 chera à «e faire élire avant la prochaine session du Parlement.w i ^ - Réunion des gouverneurs de Radio-Canada Ottawa, 15 (C.P.) — Les gou: verneurs de Radio-Canada, qui «e réuniront ici les 27, 28 et 29 octobre prochain, entendront six demandes pour l’établissement de postes de télévision.Les séances des deux derniers jours seront publiques.Quatre de ces demandes viennent de Toronto.Al Leary, bien connu dans les cercles radiophoniques de Toronto est l’un des applicants.Les autres sont CKEY, Toronto; CFRB, Toronto; Famous Players Canadian Corporation, 4 Toronto; CFCF, à Montréal, et CKAC, Montréal.En plus de ces demandes pour les postes de télévision, le bureau de» gouverneurs recevra aussi les demandes d’établissement de postes radiophoniques ordinaires et trois demandes pour des émissions en fréquence modulé*., febvre, un jeune homme de 18 ans, Alexandre Lapointe, 47 ans, 18G2 rue Orner; et Guy Marion, 19 ans, rue St-Just, ces derniers, témoins du drame.Us ont déclaré qu’ils avaient vu deux des individus entrer dans la banque, tirer du revolver vers les policiers.Le Dr Fontaine a révélé dans son rapport que l'agent Nelson Faquin avait été atteint de cinq balles, dont l’une était entrée dans la région lombaire, par l'arrière, et avait traversé la poitrine.Par trajectoire de la balle, le témoin soutient que le coup a été tiré de bas en haut, et que le tireur était debout, tandis que la victime était couchée par terre, ja face contre terre.L'agent Duranleau a été atteint de trois balles, dont la dernière a ‘coupé l’aorte, causant une hémorragie foudroyante, qui a entraîné la mort.Me John Bmnbray ,c.r., occupe pour la Couronne, tandis que Mc Alexandre Chevalier, c.r., représente Douglas Perreault, et Me Philippe Panneton, représente Noël Cloutier.Donald ne semble pas avoir d’avocat, et tout le long de l'enquête il a pris des notes.Les trois accusés avaient les menottes et étaient liés aux bras de policiers.Douglas et Donald Perreault étaient debout dans la boite des accusés, tandis que Noël Cloutier était de l’autre côté de la salle d’audience.Signalons aussi que dans sa déclaration donnée librement aux détectives municipaux, Cloutier demande à plusieurs reprises de servir comme témoin de la couronne, 11 veut prendre le “sand” comme il dit.Vêtu d’un complet ’brun, la barbe rase faite, Cloutier paraissait nonchalant et mâchait de la gomme.Douglas Perreault paraissait plus nerveux.Accoudé sur le bord de la boite des accusés, il a montré son impafuln-ce à plusieurs reprises, tandis que Donald Perreault, vêtu d’un complet gris, portant de grosses lunettes en corne, se tenait droit et prenait des notes.* * Ÿ Me John Bumbray a annoncé aujourd’hui qu’il avait reçu du procureur général de la province de Québec les “preferred indictments” qui permettront ainsi de faire subir aux deux Perrault et à Cloutier leur procès immédiatement en Cour du banc du roi, sans passer par les procédure habituelles de l'enquête préliminaire et de l’examen volontaire.Le procès s’instruira donc aux assises de novembre.REPARATIONS une girantle «’un an avec réparattoni de prtcliton.'nipectlon gratuite chaque moi: INITIALES GRAVEES SERVICE 24 HEURES Ouvert 9 a.m.à minuit Briquet Ici avant 9 p.m.prêt le matin suivant LIGHTER KING REG'D 318 Ste-Catherlne O., MA.0*38 Notre Service SPECIAL PENDANT QUE VOUS ATTENDEZ Un nouveau ressort de tête rempleeé 25
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