Le devoir, 19 octobre 1948, mardi 19 octobre 1948
“Vou* *v*r un* doubt* mission: premièrement, la mission de conserver intact votre héritage religieux et national; deuxièmement, la mission de répandre cet héritage, l’ajoute que c’est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre.” See Exc.Mgr IMebrande AntonlutH, délégué apostolique au Canada et à Terre-Neuve.VOLUME XXXIX — No 245 Directeur i Gérard FDLlOIt La pire anomalie des grandes villes L ne société de New-York qui se dévoue à l'embellissement de cette métropole—la Park Association — vient de lancer, à l’occasion du jubilé municipal, un mouvement qui pourrait* être avantageusement imité chez nous.New-York ne manque pas de parcs, de jardins botaniques, de boulevards ombragés; mais depuis dix ans, comme les dépenses municipales ont grandement augmenté, le budget des parcs est devenu insuffisant, et les jardins publics ont besoin d’être restaurés.Pour faire face à cette dépense, et en même temps afin d’augmenter l’intérêt de la population pour ses jardins, l’on a décidé de recourir à une souscription populaire.Les groupements et les citoyens sont invités à payer des arbustes ou des arbres ; le coût varie, selon les plants, de $2.50 à $18; quelques essences spéciales coûtent plus cher et vont jusqu’à $80.Chacun pourra, s’il le désire, faire installer une étiquette métallique indiquant son nom ou encore le nom d’un parent ou d’un ami que le donateur veut honorer.Les organisateurs de cette campagne visent, entre autres objectifs, l’éducation du public en lui donnant le goût de la beauté, en créant une émulation entre les quartiers et les zones de la grande métropole ; ils veulent inculquer aux enfants la notion que les arbres et les pelouses sont utiles, qu’il faut les conserver et s’abstenir de tout ce qui pourrait les endommager; qu’ils coûtent de l’argent.• Là beauté sous toutes ses formes est un facteur de progrès, de civilisation; elle aide à l’élévation intellectuelle et morale, à l’assouplissement des relations sociales ; la beauté constatée quotidiennement dans la création élève l’âme vers le Créateur.C’est peut-être parce que les villes modernes ont trop sacrifié cet aspect de la vie, en faveur d’une efficience toute matérielle, que les milieux urbains sont, par certains côtés, si durs et inhumains.Le problème ne concerne pas seulement ceux qui se préoccupent du bien commun, qui ont du sens social.Il atteint aussi et devrait n’ éresser même ceux dont les préoccupations < étiques ne dépassent pas le cadre artifi-( '?.! (le leur logement urbain, et le confort p s:.ue qu’on y peut trouver.Car les villes i *î r'tes pratiquement à l’état de déserts, du I' t de vue des végétaux, ont permis des c.iences concluantes sur le rôle stricte- i-.r.utilitaire de l’embellissement végétal.Msi l’on a constaté que la pelouse absor-L-' "'us de chaleur que n’importe quelle autre : •.!'! ace, à cause de l’humidité que dégage ce t "is vivant.Dans une ville du sud des Etats-l nis, au mois d’août, le thermomètre a enregistré, au-dessus d’un pavage d’asphalte, une température de 124.7° F.Or, à trente pieds de là, au même moment, au-dessus d’un gazon ombragé, la température n’était que de 98°, donc une différence appréciable de 27°.• Le gazon repose les yeux en supprimant presque complètement les reflets du soleil; il ne produit presque pas de poussière, et il peut absorber et retenir une forte proportion de la poussière qui circule dans l’air; de plus, facteur éminemment utile dans unq ville, il absorbe beaucoup de bruit.Les arbres rendent des services analogues.Ils tamisent la lumière solaire et donnent de l’humidité quand l’air est trop sec.Les arbres et les arbustes assurent plus d’intimité pendant la saison où l’on passe une bonne partie du temps hors de la maison; ils forment un écran derrière lequel on est plus chez soi.Et s’ils produisent de l’ombre et de la fraîcheur en été, leurs branches dénudées en hiver laissent passer vers les fenêtres tout le soleil dont on ne veut alors rien perdre.Ils constituent’eux aussi de bons isolants contre le bruit.Enfin, dans les endroits exposés, des haies de certaines essences peuvent réduire de moitié la vitesse du vent d’hiver, et diminuer sensiblement la dépense de combustible.Un autre aspect bien important pour les citadins, c’est le passe-temps que représente l’entretien de la pelouse, de la haie, des bordures de fleur; travail reposant, au grand air, et qu’on peut graduer à son goût.Tous ces avantages ne sont guère à la portée de l’immense majorité des habitants de la ville; mais ils jouent un rôle appréciable dans la sérénité et la paix relatives que procurent les quartiers de banlieue.Cette valeur utilitaire des végétaux d’ornementation dans la vie de l’homme fait mieux comprendre l’absurdité de la plupart des logements urbains, ainsi que le dommage physique et psychologique que subit à son insu l’immense population soumise à ces conditions artificielles.Il faut refaire l’éducation du citadin sous ce rapport, comme celle d’un malade qui a perdu le goût d’un aliment dont l’absence est une cause d’anémie, Il ne faut pas exagérer l’importance du milieu sur l’homme.Mais ce n’est pas tomber dans le déterminisme que de constater la détérioration rapide des générations urbaines, du point de vue de la santé physique, nonobstant les progrès de la médecine; même du point de vue intellectuel, car en dépit d’une instruction élémentaire plus répandue, la masse n’avance pas vers la culture, si l’on en juge par ses récréations.La situation ne semble guère plus brillante du côté moral et religieux.Si l’ouvrier urbain est devenu un être anonyme dans la “masse”, si son sens national décline chez nous et ailleurs, c’est d’abord évidemment à cause du régime de travail auquel il est soumis.Mais le cadre de la vie familiale contribue aussi à ce déracinement.L’homme n’est pas fait pour vivre dans un milieu exclusivement minéral ou synthétique; son activité normale doit avoir, dans une certaine mesure, un cadre végétal vivant, dont il reçoit peut-être beaucoup plus d’avantages que ne le soupçonne encore la science.Problème d’autant plus Important que la ville héberge maintenant plus de la moitié de la population dans notre civilisation moderne.Avec la rapidité des transports, il sera possible d’étendre les villes", ou du moins les zones urbaines résidentielles, afin que la majorité des citadins possèdent une pelouse et quelques fleurs.En attendant, et_ afin de corriger un peu une situation qui ne changera pas du jour au lendemain, il faut multiplier les parcs, qu’on a si justement appelés les poumons de la ville ; planter des arbres et des arbustes partout où la chose est possible, notamment le long des grandes voies nouvelles.Et dans cette perspective, l’on ne peut pas surestimer les avantages qu’apporterait à toute la collectivité montréalaise la démolition de nos zones de taudis ; c’est le plus urgent de nos problèmes municipaux.Pou! SAURIOL BLOCS- LU.C.C.L’U.C.C.tient actuellement à Québec son vingt-quatrième congrès annuel.Les séances dureront deux jours.Elles ont été précédées, hier, de réunions du conseil général, qui les préparaient.Nos lecteurs connaissent, dans les grandes lignes au moins, l'oeuvre de l’U.C.C.Celle-ci couvre actuellement toute la province.Les anciens sont particulièrement familiers avec cette oeuvre; car c’est l’une des fiertés du Devoir d’avoir, dès le début, prêté à l’entreprise un cordial et.nous l'espérons, un efficace concours.C’est dans les colonnes de noire journal qu’elle a fait sa première publicité régulière.Il fut meme un temps où son secrétariat, fort modeste alors, logeait dans un coin de notre non moins modeste salle de rédaction.L’U.C.C.a depuis fait son chemin ! Sur la route du succès L’association, comme l’on sait, est née d’un grand congrès, tenu à Québec même, les 1er et 2 octobre 1924.C’était le temps où une volonté d’action, de collaboration, s'accusait avec une particulière vivacité dans le monde agricole canadien.Ce sentiment, dans certaines provinces, s'affirma avec éclat sur le terrain proprement politique.Chez nous, il y eut quelque chose de ce flenre, mais sans grand résultat du point de vue électoral.Ce ne fut peut-être pas un mal.On pouvait craindre que le congrès de Québec, convoqué par un comité spécial, et qui eut un grand succès, n’eùt pas de lendemain.On comprend qu’il ait inquiété*beaucoup de gens, particulièrement dans les milieux politiques.NOTES C’était le temps où un ministre en vue nous disait: “Les hommes politiques redoutent tous les mouvements indépendants”.Mais les choses, en définitive, tournèrent pour le mieux.L’U.C.C.fut fondée; elle a vécu.Ni les contradictions, ni les difficultés ne lui furent épar-gnées.Mais grâce à l’énergie, au de-vouement de ses initiateurs, elle a surmonté les unes et les autres.Elle est aujourd’hui sur la grande route du succès.Boule de neige On pourrait presque dire que son oeuvre a fait boule de neige.Il suffit, pour s’en convaincre, même si l’on n’en a pas suivi de près les détails, de jeter un coup d’oeil sur le programme du congrès actuel.On y voit d’abord que l’association compte aujourd’hui un grand nombre de cercles, groupés en fédérations régionales, et qui impriment partout à la vie agricole un salutaire élan.Ce n’est pas tout: autour de l’U.C.C.proprement dite, et sous son impulsion, sont nées des oeuvres comme la Mutuelle-Vie de l’U.C.C., comme la Société mutuelle d'assurances générales de l’U.C.C., comme l’Union catholique des Fermières, qui tiendra, à Québec aussi, demain, mercredi, son quatrième congrès annuel.La société mère a elle-même étendu son action au domaine de la forêt, où tant des nôtres donnent une partie de leur temps.Elle n’a pas été étrangère, non plus, croyons-nous, à la naissance de l’Ünion des Cultivateurs franco-ontariens.Elle dispose présentement d’un hebdomadaire de vingt-quatre pages, dont 1« tirage est l’un des plus considérables de la province.Elle tcavylTIe en collaboration avec des VtKitutioni comme la Coopérative fédérée de Québec, les Caisses populaires, etc.U y a là des forces dont l’action actuelle est déjà fort importante, dont les possibilités apparaissent de plus en plus consi- Nous offrons à l’U.C.C., avec nos félicitations pour les succès déjà obtenus, nos meilleurs voeux pour l’avenir.Un quart de siècle tout près de collaboration plus ou moins intime, de fraternelle sympathie, atteste la sincérité des uns et des autres.A Lachine Lachine vient d’inaugurer sa grande semaine d’éducation.Ce sera l’occasion de toute une série de manifestations qui mettront en relief l’importance de l’oeuvre éducative, qui devront susciter en sa faveur, dans tous les milieux, un mouvement de profonde et efficace sympathie.L’entreprise qui, heureusement, n’est pas tout à fait neuve, ni particulière à Lachine, est singulièrement louable.On ne saurait en effet trop populariser l’idée qui l’inspire.Ou aura tout vu Au cours du procès intenté au maréchal Graziani, l’un des plus hauts officiers de l’armée italienne, le célèbre accusé a raconté une histoire qui, de prime abord, paraissait bien invraisemblable, mais dont il n’y'a pas lieu de douter: c’est que, lors d’une grande visite faite à Rome par Hitler, avant la Guerre, Mussolini, qui désirait impressionner le dictateur allemand et lui donner une vive idée de la force militaire italienne, fit tout simplement défiler dans les rues de la ville des canons.de bois.Ceux-ci, cela va de sol, avaient été soigneusement et habilement camouflés.On aura tout vu.En effet M.Gordon O.Rothnay, professeur d'histoire au Sir George Wil- MONTREAL, MARDI.19 OCTOBRE 1948 FAIS CE QUE DOIS t.Pierre g'Alcantara, confesseur.' - I Beau et occasionnellement nuageux Minimum .28 Maximum .48 Cinq sous le numéro Le Conseil de Sécurité ordonne de cesser le feu en Palestine LETTRE ^OTTAWA C'est la C.C.F.e' 'es conservateurs qui s'empare de l'affaire des réfugiés La bureaucratie combat la politique du gouvernement avec l'appui de la presse anglaise Ottawa, 19 — En l’absence du premier ministre, M.Mackenzie King, et de son successeur désigné, M.Saint-Laurent, il ne se passe pas grand-chose dans les cercles politiques d’Ottawa.L’affaire des réfugiés politiques français admis par arrêté ministériel est seule venue rompre le calme qui régnait depuis quelques jours.Cette affaire n’a pas encore pris une tournure politique partisane.Normalement, les conservateurs se seraient précipités sur un incident aussi susceptible de remuer le sentiment impérialiste et raciste anglais et ils l’auraient exploité consciencieusement.Par le récent congrès et la décision prise de reconquérir le Québec, la campagne était nettement contre-indiquée.M.Drew a donc observé le silence le plus prudent et tous les conservateurs ont suivi son exemple.Si l’affaire s’était ébruitée pendant la session, il se serait probablement trouvé des députés libéraux pour critiquer la décision du cabinet, mais les libéraux ont aussi des raisons pour éviter de mécontenter le Québec et ils ont eux aussi observé jusqu’ici un silence prudent.Les fonctionnaires francophobes qui se trouvent à l’immigration et ailleurs n’ont donc pas trouvé leurs appuis habituels pour combattre la nouvelle politique que M.Saint-Laurent a fait adopter pour mettre les immigrants français sur le même pied que les immigrants britanniques.Ils se sont rabattus sur la presse anglo-canadienne qui ne leur a pas refusé son concours.Les hauts fonctionnaires ont fourni les renseignements confidentiels et les journalistes les ont exploités à fond.On assiste actuellement à un grand branlebas parmi les correspondants parlementaires de langue anglaise.Voilà qui souligne une fois de plus l’importance du haut fonctionnarisme — le quatrième pouvoir — et l’importance pour nous de nous y assurer une représentation suffisante.Les hauts fonctionnaires possèdent leurs propres moyens d’action et ils finissent souvent par imposer leur propre politique au gouvernement à force de Patience, de ténacité et d’habileté.La campagne de presse actuelle contre les réfugiés français, alimentée par des révélations que l’on nous avoue provenir des départements de l’immigration, du ministère du travail ou de la police fédérale, constitue une véritable rébellion de la bureaucratie contre la politique du gouvernement qu’elle est chargée d’appliquer.Les hauts fonctionnaires en appellent ni plus ni moins de la décision du gouvernement à l’opinion publique.Jusqu’ici les seuls alliés politiques que la bureaucratie ait trouvés sont les socialistes.Le secrétaire général du parti, M.David Lewis, et le whip à la f.hambre des communes, M.Stanley Knowles, député de Winni-peg-Nord-Centre, ont émis un communiqué pour annoncer que la C.C.F.soulèverait la question de l’admission des réfugiés français et qu’elle ferait la lumière sur toute l’affaire.Dans cette déclaration comme dans les informations de presse inspirées par les hauts fonctionnaires, il n est pas question du principe de l’égalité entre immigrants français et britanniques, mais seulement des collaborateurs français à écarter.Une déclaration attribuée par les journalistes à un officier de la police fédérale montre bien cependant les véritables motifs qui inspirent toute cette campa- te qui ne vise qu’à bloquer toute migration française: il a dit sans ambage que l’on s’exposait, en ouvrant la porte aux immigrants français, à laisser entrer des gens d’extrême-gauche “ou d’extrême-droite”.La CCF n’a rien à perdre dans le Québec.Aussi accepte-t-elle sans hésitation le rôle que tenait traditionnellement le parti conservateur depuis/ nombre d’années.Par solidarité avec les socialistes anglais, par dépit contre le Québec qui demeure sourd à leurs appels, les socialistes canadiens pourraient bien devenir à la fois francophobes et impérialistes.Pierre VIGEANT Débat oratoire entre le médiateur de TON U et le représentant d’Israël Des trains*express, au lieu d’un métro Une suggestion du conseiller J.E.Lyoll Paris, 19.(C.P.) — Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a unanimement ordonné, aujourd’hui, la cessation immédiate et effective des hostilités aux Juifs et aux Arabes qui combattent actuellement dans les territoires désertiques du sud de la Palestine.Cette mesure a été prise à la suite du rapport du médiateur des Nations Unies, le Dr Ralph Bunche, concernant les combats entre les troupes d’Israël et les soldats égyptiens.C’est la Syrie qui a proposé cette résolution.Bien que la Russie et l’Ukraine se soient d’abord objectées à différents points de la résolution, les deux pays ont finalement voté pour qu’on cesse le feu immédiatement.Le Conseil a en outre décidé, sur une proposition sino-britan-nique, de demander le plus tôt possible au gouvernement israé-lite où en sont les recherches devant conduire à l’arrestation des assassins du comte Bernadot-te.Le Conseil s’est ensuite retiré en vue de la préparation de la sé>ance de cet après-midi, qui portera sur la crise de Berlin.On annonce par ailleurs que le gouvernement d’Israël a reproché au Conseil de sécurité d’être “inadéquatement renseigné” sur les combats qui se déroulent en Palestine entre les troupes juives et égyptiennes.Le médiateur des Nations Unies, M.Bunche, a déclaré que le gouvernement d’Israël avait sans cesse fait mille difficultés aux observateurs de l’O.N.U, A ce sujet, le représentant d’Israël à '’Assemblée, M.Aubrey S.Eban, a déclaré que le rapport du médiateur devrait mentionner une double violation de la trêve par les troupes égyptiennes.Selon M.Eban, les troupes égyptiennes auraient fait passer des convois de troupes et de ravitaillement dans le désert de Negev, dont la possession est grandement discutée.M.Eban a poursuivi que son gouvernement était tout à fait renseigné sur les questions politiques soulevées par cette affaire.Il a ajouté que ce désert avait été désigné comme territoire juif par le premier plan de partage des Nations Unies mais que le premier médiateur, le eomte Bernadotte, avait recommandé que ce territoire soit assigné aux Arabes.De plus, M.Bunche, le médiateur actuel, a ajouté que l’Egypte avait accepté le “cessez le feu” proposé par lui et avait en outre fait connaître son désir de poursuivre les négociations relatives au désert de Negev au Caire ou à Tel-Aviv.Il a en outre précisé que le gouvernement d’Israël avait refusé de se plier au contrôle des Nations Unies sur le ravitaillement aérien des établissements se trouvant dans le désert de Negev.M.Eban a rétorqué que les troupes égyptiennes se massaient dans le sud de la Palestine dans le but évident de couper les troupes juives des établissements dudit désert, toutefois, a-t-il ajouté, “le gouvernement d’Israël n’a jamais refusé quelque proposition que ce soit, émise par les Nations Unies.” Enfin le médiateur de l’U.N.U.a fait remarquer dans son rapport que les combats ayant lieu actuellement dans le désert de Negev avaient pris une telle ampleur qu'il ne pouvait s’agir de combat d’embuscades ou de représailles comme le prétend le représentant d’Israël.C’est finalement à la suite de ce débat que la Syrie a proposé une résolution ordonnant un “cessez le feu” immédiat et effectif.Le Canada el tous les autres pays ont appuyé la résolution.AU ^ON SEIL DE SEC URJTE Les Russes vont-ils changer d’attitude?On s'attend à un adoucissement de leur politique sur le problème de Berlin — Une importante séance est en cours — Les Soviets se montrent plus sévères dans la capitale allemande Paris, 19 (A.P.) — On rapporte de sources argentines que la Russie, ccl après-midi, pourrait bien changer son fusil d’épaule lorsque Ton discutera du problème de Berlin au Conseil de sécurité.Les Argentins laissent entendre que la position prise par les Soviets deviendrait moins rigoureuse, malgré le fait que la délégation soviétique serait toujours aussi ferme dans sa détermination de ne pas discuter du cas de Berlin devant le Conseil; on *ait que les Busses prétendent que celui-ci n’a pas juridiction en la matière.Il est possible, toutefois, que le délégué soviétique, Andrei Vishinsky, réponde par écrit aux questions que les six Etais “neutres”, y compris le Canada, ont posées sur le sujet.De nouveau, hier.M.Juan A.Bramuglia, qui préside pour le moment le Conseil de sécurité, a vu M.Vishinsky et l’on précise que les rapports relatifs à un changement de l’attitude soviétique sont venus après cette entrevue.Un peu plus tard, M.Bra-muglia a eu des conférences avec les autres Etats neutres et avec les trois'puissaners de l’ouest.En attendant, l’Angleterr:, la France et les Etats-Unis ont con- Exportations anglaises à 160 pour cent de 1938 Londres (B.Ï.R.U.) — M.Ha-rold Wilson, ministre du Commerce.a déclaré récemment que d’ici la fin de l’année, les exportations anglaises auront atteint un accroissement de IfiO p.100.par rapport à leur volume de l’année 1938.venu de ne présenter qu’une réponse commune aux questions des neutres; ceux-ci avaient demandé aux Quatre Grands de dresser la liste des restrictions imposées par les Soviets sur le transport vers Berlin, de spécifier comment ces restrictions ont été appliquées et quel aspect elles présentent actuellement, d’expliquer pour quelles raisons l’accord que l’on avait conclu en principe à Moscou n a Jamais été respecté.En ce moment, la séance d’après-midi, à Paris, est déjà commencée; on apprend que sir Alexander Cadogan, délégué britannique parlant au nom des (rois grandes puissances de l’ouest, vient de lancer une violente attaque ontre la Russie; il déclare que toute tentative de règlement des problèmes allemands sera vouée à la faillite si l’on ne trouve pas une solution, d’abord, à la question de Berlin.Le délégué des trois puissances précise que celles-ci ne peuvent déjà plus tabler sur l’accord du 30 août avec Staline pour discuter du nroblème.M.Vishinsky, que l’on disait souffrant, occupe sa place, néanmoins, au conseil de sécurité.Pendant ce temps-là, les dépêches en provenance de Berlin signalent que les Russes, dans une manoeuvre pour resserrer leur blocus de Berlin, viennent de décréter que tout trafic automobile doit maintenant, pour entrer dans cette ville, passer par la zone soviétique d’occupation.C’est-à-dire que les véhicules doivent faire le tour de Berlin et ne pénétrer dans celle-ci que par le côté est, où ils sont soumis aux fouilles de la police russe.L'ACTUALITE Tu r auras voulu, Georges Dandin! Aa lieu d’un chemin de fer souterrain qui coûterait $100 millions, le conseiller municipal J.-E.Lyall suggère plutôt l’établissement d’un réseau de trains-express autour de Montréal.Le projet serait d’autant plus réalisable, explique M.Lyall, que la métropole est déjà encerclée de voies de chemins de fer.On pourrait utiliser les voies ferrées reliant le» gares Windsor et Viger à la gare Jean Talon.voies sur lesquelles on ferait circuler des convois rapides; on disposerait ainsi d’un système de transport en com- liams College, vient, dans une lettre à M.le chanoine Groulx, dont il est le collaborateur à la Revue d'Histoire de l’Amérique française, de faire une suggestion fort intéressante et qui, ce nous semble, appelle un immédiat écho.Je me demande, dit en somme ce jeune Canadien de langue anglaise, si vous avez songé à lanrer un mouvement pour l’érection d’un mémorial, qui marquerait l’endroit, Place Youville, où se tenaient les sessions de l’ancien Parlement du Canada.Il y aura cent ans, le printemps prochain exactement, depuis que le discours du trône fut pour la première fols lu en français par lord FAgin, que fui adopté le projet de loi compensant les victimes de la Rébellion et que l'immeuble fut brûlé par la “tory mob”.En d’autres termes, il y aara tout juste cent ans que Montréal cessa d’ètre capitale du Canada.Rien, autant que je puisse le voir, ne marque rendrait où se déroutèrent ces événements historiques.Ce pourrait être une bonne occasion de les commémorer de quelque façon publique.En affet.O.M.mun peu coûteux qui desservirait le centre de la ville ainsi que les quartiers des parties est, ouest et nord.Ces convois rapides pourraient arrêter à quelques points déterminés, en cours de route, précise M.Lyall; à ces points d’arrêt, des circuits d’autobus feraient le service des environs.Le tarif serait probablement de cinq cents à bord des trains-express.alors que, de l’avis du conseiller, on ne doit pas s'attendre à payer moins de quinze cents dans les voitures du métro.M.Lyall a l’intention de soumettre Son projet aux autorités municipales.Il croit aussi que l’on devrait consulter le public montréalais au moyen d’une vaste enquête, afin d’en obtenir des suggestions au sujet du transport en^commun.La "Beauharnois" ne pourra aider l'Ontario Toronto, 19 (C.P.) — L’expansion de l’usine d’énergie électrique de la Reauharnois Power sur le Saint-Laurent sera mise en opération beaucoup trop tard pour aider à l'Ontario à surmonter sa pénurie d’éleclricité, a dit hier soir M.C.G.Kingsmill.de la Commission hydro-électrique de Québec.M.Kingsmill, assistant chef ingénieur de la Beauharnois Light, Heat and Power Company ainsi que des usines génératrices el de la division hydraulique de la Commission hydro-électrique de Québec, a dit que l’expansion de la Beauharnois ne sera paa complétée avant 1951."L'ECOLE DES PARENTS" “L* Devoir comment* aujourd’hui mi quatrième page, la publication da la “Cliniqua d* l lcote da» Parmi ta”.Las parants, las éducateurs.Ut étudiants, tout nos lect*nrs y trouva root tour profit.Samedi le Ifi octobre — Rencontré hier Charles T„ ancien combattant, qui parle le russe el écoule Radio-Moscou.Il dit que c’est comme pendant la guerre: en nttrappant un peu de nouvelles américaines et un peu de nouvelles ennemies, on se fait une idée de la vérité.Drôle de mentalité! Voilà un chrétien qui met sur le même pied des athées et des chrétiens.Je pense que sans s'en apercevoir, Charles se laisse empoisonner par la propagande soviétique.Il va jusqu’à dire que l’affaire de Berlin n’est pas si claire, et que les premiers à avoir brisé leur parole c’est les Alliés.Me méfier de Charles.Dimanche le 17 — .et en sortant de ta messe, j'aperçois Charles qui me cherchait.Il a entendu hier, toujours par Radio-Moscou, ce que les communistes appellent le vrai plan Marshall.Pour faire croire que Marshall est fasciste, ils appellent ce prétendu plan “un programme géopolitico - militaire”, expression chère aux hitlériens.D'après les Russes, me dit Charles, le vrai plan Marshall c’est de contrôler à peu près le monde entier.pour mieux se défendre contre Moscou! Les Etats-Unis voudraient, d’ici six mots: 1.Profiter de la majorité qu’ils ont aux Hâtions Unies pour mettre la Russie au ban de ta civilisation.2.Unifier toute l’Europe, sauf Moscou et ses satellites.8.Créer une alliance nord-At-lantlque sans précédent, dirigée par tes Etats-Unis, et coin prenant: le Canada, l’Angleterre, la France, la Belgique, le Luxembourg, la Hollande, la Norvège, le Portugal el même l’Espagne.4.Embarquer le Commonwealth britannique dans l’aventure.Jusqu’Ici, à part l’Espagne, ca a du bon sens.Mais Charles va plus loin.Les Etats-Unis voudraient encore: 5.Faire, entrer dans leur or-hile.outre la Grèce el la Turquie qu’ils tiennent déjà, la Suède, la Finlande, l’Italie, etc.Dans ce but, exercer toutes les pressions imaginables.6.Garder l’offensive.Pour cela, armer tous ces pays jusqu'aux dénis, même si ça devait coûter t5 milliards dès le début — si le Congrès le veut.On an-pellerail cela pudiquement "le prêt-bail militaire en temps de paix".7.Garder l’offensive en Asie, en endiguant les mouvements nationalistes, surtout en Chine, pour sauver l’Influence des puissances coloniales.8.Intervenir sans qu’il g paraisse dans la politique intérieure de la France et l’Halle, déclarées “chaînons faibles” du système, pour y avoir des amis plus forts et plus obéissants.9.Briser l'effort des nations “vacillantes" qui cherchent la neutralité, comme les Indes et l’Argentine.J’ai dit à Charles: Tu ie laisses firendre par ces fadaises?Si es Etats-Énis avaient ce programme, ils seraient les plus grands impérialistes de la terre, et la Russie aurait raison de méfier.Mais tout ce que cherchent nos voisine, c’est la paix (Extraits d’un journal quotidien) dans la justice, et les quatre libertés.Là-dessus mon ami Charles s'est mis à rire, il m’a traité de naïf.J'ai remarqué que les anciens mililaires sont souvent cyniques.Mardi le 19.—C’est à n’y rien comprendre.Les journaux publiaient hier une dépêche de la B.U.P.J’y retrouve mot à mot la nouvelle de mon amt Charles.On dit d’abord: "Le secrétaire d'Etat George C.Marshall travaille ferme à poser les fondations d’un vaste programme géo-politico-mililaire [7] destiné à mettre la Russie en face, d’une situation décisive le printemps prochain”.M.Thomas E.Dewey serait d'accord.Suit un exposé du plan, où ie reconnais, souvent textuellement, ce que ra-rontait Charles: unification de l’Europe, '‘prêt-bail militaire en temps de naix”, “tenir l’Occident à l’offensive’’, les “chaînons faibles”, etc., les “Etats vacillants", “alliance sans prècê-cillants”, “alliance sans précédent nord-Atlantique”, etc.C’est incompréhensible.Ma foi dans la croisade a vacillé.El puis je me ressaisis.Il faut bien, après tout, qhe les Etats-Unis se défendent.J’en reparlerai à Chartes.Georges DANDIN, (bourgeois de Montréal).N.de la R.— Georges Dandin est un personnage de Molière qui se laisse.berner plus souvent qu’à son tour.On remarqueèa qu’il n’y a rien de commun entre notre Georges Dandin ef celui de Molière: pure coïnçUenct de noms propres,i ' i t 0 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 19 OCTOBRE 1948 MGE DEUX —TTiT-UiTMir J^EJvdO ND EOUVR 1ER Contre-ptopositions de F Associated Textile Aux tisserands de Louiseville — Et la demande d'augmentation de 25 cents I heure.?Le syndicat demande à la compagnie de reconsidérer les demandes initiales — Au Saguenay-Lac-Saint-Jean L’HOX.Les Trois-Rivières, 19 (Special au Devoir) — Les employés du textile de Louiseville s'en tiennent à leurs demandes initiales de rajustements de salaires, plus une augmentation générale de $0.25 l’heure.La compagnie Associated Textiles of Canada Ltd a soumis en contre-projet un texte de contrat qui est sensiblement le même que celui de l’an dernier.De toutes les demandes du Syndicat elle n’offre d’accorder que le comité de surveillance et deux jours de fêtes payés.Devant l'attitude de la compa- Les Serviles de Marie Sherbrooke, 18 (D.N.C.).—Une impressionnante cérémonie religieuse présidée Var S.E_xc.Mgr Philippe Desranleau, évêque de Sherbrooke, a marqué hier d’une façon solennelle l'établissement sur les bords du lac Massavvappi à environ I mille du village d’Ayers-Cliff, d'un juvénat où seront formés les futurs religieux de l’Ordre des Serviles de Marie.La charpente de béton armé, dressée à flanc de colline à quelques centaines de pieds de la route qui conduit à Magog, est entourée d’arbres et domine le lac aux nombreuses baies.L’édifice sera terminé le printemps prochain, mais hier, on en bénissait la pierre angulaire, cette pierre dont Mgr Desranleau a dit qu'elle doit être la plus forte afin de ne pa?céder aux chocs qui frappent toujours à l’angle de l’édifice.La température maussade et pluvieuse n’a pas .empêché une foule assez nombreuse de se joindre au personnel de la maison et aux quelque trente juvé-nistes qu’elle abrite déjà.Son Excèllence, après avoir rappelé la signification de la bénédiction de la pierre angulaire, loua la prudence et la sagesse du R.P.Provincial de l’Ordre des Serviles de Marie qui.en choisissant ce site, a magnifiquement répondu à la volonté de Dieu.Il ajouta epic dans de telles choses il faut voir le doigt de Dieu.L’évêque de Sherbrooke procéda ensuite à la bénédiction du set et de l’eau dont il aspergea ensuite la pierre angulaire.La pierre fut ensuite déposée sur son assise et Mgr Desranleau plaça le mortier.Durant la cérémonie, Son Excellence était assistée par le R.P.Benoît-M.Maltempi.O.S.M., provincial de l’Ordre, comme diacre, et le R.P.L.-M.Lussier, O.S.M., supérieur de la maison d'Ayers Cliff, comme sous-diacre.M.l’abbé Wilfrid Côté agissait comme cérémonaiire.gnie qui n’a encore fait aucune proposition quant au salaire, les membres ont manifesté vivement leur solidarité et leur désir de s’en tenir aux demandes originales.Plus de six cents membres du Syndicat national catholique du Textile de Louiseville ont dû se transporter de leur local trop exigu où ils avaient été convoqués.à la salle paroissiale, qui est deux fois plus grande, pour tenir leur réunion.La résolution unanime adoptée par l’assemblée prie la compagnie de reconsidérer les demandes initiales du Syndicat et déclare que les représentants du Syndicat sont prêts à la rencontrer pour la deuxième séance de négociations.M.Armand Bourassa, président du Syndicat, a dirigé l’assemblée au cours de laquelle M.l’abbé Desjarlais, vicaire à Louiseville, MM.R.-J.Lemire, secretaire du Conseil central des Syndicats, o.n.c., des Trois-Rivières, J.-P.Coulombe, organisateur du même Conseil, ont pris la parole.A Chicoutimi Chicoutimi, 19 (Spécial au Devoir) — Tous les soirs, les salles et les bureaux de la Centrale de Chicoutimi sont remplis de syndiqués.masculins et féminins, qui viennent assister aux séances de leur Syndicat respectif.Mercredi soir, le Syndicat des Employés Féminins des magasins de rechutes ou d’accidents cérébraux plus étendus.Le tableau clinique compte des variantes symptomatiques, mé-ningitiques, convulsives, frustes, des formes associées à une hémorragie cérébrale, des formes topographiques.L’étiologie de ce type d’hémorragie est presque toujours l’hypertension artérielle, mais ce peut être également l’athérome, l’anévrysme miliaire, l’angiome, ce peut être encore la syphilis, la tuberculose, la tumeur cérébrale, une méningite infectieuse aiguë, une maladie générale, une intoxication, une insolation.Parfois, aucune cause ne peut être retrouvée, il s’agit alors d’une hémorragie dite essentielle, qualificatif qui n’est que le cache-misère de notre ignorance.La pachymèningite hémorragique s’extériorise tout différemment.Son début est brutal par un ictus, puis, après une phase d’amélioration, apparaissent se condairement des crises convulsives, de la torpeur et le Fond d’oeil montre un oedème de la papille.L’auteur décrit ensuite l’étude de l’hématome du nourrisson de 2 à 10 mois si difficile à recon naître, mais confirmé par les résultats de la ponction des fonta nelles et la ponction lombaire.Après avoir décrit les lésions anatomiques, il conclut sa con férence en montrant les observa' lions de la Pathogénie, la simplicité du diagnostic, les difficul tés des traitements qui sont, dit-il, variables selon les cas.A 5.00 p.m.aujourd’hui, à l’hô pital Saint-Luc, le docteur Mil liez parlera, dans son cinquième cours, des complications nerveU' scs de l’ozotémie.Rebondissement d’un cf ime politique Salonique, 19 (A.P.) — Le gouvernement grec annonce que le correspondant américain de la Columbia Broadcasting System, George Polk, qui fut assassiné en mai dernier, a été tué par un communiste grec.Après avoir enquêté pendant cinq mois la police grecque précise que trois autres personnes sont en outre inculpées de complicité dans ce meurtre, deux d’entre elles se trouvent en état d’arrestation.L’un des inculpés a déclaré que l’assassinat a été organisé par le Cominform (Bureau Communiste d’information) afin de discréditer le gouvernement grec.Les autorités grecques ajoutent que c’est un nommé Adam Aiouzenides qui a tiré sur le correspondant américain.L’assassin est membre du comité central du parti communiste grec.Le meurtre eut lieu dans un petit bateau alors que le correspondant traversait la baie de Salonique; la victime reçut plusieurs balles dans la nuque.C’est le 16 mai dernier que l’on a retrouvé le cadavre de Polk, flottant dans les eaux du port de Salonique."Tout est délicieux” au Canada, disent les touristes.Mais n'en formulent pas moins de nombreuses critiques — Les statistiques gouvernementales LE DEVOIR "Le Devoir” est imprimé eu no 432 est, rue Notre-Dame à Montréal par l’Imprimerie populaire, compagnie à responsabilité limitée, qui en est l’éditrice-propriétaire.Directeur-gérant, Gérard Filion."Le Devoir’’ est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau of Circulations et de la Canadian Daily Newspaper Association.La Ca adian Press est seule autorisée h faire l’emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées à la Canadian Press, à l’Associated Press et aux agences Reuter et Canado-Mondial, ainsi que de toutes les informations locales que "Le Devoir" publie.Tous droits de reproduction des dépêches particulières au "Devoir” eont également réservés.Abonnement par la poste : EDITION QUOTIDIENNE Canada (sauf Montréal et la banliaiia) .$6.00 Montréal ot banlieue .9.00 Etats-Unis et Empire britannique #e*eeeeeeeee#eee#eeeeee*eeeeee«ee**.AINT-DFNIS On exposait récemment à Londres une collection de pierres précieuses, dont le diamant rose (56 carats) que reçut en cadeau de mariage la princesse Elisabeth.Le public londonien pou-vaD y admirer, entre autres merveilles, le Kohinoor (215 carats), le Jubilee (239 carats) et le fameux Cullinam, le plus gros diamant du monde, trouvé en Afrique du sud et offert à Edouard VII.Ce diamant pèse, à 1 état brut, 3,032 carats.H est souvent question des diamants de la couronne, appartenant à telle ou telle maison régnante d’Europe ou d’Asie.Cependant, ils furent presque tous éclipsés, vers la fin de l’annee 1913, quand deux chercheurs de la colonie anglaise du Cap, où s’exploitent les plus riches gisements du monde, plus riches que ceux du Brésil et de 1 Inde, trouvèrent dans un terrain de prospection, situé à quarante milles de Kimberley, un magnifique diamant de 178 carats et demi.Ce terrain allait être aban donné après plusieurs années de vaines recherches, lorsqu’un ouvrier kaffir se présenta, un beau our,.devant les propriétaires des gisements, tenant dans la main une pierre brillante.Il s’agissait, cette fois, d’un diamant magnifique et qui trouva acquéreur à l’état brut, ft raison de $45 le carat, ce qui représenta une somme de $8,000.TROIS JOURS PLUS TARD Après une découverte aussi merveilleuse, on ne songea plus à livrer le terrain à d’autres exploiteurs, et les propriétaires n’eurent pas ft s’en repentir.En effet, trois jours plus tard, une autre pierre brillante, plus magnifique que la précédente, était mise à jour dans la mine.Ce deuxième diamant pesait, à l’état brut, 196 carats, et pouvait rivaliser avec les plus beaux diamants du monde.Décidément on avait frappé une veine.Avant la guerre de 1914-18, tous les plus gros diamants du globe appartenaient aux trésors des souverains.Chaque trésor roval, que ce fût d’Angleterre, d’Autriche, de Russie, celui des rajahs indiens ou celui du shah de Perse, possédaient ses diamants de ta couronne.L’ancien tréson des rois de France s’enorgueillissait, ft juste titre, de magnifiques diamants.Les diamants de la couronne de France ont une histoire de quatre siècles, datant de François 1er.Le trésor royal, réuni après la bataille de Pavie, se composait alors d’un grand collier et de six joyaux qui vaudraient, aujourd’hui, plus d’un million de dollars.Plus tard.Il s’enrichit de splendides mazqrins, laissés par le ministre à Louis XIV.Chacun de ces trésors a son histoire.Plus d’un drame s’est i joué autour d* ce* pierres, dont la richesse excitait les convoitises.Perdus, volés, vendus, engagés chez quelque prêteur, les diamants des trésors royaux ont traversé mille et mille oeripéties, jusqu’au jour où il _ leur a été donné de s’immobiliser enfin sur le velours des riches écrin».LA VIE DE FAMILLE OU.LA RICHESSE?Q.—A 26 ans, j’ai déjà toute une petite famille: une fillette de 6 ans et trois petits frères de 5 et 3 ans et de 7 mois.A la naissance du frère aîné, la petite passa trois mois chez sa grand-mère maternelle où elle retourna périodiquement pour de courtes vacances.Bonne-maman voudrait maintenant que je lui confie définitivement l’enfant et comme les grands-parents sont à l’aise ils pourraient combler ma fillette, lui offriraient des études et feraient porter leurs assurances à son nom.Je suis bouleversée à la pensée de me séparer de mon enfant, mais j’ai peur, en refusant, de lui enlever un avenir plus brillant que celui qu’elle pourrait attendre de nous.Maman au coeur déchiré.R.—Pauvre maman! Arrêtez-vous un instant à regarder les jeux turbulents de vos mioches.C’est en jouant que les enfgnts apprennent à se connaître et à s’aimer.Vous ne voudriez pas priver votre fillette de la joie d’être entourée par ceux qui seront plus tard ses plus fidèles et ses plus sûrs amis! Nous comprenons qu’il vous est pénible de refuser à une bonne-maman une dernière maternité, celle qu’elle vit à travers sa petite-fille, joie de ses dernières années.Cependant il ne faut pas oublier que si elle peut en goûter les plaisirs, elle n’est pas équipée pour la lourde tâche d’éducation.Forces physiques, connaissance réaliste de la vie moderne lui manquent.Sa douce bonté et son indulgence sont des armes qui se tournent contre elle et qui, en définitive, sont au détriment de l’enfant.Car la véritable éducation, tout en voulant le bonheur de l’enfant, doit être l’instrument de sa formation et, pour ce, demande, avec les encouragements et les récompenses, les conseils, les défenses, voire les punitions.De plus, il faut avec courage voir la vérité.La bonne-maman généreuse risque, plus tôt que vous, de faire défaut à votre fillette.Vous devrez continuer la tâche commencée et l’enfant habituée à un certain régime devra s'habituer à une nouvelle discipline.Bien sûr, vous ne serez pas pour elle une parfaite étrangère, mais la gêne peut se glisser entre vous, et surtout l’incompréhension.De plus ses réactions nouvelles et connues feront de l’enfant une énigme et vos exigences lui seront une occasion de révolte.L’enfant aura beaucoup de difficulté à s’adapter à vous, à plus forte raison en aura-t-elle à s’adapter à ses frères et soeurs.Habituée aux gâteries, elle devra maintenant partager l’attention, l’affection, les soins physiques, qui étaient autrefois son seul apanage.La turbulence de la maison, auprès du grand calme qu’elle aura connu, sera une cause de grande tension nerveuse.Voyant l’intimité qui règne entre les autres enfants, votre aînée voudra prendre part à leur vie; comme elle est accoutumée à tout recevoir pour elle, elle voudra s’approprier ce qui leur appartient, cherchera à régner sur ses cadets et leur deviendra un vrai petit tyran.si elle échappe à leurs coups! Croyez bien, chère maman, qu’en tout temps l’ambiance d’un foyer normal, rçlein de vie bruyante, d’amour partagé vaut mieux que tous les avantages matériels.C’est dans le climat familial normal, où elle trouvera soutien et guide, que votre fillette puisera c» qui est requis à son développement complet.LE “REGENT” Parmi tous cea merveilleux diamants, nul, plus que le Ré-gent, ne traversa d’incroyables péripéties.Il vient d’Asie et fut découvert, paraît-il, vers la fin du XVIIe siècle, dans les gisements de Golconde.Comment arriva-t-il en France, et comment fut-il acheté pour la somme de 3,375,000 francs-or ($675,000^6 notre monnaie) par le duc d’Orléans, régent de France, pendant la minorité de Louis XV?L’hjs-toire vaut la peine d’être contee.Elle le fut d’ailleurs par Saint-Simon dans ses mémoires.Un employé aux mines au grand Mo-gol avait volé un diamant win d’une grosseur prodigieuse.Il put s’embarquer pour l’Europe, et il offrit le diamânt au roi d’Angleterre, qui refusa de 1 acheter.L’homme vint à Paris, vit le banquier Law, alors contrôleur des finances de France, qui le présenta au régent.Ce dernier, effrayé par le prix exorbitant de cette pierrep récieuse, refusa l’offre.Mais Law insista auprès de lui, tant et si bien que, maigre l’état des finances du royaume, ce diamant fut acquis à la couronne de France.Il pesait, avant d’être taillé, 410 carats.Il était estimé à 12.000,000 de francs-or en 1870, soit deux milliards de francs d’aujourd’hui.LES AVENTURES DU “REGENT” Les péripéties du Régent commencèrent avec la révolution française.Le 17 septembre 1792, à la faveur de la nuit, des voleurs se hissent le long de la colonnade du Louvre et pénètrent dans les salles (ju garde-meuble, ou avaient été enfermes les joyaux de la couronne.Le lendemain, on s’aperçoit de la disparition du trésor.La police de l’Etat est alertée et les gardes, aux portes de Paris, sont doublées.Le roi promet une généreuse récompense à qui dénoncera le ou les voleurs.C’est en vain que Ton fouille la capitale; nulle trace des bandits.Quelques jours plus tard, grâce à une dénonciation anonyme, le fameux diamant est retrouvé aux Champs-Elysèee, dans un fossé où le trésor avait été enfoui., Douze ans plus tard, le premier consul Bonaparte, le met en gage près du gouvernement ba-tave.En ce temps-la, tout comme aujourd’hui, l’argent, c était le nerf de la guerre.(La fin demain) pour cette m m à,# Oui, il y a une céréale qui déborde de saveur acquise au soleil! Le délicieux NABISCO Shredded Wheat doré! 12 appétissants biscuits de 1 once cuits, couleur de miel, nourrissants .NABISCO Shredded Wheat est du blé complet pur 100%.Servez le savoureux NABISCO Shredded Wheat tel qu il son du carton, ou CHAUD (plongé dans de l’eau chaude et égoutte) — et vous vous sentirez réellement d’aplomb! Commande* du NABISCO Shredded Wheat aujourd’hui.Cuit par CANADIAN SHREDDED WHEAT COMPANY, ITD.NIAGARA FAUS, CANADA Voigfte vows lasserez jamais de cette saveur SW.I48F Feuilleton du "Devoir" LES FIANCÉS par Alaxandre MANZONI Traduit de Vitalien par le marquit de MONT-GRAND, adapté par Clément SAINT-GERMAIN 13.(Suite) — Voyez donc s’il est possible de forger ainsi des contes! s’écria Perpétua; et elle reprit aussitôt: Quant à Bcppe, tout le monde sait et a pu voir.Eh! Tonio! poussez la porte tout con-tre, et montez toujours, je vous suis.Tonio répondit du dedans: Qui; et Perpétua continua sa chaleureuse narration.En face de la norte de don Ab-bondio s’ouvrait, entre deux petites maisons, une ruelle qui ensuite tournait vers les champs.~€ës Fiancés, d* Manzonl, (Beux volume#) font an vante 4 Fldee.23 eet.rue ne Int-Jacques, 4 Montréal, au prix de »* 30 (par la poete : $2.63).Agnese marcha de ce côté, comme si elle avait voulu se mettre un peu à l’écart pour parler plus librement; et Perpétua la suivit.Lorsqu’elles eurent tourné le coin et au'elles furent dans un endroit d où Ton ne pouvait plus voir ce qui se passait devant la maison de don Abhondio, Agnese toussa fort.C’ét&it le signal; Renzo l’entendit, sollicita d’un serrement de bras le courage de Lucia, et tous deux, sur la pointe du pied, s’avancèrent, rasant ft pas de loup la muraille; ils arri-vèrnt à la porte, la poussèrent doucement; baissés et en grand silence, ils entrèrent dans le vestibule oii étaient les deux frères à les attendra.Remo repoussa la porte bien doucement encore; et tous les quatre se mirent ft monter l’escalier, ne faisant pas de bruit pour un.Arrivés sur le palier d’en haut, les deux frères s’approchèrent de la porte de la chambre, qui était sur le côté de l’escalier; les fiancés se serrèrent contre le mur.— Deo gratias, dit Tonio d’une voix claire et dépoyée.— C’est Tonio, n’est-ce pas?Entres, répondit la voix du dedans.Le personnage appelé ouvrit la x>rte tout juste autant qu’il le allait pour que lui et son frère pussent passer l’un après l’autre.La raie de lumière, qui sortit inopinément par cette ouverture et se dessina sur le carrelage obscur du palier, fit tressaillir Lucia, comme si elle était découverte.Les frères étant entrés, Tonio tira la porte après lui.Les fiancés demeurèrent immobiles dans les ténèbres, prêtant l’oreille, retenant leur souffle; le bruit le plus fort était le battetment que faisait le pauvre coeur de Lu-cia.— Monsieur le curé dira que je suis venu tard, dit Tonio en s’inclinant, ce que fit aussi, mais plus gauchement, Gervaso.— Sûrement qu’il est tard: tard de toutes les manières.Vous savez, n’est-ce pas, que je suis malade?— Oh! j’en suis fâché.— Vous devez l’avoir entendu dire; je suis malade, et je ne sais quand je pourrai sortir.,, Mais pourquoi avez-vous mené avec tous ce.ce garçon?— Comme ça, par compagnie, monsieur le curé.— Allons, voyons.— Ce sont les vingt-cinq ber-linbhe neuves, de celles qui ont le saint Ambroise à cheval, dit Tonio en tirant un petit paquet de sa poche.— Voyons, répéta don Abbon-dio; et,1 prenant le paquet, il remit ses lunettes, les tourna, les retourna, les trouva sans défaut.— Maintenant, monsieur le curé, vous me donnerez le collier de ma Tecla.— C'est juste, répondit don Abhondio; puis il alla vers une armoire, tira une clef dt sa poche et.regardant autour de lui comme pour tenir éloignés les spectateurs, il ouvrit en partie l’une des portes, remplit de sa personne l’ouverture, mit 1« tête dedans pour regarder, et un bras pour prendre le collier, le prit, et, refermant l'armoire, le remit à Tonio, en disait: C’est-il bien.?— A présent, dit Tonio, ayes la bonté de mettra un peu de | noir sur du blanc.__ Encore ceci! dit don Ab- bondio; ils les savent toutes.Eh! comme le monde est devenu méfiant! Est-ce que vous ne vous fiez pas à moi?— Comment, monsieur le curé! Si je me fie?Vous me faites injure.Mais, comme mon nom .est sur le gros livre, du côté de la dette.par cette raison vous avez déjà pris la peine d'écrire une fois, il parait à propos.de la vie à la mort.— Bien, bien, interrompit don Abhondio.Et, en grommelant, il tira à lui un tiroir de sa table, en sortit écritoire, plume et papier, et se mit à écrire, répétant de la voix les mots à mesure qu’ils sortaient de la plume.Pendant ce temps, Tonio, et, ft un signe de celui-ci, Gervaso, se mirent debout devant la table, de manière à ôter au curé la vue de la porte; et, comme par désoeuvrement, ils allaient frottant de leurs pieds le plancher, pour donner à ceux qui étaient dehors le signal d’entrer, et pour couvrir en même temps le bruit de leurs pas.Don Abhondio, tout a son affaire d’écriture, ne prenait pas garde ft autre chose.Au frottement dea quatre pieds, Ranzo saisit un bras de Lucia, le serra pour qu’elle prit courage, et s’avança la traînant après lui toute tremblante; car, d’elle-même, elle n’eût pu Venir.Ils entrèrent tout doucement, sur la jointe du pied, retenant leur ha-' eine, et se cachèrent derrière les deux frères.Cependant, don Ab-bondio, ayant fini d’écrire, relut attentivement, sans lever les yeux de dessus le papier, plia la feuille en quatre en disant: Serez-vous content cette fois?et, prenant d'une main sur son nez ses lunettes, de Tautr# il présenta le papier à Tonio, en relevant la tête.Tonio, en même temps qu’iî tendait la main pour prendre le papier, se retira d’nn côté; Gervaso, sur un signe qu il lui fit, se retira de l’autre, et, au milieu, comme par la subite division d’une décoration de théâtre, apparurent Renzo et Lucia.Don Abhondio vit confusément d’abord, vit clair ensuite, » effraya.s’étonna, se courrouça, réfléchit, prit une résolution; tout cela dans le temps que Renzo mit à prononcer les mot$: — Monsieur le curé, en présence de ces témoins, voici ma femme.Ses lèvres n’étaient pas encore revenues au repos, que don Abhondio, laissant tomber le papier, avait déjà empoigné de la main gauche et soulevé la lampe, saisi de la droite et tiré violemment à lui Je tapis qui couvrait la table, jetant à terre livre, papier, écritoire et sablier, et que, d’un bond fait sur lui-même entre la table et le fauteuil, il s’était rapproché de Lucia.La pauvre fille, avec sa voix douce et dans ce moment toute tremblante,* avait ft peine pu dire; "Et voici.” que don Abbon-dio lui avait iricivilement jeté le tapis sur la tête et la figure, pour l’empêcher d’achever la formule.Et tout aussitôt, laissant tomber la lampe qu’il tenait de l’autre main, il se servit des deux ensemble pour la coiffer du tapis, si bien qu’il Têtouffait presque.En même temps, il criait de toute la force de ses poumons: — Perpetual Perpétua! à la trahison! au secoursI Le lumignon, mourant sur le plancher, jetait une lumière pâle et vacillante sur Lucla, qui, tout ft fait égarée, ne cherchait pas même à se dégager, et pouvait être prise pour une statue ébauchée en terre glaise, sur laquelle l’artiste a jeté un linge humide.Toute lumière ayant enfin cesse, don Abhondio laissa la pauvre fille, et alla cherchant ft tâtons la porte qui donnait dans une chambre plus reculée, la trouva, entra dans cettt chambre, ae ferma dedans, sans cesser de crier: — Perpetual à la trahison! au secours! Sortez de cette maison! Sortez de chez moi! Dans l’autre pièce, tout était en désordre et confusion; Renzo, tâchant d’arrêter le curé, et ramant de ses mains comme s’il jouait i colin-maillard, était arrivé à la porte et frappait en criant: — Ouvrez, ouvrez, ne faites pas de tapage.Lucia appelait Renzo d’une voix défaillante, et disait d un ton de prière: — Allons-nous-en, allons-nous-en, pour Tamonr de Dieu.Tonio, à quatre pattes, balayait de ses main» le plancher, pour ravoir, s’il pouvait, sa quittance.Gervaso, mourant de peur, criait, sautait au hasard, cherchant la porte de l’escalier pour se sauver.L’assiégé, voyant que l’ennemi ne faisait pas mine de retraite, ouvrit une croisée qui donnait sur la place de l’église, et se mit ft crier: — Au secours I Au se cour*! A tuimre ) LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 19 OCTOBRE 1948 FAns, guide touristique, s’est noyé dans la rivière Montréal près de Gongan-da.Ont.11 était à faire l’essai d’un nouveau canot en plastique.L’embarcation s’est brisé en deux.Près de Contrecoeur, Québec, un jeune homme de 19 ans, Jean Laplante, de Montréal, a perdu la vie au cours d’un accident de chasse lorsque sa carabine s’est déchargé accidentellement.Paul Plante.18 ans, de Québec, fait une chute de 40 pieds, au Cap Diamant, samedi, comme il marchait sur le garde-fou.11 a perdu l’équilibre.Les autorités de l’AIgoma Central Railway enquêtent actuellement sur les circonstances entourant la mort de Lloyd Foster, 25 ans, qui a été mortellement blessé par un train alors qu’il travaillait dans les cours de triage de la compagnie à Oba, Ont., à 235 milles au nord de Sault Ste-Marie.L’autre victime d’un accident de chemin de fer est Mlle Jacqueline Lemieux, de Pointe-Claire, Que., qui a été mortellement blessée alors qu’elle traversait la voie ferrée à Strathmore.La victime revenait de la messe au moment de l’accident.A Montréal, Alex Oscada.45 ans, a été renversé par un présumé chauffard que la police recherche actuellement.M.Oscada a été gravement blessé et a succombé peu après son admission à l’hôpital.George Robinson, 54 ans, a été mortellement blessé aussi lorsque le camion dans lequel il voyageait a capoté dans un fossé.Guy Major, 18 ans, a aussi perdu la vie lorsque l’auto qu’il conduisait a capoté dans dn fossé prés de Ste-Marthe.Howard Dunlap, de Verdun, un enfant de 4 ans, a été mortellement blessé par un camion, près de Valleyfield.Un homme de Rimouski, M.Georges Bherer, 61 ans, a perdu la vie lorsque son auto a quitté la route et a plongé dans la rivière Restigou-che.A Ottawa, James Craig, 76 ans, de Stittsville, Ont., a été heurté par un autobus, et Robert Arbour, 23 ans, de Toronto, a été heurté par un camion.Deux femmes de Sarnia, Ont., Mme Ida R.Westover, 69 ans, et Mme Lena Williams, 60 ans, ont perdu la vie dans des accidents.John F.Gemmell, 41 ans, de Brockville, a succombé à l’hôpital, dimanche, après avoir été renversé par une auto.Les autres victimes sont: Murray Wilson, d’Oranger ville.Ont., qui a succombé à des brûlures; Mary Boldt, 16 ans, de Vineland, renversée par une auto; et Alfred Brydges, 81 ans, de Windsor, Ont., heurté par un autobus.Enfin, à Chicoutimi, M.Jacques Brassard, 45 ans, de Canton-Bégin, a perdu la vie lorsqu'un camion est entré en collision avec un autre camion.Le droit d’asile Un article du R.P.Joseph Ledit, SJ.— Les origines de ce droit — Son application au cours de l'histoire — Réflexions d'actualité A Radio-Canada CBF, 690 - CBM, 940 - CKAC, 730 - CKVL, 990 $37,000 pour égouts Le Comité exécutif de Montréal a autorisé le service des travaux publics à dépenser une somme de $24.000 en vue de la construction d’égduts, dans la 16ème Avenue, depuis la rue Bélanger jusqu'à la rue Saint-Zoti-que, et un montant de $13,000 pour un autre égout à l’avenue Ridgevale, à partir de la rue Légaré jusqu’à un point à l’est du Chemin de la Côte-des-Neiges.Les Travaux publics demanderont des soumissions dans ces deux cas.Les ormes à feu M.Max Seigler, conseiller municipal, désire porter à l’attention de ses collègues du conseil, le cas des armes à feu dont on permet la vente avec une trop grande facilité.M.Seigler veut que le conseil fasse des représentations aux autorités fédérales à ce sujet, puisque la vente des armes à feu est du ressort d’Ottawa.Il demandera que l’on restreigne ce négoce.M.Seigler présentera une motion à ce sujet, lors de la prochaine séance échevlnale.LE MARDI, 1# OCTOBRE CBF, 2 h.30 pjn.— Radio-Canada remet « l’horaire, à compter du 19 oc-totore, les deux grandes émissions hebdomadaires de r'Eoole des Parent»'’ de Montréal: les sketches que l’on entendra de 9 h.30 à 10 heures, et le courrier, de 2 h.30 à 3 h.Comme par les années précédentes, les sketches de "Radio-Parents” mettront en lumière des problème» courants d'éducation familiale, d'où le titre: "Monsieur Quelqu'un, père de famille”.Les organisateur» de ces émissions, espèrent ainsi aider les parents dans l'oeuvre difficile et délicate de l'éducation de leurs enfante.L’auteur, Jeanlot, un écrivain de métier doué d'un sens averti de la psychologie, met en scène une famine moyenne en butte aux difficultés de la vie.De lé résulteront dans le cercle de famille des situations, des oppositions de caractère, des manifestation» de traits hSmain», des réactions typiques des relations familiales.En animant ses personnages de façon bien vivante comme U a su le faire dans ses sketches de la saison KW-194B lorsqu'il a créé le docteur Rémy, l'auteur en arrivera toujours è une conclusion susceptible de guider les parents à l'écoute.Quant au courrier de Radio-Parente, cette année encore, lys auditeurs seront invités à soumettre leurs problèmes d'éducation ftmlllale.Ce programme attire toujour» un» corree- Pondance considérable qui témoigne de intérêt des auditeurs à la fols pour le courrier et les sketches de Radio-Parente diffusés le même Jour de fl h.30 à 10 heures.Le courrier sera préparé oette année par M.Claude Matl-hot, docteur en psychologie et par Mme Mailhot.Les texte» seront lus par Mme Jean Panel-Raymond.C'est donc tous les mardis, à 2 h.30 de l’après-midi, et à 9 h.30 du soir, que l'on entend les deux émissions dé "Radio-Parents".CBF, 3 h.p.m.le» Chefs-d'œuvre de la musique, lo "Egmont”, ouverture, de Beethoven, orchestre philharmonique de Vienne, direction: Félix Welngart-ner.2o Cancèrtstück.harpe et orchestre, de Gabriel Fauré; Llly Laakine, harpiste, et.l'Orchestre des concerts Pasdeloup, direction, Piero Coppola; 3o Symphonie no 7 en la majeur, de Beethoven, orchestre philharmonique de New-York, direction: Arturo Toscanini.CBF, 4 h.30 è 4 h.« p.m.Programme» de Radio-Collège.La Revue des lectures, animateur: Théophile Bertrand; * h.43 à 5 h.p.m."le XIXe siècle au Canada", 1812-1914.Vue gè-rale Les lutte» constitutionnelles.L'essor économique.La Confédération.Conférencier: Jean-Pierre Houle.5 h.à 5 h 30 pm.— Théorie» économiques st réalisation» sociales du XIXe siècle.Fétichisme de l'ordre naturel, héritage du XVUIe siècle.Conférencier: Raymond Tanghe.CBF, 8 h 30 p.m.— Radio-Canada reprend cette semaine «es grandes ému-Mon** de muiddue «yimpihanlque.Gomme pa* le P««»è.on entendra tour fc tour, les mardis aotr», 4 8 h.30.las orchestres symphoniques de Montréal at de Toronto, et un soliste choisi.L'Orchestre symphonique de Montréal ouvrira la série, nous la direction de Désiré Defauw, «on chef régulier.Le soliste sera le violoniste Toeey Spl-vakovaky.et le programme »e composera des oeuvres suivantes: L'ouverture de Don Juan, de Mozart: Concerto groe- Haon- op.6 no 10.de del, pour corde», et _1« Concerto de vlo- so en ré mineur, * ‘ jorde».Ion èn ré maleirr.de Tschatkowsky.Les circonstances donnent un caractère de particulière actualité à cet article que nous communiquait le H.P.Joseph Ledit, S.J., le distingué Jésuite européen qui habite, depuis quelques années déjà, notre pays: Si.nous avons pu faire valoir, au cours de la dernière guerre, le motif de civilisation chrétienne, c’est parce que le vieil empire romain, malgré l’inhumanité de son paganisme et la dureté de sa persécution, respecta le droit d’asile.Les catacombes étaient sacrées.Les chrétiens s'y cachèrent, gens lucifuga, durant trois siècles, jusqu’au jour où le Signe apparût dans le ciel de Gonstantin.Depuis ce temps, les chrétiens n’ont pas oublié ce qu’ils devaient au droit d’asile.1.Au début, le droit d’asile était une immunité religieuse; celui que la loi ou la vengeance recherchaient trouvait sanctuaire dans un temple ou quelque autre Heu sacré.Il y a quelque chose de ce genre dans toutes les communautés historiques, preuve que le droit d’asile répond à un besoin de la conscience humaine.La loi mosaïque établit six ville où certains criminels trouvaient refuge.Le christianisme, avec sa doctrine du pardon des injures, lui donna un développement considérable, surtout en faveur de criminels repentants; les gouvernements civils ne purent ignorer cette exigence chrétienne et y firent place dans leurs lois.A mesure que l’Europe devint laïque, l’immunité religieuse du sanctuaire s’affaiblit, puis disparut.Elle est encore maintenue dans le droit canon (can.1179), non pas dans la législation civile.Cette divergence entre la fira-tique chrétienne et les lois civiles eut une application émouvante au cours de la dernière guerre.Partout, mais surtout à Rome, les maisons religieuses ouvrirent leurs portes aux gens poursuivis sans leur demander quelles étaient leurs opinions politiques et ce qu’ils avaient fait.Ainsi, de nombreux socialistes doivent leur vie au fait que des religieux et des religieuses risquèrent la mort pour eux.Depuis lors, des religieux ont été molestés pour avoir donné asile à des réfugiés de l’obédience politique adverse.Profiter soi-même du droit d’asile et refuser ce droit à autrui est déraisonnable et malhonnête.Quoi qu’il arrive, le chrétien qui veut obéir au Christ continuera à recueillir, le Christ traqué: “J’étais sans asile, et vous m’avez reçu”.2.A toutes les époques de l’Histoire, il y eut des réfugiés politiques qui s’enfuirent de leurs pays.Le cas du roi David et celui de Coriolan comptent parmi les plus célèbres de l’antiquité.Jésus-ChriSt lui-même, fuyant devant Hérode.ne dédaigna pas de partager les angoisses du dépatrié.Cette recherche d’asile auprès d’une puissance étrangère se manifeste surtout dans deux cas: a) Quand une sédition, un désordre grave éclatent dans un pays, les gens menacés cherchent sanctuaire dans une ambassade, un consulat, ou quelque autre endroit jouissant de l’extra-territorialilé.Durant la guerre civile espagnole, les ambassades en zone rouge regorgèrent de réfugiés.Le gouvernement républicain espagnol respecta cet asile.Parfois, on crée une zone entière pour accommoder ceux qui demandent secours; telle fut en Chine la célèbre zone Jacqui-nof; elle porta le nom du jésuite qui imposa la charité chrétienne aux Chinois et aux Japonais.b) Les réfugiés laissent leur pays et s’en vont ailleurs, soit pour se faire une situation tem fmraire, soit pour recommencer eur vie.Aux origines, les Etats Unis d’Amérique furent presque entièrement un refuge de la tyrannie religieuse ou politique d’Europe; de là, sans doute, vient cet extraordinaire attachement à la liberté individuelle et ce respect de la dignité humaine qui distinguent (espérons n'avoir jamais à employer l’imparfait) l’Américain.Depuis la Révolution française, ce “droit d’asile” a acquis une extension toujours plus grande: les ci-devant de la Révolution française, les émigrés polonais.Après la première guerre mondiale 1, 500,000 Russes quittèrent leur patrie pour s’établir où il leur fut possible, avec l’état civil qu’ils purent s’organiser; depuis lors, il y eut les fuorisciti italiens, les ahtina-zistes allemands, d’innombrables réfugiés espagnols, basques, catalans de l’une et l’autre obédiences, suivant les vicissitudes de la situation politique espagnole, l’infinie multitude des dépatriés de la dernière guerre.Parmi ces réfugiés qui jouirent du droit d’asile, on copipte de nombreux révolutionnaires: Herzen, Marc, Lénine, Trostki, presque tous les bolcheviques de quelque importance, Mazzini, Garibaldi.La plupart de ces hommes vécurent avec de faux papiers.Limiter le droit d’asile à ceux qui se présentent avec un passeport légal serait en rendre l'application dérisoire; ne tout cas, on n'appliqua pas ce principe aux bolcheviques Oulianov, Bronstein, Apfelbaum, etc.3.Au droit d’aàile s'oppose l’extradition, par laquelle les Etats se transmettent les uns aux autres ceux que la justice recherche dans leurs pays d’origine.La requête d’extradition se fait par voie diplomatique.A l’encontre du droit d’asile, qui date de temps immémorial et n’a pas été codifié, l’extradition fait l’objet d’accords précis entre les gouvernements.A peu près tous les traités d’extradition (les plus anciens remontent au milieu du XVIIIe siècle) excluent ceux qu’on recherche pour délils poli- Les officiers du tourisme tiques, encore que ce genre de délits ne soit pas clairement défini.Quant aux crimes de droit commun, la conception britannique et américaine de l’extradition exige que le pays requérant produise une preuve équivalente à ce qu’exigerait le pays d’asile pour inculper, si le délit y avait été commis.Dans les cas récents de citoyens «oviétiques (MM.Gousen-ko, Kravchenko et autres).l’U.R.S.S.demanda l’extradition en alléguant des crimes de droit commun (vols d’argent, de documents, etc.); une preuve suffisante n’ayant pas été adjointe à la requête d’extradition, les fugitifs de la justice soviétique profitèrent du droit d’asile que nos pays leur accordèrent.4.A mesure que le inonde se paganise, on perd de vue le commandement de la charité, et l'on revient à la justice rigoureuse de l’ancienne loi.Le droit d’asile ne relève pas, semble-t-il, de la justice commutative, distributive, ou légale, mais de la pitié humaine, et plus encore de la charité chrétienne.Celle-ci, faisant l’objet du soiive-rain commandement, crée des obligations réelles, et par conséquent des droits.Le pauvre, en étal de nécessité extrême,* qui me demande l'aumône n’y a pas un droit strict en justice; il a tout de même le droit à la vie, que la loi naturelle lui donne, et que Jésus-Christ lui confirme.En niant ce droit au pauvre déterminé qui recourt à moi dans cette circonstance, je pèche contre le commandement suprême de la charité.Le légiste qui cherche en tout et partout des textes de lois pourra techniquement faire arrêter ce pauvre, s’il viole un arrêté municipal sur la mendicité.Cette justice sera Québec, 18 (D.N.C.).— Au cours de la dernière journée du congrès de l'Association des offices de publicité et de tourisme du Canada, tenu au Château Frontenac samedi, on a procédé à l’élection de l’exécutif pour l’année 1948-49.Le résultat du vole a été le suivant: président, M.George Martin, de Toronto; 1er vice-président, le brigadier W.W.Reid, surintendant du Bureau du tourisme, de l’Ile du Prince-Edouard; 2e vice-président, M.Paul-E.Joubert, directeur de l’Office municipal du tourisme de Montréal; 3e vice-président, M.R.G.Perry, de la Compagnie de transport provinciale, de Montréal; seerétaire-Irésorier, M.Douglas Oliver, de Toronto.Sur un total de trente et un directeurs, cinq nouveaux ont été nommés.Ce sont; MM.M.Ger-bert, d’Ottawa; _C.W.Haie, de Toronto; George Mills, de l’Im-perial Oil; R.F.York, de Jasper, et Charles Tostill.Le bureau de direction, qui a été réélu au complet, est composé de MM.H.C.Hipwill, de Vancouver; D.E.C.Campbell, d’Ed-mundston; W’.A.F.Tigert, de Regina; T.C.Maccall, de Toronto; T.H.R.McNally, de Toronto: Louis Paré, de l’Office municipal du tourisme de Québec; T.W.Griffiths, de Fredericton; T.J.Courtney, de Halifax; A.A.Gardiner, représentant du CNR, et R.P.McNeilley, représentant du CPR.Son Eminence le cardinal J.-C.McGuigan aux fêles de.d'Offawa Une messe pontificale marque la dernière journée des fêtes du centenaire — Les sermons prononcés par LL.EE.N N.SS.Maurice Roy et j.-A.Sullivan une iniquité.C’est ce que le peuple chrétien, souvent plus près de Dieu, de l’éternelle justice et de la divine charité, que ses élites, ressent avec une force irrésistible.Violer la conscience, populaire sans lui donner d’expli-ration risquerait de causer un scandale.Joseph LEDIT, S.J.Ottawa, 19 (D.N.C.) —- La 3e et dernière journée des fêtes marquant le centenaire de la fondation de l’Université d’Ottawa a débuté Mer par une messe pontificale célébrée par Son Em.le cardinal James Charles McGuigan, archevêque de Toronto, dans l’église du Sacré-Coeur d’Ottawa, en présence d’une grande foule d’anciens et de paroissiens.Son Em.le cardinal McGuigan était assisté du R.P.Stanislas Larochelle, O.M.I., provincial des Oblats.Les diacre et sous-diacre d’honneur étaient le R.P, Arthur Caron, O.M.I., vice-reeteur de l’Université d’Ottawa, et le R.P.René Lamoureux, directeur de l’école normale de l'université; MM.les abbés Paul Chaussé et Philippe Blackburn, étudiants ecclésiastiques au séminaire universitaire.Les prédicateurs étaient Leurs Excellences Nos Seigneurs Maurice Roy, archevêque de Québec, et J.A.Sullivan, archevêque de Kingston, Ont.“Ce jour est un jour d'action de grâces, de déclarer Son Exe.Mgr Roy, nous venons remercier Dieu d’avoir donné aux fondateurs du premier collège d’Ottawa et à leurs successeurs le dévouement sans bornes et la prudence audacieuse qui ont assuré la naissance et le remarquable développement de l’Université d’Ottawa.Oeuvre de l’Eglise, cette université est aussi l’oeuvre des Oblats «te Marie-Immaculée.Car refont les Oblats qui fondèrent, en même temps les premières missions du nord-ouest et le collège d’où devait sortir plus tard du centenaire de l’institution.l'Université d’Ottawa.En même temps qu’ils s’enfoncaient dans les solitudes glacées.les missionnaires édifiaient, dans la pauvreté, une maison destinée à répandre la culture classique et chrétienne".Puis Son Excellence retrace brièvement l’histoire de l’Université d’Ottawa, ses luttes, ses déboires, scs succès et le magnifique résultat que nous connaissons aujourd’hui.L’autre prédicateur.Son Exc.Mgr J.A.Sullivan, archevêque de Kingston, a lui aussi raconté l'histoire de l’Université d’Ottawa, de même que celle de son fondateur, Mgr Guigues.Le prédicateur a rappelé que l’université avait fait beaucoup pour la jeunesse dés deux grandes races du pays.Plus de 300 membres des clergés séculier et régulier au nombre desquels on comptait 20 archevêques et évêques assistaient hier à l’université, au banquet offert par l’Université d'Ottawa au clergé diocésain, k l’occasion du centenaire.Le banquet était sous la présidence d’honneur de Son Em.le cardinal James Charles McGuigan, archevêque de Toronto.Le R.P.Jean-Charles Laframboise, O.M.I., recteur de l’Université, recevait les invités d'honneur.Le R.P.recteur, au nom de l’université, souhaite la plus cordiale bienvenue à Son Em.le cardinal McGuigan.ainsi qu’aux nombreux membres du clergé, prélats et prêtres qui avaient répondu en aussi grand nombre à l’invitation lancée par le personnel de l’université à l’occasion lAvAl Pourquoi Dix Millions ?m coeur du Quartier latin, l'Université Level étouffe.Le menque
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