Le devoir, 22 octobre 1948, vendredi 22 octobre 1948
‘Vous «v*z una doubla mission: pramie* ftmant, la mission da conserver Intact votre héritage religieux et national; deuxième* ment, la mission de répandre cet héritage, l'ajoute que c’est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre." Son Exc.Mgr lldebrando Antoalutti, délégué apostolique au Canada et è Terre-Neuve.VOLUME XXXIX — No 248 Directeur i Gérard FILIOM MONTREAL, VENDREDI, 22 OCTOBRE 1948 FAIS CE QUE DOIS Ste Marie Salomé, veuve.NUAGEUX ET PLUS DOUX Minimum .3é Maximum .35 Cinq sous le numéro MAINTIEN DU CONTROLE DES LOTERS M.St-Laurent s’en revient., Lo fin de la conférence officielle-Le travail d'à-côté-Somme toute, les politiques de Londres ne doivent pas être mécontents - La question du réarmement-Le principe qu'on a fait admettre-Les manoeuvres qui suivront La République irlandaise et celle des Indes — Quand aurons-nous le bon $ens de suivre l'exemple anglais ?C’est aujourd’hui même que M.Saint-Laurent doit prendre l’avion pour le Canada.C’est l’une des meilleures preuves que la partie officielle de la conférence de Londres est à peu près terminée.Nous disons la partie officielle, et non pas la plus considérable; car les réunions d’en-semblé, dont l’on n’a presque rien dit au public, sont accompagnées de multiples rencontres à dîner, au champ de golf, etc., entre deux, trois, quatre, ou même plus, des membres de la conférence, dont l’on a encore moins parlé.Ainsi, chacun a pu causer avec ceux que la chose intéressait particulièrement, des principaux problèmes qui l’inquiètent.Il n’est pas sûr que, tout compte fait, ces multiples réunions officieuses n’aient pas, sur les choses et les destinées du Commonwealth, plus d’effet que les séances d’allure protocolaire.• Somme toute, il ne semble pas que les politiques de Londres doivent avoir à se plaindre des résultats de la conférence.Ils ont d’abord, tout en laissant plus d’une fois habilement tomber l’épithète British, maintenu devant l’opinion universelle l’idée du Commonwealth, entité politique différente de la Grande-Bretagne et des divers partenaires représentés à la conférence, capable ( ’action personnelle.Ils ont réussi à faire : ecepter par tous les membres de la confé-lence un texte dont les termes ont été soi-' amusement pesés, mais qui laisse entendre • ’on s’acheminera un peu partout vers une ?se des forces armées, e communiqué officiel livré au public, le l: j octobre, disait en effet : La défense et le maintien de la paix universelle ont été le sujet de discussions à lu riunion des premiers ministres, ce matin et cet après-midi.La discussion a été ouverte par des exposés (surveys) du premier ministre du Royaume-Uni, du ministre de la Défense et du chef de l’état-major de l’Air, en tant que président du Comité des chefs d’état-major.Au cours de la discussion, on s’est accordé sur ce point que le danger de guerre doit susciter le renfor-cissement des forces armées (building up) afin de décourager tout pouvoir qui serait tenté de se livrer à une agression (to deter any would-be aggressor) et que la liberté doit être sauvegardée, non seulement par des mesures militaires défensives, mais aussi par le développement du bien-être social et économique.• On voit quel soin on a pris de ne parler, en tout cela, que de défense, de maintien de la paix et de résistance à l’agression, et de flanquer le paragraphe militaire d’un couplet sur le progrès économique et social.Il fallait évidemment naviguer avec soin pour découvrir une formule qu’accepteraient ensemble les ministres du Royaume-Uni et des hommes comme Nehru (les Irlandais n’y étaient point).Aussi bien, le Star d’hier soir prenait-il la peine de souligner le caractère assez vague de ce communiqué.• Les observateurs de Londres ne se sont point mépris cependant sur la portée possible et sur les intentions de ce texte.L’un d’eux, M.Herbert L.Matthews, du New York Times, a qualifié la réunion des premiers ministres de très importante (most important) et pris soin de marquer qu’à part les premiers ministres eux-mêmes, on y pouvait noter la présence des principaux ministres britanniques, ceux de qui relèvent les services armés, ainsi que celle du vicomte Montgomery qui, à ce moment, était encore chef de l’état-major impérial, et de l’amiral de la flotte Cunningham.Il ajoutait que, de bonne source, on affirme que le projet de renforcissement des forces armées vise celles de tous les pays du Commonwealth représentés à la conférence; que cela implique aussi que l’on ne demandera plus à la Grande-Bretagne et à la marine britannique de porter presque seules tout le poids de la défense de l’Empire.• Le principe est posé, encore qu’il ne soit pas sûr que le premier ministre de l’Inde et celui de la Grande-Bretagne, que le premier ministre de l’Afrique-Sud et celui du Canada en entendent de même façon l’application pratique.Il y a grande chance, en effet, que MM.Nehru et Malan envisagent d’abord, et l’on pourrait presque dire exclusivement, la question en fonction des intérêts de l’Afrique-Sud et de l’Inde.En tout cas, le grand effort des propagandistes de Londres et de leurs alliés dans les autres pays du Commonwealth consistera maintenant à convaincre chacun de ces derniers qu’il est de leur intérêt propre, de leur intérêt immédiat, pour se défendre contre les méfaits possibles d’un tiers, que l’on a soin de ne pas nommer, mais dont la figure bien connue — il fut jadis de nos alliés — surgit entre les lignes, de porter au maximum leurs forces armées.Survienne la crise, il s’agira simplement ensuite de provoquer l’intervention spontanée des peuples et des gouvernements, habilement cuisinés, comme dit certain jargon politique.• La façon dont les choses se sont passées lors des deux dernières grandes guerres permet aux politiques de Londres d’espérer beaucoup de ce côté.Comme ils l’ont fait déjà, ils travailleront, naturellement, dans la coulisse surtout.La conférence doit se dissoudre sans qu’on ait rien changé, apparemment ou officiellement, à la structure politique du Commonwealth.Au fond, les auteurs de la réunion, ceux qui l’ont provoquée et qui en ont guidé le cours, tenaient-ils beaucoup à un débat de fond sur un aussi délicat sujet?On y risque toujours, quand ce n’est point pis, un bris de vaisselle.Les Anglais sont d’abord des réalistes.C’est la proie qui les intéresse et non point une ombre, plus ou moins impressionnante.Us savent, à l’occasion, subir, sans protestations inutiles, ce qu’ils ne peuvent empêcher.Surtout, ils savent attendre, sans jamais perdre de vue leur objectif.On le verra, cette fois encore.• Après une longue conférence entre certains des ministres de Londres et de Dublin, M.Costello a formellement déclaré qu’il entendait bien supprimer cette loi — une loi irlandaise, il ne faut pas l’oublier — sur les relations extérieures qui, en certaines circonstances, autorise le Roi à agir comme agent d’affaires, si l’on peut dire, de l’Irlande.Il a en même temps exprimé son espoir d’établir assez tôt, l’an prochain, un mécanisme qui “permettra à la République irlandaise de travailler en pleine association d’affaires et d’action pratique avec le Commonwealth’’.Il s’attend à ce qu’un tel mécanisme résulte de la rencontre, en Grande-Bretagne, dimanche dernier, d’un certain nombre de ministres irlandais et des chefs du Commonwealth.Pour que ce chef de gouvernement, qui est un juriste prudent, parle publiquement ainsi, il faut, on en conviendra, que cette collaboration entre la République irlandaise et la Grande-Bretagne ait été acceptée, en principe du moins, à la conférence de dimanche dernier.D’après les plus récentes nouvelles, Nehru et ses amis s’en tiendraient, eux aussi, à l’idée d’une république, mais d’une république qui fonctionnerait en accord avec les autres pays du Commonwealth.S’ils jugent qu’ils ne peuvent faire autrement, et que la combinaison puisse leur être avantageuse, les Anglais accepteront la République des Indes, comme, demain, celle du Canada.Dire ceci ne devrait point les blesser.C’est tout simplement constater qu’ils savent tirer des choses le maximum d’avantages pour leur pays, — celui qui les intéresse d’abord.Peut-être un jour aurons-nous le bon sens d’en venir là, nous aussi.u-x-u Orner HEROUX BLOCS-NOTES Immigration L’attitude de la presse cana-dienne-anglaise en matière d’immigration s’inspire d’un racisme qui s’affiche de plus en plus.I^a campagne que la plupart de ces journaux minent présentement, contre l’admission de qua- tre réfugies français dan pa'-s.en apporte une preu velle.Le Citizen.d’Ottawa, de mardi, dénonce les arretés ministériels relat quatre réfugiés politique un article placé en tète page éditoriale et ii ’‘Wanted'’ Men From Vichy.Plus bas vient un autre article qui a pour titre : New Phase in Migration, et dont le ton est fort diffé-rent.Le rédacteur y rappelle comment les immigrants sont venua nombreux au Canada, et notamment du Royaume-Uni.au début du siècle; que des milliers d’entre eux sont ensuite passés aux Etats-Unis; que pendant ta crise te courant a changé, et que des IL DECORE NOTRE PARLEMENT Le sculpteur Clèophas Soucy, artiste uttilré de notre gouvernement, retouche ici une maquette en plâtre d'un bas-relief qu’il reproduira plus tard dans la pierre et qui figurera à l’entrée de la salle du Sénat canadien.C’est là un des rares moments où il puisse travailler à son oeuvre en plein jour sans se voir honni de tout le monde alentour de lui dans l'édifice du Parlement.Quand M.Soucy doit en effet reproduire une oeuvre dans le marbre, le granit on la pierre, il se sert d’an marteau pneumatique dont le bruit est tel qu’il doit attendre la fin des sessions pour travailler à son aise et encore seulement de nuit à ce moment-là, à cause des fonctionnaires permanents qui sont à leurs postes le jour.(Photo C.P.) M.Ernest Bertrand ignore La Fontaine Un timbre royaliste pour commémorer le centenaire du gouvernement responsable Jusqu’au 31 mars 1950 Augmentations de 5 et 10 p.c.permises dans certains cas — Logements qui échapperont à la régie après le 1er novembre prochain — Les nouvelles modifications LE CONTROLE PAR LES PROVINCES Ottawa, Tl.(C.P.) _ Le ministre des finances l’hon.Douglas Abholt a annoncé aujourd’hui, que le contrôle des loyers demeurera en vigueur pour une année supplémentaire, à compter du 1er mars prochain.Toutefois, le ministre i aussi annoncé certaines modifications apportées à la régie, qui prendront effet au 1er novembre prochain.Ces modifications permet, front a certains logements d’échapper à la régie; à certains propriétaires de jouir d’une augmentation de 5 ou 10 p.c.et môme des deux à la fois et enfin à d’antres propriétaires de prendre possession de leur lover après un avis de six mois au locataire.Le ministre a tenu une conférence de presse, cc matin, pour expliquer la nouvelle politique du gouvernement fédéral dans ce domaine.Les nouvelles modifications sc résument ainsi: 1 ) La régie maintenue jusqu’au 31 mars 1950.2) A compter du 1er novembre 1948, toutes les habitations (autres que les chambres et les logements partagés) qui deviendront légalement vacantes, échapperont à compter de ce moment è la régie.3) A compter du 1er novembre 1948, toute personne qui sera devenue propriétaire d’une maison avant le 1er novembre 1947 pourra prendre possession du logement après avoir servi un avis de six mois à cet effet à son lo- cataire et avoir fait la preuve qu’il a besoin de ce logement pour lui et sa famille.Dans ce cas, le propriétaire devra s’engager è ne pas louer ou vendre sa maison avant le 1er avril 1950.4) Tout propriétaire d’une maison, sans considération de la date à laquelle il a acheté cette maison, peut en appeler à un commissionnaire pour obtenir le pouvoir d’occuper cette maison.Il devra cependant prouver qu’il souffre plus du manque de logement que son locataire.5) I.es propriétaires qui n’ont pas profité de la première augmentation de 10 p.c.applicable aux baux de deux ans seront autorisés a augmenter leurs loyers de 10 p.c., à compter du 1er novembre 1948.Cette autorisation s’applique aux logements, en général, sauf aux chambres, aux "logements partagés" et aux logements dont le lover a été fixé sur une base de “loyer convenable", 6) Une augmentation additionnelle générale de 5 pour cent des loyers de maisons chauffées.I.es formules pour les augmentations de 10 et 5 pour cent peuvent être obtenues, dès aujourd’hui, de toutes les succursales de la Commission des prix et du commerce.Les formules pour les avis de six mois aux locataires seront mises à la disposition des propriétaires dès le 1er novembre.Contrôle par les provinces Le ministre Abbott a aussi dé- claré que, après le 1er mars 1950, le gouvernement fédéral abandonnera le contrôle des loyers dans toutes les provinces où le gouvernement provincial voudra l’assumer.M.Abbott a déclaré qu’il convenait que le contrôle des loyers fût assumé par les gouverne-nients provinciaux, vu la nature inamovible de la jjropriété.“Le gouvernement fédéral, a-t-il dit, est soucieux de ne pas se mettre dans le chemin des provinces qui sont d'avis que le contrôle des loyers peut être assumé et administré par l’autorité locale." “La question de savoir s’il est conforme à la constitution de prolonger l’existence du contrôle des loyers est actuellement soumise aux Cours.“Le gouvernement fédéral ne veut rien faire qui puisse empêcher une province de se préparer à faire face à la situation oui adviendrait s’il était impossible au pouvoir central de prolonger l’existence du contrôle.” Il est prêt à faire part aux provinces de toutes les informations qu’il a sur le sujet, à leur fournir du personnel et même — avec l'approbation du Parle-ment — à payer le coût de l'administration provinciale du contrôle pour une année.M.Abholt a déclaré avoir fait cette déclaration pour que les provinces disposées à assumer le contrôle eussent le temps de préparer leurs projets rk loi avant le 31 mars.LES GREVES EN FRANCE _ Les grévistes chassent la police à Grandcombe Ottawa, 22.— Le centenaire du gouvernement responsable aura été célébré d’une curieuse façon à Ottawa.Au moment où plusieurs dea Etats du Commonwealth s’apprêtent à proclamer la république, le gouvernement canadien semble se replier dans un royalism* et un colonialisme périmés.Il vient d’émettre un timbre commémoratif qui porte cette inscription — “1848 — responsible government — gouvernement responsable — 1948”.La vignette représente le parlement fédéral surmonté des effigies de la reine Victoria et du Roi Georges VI.Un correspondant qui nous signale le fait, résume toute l’affaire en des termes particulièrement heureux: “Le gouvernement fédéral, écrit-il, vient d’émettre un timbre-poste commémorant le çen-tenaire du gouvernement responsable.‘Pourquoi faut-il que nos gouvernements aient monté en épingle la version britannique de l’événement en illustrant ce timbre avec les figures de la reine Victoria et du roi Georges VI?“L« mérite de cette victoire pour nous revient en entier à Baldwin et à La Fontaine qui ont lutté avec suffisamment d’énergie et de persévérance pour arracher à la reine Victoria un important morceau de nos libertés.“Au point de vue canadien, il importe beaucoup plus de se rappeler notre victoire que la mansuétude (?), britannique”.Notre ministre des Postes, M.Ernest Bertrand, n’éprouve apparemment pas une très grande admiration pour La Fontaine.Le tiendrait-il pour l’un de ces dangereux extrémistes dont l’exem-jaie pourrai* être pernicieux pour les jeunes députés et troubler la quiétude des ministres confortablement installés dans leur fauteuil?Partagerait-il l’opinion de son ancien collègue, M.Ilsley, qui soutenait il n'y a pas si longtemps que l’autorité vient de la couronne?Voudrait-il faire sa cour aux souverains que son chef respecté, M.Mackenzie King, a instamment invités à établir une résidence permanente à Ottawa et à venir y passer une partie de l’année?Soyons charitables.Prenons pour acquis que M.Bertrand était simplement à moitié endormi au moment oq les hauts fonctionnaires des Postes lui ont soumis le projet de timbre commémoratif.Le dessin lui a sans doute paru beau et il ne s’est pas donné la peine de rappeler ses souvenirs d’histoire et de se demander quels étaient nos chefs au moment de la conquête du gouvernement responsable.Il est tout de même dommage que l’on ait complètement ignoré La Fontaine et Baldwin, les grands artisans de notre émancipation politique.que l’on ait déformé le sens de cet événement par une manifestation de royalisme désuet.Nos parlementaires ont manqué de gratitude envers leurs deux illustres devanciers qui leur ont conquis les pouvoirs qu’ils sont si heureux d’exercer aujourd’hui.Il est regrettable que M.Bertrand et ses collègues de langue française aient raté cette occasion d’évoquer la grande figure de La Fontaine.Pierre VIGEANT Paris, 22 (A.P.) —Les dernières rencontres entre soldats et grévistes du charbon en France font naître la menace que Paris impose sous peu à tout le centre du pays la loi martiale.La gendarmerie française nie la nouvelle de la mort d’un de ses hommes dans res rencontres mais pour rapporter que le blessé demeure quand même à l’agonie.Les plus violents incidents se sont produits hier à Grandcombe, où fi,000 grévistes ont battu et repoussé gendarmes et soldats en blessant gravement 50 de res derniers.Les forces de l'autorité ont dû abandonner beaucoup de matériel sur les lieux, y compris un plein camion de mousquetons.Dans le nord de la France, à Béthunes, une foule de 5;000 grévistes a assiégé la ptison e(, après avoir blessé 13 gendarmes, a forcé les autorités h relâcher sept grévistes qui venaient d’être arrêtés.Dans toutes ces rencontres, la police, qui était armée de bombes lacrymogènes, a subi de plus fortes pertes que les émeutiers, pourvus de barres de fer.* ¥ * Paris, 22 (A.P.) - La France se prépare aujourd’hui à de nouvelles violences à l’entrée de ses mines de charbon tandis que le gouvernement expédie des troupes sans cesse plus nombreuses vers les puits du centre du pays.Paris a déjà envoyé ainsi de fiO à 80 pleines camionnées de soldats vers la région industrielle de Saint-Etienne, où les rencontres entre grévistes, briseurs de grève, gendarmes et soldats ont fait jusqu’ici une cinquantaine de blessés.A Saint-Etienne, les grévistes du charbon se sont retranchés derrière des barricades et entendent bien empêcher toute troupe d'approcher des puits.De son côté, le ministre de l'industrie, Robert Lacoste, les a prévenus qu'il fera occuper toute mine qui risquerait d’être mise hors de fonctionnement par suite d’une inondation.Il rapporte que 8 ou 9 mines sont déjà inondées et une autre en feu, par suite de la grève, et en rejette la faute sur les grévistes.M.Lacoste fait remarquer que, même si la grève se réglait dès maintenant, 10,000 ouvriers resteraient privés de travail dans ces mines endommagées et la France continuerait de perdre 8,500 tonnes de charbon par jour pendant plusieurs semaines, jusqu'à la fin des réparations.Dans les mines du nord de la France, ce n’est pas le danger de l’inondation qui règne mais celui contraire d'une sécheresse extreme de l’air qui faciliterait 1rs explosions et les coups de grisou.La situation est apparemment calme de ce côté; mais les chefs d’unions de mineurs assurent qu'ils sont prêts à maintenir l'abandon du travail pendant deux mois encore.M.Lacoste riposte que, dans l’état actuel des réserves, le gouverne-mcnl peut conlinuer pendant Plusieurs semaines encore de refuser aux grévistes l'augmentation que ceux-ci réclament en même temps qu’une garantie contre le renvoi en bloc de 10% d'entre eux par mesure d’économie.L’ACTUALITE A propos de confiturose habitants dsi Canada «ont retournés en Angleterre; qu’enfin aujourd’hui le mouvement reprend de l’Europe vera le Canada.Ultimatum anglais Or, taindis qu’autrefois les autorité» anglaises voyaient cette émigration sans déplaisir, les premiers ministres du Commonwealth qui sont à Londres dans le moment ont appris que le Royaume-Uni n'adopte plus la même attitude, parce que les lies britanniques n’ont pas de surplus de m.ain-d’oeuvre.Le gouvernement anglais veut que ses citoyens demeurent au pays afin de produire davantage pour l’exportation, parce que si un trop grand nombre émigrent, la productivité tombera, et le niveau de vie déclinera.Pour empêcher une chute de 1 économie anglaise, Londres suggère maintenant que les Dominions prennent comme colons non seulement les jeunes hommes et femmes valides, et les travailleurs qualifiés, mais aussi des vieillards, des familles entières, des collectivités completes, des travailleurs non qualifiés, des commis et “collets blancs”.Autrement, l’Angleterre menace, tant pour des motifs de sécurité militaire que de nécessité économique, d’interdire le départ de ses jeunes travailleur* qualifiés.Racisme Or le Citizen expose lout cela avec un ton fort sympathique.Il ne dit pas encore que nous devons nous rendre au désir du gouvernement anglais, mais on voit qu’il est bien tenté de le faire.Dans le cas de quatre fugitifs français, qui demandent asile pour échapper à des tribunaux politiques sans justice, le rédacteur brandit les règlements de l'immigration, s’indigne contre les faux passeports et les faux noms et prononce, par-dessus le marché, un jugement sommaire contre Je régime de Vichy.Pour l’immigration anglaise, le Citizen n’insiste pas sur le respect des règlements qui restreignent l’immigration aux personnes pouvant être un actif pour le Canada.Il est évident, par le ton de son article, que le rédacteur fait un accueil sympathique aux arrêtés ministériels, même secrets, qui ouvrirait les portes du pays aux vieillards, aux infirmes, aux malades, aux impotents, qui entreraient dans les collectivités qu’on veut nous envoyer en bloc, à la condition que ces immigrants soient anglais.Pour la presse canadienne-anglaise les intérêt* du Canada ne sont que des corollaires de* intérêts de l’Angleterre.La superposition de ces deux articles dans la même page est une évidente et impudente manifestation de racisme.P- S.Je suis indigné.Je suis hors de moi.La jeunesse ne respecte plut rien.Elle devient "nihiliste'’.Je veux la dénoncer avec toute la violence dont sont capables mon âme et mon vocabulaire.Elle vient de se battre pour la liberté.Mais est-ce une raison de prendre la liberté au sérieux?Voyez plutôt ce qui se passe au Quartier Latin, journal des étudiants.Toutes nos valeurs spirituelles y sont bafouées, jusqu'aux plut hautes: jusqu'au parti Itbéral.Par exemple, est-il permit de dédier aux antiquaires le paragraphe suivant, dont on remarquera /’infrastructure nihiliste: Les huit sièges électoraux en peluche rouge que le parti libéral n’a pas perdus aux élections seraient prochainement disposés dans une galerie du Musée provincial qui portera le nom de ‘‘Salle des pas perdu*”.Le publiç pourra v contempler à loisir ces précieux vestiges d'un grand passé.Cette loufoquerie cache det profondeurs d'ingratitude.Quand la jeunesse traite avec autant de désinvolture une institution aussi vénérable que le grand parti libéral, alors plus rien n’est sacré à set yeux.Mais pourtant, cela n’est rien encore.L’irrespect va plus loin.Lisez plutôt eette prétendue dé- pêche, coiffée du titre La confiturose!: les prochains développements de celte affaire.Un scandale de la confitu-rose serait à la veille d’éclater, après tant d’autres.Dans plusieurs iisine* de confitures de la Pnwince, on ferait usage de procédés de fabrication entraînant des désordres graves dans la santé des ouvrières.La situation serait à son pire aux établissements de St-Clet-de-Murray, dont les confitures de gadelles auraient été atteintes par eette variété particulièrement maligne des con-fituroses, la gadellose.Dans un autre service de la même entreprise, plus de quatre-vingts femmes souffriraient de pectose et de colorose, maladies industrielles qui stérilisent leurs victimes.Les veufs des vingt-quatre malheureuses seraient allés en justice, pour réclamer des indemnités à la compagnie, mais le “Procès des veufs” ne leur a valu que les horions d’un public au coeur dur.Les Dominicains ont fait mine au début de prendre l'affaire en main, à la suite du décès de quelques-uns de leurs religieux qui avaient consommé quelques pots de confitures de gadelles, mais la prompte intervention des “Forces Mystérieuses et Souveraines” les a vite réduits au silence.Nous renseignerons noa lecteurs sur Ces jeunes ont perdu lout sentiment des convenances.Pas plus on ne doit parler de corde dans la maison d’un pendu, pas plus il ne faut parler de confiture à TUniversIli.Qu’on respecte au moins celte valeur-là.Ce n'est point qu’il y ait incompatibilité complète entre la notion d’université et celle de confiture.Toutes deux sont faites pour plaire: inné à l'esprit, l’autre au palais.D'autres développeraient mieux que moi le parallèle qui s’impose.Mais mi plus creux de mon subconscient, malgré toutes les similitudes logiques que je ne puis pas ne pas discerner, quelque chose m’avertit qu’on ne parle pas de confiture à l'Université.Ces jeunes n'ont donc pas, comme moi, une conscience?Pourtant ils ont lu: •‘L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn”.Qu’ils se méfienl.Ils n’auront pas indéfiniment l’impunité.L’oeil 1rs suivra.Et les confitures donneront de leurs nouvelles.Elles ont, avec la mayonnaise, quelque crédit chez nous.Elles ont le bras long et la mémoire duplessisle.C’esl un ami indigné, mais un ami loul de même qui vous en avertit: jeunes gens, prenez garde à la confiture.CANOm PAGE DEUX LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 22 OCTOBRE 1948 “Camillien dans son répertoire" Les affaires municipales : habitation, centre civique, hospitalisation — Dîner-causerie de la Chambre de commerce optimiste à ce sujet?C’est _qu il croit l’opinion publique prête à voir se réaliser un tel projet.Il ne reste qu’à réunir le groupe d’hommes d’affaires et d’industriels qui voudra, avec l’aide de la ville, entreprendre la cons-ii'is le temps de préparer une truction de ce centre civique, causerie s’est contenté de ré- Le maire voudrait voir réunis pondre aux questions posées pari dans ce rentre la salle de con-des membres de la Chambre.I cert.le centre de reception pour Trois sujets ont reçu des dé- 1 congrès et le ’•merchandises veloppements particulièrement | mart”.Des congrès nombreux et pour employer 1 expression même du maire de Montreal» c'était ‘Camillien dans son repertoire”.hier, au déjeuner-causerie de la Chambre de Commerce du district de Montreal, t.est-a-dire que M.Houde, n’ayant intéressants: le problème du logement.le projet de centre civique et les difficultés de 1 hospitalisation.Aux questions posées, le maire a répondu avec une abondance de détails et un souci d’objectivité qui ont rendu sa pseudo-causerie extrêmement intéressante.Le centre civique “Le jour ou la Chambre de Commerce voudra avoir un centre civique à Montréal, elle pourra l’avoir.Elle est l’organisation la mieux préparée à mener à bien un tel projet.Et je vous assure que la ville contribuera”.Pourquoi M, Houde est-il si Avis de décès ARCHAMBAULT, — A Montréal, le 20 octobre 1948.à l’âge de 85 ans, est (iécédée Mme veuve Olivier Archambault, née Charest (Alexina), demeurant à 2022 rue Montcalm.Les funérailles auront lieu samedi le 23 courant.Le convoi funèbre partira des salons de la Société Coopérative des frais funéraires, no 302 est, rue Ste-Catherine, à 8 heures, pour se rendre à l'église Ste-Catherine, où le service sera célébré à 8 heures 30, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Ralliement angle De Montigny et St-Timothée, à 8 heures 15.VALOIS.— A Cap Santé, le 20 octobre 1948, à Tâge de 54 ans, est décédé accidentellement l’abbé Placide Valois, curé de la paroisse Ste-Brigide de Montréal frère de l’abbé Lucien Valois, vicaire à St-Edouard, et du Rèv.Père Raymond Valois, C.S.V., directeur du noviciat dé Rigaud, et de Soeur Marie Phiiomène du Sacré-Coeur, de l’école St-Ars'è-ne, des Soeurs de Ste-Anne.La dépouille mortelle repose en chapelle ardente, au presbytère, 1151 rue Maisonneuve.La translation des restes aura lieu dimanche après-midi à quatre heures.Deux services seront chantés à Ste-Brigide hindi le.25.octobre, le premier à 8 heures pour les enfants dejanaroissc, le second à 9 heures 30 pour les paroissiens.L’inhumation se fera à Vaudreuil.où un libera sera chanté à l’arrivée du corps.Parents et amis sont pries d’y assister sans autre invitation.y a actuellement, à Munt-25 lits pour 5,000 cancé- aciietez vos FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 168 «st.Sts-Catherine Livraison partout directement de notra aerte-chaude.PL 1786-1787 importants se tiendraient à Montréal si on pouvait les recevoir.Mais il n’y a pas de place.M.Houde estime qu’on aura tout au moins une salle de concert convenable à Montréal, dans une ou deux années, vu ; qu’actuellement un groupe de fi- ! nanciers s’intéressent activement à l’affaire.La "psychose de guerre" Tout au long de ses remarques» le maire tient compte de la “psy- | chOvse de guerre”, qui peut retarder la réalisation de bien des projets, particulièrement au domaine de l’habitation.Il est bien sûr qu’à l’heure actuelle Montréal souffre d’une crise de l’habitation à l’état aigu.Ainsi, d’ailleurs, que toutes tes grandes villes d’Amérique.Comment la soulager?M.Houde n’apporte pas de solution là-dessus.Il se contente de noter que la loi provinciale de l’habitation est incomplète, même si ellee mot, minimum 4Cc Annonces »; ml-vedettes (caractères de différentes grosreûr» ou Inden-t.'ea.rtc.i - Tnrif fourni sur demande (Variaut de 8c.A 5c la lit’ .e impure agrte — 14 lignes au pjuce sur un» col.» selon le nom-b.o d'insertions Naissances, services, services annl-vsrsalres, Erand-niruses.remercie, ments pour condoléances, etc.2 cents le mot.minimum 50 cents.Klr io"Cej prochains mariages.2 cents le mot minimum $1.00 l’in-sertlou.A9D , ¦ ' 1- V^'V LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 22 OCTOBRE 1948 MGE SEPT La semaine de la «Palestre Nationale” Du 25 au 30 octobre graphologie cRnusAus,,: commissions scolaires en congrès à Québec Messe — Câblogramme au Pape — Conférences La direction de la Palestre Nationale continue toujours ses préparatifs en vue de la grande semaine d’activités qui sera tenue au centre sportif de la rue Cheerier du 25 au 30 octobre inclusivement.y Comme il le fut annoncé précédemment, un programme des plus variés sera présenté.Cette semaine d’activités est ouverte gratuitement au public montréalais et toute personne désireuse de connaître l’immense travail abattu par cette association ca-nadienne-française depuis son existence, est cordialement invitée à être témoin des événements sportifs qui seront présentés chaque soir.Plusieurs athlètes avantageusement connus dans le domaine sportif seront présents à chacune des représentations.Nombreux sont également les hauts dignitaires de la métropole canadienne qui ont promis de ! collaborer dans leur plus grande mesure à faire de cette semaine d’activités un véritable succès.C’est la première fois dans son histoire que la Palestre Nationale décide d’organiser une semaine d’activités.C’est au cours de cette période de six jours, à compter du 25 jusqu’au 30 inclusivement, que ‘la population montréalaise pourra constater les nombreux avantages qu’offre l’association nationale athlétique de la jeunesse à ses nombreux membres.Depuis quelques années, les directeurs de la Palestre Nationale, de concert avec les instructeurs compétents attitrés aux différents sports d’intérieur pratiqués à ce centre sportif, ont effectué plusieurs grands développements pour venir en aide à la jeunesse locale.Les membres de la Palestre ont tout ce dont ils ont besoin pour améliorer leur condition physique tout en occupant leurs loisirs d’une manière saine et gaie.Cette semaine d’activités est présentée dans l’unique but de démontrer à la population vrnonirca^'se Ie !,icn immense Tait à la jeunesse et les nombreux privilèges dont les membres peuvent jouir.f ’ii yrujihologue-expert de Heams-ville.Ontario, Alonzo Panne, étudie ici l’écriture d'an document Que Mme Emma Pohl, de Kitchener, aurait signé le dernier jour où elle a été vue, avant sa disparition il \) a un mois.Il croit déjà pouvoir affirmer cpie la signature en question est un faux.(Photo C.P.) Une disette d'électricité dans le nord-ouest du Québec Une demi-heure d'électricité toutes les deux .heures en Abitibi La Sarre, Qué., 22 (C.P.).— La compagnie La Sarre Power a avisé les municipalités du nord-ouest québécois qu’elle ne leur fournira qu’une demi-heure d’électricité toutes les deux heures, à compter d’aujourd’hui, dans le but d’éviter un assèchement complet de la réserve d’eau.La mesure demeurera en vigueur jusqu’à nouvel avis.I.es villes concernées sont : Normetal, Dupuy, La Sarre, Ma-camic, Taschereau, La Ferme et Amos.La compagnie a déclaré qu’il y avait peu d’espoir que la pluie soit assez abondante avant l’hiver pour permettre que la situation revienne à la normale.I n premier pas dans le but d’économiser l’eau avait été fait le mois dernier, alors que la compagnie avait décidé de couper l’électricité chaque jour, de minuit à cinq heures du matin, et de 1 hre à 5 hres de l’après-midi.Les autorités municipales de la région concernée ont dit que six heures d’électricité par jour ne pouvaient suffire à maintenir à leur niveau normal les activités des villes du nord-ouest québécois.Cependant, les municipalités de la région d’Amos espèrent obtenir bientôt quelque soulagement provenant de l’usine de î’Hydro-Québec, au Lac Dozois, qui, selon une déclaration récente du premier ministre de la province, M.Duplessis, vient d’ètre terminée.CHARôtt V0TRt ^ -y/ demis Fumez une pipe bien remplie de Picobac afin de constater pourquoi tant de fumeurs disent que "le Burley v est le meilleur”.Vous verrez que la pipe se charge facilement.qu’on en tire des bouffées sans effort.que le tabac brûle lentement.qu’il est frais à fumer.Dans l’heureux mélange Picobac des feuilles Burley de choix, vous trouverez l’heureux sort du fumeur satisfait.Essayez une pipe chargée de .Tabac à Pipe Choisi entre Tous des Trois-Rivières Pour la paix du monde — Retraite interrompue Trois-Rivières, 22 (D.N.C.).— “Le meilleur moyen, à mon sens, d’établir la paix dans le monde, c’est d’abord de commencer par l’établir dans la famille en donnant à l’ouvrier, à l’homme de peine, un peu de joie et de bonheur dans le coeur par une maison convenable.Lt ce n’est pas pour qu'autre but que celui-là que nous avons fondé la coopérative d’habitation Ste-Margueri-te”.C’est ce que déclarait M.le chanoine L.-J.Chamberland, curé-fondateur de Ste-Marguerite, à l’occasion de la bénédiction du dr&peau coopératif qui flotte maintenant au haut du mât dresr sé à l’encoignure des rues Chamberland et Comtois.Le maire Arthur Rousseau et les échevins Durand et Guimqnt ont tous deux assisté à cette fête de coopérateurs.M.le chanoine Chamberland déclara qu’après cinq années de travail, de.labeur et de confiance dans la providence de Dieu, les coopérateurs avaient le droit de rappeler par cet emblème, les efforts de chacun, de rappeler aux enfants que l’homme, assisté par la Providence, confiant dans ses obligations, qui est sincèrement chrétien, peut bâtir non seulement des habitations familiales, mais surtout des oeuvres qui ne périssent pas.Ÿ Ÿ Les exercices de la retraite paroissiale ont été interrompus j quand le prédicateur, au milieu i de son sermon, quitta l’église en 1 compagnie de plusieurs paroissiens pour aller combattre un incendie à la ferme de M.Jean-Baptiste Rheault, cultivateur au rang Beauséjour.Le feu a détruit un bâtiment de 150 pieds par 35, comprenant l’étable et la grange.Le secours du prédicateur et des paroissiens permit de sauver la demeure de M.Rheault et ses autres bâtiments.Les pertes sont élevées comprenant du bétail, des instruments aratoires, trois chevaux, un moulin à vent, 65 tonnes de foin, 200 poches de patates et huit charges de grain, de blé d’inde.mssn cAppelez BE.3361 (’IMPRIMERIE POPULAIRE • Un voyageur ira vous voir et vous servira VITE ET BIEN.Québec, 22 (D.N.C.).—Le premier congrès général de la Fede-ration des commissions scolaires du Québec s’est ouvert hier avant-midi dans la grande salle du patronage de la côte d’Abra-ham, sous la présidence de M.René St-Pierre, président general, et de M.André Breton, president de l’Association des commissions scolaires du diocèse de Québec., Le matin, une messe avait ete célébrée à la chapelle du patronage par M.l’abbé Georges-Hen-1 ri Laforest, aumônier général de la Fédération.Un câblogramme fut envové à S.S.le pape Pie \H pour lui exprimer les respectueux hommages des congressistes et l’assurer de leur filiale soumission.Il y eut présentation du rapport 'du secrétaire général, M.Florimond Ducharme, et causerie-forum par M.Louis-Philippe Audet, professeur à l’Université Laval.M.Audet a parlé du ‘‘Système scolaire de la province de Québec”.Sa conférence fut suivie d’un forum.Tous les diocèses de la province de Québec étaient largement représentés.Les membres du clergé étaient très nombreux.Pratiquement toutes les paroisses avaient envoyé des délégués.Ces derniers remplissaient a pleine capacité la grande salle du patronage.On remarquait sur l’estrade, outre le président, M.René Sl-Pierre, et le vice-présidenet, M.André Breton, le Dr A.-D.Archambault, de Verdun, M.Cyril-le-F.Delage, président de la Commission scolaire de Québec, M.le chanoine Armand Malouin, de Sherbrooke, M.le chanoine Roch Mercure, de St-Jovite, représentant le diocèse de Mont-Laurier, M.l’abbé Georges Laforest, aumônier général, le R.P.Albert, O.F.M., M.Guillaume Tremblay, M.S.-T.Lupien, du Lac à la Tortue, M.Samuel Au-dette, président de la Commission scolaire de Landrienne, Abitibi, et vice-président de l’U.C.C., M.S.St-Amand, du Témisca-mingue, M.Alfred Lavietoire, de St-Jean-Vianney, Gatineau, M.R.Bailly, des Trois-Rivières, M.N.(’.hoquette, de St-Jean, M.H.Roy, de Gaspé, MM.Bouchard, de Sherbrooke, Tanguay, de Chicoutimi, Rivard, de Nicolet, Fortin de Rimouski.Je vous remercie d’être venus si nombreux, a dit le président.Cela démontre que vous prenez à coeur la cause de l’éducation.Je crois qu’en vous ^ organisant comme vous l’avez fait, vous aurez rendu service à la cause de l’enseignement dans la province.La fédération tient son premier congrès.C’est une date im-; portante dans l’histoire de l’instruction publique en cette province.Les débuts de notre organisation ont été modestes.La fédération existe depuis novembre 1947.Ce premier congrès estime affirmation catégorique du rôle que nous entendons jouer.Par les travaux qui seront faits, les résolutions qui seront présentées, on se rendra compte que la fédération existe et qu'il importe de discuter avec elle.Le temps n’est plus où les commissions scolaires étaient traitées avec mépris.Le congrès fera connaître le programme et le but précis de la fédération.M.St-Pierre M.St-Pierre souhaite alors la bienvenue aux invités d’honneur et à tous les délégués.If fait par-ticulièrement l'éloge de M.C.-F, Delage qui, dit-il.a passé sa vie à s’occuper d’éducation et s'est acquis par le fait même un mérite extraordinaire.LORD BEAVERBROOK SE REPOSE L’état déplorable des écoles rurales Les résultats d'une enquête donnés au congrès provincial de l'U.C.F.M.Audette M.Louis-Philippe Audette fut ensuite invité à prendre la parole.Le système scolaire de la province de Québec est à la fois simple et compliqué.Simple, si l’on considère les différents secteurs de l’enseignement (primaire, spécialisé, secondaire et universitaire) qui sont identiques dans tous les pays civilisés, el compliqué, si l’on envisage les différentes autorité responsables de son administration aux points de vue législatif, pedagogique et financier.Cette complexité de notre système scolaire est fondée sur l’histoire même de son évolution depuis 1635 jusqu’à nos jours.Les principales autorités dans le domaine scolaire sont: le con-seil de l’Instruction publique, le secrétariat de la province, le ministère du bien-être social et de la jeunesse, le ministère de l’agriculture.le ministère du travail, le ministère des terres et forêts, le ministère des mines, le comité permanent de l’Enseigne-ment secondaire, les conseils universitaires, signalons en outre un certain nombre d’écoles indépendantes.La première caractéristique de notre système scolaire, c’est sa dualité; section catholique et section protestante.Ce doublement nous permet d’accorder à l’élément protestant de la province de Québec un traitement d’équité et de liberté qui n’a, paraît-il, son égal nulle part ailleurs.Le département de l’Instruction publique est donc formé de services administratifs com muns dans deux sections et des services propres à chacun.M.Audette signale enfin la composition du Conseil de Tins truction publique ainsi que le rôle des comités catholiques et protestants.Il termine en disant un mot des commissions scolai res.L’action du gouvernement dans notre régime se résume à ceci: Mettre les familles en mesure de se donner de bonnes écoles.L’ac-lion de l’Etat paraît efficace pour réaliser sa fin, assez délicate pour ne pas violenter les droits de la famille ou de l’ini-liâtive privée.Dans l’ensemble, notre législation scolaire semble inattaquable au point de vue des principes de la philosophie chrétienne.L’n forum très intéressant a suivi l’exposé de M.Audette.On voit ici lord Beuverbrook an cours d'une entrevue à Montréal.Le propriétaire du “Dailtl Express’’ de Londres fait actuellement un vogage d’un bout à l’autre du Canada.Le lord anglais, qui est né au Canada, passe maintenant quelque temps chaque année à sa maison du Nouveau-Brunswick, (Photo C.P.) La circulation rue Sf-Urbain Devant la Commission métropolitaine, M.T.O.Leggett, as sistant-di recteur de la police municipale, avait suggéré une circulation à sens unique sur la eue Saint-Urbain, dans le nord de la ville.M.Dave Rochon, conseiller municipal et député de Montréal-Saint-Louis, dit à ce propos qu’il est tout à fait en faveur de tout changement qui sera de nature à améliorer la circulation à Montréal, mais il tionj à faire observer qu’en établissant une circulation à sens unique, rue Saint-Urbain, il se produira certainement des embouteillages aux intersections Saint-Viateur, Bernard et Van Horne, car la rue Saint-Urbain ne débouche pas à Van Horne.M.Rochon suggère plutôt aux autorités municipales d’étudier l’opportunité d’ouvrir la rue Saint-Urbain â Van Horne et de la relier par un tunnel, si la chose est possible.Québec, 22 (D.N.C.)—Une conférencière au congrès provincial de l’Union catholique des fermières, réunies en la salle du patronage St-Vineent de Paul, a prétendu que les conditions sont tout à fait déplorables dans les écoles primaires rurales.Mme C.Vigneau-Dolgn a donné le résultat d’une enquête faite, dans un des diorèses de la province pour constater l’état des écoles primaires rurales, par un comité de service social créé au sein de l’U.C.C.On a constaté d’abord dans les 63 écoles où a eu lieu l’enquête que 90 pour rent des enfants arrivent à l’école sans savoir même faire leur signe de croix; autant n’ont aucune idée des nombres ni des chiffres; 36.7 pour cent ne savent pas leurs premières prières, où sont trop gênés pour dire leur nom.80 pour cent des écoles possèdent des toilettes non chauffées, en hiver, et ont des cabinets sanitaires au bout des corridors où il fait plus froid que dehors.70 pour cent des écoles n’ont pas d’évier ni d’eau; qu’on doit aller chercher dans un puits ou chez les voisins.La majorité des écoles sont mal chauffées; la plupart des enfants y gèlent pendant que ceux qui sont tout près du poêle rôtissent.A trois heures de l’après-midi, l’hiver, il fait noir et les enfants doivent se pencher laborieusement sur leurs manuels jusqu’à 4 heures, alors que l’électricité, dans bien des cas.pase à la porte.80 pour cent des enfants mangent, comme lunch du midi, des tartines, des pommes et de l’eau seulement.Dans la majorité des cas, l’école n’a pas vu «le peinture depuis 4, 5 ou même 10 ans; il n’y a aucune moustiquaire, peu ou pas d’arbres dans la cour de l’école, et les éeoliers doivent essayer de s’instruire dans ces conditions que les adultes ne pourraient pas supporter.A la suite de cette conférence, les déléguées, qui représentent plus de 10,000 fermières de la province, ont adopté des résolu- Au procès d'Ovila Vallières lions, demandant l’amélioration des conditions de vie dans les écoles rurales; que l’électricité soit installée dans les écoles rurales où le courant passe dans la paroisse; qu’un chauffage central y soit établi, si possible; qu’on n’ait dans chacune une bibliothèque scolaire; que dans chaque paroisse rurale, une ou deux rlasses au moins donnent jus qu’aux 8e et 10e nées.Décès de M.J.-P.Moreau M.J.-P.Moreau, époux de feu Corine Girard et de Meletime Gholette, est décédé â l’hôpital Notre-Dame, à l’âge de 67 ans.Outre sa femme, le défunt laisse dans le deuil ses fils: R.F’r.Agnello, O.F.M., Jean.Guy, Paulin, Pierre et François Moreau; sa fille, R.Soeur Gertrude Moreau.des Soeurs Grises de Montréal; ses brus, Mme Guy Moreau (Laurette Cyr), Mme Jean Moreau (Perlv Morris); ses petits-enfants, Roland et Lorraine Moreau.Ses frères, l’abbé J.-B.Moreau, curé de St-Eusèbe de Ver-ccil; R.Fr.Paulin, O.F.M.; R.Fr.Ephrem, O.F.M.; R.Fr.Jean.O.F.M., et le R.F’r.Pierre de Can-tara, O.F.M., missionnaire au Japon.Ses soeurs: la T.R.Mère Courville, supérieure générale des Soeurs Grises de Montréal; R.Soeur Adouilda Moreau, des Soeurs Grises de Montréal.La dépouille mortelle est exposée à 2104 rue Fullum.Les funérailles ont eu lieu hier matin en l’église St-Fusèbe de Verceil.Tél.: AM.1865 ALFRED PAQUETTE ENTREPRENEUR-PEINTRE Attention spéciale aux communautés religieuses.4021 Papineau - Montréal Terre-Neuve ne sera pas représentée L'union ne sera pas complétée à temps pour que l'île ait ses propres députés à la prochaine session du Parlement Ottawa, 22 fC.P.) — Les représentants du gouvernement lerreneuvien et le gouvernement canadien tiennent actuellement une série de réunions privées au cours desquelles est discutée l’entrée de Terre-Neuve dans la confédération comme dixième province canadienne.On ne possède pas encore de renseignements sur la nature des discussions qui se poursuivent à Ottawa.Toutefois, les deux parties admettent que des progrès sont en cours.L’un des participants à ces entretiens a déclaré que les entretiens se poursuivront selon toutes probabilités jusqu’à la fin du mois.Ils avaient d’ailleurs commencé le 6 de ce mois.La même personne a précisé que les conversations avaient pour sujet principal les sensibles changements que pourrait apporter l’entrée de Terre-Neuve dans la Confédération *au plan proposé l’année dernière par le gouvernement canadien.On ajoute par ailleurs que certains jours, les sept membres de la délégatibn terreneuvienne se réunissent avec le cabinet canadien au complet et certains autres jours avec un seul des ministres, si les conversations du jour doivent porter sur un sujet particulier.Par ailleurs, depuis leur arrivée au Canada, les délégués ter-reneuviens ont demandé à leur gouvernement d’envoyer d’autres délégués spécialisés dans certaines questions.De son côté le gouvernement canadien a envoyé une délégation à Saint-Jean de Terre-Neuve afin qu’elle étudie à fond la question et les problèmes de l’Union.De plus, le président de la Chambre de commerec de St.John, M.Ayre, est venu la semaine dernière sur sa propre initiative afin de donner quelques éclaircissements et conseils sur des sujets commerciaux et industriels.L’Association des anciens combattants a également envoyé des membres qui ont fourni des explications sur les problèmes concernant les anciens combattants, Flnfin, un délégué a laissé en-tendre que, vu la complexité des conversations, il était difficile de dire quand les conférences seraient terminées._ Il a toutefois exprimé l’espoir que l’union des deux pays serait réalisée à la fin de mars.Québec, 22 (C.P.’) — Pierre Cardinal, un jeune garçon de 15 ans, a témoigné au procès de Ovila Vallières, 22 ans, accusé du meurtre du fermier Fld-gar Rochette, tuè sur sa ferme le 28 juillet dernier.Cardinal a déclaré qu’il était arrêté à la maison du fermier pour parler à la fille de M.Rochette.Comme il s’en retournait, il a remarqué une femme et un homme, portant une chemise blanche.La femme lui aurait dit: "Va t’en !” Auparavant, Desnciges Bédard, jeune fille de 20 ans, fiancée de l’accusé, est venue témoigner.La jeune filie est elle-même accusée d’assaut sur la victime.Fille a admis que Vallières était avec elle derrière une charge de bois, mais elle a soutenu à plusieurs reprises qu’elle ne savait pas qui avait frappé le fermier.voiysqui US VINS NUMÉROS SHERRY Faites faire vos réparations, la nuit, à notre atelier mécanique.Ne retarde! pas votre production !.Tout genre oe machinerie , .compres seurs .outillage industriel, etc.Nos torifs de nuit sont les mêmes que nos tarifs de jour.970 rue de Bu.tien - Mcî!Îr-al (18e> - PLateau 9641 LF-m Feuilleton du "Devoir" LES FIANCÉS par Alexandre MANZONI Traduit de l’italien par le marquis de MONT-GRAND, adapté par Clément SAINT-GERMAIN 16.(Suite) — Après choses pareilles, continua-t-il, vous voyez bien,, mes enfants, que ce pays n’est maintenant pas sûr pour vous.C’est le vôtre; vous y êtes nés; vous n’avez fait de mal à personne, mais Dieu le veut ainsi.C’est une épreuve, mes enfants: suppor-tez-la avec patience, avec confiance, sans haine, et soyez sûrs qu’un temps viendra où vous vous trouverez heureux de ce qui vous arrive aujourd'hui.Je me suis occupé de vous procu- Leg Fiancé*, de Manronl.(deux volume*) sont en vente à Flde*, 25 eet.rue 8ftlnt-J»cque*.à Montréal, au orlx de 5250 (P«r la posta ; $2.#5).rer un refuge pour ces premiers moments.Bientôt, j’espère, vous pourrez revenir sans> risques dons vos demeures; quoi qu’il en soit.Dieu prendra soin de vous selon votre plus grand avantage; et moi, bien certainement, je m’efforcerai de reconnaître la grâce qu’il me fait en me choisissant pour son ministre auprès de vous, ses pauvres et chers affligés.Vous, poursuivit-il en se tournant vers les deux femmes, vous pourrez vous arrêter à.Là vous serez suffisamment écartées du danger, et en même temps pas trop loin de chesvous.Demandez, en cet endroit, notre couvent; faites appeler 1* père gardien; remettez-lui cette lettre; il sera pour vous un autre frère Cristoforo.Et toi aussi, mon cher Renzo, tu dois, pour le moment, te mettre en sûreté contre la rage des autres et contre la tienne.Porte cette lettre au père Bonaventure de Lodi, à notre couvent de Porte-Orientale, à Milan.Il fera pour toi l’office de père, te guidera, te procurera de l’ouvrage, jusqu’à ce que tu puisses revenir vivre ici sans rien craindre.Allez au bord du lac, près de l’embouchure du Bione.C’est un torrent à peu de distance de Pescarenico.Là, vous verrez un bateau en station; vous direz: barque; on vous demandera: pourquoi; répondez: saint François.La barque vous recevra, vous transportera sur l'autre bord, où vous trouverez une carriole qui vous conduira directement jusqu’à.î—Avant que vous partiez, dit le père, prions tous ejisemble le Seigneur pour qu’il soit avec vous dans ce voyage comme toujours.et surtout pour qu’il vous donne la force, qu’il vous fasse chercher la douceur de vouloir ce qu’il a voulu.En disant ces mots, il se mit à genoux au milieu de l’église, et tous en firent de même.Après qu’ils eurent prié quelques moments en silence, le père, à voix basse, mais distinctement, prononça ces paroles: — Nous vous prions aussi pour cet infortuné qui nous a mis dans cette situation.Nous serions indignes de votre miséricorde si nous ne vous la demandions pas pour lui du fond de notre âme.Il en a tant besoin! Nous avons, nous autres, au milieu de nos tribulations, la consolation de penser que nous sommes dans la voie où vous nous avez mis: nous pouvons vous offrir nos peines, et elles deviennent pour nous un avantage.Mais lui! il est votre ennemi.Oh! qu’il est à plaindre! 11 lutte contre vous! Ayez pitié de lui.Seigneur; touchez son coeur, rendez-le votre ami, «ccordcz-lui tous les biens que nous pouvons désirer pour nous-mêmes.S’étant ensuite levé comme à la hâte, il dit: — Allons, mes enfants, il n y a pas de temps à perdre; que Dieu vous garde, et que son ange vous accompagne: partez! Et pendant qu’ils se mettaient en marche, avec cette émotion qui ne trouve pas de paroles et n'en a pas besoin pour se ^ma-nifester.le père ajouta d’une voix altérée: — Le coeur me dit que nous nous reverrons bientôt.Sans attendre la réponse, frère ('ristoforo alla dans la sacristie; les voyageurs sortirent de i’église; et frère Fazio ferma la porte en leur disant adieu, ce qu’il fit lui-même d’une voix émue.CHAPITRE VIH La barque, en touchant le ri-yage, donna une secousse à Lu-cia qui, après avoir séché secrètement ses larmes, leva la tête, comme si elle se réveillait.Renzo sortit le premier, présenta sa main à Agnese qui, sortie à son tour, donna la sienne à Lueia, et tous trois remercièrent tristement le batelier.“De quoi?répondit-il.nous sommes ici-bas pour nous aider les uns les autres”, et il retira sa main avec une sorte d’effroi, comme s’il lui avait été proposé de voler, lorsque Renzo chercha à y glisser une partie de l’argent qu’il se trouvait avoir dans sa poche, et dont il s’était muni ce soir-là dans l’intention de reconnaître généreusement envers don Ab-bondio le service que celui-ci aurait rendu malgré lui.La carriole était là Imite prête; le conducteur salua les trois personnes qu’il attendait, les fit monter; un signa! de la voix à sa bête, un coup de fouet, et les voilà en route.Nos voyageurs arrivèrent a Monza peu après le lever du soleil.Le conducteur entra dans une hôtellerie, et là, comme étant au fait des lieux et d’une des connaissances de l’hôte, il leur fit donner une chambre et les y accompagna.Renzo, au milieu de ses remerciements et de ceux des deux femmes, voulut.ainsi que tantôt près du batelier.essayer pré# de ce brave homme de lui faire recevoir quelque argent; mais celui-ci, de même que l’autre, avait en vue une autre récompense, plus éloignée, mais plus grande.Lui aussi retira sa main et courut, comme en fuyant, soigner sa bête.Après une soirée telle que nous l’avons décrite, et une nuit que chacun peut se figurer, une nuit passée en compagnie des idées que l’on sait, il ne fut pas sans quelque prix pour tous les trois de s’asseoir sur un banc qui ne remuait pas, et dans les quatre murs d'une chambre quelle qu’elle pût être.Ils déjeunèrent selon que le permettaient la pénurie des temps, l’exiguite de leurs moyens en proportion des besoins possibles d’un avenir couvert d’nn voile, et leur peu d'appétit.Tous les trois, ils songèrent au banquet que.deux jours avant, ils s’attendaient à faire, et chacun d'eux poussa un gros soupir.Renzo aurait vouiu s’arrêter là au moins toute cette journée, voir les femmes installées et leur rendre les premiers services que la circonstance pourrait demander; mais le père avait recommandé à celles-ci de lui faire sans retard continuer sa route.Ils concertèrent de leur mieux les moyens de se revoir le plus tôt que ce serait possible.Lueia ne cacha point scs larmes; Renzo retint avec peine les siennes, et, serrant bien fort lup êîo voix Cîoiiffée: Au revoir, et parti]____ Les femmes se seraient trouvées bien embarrassées sans ce lion voiturier qui avait o"ilre de les conduire au couvent des capucins, et de leur prêter toute autre assistance dont elles pourraient avoir besoin.K'les s'acheminèrent donc avec lui vers c • couvent, leque1 est.eonrv on sait, fort p-u (listent de Mon'.'.Lorsqu'ils furent à la nort".le conducteur tira le ro-doy i à 9.* A.OO La paire IU PECARI Modèle Sltp-On — de 1» maison PERRIN.Nuance: tan — Pointures : l\x A 10*,j.A.OO La paire w GANTS DE DAIM Marque ACME — gants non doublés.Modèle 811p-On (cousus main).Naturel ou brun mastic.A.30 La paire O MARQUE ACME (Imported Cape) — Modèle SHp-On — Gants couses main — Naturel seulement.Pointures : 7Vi à 10',i.A.Oo La paire O COUTURES MAIN (Imported Cape) doublure en rayonne — Modèle 811p-On.Marque Acme.Brun ou gris Pointures : 7Vj A 9'/j.K.'ib La paire O “SLIP-ON” ACMB (Imported Cape) — Ganta cousus à la machine.Nuance : brun.Pointures : 7U à 10.il-SO La paire ¦* MARQUE ACME (Capeskln) En brun Ou naturel — Modèle Sllp-On.Pointures : 7(a à 10.O-®5 La paire w PEAU DE MOUTON Modèles avec bouton-pression — Choix de brun ou gris Pointure* : 7‘i A 10.A.RA La paire C PECARI Modèle Illustré avec bouton-pression — Naturel ou liège — Pointures : 77Va A 10.A.SS La paire C CAPBBK1N Modèle Sllp-On — Naturel eu brun — Pointures : 7ti La palrè A 10.4.*A MMi DUPUIS — rayon * articles pour hommes m-ge-c haussée (Ste-Catherlné) servét-rou* de votre •CltARGA PUA TE.1
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