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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 3 janvier 1949
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1949-01-03, Collections de BAnQ.

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St* Geneviève, vierge.NEIGE ET PLUS FROID Minimum 50 Maximum 27 Direct «at i Gérard FQJON FAIS CE QUE DOIS VOLUME XL — No 1 Rédacteur mm cket.Orner HEROUX "Vous avez une double mission ; premlè-rement, le mission de conierver lnt*ct votre héritage religieux et national; deuxièmement, la mission de répandre cet héritage.J'ajoute gue c’est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le défendre." See txc.Mgr Ifdebrando Anteniuftl, délégué apostolique eu Canada et à Terre-Neuve.MONTREAL, LUNDI.3 JANVIER 1949 Cinq sous le numéro L A BESO G N E! Au seuil de Tannée nouvelle-Les tâches qui nous attendent-Ne soyons pas des presbytes — Ne nous déchargeons point sur les autres de notre besogne propre-Il faut haler ensemble "Tous les descendants des vaincus de 1759 se doivent de compter pour un" Londres prêt à la guerre avec Israël PREPARATIFS DE SESSION A la besogne! C’est le mot d’ordre qui s’impose au début de cettè année nouvelle.Il n’est pas besoin de s’y arrêter longtemps pour constater que nous aurons — les Canadiens français plus que d’autres même — de lourdes tâches à abattre au cours de 1949.Ce n’est pas forcer les termes, ce n’est pas chercher à ffâre du dramatique que de dire que le monde vit présentement l’une des plus graves époques de son histoire, une époque qui fait nécessairement songer aux heures tragiques qui virent la chute de l’Empire romain.Ce n’est pas simplement la face de l’Europe et celle de l’Amérique qui se transforment, c’est l’équilibre du monde.L’Asie, avec ses centaines de millions d’hommes, réclame sa part dans l’ordre nouveau.Si modeste que soit notre petit peuple, il ne peut échapper aux conséquences de ce bouleversement.Il en sera forcément atteint.Il doit forcément y jouer son rôle.• Nous sommes en Amérique, d’abord, les représentants de la plus haute des traditions spirituelles, les représentants aussi de l’une des plus nobles cultures qui aient honoré l’humanité.Nous constituons parmi les divers groupes franco-catholiques du continent l’élément, non seulement le plus nombreux, mais grâce à des circonstances qui n’ont pas dépendu de nous, le plus compact, le plus fortement organisé, le mieux muni de moyens d’action et de propagande.Cela ne nous confère aucun droit à un quelconque impérialisme moral, à la direction des autres; mais cela nous impose le devoir d’apporter à tous le maximum de collaboration et d’aide dont nous sommes capables.Et c’est un fait, c’est une chose que nous n’avons pas le droit d’oublier.• De même, dans l’ensemble de notre pays, devons-nous, en même temps que nous travaillons à la sauvegarde de nos valeurs propres, apporter à nos concitoyens, de toutes origines, le plus ferme appui dans le développement des forces du Canada, dans la préparation de son avenir, comme nation libre, dans la préservation de ses intérêts supérieurs.C’est une chose évidente, et que nous ne devons pas davantage oublier, que nous appartenons à l’ensemble du groupe humain, que nous ne vivons pas, que nous ne pouvons vivre en vase clos, que rien de ce qui intéresse le bien-être de l’humanité ne peut ou ne doit nous rester étranger.De ce point de vue, nos missionnaires ont apporté déjà à des peuples nombreux la plus fructueuse des collaborations.Il n’est pas de continent où leur science, leur générosité, leur inépuisable dévouement ne contribuent au progrès de l’humanité, et, pour employer une formule plus haute encore, et qui correspond à la plus sublime des réalités, à la gloire de Dieu.• Disons tout de suite: car les débuts d’année incitent aux examens de conscience, qu’il est deux points sur lesquels il convient plus particulièrement peut-être que nous prenions de fermes résolutions.Méfions-nous d’abord de la presbytie morale qui incite trop des nôtres à ne pas voir ce qui se passe, pour ainsi dire, sous leurs yeux.Si le souci qu’ont des contrées lointaines nos missionnaires, si le dévouement qu’ils y portent sont choses admirables et que nous ne saurons jamais trop louer, il est malheureusement un certain nombre des nôtres qui semblent croire que les problèmes qui provoquent à l’étranger tant d’angoisses n’existent pas chez nous, n’appellent point, de notre part, d’action immédiate et constante.Et pourtant! Ne songez qu’à la terrible difficulté que suscite, non seulement la question des taudis, mais celle beaucoup plus large encore du logement.Sachons donc voir les problèmes qui nous concernent directement, que nous pouvons aider à résoudre, alors que si souvent nous ne pouvons rien faire pour ceux de l’étranger.Ne soyons pas, en fait, des infirmes, sachons regarder à nos pieds.Ne soyons pas non plus de ceux qui se reposent sur les autres, particulièrement sur les corps publics, de l’exécution des choses nécessaires.Quand nous applaudissons aux paroles que prononçait l’autre soir, à Québec, le nouveau premier ministre du Canada et qui sont l’écho de l’un des plus estimables paragraphes de sa bienvenue aux Terre-Neuviens : Il est indispensable que les deux éléments de la population canadienne aient l’impression intime de leur égalité absolue et pratique en tout ce qui a trait à l’activité des citoyens canadiens, rappelons-nous que cette impression ne se créera point, ne s’universalisera point, pour ainsi dire, sans que chacun de nous,s’en occupe, que l’action des pouvoirs publics dépendra, aussi, dans une large mesure, de la volonté, de la pression même des citoyens.Du reste, on n’a qu’à jeter un coup d’oeil autour de soi pour constater à quel point cette pression des citoyens, ou même d’une partie d’entre eux simplement, a déjà pesé sur les paroles et l’action des gouvernants.Pour ne citer que ce cas, combien y avait-il de temps qu’on n’avait entendu un premier ministre tenir les propos de M.Saint-Laurent, et confesser publiquement que nous n’avons pas dans le fonctionnarisme fédéral une place qui corresponde à notre importance numérique?Et combien de temps encore, sans la pression de l’opinion publique, aurait-il fallu attendre cette réforme des allocations familiales et cette abolition des appels au Conseil Privé, qu’on nous annonce pour prochaines?• A la besogne donc! Nous ferons le possible, au cours de cette année, pour n’être pas trop indigne, en ce qui concerne la défense de la Cause commune, de la confiance de nos lecteurs.Mais, nous les en prions, qu’ils nous donnent leur entière collaboration, qu’ils halent avec nous, et de tout coeur, comme disent nos amis de la Louisiane.Qu’ils appuient, à fond, nos campagnes de salut public, comme nous appuierons leurs revendications et leurs voeux.Il y a bien un demi-siècle qu’Edmond de Never» disait en substance (nous citons de mémoire) : Tous les descendants des vaincus de 1759 se doivent de compter pour un, c’est-à-dire, de mettre au service de la Cause toutes leurs forces, toutes leurs énergies.Cela est plus vrai que jamais.3-1-49 Orner HEROUX BLOCS-NOTES La concentration des journaux f.ti Presse canadienne nous annonçait la semaine dernière que les quatre journaux quotidiens de Halifax devaient se fusionner le premier janvier pour raisons d’économie.Aujourd’hui ces quatre journaux n’en forment plus que deux, l’im du matin, l’autre du soir, imprimés dans le même atelier et édités par la même compagnie.\insi se continue à travers le Canada le mouvement de concentration de la presse quotidienne.Il n’est d’ailleurs pas particulier à notre pavs, puisque aux Ktats-Unis plus de cent journaux quotidiens ont disparu depuis la fin de la guerre.New-York n’a plus que cinq quotidiens.Chicago le même nombre.Toronto n'en a que trois.Montreal avec huit quotidiens prend figure d’animal préhistorique.Il faut ajouter, cependant, que deux seulement sont économiquement viable.:- les antres ne parviennent à se maintenir qu'à force de sacrifices, d’ingéniosité ou d’expédients.Le cas du "Devoir" Tout le monde sait que le Devoir n’a jamais eu la vie facile, ’«s augmentations massives de salaires et de fournitures auxquelles il a dû se soumettre depuis deux ans ne l’ont pas aidé.Comme entreprise économique, le Devoir est un non-sens.Comme oeuvre de presse catholique et nationale, il est irremplaçable.S’il n’existait pas, des personnes se saigneraient à blanc pour le fonder.Mais comme il existe, on s’en désintéresse à peu près tota.lenient et on le laisse se débrouiller tout seul.ün ne saurait croire le nombre de présidents, d’aumôniers, de secrétaires, de directeurs de sociétés Saint-Jean-Baptiste, d’associations d'action nationale, d’oeuvres d’action catholique, qui n'achètent jamais le Devoir et qui invoquent mille prétextes pour le refuser quand on offre de leur faire livrer chaque soir à domicile.Officiellement, ils sont tous pour le Devoir et ils se composeraient une figure de croque-morts s’ils apprenaient un bon jour que le Devoir a cessé de paraître.Mais en attendant ils achètent les autres quotidiens.Ou encore H y a les bonnes oeuvres qui confient leurs travaux d’impressions aux ateliers commerciaux quand elles ont de l'argent en caisse, mais qui viennent faire imprimer leurs bulletins au Devoir quand elles deviennent insolvables.L'explication Au fond, un journal du caraç- Il chercherait à entraîner avec lui les Etats-Unis du côté des Arabes L'ambassadeur Franks en aurait causé au secrétaire d'Etat Lovett — Le Caire avait-il approuvé cette envolée britannique au-dessus du Negeb ?-Jérusalem a été bombardée deux fois hier — Menace de représailles juives sur la capitale égyptienne, le Caire Jérusalem, 3 (A P.) du quotidien “Chicago Sun-Times , l’ambassadeur de Au nombre des gens les plus affairés à Ottawa l’on compte ces jours-d les membres du personnel de la Chambre des Communes qui se préparent à l’ouverture de la session du Parlement qui aura lieu le 26 janvier.L’on voit sur cette photo le page Stanley Blackburn, qui fait prendre ses mesures par le tailleur de la Chambre des Communes.VI.Frank McKenna, car il faut qu’à l’ouverture de la session tous les uniformes soient bien ajustés et très propres.(Photo C.F.) Le Vatican refuse de discuter un règlement avec la Hongrie CITE VATICÀHE, 3.(A.P.) — La radio voticane a fait savoir que le Saint-Siège a repous'é une offre du gouvernement de Budapest d* pénneier un règlement de toutes lejf difficultés présentes entre l’Eglise et l'Etat en Hongrie.Le gouvernement hongrois prétendait toutefois réserver pour discussions ultérieures le cos du primat catholique de ce pays, le cardinal Joseph Mindsztnty.Le Vatican a répondu sans délai qu'il ne peut concilier ce prétendu désir d'accord avec le traitement infligé à l'archevêque de Budapest et que, par ailleurs, H ne peut se contenter de réclamer la liberté d'exercice de la religion mais aussi celle ''c propagande religieuse ainsi que le droit de l'Eglise à l'éducation chrétienne de la jeunesse.Rome prend ainsi encore une fois parti pour le cardinal Mindszenty, dans sa lutte inutile contre l'étatisation des écoles confessionnelles hongroises.1ère du Devoir a très peu d’amis.Et cela se comprend facilement.En trente-neuf ans, il y a peu de personnes et de groupes auxquels un journal agressif comme Je Devoir n’a pas l’occasion de donner un coup de griffes.Et cela ne s'oublie pas, mais cela fait oublier les mille services que le journal a pu rendre au cours des années.Les gens veulent une presse libre, mais une presse libre de ne rien dire, d’encenser tout le monde, (le trouver du génie aux imbéciles et des vertus aux fripons.Le journal qui exprime l’opinion de tout le monde, c’est-à-dire de personne, fait l’affaire de tout le monde.Celui qui exprime le jugement et la conscience du rédacteur passe pour partial, mesquin, étroit.Les hommes n’aiment pas la vérité.Ils la subissent à la rigueur, mais à condition qu'elle soit enveloppée dans des formules, qu’elle soit diluée, qu’elle soit “baptisée”.La vérité crue, toute nue leur répugne.Ils la prennent pour de la violence, alors que la violence, c’est dans les mots qu’elle existe; la vérité est parfois dure, elle n'est jamais violente.Avec la grâce de Dieu, le Devoir continuera son chemin en 1949 comme en 1948.Il dérangera beaucoup de monde, se fera plusieurs ennemis de plus et peut-être quelques amis.Ainsi le veut sa destinée.Mais au fond il ne veut de mal à peraonne.car il sait que les hommes sont beaucoup plus légers que méchants.G.F.L'Inde prépare des sanctions économiques contre la.Elle convoque 14 autres Etats d'Asie à une conférence le 15 à Allahabad, à propos de l'Indonésie Renfort birman aux Indonésiens — La trêve à Java et Sumatra S Nouvelle-Delhi, 3 (A.P.) — L’Inde vient d’inviter un 14e Etat asiatique, les Philippines, à participer à la prochaine conférence d’Allahuhad, où les puissances du continent jaune étudieront quelles sanctions décider en commun contre l’agresssion hollandaise en Indonésie.Avant hier, premier jour de l’an, le gouvernement de Nouvelle-Dclhr révélait qu’il venait d’inviter 13 autres Etats d’Asie à lui envoyer ses représentants d’ici le milieu du mois courant pour une conférence générale à Allahabad.Le ouvernement de Manille avait ’abord été exclu de cette convocation, car l’Inde ne possède encore aucune relation diplomatique officielle avec le g >uver-nement de Manille.C’*st donc le haut commissaire indien ’à Londres qui s’est chargé de transmettre l’invitation par le détour de son collègue philippin, dan* la capitale britannique.I^es Philippines ont déjà fait savoir qu’elles approuvent l’idée d’une telle conference; mais aucun des 14 Etats invités h’a encore fait parvenir de réponse officielle à ikeihi.Une porte-parole de l’Inde explique qu’il n’y a pas lieu de s’en étonner, car les invitations n’ont été expédiées que vendredi soir.On prévoit qne c’est surtout de sanctions économiques contre la Hollande et les partie* de (’Indonésie soumises à sa domination qu’il sera question à la réunion d’Allahabad.Outre les Philippins et les Libanais, eux-mé-mes en majorité catholiques, on y verra représentés les Etats musulmans d’Egvpte, de Turquie, de Syrie, de l’Irak, de l’Arabie Saoudite, de l’Iran, de l’Afghanistan et du Pakistan, et les Etats boudhistes de Oeylan, de Birmanie, du Siam et de la Chiné.Delhi espère encore pouvoir attirer à cette réunion Je» délégués I blancs de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.* * * Rangoon, 3.(A P.) — Un ancien premier ministre de Birmanie, Ba Maw, annonce qu’un corps expéditionnaire de volontaires, doit bientôt quitter ce paya pour aller combattre auprès des républicains indonésiens contre la Hollande.Ba Maw précise que re corps renfermera plusieurs anciens membres de la résistance birmane à l’occupation japonaise.Le gouvernement de Rangoon n’a pas encore révélé son attitude devant ce geste de soutien à la cause indonésienne.* * * Batavia, 3.(A.P.) — Le commandant en chef de l’armée hollandaise d’occupation en Indonésie, le lieutenant-général Simon Spoor, a fait savoir qu’il avait expédié un ordre de cesser le feu à ses troupes en manoeuvre* sur Bile de Java et qu’on a susai tenté de faire parvenir le mène ordre aux chefs des rebelles Indonésiens.Un porte-parole du gouverne-mem de En Haye déclare que l’on peut regarder les hostilités comme terminées à Jsva avec l’année 1948 maintenant écoulée, ann» qu’il soit besoin d’un armis-llee formel, puisque la Hollande a.H d’un pareil simplisme et d’une “innocenee” égale, retournant la proposition: et voilà le cercle Infernal amorcé à souhait ! Que l’on se figure nnrês cela des propos de même résonance rêp'tês par des millions et des millions de voix, orchestrés par les rent moyens de la nropngande, et voilà la cri-so de liant mal belliqueux pro-n r e m e n t et inexorablement ! 'oviêc! Notre direclion est la bonne, l’explosion atomique est "’.l bout de la route.Ayons seu-'nménl quelque patience: l’on y arrivera sans roup férir 1 Avouons qu’un tel langage “au-dessus de la mêlée” paraît déjà à plusieurs hors de saison, gagné de vitesse par ce qu’on appelle l’Immédiat, ta nécessi té.I.e propre des crises est que personne n’y est plus capable de recul.Dans la guerre froide qui s’est -développée et qui contient en puissance, qui tient en disponibilité le conflit réel, les réflexions de cet ordre sont écartées, surtout en haut lieu, d’une pichenette .Ceux qui se questionnent sur la paix en sont réduits à constater l’existence actuelle de la guerre, à l’état larvé, et à supputer les chances de prolongation des conditions qui, jusqu’à ce jour, ont par hasard retenu les adversaires d’en venir aux mains.Fragiles bases de paix Ces facteurs négatifs de paix se ramèneraient à ceux-ci : -ja Russie n’a pas intérêt à décleh cher de conflit armé avant les 6 ou 7 ans de la préparation mi litaire et industrielle dans laquelle elle s’est engagée; et l’Amérique n’ose pas prendre l’initiative d’une offensive armée qui pourrait n’être avantageuse qu’en apparence.Car, de part et d’autre, contrairement à ce qu’était la situation en 1938, on peut se livrer à des pronostics assez certains sur les phases du combat.Tout le monde est d’ac cord pour imaginer, survenant la guerre, des envahissements initiaux de vaste envergure par l’U.H.S.S., et en particulier une domination large, pour quelques années, des pays de l’Europe; puis, en raison de l’indubitable supériorité technique américaine, viendrait une phase de reconquête et d’effroyables destructions, suivies de la victoire finale des Etats-Unis.Mais victoire illusoire, la détérioration des richesses ayant entre temps porté un rude coup, décisif, peut-être, à la structure même de cette économie libérale pour laquelle on se serait battu.Les Russes ne veulent pas de la guerre immédiate parce que, malgré tous les succès initiaux dont ils peuvent se flatter, et malgré les possibles bénéfices lointains, ils redoutent à juste titre la prolongation et l’issue du conflit.Les Américains, eux, se gardent des entraînements trop rapides, leur sens pratique les avertissant que la guerre, aujourd’hui, risque de ne rien signifier quant aux résultats, et de ne leur rapporter, eu fait, qu’une victoire nominale.LIVRES CANADIENS POUR LE ROI D’ANGLETERRE 4 Livraison immédiate POMMES MacINTOSH de FRELICHSBURC cueillies à la main, enveloppées individuellement, dans des boîtes cartonnées de ’/a minot.TOUTES DES MacINTOSH EXTRA-FANCY.Livraison IMMEDIATE.Donnez votre commande $0.89 dès aujourd'hui.Le Vz minot.PHARMACIE MONTREAL CHAS DUQUETTE Pharmacien.Proprléta.re LA PLUS GRANDS PHARMACIE DE DETAIL AU MONDE Signal** JOUR *t NUITi HA.7251 DEMANDEZ L'EAU MINERALE NATURELLE DU BASSIN DE VICHY SOUR-CE CAMILLE Aide i soulager indigestions, goutte, douleurs rhumatismaletf maladies du foie et autres malaises.En Vente chez votre Pharmacien AGENT GENERAL POUR LE CANADA J.ALFRED OUIMET Montréal MEMBRE DE LA COMMISSION ROYALE DES TRANSPORTS ministre de ta défense nationale, M.Brooke Claxton, et son secrétaire, le brigadier H.L.Cameron, examinent ici la collection de sept volumes à reliure de luxe contenant l histoire officielle de notre armée et de notre aviation durant la derniere guerre, collection destinée au roi d Angleterre.VlrnOtO La, ¥,) Le ron "Que 1949 nous apporte la paix”, souhaite M; Saint-Laurent La France nous rembourse Les voeux du premier ministre — Le Canada.terre privilégiée — Que nous réserve l'avenir ?Première annuité sur un emprunt consenti en 1946 K " w - > m* m, :!pP^i is /“V ifÜ| ^ .I :uM Æ La couleur du temps Wê flip DEVOIRS U aiyl votât «ggittar èoftr va* .Aawiio»* (tevaire AnYart «uni qvt portant.Mp j hïO- sont bâté* m r«*pértnmw.ï-iS'iSK ¦ ¦¦¦ Z*', '' ' j jnortuaireu — Service tPambuixince^ VÀN0EUCLtée! .U.RACHtL, Montréal—SI.1717 LE DEVOIR “Le Devoir’ est imprimé eu no 432 est, rue Notre-Dame à Montréal par l’Imprimerie populaire, compagnie à responsabilité limitée, qui en est l’éditrlce-propriétairc.Directeur-gérant, Gérard Filion.“Le Devoir" est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau of Circulations et de la Canadian Daily Newspaper Association.La Canadian Press est seule autorisée il ta re /’emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées à t* nadian Press, il l’Associaled Press et aux agences Reuter et Canciw-.viofidial, ainsi que de toutes les informations locales que "Le Devoir" publie.Tous droits de reproduction des dépêches particulières au “Devoir” font également réservés.Abonnement par la poste : EDITION QUOTIDIENNE Canada (sauf Montréal et la banliaea) .$6.00 Montrés! at banlieue .9.00 Etats-Unis et Empira britannique .8.00 Union peatale .10.00 EDITION DU SAMEDI Efata-Unis et Ünien peatale .1.00 Let abonnements font payables d’avance par mandat-poste ou par chèque encaissable au pair è Montréal.Autorise comme matière postale de dedklèma classe par le ml* nlstère des Postes.Ottawa.wV.Téléphona: BEbtr *3361 f-—f Personne ne peut répondre de la durée de cette paix qui n’en est pas une, de cette paix belliqueuse qui n’élimine aucun des états d’esprit de l’égoïsme inhumain et de la volonté de détruire.Mais enfin, pendant ce répit providentiel, pendant que la lutte, non moins implacable bien que plus étouffée, se poursuit pour l’américanisation ou la soviétisation de la paix, l’on est libre de rêver à d’improbables reprises, ft une humanité moins fatalement axée vers le carnage.Le combat est curieux & suivre, que se livrent en Europe les Chevaliers de l’Occident et ceux de l’Orient.Qui l’emportera à la fin, de ceux qui offrent le pain ou de ceux* qui fournissent des espoirs neufs?Entre les cris de bataille: “Justice sociale” et “Reconstruction et prospérité”, lequel exerce la plus grande séduction ?La vérité est qu’aucun des deux “protecteurs” n’est rassurant, et que les vrais mobiles de cette double croisade sont cousus de fil blanc.Pénurie d'idéal en Occident * “Le défaut du plan Marshall, disait il y a quelques semaines \ ictor Kravchenko au cours d’une entrevue avec M.James de Coquet, c’est de n’être pas étayé par une idéologie.Dans le domaine des idées, nous n’avons rien à offrir aux populations de 1 Europe occidentale .” Cela n’est une trop vrai, il n’y a pas de parti américain en Europe, il n|y a que des produits américains.C’est déjà, sans doute, un puissant atout aux yeux des niasses; mais l’homme ne vit pas que de pain.Si, au cours de l’année qui vient — c’est la saison de formuler des voeux, fussent-ils chimériques 1 — si la coalition de pure défensive, hostile u priori à la révolution sociale soviétique, revêtait par miracle 1 élan, le dynamisme vidé de noisons d’une idéologie vraiment humaine, séduisante pour les masses et valable internationalement, si elle s’animait de cette justice et de cette charité qui sont devenues des besoins tels que la plus destructrice des guerres serait fort impuissante à les extirper — Ils sont l’en-ieu profond de la présente crise —, l’Amérique aurait gagné dans les coeurs et dans les faits, ta guerre ne serait plus qu’un fantôme et l’humanité reprendrait sa marche ascendante .C’est le bonheur que, de toute leur finie les hommes qui n’ont nas encore perdu le sens, y compris les 12 millions de Canadiens, devraient ne pas oublier de souhaiter, en ce début d’année.à tous les membres, et particulièrement les plus éprouvés, les plus malheureux (nos “ennemis” souvent, assure-t-on), de la grande famille humaine.Québec, 3 (D.N.C.) casion de la nouvelle T.H.Louis Saint-Laurent, premier ministre du Canada, a adressé, de la vieille capitale, ses voeux à la population de la province et de tout le pays.Voici le texte de son allocution: “Je suis heureux d’avoir l’occasion de vous offrir mes meilleurs voeux pour mil neuf cent quarante neuf."A ceux qui sont dans leurs fovers entourés de leur famille, ft ceux qui sont séparés des êtres qui leur sont chers, à tous les Canadiens où qu’ils se trouvent, je souhaite une bonne, heureuse et sainte année.Je tiens aussi à offrir mes meilleurs voeux à la population de Terre-Neuve, esne-rant que, d’ici quelques mois, les Terre-Neuviens seront, eux aussi, des citoyens canadiens.•Au début de cette nouvelle année, on est porté à se demander ce que l’avenir réserve à chacun de nous, ce qu’il réserve au Canada et au monde.Pères et - A l’oc-1 aujourd’hui, année, le ' autour de tables bien garnies, il y a ailleurs des millions d’hommes qui ne sont pas aussi fortunés.Réjouissons-notis de notre bonne fortune, mais souhaitons aussi que le même bonheur ne tarde pas à s’étendre à toute l’humanité.“Le commencement d’une nouvelle année est l’heure des résolutions.Nous nous proposons tous, j’en suis sûr, et chacun selon la mesure de ses responsabilités, de faire tout en notre pouvoir pour que mil neuf cent quarante-neuf soit une année meilleure que mil neuf cent quarante-huit.Nous allons redoubler nos efforts pour qu’en mil neuf cent quarante-neuf le monde obtienne ce dont il a tant besoin: la paix et le bien-être social.Affrontons cette nouvelle année avec confiance et détermination et prions que la Providence veuille bien alléger le fardeau de l’humanité et faire luire partout sa sagesse et sa charité.Le voeu sincère de mes collé- SS» K-wit» «Wî «““.tL1.'”","-,.-.,'!™iî’S: HOPITAL MICHAUD MOMMONDVILU de la santé et du bien-être de leur famille.Les jeunes gens re-gardront venir la nouvelle année, incertains peut-être sur ce qu’elle leur apportera, mais dans un pays comme le nôtre, il y a Heu d’espérer,êt d’avoir confiance.Pour nos gens plus âgés, le passé autant que l’avenir occupe leurs pensées.Tous, nous avons raison d’être fiers que dans un monde si bouleverse, ce soit au Canada* que nous ayons le grand bonheur d’habiter.Ce simple fait justifie espoir et confiance, meme s’il s’y mêle des brins d inquiétude.“Je partage ces espoirs, et même ces inquiétudes.Comme beaucoup d’entre vous, je suis mot-même chef de famille et j ai des fils et des.filles qui ont aussi des enfants.Evidemment, il m’arrive de songer à ce que 1 a-venir peut bien leur réserver.Toutefois, en dépit des raisons «u’il peut y avoir de douter, je demeure confiant et d’espérance ferme.La Providence n'abandonnera pas les hommes de bonne volonté.Notre liberté “Nous lui devons le privilège de vivre dans un pays où tous respectent la religion et où les autorités religieuses jouissent^ de la liberté la plus complète.Cela paraît si normal chez nous que nous n'apprécions pas toujours cette liberté à sa pleine valeur.“Les persécutions religieuses brutales de plus en plus nombreuses des chefs religieux dans les pavs qui se trouvent à l’intérieur du rideau de fer, ont scandalisé tous les peuples de notre civilisation.“De tels excès devraient noos faire comprendre combien précieuse est la liberté individuelle et religieuse dont nous jouissons, comme base fondamentalfc de nos institutions démocratiques.“Çjuelles que soient nos inquiétudes, nous, les Canadiens, nous pouvons nous considérer un peuple heureux et privilégié.Nous avons un ordre social qu'aucun ne surpasse et à l’exception peut-être des Etats-Unis, nous Jouissons d’un niveau de bien-être matériel plus élevé que celui d’aucun autre pays.L’affreuse dernière guerre est chose du passé.Chez nous, le retour des individus et de la nation à la vie des temps de paix s'est effectué rapidement.Sans doute, si privilégiés que nous soyons, nous ne pouvons demeurer indifférents aux misères de nos semblables dans d’r.utres pavs.Le monde est un.Les peuples sont solidaires lis uns des Autres: ils le sont dans le bqphcut comme dans le malheur, dans la prospérité comme dans In ml*, sère, dans la paix comme dgi la guerre.“N’oublions pas que s’il nous est donné de réunir nos familles que c’est aussi le vôtre,—est que mil neuf cent quarante-neuf apporte au monde une paix durable, cette paix que souhaitent les hommes de bonne volonté dans tous les pays.Que Dieu nous soit en aide! En vertu d’un accord «igné le 9 avril 1946, le gouvernement canadien a consenti au gouvernement français un crédit de $242,-500,000 remboursable en trente ans.Ce crédit a permis au gouvernement français de se procurer au Canada, d’une part, des produits alimentaires et, d’autre part, des matières premières et des produits d’équipement (navires, matériel portuaire, locomotives, machines agricoles, etc.) qui ont contribué à la remise en route de l’économie française.Ces crédits ont constitué pour Ja France une aide précieuse à un moment particulièrement critique.Conformément aux termes de l’accord, M.rancisque Gay, ambassadeur do France à Ottawa, a remis, le 31 décembre 1943, au nom du gouvernement français, à l’hon.D.C.Abbott, ministre des finances du Canada, le montant de la première annuité de remboursement de cet emprunt, soit $12,198.006.74.Le professeur H.A.Innis, directeur de l’école d’économie politique de l’université de Toronto, qui a été nommé à la Commission Royale des Transports.(Photo C.P.) Octroi municipal de $2,200 A sa prochaine réunion, *le conseil municipal sera invité à voter un octroi de $2,200 à la “Community Garden League of Greater Montreal”.Il s’agit d’un o.-ganisme dirigé par la “Montreal Parks and Playgrounds Association”, filiale de la Welfare Federation.La section anglaise groupe 1,982 jardiniers et la section française, connue sous le nom de P “Entraide familiale”, 1,267 membres.# • * Aux casernes navales Chatham, | à Londres, on mêlera cette année 1 deux cents pièces de 12 sous (six “pennies”) à la pâte du gâteau I de Noël qui i.oit être partagé en-j tre tous les maletots.La coutume autrefois était d’utiliser plutôt des pièces de 6 sous (trois “pennies”); mais la Banque d’Angleterre n’en frappe plus d’autres.On aurait bien pu, il est vrai, se servir de pièces anciennes encore en circulation.Il paraît que l’usage les a par trop amincies et qu’on doit craindre qu’elles ne lo „nt entre les dents, endommageant ainsi les “ponts” et dentiers de ceux qui trouveront une de ces pièces dans leur part du gâteau.* * «I» Un bébé de huit mois a dû comparaître l’autre jour devan! un tribunal de Pittsburgh.Il appert que la mère de l’enfant s’était mise en dette envers les gardiens d’enfants qu’elle avait engagés pour la surveiller pendant ses sorties et ne pouvant régler la note leur avait laissé la petite, comme elle eût laissé un vieux vêtement à son buandier.C’est l’entreprise qui s’était chargée de fournir les gardiens qui entreprit elle-même les poursuites et amena nar suite la petite Cleva devant la Cour.Devant le tapage que le bébé leur a imposé depuis quinze jours, les gardiens ne paraissaient plus aussi enclins à réclamer leur dû •••* Vers l'Afrique Le R.F.Rodolphe-Joseph, des FVères Maristes.qui vient de compléter sa maîtrise es arts a l’université de Fordham, pren dra l’avion à Dorval, pour Johannesburg, en Afrique, le 5 jan vier prochain.Les Frères Maristes dirigent des grands collèges dans les principales villes de l’Union sud-africaine pour les enfants de la population blanche; ils dirigent aussi des écoles de missions en Rhodésie, au Nyassa, au Mozambique, à Madagascar.Le R.F.Rodolphe-Joseph se rendra à la mission de Kutama où les Frères possèdent un collège d’enseignement secondaire et une école normale supérieure pour les noirs de la^ brousse,_____ Un périlleux sauvetage Base navale d’Argentia, Terre-Neuve, 3 (A.P.) — D’après le' général Caleb V.Haynes, commandant de la base américaine de la région, les 12 aviateurs américains rescapés du Groenland sont particulièrement “heureux” d’être sortis de l’impasse dans laquelle ils se trouvaient sur un pic d’une hauteur de 800 pieds.Le général précise que les survivants ‘de cette tragédie n a-vaient ni les pieds ni les oreilles gelés." *• Le seul blessé de l’équipe était Je co-pilote du C-47 qui s’écrasa, on s’en souvient, le 9 décembre dernier; le blessé souffrait d une ¦coupure superficielle sur front.La -r n _ moderne.le Pensée du jour FAITES ÇA .ET VOUS VIVREZ! Ne craignez point, je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande jcîe: il vous est né aujourd'hui, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ Seigneur.Et voici ce qui vous servira de signe: vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche.(Le 2.10-12).* Le Fils de Dieu vient au monde comme un réformateur du genre humain pour désabuser les homfes de leur erreur et leur donner la vraie science du bien et du mal.(Texte prépare par la Société catholique de la Bible) UH EH'TETE de lettre, uhb FACTURE, UH PROGRAMME, UH Dépliant ou tout autre IMPRIME SOHT UH PUISSAHT MOYEN DE PUBLICITE QUAHD ILS SE PRËSEHTEHT AVEC ART ET BOH GOÛT .DEMANDEZ À NOTRE REPRÉSENTANT, UN DE NOS TYPOGRAPHES VOUS FERA UNE MAQUETTE POUR PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS, ADRESSEZ-VOUS À L'IMPRIMERIE POPULAIRE, IIMIIÉE 430 est, rue NOTRE-DAME •-MONTREAL BE 3361* I -t LESAGE SAINTE - THERESE P.Q.LE DEVOIR MONTREAL.LUNDI 3 JANVIER 1949 Tirage certifié par l’Audit Bureau of Grculations Toronto réélit son maire Toronto.— (Par la Canadian Press) — Toronto et Owen Sound commencent 1949 avec le même maire qu’en 1948, mais Ste.Catharines en a un nouveau.Les trois villes ont eu des élections municipales hier.Les citoyens de Niagara-sur-le-lac ont également voté.Us ont réélu M.L.VV.McConkey, pour un cinquième mandat.Toronto, le maire Hiram E.McCallum est retourné au pouvoir avec une commission de régie de deux membres.Les vo-teurs se sont prononcés contre un mandat de deux ans.L’adversaire de M.McCallum était M.Ross Dawson, candidat du parti des ouvriers révolutionnaires.A Owen Sound, M.Edward C.Sargent, maire de la ville depuis deux ans.a remporté la victoire sur un ancien éfhevin, M.Cecil V.Kellough.M.Richard M.Robertson est sorti victorieux, à St.Catharines, d’une lutte électorale contre M.John Smith.U y a des élections municipales, aujourd’hui, dans les villes de Brampton et de Merrit-ton.Commentaires du cardinal Griffin LE PRIMAT DE HONGRIE Le "Queen Mary" s'échoue près de Cherbourg; légers dommages 11 y a 1,740 passagers à bord — 12 heures dans le sable JEUX DU VENT ET DU SOLEIL SUR LA NEIGE Londres, 3 (A.P.) — Son Em le cardinal Bernard Griffin, archevêque de Westminster, a qualifié aujourd’hui l’arrestation de Son Em.le cardinal Joseph Mindszenty en Hongrie, “d’un autre exemple de la lutte entre les chrétiens de l’Europe orientale et les puissances du mal”.“H prend place, a dit le cardinal Griffin, à la cathédrale de Westminster, au même rang que S.E.Mgr Stepinac (chef de l’Eglise catholique en Yougoslavie, emprisonné par les communistes) et de plusieurs autres évêques d’Europe qui ont été assassinés ou jetés en prison parce qu’ils, sont évêques catholiques romains et ont osé proclamer les droits de Dieu”.Ceux qui ont assisté au Congrès marial d’Ottawa, durant l’été de 1947, se souviendront d’avoir ainsi aperçu le primat catholique de Hongrie, le cardinal Zoltan Louis Joseph Mindszenty, archevêque de Budapest, qui figure maintenant au premier plan de l’actualité internationale, depuis que le gouvernement communiste de son pays l’a fait arrêter sous grief de complot contre l’Etat et de haute trahison.(Photo C.P.) S.Exc, Mgr (harbomteau souligne le dévouement de nos hommes publics Allocution du Nouvel An, en l'église Notre-Dame — Nous avons la paix politique, religieuse et sociale Dans son allocution du Nouvel An, prononcée avant la messe de minuit à Notre-Dame, Son Excellence l’archevêque de Montréal a opposé la paix politique, religieuse et sociale dans laquelle nous vivons aux souffrances qui affligent bien d’autres pays du monde.Cette paix dont nous jouissons, Mgr Charbon neau l’attribue en bonne partie au dévouement de nos hommes publics.“Leur mission, dit-il, est lourde et parfois bien ingrate, pour ne pas dire toujours ingrate.La reconnaissance ne paie pas les honneurs accordés aux hommes publics.Us ont le coeur à la bonne place car ils se dévouent constamment au bien-être social, politique et économique de notre population.I-es grands problèmes qui se posent en notre ville, en notre belle province de Québec et en notre pays demandent à nos hommes publics bien du dévouement.Nous avons la paix politique, la paix sociale, la paix religieuse: les relatiris fraternelles des divisions ques classent notre pays ang des plus privilégiés et est dû au fait que l’âme de nos politiciens est aussi large que leur foi.” D’autre part, oh voit dans le monde bien des souffrances, même des persécutions.Mgr Châr-bonnean rappelle bs affaires Stepinac, Mindszenty, et invite les fidèles à prier pour que Dieu change les coeurs des persécuteurs de la religion.Il demande “qu’on rende à ces populations malheureuses leurs libertés; qu’on permette à tous ceux qui souffrent de connaître le bonheur cpie nous avons, que nous connaissons dans notre beau pays; que justice soit rendue à ceux qui ont soif de justice.” Le logement Monseigneur l’archevêque revient ici sur un problème qui lui tient à coeur: celui du logement.Mais il dit que malgré ce problème notre classe ouvrière est certainement heureuse, comparativement à celle des contrées européennes.Nous pouvons espérer que chez nous des remèdes “pacifiques, justes” résoudront les difficiles problèmes en cause.Mgr Charbonneau termine par sa béhédiction: “En ce premier jour de l’année qui.commence, mes bien chers frères, il existe chez i#ms une tradition chrétienne qui exprime bien la foi vive qui règne au sein de nos familles, c’est celle de la bénédiction paternelle qui rappelle le geste si éloquent des patriarches d’autrefois.Le ferment de notre foi se transmet de génération en génération et c’est mon devoir de vous souhaiter une bonne, nne heureuse et une sainte année.“Ch°rchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice et le reste vous sera donné par surcroît”, a dit le Christ et en vous donnant ma très paternelle bénédiction je vous demande de faire vôtres ces paroles du Maître, Lui qui est Tout Eternité.Southampton, Angleterre, 3.(C.P.) — Le Queen \faru, qui devait partir pour New-York, aujourd’hui, ne partira que demain, à cause des dommages qu’il a subis en donnant sur un banc de sable, à Cherbourg, samedi dernier.“Cunard White Star” a annoncé que les réparations à la coque se faisaient de l’intérieur, vu que cette partie du vaisseau est sous l’eau.Elles ne seront pas terminées avant demain.Le vaisseau ne peut partir avant d’avoir été inspecté par les agents des compagnies d’assurance.II y a 1,740 passagers à bord.Le navire a donné sur un banc de terre dans une tempête de vent qui a balayé la côte française de'l’Atlantique durant 48 heures.A cause de la force du vent, le pilote du port de Cher, bourg leva l’ancre et manoeuvra de façon à s’éloigner de l’estaca-de du port.Le Queen Mary recula jusqu’à ce que sa poupe donnât sur un banc de sable.On tenta de remettre le vais-seau à flot, samedi soir, ma s sans-succès; la mer était encore trop agitée.Le Queen Mary se dégagea de ’ lui-même 45 minutes après que la marée eut atteint son sommet, dimanche matin.Quarante femorqueurs étaient partis des ports britanniques de Portsmouth, Plymouth et Portland et du port français du Havre.Mais le* remorqueurs britanniques reçurent l’ordre de retourner chez eux alors qu’ils étaient encore en mer.4 morts violentes en fin de semaine Un record pour la fin de semaine du jour de l'An A Plage Laval On rapporte quatre morts violentes en fin de semaine dans la région métropolitaine.Selon les autorités policières, c’est là un record pour la fin de semaine du Jour de l’An.La première mort accidentelle est survenue le soir même du Jour de l’An.M.Alfred Stanhope, 59 ans, sortait de sa demeure pour examiner les dommages causés à deux automobiles qui venaient d'entrer en collision, sur la route nationale entre Granby et Saint-Paul-d’Abbotsford.M.Stanhope a été renversé par un chauffard.On l’a conduit à l’hôpital de Granby où il a succombé dès son arrivée.Un Chinois de Welland, en Ontario, a aussi pefdu la vie, vendredi soir, lorsqu’il a été renversé par une automobile, sur le boulevard Métropolitain, près de Upper Lachine Road.La victime, M.Ow Chung Tong, a été tuée presque instantanément.Le corps a été transporté à la mor-L’automobile était conduite gue.par M.Edward Dennis, 674.rue i dernier.Il avait été heurté Woolsley.une automobile.Un jeune homme de 21 ans, M.Ernest St-Hilaire, 5538 7e Avenue, à Rosemont, a succombé à ses blessures à l’hôpital du Sacré-Coeur de Cartierville, où il avait été transporté jeudi dernier, à la suite d’un incendie qui a ravagé le restaurant “La Riviera” à Plage Laval.Les flammes auraient vraisemblablement pris naissance près d’un poêle à patates frites.Deux autres personnes ont reçu des blessures dans^ce même incendie.Ce sont Mmes Pierrette Cheuarelli et Frank Dugas.Cette dernière est la femme du propriétaire.Un vieillard de 89 ans, M.Charles-AIonzo Roberts, 1000 rue de la Montagne, a succombé à ses blessures à l’hôpital Général où il avait été transporté à la suite d’un accident survenu mercredi par Les ingénieurs forestiers Cette scène photographiée, dans la banlieue de gpdroits du Canada, partout où le vent s’est amusé cloture et où le soleil a pu ensuite Régira, en Saskatchewan, se répète en ce moment en plusieurs à aligner la neige par vagues régulières derrière les pagées de venir promener scs rayons sur ces amas blancs.(Photo C.P.) Ils demandent de changer l« nom de leur “association" an celui de "corporation" Québec, 3.— L’Association de: ingénieurs forestiers de la province de Québec demandera à 1; Législature, à la session du 1! janvier, de changer son nom et celui de la Corporation des ingé nieurs forestiers de la province de Québec.La Corporation veut aussi dé ! finir d’une façon plus complète et plus appropriée le champ d’action des ingénieurs forestier1 ainsi que les droits et privilège, exclusifs des membres de la Corporation et les qualification: exigées d’eux; elle demande er olus de déterminer les pouvoirs de la corporation, de ses directeurs et de ses membres, et d’établir les conditions d’admission è l’étude de la profession ainsi que les conditions d’admission comme membre de la corporation.Johnny Young à l'examen volontaire Dégâts de aux Etats-Unis Projet d'un pacte de défense du continent nord américain Grand ralliement des auxiliaires Un gala au Forum — Lundi le 10 janvier — Objectif de la campagne: $1,500,000 Un ralliement de* arrondissements paroissiaux réunira au Forum, lundi prochain le 10 janvier, les milliers d’auxiliaires de la Fédération des Oeuvres de charité canadiennes-françaises et tous ceux qui s’intéressent au succès de la prochaine campagne dans nos nombreuses paroisses.Ce ralliement, le premier du genre dans toute l’histoire de notre grand organisme de charité, est destiné à la fois à communiquer un nouvel enthousiasme aux auxiliaires avant d’entreprendre la sollicitation dans leurs secteurs respectifs et à faciliter le recrutement de nouveaux artisans.Il prendra la forme d’une soirée artistique, dont les organisateurs n’ont rien négligé pour en faire un véritable gala.Le programme, qui sera bientôt connu par le détail, comporte des numéros de chant, de musique, de théâ- tre et les artistes qui ont bien voulu mettre leur talent au service de la radio et de la scène.Quelques-uns des principaux dirigeants de la prochaine campagne prononceront de brèves allocutions.Ce sont: M.Arthur Fontaine, président de la Fédération; M.Raymond Dupuis et Mme Léo Gi rard, respectivement président général de la campagne 1949 et présidente générale de la section féminine; M.Armand Dupuis et Mme Lorenzo Fa-vreau, présidente des arrondissements paroissiaux; et Mgr Albert Valois, représentant de l’archevêché.A ces divers messages s’ajoutera celui de Son Honneur le maire Camillien Hou-de.La soirée commencera i 8 h.30 et ne sera pas diffusée Y sont invités tous les auxiliaires et les amis de la Fédération.Les premières comparutions de 1949 en Cour du recorder ce matin M.McManamy fait preuve de démence — La police ne produit que deux causes pour violations aux règlements de la circulation Le recorder Emmet J.McManamy, qui siège au banc cette semaine, n’a pas voulu déroger à la coutume de faire grâce au premier accusé de la nouvelle a nuée.‘ V ,t ainsi que Marcel Mathieu.cl uif'eur de taxi, coupa-1 1 ' d’avr :r “tourné dans le mau-v;;i., sen ’’ le‘SI décembre après-r r u coin des rues Peel et o’ e, a bénéficié d’une sc 'nee suspendue.,:t à noter, la police de la ri n ation n’avait que deux cau-e; à nrésenter ce matin: ce sont les seules infractions à la loi qui furent observées durant les journées de jeudi, vendredi, samedi et dimanche derniers! Le second délinquant est aussi un chauffeur de taxi, Jacques Gagnier, qui a “changé de direction”, entre les rues Sainte-Catherine et Dorchester, aux petites heures du 30 décembre.Il a bénéficié lui aussi d’une sentence suspendue.D’ailleurs, c* matiji, le recorder a fait preuve de grande indulgence: deux types se sont bat* tus en fin de semaine; ils se re-Vouvent à U barre.et se jurent une fidèle amitié! Le recorder, ému, les condamne aux frais.Un monsieur d’Ottawa est venu fêter à Montréal l’arrivée du nouvel an; tombé lourdement sous le coup de joyeuses lib?-tions, notre ami a été cueilli par des agents au coeur tendre.et a passé la nuit en prison.“Au moins, observe le recorder, vous avez réussi à trouver â Montréal une chambre toute prête.” — “En effet, précise l’accusé, cette chambre était très bien meublée.” Il bénéficie d’un sursis et promet de prendre le premier train pour la capitale.Soulignons aussi le passage dans la boite du dénommé Pigeon.vêtu de bâillons et d’une éclatante barbe rousse.Fait no-table, cet accusé était sorti de prison la veille du Jour de l’An; libération qui exigeait, sans doute, quelques célébrations.et voilà le pigeon enfermé de nouveau, hier soir.— “Je m’en vais travailler dans le bois si vous me laissez une chance, votre Honneur”.Le ton est convaincant et Pigeon tire de l’aile à travers la salle d’audience, en répétant aux bonnes gens; “Y est bon, l’juge.Oui, y est bon • M Sir Malcolm Campbell, le roi de la vitesse, est décédé samedi Il a été le premier à atteindre 300 milles à l'heure en automobile — Plusieurs exploits Reigate, Angleterre, 3 (A.P.)— Sir Malcolm Campbell, le premier homme à faire plus de 300 milles à l’heure en automobile, est mort samedi dernier.H était âgé de 63 ans.Sir Malcolm — il a été annobli à cause de ses exploits en automobile et en canot-automobile — n’était plus en bonne santé depuis une opération à un oeil, qu’il avait subie en juin.On n’a pas annoncé la cause de sa mort.En 1935, il établit son plus grand record de vitesse — 301.-1292 milles à l’heure — à Bonneville, dans l’Utah.Le record actuel, qui est de 394.196 milles à l’heure, a été établi par un de ses compatriotes, John Cobb, en 1947.Le record mondial de vitesse sur l’eau (141.74 milles à l’heure), établi par sir Malcolm en 1939, n’a jamais été abaissé depuis.Dans les deux guerres mondiales, sir Malcolm a mis ses talents au service du pays: dans la première comme porteur de dépêches, puis comme pilote d’avion; dans la deuxième comme dessinateur de véhicules de combat résistants et rapides.Etablir des records de vitesse sur terre ou sur l’eau n’élait que passe-temps pour Sir Malcolm.Il fut aussi un écrivain, un financier.et bien autre chose.Le monde l’a surtout connu, toutefois, comme le conducteur du Blue Bird — c’est le nom qu’il donnait à ses automobiles et à ses bateaux de course^ Sa dernière tentativ?d’établir un record eut lieu en 1947: ,il voulait abaisser tous «es records précédents de vitesse sur l’eau dans un Blue Bird à réaction.Mais il abandonna le projet quand il constata que sa vue baissait.Elle baissa même tellement qu’il dut se soumettre à une opération de l’oeil gauche, pour sauver l’oeil droit.En juin dernier, ce fut une autre opération, qui lui permit de voir d’un bout à l’autre de sa chambre.Il ne s’est pas rétabli comme on l’espérait, toutefois, et un ami a dit qu’il était gravement malade depuis mercredi dernier.Lo gelée en Floride et la neige en Californie , Chicago, 3 Ta.P.)—On ne possédé pas encore de rapports complets sur l’étendue des dommages que la gelée a causés aux plantations de Floride; il est admis, cependant, que dans certaines sections ils ont été fort lourds.Une certaine quantité de récoltes de maïs, de “patates douces”, de “squash” et de fèves ont été anéanties.D’autres récoltes de laitue et d* choux ont été partiellement endommagées.Aujourd’hui, la température est remontée à 50 degrés.Au Kansas, au Nebraska, dans l’ouest du Dakota et de l’Oklaho-ma, des vents soufflent à 45 et même 60 milles à l’heure.Dans la plupart de ces régions, il est tombé 4 pouces de neige.On a noté aussi que les plus fortes tempêtes de neige de la saison se sont abattues sur l’est du Colorado et dans le Wyoming, retardant les trains et ralentissant la circulation automobile.Des temnératures anormales enveloppent les Etats de la côte du Pacifique, exception faite de l’extrême sud de la Californie; à certains endroits, le thermomètre est descendu jusqu’à 33 degrés et plusieurs routes entre Los Angeles et San Francisco ont été bloquées par la neige.Dans les Etats du nord-est, aux confins de la frontière qué bécoise, les inondations diminuent et l’on ne prédit qu’une température normale.Les grandes lignes en ont été tracées par le Canada et les Etats-Unis — L'on voudrait "américaniser" notre armée — Les Américains appelés à défendre notre sol Mort du sénateur Dt Sutherland Ingersoll, Ont., 3.— Le sénateur Donald Sutherland, âgé de 85 ans, progressiste-conservateur, qui a été membre du cabinet fédéral avant d’être nommé au Sénat; est décédé le Jour de l’An, à sa résidence, dans le nord du comté d’Oxford.Le sénateur Sutherland avait été nommé ministre sans portefeuille dans le gouvernement de M.Arthur Meighen, le 19 juillet 192G.Ce gouvernement a eu une brève existence, soit jusqu’au 2G septembre de la même année, Le sénateur avait été nommé à la Chambre haute en 1935, après avoir tenté, mais sans succès, de se faire élire à la Chambre des communes, lors d’une élection complémentaire en 1934.Mort de M.D.-E.Archambault Hier midi est décédé subitement, i l’âge, de 83 ans, M.David-Emil* Archambault, père de M.Albert Archambault, employé du journal “Le Devoir”.M.Archambault laisse dans le deuil, outre son fils Albert, son épouse, née Léa Duval-et un autre fils, M.Astonia Archambault, autrefois membre du personnel du “Devoir".La dépouille mortelle est exposée aux salons funéraires Urgel Bourgie, 2530 ouest, rue Notre-Dame.Les funérailles auront lieu mercredi, à 8 h.en l’église Sfe-Clotilde, Inhumation à St-Calixte, Co Montcalm, cù un libéra sera chanté."Le Devoir" offre ses sympathies â la famille en deuil.Ottawa, 3 (C.P.) — Le Canada et les Etats-Unis ont tracé un plan pour la défense conjointe du continent nord-américain, a annoncé hier le ministère de la défense.Cependant, les deux pays ont étudié en premier lieu la part qu’ils pourraient prendre dans toute nouvelle guerre pouvant éclater outre-mer.En dépit d’une tendance vers une plus grande coopération avec le monde militaire américain, ils croient qu’une nouvelle guerre outre-mer entraînerait, du moins au début, la résurrection du rôle traditionnel des troupes canadiennes comme partie de l’armée anglaise.On aurait fait pression sur le Canada, rapporte-t-on, pour qu’il adapte son armée à celle des Etats-Unis, en utilisant l’équipement américain.Il lui en coûterait des milliards de dollars pour abandonner entièrement les armes anglaises qu’on a utilisé durant les deux dernières guerres et que l’on utilise encore en gran- de partie.Le plan de défense continentale n est pas tout à fait une nouveauté, puisqu’il est l’oeuvre de la Cc:r.rr.!ssion conjointe pour la défense de l’Amérique, établie durant la guerre et dont le président canadien est le général A.G.L.McNaughton, Ce projet d’entente détaille les responsabilités de chaque pays dans le cas d’une attaque par un pays ennemi contre l’un des membres et prévoit que les Américains auront à défendre le sol canadien tout comme le leur.C’est quelque chose comme un corollaire de l’entente que les pays de l’ouest de l’Europe ont conclue pour leur défense conjointe.Les deux pays espèrent, lorsque le pacte de l’Atlantique sera en vigueur, devenir subordonnés à une entente maltresse conclue entre les sept puissances membres pour limiter, et si nécessaire combattre, le communisme partout dans le monde.Johnny Young, accusé de complicité après le fait, dans l’affaire du double assassinat des agents de police Faquin et Du-ranleau, a été cité à son examen volontaire par le juge Armand Cloutier.La date de cet examen a été fixée au 4 janvier.Le juge a aussi cité l’accusé â l’examen volontaire sous l’accusation d’avoir négligé de fournir des renseignements à la police pouvant entraîner l’arrestation de Douglas et de Donald Perreault.L’enquête préliminaire a été brève.L’avocat de l’accusé, Mc Lucien Béliveau, c.r., a consenti à ce que le témoignage de Donald Perreault, à l’enquête de Tremblay, soi .versé au dossier.Puis le procureur de la défense a dit qusil n’y avait aucune raison pour ne pas fixer un cautionnement à l’accusé.Le procureur de la Couronne, Me Dollard Dansereau, c.r., s’y est objecte.Le président du tribunal a donné raison aux prétentions de lu Couronne et a souligné que Young avait un casier judiciaire très chargé.Comme dans le cas de Tremblay, le président du tribunal a refusé tout cautionnement.M.Mackenzie King, "le plus en vedette" L'Inde et le Pakistan font la paix après quaforze mois de guerre Les hostilités ont cessé avec la nouvelle année —• > Nouvelle-Delhi, 3 (C.P.)—LTn- Cet de et le Pakistan ont choisi le début de la nouvelle année pour proclamer une trêve à leurs hostilités en cours depuis 14 mois dans l’état-frontière de Cachemire.Les deux Dominions ont décidé de laisser la population de cet Etat princier décider elle-même de son sort par plébiscite, sous la surveillance de l’O.N.U.On créerait un Hire de "maître plombier licencié" Québec, 3— Des entrepreneurs en plomberie et en chauffage présenteront un bill à la Législature pour obtenir l’incorporation de la "Corporation des entrepreneurs en plomberie et chauffage de la province de Québec", avec tous les pouvoirs, droits et privilèges des corporations civiles ordinaires et spécialement tous les pouvoirs concernant l’administration, la conduite et la gestion de ses affaires, l’admission, la cotisation, la discipline et la suspension de ses membres.La corporation sera administrée par un conseil d’administration dont le choix, les fonctions et les devoirs seront fixés par les règlements.La corporation pourra décréter des peines disciplinaires et seuls ses membres pourront prendre, porter et employer le nom de "maître plombier licencié", en français, et de "Licensed Master Plumber", en anglais, et d’employer aprè« leur nom les initiales: “M.P.L.”, ou “L.M.P.”.Toujours aux termes du même bill, la corporation sera restreinte aux seules personnes ayant exercé le métier d’entrepreneur en plomberie et chauffage avant la sanction de la loi.et détenant nne licence, et à toute autre personne admise par la corporation.Le siège social et principal de 1* corporation sera dan* la ville de Québec.En attendant que la mission qui surveillera le vote parvienne à Lahore, capitale de l’Etat, Indiens et Pakistanis ont convenu de retirer provisoirement leurs troupes du terrain et de faire administrer par un gouverne-pient intérimaire la partie que chaque Dominion avait occupée.La population du Cachemire est en forte majorité musulmane; mais son souverain, le maharadjah Sir Hari Singh, est lui-même un Hindou.On a donc nommé un mulsul-man ami de l’Inde, le cheik Mohammed Abdoullah, comme chef du gouvernement dans Je secteur indien d’occupation, tandis que le sardar Mohammed Ibrahim Khan, chef d’un mouvement ca-chcmirien propakistani, administrera l’autre secteur, qui porte d’ailleurs ie nom plus particulier de Djammou.Le surveillant que nommera l’O.N.U.aura droit de regard sur les deux secteurs et y établira les organismes nécessaires pour la tenue d’un plébiscite sans tenir compte de la division provisoire de l’Elat.Le sardar Mohammed d’ailleurs précisé qu’il n’est pas question de séparer le Djammou du Cachemire d’une manière permanente.Le Dominion qui triomphera dans cette élection aura droit de s’annexer les deux parties de l’Etat à la fois.Lors de la division des Indes entre Hindoustan et Pakistan, le maharadjah du Cachemire avait choisi de s’unir au premier des deux Dominions.Des troupes indiennes étaient alors venues occuper le Cachemire; mais elles s’étalent bientôt vues attaquées par des bandes de guerrilleros montagnards venant de tribus encore à demi sauvages.Le gouvernement de Nouvelle-Delhi avait alors accusé le Pakistan d’armer et de soudoyer ces bandes et celui de Karachi avait nié l’accusation.En juin dernier, le Pakistan avait toutefois finalement consenti à reconnaître que ses troupes avaient pénétré au Cachemire, à l’appui aes bandes de guerrilleros.On ignore ce qu’il adviendra du maharadjah, au cas où le plébiscite se prononcerait en faveur du rattachement du Cachemire au Pakistan plutôt qu’à l’Inde.Etat occupe une position stratégique, car il touche par le nord au Thibet chinois, à l’Af- Îhanistan et au Turkestan russe.es délégués indiens et Pakistanis doivent se rencontrer à nouveau d’ici une semaine pour régler les autres questions encore en suspens entre eux à propos du Cachemire, pays d’ou nous vient un célèbre tissu de poil de chèvre qui porte le même nom.(Par la Canadian Press).— La personne la plus en vedette au cours de l’année 1948 a ét : l’ancien premier ministre M.Mackenzie King.M.King a été le choix des télégraphistes de tous les journaux canadiens, qui on! voté au cours d’une enquête conduite par la Canadian Press.L’ancien premier ministre l’u emporté sur Barbara Ann Scott, 3ui a remporté la palme l’année ernière, sur M.Louis Saint-Laurent.le premier ministre actuel, et sur M.George Drew, qui a été élu chef du parti progressiste-conservateur.Le président Truman a été choisi l’homme le plus marquant de l’année aux Etats-Unis et a remporté aussj le titre de la personnalité la plus en vedette dans les nouvelles mondiales.Il succède au général Geor-gc Marshall qui a été le choix de 1947, par suite de son projet de reconstruction européenne.Cancel to Modèle exclusif LESAGE Petit piono moderne aux lignes classiques Basse pourvue d'agrafes.Construction parfaite et matériaux de tout premier choix.Le CONCERTO est vraiment une petite merveille.Il faut l'entendre pour se rendre compte à quel point sa sonorité est riche, ample et colorée.AUTRES MODELES : "CHATEAU" — "VOGUE" "BLENDTONE" — "VIRTUOSE" PIANOS LESAGE limitei Maison fondée en 1*91 SAINTE-THERESE, QUE.PMir gin* do rontoignomonts, écrira â la fabriqua mima, au télépbanuB à Sainfa-Théréta, au numéro 27-W.>»»»»»»»>¦>>»»>>?>>>»»»>?»»»»»>»>>> * 't'Y, PAGE QUATRE LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 3 JANVIER 1949 COUPLE CELEBRE AU PARIS Edwige F El'U.LE RE el Jean MARAIS dans une scène dramatique de “L'Aigle à deux tètes’’ que le Cinéma de Paris met à l’affiche ue munici Où les enfants lisent plus que les adultes Le cas des filiales de Sainte-Cunégonde et de la rue Shamrock — Augmentation extraordinaire des livres en circulation — Le roman est le plus lu — Demande plus forte d'ouvrages canadiens — Grand succès de la cinémathèque — Près de 2,000 volumes reçus en dons Les films nouveaux celle semaine LA VIE ARTISTIQUE EN FRANCE CA VAILLE S Un article inédit de Raymond Cogniat Si les historiens de j’iivenir tentent de se faire une idée de noire temps d’après les oeuvres des artistes contemporains, il est à craindre qu'ils aboutissent à des images bien confuses où tout nu moins à des vues contradictoires, car entre la sérénité de Vuillard et les déchirements de Picasso, la gamme fies sentiments est infiniment variée, encore que la dernière exposition de Picasso nous ramène vers un univers plus apaisé, ce qui, en somme, dans l’état actuel du monde, est assez consolant si l’on croit que les artistes sont plus ou moins des prophètes qui précèdent leur époque et dont l'oeuvre est une manière d’annonciation.Mais dans cet' ordre d’idées l’exposition de J.Cavaillès est encore bien plus réconfortante et nous introduit dans un monde où s’épanouit in joie la plus naturelle.Peut-être ne trouverait-on pas dans toutj'art français d’aujourd’hui une oeuvre aussi calme et heureuse que celle-ci.Il y a quelques années on a pu croire un moment que Cavaillès s’engageait sur une voie assez, proche de celte suivie un certain temps pnr Matisse, celle de l’époque de Nice avec les femmes debout devant une fenêtre, les intérieurs clairs avec les grands ciels et la lumière franche du soleil.Mais ce n’était pour Cavaillès qu’une étape, une rencontre fortuite, le même goût pour la vie calme et saine.L’artiste a continué sa route, plus personnelle.Kn variant ses thèmes, il a affirmé sa propre nature et ses successives découvertes.Nous nous trouvons aujourd’hui devant une maturité qui ne renie rien de ce passé mais y ajoute un accent nouveau qui a la vateur d’une cerutude.Cavaillès a pu construire toute son oeuvre en dehors des systèmes et son esthétique est avant tout le reflet de sa sensibilité.Encore ne faudrait-il Ças croire que cette sérénité est aite d’ignorance on d’égoïsme.Au contraire, son art est tout de générosité et sa simplicité est faile de science.Au lendemain de la guerre, une profonde cassure a semble devoir marquer Part français d’aujourd’hui, line nouvelle génération de peintres venait de surgir et accomplissait son oeuvre selon des normes et des idées en contradiction formelle avec celles qui inspirèrent la génération précédente.Sous prétexte de renouer avec les audaces et même les provocations du fauvisme et du cubisme, les nouveaux venus rejetèrent dans le passé les artistes qui restaient attachés à une expression plus directement en contact avec la nature.Ces derniers se trouvèrent donc à ce moment dans une situation assez paradoxale en défendant un art qui restait dominé par la représentation sensible des objets et des paysages, Jeunes peintres et jeunes critiques refusaient de les connaître ne trouvant tins en eux le reflet de leurs propres préoccupations.Cette attitude fut si catégorique qu'on put un moment la croire définitive et regretter une injustice d’autant plus grande que le public ne partageant pas ce parti-pris continuait à s’intéresser et à aimer des oeuvres qui, dans les apparences du moins étaient plus accessibles et plus directement émouvantes.Cavaillès appartient à cette catégorie d’artistes qui entre les deux guerres ont su retrouver la joie de la couleur, le visage de la vie quotidienne dans sa sérénité épanouie, dans sa calme intimité.U a accompli son oeuvre, trouvé son style comme ses camarades, sans jamais tomber dans la morne imitation ni dans l'académisme.Une large liberté dans sa technique, le goût d’harmoniser les couleurs, donnent à la moindre de ses toiles une clarté dont on ne peut méconnaître le raffinement.Ce goût de conserver un contact direct avec la nature n’exclut pas nécessairement le choix; au contraire chaque toile s’organise dans une harmonie préconçue et volontaire avec une dominante du ton qui donne à .chaque tableau son caractère.On lui doit d’intéressants paysages mais c’est surtout dans les pâtures mortes ou les scènes d’intérieur qu’il s’est le plus complètement réalisé, excellant à retrouver l’atmosphère d’une maison silencieuse, la douceur familiale d’une table devant une •“"être ouverte, le charme d’un bouquet de fleurs sur un meuble.Pourtant ce n’est pas par la figuration d’objets, ce n’est pas parce qu’il représente un intérieur qu’un tableau de Cavaillès nous intéresse, mais bien parce qu’il est un tableau, selon la définition qu’en donne .Maurice Denis.Devant une toile de Cavaillès on éprouve indiscutablement la certitude que c’est, avant toute chose, le tableau qui l’a préoccupé, qu’il a été dominé par l’accord entre les tons, par la mise en place des valeurs, par le jeu des lignes.Donc le sujet traité n'est qu’un prétexte, et c’est seulement lorsque l’oeuvre est ache vèe que l'objet retrouve dans celle-ci son caractère et sa vrai semblance avec le modèle, non une ressemblance réaliste et faite d’imitation mais une ressemblance plus intime et plus profonde imprégnée d’humanité et de vie quotidienne.Cavaillès a toutes les qualités de son pays d’origine: cette gentillesse méridionale qui sait voir les choses sous leur angle favorable, cette générosité du coeur et de l’esprit qui accueille et offre la vie, ce goût des couleurs claires, des atmosphères lumineuses; mais il est un méridional sans exubérance et les harmonies qu’il nous propose désormais se limitent aux gammes de tons que l’on dit froids.On n’y trouve pas les rouges ardents, les orangers sonores, mais plutôt les accords subtils de bleus, et verts.Or Cavaillès sait tirer de res tons un maximum d’intensité, un charme sans violence qui est une ^e ses dernières et plus évidentes réussites.A l’âge où la plupart des artistes commencent à vivre sur leurs succès antérieurs, à répéter les formules qu’ils ont apprises ou découvertes, Cavaillès nous apporte dans sa dernière exposition un renouvellement qui a toute la fraîcheur d’une improvisation de jeunesse, toute la majtrise qu’il a acquise pendant des années d’un travail sérieux et heureux.Son expositjon est une des meilleures réponses qu'on puisse faire aux partisans exclusifs de l’art abstrait qui L’année 1947-1048 à la bibliothèque municipale a été excellente; elle dépasse même les prévisions des plus optimistes.Tout d’abord, la circulation des livres enregistre une ' augmentation extraordinaire de plus de 203,000 volumes prêtés.En second lieu, le chiffre global de la circulation dépasse les 500,-000.De plus, les filiales des enfants à Sainte-Cunégonde et à la rue Shamrock, ont été pins fréquentées que les succursales d’adultes.Le roman feste le plus lu par le publie.La demande d’ouvrages canadiens sc fait de plus en plus forte.Voilà ce que révèle le rapport annuel du conservateur de la bibliothèque municipale, M.Léo-Paul Desrosiers.Le rapoprt de M.Desrosiers est le premier où il est fait mention des cinq succursales ouvertes depuis le mois de septembre 1947.La succursale de la rue Frontenac, n’ayant été ouverte qu’au mois de septembre de cette année, ne peut fournir encore aucun chiffre important pour les statistiques.Celles-ci indiquent que les filiales des enfants, à Sainte-Cunégonde et à la rue Shamrock, ont été plus fréquentées que les succursales d’adultes.On peut dire, écrit M.Desrosiers, que c’est la jeune génération qui bat la marche.A la filiale de Sainte-Cunégonde, plus de 63,000 volumes ont été prêtés aux enfants, tandis que 33,000 l’ont été aux adultes; à la filiale de la rue Shamrock, 56,000 volumes ont été lus par les enfants, tandis que 45,000 seulement l’ont été par les adultes.Ces quatre bibliothèques ont donné, pour la première année, une circulation globale d’au delà de 200,000, ce qui parait bien satisfaisant, note l'auteur du rapport.83,000 volumes consultés sur ploce Cependant, les adultes continuent de fréquenter en grand nombre l’édifice central de la Bibliothèque, rue Sherbrooke; c’est ce qui leur donne l’avantage rianj les chiffres totaux.La circulation globale chez les adultes a été, en effet, de 258,000, et la circulation globable chez les enfants a été de 192,000.Les adultes ont aussi consulté sur place, durant l’année, près de 83,000 volumes.Comme d'habitude, poursuit M.Desrosires, c’est le roman qui est le plus lu par le public; les biographies et l'histoire viennent ensuite; la littérature suit de près; puis viennent les ouvrages canadiens.La demande pour ceux-ci se fait de plus en plus forte, “ce qui indique probable- ble dans la tenue des livres écrits par les nôtres”.Le nombre total des abonnés est le suivant: 25,575 pour les adultes et 6,121 pour les enfants.Les filiales d’adultes comptent 3,500 abonnés et les filiales d’enfants, près de 4,000.La cinémathèque M.Léo-Paul Desrosiers tient à souligner “le succès extraordinaire” de la cinémathèque, ouverte au mois de septembre de l’année 1947.Les pellicules que la Bibliothèque possède ont été prêtées plus de 7,000 fois, et le nombre des auditeurs qui ont assisté aux représentations est de près de 710,000.Durant l’année écoulée, la Bibliothèque de Montréal a reçu en dons près de 2,000 volumes et bien au delà de 500 séries de revues ou de journaux rares.A elle seule, une personne qui ne veut pas communiquer son nom, a donné plus de huit cents volu-mes d’un très grand intérêt.Parmi les donateurs les plus généreux, le rapport Desrosiers mentionne; La Chambre de commerce de Montréal, l’Université Laval, MM.Guy Billette, Armand Sicotte, le docteur E.-P.Chagnon, Mlle J.Labelle, M.J.Justras, Madame Honoré Parent, M.Aimé Cousineau, MM.Henri Gibeau, Henri Lemieux, le notaire Cholette, M.Arthur Hooper, Mlle Chevalier, Mlle Adèle Roy, M.P.-C.Décarie, M.Moss Goldstein, M.J.-G.Ca.ron, Mlle Florence Ducharme, M.Donat Martineau, M.Alfred Fontaine, Mme Louise Blain, Mme Acker, Mm§ Olivier Lefebvre.Enfin, M.Desrosiers signale des dons magnifiques du consulat belge et du consulat espagnol, composés de livres et de revues qui ont trait à ces deux pays respectifs.Les conférences Le conservateur de la Munf cipale mentionne enfin que la série de dix conférences qui se donnent chaque année à la bi bliothèque de la rue Sherbrooke a remporté un grand succès.Les écrivains qui ont voulu prendre part à ce programme sont: MM.Emile Coderre, Mme Julia Ri cher, Roger Duhamel, Victor Barbeau, M.le chanoine Lionel Groulx, Mme Michelle Le Normand, M.l’abbé Félix-Antoine Savard, Mlle Simone Routier, M.Roderick Stuart Kennedy et M.Robert Rumilly.Ces conférences sont devenues î’un des principaux événements littéraires de la saison à Montréal.Le public qu'elles attirent est de plus en plus nombreux.Il a fallu trouver dans la Bibliothèque une salle plus vaste pour accueillir les auditeurs, et celle-ci croient que la représentation de la réalité a épuise toutes les possibilités, et qu'il n'y a plus, pour un artiste, d’autre issue pour trouver le moyen d’apporter une note nouvelle et personnelle.Et pourquoi l’artiste n'aurait-il plus le droit de séduire?Et pourquoi le charme, lorsqu’il n’est pas un signe de faiblesse serait-il un défaut?yocuvrc de Cavaillès pose cette interrogation et y répond en même temps.Au Sdint'Denx ment une amélioration remarqua- ne suffit pas toujours.“La Chartreuse de Parme” de Stendhal, est à l’affiche cette semaine, au Saint-Denis.Ce sera certes, un des plus grands événements cinématographiques de l’année.Le problème de l’interprétation présentait d’immenses difficultés.Trop de gens ont rêvé de Fabrice del Dongo, revécu en esprit scs aventures, de Waterloo à la Chartreuse, pour que n’importe quel visage agréable se prête au rôle.C’est Gérard Philippe qui sera aimé de la duchesse et amoureux de la belle Clêlia.Gérard Philippe pouvait certes seul brûler du feu intérieur de Fabrice tout en ayant la désinvolture du marquis del Dongo.Les femmes de Stendhal sont d’une beauté ravissante: elles sont dans l’amour comme le chant du violon dans la musique.Tout Je génie d’aimer, et le reste est de surcroît.P’elles aussi, bien des gens ont rêvé: Renée Faure, fleur de neige, précieuse et légère comme un sortilège, sourit à Fabrice, prisonnier, en donnant à manger à ses canards.Elle seule pouvait faire com-nrendre le c fi eux paradoxe de Fabrice qui ne fut heureux que dans sa prison et reste ensuite captif du visage de délia.Maria Casarès, dans le rôle de la San-sévérina, est parfaite.Décne dans son amour, elle domine toute la Chartreuse de son autorité et de son mépris intelligent.C’est elle qui tire les fils, anime les marionnettes et réussit tout, sauf sa passion pour son tendre neveu.Maria Casarès va revivre le destin de la duchesse avec l’extraordinaire talent mi’on lui connaît, face à Ernest IV personnifié par la regretté Louis Salon.L'Equipe musicale Calixa Lavallée C’est en la salle de l’école de Salaberry, 1226 rue Robin, que L’Equipe Musicale Calixa-Io>val-lée" donnera son second concert-causerie, sur la vie et les oeuvres de Calixa Lavallée, auteur de notre hymne national “O Canada”.M.le curé Léon Bol s me nu, at la paroisse Sainte-Catherine, de la rue Amherst, présidera cette soirée du onze janvier prochain, de concert avec M.P.-R.Lazure, président de l’Association des Bouchers de Montréal.Les membre de cette estimable association ont voulu profiter de l’opportunité pour payer un tribut d’hommages à la mémoire d’un ancien: M.Léon Derome, mat-trc-boucher de la rue Beaudry, nu sud de la rue Sainte-Calherl.ne.Ce Léon Derome a tenu un rôle de premier plan dans la vie de Calixa loivallée.Quoique riche de douze enfants, Léon Derome adopta Ca-îixn Lavallée quand celui-ci n’était qu’à* sa onzième année.Il aida Lavallée pour ses études nu Conservatoire de Musique à Paris.Et il se rendit même à Boston en janvier 1891 pour visi ter son protégé déjà presque à l’agonie.Incidemment, le onze Janvier prochain marquera le 68e anniversaire de la mort de Rostta del Vecchio qui fut une prima donna fort adulée du public.Elève de Calixa Lavallée, Rosita devint une collaboratrice précieuse pour son professeur.Cette brillante artiste canadienne était née à Montréal, en décembre 1848.¥ ¥ ¥ M.J.-C.Beaudoin, maître de chapelle à l’église Sainte-Catherine; Jean Gauthier, organiste, seront du programme ^nusieal avec M.Gérard Roy, ténor: Eliza Weil Brenner, soprano; Gérardi-ne Dnndurand, pianiste et harpiste renommée.qui exécuteront “O Canada", “Restons français”.“L’absence’’.“Nuit d’été” “L’oiseau-mouche”, “Le Papil Ion’, pièces qui ont pour auteur Calixa Lavallée.Celui qui.en 1933, s’est rendu coupable de la translation des restes de Calixa Lavallée, fera l’historique de la vie de ce grand musicien de chez nous, et «a sur vie dans noire histoire nationale.La tempête el ses méfaits.! Au sud de l'Ontario — Autos abandonnées, voyageurs emprisonnés, fermes isolées, etc.Au Cinéma de Paris Principalement, Jean Cocteau a créé un sujet, L’Eternel Retour, un sujet et une mise en scène, La belle et la bête, l’adaptation à l’écran d'un sujet et d’une mise en scène de théâtre, L’aigle ù deux têtes, puis il a photographié, pour ainsi dire, le mouvement scénique île sa pièce: Les parents terribles.On nous présente aujourd’hui L’aigle à deux tètes.Voici l’intriginv Dans un pays Imaginaire qui ressemble beaucoup à l’Autriche, une reine (Edwige Feuillère) cultive depuis dix ans la mémoire de son époux, assassiné au lendemain des noces.Pendant trois jours, cette reine aimera celui que des anarchistes avaient désigné pour la tuer.Celui-ci (Jean Marais) répondra à cet amour qui, rendu impossible par la société, réunira dans la mort les deux têtes de l’aigle, c’est-à-dire les deux amants.Ce dénouement est amené par trois grandes scènes.L’anarchiste Stanislas rencontre la reine, celle-ci, frappée de son extraordinaire ressemblance avec le défunt roi, crie son dégoût, sa haine, son amour.Puis, le lendemain, Stanislas parle et découvre leur mutuelle passion.Enfin, le surlendemain, après quelques minutes d’euphorie, Stanislas se suicide et poignarde son amante, poussée par les sarcasmes de celle-ci.On retrouve le drame en trois actes et, à peu de chose près, la règle des trois unités.Cette histoire, surréaliste sans doute, mais grandiose en elle-même est malheureusement enveloppée d’un tUalogue éthéré, irréel qui la rendra difficilement assimilable au spectateur non initié à Cocteau.L’étude du texte serait certainement passionnante (du texte des grandes scènes s’entend, car le dialogue des suppléments nécessaires au cinéma, notamment au début, est étonnamment puéril).Pour cette raison et à cause la trop grande importance accordée aux “motifs”, L’aigle à deux tètes n’est pas un bon film et M.Cocteau, metteur en scène, ne s’accorde pas avec M.Cocteau, poète et auteur dramatique.Dans l’ensemble, les décors ont été très adéquatement choisis (la bibliothèque-champ de tir est une remarquable trouvaille).Le camera-man a fait preuve d’une technique consommée doublée d’un grand souci artistique.Que dite de la musique sinon qu’elle est merveilleuse.Jean Marais campe un Stanislas sans reproche.Ses accents, ses expressions, «es attitudes, tout y est.Jean Marais, tant critiqué jusqu’alors, donne la preuve qu’il est un vrai comédien et, dans sa bouche, la prose de Cocteau prend un relief humain tout en gardant sa note poétique.Ce mariage est moins parfait chez Edwige Feuillère dont la personnalité débordante représente la vie et exprime difficilement les trop fortes envolées du dialogue, si Ton peut dire.Son jeu par ailleurs donne une excellente composition d’un rôle exceptionnellement délicat.Ces deux acteurs sont entourés d’une équipe très acceptable comprenant entre autres Jacques Varennes, Jean Debucourt et Sylvia Montfort.Vous aimerez peut-être L’aigle à deux tètes, c’est en tout cas une oeuvre à ne pas manquer.Au Palace Chacun connaît ce “murder story” qu’a popularisé la radio, “Sorry, Wrong Number”.Mala- Toronto, 3 (C.P.) — Les rafales de neige ont bloqué hier plusieurs chemins dans la partie sud de l’Ontario; aujourd’hui, cependant, les principales routes sont rouvertes.A St.Catharines, la neige, ;loussée par un vent de 25 milles a l’heure, a forcé un grand nombre d’automobilistes à abandonner leurs voitures dans les rues.Plusieurs réveillonneurs ont été obligés d’aller coucher dans les hôtels.A Welland, plusieurs centaines d’autos ont été ensevelies sou» la neige, après qu’il en fut tombé 14 pouces.A Renfrew, 11 est tombé 9 pouces de neige et le» laitiers ont remis en service leurs trainfaux.A Aurora, plus de 30 voyageurs ont été forcés de passer la mut dans un autobus non loin de Dundalk, les 40 passagers de deux autobus ont du faire de rime.de, allongée dans son lit et par surcroît, seule dans son hotel particulier, une femme surprend au : i:épL-ne la façon dont se déroulera son propre assassinat.Ses efforts n’empêcheront rien et elle périra dans la même soirée, étranglée dans son lit.Le côté "thriller” est évidemment soigné et atteint son objectif.C’est-à-dire que le plug insensible spectateur est frappé, d’une part par le réalisme des photographies* d’autre part par le jeu de Barbara Stanwick.Ceci mis à part, le film est fort mince, même l’ingénieuse intrigue que deux minutes de sang-froid eussent suffi à détruire.Barbara Stanwick est surtout méritante pour son jeu progressif, s’il est permis de qualifier ainsi ces expressions (il n’est pas question d’attitudes car l’ac-trice est continuellement cou-chée) qui, à chaque image, peignent une angoisse grandissante pour arriver à la terreur, devant le gant de l’assassin.Hurt Lancaster se tient comme il faut, quoique n’ayant pas l’occasion de faire valoir ses pos.siblcs qualités.La photographie et le montage, très adroitement réalisés, n’augmentent pas cependant l’intensité du climat.A elle seule, Barbara Stanwick pouvait difficilement faire mieux.Au Saint-Denis Est-ce la faute de Stendhal, ou celle de Christian Jaque, toujours est-il que “La Chartreuse de Parme”, au cinéma, traîne épouvantablement.L’action semble morcelée en petits épisodes n’ayant qu’un vague lien les uns entre les autres et dont les qualités respectives ne laissent aucune impression d’ensemble, pas plus d’ailleurs qu’elles n’expriment les éléments dont Stendhal avait formé son roman.En littérature, La Chartreuse de Parme, c’est avant tout This toD-e de la vie d’un homme.Fa brice Del Dongo, que le réalisme stendhalien avait entouré d’une peinture de moeurs brutale et cruelle.Mais La Chartreuse c’est aussi l’exposition de plusieurs états d’âme qui, mis en présence, s’opposent et, parfois, se détruisent.Au cinéma, on ne retrouve ces caractéristiques que chez des personnages relativement secondaires, comme le chef de police ou le geôlier, dont les excellentes compositions (Lucien Coédel ét Seygner) ne corrigent pas l’absence de psychologie chez les principales figures.La Sanseverina (Maria Casa res) montre fort piteusement la force de son amour pour son ne veu, la note incestueuse et sacri lège de l’affaire reste dans l’om bre, cependant que Fabrice (Gé rard Philippe) se tient mue comme carpe la plupart du temps, alors que l’on attendait de lui une certaine flamme qui.chez les héros stendhaliens, n’est pas toujours intérieure, et que deux grands yeux et une magnifique expression ne parviennent pas à traduire.Dans l’ensemble, la photographie et le montage sont fort réussis, ainsi que les décors.Citons le regretté Louis Salon qui campe un Mosca intrigant à souhait.Le poids de cet échec ne retombe pas complètement sur Christian Jaque puisque les bons moments du film sont en partie imputables à la mise en scène.Et puis Stendhal n’était pas un scénariste.Jean VINCENT Voici Jack CARSOX, la principale vedette de “Two Guys From Texas” que présente cette semaine le Princess.• Gazette < artistique Horaire des cinémas SAINT-DENIS : ‘L» Chartreuse de Pâmes” U h.30.2 h.30.3 h.40.8 h.50.CINEMA DE PARIS t 'TL’Algie à Deux Têtes” 12 h., 2 h.20, 4 h.4C, 7 h.9 h.05.CHAMPLAIN : ¦Le Bal des Sirènes” ORPHEUM : “Red Liver” 10 h., 12 h.15.2 h.30, 4 h.50, 7 h.05, 9 h.25.“Sorry, Wrong Number” 10 h.15.12 h.35.2 h.55, 5 h.15, 7 h.35, 10 h.“When My Baby Smiles At Me” 10 h.10.12 h.30.2 h.50, 5 h.10, 7 h.30.B h.50.CAPITOL « “A Southern Yankee” 10 h.20.12 h.35, 2 h.55, 5 h.10, 7 h.30.9 h.50.PRINCESS : “Two Guys from Texas” 10 h.15, 12 h.35.2 hr55, 5 h.15, 7 h.35, 9 h.55.IMPERIAL t “Race Street” 10 h.15.1 h.10, 4 h.05, 7 h.9 h.35.“Louisiana” 11 h.40, 2 h.35.5 h.30, 8 h.25.Spectacles GESU: Tit-Coq, pièce en trois «ctes de Gratien Gélinas.Exposition André Jasmin expose chez Tranquille, 67 ouest, rue Ste-Ca-therine, jusqu’au 31 décembre.TWOCit'VÇl FROM TEXAS J - A l’affiche TECHNICOLOR JACK 0AKIE • JUNE HAVOC RICHARD ARIEN • JAMES GLEASON, A l’affiche LOEMTS (§ Décès de l'assistant'chef de l’orchestre de Toronto M.Heins avait fondé l'orchestre d'Ottawa, et l'avait dirigé durant 20 ans Toronto, 3 (C.P.)—M.Ronald Heins, 70 ans, chef adjoint de l’Orchestre symphonique de Toronto, est mort samedi soir dernier d’une crise cardiaque.II avait fondé l’orchestre d’Ottawa, 663 BOYER LIMITEE Fabricants de* meubles et matel “BOYEX” Service de réparations Estimés sur demande 3886 HENRI-IULIEN PL* 111 REPARATIONS GENERALES 20 années d'expérience.McCarthy & Roy !£& ENTREPRENEURS GÉNÉRAUX PEINTURE ET DECORATION REPARATIONS GENERALES.CA.1333 5122 -E DEVOIR, MONTREAL, LUNDI% JANVIER 1949 ?RADIO LUNDI, 3 JANVIER SOIREE J.) P.M.V van rintrèplde.-Vailétés.vedett« .-Chansonnette.' -vhiiay a:Ue.P.M.-‘.Ui.lo-journal.-.Isaio-journeJ.AQ-Dltet-mpt.P.M.rsF- R.wue d’actuaUtê p—i-Jun!or Red Cross.|/jiAC-Sports.tXVL-Nouve!les.:.TC7-Nouvelles.ï.'.S P.M.BF-En dinant.:BM-Nouvel}es.’KAC-Nouvelles :FCF-Ban.dstand./ 00 P.M.¦BF-Un homme et sou AU CONGRES DES PRETRES-\ ADORATEURS Par la faute de M.Hertz p péché.BM BM-Chtcho Valle.KAC-Sélectlons d’Alain Gravel.K VL,-Chan sonnette.¦FCF-Flreelde Fancies.U5 P.M.BF-Métropole.BM-Varlétés.KAC-Muslc Hall.FCF-Sport.30 P.M.BF-Rolande et Robert.BM-Trlo Adams.KAC-Sélectlons d’Alain Gravel.FCF-Club 15.7.45 P.M.CBF-Sérénade.CBM-Causerle.CKAC-Le Diable s’en mêle.CKVL-Oncle Troy.CFCF-Make Mine Music.8.00 P.M.CBF-Northern Electric.CBM-Northern Electric.CKAC-Calé concert.CKVL-Fantôme.OFCF-Plckwlck Papers.8.30 P.M.CBF-Qul Euls-Je?CBM-Forum.CKAC-Je suis un crlm.CK VL-Les Misérables.CFCF-Qulet Please.9.00 P.M., CFCF-Jury Trials.CBF-Radlo-conc.canad.CBM-Muslque.CKAC-Théàtre Lux.CKVL-Feetlval.9.30 P.M.CBF-Le Trio lyrique.CKVL-Parls swing.CFCF-Stars In the Night 9.45 P M.CBF-Trto lyrique.10.00 P.M.CBF-Radlo-Journal.CBM-Radlo-journal.CKAC-My Fried Irma.CKVL-Parls Swing CFCF-Contented Hour.10.15 P.M.CBF-La politique prov.» .CBM-Actualités.10.30 P.M.CBF-Concert populaire.CBM-Ed McCurdy.CKAC-Muslqr.e de danse CKVL-Nouveijes.CFCF-Susan Fletcher.10.45 P.M.CBM-Plan5 A.M.F-Muslque.M-Muslque.IVL-Nouvelle».)0 A.M.F-Radio-Journal.M-Radlo-Joumal.AC-Nouvelles.10 A M.F-Chronlque.AC-Boul.Légaré.5 A.M.F-Elévatlon*.M-Dévotlone.0 A.M.F-Mélodlea.fi-Muslque.• 5 A.M.|VL-Nmivelles.| (0 A.M.F-Nou'•elles.W-Nouve” s.(VC-Actur tés.VL-Roger Baulu.5 A.M.’’-Chansonnette.M-Edna May.AC-Plerre Steln.:5 A.M.d-Mélodle*.5 A.M.VC-Banquler.0 A.M.’-Le p’tlt train.d-Clevelandaires.Kc-Les magasins.5 P.M.vI-Emlsslon éducative AC-Fleurs et chard.) A.M.IC-Mélodlea.1 A.M.M.-NouveUes.)0 A.M.’-Sur noe ondes.c-Fanfare«.C-Actualltés.VL-Noe artistes.35 A.M» .C-Fern, Robldoux.4 5 A.M.‘-Entre nous.d-Klndergarten.) P M.-Yvan l’intrépide.C-Varlétés.iC-Une vedette.L -Chansonnette.* P.M.-Radio-Journal.-Radlo-JoumaL C-Dltes-mol.I P.M.-Actualité.t-Dlverümento.C-Sports.¦'L-Nouvellee.i P.M.-En dînant.-Nouve.lee.C-Nou vellee.) P.M.-Un homme et son ihé.;1-A1 Harvey.p-Alatn Ors V P.M.‘ Métropole, -Sweet and Swing.GraveL b P.M.: Ronlande et Robert.-Les Marsona.'-Sélections.'VL-Chansonnotte.|- 10.30 A.M.CBF-Le titre, s.v.p.CBM-Pgm.musical.CKVL-Entrevues.10.35 A.M.CBM-Intermède.10.45 A.M.CBF-Drames.CBM-Sweet Hour.10 55 A.M.CKVL-Nouvelles.11.00 A.M.CBF-Franclne Louvain.CBM-Road of Life.CKAC-Aetualltée.CKVL-Chansonnette.11.05 A.M.CKAC-Provtelons.11.15 A.M.CBF-Métalrle Rancourt.CBM-Grande Soeur.11.30 A.M.CBF-Joyeux Troubadours CBM-What's Your Beefé CKAC-Le Jockey du Jour 11.45 A.M.CBM-Laura Limited.11.55 A.M.CKVL-Nouvellee.MIDI CBF-Jeunesse Dorée.CBM-Nouvelles.CKAC-L’Angélus.12.15 P.M.CBF-Rue Principale.CBM-Aunt Lucy.12.25 P.M.CKAC-La voix dans le.12.30 P.M.CBF-Révell rural.CBM-Emtsslon rurale.CKAC-Le coin du disque 12.45 P.M.CKAC-Nouvellet.12.55 P.M.CKAC-Un tango.CKVI-Nouvelles.12.59 P.M.CBF-Slgnal-horalre.1.00 P.M.CBF-Quelles nouvelles?CBM-Radlo-Joumal CKAC-France Swing.1.10 P.M.CKVL-Chansonnette.1.15 P.M.CBF-Radlo-Journal.CBM-Happy Gang.CKAC-Mélodle Temple.1.25 P.M.CBF-Intermède.1.30 P.M.CBF-Tante Lucie.CBM-B111 Harrington.CKAC-La vie eo ros» 1.45 P.M.CBF-Dé tente.CBM-Muslque.CKAC-Cbansonnettes.2.00 P.M.CBF-Grande Soeur.CBM-Bemle Braden.CKAC-Actualltée.CKVL-Dorsey Show.2.05 P.M.CKAC-Am ours™ 2.15 P.M.CBF-Maman Jeanne.CBM-Valses.SOIREE 7.45 P.M.CBF-Troubadours du.CBM-Radlo Charades.CKAC-Le dlsble.CKVL-Oncle Troy.8.00 P.M.CBF-Le destin s'amuse.CBM-Morgan Time.CKAC-Jullettfc Béliveau.CKVL-Fantôme™ 8.30 P.M.CBF-Orch symph de Tor CBM-Cavalcade.CKAC-La mine d’or.CKVL-Plt St Pat.8.45 P.M.CBM-Causerle.9.00 P.M.CBM-Bob Hope.CKAC-En chantant .CKVL-Jugez les étoiles.CKVL-Ranch house.9.30 P.M.CBF-Ecole des Parente.CBM-McGee and Molly.CKAC-Ralllement du.CKVL-Les aventures d’‘Dswald.CBM-Al Harvey.2.25 PiM.CKAC-Sanquler 2.30 P.M.CBF-Lettre à .CBMAduslcally .CKAC-Les malades.2.45 P.M.CBF-Ch an sonnettes.CKAC-Rêverle 3.00 P.M.CBF-Chefs-d’oeuvre.CBM-Llfe can be.CKAC-Actualités.CKVL-Good afternoon.3 10 P.M.CKAC-Rendeg-vous.3.15 P.M.CBM-Ma Perkins.3.25 P.M.CKVL-Soclally Yours.3.30 P.M.CBM-Young’s Family.CKVL-Ruth Rodéo.3.45 P.M.CBM-Happiness.3.55 P.M.CKVL-Nouvelles.4.00 P.M.CBF-Heure du thé.CBM-Chansons.CKAC-Actualités.CKVL-Club Alouette.4.05 P.M.CKAC-Evénements.4.10 «M.CKVL-La vie sociale.4.15 P.M.CBF-Aux malaJes.CBM-Commentalres.4.18 P.M.CBM-Pgm.musical.4 25 P.M.CKAC-Chansons.CKVL-In Memorlam.4.30 P.M.CBF-ArtLstes.CBM-Jack Berch.CKVL-Chansonnette.4.45 P.M.CBF-Muslnue.4.55 P.M.CKAC-Objets perdus et CKVL-Nouvelles.5.00 P.M.CBF-Dlvertls sement.CK AC-Actualités.CKVL-Chansonnette.5.05 P.M.CKAC-Chansons.5.10 P.M.CK AC-Variétés.5.15 P.M.CKAC-Colette et Rollann 5.30 P.M.CBF-Falre-part.CBM-Père NoW.CKAC-Hollywood.5.35 P.M.CKAC-Intermêde.5.40 P.M.CKAC-Jeux et sports.5.45 P.M.CBF-Emlsslon du Père™ CBM-Wcstern Five.CKA(-Madeleine et.5.55 P.M.CK VL-N ou vellos.10.00 P.M.CBF- Rad lo- J oumal.CBM-Ra
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