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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 11 janvier 1949
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1949-01-11, Collections de BAnQ.

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S.Thc«doje, abM.BEAU ET PLUS FROID Minimum .o Maximum .J2 VOLUME XL — No 7 MONTREAL, MARDI, 11 JANVIER 1949 FAIS CE QUE DOIS Dlroctaur i Car aid FQJON “Vous avez une double mission ; premièrement, la mission de conserver intact votre héritage religieux et national; deuxièmement, la mission de répandre cet héritage.J'ajoute que c'est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le détendre." Son Exc.Mgr lldebrando Antoniutti, délégué apostolique eu Canada et i Terre-Neuve.Cinq sous le numéro Le “Fair Deal” de M.Truman Le budget que le président Truman a soumis hier au Congrès de Washington suscite naturellement un vif intérêt.A l’étranger l’on remarquent surtout qu’il continue la politique de protection des pays menacés par le communisme; qu’il accélère le programme d’armement en cours, sans toutefois atteindre l’ampleur que demandaient les services militaires.Néanmoins, nous verrons mieux l’orientation de la politique extérieure quand viendra le débat sur le pacte de l’Atlantique, et déjà l’on annonce que le projet préconisé par le président à ce sujet sera attaqué à la fois par ceux qui trouvent qu’on engage trop le pays, et par ceux qui estiment qu’on ne va pas assez loin.Mais le budget d’hier est tout aussi im-porte.T'' du point de vue de l’orientation qu’il va dc .ner à la politique intérieure des Etats-Unis.Il confirme et complète deux documents qui ont suscité la semaine dernière quelque surprise: le discours de M.Truman sur “l’état de l’Union”, et son message économique.Tout cela permet de mieux mesurer l’importance de l’élection du 2 novembre.En somme, c’est sous plusieurs rapports un nouveau gouvernement qui sera inauguré officiellement le 20.Jusqu’ici M.Truman n’était que le remplaçant de Roosevelt.Dans le BOème Congrès, élu en 1946, les républicains avaient la majorité, et avaient déjà orienté la législation vers la politique d’un gouvernement de leur parti.Si M.Dewey avait été élu en novembre dernier, le personnel administratif aurait sensiblement changé à Washington, quant aux fonctions supérieures, mais le nouveau gouvernement aurait continué dans la voie déjà esquissée par le Congrès républicain, et que M.Truman n’avait pas toujours pu neutraliser avec ses veto.Tous ces facteurs pesaient déjà dans la balance électorale, et semblaient assurer une victoire républicaine que tout le monde attendait.La victoire de M.Truman a été considérée à juste titre comme un succès personnel extraordinaire.Mais la conséquence de cette réussite surprenante c’est non seulement que M.Truman a acquis un nouveau prestige, mais qu’il est pour la première fois le président élu comme tel, et avec un Congrès démocrate élu grâce à lui.• Une autre conséquence c’est que le programme préconisé par M.Truman depuis 1946, et réitéré pendant sa campagne électorale, programme auquel personne n’a porté beaucoup d’attention parce qu’on s’attendait à l’élection de M: Dewey, le président est maintenant en mesure d’en entreprendre l’exécution.Quand Roosevelt accéda à la présidence en 1933, il employa un mot qui fit fortune et devait marquer la législation sociale de Washington pour combattre la crise: le New Deal.Après la guerre, d’abord avec le Congrès démocrate, et plus encore après 1946, le New Deal fut écarté; on tourna le dos à la tradition progressiste de Theodore Roosevelt et de Wilson pour revenir à une politique plus conservatrice.Dans la dernière campagne, M.Truman préconisa un retour au progressisme, il promit un new New Deal, et c’est ce programme nouveau qu’il a exposé dans son discours sur l’état de l’Union; le programme a même un nom tout neuf ; le président a glissé dans son texte un autre slogan, en disant que le pays a le droit d’attendre du gouvernement un “fair deal".Et ce discours prend tout son sens quand on y ajoute le message éco nomique de vendredi, et le budget d’hier.Le président part de la constatation que P“état de l’Union est bon”.En 1948 l'em-ploiement a atteint le chiffre de 60,000,000, les profits des compagnies, après paiement des taxes, atteignent un nouveau sommet avec $21 milliards.L’abondance croissante dont jouit le pays, le gouvernement voudrait faire en sorte que chaque citoyen puisse en obtenir une part légitime.Il est nécessaire de^ combattre le danger d’inflation, et en même temps il faut des programmes pour améliorer l’habitation, la santé, l’enseignement, le développement des ressources na- turelles; de même il est indispensable de faire face à d’autres tâches essentielles: défense nationale, reconstruction internationale.Il faut accomplir le tout “même si cela requiert l’exercice temporaire de contrôles sélectifs dans notre économie”.Tout le programme découle de ces prémisses.Le président a demandé au Congrès des contrôles, économiques sur les crédits, sur la spéculation en matière de denrées, sur les exportations; l’établissement de priorité quant aux moyens de transport et aux produits essentiels; le renforcement du contrôle des loyers; le droit d’imposer des contrôles sur les prix et les salaires.Il suggère l’aide ou l’intervention du gouvernement, au besoin, pour augmenter certaines productions essentielles, comme l’acier.Afin de solder les dépenses que comporte son ambitieux programme, le président a demandé $4 mMliards de nouvelles taxes, à prendre principalement sur les profits des compagnies; mais qui viendront aussi d’augmentations des droits de succession, des taxes sur les dons, de l’impôt sur le revenu en ce qui concerne les gros et moyens revenus; et le budget d’hier ajoute une augmentation d’environ $2 milliards dans les taxes de sécurité sociale.M.Truman demande la construction d’un million de logements à loyer modique d’ici sept ans; l’établissement d’une assurance-santé obligatoire, l’expansion de la sécurité sociale avec augmentation des prestations.Dans le domaine du travail, il préconise le rappel de la loi Taft-Hartley et le rétablissement de la loi Wagner, mais avec des restrictions quant aux grèves de juridiction et aux grèves qui mettent en danger le bien-être du pays ; il demande aussi que le salaire minimum soit porté de 40 à 75 sous l’heure.Pour les agriculteurs, il propose un programme de maintien des prix durant une longue période, et l’expansion de l’électrification rurale.Avec les articles qui visent à assurer les droits civils des Noirs, cela résume dans les grandes lignes le fair deal de M.Truman en politique intérieure.• Malgré le prestige nouveau du président la réalisation de son programme dépend dans une large mesure des décisions du Congrès, et l’accueil n’a pas été enthousiaste pour tous les articles, notamment l’assurance-santé obligatoire et la participation du gouvernement à la production de l’acier.Que faut-il penser de ce vaste programme dans l’ensemble?Lés tenants du capitalisme des trusts et des monopoles, de la dictature économique assurée par le cumul des direc-torats et les profits illimités, y voient évidemment du socialisme.D’autres pensent que c’est l’adaptation aux besoins actuels et le prolongement de la doctrine progressiste du début du siècle.Sans doute tout n’est pas égal dans ce programme de grande envergure : pour ne mentionner qu’un point, le projet d’assurance-santé est combattu par des associations de médecins qui y voient une étatisation de la médecine.De plus, pour juger ce fair deal” nous ne devons pas le transposer mentalement à Ottawa; car les Etats-Unis sont un pays plus unifié que le nôtre, qui n’a pas comme le Canada, en tout cas pas au même degré l’obligation de respecter des droits constitutionnels comme ceux de nos provinces, droits fondés sur une dualité de religion, de race, de langue, d’institutions sociales.Beaucoup d’initiatives qui aux Etats-Unis peuvent relever de Washington, devraient rester provinciales au Canada.Compte tenu de cette différence importante, le fair deal de M.Truman paraît se rattacher à la longue tradition qui par Jefferson, Jackson, Lincoln, les deux Roosevelt et Wilson, a tendu à doubler la démocratie politique d’une démocratie économique.Même s’il comporte des erreurs ou des dangers sur certains points, ce programme mérite l’étude sérieuse et sympathique de tous ceux qui veulent promouvoir la justice sociale.11-1-49 Paul SAURIOL BLOCS-NOTES (par O.H.) Une pièce tragique On trouvera, à l'intérieur du evoir d’aujourd'hui, une pièce raglque; la version française le la dernière lettre que l’on on naisse de Son Eminence le lardinal Mindszenty, primat de longrte.C'est un document de premiè-e importance et qui s’ajoute à ous ceux que nous avons déjà jubliés, qui.comme eux.jette me effroyable et douloureuse umière sur les événements de Jongriç.(Voir entre autres, en iernière page du Devoir du 28 iécembre 1948, le texte du me-nomrandum que le Mouvement opulaire chrétien hongrois a ècemtrient adressé au président le l’Assemblée générale des Na-ions Unies).Les circonstances qui ont en-ouré la publication de cette piè-•e sont, en elles-mêmes, singu-ièrement révélatrices de l'état 'esprit des hommes qui gouver-nt aujourd'hui ce pays et des éthodes de guerre — il n’y a ‘ère d'autre terme qui convien-e— qu'ils emploient contre l'é-ninent prélat.La lettre du Cardinal Minds-enty était essentiellement un rte de défense.Elle opposait à me campagne de haine une ré- ponse calme, précise.Elle éma-nait est-il besoin de le répé-*er' de l’une des plus hautes personnalités de la Hongrie, de l’une de celles qui, au regard même des incroyants, honorent le plus la nation.Gr, elle n’a pu atteindre le public auquel elle était d’abord destinée.Le Cardinal avait chargé le Magyar Kurier.l'agence de presse de l’épiscopat hongrois, d’en assurer la publication.Mais, au moment où cette agence allait opérer cette publication, |a police confisquait le document, en bloquant ainsi la diffusion dans le pays.Cela suffirait à marquer à quelle sorte d'adversaires le Cardinal a affaire et à quoi l'on peut s’attendre de leur part.Révélations Mais il est bien difficile dans létal actuel du monde d'empêcher une pièce de ce genre d'atteindre une partie *u moins du public.Une agence catholique de presse, la Kipa.a réussi à se procurer cette lettre tragique et l'a communiquée aux journaux, notamment à i.a Liberté, le grand journal catholique de Fribourg, auquel nous nous empressons de l’emprunter.Nous prions qu’on la lise avec grand soin et qu'on la fasse connaître autour de soi.C'est une façon de contribuer à la défense du Cardinal martyr, à la défense de la justice et de la liberté.Elle projette sur la figure du Cardinal lui-même une lumière singulièrement instructive.On avait dit qu’il s’attendait à tout.Cette lettre parait bien indiquer qu’il en était ainsi.Lisez plutôt ceci: Malgré lout re qui se passe, je regarde avec tranquillité les flots artificiellement agités dans notre pays.Au poste où je monte la garde, non par la grâce des partis politiques, mais par celle du Saint-Siège, la tempête n'est pas chose inconnue et l’histoire l’a souvent enregistrée.Mais aucun de mes prédécesseurs n’a été mis autant que moi dans l'impossibilité de remplir son devoir.Jamais tant de mensonges, tant d'allégations tendancieuses, réfutés mille fois, mais proclames avec obstination, ne se sont accumulés autour de mes soi xante-dlx-huit prédécesseurs-Je monte la garde pour Dieu, pour l’Eglise et pour la pairie, parce qu’ai nsi V exige le service de mes fidèles, les plus délaissés gui soient an monde.En voyant la souffrance de mon peuple, je fais bon marché de mon propre sort.(suite à la deuxième page) Nouvel effort de paix en Chine KtiNUjrN MSE u«c L/CUA rKEMIfcKS MINISTRES DU COMMONWEALTH Le premier ministre canadien, M Louis Saint-Laurent, a reçu lui-même, à la Car* Union d'Ottawa, son collègue de NouveHe-Zé'ande, M Peter Fraser de passage dans notre capitale pour 24 heures à son retour de Crande- a,r, r:fn»J,.Dxy|8a-rk«e à ^riae'cM' Sa,nt"Laurent* Mma J*mes Tbom,, épouse du haut-commissaire néo-zélandais âu L.3nada, nfl# Inom^ et Nm, rrascr» (Photo CP) __________LETTRE^OTTAWA____________ Les privilèges et prérogatives du député de Glengarry M.King ne veut pas se contenter du 16e rang dans l'ordre de préséance Tien-tsin tombe aux mains des Rouges NANKIN, Il (Reuter) — Le Youan (Bureau) de contrôle du gouvernement nationaliste de Chine vient do se prononcer à (‘unanimité pour une trêve immédiate dans la présente guerre civile en ce pays.Dans un communiqué de 5,000 mots, le Youan.qui est l'un des plus hauts organes administratifs de la Chine, adjure les communistes de montrer la même attitude pacifique que le président Tchiang Kai-shek dans son message du Nouvel An au peuple chinois et de mettre fin aux souffrances interminables de la population.Par un oxposé en quatre peints, le Youan de contrôle suggère que, sifôt après un ordre initial de cesser le feu, des négociations s'ouvrent entre Tchiang Kai-shek, le premier ministre nationaliste Soun Fo, le chef communiste Mao Tse-Toung, les ministres Tchang Tchi-Tchoung et Tchang Tchoun, l'ex-ambassadeur chinois en Russ'e Chao Li-tsé et le parlementaire Kouan Li-tsin.On requiert également les quatre grandes puissances bjanches Etats-Unis.Russie, Grande-Bretagne et France — d’intervenir comme médiatrices dans la guerre civile.* é * NANKIN, 11 (A.P.) — Les autorités nationalistes de Chine confirment, sans toutefois la préciser, la nouvelle de la chute aux mains des communistes du grand centre commercial de Tien-tsin, comptant plus d'un million d’habitants, au nord du pays.Une nouvelle précédente, venant de Changhaï, voulait que les défenseurs de Tisn-tsin eussent conclu une trêve avec les Rouges, en prévision d’une capitulation complète.Les dernières informations sur cette ville, dont le siège durait depuis plusieurs semaines déiè, voulaient que les troupes communistes eussent pénétré jusque dans ses faubourgs.Sur le front de Chine centrale, les Rouges continuent de marteler systématiouement les forces nationalistes qu’ils ont encerclées au nord de Nankin et de nettover leur terrain d’approche de la capitale de ses derniers îlots de résistance.D'après des aviateurs gouvernementaux, on assiste lè aux plus violents combats que la Chine ait encore connus.Entre temps, les rumeurs de paix continuent de courir.Un haut fonctionnaire a toutefois rappelé qu’il est inutile de songer à la paix tant que les communistes n'auront pas fait connaître leurs buts et leurs conditions, ce qui est encore à attendre.Londrei refuse à l'Irlande du Nord de s'appeler Ulster I.ONDRES, It (A.P.) — Les »utorités de Grande-Bretagne se sont prononcées contre la dennin ,’e l'Irlande du Nord qu’on lui permette de changer son nom légal en celui d’Ulster.A sa dernière visite à Londres, le premier minis(re de re pays, sir Basil Brooke, avait requis un tel changement, pour éviter la confusion avec la nouvelle république d’Irlande, connue il y a encore pou de temps sous le nom d’Eire.Tout en refusant de lui donner satisfaction, le gouvernement anglais se propose de présenter bientôt un hill qui changerait les titres officiels du roi George Vf, qui sont peux de ‘‘Roi de Grande-Bretagne et d'Irlande” pour celui de ‘‘Roi de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord’’.La démolition des usines nazisfes Ottawa, 11.¦— On a pu se reu-dre_ compte au cours des trois mois qui onl suivi la convention libérale de l'an dernier quelle répugnance M.Mackenzie King éprouvait à se départir des pouvoirs qu'il avait exercés pendant plus de vingt «ns comme premier ministre du Canada.Et il n’a apparemment pas encore pu se résoudre à renoncer aux privilèges et prérogatives du premier ministre même s’il n’est plus que député de Glengarry.Cela crée une foule d'ennuis au nouveau premier ministre et à ses anciens collègues du cabinet.Noire confrère Arthur Blakely a raconté, samedi dernier, dans la ‘Gazette”, la plaisante histoire de l'incident protocolaire provoqué par M.King à la grande réception du gouverneur général au Jour de l'An.M.King s'était présenté de bonne heure et s’était aussitôt mis en frais de vérifier quel rang 11 occuperait dans la défilé de* personnages qui devaient presenter leurs voeux ail représentant du Roi, M.King entra dans une grande colère lorsqu’il appris qu’il tombait de la deuxième place, immédiatement après le gouverneur général, à la seizième place qui est celle assignée aux anciens premiers ministres du Canada par Tordre de préséance.Il protesta avec indignation que le nouveau rang qu'on lui avait assigné ne rendait pas justice aux longs et brillants services qu’il avait rendus comme premier ministre du Canada.Fort embarrassé, le chef du protocole Insista sur la rigidité de l’ordre de préséancel Comme M.Saint-Laurent était absent, passant les fêtes à Québec, M.King a suggéré qu’il pourrait bien occuper sa place a la tête du défilé vu qu'il n’a-vait démissionné comme premier ministre que quelques semaines auparavant.Le chef du protocole ne crut pas devoir se rendre à cette suggestion: il se crut obligé d’insister sur le fait que la place réservée au premier ministre ne pouvait être attri-buée à un ancien premier ministre.Les hauts fonctionnaires, de plus en plus embarrassés, se con- Lake Success, 11 (C.ï\) — C’est maintenant Israël qui prend Toffensiye dans le domaine diplomatique après le militaire, selon ce qu'on rapporte dans les milieux de TO.N.U.à Lake Success.Il v est question que le gouvernement de Tel-Aviv présente aufConseil de Sécurité une plainte formelle d’intervention indue en Palestine contre la Grande-Brettgne; et les Etats-Unis s efforç-eraiont en ce moment de lui faire modifier son attitude.Le délégué israèlite auprès des Nations Unies, Aubrev Eban, assure que l'envoi par Ixjndres de renforts en Trans-jordanie constitue une répudiation des dernières recommanda-lions de trêve du Conseil de Sécurité.Les Américains ont aussi fort a faire pour convaincre les Britanniques qu'ils doivent considérer comme un "simple incident” la destruction de cinq avions de la R.A.F.par l’aviation juive au-dessus de la frontière entre certèrenl pour trouver un moyen d'éviter un éclat.Plusieurs des ministres présents furent mis au courant de la situation.Finalement, ce fut le gouverneur général lui-même qui trouva la solution cherchée.Il fit mander M.King, cinq minutes avant l’ouverture de la réception et le garda à ses côtés lorsqu’il reçut les voeux des dignitaires.Cela évita lajiaçessité d’assigner une place à M.King dans le défile.C'est ainsi que Ton réussit a réconcilier le respect de Tordre de préséance et les égards que récla malt M.King.Inutile de dire que Tincidenl provoqua toutes sortes de commentaires, le soir de la réception, et les jours qui suivirent dans les les cercles officiels.On rappela I que Tordre de préséance dont ae plaignait M.King, c’était lui-même qui l'avait établi avant 1930 el que les sentiments d'hostilité qu'il éprouvait envers M.Mci-ghen n'élaient peut-être pas étrangers au seizième rang attribué aux anciens premiers ministres.On fit par ailleurs observer que M.Winston Churchill occupe le 43e rang dans Tordre de préséance en Grande-Bretagne et qu'il ne semble pas s'en faire à ce sujet.On rapporte que M.King est furieux à la suite de la publication de la chronique de notre confrère Blakeley.Par ailleurs, les ministres ne seraient pas mécontents de voir que l’histoire s’est ébruitée.Ils espèrent, semble-t-il, que M.King profitera de la leçon et ou’ils ne sc verront pas dans l'obligation de créer un statut spécial pour le député de Glengarry.Sa présence à la Chambre des Communes à la prochaine session pourrait bien être fort embarrassante pour le nouveau premier ministre el ses anciens collègues.On croirait qu’un homme qui a_ joué le rôle politique de M.King et dont le nom est déjà pratiquement passé à l’histoire serai! au-dessus de ces préoccupations futiles, de ces soucis de préséance.Il ne faut cependant pas oublier que le succès incomparable de M.King a été fait de calculs et de machinations.3 Egypte et la Palestine.Washington agit ainsi dans le désir de préserver le succès possible des négociations de paix définitive qui doivent s’ouvrir aujourd’hui même entre Egyptiens et Israélites, sur Tile de Rhodes.Paris.11 _ j,e se(,rf.taire du Foreign Office.Ernest Revin, et le ministre français des Affaires étrangères.Robert Schuman, doivent tenter, dans des entretiens de deux (ours commençant jeudi à Londres, d'en venir à une plus grande similitude d’aperçu de la question palestinienne, où la France se montre couramment plus favorable mie la G;ande.Bretagne aux intérêts d’Israël.Il était même couramment rumeur à Paris, ta semaine dernière, que la France allail^reconnaitre au moins "de facto" le gouvernement de Tel-Aviv et qu'elle ne retarde de le faire qu’à cause de ses présents rapports diplomatiques étroits avec l« Royaume-Uni.Londres opposé au retour de Slrasser Londres, 11 (A.p.) _ i.a Grande-Bretagne a déridé de maintenir son exclusion permanente de la zone britannique d'occupation en Allemagne à l'égard de l'ancien chef nazi Otto Strasser, qui demeure présentement en exil au Canada mais qui a manifesté son intention de renlrer sons peu dans sa patrie.Le porte-parole du Foreign Office à qui on demandait la raison de cette exclusion a répondu que les activités nationalistes de Strasser autrefois en sont un motif suffisant, même si ce personnage s’est séparé d’Hitler en 1933.porte-parole ajoute que Londres continue de surveiller la campagne de propagande par la poste à laquelle Strasser se livre en ce moment pour répandre sa nouvelle “Ligue de la résurrection de l'Allemagne”.On affirme qu’un petit nombre seulement de ces écrits de propagande ont pu pénétrer en territoire occupé et que Londres pourrait en intercepter entièrement et immédiatement l’expédition, si la chose paraissait nécessaire.Treize morte dans un accident d'avion Rio-de-Janeiro, 11 (A.P.) — Un appareil de transport appartenant à une ligne aérienne pré-siliennc s’est écrasé aujourd’hui dans le territoire du Rio Grande Do Sul.On déplore la mort de quatre membres d’équipage et de neuf passagers.L’avion faisait partie des appareils de la compagnie Savug.Un prêlre de mes amis m'adresse une coupure de journal, il s’agit de ('Homme Nouveau, un hebdomadaire français dirigé par le p.Pilière, de l’Oratoire.I7n monsieur André Lelièvre, du mouvement des Classes Moyennes, a donc adressé au journal la communication que voici: “Dans le numéro 45 du Journal professionnel La Semaine du Lait el sous le titre De qui sc moque-t-on?, on peut lire le court article suivant: Quand on lit les journaux américains, les Russes sont des "salopards” qui veulent la guerre rouge.Quand on parcourt la presse russe, on croit que les Yankees sont des "criminels faschistes”, qui veulent envahir TU.R.S.S.Les uns et les autres nous invitent à partager leurs colères et leurs ressentiments.Quelle n’est pas notre stupéfaction en lisant dans ies statistiques officielles, que les exporta- Hambourg, 11 (Renier).— Un groupe d'ouvriers allemands a maintenu sa grève perlée aux aciéries de Bochum, dans la région industrielle de la Ruhr, pour manifester contre la poursuite par les autorités britanniques d’occupation de la démolition de certaines anciennes usines de guerre nazies.Pour la deuxième journée consécutive, une partie du groupe n’a pas paru à l’ouvrage tandis que les autres, tout en s’y rendant, ne travaillaient1 fions américaines à destination de la Russie et de ses satellites, sc sont élevées, au mois d’août 1948, à 14 millions de dollars, contre 5 millions en juillet.Par ailleurs, les envois de TU.R.S.S.(et de ses alliés) aux U.S.A.pendant la même période, se sont élevés à 14 millions de dollars également contre 13 millions 3 en juillet.Sur ce chiffre, les fournitures provenant de la Russie ont atteint huit millions et demi de dollars, dont quatre millions pour le chrome el le manganèse.Autrement dit, la Russie des “salonards” fournirait à l’Amérique «le quoi préparer sa guerre et l'Amérique des “criminels faschistes” aiderait la Russie à préparer la sienne.Ici nous avons l’impression u’on est.à nouveau, en train e "sc payer la tête des P.C.D.F.” comme disait Romain Rolland.Ces chiffres officiels sont suffisamment révélateurs des liens qu’au ralenti.Leur tâche était de déboulonner le marteau-pilon de Tatelier de forge de l'acier en lingots.Les autorités anglaises les onl prévenus que les réral-ritrants risquent d’être traduits devant les tribunaux militaires.Avant même que res travaux de démoltion fussent commencés, la dirertion et les employés de Tatelier avait protesté contre sa destruction auprès du président Truman.cachés, mais réels, existant entre les deux blocs qui, sur le devant de la scène, s'affrontent en “frères ennemis'' et tentent d’entrai-ner dans des jeux divers an but unique, les dupes destinées à être demain les victimes." Sans doute il ne faut pas reprocher aux peuples les inconséquences de leurs gouvernants.Mais des fails semblables donnent quand même à penser; ils onl quelque chose de violent.On a parlé très fort durant la guerre des fournitures de guerre expédiées, quelques mois avant le confia, pur l’Angleterre à P Allemagne et par le Canada an japon.Ce sont là, semble-t-il, des indignations réservées au temps de guerre.Car la pair est faite, n'cst-ce pas.pour le commerce.Et ne faut-il pas se hâter, quand la guerre menace.?CANDIDE L’AMIANTOSE Un abattoir humain sur la colline d'East Broughton Le ‘Devoir” publiera demain un article eeneetionnel de M.BURTON LEDOUX sur le» condition* de travail de* ouvrier* de l’amiante è Eait Broughton.Il «’agit d’un autre Saint-Remi d’Amherst.Ce document .fera parler de lui durant le» prochainee année*.Il e*t à conserver.Reserve* votre copie du “Devoir” de mercredi, le 12 janvier, chez votre depositaire de lourneux.Ceux qui en désirent des quantités pourront les commander on téléphonant avant 2 h., mercredi, à BE.3361.Pierre VIGEANT C'esl ' Tel-Aviv qui se plaint de Londres L’ACTUALIT E De qui se moque't'on?i 1156 FACE DEUX LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 11 JANVIER 1949 La vente de la margarine r est-elle légale ou illégale! C’est ce qu’on se demande un peu partout au pays — La décision de la Cour suprême n’est pas un jugement, mais bien une opinion CENTENAIRE DU 1er QUOTIDIEN DE KINGSTON Ottawa, tl (C.P.) — La loi fédérale interdisant la fabrication et la vente de la margarine est-elle morte ou non?Et si elle n’est pas morte, qu’arrivera-t-il à ceux qui fabriquent et vendent de la margarine à Toronto, Vancouver, et dans les autres centres du pavs et qui, même techniquement parlant, transgressent la loi?Os deux questions sont compliquées, soutiennent ici les autorités légales et constitutionnelles.Ces problèmes ont surgi à la suite de la décision de la Cour suprême qui a permis le mois dernier la fabrication et la vente de la margarine au pays, tout en en interdisant l’importation.Certaines personnes prétendent que la loi fédérale interdisant ce substitut du beurre est disparue avec le jugement de la Cour suprême.D’autres soutiennent qu'elle est encore en force.Une autorité légale ici a donne le point de vue suivant: “La loi reste la loi, tant qu'elle n’est pas contestée en Cour”.Cette même autorité pose le problème suivant: “Le gouvernement fédéral a demandé a la Cour suprême une opinion sur la validité de la prohibition de la margarine.La Cour supreme a donné une réponse.Le tribunal , a donc seulement donné une opinion et n’a pas rendu de jugement sur l’illégalité ou la légalité ' de la margarine.Si un jugement avait été rendu, la loi n existe- j rail plus.Techniquement parlant, la loi demeure toujours en vigueur”.A tout événement, ceux qui fabriquent et vendent la margarine j n’ont rien à craindre.Si I on prenait des procédures contiet eux, la loi serait automatiquement portée devant lc_ tribunal qui rendrait alors son jugement.Il se peut que le gouvernement à sa prochaine session, présente un projet de loi pour rappeler l’interdiction sur la margarine.1) y a d’autres lois cependant qui ont déjà été déclarées "ultra vires'' et qui sont demeurées en vigueur.Le coût de la vie baisse d'un point à Montréal L« première fois depuis près de deux ans La couleur du temps Ottawa.11 (C.P.) — L’indice du coût de la vie pour huit villes canadiennes indique une baisse variant de 0.3 à 1.2, entre le 1er novembre et le 1er décembre.Le bureau fédéral de la statistique rapporte en effet qu’au cours de la même période, l’indice général pour le pays a accusé une baisse de 0.7.Ce leger déclin, dans les huit villes canadiennes, est dû en grande partie, comme pour la situation générale au pays, à la baisse du prix des aliments, et principalement des oeufs.Les viandes, les fruits et les légumes ont aussi enregistré une baisse légère.Il y a peu de changement dans les autres item.Les villes sont les suivantes: Halifax, 1.2 à 150.8; Saint-Jean, 0.7 à 155.5; Montréal.1.0 à 161.5; Toronto, 0.7 à 154.5; Winnipeg, 0.8 à 152.2; Saskatoon.0.7 à 161.6; Edmonton, 0.6 à 158.6; et Vancouver, 0.3 à 160.8.Le tableau suivant indique le changement survenu en trois périodes différentes: Salut-Jean .Montréal .Winnipeg Saskatoon Edmonton Vancouver 1er déc.1er nov.ter déc.1047 1948 1948 ni.8 152.0 150.8 143.9 158.2 155.5 148.6 182 3 161.5 144.0 155.2 154.5 140 8 153.0 152.2 147.5 162.3 161 8 •139 9 154 2 153.6 1460 181.1 180.8 Nouvel uniforme pour l'armée Ottawa, 11 (C.P ) — On annonce que les membres de l’armée canadienne — qu’ils soient des soldats ou des officiers — recevront un nouvel uniforme d’été vers le 1er mai, prochain.Ce sera un complet en u>or-slead qui remplacera l’étoffe servant aux exercices militaires; chaque homme recevra aussi un paletot d’été en gabardine.Avis de décès BERNIER — A Montréal, le 8 janvier 1949, à l’âge de 61 ans, est décédé M.Georges Bernier, éVemployé civil, 5006.Marquette.Les funérailles auront lieu mercredi, le 12 courant.Le convoi funèbre partira des Salons Georges Godin, No 518, rue Rachel est, à 8 h.15, pour se rendre à l’église Saint-Stanislas de Kos'ka où le service sera célébré à 8 h.30.Et de là au cimetière de la Côtc-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.GAUVRFAU — A Outremont, le 9 janvier 1949, est décédée Mme Ganvreau, épouse de M.J.-Roméo Gauvreau.Les funérailles auront lieu mercredi, le 12 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, 32.avenue Be-loeil, Outremont, à 8 h.45.pour se rendre à l’église Saint-Germain d’Outremont où le service sera célébré à 9 h.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Avant d'ouvrir une place d'affaires Le plus vieux quotidien de Kingston, Ontario, le “Whig-Standard”, a célébré dernièrement le centenaire de publication de son premier numéro, alors qu'il portait le nom de “Daily British Whig".De gauche à droite, sous la plaque dévoilée à cette occasion; M.Fred B.Pense, Miss Edith Pense, M.Harry E.Pense et Mme Bruce Hopkins, tous arrière-petits-enfants du fondateur du journal, le Dr Edward Barker; le sénateur Rupert Davies, directeur actuel du quotidien; le lieutenant-colonel Courtland Strange, de la Kingston Historical Society; et M.Edwin E.Horsey, le doyen des collaborateurs du journal.(Photo C.P.) Les taux de messageries La bataille reprend aujourd'hui.Ottawa, 11 (C.P.) —-La bataille des taux de messageries des chemins de fer reprend aujourd’hui, à Ottawa.Ca fait deux ans qu’elle dure .Les représentants des chemins de fer et des sept gouvernements provinciaux en cause se réunissent devant la Commissiou du transport pour discuter d’une nouvelle demande d’augmentation de 20 pour cent.La question à l’affiche dès aujourd’hui.est celle de l’augmentation “temporaire” de 15 pour cent.Si les chemins de fer l’obtiennent, ils se mettront immédiatement à la tâche d’avoir celle — définitive — de 20 pour cent.Les sept provinces — toutes celles du Canada sauf l’Ontario et le Québec — sont préparées Il faut obtenir au préalable un à mener une longue et dure permis de la ville de Montréal bitte- Elles ont déjà obtenu un F - i delai: laudience devait com- Au cours d’une causerie don- ' mencer en septembre dernier, née à la radio, M.Jacques Lali- mais elle a été retardée sur de-berté, surintendant de la divj- mande des provinces.sion de l’inspection des bâti- i ___ ^ _____ _____ merits à l’hôtel de ville, a deman-1 Le C.C.T.affirme la nécessité d'une hausse générale des salaires • e • Les enfants ne sont pas toujours aussi faciles à déjouer que l’on pense.Le “Père Noël” du magasin à rayons Bamberger, de Newark, au New-Jersey, s’en est aperçu j’autre jour.Un des bam-j bins qui lui rendaient visite réclama un train électrique miniature, en observant (pie Santa Claus ferait mieux de prendre note écrite Je sa “commande”.Santa lui assura que c’était inutile et qu’il saurait se souvenir.Et, en dépit des objurgations de l’en faut, il lui tourna poliment le dos pour s’occuper du gamin suivant.Mais notre premier galopin était | plus têtu que lui.11 alla repren j dre place derrière la file des petits visiteurs.Quand son tour re-; vint de nouveau, Santa Ciaus, qui l’avait oublié, lui demanda ce qu’il désirait en cadeau pour î Noël.C’en fut trop pour notre gosse qui, se dressant de toute la hauteur de ses quatre pieds de taille, rugit: “Je l’avais bien dit que vous alliez l’oublier! Maintenant, écrivsz-Ie!” * * Un vole ce qu’on peut; et l’objet d’un'larçin n’est pas toujours j une chose ’ matérielle.L’autre ! jour, le concierge d’un temple protestant de Seattle était éveillé par une musique étrange qui se faisait entendre sur l’orgue, à 3 heures 30 du matin.Une prompte enquête lui fit découvrir, à la console de l’instrument, un in connu qui réussit par ailleurs à lui échapper et à disparaître.L’individu était manifestement en état d’ébriété; mais le sacristain assure qu’il ne jui en veut pas, car rarement lui a-t-il été donné d’entendre d’aussi belle musique, assure-t-il.peut-être était-on en présence de quelque ancien organiste chassé de son poste pefur mauvaise conduite et qui ne pouvait se retenir de jouer encore au moins une fois, même au risque de se faire coffrer.Un* chicane de juridiefion: l’union du président est menacée de suspension dé aux personnes qui ont l’intention d’ouvrir une place d’affaires, de ne pas s’installer dans un local sans avoir, au préalable, obtenu un permis de la ville dç Montréal; autrement, il y_ a grand risque que le local choisi soit situé dans un endroit où les Nouvelles conditions d'entrée dons l'armée Ottawa, 11 (CP.) —Les chefs du Congrès canadien du travail, réunis à Ottawa, hier, ont convenu de la nécessité d’une hausse générale des salaires, à l’heure actuelle.La conférence des chefs du C.C.T.s’est égalemeftt prononcée en faveur de la création de fonds d’aide aux ouvriers, avec l’aide des employeurs.Et elle a déploré qu’en bien des cas des femmes, faisant le même travail que des hommes, reçoivent des salaires moindres.La session d’hier réunissait les porte-parole des United Steel Workers of America, des United Automobile Workers, de la Fra- ON S i CNIMISHS \ ttltl SERVICE JOUR et NUIT tmma moniMOL «• MM ««l»"M nMMK* M Wî*H.•» Chai le* Doqoette.propriétaire HA.7251 LES ANATOMOPATHOLOGISTES Québec, 11.— Un nouveau syndicat nrofessionnel s’est constitué à Montréal et a obtenu l’autorisation nécessaire du secrétaire de la province.Il s’agit de ^Association des anatomo-pathologistes de la province de Québec”.Un service pour l'âme de l'abbé Mignault r-¦s EAU des CARMES BOYER Jeudi le 13 janvier, à 9 h.30 a.m., dans la chapelle du Séminaire de Sainte-Thérèse, sera chanté un service pour le repos de l’àme de l’abbé Jos.-B.Mignault, ancien professeur, ancien curé de Saint-Lambert et de Sainte-Thérèse, bienfaiteur “à titre de fondateur” de l’oeuvre du séminaire.M EFFICACE contr* VERTIGES, ETOURDISSEMENTS, FAIBLESSE, SYNCOPES, MIGRAINES, INDIGESTIONS.I QUELQUES COUTTES SUR DU SUCRE OU DANS UNE INFUSION.Dletrlbuteuri J.-ALFRED OUIMET, S4 Ht, ru* Saint-Paul, MantrSai.UN COLLEGIEN VRAIMENT PONCTUEL de chemins de fer, des United Fackiiif] House Workers et des United Electrical Workers.Tou tes des unions parmi les plus puissantes du Canada.Le président du Congrès.M.C.-S.Jackson, des United Èlec trical Wçrkers, est actuellement sous la menace d’une suspension de son union du congrès à cause d’une chicane de juridiction sur les employés d’une usine de poterie d’Hamilton.Demain, il doit se présenter devant l’exécutif du Congrès pour plaider contre sa suspension.On s’attend qu’il combattra un ultimatum du Congrès, intimant à son union de quitter l’u- Nos pioupious aux Caraïlies ! terniti canadienne des employés I sine sous peine de suspension.Blocs-notes De nouvelles conditions d’«p-Utude physique ainsi que de places d’affaires sont prohibées, j nouvelles limites d’âge ont été M.Lalrberté prie aussi instam- révélées au public pour l’enrôle-.-a»A*oKiic.m0nt dans certaines unités de Jubilé d'argent sacerdotal ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 16S est, Stt-CaHierina Livraison partout directement de notre eerre-chaude.FU I78«-17»7 ment les propriétaires d’établissements susceptibles de produire de la fumée de coopérer avec les autorités de la ville afin de débarrasser Montréal des fumées inutiles qui nuisent énormément à toute la population.Dans sa causerie, M.Lalibcr-té a particulièrement traité du nouveau code municipal du bâtiment, dont nous avons parlé à plusieurs reprises.La piscine du parc Àngrignon Le 4 novembre dernier, le conseil municipal montréalais avait adopté une résolution réclamant la construction d'une piscine en plein air au parc An-grignon.Or.le directeur du service des travaux publics, M.notre armée de réserve.Ces nouvelles conditions s’appliqueront aux unités d’artillerie côtière et de DCA aussi bien qu’aux troupes de transmission affectées à ces unités.Dorénavant, les officiers, sous-officiers et soldats de ces unités pourront continuer a servir jusqu'à l’âge de 55 ans révolus, pourvu qu’ils demeurent physiquement aptes.Toutefois, il sera impossible de se réengager ou de s’enrôler de nouveau après avoir atteint l’âge de 52 ans.Le générai Simonds revient au Canada Le lieut.-général G.G.Si-vicc ur» im.au* ,uu.v, .'.u001!5.dont les services avaient Henri Gibeau.dans un rapport ! prêtés à la Grande-Bretagne Ecoatrz 1* Jeudi C.H.L.P.12 h.23 12 h.3(1 10% d'escompte aux communautés religieuses.présenté au Comité exécutif, dé-.elare é le chiffre de cette augmentation, mais il se ll!î,PI7C SiP 'lue celle-ci variera 1 rett» i CS 0ci,1|tés\ H parait que irttc hausse de prix est devenue lucessaire à cause de l'augmentation des frais d'opération.le seul digeste en langue française au Catoada qui ne soit paa d Inspiration étrangère.le plus canadien et le plu* français F des digestes vous offre chaque mol* un choix minutieusement arrêté des meilleures pages des meilleurs périodiques do langue française il vous procure chaque mois une lecture Intéressante qui vouaren-sclgne sur une grande variété de sujets «.arts et.lettres, èducatlom politique sciences, sports, etc., se Rrtagént le digeste, chaque sommaire comprend He« articles, des récits, des reportage propre é intéresser tout le monde* les éducateurs, les parents, les Jeunes gens Il rat lu partout, au foyer, en voyar Je dans les collèges et couventa ou U ’circule librement 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de 300 producteurs de lait — Les problèmes et leur solution PREPARATIFS DE LA SESSION FEDERALE Une véritable évolution de l’industrie laitière se produit actuellement dans la province, a déclaré M.Abel Marion à l’ouverture du congrès annuel de l’industrie laitière, tenu aujourd’hui dans la salle de l’Assistance publique.Au delà de 300 délégués, venus de différentes parties de la province, assistent à cette importante réunion des producteurs laitiers.# Principaux problèmes de l'industrie laitière Dans son discours d’ouverture du congrès, le président de l’U.C.C., M.Abel Marion, a rappelé que les conditions de notre industrie laitière posent actuellement de graves problèmes.Les producteurs de beurre et de fromage comprennent difficilement pourquoi on veut permettre à des producteurs étrangers de concurrencer, au moyen de l’oléomargarine, les producteurs canadiens.Au cours de la guerre le gouvernement a forcé les producteurs canadiens k produire du beurre et du fromage en quantité suffisante pour permettre de répondre aux besoins du marché anglais.• Aujourd’hui, non seulement il permet la concurrence étrangère, mais il refuse aux producteurs la permission de vendre leurs produits sur les marchés les plus rémunérateurs.Les producteurs de lait en nature, affirme encore M.Marion, soutiennent que les prix reçus pour leurs produits sont insuffisants.Le® consommateurs, d’autre part, affirment que ces prix sont troj> élevés.II serait néces-saire, precise M.Marron, d’éta-blir une échelle de valeur des produits afin de déterminer si le pnx _ du lait n’est pas encore men inferieur à celui de certains produits, tel que les eaux gazeuses.Notre industrie laitière est de plus en plus orientée vers la production des laits concentrés.Cette production ne pourra se développer davantage, surtout demeurer véritablement rémunératrice que si nos marchés d’exportation offrent de bonnes garanties de duree.On sait, précise M.Manon^ quel rude coup vient d’être porte a notre marché des oeufs.Nécessité de la coopération entre différents groupes de producteurs Le moyen le plus efficace d’o-perer avec succès la révolution qui se produit dans l’industrie laitière québécoise est l’union entre les différents groupes de producteurs.Aucun groupe n’a le droit de se désintéresser des problèmes dés autres groupes car quelle que soit l’orientation donnée a notre production, le prix du beurre et du fromage restera toujours l’indicateur de base de la rémunération à accorder à chaque groupe de producteurs.Les délégués au congrès de I industrie laitière de UU.C.C., divisés en trois groupes différents, producteurs de beurre et de fromage, producteurs de lait en nature et producteurs de lait concentré, prendront au cours de la journée les décisions concernant les problèmes énoncés plus haut.Nous donnerons demain un résume des résolutions adoptées.Les fonctionnaires préposés i l’entretien du Parlement fédéral sont plus occupés que jamais en ce moment avec les préparatifs de la prochaine session.On volt ici le chef des équipes de nettoyage, M.joseph Cardinal inspecter le travail que William Henbrey accomplit avec un aspirateur à très long manche sur le fauteuil du président de la Chambre des Communes II faut gouramment un mois entier à une équipe de quatre hommes pour faire la toilette de cette chambre en prévision d’une session.L'entretien des 260 pièces de l’immeuble central du parlement exige 42 hommes et 93 ,emmes- (Photo CP.) Colis canadiens pour les Tchèques Prague, 11 (A.P.) — Sou» la direction du chargé d’affaires canadien à Prague, M.R.Mac Donnel, la distribution de 200 colis de nourriture a commenct aujourd’hui.Ces cadeaux, qui sont estampillés d'une feuilh d’érable, sont des dons des ins tituteurs canadiens à leurs col lègues tchèques.C’est un comité canadien qu.s’est chargé de grouper les envois, cependant que l’organisa tion économique, sociale et cul tiirelle des Nations Unies avail l’initiative de ce mouvement.Lu liste des.instituteurs nécessiteux fut fournie par l’Association des Instituteurs tchèques.M.H.Langlais à Québec Québec, 11 (D.N.C.) — M.Hor-, misdas Langlais, député des lies , k„M?de,cin* et whiP en chef de J Union nationale a de nou-l veau rencontré ce midi M.Maurice Duplessis, premier ministre de la province.Il a été question de diverses formalités concer-nanl Touverturc de la prochaine session.—- $ — - Permis de théâtre annulé L’autorité municipale vient de révoquer le permis d’exploitation du Pot/ol Theatre, boulevard Saint-Laurent, par suite de nombreuses infractions au règlement munciipal interdisant l'admission d’enfants de moins de 10 ans dans les salles de cinéma.Bien que la navigation soit terminée depuis à peine un mois au Sault-Ste-Marie, en Ontario un bataillon de , de)a 3 °eUV,re depus longtemP3 P01" omettre les écluses de cet important canal en pTrfait éü JrrJn°ZeZent Tr ,a, pr£hame sais0r- (Haut) Un des sas * vidés en prévision du ge ; (Bas) Les 00 * ^ 3 aperCe:°ir £« ^ nains ,n «sln des (Photo C.P.) Ottawa s'intéresse au sort du cardinal Mindszenly La réponse du premier ministre Saint-Laurent à Son Exc.Mgr Vachon Ottawa, 11 (C.P.) — Le premier ministre M.Louis Saint-Laurent a déclaré hier dans une lettre qu’il est convaincu “qu’aucun peuple, plus que le peuple canadien, a plus de répugnance au sujet de la brutale persécution du cardinal Mindszenty”.D« plus, le gouvernement consulte actuellement les autres signataires du Traité de Paix dans le but de prendre toutes les mesures nécessaires qui “nous permettraient d’espérpr un changement dans la situation hongroise”.M.Saint-Laurent a exprimé ses vues sur l’arrestation du cardinal Mindszenty, primat de Ifongrie, dans une lettre adressée à S.E.Mgr Alexandre Vachon, archevêque .‘>17 du Vf décembre 19iR, l'autorisation est accordée pour des modifications aux conventions fédéralcs-yi\o-vincialeg gouvernant la formation él plein temps, en classe, pour les apprentis éventuels, sons te régime de la Loi de coordination de la formation professionnelle passée en 1912, Les modifications permettront à une personne de recevoir une I or motion en classe avant île commencer s o n apprentissage, an lien dé ne passer qu'un maximum de trois mois en classe, an cours de chaque année, f.n nouvelle convention, si elle reçoit la signature drs provinces, permettra la formation en classe pendant l'apprentissage, niais el- le permellra plus de trois mois de formation pour chaque année d'apprentissage.A Sorel Au délnd du mois de novembre dernier, monsieur Harmé-gnies.organisateur de la G.T.C.G., faisait publier dans les journaux un avis à l’effet que l'Association Canadienne des Employés du Biscuit, local no 2 Inc.dont le siège social est situé à Saint-Joseph de Sorel.s’était désaffiliée de L'Association Ou-vrière Canadienne.Inc.pour joindre les rangs de la Confédération des Travailleurs Catholiques du Canada.Cette nouvelle était tout A fuit erronnée.L'Association Canadienne des Employés du Biscuit n’a jamais cessé d’exister et elle est demeurée associée à L'Association Ouvrière Canadienne, Inc.Les employés municipaux de Chicoutimi Le Syndicat' National des Em ployés Municipaux dr Chicoutimi doit sr réunir ces jours-ci pour étudier attentivement la réponse dn Conseil municipal à sa demande de renouvellement de convention collective de.travail.Les Emploués Municipaux de la Cité' de Chicoutimi ont fait parvenir leurs demandes depuis déjà ane/qiie temps pour le re-nouvellement de ht convention oui a lien le premier janvier.Le Conseil miini&pal a un jiru retardé pour répondre f) la demande du Syndicat, mais les employés de la ville ne s'inquiètent pas de ce retard, car ils savent que les améliorations accordées le seront rétroactivement au premier janvier.ACCESSOIRtS ELECTRIQUES en GROS 7152 boul.SAINT-LAURENT Au service des • PROPRIETAIRES • ENTREPRENEURS • COMMUNAUTES BEN BELAND Accessoires ôlsctrtquM sa «r*e Tel.: TA.6356 Menthe crémeuse, fraîche, et piquante, habillée de bon chocolat Moirs riche et savoureux.4&0H5 5ans confrettif le Meilleur w PAGE HUIT LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI H JANVIER 1949 Rovers opposés au Royal.- Victorîavîüe au Forum ce soir Le Royal est favori pour triompher des New-Yorkais Les équipiers de Frank Carlin pourront reprendre la première position s'ils l'emportent ce soir contre les joueurs de Phil Watson, au Forum TREMBLAYS] DISTINGUE A ST-LAURENT CH JOUEUR A COMPTE Qt A-TRH RUTS HIER SOIR POUR PERMKTTHE AU COMMERCE! »K VAINCRE LES HOROS i R.ZANELLI SERA OPPOSE A DAUTHUHE CES DEUX PUGILISTES FERONT LES FRAIS DE LA FINALE LUNDI SOIR PROCHAIN AU FORUM Le Vktoriaville sera le rival du Canadien au Forum Les Tigres et non les Citadelles viendront rencontrer le club de Pollock dans une joute des séries de la ligue Junior du président Therrien A la suite des joutes disputées lors de la dernière fin de semaine, K* club Royal, de Frank Carlin, a perdu possession de la première place dans la course au championnat de la ligue Senior de (Juébec mais le club montrea- circuit - -, . Le printemps dans les Maritimes ’Je n’accuse pas mes accusateurs.Je leur pardonne de tout mon coeur” Nous extrayons le va il ('.c La Liberté, de Fribourg, Su xse, numéro du 17 décembre 19'3: Le 16 novembre 19’tH, Son Em.le cardinal Mindssentu, primat de H anurie et archevêque rf’Esz-terjon.a tressait un courageux mur,age à la poouiation hongroi se, peur répondre aux calomnies qu'une propagande organisée diifusait contre l’Eglise, la Idé-raichie catholique hongroise et sa personne.Il chargeait le Magyar Kurier, l'agence de presse de Vipircopat hongrois, d'en assurer la publication.Mais au moment où celle agence allait répandre le message cardinalice, la police hongroise l'en empêcha'I et confisquait le document.L’avenrc Kipa a pu se procurer celle Importante Lettre pastorale; elle en donne la traduction française intégrale que voici: Depuis un certain nombre de semaines, des “déclarations” toutes identiques sont “votées”, en diverses régions de la Hongrie, protestant contre mon action “antidémoratique”, condamnant la “contre-révolution” que texte sui- l’opinion publique a fortement1 diminué le prestige de ceux qui l’ont employée.D'ailleurs tous leurs efforts sont restés infructueux.En ce qui concerne la valeur juridique de ces "déclarations”, il suffit de constater, pour juger de leur légitimité, que malgré de très nombreuses promesses officielle';, il n’y a pas encore eu, depuis la guerre, d’élections dans le pays, sauf pour la capitale.F.n conséquence, les “décisions” prises dans les comltats, dans les villes et les villages, manquent en réalité de fonde-1 ment juridique.Les “déclarations” des person-1 nés contraintes et terrorisées sous la menace d’emprisonnement et d’exil, ne sont qu’un abus flagrant de la démocratie, surtout quand toute l’opinion publique du pays est condamnée au silence et exclue des délibérations publiques.La "liberté de parole” n'existe pas dans ces "déclarations”; il n'est pas possible dans les réunions officielles d’exprimer une opinion contraire à la pensée gouvernementale.Et si cette opi- i’aurais suscitée au cours des ; nion se manifeste tout de même, Journées mariales tenues en 1947 et 1948 dans ’-es principaux centres du pays et m’accusant d’avoir empêché jusqu’ici ta conclusion d’un accord entre l'Eglise et l’Etat.On exige du gouvernement qu’il interdise pour l'avenir mon “infâme activité”.Il est de mon devoir de déclarer que le but des Journées organisées dans le cadre de l’Année mariale était d'accentuer la piété traditionnelle de notre peuple envers la Sainte Vierge et de fortifier sa conscience religieuse.Au cours de ces Journées, personne n'a jamais abordé les problèmes “politiques”.Nous avons simplement proclamé la vénération due au nom de Marie; nous avons parlé des dix commandements de Dieu, de la dignité humaine, de la vérité et (le la charité.Les Journées mariales ont ob-lenu les fins qu’on s’était proposées.L’éoiscopat hongrois qui est compétent pour en juger le constate dans son message de gratitude du 3 novembre.Dans ce même message, il prend position face aux attaques dont nia personne est l’objet.Des milliers (I : Hongrois, qui, eux, font la véritable opinion publique, sont du même avis, malgré les obstacles qu’on a mis illégalement à leur* manifestations héroïques et persévérances de fidélité à mon égard.Cette pression sur comme ce fut le cas plusieurs fois, cette critique entraîne la mise à pied des fonctions publiques ou de peines analogues pour ceux qui la soutiennent, La souffrance de ces malhea reux me cause une grande peine.Toute ma compassion va à ceux qui sont victimes de cette terreur, comme toute mon admira tion est acquise aux exemples magnifiques qu'ils donnent par leur force d’âme et par leur fidélité.Quant aux "griefs” que Ton fait à l'Eglise, nous en accep tons volontiers la discussion.Nous avons déjà demandé au gouvernement de publier celles de mes Lettres dont il se plaint et de les soumettre au jugement de l'opinion publique du pays et du monde.Il s'est bien gardé de le faire et préfère en rester aux généralités les plus vagues En ce qui concerne le fait qu’entre l’Eglise et l’Etat ou mieux entre l’Eglise et les partis politiques, aucun accord n’est encore intervenu, tout le monde sait que les autorités ecclésiasti nues n’ont reçu aucune invita tion à discuter, sinon avec un re tard de trois mois, une fois les décisions déjà prises unüatéra lement.Nous avons pourtant maintes fois exprimé notre em pressement à accepter des négociations.Bien que la propagande politique ait toujours procla- mé la nécessité de discussions préliminaires, l’Etat nous a mis devant un fait accompli, justement dans la plus essentielle des questions: la nationalisation des écoles, qui était chose faite au moment où l’invitation à discuter nous est parvenue.Naturellement, on rejette toujours sur l’Eglise l’origine de tous les malentendus.Malgré tout ce qui se passe, je regarde avec tranquillité les flots artificiellement agités dans notre pays.Au poste où je monte la garde, non par la grâce des partis politiques, mais par celle du Saint-Siège, la tempête n’est pas chose inconnue et l'histoire l’a souvent enregistrée.Deux de mes prédécesseurs sont tombés au champ d’honneur; deux autres furent privés de tous leurs biens par confiscation; Jean Vitéz a été mis en prison, Martinuzzi a été tué par des assassins engagés par les puissants du jour; Pierre Paz-many, Tune des personnalités les plu* marquantes du passé, fut exilé; Ambroise Karoly tomba victime d’une épidémie contagieuse contractée en visitant les malades.Mais aucun de mes prédécesseurs n'a été mis autant que moi dans l'impossibilité de remplir son devoir.Jamais tant de mensonges, tant d’allégations tendancieuses, réfutés mille fois, mais proclamés avec obstination, ne sc sont accumulés autour de meÿ soixante-dix-huit prédécesseurs.Vancouver, 11 (C.P.) — On annonce aucun changment immédiat de la température rigoureuse qui sévit actuellement à Vancouver.La ville de Crab-book était hier l’endroit le plus froid de la Colombie, avec 27 degrés au-dessous de zéro.Le fjel et le manque de pluie a considérablement réduit les réserves d’eau des réservoirs de PHydro électrique de cette province.Les autorités ont engagé des pourparlers hier en vue de rationner le courant électrique.Los Angeles.11 (A.P.) — Une vague de froid s’est abattue sur la Californie et la ville de Los Angeles était hier recouverte de neipe.Cette nouvelle vague de froid menace de nouveau les récoltes qui avaient déjà été gravement endommagées au cours des récentes tempêtes.Le bureau météorologique précise que le froid sévira pendant encore deux ou trois nuits en Californie, ¥ * * Chicago, 11 (A.P.) — L'hiver ravage pour la seconde fois cette saison le Middle West américain ainsi qu’une région s’étendant du Texas à la côte ouest en passant par TOklahoma.Le Kansas, TOklahoma el le Missouri ont cependant été les Etats les plus touchés.C’est ainsi que de nombreux villages de ces régions sont privés d’électricité par suite de la rupture de plusieurs lighes dont les fils, recouverts d’une épaisse couche de glace et balancés par le vent, se sont cassés.De nombreuses écoles ont en outre fermé leurs portes.La circulation routière est très lente et, en certains endroits, les routes sont coupées par des arbres déracinés par le vent, * ¥ * (Par la Canadian Press) — Après quelques jours de température printanière, TEst du Canada.sauf les Maritimes, a retrouvé les rigueurs de Thiver.On prévoit que les conditions atmosphériques à Montréal resteront les mêmes à Montréal durant toute la journée de demain.Le maximum pour aujourd’hui sera 17 degrés.* * ¥ Par contre, les fermiers et les bûcherons des Provinces Maritimes se lamentent de la température exceptionnellement douce dans laquelle ils vivent depuis plusieurs jours.On sait que le thermomètre indiquait 74 degrés au soleil, à Halifax» au cours de la journée d’hier.Si Thiver tarde encore à faire son apparition dans lesdites provinces, on prévoit entre autres conséquences: 1) une réduction de 25% de la production forestière des Maritimes; 2) une baisse sérieuse de la récolte de foin; 3) une baisse générale de la récolte car les plantes qui sortent déjà de terre seront brûlées à la première gelée, ¥ ¥ ¥ West Orange, Mass., 11 (A.P.) — C’est le printemps au mois de janvier à West Orange.Pour la première fois, on recolle le sirop d’érable au mois de janvier.Le soleil luit.¥ ¥ ¥ Fredericton, 11 (C.P.) — Le» experts sont très pessimistes quant aux effets de la température exceptionnelle qui «évit actuellement dans les environs de Fredericton.La pluie et la température très douce ont activé la récolte et certaines plantes sont déjà sorties de terre.Au cas où Thiver arriverait brusquement ces plantes seraient irrémédiablement perdues.La police rapporte deux tentatives de meurtre Dans un magasin à rayons et sur la rue Ste-Elisabeth — Trois personnes sont grièvement blessées Entre 5 h.et 9 h., hier soir, notre ville a été le théâtre de deux tentatives de meurtre.Dans un magasin à rayons de Touest de la ville, une jeune employée a reçu plusieurs coups de couteau par un autre employé qui a tenté, ensuite, de s'enlever la vit.Quelques heures plus tard, un homme et une femme ont été abattus à coups de revolver par un autre homme; cet agresseur présumé est actuellement détenu par la police.Dans le magasin Lue jeune diététicienne, Mlle Eleine Forbes, domiciliée à 1642 rue Lincoln, appt 2, est Tem-ployée d’un grand magasin à rayons de Touest de la ville.Vers 5 h.15 p.m., elle se trouvait dans la cuisine de l'établissement où il semble qu’elle réprimanda un cuisinier nommé Yvan Krawetz, qui réside à 3618 rue Clark.Apparemment vexé, celui-ci Là où les prix n'ont pas augmenté : au contraire.Une enquête menée par American Can Company indique que les prix des conserves alimentaires sont demeurés à peu près les mêmes, durant Tannée 1948.Les prix de certains produits ont même baissé.Se fondant sur des statistiques i fournies par les magasins et le gouvernement, Canco montre que certaines variétés de pois, de maïs à la crème, les tomates, les poires, les prunes, le jus de | pomme, le jus de tomates et les fèves au lard ne coûtent pas plus cher, actuellement — et coûtent parfois moins cher — qu’à la fin de 1947.Les réductions varient de 1 à 5 cents la boite.s’empara d’un couteau et frappa Mlle Forbès au visage, lui causant de profondes entailles; la victime se sauva à travers le magasin.poursuivie par son agresseur jusqu’au moment où ce dernier décida de se trancher lui-même la gorge: il est gravement blessé et se trouve actuellement sous la surveillance de la police, à Thôpital Western où l’on a aussi transporté Mlle Forbes.Rue Ste-Elisabeth C’est un drame de jalousie qui, paraît-il, a provoqué le second attentat de la soirée — vers 8 h.p.m.Mlle Marie-Claire Ouellette, 30 ans, et M.Joseph Beausoleil, 37 ans, cohabitent dans une chambre au numéro 1061 rue Sainte-Elisabeth.Ils venaient à peine de sortir de leur domicile qu’un homme sc mit à tirer plusieurs coups de revolver dans leur direction.Mlle Ouellette fut blessée trois fois dans la région abdominale et une fois dans le brüs droit; M.Beausoleil reçut une balle dans la jambe et Ton craint une amputation.L’agresseur présumé a été maîtrisé par la police quelques minutes plus tard et il est détenu à la Sûreté municipale où il s’est identifié comme étant Joseph Desaulniers, 337 est, rue Dorchester, appartement 2.Quant à ses victimes, on les a transportées d’urgence à Thôpital Saint-Luc.OUVERTS DE 9 h.o 5 h.30 TOUS LES JOURS SAMEDI COMPRIS DUPUIS Canevas à Tapisserie pour travaux à l'aiguille de l'artisanat ou pour réaliser des broderies de taie ou de faine au métier.Voyez ces occasions de janvier au rayon des articles de fantaisie — 2e étage, Ste-Catherine, chez DUPUIS.Budapest aurait songé à tuer le cardinal Joseph Mindszenty Je monte la garde pour Dieu, pour l’Eglise et pour la patrie, parce qu’ainsi l’exige le service de mes fidèles, les plus délaissés qui soient au monde.En voyant la souffrance de mon peuplé, je fais bon marché de mon propre sort.Je n’accuse pas mes accusateurs.Lorsque parfois je suis forcé de projeter de le lumière sur la situation, ce n’est qu’à cause de U douleur trop aiguë et des larmes trop cruelles de mon peuple; c’est pour défendre la vérité.Je prie Dieu de faire en sorte que la vérité et la charité régnent sur le monde; je prie pour ceux-là aussi, qui, selon la parole de notre Maître, “ne savent pas ce qu’ils font” Je leur pardonne de tout mon coeur.Esztergon, le 16 novembre 1948.t Joseph Cardinal Mindszenty, Prince-Primat, Archevêque if Esztergon.CITE VATICANE, 11 (A.P.) — La radio vaticane accuse carrément le gouvernement communiste de Hongrie d’avoir récemment chargé une commission spéciale de chercher les meilleurs moyens de “liquider” promptement le primat catholique de ce pays, le cardinal Joseph Mindszenty.Ces moyens comprenaient, entre autres solutions possibles, un assassinat déguisé en “mort accidentelle” Radio-Vatican affirme que Moscou avait ordoni.é a ses séides hongrois de le débarrasser du cardinal avant la fin de Tannee 1948.La commission de “liquidation” se serait rendu compte après examen qu’il était impossible de convaincre le primat hongrois de s expatrier et qu’une prétendue “mort accidentelle” présenterait un trop grand risque car les catholiques du pays, qui y forment les deux-tiers de la population, finiraient par soupçonner la vente.On se serait donc décidé pour l’arrestation comme moyen ternie.1^ radio de la Cité Vaticane va jusqu’à préciser que la commission comprenait comme membres le principal théoricien du parti communiste hongrais.Joseph Rebai; le ministre de la dé-fense, Mihaly Farkas; le ministre des cultes, Gyula Ortutay; et le delègue gouvernemental auprès de l’Eglise catholique hongroise, Jeno Karona.* * * BUDAPEST.11 (A.P.) ___ Apparemment eu nom du gouver- nement communiste de Honariê le principal théoricien du parti moscoutaire en ce pays, Joseph Rebai, dans un article du journal officiel “Szabad Nep”, rejette la demande du Vatican que le mint catholique hongrois le cardinal Joseph Mindszenty.soit >éré avant que Rome consente à négocier un nouveau coneor-it avec Budapest.“Tout en désirant nous aussi un accord, explique Rebai, nous n’y tenons pas au point d’accepter de faire exception a nos lois pour un criminel, même s’il s’agit d un pretre .Budapest accuse le cardinal de haute trahison et de transactions illégales sur le marché noir hongrois du change étranger____ ÉK \ CANEVAS ESTAMPES prêts à broder.Beaux motifs de fleurs.Formes rectangulaires ou carrées.Ord.1.55 - 1.70- 1.78- 1.99 SPECIAL 1.04 -1.14 1.19 -1.33 % -w: Jfcinettel, iteWtel epAtaùnifueX Examen de la vue aliany philk o.d.assiste' D*OPTOMETRlST£S fT OPTICIEN!» DIPLOMES ¦bill CANEVAS BRODES POUR COUSSINS Motifs de fleurs.Teintes douces.Gronde variété dans presque toutes les grandeur* Ord.5.45 - 7.05 - 8.25 - 11.25 - 12.75 special 3.64.4.70.5.57.7.5.0.8.50 Dur '(S — deuxième (Ste-Catherine) é§)iuMns * jnzni < mm * A ^ MONO Durim.pr.,.
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