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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 15 janvier 1949
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1949-01-15, Collections de BAnQ.

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S.Paul, armita.TEMPS PROBABLE NEIGE — FROID Cirée eur : Gérard FILION FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chat : Omar HEROUX "Voua avez une double mission : premièrement, la mission de conserver intact votre héritage religieux et national; deuxièmement, la mission de répandre cet héritage, l'ajoute que c’est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le défendre." Son Exc.Mgr lldebtando Antoniutti, délégué apostolique au Canada et à Terre-Neuve.VOLUME XL — No 11 MONTREAL, SAMEDI.15 JANVIER 1949 Cinq sous le numéro “L’argent a aussi ses camps de concentration ’ Cstts parole du cardinal Saliège, archevêque de Toulouse, vient spontanément à l'esprit quand on visite les installations de la "Quebec .Asbestos Corporation" et le village d'East Broughton L'enquèle de M.Burton LeDoux sur les conditions de travail dans la mine et l’usine de la Quebec Asbestos Corporation et sur les conditions de vie dans le village d’East Broughton est un document social et humain de première valeur.Nous en avons sollicité et autorisé la publication, parce que nous la savons véridique et d’intérêt public.Cette enquête a duré presque un an.Elle a demandé l’étude de monceaux de documents, plusieurs séjours sur les lieux, des journées d’interrogatoire et de contre-interrogatoire de dizaines de personnes.Le texte que nous avons publié mercredi a été scruté presque mot par mot par des médecins, des avocats et îles journalistes.Il ne contient pas le moindre avapcé de quelque importance que l’auteur ne soit en mesura de prouver par des documents, des témoignages, des affidavits.Ce document est donc rigoureusement exact; l’horreur qui s’en dégage provient des faits, non des mots.L’hygiène industrielle est une question d’intérêt public.D’abord, parce que la Société a le devoir de protéger ses membres contre, les abus des puissants; ensuite parce que les ouvriers, dont la santé est ruinée par des conditions de travail mauvaivîs, tombent généralement à la charge de la Société.C’est d’ailleurs ce qui s’est prodir" à Saint-Remi d’Amherst et à East Broughton: les familles d’ouvriers malades ou décédés ont été placées sur la liste de secours des “Mères nécessiteuses’'.• J’ai moi-même visité East Broughton.J’ai visité l’usine étage par étage: j’ai vu les em-pocheurs et les “pileurs” s’essouffler dans un nuage de poussière qu’on aurait pu couper au couteau.La description qu’en fait M.LeDoux reste en deçà de la vérité.Pas un homme qui aime son chien ne le laisserait dans un tel lieu même pour quelques heures seulement.Forcer des hommes à travailler dans de tell as conditions durant des jours, des mois, des années, c’est criminel.J’ai visité le village d’East Broughton.J'ai vu le nuage de poussière qui s’abat sans répit sur les maisons, dans les rues, dans les jardins, qui pénètre dans les chambres, les cuisine^ les garde-manger, les armoires, qui salit tout, gâte tout.J’ai visité des ouvriers malades “du coton”, des veuves et des orphelins d’ouvriers morts “du coton”.Je n’ai vu nulle part la moindre trace de déchéance morale, mais j’ai noté partout une gêne évidente qui essaye de faire bonne figure, qui a la force de sourire.Et en touchant du doigt toutes ces misères imméritées, je n’ai pu m’empêcher d’évoquer la parole du cardinal Saliège à son clergé : Il n’y a pas que le nazisme, il n’y a pas que le communisme qui aient des camps de concentration.L’argent a aussi ses camps de concentration, que sont les taudis qui menacent la vie humaine et la propagation de la vie, • Deux pays seulement fournissent piesque tout l’amiante qui se consomfne dans le monde : l’Afrique du Sud et le Canada.En Afrique du Sud, ce sont les Noirs des hauts plateaux du Basutoland qui fournissent la main-d’oeuvre des mines et des usines.On rapporte que la mortalité par amiantose avec ou sans complications y est effarante.Personne ne s’en inquiète, parce que la source de main-d’oeuvre est inépuisable et parce que les Sud-Africains n’ont pas la réputation d’être particulièrement tendrçs pour leurs Noirs.Au Canada, ce sont les Canadiens français qui fournissent le bétail humain nécessaire à l’extraction de la fibre d’amiante.Le taux effarant de 391.7 de mortalité pur tuberculose à Thetford comparativement à une moyenne de 70 pour la province semble bien établir que les conditions de travail ne sont guère meilleures dans la région québécoise de l’amiante qu’en Afrique du Sud, et que les Canadiens français sont les nègres de nos mines d’amiante.• La Quebec Asbestos Corporation est une filiale d’une compagnie américaine, la Philip Carey Mfg Co.Il ne faudrait pas en déduire que cette compagnie est le reflet du gouvernement et du peuple américains.Certains capitalistes américains qui vont établir des industries à l’étranger se conduisent parfois comme des salauds.C’est le cas à East Broughton.Mais nous savons que la conscience du peuple américain réprouve de telles pratiques.Nous savons aussi que le gouvernement de Washington tient à ce que ses citoyens se conduisent proprement à l’étranger.• East Broughton, comme Saint-Remi d’Amherst, pose un cas à la conscience chrétienne.Vingt siècles de christianisme n’ortt pas encore réussi à déraciner du coeur humain la faim maudite de l’argent qui est à l’origine de l’exploitation de l’homme par l’homme.East Broughton, comme Saint-Remi d’Amherst, pose aussi un cas à l’opinion publique.Il s’agit de savoir si les honnêtes gens, qui forment l’immense majorité de la population, toléreront plus longtemps que des injustices sociales comme celles-là soient perpétrées impunément.Nous ne nous faisons pas d’illusions sur notre puissance.Si nous sommes seuls à leur côté, les ouvriers d’East Broughton sont perdus.Après un moment de scandale, le silence se fera et la compagnie aura alors beau jeu d’exercer sur ses ouvriers, surtout sur ceux qu’elle soupçonnera d’avoir renseigné M.LeDoux, les pires représailles.C’est pourquoi nous demandons instamment à tous ceux qui sont indignés de manifester publiquement leurs sentiments.Nous faisons appel à la presse de langue française et de langue anglaise ; que les journaux et les revues envoient des enquêteurs à East Broughton et qu’ils se rendent compte par eux-mêmes de ce qui s’y passe.Nous faisons appel aux ouvriers d’East Broughton, de Thetford, de Black Lake, d’As-bestos et des autres centres où l’amiantose sévit à l’état d’épidémie, de nous faire connaître leur expérience.Nous faisons appel à la profession médicale, dont plusieurs membres sont impliqués dans cette affaire.Le Collège des Médecins a le devoir de faire enquête pour savoir si certains de ses membres, par ignorance ou par peur, n’ont pas failli à leur devoir professionnel soit dans la pratique privée, soit dans leurs fonctions officielles.Le gouvernement de la province de Québec a un devoir très simple à remplir: fermer l’usine de la Quebec Asbestos Corporation avec plein salaire pour les ouvriers et n’en autoriser l’ouverture que lorsque la compagnie aura pris des mesures pour protéger la santé de ses ouvriers.• La population d’East Broughton a fait preuve, dans les malheurs qui l’accablent, d’une patience et d’un courage peu communs.Les malades, les veuves et les orphelins que nous avons visités ont exprimé des sentiments chrétiens extraordinairement touchants.Nous voulons leur rendre ici un témoignage entier et leur dire que nous n’aurons de cesse que le jour où ils auront obtenu justice.15-1-40 Gérard FILION BLOCS-N OTES Et la Lituanie.Nous avons publié ces Jours derniers une série de pièces formidables, de ton vraiment trnsique, qiiant à la silnatipn religieuse en Hongrie et en Roumanie: le mémorandum adressé aux Nations Unies par un groupe de Hongrois.la lettre de Son Exc.le cardinal Mindszenty, dont le gouvernement de son pays avait empêché la publication.la lettre des évêques unia-tes de Roumanie.Nous donnons aujourd'hui, en page 4.une autre pièce d’un caractère aussi grave.Il s'agit, cette fois, de la Lituanie.Nous prions qu'on lise ce nouveau texte avec la même attention que les autres.On y verra que les mêmes méthodes, ou des méthodes analogues, sont partout utilisées dans ces pays pour atteindre l'Eglise.S'il est de:*' circonstances où les sympathies de tous les catholiques (|u monde doivent, avec une ardeur particulière, entourer les persécutés, on avouera que ce sont bien celles-là.Si nous me pouvons faire autre chose, nous pouvons au moins prier pour nos frères malheureux et faire — aussi loin que possible — connaître leur sort.O.M.“Gymnastique des athlètes spirituels” L'Ecole Sociale Populaire vient de publier une brochuêc du R.P.Joseph-P.Archambault, S.J., à l'occasion du quatrième centenaire de l’approbation des Exercice» spirituel» de saint Ignace.C’est en partie un résumé, et plus encore un complément et une mise à date des autres ouvrages que l’auteur a publiés depuis une quarantaine d’années sur les retraites fermées et les Exercices.Après avoir rappelé dans quelles circonstances et avec quel but saint Ignace a composé ce petit livre des Exercices, le Père Archambault en résume la méthode.C’est en six pages une preuve que la comparaison avec la gymnastique est bien justifiée.Saint Ignace voulut que dans la retraite, la méditation, l'examen de conscience, la prière vocale ou mentale, et les autres opérations soient une gymnastique.de i'âme.Il écrit dans ses Annotations placées en tète de son livre: "En effet, comme se promener, marcher, courir sont des exercices corporeht, de même les différents modes de préparer et de disposer l'âme A se défaire de toutes ses affections déréglées, et après s’en être défaite, à chercher et A trouver la volonté de Dieu dans le règlement de sa vie en vue de son salut, M’appellent Exercices spirituels".Ainsi la caractéristique eslen-tielle de celle méthode, c’est que celui qui fait les exercices agit lui-même, il exerce toutes scs facultés pour mieux atteindre le but de la retraite.C’est assurément plus difficile que d’écouter tranquillement un prédicateur, mais c’est aussi plus efficace.Et comme le retraitant est le principal acteur, la retraite doit être en quchpic sorte faite sur mesure, et c’est pourquoi saint Ignace n’a tracé qu’un plan, fort précis sur quelques points et quant à certaines directives, et très vague et succinct sur d’autres aspects; et qu’il a confié au directeur une part essentielle dans l’orientation de la retraite selon les besoins et les aptitudes du retraitant.En somme, comme pour les exercices corporels.pour là discipline et l'entrainement des athlètes, la méthode doit varier.Les quatre autre* chapitres de la brochure sont un rappel des preuves nombreuses, del témoignages constants et multiples, quant à la valeur et aux résultats des Exercices, notamment au Canada.Nous n’entreprendrons pas de citer quelque chose de ces pages qui sont déjà un surchoix des plus grandes attestations sur l’excellence et les fruits des Exercices, et qui montrent à quel point il est vrai de dire, que cette gymnastique a formé des athlètes spirituels.Tous ceux qui ont expérimenté les bien- Washington n’aidera pas les pays qui refuseront les alliances On comprend que cette politique vise la Suède, partisane de la neutralité DE por Pierre de GRANDPRE Le secrétariat d'Etat américain indique quelles nations peuvent s'attendre A regarder les choses du meilleur côté.— '______: u______________________________?._______i n _ • i • «%.- i .• ______________rv.i_____________ à une aide militaire-Il accuse en même temps la Russie de nuire au tràvail des Nations Unies et de forcer Washington à conclure des pactes régionaux de défense Washington, 15.(A.l’.) — Les Etats-Unis ont fait savoir qu’ils cesseront de fournir des armes et d’autres moyens de défense aux nations qui refuseront le participer à des pactes de défense collective et prétendront se préserver seules des attaques soviétiques.On croit à Washington que cette politique, telle qu’exprimée dans une entrevue générale de presse par l’attaché de presse du Secrétariat d’Etat, Michael McDermott, vise en particulier la Suède.Des journaux suédois affirme en effet courani-ment que leur oays peut compter sur des fournitures de matériel de guerre américain, même s’il demeure en dehors du pacte de l’Atlantique-Nord auquel on lui propose d’adhérer.“Il est assez naturel, a expliqué McDermotb que nous aidions d’abord les pays qui ont accepté de s’associer à nous dans des pactes de défense régionale collective.’’ Il a précisé que la liste de ces pays comprend les groupes d’Etats suivants: 1.Les républiques d'Amérique Latine, déjà liée» aux Etats-Unis par les accords panaméricains de Rio et de Bogota: 2.Les Etats du nord-ouest de l’Europe, unis par le pacte de Bruxelles et qui se préparent à le transformer en un pacte de l’Atlantique nord qui englobera aussi le Canada et les Etats-Unis; 3.La Grèce, la Turquie, la Corée et la Chine, envers lesquelles nos voisins ont déjà assumé des obligations spéciales.McDermott a expliqué que' les Américains eux-mêmes ne possèdent pas assez d’armes pour en fournir les nations qui refusent de participer à des pactes régionaux avec eux, après que le secrétariat d’Etat eut, dans un communiqué, déclaré que c’est l’obstruction de la Russie qui, en nuisant à l’oeuvre des Nations Unies, a forcé Washington à rechercher une série d’accords de défense régionale collective.Le secrétariat y assure que le seul moyen de combattre l’affolement des autres nations et leur peur d’un troisième conflit mondial c’est de former un bloc des puissances démocratiques jouissant d un pouvoir prépondérant et rapide de faire face à tout agresseur sur le terrain économique aussi bien que politique.On sait que la Suède s’obstine depuis un certain temps à tâcher de constituer un bloc Scandinave voué à la neutralité complète entre Est et Ouest en cas de guerre.Les Etats-Unis ont essayé de lui faire comprendre qu’unc telle politique est d’application impossible et que, même fusionnées, les forces de la Suède, de la Norvège et du Danemark ne pourraient se défendre contre une attaque russe.La Norvège semble pour le moment pencher du côté de l’Ouest cl ne pas dédaigner une participation au pacte de l’Atlantique.Incidemment, en dépit de la déclaration du secrétariat d’Etat, les Etats-Unis viennent de vendre 30 avions de chasse type B-51 aux Suédois; on explique que ces appareils ne sont plus en état de fonctionner et que leurs acheteurs s’en serviront pour des pièces de rechange nécessaires aux réparations d’un lot de KM) avions du même modèle achetés aux Américains peu après l'armistice.Surplus fédéral de $609,000,000 pour les 9 derniers mois de 1940 Soit un recul sur le surplus de la même période en 1947 — Revenus et déboursés ont tous deux décru — Emploi de ces fonds Ottawa, 15 (C.P.).— Au rapport du ministre des finances, M.Douglas Abbott, le surplus de nos recettes budgétaires sera de 8(50!),949,700 pour les neuf premiers mois de l’exercice fiscal courant, qui doit se terminer au 31 mars.Pour la période correspondante de l’exercice précédent, il avait été de $64(5,195,600.Dt 1er avril au 31 décembre 1948, nos revenus se seront donc élevés à $1,956,208,000 et nos dépenses administratives à $1,346,-258,000 en regard de $2,059,902,-000 et $1,413,707,000 respectivement pour une période semblable de l’exercice 1947-1948._ M.Abbott signale que, si les rentrées de fonds doivent continuer de croître, elles seront toutefois probablement annulées polies déboursés spéciaux du gouvernement qui ne sont ordinairement inscrits aux comptes publics qu’à la fin de l’exercice fiscal.Le ministre s’est Intéressés à préciser l’emploi de quelques-uns des fonds fournis par le présent surplus budgétaire.Une faits de cette méthode liront avec joie ces pages dynamiques; ils trouveront aussi dans cette brochure un efficace moyen de répandre autour d’eux cette gymnastique prestigieuse.Lu reddition de Berlin Mlle Kay Summecsby a raconté ses souvenirs de guerre dans un ouvrage intiulé Eisenhower was my boss' elle y raconte ce qu elle a vu, et ses récits diffèrent parfois de la version officielle.Selon son témoignage, la réception qui a suivi la reddition de Berlin a été une orgie.M.Eisenhower n’était pas là, empêché d’assister pour la raison protocolaire que les Soviets n’avaient envoyé aucun officier de son rang."En prenant ma place, écrit l’auteur, J’at pâli à la une de l’artillerie liquide installée devant chaque siège: des bouteilles de champagne, de vin rouge, de vin blanc, et — l’arme secrète soviétique — de vodka.Le général russe placé en face de moi sourit d’un air engageant et formula des voeux de paix dans un mélange loufoque de français livresque et de jargon anglais (pidgin).‘'Des lampes s’allumèrent, inondant la salle d’une lur+iè.re éclatante, et je remarquai un appareil de cinéma dans un coin.J avait pensé Q tort que tout I équipement (qui avait servi pour filmer la reddition) avait été enlevé;^ une partie de cette scène devait être conservée pour la postérité russe."Le premier barrage de toasts fut proposé, naturellement, par Zhukov, en l’honneur, naturellement, du premier ministre Staline.Nous attendîmes, d’un air embarrassé, la traduction anglaise par un officier russe, puis les Soviets vidèrent leurs verres, suivis de leurs Alliés d’Occident.J'ntilisai du champagne.Plus lard, je pris simplement de l’eau; même le champagne, à celte cadence, pouvait être désastreux."Pendant près de quatre heures, tout le groupe passa son temps à entendre dc$ toasts proposés et traduits, et A vider des verres.La table d’honneur paraissait dans un vacarme perpétuel A mesure que Zhukov, Tedder, S pant: ef De Tassigny se levaient chacun son tour pour faire mieux nue les autres en portant des toasts fleuris, au nom de leurs pays respectifs.De grands plats chargés de hors-d’oeuvre apparaissaient périodi-guement, consommés méthodiquement par les Eusses.Il y avait aussi d’autres plats, que personne ne paraissait remarquer.Après chaque toast, des femmes soviétiques remplissaient chaque verre.J’en vins à une entente avec celle qui me servait; elle clignait de l’oeil qt and je remplissais mon verre avec de l’eau.’’ La scène continua jusqu’à 5 heures du matin, et Mlle Sum-mersby conclut: ".la majorité des convives du banquet étaient ivres (were drunk, good old-fashioned drunk).Parmi les survivants qui étaient encore A flot, se trouvait Zhukov, qui n’avait pas bu." Ce récit d’un témoin oculaire est peu glorieux pour l’Occident.Ce n’est pas de cette façon que nous pourrons inspirer aux Soviets le respect ni l'estime de notre civilisation chrétienne.F.S.Diplomatie, crainte, entraide — Quelques éléments virtuellement favorables de la conjoncture internationale “L’ETABLISSEMENT D’UNE PUISSANTE INDUSTRIE PRIMAIRE SIDERURGIQUE EST POSSIBLE DANS LA PROVINCE” Lire en deuxième page Une importante étude des docteurs Roger Potvin et Albert Cholctte partie en sert, par exemple, aux avances qu’Ottawa consent au Bureau de contrôle du change étranger pour financer "accroissement de nos réserves monétaires.au montant de $275,000.000.Ceci est en surplus des $100,-000,000 versés au bureau rurant lu même période de neuf mois à même le revenu de certain» emprunts contractés à New-York.Il a fallu par ailleurs consacrer $140,000,000 aux emprunts ordinaires, avances et placements, tels que prêts aux cultivateurs.aux anciens combattants, aux Chemins de fer Nationaux, aux constructeurs de logements et aux exportateurs.Incidemment, les avances à la Grande-Bretagne et à d’autres Etats n’ont été que de $53.683,000 d’avril à décembre 1948, en comparaison de $353,531,000 pour la même période de 1947.-i » - Indiens et Noirs se massacrent en Afrique-Sud Durban, 15 (C.P.).—Au moins 27 personnes ont perdu la vie par fusillade, incendie ou lapidation et 400 ont été blessées à Durban au cours d’une des plus sauvages émeutes pour motifs raciaux survenues dans toute l’histoire de l’Afriquc-Sud.300 femmes et enfants d’immigrants indiens ont dû s’enfuir dans la brousse pour échapper aux milliers de noirs qui ont mis à sac et à feu pour la seconde journée consécutive le quartier indien de la ville.Le gouvernement sud-africain s’est vu forcé d’envoyer des détachements des trois armes renforcer la police municipale de l’endroit.* ¥ ¥ Durban, 15 (C.P.).— Aucun des 102,000 résidents blancs de Durban, en Afrique-Sud, n’a jusqu’ici été molesté par les milliers d’indigènes noirs qui se sont attaqués avant-hier et hlex aux 110,000 habitants de la même ville originaires de l’Inde.Comme dans maintes autres instances semblables en ce pays et ailleurs, ces émeutes sont nées d’incidents en soi insignifiants: des coups infligés par un Indien a un jeune noir.Après avoir bombardé de cailloux des autobus transportant des Indiens, les Noirs sont venus pilier le quartier de leurs ennemis et le ton des violences n’a nas tardé à dépasser toutes limites.La dernière grande émeute des indigènes sud-africains était survenue au Cap.en septembre dernier, quand 3,000 d’entre eux avaient protesté contre la séparation imposée entre Blancs et Noirs sur les réseaux ferroviaires suburbains.Assez curieusement, les Noirs s’en sont pris cette semaine à une minorité qui subit les mêmes persécutions qu’eux et se voit également refuser toute représentation parlementaire.Les Indiens n’ont jusqu’ici riposté one par la résistance passive à des lois qui leur interdisent même tout achat ou location de propriétés.Le gouvernement nationaliste d’Afrique-Sud, dirigé par le docteur Daniel François Malar», est partisan de mesures plus sévères d’isolement à l’égard des Noirs et des Indiens, , 8 janvier Les profondes transformations économiques et politiques exigées des pays de l’Europe ne cesseront, de longtemps, d’offrir un spectacle dont le moindre épisode a son prix.C’est surtout, présentement, dans ce laborieux travail d’amenagement, à la faveur d’une paix continuellement menacée d’asphyxie mais qui peut étendre de mois en mois ses prolongements, — d’un ordre mondial mieux équilibré, mieux construit, que les perspectives, de façon lointaine, peuvent ne pas apparaître uniquement comme mauvaises.Des initiatives internationales comme l’Organisation européenne de coopération économique (O.E.C.E.).le pacte des Cinq, le pacte de l’Atlantique lui-même, sous un certain angle, enfin les projets de Fédération européenne, constituent un imposant effort d’ensemble pour resserrer les liens entre les démocraties occidentales.Quelques sources d'optimisme Il est inutile de se dissimuler .que ces initiatives peuvent être bien moins patelines que ne les montre une vue superficielle.Il reste qu’elles laissent dans le jeu la carte de la paix, et que celle-ci pourra encore rester sur la table quand la partie sera achevée.Le département d’Etat américain, surtout après le remplacement du général Marshall par M.Dean Achcson, considérera probablement la consolidation politique, économique et sociale de l’Europe occidentale avec plus de faveur qu’une militarisation à outrance.Cela, déjà, constitue un atout à ne pas mésestimer.On ne peut pas absolument compter sur une sagesse parallèle de la part des Soviets?Du moins sait-on que la production annuelle d’une vingtaine de millions de tonnes d’acier de la Russie et de scs satellites, en regard des 90 millions de tonnes annuelles des seuls Etats-Unis, suffit à donner à toute volonté d’agression russe le caractère d’un risque mortel.Cela n’est guère convaincant, dira-t-on, et l’on a vu des dictatures se livrer à de telles folies et à de tels risques.11 n’est pas si sûr que le cas soit le même.Hitler était placé devant plus d’incertitude, et sa mystique, moins calculatrice, l’obnibulait.Quoi qu’il en soit des surprises, la mathématique à l’état pur, la raison débarrassée de sentiments, travaillent dans le bon sens.Ce pourrait ne pas être le cas.Prenons acte, aussi, de ce motif (l’espoir.L’expérience de l'histoire montre à l’évidence la contre-vérité incluse dans le vieil «ir connu: “Si tu veux la paix.” Pure hypocrisie.cela va de soi.Il faudrait s’habituer à dire, avec la franchise brutale qui convient, pour tenir en respect les euphémismes empoisonnés: “Si tu veux la guerre et la victoire, arme-toi jusqu'aux dents”, — el ne pas manquer d’ajouter, étant donné l'état actuel du monde: “Et souviens-toi que rien n'est sûr désormais, que les lointains imprévisibles deviennent brusquement la proche réalité, et que triomphe el défaite aujourd'hui s’entrecroisent de façon aussi subtile qu’inévitable”.Mais la ‘‘sagesse'’ des nations n’est pas coutumière des vérités nuancées.Les affirmations gratuites et nettes lui suffisent bien.Et le gâchis est à l’honneur.Du moins le sens pratique des Américains les pousse-t-il à diriger, dans la voie la plus voisine de la paix, la part la plus importante de leur effort.Et si l’on sait bien que l'on a la guerre en h préparant, il n’est pas encore démontré que les “guerres froides" aboutissent nécessairement à la chaleur réelle des carnages; on peut encore croire que, menées avec intelligence, elles peuvent en arriver à se dissoudre dans un monde remis à neuf.Ce qiy parait certain, c’est que dans le groupe Amérique-Europe-Russie, s'il suffit de deux adversaires pour déclencher le conflit, la participation des trois est par contre indispensable pour construire la paix.Une Europe affermie, moins sollicitée, rendue à ta prospérité et, surtout, à l'indépendance, constituerait cette "troisième force” neutralisante, grâce à laquelle chacun des colosses perdrait enfin l’obsession de) l’unique "autre".Que les Américains soient pour le moins aussi préoccupés que les Européens eux-mêmes, par le rêve d’une grande Europe ramenée à la vie normale, c.'cst un autre des faits saillants de l’actualité dont on peut tirer quelque optimisme.Difficultés de l'union européenne Bien entendu, il est plus facile à des Américains de caresser dans l’abstrait le projet d’une Europe unie et amicale, qu’il ne l’est aux Européens de passer aux réalisations pratiques.La coordination des programmes économiques des Dix-Neuf se heurte à des plans de redressement difficilement conciliables, allant du dirigisme austère de la Grande-Bretagne au libéralisme des pays du Benelux, en passant par le régime intermédiaire français.Par quel miracle d’ingéniosité technique parviendra-t-on à neutraliser, à brève échéance, ces contradictions?La nouvelle Europe en gestation offre un spectacle pathétique, Un sent déjà que ses débuts [seront extrêmement difficiles.Chaque événement pèse et ralentit l’élan.M.Bevin.réticent à l’égard de l’idée d’une organisation politique concrète et immédiate, vient de demander l’ajournement (en fait, jusqu’au mois d’avril) de la réunion du comité pour l’étude de la Fédération européenne.La Grande-Bretagne préconise une association préalable sur le plan économique.On a vu récemment quelles difficultés rencontre, dans les Chambres concernées, l’accord de principe qui a fait l’objet de pourparlers, a Cannes, entre M.Robert Schuman et le comte Sforza.Les parlements de Paris et de Rome seront prochainement invités à ratifier un protocole concernant l’union douanière franco-italienne.Fixer un tarif douanier commun et supprimer les barrières douanières sont des étapes déjà difficiles à franchir, et les solutions ne seront pas aisées tant que les économies des deux pays ne seront pas ajustées.L’expérience du Benelux on ce domaine montre que le but lointain de la création d’un champ économique plus vasle que le champ économique national, se heurte à des adaptations de productions, où il est nécessaire d’atténuer des concurrences et de déranger de puissants intérêts.Difficile naissance d’un esprit international! On demande à l’Europe que, semblable au phénix de la fable, elle se consume au soleil et renaisse de ses cendres.On n’aperçoit pas encore comment elle y parviendra.Mais c’est déjà beaucoup qu’elle s’y emploie avec une aussi évidente bonne volonté.Comme c’est aussi quelque chose d’assez encourageant et d’assez neuf que de nombreux appels à la raison se puissent faire entendre aujourd’hui sans ridicule, que les bellicistes “bêlants’’ (car on bêle d'ins tous les camps) soient jaugés à leur mérite j>ar l'opinion, et que même quelques nations paraissent assez disposées à servir, par leur politique, sans pudeur stupide, sans attendre de les voir de nouveau mis en veilleuse, des biens tels que la paix et l’entraide, profondément liés à la vie elle-même, et au progrès humain.L’AMIANTOSE L'article de M.Burtcn Ledoux sur l'amiantose, qui a paru dons "Le Devor" de mercredi dernier, sera publié en plaquette la semaine prochaine.Elle se vendra 25 cents l'exemplaire.Plusieurs personnes nous ont suggéré d'en faire une édition en langue anglaise, pour qu'elle puisse être répandue dans toute l'Amérique du Nord.Comme l'entreprise sera coûteuse, nous faisons appel à nos amis, pour qu'ils nous aident à la financer.Nous avons déjà reçu quelques dons.Nous commencerons à en publier la liste la semaine prochain*.I PAGE DEUX LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 15 JANVIER 1949 M.Boudreau entend se mettre résolument à la tâche à Ottawa L ' U N G A V A Ottawa.15.— Le nouveau commissaire français du fonctionnarisme, Ai.Alexandre Boudreau, a donné hier matin sa première conférence de presse.Il avait été assermenté jeudi.M.Boudreau, qui respire la confiance et l’énergie, a donné l’impression qu’il entendait s’atteler résolument à la lourde besogne qu’on vient de lui confier.M.Boudreau entend évidemment accroître la représentation des Canadiens français dans le fonctionnarisme fédéral.11 est convaincu que le fait de corriger la situation existante ne peut qu’améliorer tout le service public canadien.11 veut faire oeuvre de justice et non de favoritisme; il ne sacrifiera donc pas la compétence pour obtenir une meilleure représentation numérique aux Canadiens français.M.Boudreau a déjà conféré aver le solliciteur général, M.Joseph Jean, qui a fait enquête pour le compte du ministère sur la représentation des Canadiens français dans l’administration fédérale, mais il lui reste à se rendre personnellement compte de la situation et a rechercher Avis de décès HAMELIN.— A Montféal, le 14 janvier 1949, à l’âge de 8U ans, est décédée H ose-Anna Morin, épouse de feu Ludger Hamelin, demeurant à 1077 boni.Mont-Royal, et mère de M.Antoine 11a-melin, C.H.Les funérailles auront lieu hindi ie 17 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de la défunte, no 1077 boni.Mont-Royal, à H h.45, pour se rendre à l’e^lise Saint-Viateur d’Outremont, où le ^service sera célébré à 9 heures, et de la au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Direction Georges Godin.les causes de l’état de choses existant.Pour remédier à l’insuffisance de notre représentation dans le fonctionnarisme, et surtout dans le haut fonctionnarisme, M.Boudreau compte sur une collaboration étroite avec les universités de langue française et sur une campagne de propagande qui intéresse nos hommes de ‘aient au fonctionnarisme.Rappelant le rôle qu’il a joue dans le mouvement coopératif on sait qu'il a fondé l'Association des pêcheurs-unis du Québec—, M.Boudreau a dit qu'il entendait s’inspirer de l'esprit de coopération dans les rapports de la Commission du service civil avec les employés, les divers ministères et la presse.Quand on lui a demandé si cette cooperation s’étendrait aux députés, il a répondu qu’il collaborerait étroitement avec eux, mais non sur le terrain de la politique de parti.Il s’est cependant empresse d’ajouter qu’on lui avait dit que l'esprit de la députation était excellent.Le nouveau commissaire se propose enfin d’entreprendre une campagne d'éducation pour renseigner le public sur le but et le fonctionnement de ta Commission ainsi que sur le rôle du fonctionnement de la Commission ainsi que sur le rôle du fonctionnarisme.^ ______ Des voeux à M.Côté Québec, 15 (D.N.C.).— M- Orner Côté, secrétaire de 1« l'rt|-vince, a reçu les voeux de deux délégations des employés de son ministère.La première, celle du L’établissement d’une puissante industrie primaire sidérurgique est possible dans la province de Québec Conférence de deux savants québécois, les Drs Roger Potvin et Albert Cholejte ___"Le minerai de fer ne doit pas nécessairement aller au charbon" ___ Les ressources hydrauliques abondent sur la Côte Nord; Sept-lles pourrait devenir un centre sidérurgique de grande importance-Formidables perspectives d'avenir Voie des extraits substantiels d’une conférence préparée conjointement par le Dr Roger Potvin, professeur d’Elec romeiallurgie, ef le Dr Albert ChoUtte.directeur du département de genie chimique, a I Umversi e Laval.Cetle conférence fut présentée lundi soir dernier, le 10 janvier, à une assemblée de la section de Quebec de l’Institut de Chimie du Canada., , , “Notre pays n’aura pa, .tout l« benef.ee de ses richesses minérales de l Ungava et d ailleurs , a moins qu elles ne soient affinées et élaborées dans nos usines, et non exposées à l’étaf brut : c est ce que vient d’affirmer le président de >;ïa Banque Canadienne Nationale, M.C.-E, Cravel.j De son côté, Mgr N.-A.LaBne.e.f.m., evéque du Golfe Saint-Laurent, avait écrit dans sa lettre du 26 novembre : “Si quelqu'un désire nous aider a développer ce grand pays du Saguenay, qu’il le fasse en prêchant non pas seulement l'exiraction de nos matières premières mais surtout la mise en valeur de not immenset ressources hydrauliques, capables d assurer le fonc‘ion-nement de nombreuses et puissantes usines.Cette utilisation, cette décentralisation des grondes agglomérations, et cette créa.ion de nouvelles villes scientifiquement et socialement organisées, ne servii*cnf pas seulement la région, mais elles contribueront mieux à la prospérité de toute 11 Province dans sa marche harmonieuse vers le progrès".Or précisément, les deux savants de l’Université Laval affirment, après une sérieuse etude de la question, ‘ que l’établissement d'une puissante industrie primaire sidérurgique dans la province de Québec est loin d'étre une utopie".Elle “con^ibuerait non seulement au développement de la Côte Nord, mais aussi au développement industriel de toute la province de Québec” .On constatera, en lisant ee texte, les perspectivss formidables qui sont maintenant ouvertes à la province.- La province de Québec, riche en énergie hydroélectrique, doit une bonne partie de son développement industriel à l’expansion rapide de son industrie électro-chimique et électrométallurgi-que.En effet, en plus des usines de raffinage électrolytique, il se trouve dans la province de nombreuses autres usines électrochimiques ou électrométallurgiques affectées à la production de matières premières telles que le phosphore, le carbure de calcium, l’aluminium, les ferro-al-liages, etc.Four cette produc- sëc'rétariâ't 'proprement dit, était j lion diversifiée, les appareils ou stir « jean Bruchési, i fours électriques employes sont ' ' seconde, i très variés et sont nécessaire- ment adaptés aux conditions requises pour chaque réaction électrochimique ou électrother.inique.Remerciements M.et Mme C.-E.Jeannotte, de Mascouche, P.Q., remercient sincèrement leurs parents et leurs emplovés l’importance de la amis qui ont bien voulu leur te- ronscj'enc0 professionnelle dans moigner des marques de sympa- i ,e aintien (te ]a pnix.thie à 1 occasion de la mort de Mgr Henri Jeannotte, P.D., soit par sympathies soit par assistance aux funérailles.dirigée par sous-secrétaire, et la celle des employés du département de l’Instruction publique, était dirigée par M.O.-J.Desaul-niers, surintendant du Conseil de l’Instruction publique.Les deux chefs de ces délégations, ainsi que M.B.-O.Filteau, secretaire du comité catholique de l'Instruction publique, et M.W.P.Percival, secrétaire du comité protestant, ont adressé la parole et offert leurs vieux au ministre, qui a répondu en rappelant aux l’importance de la Lo réduction du minerai par (‘électricité Messe anniversaire PARISEAU — Jeudi le 20 courant, en l'église des BR.PP.du Très Saint-Sacrement (en haut) à 7 heures, une grand-messe, ôiètne anniversaire, sera chantée pour le repos de l’Ame de M.Charles-Emile Pariseau.Parents et amis sont priés d’y assister.Recommandée par sa succession.Tôt.: CBmchU 5700 MAGNUS POIRIER Eatrvpranaur Pompât Funibrot.Exptrt Embaumtur.6603, rue ST-LAURENT tCHlÇTKZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 168 «st, Sf«-Catherme Livraison partout dltecte-ment de notre aerra-chaule.PL.1786-1787 Ecoute* la Jeudi C.H.L.P.12 h.25 12 h.SO 10% d'escompte aux communautés religieuses.L'assurance-chômage Sherbrooke, 15 (D.N.C.) • Les rapports du bureau local d’assurance-chômage pour le mois de décembre et 1 année 1948, tels que fournis par M.Ernery-H.Fortier, gérant, démontrent que le chômage s’est accru au cours du mois dernier et de la dernière année, pendant laquelle 58,570 personnes ont passé au bureau’, soit une augmentation de 3(1.8 pour cent sur l’an 1947.Le total des prestations pavées en 1948 dépasse aussi de $47,831.50 celui de 1947.soit une hausse de 59.2 pour cent., M.Fortier déclare que le travail du bureau local a été beaucoup plus considérable en 1948 que durant les années précédentes, surtout depuis le mois de novembre, date depuis laquelle le chômage s’est accru considérablement.Ee personnel a du être augmenté et deux employés de sons-bureaux ont été transférés ici.au bureau central, en plus de trois employés surnuméraires qui travaillent depuis trois semaines.Mais cela ne suffit pas encore à satisfaire a la tache sans cesse grandissante, dit M Fortier, et le personnel actuel est obligé de faire du temps supplémentaire 3 ou 4 fois par semaine.Elu président Québec, 15 (D.N.C.).— M.Albert Boulet.C.A., devient president de l’aèro-elub de Québec, succédant nu chef d’escadrille Guv Plamondon.DFC, avec agrafe et A DE dont le terme d’office est terminé et qui demeure membre du bureau de direction.Georges Godin Successeur d’Arthur Landry Enrç.D1BECTEUH DE FUNERAILLES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D’AMBULANCE Salons t Bursau i 518 RACHEL EST 528 RACHEL EST FAlklrk 5571 LE DEVOIR ‘‘Le Devoir” est Imprimé au no 432 est, rue Notre Dame A Montréal par l’Imprimerie populaire, compagnie à responsabilité limitée, qui en est l’éditrice-propriétalre.Directeur-gérant.Gérard Filion.“Le Devoir" est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau of Circulations et oe la Canadian Daily Newspaper Association La Can.dian Press est seule autorisée à U re l’emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées à ’"•naitian Press, è l’Assodated Press et aux agences Reuter et Canada-Mondial, ainsi que de toutes les informations locales que "Le Devoir” publie.Tous droits de reproduction des dépêches particulières au ’ Devoir sont éga.ement réservés.Un avenir industriel encore beaucoup plus prometteur peut s’entrevoir à la suite des possibilités techniques et économiques de réduire au moyen du four électrique, dans la province de Québec même, le minerai de fer de haute qualité trouvé en abondance dans le Nouveau-| Québec.En effet il existe de nombreux : exemples où on utilise les fours ! électriques avec succès pour ré-| duire le minerai de fer, dans des pays où les conditions sont sensiblement les mêmes que dans la province de Québec; abondance de ressources hydrauliques et pauvreté de charbon.Les premières expériences sur les fours à fonte électriques ont été faites simultanément au Gn-nnda et en Scandinavie au début du siècle.Elles ont oonduit au développement de fours appropriés nui continuent d’opérer avec succès dans plusieurs pays d’Europe.Le four à fonte électrique moderne est constitué dans ses grandes lignes d’une cuve basse dans laquelle plongent trois électrodes.La charge, introduite de façon continue, se compose de minerai de fer, de calcaire et de charbon.Les fours h fonte électrique sont très flexibles, ee qui permet d’adaptcr leur consommation à la quantité d’énergie électrique disponible.Leur opération est continue et à demande constante; leur facteur de puissance est très bon et favorise des taux d’é-lertririté légèrement réduits.Dans les régions riches en charbon cokéfiable de bonne qualité, le haut fourneau est l’appareil coutumier utilisé pour réduire le minerai en fonte.Pour produire une tonne de fonte, il faut fournir au haut fourneau environ une tonne de coke; de cette quantité, 35% servent à la réduction et à la carbnration; le reste nu chauffage; c’est précisé ment cette proportion de combustible qui est remplacée par l’électricité dans le four à fonte électrique.Le vieil axiome ne tient plu* Ainsi, pour chaque tonne de fonte produite par le four élec trique, il faut approximative ment 65% de moins de coke (celte quantité étant remplacée par 'i de K.W.-an d’électri 10 à 15% de moins de minerai ci 60% de moins de calcaire que le haut fourneau.Il est plutôt préférable, dans res .renditions à cause du volume des matières à manipuler, de transporter le minerai et le charbon vers 1 source d'électricité.L'ancien axiome le minerai doit aller ou charbon ne tient done plus pour les régions favorisées comme les nôtres.D'ailleurs, la production de la fonte électrique présente un in térèt économique même pour tes pays riches en charbon et disposant en même tenrns de re^snur res hydrauliques.En Allemagne par exemple, où le charbon abonde, on avait tracé pendant cette dernière guerre un programme pour produire la fonte électrique dans les pays qui de valent être envahis dans la marche de l’est., L’abondance de minerai de qualité supérieure du Nouveau-Québec et les immenses ressources hydrauliques de la province rendent donc avantageuse la production de la fonte électrique dans toute la région de la province de Québec riche en pouvoirs hydrauliques et d’accès fa.cile au minerai et au charbon.D’ailleurs, les statistiques montrent une augmentation graduelle dans le prix du coke métallurgique depuis le début du siècle et indiquent nettement que le coke à bon marché est maintenant chose du passé.Cette augmentation graduelle dans les prix du coke métallurgique permet désormais aux fours à fonte électrique de coneurrenrer de plus en plus le haut fourneau; à tel point qu’aujourd’hui, au prix actuel du coke métallurgique, le four à fonte électrique est nettement plus avantageux que le liant fournqau dans toute région où l’électricité pourrait se vendre un tiers de cent ou moins du kilowatt-heure.Abonnement par la poste : EDITION QUOTIDIENNI Canada tiauf Montréal et I» banlieue) Montréal «t banlieue Etafs-Unit ef Empire britannique .$8.30 11.00 10.00 12.00 EDITION DU SAMEDI Canada Etafs-Unit et Union postale 3.00 4.00 Les abonnements sont payables d’avance par mandat-poste ou par chèque encaissable au pair à Montréal.Autorisé comme matière postale de deuxième classe par le ministère des Postes.Ottawa.r Téléphone: BEIair *3361 Autres avantages Parmi d’autres avantages du four à fonte électrique, il est à noter (me les fours électriques sont beaucoup plus petits que les haut fourneaux.Ils rendent possible la construction de petites usines profitables et favorisent au besoin le développement de plusieurs rentres sidérurgiques d’importance moyenne.Pour un même débit, le four à fonte électrique coûte moins cher d’installation que le haut fourneau; la main-d’oeuvre requise, cependant, pour Vopérer, est un peu plus forte.De même, le coût de réparations et d’entre-tien en est légèrement supérieur, la différence étant d’environ 35 cents par tonne de fonte produite.Les fours à fonte électrique se prêtent bien à la réduction d'une grande variété de ruinerais de fer, même ceux de basse qualité, et donnent généralement une fonte aupéricnre.Comme le minerai du Nouveau-Québec, en moyenne, a une basse teneur en phosphore, la fonte qui en (prierait pourrait être commodément transformée sur-le-champ en acier de haute qualité pour fabriquer des produits finis ou semi-finis.Recherche du site Comme les fours à fonte électrique sont des appareils bien connus qui peuvent s'adapter facilement aux conditions rencontrées dans la province de Québec, il serait intéressant d'étudier quelques sites possibles pour une teile production sidérurgique et d’envisager certains détails additionnels sur l’aspect économique de la réduction du minerai de for du Nouveau-Québec.Pour concrétiser cette étude, les chiffres donné?ici sont basés sur 10,000,000 de tonnes de minerai par année, quantité qui a été.mentionnée à plusieurs occasions par les compagnies minières comme production annuelle probable, et qui seinple raisonnable au début pour une exploitation bien équilibrée des gisements du Nouveau Québec.Pour transformer en fonte électrique la totalité de ce minerai, soit ces 10,000,000 de tonnes par année, il faudrait une énergie électrique de 2,000,000 H.P.Il existe plusieurs regions de la province, comme celle du st-Maurice et autres, où une partie du minerai pourrait être réduite en fonte ou en acier niais où il serait impossible d'en transformer la totalité, car te surplus d’électricité disponible dans ces régions ne le permettrait pas.Cependant, sur la Côte Nord, il je trouve d’immenses ressources hydrauliques non encore exploitées qui pourraient produire une quantité suffisante d'électricité pour transformer annuellement plus que les 10.000,000 de tonnes de minerai déjà mentionnées.a) Les pouvoirs échelon-lonné-s le long de la rivière Manicouagan, qui peuvent fournir plus de 1,500,000 H.P.La majeure partie de ces pouvoirs se trouve à faible distance de Baie Oo-meau.Le plus éloigné des pouvoirs importants n’en est situé qu’à 125 milles en ligne droite.b) les pouvoirs de la rivière Betsiamites tou Ber-simis), qui peuvent fournir 500,000 H.P.Ils se trouvent également à faible distance de Baie Comeau, la chute importante la plus éloignée n’étant qu’à 75 milles en ligne droite.B) Le deuxième centre se trouverait dans la région de Manigan, à proximité des pouvoirs des rivières Magpie et Romaine, qui peuvent fournir plus de 500.000 H.P.Le pouvoir important le plus éloigné n’est situé qu'à 80 milles environ.Sept-Tsles, site proposé par les r ta compagnies minières pou sortie du minerai, est placé à égale distance des deux centres sidérurgiques possibles mentionnés plus haut, soit à une centaine de milles par voie fluviale.Ceci présente un grand avantage pour Sept-lles et une étude plus détaillée montrerait probablement que ce dernier endroit pourrait devenir le site le plus propice de la Côte Nord pour f install i-tion d’une industrie sidérurgique de grande importance.En effet, à Sept-lies, les compagnies minières pourraient livrer le minerai directement aux usines de fonte électrique et l'économie réalisée en supprimant ainsi la manutention et le transport du minerai aux d?ux autres sites possibles déjà mentionnés comblerait sans doute plus que l’augmentation dans les taux d’électricité résultant des distances légèrement plus grandes pour atteindre les sources d’énergie hydroélectrique.II est aussi à noter que Sep-Iles se trouve à faible distance des sources possibles de charbon, entre autres de la Nouvelle-Ecosse, soit à environ 325 milles de Sydney.De liltis, le calcaire nécessaire pourrait provenir de régions voisines, en particulier des environs de Matane où il existe des dépôts de bonne qualité.Coût de (‘entreprise Considérant dans son ensemble l’industrie sidérurgique qui pourrait se développer sur la Côte Nord, voici les prix approximatifs qui s'appliqueraient dans le cas des entreprises opérant les fours de fonte électrique Des chiffres sont aussi donnés pour la valeur des produits transformés: acier, acier laminé En résume, il en coûterait en-riron $141.000,000 pour traiter annuellement 10,000,000 de tonnes de minerai et produire 6.-000,000 de tonnes de fonte dont la valeur globale serait d’au moins $240,000,000 si l’on considère le prix de la fonte à $10 la tonne.On se rappelle que le gouvernement canadien permettait, il y a quelques jours à peine, à des aciéries canadiennes de hausser le prix de la fonte ordinaire à $49 la tonne et de la fonte malléable à $54.Les conditions qui on* provoqué ccs augmentations, alliées a la rareté grandissante de minerai de haute qualité dans la région du lac Supérieur nous portent a croire le prix de la fonte ne retour- Comme il a été mentionné précédemment, le minerai du Nouveau-Québec est un minerai de liante qualité et donnerait une fonte qui pourrait être transformée facilement en acier sur place.Les fi,0(H),(KM) de tonnes de fonte fourniraient au moins 5,-ÜUtl.tlOil de tonnes d’acier.Ce matériel sous forme de billettc ou bloom, à $55 la tonne (prix récent à Montréal.$fi8),.aurait une valeur de $275,000,000.Si l'acier est laminé sur place sous forme de plaques et feuilles, sa valeur atteindrait au moins $80 la tonne, soit une valeur totale de $400,000,000.' En regard de la valeur des produits fabriqués annuellement, ie coût d’installation des usines sidérurgiques employant les fours à fonte électrique est relativement faible.Voici le coût comparatif des diverses usines pour transformer 10,000,000 de tonnes de minerai de fer par année.Les convertisseurs nécessaii'es pour produire l’acier à partir de la fonte, et les accessoires, représenteraient une dépense additionnelle d’environ $65,000,-000.00.En plus des usines sidérurgiques elles-mêmes, il faut aussi compter sur l’installation des centrales électriques qu’elles présupposent.Cependant, le four à fonte électrique peut se construire et être mis en opération en un laps de temps beaucoup plus court que le haut fourneau: le premier prend de 6 à 8 mois, le second de 15 à 20 mois.Débouchés possibles La grande différence de prix entre les produits de départ et les produits finis, à chaque étape de la transformation, montre bien le grand avantage non seulement de produire la fonte électrique sur la Côte Nord mais de la transformer sur place en acier et en acier laminé.A cet avantage, il faudrait ajouter la facilité plus grande de trouver un débouché assuré pour ces pro-1 duits semi-finis.D’ailleurs la question des débouchés ne présente aucune inquiétude car les réserves américaines de minerai de bonne qualité sont presque épuisées; c’est; plutôt l’industrie américaine qui s’inquiète au sujet de ses futures sources d’approvisionnement comme le montrent bien plusieurs articles parus récemment dans les revues scientifiques et dans les journaux.De plus, comme la demande et la production d’acier dans le monde n’ont cessé de croître de façon continue depuis le début du siècle, malgré quelques fluctuations passagères, on est en droit de conclure a‘'ec assurance que non seulement une industrie sidérurgique sur la Côte Nord serait très profitable à l’heure actuelle mais le deviendrait de plus en plus avec les années.” Au surplus, avec un centre sidérurgique puissant dans notre province, les industries manufacturières actuelles pourraient plus facilement progresser et d’autres ne tarderaient pas à se développer, de sorte qu’elles suffiraient avant longtemps à absorber à elles seules cette production d’acier.s mwm \ vomi mmwm O nopulfi SERVICE JOUK et MBIT msmi npm MMM M«n« MMJVKX « n Echantillon «jtaluil : F.DUCROS.200.BUE VALLEE.MONTREAL Rés.: CUerrler 9360 aARCIA POULIN, A.P.A.Auditeur I ubllc Accrédité de qifébec Accredited Public Auditor of queber Impôt sur le ieve-SPECIALITES : nu e* Installation système comptabilité Suite S24 EDIFICE CANADA CljMFNT (Carré Phillips) PL.5900 que le prix rie la Tonte ne leiour- ¦ • ,ustrlci tle lollte la liera pas aux chiffres : | S < c de Quebec grâce à tou- guerre et que le prix de $40 j -ies secondaires électrique pourrait être primée car elle est de qualité supérieure.PRODUCTION ANNUELLE a) 10.000.000 de tonnes de minerai acheté des comnngnies minières.livré à Sept-lles, a ,1c nne importance economique encore plus considérable que l’industrie sidérurgique de base, - Coût des principaux item compngn $5.50 la tonne $ 55,000,000.00 b) 2.000,000 H.P.-ans livrés à $20 00 (Le prix Probable gérait plutôt compris entre $10.00 et $15 e) 2,000.000 de tonnes dk coke de qualité inferieure ou n’importe quelle sorte de charbon A $7,50 la tonne .1,000.000 de tonnes de calcaire à $3.$0 .60,000 tonnes de pâte pour électrodes continues à $50.00 .Salaires (Calculés sur une base de $115 de l’heure pour la main d’oeuvre) .les instituteurs parieront ! CE SOIR à 6 h.iS pain.Poste C K A C Léo.GUINDON, président 15,000.000.00 3,000,000.00 3,000,000.00 10,000,000.00 «) •) b) Dépréciation sur l’appareillage, entretien et 150(K)000 00 réparations .Usines complètes Fours à fonte électrique avec fours à pré-reduction Haut fourneaut.Total des item principaux $141.000,000.00 Produit Coût approximatif Fonle Fonte $ 95.00(\,000.00 $130,000,000.00 ACCESSOIRES ELECTRIQUES en GROS 7152 bout.SAINT-LAURENT Au service des • PROPRIETAIRES • ENTREPRENEURS • COMMUNAUTES BEN BEL AND Accauolr«« ôlectilquaa an qtms Tél.: TA.6356 ;; Papier d’emballage Serviettes de papier Sacs de papier Papier de toilette MacGregor Paper & Bag Co.jnc.451, rue Sf-Suipice, Montréal ST JEAN.N.-B.?LAncaster 2273 HALIFAX.N.£ 'f SuccuralM à * QUEBEC A MacGrtgot demandez st c’est fait de papier %>>>>>>>>.»>>>>>> ¦»>>>>>>>>>>>>>>>>>> -W LESAGE SAINTE - THERESE P.Q.LE DEVOIR MONTREAL, SAMEDI 15 JANVIER 1949 Tirage certifié par l’Audit Bureau of Circulations » Monte-pente en service à midi LES NOUVEAUX UNIFORMES D'ETE Le monte-pente de la côte Morgan, vis-à-vis le golf municipal, au sud de la rue Sherbrooke, sera très probablement mis en service aujourd’hui, à midi, de façon que les skieurs puissent Tutili-ser au cours de cette fin de semaine.¦Uyant au monte-pente de la montagne, au Lac-aux-Castors, l’installation n'en serait terminée qu’au milieu de la semaine prochaine.Ces deux monte-pentes sont installés et seront exploités par le service municipal des travaux publics.Là flotte marchande française presque entièrement refaite (S.F.I.).— A la Libération, il ne restait presque aucun bateau en état de naviguer en France.En 1939, la France avait en service 670 navires représentant 2,733,633 tonneaux.Après la Libération, ses arsenaux entreprirent de construire une flotte commerciale; actuellement sont en service 574 navires jaugeant au total 2,293,000 tonneaux, et en cours de reconstruction 34 navires représentant 173,000 tonneaux environ.En outre, il ya a actuellement en construction en France 593,-000 tonneaux et à l’étranger 135,-000 tonneaux.Somme toute, à bref délai, la flotte de commerce française sera complètement reconstituée et dépassera même en tonnage et en unités (paquebots, pétroliers, cargos, bananiers, etc.) celle d’avant-guerre, permettant ainsi un retour à la normale.La 100e de "Tit-Coq"; un prix sera remis à Gratien Gélinas le 29 janvier PROGRES BRITANNIQUES DANS LES MOYENS DE TRANSPORT La Société des auteurs dramatiques et ITuion des artistes ont décidé de fêter la centième représentation de “Tit-C.oq”, piece de (iratien Gélinas.Comme c’est la première fois qu'un auteur canadien obtient un tel succès en présentant son oeuvre au public, ces deux associations n’ont pas voulu laisser passer inaperçu cet important événement.Le comité d’organisation se compose de Mc André Muntpetit, avocat, M.Louis Mo-risset.président de la Société des auteurs; M.Gérard Delagç, président de l’Union des artistes, ainsi que des directeurs de ces deux groupes.C’est le 29 janvier qu'aura lieu cette manifestation; elle consistera d’abord dans la représentation régulière de “Tit-C.oq" et sera suivie d’une cérémonie au cours de laquelle le président de la Société des auteurs dramatiques remettra à M.Gélinas le prix institué par son association pour rendre hommage aux oeuvres dramatiques île chez nous, chaque année où l’occasion s’en présentera.De hautes personnalités du monde politique, social, littéraire et artistique ont promis d'assister à ce gala, afin de rendre personnellement témoignage à M.Gélinas de leur estime et de leur admiration.Agence de presse.à.de Montréal D’ici mai, chaque soldat canadien se verra remettre, à la place de son ancien “kaki” de toile, ce nouvel uniforme en worsted ‘'tropical", accompagné comme on le voit à gauche par un imperméable en gabardine.(Photo C.P.) La semaine des fiancés se terminera demain à Notre-Dame Au sujet des allocations L’Université de Montréal a été choisie, parmi toutes les universités de l’Amérique, comme filiale continentale d’une agence internationale de presse étudiante.Un premier bulletin, préparé par la nouvelle agence et rédigé en français, en anglais et en espagnol, a été expédié pour être distribué dans plus de 300 universités de toutes les parties du monde.Ce service de presse a été fondé l'an dernier, au cours du congrès international d’étudiants à Plocn, en Allemagne.On avait chargé des étudiants de l’Université de Montréal d’organiser une filiale dans la métropole canadienne.Au congrès tenu en Allemagne les étudiants ont alors proclamé la nécessité de la création d’un service de presse.Le quartier général est situé à Amsterdam.Comme l’université de Montréal était représentée par plusieurs délégués à ce congrès, il avait été décidé que la filiale serait établie à Montréal.L’agence est cependant une association distincte de l'International Students Service qu’on ne doit pas, non plus, confondre avec l’International University Students.Les étudiants des Etats-Unis ont aussi donné leur appui entier à la nouvelle agence.Chaque université qui en fait partie adresse ses journaux ou ses revues au secrétariat de Montréal.Les rédacteurs en font un choix et préparent ensuite un bulletin qui est envoyé dans les universités des autres pays.De son côté, le quartier général d’Amsterdam recueille les nouvelles universitaires européenne» qui peuvent intéresser nos étudiants.Les envois sont faits sous forme de bulletin périodique.Voici les plus récents modèles de motocyclerte, de tracteur et de voiturette pour enfant que la Grande-Bretagne produit en série pour l'exportation.A gauche ; la Velocette 149, surnommée là-bas “l’auto à deux roues".Elle possède, entre autres progrès, un moteur multi-cylindres à refroidisse ment par eau, un démarreur manuel, une conduite en prise directe sur l’essieu et un chassis suspendu à l’arrière comme à l’avant.Les Etats-Unis ont déjà placé commande pour 15,000 de ces motos.Au Centre : le tracteur Gunsmith, qui peut servir indifféremment d’arroseuse, de tondeuse et de niveleuse.A droite : la voiturette Segel, que l’on peut conduire dans un escalier, aussi bien en le montant qu’en le descendant, grâce aux six petites roues montées trois par trois à l’arrière.(Photo B.I.R.U.) Les (ermiers albertains se forment en une seule union A Québec L'escouade de la moralité Le recorder Morin recommande une réorganisation Le R.P.Brébeuf Laramée y prononcera te sermon à la messe solennelle Protestotion à Ottawa La Semaine des fiancés, organisée par le Service de préparation au mariage, se clôturera demain, par une grand-messe à l’église Notre-Dame.Le R.P.Jean de Brébeuf Laramée, O.F.M., prononcera le sermon sur le sujet suivant: “Le mariage, une croisade”.Plusieurs cérémonies et conférences d’éducation populaire ont marqué cette Semaine des fiancés.Plus de 1,200 personnes ont pris part, jeudi soir dernier, à la grande conférence-concert de l’Auditorium Le Plateau, La soirée était sous la présidence de M.Gérard Lemieux, qui a expliqué aux auditeurs le théine général de l’étude: “En regardant monter les jeunes”.Ce sujet a été développé par M.Louis-Philippe Lussier, de la Commission scolaire, par Mme Léo-Paul Desrosiers (Michelle Le Normand) et par le R.P.Lorenzo Gauthier, C.S.V.La Manécanterie des Petits Chanteurs à la croix d’érable ont présenté un programmei de chants de Noël et de cantiques populaires de plusieurs pays.Cette manifestation, la plus importante de la Semaine des fiancés, avait été précédée de forums paroissiaux dans tout le diocèse de Montréal.32 cercles d'études Comme on sait, le service de préparation au mariage, dont le quartier général est situé à 3425, rue St-Denis, relève de l’Action catholique.Il a été fondé pour préparer (les jeunes de tous les milieux à leur rôle d’époux ou d’épouses.Jusqu’ici, le mouvement atteint deux milieux: bourgeois et ouvrier.D’ici quelques jours, apprend-on de M.Gérard Lemieux, le service s’étendra à la classe rurale et un premier forum sera tenu à Sle-Rose.A Montréal, il existe présentement 32 cercles d’études qui réunissent plus de 800 jeunes.Chaque cercle est sous la direction d’un aumônier, d’un président et d’une présidente.Les cercles d’études se réunissent régulièrement et étudient les problèmes du mfcriage sous tous ses angles.Les 15 premières leçons comprennent les principaux sujets d’études suivants: la situation des jeunes en face du mariage; l’amour et le bonheur; l’époux et l’épouse idéale; la psychologie de l'époux et de l'épouse; la psychologie (grossesse et maternité); le budget familial; le contrat de mariage; la cérémonie du mariage; le droit ecclésiastique; la morale et la mystique du mariage, etc.Ces leçons sont données, soit sous forme de causerie, soit sous forme de forums auxquels les membres du cercle prennent part.Le service de préparation au mariage mobilise plus d’une centaine de conférenciers qui se dévouent à cette cause.Ce service travaille en coopératin avec les mouvements tels que la J.I.C.et la J.O.C.La population française sera augmentée de 2,000,000 en 10 ans Rapports optimistes sur la natalité ( S.F.I.) — M.Pierre Schneiter, ministre français de la Santé publique, a souligné le développement de la natalité qui, contrairement à ce qui s’était passé après la guerre de 1914-1918, et à ce qui était généralement prévu par 1e^ spécialistes, s’amélio-• re (l'une année à l'autre.On peut espérer, assure-t-il, une augmentation de population de deux millions d’habitants en dix ans.Le ministre a ensuite montré les efforts faits par la France pour aider les familles.Il a indiqué qu’environ 350,000 à 400.000 familles bénéficieraient de l'allocation de logement.Cette dernière couvrira l’augmentation du orix des loyers dans une proportion moyenne de 70 p.100.Sauf dans les régions sinistrées ou dans certaines régions déshéritées, la France n’a pas besoin d’établissements Hospitaliers nouveaux, a dit encore le ministre.“Il faut surtout améliorer l’équipement des hôpitaux.” .Schneiter a alors esquissé l’oeuvte qui sera entreprise au cours de l’année prochaine.En premier lieu vient la lutte contre la tuberculose, car.dans ce domaine on escompte une victoire assez rapide.Viennent ensuite la protection de la mère et de l'enfant, l’hygiène mentale, la transfusion sanguine, la lutte contre les maladies vénériennes et le cancer.Le ministre, après avoir rendu hommage à l’ensemble du corps médical, a montré la modicité du budget de la Santé publique qui.avec environ 23 milliard^, représente 3.32 p.10(1 du budget civil qui est présenté.Ls Congrès du Travail chasse deux unions de Porf-Colborne Ottawa.15 (C.P.).— Le Congrès canadien du travail vient d’ordonner à deux de ses sections, Vlntcrntilionat Union of Mine, Mill and Smelter Workers et les United Steelworkers of America.d’abandonner leurs activités à l'usine de la compagnie International Nickel, à Port-Col-borne, en Ontario, pour faire lace à une nouvelle union, affidée directement au Congrès.C’est la seconde fois en trois K \j Cltl •« »'«»- ¦ ^ *'•* ** —tWISt fZR»• •« jours que le C.C.T.prononce une cal à Port-Colborne exclusion contre la première de nouvelle base.ces deux sections, qu’elle accuse d’etre dominée par les communistes.Mercredi, elle lui intimait l’ordre de cesser son travail parmi les 7,000 mineurs d’or de Timmins, dans la même province.Dan* le cas de la seconde, 11 n’existe aucune hostilité mais on a cru préférable de lui demander à elle aussi de vaquer les lieux afin qu’il soit plus facile de réorganiser le travail syndi- sur une Ottawa, 15 (C.P.) — L’affirmation d’un fonctionnaire américain que le.^ fermiers du Québec abandonnent l’emploi de bûcherons l’hiver parce qu’ils en retirent un moindre revenu que des allocations fédérales pour leurs nombreuses familles a provoqué dans la capitale canadien-ne une levée générale de boucliers et des commentaires plutôt sarcatiques.L’auteur de celle affirmation est le Dr G.E.Hilbert, chef de la «ection de l’industrie chimique au Secrétariat de l’Agriculture, qui témoignait alors devant un comité de la Chambre des Représentants à Washington, sur les cçuses du nrix élevé de la rayonne aux Etats-Unis.Les blâmas les plus doux qu’on lui ait adressés à Ottawa sur ccs déclarations ont consisté à traiter ses paroles de “contes de fées” et d’absurdités”.Le secrétaire-trésorier de la Canadian Lumbermen Association, M.W.-.Î.Leclair, soutient que nos bûcherons n’ont pas besoin de s’abaisser « de tels moyens de gagner leur vie et que par ailleurs la coupe du bois tend à devenir une industrie permanente et non plus saisonnière et qu’elle cesse par suite d’employer une main-d’oeuvre d’occasion.De son côté, le ministre fédéral de la santé, M.Paul Martin, a fait remarquer que le nombre des Canadiens employés à la coupe du bois p non pas décru mais augmenté de 33 p.c.depuis l’établissement des allocations familiales.Par ailleurs, un des fonctionnaires chargé* de la distribution des chèques d’allocations, Mme D.B.Sinclair, assure qu’il s’agit là d’un vieux “canard” et qu’on a déjà prétendu expliquer la hausse du coût du papier-journal par le même motif des allocations familiales.Enfin, de Montréal même, le président de la Newsprint Association of Canada, M.R.M.Fowler, signale que, l’an dernier, la coupe du bois a marqué un record chez nous et dépassa même les capacités de nos usines de transformation; il en fut de même pour nos exportations de bois chez nos voisins.Sur le marché de l'emploi municipal On demanda un avocat adjoint pour le service de la police, des médecins hygiénistes, etc.Le service municipal de la police a besoin d’un avocat adjoint.La Commission municipale du fonctionnarisme le fait savoir aux intéressés par un avis affiché à Tliôtel de ville et publié dans les journaux.Traitement initial; 84,950, qui pourra être porté plus tard à 85.050.Les postulants devront avoir moins de 50 ans d’âge et avoir exercé leur profession d’avocat pendant un minimum de dix années.Pour son compte, le service municipal de la santé demande des médecins hygiénistes; les divers services municipaux réclament des sténo-dactylos.La Commission municipale du service civil tient ainsi continuellement à l’affiche une liste d’emplois variés, mais elle se plaint que le recrutement n’est pas aussi abondant qu’elle le souhaiterait, surtout dans la catégorie des emplois de profes-«ionnels et dans celle des sténos compétentes.Un disque qui donne autant de musique que loul un album! C’est le fin du fin dans le domaine de Tenregistrement: un disque de diamètre ordinaire, incassable (s’il vous plaît!) qui donne autant de musique qu’un album de six; qui reproduit les timbres avec une incomparable fidélité; qui ne coûte que la moitié, environ, du prix d'un album ordinaire.Cette merveille, produit de Canadians Resins & Chemicals et de Sparton, a été présentée hier aux journalistes par les autortiés de ces compagnies.C’est le Columbia (LP) Microgroove, dont on a fait la première distribution aux détaillants jeudi dernier.Les discophiles affligés d’une maladresse coûteuse (c’est le cas de le dire.) auront grande joie de savoir que le nouveau disque est pratiquement incassable.On peut le plier, s’asseoir dessus, le lancer à travers la salle, il demeurera solide comme par devant.C’est qu'il est fabriqué d’une matière plastique de haute qualité, le Vint/liie, un produit de Canadian Resins.Mais là n’est pas le principal avantage du disque; il reside plutôt dans la concentration.La nouvelle formule, découverte par Philco et mise au point par Columbia, tient dans la diminution du nombre des révolutions à la minute et l'augmentation du nombre des sillons.Le disque ordinaire tourne à 78 révolutions par minute, tandis que le nouveau Columbia n’accomplit que trente-trois tours et demi dans le même temps: c’est la vitesse d'un disque radiophonique.Quant aux sillons, un disque ordinaire en compte de 85 à 100 au pouce; le nouveau en a de 225 à 300! A noter que la finesse du sillon, en plus d’augmenter la concentration, élimine presque complètement les bruits de surface, ces ennemis mortels des oreilles délicates.Le disque à micro-sillons Columbia — imprimé au Canada par Sparton — se présente dans les diamètres de dix et douze pouces.Dix pouces pour les pièces populaires et les pièce* clas- siques de courte durée.Douze pouces pour les grandes oeuvres.Les premier* donnent 30 minutes de musique, les deuxièmes qua-nnte-cinq.Les Microgroove se vendent chez nous aux mêmes prix qu’aux Etats-Unis.Le tourne-disque Mais ici se pose la question de l'appareil.Peut-on tourner des disques à micro-sillons sur des lourne-disques ordinaires ?Mal-' heureusement, non.H se vend actuellement un appareil spécial de coût assez modique, doté d’un liras “poids-plume” qui fait merveille.De même, une aiguille spéciale.Le tourne-disques peut s’adjoindre à n’importe quel radio ou phonographe.Ceux qui veulent épargner quelques dollars peuvent également > faire transformer leur tourne-disques actuel pour l’adapter au nouveau Columbia.Actuellement, un même appareil ne peut tourner alternativement des disques ordinaires et des Microgrooves.Mais les fabricants espèrent réaliser sous peu un tourne-disques qui pourra s’adapter aux deux catégories.Le* Columbia à micro-sillons, encore peu nombreux sur le marché, verront leur nombre s'accroître rapidement, car Columbia entend produire tous ses nouveaux disques à la fois sous forme cydinaire et en Microgroove.Ce lui sera singulièrement facile, vu que tous les disques ordinaires sont d’abord enregistrés sur micro-sillons.* * * A la réception d’hier, les lol]T' nalistes ont été reçus par MM.V.G.Bartram, président de Canadian Resins, Win.E.Lynes, gérant de publicité de la même compagnie.R.S.Southwell, gérant des ventes, Maurice Mous-sette, de Sptirion, et Gaston lau-teux, de Phlico.C’est en partie à ces hommes que les discophiles devront de pouvoir, avant bien longtcinps.porter allègrement toute leur discothèque sous le bras.» Un total de 10,118 appels pour les pompiers en 1948 Le service des Incendies de la ville de Montréal communique son rapport de fin d’année.On remarquera entre autres chiffres ceux des Appels Inutiles et des Fausses Alarmes qui présentent respectivement une augmentation de 292 et 264 sur l’année 1947.Voici de plus le détail des appels, des feux réels, des victimes, des blessés, des sauvetages et du matériel utilisés ou effectués par les pompiers au cours de l’année qui vient de s’achever.Rappelons que le service des Incendies de la ville de Montréal est placé sous la direction de M.Raymond Paré.Appels répondus durant 1948: Avertisseurs de rue, 3,935; avertisseurs automatiques, 340; téléphonés, 5,135; appels prives.708; total des appels en 1948.10.118; total des appels en 1Ü47' 8,762; augmentation sur 191/.1,356.Feux réels; 3,354; feux de champs, 1,129: faux iois, 109: total des feux pour 1948, 4,592; total des feux pour 1947.3,792; augmentation sur 194 7, 800.Total des appels inutiles pour 1948, 3,151: total des appels inu-lilcs pour 1917, 2.859.Total des faussas alarmes pour 1948, 2,375; total des fausses alarmes pour 19(7, 2,111.Incendies qui ont nécessité une deuxième alarme, 25; Incendies qui ont nécessite une troisième alarme.Décès, suite d’un incendie; femmes.2; hommes, 9; enfants, 3; pompiers, 2; total.16- Asphyxies au cours d incendies: femmes, 6; hommes, 7; enfants, 2; pompiers, 38; total, 53.Blessés au cours d’incendies, femmes.7; hommes, 10; pompiers, 155; total, 172.Secourus par pompiers: femmes, 6; hommes, 7; enfants, 3; total 16.Pompes: pompes mises en action durant l’année, 212; jets alimentés par pompes durant 1’- ma.Québec, 14 (D.N.C.) —Une réorganisation du service municipal de la moralité qui permettrait de combattre le vice plus efficacement est recommandée par le recorder Emile Morin, c.r., qui présidait l’enquête municipale sur Tescousde de la moralité.Cette recommandation a été formulée dans le rapport que le commissaire enquêteur a présenté au maire, hier après-midi, au cours d’une séance du comité administratif.Le recorder Morin demande que deux détectives soient démis de leurs fonctions.‘‘Ces deux détectives.Louis Rochette et Raymond Charters, déclare-t-ii, dans l’exercice de leurs devoirs se sont rendu* coupables d’imprudence, d’erreurs et de fautes oui les rendent inaptes à remplir leur devoir de détectives de la moralité, et je recommande qu’ils soient démis de leurs fonctions".Quant au détective Garneau, il a eu une conduite blâmable, mais vu qu’il a subi une punition imposée par le comité de discipline et qu’il a quitté le service de la moralité, le 4 juin 1948, et a été réduit au simple rang de constable, le commissaire enquêteur confie son cas au comité de discipline et ne fait lias (le rapport à son sujet.Les détectives Nicolas Smith, Jean-Paul Goupil et Georges Quinn n’ont pas été incriminés et sont exonérés de tout blâme.Parlant du cas des détectives Shields et Miller, le recorder déclare: “Je suis d’avis que Théodore Shields et Georges Miller ont réfuté les accusations formulées contre eux et qu’ils ne doivent pas être blâmés”.Le cas du sergent-détective Delphis Beaudoin, qui est em-plové de la cité depuis 36 ans et chef du service d la moralité depuis 21 ans, a aussi été étudié.Aucune accusation n’a cependant été portée contre lui et 1 oii peut être satisfait de son honnêteté personnelle”, a dit le recorder “Je sais, continue-t-il, que M Beaudoin a fait son possible pour combattre le vice suivant ses aptitudes et ses connaissances.Cependant il est responsable de l’administration et de 1 efficacité du service et l’enquete n’aurait pas‘été complète si elle n’avait pas également porte sur l’administration générale de cette escouade”.Le commissaire enquêteur souligne qu’une meilleure répartition du travail permettrait une surveillance plus effective.Lt il recommande au comité administratif de (leinander au sergent-détective Beaudoin de soumettre à qui de droit un projet de réorganisation du service de la moralité.Le recorder fait, en outre, remarquer que l’enquête a révélé qu’il v avait suffisamment, à I es* sou a de de la moralité, de policiers honnêtes, compétents et soucieux de leur devoir et de jeurs responsabilités, pour, que cette escouade continue à jouir de la confiance des autorités municipales et du public en général.Los erreurs, les imprudences et les fautes révélée* ne sont pas de nature à faire perdre aux détectives susceptibles de blâme, l’estime et la confiance de leur famille et de leurs concitoyens.Il faut aussi admettre, que dans l'exercice (le leurs fonctions, les policiers doivent se mêler au monde interlope, mais il y a des limites que la prudence et la décence interdisent.Convocation Tous les syndiqués, hommes et femmes, sont cordialement invites dimanche, 16 .anvier, à 8 heures 30 p.m., salle de la Familiale, 803, rue Boucher, “syndi-lisme et coopération”.Forum par Orner Boisvert.Entrée gra- ta nouvelle F.U.A.comptera 55,000 membres -On inclut dans sa constitution le droit de recours à la grève et l’appui aux syndicats ouvriers Calgary, 15 (C.P.) — I.es deux principaux groupements professionnels de cultivateurs en Alberta viennent de se fondre en une seule et puissante union comprenant 55,000 membres, sous le nom de Farmers Union of Alberta (Union des Fermiers d’Alberta).Les associations dites United Furmers of Alberta et Alberta Farmers Union en sont venus à cette décision après un congrès de quatre jours à Calgary.F.a constitution du nouvel organisme stipule qu'il n’adhérera officiellement à la politique d'aucun parti mais qu'il peut cependant exercer des pressions sur l’un ou l'autre des parti* actuel* afin de mieux atteindre ses objectifs d'intérêt professionnel.Un des points les plus chaudement débattus durant ce congrès turent celui du droit et de l’opportunité pour les fermiers albertains de recourir à la grève comme moyen de pression et celui de s'allier aux syndicats ouvriers cl autres corps professionnels, f.c premier point a triomphé et a été incorporé dans la constitution de la nouvelle union, grâce â l’insistance de l’A.F.U., depuis long- temps en faveur d’un tel moyen d'action.On est toutefois convenu de ne recourir à la grève que sur un vote majoritaire des deux-tiers des membres.Bar contre, on a refusé d’inclure dans les nouveaux statuts un appui sans restriction aux syndicats ouvriers, pour le remplacer par une promesse d’aide h ces syndicats dans les matières d’intérêt commun.La U.F.A.était la plus ancienne des deux organisations à se fusionner, car elle Existait depuis 40 ans.Le Dr Jean Grégoire, invité d'honneur A ta séance de la Commission municipale d’byigénc.lundi soir.à 6 h.30, au Corde Universitaire, l’invité d’honneur sera le docteur Jean Grégoire, sous-ministre da la santé à Québec.Le docteur Adélard Groulx.directeur du service montréalais de la santé, présentera son rapport préliminaire pour l’année 1948, La réunion sera suivie d’un diner.;WVVWWW^WVVWVWJWVVYW^Vb!VVWVVVVW.WWV \iu)icfue J^eligieuâe CHANTS ABREGES des Graduels, des Alleluias et des Traits pour toute l’année, (Broché).Prix Poste $1.25 1.35 BESNIERS.|.Recueil de Cantiques Populaires.Contenant 300 Cantiques à l’unisson ou à 2 voix égales.Texte Cartonné.2.00 2.,0 Accompagnement Cartonné.3.00 3.15 QUATRE-VINGT MOTETS en Chant Grégorien et en Musique Moderne pour les Saluts du St-Sacrement.Texte Broché.0.20 0.25 Accompagnement Broché.1.50 1.60 BOUHIER, L.300 Cantiques Anciens et Nouveaux.A l’usage des Communautés et des Paroisses.Texte Cartonné.1.25 1.35 Accompagnement Cartonné.3.50 3.65 F.I.C.Recueil de Cantiques et Motets à 1 ou 2 voix, contenant 180 Cantiques, des Saluts Grégoriens, des Motets divers et les Chants ordinaires de la Messe.Texte Cartonné.0.55 0.60 Accompagnement Cartonné.4.00 4.15 LAPIERRE.Messe Dr E(ig.Kyria'e ou Ordinaire de la avec Messe des Morts.Accompagnement simplifié.Cartonné.4.50 4.65 UNE REMISE EST ACCORDEE AUX ORGANISTES ET AUX INSTITUTIONS RELIGIEUSES “AU MAGASIN DE MUSIQUE LE PLUS COMPLET AU CANADA” T/AfC 500 EST, rua STE-CATHERINE — MA.6201 Ji Heure! d effelre* de » heure! à S heurt! tout tel Jour*., A-:C 21 PAGE QUATRE LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 1b JANVIER IV4V P DE LA PRESSE ETRANGERE Le soit des catholiques en Lituanie L’ALLEMAND Un outre pays où nos coreligionnaires sont lourdement opprimés par les bolchevistes-La persécution systématique — L'enseignement chrétien supprimé, la propagande antireligieuse se donne libre cours à l'école Vu par un Français Un article de M.André Siegfried Les prêtres étroitement surveillés par la police-Dans l'espoir de paralyser le catholicisme — La constitution religieuse du pays De La Liberté, de Fribourg, Suisse, numéro du 3 ce ne pouvait vraiment effacer François Mauriac, à l’occasion d’un anniversaire, s’en alla respirer les lilas de Francis Jam-mes et le parfum de printemps qui se dégage encore de ses livres trop tôt fermés.“Mais que peuvent les lilas de Jammes, écrivait Mauriac, contre cet égout crevé on ne sait où et qui nous empuantit?” Ils peuvent ce que peut le souvenir.Les enivrements de notre jeunesse n’ont pas perdu leur pouvoir, fût-ce contre un air nauséabond: il n’est qu’à se pencher sur la fleur qui nous grisa! Pourtant, n’y goûtons pas trop longtemps un plaisir d’oubli: il faut savoir tourner le visage vers les brises qui se lèvent, même amères.Certes, les livres d’aujourd’hui ne sont pas un enchantement.Nous avons beaucoup lu de romans depuis quelques semaines et, la dernière page tournée, nous avons ressenti pour la plupart d’entre eux un regret assez j triste: celui d’avoir été conduit 1 à de bien sombres rendez-vous.Toujours les mêmes, d’ailleurs, depuis deux ou trois hivers.Est-ce surprenant?Dans le désarroi moral où la guerre a laissé les hommes et le désordre qui la suit, les jeunes gens n’avancent qu’avec révolte et dégoût.Tout leur parait vil, dégradé, et ils y ajoutent, un peu comme une revanche et une provocation, leur propre misère.Le pessimisme est le fruit des revers collectifs et ce fut le cas aux lendemains de 1871 pour cette génération dont Paul Bourget, dans ses Essais de psychologie contemporaine, a défini le malaise et ce qu’il appelait “l’irrémissible découragement”.Comment le même mal ne serait-il pas né.hier, d’une épreuve dont la delivran- en un tion?our la longue humilia-e mal de la jeunesse, L° après 1871, fut tenace et lui aussi répandit une odeur dont les délicats eurent à souffrir.Pourquoi le nôtre serait-il plus bénin?D’une génération à l’autre, un.mal approfondit ses plaies, augmente ses poisons et, cette fois, ne s’épargne aucune auscultation.Point de pudeur dans le désespoir et l’abandon.L’imagination dresse dans cet univers malade des camps où les plus tristes expériences — les plus monotones! — semblent le dernier geste de liberté que l’homme puisse encore se permettre.Ah! que de tendresses perdues dans les romans du jour et que d’âmes souillées! On ferme le livre de cette jeunesse avec mélancolie et souvent même dans un mouvement lassé, ün pense: quel dommage que tant de talent avance le front si sombre et les pieds dans la boue! C’est du moins la première pensée qu’inspirent ces livres désespérés dont aucun ne nous fait grâce de l’enfer.Puis l’on réfléchit que ces désespoirs qui nous suffoquent formeront les talents de leur génération, comme jadis ceux dont le mal décourageait leurs aînés.Il est un moment de la vie où nous devons nous méfier de nos derniers désirs.Nos saisons sont comptées.Nous savons que nous n’avons plus tant de soirs pour oublier dans les livres d’autrui les parcimonies ou les désillusions d’une existence.Alors, nous voudrions que ceux qui nous suivent nous apportent une fois encore, en fables heureuses, ce que nous avons le mieux aime, et qu’ils n’ont pas connu.Nous nous retrouvons avec de» exigences d’enfants; nous réclamons des merveilles au bout d’une route où nous avons, les uns et les autres, laissé s’installer l’horreur et la misère.Ce désir n’est pas simplement celui du voyageur vieilli qui veut revoir les paysages de sa jeunesse; il est soutenu en nous par ce monde intime que nous peuplons des héros de notre choix.Nous le sentons plus vivant encore que nous-même et repoussant les nouveaux venus que nous voudrions lui adjoindre.Ce n’est pas de notre part manque de curiosité ou paresse d’esprit; c’est peut-être une loi naturelle qui fait 'que ces compagnons spirituels, ces “premiers rôles” dij nos songes réclament nos dernières pensées et voudraient nous forcer à l’indifférence envers tout ce qui n’est plus eux-mèmes.Cependant, sachons malgré tout faire de la place pour ceux qui méritent d’être accueillis.Ces derniers venus ont les souliers sales, l’haleine méchante, les cheveux en broussaille?Rimbaud aussi était cela et crachait sur les tapis.Mais celui qui l’aurait laissé dehors se serait privé d’un air d’une étrange puissance; et s’il ne l’avait pas écouté à l’heure des anathèmes, Paul Claudel ne serait pas devenu ce qu’il est.Les livres que nous lisons sont désespérants et le mal d’une jeunesse y corrompt jusqu’aux sentiments les plus purs?Sans doute.Mais il s’élève peut-être dans ce désespoir une voix qui aura parlé pour notre temps.A nous de la reconnaître et de l’entendre.Gérard BAUER, de l’Académie Concourt.(Le Figaro Littéraire) LES FIANCES (D U.GVY FREGAULT “Avec François Bigot, administrateur français, écrit un critique, M.Guy Frégault nous donne son meilleur ouvrage qui, se situant en même temps au premier rang de nos publications historiques, représente une contribution remarquable à la connaissance et à l’approfondissement de notre histoire, une oeuvre qui se compare avantageusement à ce qui se fait ailleurs.” “Votre oeuvre d’art doit être’ faite à la gloire de quelque chose que vous aimez”.(Ruskin).Alexandre Manzoni eut deux amours: son Dieu et sa patrie.Et c’est à ses deux amours qu’il a consacré sa vie et sa plume.Il disait: “Si la littérature devait avoir pour but de divertir cette classe d’homme qui ne fait autre chose que se divertir, elle serait la plus frivole, la plus servile, la dernière des professions.” On le voit, si Manzoni appartient désormais à la littérature universelle, ce n’est pas pour avoir sacrifié à la théorie de l’art pour l’art.Son oeuvre est un message, un message que l’Ita-lie a entendu et que tous les peuples comprennent.Le roman qui a donné à Manzoni une gloire impérissable a pour titre les Fiancés.Il a placé son auteur tout prés de Dante et lui a valu de ses compatriotes le nom de “Divine Manzoni" Pourtant qu’y a-t-il de plus simple que l’histoire de ces “Promessi Sposi”?Dans un petit village du Milanais, aux environs de Lecco, deux jeunes paysans, Renzo et Lucia, promis l’un à l’autre, vont demander tfu curé la bénédiction de leur mariage.Refus catégorique de don Ab-bondio que les menaces de don Rodrigo ont épouvanté.Ce hobereau a même décidé d’enlever Lucia.Sur le conseil du P.Cris-toforo, les fiancés s’enfuient Lucia dans un couvent, Renzo à Milan.L’un et l’autre sont en butte à toutes sortes de difficultés.La jeune fille est enlevée et emmenée dans le château d’un mystérieux seigneur, l’Innomé.Pour obtenir sa liberté, Lucie a fait voeu de se consacrer à la sainte Vierge.La conversion de l’Innomé la rend à sa mère.Renzo à Milan est entraîné dans l’émeute et arrêté.Sa fuite à Bergame le sauve de la potence.Quand le jeune homme, revenu à Milan au moment de la peste, retrouve enfin Lucia, sa Joie se change en désespoir de la savoir liée par un voeu de virginité.Heureusement le P.Cns-toforo délie la jeune fille, et don Abbondio, rassuré par la-mort de don Rodrigo, bénit le mariage des “fiancés”.trante psychologie s’agrémente d’une poétique évocation des plus beaux sites alpestres.C'est le premier roman que publient les "Editions Salvator", non point pour sacrifier à une mode de notre époque, mais pour étendre leur apostolat nu domaine de la bonne lecture.Ce volume peut faire le plus grand bien à toutes les personnes d’âge adulte.(Edition* Salvator) Cette simple histoire d’amour donne prétexte à une reconstitution historique.Manzoni aima beaucoup sa patrie.Il n’eut qu’un désir, celui de la voir in dépendante, jouissant en paix d’une liberté depuis si longtemps refusée.Ce qu’il avait sous les yeux — en 1820, le Milanais était sous la domination de l’Autriche — lui rappelait une autre époque celle de 1628.II a voulu offrir à ses compatriotes une page de leur histoire.Son oeuvre est avant tout un roman historique à la manière de Walter Scott Manzoni brosse un tableau de l’état politique et social du Mi lanais sous la domination espa gnôle.Le contraste est frappant entre le décor riant et paisible la richesse de cette province, et la misère des pauvre» gens, entre l’artisan modeste, le paysan laborieux, et cette troupe de tyrans seuls en sûreté.“La force légale ne protégeait aucune meut l’homme paisible et inof- par A.Manzoni fenslf.(.) Les édits répétés ne servaient qu’à attester l’impuissance des législateurs et s’ils produisaient quelque effet, c’était d’ajouter de nouvelles vexations à celle dont souffraient les personnes pacifiques et sans défense”.(I, II).Manzoni n’a pas voulu participer à la révolution de 1822.Mais son livre a aidé davantage la cause nationale.Au spectacle de la misère de 1628 engendrée par la famine, la guerre, la peste, conséquences de la tyrannie étrangère, les Italiens sentirent ’éveiller leur conscience nationale.La fin heureuse de l’histoire des Fiancés souleva leur espoir dans le triomphe prochain de la justice et de la bonté.L’auteur des Fiancés n'avait certes pas pour but de pousser à la révolte, lui qui, soixante-trois ans après sa conversion, était aussi fervent qu’au premier our.La religion n’était pas pour ui le tremplin de la gloire.Un our que Balzac avait fait à Manzoni ce naïf aveu: "Moi aussi je me suis essayé dans le genre religieux, mais je n’ai pas réussi”, celui-ci avait fait remarquer à ses intimes: “En de semblables sujets, il faut apporier des convictions sincères”.Pour écrire les Fiancés, il fallait que Manzoni vécût ses croyances.Cette conviction amoureuse transparaît tout au long du roman.Dans les personnages, Lucia et Renzo lui-même, qui n’ont de règles que la limpidité de leur conscience; dans le dévouement héroïque des capiicins durant la peste de Milan; dans le contraste si frappant de don Abbondio, que le zèle des âmes n’a jamais empêché de dormir, et du cardinal Borromée, qui résume ainsi au curé dans une scène admirable son devoir sacerdotal: “Aimer et jrier”; dans la confiance abso-ue des âmes envers Dieu qui les éprouve; dans le pardon chrétien accordé aux pires injustices; enfin dans l’atmosphère de pureté où vit l’amour des deux fiancés.A ce propos, certains critiques ont condamné Manzoni pour “l’étroitesse” de sa morale qui a écarté résolument toute scène d’amour.Comme si tout amour était nécessairement passionnel, comme si la péché, selon une pensée de Mauriac, était ‘ l’élément de l’homme de lettres et les passions du coeur le pain et le vin dont chaque jour il se délecte”.(Journal, HI, 126).I.e péché est-il donc toute la vie humaine?Les anges qui habitent notre âme ne peuvent-ils donc jamais être des anges de lumière?Dieu merci, il existe encore des âmes limpides, sans détour, qui connaissent ce qu’est la pudeur.Même celles qui ne l’ont plus remercient ceux qui veulent bien soulever un coin du voile et leur montrer une partie de leur coeur qui est restée pure.C’est au nom de l’art que nombre de romanciers s’obstinent à nous étaler les misères des hommes.Mais le souci de la tenue morale de son oeuvre a-t-il empêché Manzoni d’écrire un chef-d’oeu-vre?grande simplicité, créer des personnages si vivants, enfin mettre dans toute son oeuvre une telle puissance de description alliée à tant de fraîcheur et de poésie.Sans doute, Manzoni n’a pas toujours réussi à parfaitement balancer les tableaux d’histoire et l'intrigue de la fiction.Ce qui nous vaut des longueurs,'des épisodes se rapportant d’une façon trop lointaine aux héros, et partant une lenteur dans le développement de l’action.Les Fiancés sont une oeuvre à laquelle on revient volontiers.On ne se lasse pas de découvrir des joyaux dans un livre qui en contient tant et dont l’art est d’abord dans le détail.Le roman n’est pas une imitation servile de la nature, il est une création.Toute oeuvre est à la mesure de son auteur.Nous savons par les Fiancés que Manzoni avait retrouvé son âme.Son expérience de la vie n’avait pas réussi à éteindre son optimisme.Quand se termine l’histoire des deux jeunes gens, n’est-ce pas l’auteur qui nous dit par eux que s’il n’est pas toujours possible d’éearter les maux, “la confiance en Dieu les adoucit et les rend profitables pour une meilleure vie”.P.ETIENNE, O.F.M., Cap.(1) 480 pages en 2 volumes, édité par Fi des et en Vente dans toutes les librairies au prix de §2.50 (par la poste: §2.65).• ••• •• •••••• SI M PLiri EZ vos» affairai, confiez tous vos abonnements au SERVICE GENERAL D'ABONNEMENT Mettait Sevùi 777, avenue Stuart, Outremont, Montr»3l ap* Etats-Unis); rédaction et administration: 2425, me Holt, Montréal.Tél.: CA.587» , ¦V LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 15 JANVIER 1949 PAGE Nfcur €4tGSSt Ut HOt&cke PAfZF HFRnriK^AriAiDE Nous avons renconfré Lionel de Saiht-Ouentin Un jeune agronome français qui étudie dans l'lowa-Les problèmes de la jeunesse paysanne en France - Projet d'une communauté- Une entreprise à longue échéance —^-Revoir le Canada et le Québec Le lecteur a déjà deviné qu’il s'agit d’un jeune lireton.On ne se nomme pas impunément de Saint-Quentin! Et chez Lionel, l’appartenance à cette province de France n’est pas seulement un souvenir; aujourd’hui encore, sa famille exploite une ferme à l’est du Morbihan.Notre ami a passé là la plus grande part de ses quelque vingt-cinq ans.Il y a grandi, étudié, travaillé jusqu’à son entrée à l’Université.— Rien d’étonnant, comme tu vois, dans ma vocation de terrien.— Mais quelles ont été tes études?Tout entières consacrées aux problèmes de Taqricullure?Lionel sourit.Je devine qu’il voudrait répondre à la fois oui et non.Je le mets donc en demeure de m’expliquer.Un long chemin — Je suis venu aux problèmes de la terre par un long chemin.Ouand on finit ses études secondaires, tu sais, à seize ou dix-sept ans, on né se fait pas une idée bien précise de son avenir.A tout hasard, je me suis inscrit ,à la F'acuité de droit de Paris où j’ai fait mon doctorat.Après quoi, commençant à voir plus clair, je me suis inscrit en lettres-sciences sociales.(Il faut te dire que les sciences sociales se rattachent à Paris, à la Faculté des lettres).— Quesl-ce donc que tu commençais de voir plus clairement?— Mon orientation vers les problèmes ruraux.Et non seulement les problèmes techniques mais aussi les problèmes sociaux du milieu paysan.A l’issue de mes études de sciences sociales, cette orientation s’affirmait; je décidai d'entrer à l’Ecole d’agronomie d’où je suis sorti à la fin de l’année dernière./ — Tu es donc maintenant un ’ uf/ronome?— Oui.11 me reste à faire l’Ecole d’application; je m’y mettrai en rentrant en France.Car pour le moment, Lionel est aux Etats-Unis, à Ames dans l’lowa.Boursier d’une fondation américaine, il y étudie encore l’agriculture.C’est seulement à la faveur des vacances que, dési- j j’assiste aux voeux que le consul reux de parler français et de | général de France offre aux rencontrer des amis canadiens ; Français et aux amis de la Fran- Retour — Et tu comptes rentrer eu France dès l’automne prochain?— Oui.—* Quels sont les principaux problèmes de lu jeunesse paysanne en France?— Les mêmes qu’ici, je trois.Le plus important, le plus grave de tous, c’est celui de l’établissement.La terre, surtout dans une province comme la Bretagne, coûte fort cher.L’établissement moyen, familial, va chercher dans les trois millions de francs (plus de $lü,0UU dollars) sans compter ni les machines ni le bétail.Et la coutume française veut que la terre soit partagée entre les enfants; même après les ententes qui surviennent entre héritiers, il en résulte presque toujours un morcellement des fermes dont le résultat est désastreux.-— Et l’exode rural?— Il est un fait, chez nous aussi.Moins peut-être depuis la guerre car les paysans ont appris à goûter les avantages de leur vie.Mais à cause, justement, des problèmes d’établissement, une forte partie de la jeunesse paysanne doit émigrer vers les villes.Une communauté — Quels remèdes te proposes-tu d’appliquer en rentrant?_— Oh.mes ambitions sont plutôt humbles.Je ne me fais pas d’illusions sur ce que peut faire un îeune, même une équipe de jeunes, devant le problème rural de tout un pays.Mais nous avons un projet à longue échéan- ce auquel nous travaillerons d’arrache-pied.¦ — De quelle nature, ce projet?Nous voulons travailler sur les trois plans à la fois; technique, social et religieux.Nous sommes, je viens de te le dire, une équipe de jeunes agronomes, Nous nous rejoindrons tous en France l’an prochain et nous voulons bâtir une ferme communautaire.— En Bretaqne'> — (',’est peu probable.Nous choisi tous de préférence une région où la terre coûte moins cher, où la déchristianisation est plus avancée.Notre communauté, nous voulons la bâtir en plein coeur du problème paysan chez nous; acheter une ferme, nous y installer à quatre ou cinq, l’exploiter le plus parfaitement possible sur une base coopérative au début mais en évoluant vers la communauté.Nous causons longuement de cette entreprise.Lionel ne s’y engage pas à la légère.Avec ses amis, il a longuement mûri ie projet.Il ne s’agit pas seulement de mettre sur pied une ferme prospèr -nais de chercher des modes ne vie, d’exploitation, de collaboration, qui ouvrent la voie vers l’avenir.— Alors, c’est promis, je veux entendre parler de cette entreprise quand elle sera lancée.^ C’est promis! Et Lionel nous quitte, avec toutefois le projet de nous revenir.H veut, l’été prochain, voyager longuement, lentement au Canada, et surtout dans le Québec.“Votre mouvement coopératif me séduit.Je ne puis pas rae contenter de l’effleurer comme je viens de faire.’* Lettres au Devoir La France et l'Etre suprême Montréal, le 12 janvier 1919 Monsieur le rédacteur.Chaque année, au jour de l’an, qu’il avait connus en France Lionel a traversé la frontière pour nous rendre visite.Une merveille — En quelle branche de l'apri-cultiire te spécialises-tu aux Etats-Unis?’ — Je fais des recherches dans deux directions principales: le service social rural, que les Américains ont développé en toutes directions, et l’économie agricole ou, pour employer les termes américains; Farm Management.Ce dernier cours est une merveille.J’en tire un profit que tu ne soupçonnes pas.C’est en fait un cours de rationalisation de l’exploitation agricole.On le déhalle des statistiques formidables sur le travail requis pour telle culture, les moyennes de profits sur tel nombre d’années, etc.En somme, on t’apprend à exploiter une ferme de façon rationnelle et profitable, saine, tout comme ce.Il existe à cette occasion une chose que je regrette.On évite de faire entrer des mots comme "avec l’aide de la Providence", “avec le secours du Ciel”, “que Dieu nous soit en aide”, etc, dans l’allocution faite à cette occasion.M.le consul Triât nous a parlé du relèvement de la France, de scs succès en télévision.en reconstruction de voies ferrées, etc., mais pas un mot d’invocation à Dieu.Cependant, ce jour-là, le Roi d’Angleterre, le président des Etats-Unis, l’honorable Louis Saint-Laurent ont tous invoqué le Dieu du ciel dans l’offre de leurs souhaits.Pourquoi la France officielle est-elle muette sur ce point?Jean CHOUAN.Remerciement avec lé commandement des po liciers de la_ Gendarmerie Royale.de la Sûreté Provinciale et îles municipalités environnan tes ou étrangères?.J’aimerais le savoir !.2—Est-ee qu’il n’est pas vrai ment plus raisonnable et plus pratique (pie ces différents groupements de policiers soient commandés par leurs propres officiers.en pelotons distincts, suivant celle des deux langues officielles de leur choix?Même si uu corps_ de policiers étrangers préfère être commandé en anglais, ce n’est pas une raison pour mie la police de Montréal ne soit pas commandée en langue française.La réforme que l’ai demandée est de nature à donner satisfaction aux légitimes sentiments patriotiques tie la population montréalaise; de plus clic donnerait à notre ville son vrai caractère de deuxième plus grande ville française du monde.Loin de déplaire aux touristes, celle note française, ce “something different”, est précisément ce que les touristes recherchent, de sorte
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