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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 26 janvier 1949
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1949-01-26, Collections de BAnQ.

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, S.Mycarf*, •t martyr.NUAGEUX AVEC-NEIGE Minimum .10 Maximum .ÎJ Directeur : Gérard FILION FAIS CE QUE DOIS Rédacteur eu chef t Omar HSROUX VOLUME XL — No 20 “Vout ever une double mission : promt rament, la mission de conserver Intact voti héritage religieux et national; deuéièm^ ment, la mission de répandre cet héritage.J’ajoute que c'est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre.” See Ixc.Mgr lldebraede Aetenluttl, délégué apostolique au Car^da et k Terre-Neuve.Coupables ou non coupables ?Il y a deux semaines aujourd’hui que nous avons publié l’étude de M.Burton LeDoux sur les méfaits de la poussière d’amiante à East-Broughton.Ce document mettait en accusation plusieurs personnes et quelques institutions privées et publiques.Il y a deux semaines de cela et personne n’a encore jugé à propos de se défendre: silence complet de la Quebec Asbestos Corporation, du ministère de la Santé, de la Commission des Accidents du Travail, du premier ministre.L’artjcle de M LeDoux contenait plusieurs accusations précises.Résumons-les et posons aux accusés la question traditionnelle: plai-\dez-vous coupables ou non coupables?A tout seigneur, tout honneur.Premier accusé à la barre, la Quebec Asbestos Corporation.Vous êtes accusée d’avoir opéré durant une quarantaine d’années à East-Broughton une mine et une usine d’amiante.Vos ouvriers y travaillent dans une atmosphère saturée de poussière d’amiante; les conditions de malpropreté dans les cabanes où des ouvriers s’enferment pour échapper à la poussière sont affreuses.Plusieurs de vos ouvriers sont morts d’amiantose avec ou sans complications.D’autres sont malades et en mourront.Leurs veuves sont inscrites sur la liste de secours des “mères nécessiteuses’.Vous êtes accusée de faire exécuter les tâches les plus poussiéreuses par des contrac-teurs sans responsabilité financière, afin de dégager dans toute la mesure du possible votre responsabilité légale.Vous êtes accusée en outre d’avoir fermé votre usine pour deux mois durant la guerre afin de rendre vos ouvriers un peu plus dociles et moins exigeants.Vous êtes accusée d’avoir fait régner dans le village d’East-Broughton un régime de terreur en menaçant de fermer votre usine et de mettre vos ouvriers en chômage chaque fois que les gens d’East-Broughton se plaignaient de la poussière dans le village.Plaidez-vous coupable ou non coupable?Docteurs Tourangeau, Grégoire et Paquette, du ministère de la Santé, vous êtes au courant depuis 1944 de ce qui se passe à East-Broughton.Les gens de l’endroit vous ont assaillis de lettres, de requêtes, de suppliques.Vous avez toujours répondu par des faux-fuyants, des échappatoires, des on-va-y-voir administratifs.Nous possédons des liasses de lettres, foutes plus stupides les unes que les autres, que vous avez?écrites depuis 1944 pour endormir les gens d’East-Broughton.Vous êtes médecins et vous êtes fonctionnaires ou ministre.Ce double titre fait peser sur vous une lourde responsabilité.Vous aviez le.pouvoir de condamner l’usine de la Quebec Asbestos Corporation.Vous ne l’avez pas fait.Plaidez-vous coupables ou non coupables?Qu’on appelle maintenant les gens de la Commission des Accidents du Travail.Vous savez, messieurs, d’après l’étude du Dr Félix Roy, un de vos médecins, qu’il existait des conditions d’hygiène affreusement mauvaises dans les usines de Saint-Remi d’Amherst, d’East-Broughton et autres centres d’amiante.Votre médecin, le Dr Roy, vous a dit que la silicose a couché, en quatre ans, trente ouvriers dans le cimetière de Saint-Remi.Il a qualifié le village d’East-Broughton de “centre extraordinairement poussiéreux”.Il vous a déclaré: “J’ai quitté ce village beaucoup en raison de mon état de santé, et plus tard, j’ai connu la part des poussières dans l’embarras que j’ui rencontré à poursuivre mes ambitions.” L’organisme que vous dirigez a le devoir de protéger les travailleurs.Les experts qui siègent dans vos conseils ont le devoir d’être justes envers les ouvriers accidentés ou souffrant de maladies industrielles.Dans les cas d’amiantoèe et de silicose, vous avez gravement manqué à vothe devoir en fréquentant trop assidûment l’avocat des compagnies.Plaidez-vous coupables ou non coupables?Qu’on traduise à la barre M.Maurice Duplessis, premier ministre de la province.Accusé, vous avez pour vous une circonstance atténuante: vous n’êtes que premier ministre.Alors vous ne pouvez pas faire grand chose.Nous vous accusons cependant d’avoir écrit des lettres ridicules aux gens d’East-Broughton qui étouffaient dans la poussière.Vous vantiez les bienfaits du gouvernement de l’Union nationale à des gens qui étaient sur le point de rendre le dernier soupir.Plaidez-vous coupables ou non coupables?Accusés, vous avez quinze autres jours pour préparer votre défense.Choisissez-vous de bons avocats, par exemple M.Hugh O’Donnell ou encore celui qui a trigaudé le procès des veuves.Si dans quinze jours vdus n’avez pas pro duit de défense, vous aurez par le fait même admis votre culpabilité.Ce tribunal vous condamnera à des peines variables que vos actions ou vos omissions vous auront values.2«-i.4s Gérard FILION MONTREAL, MERCREDI,^26 JANVIER 1949 Cinq sous le numéro ELECTIONS GÉNÉRALES EN 1949 JJLIXJLLJ^4LyjLBEc Nous assisterons peut-être à un débat sur l’Université d’Ottawa Une motion de Me René Choloult demande la production de documents relatifs à un octroi de $50,000 fait à cette université — Les raisons qui ont motivé c^t octroi — Un hommage *à la résistance française en Ontario — Notre droit de regard (Par Pierre LAPORTE) M.Saint-Laurent l’a confirmé hier soir Le premier ministre a demandé aux organisateurs de son parti de choisir de bons candidats d'ici deux mois — L'élection se tiendrait au début de l'été — Aucune date n'a cependant encore été divulguée De quoi sera faite la dernière session ?(Par Pierre VICEANT) BLOCS-NOTES Nationalisme économique M.Geonge-C.Marier Ichef de l'opposition llaire à Québec, a fai Marier, nouveau parlemen-fait hier un Lolide exposé politique.Et du-[rant près de deux heures, U a [parlé français — ce qui représente pour un anglophone, meme s’il possède bien la langue française comme c’est le cas de M.Marier, une belle performan-|ce; chacun l’en félicite.La faiblesse principale de son exposé, c’est qu’à la plupart des [critiques qu’il portait contre le [gouvernement, on aurait pu lui [répliquer: votre parti en a fait autant lorsqu’il était au pou-J voir.Mais cela n’enlève rien à la I valeur objective de ses remar-I ques.A un moment donné, il a [même donné au premier minis-Jtre une leçon de sain nationa-I lisme économique.Il estime que I désormais les Canadiens doivent : prendre une part plus importante dans le financement de [notre développement industriel.J Nous avons, dit-il, les capitaux Inécessaires.Et il a suggéré qu’on I établisse une industrie pour le I raffinage des matières premières idu Nouveau-Québec.(Ajoutons 'que l’autorité fédérale pourrait [dans une large mesure profiter [de la leçon formulée par M.[Marier).[Au Nouveau-Québec Cette question d’une industrie i de raffinage pour traiter pres- iue sur place le minerai de fer e l’Ungava, est familière à nos i lecteurs.Depuis deux ans au imoins, nous* avons essayé de [mettre sa néoessité en relief.On nous a longtemps répon-I du par 'des arguments d’ordre technique; on affirmait que l’absence de charbon dabs le voisi nage de la Côte-Nord rendrait I cette idée illusoire.Or des savants viennent de I prouver le contraire.Deux pro-i fesseurs de l’Université Lava! I ont établi qu’une industrie de I cette espèce pourrait fort bien I s’établir dans le bas du fleuve.I Us ont montré que la réduction du minerai de fer dans des fours électriques, non seulement i est techniquement possible, mais i qu’elle est économiquement nro-fitable dans une région bien pourvue de richesses hydrauli-; qUes.Le gouvernement de la province, même s’il s’est livré dans une large mesure aux intérêts Hol Îinger-Hanna, possède néanmoins des moyens d influencer les capitalistes qui financent l’entreprise.On verra dans les orochaines années s’il a vrai Bonne position de principe menî pris la question au sérieux, pour _ Car la réponse de M.Duplessis sur ce point est restée théorique.‘‘C’est notre politique, a-t-il affirme d’après Montréal-Matin, d'assurer la mise en valeur de nos ressources naturelles pour le bénéfice de la population du Québec et, en particulier, de la population des régions où ces richesses sont situées-” Car “ces richesses doivent d’abord servir au peuple de la province de Québec.” Fort bien.Le gouvernement, néanmoins, a-t-il des projets précis à réaliser?Appuiera-t-il le mouvement d’opinion déjà amorcé, et auquel les deux savants de Laval ont apporté une puissante confirmation?Prendra-t-il les moyens de réaliser les idées que nationa- ^son chef vient de répéter?Tout le reste ne serait que mauvaise littérature électorale.Encore le salaire des instituteurs Par ailleurs, M.Duplessis a réédité des propos qui sont devenus familiers à la province — les excellents comme les moins bons.11 est demeuré à la surface des sujets qu’il abordait.Ses remarques les plus décevantes furent consacrées au problème de l’éducation.Il n’a donné de ce côté aucun espoir substantiel.Le problème financier des commissions scolaires, celui de leur liberté, la question du salaire payé aux instituteurs: tout est resté en plan.Par exemple, on ne règle pas la question du traitement des éducateurs en rappelant qu'ils n’ont que “193 jours d’ouvrage par année’’ — ce qui d’ailleurs est radicalement faux.Car' en parlant ainsi le premier ministre r.e parle ni de la correction des devoirs, ni de la préparation des classes à venir.Il raisonne à la manière du démagogue qui reproche nu député de récolter un gros salaire, en ne siégeant au maximum que soixante à quatre-vingts jours par année: comme si la fonction du député ne consistait qu’à siéger! Ce sophisme ne tient pas compte d'autres faits: si les instituteurs ont en effet de longues vacances, n’millions pas que leur profession est l’une des plus dures qui soiebt, l’une de celles qui provoquent le plus de fatigue nerveuse et exigent nue période de récupération.Au surplus, < e$ vacances ne sont pas accordées aux instituteurs pour leur faire nlaiste."Mes existent seulement le.rythme des étu- des scolaires, parce qu’iï faut donner deux mois de liberté aux enfants.Mais si les professeurs, à cause de cetle nécessité fréquentent l’école seulement deux cents jours par année, ils doivent néanmoins vivre, payer leurs factures, manger, boire, s’abriter sous un toit, faire vivre leur famille tout cela, 365 jours par année! Leur fonction même garde son importance et sa dignité.Et dans la pénurie actuelle d’instituteurs compétents, il faudrait que des jeunes gens bien doués se ijentent de plus en plus attirés vers elle.L’intérêt des enfants l’exige.Alors, pourquoi mesquiner, quand un Etat a les moyens de consacrer $44 millions à la voirie au cours d’une seule année?Notre fanatisme^ Une compagnie québécoise, la Goodwill Broadcasters, demandait la semaine dernière à Radio-Canada la permission d’exploiter dans la ville de Québec un poste de radio exclusivement anglophone.Rappelons que dans cette ville il y a, d’apres le recensement fédéral de 1941, une population anglophone de 10,202 sur 150,757 habitants.Les Québécois sont canadiens-français dans une proportion de 92% Ils n’on pas protesté.Leurs journaux n’ont pas mené de furieuses campagnes.Les sociétés dites "nationalistes” ont continué bien tranquillement à s’occuper de leurs affaires.Le gouvernement provincial n’est pas intervenu.Aucune difficulté n’est survenue du côté des autorités religieuses ou des mouvements d’action catholique.Pas d’engueulade, pas de fiel, pas d’amertume, pas de mémoires fulminants comme si la race et la religion étaient en danger, pas de réactions intempestives.(Mais où donc étaient les “Shields québécois”, mon révérend père?) On s’est dit paisiblement : “Des anglophones québécois désirent obtenir un poste de radio où l’on parle exclusivement leur langue.Ils ne sont pas très nombreux, mais semblent prêts à financer ieur propre entreprise.C’est leur affaire : grand bien leur fasse, et nous souhaitons bonne chance & leur entreprise!” Une réunion du bureau des Gouverneurs a suffi.Il n’a pas fallu renvoyer l’affaire à six mois, siéger i Vancouver ou à Halifax.Quelques heures, le temps d’examiner le projet, et l’affaire était bâclée.Car, comme chacun sait, Québec est le darni«r repaire de l’intolérance.André L ' Québec, 26.— Le 10 mai 14)47, le gouvernement de la province de Québec accordait à l'Université d’Ottawa un octroi de $50,000.Il aura probablement l’occasion, au cours de ia présente session, de se demander s’il n’a pas agi imprudemment en posant ce geste et s’il n’a pas, bien à son insu, contribué à l'anglicisation de nos compatriotes de l’Ontario.L’Université d’Ottawa s'est présentéfe à Québec en 1947, comme université canadienne-française.C’était le prçmier bastion du français en Ontario, l’espoir le plus concret de survivance, etc.Or une enquête récente, menée par notre camarade Pierre Vigeant, a démontré que ce n’est plus cela.L’université d'Ottawa traite le français en virent pauvre, donne la majorité de ses cours en anglais et nous laisse espérer “qu’un jour”, quand “les circonstances” le permettront, elle rétablira l'équilibre entre les deux langues officielles du Canada.L’Assemblé« législative de Québec aurait-elle été trompée?L’argent versé à Tuniversité d’Ottawa aurait-il clé obtenu sous de fausses représentations?Les députés pourront se poser, et très sérieusement la question, car Me René Chaloult, l’actif député du comté de Québec vient d’inscrire au feuilleton de la Chambre une motion réclamant la production de toute la correspondance échangée avec l’université d’Ottawa relativement à cet octroi de $50,000.Voici le texte de la motion Chaloult: “Que soit produite et déposée, copie de toute correspondance échangée entre le gouvernement de la province, par l’intermédiaire de son secrétaire ou de l’un de ses ministres, et le recteur ou le secrétaire de l’Université d’Ottawa, au sujet d’un octroi de $50,000 accordé par le gouvernement québécois à l’université ontarienne, le 10 mai 1947.” C’est en vertu du chapitre 10 des statuts George VI de 1947 que rUni'versité d’Ottawa a bénéficié de cet octroi.Elle a reçu $25.060 pendant l’année fiscale 1947-48 et $25,000 pendant l’année fiscale qui se terminera le 31 mars prochain.Le préambule de cette loi dit: Attendu que l’Université d'Ottn.wa, située tout près des frontières de la province, accueille nos étudiants en grand nombre et leur prodigue un enseignement universitaire de haute valeur.‘Attendu que dans les circonstance* actuelles et vu la situation particulière de cette institution, il y a lieu de lui venir en aide”, suit le texte de la loi.H est facile de lire entre les lignes que le gouvernement de la province était heureux d’aider une institution que fréquentaient beaucoup des nôtres et qui leur dispensait un enseignement conforme à lur mentalité et à la tradition canadien ne-française.Le gouvernement était d’autant plus heureux d’aider l’Université d’Ottawa que c’était une université ranadienne-française située en territoire anglais et qu’elle pouvait aider puissamment à la diffusion du français dans ce milieu.Peul-on logiquement supposer que le gouvernement de Québec aurait souscrit $50,000 à une université unilingue de langue anglaise?Que notre gouvernement aurait sorti $50,000 de Largely des taxes versées en très gnÉâdè ftiajorité des contribuables canadiens-français pour aider à la diffusion de la culture anglaise, chez nos compatriotes?En venant en aide à l'Université d’Ottawa notre gouvernement a rendu hommage à la survivance canadienne-française en Ontario, à la lutte des Jeanne Lajoie, des Longpré, des Pères Charlebois, à toute la glorieuse lignée de ceux qui étaient aux avant-postes aux heures de bataille, qui ont assuré notre survivance là-bas.Nous avons versé $50,000.Nous avons maintenant le droit strict de voir à ce que cet argent ne serve pas des fins opposées à celles que nous «avions en vue.Ottawa, 26.— Le premier ministre Louis Saint-Laurent a confirmé, hier soir, l'impression générale de tous les observateurs politiques qui attendaient une élection générale dans le cours de l’année.Les députés savent maintenant que la session qu'ils entreprennent aujourd’hui sera la dernière avant l'appel au peuple.M.Saint-Laurent, qui était hier soir le principal orateur au banquet de la réunion annuelle de la Fédération libérale nationale, s’est exprimé avec sa franchise habituelle sur la tenue prochaine de l'élection générale.Cela 1 lisait un contraste frappant avec les déclarations enveloppées de M.King qui pouvaient recevoir deux ou trois interprétations différentes.Le nouveau premier ministre a dit très simplement (pie “nous pouvons nous attendre que dans un avenir prochain il y ail des élections générales”.Il s'est naturellement réservé, comme le veut la prudence élémentaire, la liberté de choisir la date qui lui conviendra sans avoir à se contredire.Tout le monde a cependant compris (pie son intention est de tenir l'élection dans le cours de l'année à moins que la situation change du tout au tout.Plus loin dans son discours, M.Saint-Laurent s’exprime dans les termes suivants: “Unissons désormais nos efforts pour perfectionner notre organisation.Notre programme d’action d’ici deux mois devrait consister dans le choix de bons candidats dans chaque comté où l’on n’en a pas encore choisi.11 faut mettre au point l'organisation dans chaque comté".Plusieurs observateurs estiment que le conseil de choisir les candidats du parti d’ici deux Le parti de Ben-Gurion est en avance à l'élection Israélite Tel-Aviv, 26 (A.P.) — Le gouvernement de coalition qui administre provisoirement le nouvel Etal juif d’Israël depuis sa création il y a huit mois semble assuré d’une victoire complète à l’élection générale tenue hier en ce pays.Cette élection, la première du genre chez les Israélites, avait pour but de choisir une assemblée constituante qui devra céder la place en octobre & une administration régulière.Les rapports sur l’élection ne comprennent encore qu’à peine la moitié du vote enregistré; mais iis suffisent à indiquer que le parti ouvrier de ia gauche modérée que conduit le premier ministre David Ben-Gurion — le parti Mapai — détient une large avance.Il a déjà recueilli 35% des voix, malgré la rivalité d’une vingtaine d’autres parfis.petits et grands.Le second rang revient également à un second parti ouvrier, le Mapam, aux tendances de gauche plus prononcées, et à une coalition de cinq petits partis dont le lien commun est une croyance à la nécessité de la tradition religieuse comme fondement du nouvel Etat.Cette coalition et le Mapam ont obtenu chacun 14% des votes.Deux autres partis qui figurent aussi dans le gouvernement Ben-Gurion, le* sionistes et les progressistes, aux penchants plus marqués pour la droite, comptent environ 5% des voix rba-cnn.Ni les partis nationalistes d’extrêmo-droife ni les comtmi-nistfs, à Pcxtrême-gaurhe, n’ont semblé exercer une influence sérieuse sur le vote.Des partis nn-tionilistes, le plus important était celui qui groupe les membres de l’ancienne société secrète terroriste Irgoun Zvai Lcou-mi, sous la direction de Mena-chem Beigin.Le vote ne s’est terminé que tardivement, à minuit meme seulement dans les villes.C’est l’opinion politimie de celles-ci qui reste la grande inconnue de l’élection, car les villages ont tendu i voter pour les mouvements politiques qui ont contribué à leur fondation.Le vote a été eonilammenl paisible et copieux; en certains endroits, on assure qu’il atteint la totalité des électeurs inscrits.Chez les Arabes, des heures différentes avaient été réservées au vote de chaque sexe, à cause de leurs prescriptions religieuses.mois signifie que l’élection se tiendrait au début de l’été et non pas à l’automne.D’aucuns croient comprendre que M.St-Lnurent pourrait proroger brusquement la session et dissoudre les Chambres dans quelque» mois.Pour notre part, nous avons plutôt l’impression que le chef du gouvernement est décidé à tenir l’élection dans le courant de l'année, qu'il n'a pas encore choisi la date et que la session suivra son cours normal.Le discours du trône viendra cet après-midi nous apporter de nouvelles indications.On peut prévoir qu’il renfermera nombre de mesures populaires puisque l’élection est prochaine et qu’il s’agit pour le gouvernement de la bien préparer.Le secret a été cependant bien gardé et on ne connaît pas les mesures qui seront annoncées dans ce discours du trône.Le premier ministre a déjà annoncé il y a plusieurs semaines qu'il demanderait à In Chambre de suspendre le débat sur l’adresse dès vendredi pour disposer de ia législation qui per-mettra l’entrée de Terre-Neuve dans la Confédération.Il semble acquis que le gouvernement vt*m faire amender la loi des alloc»-lions familiales de façon à supprimer le taux décroissant.Il semble également acquis que le gouvernement proposera l'abolition des appels an comity judiciaire du conseil privé.Ce sont les seules indications un peu préciser que l’on ait obtenues jusqu’ici.Tout le monde prévoit des dégrèvements d’impôt à la veille de l’éleelion.Pour être fines sur ce point cependant, les contribuables devront attendre le discours du budget.Von Papen est libéré Le conseil municipal de Nankin va négocier un armistice locaî Le president intérimaire Li Tsounft-{en rend au nays ses libertés civiles — Une tentative de rallier les petits partis et Mme Soun Yat-sen a échoué Nuremberg, 26 (A.P.) — Un tribunal allemand de dénazification vient d’exonérer de toute offense et de libérer l’ancien as de la diplomatie allemande, Franz von Papen.Ce tribunal a en effet renversé son verdict antérieur à l’égard de Tex-chan-celier et l'a reconnu coupable d'avoir été seulement un criminel de guerre de rang secondaire.Exonéré en 1947 par le tribunal Interallié de Nuremberg, von Papen avait été condamné par un tribunal de ses compatriotes à huit ans de travaux forcés comme criminel de premier sang.C’est celle cour qui vient de changer d’idée à son égard et de lui rendre la liberté.Comme criminel de guerre de rang secondaire, vnn Papen était passible d’une certaine peine de prison; mais le tribunal a jugé que son emprisonnement, qui dure depuis l’armistice, avait déjà été suffisant.En même temps, on a réduit son amende à 30,000 mark ($9,000), A son procès devant le tribunal interallié, l’ancien diplomate avait vu confisquer toute sa fortune, à l’exception de 5,000 mark.Le tribunal allemand nie toutefois à von Papen tend droit à détenir une fonction publique, à voter, à sc joindre à un parti politique ou a exercer le métier de journaliste par lequel il pourrait influencer l'opinion.-MM» * - Londres veut l'avis des Dominions Londres, 26 (C.P.) ~r Le secrétaire du Foreign Office.Ernest Bevin, a rouvert le débat aux Communes sur la Palestine en assurant que la Grande-Bretagne ne reconnaîtra pas le nmivél Etat juif d’Israël avent de s’êt e entendue sur ce point avec les Dominions ainsi qu’avec ses alliés du bloc de B.ir e'Ie*."Hn-tretemos, a l-il précisé, il re neuf être pour nous question t'e modifier mVie d'un iota nrt e •' •ésente politique à l'égard de Ig Terre-Sainte".Le bruit av: ’! cou-q nlus tôt à ! ondres in e ’e Boymmic - l^ii rtcomnitrr't Isrn'l sitôt une celui-ci r.e sc-nit nceo-dé avec scs voisins arches sur leurs frontières communes.lue singuliers Nankin, 26 (A.P.) — Au dire d'un journal de Nankin, le^ président intérimaire de la Chine nationaliste, Li Tsoung-Jen, a approuvé le projet du conseil municipal de la capitale de négocier un armistice local avec les communistes, au cas d’un échec des négociations de paix menées sur un plan national.Par ailleurs, t.i vient de faire approuver oar le Youan exécutif (Conseil des ministres) trois décrets qui rendent à la Chine une partie de scs libertés civiles supprimées depuis quelque temps oar suite de la guerre avec les Bouges.C’est ainsi qu'on a levé la susnension ('es Journaux qui avaient violé les précédents décrets du président démissionnaire Tchinng Kai-Shek sur la suppression du communisme; on a aussi aboli les tribunaux et codes criminels spéciaux, en même temps mi’on libérait les prisonniers politiques qui ont déjà subi leur procès mais n’ont pas encore été condamnés.De plus on a permis la réouverture de la Bourse de Changbnï mais ICssé au ministère de In défense Je soin de décider de la levée de la loi martiale dans les grandes villes du pays.Entre temps deux émissaires de Li Tsouno-Jcn, l’ex-ambn sa-deur Chno Li-tsé et le ministre d’Ktnt Tchang Tchi-Tchcm, oit échoué dans leur tentative de persuader les petits partis de se rallier au gouvernement nationaliste et d’envoyer leurs che's à Nankin comme conseillers du président intérimaire.La veuve du président-'ondateur de la république chinoise, Mine Soun Yat-sen, qui dispose d’une grande influence mo-n’e, leur a opposé le même refus.Par ailleurs, le gouvernement nationaliste annonce cu’il commence immédiatement de sc transporter en bloc vers Canton, plus au sud, et mie ses derniers bureaux à Nankin y seront fe-més le 3 février prochain au plus lard, pour se rouvrir à Canton le surlendemain, samedi 5 février.erreur I.e Souverain Pontife a reçu, (!::ns les premiers jours (’c h> i-• icr — c’était, si nos souvenir.» ne nous trompent, le D — les professeurs et ics élèves du Collège pontificat canadien à Borne, (’i-més par leur recteur, Mgr Paul-Endle Léger, I.e Pape, à cetle occasion, prononça, en l’honneur de nrtre "nys, ure allocution très élogie'.i-se, dont nous avons donné le texte, emprunté à VOssrnw'ore Ro-’"nno, «'ans le Devoir du lundi, 17 'envier, nage 2.C’est M.l'aW'é Charles Luirier (fi avait eu l’obligeance de no,-s mire '-er edie page, nrêclra-t qu'e'le rve't été ('île en franco's.Chose singulière, la brève dépêche ('e là Canaiiian Press, reproduite de bonne foi par p!"-sieurs journaux, spécifiait que le Pape avait parlé en anglais, a'ors mie son texte même, rédigé et orononec en français, avait paru (lacs VOsservatore Romano.D'où peut venir cette singulière errepe?La Canadian Press n’est roint coutumière de pareilles distractions.O H.LVAC T U A L I T E On demande un parrain L’AMIANTOSE Un village étouffe dans la poussière East Broughton L'orHcl» sensationnal d* M.LeDoux sur l'amiantose à East Broughton, paru dans "Le Deroir" du 12 janvier, a été publié en plaquette et est maintenant en vent» aux prix suivants : ^ 25 sous l'exemplaire — $2.50 la douxamt $20.00 le cent.Placez vos commandas au "Deroir", 434 est, rua Notre-Dame, Montréal.Il se produit à t'usine legislative québécoise un phénomène fort singulier : un bill est en instance de présentation et n'a tpas encore réussi à recruter un parrain.Une première démarche de la part de la corporation concernée s'est heurtée A un refus; te compère que l'on avait pressenti a décliné l'offre de parrainage, parce que le nouveau-né, ou se» parents, ne lui plaisaient pa».On l'a deviné, U s'agit du projet de loi que la Commission métropolitaine désire soumettre A l'agrément des Solons de ta Grande-Allée.Les auteurs du poupon législatif méritent pourtant considération; ils représentent en bonne et due forme quinze oilles de la région montréalaise.Malgré cela, au moment où nous en parlons, le compérage est sérieusement compromis, faute d’un député imbu de bonne volonté, disposé à présenter l'enfant sur les fonts baptismaux parlementaires.En cette occurrence, aara-t-on recours à la conscription, ou le bill subi-ra-t-il le sort des enfants morts sans baptême ?Aussi bien, telle est la discipline des Parlements, la députation ne peut être saisie d'un bit1, s’il n'est d'abord introduit par un député au mogen d'une formalité rigoureuse dénoigmée pétition.D’autre pArt, "te droit de pétitionner en vue de faire redresser quelques griefs ou d’obtenir des avantages partlcnlters est un principe fondamental de la constitution'’, lit-on dans tes gros livres.Par ailleurs, une pétition — ou demande — ne peut être présentée A ta Chambre que par un député; un citoyen, fût-il le plus considérable de la province.ne pourrait éluder cette procédure, sous peine de se voir éconduire par le grand connétable du lieu : i.e,: le sergent d’armes.Les élus des comtés doivent bien servir A quelque chose en temps de session, et le piti-tionnemenl au nom de leurs commettants, est l’une de leurs deux ou trois /onctions cap***~ i C'est même pour eux une ob'i-gatlon.rnr d quoi servirait une prérogative dévolue aux contrl-buab’es, si elle ne peut être con-venab'ement exercée ?Mais a'ors qu'arriverait-il si tons les députés s'employaient d jouer au ballon et refusaient à tour de rôle de patronner tire.mesure jugée par ailleurs régulière aux geux des "officiers en loi" gouvernementaux.Par 'a faute des mandataires du ben peuple, des payants seraient frustrés de leur droit de remontrance, et leur pétition prendrait ta route de la Morgue.Dans te cas, y a-t-ii des sanctions contre ceux qui se dérobent ainsi A leur devoir ?L’Angleterre d'autrefois imposait, paratl-il, des amendes aux “M.P.” obstinés.En tout état de cause, un bill fait appel d un parrain chez nos fabricants de lois et tous paraissent récuser ce filleut.comme si ce fût ua "Tit-Coq" illégitime., GRANDVIL^E j i fAOt DEVA Lt DtVUIK, MONTREAL, MERCREDI 26 JANVIER 1949 Courrier de France par Pierre da GRANDPRE Concours d'orge à Québec Une conférence de M.Fulgence Charpentier sur le Canada français — Large tableau de la vie canadienne pour un auditoire parisien M, Fulgence Charpentier, attaché de presse de l’ambassade du Canada à Paris, a prononcé.Te 19 janvier, au Centre européen ne ia Dotation Carnegie pour la paix internationale, une causerie sur le Canada français.Sa conférence a été précédée de la projection d’un film: “Les peuples du Canada”; elle a été suivie d’une discussion générale à laquelle participaient des étudiants appartenant à un groupe d’études internationales.Le tout constituait, pour un auditoire parisien, une utile initiation à la vie canadienne.Les explications que nous donnons de nous-mêmes sont si bien accueillies à Paris que nous ne voulons pas passer sous silence cette soirée de propagande culturelle.Après une brève introduction historique mettant en relief la vitalité de l’ilêt français au sein des masses anglo-saxonnes d’Amérique du nord, M.Charpentier aborde le problème de l’entente entre les groupes ethniques du pays, entente qui n'est plus rompue que par des réapparitions toutes occasionnelles et locales de chauvinisme, car “les meilleurs éléments des deux parties constituantes de la population canadienne cherchent à régler les problèmes dans un esprit de conciliation qui a toujours jusqu’ici fini par triom-pher”."La formule d’ailleurs, poursuit le conférencier, est toute trouvée, c’est de maintenir l’équilibre en consentant une égalité d’avantages pour une égalité de sacrifices.Dans la plupart des conflits qui ont mis aux prises les Canadiens de langue française et de langue anglaise, il s’en est toujours trouvé, parmi les membres de la majorité anglo-saxonne, pour défendre résolument les membres de la minorité de langue française.’’ La récente nomination de M.Saint-Laurent au poste de premier ministre, les paroles qu’adressait M.Mackenzie King aux Canadiens français lors de l’occupation de la France: "Vous êtes les dépositaires de la tradition et de la culture françaises sont retenues par l’orateur comme des illustrations de cet état d’esprit, qui fait de la Confédération un pacte d’honneur, et de la nation canadienne un ensemble complexe basé sur le respect mutuel des éléments raciaux qui la composent.La part du Canada français M.Charpentier s’attache ensuite plus spécialement à montrer l’apport des Canadiens français dans la Confédération.Us ont indéniablement joué un rftle historique de premier plan.Colonisateurs et missionnaires de la Nouvelle-France, explorateurs, traitants ou défricheurs, les pionniers de sang français "apportaient partout avec eux deux richesses civilisatrices: la langue française et la religion catholique”, et c’est surtout à ces deux forces qu’il faut se référer, si l’on veut bien comprendre le sens de la devise de la province de Québec: “Je me souviens.“Ce rôle historique, ils l’ont encore joué dans le domaine po- Avis de décès CHARPENTIER.— A Côte des Neiges, le 25 janvier 1948.à l’âge de 48 ans, 11 mois, est décédée Germaine Mongeau, épouse de Ludger Charpentier, propriétaire de la Photographie L.Charpentier, demeurant au no 41019 avenue Lacombe.Les funérailles auront lieu vendredi le 28 courant.Le convoi funèbre partira des salons J.-R.Deslauriers, no 5650 Chemin Côte des Neiges, à 9 h.45.pour se rendre à l’église Notre-Dame des Neiges, où le service sera célébré à 10 heures, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.litique.Aucun historien impartial ne peut nier que le Canada français a apporté à l’orientation polilique de la nation canadienne des vues originales et constructives.Tandis que certains politiciens attardés pensaient encore en coloniaux, les députés et les ministres de langue française sc rendaieni manifestement compte qu’ils vivaient dans un pays d’Amérique et que l’avenir de leur pays devait être dirigé vers leur destin américain.Le Canada, à leurs yeux, ne devait être le satellite de personne, et la seule condition qu’il pouvait accepter était I'achemmoment vers l'autonomie et la sou-I veraineté.Epanouissement intellectuel M.Charpentier consacre la dernière partie de sa causerie à l’éducation, aux universités, aux collèges et couvents, aux écoles primaires et à la scolarité obligatoire; il évoque les luttes scolaires, d’où "est sortie la reconnaissance constitutionnelle des droits du français, qui est l’une des deux langues officielles du Canada.” Le Canada français envoie chaque année'un grand nombre d’étudiants et d'artistes à l’étranger.Plusieurs viennent à Parish "Les Canadiens Irançais, à cause de leur tempérament latin sans doute, sont tout naturellement portés vers les arts, vers la peinture, vers la musique, vers les sciences exactes et vers la médecine”.L’orateur mentionne, entre autres, MM.Wilfrid Pelletier, Raoul Jobin, Arthur LeBlanc; parmi les peintres qui sont actuellement à Paris, Jean Soucy, Pierre de Ligny Boudreau, Mimi Parent, d’autres, continuent la traditiou d’un Côté, d'un Gagnon, d’un Borduas ou d’un Pel-lan.Après un regard sur le théâtre et la littérature — prix Fé-mina 1947 à Mlle Gabrielle Roy, et autres récompenses littéraires à des écrivaihs de chez nous, à un Ringuet, à une Germaine Guè-vremont — M.Charpentier conclut: “Les Canadiens d’origine française participent à toutes les manifestations de la vie nationale.” Dans cette Amérique du nord qui est l’héritière privilégiée des deux civilisations les plus fécondes spirituellement de l’Occident, “ils servent de lien entre votre pays (la France)t et les éléments de langue anglaise, soit britanniques, soit américains”.L'union de l'auto veut un fonds de bien-être Détroit, 26 (A.P.) — Le président le la section comptant le plus de membres dans l'union des travailleurs américains de l’auto alliés au C.I.O-, Thomas Thompson, vient de proposer la création d’un fonds de bien-être des employés, s’étendant à toidc cette industrie.Chef de l’union chez Ford, Thompson estime que ce projet pourrait intéresser plus d’un million de travailleurs.L’union de l’auto avait déjà indiqué ces derniers jours qu’en négociant de nouveaux contrats collectifs de travail elle insistera pour la création de tels fonds plus encore que pour une hausse de salaire; mais il n’avait pas été question dans £°ii communiqué d'étendre ce principe à toute l’industrie de l’auto.C’est précisément à la compagnie Ford que se négociera, ce printemps, le premier renouvellement de contrat.La proposition de Thompson permettrait à tout unioniste de changer d’employeur dans la même industrie sans perdre ses droits à une pension de retraite et au fonds de bien-être.» M.Elzéar Daoust, de Howick, ' comté de Châteauguay, remporte le championnat provincial du Québec dans le concours national de l’orge, annonce-t-on aujourd’hui.M.Daoust a triomphé j .sur 295 cultivateurs d'orge du ! Québec, dans ce 8e concours an-j nuel.1 Le championnat du Québec î vaut à M.Daoust la somme de I $150, en plus de $50 déjà gagnes ! à titre de lauréat du concours de j sa région.De plus, il s’est assuré le droit de participer avec qua-| ire autres gagnants régionaux du 1 Quebec, au concours interprovincial entre les représentants I du Québec et de l’Ontario pour ! décider du championnat de l’est du Canada.Des prix de $500 sont offerts aux gagnants de ce championnat.M.Daoust et les quatre autres lauréats seront ce soir invités d’honneur à un banquet offert à Montréal par l’Association des brasseries du Québec, ou ils recevront leurs prix et dès certificats d’honneur.Le concours national de l’orge se tient sous les auspices des brasseurs et de ' l’industrie du malt au Canada, et par ITiistitut pour l’amélioration de l’orge.Il est dirigé par les ministères provinciaux et fédéral de l'agriculture et les écoles d’agriculture des cinq provinces du Canada où l’on cultive le grain.Comme condition, les candidats doivent planter un minimum de cinq acres d'orge à malt de type approuvé et mettre 40 boisseaux à la disposition des juges.Selon les règlements très sévères du concours, pour mériter un prix, l’orge doit être au moins égale à la qualité no 1 pour semences.Les autres lauréats dans le concours provincial du Québec sont: 2e prix, $100: Leopold Beaulieu, Ste-Martine.comté Châ-teauguay; 3e prix, $75: le Frère Pamphile, orphelinat agricole, Les Cèdres, comté boulanges; 4e prix, $50: Alphérie Beaulieu, Ste-Martine, comté Châteauguay; 5e prix, $25: Rosario Breault, rang St-Guillaume, St-Edmond, comté Drummond.R VIENT S'EXERCER AU-DESSUS DE NOTRE SOL ifT ri * mm m —1 i ^ tu m « i a Dernière acquisition du genre, ce bombardier à réaction, modèle B-45A, d’une vitesse supérieure à 550 milles à l'heure, s’arrêtait dernièrement à Edmonton, en route vers le Nord où il va poursuivre des essais sur le vol des appareils de ce tÿpe dans des conditions climatiques rigoureuses.(Photo CP.) Elections municipales dans la banlieue A Dorval, Ville-Saint-Pierre, Ville-Saint-Michel, Jacques-Cartier, Longueui^ Mantréal-Ouest et Sainte-Anne-de-Bel!evue — Ailleurs dans la province.Assemblée des pêcheurs sportifs Un des points saillants de l’Assemblée annuelle de la Société des Pè-( cheurs sportifs, à l’Auditorium du Montreal High School, 3449 rue Université, mercredi le 26 janvier, sera la présentation des prix aux gagnants des Tournoi de Pêcha et de Photographie.Officiers et directeurs seront élus à cette assemblée, qui commencera à 7 h.45 p.m.Le président A.T.Stlkeman, et les présidents des Comités présenteront leurs rapports sur les activités de l’année; on esquissera les grandes lignes pour les projets de 1949.Après l’assemblée d'affaires, de nouveaux films sur la vie au grand air seront montré*.L’entrée se fait sur présentation de carte de membre courante.Les cartes de membre pour 1949 seront émises à la salle.Cours de la S.O.C.ACHETEZ VOS PLEURS ICI La Patrie Fleuriste 168 est, Ste-Catherine écoutez Livraison partout directe- l® ^eu¦ w • x-x m ip • ; .¦.%* • Il y en a qui diront.• ï - “Elle a l’apparence massive d’une puissante locomotive Diesel!” a VIF 4 ' ' s' | | h ^ s ÿvljXÇ • v.¦ •.'Sv.ÿÿft * ' - Elle s’en vient m œipmi CHEVROLET C-449t < * il S^iiiiinïiï iffii'il I1IÉI1 ® ÿ.::" • \.s :s CHEVROLET MOTOR SALES COMPANY OF MONTREAL LIMITED 2085 ouest, rue Ste-Cathèrine, Montréal, Qué.DES CHATELETS AUTOS LIMITEE 4590, rue St-Denis DUVAL MOTORS LIMITED 529, rue Jarry LEDUC AUTOMOBILE, (Canada) Ltée 3421, ave du Parc (près rue Sherbrooke) DUVAL MOTORS LIMITED 3930 est, rue Ste-Catherine ROBITAILLE MOTORS LIMITED 5004-5016, boul.Décarie DOYLE MOTORS LIMITED 4501, ave Bannantyne, Verdun, Qué.’t 1 3 t ' -«.11,1 ; n m I j .«.y- ) 7 LESAGE SAINTE • THERESE P.Q.LE DEVOIR MONTREAL.MERCREDI.2< JANVIER 1949 Tirage certifié par l’Audit Bureau of Circulations Une nouvelle guerre ruinerait Thumanité et la chrétienté “D’où qu’elle vienne, de l’Est ou de l’Ouest.” — Fortes paroles de S.Exc.Desranleau.— “Ce crime qu’est l’idéologie de la guerre.” — “Il n’y a plus à consulter les vieux auteurs qui ont parlé de la • guerre d’autrefois et qui l’ont déclarée.licite”.Mgr On nous transmet l’extrait suivant d’une lettre circulaire de S.Exc.Mgr Desranleau, évêque de Sherbrooke, à son clergé, en date du 3 janvier 194S.Mgr Desranleau y déclare notamment qu’ une nouvelle guerre, d’où qu’elle vienne, de l’Est ou de l'Ouest, serait la ruine de l'humanité et de la chrétienté, le retour en barbarie, la plongée en pleine décadence’’.L’évêque de Sherbrooke ajoute: “Il n’y a plus à consulter les vieux auteurs qui ont parlé de la guerre d’autrefois, et qui.l’ont déclarée, sous certaines conditions, licite”.Et il porte sur la guerre moderne une vigoureuse condamnation.Voici le passage qui traite de la guerre: “Sous le signe de Marie, Reine de la paix, tous ceux qui, d’esprit lucide et de coeur pur, appartiennent au Christ, c’est-à-dire qui acceptent sa doctrine et L'Espagne revendique quatre des archipels du Pacifique 1 ^ .¦ ' - - — i -, Elle les aurait découverts il y a quatre siècles et occupés au moins jusqu’à la Grande-Guerre —- Sa réclamation concerne aussi les Carolines et Mariannes Madrid, 26 (Reuter) — Un numéro récent de la revue espagnole bi-mensuelle ‘Africa’ qui jouit du patronage du généralissime Franco, réclame le droit pour l’Espagne d’occuper quatre archipels et trois stations de charbonnage du sud de la Micronésie, dans le Pacifique, en vertu de deux traités du siècle dernier passés entre ce pays et l’Allemagne.La revue utilise sur ce point le témoignage d’Emilion Pastor Santos, président-fondateur de la fraternité hispano-philippine et conseiller à la légation que la république Philippine vient d’ouvrir à Madrid.De ces quatre archipels, le plus connu est celui des Pescadores, les autres se nommant Peguan, Arreciffe et Matador; quant aux stations de charbonnage elles sont situées respectivement dans les archipels Marianne, Palaos et Caroline, que dei navigateurs espagnols avaient découverts dès le 16e siècle.L’article d’“A-frica” rappelle qu’à la suite d’un incident diplomatique en 1885, le Vatican avait été prié d’arbitrer le conflit entre Berlin et Madrid et une réunion de cardinaux, tout en reconnaissant les droits primitifs de l’Espagne sur ces trois derniers archipels, avait recommandé que l’Allemagne y eut pleine liberté de commerce.navigation, pêche et réapprovisionnement en combustible.Ces trois archipel* avaient été enlevés à l’Allemagne par le Japon durant la Grande Guerre de 1914-1918; mais les Américains les ont arrachés aux Japonais au cours du dernier conflit mondial et ils se trouvent maintenant sous mandat d’administration de l’O-N.Ù.D’après Santos, les quatre premiers archipels — Peguan, Arreciffe, Pescadores et Matador — n’ont jamais été reconnus comme parties intégrantes des trois autres, malgré leur voisinage; et l’Espagne ne les avait par suite pas inclus dans les traités de 1899 par lequel elle abandonnait ses droits aux Carolines, Mariannes et Palaos, en échange d’une promesse allemande d’égalité de traitement.En Cour supérieure 1 1 ' ' " "" " *¦ t H.Laflamme aura $20,600 Il avait intenté une poursuite de $50,000 à Montreal Tramways et Provincial Transport, par suite d'un accident survenu en 1947 ^près pi délibérations, hier après-midi, un jurjê civil présidé par le juge Edouard Fabre-Surveyer, a accordé à M.Emile Laflamme, père de quinze enfants, la somme de $20,600 pour dommages subis dans un accident survenu le 7 octobre 1947, sur la route de Chambly.Les défenderesses étaient Provincial Transport et Montreal Tramways, propriétaires des autobus qui étaient entrés en collision.M.Laflamme, qui était dans l’un des autobus, avait été gravement blessé, et il avait dû être transporté à l’hôpital, où il était resté inconscient douze jours.Depuis çette malheureuse aventure, il ne peut plus exercer son métier de mécanicien.M.Laflamme réclamait des compagnies précitées la somme de $50,000.Il était représenté par Mes Pierre Barrette et Jean Martineau, c.r.Le procès a duyé plus de trois semainés, et on y' a fait comparaître un nombre incroyable de témoins.Les deux compagnies se présenteront maintenant devant un autre juge de la Cour supérieure, pour faire établir une juste répartition des dommages à payer.La police a-t-elle battu ce jeune homme ! Le sergent aurait maltraite un jeune inculpé au posta de police Décès du médecin-chef de la police Le médecin-chef du service de la police, le Dr Bernard A Conroy, 64 ans, est décédé dmie attaque cardiaque, ce matin, à l’hôpital Herbert Reddy Memorial.Le défunt était au service de la police depuis 27 ans.11 était aussi président du bureau de direction de cet hôpital, gouverneur du Coîlège des médecins et chi-rurgiens et médecin de la Canada Steamship Lines.Le Dr Conroy a représenté, comme député libéral, pendant plusieurs années au parlement provincial, la circonscription de Ste-Anne.11 était Chevalier île Colomb et membre de la St.Patrick Society.Il laisse dans le deuil, sa femme, née Eva Laprai-i ie, sa fille Patricia, de Boston son frère, Lawrence, de Montréal.Raffinerie de titanite à constrilire à Sorel New-York, 26 (C.P.) — La mpagnie de construction Fra-•-Brace, de Montréal, vient vbtenir le contrat d’érection à rel d’une raffinerie de mine-i de fer titanique pour le mpte de la Quebec Iron and tanium, une filiale de Ja Ken-cott Copper Corporation.La vérité est, quelquefois, difficile à dénicher; dans la cas qui nous occupe, l’une des parties en cause ment effrontément.Un tout jeune homme, Marcel Poissant, était conduit l’autre jour devant le recorder McManamy pour avoir flâné.La police raconte comment l’accusé et ses 5 compagnons n’ont pas voulu obéir assez rapidement à l’ordre de “circuler”.L’egent raconte même que Poissant a prononcé des paroles injurieuses à l’égard de la police et que, finalement, il a donné un coup de tête dans l’estomac ^J’un sergent venu prêter main-forte à ses confrères.1 Le recorder a été obligé de renvoyer la plainte car rien ne prouvait (*Je Poissant avait “flâné”; mais ie tribunal a exprimé un très vif étonnement que l'on n’ai pas accusé le jeune homme d’au moins quatre eu cinq offenses relevant du code criminel.M.McManamy est même allé jusqu’à conseiller fortement aux agents de reprendre la plainte sous un autre chef.Poissant est défendu par Me Paul Robitaille qui veut faire entendre au tribunal la version de son client sur cette question de bataille —- puisque l’agent de police y a fait allusion.Mais la Cour s'y oppoSe, n’ayant devant elle que l’accusation de flânerie.Toutefois, nous avons obtenu de Poissant, après l’audience, l’étonnante histoire que voici: Il parait qu’un sergent de police, après avoir conduit au poste numéro 4 le prévenu et au moins l’un de ses amis, s’est mis à frapper Poissant é coups de poings dans le visage et, une fois le jeune homme par terre, à labourer son corps de coups de pied.Tout cela, à l’intérieur du poste de police et sous les yeux paisibles d'une demi-douzaine d’agents.Bien mieux.Poissant, meurtri, est conduit en cellule où le sergent vient le retrouver et menace encore de lui faire un mauvais parti.Quelques jours plus tard.Poissant a porté plainte au quartier général de la police et a raconté sous serment les choses que nous venons de décrire.Les autorités ont fai» enquête et .nient formellement les accusations de Poissant.Qui a dit la vérité?Poissant a-t-il fait un faux serment?Les agents ont-ils qienti à leurs supérieurs?Nous ne le savons pas.¦ Il est rumeur, pour le moment, que la police porte une autre plainte contre l’accusé.D’autre part, on dit que Poissant va aller en Correctionnelle, demander justice contre son assaillant.Nouveaux chefs ^ de district Agissant à la recommandation de M.Raymond Paré, chef du service des incendie, le Comité exécutif a promu les capitaines Robert Leggett et Armand Burette au grade dë cher de district qui observent ses préceptes, lutteront contre la guerre, s’opposeront à ceux qui la préparent sans cesse, parce qu’ils la veulent inévitable.Avec Sa Sainteté Pie XII qui, à maintes reprises, a déclaré que la guerre, celle de 1939 comme celle qui nous menace, est inutile, injuste, cruelle et destructrice de tous les biens temporels et spirituels; ils proclameront qu’une nouvelle guerre d’où qu’elle vienne, de l’Est ou de l’Ouest, serait la ruine de l’humanité et de la chrétienté, le retour en barbarie, la plongée en pleine décadence.“En plus de prier pour la paix, nous lutterons de toutes nos force» et à tous les instants contre ce crime qu’est l’idéologie de la guerre.Il n’y a plus à consulter les vieux auteurs qui ont parlé de la guerre d’autrefois et qui l’ont déclarée, sous certaines conditions, licite; la guerre d’aujourd’hui, celle qui se sert de la force atomique et des semences microbiennes, celle qui détruit la cité bien plus que l’arme, celle qui tue les hommes pour s’emparer des matières premières et pour s’assurer des comptoirs de vente; cette guerre-là, qui a déjà ruiné à moitié l’univers et qui voudrait finir son oeuvre pour l’avantage de quelques archi-ca-pitalistes, il faut absolument qu’elle disparaisse de la face de la terre; elle est évidemment l’oeuvre de l’inconscience et de l’amoralité; ses effets nous font connaître son origine; elle vient de l’ennemi de tout bien, de celui qui est menteur depuis le commencement et ne laissera jamais le Royaume de Dieu s’établir en paix dans le monde.” (Extrait d’une circulaire de S.Exc.Mgr Desranleau, évêque de Sherbrooke, à son clergé, en date du 3 Janvier 1949).Nous aurons sous peu des "voies bleues" à Montréal Les routes de pénétration seront éclairées au moyen de lampes émettant une lumière bleutée, de façon à constituer un guide pour la circulation touristique et celle de la banlieue — M.Albert Leduc expose les plans du service municipal des travaux publics à ce sujet (par Louis Robillard) En vue de décongestionner la circulation dans le centre de la ville de Montréal, les techniciens municipaux ont déjà préparé des plans, prévoyant l’établissement de voies à circulation rapide reliant les huit ponts d’accès de l’île de Montréal au centre de la métropole.C’est ce qu’on est convenu d’appeler les, “voies de pénétration”.Les plans prévoient aussi l’établissement d’autres artères à circulation moins rapide mais très dense, traversant la ville dans toutes les directions et destinées à décongestionner rapidement le centre, surtout aux boires d’affluence.Celles-ci, on les appellera les ’’voies de distribution”.On a déjà appliqué ce système dans plusieurs des grandes villes d’Amérique et d’Europe.Bien que répondant très bien aux besoins durant les heures de jour, un tel enchevêtrement d’artères est susceptible de causer de sérieux embarras pendant les heures de nuit, surtout aux touristes, si les routes & suivre ne sont pas indiquées de façon très claire.De façon à parer à cet inconvénient, la division technique du service municipal des travaux publics se propose d’éclai-re: les voies de pénétration avec des lampes émettant une lumière d< couleur particulière — disons la lumière bleutée de la lampe à vapeur de mercure — tandis que toutes les autres artères de la ville seraient éclairées avec des lampes à incandescence qui donnent la lumière blanche ordinaire que nous connaissons tous.Les routes bleues ainsi établies constitueront un guide excellent tant pour la circulation touris- tique que pour celle de la banlieue.Cette méthode ne remplacerait évidemment pas le régime du panneau-indicateur.Elle ne ferait que le compléter, et ce, de façon efficace, durant la nuit.M.Albert Leduc, ingénieur au service municipal des travaux publics, exposait cet intéressant projet des routes bleues, devant Yllluminating Engineering Society, section de Montréal, réunie aujourd’hui à l’hôtel Queen’s.Quand?Mais dans combien de temps bénéficierons-nous de ces routes bleues?M.Leduc ifépond: Montréal possède déjà certaines voies à circulation ultra-rapide, servant néanmoins à relier le centre de la ville aux huit ponts d’accès, notammeht le boulevard Décarie, le chemin Upper Lachi-ne, la partie est de la rue Sherbrooke, le boulevard Pie IX et le boulevard Saint-Laurent.Le service municipal des travaux publics se propose, dès la première étape de la modernisation de l’éclairage des rues montréalaises dont on a commencé la réalisation, d’éclairer ces routes avec de la lumière bleutée pour servir de guide à U circulation interurbaine.Au fur et à mesure que s’ou-vriront les nouvelles artères, poursuit M.Leduc, nous y effectuerons le transfert de ce genre d’éclairage.Ainsi, un automobiliste arrivant des Etats-Unis après la tombée du jour, se trouvera sur une route à lumière bleutée, dès qu’il aura laissé le pont Honoré-Mer-cier, et il n’aura qu’à suivre directement la voie pleue pour se rendre au centre de la ville.De même, un touriste se trouvant au centre de la ville et voulant rentrer chez lui, n’aura qu’à suivre l’une de ces routes bleu- Adrien Arcand el sept de ses compagnons libérés de la plainte portée contre eux avant 1940 La barbotte est déménagée Trisle nouvelle pour le* gem de Cête-de-Liesse : I* barbotte n'y e»t plut !i On nous apprend, hélât, qu’elle a déménagé tet tapit verts hier toir à quelque dislance de li: à Côte Vertu, chet M.L.De Côte en Côte, nous voici dant la bon chemin: la VERTU mène au ciel tout droit ! Un jugement du juge Edouard Archambault, de II Cour des Sessions de la Paix — Requête rejetée Alambic saisi Les agents de la police fédérale ont opéré la saisie d'un alambic, à Saint-Stanislas de Kostka, près de Valleyfield, la nuit dernière.Cet appareil pouvait produire 50 gallons d’alcool par jour.On a arrêté en même temps deux personnes qui se trouvaient sur les lieux: ce sont Marcel Isabelle, de Valleyfield, et Gérard Boileau, d’Hemmingford; les prévenus: doivent comparaître à Valleyfield, cet après-midi; de plus, la police recherche un troisième présumé complice.Finalement, les agents ont aussi mis sous séquestre une automobile et 500 gallons de moût.tées qui le conduira directement à l'un des ponts d’accès.Avec ce programme, dit M.Leduc, nous pensons doter la ville de Montréal d’un système d’éclairage qui réponde vraiment à ses besoins fonctionnels, tant dans l’avenir immédiat que dans l’avenir plus éloigné.M.Leduc a donné pour titre à sa causerie d’un vif intérêt: La modernisation de l’éclairage des rues de la ville de Montréal.On installera près de 15,000 lampes nouvelles d'ici quatre ou cinq ans.Montréal se trouvera alors doté de quelque 18,000 lampes de types modernes et verra son niveau d’éclairage élevé dans son ensemble de trois à quatre fois ce qu’il est présentement.LES CHEFS DES QUATRE PARTIS AUX PRISES AUJOURD’HUI A OTTAWA Cet quatre hommes dirigent les blocs parlementaires qui vont se retrouver aux prises à l’ouverture de la session aujourd'hui à Ottawa.Des quatre, deux ont aussi été ou sont encor* des chefs de gouvernement en même temps qu* de parti.De gauche à droite: MM.Solon Low, chef du groupe du Crédit Social; Ceorg* Draw, chef conservateur-progressiste; Louis Saint-Laurent, premier ministre et chef libéral; et James Coldwell, chef de la CCF.(Photo C.P.) L'AMIANTOSE Les luttes et les misères des ouvriers d’East-Broughton Evoquées par l'akbé Louis Marais, qui fut l'aumônier-fondateur du syndicat national catholique de la "Quebec Asbestos Corporation" — Comment la compagnie s'est comportée-Ceux qui rampent.* Voici le texte d'une lettre adressée à M.le curé d’East-Broughton, par M, l’abbé Louis Marais.M.l’abbé Marois fat vicaire à East-Broughton plut de quatre ont; à titre 4 Maison Pi# XII, Québec, le 22 janvier 1949 Monsieur le curé, East-Broughton, Beauce, P.Q.Cher monsieur le curé.J’ai lu avec I* plus grand Intérêt l’article de monsieur Burton LeDoux, dans “Le Devoir”, sur “L’Abattoir d’East-Broughton”.je ne doute pas que les ouvriers d’East-Broughton ont dû trouver là un regain de fierté et de courage pour continuer l’amélioration de leur situation et celle de leur famille.Rappelons-nous les luttes ardues pour obtenir le droit de s’unir en syndicat et s'unir de façon durable.Ce fut long et dur; vous le savez mieux que quiconque.Mais la vaillance des ouvriers eut sa récompense.L* syndicat est maintenant établi sur des bases solides et durables.LES SALAIRES On s’unit en syndicat pour obtenir d’abord un sort meilleur.Quels salaires étaient payés à la mine en 1940 : $0.32, $0.37 l'heure, parfois $0.40 et très rarement plus pouf les plus compétents et les plus responsables.N’était-ce pas ridicule ?Certaines personnes d'East-Broughton croyaient que c'était bien payé et que les ouvriers n’avaient aucune raison de se plaindre.Certains ouvriers même croyaient cela suffisant.Ils s'étaient habitués à leur esclavage.La grande majorité des ouvriers mineurs voulaient vraiment faire vivre leurs familles.Ils l’ont prouvé par leurs luttes syndicales pour l’obtention de meilleures conditions de salaire.Comparons les prix d’alors et ceux qu’ils ont obtenus depuis.Sont-ils trop bien payés aujourd’hui 9 d’aumônier-!ondaleur du syndicat catholique de la paroisse, il fut témoin des faits qu’il rappelle.Il occupe maintenant le poste d’aumônier diocésain de l’U.C.C, et du C.L-A.A.INSECURITE ET PRESSIONS Que dire encore de la sécurité d’emploi ?Que d’ouvriers, lorsque j'étais vicaire à East-Broughton, se plaignaient d’avoir été suspendus et même congédiés sans raison.Que dire de l'Influence indue exercée par les patrons, au dire des ouvriers, en temps de campagne électorale ?Dans ce temps-là, il n’y avait pas de syndicat.Les ouvriers du temps m’ont raconté bien des histoires à ce propos.EXEMPTIONS DE TAXIS Parlons des taxes dont la Quebec Asbestos Corp.s'est vue exemptée.Parlons des difficultés éprouvées par le Conseil Municipal, quand le temps de l’exemption fut expiré.Qu’est-il arrivé au tnaire Poulin, résidant actuellement à St-Lamb*rt de Montréal et propriétaire de l’Asbestonoi?Ne m’a-t-on pas raconté qu’on avait forcé les ouvriers de la mine, avec menace de fermer la mine, d'exercer les pressions voulues pour que ce maire Poulin quitte sa paroisse, et de soutenir les autorités de la Quebec Asbestos Corp., dans ses difficultés avec le Conseil municipal ?• TYRANNIE On a parlé de tvramie, dans l’article de monsieur Burton LeDoux; le Lock-Out qu* nous avons connu durant deux mois, n'était-il pas de la tyrannie ?On parle de poussière d’amiante.Des gens du dehors viennent prêter main-forte à la population d’East-Broughton dans leurs revendications pour faire disparaître la poussière de la mine.Ce qui est possible à la Compagnie; tout le monde le sait.Bravo à ces messieurs.Les autorités finiront par donner justice et par faire marcher la Quebec Asbestos Corp.dans le sens de l’hygiène.Nous l’espérons, et cela malgré les quelques â-plat-ventristes d'East Broughton.Ces gens-là n’ont jeme's au M On trouvera dans son texte d’intêres-tantes précisions sur le comportement de la compagnie, sur les difficultés el les luttes des ouvriers à East-Broughton, (Les sous-titres sont du Devoir); qu’était le sens des mots : bien commun.Ils auraient tout à gagner à ne pas toujours ramper devant les puissances d’argent.Quel est le motif qui les anime, on ne l'a jamais su.Est-ce un motif noble et élevé ?MORTS AVANT L’ACE Où sont aujourd'hui Donat lessard, Ovide Nadeau, Lucien Dallaire, le gros Nadeau, comme je me plaisais à l’appeler et dont {'admirais la santé débordante et bien d'autres qui reposent au cimetière paroissial.Etaient-ils rendus à l’âge où on a coutume de mourir ?Que dire des avertissements reçus par Philippe Gilbert, Alfred Veilleux, Lucien Nadeau, etc.par les médecins qui leur enjoignaient de quitter leur travail à la mine ?Pourquoi fous ces émigrés d’East-Broughton à Magog, Granby, Asbestos, St-Lambert ?Oui, les ouvriers d’East-Broughton ont bien fait d'ouvrir leur coeur à ce monsieur LeDoux et d* lui confier les griefs et les malheurs qui sont les leurs.QU'ON AGISSE ! L'opinion publique est alertée.Qu’on soit fort, et ces griefs disparaîtront et ces malheurs cesseront.Qu'on agisse donc fortement au sein de la population d’East-Broughton, c’est le temps plus que jamais de réclamer justice.Qu’on ne se lasse pas d’agir.Voilà, cher monsieur le curé, ce que m’a Inspiré l’article de monsieur LeDoux.je me suis permis de le féliciter de son courage et d* son désintéressement.J'aurais voulu transmettre cette lettre à tous vos braves paroissiens, ce que vous ferez vous-mêm* si vous le jugez à propos.Mes meilleures amitiés.Votre tout dévoué en N.-S.; LOUIS MARDIS, ptre, ex-aumônier du syndicat d’E.-B.Dans un jugement rendu ce matin, le juge en clicf Edouard Archambault, des Sessions de la paix, a déclaré Adrien Arcand et sept autres personnes “mainte-nnat libérés des fins de la plainte qui avait été portée contre eux” avant leur internement, en mai 1940.Il rejette toutefois leur requête, demandant que leurs empreintes digitales soient détruites: que le tribunal soit dessaisi de la plainte et de la cause, pour manque de juridiction, et que le jugement du juge DeSerres soi considéré comme un acquitte ment; que les exhibits produit au procès leur soient remis.Les sept requérants, en plu de M.Arcand, sont: le Dr Nor Décarie, MM.J.Roméo Rare! Hugues Clément, Léopold Bn net, Marius Catien, P.Séguin i Henri Arcand.Ces huit personnes avaient él arrêtées le 29 mai 1940, sous l’ac cusation d’avoir contrevenu au règlements 39 et 39a de la défen se du Canada.La ville de Montréal y perdra avec le canalisation du Sainf-LaurenI Tel est l’avis du maire de Montréal, M.Camillien Houde — Assemblée annuelle, de l’Est Central Commercial Inc.Le maire de Montréal, M.Camillien Houde, a déclaré hier devant les membres de l’Est central commercial Inc., qu’il a bon espoir que le “Merchandise Mart” sera réalisé bientôt.Le maire a ajouté qu’il faut s’occuper activement de cette question, et le plus tôt possible, avant que des développements d’ordre national ne surviennent, comme la canalisation du St-Laurent, qui ne viennent contrecarrer l’efficacité de rendement.M.Houde a discuté aussi des problèmes municipaux, en homme d’affaires, regrettant de ne plus pouvoir régler lui-même rapidement ces questions, comme ce fut le cas déjà.Selon M.le maire, le contribuable montréalais sera peut-être appelé, bientôt, à payer de nouvelles taxes pour defrayer le coût des expropriations de la rue Dorchester, et pour la construction d’un “Merchandise Mart”.Au sujet de la canalisation du Saint-Laurent, le maire Houde a dit que si ce projet ee réalise, Montréal perdra une partie de son importance comme port de mer, et que nombre de navires nous passeront sous le nez pour aller s’amarrer dans quelque port des Grands Lacs.La métropole devra donc trouver d’au- tres moyens pour compenser pour sa perte maritime.La police Les membres de l’Est central ont réclamé une protection plus grande contre les brigandages de nuit.Le maire Houde a souligné qu’il faudrait d’abord refaire le moral de notre jeunesse, puis ensuite obtenir une force policière plus nombreuse.Nous avons une force constabulaire plus forte que jamais auparavant, a dit M.Houde, mais dans le temps, les policiers tra vaiüaient 12 heures par jour, tandis qu’aujourd’hui ils ne travaillent plus que huit heures par jour.Selon le maire, il faudra 500 policiers de plus à Montréal.Elections Avant l’assemblée, un buffet froid a été servi.Le maire a ensuite procédé à l’assermentation du conseil pour l’année.L’exécutif de l'année dernière a été réélu au complet.H est composé de MM.René La Salle, président; J.-Ernest Cadieux, 1er vice-président; Théo.Beausoleil 2e vice-président; J.-T.Beaudin, trésorier honoraire; J.-Alphonse Ci-nion( secrétaire honoraire, et Gaston-J.Lacroix, C.R., conseiller juridique.Le trolleybus Amherst en service Le service de trolleybus sur la rue Amherst sera inauguré officiellement vendredi anrès-midi, et les voitures, si tout se développe normalement d’ici là, seront n circulation à compter de samedi.Au cours de la présente semaine, quelques tiolleybus seront mis à l’essai sur cette voie de trolleybus, afin de familiariser les conducteurs avec les difficultés de la route.La route est en effet capricieuse et les virages sont par endroits assez brusques, de sorte que le conducteur -'oit être au fait de tous les “accidents” afin de maintenir le trol-.s en place sur son fil.La réalisation du circuit représente pour les ingénieurs du la compagnie des Tramways de Montréal une belle victoire technique car outre la pente de la rue Arnherst, il fallait prévoir des virages à angle très prononcé, de sorte "lie le tracé du réseau de fil présentait plusieurs difficultés.La cérémonie d’inauguration aura lieu à 3 heures 30, vendredi après-midi, alors qu’un groupe d’officiels île la compagnie, d'invités et de journalistes parcourront le traiet du nouveau rircujj et assisteront à une réception.Le code du Iraveif Un# misa au point de M.R.-J.Lamoureux Un Politbureau pour l'Allemagne de l'Est Berlin, 26 (A.P.) — Les communistes de l’est de l’Allemngnc viennent d’installer à leur tête un conseil supérieur modelé sur le Politburcau de Moscou.Ce conseil comprendra le président du parti, Wilhelm Pieck, son ad- Montréal, P.Q„ le 25 janvier 1949 Le Devoir, 432 est, rue Notre-Dame, Montréal, P.Q.Cher monsieur, On m’apprend que voire journal dans son édilion du 24 janvier dernier me prêle une soi-disant déclaration à l’effet que j’approuverais le projet de loi connu sous le nom de bill no 5 et que la seule chose qui m’in-quieterait serait son application.Je tiens à déclarer ici que je n’ai encore fait aucune déclaration a ce sujet mais ceci ne veut pas dire que lorsque j’aurai digéré les parties “comestibles” de ee bill, je ne vous ferai pas parvenir alors une déclaration signée dans laquelle j’exposerai la politique de notre union à ce sujet.Vous remerciant de votre courtoisie passée j’espère que vous voudrez bien accorder à la présente déclaration le.même crédit qu’à celle que m’ont prêtée certaines personnes non autorisées.Je n’ai jamais craint de prendre mes resjRonsabüités lorsqu’il s’est agi de défendre les intérêts de la classe ouvrière et je ne manquerai pas à mon devoir de eritiquer et de condamner les parties néfastes de ce projet de loi.Bien à vous, United Steelworkers of America, H.-J.LAMOUREUX, sous-directeur, district 5.joint, Otto Grotcwhol, et le nouveau maire du secteur russe de garnison à Berlin.Friedrich Ebert.Sous leur direction se trouveront autant de secrétaires que la zone soviétique d’occupation de l’est compte de provinces.La grève des instituteurs Léo GUiNDON à C K A C CE SOIR à 7 h.30 POURQUOI LES INSTITUTEURS SONT EN CLASSE DÉPUIS LUNDI. 1 vAfiE QUATRE LE DEVOIR, MONFUtAi., mcrvrcDI 26 JANVIER 1949 BERNARD FICHE aux grandes orgues de Notre-Dame Le superbe récital de Bernard fiché, hier soir, à Notre-Dame, i ralhé trop peu d’auditeurs.On oit le déplorer.A certains points de vue, ce fut le plus beau -les récitals a date.Il arrive cette •innée — comme dans le cas de notre concitoyen Kenneth Meek, l’an dernier — que le plus remarquable programme de la sai-ion aura tenté seulement quel-tues centaines de Montréalais.Où sont-ils ces jours anciens où .’otre-Dame se remplissait à plei-e capacité, un après-midi par mois, pour un concert d’orgue de Joseph-Daniel Dussault?Nous aimons à croire que la concurrence de La Petite Symphonie de Montréal à l'Ermitage, hier, est seule cause de l’indifférence supposée.Bernard Piché, dans ses interprétations, déploie une rythmi-ituc que pourraient lui envier bien des virtuoses internationaux.Il a le sens de la régistration, possède une belle technique, un pédalier impeccable et une clarté de jeu rafraîchissante.Ses crescendos sont sans failles.La Chaconne de Louis Couperin ménageait une brillante entrée à l’audition.Elève des maîtres européens, le réeitaliste la régis-tra a base de mixtures et cela ne manqua point de causer des inquiétudes puisque certain cornet sonnait faux!.L'artiste résolument évita de l’employer dans le reste du programme, ce qui ne parut pas l’incdmmoder: sa palette est riche et haute en couleurs.Les Cloches d'Arcadie, où des organistes ordinaires se seraient crus autorisés à tirer tout de go le jeu de Cloches, ont sonné, au contraire, de façon.classique et sans artifices, M>is le premier succès de la sôirée a été sans conteste, la grande Fantaisie et Fugue en sol mineur de J.S.Bach.Toutes les qualités de l’organiste s’y sont déployées, la grandeur du style, le dramatique du phrasé, ram-pleur et le méditatif de la régistration.le gradué en pente douce des crescendos.Parfois dans la fougue du jeu, l’artiste presse un tantinet, le phrasé ou le trait; mais on a tèt fait de le voir rentrer dans l’ordre.La magistrale Fugue a été enlevée avec une bravoure et une égalité étonnantes.Aux Variations sur un Xoël de Balbastre — très “dix-septième siècle” — succédait un groupe de deux pièces de César Franck, la Pastorale et la Pièce Héroïque, jouées comme peut le faire un petit fils spirituel du maître liégeois.Deux oeuvres de Vierne, le Scherzo babillard et moderniste de la Deuxième Symphonie et le Finale de la Troisième, ont fait valoir la virtuosité élégante et aisée de l'artiste.De même que le Folk-Tune de Whitlock et le Te Deum de Tournemire ont établi surabondamment toutes les ressour-rcs de sa régistration et ses rares facultés d'assimilation.Une composition de Piché, intitulée Au bord de la mer, était insérée clans le programme.Nous en avons admiré l'impressionnisme réaliste et berceur.Un beau thème, gothique et viril, se superpose au balancement des rythmes et une fascinante progression ramène la réexposition à la fin du développement.Voilà une esquisse qui révèle un excellent métier d'harmoniste et de compositeur.Les Canadiens français peuvent être orgueilleux de Bernard Pi-ché, devenu organiste des Pères Dominicains de Lewiston (Maine), et Prix d'Europe de l’Académie de Québec.La Chorale invitée au récital, pour occuper l’intermède, était hier soir l’ensemble Euphonia, groupé, depuis deux ou trois uns à peine par M.Roger Filia-trault, à même les élèves de son studio.F.ncorc ici, il faut regretter que l’assistance n’ait pas été plus nombreuse pour constater tout ce qu’on peut obtenir, chez nous, avec nos voix féminines d'une si rare pureté et nos chanteurs masculins qui tranchent si noblement sur ce fond clair.Qu'il s’agisse d’un choral de Bach, d’un lamenta de Palestrina, d’un motet triomphal de Vittoria, ou d'une fugue uocale tourmentée, c’est la même découverte d’un talent musical collectif vraiment exceptionnel.Cette partie du concert fut à la hauteur du magnifique récital de notre déjà bien grand Bernard P i p h p Eugène LAPIERRE GRAND PRIX A GRATIEN CELINA5 Définition du théâtre religieux par M.Leroy Maurice Leroy est le directeur de la troupe Mélingue qui a donné plusieurs représentations au Canada Voici un résumé de la causent} prononcée par M.Maurice Leroy sur les antennes de CK AC lors de la 989ème émission de la société du Bon Parler Français.II est assez présomptueux de vouloir, en quelques minutes, parler de la mission du théâtre, et surtout de la mission du théâtre religieux, alors qu’il serait nécessaire d’abord de rétablir dans l’esprit du public une idée exacte de ce qu’est le théâtre, que des générations d'incompréhension et d’ignorance plus ou moins volontaire ont contribué é desservir.Un de nos critiques parisiens écrivait, à propos de notre reprise de “La jeune fille Violaine”, de Paul Claudel, en I94.'l, que pour Magdeleine Martel ainsi que pour tous ses camarades “le mot FOI était un des premiers du vocabulaire de l’Art théMral.” Eh bien, ce mot “Foi”, pris dans «on sens intégral sera le point de départ et la conclusion de notre entretien d’aujourd'hui, La foi, étant la qualité essentielle, primordiale, nécessaire à tout être pour entreprendre et mener à bien une tâche valeureuse; la foi, étant l’affirmation d’une personnalité qui se veut à la fois soumise à une idée et maîtresse de ses oeuvres; le credo étant le premier mot du chrétien et celui de l’homme qur veut projeter dans sa vie ce qui fait sa raison “défre,” t>onr l'artiste, chrétien, il est le mot qui engagera et sa vie actuelle et sa vie future, sa raison d’être artiste et tfitre chrétien.Aussi je n’ai jamais pu comprendre pourquoi le fait d’associer le mot “théâtre" au mot “religieux” évoquait, dans l'esprit de Ja plupart des gens, je ne sais quelle confusion regrettable qui vidait de son sens ces deux mots pourtant si be;uix et si parfaitement dignes d’être accolés 1 un à l’autre- La bonne volonté trop souvent maladroite de ceux qui cherchent à édifier le public, et auxquels U faut reprocher non pas tant leur ignorance que leur insuffisance, n'a abouti souvent qu'à décevoir et même rebuter ceux qui cherchent dans l’expression de leur fol religieuse quelque chose qui soit digne du principe qui I anime, principe qui est par excellence un pnnci» pe de beauté, de perfection et de grandeur.Donc, le vrai théâtre religieux ne peut pas et ne doit pas viser au facile, au balbutiement du petit catéchisme, au très méritoire mais trop primaire effort d une oeuvre de patronage, il dent être le plus beau.le.plus difficile, le plus étroitement en accord avec le principe éternel: Dieu.Issu de l'autel et de la liturgie, il doit, par la liturgie peut-être, par le grand symbole retourner à l’autel.Tantôt sous la forme des grandes cérémonies: célébration, processionnal, comme nous avons eu déjà l’occasion d’en présenter en France et en Afrique du nord, pendant la guerre: “Mystère de Ste-Geneviè-ve” de Mairie Diénier, “Processionnal de Jeanne”, de Francois Evain, S.J„ créé au théâtre Mélingue à l’occasion des fêtes de ÀMinna d’Arc, “Mystère de la Na-ttrité’jrepris des vieux mystères du moyen âge Joué comme le "Noël sur la place”, de Ghéon.sous les porches d’églises ou dans le» cathédrales mêmes, "L’hemin de Croix” de Paul Claudel venant, le' vendredi saint, dans le choeur de l’église dépouillée du Saint Sacrement, alterner avec les prières de l'office.Tantôt sous l'attrait lyrique et poétique d’oeuvres géniales dont certaines pages, au dire de maîtres en théologie, semblent dictées par l'esprit Saint: “La jeune fille Violaine” de Claudel, le “U-vre de Tobie et de Sarah”, “Judith” d'Henri Ghéon.Tantôt par des oeuvres rayonnant non seulement sur le public par l’attrait du personnage comme dans la figure connue et presqi:?idolâtrée de la petite Sainte T .érèse, mais par une éloquente b en que sourde et poignante ahirmation de l’authenticité de la foi chrétienne, de la vertu du martyre, de la miissance régénératrice de la souffrance voulue et acceptée.“Briser la Statue”, de Gilbert Ccsbron, qui fut un des triomphes de Paris l’an dernier et qui valut pour le théâtre Mélingue et pour Magdeleine Martel [’unanimité de la critique parisienne, est des chefs-d'oeuvre du genre.Ce fut un des miracles de notre foi mais aussi un des miracles de notre art, car il fallait une science rigoureuse du théâtre et, d’une certaine manié, re, une recherche du métier théâtre au delà du métier théâtre pour que cette tranche de vie de sainte soit à la fois sainte et vivante.Il fallait que le public profane ou non, mais surtout le publie profane soit empoigné par un drame humain, par un mystère au bout duquel Dieu arrivait comme une conclusion inévitable et nécessaire.11 fallait que la mystique, incorporée à la vie quotidienne, ne soit plus l’effet d’une philosophie abstraite et lointaine mais paraisse un moyen affreusement, terriblement simple d’arriver a la connaissance directe et ex-périmci.tale de Dieu et je sais bon nombre d’incroyants qui, frapoés en plein coeur par la révélation d’un des plus merveilleux drames de la sainteté que le théâtre tout à coup offrait à leurs yeux, s’en sont retournés avec peut-être pour la première fois sur les lèvres un doute, une question à laquelle Dieu un jour ou l’autre, répondra.Et quand, parmi tant de louan ges, notre Thérèse: Magdeleine Martel, dont on a écrit qu’il fal lait “ravoir vue pour comprendre jusqu’à quel point la personnalité d’un acteur peut disparaître, envahie par une personnalité morale”, recevait a’un journal libre-penseur cet éloge “qu’elle donnait au personnage thérésien un visage si bouleversant que le mécréant n’y pouvait rester insensible” elle répondait: “C’est pour le mécréant que je joue”.Car c’est pour les mécréants que Sainte Thérèse, dans sa nuit, priait ainsi: “O mon Dieu, votre servante accepte de manger aussi longtemps que vous le voudra* ce pain de douleur, elle s’assied, pour l’amour de vous, à la même table que les incroyauts, et elle ne veut pas je lever avant le signe dc| votre main.” La Petite Symphonie C’est un plaisir neuf que d’en- ! tendre les classiques interprétés ! par M.George Schick, le chef de i la Petite Symphonie, Son programme d’hier, a 1 Ermitage, s’ouvrait sur le Concerto grosso en ré, op.S, no 1, pour deux violons, violoncelle et orchestre, de Corelli.M.Schick a dirigé cette musique toute formelle avec une admirable exigence de précision et de fini.La rigueur même de l’exécution a conféré au concerto cette sorte d'enthousiasme “à froid” qui est un charme particulier aux classiques.Les solistes, MM.Alexander Brott et Norman Herschorn (violons) et Jean Belland (vio.loncelle) ont été excellenls.A noter que M.Schick a dirigé du piano.Malgré la perfection du Vivaldi, je crois que la meilleure exécution de la soirée a été donnée au Divertimento no 17, en ré, de Mozart.Dans cet aimable badinage — dont le deuxième mouvement frise le romantisme — Mozart est plus varié, plus agréable que jamais.L'orchestre a su le rendre dans le ton joyeux, avec une exécution d’une rare imoeccabilité.Les deux cors, MM.Masella et Romano, ont réalisé des passages extrêmement délieats avec une belle sûreté.M.Brott a donné, avec sa compétence ordinaire, les soi! de violon.M.Hervé Baillargeon, que dans un style de Saint-Jean-Baptiste on pourrait appeler le flûtiste nâtional des Canadiens français”, était soliste dans deux oeuvres de Gluck: Menuet et Ballet â'Orphée et Eurydice, et le Concerto en sot, pour flûte et orchestre à cordes, dont c’éfait, dit le programme, la première en Amérique du Nord.Le principal intérêt que nous trouvons à ce concerto est dans la partition de flûte, que M.Hermsn Scherchen a considérablement augmentée, ce semble; les trois cadences, en tous cas, ne sont certainement pas de Gluck.M.Baillargeon l’a fort bien exécutée.avec une maîtrise d’exécution et une élégance de phrasé Indiscutables.Quant à la partition d’orchestre, qui est tout ce qu'il y a de plus "barbant”, même sous l’arrangement de M.Scherchen.elle a été rendue avec l’exactitude requise.Un jeune auleur canadien, M.Morawetz, de Toronto, était représenté au programme par une sérénade pour cordes: -’""ênade aux rythmes variés, brillante, et qui semble très bien éèrite pour les instruments auxquels elle est confiée.Après l’exécution de l’orchestre, oui fut parfaite.Fau-ditoire a fait une ovation prolongée au Jeune auteur.Le programme comprenait deux outres oeuvres modernes: un très beau nocturne, de ITtalien Rleti.et les Variations sur un thème de Fresçobaidi, du Polonais Alexandre Tansman.Bien qu'asse* différentes de caractères, toutes les oeuvres exécutées au concert d’hier ont eu, de commun, une.exécution d'une qualité telle qu’on n’en entend nas souvent à Montréal.M.Schick est en train de faire des concerts de la Petite Symphonie le rendez-vous des amateurs d’orchestre.Gilles MARCOTTE.M.Cratien Gélinas qui, samedi soir le 29 janvier, à l'issue de la eent-unième représentation de “Tit-Coq” au Théâtre du Gesù, recevra aes m»*ins de M.Louis Morisset, président de la Société des Auteurs Dramatiques, le Grand Prix de cette Société.Comme la manifestation se déroulera sur la scène, les spectateurs assisteront à cette présentation.(Photo Kârsh) > Bientôt à écran Au Palace Ceat A partir d'après-demain que vous pourrez voir, sur l’écran du Palace, le film tant attendu Joan of Arc, avec dans le rôle principal Ingrid Bergman.Pour parler de l’importance de cette réalisation il n’est besoin que de citer le metteur en «cène Victor Fleming qui monta déjà Gone with the Wind, ainsi que de nombreuses autres pièces à grand spectacle.Le film, tout compris, n’a pas coûté moins de |9,0()0,000, soit le film le plus cher jusqu’à présent.Le Père Doncoeur, un Français.fut le conseiller technique en matière religieuse.Cette production RKO compte également dans sa distribution José Ferrer, Francis L.Sullivan, J.Carol Naish et John Emery, Ce soir au His Majesty’s C’est ce soir et demain soir au H is Majesty's, que l’Opéra Guild présentera le célèbre opéra de Giuseppe Verdi, Il Trovutore.Fin il Cooper, chef d’orchestre réputé du Metropolitan Opera, sera au pupitre et le directeur de la scène sera Victor Andoga, Il Trovatore est considéré comme l’un des plus puissants opéras de Verdi.Appartenant à la trilogie qui comprend aussi La Traviata et Rigoletto, H Trovatore est un des opéras qui ont le plus contribué à établir la renommée de Verdi en dehors de l’Italie.Il Trovatore fut présenté pour la première fois à Rom# en 1853, deux ans après Hlgoletlo et deux mois avant La Traviata, Mercredi et jeudi, la distribution comprendra Mack Harrel qui chantera le rôle du Comte di Lima, Florence Kirk dans le rôle d’Azucena et Joseph-Victor La-déroute, le réputé ténor canadien, dans le «rôle de Manrico.Deux chanteurs canadiens tiendront des rôles importants.Æé-rald Desmarais chantera le rôle de Ferrando et Jules Jacob, celui de Ruiz.Les autres Canadiens qui feront partie de la distribution sont Marguerite Pàquet, dans je rôle d’Inez, Robert Savoie dans relui du vieux Bohémien et Guy Piché dans le rôle du messager.Il Trovatore sera le douzième opéra présenté par l’Opéra Guild qui compte déjà sept années d’existence.Cette organisation a déjà présenté au public canadien, pour ]a nremière fois au pays ou en reprise, des opéras comme Le Coq d’Or de Rimsky-Korsakoff, Cosi fan tulle, la Flûte enchantée et VEntèvement au sérail de Mozart, Fidtlio de Beethoven, Haensel et Gretel de Humperdinck et Madame Butterfly de Puccini.Sauf pour quelques rôles principal!::, l’Opéra Guild utilise en exclusivité des services de chanteurs canadiens.Au Capitol Le récital Gieseking n'aura pas lieu Comme nous l’avions annoncé hier, le pianiste allemand Waller Gieseking a quitté l’Amérique hier matin a bord d’on avion.Le virtuose se dirigeait ver* l’Allemagne via Paris.C’est à la suite de diverses protestations concernant son attitude pendant la guerre que Gieseking dut quitter P Amérique.Le concert qu’il devait donner à la fin de la semaine su HU •Majesty’s n'aura donc pas Heo.Les impresarii montréalais du Bureau Georges Armand Robert ont annoncé que les billets seraient remboursés ches Lindsay’s ou au bureau même.L'art moderne n'est pas si moderne ! Après une visite è l’exposition ”40,000 années d’srt moderne”, à Londres, le rédacteur Williem Boss, de la Canadien Preee, rapporte deux conclusions essentielles.La première eat que, plue peut-être .encore en art qu’ell-leurs, “il n’y a rien de nouveau sous le soleil” et ou’ou ne aau-rait.sans en être averti, différencier pour la conception et le fini les sculptures récentes d’Henry Moore d’avec lea masques fabriqués par les Indigènes du Nigeria-Sud ou les totems des Indiens de la Colombie canadienne.Par ailleurs.Boas croit pouvoir affirmer que, dans l’exécution de l’idée artistique, sans tenir compte dn fantastique de sa conception, cea Indiens, et particulièrement le tribu des Haidas, installée dans l’archipel ne ’1» Heine-Charlotte, se mon* trent supérieurs aux artistes primitifs de la Nouvelle-Guinée ou des Iles Solomon, au Pacifique, par exemple.Même ches nos contemporains.Moore trouverait des rivaux de taille chez des er-tistes comme Marion Scott, de Montréal, sinon même des mal-tres.Ligua des propriétaires de Test Le Ligue des Propriétaires de L”*.*} .dfs «ontnbuables de Montrée! Ine., tiendra ce aoir aon assemblé* générale, à 8 h.80.en la salle de la Nativité, 3055 St-Germain.La question principale qui aéra discutée aéra le taxe scolaire.John Lund, Wanda Hendrix, Barry Fitzgerald et Monty Woo-ley seront les principaux interprètes de Miss Atlock’s Millions que présentera le cinéma Capitol à partir de vendredi prochain.C’est une réalisation des studio# Paramount sous la direction île Charles Brackett qui avait déjà monté The Emperor Waltz et A Foreign Affair.Il s’agit bien entendu d’une amusante comédie.A le suite d’une erreur de testament, les héritiers d’une considérable fortune sont laissés dans le plus complet dénuement ce qui les entraîne dans de terri-ble*.et désopilantes aventures.Elisabeth Patterson et Dorothy Stickney font également partie de la distribution.Au Loew's Vous pourres voir The Three Musketeers une autre semaine sur l’écran du Loew’s.Gene Kelly.Lane Turner, Van Heflin, June Allyson.Angela Lansburv et Frank Morgan campent les principaux personnages adaptés du roman fameux d’Alexandre Du-maa.Gene Kelly en particulier personnifie un d’Artagnan enthousi- aste et escrimeur à souhait.Du point de vue technique le film est une parfaite réussite.Rappelons que les couleurs sont magnifiques.Au Princess Ce cinéma maintiendra une 3e 1 semaine le grand film Johnny Belinda, avec principalement Jane Wyinan et Lew Ayres.Ce film a été mis en scène sous la direction de Jean Negulesco.La scène se passe en Nouvelle-Ecosse et retrace les triâtes péripéties que traversenr une fille de fermier, sourde-muette et fille-mère.Ce n’est que grâce à l’intervention du médecin du village qu’elle deviendra une femme respectable.Le caractère mélodramatique du scénario est effacé par le jeu excellent de tous les acteurs, en particulier de Jane Wyman qui ne prononce pas un mot durant toute la production, A rOrpheum Fed Fiver restera une 5e semaine à l’Orpheum.Montgomery Clift, Joanne Dru, John Wayne et Walter Brennan tiennent les rôles principaux de ce magnifique western.L’intrigue se situe dans le sud et l’ouest de* Etats-Unis.Il s’agit en effet de faire traverser, à pied, cette immense étendu de terrain à un troupeau de milliers de bêtes à cornes.La mise en scène est exe ptionnelle.A l'impérial Pour la 2e fois à Montréal, l’impérial présentera à partir de vendredi le film The Loves of Carmen, avec Rita Hayworth, dans le rôle de Carmen, et Glenn Ford dans celui de Don José.Il s’agit de l’adaptation cinématographique de la nouvelle de Prosper Mérimée et non pas de l’opéra de Bizet.Ce film en couleurs a été réalité d’une façon sobre qui met bien en relief le caractère âpre et sans merci de cette histoire d’amour.• Gazette ( artistique Horaire des cinémas SMNT-DINItt "Nenf garçons, la coeur" 12 h.35, 3 h.45.S b.4», • h.35.“Dettes d'Honneur” 3 h., 3 h.13.8 b.as.CINEMA DE PARIS: “L’Aigle A Deux Tête»’* ia b., a b.ao, 4 b.«8.T b.• b.os.CHAMPLAIN ! “Humore»iiu«“ 12 h.43.2 h.S3.3 b.1 b.10.0 h.20.ELECTRA : “Les CoBsplrttenrs” 12 h 40.S b.30.3 b.03, T b.20.• b.30.PALACS; “Life With Pmther" 10 b.12 h.13.3 b.30.4 b.30, T b.03, » b.23.LOEW** “The Three Musketeer»” 10 h.12 h.13, 2 b.30, 4 h.43, t h., 0 h.20.CAPITOL : “One Sunday Afternoon” 10 b.25, 12 h.43, 3 h., 5 b.20, 7 h.40.9 h.53.PRINCESS : “Johnny Belinda” 10 h., 12 h.20.2 b.40, 5 h., 7 h.20, 9 h.40.ORPHECM : “Red Rlter” 10 h., 12 h.15.a h.30, 4 h.30.1 b.05.9 h.23.IMPERIAL : “Berlin Erpreee" XI h.10.1 b.S3, 4 b.35, 7 b.30.10 h.06 “Night Wind” 10 h., 12 h.40.3 h.25.4 h.03, S h.50 * Spsetadta GESU: Tit-Coq, pièce en trol» actes de Gratien Gélinas.Récital d’orgue et de piano ft La santé par.le film L* film a prouvé son efficacité comme médium d’éducation.On «’en sert pour illustrer les cours de géographie, de sciences, d’histoire, ou tout autre sujet connexe.Dans toutes les grandes universités, tant d’Europe que d'Amérique, on a reconnu le mérite du film documentaire pour compléter les cour».Même que depuis'quelques années on le fait servir à l'instruction des étudiants en médecine.Grâce au cinéma, l’élèvs peut suivre l'évolution de telle ou telle maladie, de ses premiers symptômes jusqu'au point culminant.Il peut voir les bactérie» à l’oeuvre, apprendre à discerner leurs formes et leurs caractéristiques.Tl peut étudier dans le détail le fonctionnement des divers organes du corps humain.Par l'image, H peut pénétrer dans les salles d’opération des plus célèbres hôpitaux, et voir de se* yeux la technique des maîtres en chirurgie.Les médecins «ux-raêraes peuvent tirer grand profit de ces documentaires qui leur permettent d’augmenter leurs connaissances, de perfectionner leur propre tech-, nique, de se tenir è date dos derniers développement! dans le domaine de la thérapeuthiqua nu de la pharmacologie.Ils sont ain- si mieux informé» de ce qui te fait ailleurs et iis peuvent, sans qu’il ne leur en coûte, profiterNde l’expérience des autres.Le documentaire à thème médical est aussi d’une grande utilité pour les infirmières, le personnel des cliniques ou des unités sanitaires.Il a déjà rendu d'immenses services tant dans les campagnes que dans let villes, où on s'en sert pour enseigner les notions fondamentales et essentielles de l’hygiène, l’importance des soins prénataux et les principaux points de la pédiatrie.Aussi, pour répondre à une demande sans cesse croissante, on a institué depuis quelque temps déjà à l'Office national du film une cinémathèque de films médicaux qui comprend les meilleifVe» réalisations des Etats-Unis, d’Angleterre, de France, ainsi que celles produites par les techniciens de l’O.N.F.pour le compte des ministères fédérsl et provinciaux de 1a santé.Ces documentaires sont toujours à la disposition des universités, des collèges, des hôpitaux ou des spécialistes qui désirent en faire usage.* * * Fridolin a merveilleusement bien compris Vârne canadienne.Avec une pointe d'exagération ici et là, il nous transcrit si— Un concert simultané d’orgue et de piano aura lieu Jeudi, le 27 anvier, à 8 hres p.m.au Collège otre-Dame de la Côte-des-Nei-ges.Les deux artistes sont des élèves de cette institution, laquelle s’honore aussi de compter parmi ses anciens élèves André Mathieu et Jean-Paul Jeannette.Ce dernier est un boursier du gouverx nement et il est présentement ténor aux Variétés Lyriques de Montréal.Les deux musiciens du prochain concert sont les deux frères René et Gilles Gauthier, âgés respectivement de vingt et dix-huit ans.Tous deux sont élèves de M.Benoit Poirier, organiste à la paroisse Notre-Dame.M.Poirier présidera cette soirée du 27 janvier.Gilles, le plus jeune des deux, est licencie du Conservatoire Royal et a gagné plusieurs prix, fl est avantageusement connu dans le monde artistique et de la radio où il s’est déjà fait entendre plusieurs fois.René esf organiste à St-Willi-brod de Verdun.11 joue également le piano, mais son choix semble être fait pour l’orgue depuis quelques années.Les deux frères musiçiens ont toujours éprouvé un goût naturel pour la musique.Leur mère fut violoniste dans l’orchestre symphonique Chartier, bien connu à Montréal il y a 25 ans.Leur père, sans être musicien lui-même, est un grand amant de la musique.Les deux jeuaes artistes ont commencé à apprendre la musi-oue dès leur plus tendre enfance.René à 5 ans et Cille.: à 7 ans, parce qu'un accident survenu à 5 ans, retarda »cs débuts.Tous rleux ont déjà Joué devant le grand public, me couple de fois.Questionnés au sujet de leur goût relativement aux auteurs, René préfère Bach, tandis (jjje Gilles est un fervent de Chopin.' scène des tableaux de la vie courante oue nous trouvons tout è coup a'un ridicule achevé.U nous «muse par le spectacle de noa propres travers.Est-ce que ce n’est pas le fait d’un grand artiste?Fridolinons ’45, un résumé cinématographique de la revue présentée par Friodlin cette an-née-là, est une réalisation de l’Office national du film.* « « Avec ses 95,000 habitants (1941), l’Ile du Prince-Edouard demeure la plu» petits de« provinces canadiennes.L’agriculture absorbe 71.4% de l’activité humaine, les pêcheries 7.2%, les manufactures 6.6%, l'industrie forestière 8 9%.On y produit des pommes de terre certifiée», on y pratique l’élevege des animaux à fourrure, celui des mouton», de* porc», dea beatiaux, et les pêcherlea y sont très productives: homard de première qualité, hareng, macquerenu et surtout.surtout les fan T uses huîtres Malpecque que tous les gourmets connaissent bien! Le documentaire, l'Ile du Trince-Edon-arâ, est une réalisation de 1 Office national du film.La langue qui ne doit pas mourir Le français du Canada con-aerve une multitude de mots et de locutions de la meilleure frappe qui sont menacés de dis-pariilon si l’usage ne lea vulgarise pas.Il eat d'autant plus orient de lea remettre sa circula-on qu’ils répondent è des bs- C'bmS m oui » RAOUL J0BIK ténor du Metropolitan Opera de New-York dan* un concert LE 26 JANVIER AU GESU présenté par U LIGUE DE Ul JEUNESSE BIBUDTHECAIRE POUR SE PROCURER UES BILLETS HA.6300 13tk ANNUAL EDHIONl CETTE SEMAINE GALA SAMEDI SOIR AU GESU MA.3688 CE SOIR BRITANNICUS Matinée, 12 è 2 h.30 L'événement de la Saison d'Hiver !" chez les Compagnons 3e semaine 1.25 et .90 AM.7739 Billets: 1.50, 2.00, 2,50, 3.00 i iüs J HORl ILS Technicolor rKlJsISI P" A t'affiche immm Tf l'affiche DENNIS ’ DOROTHY jfj MNM- MAIQNE J CAPITOL Hfl_ JPÔWELL'DUNHF j\Jt^ S -EUZABETH JfflOR 0 VICTOR FFAMCEN A L’AFFICHE AU THEATRE < iimn3 Merle Oberon * Robert Ryan Charles Kenui • Paul Lukas .tîlrw.ÊMPERint ST-D*ff1ÏS ÿLjü'imivS.un cdeur! ROBERf.ViUA . .Bobs Laks.Bas Venu 12% 12% 12% 3% 3% 3% 22% 22% 17% 23 17% 17% 21% 3% 31% 3% 54 55 54 .176 17% 17% 75 75 75 14 14 14 28 28 28 41 41 41 867% 37% 37 Vi 4 4 4 62 62 82 10 10 10 63 03 62 4 4 4 T T !t Oandego .Cart Mai.Cons Astoria.Cons Cent Cad .Dorns.Duvay.SI Sol ¦.• • «• •* .Goldvue .• • ,.Hudson Rand .Louvicourt .Norme:al .Norenda .HUILES Brit Dam.Cons Homestead .Gaspe .Home OÜ .Paoalta .Pan Western.Bent Bas Ferm.21 21 20 2% 2% 2% 26 26 26 13% 1544 13% 13% 1344 13% 1544 14 13% 11% U44 1144 7 7 7 9 9 9 10% 10% 10% 38 38 33 870 370 370 16 16 16 S3 as 35 11 11 11 137 127 127 13 13% 13 13% 13% 13% 13 13 13 BOURSE DE TORONTO fermeture das cours Is 25 Janviae ventes Titras Bant Aluminum.36% 59 Anglo Odn.475 470 Anaconda.63 62 Arjon.9% 9 Aunor .>.235 335 Bagamao 22 21 B«U Tea.39% 39 Brit.Dom.35 .34% V*» 59 475 62 9 835 21 39% 35 Campbell Odn.Breweries Centrai Leduc Chesklrk .Cochenour .Cons.Beattie .Denison.Detta .Dickenson .», Donalds ., Duvay.E'\st Malar tin.222 221 Elder.35% 35 FalconbrtdgS .435 430 Frobisher .».255 242 Giant Ydllow .».545 540 Gold Hawk .9 8 270 270 270 .30% 20% 20% .140 136 136 .7% 7 .330 225 .00 59 9 9 .12 13 .32 51 .60 59 13% 13% 7% 225 60 9 22 51 59 13% • a • • • • Une augmentation de 25% est nécessaire pour assurer notre développement industriel, précise M.F.-K.Ashbaugh, contrôleur de Tacier au pays Toronto, 26.(C.P.) — M- F.-K.triel au rythme où 11 se poursuit Ashbaugh, contrôleur de l’acier *u pays, a déclaré aujourd’hui «SU f/ct J 9, m ^ devant les membres de The Ca, nadian Construction Association que le Canada devrait augmenter considérablement sa production d’acier au cours des prochaines années.Nous ne pourrons assurer notre développement indus- giiiKcezxrmxk La reproduction de celte prière a iti payée par un particulier de Montréal pour faveurs "extraordinaires’’ reçues de MARIE REINE DES COEURS dont le sanctuaire est situé d Saint-Théodore de Chertsey, comté de Montcalm, avec promesse de publier dans l’espérance qu’elle bénéficiera à d’autres.& présentement que si nous aug-mentans notre production d’acier d’au moins 259c.Nous ne pouvons également espérer produire davantage que si plus de minerai de nos mines est converti en acier.Le principal producteur canadien prépare actuellement des plans en vue précisément de rendre notre production beaucoup plu* efficace.Ces plans seront soumis au gouvernement qui déterminera quelle aide financière pourra être accordée à cette Industrie.M.Ashbaugh s’est montré confiant dans les déci-si is qui seront bientôt prises.I,a production d’acier au Canada, au cours de l’an dernier a été de 3,075,000 tonnes de lingots, soit une augmentation de 130% sur les résultats obtenus en 1939.Nos importations ont été de 918,-609 tonnes.Ces chiffres représentent une production de 472 livres d’acier pour chaque résidant du pays.Aux F.tnts-Unis, celte production est de 1,126 livres par personne; elle est de 600 livres en Grande-Bretagne.M.Ashbaugh a noté que notre production d’acier devrait nu moins égaler celle de la Grande-Bretagne.Il a déclaré que les approvisionnements au cours de 1949 seraient sensiblement les mêmes que l’an dernier.Nos importations des Etats-Unis seront moindres par suite d’un accord restreignant ces importations à 800,000 tonnes.Par contre nos importations de la Grande-Bretagne, du Luxembourg seront plus élevées.Marché des grains cadt 73% «9% m 69% S7% Coan fourni* par O’BIEN & WILLIAMS, Edifice Transportation.Montréal Haut Baa WINNIPEG Avoine Mal ., Juillet.Octobre.Orge Mal.Juillet.Octobre .Seigle Mat.152% 150% 150% Juillet.149 147% 147% Octobre.143 141% Un Mal .Julllet ¦.* 107% 101% îa 106% 101% 96% 141% 408 406 CHICAGO Blé Mai ¦sa 20844 210% 231% 3063n 207% 209% Juillet Septembre Décembre Malt Mal Juillet .Septembre Décembre 149 14444 140% 133% 143% 142% 139% 133 Avoine Mat 72% 69% 68% 6944 71% 68 Septembre Décembre 6744 08% SeiRlt Mal .MH 183% Fèves 8ot* Mar» Mal 246 244% 249 241% Juillet 2414 239% 307! 200V 142% 143 139% 133% Tl% 09% 67% 60% PRIERE EFFICACE A MARIE, REINE DES COEURS Cours des huiles O Marie, Reine des Coeurs, evocate des ceuses désespérées.Mère si pure, si complaisante.Mère du Divin Amour af pleine de lumière divine, je mets entre vos mains si tendres, les faveurs que nous attendons do vous aujourd’hui.Regardes nos misères, nos coeurs, nos larmes, nos peints intérieures, nos souffrances; vous pouvez nous exaucer par les mérites de votre divin Fils, Jésus-Christ.Nous promettons, si nous sommes exaucés, de répandre votre gloire et de Vous faire connaître sous le titre de MARIE, REINE DES COEURS" et Reine de l'univers entier.Exaucez-nous pris da votre autel, où tous les jours vous donnes tant de preuves de votre puissance et amour pour la guérison de l’imo et du corps.Nous espérons contre toute espérance : demandes à Jésus notre gucri-eon.notre pardon, et notre persévérance finale.O Marie, Reine des Coeurs, guérissez-nous.Nous avens confiance en eaux.I fob).Réciter cette prière 9 jours consécutifs.se confesser et faire la sainte Communion, Cours fournis par GULP SECURITIES CORP.LTD.Of'.e Dra Admirai.5% J Albert* Pociflo.19 Anaconda.12 Anglo Canadian.470 Atlantic.75 British Dominion .33 Calgary Si Edmonton .610 Cairn ont.* .» 46 Colmont Leduo.IS Coastal OU».39 Command.1$% Commorl.40 Commonwealth.60 Consolidated Leduc.35 .42 242 239% 7 Moyenne de la Bourse de Toronto Par le Toron ta stock Es chante 20 20 10 18 Perm hier .179.67 93.56 108.65 56.14 Ferm ant.18063 9430 108.98 56.45 Il y a 1 sem.180.22 95.74 107.94 54.47 Hsut 48-49 .191.44 104.68 113.93 61 76 Bas 48-49 .149 14 76 16 77.67 28.67 Haut 1M7 .161.21 12026 96.14 34.97 Baa 1947 .139.83 9621 77.91 22.26 Moyenne des actions à New-York Compilée» per U Pmee Associée 30 15 15 88 Ind.Ch.f.mu.Sta Perm, hier .90.7 385 40 1 65.5 Ferm.ant.91 4 38.9 402 659 r.y a 1 sem.01.1 38 5 395 AS.3 Haut 1948-49 987 48 1 42 3 72.4 Bas 1943-49 .83.3 342 380 603 Haut 1947 .969 383 47.2 «9 0 Baa 1947 .83.2 27.7 39.4 58.5 Oypeum Homer ., Howey ., Tmp.OH .Int.Nickel .ee ee •« te 16% 7 33 222 35 430 249 540 8 16% S 34 18% 18% 18% 34% 34% 34% 16% 33 vaette litres «*nt Bas Per Kelore.15 13 14 Kirk.Lake.144 A3 143 Lake Bufault.139 138 139 Lake Shore .11% 11% 11% Macaasa .•• .330 225 225 MacDonald.68 66 66 Mtl.Loco.22% 22% 22% New Calumet.233 231 232 Nicholson .75 74% 74% Norahda.57% 57% 57% Narmetal.365 360 365 Pressed Metal ., 12% 12 Qua.Labrador .66 65 Roxana.46 45 Sllanco.53 52 f^lver MiUec: .38 37 T orbit.115 113 United Kano .272 27C Upper Canada .158 157 Waite.14% 13% 28 225 12 66 45 52 38 113 272 157 13% 28% 225 Wllteey.29 Wr.H&rg.225 Curb B.O.Pulp.113 113 113 Odn.West.51 51 51 Cans.Paper.17% 17% 17% Dom.Bridge .33% 33% 33% FoothlUa.320 320 320 Hayes.29% 29% 29% Pend Oreille.685 655 660 Plus forie production de beurre dans la province en décembre Rapport du bureau provincial des Statistiques sur la production, les stocks et les prix Le 77e rapport annuel de la Confederation Life Association L’assurance en vigueur eu 31 décembre dernier se chiffrait par $893.5 millions, soit une augmentation de $105.3 millions sur les résultats de l'année précédente M.EMIL SCHRAM, président de la Bourse de New-York, qui adressera la parole ce soir lors du banquet donné par la Bourse de Montréal pour commémorer son 75e anniversaire de fondation.Les bestiaux Prix obtenu» eur M marché de Montréal, lundi, le 24 Janvier 1949, par la Coopérative canadienne du bétail du Québec Ltée PRIX DBS PORCS ABATTUS AUCUNE OFFRE CETTE SEMAINE Lee octroie du gouvernement fédéra: aux montante de t2 sur les A et de 31 sur les B1 sont payée par mandats attachés aux certificate de classification.VEAUX D* LAIT — Choix — .29.00 Bon — .2f7.00-28.00 Moyen — .J.25.00-26.00 Communs — .22.00-23.00 Veaux de champs —- .13.00-16.00 AGNEAUX DU PRINTEfcîPS — Non daselflés — .22.00-23.00 Commune — .18.00-20.00 MOUTONS — Bone — .10.00 Commune — .5.00 BOUVILLONS — Choix .22 00-22 50 Bone .20.00-21.00 Moyene .18.00-19.00 Commune .13.00-14.00 TAURES — Chodx, typee fc boucherie .18.00-19.00 Bonnes .17.00-17.50 Movennee .14.50-15.00 Communee .11.00-13.00 VACHES — Choix, typee A boucherie .16.00-18.30 Bonnes .15.00-15.50 Moyennes .13.50-14.30 Communes .12.00-1250 Très communes .9.00-11.50 TAUREAUX —— Choix, types A boucherie .18.00-1850 Bons .1650-17.00 Moyens .15.00-15.50 Commune .12.50-13.50 A la 77e assemblée annuelle de la Confederation Life Association, tenue hier à Toronto, MM.J.K.Macdonald, président, et C.D.Devlin, vice-président et gérant général, ont rapporté que 1948 avait été une excellente année.Les nouvelles affaires se sont élevées à $121,093,807, soit $4,021,235 de plus qu’en 1947.Le montant des assurances en vigueur atteignit $893.544,106, soit une augmentation de $105,-395,136, dépassant de plus de $17 millions toute augmentation précédente.L’actif et les réserves des polices s’élèvent maintenant à $231,354,550 et ù $188,-044,984 respectivement.Les paiements faits aux assurés et aux bénéficiaires ont dépassé de $615,000 ceux de toute année précédente.M.Macdonald signala que le rendement des placements de l’actif a baissé de 3.68% en 1947 h 3.61% en 1948.Cette ee OBtUleiw de ]runee filles, homme» si femme* Sul he pouvaient engraisser «ont ûers aujourd’hui e leur belle apparence, f' ittrtbttent ce rftmltat à Ostrex qui revivifie et retoorclt.Contient, ingrédl- ., ._______.» ente, etlmulants.fortifiante, fer, vitamine B|.cal- traite temporaire.I,c VICC-presi- rlum pour enrichir le.Rang, améliorer rainn'tu etia dent Li Tsoung-Jen h remplacé aussitôt ces troupes par 50.000 hommes oui lui sont dévoués et qu'il a fait venir de l’Ouest.Li a aussi rendu la liberté à digestion st mieux faire profit*» de la nourriture fait gagner du puld».Ne eraiguex pas de frop engraisser.(’wises quand vous sures rattrapé lee ft.10.15 ou 30 livre» nécessaires pour atteindre la normale.Coûte pe i.Nouveau format d'essai ttvUmtnt fiOc.Eser-ye» les fameux comprlméMonlque» Oetrex pour recouvrer vigueur st poids.Toutes pharmacien mm Nouvel inspecteur des écoles Québec, 26.(D.N.G) — Le département de l'Instruction publique vient de nommer un nouvel inspecteur d’école* en la personne de M.Thomas Blais.6732 rue St-Denis, à Montréal.M.Blais devient titulaire du district d’inspection no Si, dans le comté de Témiscaminsu' ! IflIIÊi® , y,-,rn -; mm .^ H ' îV ï » x * ü .K : W0 :• :: I'rtR.iMmAi Érii'ijOMTÉe ¦ MSaàÉrti U' : Il y en a qui diront.• • “Elle a la douceur de la lame d’une patineuse!” '¦ i|| .*¦$
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