Le devoir, 5 février 1949, samedi 5 février 1949
$H Afath*.vierg* at martyr*.TEMPS PROBABLE BEAU ET FROID Directeur : Gérard FILION FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX "Voue avec une double mission : premièrement, la mission «ie coruerver intact votre héritage religieux ,et national; deuxièmement, la mission de répandre cet héritage, l'ajoute que c'est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre.See Esc.Mgr lldebrando Anteniutti, délégué apostolique au Canada et à Terre-Neuve.VOLUME XL — No 29 MONTREAL, SAMEDI, 5 FEVRIER 1949 Cinq sous le numéro (USTICE A LA RUSSE témoignage d'Arthur Koestler sur les prisons communistes 1— Aveux arrachés par la violence à Budapest-La dictature de l'Etat prolétarien ne tolère aucune liberté RIEN NE DOIT NOUS SCANDALISER Moscou aurait “liquidé” le chef communiste grec Markos Dans le Zéro et l’Infini, Arthur Koestler décrit avec un réalisme hallucinant comment les prisonniers politiques au pays des Soviets sont amenés à confesser leurs fautes.11 raconte l’interminable attente dans le cachot, la visite du garde qui n’ouvre jamais la bouche, le système de télégraphie qui fonc-.lionne entre les détenus et qui leur permet de savoir ce qu’il advient de chacun.Les semaines, les mois se passent dans l’obscurité, sans contact avec le monde extérieur, dans l’incertitude et l’angoisse.Puis quand le détenu est “mûri à point”, il comparait devant un camarade.Pour éclairer sa conscience, il est placé sous un projecteur Électrique très puissant.L’interrogatoire commence.Il durera deux heures, cinq heures, dix heures.Si le détenu se montre récalcitrant, un autre camarade viendra poursuivre l’interrogatoire.On accordera parfois au prévenu quelques heures de répit sans sommeil, histoire de lui permettre de rassembler ses idées et de se rendre compte que toute résistance est futile, i A la fin, le prévenu succombe.La fatigue physique a raison de sa résistance nerveuse; le poids d’une dialectique qui réclame le sacrifice de la personne au bénéfice du parti, iaccable ses facultés intellectuelles.D’un ges-||e mécanique, il inscrit son nom au bas d’une édaration soigneusement préparée d’avan-e.L’on est alors prêt pour le procès public, elui-ci est une pièce de théâtre avec mise ;n scène et probablement répétition géné-ale.L'accusé reconnaît ses torts et va parois jusqu’à se dire heureux d’expier pour le fbien du parti.Arthur Koestler est un vieux client des irisons soviétiques.Ancien révolutionnaire ui-même, il fut à un moment donné accusé e dérogation aux lignes du parti et il a pas-é par toutes les expériences qui conduisent in détenu à la confession publique de ses autes.Comme il l’indique lui-même au dé-lut de son roman, les noms des personnages nt fictifs mais les faits sont historiques.La manière dont se déroule le procès de ion Eminence le Cardinal Mindszenty et de les six co-accusés paraît bien illustrer la éthode en usage dans les prisons commu-istes.Les inculpés ont passé quarante jours n prison en attendant leur comparution, ans l’intervalle, les autorités ont publié un ivre jaune contenant les accusations portées ontre les prisonniers et leurs aveux.Puis, l’ouverture du procès, le président du tri-)unal donne lecture des aveux des inculpés, lue ceux-ci confirment en tout ou en partie.Que s’est-il passé dans les cachots de Bu-lapest entre le jour de l’arrestation et celui le la comparution?A-t-on usé à l’endroit les prisonniers des méthodes que Koestler lécrit avec une précision qui nous fait cris-îer les muscles?Les aurait-on drogués au noyen de l’actedron, composé chimique qui servirait à neutraliser les prisonniers poli-iques et dont les dépêches nous ont parlé ces lerniers temps?C’est probable, c’est même îertain.Une agence de presse rapportait hier au mjet d’un des accusés, Justinien Barannyai: L’accusé rejette la déposition qu’il a faite devant la police.Il nie avoir qonlu recueillir des informations secrètes et avoir préparé d&s actes de sabotage.Il déclare n'avoir signé cette déposition qu'à l’aube, par lassitude, apres un long interrogatoire.L’on sait d’autre part que le cardinal Mindszenty aurait écrft au conseil épiscopal de la Hongrie: Je n'ai participé à aucun complot.Je ne me démettrai pas de mon archevêché.Je ne ferai pas d'aveux.S^ apres celte lettre, vous apprenez que j’ai fuit des aveux ou démissionné, et que ces aveux, cette, démission soient attestés de ma signature, ne l'attribuez qu’à une suite de la faiblesse humaine.Je les déclare d’avance nuis et non avenus." • Il nç faut donc pas se laisser impressionner par ce que racontent les agences de presse.Les journalistes étrangers qui suivent le procès décrivent, comme c’est leur devoir, le spectacle qui se déroule sous leurs yeux.Il ne leur appartient pas de faire des spéculations sur ce qui a pu se passer dans les prisons de Budapest depuis l’arrestation des inculpés.Mais nous avons la liberté de nous faire une opinion, à la lumière des informations que nous possédons sur l’administration de la justice dans les pays communistes.• En mettant les choses au pire et en admettant que le Cardinal Mindszenty et ses co-accusés auraient réellement posé les actes qu’on leur reproche, il ’faut reconnaître que, selon la conception que nous nous faisons de la liberté en pays démocratique, ils ne se seraient pas rendus coupables de délits pouvant donner matière à procès.De quoi le cardinal est-il accusé?D’avoir ; favorisé le retour des Habsbourgs sur le trône de Hongrie.Ici au Canada, des gens favorisent l’avènement de la république sans être I accusés de haute trahison.Il s’est opposé à la nationalisation des écoles confessionnelles.Nous nous sommes opposé à la mainmise de M.Duplessis sur les écoles catholiques de Montréal et de Québec sans pour cela être traduit devant les tribunaux.Il s’est opposé à la réforme agraire.Dans les pays occidentaux, les problèmes agraires sont des questions libres sur lesquelles n’importë quel citoyen peut exprimer ouvertement son opinion sans encourir la vindicte du pouvoir politique.Ces principaux chefs d’accusation sont agrémentés d’histoires de conspiration et d’espionnage pour le compte des Etats-Unis,' de vente de dollars sur le marché noir, de rencontres secrètes avec l’impératrice Zita et le prince Othon de Habsbourg.Que des actes aussi banals, même s’ils étaient authentiques, puissent être considérés comme des crimes contre la sécurité de l’Etat et être assimilés à la trahison, donne toute la mesurevde la dictature communiste.C’est l’expropriation pure et simple de toutes les libertés individuelles au bénéfice de l’Etat totalitaire.Rien de ce qu’on nous rapporte du procès de Budapest ne doit nous scandaliser.De toute évidence, nous sommes en présence d’accusés qui ont perdu tout moyen légal et moral de défense.Le Cardinal Mindszenty et ses compagnons d’infortune auront beau confesser leurs fautes et désavouer leurs désaveux devant le tribunal populaire qui entend leur cause, nous devons avoir la conviction qu’il s’agit de victimes de choix appelées au martyre.5-11*49 Gérord FILION SOUS LA TUTELLE DES NATIONS-UNIES Son parti annonce qu’il est malade et a été “relevé de ses fonctions” BLOCS-NOTES lLe c“hOBg,oi, rofiteurs de l’esclavage Il convient de souligner le dis-urs prononcé^ aux Communes s jours derniers par M.Anew Stuart; ce député libéral i Nouveau-Brunswick qui re-ent d’un voyage en Angleterre, time que le Canada a peu de lance de bénéficier du marché itannique d’ici assez long-mps; il en a assez des cadeaux prêts du Canada à l’Angleterre, >nt le total dépasse les cinq iïliards, et qui ne nous ont rien •porté en retour.L’on pouvait facilement pré-dr" que notre commerce inter-itional, fondé sur la reconnais-nce éventuelle des Anglais, ait voué à l’échec et à la dé-ption, en vertu, de l'adage: rsiness is business.Mais les Us vont finir par convaincre s plus obstinés.M.Stuart a insisté sur un as-ct assez cynique de la politi-ic commerciale anglaise: ‘‘Je ne mprends pas, a-t-il dit, pourrai ta Grande-Bretagne eom-erce avec des pays dont les •nrées sont produites par une ain-d'oeuvre esclave, plutôt t'aVec le Canada".Et il a cité le s du saumon Acheté par PAn-eterre en Russie tandis que le urnon canadien s'accumule.i témoignage d’“Ensign” Ces achats de poisson ne sont is un cas isolé mais le résultat i ne politique générale de la de Londres.Le Yorkshire écrivait récemment en édi- torial que l’une des raisons pour lesquelles l’Angleterre doit acheter des vivres de la Pologne plutôt que du Canada, c’est que le prix de ses produits manufacturés est trop élevé pour concurrencer les produits nord-américains; et^ que l'Angleterre doit exporter plus de marchandises ai.niveau actuel des salaires, mais en utilisant des matières premières moins chères que celles du Nouveau-Monde.Commentant cet article The Ensign, l’hebdomadaire catholique canadien de langue anglaise, écrivait sous le iitrc: Building on slavery: ‘‘.nous sommés consternés par ce qu'impliquent le pacte anglo-polonais et les autres r actes analogues, quand on les considère à la lumière du raisonnement cité vins haut.Réduit à sa vraie signification, cela signifie que désormais le niveau de vie britannique sera maintenu, non pas en augmentant l’efficience au pays et en améliorant le commerce extérieur, mais par la pauvreté, l’exploitation et l’expropriation des agriculteurs de l'Europe orientale par leurs dirigeants communistes et esclavagistes".Après avoir rappelé la politique des Soviets d’affamer leurs citoyens afin d’échanger des vivres poor de Poutillagc, The Ensign conclut: “L’Angleterre peut-elle manger son pain la conscience en paix quand elle sait qu'elle l'achète à meilleur marché au'au Canada parce qu'un dictateur impitoyable exploite te» esclave» polonais?L’on raconte une histoire encore plus troublante peut-être.Lors de l’arrestation de S.Em.le cardinal Mindszenty, le gouvernement de Londres «tirait étudié les moyens d’intervenir en faveur du prélat persécuté.Quelqu’un aurait émis l'opinion que si le gouvernement menaçait de rompre l’accord commercial selon lequel la Hongrie vend à l’Angleterre, pour une quarantaine de millions de produits chaque année, dont plus de la moitié en vivres, cela pourrait avoir une certaine efficacité, car ce traité de commerce est assez important pp_ur la Hongrie.Or il parait que le ministre intéressé aurait opposé à cette proposition un refus catégorique.en disant qu'il ne faut pas compromettre l’alimentation du pays, même devant un cas comme celui du cardinal.Nous don-donnons ce récit sous toutes réserves, sans avoir la preuve qu’il soit exact; il est tout de même dans la même veine que l’éditorial du Yorkshire Post.L'argent, dit-on, n'a pas d’odeur; mais si l’Angleterre continue dans celle voie, l'on peut prévoir, selon la comparaison d’Ensign, que le pain anglais va prendre un drôle de goût.Cela mène bien loin des principes proclamés dans la .Charte de l'Atlantique et autres documents du temps de guerre, sur le relèvement du niveau de vie de tous les peuples.Dans le préambule de la Charte de l'O.N.U., il est dit entre autres choses: ‘‘Nous.Pennies des Nations Unies, Résolus (.) ‘‘à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de T homme, dans la dignité et Parmi les questions soumises actuellement au Conseil de tutelle des Nations-Unies, à Lake Success, figure le rapport d'une de ses missions régulières dans les territoires sous tutelle.Le rapport traite du Ruanda-Urundi et du Tanganyika et couvre tous les aspects de la vie indigène, santé, économie, bien-être social, éducation.Ci-dessus, un groupe d'habitanU de la région assiste i un cours.Budapest a sommé les évêques hongrois de rompre avec Rome Four constituer une Eglise catholique “nationale” — C’est ce qu’affirme un journal de Vienne — Protestation de Chapin — Sentences attendues lundi Athènes, 5 (A.P.) — La radio commuiiisic de Grèce annonce •lue le chef du parti moscoutai-re en ce pays et de la prétendue ‘’république démocratique et populaire grecque”, le général Markos Vafiadès, a été relevé de scs fonctions.Athènes a aussitôt commenté celte rouvelle comme signifiant que Vafiadès est mort cl qu’il a même pu avoir été exécuté par scs compagnons de lutte politique pour n'avoir pas réussi à conquérir toute la Grèce à son mouvement.L'émission radiophonique communiste assure que Vafiadès, qui est âgé de 43 ans, était gravement malade depuis plusieurs mois et qu’il est devenu incapable de remplir les lâches que le comité central du parti lui a assignées.('.elle émission ne fait aucune mention d’un successeur possible.Le même bulletin de nouvelles ajoute que Chrisa Had-jivasiliou, seule femme membre du comité central ou Politburrau du parti moscoutairc grec, a également été déchargée de ses responsabilités politiques.Elle est l'épouse de Petros Rousos, qui joue le rôle de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement fantôme de Vafiadès.Né a Kastamouni, eu Turquie, en 190G, Vafiadès a consacré toute sa vie à l'agitation poétique et a été emprisonné huit fois en 20 ans.Gomme son collègue et ancien ami île Yougoslavie, le maréchal Tito (Jo/.ip Broz), il préférait se faire désigner par son seul prénom.Remarquable pour ses formidables moustaches et sa figure maigre et osseuse, le “général Markos’’ menait ses troupes avec une vigueur impitoyable et il tenait aux abois des forces militaires régulières grecques fort supérieures en nombre à scs partisans.Durant l’occupation alle- mande en son pays, il avait pris la direction de l’E.L.A.S.section militaire du Front de la libération nationale, et dirigé en partie la résistance secrète aux nazis.Le gouvernement monarchiste, rétabli en Grèce à la fin de la guerre, lui a reproché d’avoir profilé de sa domination sur Saloniquc pour faire exécuter en cette ville plusieurs dizaines d’anticoumiunis’.es réputés.Vafiadès a dû par la suite reprendre la vie d’un agitateur et d'un guérillero sans cesse pourchassé d'une montagne à l'autre de son pays.Incidemment, le nouveau cabinet de coalition, à Athènes, vient d’obtenir par une majorité de 1P5 voix le pouvoir de continuer la lutte contre les communistes avec des forces accrues.Sam Carr se montre un témoin réticent Commerce hongrois plus copieux avec l'Ouest qu'avec la Russie Budapest achète aussi plus de la Yougoslavie que de n’importe quel autre pays (par J.M.ROBERTS, commenta- \ Yougoslavie, pourtant condam- II n'a rien voulu dire devant un Grand-Jury de New-York Vienne, 5 (Reuter) — Le quotidien Wiener Kurier, de Vienne, publié soiis contrôle des autorités américaines d’occupation en Autriche, assure que ie gouvernement de Hongrie a mis les évêques de ce pays en demeure de rompre avec le Vatican et d’accepter la création d’une “Eglise catholique nationale hongroise”.Ce tournai prétend, sur la foi d’informateurs qu’on croit des réfugiés politiques hongrois, que le premier ministre istyan Dobi a présenté un tel ultimatum aux chefs religieux de son pays après l’arrestation du primat catholique, le cardinal Joseph Mindszenty.Dobi aurait déclaré en même temps que le nombre des évêques devra être réduit de 13 à 4 et que le gouvernement de Budapest devra avoir seul le droit de les nommer.* Ÿ * Richmond.5 (A.P.) — A l’issue d’une visite au gouverneur William _Tuck, de la Virginie, l’ex-premier ministre hongrois Ference Nagy a exprimé l’opinion que le cardinal Mindszenty a été soumis à de longues tortures par les communistes durant les premiers jours qui ont suivi son arrestation en décembre.Nagy ajoute qu’on a probablement allégé le régime de détention du primat hongrois ces jours derniers afin qu’il n'apparaisse pas trop amaigri ni marqué de coups à «on procès pour prétendue haute trahison.Ÿ * * Washington, 5 (A.P.) — Le secrétariat américain d’Etat a autorisé le ministre des Etats-Unis en Hongrie, Selden Chapin, à protester contre l’exclusion de représentants officiels de son pays au procès du cardinal Mindszenty.Le rhef du bureau de presse du secrétariat, Michael McDermott, révèle à ce propos que, plusieurs jours avant l’ouverture du procès, les autorités hongroises avaient fait parvenir trois cartes d'admission à la légation américaine, pour annoncer un peu plus tard sans explication qu’il contremandait cette admission.* Ÿ * Budapest.5 (Rcuterl — On s’attend que le tribunal “populaire]’, qui juge présentement le cardinal Joseph Mindszenty.le duc Paul Esterhazy et cinq prêtres hongrois accusés avec lui de haute trahison, rende ses sentences dans leur cas à tous dès lundi prochain.Le procès a débuté jeudi matin; il devait avoir sa dernière séance hier, avec lu présentation des plaidoierics des dçux parties.La rumeur cou-rafitè avant ce brocè.s que lé primat serait probablement condamné à mort s’alténue largement aujourd’hui.Elle est maintenant mise en doute par le fait de l'attitude que le cardinal a montrée durant «on procès, en annonçant qu'il rétractait ce que le réquisitoire du gouvernement de Budapest appelle ses “erreurs”.Certains observateurs politiques persistent à nier que le primat ait été torturé ou drogué avant son procès, vu la clarté continuelle de son débit et la résistance à la fatigue qu’il manifestait jeudi soir après cinq heures d’interrogatoire presque continu.D’autres personnes, qui ont été de ses intimes, soutiennent de leur côté n’avoir pas reconnu le cardinal Mindszenty qu’ils ont connu dans l’homme qui a témoigné durant ce procès.* # Ÿ Cité Vaticane, 5 (A.P.) — Le journal officieux du Vatican, L’Osservatore Romano, affirme aujourd’hui que le procès fait au primat catholique de Hongrie, le cardinal Joseph Mindszenty, “révolte la raison et la conscience de tout l’univers civilisé”.Dans un article d’une ironie puissante cl vengeresse, le rédacteur eu chef de cc journal, le comte Giuseppe Della Torré, soutient qu’un tel procès est sans précédent dans l’histoire politique mondiale, à l’exception des jugements imposés par les communistes russes à quelques-uns de leurs propres chefs qu’ils jugeaient défaillants."Nous avons là, explique-t-il, un accusé qui admet tout ce dont on l'accuse, qui n'invoque aucun argumcnl pour sa défense.Il se repent et attend — si même il ne vu pas jusqu’à implorer • une juste condamnation.” Employant continuellement le terme “progressif” pour désigner le gouvernement communiste hongrois.Della Torré assure qu’il ne peut admettre qu'un homme comme ic cardinal Mindszenty, qui a résisté pendant des années à toutes les menaces et les prières de son gouvernement, aille maintenant s’incliner devant lui aussi aisément.Washington, 5 (C.P.).— Le chef communiste canadien Sam G.arr a été hier le sujet à Washington d'une étude sur la demande qu'il soit déporté formulée par le service américain de l’immigration.Le Secrétariat de la Justice n'a toutefois pas voulu révéler quand if rendra décision dans cette affaire.Entre temps, on apprend que G.arr a refusé de répondre aux questions qu’un grand-jury fédéral lui a posées mardi dernier à New-York.Ge Grand-Jury interrogeait Carr sur ses relations possibles avec le réseau russe d’espionnage aux Etats-Unis, Carr étant accusé d’avoir dirigé un réseau semblable en notre pays.Par ailleurs, le nouveau président du comité d'enquête de la Chambre des Représentants sur les activités anti-patriotiques chez nos voisins, le démocrate John Wood, de la Géorgie, exprime l'avis qu’il est pratiquement inutile pour lui en un tel cas d’appeler Carr à témoigner également devant l'organisme qu'il dirige.De toutes façons, G.arr risque, avec sa prochaine déportation, d'être soumis à de nouveaux interrogatoires cette fois au Canada.Quant à son épouse, Ottawa a laissé savoir qu’il n’a aucune plainte formelle à loger contre elle.leur de VAssociated Press) Le gouvernement hongrois vient de publier certains chiffres sur son commerce extérieur qui justifient apparemment, nu moins en partie, la Russie de soutenir qu'elle a dû créer récemment son Conseil d’aide économique à l’Europe Centrale (le réputé “contre-l’lan Marshall) .parce qu’elle subit le boycottage des puissances occidentales dans sa zone d'influence' européenne.Ces chiffres indiquent en effet que la Hongrie vend une olus forte quantité de marchandises née pur le Comlnforin, que de n’importe quelle autre contrée.C’est ainsi qu’en novembre dernier, Budapest aurait expédié au Royaume-Uni pour $4.500,000 de marchandises, soit 22.5% de scs exportations totales, en plus d’envois pour $2.000,000 à la zone britannique d’occupation en Allemagne, tandis que les Ru ses n’en obtenaient que pour $*J,-500,000 dans le même intervalle d’un mois.l)e plus, la Hongrie vient d’expédier une mission économique à I ondres avec o"-dre de res errer encore si po sl- à la Grande-Bretagne qu’à la ! Ide les restions commerciales Russie et en .chète plus de la'entre les deux pays.Qourrier de France par Pierre de GRANDPRE La première passe d'armes au procès Kravchen-ko-"Lettres Françaises" — Rencontre de deux mondes en combat singulier En Iran la valeur de la personne humaine, (.) ‘‘à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté pins grande." Et c’est un régime ts'nvaillistc, qui dit avoir comme objectif le progrès des travailleurs, qui fonde ainsi le relèvement économi-'que de l’Angleterre sur l’esclavage communiste.Alors que le président TVuman vient d’annoncer un programme pour promouvoir le progrès des peuples pauvres et peu développés.Londres concourt à l’asservissement de peuples jadis libres et prospères.T.S.La déportation de Sam Carr New-York, 15 (P.G.) Le département de l’immigration des Etats-Unis a commencé les procédures en vue de la déportation au Cauada de M.et Mme Sam Carr.Mme Carol King, avocat des i Carr, a communiqué cette nouvelle.On n’a pu obtenir aucune précision aux quartiers généraux du service de l’immigration.On présume que l’audition de la cause a lieu à Ellis Island, centre de détention du département de l’immigration, où les Carr.ont été écroués, la semaine dernière, après leur arrestation à New-York.Mme King a déclaré que les procédures en déportation continuent “scion les voies normales, mais se déroulent peut-être à un rythme plus rapide qu’à l’ordinaire”.Reza Pahlevi victime d'un attentai Le coupable est un journaliste — On ignore le motif de son geste pour le moment Téhéran, 5 (A.P.) — Un jour, nalistc de Téhéran a tiré cinq balles sur le souverain de l’Iran, le schah Mohammed Reha Pahlevi, qui est toutefois sorti de cette attaque avec des blessures légères seulement.Le gouvernement iranien a-auslfrioT lIroclanié la loi martiale.La tentative d'assassinat est survenue au moment on le schah allait pénétrer dans l'Université de Téhéran pour prendre pari aux fêtes anniver-saires do sa fondation.Des cinq balles tirées par le reporter Fnkhr Raiee, une a traversé la joue du monarque et une autre Ta atteint au côté; mais les trois autres n’onl percé que sa coiffure.La foule qui s'était rassemblée pour assister aux fêtes univcrstaircs n’a pas tardé à s'emparer du criminel a à lui faire un mauvais parti.On ignore encore le motif de son geste.L’Iran se trouve en ce moment sous le gouvernement de Mohammed Saed Maraghei, l'adversaire le plus acharné que la Russie compte en ce pays et celui qui a le plus vigoureusement ré-sislé aux demandes de Moscou pour des concessions de terrains pétroliers; la plupart des concessions existantes là-bas appartiennent à des intérêts britanniques ou américains.II était à prévoir que le fameux procès, regorgeant d’implications politiques, englobant — en autant que cela se peut! les plus vastes débats iuternn-tiojiaux, prendrait, dès le début, les allures d’un dialogue de sourds.Les journaux communistes ou anticommunistes de Pari» servent à leurs lecteurs, depuis trois (ours, à longueur de colonnes, des compte* rendus délail-lés du procès.Et chacun prend son bien où il le trouve; quoi qu’il advienne, les journalistes aux tendances les plus opposées Iropvent, dans chacune des ati-dichees, l’occasion d’un triomphe.Rarement aura-l-on pu mieux canter sur le vif les am-biguïtés d’une vérité qui se mue, sc colore, se courbe scion les passions des spectateurs.Le procès Kravchenko — “Lettres françaises” n’a pas tardé cependant à prendre ses véritables proportions.De part et d’autre, on l’exploite avec autant d'allant et de décision que si on l’avait systématiquement fomenté.Et tout le monde est aux aguets.A qui tout ce hotirvari nrofitera-l-il en définitive ?Voulu ou non, il s’agi 1 d’un spectaculaire épisode du duel de pronagandc entre Washington et Moscou.Si urt procès d" ce genre pouvait mener quelque part, s’il était vrai nar hasard one l’opinion mondiale r>n pût être un peu mieux éclairée, ce ne -serait pas sans un difficile travail de désencombrement: mieloiies vérités, dures comme le diamant, peuvent à la fin demeurer, sous l’amas dos témoignages contradictoires nue les deux parties ont commencé d’accumuler.Après trois audiences, le rideau est tombé pour cette première semaine.Il v eut de nombreux incidents pittoresques; rien de significatif n’esi à signaler.On entendra dès lundi prochain des réfugiés russes en Allemagne, “personnes déplacées” venant des camps de Linduu, Casse), Mavence, Ragensburg et Iininenstadt.chargés d’attester que le régime soviétique est bien tel que le décrit l’auteur de “J’ai choisi la liberté”.De leur côté, “Les Lettres françaises” ont fait citer une liste de témoins résidant actuellement en U.R.S.S.et ûui sont censés venir en correctionnelle de Paris tout exprès pour faire l’éloge du même régime soviétique.Ils ne sont pas encore sur place et leur venue, à la plupart d’entre eux, demeure hypothétique.Ils ont du reste le temps d’arriver.Car les débats risquent de se prolonger pendant plusieurs semaines.Et il y a des chances pour que vous entendiex reparler de r'af-faire”.Kravchenko se fait connaître Le président Durkheim est souriant, ualient, plein de sim-olici’é malicieuse.C’est heureux.Il lui faudra accueillir et décanter des flots d’éloquence qui se neutraliseront.Car le procès doit décider si, oui ou non.Kravchenko est l’auteur de son livre; mais il s’agit aussi de savoir si ce récit est un tissu d’inventions ou s’il esl authentique.Le procès d'un régime sur des hases aussi fragiles, ce n’est pas une mince entreprise.Un luge n’est pas un historien 1 Kravchenko ne peut se prêter au jeu d’escrime judiciaire dans les conditions les plus avantageuses.Par sa langue, par la tournure de son esprit, par ion humeur, il fait figure de complet étranger au milieu des agiles intellectuels qu’il attaque.Devant des finasseries nour lui déroulantes, il a cédé tout (l’abord à de vifs mouvements d’impatience, martelant du ooing sa table, élevant le ton.U ne peut, nratimiement, suivre le* débats ou y participer que par l’enD-cinise _ de ses traducteurs.Mais il sait développer sa pensée avec une logique impressionnante.Il a des élans pathétiques, une chaleur qui ressemble souvent à de là sincérité.S’il n'est nas l’hoimn» de son 'ivre, rom”'-» on l’a dit, c’est imité à merveille ! “Les Etats-Unis, a-t-il déclaré avec une ferme éloquence au début de la première audience, m’ont donné la vie, je demande aux luges français de me donner la justice.Jusqu’à mon âge mûr.je n nj connu que le russe.la Russie, mes compagnons de travail, mes amis et mes proches.Pourtant, i’ai laissé tout cela derrière moi.C’est une décision dramatique qui a mûri lentement en moi en voyant les souffrances du peuple russe.J ai conscience, avant quitté ma natne.de lui être resté fidèle, fidèle aussi à la mémoire de mon w re * fade au nom de millions de niçs compatriotes, si- (suite à U deuxième page), 4 T V r < rAOC DEUX LF DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 5 FEVRIER 1949 Vole secret chez les ouvriers de Shawinigan Il décidera si les quatre syndicats qui les représentent doivent demeurer sur leur position ou accéder aux offres des compagnies POURQUOI VANCOUVER DOIT RATIONNER SON ELECTRICITE ¦-¦'T.*' ‘ ¦.< T * y*-, .^ - :¦ ; iâSèt-.fc Pour faire suite à la réouverture des négociations avec les compagnies Shawinigan Chemicals, Canadian Resins, Aluminum Company of Canada et Canadian Industries Ltd., les officiers des quatre syndicats qui représentent les ouvriers à‘l’emploi de ces quatre compagnies se sont réunis d’urgence et ont adopté une résolution ayant pour objet d’inviter leurs membres à se prononcer d’une façon claire et précise en ce qui concerne les propositions patronales en réponse aux demandes des syndicats relativement à l’atigmcn talion de salaire, rétroactivité, sécurité syndicale et autres améliorations de ^#conde importance.Les bureaux de votation sont ouverts aujourd'hui depuis 8 h.a.ni.et fermeront à 8 h.p.m.; durant les heures de votation, les syndiqués des usines travaillant sur les équipes auront Je temps nécessaire à leur disposition pour enregistrer leur vote.11 y a quatre poils à la disposition des voteurs syndiqués, qui sont installés dans les bureaux mêmes du Conseil central des Syndicats nationaux de Shawinigan Falls, situés au no 52, rue des Cèdres, angle de la 6e rue.Deux officiers rapporteurs pour chaque syndicat ont été nommés officiellement pour conduire et surveiller la votation.Ce sont les présidents et les secrétaires de chaque syndicat.M.Hugène Dumas, secrétaire de la Cité de Shawinigan Falls, agit comme greffier des quatre bureaux de votation et après avoir procédé au décompte, les officiers rapporteurs signeront personnellement leurs rapports, qui seront contresignés par le greffier, M.Dumas.On s’attend, nous déclare un porte-parole autorisé des Syndicats nationaux, à ce qu’un très grand nombre d’ouvriers syndiqués se présenteront aux urnes dans Je but de se prononcer d’une façon claire et précise en ce qui eoncivne les propositions patronales et les revendications syndicales.Les derniers rapports de cette journée de votation ne seront connus que vers la fin de la semaine prochaine, c’est-à-dire vers le 10 février.Les ouvriers syndiqués des quatre usines intéressées dans ce différend ouvrier seront les premiers à savoir les résultats de la votation en assistant aux futures assemblées qui se tiendront vers la fin de la semaine prochaine.Québec repoussera le projet de détourner la rivière Bersimis En conséquence du rapport Normandin — L’Alcoa avait espéré obtenir ainsi 200,000 c.-v.de plus — “Ce projet n’est pas conforme à l’intérêt public” Courrier de France _____ i (suite de la première page) | lencieux sous la terreur du Kremlin.J’ai voulu mie tous les gens libres du monde entier sachent qu’il n’y a pas chez nous 1 un régime de progrès, mais un régime de barbarie qui a spolié ! le peuple russe des résultats de la révolution pour en faire l’instrument de sa politique.” Il faut dire, comme le reconnaissent “Les Lettres françaises” de cette semaine, que le discours n’est pas mal fait.Un des témoins de l'hebdomadaire français, M.Grenier dé-1 eortique pendant deux heures j et demie “J’ai choisi la liberté", pour démontrer que Kravchenko n’a pas pu rédiger l’ouvrage.1 Une preuve entre autres?Coin- j ment, à moins d’être un phéno- I mène de mémoire, aurait-il pu se souvenir de dialogues enten-; dus à neuf ans.— Pour un petit garçon, s’ex- : clame Kravchenko, l’arrestation de son père par la police tsaris-te est un grand drame qui marque son esprit.Je peux même ; 5 1encor' .y** * ii&eiï -v Biiail Une des victirrles de l’inondation imprévisible survenue à Longueuil cette semaine tait ici une inspection des lieux en chaloupe à rames.On sait qu’une embâcle de glaces, sur le fleuve Saint-Laurent, â deux milles en aval de cette petite ville, a causé un débq’dement des eaux sur la rive sud qui a forcé soixante familles de Longueuil â quitter temporairement leurs logis.(Photo C.P.) Une lutte ardente dans le comté de Nicolet-Yamaska Les conservateurs sont optimistes — MM.Drew et Sabourin toujours absents : “on est pas bâdré" — Les arguments, hauts et bas, des libéraux — L’énigme forcée par les dissidents Nicolet, le 4 (Spécial au Devoir).— Dans Nicolet-Yamaska, la lutte est ardente.C’est l’agitation des derniers jours.L’élection aura lieu lundi.On ne discerne pas de changement de courant.S’il faut juger du résultat par l’état d’esprit des organisateurs, les conservateurs seront victorieux, car leur optimisme est évidemment plus grand que celui de leurs concurrents lipéraux.Libéraux Des deux côtés il se dépense beaucoup d’argent.Les libéraux sont nombreux.Deux ministres, MM.Bertrand et Jean, font la lutte, assistés par une quinzaine de députés.Deux députés.MM.Hugues Lapointe et Gérard Cour-noyer, dirigent la lutte, le premier dans Nicolet, le second dans Yamaska.Les libéraux continuent de faire appel à la conscience “catholique et française” du comté, et la conjurent de ne pas rejeter M.Louis Saint-Laurent, successeur de sir Wilfrid Laurier.Dans le travail de porte en porte, les arguments sont plus terre à terre.On aurait même offert à un honnête citoyen de le “dispenser” de son impôt sur le revenu, et l’on aurait menacé, des citoyennes de les priver d’allocations familiales.Incidents habituels aux élections.Conservateurs Chez les conservateurs, quand on parle du grand1 boss, c’est toujours pour désigner M.Maurice Duplessis.M.Yvan Sabourin est “retenu” en dehors du comté par des besognes plus pressantes, — peut-être la défense de certaines compagnies d’amiante, dont il est l’avocat.Tout leader provincial du parti conservateur qu’il est, il plane au-dessus de la lutte, très loin et très haut."On est pas bâdré", commente devant nous un organisateur bleu.M.George Drew est pourtant chef conservateur, sauf dans Nicole t - Yamaska apparemment.C’est le règne de l’Union nationale.La vedette de la lutte, c’est M.Georges Héon, qui réclame la formation d’un bloc solide québécois et défend l’autonomie provinciale.Troisième candidat Le tiers candidat, M.Romulus Manseau, est toujours dans la lutte.Aux dernières nouvelles il restait eur les rangs.Il vient de lancer un manifeste agressif: Votons Mnnseau-Saint-Laurent.Par ailleurs, il défend un programme agricole.Il semble que ses chances diminuent, l’électeur ne veut pas "perdre son vote".Les dissidents libéraux demeurent la grande énigme.Plusieurs voteront pour M.Chapdclaine, le candidat conservateur.Les autres?.L'indice de vie chère remonte à son sommet de novembre 1948 C’est dans le domaine des frais divers (soins médi- eaux et de toilette, etc.) que s’est produit la plus forte hausse — Hausse dans presque toutes les sections Ottawa.5 (G.P.) — L’indice officie! du coût de la vie s’est relevé de 7 dixièmes de point en décembre sur le mois précédent.d’après le dernier rapport du Bureau fédéral de la Statistique; et il est revenu à son ancien sommet de 159.6 points.Le Bureau attribue cette hausse pour moitié à des modifications dans le taux des frais divers, tels rue soins médicaux, soins de toilette, frais de buanderie et coût du gaz de cuisine.Ces taux ne sont ordinairement modifiés ou’une fois par année.La baisse de novembre à décembre avait été attribuée pour bonne part à un déclin dans le prix des vivres: mais celui-ci est légèrement remonté dans l’ensemble, so l de 2 dixièmes de point, bi-n qu’il y ait eu de nouvelle* chutes dans le prix des oeufs et des fruits.Il y » eu avance de 9 dixièmes dans le prix du combustible (huile et charbon) et de l’éclairage électrique, de 4 dixièmes pour le vêtement et de 8 dixièmes pour les ustensiles et meubles de ménage et les services privés.C’est dans le domaine des frais divers, qui comprend les soins médicaux et de toilette, que s’est produite la plus forte hausse, qui fut de 2 points entiers.L’indice du loyer n’a pas bougé.L’indice général officiel du coût de la vie marque donc ainsi une augmentation de 11.3 points sur celui du 1er janvier 1948.Cette augmentation a été de 58.3 points d’août 1939 au 1er janvier 1949, en regard d’un indice de 100 points pour la période de base des calculs qui est celle de 1935-1939.Exposition de la quincaillerie Mardi matin, le 22 février, M.le maire Houde inaugurera la dixième exposition annuelle d’articles de quincaillerie.Cette exposition se tiendra au marché Atwater, du 22 au 24 février in-clusivement.Elle est organisée par l'Association des quincail-fiarg.Mort de Mme Emery Sauvé M.Emery Sauvé, conseiller municipal, est en grand deuil par la mort de sa femme, (Emma Lalonde), décédé* vendredi matin, à 78 ans.Les funérailles auront lieu lundi matin, à 9 h., à l'église Notre-Dame du Perpétuel Secours, angle de la rue de Bien-court et du boulevard Monk.Un nouvel East-Broughton: Black Lake Le maire de Black Lake écrit au Dr Jean Grégoire, sous-ministre de la Santé.— Des années de réclamation, et peu de succès à date — La population à bout de patience.TUNNEL SOUS LA NEIGE AU MANITOBA Le maire Itosurio-Iiolduc, de Hlaek Lake, municipalité située aux environs de Thetford-les-Mines, a écrit an sous-ministre de la Santé, le Dr Jean Grégoire, une lettre où il prend la défense de ses administrés.Le maire Bolduc affirme que la situation à Black Lake est moins intéressante encore que celte qui sévit à East Broughton.Il met en cause deux compagnies: /’Asbestos Corporation Limited et la compagnie Johnson.Il affirme que la population est à bout de patience et voit venir l’été avec angoisse.Le maire Bolduc termine sa courageuse.intervention en réclamant l’intervention immédiate du ministère de la Santé.Voici le texte de sa lettre (les sous-titres sont du DevoirJ: 25 janvier 1949.Dr Jean Grégoire, Sous-ministre de la Santé, Hôtel du Gouvernement, Québec, P.Q.Cher monsieur, Ayant pris connaissance de l'article paru dans le Devoir au sujet de l’amian- tose, décrivant Ja situation qui existe à East Broughton, il est de mon devoir, à titre de premier magistrat de la ville de Black Lake, de vous signaler ce qui se passe ici.“La situation est pire" Notre situation est à peu près la même que celle qui existe a East-Broughton et jVouterai même qu'elle est encore pire.Depuis plusieurs années que nous demandons une amélioration, l’on nous a toujours laissé entendre qu’il était impossible à cause de la guerre de se procurer la machinerie nécessaire à la récupération de la poussière.Finalement la compagnie Asbestos Corporation Limited a décidé de construire un nouveau moulin et d'y installer l’outillage nécessaire afin de faire disparaître cette poussière »i nuisible à tous points de vue.Retards Seulement les travaux ne semblent pas avancer très rapidement.H y a plus d’un an qu’ils sont en marche et du train où vont les choses, ce ne sera pas encore cette année que nous pourrons bénéficier de cette amélioration demandée depuis si longtemps.11 v a aussi la compagnie Johnson qui exploite une mine d’amiante dans les limites de notre municipalité et qui n’a encore rien fait en ce sens.Si elle n’est pas forcée par le ministère de la Santé, je ne crois pas qu’elle agisse, i.a population est à bout de patience et voit venir l’été avec angoisse, car c’est à cette saison que la situation est intenable parce qu’il est impossible d’ouvrir les fenêtres pour respirer.Intervention demondee Je suis sûr que l’intervention rie votre département nous serait d'un grand secours et c’est pourquoi je vous serais bien reconnaissant de prendre l’affaire en sérieuse considération et de rappeler aux intéressés qu'il v a une limite de forcer toute une population de vivre dans des conditions aussi pénibles.Vous remereiant à l’avance de la bonne attention que vous porterez à notre cause, Croyez moi, Votre tout dévoué, (signé) Rosario BOLDUC, Maire.Les communistes aimeraient voir adopter le Code du travail, dit la Fralernifé canadienne des employés de chemin de 1er La moralité L'American News devant les tribunaux Pour avoir distribué un magazine jugé obscène et immoral L’American News Company, accusé d’avoir distribué un magazine intitulé “See”, jugé obscène et immoral, a subi son enquête préliminaire hier, devant le juge Gerald Almond, et le principal témoin appelé à déposer par la Couronne a été Mgr Albert Valois, P.A., vicaire général du diocèse de Montréal et directeur diocésain de l’action catholique.Me Dollard Dansereau, C.R., avocat de la poursuite, a tout d’abord fait entendre le détective Albert Brouillet, de la sûreté provinciale, qui a déclaré avoir acheté un numéro du magazine en question, dans un magasin de l’est de la ville, en septembre, dernier.Puis, plusieurs autres témoins, dont un restaurateur et un vendeur de journaux et de périodiques, ont affirmé avoir vendu ce magazine, distribué par [’American News, dans diverses sections de la ville, en septembre.Un d’entre eux a souligné, toutefois, que sa distribution avait été suspendue depuis deux mois.Pour sa part, Mgr Valois a affirmé avoir examiné la page frontispice du magazine et plusieurs de ses pages.1 Voici quelles ont été les eon« elusions de l’examen : “Du côté moral, ça blesse la décence chrétienne au point de vue" théologique.La couverture est de nature à provoquer des sentiments impudiques chez ceux qui pourraient voir la revue.Plusieurs pages sont absolument obscènes, contraires à la pudeur, à la décence.De façon générale, les images qui sont d’une demi-nudité sont provocatrices”.A l’issue de son témoignage, le juge a cité TAmerican News & son examen volontaire, fixé aq 11 du courant.Les communistes y trouveraient’ matière à mécontentement pour les ouvriers — Pourquoi la Fraternité est opposée au bill — Il faut donner des lois sociales Fusion chez les cordonniers L’assemblée générale de l’Association des travailleurs en chaussures incorporée aura lieu mercredi soir prochain, au Buffet-Paris, sous la présidence de M.Almanzor Henrichon.M.Henrichon insiste pour que tous les membres soient présents, car des questions très importantes sont a l’ordre du jour.Entre temps, les officiera a* réuniront lundi soir au même endroit pour recevoir une délégation du Syndicat des travailleurs en chaussures de Montréal incorporée en vue d’étudier de concert s’il est possible de fusionner les deux organisations.“Une fusion, a répété M.René Champagne, serait très avantageuse à tous les cordonniers.Si tous les travailleurs de la chaussures étaient en effet groupés dans une même organisation, lés possibilités de celle-ci seraient décuplées pour le progrès non seulement de la profession mais aussi de l’industrie.11 y a des avantages que seule la collaboration des individus et des classes peut donner.Ce sont les plus grands.Nous les aurons lorsque nous aurons fait l’unité.” M.Champagne a poursuivi en disant que l’Association, qui a été fondée par les cordonniers pour les cordonniers, a toujours désiré grouper avec elle les autres mouvements ouvriers de la chaussure et elle se réjouit de ce que le Syndicat de Montréal ma nifeste rie la " “Il est ridicule de penser à éliminer le communisme tout simplement par la mise en effet du bill no 5.Au contraire, l’application de ce bill lui serait très avantageuse”, affirme la Fraternité canadienne des employés de chemin de feç dans une déclaration qu’elle nous faisait tenir ce matin.Elle ajoute que “rares sont les locaux d’unions ouvrières qui sont directement dominés par les communistes, ce qui fait qu’au point de vue publicitaire et propagandiste, ils bénéficieraient même d’une telle loi, quittes à perdre la certification du geu de locaux qu’ils dominent Hour ensuite pouvoir à leur guise crier à la persécution.Ils ne seraient que trop heureux de se dire persécutés.“Si l’on analyse la philosophie communiste ou si on surveille le moindrement ses adhérents, on se rend vite compte que les communistes ont peur du progrès; c’est d’ailleurs contre leur avantage.Ils essaient par toutes sortes de moyens détournés d’empêcher tout progrès partiel qui serait k l’intérêt des ouvriers.Communisme — Exploitation “La philosophie communiste est ni plus ni moins que de l’exploitation de la classe prolétaire.Ses sales méthodes sont très bien connues par la plupart des chefs ouvriers.H faut tout de même admettre que le travail organisé est composé en grande majorité de chefs bien pensants et conscients de leurs responsabilités.On ne peut avoir d’exempte plus concret que celui du Congrès Canadien du Travail.Le Congrès Canadien du Travail a décidé de combattre le communisme par des moyens démocratiques sous forme d’éducation et_ sur des bases saines, et cela afin que les ouvriers canadiens sachent < d’abord pourquoi le communisme doit être combattu.Sans aucun doute cette méthode éducative est de bien meilleur augure qu’une loi telle que le bill No 5, qui donne à un gouvernement une autorité injustifiée sur tout un mouvement syndical.En d’autres termes, si un homme a le malheur de se faire couper un pied, on ne guérira certainement pas ion mal en coupant l’autre d’égale longueur.Inacceptable “Il faut admettre que le bill No 5 est inacceptable dans son entier pour la raison qu’il est rempli d’articles élastiques qui font dire ce que l’on veut faire dire.Ce bill viole toute la liberté syndicale et supprime la sécurité syndicale.Ce bill rend à peu près impossible tout droit de grève.Ce bill fait de la Commission des relations du travail une réelle créature du gouvernement.Ce bill peut faire accuser de communisme et en tout temps n’importe qui, même les ennemis des communistes.Ce bill, en résumé, a tellement de restrictions à la suite de scs principes qu’il sabote lou* les droits déjà reconnus de la classe ouvrière.En un mot, cc lull veut dire tout simplement l’étatisation complète du mouvement ouvrier.“U est donc clair de concevoir que les communistes auraient tout avantage à voir accepter le bill no 5.Ce n’est certainement pas la matière à critiquer qui leur manquerait et “qui oserait les démentir?” “Il est à espérer que le gouvernement ne commettra pas l’erreur d’adopter ce bill.“Tout en admettant que le danger communiste est un poison mor aut toujours bien se garder de se laisser enfiler par le fascisme, qui lui aussi est un poison mortel, ne l’oublions pas.“Qu’il nous suffise de nous enquérir de l'expérience de l’Europe tout aussi bien que de l’expérience de Ja guerre la plus vsan-glante que nous venons tout juste de subir afin d'empêcher la nation canadienne de subir la lugubre aventure, que l'Allemagne et ITtalic ont fait vivre à leur peuple, même que nous savons tous que cette population aussi honnête que ta nôtre n’avait pas d’autre alternative que de choisir entre le communisme et le fascisme.Donnez aux ouvriers des lois établies sur une base démocratique et le poison communiste dis-oarallra.J.-Eucher COR BEI L, Président général, Fraternité canadienne des employés de chemin de fer et autres transports.Ligue antituberculeuse La campagne de souscriptions va bon train Les premiers résultats satisfaisants — $132,730 déjà souscrits L'Italie se range dans le camp des nations de l'Ouest Au cas de guerre contre la Russie — La situation économique Rome, 5 (A.P.) — Le premier ministre italien, M.Alcide de Gasperi, a dit hier que l’Italie est entrée dans le mouvement pour l’unité politique et économique de l’Europe occidentale à cause de l’hostilité de la Russie.Il a déclaré à des journalistes, à l’issue d’une réunion de son cabinet, que son pays était sorti de l’isolement où l’avait acculé la dictature fasciste pour s’engager sur la voie de la collaboration avec les puissances de l’ouest de l’Europe.De Gasperi a souligné que les liens de ITtalie avec l’Occident étaient historiquement nécessaires à cause de la politique hostile de la Russie qui s’est objectée à l’admission de ITtalie aux Nations Unies.“Depuis ce moment, a expliqué le premier ministre, ITtalie a abandonné son isolement — une consequence du régime totalitai-et est entrée dans le sentier bonne volonté." des démocraties indépendantes d’une façon correspondant à la vitalité et à la civilisation de son peuple”.Plus tôt, dans un communiqué publié à Rome, le gouvernement avait annoncé que ITtalie avait décidé de contribuer à diriger la politique économique de l’Europe occidentale.L’Italie, affichant ce communiqué, s’unira à la Grande-Bretagne, la France et à un pays Scandinave à être désigne dans un conseil de direction de l’organisation de coopération économique européenne, qui groupe 16 membres.De Gasperi a décrit l’unité politique et économique de l’Europe occidentale comme une “contribution décisive à la cause de la paix, indivisible de la sécurité de tous les peuples”.L’Europe aura surtout besoin de coopération économique à l’expiration du programme d’assistance des Etats-Unis, a conclu M.de Gasperi.Compagnies .Municipalités 886,260.75 810,482.11 Général: contributions à la! Ligue et vente de timbres dans les magasins.les institutions, les paroisses et les banques, etc., «35,987.94.- sm i —- Gandhi, fils, nommé un directeur de Reuter, Bombay, 5 (Reuter).— Le fils) du mahatma Gandhi, Devadas! Gandhi, vient d’être nommé re-j présentant de ITnde et de la | nouvelle filiale indienne de l'a-1 genee de nouvelles Reuter au ! conseil d’administration de cet organisme coopératif.Gandhi fils est le directeur-gérant du quotidien Hindustan Times, de Nouvelle-Delhi.Le conseil de l’agence comprendra donc ainsi huit directeurs, dont trois pour les journaux de Londres, trois pour les organes du reste de la Grande-Bretagne, un pour ITn-de et un pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande.Un jeune garçon s’amuse ici à emprunter le tunnel que |ohn Chubicky, de Winnipeg, a dû creuser après qu’une formidable chute de neige eut rempli la cour à l'arrière de son domicile.(Photo C.P.) Le Québec, îième Etat d'Amérique pour la prévention de l'incendie Aide gouvernementale aux municipalités qui cherchent à améliorer leurs moyens de lutte contre le feu — Bons résultats de ces efforts collectifs M.C.-O.Monat, président de la Ligue antituberculeuse de' Montreal, a annoncé aujourd’hui que la campagne annuelle de souscriptions de cette organisation a atteint à date la somme de ,8132,730.80.il n’est pas encore possible de dice quel sera le montant total recueilli à la fin de In campagne puisque les dons continuent encore à parvenir à la Ligue.Le président a toutefois révélé que le chifffre atteint est plus élevé que celui de l’an dernier à pareille date, et tout laisse prévoir une augmentation sur le résultat de la campagne de l’an dernier.Les directeurs de la Ligue espéraient, avant l’ouverture de cette campagne de souscriptions, pouvoir ajouter un nouvel appareil à leur effectif, mais mulncu-reusement les sommes mises à la disposition de la Ligue sont tout juste suffisantes pour lui permettre de continuer ses opérations au rythme atteint en 1918.“Nous n’entendons pas ralentir”, a dit M.Monat.“au contraire, nous tâcherons d’augmenter avec l’équipement et le personnel à notre disposition, le nombre d'examens dans ie district métropolitain.“Lorsque le Dr Jean Grégoire, sous-ministre de la Santé annonçait, le 21 novembre dernier que le ministère de la Santé se chargeait désormais de défrayer le coût d’opération des dispensaires, il soulageait la Ligue d’un énorme fardeau, relui de subventionner ces dispensaires afin d’assurer â ses dépistés, la gratuité de l’examen rlihiquc et du service social.Les sommes que la Ligue versait à ces organismes resteront désormais à sa disposi-tion et lui permettront de combler te déficit encouru au cours de l’année 1947, et d’intensifier eventuejlement son travail en proportion des fonds mis à sa disposition”, a ajouté M.Monat.Les demandes que la Ligue reçoit de l’industrie et du grand public en général pour des examens massifs ou individuels augmentent sans cesse, mais avec la meilleure volonté possible la Ligue doit nécessairement mesu-rer son travail d’après son bud-get.Voici une répartition des dons j souscrits à la Ligue à date: Québec, 5 (D.N.C.) — Chaque année dans toute l’Amérique du Nord, durant la semaine qui comprend le 9 octobre, a lieu la semaine de prévention des incendies.La date choisie rappelle le fameux incendie de Chicago, en- 1871, au cours duquel il y eut des milliers de pertes de vie sans compter des millions de dollars de dommages.La National Fire Protection Association forme un comité international qui est chargé de juger, dans chaque ville de l’Amérique du nord, la valeur des mesures prises pour sauvegarder In vie humaine et les ressources matérielles.Par ses suggestions et ses subsides, le ministère des travaux publics, sous la direction de l’hon.Roméo Lorrain, apporte son entière coopération aux mu-nicipalitcs qui participent à ce concours.Les autorités locales .rivalisent alors d'initiative en appliquant autant de moyens que possible d'enrayer les incendies.Parmi ees moyens, signalons l’inspection des immeubles et les édifices publies, (écoles, théâtres, hôtels, hôpitaux, rte) exercices de sauvetage, campagnes d’éducation par des parades, des assemblées publiques, par la presse, la radio, le cinéma, les affiches; organisalion des secours d’urgence, démolition des taudis, enquête sur l’origine des incendies, instructions à ceux qui manipulent des ma- tières inflammables, distribution de lettres circulaires aux entrepreneurs et aux unions ouvrières en général, etc., etc.Le trophée décerné par le rouillé international crée de l’émulation dans 4ons les Etats américains comme dans les provinces canadiennes.Mais pour créer un surplus d’intérêt au sein même de la province de Québec.ITionorabte Roméo Lorrain a décidé, en 1944, en prenant charge de l’administration des travaux publics, d’accorder un trophée à la municipalité qui sc classe en tête de la province.Cette année-là, la cité de Hull remporta te trophée, et.l’année suivante ce fut la cité de Saint-Jean qui sc classa de plu -, la première du Canada.Devant te succès remporté pur son geste le ministre décida, en 1946, d'accorder un second tro pliée.Ce furent les villes de Montréal (première place au Canada) et d’Arvida, (troisième place au Canada) qui remportèrent ces deux trophées.En 1947, Arvidn, (cx-acquo avec Ottawa pour la première place au Canada) et llull tHKKtOOoaCHKKtOOOCa ZZ PAGE QUATRE LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 5 FEVRIER 1949 ?t €SSt G4t PAGE HEBDOMADAIRE Nous avons rencontré: FERNAND CADIEUX Départ pour Cuba - Le deuxième congrès interuniversitaire d'Action catholique-Problèmes étudiés- La délégation canadienne — Contacts étudiants- Rôle du Canada REMETTRE « en question Quelques heures avant son départ (il quittait Dorval par avion jeudi soir dernier), nous avons rencontré, à la Centrale de la J.E.C., rue Sherbrooke, Fernand Cadieux.Fernand Cadieux occupe de-puis deux ans, dans le Comité national de ia J.E.C., le poste de propagandiste général.C’est un ancien du Séminaire des Trois-Rivières et un licencié de la Faculté des sciences sociales de Tuniveirsité Laval.Ayant eu vent de son départ pour un voyage dans le sud, nous avons voulu l’interviewer pour renseigner nos lecteurs sur l’importante rencontre qui se produira ce mois-ci à la Havane, capitale de Cuba.La semaine — De quoi s’agit-il au juste, Fernand?— D’une semaine d’études qui réunit les délégués de l’Action catholique de tous les pays américains.Ce congrès interaméricain est le deuxième du genre; le premier avait lieu au Chili, en 1945.En se quittant, alors, les délégués ont résolu de répéter cette rencontre tous les trois ans.— Çui a pris l’initiative de ces semaines?— Sauf erreur, je crois que c’est l’Action catholique chilienne.Elle a été bien inspirée d’ailleurs puisque l’idée fut tout de suite approuvée par le Vatican.C’est ainsi que le secrétariat, établi à Santiago du Chili à Tissue du premier congrès, vient d’organiser cette seconde rencontre à La Havane, du 6 au 13 février prochains.— Tu te rends par avion?^ — Oui, avec escales à New-York et à Miami.Une partie toutefois de la délégation canadienne est déjà en route; ils se rendent à Miami en voiture, quitte à prendre là l'avion, pour le grand saut iusqu’à Cuba.— De gui est-elle composée, cette délégation?.— Nous sommes six délégués au Congrès: MM.David Bossé, de la L.O.C.; Maurice Bouchard, de la J.O.C.; Mlle Renée Blan clià'rd, de la J.I.C.Deux aumôniers nous accompagnent: M.le chan.Racicot, du Comité national de l’Action catholique, ainsi que M.Tabbé Boité, spécialiste des questions sociales, et qui fait partie de la délégation à ce titre.Drdre du jour — Je suppose que les organisateurs vous ont fait parvenir l'ordre du jour?— Oui un ordre du jour extrêmement chargé.On trouve en tête une grande enquête sur le problème des vocations religieuses.Tu sais que la carence de prêtres constitue un problème très aigu pour les Eglises d’Amérique du Sud.On a vu par exemple des ordres religieux importants qui ne pouvaient même pas, en cinq ans, recruter un seul sujet.Le manque de prêtres dans tous les pays sud-américains est tragique.On traitera aussi, au cours du congrès, des problèmes de la jeunesse étudiante.Evidemment, c’est la partie qui m’intéresse le plus directement.On consacre enfin plusieurs journées aux probL .nés du monde rural et aux problèmes du monde ouvrier, ainsi qu’au développement du syndicalisme chrétien.des autres pays ainsi que les étudiants cubains.Je crois que les contacts personnels et les liens établis à la faveur «le ces rencontres font le plus clair profit de n’importe «jael congrès.— Et enfin, comme nous rentrerons de Miami en auto, à travers les Etats-Unis, je me promets bien de lier, là encore, tous les contacts possibles avec les étudiants américains.* Ÿ * J’ai laissé Fernand Cadieux à ses bagages, me promettant bien de l’interviewer de nouveau à son retour, vers le 20 février.Même si je n’ai pas obtenu de lui la promesse d’un texte pour Jeunesse en marche, je compte bien le lui arracher en temps et lieux.Chaque jeune qui part à l’étranger, chargé ou non d’une mission officielle, est un peu notre représentant.Non seulement nous tenons à ce qu'il nous représente dignement, ce que Fernand Cadieux ne manquera pas de faire, mais nous tenons aussi à profiter des expériences qu’il rapporte.Science et personne Une lectrice nous écrit 55 rue Springfield, Ottawa, Ontario, le 20 janvier 1049.Monsieur Gérard Pelletier, Directeur de “Jeunesse en Marche”, Le Devoir, Montréal.— Dans tout cela, comment envisages-tu le râle de la délégation canadienne?— Nous ferons d’abord notre part normale, comme toutes les autres délégations.Mais on nous a confié aussi une fonction plus spèciale.Avec l’Argentine, nous serons chargés de certaines sessions du soir sur les problèmes immédiats de l’Action catholique: méthodes de travail, spiritualité laïque, organisation, etc.Comme on nous laisse la responsabilité de ces sessions, il fau «Ira nous charger de les conduire, de faire lés exposés, etc.___ El personnellement, as-iu des ohiectifs particuliers?__Je me propose naturelle ment de rencontrer de façon particulière les jeunes délégués Cher monsieur.Merci et félicitations p«>ur l’énoncé des principes avec lesquels vous désirez diriger “Jeunesse en Marche”.Permettez-moi de relever certaines de vos phrases qui m’ont le plus particulièrement frappée.“C’est vrai que le sort des hommes me préoccupe.” et plus loin, ‘‘Que l'artiste serve son prochain avec des moyens d’artiste, mais qu’il le serve”.Par ces deux phrases, j’ai compris que le problème pouvait se résumer à ceci ; C’est la personne humaine qui doit être respectée et non la science.Le rôle de la science est de servir la personne.Plus loin l’article de Mlle Lan-zon (15 janvier) m’a fait grandement plaisir.La proposition du Quartier Latin prouve que la jeunesse est capable de comprendre les problèmes actuels sous leur vrai jour.Pour ma part, bien que n’étant pas étudiante (cela ne veut pas dire que je n’étudie plus), j’apprécie grandement ces démarches d’un groupe étudiant.C’est un poids de plus en faveur de la paix, à la suite des divers autres groupements qui ont protesté contre la propagande de guerre: l’Union des électeurs, quelques sections de la Saint-Jean-Baptiste, quelques conseils’municipaux, et de nombreux journalistes au nombre desquels il convient de mentionner ceux du “Devoir”, de l’“Action Catholique’’, et Louis F>en, du journal “Vers Demain”.Mlle Lauzon, dans son paragraphe “Le grand argument”, en vient à cette question: “Mais en réalité, comment une guerre entre les nations pourrait-elle résoudre un problème qui se pose au sein même des peuples «pii prétendraient le combattre?” Et le problème qui se pose n’est-il pas: La science vs la personne humaine?Faire de la science et de Fart pour Tart et la science, c’est oublier que l’un et l'autre existent pour donner à la personne humaine son plein épanouissement et non pour la dominer.Voici ce qu’en dit Mgr Sheen dans la préface de son livre “Communism and the Conscience of the West": "The so-called Russian problem is not primarily economic or political but philosophical; it revolves around the nature of man.Here too the conscience of the Western World is involved, for the Western world generally has lost the concept of man as a creature made to the image and likeness of God and reduced him either to a component part of the universe, to an economic animal or to a “physiological bag filled with Ssychological libido”.Once man ecame materialized and atomized in Western thinking it was only natural for a totalitarian- ism to arise to gather up the fragments into a new totality and substitue the collective man for the individual man who was isolated from all social responsibilities.” C’est ainsi que Mgr Sheen rend notre civilisation de l’ouest responsable du présent désordre.| C’est elle qui a préparé les voies au communisme en éloignant l'homme de Dieu et de la loi évangélique pour le perfectionner dans la matière.Quand on refuse de rattacher le point de vue social du point de vue science, c’est ce qui arrive.C’est peut-être faire de Turf pur que d’écrire ou «je goûter «les pages remplies de richesses littéraires mais dépourvues de richesses morales; c’est peut-être faire de la science pure que de faire des recherches approfondies pour découvrir de nouveaux moyens de destruction mais de quelle utilité sont cet art et cette science pour le bonheur de l’homme?Si nous ne revenons pas au principe de l’Evangile “Amour de Dieu et du prochain en tout”, il est inutile de penser que Fart et la science font du progrès.Leur condition pour progresser c’est de conduire l’homme plus directement vers son but: la connaissance, le service et la possession de Dieu.Voilà pourquoi je considère que vous êtes parfaitement justifié «le dire: “Quand, dans un interview, je cherche à découvrir “comment” mon interlocuteur comprend son devoir social, il me semble que j’ai raison.” JOS.PONTON Enrg.LOUS AUTHIER.prop.COSTUMES DE THEATRE Spécialistes pour collèges et couvents BS^ue Notre-Dame est - MONTREAL - HA.8744 ACCESSOIRES ELECTRIQUES Au service des • PROPRIETAIRES • ENTREPRENEURS • COMMUNAUTES BEN BELAND Accowolrei oloctrlquM on «roi 7152 beat SAINT-LAURENT Tél.: TA.6356 En effet le problème eocial appartient à tous du fait que nous sommes membres de la société et tout ce qui n’aide pas à perfectionner la vie sociale en perfectionnant l’homme n’a pas sa raison d’être.Un extrait d'une lettre de S.S.le Pape Pie XII — paru dans le journal Vers Demain du 15 janvier — confirme ce point de vue: “En dernière analyse, c'est à la IHiération de la personne humaine que tout doit tendre et converger.C’est elle que Dieu a placée au faîte de l’univers visible, la faisant, en économique comme en politique, la mesure de toutes choses”.Les sciences et les arts peuvent-ils avoir un autre but?Aussi, tant que le souci des savants et des artistes ne sera pas d’enrichir la personne humaine (et cela ne se fait pas à coups de bombes atomiques et de littérature immorale ou antireligieuse) notre civilisation ne sera qu’un retour à la barbarie où les nobles sentiments d'amour et de justice seront sacrifiés pour satisfaire les plus bas instincts de la bête.Dans celte lutte entre la personne et la science que doit être notre attitude?Il me semble que nous devrions refuser notre respect à Fégard de ces politiciens, économistes, savants ou artistes «lui ne s’appliquent qu’à détruire la vie de Fàme et celle du corps.Admirons et respectons nlutét le cultivateur, le simple balayeur de rues qui eux nourrissent et servent l'homme.Quand on regarde de près nos supposés grands hommes on est porté à se demander; A quoi leurs grandes connaissances ont-elles servi ?A créer des crises d’argent en face de montagnes de produits?A organiser «les guerres pour détruire l'abondance ?A anémier les âmes en leur faisant oublier le grand commandement: Amour de Dieu et du prochain ?A gaspiller des vies humaines par la guerre ou par une exploitation telle que celle de F.ast Broughton, si bien exposée dans Le Devoir?Gardons notre admiration pour ceux qui construisent.Mê-be s’ils font peu ils font mieux «pie ceux qui détruisent à grands COUDS.Merci de l’invitation que vous avez lancée aux jeunes de prendre^ part à “Jeunesse en marche".J’espère que je n’ai pas été trop longue en répondant à cette invitation.Rien à vous pour un monde plus respectueux de la personne humaine, Cécile BRUNET.c E qu’on oublie le plus facilement, «iit l'autre, c'est sa jeunesse.Et non pas les folies, les sotiises de sa jeunesse, mais au contraire ce qui en faisait le prix: Fart de tout remettre en question.Remettre en question, ce n’est pas détruire.Si je remets en question l’ordre social en notre province, cela ne signifie pas que j’en veux la fin, mais au contraire la perfection.Si je remets en question certains aspects de mon christianisme, ce n’est pas que je sois personnellement-envahi par l’athéisme.Mais comme les grandes questions de la vie et du monde se posent aussi bien à moi qu’aux premiers chrétiens, j’y veux apporter une réponse personnelle, non la leur.Une conviction empruntée vaut peu; c’est pourquoi chaque jour il faut remettre les siennes en question.Le christianisme “comme héritage” n’a qu’une valeur secondaire.La foi de mes pères ne saurait nie sauver à moins que la mienne propre s'y ajoute.Et comment saurais-je que, moi, j’ai la foi, si jamais je n’ai remis en question l’adhésion de mon esprit au dogme chrétien?('.es vérités, Jean-Guy Blain les rappelait cette semaine dans le Quartier latin, à l’occasion d’un éditorial qu’il intitule: L’essentiel est intouchable.11 montre de façon très aiguë que la “remise en question” est considérée chez nous somme un sacrilège; il fait voir aussi les conséquences d’une telle attitude: L’essentiel est d’être au maximum d'intensité.Nous savons que c’est la sincérité qui seule importe.Pourquoi, dès tors, refuser qu’il s’agisse d’être tout court, avant d’être ceci ou cela?Notre étroitesse d’esprit, notre humanisme rapetissé vient du fait que nous ne l’avons jamais remis en question; du fait que ne pouvant être simplement, par débilité, nous nous sommes empressés d’être ceci ou cela.Comme nous n’avons pas de vie propre, nous vivons de la vie de ceci ou de cela, c’est-à-dire de la vie des autres, qui nous Ont précédés et qui, eux, existaient.Nos pères bûcherons pensaient le monde en bûcherons.C’était bien.Mais il n'est pas encore bien que nous agons, après cette terrible révolution de l’esprit qui est ta nôtre, recueilli cette pensée telle quelle.Nous n’avons gardé que le tour des phrases.Nous sommes des machines qui excluent.la En lisant ce paragraphe, j’ai réfléchi une fois de plus sur .» “grâce” particulière à la jeunesse, surtout la jeunesse étudiante.On trouve presque chaque année au Quartier latin des esprits libres, pénétrants, capables justement de remettre en question les bases mêmes de notre vie, et _ de façon constructive.Ce petit hebdo, c’est comme un territoire autonome, abstrait du contexte social, où il est permis de penser, de réfléchir, d’être audacieux et même un peu insolent.C’est un journal sans stratégie, car cette nécessité ne le concerne pas.C’est pourquoi, au total, le Quartier latin (on en pourrait dire autant d’autres journaux étudiants) est une bénédiction.Avant de mettre le carcan de_ sa classe, de ses obligations, de son succès et de ses privilèges, le_ futur professionnel s’exprime ici en toute franchise.Il goûte la permission d’être un peu lui-mènie, avant de se figer dans le “zinc ’ de sa dignité future.Il goûte même la permission de toucher n’importe quel sujet; comme on ne le prend nas très au sérieux, on ne songerait même pas à le taxer d’incompétence.Et comme c’est heureux pour ses lecteurs, au-dehors comme au-dedans de l’Université.Si les étudiants cessaient «le nous parler littérature, avec leur goût furieux de la nouveauté et cette sévérité implacable qu’ils perdront bientôt, qui nous révélerait les auteurs neufs, les maîtres de l’avenir?— Certainement pas les critiques des journaux, accablés de travail et presses par les grands succès du jour qu’ils arrivent à peine à couvrir.-Si les étudiants cessaient de nous parler politique, sans calcul ni stratégie, s’ils cessaient de dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas.ne manquerions-nous pas quelques-uns des jugements les plus sains qui se formulent chaque année?Mais pourquoi faut-il en même temps que cette liberté soit si courte, si précaire?Chaque année, une équipe étonnante s’installe au Quartier latin.Mais si vous cherchez, dix ans plus tard, ces jeunes écrivains pleins de fougue, vous n’en retrouvez que très peu.et si changés.Tiens: moi qui vous parle, j’ai connu au sortir du collège la prose étudiante de M.Roger Duhamel: elle était vive, sûre, insolente avec splendeur, sarcastique et limpide.Chaque article remettait quelque chose en question.Or.Fan dernier, M.Duhamel défendait contre les “critiques irrespectueuses” de notre camarade Laurendeau le cérémonial stupide des débuts de sessions.Jean-Guy Blain.Pierre Lefebvre, Léger.Pérusse, est-ce d«>nc vrai qiie vous aussi, un jour, vous entérinerez l’huissier à la verge noire dans la collection de vos tabous.?Gérard PELLETIER Cadenas et Indiens UNE PROTESTATION LES ETUDES SLAVES % A l'Université de Montréal - Un nouveau centre vient de s'ouvrir — Certificats et diplômes -— Le programme des études Pologne et Russie-On s'inscrit jusqu'au 19 février N.D.L.H.- - II est ¦ clair que l’histoire a tourné.Les plus audacieux parmi les jeunes Ganu-diens étudiaient autrefois l’allemand, frappés par l’importance dans le monde de la civilisation allemande.Mais combien, depuis la dernière guerre, se sont mis à l’étude du russe.Nous en rencontrions, encore la semaine dernière, et qui travaillent très sérieusement.— Ceux-là apprendront avec plaisir l’ouverture d’un Centre d’Etudes slaves à la Faculté des lettres de l’Université de Montréal.C’est là, croyons-nous, un événement de toute première importance.Nous n’avons pas cru abuser de l’espace dont dispose Jeunesse en marche en publiant plus bas le prospectus de ce centre d’études.—Ceux qui veulent comjirendre le momie slave, au delà des propagandes et des clichés, ceux-là tiennent d’abord à le connaître.On verra par les notes ci-dessous qu’un magnifique instrument de travail est désormais entre nos mains.De plus, le centre d’études slaves peut remplir une seconde fonction, non moins importante que la première: intégrer dans la population canadienne les immigrants d’origine slave qui nous arrivent depuis la guerre en nombres imposants.A ce double titre, le Centre d’études mérite d’être connu.et reconnu.—G.P.Le Centre'd’Etudes Slaves est dirigé par M.Théodore Doma-radzki.Il a .pour but de favoriser, par l’enseignement et les travaux scientifiques et pratiques, l’expansion des connaissances des problèmes et des langues slaves.II se propose aussi de préparer des professeurs spécialisés pour l’enseignement primaire, supérieur, secondaire ou universitaire.Il s’efforce enfin d’ouvrir des carrières dans FadminisLa-tion fédérale et provinciale, dans les forces armées et .dans certains domaines de l’activité économique et professionnelle (postes de traducteurs, d’instructeurs, d’experts, etc.).Les cours donnés au Centre préparent les candidats aux certificats, diplôme et grades suivants: certificats d’études supérieures, diplôme d’éfudes slaves, maîtrise ès arts, doctorat ès arts (Ph.D.).Certificats — Diplôme Les certificats et le diplôme d’études supérieures d’Etudes Slaves sont spécialement destinés aux étudiants qui, ne possédant pas le baccalauréat, désirent quand même approfondir la discipline slave.Le Centre prépare à deux certificats: un d’Etudes Slaves occidentales (en particulier civilisation polonaise), l’autre d’Etudes Slaves orientales (en particulier civilisation russe).Les candidats au diplôme d’études supérieures doivent, après avoir obtenu ces deux certificats, présenter un mémoire basé sur des recherches personnelles dont le sujet est fixé d’accord avec le directeur du Centre.Les candidats à la maîtrise ès arts en études slaves (M.A.) doivent remplir les conditions suivantes): a) posséder le baccalauréat et une préparation suffisante pour les études slaves — b) participer à un certain nombre de cours, séminaires et travaux pratiques (minimum 16 crédits), choisis d’accord avec le directeur du Centre — c) rédiger une thèse sous la direction d’un professeur.Les candidats au doctorat ès arts en études slaves (Ph.D.' doivent: a) posséder le grade de M.A.— b) s’inscrire aux cours du Centre durant deux ans.Le choix et le nombre des cours, séminaires ou travaux à suivre sont établis en fonction de la préparation du candidat et du sujet d’études choisi r— e) rédiger une thèse sous la direction d’un professeur, puis, la soutenir publiquement devant un jury — d) posséder une connaissance pratique d’une autre langue slave.• Cours d’introduction (Ife SEMESTRE) S 205 — Philologie polonaise.— (Connaissance de la langue polonaise exicée).(30 leçons, 2 crédits).M.T F.Domaradzki (Assistant, M.L.Rabcewicz-Zub-kowski — exercices pratiqués).Lundi soir, 7 h.30 et 8 h.30.S 206 — Philologie russe.— (Connaissance de la langue russe recommandée).(15 leçons, 1 crédit).M.W.Babinski.Mercredi soir.7 h.30.S 105 — Slavia occidentalis.—• (Matière principale—polonais) ; littératures, civilisations, institutions politiques et sociales — polonaises, tchécoslovaques et lu-saciennes.rtc des solutions neuves, est par essence subversive; parce qu'elle tente «le trouver sa place au soleil elle tend à éliminer les solu- tions révolues.Aussi devant Fétat d’écoeurement où nous laisse Fétat actuel de la société ne pou-vons-nous que souscrire à toute a«'tivité subversive poétique ou morale.Que le communisme actuel n’apporte pas à nos espoirs les solutions qui les combleraient, plusieurs d'entre nous Font exprimé antérieurement et l’on ne saurait, sans fourberie, nous soupçonner d’allégeance à la politique stalinienne.Mais, «le là à voir sous nos yeux se substituer aux solutions politiques des interventions strictement policières (dont le moins qu'on puisse dire est qu’elles discréditent ceux-là mêmes qu’elles devraient servir, et devraient à leurs yeux constituer une profonde erreur tactique s’ils n’étaient si aveugles) nous ne le pouvons sans «pie notre voix s’élève.Le caractère strictemnet réactionnaire et policier de cette loi constitue pour le développement social, intellectuel et artistique, ici môme, une menace qu’il ne convient plus d’ignorer.C.ar si aujourd’hui on saisit dans les librairies et les demeures les oeuvres de Marx (dont l'intégrité philosophique ne peut être mise en doute et qui échappe, cela va de soi.aux interprétations opportunistes de scs disciples politiques) ne saisira-t-on pas.dès demain, celles de Freud, «le Breton.de Béret, «le Rimbaud, de Lautréamont, dont le caractère subversif n’est pas moins violent pour avoir été moins exploité politiquement! Aussi n’entretenons-nous aucune illusion sur le sort que peut nous réserver cette protestation et qui peut se traduire, dès demain, par une émasculation entre des mains policières de nos bibliothèques personnelles.Nous croyons devoir protester contre ces procédés inquisitoires dont l’immoralité n’est que plus manifeste pour être effectués au nom de la morale, et qui se traduisent par des mesures punitives à Fégard des voix qui peuvent s’élever contre le sort qui est fait à l’homme et qui n’ont pas toujours l’heur ni le désir de se subordonner à la “légalité”.Parmi ces violations récentes de la dignité de l’homme, il convient de rappeler plus particulièrement le sort fait à Borduas pour avoir dit tout haut ce que veaucoup pensent tout bas et la condamnation récente de l’Indien Sioui pour avoir prêché la seule chose qui soit compatible actuellement avec la démarche indienne: la libération nationale.A signaler, à propos de la condamnation du chef Sioui, le silence complice et satisfait des nationalistes.Sans doute s’agissait-il alors de la “mauvaise” nation, celle à qui nos vaillants ancêtres ont tenté d’inculquer, à force de sang versé de part et d’autre, les principes de la vraie civilisation.Pour ne pas l'avoir été de la loi du cadenas, ces deux hommes ne sont pas moins victimes du même crime contre la liberté, crime au service duquel les instruments sont divers.Ont signé: Pierre Gauvreau, Maurice Perron, Paul Rovira, Re-naldi Ferras, Jean-Jules Richard, Jean-Paul Mousseau, Claude Gauvreau.Jean-Maurice Laporte, Yves Lasnier, Françoise Sullivan, Marcelle Ferron-Hamelin, Jacques Ferron, Marcel Barbeau, Raymond-Marie Léger, Fleurent Emery, Suzanne Barbeau.Jean Lefebvre, Robert Blair, Remi-Paul Forgues, Magdeleine Arbour, Bruno Cormier, Denise Guilbault, Muriel Guilbault.N.D.L.R.—Voilà qui met fin au silence complice et satisfait de la presse nationaliste.— G, P.:.¦ .Retraites fermées .Charlemagne — Ste-Thérése — Lachenaie — Repentigny .6 fcv.au 9 tév.L'Immaculée-Conception .10 fév.au 1î fév.Collège Jean-de-Brébeuf .13 fév.au 16 fév.Postes — Orner De Serres.17 fév.pu 20 fév.VILLA SAINT-MARTIN sou» lo direction des Pères lésuites Pour retenir une chambre, tél.: BY.2866 S «.w { ZJout eàt meilleux aux j ! BERMUDES! *s» W \ 1 PS* w i I a W I W I w l I i i ! w I 0* W ! W I Voyage avec escorte du 14 mars au 28 mars 1949 ITINERAIRE Dép.de Montréal, 14 mars, Gare Windsor, D.& H.9.50 p.m.Arr.à New-York, Grand Central Terminal, D, & H, 7.00 a.m.1 5 mars.Déjeuner et transfert à I aéroport La Guardia.Dcp.Aéroport La Guardia, Colonial Airlines.11.30 a.m.15 mars.Arr.Hamilton, Bermudes, 4.25 p.m.(Heure des Bermudes), 15 mars.Séjour réservé au luxueux "ELBOW BEACH SURF CLUB' .pour les: 15-16-17-18-19-20-21-22-23-24-25 mars.Dép.Hamilton, Bermudes, Colonial Airlines, 5.30 p.m.(Heure des Bermudes I, 25 mars.Arr.La Guardia, New-York, 8.30 p.m.25 mars.Séjour réservé à l'hôtel WALDORF-ASTORIA, de New-York pour les 25 et 26 mars.Dép.New-York, Grand Centrai Terminal.27 nwst D.& H.11.15 p.m.Arr.Montréal, Gare Windsor, D.& H.le 28 mars à 8.25 a.m L'Elbow Beâch Surf Club possède une merveilleuse plage privée sur le côté sud des Bermudes.Pour compléter ces deux semaines de grand luxe, Canada-Voyage a réservé tout l'espace requis pour les membres de la Croisière à l’Hôtel Waldorf-Astoria de New-York, pour deux jours.PRIX PAR PERSONNE *423 .50 ET PLUS (fonds canadiens) CONTRE LES CORS C’EST „ ln'y en a qu’un: Îest URrrrro* utURcna w I w I w i w I î W I A W I «A >0 ! CANADA VOYAGE j i LE PRIX TOTAL COMPREND 1— Transport par chemin de (er en 1ère classe de Montréal à New-York, et retour.2— Transport par avion Colonial entre New-York et les Bermudes, 3— Les frais d’hôtels sur tout le traiet.4— Les repas sent payés durant le 46|Our aux Bermudes.5— Tous les transferts de valises.Pour et renseignements réservations appelez LE IOUR : LE SOIR : CR.0109 AT.0963 15 EST.BERNARD.MONTREAL £ r i 0 -* 'V MONDE FEMININ ,OIR, MONTREAL, SAMEDI 5 FEVRIER 1949 FACE CINQ Une plinceââe âe [ait leligieuâe La grand-mère du Petit Prince Charles d'Angleterre est soeur grise de la religion orthodoxe et fondatrice d'une école d'infirmières Le jeune Marty Marman tient dans ses bras un lapin angora blanc aussi gros qu’un chien à l’exposition annuelle de la London Pet and Poultry Association.C’est assez difficile à dire lequel de l’enfant ou de l’animal est le moins confortable dans cette embrassade.(Photo CP.) Ile de Tinos, mer Egée, 5 (A.P.) — La grand-mère paternelle du jeune prince Charles d’Angleterre vient de revêtir la bure grise de religieuse dans l’église grecque orthodoxe.La mere du prince Philippe, la princesse Alice de Battenberg, âgee de 63 ans, se “retire du monde”, selen ses propres paroles _ en juillet dernier, pour consacrer le reste de sa vie à “servir”.Elle n’a pas encore vu son petit-fils de deux mois."Chaque année, aet-ejie dit ¦dans une entrevue, les religieuses ont chacune quatre semaines de vacances.J’espère prendre les miennes cet été pour aller à Londres voir mon fils, mon petit-fils et les autres membres de ma parenté, comptant ma mère âgée de 86 ans.” La princesse Alice vit dans un quatre pièces meubiées au premier étage d’une villa au bout de cette île de la mer Egée où des milliers de personnes font des pèlerinages semistriels à l’église de la Vierge Marie qui renferme une icône miraculeuse.Elle n’a pas de domestiques.Elle a comme compagne Sophie Dimitriou Alverti, une religieuse à robe noire de religion grecque orthodoxe.Elles se partagent les beso- Les beaux textes illustrés 1«r MESSAGI Collection: les Beaux Pays jÇuncheâ poux l’école Prenez-en votre parti.La préparation d’un lunch pour l’école demande plus de travail dans la cuisine.Vous faites aussi bien de garder une place permanente à la boite à lunch, à la bouteille thermos, au papier ciré et aux couteaux bien aiguisés.Les préparatifs en seront simplifiés d’autant.Vous trouverez utile une liste des aliments qui constituent un ; bon repas pour vos enfants.En la eoflsultant, vous saurez quels aliments vous avez déjà donnés et ceux que vous devrez répéter, j Les enfants apprécient la variété dans la saveur et la consistance tout autant que les adultes.Un fruit frais s’emporte bien et est très important pour la santé.Donnez des oranges de Californie, plusieurs fois par semaine aux enfants.Vous en trou- : verez toujours sur le marché.Sans les oranges, plusieurs lun-1 ches manquent de la teneur alimentaire en vitamine C, qui est J essentielle.Quand vous préparez une orange pour un jeune en-ï fant, soulevez l’écore tout au- ! tour en ne laissant qu’une lisière au centre.Les pommes, les raisins, les poires, les pêches et les autres fruits de saison varient le menu des boites à lunch.Un dessert dans le genre de petits gâteaux au citron ajoute des caloris- source d’énergie, et agrémente chaque repas à l’école.Oranges et beurre d’arachides.Mêlez ensemble % de tasse de beurre d’arachides, 3 onces de fromage à la crème en paquet, 1 cuillerée à table de jus d’orange et % cuillerée à thé d’écorce d’orange râpée.M.JEAN BRUCHES! A LA BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE Henri LaRouche PHOTOGRAPHE ALBUMS NUPTIAUX ds distinction CHerriar 1544 Jeudi, 10 février à 8 h.30, “Votre auteur préféré” présentera M.jean Bruchési, m.s.r.c., auteur de “Canada, réalités d’hier et d’aujourd’hui, dans une causerie intitulée : “Petite histoire de mes livres”.Mlle Juliette Chabot, adjointe do Conservateur, à la Bibliothèque municipale présentera le conférencier, qui sera remercié par Mme Geneviève de La Tout Fondue, membre du Conseil de la Société des Ecrivains.Le public est cordialement invité.L’entrée est libre.SPECIAUX D’INVENTAIRE AU MAGASIN LE PALAIS DES CADEAUX E.Villeneuve ft Fill, props Verrerie — Cendriers — Miroirs — Porcelaine Ustensiles de cuisine — Pot à lait — Théières — etc.UNE VISITE VOUS EN CONVAINCRA 6728, rue ST-HUBERT Tél.CAlumet 6878 gnes ménagères, fi n’y a pas de téléphone et le pouvoir électrique ne fonctionne que quelques heures par nuit.En de rares occasions la princesse Alice va à Athènes visiter son neveu, le roi Paul et sa nièce.la reine Frédérique.Comme on lui a demandé s’il y avait possibilité que le prince Philippe vienne la visiter ici, elle a déclaré que c’était “impossible” avant un an.Il ne doit pas pouvoir quitter l’Angleterre à cause de la maladie du roi.Grande, droite et vigoureuse en dépit de ses 63 ans, la veuve du prince André de Grèce maintient un ordre du jour régulier.Habituellement elle est debout à six heures.Accompagnée de Soeur Sophie, elle va chaque matin à l’eglise pour l’heure de l’office.La communauté entière connaît “la princesse”.Néanmoins, elle ne reçoit' pas et n’attend pas plus de faveurs qu’il en est accordé aux autres soeurs.Les prêtres la désignent comme “une loyale et fidèle servante du Seigneur”.Avec l’approbation de l’église, elle a entrepris d’organiser une école d’infirmières de façon à ce que chaque village sur l’île habitée par 12,500 personnes, puisse être assuré d’avoir au moins une assistance médicale sous une forme ou sous une autre en cas de besoin.Le projet n’est pas un succès complet à cause du manque d’argent.La princesse Alice a aussi de la difficulé à recruter suffisamment de jeunes Grecques qui veulent entreprendre la carrière d’infirmière.Cette école d’infirmières est sa première oeuvre mais la princesse Alice se dévoue encore à de nombreuses oeuvres charita-tables.Ses amis personnels de Londres, d’Athènes et d’autres capitales européennes lui expédient constamment des colis et des cadeaux.Tous ces envois sont distribués aux pauvre* et aux déshérités de l’ile.“Je n’approuve pas la publicité sur notre travail parce qu’il se suffit à lui-même, dit-elle.C’est un devoir et le devoir comporte sa propre récompense.“Je ne suis ni un homme d’Etat.ni une politicienne ou une étoile de cinéma, a-t-elle remarquée avec un sourire en déclinant l’offre de se faire photographier.Me fajre photographier au travail serait de la pose.Toutefois, je ne peux empêcher les reporters de me photographier dans les cérémonies publiques.La presse est libre.Mais elle ne doit pas s’attendre à ce que je pose pour elle.” LAINE Pour vot tricots, nous avons votre marque préférée et on plus une laine exclusive à la maison.Uine ARISTOCRAT.(JANS 3 plia, Importation anglaise que nous vous re- _ commandons hautement et qui surpasse tou- *“ LES tes les autres marques à ce prix.COULEURS Peer tricota à la main, métiers et machine* è tricoter.Le«Je PARENT ET FILS LTEE 4906, BOUL.ST-LAURENT Etablie depuis 192* / Les belles éditions artistiquement illustrées reviennent de plus en plus sur le marché.La collection Les Beaux Pays, qui compte de très nombreux titres, est toujours aussi attrayante que par le passé avec ses beaux textes et ses merveilleuses illustrations.L’exemplaire que j'ai sous les yeux est consacré à l’Autriche; c’est un ouvrage orné de 167 héliogravures avec texte d’Albert Dauzat, historien, philosophe, grand voyageur devant l'Etcrnel, couverture de Samivel, édité par Arlhaud, Grenoblé ~ Paris, Ceux qui pensent aller en Europe, un jour, (fasse le ciel que ce soit avant le démanièlement général!) devraient tout de suite commencer à se procurer cette magnifique collection des Beaux Pays.' Quelle agréable et utile initiation ils en ¦ retireraient! Par contre, ceux qui sont destinés à ne voyager toute leur vie que par les textes et les images, trouvent, dans cette collection, ample matière à nourrir leur admiration, leurs rêves et leurs désirs.Leur oeil aussi: les héliogravures sont splendides.Et quand on compte qu’il y en a 167 dans un ouvrage de 194 pages, c’est dire qu’il ne se trouve pas souvent deux pages de suite sans illustration.Faut-il remarquer que, sujet, composition, reproduction des gravures, tout vient d’un travail extrêmement soigné, d’un goût exquis, d’une variété rendue possible par la grande richesse des monuments et le grand nombre des sites enchanteurs.Comme la plupart des pays d’Europe, continent privilégié entre tous, berceau de la civilisation occidentale, l’Autriche possède des beautés sans nombre, qu’elles soient dues à la générosité de la nature ou au génie de l’homme.Et l’on comprend facilement Vidée des éditeurs qui président à la création d’une collection intitulée Les Beaux Pays.A ce panorama européen, viennent d’ailleurs se joindre, quelques titres exotiques comme La Syrie et le Liban, La Féerie marocaine, La Tunésie, etc.Cet album sur VAutriche se dhfise en cinq parties: Du lac de Constance à Innsbruck; Au coeur de la montagne; Salzbourg et le Salskammergut; Le pays des lacs; La vallée du Danube; Vienne et ses environs.D’après ce que dit l’auteur de ses habitants^ et d’après ce que nous font voir les gravures des multiples aspects de la contrée, ce pays serait un des plus agréables au monde si la politique et la guerre n’en faisaient si souvent leur victime, comme d’ailleurs la majorité des pays du continent européen.En terminant cette lecture, en tournant la dernière page illustrée, il nous reste une sorte d'éblouissement qui nous empêche de dire au juste ce qui a plu davantage, ce que Von préférerait voir réellement et contempler à son aise: la campagne en été avec ses maisons paysanes si soignées, ses maisons forestières avec des bottes de fleurs aux fenêtres, ses lacs qui servent de miroir aux crêtes des montagnes couronnées de neige?Ou la montagne en hiver avec ses routes et ses pistes qui onf la blancheur des nuages et ses chalets à l’allure si accueillante?Ou les villes autrichiennes que le talent des architectes a construites selon des plans qui savent marier le sens de l’urbanisme et le sens esthétique?Ou les musées, les basiliques, les palais, les théâtres, les abbayes princières, les parcs si beaux?Au coeur de la montagne, l'auteur écrit: Quand on a parcouru les Alpes, en tous sens pendant plus d’un , quart de siècle, en France, en Suisse, en Italie et en Tyrol, on trouve toujours des coins ignorés, des curiosités nouvelles, des beautés imprévues.Mais on a peine & croire que la montagne voua Elle gagne la coupe Chester, Angleterre.(C.P.) — La policière Synthia Turner, brunette de 32 ans, a gagné la coupe d’argent comme le meilleur officier de police de Chester.Elle a défait 60 membres masculins.g Produite de lu tenue i BEURRE, OEUFS.FROMAGE H.Dubois & Cie PROVISIONS EN GROS HA.4171-S • Bureau t HA.4280 STMTT EST.HUE «AINT PAUt réserve encore de l’inédit, la surprise d’un émerveillement inconnu.Cette sensation, je l’ai pourtant éprouvée dans les cavernes fantastiques suspendues bien haut au-dessus de Werfen et qui cachent dans leurs profondeurs longtemps ignorées la plus extraordinaire féerie soute/raine qu'il m’ait été permis de contempler.Phénomène des plus rares, car il suppose un ensemble de conditions difficiles à réaliser.Suit une captivante description de ce royaume souterrain de la glace et de la façon dont les touristes peuvent l’explorer au cours d'une excursion vraiment sensationnelle qui dure une couple d'heures.En laissant la vallée du Danube nous arrivons à Vienne dont l'hôtel de ville est ouvragée comme une cathédrale et la cathédrale, un bijou de pierre.Pour ceux qui se demandent si Vienne est une belle ville, voici ce que dit l'auteur de la capitale autrichienne: Ce qui frappe le Français à l’arrivée, c’est la ressemblance de Vienne avec Paris.De l’avis de tous ceux qui ont voyagé, aucune autre capitale d’Europe ne donne cette impression.Impression encore plus frappante avant les destructions récentes.En vitesse, l’auteur énumère ensuite ses trésors artistiques, ses j châteaux, ses monuments, ses réalisations modernes et si heureuses en urbanisme.Et voici un petit détail de rien du tout mais fort amusant.Sait-on que les fameux croissants, si chers aux Parisiens et que Von adore même à Montréal, sont originaires de Vienne, èt que c’est une pâtisserie, comme bien d’autres mets, dont l’origine est reliée à l'histoire?Vienne résista deux fois à l’assaut des Turcs: en 1529 contre Soliman, en 1683 contre Mahomet IV.Celte double victoire, dont l’importance est comparable à celle de la bataille de Poitiers, par laquelle Charles Martel brisa l’invasion arabe, arrêta à l’est l’élan de l’Islam, qui fut ensuite refoulée par étapes.Pour fêter la seconde retraite des Ottomans, les boulangers viennois imaginèrent de confectionner des petits pains ayant la forme de l’emblème national turc: telle est l’origine des croissants, dont la mode gagna ensuite l’Europe occidentale.Vienne possède encore, d’après l’auteur, la plus belle salle de bibliothèque du monde entier à sa Bibliothèque Nationale contenant douse cent mille volumes, plus de trente mille imannscrits, quatre vingt un mille papyrus et une riche collection (imprimés, autographes, rôles, scénarios, etc.) relative â l’histoire du théâtre.Plus encore que l’art, c’est l’histoire, dit Albert Dauzat, que l’on vient chercher et évoquer dans cette demeure fastueuse qui fut le séjour d’une des plus puissantes dynasties: rivale, pendant près de trois siècles, des Bourbons auxquels elle survécut près de cent ans.Quiconque se plaît aux oppositions voudra visiter le trésor, où flamboient dans les vitrines les ors et les gemmes des sceptres renversés ei des couronnes déchues, les brocarts, les velours, la pourpre impériale des dynasties effondrées.En redescendant, on passe devant le siège de l’Association Paneurope, qui s’étant donné pour mission de préparer la fédération européenne des peuples réconciliés, et qui s’était installée dans une des vieilles citadelles de l'impérialisme.Comme on le voit, cette somptueuse bibliothèque est aussi un musée des illusions politiques.Que vont devenir l’Autriche et les Autrichiens dans l’actuelle tourmente de l'Europe?Albert Dauzat a une parole d’espoir et il a sans doute raison d’écrire: Un peuple ne meurt pas quand il veut conserver son âme.Germaine BERNIER.fî M.Victor Barbeau donnera une conférence sur “Le Civisme et le Coopératisme”, jeudi, 10 février, à 8 h.30, à la salle de la Coopérative, 803, rue Boucher, coin Saint-Hubert.Assemblée mixte.Entrée libre.Cette conférence sera suisie d’une représentation cinématographique.Ladies' Morning Musical Club A son prochain concert, jeudi le 10 février, à 3 heures de l’après-midi à l’hôtel Ritz-Cariton.le,Ladies Morning Musical Club a l honneur de présenter un musicien canadien dont la réputation n’est plus à faire.Albert Lornellier.basse chantante, est en effet connu comme artisle de grande valeur tant au Canada quen France où il a habile durant 24 ans.Avec le concours de John Newtnark au piano, Albert Cor-nellier a préparé le programme suivant : Chants et danses de la mort, Moussorgsky — Trépak — Berceuse — Sérénade — Le chef d’armée.(La traduction française dont se sert M.Cornelüer est de M.D.Calvocorassi).Siete canciones populaces es panolas, Dcfalla — El pano nio- j runo — Seguidilla murciana ___! Asturiana — Jota — Nana —-Cancion — Pclo.L’horizon chimérique, op.118, ^ G.Fauré — La mer est infinie I — Je me suis embarqué — Diane, Séléné — Vaisseaux, nous vous aurons aimés.(Paroles de Jean de la Ville de Mirmont) Gipsy Songs! op.55, A.Dvorak ! — My song resounds Hark! how my triangle — Silent woods — Songs my mother taught me , — Tune thy fiddle, Gipsy! ___' Garbed in flowing linen — The heights of Tatra.ai veut saves former leur corps et lour esprit Les legumes sont indispensables â l’alimentation de l’enfant Ils facilitent le fonctionnement de l’intestin et contiennent beaucoup de vitamines A, B et C.Mais, pour qu’ils soieni bien digérés, servez-les aux tout petits sous forme de crème et de purée.Les pédiatres (médecins d’enfants) affirment qu’il vaut mieux cuite les légumes à la vapeur, dans le bain-marie, car cuits à grande ear ils perdent une grande partie de leurs sels minéraux.l.f.i nthmts doivent consomme* an moins une pinte de lai> par jour: les adultes, une clopine.LE LAIT SE BOIT BT LE LAIT SE MANOE ACTIVITES FEMININES LE Dr ARMANT) FRAPPTER A LA SOCIETE D’ETUDE Le Dr Armand Frappler, O.B E., directeur de l’Institut de microbiologie et d’hygiène de l’Université de Montréal.sera ITnvlté de la Société d’étude et de conférences, mardi prochain, le 8 février.Dans une causerie Intitulée “Comment se font les découvertes”, le docteur Frappler étudiera l'éducation favorable au génie et au talent, le climat propice à l'Invention, le cheminement de la pensée de l’Inventeur et l’avenir de l’esprit d’inventiom.Cette réunion aura Heu dans le salon Prince de Galles de l'hôtel Windsor, à 3 h.15, et le public est admis.Mme ROSE L-LA SALLE CHEZ LES EMPLOYEES DE MAGASIN Mme Rose Létourneau-La Salle a accepté de prononcer la causerie A l’assemblée mensuelle de l’Association des employées de magasin, qui aura heu dimanche, le 8 février, A 3 h.de l'après-midi.Tous les membres et leurs amies y sont Invités.CHEZ LES AUXILIAIRES SOCIAUX L’assemblée des membres de l’Association professionnelle des auxiliaires sociaux aura lieu lundi soir, le 7 février, à 8 b., A l’Institut Notre-Dame du Bon-Con"*!L 1215 est, boni.Saint-Joseph.ORDRE DU JOUR 1 — Coup d’oell rétrospectif sur l’histoire de l'Association professionnelle des Auxiliaires sociaux, et opportunité de cette association, par Mlle Pauline Lespérance, présidente de l’Association et assistante-sociale A The Eagle Shoe Oo.Ltd.2 — Trois spécialisation* an Service social, exposés suivis de forums: "Le service social médical", par Mlle Marie-Ange Bouchard, assistante-sociale au Montreal General Hospital; "Le service social scolaire", par Mlle Yvonne Roy, ex-asslstante sociale au Service eoclal de la Commission des écoles cathollquee de Montréal; "Le service social des filles-mères”.par Mlle Marguerite Simard, responaable de la section des filles-mères, au Bureau d'assistance sociale aux familles.3 — Revue des livres.Cordiale Invitation A tous les membres de l’Association et A tous les travailleurs sociaux actifs.LA PSYCHOLOGIE DE L’AMOUR Le Père Jean-de-Brébeuf Laramée O F M., traitera de "La psychologie de l’amour", mardi soir prochain, le 8 février, à 8 h.30 A la salle de l’école Meilleur, 2237, rue FuJlum.Un forum suivra cette conférence, donnée sous les auspices du Service d'éducation familiale, section Salnt-Eusèbe.Mlle Madeleine Dyottt, soprano, est l'artiste Invitée et présentera un programme musical de choix, accompagnée au piano par M.Bernardin Houle.On procédera au tirage gratuit d'une magnifique boulllalre A vapeur (autoclave) et de plusieurs autres prix de présence.Entrée libre.VILLA NOTRE-DAME DU ROSAIRE Prochaines retraites fermée# prêchées r le Père O.-R.Méthot, OP , A la .Ula Notre-Dame du Rosaire, 12«4, rue Sainte-Croix.CartlervUle, Tél.BY.1776.Février: 11-13, employées de bureau; 18-20, employées de bureau; mars: 1-4, dames; 11-13, Jeunes filles; 18-20, employées de bureau: 24-27, Vie Intérieure, sujet: "SI quelqu’un n’a pas r Esprit du Christ, .11 ne lui appartient ?as"; avril: 1-3.employées de bureau; -10, Vie Intérieure, sujet: "S'il, est possible que ce calice s'éloigne de mol”; 23 avril au 1er mal, orientation; 8-8, fiancées; 13-15, Jeunee filles.26-28, orientation; juin: 2-4, orientation.DEMONSTRATION CULINAIRE A VERDUN Démonstration culinaire A l'Ecole Ménagère municipale de Verdun, lOOn 5e Avenue, A 2 h.de l’aprés-mldl, le 10 février.Toutee les dames et demoiselles sont cordialement Invltéee.Entrée libre.JOURNEE MARIALE Le Journée Mariale du dimanche, 6 février, aura lieu A l’église Notre-Dame de lourdes de Verdun, de 1 h.A 8 h.du soir.Les amis de la Très Sainte Vierge sont particulièrement Invités A venir La prier durant la neuvalne préparatoire A la fête du 11 février.PARTIE DE CARTES Grande partie de cartes organisée par les Enfants de Marie du Gesù, samedi, la 12 février, A 8 h à la Salle du Gesù, 1200.rue Bleury.Un goûter sera servi.Prière d’apporter cartes et marqueurs.Jeune fille demandée Jeune fille pour fravoil de bureau avec connaissance de comptabilité et dactylographie.S'adresser à 434, rue Notre-Dame est.vI*';’jf O K*"" U SANTÉ PAR II LAIT Vue association tans but lucratif et eu service de U santé., ALFRED ALLARD Président et gér (én.I.-K CHARBONNEAU Vice-president COMPAGNIE DE BISCUITS STUART LTEE BISCUITS — GATEAUX — TARTES A-O.PLANTE Ser.-trés.MARCEL ALLARD Chef de la production 235 LAURIER 0„ (MONTREAL) ICAN ALLARD Directeur Til CResceat 2187 Plus de servantes ?Brandon, Man.(C.P.) — fie premier surplus de travailleuses domestiques depuis l’avant-guer-re vient d’être rapporté par l’office local du Service national de placement ici m Rideaux et Accessoires • Housses - Couvre-lits Stores Vénitiens • Stores de toile ) magjiing k votre service DECORATEURS D'INTERIEUR s 6602 Sl-Hubert 1574 est, Mont-Roy*i CR.2898 FR.6206 MONTREAL, CANADA 4349 Wellington YO.1568 Message royal ;”^‘**nnnntyininnriwirre'Tnnnnnnnooononiriini YVarkworth, Ont.(C.P.) — Un message venant du Roi et de ta j Reine a été envoyé à Mme George McGinnis à l’occasion de son 100e anniversaire.Résidente de \ Maberley, Ont., elle est en visite j chez sa fille, Mine Ed.Pratt.Feuilleton du "Devoir” LES FIANCÉS par Alexandre MANZONI Traduit dt Vitalien par U marquis de MONT-GRAND, adapté par Clément SAINT-GERMAIN 102.(Suite) Cela dit, il sortit en refermant la porte.Don Rodrigo, rentré sous ses draps, fe suivait de la pensée vers la maison du chirurgien; il comptait les pas, calculait les minutes.De temps en temps il jetait encore les yeux sur son bubon; mais il détournait aussitôt la tête Les Fiancé* de Maiizonl.(deux volume») sont en vente à Pides.25 e»t, rue Batnt-Jacque*.à Montréal, au prix de £2.50 (par la poste : *2.65).aves horreur.Au bout d'un certain temps il commença à prêter l’oreille pour entendre'si le docteur n’arrivait point.Tout à coup un tintement éloigné de sonnettes lui arrive, mais paraissant venir de l’interieur de sa maison, ei non de la rue.Il écoute: le tintement devient plus fort, plus répété, et un bruit de pas l’accompagne.Un horrible soupçon se présente à son esprit.Il se met sur son séai>t, et prête l’oreille avec encore plus d’atten- tion.II entend un bruit sourd dans la pièce voisine, comme de quelque chose de lourd qu’on y poserait doucement à terre, fi jette ses jambes hors du fit pour se lever: il regarde la porte, il la voit s’ouvrir: il voit se présenter et venir a lui deux vieux et sales habits rouges, deux figures de damnés, en un mot, deux monatti; i\ entrevoit le visage de Griso qui, caché derrière l’un des battants à demi fermé, reste là pour regarder ce qui va se faire.— Ah! traitre infâme!.hors d’ici, canaille! Biondino! Carlot-to! au secours! je suis assassiné! crie don Rodrigo.II met la main sous son chevet pour y chercher un pistolet, le saisit, le met en joue; mais, au premier cri qu’il avait fait entendre, les monatli avaient couru vers le fit; le plus leste des deux est sur lui avant que tout autre mouvement lui ait été possible; Je bandit lui arrache son arme la jette au loin, le fait retomber sur son dos et le tient dans cette position, en le regardant d’un air tout à la fois de colère et de raillerie, et lui criant: — Ah! coquin! contre les mo-nattil contre les ministres du tri- bunai! contre ceux qui font les oeuvres de miséricorde! — Tiens-le bien, jusqu’à ce que nous l’emportions, dit l’autre monatto, en allant vers un meuble fermé; et dans ce moment le Griso entra, et, se mit avec celui-ci à forcer la serrure.Scélérat! hurla don Rodrigo, erf le regardant par-dessus celui qui Je tenait* et se débattant sous ees bras vigoureux, fiaissez-moi tuer ce monstre, disait-il ensuite aux monatli, et puis faites de moi ce que vous voudrez.Puis il appelait encore à grands cris ses autres domestiques; mais c’était en vain; car l’abominable Griso les avait envoyés loin de là avec des ordres supposés de son maître, avant d’aller lui-même proposer aux monatli de venir faire celte expédition et partager les dépouilles.— Toi! toi, disait en mugissant don Rodrigo au Griso, qu’il voyait tout affairé à briser les tiroirs, en retirer l’argent et tout ce qu’il y avait de précieux, et faire les parts de chacun.— Toi! après tout ce que.Ah! démon sorti de J’enfer! Je puis encore guérir! je puis guérir! Le Griso ne disait mot, et, autant qu’il pouvait, ne se tonrnait,’pas même du côté d’où venaient ces paroles.— Tiens-le ferme, disait l’autre monatto: il n’est plus à lui! Et c’était vrai.Après un grand cri, après un dernier et plus violent effort pour se mettre en liberté, il tomba tout à coup épuisé et désormais stupide; il regardait cependant encore, mais d’un oeil qui ne disait rien, et quelques soubresauts convulsifs, quelques gémissements inarticulés, témoignèrent seuls du supplice qu’il venait de subir.Les monatli le prirenl, l’un par ; les pieds, l’autre par les épaules, et allèrent le poser sur une ci-I vière qu’ils avaient laissée dans la piece voisine; ensuite l’un d’eux revint chercher le butin; après quoi, soulevant leur misérable fardeau, ils l’emportèrent.fie Griso resta pour choisir à la hâte dans l’appartement ce qui pouvait le mieux lui convenir; il en fit un paquet et décampa.Il avait eu grand soin de ne jamais toucher les monatli, de ne se pas laisser toucher par eux; mais, dans la précipitation de cette dernière recherche, il avait pris à côté du lit et secoué, sans y penser, les vêtements de son maître, pour voir s’il y avait de l’argent.Il eut pourtant fieu d’y penser le lendemain; car, pendant qu’il était dans un cabaret à faire gogaille avec d’autres vauriens, il fut saisi subitement d’un frisson, ses yeux se couvrirent d’un nuage, les forces lui manquèrent, et il tomba.Abandonné par ses camarades, il fut pris par les monatli, qui, après l’avoir dépouillé de ce qu’il avait de bon sur lui, le jetèrent sur un chariot, sur lequel il expira avant d’arriver au lazaret, où avait été porté son maître.Laissant maintenant ce dernier dans le séjour des souffrances, nous devons aller retrouver un autre personnage dont l’histoire n’aurait jamais été mêlée avec la sienne, si le plus puissant des deux ne l’avait absolument voulu.On voit que je veux parler de Renzo, que nous avons laissé dans sa nouvelle filature, sous le nom d’Antonio Rivolta.(A suivre) c4ubaine âanè précèdent ! MANTEAUX DE DOS DE RAT MUSQUÉ $250 à $350 MOUTON DE PERSE RUSSE $550 CHARLEBOIS FOURRURES Maison essentiellement ranadtenne-françalse 708 ouest, rue Notre-Dame (près McGill) Téléphone : HArbour 3197 PAGE SIX U DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 5 FEVRIER 1949 Nelson Eddy en capitaine de cosaque n'a rien P«rdu de ses qualités de :hanteur.Il tient le rôle principal du fim “Balalaika" dont le Champlain présente cette semaine la version française en exclusivité.L’Opéra de San Carlo à Montréal L'Opéra de San-Carlo donnera prochainement à Montréal la première saison d’opéra depuis ia fin de la dermere guerre.Une série de représentations aura lieu au théâtre His Majesty s pour une période de cincj jours, commençant le 8 février, en soiree.On sait le .prestige de la Compagnie San-Carlo t^ui fut, avant la guerre, parmi les trois plus importantes troupes italiennes d’opéra.Cette compagnie est en outre la plus ancienne troupe d’opéra du continent américain et a été classée immédiatement après le Metropolitan par les critiques.I41 direction artistique de l’Opéra San-Carlo a été confiée à M.Fortune Galo, qui est de plus l’un des fondateurs.Voici les spectacles que présentera l’Opéra de San-Carlo lors de son prochain passage à Montréal: mardi soir, Carmen (en français); mercredi en matinée, La Bohème; mercredi soir, Faust (en français); jeudi soir, La Tosco; vendredi soir, La Traviata; samedi en matinée.Madame Butterfly; et Aida en soirée.Les Concerts Symphoniques C’est samedi prochain le 12, au Plateau, que M.Wilfrid Pelletier dirigera la première d’une série de six Matinées Symphoniques pour la jeunesse.Ce sont de véritables leçons illustrées d’exemples en plus d’être des concerts de belle tenue que ces matinées d’initiation.En effet chacune des oeuvres au programme, toujours rattachée i une époque ou à un genre, est expliqué avant d’être j^ué.M.Pelletier en fait en quelques mots l’histoire, souligne les particularités d’orchestration, isole les princi-iaux thèmes aux instruments so-os avaht de jouer l’oeuvre entière.Lee jeunes abonnés ont de plus en main un texte qui résumé la vie et l’oeuvre du compositeur en vedette.De plus des Fc Deuxième semaine au Saint'Denis rtt3C3E=tt5t3fcffi3t questions sont posées à l’auditoire qui y répond soit par écril soit de vive voix.Des prix sont accordés à la fin de l’année à ceux et celles qui ont le mieux répondu aux questions et ont préparé les cahiers les plus soignés.M.Wilfrid Pelletier demande donc aux auditeurs des Matinées des Concerts Symphoniques leur collaboration.11 faut voir avec quel enthousiasme ils la lui accordent.Ces auditions de deux heures passent rapidement.Leurs programmes sont variés.Chaque samedi un jeune élève doué se fait entendre en solo, souvent dans un mouvement de concerto.Et puis il y a les invités de marque qui constituent la sur- Des milliers de personnes ont vu “Cn Homme et son Péché" au Saint-Denis, partout sur toutes les lèvres, la même question: “Aves-vous vu Séraphin” ?, la presse unanime salue un film qui marque la naissance du cinéma canadien, tels sont les échos de ce film typiquement canadien, gardé à l’affiche une deuxième semaine.L’action se déroule vers 1889, seulement quelques mois après le mariage de Séraphin Poudrier à Donalda Laloge.Alexis I.a-brahehe est revenu des chantiers le coeur brisé parce qu’il avait appris que celle qu’il aimait, avait épousé le cruel avare.Décourage, il joue aux cartes, s’enivre et perd l’argent avec lequel il devait payer ses instruments aratoires.Sans le sou, il cherche vainement à emprunter de ses amis.Il ne lui reste qu’une ressource.Séraphin.Se rendant chez ce dernier, il rencontre Donalda qu’il aime encore.Les deux se rappellent quelques souvenirs et, par un habife retour sur le passé, le cinéphile apprend comment Donalda en est venue à épouser l’avare.Alexis réussit à emprunter de Séraphin l’argent nécessaire.Mais il a signé un billet par lequel il s’engage, s’il ne peut lui remettre l’argent dans deux mois, à lui abandonner tous ses biens.Et les jours passent.La date fatidique se rapproche.Pas d’argent.C’est alors que le drame éclaté, intensément poignant.C’est Hector Charland qui campe, comme à la radio, le personnage de Séraphin.Il ne joue pas son rôle, il le vit.Nicole Germain est une Donalda surprenante de vérité, de since-rité.Alexis Prévost personnifie Alexis tel qu’on l’espérait: amoureux, gai, travailleur, aimant les cartes et aussi le ’’petit coup” Enfin tous les personnages sont des artistes de la radio et de la scène dont la réputation n’est plus à faire: Henri Poitras, J.-E.Daignault.Suzanne Avon, Juliette Béliveau, Ovila Légaré, Armand Leguet et tant d’autres.La vie musicale por Eugène U^PIERRE Comment on peut lire les journaux — La métropole est en progrès — Un buste de Lavallée par Alfred Laliberté — Lauréats de concours — Gieseking et la presse américaine "Balalaïka" au Champlain ANDRE PASSARY triompha tom ha ooirt at bat torn taa laeaada 4'aaslotaiw aux VARIETES LYRIQUES CE SOIR et DEMAIN dtni L'AUBERGE QUI (HANTE Ridoau t 8.24 P.M.Bureau formé da 6 hrts à 7.15 In «-S-10-12-1)-15-!«-17 FEVRIER FL.9161 nuee'ee'eee'esww Ciné-Canada Uistribution PRESENTS UN CHEF-D'OEUVRE DE SIMPLICITE ! I Lê tenir• et magnifique roman éTanumr de (Ua Americana h» vacant#' AVIO VALENTINA CORTESE LEO DALE ••Ma BotteelH Mit A 1* rte- aetaer Mttaiu' /DteloeuM anglais et Italian 1 • » Sous-tttru anglais ' VOYEZ St-Pierre de Rome .Le Pope .L'Italie d'après-guerre .Le "bel amour .,.' SALLE ST-ALPHONSE D’YOUVILLE 8550 ST-GERARD, près CREMAZiE Samedi 5 février, Dimanche 6 février, matinée et soirée Lundi 7 février, soirée ADMISSION ; -n - -iiti 1 aei prise du jour.Ce seront toujours des artistes de valeur, parfois très réputés.Maints chanteurs du Metropolitan se sont ainsi fait entendre devant ce jeune auditoire privilégié.L’oeuvra des Matinées Symphoniques porte déjà ses fruits.Parmi les auditeurs les plus éclairés des concerts on trouve un bon nombre de ses abonnés.Dana peu d’années on commencera à y voir inscrits des enfants des auditeurs des premières années.car cette oeuvre remonte à la saison de 1937.Aussi sa réputation est-elle aussi grande que son rayonnement qui dépasse les limites de Montréal.Les élèves abonnés tax Matinées sont priés de réclamer leurs billets aussitôt que possible, s’ils ne l’ont déjà fait.1 Gazette < artistique Horaire des cinémas •AiNT-mms 1 •Tl* Homme et wn Wché” # h.90.13 fe., 3 h.at.« k.M T h.13, a b.te.ervmA d* paris; ••Quel 4ee Orflvree* Il h.30.3 b, « h.3S.• K M, a h.13.CHAMPLAIN I “Chmnsoii 4* Souvenir" 13 g.».h.33.A b.4».b.».SLSCTRA I ••Géroatmo Le Pwa-Raag." 13 h.33.3 h.30.3 h.03, T h.90, a a.».PALACls •‘Joen ot Ait” 10 b.13 h.».3 b.».• h.13 s b.u.Lours “The Three Mniketcert" 10 b.13 b.13.3 b.10.4 b.43.T b.• b.30.CAPITOL t “T»p Root»” 10 h.03, 13 b.30 3 b.40, 4 h 33.T b.13, • h.».PRINCESS S “Johnny Bellnde” 10 b.13 b.».3 b.», t h., t h.».t h.40.ORPHIUM t “Girl from Manhattan” 10 h.03.1 h 03.4 b., T b.10 b."Vidons Orel#" 11 b.30, 3 b.», S h.33, S h.».IMPERIAL ; "Station Wett” 10 h.13 b.U.S h.M.• b.S3.S h.M.'•Leather Glorae" 11 b.33.3 b.U.I h.», S b.K Spsctaclts GESU: Tlt-Coq, plfcc* es trois actes da Gratien Gélinaa.Mardi le 8 février, Marthe Letourneau et Georges Savaria, récital conjoint.Au Metropolitan Opera Oieiénee semaine g* Grand Opéra Lundi soir, la 7 février, à 8 h„ Tristan Und Isolde, da Richard Wa-pw.Mardi après-midi, la 8 février, à I h.30, le Bohème, de Puccini Gia-come.Mercredi soir, le 9 février, à 8 h.15.Aida, da Giussapa Verdi.jeudi soir, ta 10 février, à 8 h., La Nox*e Di Figaro, do Mozart.Vendredi eoir, la i i février, à 8 h.30, Lucie Dl Lammermoor, de Goe'a-no Donlzattl.Samedi après-midi, la 12 février, i 2 h., Pater Grimes, de Benjamin Brittan.Samedi soir, ia 12 février, à 8 h 30, ta Bohême, da Gacomo Puccini.LES Journaux peuvent fournir aux critiques d’utiles renseignements sur l’état de la civilisation dans un pays .et à un moment donné, cela, uniquement par leur contenu nonobstant leur orientation propre, I.e journal, c'est le miroir des collectivités.Tout en méditant là-dessus, nous avons tenté l’expérience de faire fable rase, de nous abstraire un moment de tout le reste et d’ouvrir, comme pour la première fois depuis des années, un numéro du Devoir, à la page des Beaux-Arts.Nous sommes tombé sur la livraison de vendredi dernier, un des jours de la semaine qui est plutôt neutre, on nous le concédera.Enquête éminemment intéressante! L’évolution de notre groupement se fait si insensiblement que nous n’en suivons pas toujours la gradation magnifique.Et d’abord, les annonces.Vous vous souvenez de la désespérante nullité des affiches de cinéma d’il y a seulement vingt ans?Les Fatty, les Bickford, les Serials, les Buffalo Bills, tout cela dans un anglais affreux — jamais de français — et des sollicitations publicitaires à enchanter le goût le plus douteux?Au lieu de cela, nous découvrons dans la livraison susdite que, sur seize spectacles annoncés dans autant de cinémas et de salles publiques, neuf sont en français avec des titres du meilleur style.Un dixième n’est autre que la Joan of Arc de Ingrid Bergman.On nous apprend que les Compagnons de saint Laurent ont leur théâtre à eur.et qu’ils donnent une notable série de représentations du Bri-tannicus de Bacine, Plus haut, c’est VAubercjie qui chante, aux Variétés Lyriques, avec une vedette de Paris, André Dassary, comme premier rôle et un critique de France, J.V., pour la recenser.La colonne d’à côté, on lit avec étonnement: “Au Gesù — Gala demain soir — 101# représentation de Tit-Coq, pièce canadienne”.Le théâtre canadien commence-t-il à émouvoir les intéressés?Une centième! Bigre! Les temps sont biei changés.Et ça n’a pas l’air d’être particulièrement exceptionnel comme le prouve cette autre matière à lire, en tête de colonne.On viendrait, en effet, de tourner un film canadien, en français, à Montréal même: Un homme et son péché.Il parait que ça durait depuis dix ans à la Radio et que, avec ce sujet-là aussi, on peut espérer le grand succès.Dan» la partie de la page réservée aux articles et aux commentaires, Adrien Robitaille cri-tiqu» alertement et sans eau de rose une exposition de peinture aux Amit de l’Art, Ladite association publie, à la suite de cet article, un bulletin curieux aux fin» de convoquer ses membres à une série incroyable d’événements marquants: un concert symphonique au Plateau à êtr# dirigé par Georges Enesco — un récital conjoint Marthe Létour-neau-Georges Savaria, au Plateau 1# mardi, 8 février — une causerie de M.Jean Mouton, de Paris, à la Société d’Etudes et de Conférences, Salon Prince de Galles d# l’hôtel Windsor — enfin, un film de T’Ecole italienne” donné à la salie Saint-Alphonse.Plus loin, c’est une autre exposition de peinture, ia formation d’un Musée des Beaux-Arts et une heure de Radio de la Northern Electric où l’on fait l’éloge d’un mez-zo-soprano du nom de Patricia Poitras, diplômée de t’école de musique de l’Université Laval d* Québec.Ce qui précède est déjà copieux, n’est-ce pas, comme vie musicale et artistique dans une vilie jadis si dépourvue.Et ce n’est pas tout.11 v a encor# une Chronique des Ûis-que», signée Albin Rivard, qui tend à piloter l’acheteur de chez nous à travers le flot des disques de phonographes.Enfin, des impresarios huppés “communiquent” au grand public la venue de vedettes internationales comme Walter Gieseking, Erna Sack et la célébré Tamise Darios qui, à Saint-Laurent le 5 février prochain, doit monter une rétrospective de la chanson de France depuis les “Chanteries du h!°Îq" •ge,t’ Jusqu'aux •‘Succès ne 1949 .Après cela, convenons vite et sans oarti pris nue Montréal est aujourd’hui plus digne de son titre de seconde grande snle française du monde.et.que la page quotidienne qui?le Depoir consacre aux Beaux-Arts tenHcfl.U"* r,hr0n«ubs-lantielle et des plus au point.Un buste d# Lavallée par Alfred Laliberté QN commence aussi à s'inquiéter des illustrations que ia pratique des Arts nous a values.Ln Çalixa Lavallée, qui n’a guèni tenté le ciseau de personne jus-qu ici, émeut un maître comme Alfred Laliberté.L’artiste nous convoquait ces jours-ci à aller admirer, à son studio de la rue Sainte-Famille, un buste du musicien national prêt à être coulé.L entreprise, nous dit-il, offrait quelques problèmes.Si les traita du petit musicien de Verchères n ont pas été fixés dans le marbre ou le bronze c’est peut-être que l’art doit idéaliser, styliser une tête et que la sienne, très paysanne de silhouette, se pré-talt chichement à l’académique.De plus, la photographie a vul-garisé plusieurs types de Lavallée.Il y a le “général espagnol’’ de la guerre de Sécession, il y a le sdeillard précoce qui fut organiste à Saint-Patrice de Québec, U y a enfin 1* “Offenbach” ù lunette et à redingote qui représente l’Amérique au grand congrès de Londres, en 1888.Alfred Laliberté nous a créé un Calixa Lavallée sunerbe, intermédiaire entre les tleux derniers de ces types.En l’apercevant nous n'avons pu nous empêcher de songer que c’est* bien là le Lavallée qui eût apparu dans la gloire si nous avions jamais eu un Institut des Beaux-Arts, et que, avant sa mort, nous eussions pu par reconnaissance pour ses oeuvres en faire un académicien.Espérons qu’avant longtemps pareil buste pourra être projeté à trente pieds du sol au Heu d’être, comme présentement, à moins de trente pouces.,.Lauréats de concours ON a rendu publics, la semaine dernière, les résultats du Concours Casavant et du concours institué à la demande de M.le curé Vinet de Notre-Dame, pour nommer un maître de chapelle à la Paroisse.Trois noms ont émergé, dans les deux cas parmi tous les candidats inscrits aux épreuves.Au concours Casavant, M.André Mérineau du Conservatoire, Mlle Jeannine Vanier, de Nazareth, et M.Gaston Arel, de Saint-Hyacinthe, ont été proposés pour donner le dernier récital d’orgue de la Société Casavant, le 25 avril, à Notre-Dame.Le bourse de $100 revient à M.André Mérineau, 19 ans, élève du Conservatoire de Musique et d’Art dramatique.M.Mérineau a étudié successivement avec MM.Conrad Bernjer.Georges-Emile Tanguay, Mlle Gilberte Martin et M.Gabriel Cusson.Il est actuellement organiste titulaire de l’église SainDGeorges de Montréal-Sud.A la suite de l’ai'tre concours, M.Alphonse Legault, maître de chapelle à Saint-Pierre Apôtre, est devenu maître de chapelle à l’église Notre-Dame, à la place de M.Guillaume Dupuis, démissionnaire nour raisons de santé.Les trois lauréats désignés parmi les douze musiciens inscrits sont MM.Marcel Laurencelle, Alphonse Legault et Gérald Desmarais.Comme l’auteur de ces lignes a participé comme juge aux deux concoprs, on lui permettra bien de témoigner ici combien fut intéressante et difficile à la fois la tâche de départager les spécialistes en présence.Une chose saute aux yeux, de l’avis des juges des deux groupes: il manque manifestement à Montréal une bonne école de musique religieuse qui empêchât nos talents de se développer au hasard et préparât pour nos églises, des équipes de chanteurs et des* organistes montrables, peut-étrt sans rivaux dans le reste de VAmérique.Dans quelle langue faudrait-il crier cela pour etre romnris de nos dirigeants.catholiques?Gieseking et la presse LE Devoir n’a pas été le seul journal d’Amérique, on l’imagine bien, à jeter les hauts cris a propos du bannissement du pianiste Walter Gieseking à New-York, il y a quelque dix jours.Toutefois, nous n’aurions jamais cru que les journaux new-vorkais eussent présenté un front aussi unanime à désapprouver la conduite des bureaux de l’immigration.L’incident continue de s’entourer de mystère mais on apprend par le New-York Herald Tribune que M.Gieseking avait en mains ,à son arrivée, un visa en bonne et due forme.Il paraît même que ce qui s’est passé à New-York n’aurait pu survenir dans aucune autre ville des Etats-Unis.Le New York Tribune écrit en toutes lettres: “.this newspaper is strongly opposed to censorship of every kind.But if there is one censorship worse than another it is that which results from,the threats of a crowd.We cannot believe that such protests affected the findings of the officials.— Notre Journal est fortement opposé à toute censure.Mais s'il y a une censure plus detestable que tonte autre, c’es celle qui résulte des menaces d’une foule.Nous ne pouvons dSr ./»***«*&* MASSE r A L'AFFICHE AU THEATRE SïOJHBUt» 9.,.La version cinématographique de la populaire opérette d^at-mosphère russe “Balalaïka” prend l’affiche aujourd’hui au cinéma Champlain.Cette production nous présente la he’Ic vedette hongroise Ilona Msssey dans son premier rôle de vedette, comme partenaire de Nelson Eddy.Us sont entourés d’une brillante distribution comprenant Frank Morgan, Charles Buggies, Lionel Atwill, C.-Aubry Smith, Joyce Compton, Daties Frantz et les artistes d’opera Sigurd Nilssen, Irra Petiiva, Douglas Beattie et David Laughlin.La partition de “Balalaïka” comporte neuf mélodies, dont évi-demment tous les airs originaux de l’oeuvre.La mise en scène est de H e i n h o 1 d Schuncl et l’adaptation musicale de Herbert Stohart, qui vient de mourir.Ilona Massey attribue son succès à l’amitié.Au lendemain de la guerre 1914-18, se trouvant très pauvre, elle fut recueillie par une famille hollandaise.Ce furent des amis qui l’aidèrent à se rendre à Hollywood, où Nelson Eddy et Eleonor Powell la prirent sous leur protection.C’est ainsi qu’elle put étudier le chant sérieusement, puis obtenir le premier rôle de “Balalaïka”, où elle incarne la fille d’un anarchiste russe tombant amoureuse d’un prince chef de Cosaques.Leurs idées les séparent, mais l’amour les rapproche, et cela nous vaut un fihn-oj>érette chanté de magnifique façon par Ilona Massey, Nelson Eddy, d’autres artistes réputés et un choeur de cent voix.EN 2ème SEMAINE ALT PARIS Louis ]6uvet et Simone Renant, dans uns scène du film "Quai des Orfèvres" qui poursuit son succès en deuxième semaine, au Cinéma de Paris.WYMAN JANE S»Aere«i*^ IMAM!! MfKtllï MAiraVAM ANSUAIAIIW a SEMAINE CONTINU io»t.tuo-Mo-nva.» EVE 5 iUO Enfants (matins et matinées) .58 Joanume rien de nouveau, mais tous le liront avec plaisir parce qu’ils verront comment un historien de métier travaille et parce qu’ils constateront, s’ils ne le savent déjà, que l’histoire n’est pas une science de lout repos.M.Lanctôt, certainement, s’est diverti à écWre cet ouvrage, il parvient à nous intéresser.PROPOS DU SAMEDI a(je pro ce à de -Àioâcou Xos lecteurs se souviennent sans doute du livre de Kravchenko ‘‘J’ai choisi la liberté” et des polémiques violentes qu’il a soulevées.Cette dénonciation du régime russe a provoqué la colère de tous les comnwnisants et spécialement ceux de l’hebdomadaire “Lettres Françaises", à qui l’auteur vient d'intenter un procès Ln autre Russe, Michel Koriakoff, publie à son tour “Je me mets hors la loi pour dire au monde la vérité sur le paradis soviétique Cet ouvrage paraîtra bientôt à Montréal et nous avons cru que nos lecteurs seraient vivement intéressés à tire le texte suivant qui nous parle de l auteur et des circonstances particulières qui ont entouré la publication de son livre.(1) Fortuny et Cercle du Livre de France.(2) Editions Variétés.La lumière de la Renaissance Pinceaux et stylos SOUVENIRîfDE MIGUEL ZAMACOIS Peintre à ses débuts et bientôt journaliste parisien — très parisien — auteur dramatique à grand succès, avec les “Ronflons”, entre autres, Miguel Za-macoïs rassemble, au soir de la vie.une gerbe de souvenirs, sur le temps heureux d’avant les guerres.Pour la "petite histoire” (les Lettres, les Arts et du Théâtre que de prorieux documents, d’anecdotes spirituelles, cocasses ou pathétiques! Voici les ateliers célèbres d’alors, Gcrôme, Détaillé, (’.hartran, le sourire féroce de Forain, les journaux en vogue et la vie du Boulevard, le Chat Noir et les cafés-concerts, les beaux soirs de la Comédie-Française et des Variétés, les visages des auteurs à la mode, La-vednn, Capus, Emmanuel Arène, de Fiers et de Caillevet, le com-oositeur Ravnaldo Hahn, la figure mélancoi’.ne de Loti et les ¦ toiles de la scène, Le Bargy, de Max, Cécile Sorel, la plus res-•dendissante de toutes: Sarah Bernhardt dont Miguel Zamacoïs nous eonle en une nage d'intense émotion les derniers jours tragiques.(Fayard).• ••••• •••••• SIMPLIFIEZ vos affaires» confiez tous vos abonnements au SERVICE GENERAL D'ABONNEMENT “Senoit Sunil 777, «venue Stuart, Outremont, Montrèil-S Cetalosue sur demande * Tél.DO.71 tl | PAR MARCEL RHION A l’époque où la monarchie française, assurant lentement ses conquêtes sur la féodalité, s’efforce vers l’unité, et.par une série de guerres victorieuses, assoit son prestige et sa gloire, l'évolution du gothique finissant conduit l’art à élaborer des formes nouvelles, correspondant à de nouvelles structures sociales et à de nouvelles formes de pensée.L’enrichissement de la bourgeoisie, phénomène dont la pros-nérité de Jacques ^Coeur est le fait le plus frappant, Fintrodur-lion des idées et des formes de la Renaissance italienne, les transformations du sentiment religieux sous l'influence de la Réforme et de l’Humanisme, dirigèrent cette métamorphose du Gothique devenu de plus en p*us décoratif, extérieur et pittoresque, en même temps qu’ils favo-rissaient l’éclosion de ce préclassicisme, ou de ce protoclassicis-me qu’est l’art d'un Goujon, d’un Lescot, d’un Delorme.Dans quelle proportion le tempérament national et les apports Maliens ont-ils concuru à la formation de cette Renaissance française, si originale dans ses manifestations malgré tous les emprunts qu’elle a faits aux techniques et à l'esthétique de la Péninsule?T! n’est pas touiours facile de le définir tant est profond le bouleversement qui remue cette époque, lant sont nombreux et complexes les “courants” qui déterminent de nouveaux modes d’expression, correspondant à d’autres façons de sentir et .de penser.Toutefois malgré les diversités des écoles locales et des génies individuels, malgré la survivance de certains aspects du gothique et l’avènement d’une mentalité neuve, où les éléments classiques et les éléments baroques se combinent, une remarquable unité se dégage de ccUe Renaissance française, dans ses églises comme dans ses châteaux, dans sa peinture comme flans les arts appliqués, en poésie comme en sculpture.— (Robert Laffont).La France glorieuse au moyen âge PAR MARCEL ALBERT Ce volume est consacré à la formation de l'imité française dans l’histoire, dans la littérature et dans l’art.L’auteur montre comment, grâce à l’énergie et à la volonté agissante du roi, par une habile politique, par des mariages et des acquisitions, par des conquêtes aussi.le petit domaine royal de l’Ile-de-France, du Valois et de l’Orléanais auquel s’étalent ajoutés les comtés de Melun et dr Sens et le vicomté de Bourges — devenu le glorieux royaume de saint Louis, fort et organisé, s’est agrandi au XVIe siècle jusqu’aux limites de la grande France.C’est au coeur de la France, dans le domaine royal, que naîtra dans la deuxième moitié du Xllc siècle l’art gothique qui, rapidement, s’étendra à tout le pays et couvrira bientôt le monde chrétien tout entier.Par la grandeur et la beauté de ses •cathédrales que décore un statuaire idéalement noble et qu’illuminent d’éclatantes verrières, par la masse imposante et la science militaire de ses châteaux, par le goût et la mesure qui régnent partout dans ses productions artistiques, elle sert de modèle à toutes les nations.Aujourd’hui encore, l’art français du moyen âge conserve sa renommée passée.Savants et touristes veulent connaître nos cathédrales comme nos plus modestes églises de campagne, nos vieilles maisons, nos cloîtres et nos châteaux.Le livre de Marcel Aubert, venant après celui de Louis Réau: Lr rayonnement de Paris an XYlllc siècle, répond bien à l’idée directrice de la collection, “L’Art français raconte la France”, oui est de montrer comment les artistes ont porté leur témoignage sur la vie de la France.(Robert Laffont).v AUX EDITIONS FIDES UNE OEUVRE DE GENIE .Cexuanteâ don Quichotte "Voilà un ouvrage classique qui a connu un succès foudroyant, universel.On la traduit dans toutes les langues.Avec infiniment d'esprit, Cervantes fait le procès des romans de chevalerie dont la vogue n'avait d'égale, à l'époque que leur profonde niaiserie." (Léon Jules) v .150 pages, grand format, (9U x 12'/4) couverture en couleurs de Jacques Gagnier $1.50 (par la poste : $1.65) 25 est, rue St-Jacques - Montréal (!) PL.8335 M.LEON CERIN, ancien président de la Société Royale du Canada, dont Fides vient de rééditer la magistrale monographie intitulée “Le Type économique et social dot Canadien*”.Introuvable en librairie depuis plusieurs années, cette étude était très souvent réclamée par |e public, L'ou-vràge parait dans la collection "Bibliothèque économique et sociale”, éditée par Fides, dont il constitue le Se volume.Montréal, 4 février 1949 Monsieur le directeur, Représentant au Canada des Cahiers du Monde Nouveau, publiés par le Père Pierre Chaillet, j’ai l’honneur de vous communiquer cette lettre sur les instructions du Père qui m’écrit: “Paris le 29 janvier 1949, Bien cher ami, je vous envoie un document important, Il fiant l’utiliser de suite en l’envoyant aux principaux journaux canadiens”.En effet le Père Chaillet et Michel Koriakoff ont été mis en cause au procès Kravchenko-Let-tres Françaises.Après un démenti publié dans toute la presse communiste, le R.P.Chaillet a adressé la lettre ci-dessous à Maître Nordman et à Maîlre Izard.Paris, 29 janvier 1949 Maître, Mon nom et celui de Koriakoff ont été mêlés au procès de Krav-(•henko-Z.e//rr.i .Françaises.Je dois mettre toutes les choses au point pour dissiper toute équivoque.Je connais Michel Koriakoff et sais la noblesse des sentiments qui l’ont poussé à écrire “Je me mets hors la loi.Pourquoi je ne rentre pas en Russie soviétique”.J’ai pris la responsabilité d’éditer ce livre avec la même conscience au service de la véri.te et de ta justice qui m’animait quand je faisais imprimer et diffuser sous l’occupation les Cahiers clandestins du Témoignage chrétien.J’ai publié récemment dans les Cahiers du Monde Nouveau d'autres articles de Koriakoff quj ont la même valeur de témoignage.Et j'en publierai de nouveaux.On a avancé légèrement au procès que Koriakoff "avait émis des doutes sur l'authenticité du témoignage de Kravchenko”.On a même annoncé encore plus légèrement que ‘‘le Père Chaillet serait prêt à venir le déclarer à la barre”.JE NE COMPRENDS PAS Je n’ai jamais caché mon regret que le livre de Kravchenko soit devenu la pierre de touche d'une division passionnelle des esprits, où la sérénité de la raison et les drolls de l’esprit critique n’ont plus rien â voir.Mais là n’est pas la question.Si je ne suis pas insensible à la différence d’accent et de motivation spirituelle qui ressort d’une comparaison de “J’ai choisi la liberté” et de “Je me mois hors la loi”, je dois affirmer que rien dans la correspondance que j’ai reçue de Koriakoff ne permet de conclure que celui-ci approuve ou désapprouve le livre de Kravchenko.Et surtout je ne puis me dispenser d’élever un démenti formel au dessein prêté à Koriakoff de rentrer en Russie, comme si la vie douloureusement dérsci née de hors la loi l’avait mené à.“regreTter ie coup de tête qui lui a fait quitter l’Union Soviétique”.Koriakoff ne regrette rien.11 ne s’est pas engagé à la légère sur le chemin terrible de la fidélité au peuple russe hors la loi soviétique.Dans les dernières pages de son livre, l’auteur évoque avec émotion ce drame de conscience qui a trouvé, après mûre délibération, son dénouement le 18 mars 1946, quand il s'est évadé de l’ambassade des Soviets à Paris.Non seulement en mon âme et conscience, mais dans le sens réel et juridique de ces mois, je me mets hors la loi.'Et pourtant ie ne voudrais être que Russe et je ne voudrais vivre qu’en Russie.C’est .cette fidélité qui lui a fait un devoir de porter témoignage pour la Russie contre le communisme soviétique.Vivre la destinée du peuple russe, cela signifie souffrir de ta douleur dont souffre la Russie.Iai lutte c’est notre croix et c’est notre façon de vivre pour ta Russie* Nous devons respecter cette fidélité -spirituelle et cette souffrance.No:is n’avons pas le droit de les ravaler ap niveau du fanatisme partisan.Je devais ret éclaircissement aux exigences .de la vérité.Je souhaite qu'il dissipe tout malentendu et apaise d'inutiles suspicions.Signé.P.CHAILLET Directeur de Témoignage Chrétien P.S.— Ce texte sera prochainement communiqué à la presse.# * * / Le Père Chaillet n'est pas /un inconnu au Canada.Les journaux, aussi bien de langue française, qu'anglaise, ont publié des articles sur sea activités, et j’annonçais même il y a bientôt deux ans son désir de venir au Canada.Désir qu’il n’a pu encore réaliser à ce jour mais qui va bientôt se concrétiser puisqu'un cours de février le Père Chaillet sera parmi nous.( On en comprendra mieux l’acharnement avec lequel les communistes tentent par tous les moyens de dénaturer les faits et gestes du Père pour créer une confusion dans les esprits, lorsqu'on se remémorera ce qu’est et ce qu'a fait le Père Chaillet.Le Rév.Père Chaillet est un Jésuite français que les événements des dix dernières années Ont enlevé à sa chaire d’enseignement théologique aux Facultés catholiques de Lyon.Sa parfaite connaissance de l'Allemagne où il avait fait de longs et fréquents séjours d’études, lui avait permis de mesurer le danger de perversion spirituelle du national-socialisme.Dé* avant la dernière guerre il avait consacré une partie de son activité à l'aller contre ce péril qui a failli mettre en état de complicité U conscience de l’Occident.Il a continué cette lutte dans toutes les péripéties mouvementées de la Résistance française, bien avant l’entrée en jeu des communistes.Il a été le fondateur et l’animateur des Cahiers et des Courriers clandestins du Témoignage Chrétien, et il est sûr que cette résistance sur le pian spirituel a contribué à sauver l’honneur de la conscience de tout homme de bonne volonté.C’est pourquoi, Pierre Chaillet.héros de la Vraie Résistance à l’Allemagne nazie, auréolé de gloirç, peut maintenant se dresser et barrer aux communistes le chemin arrosé du sang de milliers de jeunes militants chrétiens qui ont, sous sa direction et sous son impulsion, résisté, de la seule façon possible en étreignant la Croix et embrassant le drapeau français.Quant à Michel Koriakoff, né le 22 juin 1911 dans un village sibérien (région de Kras noïarsk), il a fait ses études à l'Institut de philosophie, d’histoire et de littérature à Moscou.Ecrivain et journaliste en temps de paix, il a servi pendant la guerre dans les rangs de l’Armée rouge, comme simple soldat d’abord, comme officier ensuite.En 1943, il fut décoré de l’Etoile rouge et affecté a la 6e Armée de l’Air, comme correspondant de guerre.Après la guerre, le capitaine Koriakoff a travaillé à l’ambassade des Soviets à Paris, comme directeur du journal "Nouvelles de la patrie”.Ayant reçu le 18 mars 1946, l’ordre de rentrer immédiatement en Russie, il s'évada de l’ambassade malgré l'étroite surveillance d’un représentant du NKVD.Ne pouvant lutter dans son pays pour ce qu’il croit être la vérité, Michel Koriakoff décida de mener cette lutte en dehors de son pays.Il tient pour son devoir de dire au monde la vérité sur le régime soviétique et de le préserver ainsi de la tentation d’imiter une expérience qu’il considère comme une “défiguration du vrai visage de la Russie.” “Je me mets hors la loi”.Pourquoi je ne rentre pas en Russie soviétique” est un récit autobiographique, où l’auteur raconte les événements et les raisons qui l’ont amené à rompre avec les | Soviets et à affronter la vie in-.certaine et dangereuse d’un “hors la loi”.C'est pourquoi, sans retard, le Père Chaillet a publié et édité ce témoignage d’une bouleversante intensité spirituelle.Dès la parution en France de Je me mets hors ta lot, un journal français écrivait: “(’.’est l’histoire d’un homme — un écrivain, un correspondant de guerre, que quelques Parisiens ont connu comme rédacteur d'un journal soviétique à Paris — qui perd la foi dans le régime soviétique en retrouvant celle du Christ.Le mobile moral n’étant pas dilué comme chez Kravchenko, l'auteur inspire une confiance que l’on n’accorderait à l’auteur de J’ai choisi la liberté qu’avec mille réticences.” (Combat I.Et le Curieux, de Genève d’écrire: "Nous trouvons dans ces nages plus qu'une confession individuelle: la révélation d’une nouvelle âme russe, celle qui, née sous la foi soviéti-nue s’en dégage peu à peu pour atteindre a d’autres valeurs plus essentielles, plus permanentes et qu’un quart de siècle d’oppression n’a pas réussi à détruire, ou du moins, n’a entamée que superficiellement.” Ces deux jugements expliquent 1^ manoeuvre des Rouges au procès Kravchenko-Leffre* Françaises.Ne pouvant rien avancer de solide pour démolir les attaques dont ils sont l’objet de toutes parts: essayer de dresser l’un rentre l’autre Kravchenko et Koriakoff, pour créer une confusion à laquelle ne pourraient se laisser prendre que des esprits faibles.Arguments bien pauvres.surtout Û évoquer devant une Cour.On retrouve partout la même tactique: dénaturer, fai- f • 0ÜMÊ “PARTAGE DE MIDI” En France, on parle beaucoup, depuis quelques semaines, de “Partage de Midi”.Voici qu’une certaine critique canadienne fait écho et y va de ses boniments enthousiastes.Paul Claudel vient de lancer dans le public un drame composé en 1906, il y a plus de quarante ans, et publié alors, hors commerce, à cent cinquante exemplaires.Aujourd’hui, faisant taire, nous dit-on, une conscience inquiète, il accepte que “Partage de Midi paraisse au “Mercure de France” et connaisse les feux de la rampe.Jean-Louis Barrault, en effet, vient d’en donner la représentation à Paris.Rien de ce qu'a écrit Claudel n’est indifférent."Partage de Midi” est une oeuvre puissante.La poésie en déborde.Et, ce qui n’est pas pour diminuer notre joie, cette richesse poétique et dramatique est à notre portée.La phrase claudelienne nous livre son fruit d’elle-même, sans ce mystère et ces ténèbres, où Claudel, poète, plonge trop souvent son lecteur.Les personnages du drame L’âme des personnages du drame se dessine avec netteté sous la ciiair de la poésie qui lui fait une parure merveilleuse.Mesa a rêvé longtemps de se donner à Dieu, de ne chercher qu’en haut la nourriture et la joie de son coeur.Parvenu au midi de la vie, il a la sensation déchirante d'être refusé par Dieu.Toutes ses énergies, tendues jusque-ià vers une vie ascétique, libre des jouissances de la créature, s'écroulent soudain.Il sent en lui le néant qui se creuse, et, en même temps, la grande faim de l’homme pour le bonheur palpable, quand la joie de l’esprit et de l’âme lui est refusée.Coïncidence tragique, voici, devant lui, Ysé, la femme de Clz, vers laquelle il est précipité.Ysé, de son côté, est parvenue à la ligne de partage de la vie.Elle aussi veut faire le geste qui lui douue.ra une promesse nouvelle de bonheur, üe Cil, son mari, n’est qu’un aventurier en quête d’aventures et de richesses.Un homme qui suit aveuglément sa chance, son destin, là où se laisse flairer une proie.Il ne peut donner à Ysé la sécurité dont elle a besoin.Cet homme ne peut procurer à l’âme de son épouse l'impression de plénitude qu'il lui faut.Anialric est l’individu qui saura donner à Ysé celte securité.C’est un aventurier, lui aussi; mais un aventurier qui choisit ses aventures, qui est pratique, lucide, maître de ses gestes, sùr de lui-même.Tse a du goût pour cet homme sur lequel une femme peut s’appuyer.Mais Amalric n'a aucun des dons du coeur.Aussi, Ysé qui, plus que de sécurité, a soif de bonheur et d’amour, qui rêve d’une présence qui comble son fsolement, sera une proie facile pour Mesa, quand la passion de celui-ci se déchaînera.Pour arrêter Mesa sur le chemin du néché et de la mort, il n’y a que cette pensée qui lui reste d’un Dieu lointain, qui n’a pas voulu de lui.Pour retenir Ysé, il v a son mari; mais combien cet homme est étranger à son âme et de peu d’appui! A peine Mesa et Ysé se sont-ils retrouvés, aorès une longue» séparation, qu’ils ont le pressenli-ment de la fatalité qui les précipitera dans l’amour et dans la mort.Le sens et la marche du drame Le sens du drame, c’est < ne l’amour a des exigence., que le péché ne peut satisfaire; c’est que.suivant le mot fameux de saint Augustin, le coeur est dans [ le tourment tant qu’il n’a pas appliqué à Dieu ses puissances d’aimer.Or, le coeur de l’homme ne sers assouvi qu’en Dieu, — ou ce sera l’enfer.La créa-1 turc, même la plus “adorée”, dès j qu’elle est possédée, déçoit.La valeur du drame La valeur poétique de “Partage de Midi" est indéniable, l.a valeur scénique aussi.Le décor suggéré csl Grandiose.Il évolue en épousant le rythme et la couleur des sentiments des personnages C.e vent de tempête que l’amour déchaîne sur la scène tire des âmes leurs cris les plus pathétiques’ tendresse, enthousiasme, délire, puis doute, jalousie, trahison et mort.I.a valeur morale du drame?par Paul Claudel — Si l’on réduit “Partage de Midi" à sa signification abstraite, on se dit: II n’y a que Dieu qui soit à la mesure de la créature.L’amour, source de toute joie qui n’est pas selon l'ordre, l’amour adultère, est essentiellement décevant.Les transes [lassées, l’homme et la femme se retrouvent désaxés.Ils ont dans la gorge la saveur âcre de leur là-chelé, de leur infidélité, de leur indignité.“Partage de Midi" nous remet donc sous les yeux la grande misère d'un homme et d’une femme aux prises avec la tentation «J’adultère.Ysé et Mesa ne se «¦ont pas épousés, alors qu’ils «inient libres.C'est De Ch, un coureur d’aventures, qui s'est uni à Ysé.Les années [lassent, et nous voici sur le pont d’un grand paquebot, au milieu de l’océan Indien.Yse el Mesa se revoient.Ils ont soudain la révélation qu'ils étaient essentiels au bonheur l’un de l’autre.Mais il y a .lésoi-mais entre eux la borne infranchissable du serment qu’Vsc ri De Ch se sont fait.Il y a aussi le goût d’Vsc pour un troisième homme, Almarlc.Le drame est fait de celte pu:, sion amoureuse de Mesa et d’Ysé, qui se portent l'un vers l'autre.hésitent, s'étreignent avec frénésie, puis se séparent violemment.A la fin.De Ch, l’époux, est mort; Almarir, l’aventurier qui sait se tirer d’affaire, est parti.Ysé l’a fui, pour revenir à Mesa.Devant la mort qui va laver leur péché, ils s'unissent l’im à l’autre par des liens désormais légitimes.Au moment où la mort va fondre sur eux, ils redeviennent, par l'acceptation de l'expiation, les êtres purs qu’fis n'auraient jamais dû cesser d'être.Ils peuvent dès lors “tourner honnêtement le visage vers le Vengeur”.Tous deux comprennent enfin que leur coeur* est trop vaste pour être comprimé dans cet amour qui les a unis el les a broyés.“Déjà je sens en moi, clame Mesa, toutes les puissances de mon s'ébranlent pour un or veau.” Le rideau tombe sur cette perspective de libération spirituelle, pendant que la mort «’approche dans les grondements de la révolution déchaînée.La morale est-elle sauve pour autant?Non, assurément, car ce drame, si on le représentait, serait un étalage d’immoralités.La lecture elle-même, qui nous introduit dans celte atmosphère d’hystérie passionnelle où se débattent Mesa et Ysé.est dangereuse.Mais, interprétée par des acteurs de chair et d’os, évoquée, vécue sur la scène, pour que tout le parterre en soit embrasé, celte passion deviendrait franche- ! ment provocatrice.Que l’on puisse (ou doive) ! donner à tous res cris, à tonies ; ces étreintes, un sens mystique, j spirituel, cela n’empêchera pas l’impression générale d’être, bien prosaïquement, sensuelle et charnelle.Des êtres désincarnés goûteraient peut-être une joie [Hire à ces spectacles du mâle el (le la femelle aux abois.Les lui mains, eux, qui sont faits de : chair aussi bien que d’esoril et ce sont eux qui seront conviés ; au spectacle ne peuvent im'ê-tre profondément troublés el 1 tentés au cours des pathétiques j appels à r“irrésin:iblc” pa sion.Gel amour adultère, que Mesa 8 17.95 16.59 14.47 1.62 1.72 1.40 15.99 16.06 13.58 1.54 1.88 1.43 15.33 15.62 14.10 1.65 2.36 2.08 11.8i 13.91 12.67 1.96 2.51 2 09 13.25 13.99 12.09 2.28 3.01 2.15 180.78 171,60 153.16 25.07 26.79 23.54 RENDEMENT PLUS ELEVE DE NOS MINES Ottawa, 5 (C.P.) — Notre p durtion minérale, du moins dans seize des principaux groupes, montreraient une assez forte augmentation au cours de novembre dernier ainsi que l'indique aujourd’hui un ’rapport du bureau fédéral de la statistique.Voici les résultats obtenus au 1 cours d’une période de onze ' mois, se terminant le 30 novem-l bre dernier, les chiffres de 1947 sont entre parenthèses: Amiante! 6a5,933 (604,403) tonnes; ci-1 ment 13,387,291 111,30 4,382) barils; produits d'argile 815,750,-867 (813,293,632); charbon 10.-564,515 (14,100,291) tonnes; cuivre 442.012.264 1413,799.154) livres; or 3.,200,640 (2.795.468) onces; étain 301,415,376 (301,-livres: chaux 959.503 î.tonnes; gaz naturel 51,898.309 (46,792,514) pieds cubes; nickel 236,131,652 (214,306,-313) livres; pértole 11,120,477 (6.962,976) barils; sel 686,490 (676,073) tonnes.BOURSE DE MONTREAL Abitibi P».per Do Prf Bathurst A Bell Teleph.Do.RI» BrasUlan B.C Forest Brack Mills B Can.Cement P.Can.Brewer.Can.Celan, no.Can.COnv.A Do .B .Can.OU .Cock.Plow Cons, Smelt.Dlst.Seag.Ou?.Rant Br» Perm 1« 18 16 18 30% 20% 20 20 31 21 21 21 39% 39% ¦¦»% 39% 119 123 119 123 ia 2% 19% 2% 19 2*1 19% 2% S1-.5% 5% S»/« 29% 29% 29% 20% 20» i 20% 20% 21 21 21 21 13 13 13 13 13% 13% 13% 13% 14 14 14 14 13% 13% 13% 13% 14»% 110 108% 109% 18% 16% 18% 16% Dom.Steel B Dom Textile Do Prf ’ Hud.Bay Min.Imperial pil Itnpi.Tobacco tnt.Nickel Int.Paper Ogllvte Flour Price Bros.Rolland Paper Shawlnlgan Simpson's Prf.Wal.O.& W BANQUES — Commerce .Montréal Oit Raof Bar Perm.16", ISO 4 IS», 16-n 11% 11% n».ne, 165 163 185 165 il 51% 51 51Ç, 11% 11% 17% 1712 13% 13% 13% 13% 34 34 % 34 341 i 53 53 523/, 523, 21% 21% 21%.21% 53% 53% 53% 53% 8% 83, 831 g.T, 24% 25% 23% 2441 98 98V, 98 98% 26% 28V, 2s,i js,s 22% 223; 223, 22»> 25% 25% 25% 25% LE CURB DE MONTREAL DIXIEME ANNIVERSAIRE 1939 > 1949 DIXIEME RAPPORT ANNUEL 1948 UNCASE DE CHIFFRES 1947 1948 Augmentation Nouvelles assurances payées $ 10,212,.' i $11,639,173 1 4% Assurances en vigueur .41,441,818 50,544,544 22% Nombre d'assurés .24,137 28,199 16.8% Actif .2,376,242 3,048,659 28.3% Recettes .990,390 1,185,108 19.7% Réserves actuarielles.1,785,904 2,405,447 34.7% Brown Co Do Prf Can.Starch, Can.Silk A Car».WesUiou.C.W.Lumber Cl.Neon Prf.Oons.Paper Fleet Mfg Ford A O Lakes A Prf Que.Pulp Prf MINES — Anaconda Band Ore 33» .FErm Base Meta la On t.Hant v-» f>r$n 4 54 54 M 54 103 ¦Bats Lake 8% 6% 6‘j C>2 Bouzan 21 24% 24 13 17 24 23 Caivdego 17 18 51 Uaxt.Ma:" 2% 2% 2% 2% 3% Cons.Beattie’ 15 15 15 15 8**4 Goidvue 9 9 9 9 11% Shcr.(lord 225 225 225 225 190 Sullivan .185 185 183 163 233% Trebor 52 .53 50 50 38% 14% 33 U.Aabestoa 121 124 121 122 HUILES — Oaepé 89% 90 89% 95 8 Home OU 12% 12% 12% 12% LA LAURENTIENNE Compagnie d'assurance sur la vie Me» social : QUIBIC M.PAUL CUIRTIN, Gérant division Montréal Une cepie du rapport annuel sera envoyé# sur demande.BOURSE DE TORONTO vsntea Titre.flsat Bu Acadla A.241% Am.Neph.35 35 * .54 52 Anglo Ropyn.jj -m Aubelle.u 10 Bk of Montreal .23% 25% J*"’* of NS.35% 35% «'¦‘«la.55 ' 53'î Bathurst A.21 jj Brlt.Dominion .34% 54 Campbell.300 300 Can.Cement.25% 25% Pocitw.B .18 16 Çdn Perm.Mtge .190 1» Bk of Cocmerce .23 23 Chastarvüta .273 Cockahutt.13% 13», Oon.«.Home» tend .U JJ J*11'11*.125 125 .12 12 Dlckenaon .53 53 Dome Foupndry .27 27 Dulama.23 22 Hdon*.gg .57 51 Falconbrtdge.400 mq Ford A.24 24 Colder» Arrow .08 08 Goodyear P.52», 52% .is « Haaega .75 75 Impérial Bank .1 228 , 28% Inspiration .50 50 Jacknlta.05 M r— *eaias Titra* ¦a.vt Rat rvr 24», Labrador .575 373 573 33 Llngman .56 56 56 52 lake Rowan 07 07 35 laiura Secord 15 :5 U Manama .240 23% Madsen 281 ?S\ 35% McCoU 14 14 55 Milton 150 ! 30 21 Nat.Grorer* .13 13 13 34 New Alger .12 % 12% 300 Nicholson .7.5 75 25% Northland .04 04 04 16 Orlac 08 08 1» Oiako 86 83 23 Ptccedtily .12% 12% 273 Preaton 150 1.30 11% Que Manitou .99 90 11 Qnemont .16 16 123 Royauté 28 28 12 Slmperma B 25 25 ¦vl Siecor 36 36 XI Sullivan .169 169 169 23 Tip TVp 22 22 69 United Keno .2W 365 ?69 57 Venture# 600 900 400 Waite .13 13 24 08 Wlncait .08 CURB 06 08 52% Bi-own Oo.Ptd .102 102 102 16 Can.Vine* ara 12% 12% 12% 73 Foothills .310 310 310 28% Int.Paper .33 S3 .30 Lansley ptd.Pend-Oreille .M 51 05 .500 500 500 Un rapjjuvt du bureau fédéral de la statistique signale aujour-d hui que la production d’argent, de zinc et d’étain a sensiblement augmentée au C.anada au cours des onze premiers mois de 1948.La production d’argent a été, pour novembre, de 1,117,529 onces contre 1,881.120 en octobre et 1,035,684 en novembre 19)7.Tour la période de onze mois terminée le 30 novembre, la production d’argent a été de i:),478,-85a onces contre 11„503,903 au cours de la période correspondante de l’an dernier.I.a production d’étain a été un peu moindre en novembre qu’en octobre avec un tidal de 15,764 tonnes.Tour les onze premiers mois de 1948, elle montre cependant une assez forte augmentation avec un total de 150,708 tonnes contre 150,545 en 1947.I.a production de zinc a été de 21,900 tonnes en novembre contre 22,339 tonnes en octobre et 18,200 tonnes en novembre 1947.Le total pour les onze premiers mois de 1948 a été de 218,393 tonnes contre 188,991 tonnes au cours de la période correspondante de 1947.La Grande^retagne el l'accord mondial sur les prix du blé La Grande-Bretagne serait disposée à acheter 180 millions de boisseaux par année I.e chef de la délégation an-! glaise à la Conférence internationale du Blé qui se tient ae-! tuellement à Washington a fait j connaître le point de vue de son i pays aux représentants des 47 : autres Fdats.M.Anderson a alors déclaré (tue 1b Grande-Bretagne s'engagerait à acheter 180 millions de | boisseaux par année, à condition qu’on tombe d’accord sur d’autres points.Telle est la quantité que la Grande-Bretagne s’est engagée à acheter à la conférence de l’an dernier.M.Anderson a aussi expliqué bien clairement que, si d’autres pays adhèrent à l’accord en voie de négociation, la Grande-Bretagne étudiera la possibilité d’accroître la quantité dont elle garantira Tâchât.Il a déclaré que la Grande-Bretagne est disposée à accepter un accord quadriennal se terminant à la fin de la campagne agricole 1952-1953.Il a rappelé à la Conférence que, l’an dernier, la Grande-Bretagne a ap- prouvé un acconl quinquennal et qu'elle est disposée maintenant à accepter que l’accord sc tcriiii'ie à la date où devait prendre fin celui qui n'a pas été ratifié.Mais cela n’exclut pas la possibilité d’un nouvel accord nuinquennal, si d'autres questions se règlent de façon satisfaisante.M.Anderson souligne que, vi le changement des perspectives mondiales à l’égard des approvisionnements en froment, la Grande-Bretagne tient pour ac-ouis oifil se produira une diminution appréciable du pris j ma: iiimin proposé l’an dernier j II rappelle qu'on avait détermi-1 né un prix maximum pour l’en-! semble de la période qu’englobait l’accord, tandis que le prix minimum devait diminuer chaque année.11 en devait résulter un écart entre les prix qui ne pouvait contribuer à la stabilité du marché.De l’avis du délégué, la flexibilité du prix maximum s’appuie sur des arguments irréfutables.Le sous-officier M.H.Patriquin, d’Hamilton, Ontario, prend paisiblement Ici son café, dans une installation qui montre que notre armée sait prendre soin de ses soldats et de ses réservistes à l'entrainement d’hiver.La photo a été prise au camp de Petawawa où nos miliciens apprennent à vivre et faire la petite guerre par un froid sous zéro.(Photo C.P.) La produefion de bière a augmenté au Canada au cours de 1948 ACTIVITE ECONOMIQUE DANS LA REGION DE MONTREAL Il s'est consommé plus de cigarettes en 1948 Volume des ventes au détail à peu près égal à celui de la période correspondante de l’an dernier — Faillites commerciales plus nombreuses Scion le rapport hebdomadaire de Dun & Bradstreet of Canada, pour la semaine terminée le 5 février, le volume des ventes au détail effectuées dans la région de Montréal serait à peu près égal à celui de ia période correspondante de l’an dernier.Comme il est coutumier à cette période de l’année, les ventes à rabais obtiennent un succès assez considérable.mais qui ne correspond pas, toutefois, à la forte publicité qui les accompagne.VARIATIONS DE LA DEMANDE I La température beaucoup plus froide que nous avons eue au cours de la semaine a permis aux détaillants de vêtements d’enregistrer des ventes beaucoup plus nombreuses.Le rapport de Dun & Bradstreet rote également que j la demande de fournitures de maisons, d’appareils électriques a été plus intense, bien que dans ce seefeur, les ventes aient été j beaucoup plus considérables au : cours de la période correspcn- ; dante de l’an dernier.I.es différents secteurs de Tin- | dustrie indiquent que les commandes actuellement en carnets ne sont pas du tout comparables à celles de Tan dernier.Les nombreuses expositions organisées par les manufacturiers dans le but de faire connaître leurs nouveaux modèles n’ont pas obtenus , le succès escomptés.Les commandes obtenues à ccs occasions ; ont été peu nombreuses.De plus, en plus les détaillants s’efforcent i de diminuer leurs stocks et achètent dans la mesure où ils ont ia certitude d’effectuer des ventes.Dans le secteur de l’industrie du vêtement, les conditions de la demande se sont un peu améliorées.On prévoit même que les Les tomates des Bahama au Canada Le Canada est en voie d’acheter presque toute la grosse récolte de tomates des Bahama, cette année.Les prix, variant de •'«1 à $1.40 les 30 livres, f.à b.Nassau, sont inférieurs à la moyenne de Tannée dernière et les producteurs ne les regardent pas comme avantageux.Jusqu'à la lin de décembre, 3,120,000 livres avaient été expédiées, et la récolte totale est évaluée à quelque 4,500,000 livres.Avec le Canada dans Tincapa-cité d’acheter les ananas ties Bahama à cause des restrictions à l’importation, une grosse récolte est arrivée à maturité Tannée | dernière, sans qu’il s’offre de débouchés.Dans le but de sauver la récolte, on a finalement conclu des arrangements pour en mettre en conserve une grosse quantité, qu'on expédiera à la | Grande-Bretagne comme cadeau, de la Groix-Rougt des Bahama et de l’Ordre impérial des Filles de l’Empire.-Mi I ^ - Achats de laine de l'Australie Le Canada a payé pour la laine australienne en 1947-18 plus de dollars que durant Tan-hcc précédente, quoique ses expéditions aient été moindres en volume.Il a acheté, en effet, 69,-398 balles d’une valeur approximative de $11,985,000, comparativement h 86,327 ba'les valant $10,100,000 en 1946-47.Le Ro-ynume-U'ni a été le plus gros acheteur de cet article, en important 1.270,000 balles au cours de l'année dernière.ventes semait au moins comparables à celles de Tan dernier.FAILLITES COMMERCIALES Au cours de la semaine dernière, onze faillites commerciales, avec un passif de $159,115 furent enregistrées dans la région de Montréal.L’an dernier, pour ia même période, on avait noté huit faillites commerciales avec un passif de $162,253.Selon un rapport du bureau fédéral de la statistique, la production de cigarettes au Canada, au cours de 1948, a été de 15.853,-OOd,000 unités contre 15,143,000,-000-unités en 1947.Ces résultats marquent une progression constante dans la production qui depuis sept ans a largement' dépassé les 10 milliards.Pour le mois de décembre, les statistiques indiquent une production de 1,- 361.009.000 contre 1,479,000,000 en novembre dernier.I.a production de cigares a cependant été en diminution au cours de 1918 avec un total de 209.900.000 contre 215,800,000 eu 1947.I.es ventes de tabacs hachés ont été de 25,878,000 livres contre 24,910,000 livres en 1947.f\US ° f 3 SERVICE DES NÔTRES JW /j POUR QUE VOS i VOLONTÉS SOIENT EXECUTEES À LA LETTRE | .voyS n’avez qu’à nous Romiticr votre exécuteur ,y /'%>.'¦y :: tcstamcntaifc: nous agirons I ! , r I \ alors Comme un autre " / » * vous-même.1 41, rva S o i n t-J o c q u e t Ovatl - Montréal - HA.3291 » I CARTES D’AFFAIRES DACTYLOGRAPHES i IMPRIMEURS-GRAVEURS AVIS LEGAL PROVINCE DE QUEBEC.District, de Montréal, No 269175 Cou*- supérieure DAME ROBERT STANLEY CART-MAN.née Lily Dalton, de 1a Cité de Verdun, dans le district de Montres!, épouse commune en biens de Robert Stanley Cartman.vendeur et promoteur, du meme Heu, Demanderease — vs — LEDIT ROBERT STANLEY CARTMAN.vendeur et promoteur de la Cité da Verdun, dlatrlct de Montréal, _ Défendeur.Une action en séparation de biens a été inatituée en cette cause le IMme Jour dé janvier 1949.Montréal, 27 Janvier 1949 J.-BUDORE MORBIER.C.R .Procureur de la demanderesse Réparations, location, ventes de dactylographes, nachin ;s à cheques, rtc Assortiment complet de papier carbone et ruban i.Accessoires de bureau.Canada Dach/logr^phe En» 44 a., rus Sf-lacçucs, Mcnfrcrl Tel.HA.6953 ft.T.Avuand Royal — Rcminston — Umi'rwood — !.C.Smith.Co- i ion:* silencieux, i rcjUtiCr c|, por- i latlf.P r o t e o- | leurs de ch ù - j que s.duplicateur s, calcula- j leurs et machines à additioii-ner.Vente et service, échange, location, achat.N.MARTINEAU & FILS 1019.RUE BI LUm (entre Vitré et Lagaurhetlèrc) BE.7319 Telephone : *SE!air 3361 L’IMPRIMERIE POPULAIRE Limitée EDITRICE DU "DEVOIR” ROSSlîT PERREAULT 434 est, Ncf-î-Damc.Montreal LAITERIE ENCADREURS Wisintainer & Fils 90*.BOULEVARD 8T-LAURKNT LES ENCADREURS .MANUFACTURIERS I.Ane.2264 Moulures — Cadres — Miroirs Réparations de cadres et miroirs CH.6988 - 2399 II U, ROSEMONT LAITERIE laite,"».» canadienne-Ira'.valse A PATcNAUDE, 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‘ est assez difficile d’avoir accès à la patinoire de la rue Ste-Cathc- j rinc lors des joutes de la Ligue Senior.• Les clubs amateurs doivent se contenter des patinoires publiques pour y jouer leurs parties et naturellement ils sont privés du confort; il arrive parfois, à cause de l’inclémence de la température, que ces clubs sont dans l'obligation de remettre leurs joutes ou encore les spectateurs ne peuvent rester jusqu’à la fin la joute, car ils ont à braver le froid et le vent, quand ce n'est pas la poudrerie.lîe sport du hockey est devenu assez populaire à Montréal pour pouvoir assurer le succès financier d’une nouvelle patinoire recouverte et munie de glace artificielle.La chose a été prouvée lors de l'existence de l’Aren» Mont-Royal, car l'ancienne patinoire du président Hector Racine a toujours enregistré un surplus même après le départ du Canadien de la patinoire de l’avenue du Mont-Royal pour passer au Forum.Il y a quelques années un projet avait été lancé pour construire un lieu d’amusements dans l’est mais pour des raisons qui nous sont inconnues le projet n’a pas eu de suite et c’est pourquoi un groupe de sportifs de l’est de la métropole vient de lancer une invitation à la population de Montréal, ét particulièrement à celle de Rosemont, pour une souscription qui permettrait l’érection d’une nouvelle arène.Les organisateurs méritent l’appui des sportifs et des financiers, car il ne fait aucun doute que l’entreprise connaîtrait le succès, puisqu’à Montréal l’on réclame depuis longtemps une telle construction dans l’est où se recrute la très grande majorité des amateurs de hockey, de boxe, de lutte et d’autres amusements.L’on peut être convaincu que cela ne nuirait en rien au Forum ou aux autres patinoires déjà en opération.Des marchanda et des financiers ont déjà promis leur appui à la nouvelle entreprise; nous ne doutons aucunement que la campagne lancée recevra l’aide de tous les groupements et que le public en général apportera sa collaboration pour assurer le succès de cette louable initiative.Les promoteurs du baseball professionnel ont choisi un site dans l’est de la ville lorsqu’il s’est agi de construire un terrain pour le Montréal, de la ligue Internationale.M.George Siallings n’a jamais regretté d’avoir élu domicile à l’angle des rues Delorimier et Ontario, car depuis que le Royal est revenu dans le baseball organisé, l’équipe locale a réalisé de gros surplus pendant que l’ancien propriétaire Sam Leichtenhein était dans l’obligation de vendre ses étoiles chaque année pour combler les déficits alors que le terrain était situé coin Atwater et Ste-Catherine.Ce n’est que le dimanche que le Montréal attirait des assistances considérables, car dans Westmount il n’était pas permis de jouer au baseball le jour du Seigneur et alors les parties durent avoir lieu à l’ancien terrain du National ou au Parc Mascotte, situé sur le même emplacement que le Stade Montréal actuellement.Le rugby a connu le succès dans la métropole depuis que MM.Hayman et Dandurand ont inscrit le club des Alouettes dans le Big Four et le succès a pu être rendu possible grâce à l’encouragement fourni par les sportifs de l’est alors que l’ouest seulement n’aurait pu garantir seul une assistance assez considérable pour parvenir à rencontrer les deux bouts.La boxe et la lutte sont deux sports qui doivent leurs succès aux amateurs de la partie est de la métropole, car nous devons affirmer, sans crainte d’erreur, que plus de soixante-dix pour cent des spectateurs aux séances du promoteur Vincent et de l’organisateur Raoul Godbout viennent de l’est de la rue St-Laurent et il nous suffit d’examiner les rapports de la taxe d’amusement à l’hôtel de ville pour constater que les séances de lutte organisées au St-Jacques, aux Stades Exchange, Samson et Ontario sont couronnées de succès et il arrive souvent que des centaines d’amateurs ne peuvent être admis à ces soirées faute d’espace.Il est évident qu’une deuxième patinoire à Montréal ne devrait pas être d’un coût trop élevé, mais elle devrait pouvoir loger confortablement cinq mille personnes et ce lieu d’amusements pourrait également être utilisé pour les concerts, les conférences et les conventions, ce qui assurerait la location pour chaque soir.Nous encourageons fortement les promoteurs du projet actuel à continuer le bçau travail déjà commencé et nous sommes convaincu que leur entreprise sera couronnée de succès si èlle est.menée à bout et mise entre les mains de personnes compétentes.X.-E.NARBONNE Le Tricolore pourra passer en deuxième place s'il bat les joueurs de Dit Clapper La tâche sera difficile mais le Bleu Blanc Rouge est bien déterminé à mettre fin à sa série de trois échecs consécutifs — Les équipiers d'Irvin se rendront à Détroit demain — Autres joutes Campanis est nommé gérant Brooklyn, 5.— Al Campanis, ancien joueur des Royaux de Montréal de la ligue Internationale, a été nommé gérant du club Lancaster de la ligue Inter-State.Cette nomination a été annoncée par Bill Cowdrick, qui a déclaré que le choix de Campanis pour gérer le club Lancaster satisfaisait Branch Rickey.Le Lancaster fait partie du système de clubs-fermes des Dodgers de Brooklyn.Campanis est l’un des joueurs d’origine grecque dans le baseball.Il a déjà évolué pour les Dodgers de Brooklyn en 1944, mais revint dans les ligues mineures.Il a été dans les forces armées américaines durant deux saisons.L’an dernier.Campanis, âge de 32 ans, a été joueur-gérant du club Nashua de la ligue Nouvelle-Angleterre.Son club a terminé ia saison en deuxième position et remporté les honneurs des éliminatoires par la suite.Sivce,ncy Schriner, bien qu'il avance dans iiige, continue de se faire valoir à son sport favori.le hockey, car après avoir etc l’un des meilleurs artilleurs de la ligue Nationale alors qu’il jouait pour les Américains de New-York, te vétéran est parmi les meilleurs compteurs de la ligue Senior de l’ouest du Canada.Il est rameur qu’il devienne Vinstructeur des Caps de Regina l’an prochain, club avec lequel il joue celte saison après avoir été inactif pendant deux ans.TROIS-RIVIERES EST VAINQUEUR IL TRIOMPHE DU CANADIEN DE SAM POLLOCK PAR LE COMPTE DE 4 A 2 HIER DANS UNE JOUTE DE LA LIGUE JUNIOR DU PRESIDENT THERRIEN Les joueurs du Trois-Rivières ont eu raison du Canadien par le compte de 4 à 2, hier soir, dans la partie de la Ligue Junior qui était disputée au Forum.Les visiteurs étaient privés des services de cinq de leurs joueurs réguliers mais les éqtiipiers de la Cité de Ivaviolette bataillèrent si bien qu’ils eurent le dessus du commendement à la fin contre le club de Sam Pollock.Dans une partie préliminaire de la ligne Mont-Royal junior “R’’ le Mont-St-Louis et l’Immaeulée-Conception ont fait match nul, 5-5.Trois-Rivières -— Buts: Perreault; défenses: Bourassa, Barbeau; centre: Larivée; avants: Généreux, Saindon; subs.: Ba-cette, Gildert, Viboux, Bilodeau, Hayes.Canadien — Buts: O’Shaugh-nessy; défenses: Cadieux, Roché; centre: McClellan; avants: Rockford, James; subs.: St-Laurent, Goold, Reg Grigg, Callaghan, Morrison, Hodgson, Ron Grigg, OT^ary, Hadon.Première période Au cun point.Deuvième période 1— Trois-Rivières: Viboux (Racette, Gilbert) .2— Trois-Rivières: Viboux (Bilodeau).5.20 3— Canadien: Rockford (James, St-Laurent) .10.30 -Trois-Rivières: Généreux (Saindon).19.58 Punition: Bourassa.Troisième périoda 5— Trois-Rivières: Larivée (Généreux).17 6— Canadien: Goold (Rockford).9.33 Punitions: James, Barbeau.2.40 ANNONCES CLASSIFIÉES “LE DEVOIR" BE.3361 COTTAGE A VENDRE Cottage moderne,' a pièces, chauffage jtoma'J.que & t'huile, garage grand Train.S'adresser à 563S, rue des Epl-Pt.tes, Cité Jardin.CL.3447.8-3-49 EDUCATION tn.TÜKE PHYSIQUE.BAIN TURC.SSAGE.Les bons elfets de ces trsl-lent* sont multiples.Ils développent livstque en beauté.Us éliminent tous troubles organiques.Us prolongent vie Une séance avec le professeur lard vous convaincra.Studio.3842 irt-Julien LA.1581.HOMMES DEMANDES représentant demande L'Agence de 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anniversaires.grand-messes, remerciements pour condoléances, etc.2 cents le mot.minimum 50 cent».Fiançailles, prochains mariages, 2 cent» le mot, minimum 81.00 l'Insertion.Les résultats du hockey HIER Ligue Américaine Washington 6, Philadelphie 2.Ligue Interuniversitaire Carabins 6, Queen 4.Ligue Junior Trois-Rivièrea 4, Canadien i.Ligue Montréal C.N.R.1, North.Electric 0.Canadair 8, Crane 1.Ligue de l’Ect Charlemagne 7.P.aux Tre.5.Ligue de l’est Ontario Cornwall 5, Armée 9.AUJOURD’HUI Ligue Nationale Boston à Canadien.Rangers à Toronto.Ligue Américaine Buffalo à Cleveland.New-Haven à Philadelphie.Indianapolis à Pittsburgh.Hershey à St-Louis.Providence à Springfield.Ligue Senior Shawinipan à Ottawa.Rovers a Québec.Ligue Junior Canadien à Victoriaville.Ligue Intercollégiale U.de iM.à Queen's.DEMAIN Ligue Nationale Canadien à Détroit.Toronto à Boston.Rangers à Chicago.Ligue Américaine St-Louis à Buffalo.Hershey à Indianapolis.Pittsburgh à New-Haven.Cleveland à Providence.Ligue Senior Royal à Sherbrooke.Ottawa à Shawinigan, Rovers à Valleyfield.Ligue Junior Victoriaville à St-François-Xa-vier (à Verdun) Leafs aux T.-Rivières 4 points.National à Québec.Ligue Provinciale Parc Extension à Mt-Royal.(à St-Laurent) Le Canadien jouera de nouveau au Forum ce soir pour ne revenir à la patinoire de la rue Ste-Catherine que le 17 février.Du fi au 13 de ce mois, les Ice Follies donneront des représentations dans la métropole et les amateurs de hockey seront au repos pour dix jours.Le Bleu Blanc Rouge recevra la visite des Bruins de Boston ce soir et cette rencontre suscite un vif intérêt à cause de ia lutte entre le club montréalais et les protégés de Dit Clapper pour la 2e position de la ligue Nationale.Actuellement, les Bostonnais occupent cette place mais si le Tricolore l’emporte ce soir le Bleu Blanc Rouge passera sur un pied d’égalité avec les protégés du gérant général Arthur Ross.La direction des Habitants a appris que le joueur de défense Kenny Reardon sera inactif durant au moins un mois à Cause d’un os fracturé à l’épaule.Non seulement Dick Irvin, gérant du Tricolore, a-t-il appris celte mauvaise nouvelle au sujet _ de Kenny Reardon, mais le médecin du club lui a révélé que le diminutif Normand Dussault ne pourra participer aux deux joutes du club en fin de semaine.Dussault a été durement mis en échec par Barilko, du Toronto, jeudi soir dernier au Forum.11 est blessé à la cheville.C'est donc dire que la malchance continue de causer ses ravages dans le camp du Tricolore.Toutefois, Irvin a une certaine consolation.Il a appris que Elmer Lach et Emile Bouchard, deux absents depuis plusieurs semaines, seront en mesure de jouer ce soir, alors que les Canadiens affronteront les Bruins de Boston au Forum.Lach et Bouchard ne joueront probablement pas trop longtemps ce soir.Irvin ne veut pas prendre de risque.C’est très compréhensible.Le même Barilko qui a blessé Dussault a été la cause de la blessure à Reardon.Le joueur de défense des Leafs de Toronto a joué une partie très rude jeudi soir alors que son club a gagné par 4 à 1 pour se rrpprorher du Canadien, actuellement en 3èmc place.Dussault prendra un repos de 3 ou 4 jours avant de revenir au jeu.Il ne jouera donc pas demain soir à Détroit, alors que le club de Dirk Irvin engagera la lutte avec les Ailes Rouges de Tommy Ivan.Les Canadiens ont Une dure tâche en mains en fin de semaine.Une défaite ce soir aux mains des Bruins combinée avec une victoire du Toronto leur nuirait considérablement, d'autant plus que les joueurs dn Détroit seront favoris pour triompher demain soir.Avec le retour de Lach et Bouchard au jeu, on ne sait pas encore quels changements Dick Irvin opérera sur ses lignes d’attaque.Tl prendra une décision aujourd’hui.Dans l’autre partie à l’affiche dans la ligue Nationale ce soir, les Rangers joueront à Toronto.Demain sôir, les Leafs visiteront les Bruins, les Canadiens joueront à Détroit et les Rangers à Chicago.(icvrge “Rockabye" Ross, garçon de ferme de ‘2i ans, de West Ray Road.Nouvelle-Ecosse, détient actuellement le championnat canadien des poids légers à la boxe.Depuis qu'il s’est joint aux rangs professionnels, en décembre 19)5.après avoir gagné les (loldcn Gloves de Cap-Breton, il a livré trente-quatre combats au Canada et en Nouvelle-Angleterre, sans connaître la défaite.Récemment il a mis Joe Pyle, de Neiv-Waterford.hors de combat à la troisième ronde.’ Les Carabins sont victorieux du Varsity de Toronto Les étudiants montréalais ont triomphé de leurs confrères de la Ville-Reine, hier soir, grâce à un ralliement de quatre points CHAMPIONNAT AU CAN.NAT.Les Carabins de Montréal sont pratiquement assurés du championnat de ia Ligue de Hockey Inter-Universitaire car hier soir les représentants de l’Université montréalaise ont remporté la victoire sur le Varsity de Toronto par 6 à 4 dans une joute disputée dans la Ville Heine.La victoire des Montréalais fut rendue possible grâce à un beau ralliement de 4 points à la troisième période et les Carabins ont maintenant une avance de six points sur les étudiants de Toronto, leurs plus proches adversaires.Les joueurs de Toronto ont pris une avance de 2 à 0 dans la première période, pour ensuite porter le compte 4 à 2 à la fin de la seconde reprise.Mais les joueurs dirigés par Arthur Therrien opérèrent un ralliement de quatre buts dans l’engagement final pour s’assurer les honneurs de la rencontre.Emblem a compté deux fois pour les Carabins, tandis que Day a également réussi deux buts.Giguère et I .azuré forent les autres compteurs des Montréalais et André ('.barest a fourni quatre assistances.Spence et Ferguson ont compté les quatre buts du Toronto.Ce dernier en était à sa 9e défaite en autant de parties celte saison.Ce soir les Carabins auront à jouer une autre partie des séries régulières alors qu’ils eu viendront aux prises avec le Queen’s et les Montréalais lont gros favoris pour l’emporter.U.DE MONTREAL — Buts, Bainville; défenses.Laperrière, Gariépy; centre.Flynn; ailiers, Day, Charest.Subs.Ménard, Pinard, Giguère, Emblem.Lazure, Bruneau, Perreault, Léon Bris-sette, Guertin.I .DE TORONTO — Buts, Hut-zulak; défenses, Digby, Cooper; centre, Turcotte; ailiers, Henry, Spence.Subs, Kavanagh.Ecclestone.Frey, Boyd, Ferguson, Mc-Killop, Howson, Fox, Prince.Arbitres: Morris et Allen, Toronto.Première période 1—Toronto, Spence (Digby) .6.38 2 Toronto.Ferguson (Boyd, Frey) .15.38 Pun.: Spence, Cooper, Pinard, l'inbloln.Deuxième période 3— Toronto, Ferguson .10.18 4— Montr-al, Emblem (Charest) .15.12 5 Montréal, Day (Flynn, Charest) .18.55 6—Toronto, Spence (Digby) .19.44 Pun,: Charest, Pinard, Turcotte.Troisième période 7- Montréal.Giguère (Charest) .7.39 8 Montréal, Emblem (Giguère) .14.05 9 Montréal, Lazure (Bruneau, Charest) .Montréal, Day .15.15 10 .17.17 La première représentation des Ice Follies demain La fameuse troupe des frères Shipstad et de Johnson sera en notre ville du 6 au 13 février — Un spectacle sur glace fort intéressant C'est demain soir, dimanche, que les “Ice Follies de 1949” offriront la 1ère d’une série de présentations qui dureront jusqu’à dimanche prochain, le 13, inclusivement, ainsi qu’en matinée samedi le 12 et dimanche le 13, en matinée, les profits de cette dernière matinée devant être versés à la Multiple Sclerosis Society.Vous serez ravis par le spectacle offert cette année par les célèbres propriétaires des “Ice Follies”, les frères Eddie et Roy Shipstad et leur copain Oscar Johnson.En effet, les “Follies” célèbrent ce mois-ci leur 13e anniversaire et ils ont voulu faire de la présente édition, “le spectacle chanceux de leur histoire”.Les amateurs les plus difficiles serqnt comblés par ce qu’ils verront se dérouler sous leurs yeux durant les 27 numéros offerts, principalement durant les huit grands numéros d’ensemble qui passent du sérieux à la comédie, puis de la comédie aux scènes de music hall en offrant toujours quelque chose d’entièrement nouveau, quelque chose de somptueux, quelque chose de riche, quelque chose d’inouï.Ainsi, parmi ces fameux numéros à grand déploiement, vous serez émerveillés par les scènes uniques offertes lors des spectacles ‘fl.a Fontaine de Versailles”, “Le Train en Bonbon”, “Coney Island”, “Dynamisme Aérien”, “Le Mardi Gras à la Nouvelle Orléans” “Le Pirate” “Monsieur Arrange-Tout” “T a Lampe d’Ala- din” et plusieurs autres.Tous se déroulent dans des décors qui sont d’une richesse inouïe autant au point de vue couleur qu’au point de vue nouveauté et exactitude.Naturellement, tous vos favoris de toujours sur le* iames d’acier seront au poste, soit le meilleur patineur au monde, Roy Shipstad; les gracieuses jumelles Scotvold et les élégants jumeaux Schramm; l’espiègle Hazel Franklin; l’experte Mae Ross et la charmante Betty Schalow; les incomparables comédiens Frick et Frack; les patineurs sur échasses Harris et Phyllis I.egg et plusieurs autres sans oublier les nouveaux venus Narcna et Norris, des acrobates fameux sur patins ainsi que la gentille Canadienne et fameuse petite patineuse, Marilyn Ruth Take qui a participé aux Olympiques de 1948 avec Barbara Ann Scott, il y a plus dans le spectacle gai et entraînant des “Ite Follies”.Il y a de la musique jolie à profusion, offrant des airs nouveaux que vous entonnerez souvent plusieurs semaines après que vous aurez vu ce fameux spectacle.Enfin, les “Ice Follies” de 1939 sont vraiment un spectacle qui vous déridera parfaitement durant près de trois heures, un spectacle parfait puisqu’il amusera non seulement les jeunes, mais aussi les adultes qui se feront d’ailleurs un devoir de ne pas le manquer.N’oubliez pas la date: du 6 au 13 février inclusivement, en soirée, au Forum, ainsi qu’en matinée samedi le 12 et dimanche le 13 à 2 h.30.PAR SA VICTOIRE D’HIER SOIR SIR LE NORTHERN ELECTRIC LE VAINQUEUR A MERITE LE TROPHEE MURPHY — LE CRANE BATTU MARA JOUERA AVECLEROYAL L’INSTRUCTEUR FRANK CARLIN A RETENU LES SERVICES DE CE JOUEUR POUR REMPLACER PLAMONDON QUI EST MAINTENANT AVEC LE CANADIEN — JOUTES DES SENIORS L’instructeur Frank Carlin a annoncé hier soir que son club avait fait l’acquisition d’un joueur du club olympique, qui l’a emporté aux Olympiades de l’an dernier.Il s’agit de George Mara, un joueur de centre qui peut également évoluer à raile gauche.Mara, qui s’est aligné avec les Aviateurs de Georges Boucher aux derniers jeux* olympiques demeure à Toronto.Il ne faisait pas partie de l’aviation canadienne 1 an dernier mais il avait été utilisé dans le but de renforcer les aviateurs.Il était l’un des meilleurs compteurs du club l’an dernier et il a été engagé pour remplacer Gerry Plamonrlon, qui est devenu la propriété du Canadien professionnel.Le Royal tentera de mettre (in à une série de quatre défaites consécutives contre le Sherbrooke demain après-midi.Dans la ligue Senior ce soir, les Cataractes de Shawinigan joueront à Ottawa et les Rovers de New-York à Québec.Demain après-midi, les Sénateurs visiteront les Cataractes; le Royal jouera à Sherbrooke et lei Rovers à Valleyfield.DEUX JOUTES A L’AUDFFORIUM Le C.N.R.a remporté le championnat de la ligue de hockey Montréal, lors du dernier programme double régulier de ce circuit présenté hier soir devant une foule nombreuse, à l’Auditorium de Verdun.Par suite de ce championnat, le C.N.R.recevra le trophée Murphy.Le C.N.R.a terminé en première position grâce à une victoire de 1 à 0 sur le Northern Electric.Don Maher a compté l’unique but de la partie à la période initiale.Dans l’autre joute, le Canadair a vaienu le Crane par 8 à 1.André Perron et Kelly ont compté chacun 2 buts pour les As de Canadair, tandis que R.Perron, Kavanaugh, Csfrragher et W.Young ont réussi les autre* buts.Bernard a privé le Canadair du blanchissage.Première période 1.C.N.R.Maher.7.19 (Chisolm, Schlutz) Pun.: R.Munn, W.Munn.Deuxième période Aucun point.Pun.: Maher et Chisholm.Troisième période Aucun point.Pun.: King et Geoffrion.DELXIEME JOUTE Première période 1.Canadair, Kelly.fi.37 Pun.: MeFarlane.Deuxième période 2.Canadair, Kavanaugh.3.43 tCarragher) 3.Crane.Bernard (Thuot) 4.30 4.Canadair, Carragher.12.05 P :nu.A LU)- xz(.)â 71 711 Pun.; A.Perron, McQuisten et Carragher.Troisième période 5.Canadair, R.Perron.1.19 6.Canadair, Kelly.3.40 (Denniston, MrArdle) 7.Canadair, A.Perron.8.07 (R.Young.MrArdle) 8.Canadair, VV.Young.9.05 (R.Young, A.Perron) 9.Canadair.A.Perron— 10.05 (W.Young.R.Perron) Punition: R.Perron.Cinq partiel seront disputées en fin de semaine dans la Ligue Junior dont deux à l’Auditorium de Verdun demain après-midi.Dans la première rencontre à l’affiche à Verdun demain, le St-François-Xavier rencontrera les Tigres de Victoriaville.La deuxième joute opposera le Royal aux Braves de Valleyfield.‘ ' i, le N ¦’ Dans les autres joutes.Natio- nal jouera à Québec et les Leafs de Verdun aux Trois-Rivières.Ce soir, le Canadien rendra visite au Victoriaville.La partie Saint-François-Xa-vier-Victoriaville suscite beau coup d’intérêt car une grande rivalité existe entre ces deux équipes.Walter Buswell, étant naturellement enchanté de la tenue affichée par ses joueurs mer credi dernier à Québec, aura probablement recours au jeune Gratton pour remplacer Georges Hotte, qui a été blessé.Dans la deuxième partie, le Royal sera de nouveau favori pour triompher du Valleyfield.Mardi soir, le National rencontrera le Canadien et le Victoriaville sera opposé au Royal.Mercredi soir, le Valleyfield en viendra aux prises avec le St-FVançois-Xavier et le National rencontrera les Leafs.Dans l’autre partie, le Québec Jouera aux Trois-Rivières.AUTRE VICTOIRE DU CORNWALL Cronwall, 5.— Les Calumets de Cornwall ont enregistré une deuxième victoire dans la série de quatre de sept pour la série semi-finale du championnat de la Ligue Senior de l’Est du Canada.Le club local a triomphé de l’Armée d’Ottawa, par le compte de 5 à 0, hier soir.Armée — Buts: Lasalle; défenses: Grant, Foster; centre: Gagnon; avants: Larocque, McGuire; subs.: Tressiter, Gratton, Armstrong, Creighton,_ Kozak, Darch.Moskaluk, Grégoire.Cornwall — Buts: Scarlett; défenses: Batten.Emerton; centre: Gardner: avants: P.Long, Webster: subs.: Hodgson, F.Long, Flanigan, Garand, Marlin.r FORUIVK CE SOIR A 8.30 Hockey professionnel BOSTON CANADIENS Billets 8s *1.58 en vente à 10 h.a.m.BUlets da fl.ZS en vente k T h.p.m.k l’entrée 8» U rue salnt-Lne seulement.CARTES PROFESSIONNELLES ASSURANCE COMPTABLES Horace Labrecque et Fils Ltée COURTIERS D’ASSURANCES Nous Invitons les communauté» religieuses k se prévaloir de nos services particulier».441, St-FrançoU-XavIer, Montréal Tél.MArquett» 238.7-2384 AVOCATS Trudeau, Beauregard, Beaulieu & Ethier AVOCATS ET PROCUREURS Maurice Trudeau.C.R., Philippe Beauregard.C.R.Roger Beaulieu J.-Alfred Kthler.204 ouest.Notre-Dame- LA.1128-7.8 P.-A.GAGNON & CIE Comptables agréés Chartered Accountants R.GAGNON, C.A.IMMEUBLE DES TRAMWAYS 159 OUEST.RUE CRAIG Tél.HArbour 5990 Anatole Vanler, e.r., Guy Vanler.c.r VAN 1ER & VAN 1ER AVOCATS ST ouest, rue Saint-Jacques Tél.HArbour 2841 Hurtubise & Richard Comptables agréés Léon-A.HURTUBISE, C.A.Gérard HURTUBISE.C.A.Maurice RICHARD.C.A.Oeorges-R.MARTIN, C.A.Marcel BISSON.C.A.60 St-Jacques Montréal 1 Téléphoner : H.9562 - HA.8739 BREVETS D'INVENTION LUCIEN VIAL KT ASSOCIES Comptables Agréés IUCIEN VIAU, C.A.CHAS DESROCHES, C.A.FERNAND RHEAULT, C.A.159 0., rue Craig, MA.1339 (KDIFICE UES TRAMWAYS Brevets d’invention MARQUES DE COMMERCE DESSINS de FABRIQUE en tous pays MARION & MARION Ravmond-A Roblc.J Alfred Basllen ‘781 ouest, rue Ste-Cathertne MONTREAL 'ALBERT FOURNIER wocvefL/pjtB/xrayj/mmaf \ SIÏCATHERINE MONTRÉAL COMPTABLES Chartrc, Samson, Beauvais, Gauthier & Cie Comptables agréés Chartered Accountants M.Chartré.C.A.M.Samson.C.A.A.-E.Beauvats.C.A.J-P.Gauthier, O.A.héon Côté, C.A.Gér.Marceau,C.A.I.uc-P.Bélatr.C.A.L.Roussln.C.A.Jacq.Angers.C.A.Dollard Huot.C.A.Alb.Gameau.C.A, Ray.Fortier, C.A.Jean Lacroix.C.A.Guy Bernard.C.A.Percy Auger.C.A.H.Bourgolng, C.A.Roger Roy.C.A.Montréal Québec Rnuyn NOTAIRE ROLAND A.DIAMOND L.LL., L.S.C., C.A.Notoire et Comptable Agréé 507, Place d'Armes MArquette 9351 (Edifier Aldred) Rés.AT.1398 VIAU & ROBIN Comptables agréés LUCTEN-D.VIAU, C.A.H.-LIONEL ROBIN.C.A.JACQUES-R.CHADILLiON, C.A.4457.ru» Wellington, VERDUN TO.0642 MEDECIN Tél.CR.3958 • Tous les Jours : 2 à 4 p.m Excepté samedi et dimanche Soir : 7 k 9 p.m.Lundi - Mercredi - Vendredi Dr Alfred Adam 6780 ST-DENIS Spécialités RHUMATISME DESINTOXICATION Mon’rcal MEDECIN Electricité médicale Rauns h Dr Maxime Brisebois L.G.M.C.F.R.C'.S.e.De ta Faculté de Médecine de Paris Maladies génltaloc, cndocrMlennoe, urinaires, digestives, clrcu aïolres, FKontenar 5252 816 Sherbrooke «si OPTOMETRISTES OPTICIENS HA.5544 J.-A.MESSIER,oo OPTOMETRISTE Spértaltté : Examen de la vue — Ajustement de verres de contact PHANEUF Si MESSIER 1 7 8 7 .Saint-Denis — Montréal ASSURANCES .{Assurance mh TRi Saubraarte MONTREAL NARCISSE DUCHARME.Présidant PAGE DOUZE Montreal, samedi, ££ DEVOIR 5 f*vrier 1949 LES CERCLES DES JEUNES NATURALISTES Affilies à la Société canadienne d’Histoire naturelle et reconnus d'utilité publique par le gouvernement de la province de Québec Adresse: 4101 est, rue Sherbrooke, Montréal _.Chronique No 918 Samedi, 5 février 1949 NOS COULEUVRES Par le révérend Frère Alexandre, 125,414 immigranls sont entrés au Canada en 1948 Précisions données à la Chambre des communes par Thon.J.*A.MacKinnon — 24,687 de ces émigrés établis dans le Québec Au grand soleil, sur une roche bien chaude, un petit corps vert, allonge, étend ses ondulations gracieuses.Ses replis nombreux et souples, suivent les inégalités de la pierre.De temps en temps, de sa tête fine, une minuscule languette darde deux pointes effilées.La tête elle-même se déplace lentement de côté et d’autre.La curiosité vous pousse à examiner de plus près ce décoratif et si charmant petit être.Vous approche*.Aussitôt, la tête se redresse, la langue fourchue rentre et sort uar saccades répétées, le frêle corps qndulé s'ébranle.Il a quitté son piédestal; il est à cinq pieds, il est à dix pieds.Vous le poursuivez en vain.Il a disparu dans la grande herbe et les feuilles sèches.C’est ainsi que vous avez rencontré la svelte et légère couleuvre verte, créature utile et gracieuse, qui.cependant, cause tant d’émoi, comme toutes ses semblables, à certaines personnes qui les rencontrent dans leurs promenades.Pourquoi les couleuvres sont-elles donc un objet de frayeur pour elles?Parce que ce sont des reptiles, sans doute, des animaux qui rampent, oui se cachent pour se lancer sur leurs victimes, et leur infliger des morsures venimeuses?Parce que.peut-être, elles leur rappellent l’histoire du premier serpent qui nous causa tant de maux?Non, c’est plutôt parce que ces personnes ignorent la vérité, qu’elles sont mal renseignées, au sujet de ces êtres tout à fait inoffensifs.Je vais donc essayer, dans les quelques instants qui me sont alloués, de vous faire connaître îles créatures si mal famées, à tort, et de vous dire quelques mots particulièrement sur les couleuvres que nous rencontrons ici dans notre province de Québec.Avant de pénétrer dans le royaume de ces êtres rampants, je désir vous montrer la place qu’ils occupent dans le vaste monde des reptiles sur notre globe.pécs, d'après la dentition, en serpents venimeux et en serpents non venimeux.Les serpents venimeux possèdent un crochet à venin, ordinairement à l’avant, de chaque côté de la mâchoire supérieure.Cette dent, différente des autres, est percée d'un canal, et communique avec une glande remplie de venin.Quand ces serpents sont attaqués, ils se défendent en mordant leur victime.Le venin pénètre alors dans la plaie, et | cause, soit un empoisonnement,' soit la mort quelquefois.A ce j groupe des serpents venimeux, appartiennent les vipères d’Europe, les serpents à sonnettes ou ] crotales des Etats-Unis, les fer-dc-lanee de l’Amérique du Sud, ! les cobras ou serpents à lunettes : de l’Asie.Les serpents non venimeux n’ont pas de crochet à venin.Toutes leurs dents sont semblables, aux deux mâchoires.Elles sont coniques, très acérées, à pointe recourbée vers l’intérieur.Dans ce groupe se trouvent les deux familles des boidés et des colubridés.Les boidés renferment tous les serpents de grande taille.Ils vivent tous dans les pays chauds.Ce sont les boas et les anacondas d’Amérique du Sud, les pythons et les molures ! supérieure et sont libres dans d’Afrique et d’Asie.Quelques-uns [a peau du côu qui peut alors se dt ces animaux peuvent avoir j détendre et laisser passer des une longueur de vingt-cinq pieds victimes d’un voiume considéra-et peser jusqu’à trois cents li- j pje.vrts’ c -n j , ., La couleuvre qui ne possède La famille des colubridés est >un seul D0Uinon, l’autre étant celle de nos couleuvres.Aucune Atrophié, ne peut respirer faei-d entre elles, par consequent ne lemeKnt pendant qu’elle dévore tes, souvent de couleur noire, et i recouverte de nombreuses peti-1 tes papilles qui permettent à la j couleuvre de se rendre compte de tout ce (lui se passe autour d’elle.Quand la langue est au repos, elle est logée à la mâchoire inférieure dans un fourreau arrondi qui la cache en grande partie.La base de la langue est ordinairement rouge.La couleuvre, qui n’a pas ;de membres, avance sur le sol ‘au moyen de ses côtes, dont les extrémités appuient sur terre.Ces côtes, très mobiles, sont au nombre de plus de deux cents.Les couleuvres possèdent de peiites dents coniques toutes semblables, dirigées d’avant en arrière, sur les deux mâchoires.Ces dents servent uniquement à retenir les proies.La couleuvre avale sa nourriture sans la mâcher.Quelques-unes d’entre elles tuent leurs proies avant de les engloutir, d’autres les prennent vivantes.La couleuvre, comme tous les serpents _ d’ailleurs, peut avaler des proies de dimensions beaucoup plus grandes que sa tête, car la mâchoire inférieure a la propriété de se diviser en deux parties à l’avant.Ces deux parties se décrochent ensuite à (’arrière de la mâchoire Ottawa, 5 (D.N.C.) — Voici la déclaration faite à la Chambre des des communes par Thon.James A.MacKinnon, ministre des mines et des ressources, concernant l’entrée des mimigrajits au pays au cours de l’année dernière: “Monsieur l’Orateur, je voudrais inscrire aux procès verbaux les renseignements suivants au sujet de l’immigration au Canada au cours de l’année 1948.En 1918 un total de 125,414 immigrants entraient au Canada.L’année a été la plus eonsidé-rabl een matière d’immigration, depuis 1929.Le total est presque exactement le double de celui de 1947 qui était de 64.127, Des 125,414 immigrants, 46,-057 venaient du Royaume-Uni et 7,381 des Eitats-Unis.Les immi-grand du Nord de 1 Europe se chiffraient par 16,957, y compris 10,169 Hollandais.Les autres races contribuèrent 55,019 nou-veuax Canadiens.Les groupes individuels les plus considerables se composant de 13,799 Polonais et de 10,011 Ukrainiens.La répartition des immigrants par provinces est comme suit: peut infliger de morsure venimeuse.Les légères blessures que les plus puissantes d’entre elles pourraient causer en se défendant ne sont pas sérieuses et n’entraînent pas de conséquences regrettables.Les couleuvres se distinguent des serpents venimeux, en général à leur corps plus svelte, à leur tète plus détachée du tronc, et revêtue de plaques plus larges et régulièrement disposées, à leur queue plus longue et effi- une grosse proie.Voilà pourquoi, il existe à la base du poumon un petit prolongement, en forme de sac, qui contient une réserve d’air, dont elle se sert pendant l’acte de la déglutition.Chez certains serpents plus gros, l’air de ce sac quand il est comprimé, sert à produire le sifflement aigu, que font entendre plusieurs de ces animaux.Comme moyen de défense, la ! couleuvre ne possède que la cou-imite assez disséminés | jée.lie plus, che* les couleu- ^Tn curation1 des objets qui vres, la pupille de 1 oeil est ron- l'entourent dans non habitat de fnn»a drseides r,eP,i,e*’ d0"t ; de- alors qu’elle est allongée et référence.Ce mimétisme la sauront partie les couleuvres, se di-j verticale chez les especes veni- ; ve ses agresseur!.Quand elle tortues.C’est surtout dans les à là lumière, pendant le jour, pays dont la température est tor- tandis que la majorité des ser-ride, que se rencontrent le plu* pents venimaux ont des habitu- j grand nombre d'entre eux.Ain- des nocturnes, si les lézards et les crocodiles Le corps allongé des couleu-sont absents de notre contrée.' vres est reconvert d’une peau Nous ne pouvons donc trouver j qui forme des replis nombreux, duns notre province que des donnant ainsi l’illusion qu’il est serpents et des tortues.recouvert d’écailles.Ces écail- Si une parade des reptiles vi- les sont donc fausses.Quatre vant actuellement sur la terre I fois par année environ cette pouvait être organisée, c’est une armée de plus de cinq mille espèces d’individus différents qui passerait en revue devant nos yeux.Je laisse donc de côté les lézards, les crocodiles et les tortues, pour m’occuper, ce soir, uniquement des serpents.En se basant sur le squelette et particulièrement sur les os de la tête, on divise l’ordre des serpents ou ophidiens, en onze familles différentes.Ces onze familles ont à leur tour été gmi- BUVEZ AU REPAS l'eau préparée avec les LitHnces du Dr Gustin PETILLANTE ALCALINE DIGESTIVE très efficace contre l’ACIDE URIQUE.RHUMATISME, GOUTTE et maladies du FOIE, des REINS, de l'ESTOMAC, de la VESSIE.N.B.— Un sachet par bout, d’un litre d’eau froide — bi-n boucher.ülhinée Refusez tes imitations IMPORTATEURS EXCLUSIFS POUR LE CANADA Cie Can.Agences Modernes 6794, Delorimier, Montréal, DO.1353 peau est rejetée au moment de la mue, et l’animal prend une livrée plus fraîche.Le procédé assez curieux de cette mue vaut la peine d’ètre décrit.Tout d’abord, la peau se décolle petit à petit de la couche sous-jacente, et une nouvelle peau se prépare en dessous.On voit sur le bord des lèvres et autour dfi la tête, la peau se détacher peu à peu.On voit alors l’oeil de la couleuvre devenir moins brillant.L’animal ensuite se faufile entre deux pierres ou entre des brindilles rugueuses.La peau s’y accroche et la couleuvre en sort tranquillement, la retournant à l'envers.L’oeil de la couleuvre n’a point de paupière.Il est recouvert de la peau qui à cet endroit devient translucide.Les couleuvres paraissent regarder fixé-ment leurs proies; mais elles ne les fascinent pas pour les attirer, comme la légende le fait croire.Les narines des couleuvres sont représentées par deux petits trous placés un peu en avant des yeux.La couleuvre n’a pas d’oreilles à l’extérieur.Ses oreilles internes sont d’ailleurs très rudimentaires.En réalité elles ne lui sont pas nécessaires: car on peut dire qu’elle entend “avec sa langue’’.En effet, ce petit organe chez la couleuvre est excessivement sensible aux vibrations de l’air; même à celles qui proviennent des plus faibles sons.La langue de la couleuvre est cette fameuse petite “lancette”, que l’on voit sortir continuellement de la bouche, et dont les personnes craintives ont tant peur.Elle est l’organe du tact, sens le plus développé, sans contredit, chez la couleuvre.Elle est donc absolument inoffensive.Elle est terminée en deux poin- vise communément en quatre ; meuses.Le dernier caractère ( est saisie et malmenéej eiie peut grands ordres: les lézards, es, explique sans doute pourquoi la.enc0re se défendre en laissant crocodiles, les serpents et les 1 plupart des couleuvres circulent échapper de ses glandes anales un liquide à odeur repoussante, qui criasse ses ennemis.En hiver, les couleuvres s’enfoncent dans les crevasses, sous terre, et s’y engourdissent.Cet hibernement dure jusqu’au mois de mai, dans notre province.Les couleuvres se reproduisent par des oeufs; elles sont donc ovipares.Chez quelques-unes de nos espèces, les oeufs se développent complètement dans le sein de la mère, et les petites couleuvres viennent au monde vivantes; ces dernières espèces sont ovovivipares.Le nombre des oeufs que les couleuvres pondent pour une nichée, varie avec les espèces de couleuvres, et peut aller de cinq ou six à cinquante et plus parfois.Pour distinguer les différentes espèces de couleuvres que nous possédons, on se sert surtout de la couleur de leur peau, du nombre de rangées d’écailles qu’elles ont autour du corps, et de l'apparence extérieure de ces écailles, qui peuvent être lissées ou marquées d’un trait.Dans la province de Québec, nous possédons sept espèces de couleuvres, dont voici les noms: la couleuvre rayée, la couleuvre à ventre rouge, la couleuvre brune, la couleuvre tachetée, la couleuvre à collier, la couleuvre verte, et la couleuvre d’eau.Par quelques notes brèves.Je vais maintenant décrire chacune de ces espèces: La couleuvre rayée, d’un brun sombre, possède trois raies jaunes, tout le long du corps.Sa longueur moyenne est de deux pieds.C’est la plus commune de nos couleuvres.On la trouve un peu partout: sur le bord des ruisseaux, à la lisière des bois, près des marais, quelquefois même dans les parcs.En général, elle est d’humeur batailleuse.On lui a fait la réputation d’avaler ses petits, pour les défendre; ce qui est absolument faux.Elle ne le pourrait pas d’ailleurs.Eîie se nourrit de grenouilles, de té tards, de salamandres, de vers, qu’elle engloutit sans les tuer; jamais elle ne prend d’animaux à sang chaud.Elle s’habitue à la captivité; on peut ainsi la conserver des années.Il n’est pas rare de trouver, au printemps, un grand nombre de couleuvres rayées, assemblées dans la même crevasse.La couleuvre à ventre rouge possède une légère bande dorsale bordée de petits points bruns.Juste en arrière de ta tête et sur chaque côté du cou se remarque une petite tache jaune.Elle n’a pas plus de dix pouces de longueur ordinairement.Elle aime le sol des bois secs et sc plaît dans les amas de pierres et de roches aplaties.Sa nour- Linoléums incrustés, grand choix de couleurs, vendus et posés Qeo\gt.i-£mUe Champeau ISM SAINT-DENIS (•n foc* du thaètr* Sl-DanU) PL.241S Râa.AM.MM riture est faite de vers de terre, à peu près exclusivement.La couleuvre brune est marquée de petites taches noires sur le bord de chaque écaille ventrale.Jamais on ne la voit près de Teau.Ses habitudes terrestres l’entraînent souvent près des maisons, dans les jardins, près des vieux murs où elle trouvera abondance de vers.La couleuvre tachetée se trouve au voisinage des granges, des étables, où elle cherche des petits animaux à sang chaud: souris, mulots,.dont elle se nourrit uniquement.Elle s’enroule autour de sa proie, la tue,_ et l'avale ensuite.Sa peau est d’un gris blanc avec des belles taches brun olive cernées de noir.Elle peut mesurer jusqu’à trois pieds de longueur.La couléuvre à collier a le dos bleuâtre et le ventre Jaune orange.Un petit collier jaunâtre autour du cou la fait tout de suite reconnaître.Elle est petite, et se cache dans les endroits humides.Elle vit de vers et d’insectes.La couleuvre verte se rencontre surtout au grand soleil, dans les champs, sur les pelouses.C’est la plus jolie de toutes nos couleuvres.Elle dévore beaucoup d’insectes, de chenilles, d’araignées.Elle se conserve bien en captivité.La couleuvre d’eau ou “ser-pent d’eau” vit beaucoup plus dans Teau que sur terre.On la verra donc quelquefois, suspendue à une branche de la rive, guettant une victime aquatique, poisson, têtard, dont elle est friande.Sa peau gris noir est traversée de bandelettes d’un ronge brunâtre.Elle peut atteindre quatre pieds de longueur.Quand elle est surprise par un ennemi, elle fait mine de se défendre, et peut parfois infliger à son agresseur une légère morsure, non dangereuse.Elle peut donner naissance, à la fin d’août, à une trentaine de petites couleuvres.A cause de leur régime alimentaire, les couleuvres nous rendent d’utiles services en détruisant de nombreux insectes ou de petits animaux nuisibles.Comme elles ont déjà suffisamment d’ennemis, dans les oiseaux de proie, les éperviers surtout, les putois, les belettes, etc.il ne faut pas que nous les prenions à partie, pour les faire souffrir, les détruire inutilement, et méchamment.Concours de la Société zoologique Ontario,.61,621 Québec.24,687 Colombie canadienne .11.918 Alberta .9,715 Manitoba.7,710 Saskatchewan .5,087 Nouvelle-Ecosse .2,813 Nouveau-Brunswick .1,476 Ile du Prince-Edouard .269 Territoire du Yukon .64 Territoires du Nord-Ouest 14 F.e mouvement des immigrants au Canada, au cours de l'année, a étérfacilité par une disposition prise avec la Ctmard While Star Line qui conserva l'Aquitania sur le service Nord-Atlantique et qui donna préséance aux immigrants sur au delà de 12.000 lits.On a maintenu cette disposition pour Tannée 1948, mais en portant la priorité à 15.400 lits.Le gouvernement a aussi prêté son concours à la conversion d’un navire de guerre allemand capturé, qui est maintenant connu sous le vocable de Beaoerhrae et qui sert à transporter du continent européen au Canada les proches parents de personnes domiciliées en ce pays.Enfin, le gouvernement s’est'entendu avec le service aérien Trans-Canada pour placer 10,000 passages aériens à la disposition des immigrants du Royaume-Uni entre le 1er juillet 1948 et le 31 mars 1949.Au cours de Tannée, on a ouvert ou rouvert des bureaux de Timmigrati onà Glasgow, Liver-poll et Rome.” Un vol de $1,004 Torn beskas qui tient un res-taurant 23 ouest, rue Ste-Cathe-rine, s’est fait voler 81004 en billets de banque.Il a expliqué à la police que ces billets étaient contenus dans une boite de métal et cachés dans la cave de l’établissement.Des intrus se sont introduits dans la place au cours de la nuit de mercredi à jeudi et ont fait main basse sur les billets de banque ainsi que sur une quantité indéterminée de cigarettes.A quoi servent les peaux de lapins En prévision de l'Exposition cuni- cole des 11, 12 et 13.prochains, au manège des Fusiliers Mont-Royal.Tout le monde sait que les peaux de lapins servent à la fabrication de manteaux.On ignorera peut-être toutefois, que certaines de ces peaux imitent les plus belles fourrures qui soient, et que seuls pouvaient nous procurer jadis les animaux sauvages.Comme ceux-ci disparaissent rapidement à travers le monde, même au Canada, la vente des peaux de lapins a été d'autant favorisée — si bien qu'elle est devenue Tune des industries les plus florissantes sur le continent.Beaucoup de lapins de couleur, pour leur part, fournissent des fourrures pouvant être employées comme telles, sans modification: l'argenté, le gris-acier, le champagne, le zibeline, le martre-zibeline, le bleu de Beveren, etc.La peau du lapin proprement dite, de son côté, sert à faire un cuir de qualité très estimée, utilisé pendant longtemps, en Europe, pour la fabrication des souliers féminins.' Le poil lui-même — celui du lapin de toute race — sert à la fabrication du feutre; celui de TAngora, commercialisé depuis quelque temps en Europe et depuis peu parmi nous, donne la laine la plus recherchée parce qu’elle conserve la chaleur huit fois plus que toute autre laine: elle permet la fabrication des vêtements les plus beaux et les plus chauds.qu’ils soient pour les nouveau-nés ou pour les grandes vedettes.On pourra voir quelques-uns des plus beaux specimens du pays, en montre à l’Exposition cuhicole annuelle tenue les 11, 12 et 13 février prochains, au manège des Fusiliers Mont-Royal, sous les auspices de l’Association des producteurs de lapins de la province.Letttes au Devoir Nous n* publions quo las totuos signées ou dos communications accom pagnôos d'uns lettre signée avec adresse authentique."Le Devoir" ne prend pas la responsabilité de ce qui parait eous cette rubrique Recommandation de l'Académie canadienne Ouverture de la rue Allard La ville de Montréal prend J des procédures pour Texpropria-! tion de terrains en vue de Tou-I verture de la rue Allard, jus-1 qu’au boulevard de TAqueduc, à i la Côte Saint-Paul.Québec, le 29 janvier 1949 Monsieur Paul Florent, a-s le Devoir Montréal, P.Q.Monsieur le linguiste.Dans votre lettre ai; • Devoir du 28 janvier, vous rejetez certaines opinions de l’Académie canadienne.Cette critique a le mérite du refus, mais ne me convainc nullement à cause de la faiblesse des arguments à l’appui.La dérivation ne connaît pas de lots absolument fixes, cependant elle offre certains cas généraux dont il faut se souvenir dans la formation des mots.L’analogie doit jouer le premier rôle avec la phonétique.Vos suggestions ne s’appuient sur ni Tune ni l’autre.Vous préconisez Québécois au lieu de Québécois.Une syllabe aussi sonore que “bèk” devient rarement muette ou assourdie dans un groupe de dérivés.Puisque lesiriictionnaires français ne dénomment pas les habitants d’Orbec, prenons la finale de Québec et ce monosyllabe celtique n’évoque-t-il pas le bruissement d’ailes et la candeur de jeunes amours avec des descendants aussi jolis que “bécot, bécoter, béquée, béqueter”?“Becquée et becqueter sont des synonymes hétérographes.Dans aucun de ces mots, vous ne constatez Tassourdissernent de la syllabe considérée.Les législateurs-linguistes peuvent donc opter entre Québécois et Québecquois; l’idée de préférer le premier terme n’est donc pas mauvaise.L’e instable auquel vous semblez tenir n’est ni harmonieux ni logique.En France, les habitants de Quimper s'appellent Quimpérois (noter l’accent) et les exemples du même ordre ne manquent pas.La langue française n’aime pas les pénultièmes muettes.La simple adjonction de OIS me paraît trop simple nour désignei les habitants de Québec ou du Québec.Vous comparez Québécois et Sorelois.Il est faux d’affirmer que tout le monde emploie le terme Sorelois et je doute que les habitants de Sorel ne se reconnaissent dans cette dénomination dérivative malheureuse.Vous semblez confondre ce cas avec le fait des verbes dont la pénultième est assourdie comme appeler, appelle.Sorel ne se rattache pas à ce mécanisme linguistique.Unissons-le plutôt aux familles de pastel et duel qui donnent pastelliste et duelliste.Donc Sorellois me parait de meilleure sonorité et s’assimile à Bruxellois, Dellois et Mellois où le son el (è) n’est pas abîmé.Si Madelinot blesse votre système auditif et non sans raison, votre appui à F.E, pour Madeli-nien, Madelinienne est de mauvaise lignée linguistique.Quand la finale d’un nom de pays est muette, on retranche plutôt cel c avant d’ajouter la terminaison voulue, v.g.Chine, Chinois, France, Français, Angle-terre, Anglais, Perse, Persan, Argenti-ne.Argentin, Amérique, Américain, Mexique, Mexicain, Suède, Suédois, etc.Donc parité syllabique et absence de la finale ien réservée plutôt aux noms terminés en ie ou par une voyelle autre que e.Comme Madelinien et son féminin sont lourds et peu phonétiques.même étrangers à la dérivation ordinaire, nous pourrions peut-être essayer Madeli-nin (-nine) comme Argentin, ou Madelinois comme Suédois, et même Madelinais.Les gens moyens sont portés à considérer comme féminins les noms terminés par e; dans Saskatchewan, l’assonance une Dompe l’oreille et non l’oeil.Dans la langue correcte, l’oeil prime sur l’oreille.Voilà pourquoi je pefère le masculin.En français logique, le pôle nord et le sud sont deux pôles distincts, Montréal ouest et Montréal est font deux Montréals, Sherbrooke est et Sherbrooke ouest font deux Sherbrookes.Cependant la métropole n’a qu’une Sherbrooke avec des numéros est ou ouest.Vous citez le grammairien F.E.pour étayer voire affirmation de deux (rues) On-tarios et cet auteur assimile ce cas à longitude est et ouest.Bien oui, oa fait deux.A Paris, nous connaissons le Bureau des hn-f/ilndes.Quand la métropole nous doter a-t-elle du Bureau des deux Monts-Roijanx?Ernest CHAMARD, 38M( avenue Cartier, Québec.OUVERTS DE 9 h.à 5 h.30 SAMEDI COMPRIS SERIE VI NOS COULEUVRES D U P UI Mobiliers "Snyder” transformables lo Nommez les principaux ordres de la classe des reptiles?2o Pourquoi les serpents venimeux sont-ils ainsi nommés?3o Quelles sont les principales ctéi ' ‘ serpents sont-elles LA VIEILLI MAISON (€ nt stula èistribu-tricn an gros d« la luxuama laina “TRANCHEMONTAG NE” » Pour Montréal Bouquet at tout l ouait éu Québec MARCHANDS.DEMANDEZ NOS BLANCS DE COMMANDE C.X.TRANCHEMONTAGNE & CIE LIMITEE (Lea ftli d’Alfred Barnier) 459 ST-SULPICi MONTREAL ! BE.442» caractéristiques des non venimeux?4o Nos couleuvres dangereuses?5o Décrivez brièvement le phénomène de la mue chez les couleuvres?60 Est-il vrai que les couleuvres fascinent leur proie?7o A quoi sert la langue chc* les couleuvres?80 Comment se reproduisent les couleuvres?9o Quelles sont les principales espèces de couleuvres de la province de Québec?lOo La couleuvre est-elle utile ou nuisible?Dessine* une couleuvre?Les réponses à ces questions devront parvenir avant le 20 février J949 à Louis-Philippe An-det, 25-a rue Lachcvrotièrr, Québec.lies candidats sont priés: a) d’écrire lisiblement, b) d’affrsnchir suffisamment leurs lettres, c) de répéter U question.Cours d'été Nous sommes heureux de pouvoir annoncer que la commission des C.J.N.est à organiser des cours d’été pour les directeurs et directrices de cercles, sous l’égide du service de l’Aide à la Jeunesse du ministère de la jeunesse et du bien-être.Les intéressés recevront bientôt une circulaire et un questionnaire à cet effet.D’avance, prions pour le succès de cette initiative et pour la générosité de M.le ministre Paul Sauvé.l’abbé Ovila FOURNIER.mobilier SEPAREMENT ARRANGEMENT DE 4 FAÇONS feMiP '-i- 4 arrangements pratiques LE MOBILIER COMPLET DE Ç PIECES.Paiements faciles si désiré selon les dispositions de la loi provinciale.Pour petit appartement, logement aux pièces exiguës, c’est le mobilier “Snydcr” à choisir CHOIX DE SEPT NUANCES DECORATIVES dans un luxueux tissu d’ameublement pouvant résister à l’usure.Ces nuances s harmoniseront avec le décor actuel du salon, du boudoir: gris perle — vert mer — vert mousse — rose tendre ET LES TEINTES VIVES DE: vert limon — vert sylvestre — rouge cerise VENEZ SANS TARDER AU 4« ETAGE FAIRE VOTRE CHOIX CHEZ DUFUIS „ B JTT 'TM i L L > M.NO OU PUIS, p r • » ¦ d « n * A J DOGAL v p p?q*- 4
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