Le devoir, 19 mars 1949, samedi 19 mars 1949
S.J«Mph, époux de la B.V.Mario.BEAU ET FROID Minimum .U) Maximum .26 Directeur : Gérard FIUON FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chat t Omar HEROUX “Voua avez un# doubla mission : premiè-la mission do conserver Intact votre héritage religieux et national; deuxième* ment, la mission de répandre cet héritage, l’ajouta que c’est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre." Son Ixc.Mgr lldebrando Antoniutti, délégué apostolique su Canada et i Terre-Neuve.VOLUME XL — No 65 Montreal, samedi.19 marsj949 Cinq sous le numéro M.Duplessis estül le défenseur Le pacte de l’Atlantique a des intérêts Hanna ?Lî Nouveau-Québec, VUngava, est un territoire minier d’une richesse extraordinaire, presque fabuleuse.On fore ici et l’on découvre cinquante millions de tonnes de minerai de fer; oh creuse là et c’est cent millions de tonnes.Les experts disent que ce n’est qu’un début et que là encore, mutatis mutandis, “les fruits passeront la promesse des fleurs”.Tout le monde admet cette richesse, mais on est moins d’accord sur son exploitation.Doit-on transformer le minerai dans la province de Québec ou se contenter de l’extraire pour l’exporter ensuite sous sa forme brute aux Etats-Unis?Deux hommes de science se sont prononcés, après étude sérieuse, en faveur de la transformation à l’intérieur même de la province de Québec.Les docteurs Cholette et Potvin, de la faculté des sciences de l’Université Laval, dans une conférence célèbre, ont affirmé que du point de vue technique l’opération est possible.Us ont étayé leur thèse de données scientifiques précises.Ce sont les seuls, à notre connaissance, qui se soient prononcés publiquement pour ou contre le projet.D’autres ont peut-être préparé des rapports, le Dr Letendre en particulier, mais le public n’a pu prendre connaissance de leurs opinions.Mais il existe tout de même une école qui s’oppose à la transformation chez nous.On trouve à sa tête le premier ministre de la province, M.Maurice Duplessis.Il fera peut-être une belle colère contre celui qui ira le lui dire, mais ses déclarations et ses actes parlent très éloquemment.Regardons de plus près.Il y a d’abord la conférence Cholette- Potvin., Quelle est la valeur de ce document?Nous ne le savons pas personnellement, car il est d’ordre technique, et cela est sans importance pour le moment.Nous sommes en présence d’un travail sérieux, très intéressant pour ceux qui ont à coeur notre avenir économique et qui aurait dû réjouir le premier ministre et mériter des félicitations à ses auteurs.M.Duplessis ne s’est pas réjoui, il n’a pas félicité les deux savants québécois.Du revers de la main, avec un sourire dédaigneux, il a repoussé leur travail.“Le rapport Cho-lette-Potvin est bourré d’inexactitudes; il contient des erreurs monumentales”, a-t-il déclaré en pleine Chambre au cours de la dernière session.M.Duplessis ayant parlé du haut de sa grandeur, ses propos sont devenus parole d’Evangile pour bien du monde.Le premier ministre a fait si peu de cas de l’opinion de MM.Cholette et Potvin, il a été si pressé de mettre leur rapport en doute, qu’on est porté à croire qu’il saluerait avec joie un rapport qui prétendrait prouver l’impossibilité du raffinage dans la province.Et ce n’est pas tout.Non seulement M.Dupjessis a “exécuté” le rapport proquébécois, mais il a bâti toute une thèse en faveur de l’exportation.Qu’on se rappelle.Il a déclaré que la compagnie Hanna possède des hauts fourneaux pour une centaine de millions de dollars à Pittsburgh et à Cleveland et qu’elle ne voudra pas en construire de nouveaux.Il a parlé des fluctuations du change entre le Canada et les Etats-Unis et de la bonne influence qu’auraient sur ces fluctuations nos exportations de minerai de fer.C’est encore M.Duplessis qui nous a mis en garde contre une surproduction d’acier dans la province, surproduction que les Américains refuseraient d’acheter parce que le raffinage aurait eu lieu chez nous.• ' Ce sont des sophismes.Faut-il dépouiller la province de ses richesses parce que Hanna, la milliardaire, a des intérêts à sauvegarder à Pittsburgh et à Cleveland?Est-ce au premier ministre de la province à se faire officiellement le porte-parole de ces intérêts?Quand M.Duplessis affirme que les Américains refuserc .p .e u’acheter un acier raffiné au Canada, c’est un autre sophisme.Nos voisins sont puissants, très puissants, mais leurs approvisionnements d’acier diminuent de façon inquiétante.Dans dix ans les Etats-Unis devront regarder ailleurs pour se procurer de l’acier, selon certains experts.Or il arrive que les mines du Nouveau-Québec seront précisément à ce moment-là au début de leur production.C’est une coïncidence heureuse, dont nous devrions nous réjouir.Au lieu de saisir l’occasion au vol, le premier ministre protégé les intérêts Hanna.D’ailleurs si les Américains peuvent refuser notre acier, qu’est-ce qui les empêche de refuser notre minerai de fer si, par exemple, ils le trouvent trop cher?Faudrait-il alors accepter les prix qu’ils voudront payer ou encore leur donner le minerai?La solution québécoise est plus optimiste.Nous pourrions produire vers 1960 un acier d’excellente qualité, offert au prix du marché mondial.C’est une marchandise dont les Américains auront besoin et il est logique de croire qu’ils l’achèteront de qui pourra la leur fournir.S’il y a des savants qui prétendent que le raffinage est impossible dans la province, qu’on nous le dise.Que M.Duplessis, pour des raisons techniques, qui lui seront fournies par des hommes de science, se prononce pour l’exportation du minerai brut, soit, mais nous prétendons que les hauts fourneaux de la compagnie Hanna et les intérêts que cette compagnie peut avoir à défendre n’ont rien à voir au débat.Bien au contraire, le premier ministre de la province, premier préposé à la défense de nos intérêts, devrait avoir la décence d’éviter scrupuleusement de recourir à de tels arguments, qui sentent la caisse électorale et la petite politique.• Le moins que nous puissions demander au premier ministre c’est de former une commission de savants pour étudier le problème.L’Ontario a pris les devants.On nous informe qu’elle a fait venir un spécialiste suédois pour diriger ses études sidérurgiques et qu’elle consacre à ce travail un budget de plus en plus important.Rien ou à peu près rien ne se fait dans la province et c’est là le grand péché de l’Union Nationale.Au lieu de se mettre à la tâche, d’étudier, de consulter des savants, d’obtenir des expertises, de mettre à la disposition des chercheurs l’argent nécessaire et de les encourager par des récompenses, le gouvernement, personnifié par le premier ministre, défend les intérêts Hanna.et fait des calembours.Nous rappelons à M.Duplessis une phrase du mémoire que lui a présenté la Chambre de commerce il y a dix jours.Après avoir parlé des mines de fer de l’Ungava et de leurs possibilités, le mémoire dit: “Que la roue se mette à tourner (.) et dans 50 ans d’ici on peut croire que le Canada, et tout particulièrement la province de Québec, comptera parmi les nations puissantes du monde.Le XXe siècle sera vraiment devenu le siècle du Canada”.Si M.Duplessis, pour des intérêts étrangers à la province de Québec ou faute d’études suffisantes, ou pour l’avancement immédiat d’un parti politique, nous fait rater cet avenir, ce sera un crime dont l’histoire lui tiendra compte.Au fait, M.Duplessis a en main un rapport de M.Letendre, directeur de l’école des mines de la province.Le premier ministre a prétendu s’en servir pour “démolir” la thèse Cholette-Potvin.Qu’attend-il pour le rendre public?Nous en prendrions connaissance avec plaisir, même s’il se prononce contre la transformation du minerai chez nous.C’est justice élémentaire pour les docteurs Cholette et Potvin de leur révéler les arguments que l’on invoque contre eux.Nous aurions peut-être des surprises en lisant ce rapport.M.Duplessis va-t-il encore tarder longtemps à le publier?Ts-m-w.Pierre LAPORTE été déposé au Sénat hier Il y sera mis en discussion dès lundi — C'est l'hon.W.L.Robertson qui Ta déposé — Il en a donné une lecture complète Ottawa.19 (D.N.C.).— Le pacte de l’Atlantique-nord a été déposé au Sénat, hier, et y sera mis en discussion dès lundi.La Chambre haute a avancé son heure de réunion pour commencer sa séance en même temps que les Communes et obtenir simultanément communication du texte historique dont la teneur a été révélée au monde hier.C’est l’hon.Wishart L.Robertson, ministre sans portefeuille et leader du gouvernement à la Chambre haute, qui y a déposé le texle officiel, dont les versions anglaise et française ont été réunies en un même document.Vu l’importance du document, le sénateur Robertson ne s’est pas contenté de le déposer sur la table du greffier, comme c’est l’habitude, mais il l’a lu en entier à l’intention de ses collè-gues.Puis il a annoncé son intention d’amorcer un débat dès lundi en proposant une résolution identique à celle qui sera soumise aux Communes et qui comporte quatre points.t—Affirmation de la foi du Canada dans les buts et les principes de la charte des Nations Unies.2—Reconnaissance que le projet de traité de*l’Atlantique-nord est essentiel à la protection du Canada et à la sauvegarde de la paix dans le monde et que ce pacte est conforme à l’article 51 de la charte des Nations Unies.x 3—Approbation de la participation du Canada à la conférence de Washington et à la signature du traité.4- -Assurance qu’apris sa signature le traité sera soumis à l’approbation et à la ratification des deux Chambres du Parlement canadien.Le Sénat s’est ensuite ajourné à lundi soir, à 8 h., alors qu’il entamera le débat sur ce pacte et reprendra le débat sur le discours du trône.On pourra visiter les usines atomiques New-York, 19 (,C.P.).— D’après une nouvelle du New-York Journal-American, la commission nationale américaine d’énergie atomique a autorisé l’ouverture au public de divers laboratoires de recherches sur les mqyens de développer cette forme d’énergie.En 'conséquence, on a déjà commencé d’abattre les hautes clôtures autour de l’usine atomique d’Oak Ridge, au Tennessee, pour bien montrer que le gouvernement est opposé a un secret plus longtemps prolongé sur ces travaux de recherche.Certains immeubles demeureront cependant inaccessibles pour raisons de sécurité militaire.On prévoit que ce geste rencontrera une forte opposition au Congrès de Washington dont le comité atomioue conjoint réclame au contraire de plus grandes mesures de précaution.L’admission des Républiques dans le Commonwealth La prochaine conférence impériale en discuterait La Grande-Bretagne serait disposée plus que jamais à accepter l'admission des républiques dans l'Empire — M.Saint-Laurent indifférent — "Le chien de garde de l'Empire" —- L'urgence de régler le problème de la procédure à suivre pour amender la constitution Ottawa, 19 (D.N.C.) — La prochaine conférence impériale, tout comme la dernière, porterait principalement sur l’admis-vsion des républiques dans le Commonwealth brita n n i q u e.C’est la décision de l’Irlande de proclamer la république qui a provoqué la tenue de la conférence de l'automne dernier; c’est la décision de l’Inde de proclamer la '-épublique qui-pro* voquera la tenue de la conférence de ce printemps.L’issue de la prochaine conférence ne sera pas nécessairement la même que la dernière fois, et l’attitude du premier mihistre Louis Saint-I^urent pourrait y être pour quelque chose.L’automne dernier, à ce que l'on a rapporté dans le temps, la Grande-Bretagne aurait été disposée à admettre des républiques au seuil du Commonwealth.Ce seraient les représentants de ’.’Australie, de la Nouvelle-Zélande qui auraient insisté pour que l’allégeance commune à la Couronne anglaise demeure le lien essentiel unissant entre eux les Etats du Commonwealth.L’influence personnelle du premier ministre King se serait exercée vigoureusement dans le sens de cette décision.Et cela peut expliquer le vif désir de M.King de conserver le pouvoir jusqu’après la conférence, afin de pouvoir y représenter le Canada.La déclaration qu’on lui a prêtée et uu’il a niée — “je suis le chien île garde de l’Empire” — aurait très bien résumé son nttitude.Voici maintenant que l’Inde annonce à son tour, son intention de proclamer la république en ajoutant qu’elle ne demanderait pas mieux que de rester associée aux Etats du Commonwealth si l’on pouvait s'entendre sur une formule suffisamment souple.On rapporte que Ta Grande-Bretagne est plus disposée que jamais à accepter l’admission des républiques dans l’Empire.L’opposition des anciens dominions au changement proposé pourrait être moins vigoureuse cette fois en raison d’une nouvelle attitude de la part du Canada.M.Saint-Laurent serait indifférent à l’admission des républiques dans le Commonwealth britannique, et i) l'aurait fait savoir.11 estimerait que la question n'intéresse le Canada que d’une façon bien secondaire et il aurait décliné l’invitation du premier ministre Attlee.Il n'aurait pas l’intention de participer lui-même à la conférence, mais de faire représentes- le Canada par un antre membre du cabinet.M.Saint-Laurent aurait confié U n’y a pas longtemps à quelqu’un, qu'il ne voyait pas la moindre objection à l’inclusion de républiques dans le Commonwealth britannique.Il ne croit cependant pas que le Canada doive pour sa oart proclamer la république parce que la majorité de l’opinion canadienne est encore monarchiste.M.Saint-Laurent serait cependant d'avis que révolution qui se produit actuellement au sein du Commonwealth britannique souligne l’urgence pour le Canada de pouvoir modifier sa propre constitution sans avoir à recourir au Parlement de Westminster.Et de là viendrait sa détermination à régler sans délai le prbblème de la procédure à suivre pour amender la constitution canadienne.BLOCS-NOTES (par O, H.) LmInstitut” et la “Revue” On aura tout de suite deviné que Ylnstilut, c’est tout simplement l’Institut d'Histnire de l’Amérique française, et la Revite, son organe official.La Rerue vient d’achever sa deuxième année.C’est fort beau déjà, et plus probablement que n'e ;péraient certains de ses amis.Ces deux volumes, grand format, nous apportent chacun près de six cent cinquanie pages d« nalière, soit la substance de plusieurs volumes.Très modestement, M.le chanoine Groulx, âme dirigeante de l'entreprise, déclare que tous les numéros publiés jusqu’ici, n'ont pas toujours été d’éqale valeur ni non plus le contenu di chaque livraison.Mais, Il constate, avec une fierté qui ne s’affiche point mais transparaît quand même à travers son texte, que notre périodique a tout de même publié maintes études qui auraient honoré n’importe quel e revue d’histoire, qu’on y aura lu des Documents inédits, « de» Bibliographie» d’une reelle utilité pour les chercheurs ou les préparateurs de thèses; que surtout upe tribune de critique historique existe désormais, tribune trop souvent abandonnée chez nous à des amateurs qui ignorent tout du métier de l'historien.En fait, la Revue qui, grâce à la générosité et au dévouemeut de ses collaborateurs, et d’ün certain nombre de ses amis,’a réussi à vivre, est du point de vue substance, un fort beau succès.» Il reste à souhaiter que le nombre de ses abonnés et bienfaiteurs soit de plus en plus considérable et lui permette d'assurer son avenir et ses progrès.L’abonnement, 84.00 par année.est d'un prix plutôt modeste si l'on fait le compte du prix actuel du papier et de la main-d oeuvre.Aussi bien, bon nombre d’amis ne l’oeuvre voudront sûrement répondre à l’invitation discrète que leur adresse M.le chanoine Groulx et d’eux-mémes porter le prix de leur souscription non point à 14.00 mais à 85.00.Quant à T* Institut.” L’Institut, son président J* idei le confesse avee candeur, n’a pas réalisé tous ses projets.Cause maltresse, le défaut de ressources matérielles.Mais, c’est une faiblesse à laquelle les amis de l’oeuvre, chacun selon ses moyens, peuvent obvier, L’Institut, jusqu’ici, a publié quelques études remarquables, notamment le François Bigot, de M.Guy Frégault.On compte que In version française des cours du Père Delanglez sur Louis Jolie’ ne tardera pas à suivre.On peut s'assurer la livraison immédiate de toutes les études que publiera l’Institut par une souscription de 810.00, indéfiniment renouvelable, selon le nombre des publications à venir.On t nnrend que ces souscriptions, tout «n taisant l’affaire des donateurs qui se trouvent ainsi certains de n’avolr point à faire de cominande spéciale dans chaque cas.font pareillement celle de l’Institut, qui peut compter sur un minimum de ventes et régler en conséquence ses tirages.Notons, une fois pour toutes, que tout ce qui concerne la Revue, l’Institut, la vie et les publications do celui-ci, doit être adressé au numéro 261, avenue Bloomfield, Outremont, Montréal, Canada.Le* séances d’aujourd’hui L’Institut tiendra aujourd’hui même, à la Bibliothèque municipale de Montréal, rue Sherbrooke est, son assemblée générale.On y invite tous les (quite à la deuxième page} LE PACTE DE ^ATLANTIQUE Le Gouvernement aura recours à un referendum si le Parlement refuse l'adhésion du Canada • Le premier ministre Ta déclaré hier au cours d'une conférence de presse — Le Canada a l'intention d'acc oter les obligations du pacte, dit-H — Une alliance militaire à l'a icienne façon — Le peuple canadien doit étudier avec soins le texte du traité Ottawa, 18 (D.N.C.).— Le pre-i M.Saint-Laurent a dit qu’il était mler ministre Louis Saint-Laurent a déclaré à midi au cours d’une conférence de presse qui a suivi la déposition du projet de Eacte de TAttantique à la Cham-re des communes que le gouvernement n’hésiterait pas à en appeler au peuple si par hasard le Parlement refusait son assentiment à l’adhésion du Canada à cet instrument de paix.Il a précisé que le Parlement sera invité prochainement à autoriser les représentants du Canada à signer le pacte, ce qui constituera une acceptation de principe et non une ratification définitive du traité, qui n’est pas encore conclu.L« Canada an cas de guerre En réponse a des questions, impossible de définir à l’avance quelle serait la ligne de conduite du gouvernement canadien dans un ras d’agression ou de guerre.Le Canada a bien l’intention d’accepter les obligations du pacte, mais les décidions à prendre dépendraient des circonstances.La constitution canadienne n’oblige pas le gouvernement à obtenir le consentement du Parlement avant de déclarer la guerre, mais c’est là une pratique qui a été suivie jusqu’ici et qui n’est d’ailleurs pas incompatible avec les engagements du pacte.Un gouvernement ne peut d’ailleurs s'engager sans te consentement du Parlement qui seul peut mettre à sa disposition les fonds nécessaires à la poursuite de la guerre.47 nations concluent un accord sur leurs importations de blé La Russie et l’Atçentir.e en sont exclues — Il reste à s'entendre sur le total exportable définitif, qui réduit la part de chaque grand producteur Washington, 19 (C.P.) — La conférence mondiale du blé, à Washington, vient de s’entendre sur un programme d’exportation d’une durée de 4 ans, comportant la vente d’environ 450,000,-000 de boisseaux de cette céréale par cinq nations exportatrices à 42 autres, au prix maximum de 81.80 le boisseau.Ce programme remplace un accord qui avait été négocié l'an dernier au même endroit par 33 de ces nations mais que les Etats-Unis n’avaient jamais consenti à ratifier.Le président intérimaire de la conférence, qui dure depuis.bientôt 2 mois, le délégué belge J.C.Van Essche, explique qu’il ne reste plus qu’une seule question importante à débattre, celle du chiffre total de la quantité totale de blé à exporter.Les contributions des exportateurs sont provisoirement fixées aux chiffres suivants: Canada, 200,-000,000 de boisseaux par an; Etats-Unis, 165.000,000 de boisseaux; Australie, 75,000,000; France, 6,000,000; Uruguay, 4.-000,000, Sans consentir à en discuter directement, M.Van Ks-ache laisse entendre que cet accord ne modifiera pas le prix de 82 je boisseau convenu spécialement entre Grande-Bretagne et Canada.Deux des principaux Etats exportateurs, la Russie et l’Argentine, ne participent pas au nouvel accord.La Russie s’en est retirée quand les trois plus grands des cinq producteurs ont refusé d’accorder à Moscou une part de 75,000,000 de boisseaux dans de total du bl* exportable.De son côté, l’Argentine s'est désintéressée des discussions parce qu'elle trouvait insuffisant le prix-plafond convenu et parce que l’accord prévoyait des échanges de marchandises pour ce blé.Les concessions que les Etats exportateurs ont accordées cette année à leurs acheteurs ont été entraînées par les excellentes récoltes de 1 an dernier et par la priorité de l’offre sur la demande.Pendant la plus grande partie de la conférence, les Etats vendeurs s’obstinaient à réclamer iin plafond de 82 le boisseau, tandis que les acheteurs, dont la Grande-Bretagne, refusaient d’aller au delà de 81.75.Jusqu'à mercredi.les discussions n’avaient pu faire un pas, Canadiens, Américains et Australiens refusant d’accorder à la Russie une part supérieure à 50,000.000 de boisseaux dans le total exportable.La Russie, qui avait déjà causé une forte surprise à la fin de janvier, en proposant d’elle-même de participer à cette conférence.avait d'abord offert 100,-0 HA.428C 273-277 EST.BUE SAINT PAUl ¦tfVî ’•Jri' Comme c'est décevant Le cyclisme à moteur n’est pas pour les femmes La Vogue de la Saison Vancouver.(C.P.) — Tenez vous-en aux voyages'sur le siège d’arrière, mesdames, vous n’apprendrez jamais comment conduire une motocyclette.Ainsi vient de le déclarer Edward Turner, agent officiel de la British Motorcycle Company, qui est à placer ses machines à travers le Dominion.“Les courses de moto, après tout, requièrent une énorme force physique.Les femmes ne peuvent pas se mesurer jusque-là, dit-il.„ Si cela peut etre une consolation.Turner ne conteste pas l'habileté des femmes, mais remarque leur manque de force physique.•°- A la S.O.C.A la Fédération nationale St-Jean-Baptiste, 853 est, rue Sherbrooke, aura lieu l’exposition des travaux de couture, ouvrages de fantaisie, coupe, chapeaux et tricots, Aiui ont été faits aux differents cours du soir donnés par la Société des ouvrières catholiques.Les membres et leurs amis sont invités à venir visiter cette exposition, dans la journée de samedi et dimanche jusqu’à 8 h.p.m., alors que se tiendra la réunion mensuelle et que sc fera la distribution de petits souvenirs aux élèves des cours.Le Salut du Très Saint-Sacrement terminera la séance de Capes Bandoulières EN TAUPE ECOSSAISE grise, bleu» •» brun» dent let plut récentt model»*.$249.BOLEROS ET CAPES ECUREUIL (Rutte) grit et brun.Modèlet veriét $275 et $295 BROADTAIL AMERICAIN bru.$225 CHEVREAU grli naturel.$195 et $225 SEAL BRUN (Lapin teint) et Lepin Chinchilla $119 FACILITES DE PAIEMENT P.A.ASSELIN 1439, RUE AMHERST prêt SAINTE-CATHERINE FA.3517 (HEURES D'AFFAIRES : DE 9 H.à 6 H.TOUS LES JOURS) Feuilleton-du “Devoir” (//i singttfier mari par Claire FONTAINES (Suite) Ile s’interrompit brusque- - Mais ic pense •à quelque ie,.cette femme qui a usur-non état civil continue peut-à se faire passer pour Solan-Jeville.Suppose qu'elle comte de* indélicatesses, qu’elle tasse condamner sous ton et qu’on vienne un jour t’ar-r à sa d2&C€» • • i jeune fille, qui «’était as-dans un fauteuil, se leva: Mais tu me donnes froid \ le dos! fit-atle.‘ En effet, » histoiré peut amener des strophes, on peut faire en-i '> e( collective a été signée entre les ^Ses^ég^laiiVns du déc«*^e dice des Synd,ca,s "a,io"ou*’ Syndicats nationaux et 1 Associa- la boUe (Je Montréa, e, .clle a tion des Maîtres-Imprimeurs de | • .deDuis an 0i,.pnjr Montréal.a .«ociationa com-1 •*»£££ /as Paper, cirp rape Ideal Paper Box.Elle compte en outre un grand nombre de membres dans toutes les autres manufactures de la métropole.On nous apprend également qu’elle doit demander prochainement des certificats ae reconnaissance au nom des travailleurs de trois autres ateliers.Le nouveau conseil exécutif se compose de MM.Charles Poitras, président.Fortune Van Asveld, vice-président, Roméo Charron, secrétaire, Ubald Rochette, secrétaire-trésorier, et R.Chabot, secrétaire-financier.L’union a aussi choisi son agent d’affaires dans la personne de M.Gérard Poitras, dont les bureaux d'affaires seront situés à 1231 est, rue de Montigny.édi- portalent la signature de plusieurs contrats uni ont fait l’objet d'amendements au dernier décret de l’imprimerie et le lieutenant-gouverneur en conseil, sur recommandation de l’honorable Antonio Barrette, ministre du Travail, en a fait l’objet d’un nouveau décret à extension juridique, lequel est effectif depuis la date de sa publication dans la Gazette officielle de Québec.La convention collective générale de l’imprimerie est divisée en trois zones et elle couvre l’ile de Montréal et cent milles en ligne droite de ses limites.Les nouvelles conditions de travail sont les suivantes: Le salaire minimum de base des compagnons typographes, pressiers et relieurs a été porté, dans la zone 1, de $1.10 à $1.40 l'heure.Les nouveaux salaires, dans les industries de la zone 2, ont été portés à $1.15 pour les industries commerciales et $1.05 i’heure dans la zone 3 ÿ compris les journaux hebdomadaires opérant dans la zone 2.Les apprentis ont reçu une augmentation proportionnelle; Dans les établissements des zones 2 et 3, les taux minimums de salaires susmentionnés n’entrent en vigueur qu’à compter de la première période de paie commençant le ou après le 1er avril 1949.Le contrat comporte plusieurs clauses assurant de meilleures conditions de travail.L'union des travailleurs du carton La puissante union des travailleurs du carton et du papier façonné de Montréal qui groupe la majorité des travailleurs de cette industrie vient d’élire ses vre; il n’y a qu’une seule société.C’est là, monsieur le Directeur, une vérité élémentaire dont, la méconnaissance est nécessaire aux fastes de notre hiimble bourgeoisie et à la popote de notre vénérable Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.Jacques FERRON, m.d.Montréal, le 22 février 1949, Duplessis régnant.Les salaires des instituteurs M.Léo Guindon, prés.Corporation provinciale des » Instituteurs Catholiques de Québec.Monsieur le président, Votre article publié dans ce journal le 10 mars dernier, en regard de i’augmentation de salaire des instituteurs laïcs de Québec, insérait une mise au point.Avis intelligente.Avec vous, M.le président, et avec les instituteurs laïcs de Québec, je me réjouis de leur succès auprès de la Commission scolaire; quant à leur attitude toute de pondérance et celle trop agressive des professeurs de Montréal, selon M.le commissaire Cossette, je suis d’avis que la comparaison manque de justesse, parce que les difficultés à affronter par les deux groupements professionnels n’étaient pas les mêmes.En plus, on peut se demander si le geste affirmatif et énergique des professeurs de Montréal, n’avait pas, dans une certaine mesure, influencé favorablement la C.S- de Québec, laquelle ne désirait certes pas, la répétition de ce geste, dans une ville aussi courtoise que la vieille Cité de Champlain.A tout événement, souhaitons un succès non moins mirobolant aux autres centres urbains et ruraux, aux prises avec le même problème de traitement.Bien à vous, Marguerite ROUX, institutrice, Trois-Rivières.Le débat qu'académique on nomme Montréal, le 9 mari 1949.M.le rédacteur.Une des raisons pour lesquelles notre Académie recommande d’écrire 4'05 est.Sherbrooke, c’est l’exemple de New-York qui écrit, disons: 405 East, 7th street.M.Paul Vinay, de la Faculté des Lettres de l’Université de Mont-réai, nous dit (Devoir, 4 mars) pourquoi on y intercale East et West entre les numéros de la rue et celui des immeubles.C’est fiour empêcher des erreurs facies quand tant de chiffres se suivent.405, 42nd street pourrait occasionner des erreurs; de même que 115-123, 117th st.etc.Ici il n’y a pas la même raison qu’à New-York de placer est, ouest à côté du numéro de l’endroit, vu que les rues n’ont pas un numéro, mais un vrai nom: 120, St-Paul est; 101, Notre-Dame ouest.Notons que la méthode patronnée par l’Académie donne lieu à des erreurs, quand un zéro se trouve près de J’O du mot Ouest, comme U arrive si souvent; 100 Ouest, rue Sherbrooke; 750 Ouest rue Beaubien; 210 ouest, rue Jerry.Ces dangers d’erreurs seraient évités si l’on s’en tenait à l’usage pratiqué en cette ville pendant 40 ans: 1000, rue Sherbrooke ouest; 750, Beaubien ouest; 210, Jarry ouest.Restons-en donc à l’usage premier, à l’usage adopté par les almanachs du téléphone et de la ville et que les Anglais de Montréal ne changent pas.L'uniformité est nécessaire dans une grande ville.LANSON de salaires pour ses membres par la signature d’avantageuses conventions particulières de travail.Actuellement, elle groupe les employés des industries suivantes; Premier Paper Box, Standard Paper Box, King Paper Box, At* A la compagnie Volcano Les négociations entre !e s>n-dicat de la métallurgie de St-Hyacinthe et ia compagnie Volcano Liée de cette ville ont de nouveau conduit à une impasse, malgré les bons offices du conciliateur provincial, M.Lucien Malouin.Le directeur des négo- ciations, M.Roger McGinnis, secrétaire général de la Fédération nationale de la métallurgie, à laquelle le syndicat est affilié, a dû, dans ces conditions, conseiller aux employés de recourir à l’arbitrage, ce qu’ils ont fait aussitôt.Les principaux points en litige concernent les vaeances payées, les fêtes chômées et payées, la sécurité syndicale, les salaires et les classifications des lâches.U’arbitre syndical sera choisi incessamment.M.McGinnis agira comme procureur des employés.Tous les ouvriers de la cons-tj^action de la métropole pourraient .bien pénéficier cette année d'une nouvelle augmentation de salaires indirecte de .08 à .10 cents l’heure, bien que leur convention de travail en vigueur n'expire que dans un an et demi.Cette amélioration de leurs conditions de travail proviendrait du fait d'une diminution d'impôt sur le revenu, tel que réclamée par la C.T.C.C.et de vacances annuelles payées, selon un communiqué de l’union.Une délégation composée de représentants du Conseil des syndicats nationaux de ia construction et des unions internationales rencontrera de nouveau le ministre du Travail, à Québec, le 31 mars prochain, nous a déclaré ce matin, M.Al-déric Gosselin, président nu conseil des syndicats.Us réitéreront leur demande de vacances payées et prieront le ministère d'appliquer dans le plus bref délai possible le système qui lui a été exposé lors de la première entrevue.Les représentants ouvriers se sont déclarés surpris du silence du ministère sur relie question au cours de la session qui vient de se terminer, car on leur avait laissé entendre qu’un bill y serait présenté à cet effet.De toute façon, la délégation présentera de nouveau son plan qui consiste à charger la Commission du salaire minimum d’émeltre des livrets et des timbres de vacances à tous les ouvriers de la construction.Les patrons paieraient eux-mêmes les timbres de vacances et les in séreraient dans les livrets de l'employé.Ainsi, d’un employeur à l’autre, le livrel en question comptera suffisamment de timbres à la fin de l'année pour re- La chute des prix du beurre à Edmonton Edmonton, 19 (C.P.).— Sur le marché d’Edmonton, le prix de vente au détail du beurre a subi hier une nouvelle chute de 3 cents pour toutes ses trois diverses qualités, soit au total un déclin moyen de 10 cents pour la semaine.Il est donc maintenant de (il cents la livre pour celui de 1ère qualité,, de 54 cents pour celui de la seconde et de 48 cents pour la troisième.présenter une semaine entière de vaeances payées.• Ces démarches faites par les métiers de la construction de Montréal pourront servir, à fous les autres ouvriers du bâtiment de la province de Québec.Toutefois, les corps organisés des différentes régions devront eux-mêmes faire l'application qui s’imposera.Ajoutons que ce projet de vacances payées mis rfe l'avant par les syndicats ouvriers est sup porté par la grande majorité des contraeteurs et que des représentants de ces_ derniers accompagneront la délégation ouvrière.GRÈVE DE L’AMIANTE Appel à tous les ouvriers de Montréal et de la région métropolitaine • • • • Près de 5,000 mineurs de l’industrie de l’amiante sont en grève depuis plus d’un mois • • • • Les faits sont connus : 9 • — Les mineurs réclament justice, — Les compagnies d'amiante semblent vouloir la mort des syndicats.— Le gouvernement provincial accorde son appui aux compagnies et provoque les grévistes.Les ouvriers de Montréal ne laisseront pas affamer les mineurs d'amiante.La Conférence Conjointe du Travail syndiqué a accordé son appui aux grévistes, au nom de 250,000 travailleurs.Tous les ouvriers de Montréal et de la région sont invités à accorder leur support aux mineurs d'amiante.Donnons-nous la main et d'ici quelques jours envoyons plusieurs camions de vivres à Asbestos et à Tlietford.Les ouvriers des outres centres industriels de la Province doivent en faire autant.Apportez tout ce que vous pourrez à la Salle de l'Assistance Publique, 458 est, rue Logauchetière (coin Berri).La salle sera ouverte à partir de 10 heures a.m., lundi matin, et restera ouverte durant plusieurs jours, l'avant-midi, l'après-midi et le soir.V I Si vous préférez faire une souscription, faites votre chèque à l'ordre de : CONrîDÊRATION les TRAVAILLEURS CATHOLIQUES (¦ CANAOA et adressez-le à : I231est rue ~ , Montréal, P.Q.593 t page six LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 MARS 194?Ruthanna Borit et Leon Danielian, deux des vedettes de la troupe des Ballets Russes de Monte-Carlo, qui viendra au complet avec son corps de ballet et un orchestre symphonique donner une série de dix spectacles au His Majesty’s, du 29 mars au 6 avril prochain.Au Capitol A l'inverse de* autres acteurs hollywoodiens, Gregory Peck aurait-il commencé par de grands rôles pour finir par les caricatures de “western”?Sans doute il ne s’agit que d’un penchant passager dont M.Peck bénéficie d’ailleurs entièrement puisque ses créations dans Duel in the Sun et, cette fois, dans Yellow Sky lui occasionne une nouvelle renommée dans le grand public, plus considérable certaiflertient que celles de Gemtleman’s Agreement ou The Keys of the Kingdom.Sur un autre plan, est-ce vraiment se mettre dans la peau d’un personnage que, vêtu en cow-boy, noir comme un ramoneur, mal rasé, le mégot aux lèvres et la main sur le colt, prononcer des sentences aussi prenantes que "Ain’t the queer’’ ou “you’ just made fo’ me ba(i)by”?Le décor l’accent et l’apparence du comédien créent un type réussi, mais rien de plus.Ce type, Gregory Peck et Richard Wydmark (Ki$& of Death, Street with no naine) le présente de la première à la dernière image de Yellow Sky, dans un scénario adroit, quoique exagéré et plu* ou moins inspire de celui de Blood on the Moon (Robert Mitchum, Barbara Bel Geddes).Récital de Zola Polewska Voici le programme qui sera interprété par la jeune violoncelliste européenne de 24 ans, Zola Polewska, au Plateau, mercredi soir, le 23 mars prochain.Le pianiste sera le prof.Nicolas Polewski.Sonate en aol majeur, Bréval; Concerto en ai mineur, Op.104, Dvorak; Toccate, Frescobaldi; Prélude, Sarabande et Gigue, (pour violoncelle aeul), Bach; Etude Op.25 no 7, Chopin; B.al-lade ukrainienne (première audition), Revutski; Danse caucasienne (première audition), Ai-wasian.Ce sera le premier récital & Montréal de cette jeune artiste qui a reçu des éloges de plusieurs grands musiciens, dont le célèbre chef d’orchestre Wilhelm Furtwangler.Mlle Polewska a joué comme soliste avec l’Orchestre Philharmonique de Vienne et l’Orchestre de la Sca-la de Milan.Le metteur en scène a épanché grandement un besoin de réalisme: cadavres aux yeux retournés, blessures ouvertes, etc.Il obtient ainsi un climat auquel on ne peut dénier une magistrale puissance.Les photos sont dans lVnsembfe«très appropriées et aident au développement de l'intrigue en ce sens que chacune d’elles marquent une sorte d’étape vers le drame final.Cet espèce de tournage stylisé a d’ailleurs donné d’excellents résultats dans de précédentes productions, mais risque déjà de devenir du “courant” si les metteurs en scène n'y ajoutent d’une façon plus accentuée leur touche personnelle; La distribution est complétée par Ann Baxter qui s’en tire comme il faut.Tout de même un potable "thriller”.Au Palace Après avoir fourni une production de premier plan, notamment les films de James Mason et ceux de Laurence Olivier, les studios britanniques, sans subir une crise de scénarios comparables à celle de Hollywood, n’ont pas maintenu le niveau auquel nous avait habitué The Seventh Veil ou Odd Man Out.C’est malheureusement un film de la 2e catégorie que nous propose cette semaine la maison Gainsborough, avec Jassy.Il ne s’agit point d’un film mélodramatique, mais d’un pur mélo dont l’intrigue rappelle les plus terribles romans de Xavier de Montépin ou de Fixé Récourt; ivrogneries, brutalités, enpoison-nement, procès, et jusqu’à la gitane civilsée et sentimentale se succèdent avec un brio affolant dans ce scénario de feuilleton.Des acteurs de talent et de renom, comme Denis Frice, Margaret Lockwood, Patricia Roc et Basil Sydney, tentent vainement d’insuffler un semblant de vraisemblance.On obtient ainsi quelques passages, de violence entre autres, extrêmement bien interprétés.Bien qu’elles ne possèdent pas le ton nature] des photographies en couleurs de “Blanche Fury” (autre film anglais), celles de Jassy adoptent en tout cas des coloris beaucoup plus sobres et plus agréables que celles de la plupart des films américains.Le monteur et le camera-man se sont montrés intelligents.Jean VINCENT MONUMENT NATIONAL Lundi 21 mars 8.45 p.m.ANDRE DASSARY •n concert avec Olivette THIBAULT — Thérèse DALY — Susanne PAYS Emile PRUD’HOMME — Yolsnd GUERARD — lean RAFFA Jean-Paul DELISLE au piane PRIX DES BILLETS : 2.50 - 2.00 - 1.75 (taxe incluse) 1.65 - 1.15 En vente au MONUMENT NATIONAL — PL.9161 H IS MAJESTY’S DIM.27 MARS, 8 h.30 SOLOMON LE PLUS GRAND PIANISTE ANGLAIS 3.00 .2.50 • 2.00 - 1.50 - 1.00 (taxe inet.) •n vente cher ARCHAMBAULT, LINDSAY’S, DUFAULT Imprésario : Ceo.-A.Robert — HA.97S2 Cinéma de Paris Doit-on ou ne doit-on pas donner quelques heures de bonheur à quelqu’un dont la vie est limitée, même au prix d’un mensonge?Telle est la question que pose l'émouvante production “La voix du rêve”, qui prend l’affiche, aujourd’hui, au Saint-Denis, “La voix du rêve” qui est le premier film français qui ait été entièrement tourné dans des décors naturels, est adapté du roman de Jacques Maret.il a pour vedettes les noms les plus fameux au cinéma: Renée Saint-Cyr dans le rôle d’une cantatrice, Marcel Pagliero, l’émouvant artiste qu’a révélé “Rome, ville ouverte”, Jean Chevrier, Jeanne Fusier-Gir, France Iiescaut.Voici brièvement l’histoire: Le fiancé d’une jeune aveugle a disparu pendanl: la guerre, laissant pour tout souvenir à celle qu’il devait épouser, un dernier message d’amour enregistré sur disque.Eve, la soeur de la petite infirme, craignant pour les jours de la malade, fait jouer à un inconnu rencontré par hasard le rôle de l’absent en arguant d’un« similitude de voix.Le drame se complique atrocement le jour où Eve découvre à son tour qu’elle nourrit un tendre gentiment pour le bel in-cohnu mais rien dans son attitude ne trahit ses sentiments.Toutefois au cours d'un concert où elle a connu lesj plus prodigieux succès, elle chante une chanson qu’elle n’interprétait plus depuis longtemps, avec une telle émotion que l’inconnu bouleversé devine ce qu’elle tentait de cacher de tous., La situation est sans issue.Mais si la vie noue les drames, la mort sait les dénouer et la petite aveugle rejoindra celui qu’elle n'avait jamais oublié.Chacun alors suivra son chemin avec le compagnon qu’il s’est choisi.En programme double, une pétillante comédie avec Louise Car-letti et Henri Garni “Annette et la dame blonde”, l’histoire captivante d’une petite fille qui savait ce qu’elle voulait et qui sut gagner le coeur d’un homme.Concert annuel des Disciples de Mozart C’est dimanche soir, le 20 mars, à 8 h.30, qu'aura lieu, en l’Auditorium du Mont-St-Louis, le treisième concert annuel des Disciples de Mozart, sous la présidence d’honneur du lieutenant-colonel Maurice Forget, K-D.Ce concert de musique symphonique est sous la direction de M.J.-J.Goulet, chevalier de l’Ordre de Léopold et directeur-fondateur du groupement.Un excellent programme de deux heures a été préparé et nui doute que tous ceux qui assisteront à ce concert seront assurés de passer une soirée des plus agréables.Nous donnons donc rendet-vous à tous les amateurs de bonne musique pour dimanche soir, 20 mars, au Mont St-Louis, rue Sherbrooke est.Pour toute information, téléphonez à FRontenac 08(57, le soir après 8 h.à la Société Ptoipexo JEAN DICKENSON JEUDI, 24 MARS — 8.30 HRS P.M.Billet* : $2.00 1.50 - 1.25 - 1.00 BY.2444 AUDITORIUM DU COLLEGE ST LAURENT ^li.JEAN DICKENSON, la populaire jeune vedette de la radio, du concert et de l'opéra, que la société Prospéra présenté en récital à l'Auditorium du Collège de Saint-Laurent, le jeudi ?t mars prochain.Jacques Pills chez Ruby Foo’s Jacques Pills, un des plus populaires chanteurs français, yont-mencera un engagement de deux semaines au Starlit Hoof du somptueux restaurant Ruby Foo’s.Tous ceux qui aiment la chansonnette française seront heureux de voir revenjr à Montréal un de ses meilleurs et de ses plus doués ambassadeurs, Jacques Pills.Lors du spectacle qu’il donna à l’auditorium du Plateau au mois de novembre 1947, il fut une véritable révélation.On le connaissait commo duelliste — il est l'ex-partenaire de Tabet — mais non comme un artiste qui pouvait tenir à lui seul une salle pendant une heure.Sa fantaisie, sa personnalité, son entrain, sa verve, lui gagnèrent d’emblée son auditoire.Les critiques montréalais ne lui ménagèrent pas leurs éloges.Jean Béraud écrivit: “I! rend au centuple ce qu’on lui confie”; Maurice Huot souligna son entrain, sa versatilité, sa bonne humeur.Jacques Pills réunit à la fois les qualités du chanteur de charme et celles du chanteur fantaisiste.Jacques Pills, en plus d’être un des plus populaires chanteurs français, est une vedette de cinéma.Un de ses films Seul dans la nuit prendra sous peu l’affiche au théâtre Saint-Denis.La direction du Ruby Foo’s est donc fière et heureuse de présenter en exclusivité à Montréal, Jacques Pills.Il arrive de Paris et il a enrichi son répertoire de jolies créations qui feront les délices des fervents de la chansonnette française.La vie musicale par Eugène LAPIERRE tas Autour de la ratification de r'O Canada" — La Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste écrit à nos députés -y M.L.-J.-N.Blanchet s'adresse à l'honorable Saint-Laurent — Le projet sera-t-il même discuté ?.NOUS recevions cette semaine, de Me Rodolphe Fournier, N.P., secrétaire de la Federation dès Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec, la lettre qui suit: “Cher monsieur.Il vous intéressera de savoir que notre Fédération, (qui groupe toutes les Sociétés Saint-Jean-Baptiste de la province sauf celle de Montréal), a passé, dès novembre dernier, une résolution demandant au gouvernement fédéral d’adopter l’O Canada comme hymne t national de notre pays.Ci-joint, le numéro de notre Bulletin de novembre.Vous pourrez constater, en • même temps, que notre association, fondée en 1947; est à réaliser des oeuvres concrètes et d’énvergu-re.Vous trouverez aussi, sous pli, le texte de la lettre que notre Fédération a adressée aux députés fédéraux, en février, aux fins ci-dessus.Vous remarquerez qu’elle donne la notice biographique non seulement de Calixa Lavallée, mais aussi celle de sir Adolphe-Basile Routhier.Nous soulignons que cette démarche de notre part a été faite à la suite de votre désir exprimé dans le Devoir, l’automne dernier, ce qui prouve que l’on ne s’adresse généralement pas en vain à notre Société nationale.Nous avons cru de meilleure stratégie, cependant, d’attendre que les députés soient en session pour leur adresser cette lettre.Agréez, cher monsieur, l’expression, etc.” Une lettre collective à nos députés NOS lecteurs aimeront sans doute prendre connaissance du substantiel document qui a fait l’objet de la précédente lettre.Le voici.Il parle de lui-même.Qu’il nous suffise de le transcrire ici, non sans avoir, au préalable, remercié la Fédération de sa courageuse démarche.“Monsieur le député, “Le Canada s’affirme de plus en plus dans le domaine international où sa voix se fait entendre avec une autorité sans cesse accrue.De ce fait, s’impose d’une manière plus pressante que jamais la nécessité de doter notre cher pays d’un hymn" national officiel.L’étude de cette question, amorcée lors de la session du Parlement fédéral de 19(8, sera certainement reprise au cours de la présente session.“Quel sera l’hymne national de notre pays?La réponse à celle question relève de votre initiati-, ve, monsieur le député, et de celle de tous vos collègues.Voilà pourquoi la “Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec” croit devoir vous faire connaître son attitude sur cette question.Au nom de ses 35,000 membres, elle demande que l’hymne choisi soit l’O Canada, oeuvre conjointe de Calixa Lavallée, qui composa la musique, et de sir Adolphe-Basile Routhier, qui écrivit les vers.Notre Fédération se fait en’cela l’interprète, non seulement de ses membres, mais de toute la population du Canada, dont l’opinion s’est maintes fois exprimée, surtout depuis la derniere guerre."La demande de notre fédéra-' tion s’appuie sur de solides raisons.Les strophes de sir Adolphe-Basile Routhier se recommandent “par leur beauté et par la noblesse des sentiments qu’elles expriment et elles ont gagné depuis longtemps déjà la faveur de tout le peuple canadien”.La musique de Lavallée est d’une haute valeur artistique.Elle parle au coeur et à Pâme qu’elle émeut et élève.De tous les hymnes nationaux, c’est probanle-ment, disent les connaisseurs, le plus lie au, le plus martial et l’un des plus entraînants, quand il est bien chanté ou joué.“Les auteurs de l’O Canada sont deux hommes remarquables.Calixa Lavallée ne fut pas qu'un musicien de carrefour ou de provin re, mais un musicien international et un compositeur d’envergure.Il a laissé soixante-dix oeuvres.Il étudia à Paris et enseigna la musique avec succès à Montréal et à Boston.Il fut applaudi dans de nombreuses tournées de concerts à travers le Canada et les Etats-Unis.11 devint plus tard président de l’Association des professeurs de musique des Etats-Unis qu’il représenta au congrès de Londres, en 1887.Né orès de Verchères, le 28 décembre 1842, il mourut A Boston, en janvier 1891."L’auteur des strophes de 10 Canada se distingua dans un autre champ d’action, sir Adolphe-Basile Routhier était avocat.11 exerça aussi les fonctions de professeur de droit, de magistrat et d’administrateur.Né le 8 mai 1839, Rasile Routhier, après de briliantrs études au séminaire de Sainte-Thérèse et à l’Université Laval, est admis au barreau en 18(59.Il est nommé conseil de la Reine en 1873.Cette même année, “il brigua les suffrages des électeurs de Kamouraska pour les Communes, mais il érhoua et fut promu, le 1er septembre, juge puîné de la Cour supérieure pour le district du Saguenay, d’où il fut transféré, le 10 septembre 1889.à celui de Québec, le 21 mars 1897, il devenait Juge de la Cour d’amirauté, tout en occupant la chaire de droit civil d’a-Dord, puis de droit international à l’Université Laval.Le 30 septembre 1904, il fut promu juge en chef de la Cour supérieure.Après avoir décliné, en 1897, la charge de gouverneur des Territoires du Nord-Ouest, il agit comme administrateur de la province de Québec, en l’absence du lieutenant-gouverneur, en 1904 et en 1905.“Président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, il reçut de Rome le titre de chevalier de Saint-Grégoire.Le 20 juin 1911, le roi le nomma grand-croix de Saint-Michel et Saint-Georges.Docteur en droit et docteur ès lettres, on l’éleva à la présidence de la Société royale du Canada, en 1914-15.Il mourut le 27 juin 1920”.(Dictionnaire général du Canada de Le-.leune, vol.11.p.545), M.Routhier, a écrit l’honorable Thomas Chapais, a donné aux hommes 18 de Beethoven à son prochain concert 4 Radio-Canada.Ce» oeuvres ont été composées en 1800.soit en même tempe que la première symphonie.Il» ont été Joués pour la première fol» l'année suivante.CKAC, CBM, S h.pm : Bruno Walter dirigera le quatrième concert du Cycle Beethoven qu'il a entreprl» avec l'Orchestre Philharmonique de New-York et qui doit »e terminer le dimanche de Pâques avec la Neuvième.Au programme, on entendra la 4e Symphonie en «J bémol majeur et la le.en la majeur.Les commentaire* sur le» oeuvres au programme seront donnés par Jacques Llénard-Bolsjoll.M.Ferdinand Blondi présentera l'Invité, M.Alfred Migneault, directeur de renseignement du solfège â la Commission des écoles catholiques de Montréal.CKAC.8 h.pm.: Au cour» de ce récital hebdomadaire du dimanche soir, les auditeur» de CKAC peuvent entendre tour 4 tour les élèves lauréat» des différente» classes du Conservatoire de Musique du Québec.Demain soir, Mlle Lin» Plzzolongo.éléve de 1s cl»»»» de piano de Mme Yvonne Hubert , et lauréate avetf très grande distinction, donnera en récital des oeuvre» de Chopin.Fauré et Debussy.CBF.9 h.p.m.: Dimanche.W 30 mars, le» deux ‘'Future» étoiles" seront Ré Jane Cardinal.m*sano-*aprano, et Gaston Gagnon, basa» Tou» deux •valent donné de» récital» â Radio-Canada avant de participer au concoure.CKAC.9 h.30 pm.: Des oeuvre» d» Rlmsky-Koraekoff et de Wagner sont inscrites au programme de l'Orchestre de Philadelphie que dirigera eor chef régulier Eugène Ormandy.au cour» du concert relayé par CKAC directement de l'Académie de musique de Philadelphie.dimanche »olr L'CTvtoestre Jouera l'Ouverture des "Maître» chanteur»" de Wagner et 1» Suite orientale de Rimsky-Korsakoff : "Scheherazade”.Alexander HlUberg.premier violon de l'Or ohe«tre de Philadelphie se faisant entendre dan» la» parties pour violon aeul.LUNDI, 21 MARS OBF.3 h.pm.t La» chefs-d'œuvre de la muslqu».— Menuet.Lully; Orchestre de Minneapolis; direction: D.Mltropoulo».Lee Paladins, Rameau; Orchestre sous la direction de Roger Dé-sormlère; Concerto pour vtolon.piano et Quatuor 4 cordes op.31, Chausson Concerto pour piano »t orchestre.Franca!*; Orflhretre Philharmonique de Berlin, direction: Léo Pcrobard, le compositeur au piano.Odfttc Joyeux et Madeleine Robinson, dans un moment de "Douce", l’histoire d'une petite fille pas si douce que ça, film que le Cinéma de Paxit vient de mettre à l'affiche.On dit que la terre est ronde Si les voyages à la lune ne paraissent pas devoir être bientôt possibles, du moins semble-t-il que nous pourrions, grâce à Toeil magique du radai et aux expériences actuelles, obtenir sous peu des cartes aussi presses de cette planète satellite que de la terre elle-même.Pauvres écoliers de demain qui auront non seulement la géographie, mais encore la “lunographie” à leur programme d'études! En attendant toutefois, que celte science nouvelle ait scs professeurs et ses élèves ses chaires universitaires et ses théoriciens, ici-bas l’on s'efforce de rarto-graphier notre petit monde avec autant d'exactitude que possible Icn lançant par exemple, â 5U milles de hauteur une fusée munie d'une caméra, de sorte que notre propre planète nous apparaisse telle que la verrait un habitant de la lune en admettant qu’il s'en approche assez poui en distinguer les contours.Bref, la cartographie est une science très ancienne, mais qui évolue chaque jour avec le progrès, et l'on peut dire qu'elle est devenue aussi importante sur le jdar international, que le délimi.talion des terres et des lots sur le plan de la propriété privée.De tout temps d'ailleurs, l’homme a cherché à mieux connaître la géographie du monde qui l’entourait: voir derrière la colline, escalader la montagne, franchir la mer, découvrir des terres nouvelles! Les primitifs — surtout les nomades •— étaient passés maitres dans l'art de tracer leur route et les plus vieilles cartes que nous possédions nous permettent encore de regarder le monde tel que l'imaginaient les Babyloniens 2,500 avant Jésus-Christ.Sans les Romains qui évaluèrent tout à la mesure de leur force armée, «,n n'aurait pas eu à redécouvrir des centaines d'années plus tard ce que les Grecs savaient déjà; que la terre est rondel Oui, qu'on se la représente sous forme de globe, telle qu’elle est vraiment, ou sous forme de carte selon l’ingénieux système de projection de Mcrcador.la terre est ronde de sorte que chaque pays volt luire le soleil à son tour, tt que chaque partie est i.ndispvi sahle au tout.A la fois pour bien démontrer colle unité physique du monde, ainsi que pour contribuer au développement d’une science qui aide les Finale de ce concours oratoire mardi C’est mardi soir prochain qu’aura lieu au Club de Réforme la finale du concours oratoire annuel organisé par le Comité de pratique oratoire de l’Association de la jeunesse libérale du district de Montréal, annonce M.Bernard-M.Deschénes, président de ce comité.Les finalistes qui ont été choisis au cours des séances éliminatoires tenues la semaine dernière et qui traiteront de la "solidarité canadienne” seront Mlle Marie-Bibiane Germain, membre du comité central féminin, ainsi que MM.Gilbert Crautcau, membre de ta section Drummond-Ar-thabaska, Robert Pelchat, membre de la section Mais' iineuve Hochelaga, Gérard Tourange.u et Ix-on Payette, membre de la sccthyi Etudiante et ean Viens, membres de la section Outremont.Le concurrent classé premier détiendra pour l’année suivante le trophée Charles-Arthi ( Le jury présidé par M.Charles-Mthur Duranceau, vr'sident national de la Fédération cari c ciiennc des jeunes libéraux, comprendra le Dr L.-P.Nelligan, vl ce président du Club de Réf )¦-me, MM.Roland-G.Lefrançois, président général, Jein-Paul Grégoire, premier vice-président, et Charles-Edouard Bertrand, président du Comité d’étu.de.Les invités d’nonneur seront M.J.-Eugènc Lefrançois, de l'Organisation libérale, ainsi que Me Louis-René Beaudoin, député du comté (îe Y&udrcuil-Sotiîanges à la Chambre des Communes, Mc Alban Flamand et Me Maurice Riel, président du Comité politique.tous trois conférenciers invités aux séances du comité au cours de la saison 48-H).En deuxième semaine au Champlain L’amateur de films d’aventures ne doit pas manquer de voir “Le Cygne noir", film de corsaire mettant en vedette Tyrone Power et Maureen O’Hara, et qui passe en seconde semaine à l'écran du cinéma Champlain.Dans ce magnifique film en couleurs, Tyrone Power réussit parfaitement le rôle de premier lieutenant du pirate Henry Mor- fan, qui fut joué par Douglas airbanks.Maureen O’Hara est ravissante en jeune fille de la liante société faite prisonnière et que le corsaire rend amoureuse de lui.C’est à juste titre que le critique a fait des commentaires élogieux sur ce film, où l’action et l’amour ne manquent pas.et dont la distribution comprend une série d’acteurs fameux, Laird Gregard dans le rôle de Henry Morgan, Thomas Mitchell, George Sanders et Anthony Quinn.Tous ceux qui ont lu le livre de Raphaël Sabatini d’où a été tiré ‘^Le Cygne noir”, seront sûrement d’avis que l’adaptatidn cinématographique a été parfaitement réussie, et personne ne regrettera d’avoir vu évoquée sous ses yeux cette période glorieuse où l’or et la force étaient les maîtres du monde.A la Société Casavant Voici le programme du récital du célèbre organiste américain E.Power Biggs, à l’égliso Notre-Dame, mardi soir, ious les auspices de la Société Casavant: Concerto en ré mineur, Vivaldi; Pavane "Earl of Salisbury”, William Byrd; Trumpet Voluntary.Purcell; Air et Gavotte, Wesley; Passacaille et Fugue en do mineur, Bach; Esquisse en ré bémol, Schumann; Canon en si mineur, Schumann; Fantaisie et Fugue sur le choral “Ad nos Sa-lutarem Undam ad, Liszt; Adagio et Rondo K.617, Mozart; Litanies, Jehan Alain; Symphonie no 5, Widor.Le choeur du Westmount Baptist Church prendra également part au programme.On entendra, sous la direction de Hibbert Troop Hymne à la Trinité de Tschaikowsky; Deux Chorals de Bach; Ailes ist an Gottes Segen e tie Choral de la Cantate no 27, Let All Mortal Flesh Keep Siln-ce de Bairstow et le Motet Father, All Holy de Charles Wood.Artistes invités à Radio-Canada Dimanche, le 20, à 10 h; 30 a.m.: Lois Marshall, soprano; 8 h.30 p.m.: Lucille Dumont, diseuse; 9 h.p.m.: Yolande La Grenade, soprano, et Gilles Lamontagne, baryton.Lundi, le 21, à 8 h.p.m.: Edmund Hockridge, baryton; 9 h.p.m.: Denis Harbour, basse.Mardi, le 22.à 4 h.30 p.m.: Robert Savoie, basse.Mercredi, 23, à 9 h.p.m.: Dorothy Sarnoff, soprano; 10 h.30 p.m.: Solomon, pianiste.Jeudi, le 24, à 1 h, 45 p.m.: Ja-nlne'Gingras.diseuse; 4 h.30 p.m.: Gerna Gilmour, pianiste.Vendredi, le 25, à 8 h.p.m.: Marthe Lapointe, soprano; 8 h.30 p.m.: Claire Gagnier, soprano.Samedi, le 26.à 6 h.30 p.m.: Arturo Toscanini, Herva Nelli, soprano, et Richard Tucker, ténor.*?h.30 p.m.: Marguerite La-liberté, soprano.LE CERCLE de LAVENIR PROUDHON Te! est le titre de la prochaine conférence d'une série intitulée "APERÇUS SUR CERTAINES DOCTRINES ECONOMIQUES SOUVENT MAL CONNUES", et qui sera donnée sous les auspices du "CERCLE DE L'AVENIR" par Monsieur André Roche, jeune journaliste français, diplômé de l'Ecole des Sciences politiques de Pans.Cette conférence aura lieu à l'Hôtel Mont-Royal, ou Salon F, mardi, le 22 mars, à 8 h.30 p.m.ADMISSION : 35 cents TRIOMPHALE DERNIERE SEMAINE LILY FAYOL Café de l’Cèi “Centre français” CL.4455 Au Plateau Mere.23 Man Z O I A hommes à mieux se connaître, et par conséquence, à mieux s’entendre, la société des Nations Unies a voulu que l’on reproduise un documentaire cinématographique sur la cartographie.Le travail fut confié à notre Office national du film, qui sous le titre: Le monde a deux dimensions, distribue aujourd'hui ce documentaire dans la série En \vant Canada.(Communiqué).P0LEWSKA “La meilleure violoncelliste d'Europe” Francfort "Un phénomène tout à fait exceptionnel” — Furtwaengler BILLETS: $3.00 - 2.50 - 2.00 - 1.50 - 1.00 Chez ARCHAMBAULT, LINDYSAY et IJUFAULT Imprésario : GEO.-A.ROBERT — HA.9752 PETITE SYMPHONIE DE MONTREAL Georg* Schick, directeur musical MICA — Sympnonle en ré — Deux danse» pour harpe et corde» ; RESPIGHI — Danses et air* anrieni, mite 1; BEETHOVEN Romane» en >ol pour vtolon et orchestre, Opus 40; HAYDN — Symphony, No 102 en si bémol.L’ERM ITACE Mardi, 22 mars, à 8 h.40 p.m.SILLETS : HA.3622 VENDREDI 25 MARS à 8 h.30 P.M.Vernissage de l'Exposition d* peintures d* Serge de Belabre (Elle durera jusqu'au 6 avril) à L'ART FRANÇAIS 370 ouest.Laurier CA.6077 tou* las jours jusqu » 6.00 P.M.itedi las mardi, jeudi ut samedi jusqu'i 10.00 P.M.WM Eglis* N.-Dam*, Mardi soir l« 22 mars, à 8 h.45 La Société Casavant présenta E.Power BIGGS Organiste et le Choeur de Westmount Baptist Church BILLETS : $1.50 - A la tribun# da l'argue $2.50 in vent* chop ARCHAMBAULT, OUPAULT H LINDSAY Mardi ootr k rentré* à partir de 8 heure*.* Pour renseignements : H Ali sur 'B752I mmmkmmmmmiBmmmÊÊÊmmnammmmmmmmmmmmÊÈm tAGE HUIT • LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 MARS 1949 SK» ' !r>r.li'y» lin Sommet “LA DEESSE BRUNE ”0) Il n'y a pas à se le cacher, La déesse brune est en vérité un sommet de notre littéralure.Fions-nous à la publicité, qui n’en fait ni un succès, ni un triomphe, mats une apothéose.Fions-nous à la critique: elle a déjà salué en M.Gervais, à la parution de sa première oeuvre.Au Soleil de Minuit, un "inai-tre1’ au talent incontestable avec qui il serait permis "de ne pas désespérer de l’avenir de notre littérature”.Fions-nous au “5e mille” qui figure sur l’édition.Fions-nous enfin à.l'auteur lui-même qui, satisfait de sou succès, annonce “à paraître” trois autres oeuvres, deux romans et un volume de vers.Mais n’allons pas lire ce roman.Ce serait la dernière chose à faire, et qui dissiperait trop d'illusions.L’aventure m'est ar rivée, je ne vous la recommande pas.Car La déesse brune est un sommet, certes, mais un sommet, une culmination de toutes les balourdises que le prurit d'écrire a engendrées au Canada français.Et Dieu sait, pourtant, coin bien nous en avons eues.Dans une préface d'allure pseudo - philosophique.Albert Gervais s'explique sur son pro-gtt: montrer ce qu'il advient ijnand "sur les feux douloureux *e la passion, sur le flambeau • ••••• •••••• simplifiez vos •H»irei.cotifi»! touvos abonnement* au SERVICE GENERAL D'ABONNEMENT Mettait “SwUl Tll, avenue Stuart ©utremont, Mootr4«l4! Catalogue ier demande • T41.DO.71t1 chevrotant de la vertu souffle parfois le vent du destin”.Ni plusse, ni moinsse.C'est, exprimé en un style “pompier" à sou hail, le thème qui a fourni a de grands bonshommes la matière d’oeuvres puissantes.Sans doute Albert Gervais voulait-il les imiter.Il ne lui manquait, pour cela, que les rudiments de l'art d'écrire et de l'art de faire des romans.Je ne veux pas m'attarder à l’affabulation, qui n'a aucune espèce d’intérêt.Qu’il suffise de savoir qu'elle met en scène des moines en sucre fondant, des Indiens de music-hall et quelques parfaits imbéciles, à l'aise flans leur pseudo-grandeur comme des hobereaux dans les bot tes d'un roi.Tous personnages qui vivent, en un paysage de carton-pâte, des aventures à dormir debout.Ceux qui voudront plus de details sur l'intrigue voudront bien lire le roman: je me reconnais décidément inapte à la résumer.Mais je crois vraiment utile de m’arrêter un peu au style de M.Gervais.qui est tout simplement inouï.L’auteur laisse bien loin derrière lui, en ce domaine, tout ce qui s'est fait de plus désopilant cher nous.Que je vous présente d’abord le principal personnage du roman* le père l'Ecrivain: “Il allait, le menton sur la poitrine, les yeux enfouis dans le sable, butant à chaque foulée (évidemment!).déchiffrant sur la pente les vestiges de quelque tragédie ancienne.” Et son jeune eonfident, que nous trouvons “nu sur la grève ensoleillée, dressé démesurément «le toute la stature de ses soixante-dix pouces (exactement.), Vient de paraître EDOUARD MONTPETIT SOUVENIRS II Vous avex la parole En vente dans toutes les bonnes librairies Prix ; $1.50 LES EDITIONS CHANTECLER LIEE Dftributrices des publications des EDITIONS LUMEN I 8125, St-Laurent, MONTREAL-14, DUpont *5781 lEAN-fULES RICHARD M JOURS DE HAÏ ROMAN DE 352 PAGES Prix: $1.75 ($1.85 par la poste) aiiitm tuu livre est une sérieuse entaille talte a notre Infantilisme adulte.— (Roger LiSMELIN."Le Soleil") C'est une oeuvre douloureusement et magnifiquement humaine.— (Jean-Pierre HOULE, "Le Devoir”) Lie style lui-même s la violence.l'Impétuosité des éléments déchaînés.— (Victor BARBEAU, "Liaison'') Jean-Jules Richard, le plus original et le moins bourgeois de nos écrivains.— (Pierre SAINT-GERMAIN, "Le Petit Journal") I LI1 I 67 oi LIBRAIRIE TRANQUILLE ouest, rue Ste-Catherine Montréal Vient de paraître 3e SERIE L’HEURE DOMINICALE por Prix : $1.00 R.P.ADRIEN MALO, of.m.Directeur R.P.ANDRE-M.GUILLEMETTE, op.Monsieur CLEMENT' MORIN, ps.s.Monsieur l'abbé I RENEE LUSSIER Les meilleures réponses de l'Eglise aux problèmes des hommes.Aussi en vente 2e SERIE L'HEURE DOMINICALE Mêmes auteurs Prix: $1.00 En vente dans toutes les bonnes librairies^ LES ÉDITIONS CHANTECLER LIEE Dftributrices des publications des EDITIONS LUMEN •US, St-Lourant, MONTREAL-M, ' DUpont *5781 PROPOS DU SAMEDI ninnnmmu^ .LE | ntréal J bombant son torse poilu comme un ventre d’ours”.F.t les époux Chanclos.gisant “dans l’obscurité de la chambret-le comme deux tisons amortis dans un foyer sans braises”.Ft le chien Chanclos: “Placide el imperturbable, le gros chien | blanc se permeltait parfois une ! oeillade flegmatique vers la cou-I che tragique.” Maij ce n’est rien encore.Voyez venir la belle Kiskasi.“Quand elle eut jeté à la brise les derniers accents de sa complainte, les feuilles de la montagne frissonnèrent dans un mouvement d'encensoir.Bras à l’air, jambes nues, l'errante offrait aux tièdes effluves du soleil le teiiit basané de sa chair, et les Payons se jouaient sur les festons soyeux de sa chevelure.Ses yeux de jais pleuraient sous le bronze d’un front étroit dont les sourcils prononcés semblaient tracés au charbon.Une robe de soie aurore dessinait vo-luntueusement la ligne et les saillies pectorales de sa taille (quelle anatomie!), tandis qu’un décolleté audacieux révélait une poitrine à la fois frêle et puissante.C'était une jeune sauva-gesse, aux traits adorablement beaux et doux.” Evidemment! On imagine aisément ce que dut être la rencontre de cette beauté et du jeune premier: “Il se rua aveuglément sur elle, et féru d’une passion inconsciente, noua ses bras nerveux au cou de la belle inconnue.” Je n'oublierai pas de longtemps le passage ineffable où un ieune moine à la “peau d’albâtre, bistrée, fraîche”, fait visiter le cloître à “une phalange de sémillantes visiteuses”.Il arrive à sa cellule; “puis, promenant son ardent regard sur les dignes demoiselles, il prononce, solennel et rougissant: “C’est ici le tabernacle de ma virginité”.’* Il faudrait tout citer.Faire voir Léonard qui bondit, “la poitrine trépidante”; Kiskasi, qui “avait dû marcher plus avec son coeur qu’avec ses jambes”, dénoncer d’un “cri perçant et fragile” son “sexe savoureux”;- le sorcier montagnais, “comme pétrifié, tel un matou dont la crainte bosselle les vertèbres”; la porte s’arracher et voler “planche à .planche” dans le milan de la cambuse”.Faire admirer des images de cette force: “Kiskasi incarnait la passion; elle était une flamme vivante, toujours haletante, que j’abreuvais de pétrole.” On n’en finirait uas.Gervais a décidément porté le style imagé à ses ultimes limites.Je m'en voudrais de ne pas parler du, poème liminaire qui accompagne le roman.Il est tiré de j4h soleil de minuit, un volume de vers qui a valu à l’auteur les commentaires éiogieux de notre étonnante critique.Jugez vous-mêmes, à ces perles: “Aux dieux du crépuscule [offrant sa brune chair, “L’Indienne s’approchait de [ma couche mouvante.“Les rayons acharnés sur sa [poitrine k l’air “Tressaient ses cheveux noirs [d'une gloire mouvante.” Tout le poème est de cette veine.Je serais médecin, que je conseillerais fortement la lecture de La déesse brune — et du poème liminaire — aux atrabilaires, comme un remède capable, par ses vertus hilarantes,.de chpsser derechef toutes humeurs vicieuses.M.Gervais ferait s’esclaffer un Chartreux.Il mérite, à ce ti tre, la reconnaissance de tous ceux qui, comme le Dr Plouffe, ont à coeur la santé nationale.Personnellement, Je remercie M.Gervais des bons moments qu’il ni’a fait passer; et je n’aurais jamais eu l’idée de.l’esquin-ter.n’eût été sa suffisance et celle de ses amis, les publicitai res des Editions des Sept.Il ne faut pas oublier que l’oeuvre veut mettre à réalisation les principes d’un Manifeste littéraire paru il y a quelques mois; que dans sa préface Gervais nous annonce imperturbablement un drame de portée métaphysique; que lr.publicité nous promet une oeuvre puissante, destinée à changer le cours de notre vie littéraire.Cela oblige de réagir.Il y a place, chez nous, pour un effort littéraire consciencieux, averti des limites qu’impose un début.Un tel effort sera toujours sympathique, quelle que soit la faiblesse du résultat.Mais qu’on veuille nous faire prendre une balourdise pour un chef-d'oeuvre.Le ridicule tue; M.Gervais s’est suicidé.Gilles MARCOTTE.Une leçon de Ai, J^enê Çatneau Comme nous l’avons écrit, lundi dernier, c’est une véritable leçon de littérature que M.René Carneau a donnée lors de sa réception à la Société Royale.L'importance des propos tenus et l’autorité dont jouit leur auteur dans notre monde littéraire commandent notre attention.Il est rare en effet que nous entendions en une telle circonstance qu’une réception académique des réflexions aussi pertinentes et aussi hardies; il est rare également que l’on jette sur notre littérature et sur notre vie intellectuelle un regard aussi pénétrant.Ceux qui connaissent Carneau ne s’en étonnent pas car ils savent son attachement passionné aux valeurs de culture et sa parfaite intelligence de la littérature française.On pourrait évidemment discuter quelques incidences de la pensée de Carneau et hroi-même je sentirais le besoin d’ajouter au palmarès qu’il a dressé, mais je crois très sincèrement que son étude est la plus forte qui ait été faite de notre littérature.Prenant comme point de départ et comme terme de comparaison l’oeuvre de son prédécesseur à la Société Royale, sir Thomas Chapais, Carneau indique dans quel sens il lui parait ‘‘que notre littérature a évolué et quelles déviations elle doit éviter sous peine de perdre insensiblement sa route”.Chapais, dit Carneau, c’est un commencement d’objectivité, c’est un effort sérieux pour dégager l’histoire de certaines servitudes auxquelles il a peut-être été nécessaire qu'elle se soumette dans le passé mais que l’évolution générale des esprits et des institutions rejette maintenant.Bien que cette transformation éminemment désirable de l'appareil historique se soit continuée jusqu’à nos jours, il reste encore une école qui utilise l’histoire à des fins politiques et idéologiques.Carneau observe ensuite que l’évolution vers une pensée plus universelle, vers un humanisme plus pur s’est poursuivie dans les autres-genres littéraires mais plus lentement que dans l’histoire.Plus lentement, parce que l’on décoiArre encore “toute une littérature de défense, de propagande et de mobilisation qui rêve d’être lue et aimée Il faudrait savoir si nos jeunes romanciers, si nos quelques poètes au lyrisme pur représentent “une nouvelle, une libre étape dans le cours de nos lettres?” Et c’est ici qu’intervient la critique, dont le seul rôle n’est pas dg faire retomber dans l’oubli, le plus rapidement possible, les oeuvres qui n’ont été conçues que p>our satisfaire les besoins d’un moment.La critique a pour fonction principale de découvrir dans une oeuvre les bonnes raisons qui s y trouvent pour qu’elle insère le nouveau dans Iancien; la critique doit voir jusqu’à quel point une oeuvre s intègre à la tradition d'une famille ou d'un genre littéraire .La critique est donc difficile et elle se doit d’être vigilante.Elle doit, par exemple, faire tout en son,pouvoir pour éviter que l’on recommence toûjours les expériences des autres dans le domaine de l’esprit; elle mettra en garde les écrivains "qui veulent imiter une formule de roman gmencam de type documentaire’’ parce que la plupart du temps ce type de roman est la négation même da l’art puisqu il rejette la composition, le choix.Elle dira, la critique, aux jeunes écrivains que les gros tirages ne sont pas toujours la preuve d un talent sur ni de l’excellence de f’oeuvre et qu’il vaut mieux ne pas lâcher trop vite certaines valeurs “qui se sont assure le suffrage des générations plutôt que celui des passants .En demandant que l’oeuvre littéraire se dégage des servitudes utilitaires, la critique, et Carneau I a fort bien dit, ne peut être accusée de préconiser un retour à la triste et stérile doctrine de l’art pour l'art, dont Baudelaire a d’ailleurs fait le procès en des termes cinglants.La critique travaille I la recherche d’un équilibre entre “l’asservissement de la littérature à ce qu’on appelle une cause, et son indifférence aux problèmes qui se posent à l’homme moderne”.Cet équilibre, la critique et les écrivains le trouveront par le style d’abord et au moyen d’oeuvres qui seront “la traduction émouvante d’une expérience personnelle’’.Seules ces oeuvres nous donneraient "les leçons auxquelles nous pourrions avoir foi”.Jean-Pierre HOULE.LA VIE LITTERAIRE Poésie et versification I Vers un nouvel âge On te plaint que la poésie, de.puis de nombreuses années, «'écarte délibérément de ses traditions les plus saines, et s'adonne à des ieux excessifs ou 1 art devient artifice et où l’homme ne retrouve plus rien de sa véritable humanité.C’est à corriger ces excès que Poésie et Versification, un essai de Roger Rolland, docteur de l’Université de Paris, •s’emploie tout d’abord.Certains poètes ne croient qu’à la contrainte du vers régulier, les autres n’acceptent aucune discipline et laissent au subconscient le soin d’édifier lui-même la structure de l’oeuvre; certains veulent que la poésie dépende uniquement de l’image, etc.A travers tant d’opinions et de sentiments contraires, Rojçer Rolland a voulu chercher un lien unificateur, et détacher d’un en-semble confus quelques princi* pes essentiels.Poésie el Versification se propose précisément de montrer dans quelle mesure la versification est nécessaire à la poésie et jusqu’à quel point de liberté le vers peut atteindre.(1) Par Albert Gervais, aux Editions des Sept.Soutenance de thèse Vendredi, le 25 mars, à 3 h.de l’après-mldi, à l’Université de Montréal, Soeur Henri de la Croix, des Soeura des Saints Noms de Jésus et de Marie, soutiendra une thèse en vue de l’obtention du doctorat en musique.Le sujet de cette thèse est: f'La mission spirituelle de la musique”.Invitation à tous.L’entrée est libre.L'homme d'affaire (Se édition ) Cet ouvrage de M.Esdras Min-ville, directeur des Hautes Etu-des commerciales, est remis sur les presses pour la troisième fois.Il entre donc dans la liste des volumes qui connaissent un succès exceptionnel et il le mérite.Personne n’est mieux placé que M.Minville pour donner des directives aux candidats aux carrières économiques.Il connaît à fond ie problème dont il parlé .“Ses jugements et ses conseils méritent f.une considération dynamique.Les Canadiens français possèdent en lui un connaisseur de leurs aptitudes, qui exerce une critique ferme, loyale, avertie, vigilante.'’ (A.Papillon, O.R.).UNE CORRESPONDANCE DE ROMAIN ROLLAND Un article inédit de Jean-Louis Bruch M.André Dagenais, professeur de philosophie^ fera paraître ces jours-ci, aux F,ditions Fides, un livre intitulé “Vers un Nouvel Age”.L’auteur analyse d’abord le glissement historique du monde moderne, dans les idées et dans les institutions.Une philosophie de l’histoire s’esquisse, inspirée de la pensée espagnole, italienne et française.Pius M.Dagenais expose les premiers principes restaurateurs de la doctrine sociale catholique, citant les encycliques et spécialement un sociologue argentin et des sociologues français.Une conception philosophique générale termine ce livre, avec une application particulière au problème de la souveraineté des Etats.Notre-Dame du Cap Messagère de Dieu En mai et Juin 1947, Notre Dame du Cap eut un émouvant message à livrer au peuple canadien, à l’occasion du grandiose Congrès marial d’Ottawa.Un livre paraîtra bientôt à Fides qui nous fait revivre jour par jour le plus grand événement religieux dont on ait été témoin au Canada.Il est dû à la plume alerte de Jean d’Orléans, un des heureux compagnons quotidiens de la Vierge-pelerine.Sa Messagère de Dieu est un journal de route étonnamment complet, mais si pittoresque et si vivant que le lecteur ne s’en fatiguera pas.Le déroulement des mêmes tableaux de fêtes et de processions multicolores nous donne l’impression du toujours neuf: c'est une succession d’images inattendues, de scènes à la fois émouvantes et enchantées qui valent le plus beau film de l’écran.C’est un drame qui palpite et qui marche.L’ouvrage, qui comprend huit chapitres, est abondamment illustré.L’auteur répond, en appendice, à la question que tous se posent; *A-4-elle fad des miracles?” Plus d’un fait y établit que le passage de la Vierge du Cap parmi son peuple fut une ver” De tous les grands écrivains de sa génération, Romain Rolland est sans doute l’un de ceux dont la personnalité déborde le plus l’oeuvre proprement dite.Son théâtre est tombé dans l’oubli.Ses romans, y compris Jean-Christophe, ont vieilli.Pourtant l’esprit de Romain Rolland est resté vivant, son idéalisme et son humanisme ont cardé toute leur jeunesse.Il semble aujourd’hui que sa personnalité n’ait pas réussi à s'exprimer totalement en une oeuvre trop souvent alourdie d’intentions didactiques ou de symboles artificiels.C’est pourquoi un roman comme Jean-Christophe nous intéresse surtout par ce qu’il nous fait comprendre des aspirations et de la sensibilité de son auteur.La forme même de la correspondance, la liberté et la spontanéité de pensée qu’elle permet, tout cela convenait admirablement à la personnalité de Romain Rolland.Or la publication d’un important ensemble de ses lettres adressées à Maiwida von Meysenbug vient justement d'être réalisée sous les auspices de l’Association des Amis de Romain Rolland (1), qui se propose de publier deux fois par an des Cahiers Romain Rolland donnant soit des textes du grand' écrivain—correspondances, inédits, pages peu connues —, soit des essais sur sa vie et son oeuvre.¥ * * * Maiwida von Meysenbug était déjà septuagénaire quand Romain Rolland, jeune universitaire de vingt-trois ans, la rencontra en 1889 chez Gabriel Monod; il la retrouva en Italie lors de son séjour à l’Ecole Française de Rome, de 1889 à 1891.Elle exerça alors sur le jeune écrivain une influence décisive qui, de 1892 à 1903, allait se poursuivre par une correspondance ininterrompue.Cette femme, animée d’un idéalisme ardent et passionné, grande cosmopolite, protectrice de proscrits, s’était libérée d’un milieu familial conservateur et traditionnaliste, avait lutté toute sa vie pour i’é-mancipatiqn des femmes, l’accession de la classe ouvrière à une juste conscience de ses droits, et aussi pour l’union de la bourgeoisie cultivée et du peuple.En même temps qu’au progrès politique et social, elle s’attachait, avec une ferveur toujours aussi jeune, à la philosophie, à la poésie, à la musique.Les amitiés qu elle sut grouper autour d’elle.— Louis Blanc, Mazzini, Liszt, Wagner, Nietzsche et enfin Romain Rolland —, attestent le rayonnement d’une pensée qui cherchait à atteindre en tout domaine l’union des contrastes, l’association des complémentaires, et une harmonie spirituelle où aucun aspect de la vie et de l’art ne soit sacrifié.¥ ¥ ¥ Dans son amitié avec Maiwida von Meysenbug et dans l’admirable correspondance qui nous en est restée, on trouverait bien des sources de la pensée de Romain Rolland.C’est Maiwida, par exemple, qui fut l’une des premières à s’intéresser à la profonde spiritualité de la pensée indienne, et à en conseiller l’étude à ses amis.Son influence favorisa aussi l’évolution progressive de l’auteur de Jean-Christophe vers le socialisme.A vingt-trois ans, Romain Rolland était un esthète passionné de musique et d’art, “italien de coeur” selon sa propre expression, et dédai- &nant profondément la foule des ommes.Intelligence raffinée et volontairement aristocratique, il ressemble alors singulièrement à son grand ami André Suarès.Quelques années pins tard encore, il observe, au début de l’affaire Dreyfus, que dans la basse anarchie qui règne, l’armee est un élément d’ordre.Mais bientôt Romain Rolland se sent attiré par la “foi socialiste’’.Malgré le pessimisme de Maiwida, il a confiance désormais en un avenir qu’il entrevoit comme révolutionnaire, il reronnaît la nécessité d’une lutte, et observe combien il y a de générosité même dans les aspirations qui se traduisent de la façon la plus brutale: ainsi son idéalisme s'infléchit sans disparaître.Parallèlement il s'intéresse à des entreprises d’une portée à la fois artistique et sociale, comme ce “théâtre populaire”, grâce auquel il espère atteindre un art plus largement humain.Au début du siècle il constate que l'évolution de sa pensée l’entraîne fatalement “dans le camp socialiste, chaque jour un peu plus”.J’ai fait allusion à l’idée d’un théâtre populaire: ce projet, avec tout ce qu'il comporte d'aspirations généreuses mais aussi d'utopie et d’intentions trop naïvement didactiques symboliserait assez le fond de l’esprit de Romain Rolland, qui chercha toujours à unir en lui un esthète et une sorte de prophète social, conciliant l'âme aristocratique d’un Suarès et la générosité humaine d’un Tolstoï.Que l’art puisse devenir l’instrument de la libération de l'homme, cela restera toujours ie grand rêve de Romain Rolland.¥ ¥ ¥ Devant» cette con espondance si riche, je regrette toutefois que les lettres de Romain Rojland aient été seules publiées, et que le long dialogue épistolaire qu’entretint avec lui son amie ne nous ait pas été conservé.Les lettres de Maiwida von Meysenbug nous eussent plus clairement montré l’influence qu’elle exefça sur lui, et le rayonnement intellectuel et moral de sa pensée, qui jusqu’à son dernier souffle sut garder une incroyable fraîcheur.Le bienfait que lui apporta cette grande amitié, Ro main Rolland l’a plusieurs foL évoqué dans son oeuvre, notam ment dans le dernier chapitre de son Voyage intérieur, chapitre tout entier consacré à Maiwida, et qu’il intitula: “Chant d’action de grâces”: il y rappelle les dix années de ses débuts d’écrivain à Paris, les plus dures de sa vie, où son amie, qui était restée n Rome, fut presque son unique appui, et il conclut: “en ce sens, j'ai été créé pqr Maiwida”.(S.I.F.) Jean-Louis BRUCH L* fuccès de l'année Il T’AI DONNÉ MON COEUR par Pierre Théorêt $2.00 (par la poste 12.15) Les Editions de la Vallée Station Delorlmier, case 18, fMontréa! (1) Premier Cahier Romain Rolland: Choix de lettres à Maiwida von Meysenbug.Texte établi par Marie Romain Rolland.Avant propos de Edouard Mo-nod-Herzen (Editions Albin Michel, Paris, 1948) merveille».èritable suite de Une femme dans la nuit Ces mots, par lesquels s'ouvre le sommaire du numéro de mars du DIGEST FRANÇAIS ont un sens littéral fort émouvant dans la pathétique histoire d'amour dont Ils forment le titre.Viennent ensuite des articles sur lea sujets les plus variés, où la curiosité scientifique de l'homr me moyen est particuliérement bien servie.Le sommaire comprend des sujets sportifs, des commentaires artistiques, des propos féminins et des chroniques diverses, mais beaucoup de lecteurs s'intéresseront surtout à l'exposé de certaines questions dont l'Intérêt provient d'un Intrigant mélange de science et d'aventure ou de singularité : les calculateurs prodiges, le sauvetage des aviateurs tombés en mer, un poison domestiqué, on pent voir la nuit sans éclairage, etc.Le coeur, nomme l'esprit, trouve son compte dans le numéro de mars du Digeste français, n faut lire la lettre bien humaine d'une femme séparée a son mari : “Etre heureux .encore !” et h conte bien moderne La vie est si courte ! "Tlt-Coq, un conscrit qui passera à l'histoire" enfin, a l'honneur de l'article du mola.NE MANQUEZ PAS DE LIRE LA LIVRAISON DE MARS du plus CANADIEN et du plus ERAN-ÇAIS de nos dfgestes : En vente partout.Sic t’exemp.Au service de Tait véritable Cahiers d'Art A 12 C A * IV PROPOS D’UN BÂTISSEUR DU BON DIEU par Dont Paul Bellof, o s b.Les données fondamentales de l'art en général et de l’art architectural exposés par l'éminent architecte bénédictin, dont la technique a renouvelé l'architecture contemporaine.128 pages, 16 hors-texte en KMiogravure: $1.75 (relié : $7-75) DANS LA MEME COLLECTION : 1.PÎINTUStl, SCULPTURE, BRODERIE ET VITRAIL, par Henri Charlier .(épuisé) 2.SAINTES ARTISANES — I.Les brodeuses, Barbeau .$1.50 3 SAINTES ARTISANES — II.Mille petites adresses .$1.50 Ajouter 10% pour frais de port.Sur réception d'un timbre de .04 nous envoyons notre catalogue 1949.F I D E S • 25 est, rue St-Jacques • Montréal (1) *PL.8335 LE MEILLEUR au plus bas prix A) BREVIAIRE : a) "avec nouveau Pbaulier'', format moyen, 4x6 maroquin, la série .$30.00 b) "avec ancien Psautier", .la série .$25.00 Custode maroquin, pette rentrante .$ 4.00 (Poste : P.Q.$0.60, ailleurs ; $0.80).B) MISSEL très complet, in-quarto 9x12, 1040 pages a) simili-cutr, rouge, grave or .$25.00 b) plein cuir, rouge ou noir, gravé or.$30.00 c) De Luxe, gardes en soie, gravé or.$35.00 (poste : $1.00 pour P.O., ailleurs .$1.50).C) Missel des DEFUNTS $3.50 par In poste $4.00 D) .Missel SPECIAL pair Prêtres myope., gros caractères, 80 pages, 3 Messes : SS.S, B.V M , et Requiem i poste) $7.00 LA PRESSE CATHOLIQUE PANAMERICAINE Editeurs Pontificaux ,, GARDENVALE, (près Ste-Anne-de-Bellevüe), P.Q.Tel.672 ¦v % LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 MARS 1949 PAGE NEUF Saint Joseph, patron du Canada Bien qu'il n'en paraisse pas beaucoup extérieurement, c'est aujourd'hui la fête religieuse nationale du Caqada.Ce matin, à l'Oratoire du Mont-Royal, Son Exc.Mgr Joseph Papineau, évêque de Joliette, a célébré une messe pontificale en l'honneur de saint Joseph, père nourricier du Christ et patron du Canada.La fête avait été précédée, à l’Oratoire, d'une neuvaine solennelle destinée à'attirer les faveurs du saint patriarche sur notre pays.Il importe, à cette occasion, de faire brièvement l'histoire de la dévotion à saint Joseph au Canada, et de montrer pourquoi il fut choisi comme saint patron du Canada.Ce sont les Récollets, chez qui le culte de saint Joseph avait toujours été à l’honneur, qui le donnèrent pour patron à la colonie naissante, le 19 mars, 1624.“En 1624, écrit le Père Le Caron, nous avons fait une grande solennité, où tous les habitants se sont trouvés et plusieurs sauvages, par un voeu que nous avons fait à saint Joseph, que nous avons choisi pour le patron du pays et protecteur de cette église naissante.” Au temps de la fondation de Montréal, saint Joseph était déjà reconnu comme "patron général” du pays.Le 19 mars, 1637, les Jésuites renouvelaient la consécration de 1924.Le gouverneur et les magistrats s’étaient .fâit un honneur de rehausser de leur présence la cérémonie.Le Pape Urbain! VIII lui-même avait, à cette occasion, sanctionné le choix de saint Joseph comme patron.La première chapelle de Ville-Marie, construite en 1643, est consacrée à saint Joseph.En 1659, les Hospitalières de saint Joseph, fondées par M.de la Dauver-sière sur l’instigation du Ciel, viennent orendre la charge de l’hôpital fondé pfor Jeanne Mance.En 1693, Son Exc.Mer de Saint-Vallier autorise l’établissement d’une confrérie en l’honneur de saint.Le culte de saint Joseph se réoand graduellement, dans chaque paroisse, dans chaque famille.C’est à un grand évêque de Montréal, Son Exc.Mgr lenace Bourget, que revient l’honneur d’avoir conçu le projet d’un sanctuaire national à saint Joseph.En 1855, c'est-à-dire trois ans après l’incendie de sa cathédrale, il annonça dans un mandement qu’il projetait de faire de la nouvelle cathédrale un centre de dévotion à saint Joseph.Il ne put réaliser son projet, mais l’idée était lancée.L’humble religieux que fut le Frère'André la mena à son terme.Puisse le saint patriarche, dont l’intervention a tant de fois aidé notre pays dans des dangers, lui continuer sa protection ! Chanoine titulaire Trois-Rivières, 19 (D.N.C.) — M.l'abbé Robert Gironx, procureur de l’évêché, a été nommé chanoine titulaire de la cathédrale des Trois-Rivières.La nomination a été annoncée par Mgr Georges-Léon Pelletier, évêque des Trois-Rivières., Il succède au chanoine Henri Pelle-rin, chancelier du diocèse, décédé le mois dernier.Le chanoine Robert Giroux, quoique jeune, a eu déjà une carrière fructueuse.Il fut pendant la dernière guerre aumônier militaire.A son retour, il était nommé desservant à la Pointe-du-Lac et il occupe de-pi ;s plus d’un an poste de procureur de l’évêché.Le chanoine Robert Giroux , est né aux Trois-Rivières le 23 avril.1907.du mariage de Frs-Xnvier Giroux, marchand-épicier, et d'Eva Nobert.Il fit ses études classiques au séminaire des Trois-Rivières et sa théologie au grand séminaire de Québec.fl fut ordonné prêtre en la chapelle du séminaire des Trois-Rivières par S.E.Mgr Alfred-Odilon Comtois, le 28 juin 1931.Les offices de l'Eglise LE DIMANCHE 20 MARS ANNONCES CLASSIFIEES “LE DEVOIR" «J* BE.3361 igg* A VENDRE Piano à queue KNABE.Pour école ou sa le publique.6 pieds de long, en bonnes conditions.Appeler M.Ernest Madran.329 Carré Saint-Louis, entre 2 et 5 heures p.m.à LA.8732.A VENDRE LIBRAIRIE rv*c clientèle attitrée.Comprenant livres rte sciences, littérature.;om»n».itus.'l livres du cours commercial et classique, etc., etc.Avec loRement de 3 pièces k l'arrière.4663 Saint-Dents HA.1770.22-3-44 HOMMES DEMANDES LIBRAIRIE demande voyageurs d'expérience pour v'sltcr les communautés dsns la Province de Québec.Références requises pcrlre à case 192."Le Devoir".21-3-44 TARIF Annonces classifiées 'Le Devoir" — BEIair 3361 430-434 Notre-Dam* est (Commandes prises Jusqu A 10 h e.m.pour ie Jour même Pour le samedi Jusqu'à 4 h.le vendredi précédent): 1 cent le mot; 25c minimum comptant.Annonces facturées Hic le mot.minimum 40c.Annonces semt-vedettes (ear&ctéres de différentes grosseurs ou inden-tées etc.).Tarif foumt sur demande.(Variant do 8c à 5c la ligne, mesure agate - 14 lignes au pouce sur une ool.) selon la sombre d'insertions.Naissances, sendees, services anniversaires.grand-messes, remerciements pour condoléances, etc., 3 osnts le mat.minimum 50 cents.Plan cailles, prochains mariages.2 cents ls mot.minimum $100 l’Insertion.EMPLOI DEMANDE Jeune homme.26 ans, célibataire.B.A.diplôme de l'Ecole du Meuble, section artisanat, demande position.Spécialités: décoration intérieure, peinture.dessin, histoire de l'art.Ecrire à Case 140."Le Devoir".21-3-49 PROPOSITION D'AFFAIRES $50.00 par jour au minimum ! 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Il fut vicaire ft Sainte-Jeanne d’Arc d’Almaville, du 6 juillet 1931 au 1er février, 1933; vicaire à la cathédrale par la suite jusqu'à ce qu’il soit appelé à servir comme aumônier militaire au cours de la dernière grande guerre.Après avoir été prêtre desservant de la paroisse de la Pointe-du-Lac, il fut nommé en 1949, procureur de l’évêché.Tout récemment il était appelé à remplacer le Père Bourget, O.M.I., comme aumônier de la section Laflèche de l’A.P.C.V.CHAMBRE ET PENSION DEMANDEES Homme 40 ans, soore.propre, désire chambre et pension chez dame seule ou vieux couple.M.Savoie, CR.9787.EDUCATION CULTURE PHYSIQUE, BAIN TURC.MASSAGE.Les bons effets rte ces traitements sont multiples.Ils développent le physique en beauté.Us éliminent to J» voe troubles organiques.Us prolongent la vie.Une séance avec le professeur Simard vous convaincra.Studio, 3642 Henil-Jullen.LA.1563.Saint-Bruno village, maison ultra-moderne.beau site pour professionnels, grand terrain.8‘adreaaer: Restaurant 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quand 11 anposa sa signature au bas de la deposition, était si profondément changée et altérée que celui-ci n'était pins même en mesure de tracer sa signature habituel]*.Centenaire des Soeurs de Charité Les fêtes organisées par les anciens de Saint-Joseph-de-la-Délivrance Sur cette photo apparaît le Comité féminin qui s’occupe de la campagne de la souscription en marge du 80e anniversaire de fondation du Collège Notre-Dame, qui aura lieu le 29 mai prochain.Ce sont, assis, de gauche à droite, Mlles Jacqueline Lapointe, Lucille Belval, Clémentine Verreault.Debout dans le même ordre ce sont Mlles Jacqueline Cousineau, Huguette Boulanger, Jeannine MaSwoen, Anita Lajoie, Réjeanne Guérard, Gï:ile Lauzon, Rita Boulianne et Hélène Lauzon.MARTYRS CANADIENS Brébeuf et Lalemant C’est mercredi de cette semaine qu’on a célébré le tricentenaire du martyre des saints Jean de Rrébeuf et Gabriel, ccs deux champions de la foi chrétienne en Nouvelle-France.Nos lecteurs seront sans doute intéressés à lire ce récit de leur vie.Le comité du centenaire des Soeurs de la Charité, section de Léyis, est fort actif.Déjà lï programme de la célébration des fêtes est entièrement élaboré.Le matin, une messe solennelle sera chantée à 9 heures 30, et le sermon de circonstance sera donné par M.le chanoine Carrier, principal de l’Ecole normale de Lévis.A miii, un grand banquet présidé par un ancien élève, M.Joseph Malte, député provincial de Québec-Est, réunira les anciens élèves en de fraternelles agapes.Le programme de Taprès-mi-di comprend une réunion à 3 h.30 pour rendre hommage à l’Institut centenaire; à 5 h.le Salut du Saint-Sacrement; à 6 h., le buffet, et une dernière réunion à 8 h.pour la présentation des hommages aux religieuses jubilaires de l'Institut Saint-Joseph de la Délivrance, fêtant les noces d’or et de diamant de leur entrée en religion.Le comité d’organisation a déjà envoyé une circulaire d’invitation à un millier d'anciens élèves de l'Institut de Lévis.Les réponses n’ont pas tardé à arriver de toutes les parties du pays et même des Etats-Unis.Les lecteurs de ce journal, anciens élèves de Saint-Joseph de la Délivrance, qui n’ont pas encore reçu leur invitation, à cause d’un changement d’adresse, ou parce qu’ils ne sont pas inscrits au registre des anciens, et qui veulent participer aux fêtes du centenaire, sont priés d’envoyer leurs noms et adresse au secrétaire général: Aristide Dupuis, rase postale 262, Québec, ou à la Supérieure de ITnstilut, à Lévis., C’est le 22 août 1949, que les Soeurs Mallet.Pilon, Perron, Clément et Thériault.les premières fondatrices, mettaient pied sur le sol de Québec pour fonder le grand Institut des Soeurs de la Charité.Les Martyrs Canadiens sont des champions toujours actuels: les champions du don de soi.Le plus grand parmi eux, c’est Jean de Brébeuf.Il domine le groupe des huit de sa haute taille d’athlète et de conquérant.Un homme bâti dans le roc.Lui-même aimait à jouer sur son nom: “Je suis, disait-il, un vrai boeuf au travail”.A son premier départ pour les Hurons, le chef du canot, effrayé de sa taille, refuse d’abord de l’embarquer: “Tu vas nous faire chavirer”.Mais avant tout, c’est pour son grand coeur que Brébeuf sera appelé le “géant des missions hu-ronnes”.Un vrai champion du don de soi.Il ne sera pleinement heureux que lorsqu’il aura tout donné, pas d’une façon facile, mais sur la croix.Sa vie est une longue aspiration au martyre.II a déjà 24 ans lorsqu’il entre chez les Jésuites à Rouen en 1617.Fils de vieille noblesse.Jamais rien de médiocre n’entrera comment les saints savent aimer leurs parents.Dès le midi du 16 mars un de ces supplices raffinés comme les sauvages savaient en inventer et que nos temps modernes viennent de découvrir.Tête scalpée et arrosée d’eau bouillante en dérision du baptême, haches rou-gies sur le dos et la poitrine, langue et lèvres coupées, ceintures d’écorces qui grillent tout le corps, charbons ardents à la place des yeux.Aucune partie du corps n’est épargnée.Le P.de Brébeuf domine ses souffrances plus de trois heures et le P.Lalemant de six heures du soir à neuf heures du matin.A la fin, les Iroquois leur arrachent le coeur pour trouver le secret de cette héroïque résistance.Ces héros ne sont pas d’une autre race que la nôtre.Ce sont des hommes de chair et d’os comme nous.Ils ont eu au coeur le Grand Amour.Ils ont compris que le sens de la vie n’èst pas dans sa vie.Il poussera les pos-, de la garder, de se replier égoïs ViiimoinAe Siiex-«ii*n I t_____ _ x ____: l ______i .__ i sibilité» humaines jusqu’à leur extrême limite, aidé de la grâce En Nouvelle-France En 1625.11 fait partie du premier contingent de Jésuites pour la Nouvelle-France.Aussitôt il aspire à donner sa vie pour le salut des nations huronnes.Avant de partir pour la Huro-nie, il fait l’apprentissage de la vie de ces barbares en suivant les Algonquins dans leur chasse d’hiver au nord de Québec.Hiver de martyre incessant: courses harassantes, promiscuité incessante avec ses sauvages, nourriture dans des plats crasseux où les chiens pataugent avec lui, Surtout travail de géant pour saisir les lois de ce mystérieux langage et former un début de dictionnaire et de grammaire.Au printemps de 1026, il gagne le pays des Hurons: 600 milles de canot et pas moins dp 35 portages où les sauvages lui font la large part.Il passera sa vie au pays des Hurons, de 1626 à 1649 sauf deux courts intermèdes.Les deux premières années, il est seul, coupé de toute relation.Dévouement incessant pour faire connaître que le christianisme est une religion d'amour, mais les coeurs sont obstinés.Au moment où l'espérance commence à naître, il est obligé d'abandonner son oeuvre: la colonie est tombée aux mains des Anglais.II revient au pays des Hurons trois ans après.Dès que les conversions commencent, la persécution s’acharne sur les missionnaires, surtout sur leur chef, de P.de Brébeuf.Pendant plusieurs années, il vit dans un péril de mort incessant.Deux fois condamné à mort par les Hurons.Il a fait alors le voeu héroïque de ne jamais fuir l'occasion du martyre.Il sait qu’il est normal que l’action efficace du chrétien sur son milieu s’accompagne d’opposition, de persécution.C’est la loi du Christ.tement sur soi.Le seul sens de la vie est de la donner à une cause qui nous dépasse et si cette cause est celle du Christ, les héros sont des saints.Arcade G INGRAS S.J, Mgr Langlois à Rome Lo première visite "ad limina" de son épiscopat Le martyre approche En 1640, au cours d’une expédition apostolique dans la nation des Neutres, le P.de Brébeuf voit dans le ciel une grande croix venant du côté du pays des Iroquois.Il comprend alors que le martyre approche pour tous les missionnaires.Dès 1643, les Iroquois S’acharnent sur les Hurons: incendies et massacres sc succèdent.Les Hurons sonl alors touchés par la ^ràcè.Conversions multiples.Ferveur des premiers temps de l'Eglise.Le 16 mars 1649, le bourg Saint-Louis est pris par les Iroquois.Le P.de Brébeuf.fidèle à son voeu refuse de fuir.Il baptise, confesse, exhorte jusqu’au dernier moment.Il es! pris captif avec le P.Gabriel Lalemant.Celui-ci n’est en mission chez les Hurons que depuis six mois.Ancien professeur de philosophie en France, il est de complexion délicate, mais son coeur est aussi grand que celui de Brébeuf.C’est pour cela qu’il partagera le grand honneur de mourir avec ie fondateur de la mission huronne.Après sa mort, on découvre une note disant qu'il avait demandé les dures missions des Hurons par affection pour sa famille, afin que Dieu répande ses grâces sur elle.Touchant témoignage de pieté filiale.Voilà 4’ Dans une letlie pastorale récente, Son Exc.Mgr Alfred Langlois, évêque de Valleyficld, annonce qu'il se sendra à Home, en mai prochain, pour sa première visite “a dlimina” de son épiscopat.Voici la section de la lettre qui a trait au voyage.“Tous les Evêques ayant titre d Ordinaires en communion avec le Siège Apostolique doivent, au moins tous les cinq ans, aller prier sur le tombeau des Apôtres Pierre et Paul et porter au Souverain Pontife les rapports officiels de leur administration.“Malgré l'Approche de l'Année Sainte, le Saint-Père a exprime le désir de recevoir ses “Frères’’ d’Amérique au cours de 1919 afin tic pouvoir étudier plus à l'aise avec eux les nombreux problèmes que pose de nos jours la régie des Eglises particulières.“Quant à Nous, des circonstances majeures, provenant de Notre santé ou de l’insécurité des voyages en temps de guerre, Nous ont empêché d’aller en personne offrir au Saint-Père Nos hommages et les vôtres depuis (pie nous sommes devenu votre Evêque.“Après bien d’autres.Archevêques et Evêques, dont In radio et les journaux vons ont fait suivre les allées et venues, Nous ferons à Notre tour, en mai, si Dieu Nous prête' vie.Notre visite ad limina.Comme jadis l'Apôtre Paul, Nous brûlons du désir de voir Pierre, et d’avance Nous vous demandons un souvenir dans vos bonnes prières.Nous vous porterons Nous-même en Notre coeur jusqu'aux pieds de Pie Xlf et Nous implorerons pour vous tous une nouvelles et fervente bénédiction.“Nous apporterons de même vos aumônes: le Denier de Saint-Pierre et le surplus des offrandes que vos paroissiens ont si joyeusement versées pour le Saint-Père, l’an nasse, et que les chinoiseries du change des monnaies Nous ont empêché de Lui remettre plus tôt.“Nous remercierons en votre nom comme au Nôtre Notre SaioLPère du précieux cadeau que Nous avons reçu de sa bonté.en l’an 1948.en la personne de Monseigneur l'Evêque d’Alhu-!e.Notre très distingué et très dévoué Auxiliaire.” A propos du carême Un examen de conscience: l'esprit de foi, le respect du clergé.Nous sommes entrés dans 1$ saint temps du carême, c’est-à-dire une période de ressaisissement dans l’ascension de notre vie spirituelle.Peut-être qu’à notre insu, nous avons faibli, sur certains côtés.Il importe donc de voir clair, de tou! neser sur la balance de l’éternité.D’abord, sommes-nous des âmes de prière et de pénitence, comme le demandaient les messages de Lourdes et de Fatima ?Nous sommes si prompts à écouter les appe’s des sens,‘du matérialisme.Et les messages de Dieu ?les recevrons-nous toujours avec indifférence 7 Pourtant, nous sommes créés pour connaître et aimer Dieu, et jouir avec Lui d’un bonheur éternel.Un des plus graves manquements de l’homme moderne, c’est qu’il manque souvent d’esprit de foi.Certes, légions sont les âmes de foi profonde, les âmes magnanimes, généreuses, en nos temps peut-être plus qu’en aucune autre époque.Il faut posséder un grand esprit de foi pour affronter les temps difficiles que nous vivons.Les catholiques, moins que jamais, doivent s’isoler dans une tour d’ivoire; il faut être prêt à défendre le Christ partout où II est attaqué, à le faire connattre et aimer partout où 11 n’est pas connu et aimé.L’Action catholique, avec ses armées de priants, d’âmes dynamiques, jette un levain de Pentecôte dans la pâte de nos temps.Il faudrait que tout catholique s'examine sérieusement, continuellement, sur la qualité de son esprit de foi.Il ne faut jamais oublier que l'apôtre (et tout oa-tholique doit être apôtre) doit édifier toute sa vie suirituelle sur l’esprit de foi.Un aulre manquement des temps modernes, c'est la critique facile contre le clergé.Oh ! on fait avec subtilité (les distinctions entre le sacerdoce et le prêtre.On ne voudrait, dit-on, pour rien au monde, -diminuer le prestige du sacerdoce devant l’opinion.N’empêche que si nous n’y prenons point garde, nous pourrions peut-être en arriver un jour à la lamentable situation de certains grands pays catholiques qui souffrent aujourd’hui, et sans pouvoir se ressaisir tout à fait, de cet esprit de critique qui a semé partout 1 anarchie, la révolte.Nous ne remercierons jamais assez Dieu du rôle du clergé dans notre pays- Les historiens les plus impartiaux s’accordent à le dire: sans le clergé, que serions-nous devenus ?N’endurons point chez nous, autour de nous, dans nos relations sociales, ces critiques intempestives contre l'autorité du prêtre, contre le prêtre.Cer-tains ne sont peut-être pas aussi parfaits que nous l’aimerions; alors, nous sommes peut-être responsables de n’avoir pas prié davantage pour eux, et cela, mieux que les critiques, les aurait aidés.Si nous avons des plaintes sérieuses contre eux, il y a toujours l’Autorité supérieure à laquelle nous pouvons nous adresser, et qui nous éclairera.L’Eglise n’a rien d’un tyran.Elle est une Mère.Examinons-nous, en ce début de carême, sur ces deux points: la qualité de notre esprit de foi et nos manquements contre le respect dû au prêtre, le représentant de Dieu.{Centre marial canadien) Pour le jubilé sacerdotal de Sa Sainteté Pie XII 1.— Le dimanche.13 mars dernier, il a été fait une quête dans toutes les églises et chapelles pour les oeuvres du Saint-Père, telles qu’énumérées dans la lettre pastorale eollective de l’Episcopat canadien, lue en chaire le 6 mars dernier.Les personnes, prêtres, communautés religieuses ou fidèles, qui désireraient faire une offrande substantielle, pourront la remettre directement à leur curé, ou â Mgr J.-A.Mousseau.procureur diocésnin.Toutes les sommes recueillies, soit par les quêtes soit par les dons Personnels, seront remises an rocureur diocésain si possible avant le 25 mars.II.— Le 3 avril prochain les cérémonies éommémoratives du jubilé sacerdotal “revêtiront un caractère profondément religieux”, aelon la demande de l’Episcopat.Observons la consigne donnée par le Saint-Père lui-même: “Je désire passer ce jour en récollection et en prières”, Pour répondre au désir de S.S.Pie XII, on voudra bien en conséquence: a) demander à tous les fidèles de faire la sainte communion ce jour du 3 avril.Aux enfants qui fréquentent les écoles, on demandera de communier le samedi, 2 avril, à une messe solennelle qui sera célébrée pour eux; d’ailleurs la date exacte du cinquantième anniversaire de l’ordination du Saint-Père est le 2 avril.b) réciler, au prône de chaque messe .quelques invocations aux intentions de Pic XII.tandis qu'à la grand-messe on chantera le 7V Deum suivi de l’oraison pour le Pape.Le sermon du Jour portera sur la dévotion au Pape.c) demander, au prône du 3 avril, à tous les fidèles d’ajouter, pendant les jours qui suivront, à la prière du soir en famille, un Pater, un Ave, un Gloria aux intentions du Souverain Pontife, et d'offrir quelques sacrifices personnels en union avec les souffrances morales de notre suprême Pasteur.d) faire de ce dimanche du 3 avril (Dimanche de la Passion), sur la demande même de S.S.Pie XII, une Journée de Prières “pour expier les crimes des ennemis de Dieu”.e) avertir tous les prêtres qu’ils sont autorisés, par une lettre Apostolique de S.S.Pie XII, en date du 12 février, à célébrer deux messes, la deuxième devant être dite aux intentions du Souverain Pontife.Cette seconde messe pourra être la messe votive "Pro remissione peccatorum”, en ornements violets, sans Gloria, avec mémoire, du dimanche.Credo, Préface de la Passion et dernier Evangile du Dimanche.Archevêché de Montréal, le 14 mars 1949.Mgr Jordan a regagné son diocèse Mgr Anthony Jordan, O-M.L, évêque du diocèse de Prince Rupert, a quitté Montréal cette semaine par le Continental Limited du Canadien National, après une tournée de conférences nans l'est du Canada.Mgr Jordan s’est dit très heureux des efforts faits par le gouvernement canadien pour réduire la tuberculose parmi les Indiens du Canada.La construction de sanato-riums par le gouvernement au cours des dernières années a apporté d'excellents résultats, a déclaré Mgr Jordan en référant en particulier au sanatorium d’Edmonton et à celui construit dans son diocèse.Chef d’un diocèse qui couvre plus de 133,000 milles carrés jjaiis le nord de la Colombie canadienne, Mgr Jordan doit voir au bien-être de quelque 8,000 Indiens.Sa tournée de conférences dans les églises de l’est du Canada avait pour but de solliciter l’aide des catholiques en faveur de son oeuvre missionnaire.Avant de retourner à Prince Rupert, l’éminent prélat s'arrêtera à Winnipeg, Edmonton, et dans le parc national Jasper.Retraites fermées Ch$»ali«ri de Colomb .20 mars a* 23 mura Allocation Prof, du Induitrioli .24 nun au 27 mira Bouchen Navigation.27 min au 10 mart Chamini da far — Tramwayi .31 man au 3 avril VILLA SAINT.MARTIN aous lo direction daa Paroi limitai Pour retenir une chambre, tél.: BY.2866 •• •M 1“ ¦y-a- yna.i^t-a^ 'a-n-a-’anafn* ia.-aa.ail Aiwa» •» •••.làmAilnéoiiBa A* -• M-a.».4*-*ae est d'organiser des promenades où l'on pourra concrétiser les leçons de choses données en classe.Voici en résumé le programme, des connaissances iisur’fes dans les différents cours, e’est-à-dire de la 3e à la 7e année inclusivement: Botanique: 3e Histoire des graines—Fleurs et fruits.4e Plantes alimentaires — Histoire du blé.5e Les arbres — Le sucre Comment la Providence protège les plantes.Linoléums incrustés, grand choix de couleurs, vendus et posés Çeotgi S-Cmile Champeau m» SAurr-Dsms |m tara d« thiètr» •t-DwM n.>«»3 ni*.AM.(4M la nature au premier rang parmi les études dignes de l’homme: “Je veux, dit-il, qu’il n’y ait mer, rivière ni fontaine, dont tu ne connaisses les poissons: tous les oiseaux de l’air, tous les arbres, arbustes et fructices des forêts, toutes les herbes de la terre, tous les métaux cachés au ventre des abîmes, les pierreries de tout orient et midi, que rien ne te soit inconnu”.Montaigne, Bossuet, R.P.Girard, etc., parlent dans le même sens.Plus près de nous Decroly, disait que les facteurs du milieu qui peuvent satisfaire les besoins de l’enfant sont: l’école, la société, * les animaux, les végétaux, l’univers entier”.Le grand pédagogue Rollin rappelait souvent: “L'étude des merveilles de la nature fortifie le sentiment religieux en nous révélant la grandeur de Dieu, elle aiguise les sens et développe l’esprit d’observation.Par ce moyen les enfants apprennent comme en se jouant une multitude de choses utiles et intéressantes” J’ai cru nécessaires, chers confrères, ces quelques eitations pour nous donner l’importance de l’étude des sciences naturelles.Utilité des C.J.N.1— Favorise le travail d'équipe.2— Développe l’esprit d’obîtrva-tion qui donnera à la rédaction plus de colorft, de charme et de naturel.3— Fait mieux apprécier les choses du milieu.4— Crée des initiatives.5— Fait de l'enfant un chercheur, un collectionneur.6— Donne une orientation aux élèves qui pourront diriger leurs activités vers les sciences.7— Contribue à louer plus par faitement le Créateur.Est-il possible d’organiser et de faire vivre un C.J.N.à l’école de rang?Je réponds ceci: A toutes les écoles, non.Dans un bon nom bre, oui.Cela ne nuit aucune ment au programme scolaire.Au contraire, c'est un complément nécessaire et recommandé par les agents du nouveau program me.Les C.J.N.favorisent les étu des; c’est une formation indis pensable pour l’écolier qui est appelé à vivre le belle vje rurale.Les classes-promenades sont au programme.On en parle dans les moyens d’enseigner les con LA VIEILLI MAISON 4( “TRANCHEMONTAGNE” » as» tau la distributrice m grra it la laxaausa laine Bouquet Peur Montréal et tant f’anest du Qnébra MARCHANDS DEMANDEZ NOS BLANCS DE COMMANDE C.X.TRANCHEMONTAGNE & CIE LIMITEE ^ (LM f|It d'Alfred Bernier) 4HJT-SULPIC* MONTREAL I M, 4411 naissances usuelles.Il en est également question dans les remarques touchant la lecture dirigée et les activités connexes.Ou y lit :eci: “La seconde demi-heure est i.doyée “à l'organisation de classes-promenades pour intéresser les élèves aux beautés de la nature, au milieu dans lequel iis vivent: minéraux, végétaux, animaux, divers accidents géographiques”, p.240, 236, 245, Cette partie va-t-elle rester dans nos manuels ou sera-t-elle mise en pratique?J’espère que la dernière suggestion sera suivie.Plusieurs C.J.N.des écoles de rang sont actuellement en pleine activité.Leur bonne marche peut encore être assurée en encourageant l’institutrice à poursuivre «on oeuvre.Je ne doute pas chers amis, que vouvaccentuiez chez vous le beau mouvement vers l’étude des sciences naturelles en aiguillonnant les C.J.N.actuels et en préparant de nouvelles fondations.D’ailleurs, chers confrères, vos actes prouvent que vous êtes tous des amants dévoués aux intérêts de notre patrimoine forestier du Bas St-Laurent, de la Gas-pésie et de la rive Nord.Vous avez choisi de vivre dans ces régions parce que vous les aimiez, oarce que vous vous sentiez at-irés vers les beautés du paysage animé par une faune riche et variée.II est probable que l’été prochain des cours de vacances sc-: organisés à Rimouski et à Grande-Rivière pour les directrices et directeurs des C.J.N.qui veulent se perfectionner dans les études botaniques, entomologi» ques, etc.Ce* cours seront donnés par des experts et seront sous les auspices de la Société canadienne d’Histoire naturelle.Je vous laisse le mot d’ordre du Christ lui-même modèle des naturalistes jeunes et vieux: Voyez les lis des champs.Julien ROISCLAIR, LE., coordonnateur des C.J.N.e concours de la Société de zoologie de Québec NOS GRENOUILLES ET NOS CRAPAUDS (1) 1 A quel groupe zoologique appartiennent les grenouilles et les crapauds?2 Nommez les principales espèces de grenouilles?3 Quel est l’habitat ordinaire du crapaud?4 Quel est le menu ordinaire des crapauds?5 Comment les grenouilles procèdent-elles pour faire entendre leur coassement?6 Comment les batraciens passent-ils l’hiver?7 Comment la grenouille et le crapaud se défendent-ils contre leurs ennemis?8 Comment les grenouilles cl les crapauds se reproduisent-ils?9 Les batraciens changent-ils de peau?10 Dessinez une grenouille ou un crapaud?Les réponses à ces questions devront parvenir avant le 30 mars 1949 à: Louis-Philippe Audet.25a rue Lachevrotiere, Québec.Les candidats sont priés: a) d’écrire lisiblement b) d’affranchir suffisamment leurs lettres c) de répéter la question.Nouvelles de Chicoutimi Chicoutimi, 19 (I).N.C.) — Selon une compagnie de Rochester, il serait maintenant possible d’épargner une somme de $5.50 par tonne dans la fabrication du papier-journal.Ce nouveau traitement du papier a été découvert accidentellement par deux chimistes de la Compagnie Price Brothers, les docteurs H.S.Hill et J.Edwards.C’est en interrompant une expérience de routine pour aller assister à un dîner que ces deux hommes firent leur découverte.Les chimistes, qui avaient cuit des copeaux de bois dans un laboratoire de l’usine à Kénogami, abandonnèrent leurs travaux pour arriver en temps à leur rendez-vous.Us avaient déposé le produit de leur expérience dans un vase pour recommencer leurs recherches le lendemain.Ce jour-là, ils trouvèrent que la qualité de la pulpe était chan- grès ce 10e jour de mars 1949, demandent à tous les organismes d’utilités publiques, à toutes les entreprises commerciales, à tous les foyers de la métropole et de tout le Québec, d’arborer avec fierté, tant au 24 mai.au 24 juin, qu’au 1er juillet, ou en tout autre fête, le symbole unanimement et uniquement accepté par la Législature de notre province: le fleurdelisé.gée.Après de nouvelles expériences, ils en vinrent à la conclusion qu’ils étaient les auteurs d’une nouvelle découverte.Le procédé est actuellement en opération depuis 9 mois à l’usine de Price Brothers, à Ri-verbend, et on a expérimenté une épargne de 85.50 la tonne sur une production de 1,400 tonnes par jour.Cette nouvelle découverte qui permettra d’économiser des millions, aura une grande répercussion sur toute l’industrie du papier en général.* Ÿ * Parmi les travaux qui seront effectués au cours de l’année par le gouvernement fédéral, on relève des montants de $53,000 pour les Grandes-Bergeronnes, $23,000 pour les Eboulements, $10,000 pour Saint-Félicien et $35,000 pour Saint-Joseph d’Alma.Ces octrois serviront à la construction de quais ou édifices publics.* * * I.a récolte des bleuets en 1948 s’est montrée très inférieure à celle de 1947, excepté à Dolbeau où elle a rapporté la somme de $231.857 contre $228,055 l’année précédente.Pour la récolte, du miel au cours de la dernière année, le comté de Chicontimi vient en tète avec une récolte de 72,670 livres, suivi du comté du Lac-St-Jean avec 66,010 livres.La Commission d’apprentisSa-ge des métiers de l’imprimerie de la cité de Montréal vient de faire tenir à l’honorable ministre du Bien-Etre Social et de la Jeunesse, un mémoire pour demander que soient étendues aux compagnons des métiers de l’imprimerie les mêmes facilités de for-malion professionnelle qui sont actuellement offertes à l’Ecole des Arts Graphiques, le soir, aux apprentis qui sont dans leurs trois dernières années d’apprentissage.Le mémoire signale qu’en ver-tq d’une entente intervenue entre le ministère de la Commission, le 16 juillet dernier, plus de 200 apprentis qui sont dans leurs trois premières années d’apprentissage, fréquentent régulièrement, par mode de roulement, à raison d’une journée par semaine, l’Ecole des Arts graphiaues uour y recevoir des cours théoriques avec démonstration dans le métier où ils font leur apprentissage, aux fins de compléter ia formation pratique qu’ils reçoivent à l’atelier.En vertu de cette même entente, plus de 120 apprentis qui sont dans leurs trois dernières années d’apprentissage, suivent présentement les cours spéciaux du soir donner à l’Ecole des Arts graphiques aux fins de se qualifier ou de se perfectionner dans la spécialité pour laquelle ils ont le plus d’aptitudes ou de goûts personnels.La Commission fait remarquer au ministre que cette entente ne couvre que les apprentis et que par conséquent, les compagnons actuels, ou du moins une grande partie d’entre eux, n’ont pas eu l’avantage au cours de leur stage d’apprentissage de suivre des cours de formation technique dans leur métier.La Commission donne aussi la liste de 275 compagnons qui ont signifié leur désir, par écrit, de prendre ces cours spécialisés afin de pouvoir bénéficier des mêmes avantages de formation professionnelle que les apprentis.La Commission demande au ministre, dans le but d’encourager le perfectionnement technique et d’accroître la valeur professionnelle des compagnons, de prendre les mesures necessaires pour que l’Ecole des Arts graphiques de Montréal puisse accommoder, l’automne prochain, en sus des apprentis qui sont dans i£ur trois dernières années d’apprentissage, tous les compagnons qui aimeraient suivre les cours spéciaux du soir qui y sont donnés.Les usines de Saint-Malo Québec, 19.(D.N.C.) — La vente des usines de St-Malo par je commissariat de l’industrie à 32 entreprises diversifiées aura rapporté à la cité de Québec un montant global net de $1,400,000 quand le commissariat aura perçu le demi-million qui lui est dû par suite des ventes à termes.Hier, encore, avant de partir pour Washington, M.le maire Lucien Borne, a signé trois actes de vente avec les représentants de la firme Good Year, de la St-Malo Heating et de la Quebec Power Co.Et le premier magistrat de la ville de Champlain a reçu la somme de $320,000 qui ira grossir la caisse du commissariat de l’industrie.A La suite des transactions de St-Malo, le comité municipal de i’industrie et le commissariat de l’industrie ont maintenant à leur disposition SOil.OOO.Pâques à New-York EXCURSION AVEC ESCORTE Départ de Montréal, gare Windsor, 14 avril, à 9 h.50 p.m.Arrivée à Montréal, 19 avril, à 8 h.25 g.m.4 Jours k New-York, y compris chambre double avec baignoire, à l'Hôtel Astor (système européen) — Transport entre la gare et l’hôtel à New-York — Tournée d'exploration de quatre heures dans 1a basse-vlUe et la haute-vlUe new-yorkaises — Représentation à la sali* de musique de Radio-City.Visite, ayec escorte, du “Rockefeller Centre”, y compris observation du haut des toits — Admission à une émission radiophonique.*52-10 ST 1 .51 71 „ K" première, arec Ut inférieur pou- en wagons ordinaires.ie trajet dans les deux directions.Prix sur demande, comprenant accommodation dans d'autres types de Pullmans.Pour réserve de places, programme et autres renseignements, s’adresser à THOS.COOK & SON (Continental and Overseas) Limited 1241, ru* Real, Montréal M Arquette 9219 Ouverts de 9 h.à 5 h.30 tous les jours samedi compris DUPUIS vous suggère pour Pâques Complets-Paletots de Pâques pour hommes et jeunes gens PALETOTS ETOFFES ANGLAISES OU DOMESTIQUES Tailles : 34 à 46 pour hommés, jeunes gens — Texture haute qualité dans lês nuances mi-fon-cées ou plus pâles pour les beaux jours.L 42.50 U* (1) Voir tract numéro 82 de la .Bibliothèque des Jeunes natura- | listes: Nos grenouilles et nos crapauds, par Frère Alexandre, f.é.c.Seul drapeau reconnu Voeu adopté au Congrès général de la Société Saint-Jean-Bap-liste de Montréal, le 10 msrs 1949: Attendu qu'un drapeau est un signe de réjouissance publique; Attendu que le 24 juin est la fête, 1a 'grande fête d un peuple porteur de la culture et de la civilisation françaises en Amérique; Attendu que le 21 janvier 1943 le gouvernement du Québec nous a donné un drapeau nettement caractéristique; Considérant mie nos édifices publics, nos écoles, nos maisons d’affaires, etc., ne sont pat, généralement parlant,' suffisamment pavoisés de fleurdelisés, ou sont même chargés de drapeaux ou étrangers ou non officiels; Les délégués, réunis en con- Poiements faciles si désiré selon les dispositions de la loi provinciale.COMPLETS EN WORSTED ANGLAIS, EN GABARDINE • Tailles : 35 à 46 pôur hommes, jeunes gens.Les tons unis de brun, beige, bleu sont offerts dans le worsted anglais ou la gabardine serrée .Plusieurs belles rayures aussi dans un fin worsted, épaisseur printemps.Veston droit ou croisé et le toujours populaire modèle "Lounge".IM u # ijL-A i ! • 55.00 Paiements faciles si désiré selon les dispositions d* la lai provincial*.Dunns — m-dc-ehanuta m mm» r tm - s a v mono ourins * J_ où
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