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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 23 juin 1949
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1949-06-23, Collections de BAnQ.

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Hommagt à la $Q£ifité SainHaan-Baptiste de Montréal Participons tous aux célébrations de notre fête nationale Piractaui t Cénrd FILION FAIS CE QUE DOIS Rédacteur «h chef ; Orner HEROUX CANADIENS FRANÇAIS! Soyons fidèles à nos tradition?h notre langue et à notre foi j\ou3 âomnteâ le nombie, Pourquoi ne 3e\ion3-nou& paâ la force?1 ' HIL LAURENTIENNE Compagnie d’c4ââu\ance âu% la vie QUEBEC, QUE, Ul mÊlKÊÈÊStStÉiiÊÉÊiÊÊiiiËËÊÊÊÈS&BsÊÊm / f Il LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI, 23 JUIN 194» »11 '»MWf „rwgp»jr ipw A Société St-Jean-Baptiste et l’expansion française (Par le notaire L.-A.Fréchette) J Let deux extrémitéi de l'Amérique du Nord, le baie d'Hudson et la Louitiene, furent let principaux théâtres des exploits de Pierre Le-Moyne d'Iberville.Né é Montréal en 1661, il entre tout jeune dant la marine En 1686, il fait partie de l'expédition qui s'empare de la baie d'Hudson.Nommé gouverneur, Iberville s'y maintient jusqu'é la paix de Ryswick (1697), qui reconnaissait les droits de la France sur ce terr-t.C're.En 1699, il y a deux cent cinquante ans cette année, Iberville, complétant l'oeuvre de La Salle, reconnait par mer l'embouchure du Mississipi et prend de nouveau possession de la Louisiane.Le char représente "Le Pélican", navire du roi avec lequel Iberville | cation, remporta en 1697, prés du fort Nelson, dans la baie d'Hudson, une brillante victoire contre trois vaisseaux anglais.(Don de la Compagnie des Tramways de Montréal).Fondée en 1834 par Ludger Du-vernay, la Société Saint JeanBap-| liste de Montréal obtenait sa pre-! miére charte en 1849, par l’inter-| médiaire de ùeorges-Etfenne Cartier.premier secrétaire, et de Joseph Bourret, plus tard président 1 général, tous deux alors députés.Ce document contient dans son préambule les buts que tous les amendements subséquents o n t : scrupuleusement conservés, même dans la diversité des textes • 1* { aider et secourir les personnes l'origine française qui se trouvent dans la nécessité de recourir à l’assistance de leurs concitoyens; 2“ contribuer à leur progrès mo-j ral et social et autres objets de | bienfaisance; et 3' répandre l’édu- sèche nomenclature, après avoir notre Société sont distribués aux des avantages du gouvernement consulté, sur des dunes de pous- groupes canadiens-français des au- responsable, c’est que lui et son sière, une montagne d’archives, M.très provinces et entretiennent la équipe de prisonniers politiques, ~ pour la plupart fondateurs de notre société nationale, n’ont pas craint de mettre leur tête à prix pour la défense d’un principe.Robert Rumiüy, qui prépare ac- pensée française au Canada.De-tuellement l’histoire de notre so- pui» sa fondation, cette oeuvre a ciété, nous en indiquera d’autres, fourni aux nôtres au delà de 1,- Conseil général de la Société Saint-Jean-Baptiste 1948-1949 Président général; Arthur TREMBLAY, 2369, rue Coursol.1er vice-président: Lucien REMILLARD, 6743, boni.Saint Laurent.2e vice-président: Donat ALLA’iRE, 2170, rue Darling.Secrétaire général: Jean-Robert BONNIER, 3779, rue Saint^André.Trésorier général: J.Emile BOUCHER, 5607, rue Sterling — 865 est, rue Sainte Catherine.Aumônier général: Mgr Olivier MAUKAULT, P.S.S., 2900, bout, du Mont Royal.Directeurs généraux: Guy VANTER, 3626, rue Sainte-Famille — 57 ouest, rue Saint-Jacques; J Ernest LAFORCE, Commission service civil, Hôtel du gouvernement, Québec, 611, rue Saint-Jean, Québec; L.-Aihana.se FRECHETTE, 506, rue Bloomfield — 159 ouest, rue Craig; Roger DUHAMEL, 4115, rue Marlowe; Charles-Auguste CHAGNON, 725, rue Rontty, Verdun — 1306 est, rue Sainte-Catherine; Paul GUER-T1N, 5280, boni, Pie IX; Dr J.-Alcide MARTEL, 2207, rue Fullum; Georges CHERRIER, 6701.rue Henri-Julien; Me Eugène THERRIEN, 12268, rue De Serres 159 ouest, rue Craig; Alfred CHARPENTIER, 8609, rue De Gaspé.Scrétariat général: Chef du secrétariat: J.-Léopold GAGNER, 6726, rue Cork 1182, boul.Saint-Laurent; administrateur du Prêt d’honneur: Thomas BERTRAND, 1182, boul.Saint-Laurent; organisateur: Emile PIGEON, 3946, rue Saint-Hubert; comptable: Yvon MALENFANT, 66, rue Dante, La Société Saint-Jean Baptiste a donc été créée pour les Canadiens français.Elle a été fondée, non seulement pour les assister dans la nécessité mais encore pour les acheminer vers le progrès, en utilisant tous les moyens à sa disposition, notamment l’éducation.Voyons donc par quelles oeuvres elle réalise ses buts Les directeurs de tous les temps, mais surtout ceux des derniers cinquante ans, ont vite compris qu’il ne suffit pas de soulager la misère des gens, mais qu’il faut ¦ les empêcher d’y tomber; que la 1 bienfaisance consiste non seule-• ment A porter secours uux déshé-\ rités de la fortune, mais à créer | un milieu économique, social, mo-j ral qui favorise une certaine ai-| sance et développe l’habitude de j l'économie et du travail.Voilà pourquoi, après avoir assuré la sécurité matérielle de notre Société en la dotant d’un siège social permanent, le Conseil général a entrepris la fondajion d’une série d’oeuvres économiques, de bienfaisance sociale, d’éducation et de solidarité nationale, dont l’histoire parlera et qui pour la plupart existent encore.46 36 4F Je veux ici me contenter d’une brève esquisse ou mieux d’une Je note dans l’ordre chronologique : 1° Inauguration en 1893 du Monument National, qui assurait un siège permanent à notre Société et création de la Commission aumi-nistrative du Monument National, actuellement présidée par un homme bien pacifique, M.Arthur Tremblay, président général de la Société; 2 Fondation en 1899 de la Caisse nationale d’économie, filiale d’un actif de $17,400,000 que préside avec beaucoup d’esprit prime-sautier, quand il ne parle pas de la législation, M.V.-Elzéar Beaupré, ancien président général; 3“ Fondation en 1918 de la Société nationale de Fiducie, qui administre actuellement pour au delà de $20,000,000 de biens de toutes sortes, et dont le Conseil est présidé par un homme d’affaires patriote, ancien président général, de qui Me Antonio Perrault disait: -Vous savez Morin.ce n’est pas du sang qu’il a dans les veines, c’est du sirop d’érable.” 4° Organisation en 1926 d'un vaste mouvement de colonisation dans le dessein de donner à "nos hommes sans terre des terres sans homme.” La société engouffre dans cette oeuvre de salut une somme de $60,000.Cette filiale, munie d’une charte spéciale, est devenue notre société diocésaine de colonisation, actuellement présidée par Mgr Conrad Chaumont: 5° Fondation en 1933 d’un comité spécial d’encouragement économique aux nôtres lequel devient la ‘‘Ligue de l’Achat chez nous”, qui .n’est pas une filiale mais une créature de notre société; 6° Fondation en 1940 et mise en opération en 1941 de la Société nationale d’assurance, qui, après deux ans d’existence effective, 000.000 de volumes et revues.1917: Appui financier aux école^ du Keewatin, d’Ontario et d’A-cadie.Cet appui a pris depuis une forme permanente de secours par l’encouragement pécuniaire aux concours de français dans les écoles où la langue maternelle semble le plus en danger.1920: Organisation de la finance nécessaire à la fondation d’une paroisse canadienne-française à Toronto.1935 : Appui financier au poste de radio française de New-Carlisle, CHNC, lequel dessert la population acadienne dr Noubeau-Bruns-wick et d’autres centres français des provinces maritimes.Publication de chansonniers canadiens-français au nombre de 145,000.Durant la guerre, notre société en a distribué des milliers d’exemplaires dans les camps militaires.Ils ont entretenu chez nos soldats l’amour de la patrie et des traditions familiales.On chantait nos chansons à Londres où, soit dit en passant, on célébrait la Saint-Jean-Baptiste tous les ans durant la guerre.Il le fallait bien, puisque notre pays a élargi ses frontières jusque là.Publication de contes historiques en images, diffusés à des millions d’exemplaires.Depuis 1934, diffusion à travers les deux Amériques de 8,000.000 d’exemplaires de timbres à Tef-figie des héros de notre histoire nationale.Contribution en 1943 pour une somme de $15,000 au comité de souscription à la presse acadienne, cette contribution venant tant du Conseil général que des efforts combinés des dirigeants et membres de nos sections paroissiales.Fondation en 1944 du Prêt d’honneur qui met actuellement Hommage au patriotisme éclairé et à l’oeuvre féconde de la Société Saint-Jean-Baptiste.Nos voeux à nos compatriotes canadiens-français en ce jour de fête nationale.é QUINCAILLERIE J.-M.RAVARY Inc.4039 est, rue Stc-Cathcrinc AM.1525 possède pour $30,000,000 d’assu- à la disposition d’étudiants pau-rances en vigueur contre l’incen- vres plus de $100,000.Nous formulons le voeu que tous les Canadiens français contribuent dans la mesure de leurs forces à la grandeur de la patrie et préparent par le fait même un avenir meilleur à leurs fils.C’est là la bonne façon d'affirmer nos sentiments patriotiques, nous semble-t-il.Vive le Canada français! # QUINCAILLERIE J.-R.Grégoire 3605 EST.RUE ONTARIO FA.1167-8 die.Cette filiale est habituellement présidée par un homme dont le seul timbre de voix possède la résonance d’une voûte de sûreté, un homme à qui on pourrait décerner, du point de vue des affaires, ce titre dont Louis XIV honorait madame de Maintenon : "Sa solidité”.J’»l nommé M.J.-V.Desaulniers; 7° Fondation in 1945 de la Caisse nationale d’assurancevie dont l’actif est de $1,500,000 et que j’ai l’honneur de présider depuis les débuts.Elle naquit de la transformation de notre Caisse de remboursement (1903) en Société d'assurance-vie; 8° Souscription par la Société Saint-Jean-Baptiste et ses filiales économiques de $25,000 à la campagne de souscription de l’Université de Montréal; 9° Souscription annuelle, soit sous forme d’aide aux oeuvres par le Conseil général, soit sous forme d’aide et de publicité par ses conseils de filiales, d’une somme annuelle dépassant $20,000, somme qui s’accroît d’année en année, i Toutes ces oeuvres économiques j sont vraiment fécondes.Quant à nos filiales, elles’pivotent autour j du Conseil général et travaillent j chacune dans son milieu propre, à : mettre dans les mains des nôtres les leviers de commande indispen-I sables au rayonnement de la culture et de la pensée d’un peuple catholique et français.L’action économique de chaque Conseil n’entrave pas l’action nationale du Conseil général et travaille chacune dans son milieu propre, à mettre dans les mains des nôtres les leviers de commande indispensables au rayonnement de la culture et.de la pensée d’un peuple catholique et français.L’action économique de chaque Conseil n’entrave nas l’action nationale du Conseil général et vice versa.Merveilleux mécanisme, bel exemple de fédération où le pouvoir central n’empiète aucunement sur les autonomies particulières.?36 36 tfot» n’allons pas croire que l’oeuvre de notre Société se borne à l’économique.Quelque temps après la chute de la France, Thon.M.King adressait aux Canadiens français ce message : “La défaite de la France vous impose le devoir de porter haut les traditions de la culture et de la civilisation françaises.” Je cite ces paroles parce qu’elles servent mes convictions et un peu par complaisance pour nous amis des journaux de langue anglaise.Tout de même notre société n'a pas attendu cette déclaration pour remplir sa mission vers la pensée et la culture françaises.D’accord avec les grands buts de sa charte, elle s’est ; efforcée d’édifier des oeuvres d’éducation et de propagande Iran-j çaises.Et tout d’abord, pour ne parler ue des derniers cinquante ans, s 1896, organisation au Monument National de cours publics aussi variés qu’utiles, destinés à développer chez notre jeunesse ca-nadienne-frSnçaise, la compétence commerciale, industrielle, technl-! que et artisanale; plus récemment i fondation d’un cours de compta-bilité fiscale De ces cours publics sont sorties les grandes écoles spécialisées.Hautes Etudes commerciales, Technique, Beaux-Arts, l’Ecole des guides du tourisme, etc.1913: Collecte du sou de la pensée française qui permit de donner à la minorité français d’Ontario la somme de $15.000 pour la défense de ses écoles.A la même oate, institution d’un | concours d’histoire du Canada I dans les maisons d’enseignement secondaire.Quarante institutions y que dès Fondation en 1945 du prix Du-vernay, qui gratifie chaque année l’un de nos écrivains d’une somme de $500.Depuis 1948, don de $3,000 et prêt de $2.000 à la Société Saint-Thomas-d’Aquin pour lui permettre de maintenir dans Tile du PrinceEdouard la résonance du verbe de France.Contribution en 1945 pour une somme considérable, tant par le Conseil général que par les sections paroissiales à la campagne de souscription à Radio-Ouest française.Depuis 1941, organisation annuelle du gala des loisirs lequel coïncide avec l’anniversaire de la fondation de Montréal, et le but est de développer le goût des nôtres pour la musique instrumentale et vocale, de dénicher de jeunes talents et, à la suite de concours éliminatoires, de lancer les meilleurs sur la scène et au micro.Organisation chaque année du défilé historique et du banquet national.L’un honore nos gloires disparues, en offrant au peuple des modèles; l’autre reconnaît les mérites de quelques hommes du présent, dont la vie est une élévation, parce qu’ils ont refusé tout abaissement.Voilà quelques oeuvres, et quelques-unes seulement, qui indiquent comment notre Société nationale sert la culture française au Canada où elle est détestée et à l’étranger où elle est menacée.36 36 36 Au chapitre de la bienfaisance proprement dite, je n’en finirais pas d’énumérer les oeuvres de notre société.Un fait toutefois mérite d’être noté.Dès 1902 se fondait dans le sein du Conseil général un comité de dames patronesses, lequel devait donner naissance — puisqu’il s'agit des dames — à la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et à une myriade d’oeuvres fécondes, notamment les écoles d’enseignement ménager.Organisation en 1918 d’une campagne de propagande et de luttes contre la mortalité infantile.Organisation en 1923 d’une grande campagne de souscription publique au profit de l’hôpital du Sacré-Coeur de Cartierville.Depuis vingt ans environ, organisation annuelle des concerts populaires au parc La Fontaine dam le but de développer chez le peuple le culte du beau et d’un patriotisme de bon aloi.La ville vient de reconnaître par un octroi cette oeuvre de bienfaisance et d’éducation civique.Participation active de toutes nos sections paroissiales aux campagnes annuelles de la Fédération des oeuvres de charité, à la demande du Conseil général qui ordonne à cette fin de suspendre toute autre activité locale.A la demande de S.Ex.Mgr Charbonneau, archevêque de Montréal, organisation en 1941 d’une grande campagne de propagande auprès de tous les corps publics, chambre de commerce, ligues de propriétaires, sociétés de toutes sortes, aux fins d’obtenir une loi provinciale sur le traitement obligatoire des vénériens et obtention de cette loi.36 36 36 Et j’en passe, J’en passe.Oeuvres économiaues, oeuvres d’éducation et de propagande françaises.oeuvres de bienfaisance sociale, et pour compléter le cycle, oeuvres enfin de solidarité nationale au-dessus, en marge, en dehors de la politique de parti.Cette dernière catégorie d’oeuvres, pour laquelle j’éprouve personnellement un amour de prédilection, .r l La mission patriotique que la Société St-Jean-Baptiste s’est imposée pour la conservation de notre trésor national mérite les plus grands éloges.Depuis sa fondation cette société n’a cessé d’être une source d'exemple et d’inspiration pour tous les Canadiens français et nous la prions d’accepter ici nos vives FELICITATIONS L.J.PARENT & FILS LIMITEE MANUFACTURIERS DE TRICOT 4892 boulevard St-Laurent — BE.2743 J 4' 24 JUIN FETE PATRONALE DES CANADIENS FRANÇAIS Nous faisons des voeux pour le progrès matériel de tous nos compatriotes et pour l’entière réalisation de leurs aspirations les plus légitimes GRAVtUR* 2Bï **Ul ONTARIO PRIS UklUNV - MIJMlMlAL VJr*-pré*iaent Pi+,l*»nt »«.*r*s.et gérant *«n.J.-M.POTVIN ERNEST MARTIN ARMAND HEBERT ~Tb D g O a oc?- i ü J „ ü o 8"U 0 B 0 H 8TVB 8 8 8 8T8 * * « VTâTTTinr*^ j f 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI.23 JUIN 1949 y i La plupart des costumes dans le défilé de la Saint-Jean-Baptiste sont fournis par JOSEPH PONTON ENR'G.LOUIS AUTHIER, Prop.COSTUMES «DE THEATRE 35 est, rue Notre-Dame Montréal Fraternelles salutations il tous nos compatriotes Â.PICHET FOURRURES Inc.SPECIALISTE EN FOURRURES 2170 ouest', rue Ste-Cafherine, près du Forum Vive le Canada français Etablis en 1910 £ Que la tradition de foi, d’honneur, de courage et de loyauté, identifiée avec toute l'histoire de notre race, soit notre guide pour avancer le front haut et d’un pas ferme vers I avenir! MAURICE LANIEL Enr'u, Maurice - Irénée LANIEL, prop.MANUFACTURIERS DE MANTEAUX POUR DAMES 7542, rue SAINT-HUBERT — CA.8217 HA.8744 S51 OUEST, RUE SAINT-PAUL Près McCILL L’expansion française en Ontario •-par Louis Charbonneau La Société Saini-Jean-Baptiste el l'expansion française i't£z w yïïïtjlffî'Pf'™ « Ky-iTon* deltSâlN finit ^ ^ rCe0l|*n P*6 etd*l e^d Jlcend iHîl^ par XWlZ'ZTÜMJ !• fteuve * au/nd T.eXaS cherche san* Y ^ussir è retrouver !• tleuve, quand des déserteurs l'assassinent le 19 mars 1687 Grâce fence inf?t!9ab.le',ce Stand découvreur, au terme d'une exis- monde 9iEnda|l.re' la,ssal, a son Pay» une de* plus riches contrées du dl U Vc ^ ar repré.$entJe La Salle Ptononçant une harangue lors da la prise ds possession de la Louisiane, le 9 avril 1682.La eéré-moniale déroula au confluent des trois bras du Mississipi.Un récollet es soldats, un notaire et der Indiens figurent les membre» de l'expé'- dition.(Don de l'impérial Tobacco Company of Canada Limited).Nous devons à la vérité de pro- D’après ce recensement de 1941, clamer que nos ancêtres furent les .les Canadiens français vivant en premiers et valeureux pionniers de j dehors de la province de Québec l’Ontario, que leurs descendants j constituent 22 pour 100 de la popu-actuels ont reconquis en partie ce ; lation française du pays.Les Fran-patrifnoine et qu’ils entendent y : co-Ontariens.à eux seuls, forment jouir de tous leurs droits comme j 47 four 100 de cette population française résidant en dehors du Québec.C’est donc dire que la i»i norité franco-ontarienne est, au moins par le nombre, la plus importante de nos ’•minorités”.ils sont prêts à y accomplir tous i leurs devoirs.A l’origine, cette immense région appartenait au Canada dontj parle Cartier dans ses récits de ; 1535, puis à la Nouvelle-France de Cette minorité est fortement or Champlain.Sous le régime britan- j ganisêe au point de vue religieux, nique, en 1791, elle s'appelle le ! scolaire, social et économique.Tout alors séparée Haut-Canada, étant du Bas-Canada.En 1840 s’opéra l’Union des deux provinces sous le même gouvernement jusqu'à la Confédération, alors que le Haut-Canada devint la province de l’Ontario et que le Bas-Canada prit le nom de province de Québec.Dès 1610, Champlain envoie vers le pays des Grands Lacs de jeunes Français hardis et entreprenants, qui devinrent bientôt des explorateurs, des guides et des interprètes.Champlain lui-même remonta à l’Outaouais en 1613 et se rendit au pays des Hurons en 1615.Le Récol-Let Le Caron l’avait précédé.Le 12 août il avait dit la messe à Carha-gouha, sur les bords de la Baie Géorgienne, dans une hutte qui fut la première chapelle de la province d’Ontario.Cet endroit historique est situé dans la paroisse canadien-ne-française de La Fontaine, diocèse de Toronto.Tout le monde connaît les labeurs apostoliques des Jésuites français en Huronie de 1632 à 1649, Nous célébrons cette année le tricentenaire de leur glorieux martyre.Mais le travail d’exploration et d’évangélisation se continua.Dans la seconde moitié du dix-septième siècle les Français continuent leur poussée vers l’ouest.Ils s’installent au Sault Sainte-Marie.Ils fondent des résidences sur les bords du lac Supérieur.Les Jésuites évangélisent même le pays des Illinois.Marquette atteint le Mississipi.En 1670, deux Sulpiciens, MM.Dollier de Casson et Câlinée, so rendent au Sault Sainte-Marie.Plus tard ils érigent sur les bords du lac Erié une croix aux armes du roi de France.En 1685, Nicolas Perrot remonte l’Outaouais avec vingt compagnons.En 1686, une troupe de trente soldats réguliers et de 70 volontaires, commandée par le chevalier de Troyes et d’Iberville, se rend par l’Outaouais jusqu’à la Baie d’Hudson pour revendiquer les droits du roi de France.En 1673 le comte de Frontenac avait fait construire le Fort Cataracoui à l’endroit où se trouve aujourd’hui Kingston pour assurer la prépondérance française sur le lac Ontario.En 1701, Antoine de Lamothe-Cadiilac fonde la colonie de Détroit.En 1731 les Français bâtissent le fort Saint-Pierre, ainsi nommé en l’honneur de Pierre de la Vérendrye, sur les bords du lac de la Pluie.En 1733, La Vérendrye érige le fort Saint-Charles sur l’une des rives du lac des Bois.Vers la fin du régime français le gouverneur De la Galissonnière fait ériger le fort Rouillé, à l’endroit où s’élève aujourd’hui la capitale de l’Ontario.En 1749, le marquis Duquesne, gouverneur de la Nouvelle-France fait construire le fort Presqu’île sur le lac Erié.Tout le territoire de l’Ontario fut donc découvert, exploré et évangélisé par la France au 17e siècle et au 18e siècle.Peu après la cession du Canada à l’Angleterre, la guerre de l’Indépendance des Etats-Unis amena l’immigration des Loyalistes, qui se fixèrent sur le Haut Saint-Laurent et sur les rives des lacs Erié et Ontario.En 1791 cette région devenait le Haut-Canada.Mais, malgré la forte immigration des Loyalistes et, plus tard l’immigration des Iles britanniques, la pénétration française dans cette province n’en continua pas moins.La colonie de Détroit avait débordé en territoire canadien.Le premier député d’Es-sex à la Législature du Haut-Canada fut un député de langue française.Des colons de langue française vinrent s’éablir dans le Haut-Canada.Ils s’établirent d’abord dans les comtés limitrophes de Prescott et de Russell et dans la ville de Bytown.Vers la fin du 19e siècle ils suivirent la construction du chemin de fer Canadien du Pacifique et établirent de nombreuses colonies dans ce qu’on appela alors le Nouvel-Ontario.Mais co Nouvel-Ontario se développa vers le nord par la construction d’un nouveau chemin de fer transcontinental au commencement du 20e siècle et par la réunion de ces deux transcontinentaux par la ligne ferroviaire de North Bay à Cochrane.La population canadienne-françai* se borda ccs deux lignes de colonies agricoles et fournit un apport considérable aux villes minières qui surgirent dans cette région.En 1901, la population d’origine française de l’Ontario était d’environ 200,000 âmes.Le recensement rie 1941 porte son nombre h 373,990.d’abord elle est assez solidement groupée.On peut dire que 85 pour 100 environ des Franco-Ontariens sont groupés au point de vue scolaire et paroissial.Le groupement le plus nombreux et le plus compact est celui de l’est, qui touche à la province de Québec.11 comprend les comtés de Prescott, Russell, Carleton, Glengarry et Stormont.En 1941, il comptait 125,000 âmes.C’est dans le comté de Carleton que se trouve la capitale du Canada, où, d’après le dernier recensement, les Canadiens français ______________ _ étaient au nombre de 48,081 soit i nadiens français.Ces classes sont leurs dans le service intérieur de .l’administration fédérale contribue : à l’enrichissement économique, so- j cial et culturel du groupe français j d'Ottawa et, par conséquent, du j groupe franco-ontarien, et celui-ci | est loin de s’en plaindre.De Qué bec nous sont venus de hauts fonctionnaires qui ont fait souche dans l’Ontario ou qui sont encore au milieu de nous: juges de la Cour su préme, sous-ministres, ministres, premiers ministres mêmes, chefs de service, juristes, archivistes, bibliothécaires, écrivains, traduc leurs, chimistes, ingénieurs, techniciens Dans la réclamation de sa part légitime de fonctionnaires fédéraux, l'élément canadien-français ne songe pas parfois qu’il contribue ainsi à faire d’Ottawa une capitale qui représentera le caractère bilingue et biethnique du Canada.Au point de vue scolaire, l’élément franco-ontarien a fait, depuis le dernier quart de siècle surtout, des progrès considérables.Il y a actuellement en Ontario, au degré primaire, 1500 classes bilingues fréquentées par 50,000 enfants Ca 31 pour 100 de la population totale et 60 pour 100 de la population catholique.Le deuxième groupe, en importance numérique, est celui de l'Ontario-Nord, qui comprend les districts de Nipissing, Sudbury, Al-goma, Têmiseamingue et Cochrane.Le nombre des Canadiens français de cette région s’élevait, en 1941, à 110,000 âmes.Le troisième groupe, celui de la péninsule de Kent et Essex, s’élevait à 46,326.Les autres groupes importants sont ceux de Simcoe (9,145), Toronto (10,-302), Hamilton (4,556) et Welland (4,360).Un fait intéressant à noter, c’est que la population française de l’Ontario est un peu plus rurale que celle de la province de Québec.La population française du Québec, toujours d’après les statistiques de 1941, se divisait comme suit: 41 pour 100 rurale, 59 pour 100 urbaine.Pour la population française de l'Ontario, on a les pourcentages suivants: 44 pour 100 rurale et 56 pour 100 urbaine.Cette population rurale peut encore se développer dans l’est de l’Ontario et elle a un vaste champ d’expansion qui lui est ouvert dans l’Ontario-Nord, particulièrement dans les diocèses de Timmins et de Hearst.Les Franco-Ontariens comptent 153 paroisses sous la direction de curés Canadiens français.En voici la liste par diocèses: Ottawa.44; Alexandria, 9; Pembroke, 5; Sault Sainte-Marie, 23; Timmins, 15; Hearst, 28; Toronto 5; London, 17; Saint-Boniface, 7.Le clergé du vicariat apostolique de la Baie James est entièrement de langue française.Au point de vue politique, l’influence des Franco-Ontariens commence à compter.Ils élisent un député à la Chambre des Communes dans les comtés suivants: Prescott, Russell, Stormont, Ottawa-est, Nipissing, Cochrane et Essex-est.A la Législature provinciale ils ont actuellement un député pour les comtés de Prescott, Russell, Ottawa-est, Cochrane et Essex nord.Leur influence est considérable dans une dizaine d’autres divisions électorales.Ils ont actuellement deux ministres dans le cabinet fédéral: Thon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du bien-être social; et l’hon, Lionel Chevrier, ministre des Transports.Au Sénat, ils sont représentés par les sénateurs Laçasse et Hurtubise.Ils ont deux juges à la Cour suprême de l’Ontario, les honorables juges Edgar Chevrier et Jean Genest, et cinq juges de comté, MM.les juges Marion, Plouffe, Proulx, Danis etl Legris.Dans la vie municipale, ils i occupent un rang proportionné à leur nombre et à leur groupement 1 Ainsi le conseil des comtés-unis de ' ) Prescott et Russell est presque ex- ' clusivement canadien-français.Et la capitale du Canada a élu, en 1949, un maire Canadien français, Son Honneur le maire Bourque.Dans le fonctionnarisme fédéral, comme on le sait, la situation des Canadiens français n’est proportionnée ni au nombre ni à l’importance de leur groupe ethnique.Mais c’est là une autre question.Ce n’est pas le groupe franco-ontarien, assurément, qui est chargé de remplir tous les postes qui doivent échoir à la population de langue française.Cependant, en raison du fait que beaucoup d’entre eux résident à Ottawa ou à proximité de la capitale, les Franco-Ontariens sont les plus nombreux parmi les Canadiens français à postuler les situations moyennes et “inférieures de l'administration fédérale.Pour les situations plus élevées, ils doi vent concourir avec leurs compa triotes des autres provinces, particulièrement ceux de la province de Québec.La population française d'Ottawa s’enrichit ainsi d’un np port précieux de la vieille province et des provinces-soeurs.Tout poste important accordé à un Ca nadien français de Québec ou d'ail- sous la surveillance de treize inspecteurs d’écoles franco-ontariens et d’un directeur général franco-ontarien, En 1927, le ministère de l’Instruction publique de l'Ontario établissait à Ottawa une école mu- les RR.Pi’.Jésuites et affilié à l’Université Laval.Ce collège a déjà fourni à l’On ario français plus de cinquante prêtres et un grand nombre de membres des professions libérales, sans compter l'en scignement précieux qu'il a donné à des centaines d élèves qui ont fréquenté scs classes pendant quel nues années sans terminer leurs études.Le collège du Sacré-Coeur est la forteresse française du nord de l’Ontario.Et le premier bastion de l’Ontario français es! l’Université d’Ot tawa, dirigée par les RR.PP.Oblats.Fondée en 1848, cette institution, après des débuts bii*i modestes, a atteint aujourd'hui un développement considérable.Outre sa faculté des arts, l’université pos-( série tes facultés, écoles et instituts suivants: théologie, droit canonique, médecine, sciences appliquées, sciences politiques, école d’infirmières, école de musique, centre catholique, centre social.Ce centre social est surtout remarquable par son service de librairie et ses cours de coopération.Son cours de préparation au mariage est répandu dans tous les diocèses du Canadji et des Etats-Unis, L'Ontario français possède un grand journal quotidien depuis 1913.Il possède aussi plusieurs as male spéciale pour la formation ! sociations nationales et culturelles: pédagogique des instituteurs en charge de ces écoles.En vingt-cinq ans cette école normale a formé plus de 300 instituteurs.Dans les endroits où les nôtres constituent une proportion assez importante de la population pour obtenir un enseignement secondaire satisfaisant en français aussi biqn qu’en anglais, plus de 4,000 élèves de langue française fréquentent les écoles secondaires publiques.Ces classes secondaires sont sous la direction d’un inspecteur secondaire de langue française.Un nombre plus considérable fréquente les institutions privées, collèges et couvents, tels que les académies et pensionnats d'Ottawa, d’Eastview, de Le-faivre et de Haileybury.Il est à remarquer que l'enseignement secondaire, au sens anglo-canadien, signifie un cours de quatre ou cinq années, oui ouvre la porte à la carrière de l'enseignement et à certaines autres professions ou à la continuation du cours classique.La ville de Sudbury possède, depuis 1913, un collège classique, le ______ collège du Sacré-Coeur, dirigé par en espérant.l’Association canadienne-française d'éducation de 1 Ontario, une trentaine de Sociétés Saint-Jean-Baptiste, la Fédération des femmes canadiennes-françaises, l’Association de l'enseignement français, qui groupe les 1600 instituteurs et profes seurs bilingues de la province; l’Association des commissaires des écoles bilingues, l’Union des eulti valeurs franco-ontariens, un grand nombre de coopératives et de caisses populaires, quelques Chambres de commerce, et plusieurs sociétés culturelles comme l’Institut canadien-français d’Ottawa.Voilà, en quelques mots, la situation des Franco-Ontariens.Il y a à peine un siècle ils n'étaient que quelques milliers, dispersés, sans organisation, sans influence.Ils sont aujourd’hui plus de 400,000 groupés autour de leurs écoles et de leurs clochers La minorité franco-ontarienne est fidèle à ses origines; elle est vigoureuse, persévérante et réaliste.Elle est cou-rageifse, sans être provocatrice.Elle est pacifique et elle grandit (Suite de la page II) pourrait mettre en danger notre vie même c innie peuple distinct, non seulement elle a ie droit do ne pas abandonner cette vague â ia conduite des éléments de desordre, mais elle a le devoir de la canaliser au bénéfice du bien.J'ai actuellement en mémoire la belle unanimité que notre Société nationale réussit à créer chez notre peuple en organisant un vaste mouvement d indignation nationale contre l'exécution de lliel en 1885.Je note aux archives les craintes mélancoliques de Mgr Fabre qui.dans une lettre au cure Sentenne, lui défend de sonner les cloches, prohibe tout défilé pour so rendre à l’église et ne veut pas que les directeurs de la Société portent leurs insignes et occupent dans l’église des sièges réservés, eux les malheureux hérésiarques qui ont poussé l’outrecuidance jusqu'à vouloir organiser un service funèbre pour le repos de l'àme d'un condamné politique.Et il me semble entendre résonner le timbre cinglant d’Adolphe table deuil national du pro- Ouimet, président général temps, ancien fondateur et prictairc du Franc-Parleur, à semblée générale spéciale du 2 décembre 1885 "Toutes ces restrictions peuvent être mises en force et nous cou-traimire à leur execution.Mais ce que personne ne pourra jamaià nous empêcher de faire, c'est de prier dans le temple de Notre-Dame pour Fame de celui qui est mort martyre d une cause juste et sacrée.Que le deuil soit dans les coeurs et sur toutes les figures: que.l'immense basilique soit rein-plie d'une foule i nitie et recueillie.que ceux qui peuvent le faire ferment, leurs ate'iers, leurs maga sins ce jour là.déployant à n; mât le drapeau national et ce spectacle donnera à la cérémonie un cachet de grandeur et de solennité digne de notre association.” Rumilly nous apprend, dans l'Histoire de la province de Québec.que ces recommandations furent scrupuleusement observées.Ce fut et durant un mois un véri- A mes compatriotes, clients et «amis canadiens-trançais, mes voeux les meilleurs.J.-EDDIE BEAULIEU 422, rue Jarry NOUVEAUTES DU.2412 Hommages personnels du PHOTOGRAPHE CONNU STUDIO NOTRE MAISON EST HEUREUSE DE S’ASSOCIER A TOUS LES CANADIENS, A SES CLIENTS ET AMIS.POUR CELEBRER LA FETE NATIONALE DU 24 JUIN.901 est, Sainte-Catherine, (angle St-André) A nos nombreux amis et compatriotes canadiens-français, nos voeux et nos hommages à 'occasion de leur fête nationale, le 24 juin.Merci à la clientèle qui nous a encouragés dans le passé et qui, nous aimons à le croire, nous continuera sa confiance dans l'avenir.Limités Montréal LA.5478 309 est, rue Ste-Catherine (près St-Dcnls) A la Société Saint-Jean-Baptiste conservatrice de nos institutions de notre langue et de nos droits les hommages des r LABORATOIRES ST-HIIBERT LTËE i EN GROS SEULEMENT) Fonderie Vandevoorde Spécialité: TRAVAUX d ALUMINIUM et de BRONZE 2005 est rue Dorchester CH.0868 VIVE du ^(jttui'LSûpIwfc CLOVIS ELECTRIC & CIE O notre histoire, écrin de perles ignorées Je baise avec respect tes pages vénérées.(Fréchette) • » pijarmarte Doray A.-B.DORAY, OPTICIEN 6949, rue SAINT DENIS DO.2910 H 0 M M A G E S A LA SOCIETE ST-JEAN BAPTISTE Nos voeux à nos compatriotes Canadiens français en ce jour de fête nationale.CIE de TABAC TERREBONNE Liée 5100, rue PAPINEAU AM.0470 JÉL "Le patriotisme sam est «j la fois sentiment et raison liés dans un harmonieux équilibre .I Esdrai Minville! J.-C.HIDING, pre».1126, ave Mont-Royal (est) Gérard HIDING, gér.— Montréal > ' ¦ > F ’ \ ¦ v ê NOS HOMMAGES AUX ê CANADIENS-FRANÇAIS ™ Surplut d* guerre — Radiot pour amateurs —- Equipement de campement — Outillage de mécaniciens GROS ET DETAIL Ouvert tous Its Jour» de » a m.i 6.30 p.m.Vendredi et samedi Jusqu’à 9 p.m.COMMANDES POSTAI.ES REMPLIES AVISO SOIN 1497 WELLINGTON coin Rentre — Fl.2771 T LAMAR COe VIVE LE CANADA FRANÇAIS HENRI-N.BORDELEAU ROGER BORDELEAU OPTOMETR 3423, rue St-Denis HA.1435 Hommages a tous nos compatriotes Pour vos hipis et prelart» consultes une maison de confiance 723 EST, MONT-ROYAL FA.1717 EFREll 1106 ONTARIO I.i 1963 ONTARIO!.| f VI LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 2i JUIN ! L'expansion française au Canada (Suite de la page III) Je me hâte d'ajouter qu’elle ne nous suffit pas.Nous avons de plus pas preuve d une fidélité moins hautes ambitions.Nous voulons ; tenace.Je lui ai fait une visite ü j que nos Canadiens de langue Iran-| y a quelques années.On m'avait , aise ne soient pas seulement de dit d alhr trouver un M.Simon.Je bons ouvriers, mais qu'ils devien- suis arrive a la gare un dimanche, nent des chefs de file.Nous von- ! a 5 heures du matin, persuadé qu il i constituer une élite, prendre n'y aurait personne: dans l’Alberta ! des postes de commande dans tous ! les fermes sont à plusieurs kilomé- jcs domaines et dans toutes les 1res l’une de l’autre, et le diman provinces.Nous voulons être mai Dans les =• ^expansion [ïariçaiie provinces par Henri Blanchard maritimes __________________ ___ ________¦ TA jivuc> Plus de trois siècles se sont ehe est joui de me-se.Pas du tout.[rf,g chez nous.Et c’est pourquoi écoulés depuis que la lrance im-M.Simon était là.et avec lut deux impose a nous, actuellement, le planta sa premiere colonie en Am-cents Français.Leblanc, l ilion, La- devoir, qui est presque une mission rique.L histoire nous apprend que palme, etc.L'cvéque, Mgr Langlois, d’intensifier nos liens avec la Fran !ce ^ cn C|Ue e ®jeyr “V avait demand! a ses curés ne fCi Monts amena les premiers colons a .______________________ r— .T.rT-~—~ pas dire la messe dans les églises; j[ faut aussi que vous sachiez P°rt R®y®l- A partir de ce jour .paroissiales afin qu'il fût possible qUe l image que nous avions autre- ' ju'quen 1680 il arriva de 1 Ouest r ¦ '^Ztox : t a tous ces brades gens de 1 enten j ,j ; s de la France fait place à une de la France tout au plus cent tin dre léunis dans la meme église aut: - à mesure que le Canada gran quante familles.Fait remarquable, | Quelques-uns habitaient la region î dit et se développe.Elle était la ! si jamais il en fut un, c’est que de J depuis trente ans, et c'était la pre mère-patrie, qui domine, qui dirige I ces quelques familles du 17e siècle .mière fois qu’on leur rendait une Aujourd'hui nous voyons plutôt le ! descent toute la grande lignée de Héritière de la tradition algonquine, la ville d?s Trois-Rivierej «tait, sortAcatlien Car ^ failt de la survivance française, laisse/-moi vous apporter un message de confiance en vous-mêmes.Gardez intactes toutes vos espérances.Vous avez connu dans votre his- 1879; hon.T.J.J.I,oranger, 1880-' 1945 46; Arthur Tremblay, 1946.lions, Elles ont donné des résultats : foire bien des heures d'inquiétude, merveilleux, des résultats émou- ; mais chaque fois votre patrie s’est vants.Je voùdrais vous rapporter relevée plus grande et plus belle, ici une anecdote particulièrement cette fois encore, et peut-être par-touchante.Un jour que l'a relieve-1 ce qu’elle aura participé à notre oien se le rappeler: ce ne fut pas seulement à Grand Pré, comme on l’a si souvent dit et parfois trop souvent eru, mais à Port Royal, au Gap Sable, au Cap Breton, à TBe St-Jean, à Shédiac.à Mefnramcook à Chipoudy, à Miramichi, à Nipisi-quit, et en maints autres endroit! qu’on'connut les féroces brigands que du Manitoba venait de faire, vitalité et qu’elle se sera laissé! gui faisaient alors la sale besogne dans un village perdu du nord de (importer par notre dynamisme, la de l’Angleterre, la province, un vibrant appel pour France revivra intensément.Tous Dix mille, d .uze mille Acadiens la radio française, voilà qu’une ensemble, Canadiens comme Fran furent “dispersés comme la pous , HOMMAGES AUX CANADIENS FRANÇAIS La Familiale Coopérative 5271, rue ST-HUBERT CA.1119 vieille femme s’approche de lui et çais, n0us allons nous mettre à lui dit: Monseigneur, je veux don l’oeuvre pour atteindre le but et ner trois cents dollars.Oui, je suis hâter Tavèncment du jour où la en haillons, et c’est vrai que je ne France reprendra sa place au tout suis qu’une pauvre veuve qui lave premierè ranm.comme la régente sière et les feuilles mortes tourbil lonnent aux souffles des vents d’automne”, selon la figure du poète.Dix mille, douze mille Acadiens condamnés sans procès, broyés la France! Témoignage le soir quand il le faut.Mais les ; trois cents dollars, je les ai.Je les j avais mis de côté, étant si frileuse, pour m’acheter un m a n t e a u de : fourrure Mais en vous écoutant,! “Vous, Canadiens français, vous je me suis dit que je n'en ai plus êtes le rempart de la religion ca-pour bien longtemps à vivre.Je ' ~ ' ! pense que le bon Dieu me revau-! dra cela, et j’aime mieux me priver Aux vaillants défenseurs de notre héritage national, les membres de la Société St-jean-Bap-tiste, nos hommages et nos voeux LÀ FERME SAINT-LAURENT 6768, rue Garnier Limitée CR.2188-9 les planchers, et je vais travailler intellectuelle de l’univers.Vive sans pitié, pourchassés comme des i bêtes fauves au sein de leurs retraites et traqués jusque sur des plages lointaines où les a descen dus au hasard la tyrannie, si déjà la famille impitoyable ou*la mer aux flots cruels ne les ont point engloutis dans la mort! Mais, incroyable! impossible! se dirent bientôt ces mêmes vainqueurs.Qu’est-ce que l’on entend à Memramcook, à Nipisiquit, à Restigouehe, au haut de la rivière St-Jean, au Madawaska, à la Baie Sainte-Marie, à l’Ue Madame, à Ohéticamp, à Tile St-Jean?Quel est ce bruissement que la brise apporte des anciens parages?Mais, quoi! ce sont encore eux, ces Aca diens qui persistent à vouloir vivre malgré tout.Mais non, ce n’est pas possible, ils sont tous morts; ce sont des speçtres! Mais après tout, c’était bien vrai.C’était eux.Vingt ans ne s’étalent pas écoulés qu’on les retrouve en petit nom- de mon manteau, et que mes petits enfants nient du français toute la journée.Ça m'a tellement manqué depuis que je suis ici!” Bref, les trois provinces de l’Ouest ont ramassé 110,000 dollars, et la province de Québec a tholique.Puisque votre langue, la belle et harmonieuse langue française.est la sauvegarde de votre foi, je vous exhorte à la conserver et à la chérir, ainsi que toutes les belles traditions que vos pères ont apportées de France et que vous avez gardées avec tant de fidélité (11.(S.E.Mgr James Charles Me envoyé un renfort de 250,000 dol- j Guigan.archevêque de Toronto, Honneur aux nôtres' 4* G.-Aimé Berry EPICIER - BOUCHER 2059, avenue Papineau — © FR.0043 lars.Nous avions l’argent.Restait à obtenir l’autorisation des gouvernements provinciaux.Ce fut une rode bagarre.On voulait nous prouver que la radio française n’avait aucun droit en dehors de Québec.A Calgary.l’opposition fut particulièrement véhémente; la province est anglaise, pourquoi pas une radio allemande, une radio ukrainienne'1 Il a fallu rappeler que cette région avait été découverte par des Français, que la première langue qui a été parlée à Calgary notait ni Tukrainien, ni l'allemand, ni non plus l'anglais, mais le français.Nous sommes venus à bout de toutes les difficultés, et aujourd'hui il existe unevstation de radio française, excellente, émettant tous les jours, de 6 heures du matin à minuit, à Saint-Boniface, dans le Manitoba; et une seconde station de radio française se mettra au travail l’année prochaine, à Edmonton, dans l’Alberta.Reste, à l’extrémité du Canada.; sur le Pacifique, la Colombie hri-1 tannique.Chose curieuse: le nom- j hro des Canadiens français dans la i Colombie britannique a beaucoup ! augmenté ces dernières années.Us j sont plus de 30.000.Ici on a orga-1 nisé des paroisses françaises, où les | sermons sont en français.On s’ef-1 force de répandre les livres fran- j çais On crée des bibliothèques qui ] sont alimentées par la province de i Québec.L'an dernier, la Province j ^ de Québec, sur l'initiative du Comi- ! 1 té de la Survivance Française et de ! \ la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal, a expédié là-bas, 50,000 volumes.Dans quetqué*temps, noits essaierons d’introduire un hebdomadaire français à Vancouver.Puis-je ajouter pour votre information que les Canadiens français et les Acadiens émigrés aux Etats-Unis constituent là-bas trois groupes fort importants: l'un de deux millions en Nouvelle-Angleterre, un second d'un million en Louisiane et un troisième d’un million également dans le centre des Etats-Unis.Telle est la situation présente.aux fidèles de la paroisse du Sacré-Coeur.Extrait d’un article de Mlle Claire Lachapelle paru dans Les Carnets Victoriens, vol.8, no 2).1.(c.f.La vocation de la Race française en Amérique du Nord.1945) bre, silencieux et dissimulés le long des baies et des rivières.Peu à peu ils s’enhardissent.Tranquilles d’abord parce qu'ils sont igno rés, puis respectés parce qu'ils1 sont honnêtes, admires pour leurs in comparables vertus, ils s’accrois sent, ils s'attachent au sol, ils mon tent les navires, retrouvent leurs anciens métiers et après longtemps, peu à peu, ils se montrent, reprennent courage, prospèrent, s’affirment, s’unissent.Ici et là ils commencent à s’instruire dans leurs petites écoles; puis ils fon dent des collèges, ils forment de grandes institutions, de grandes sociétés, ils s’organisent, Se choisis sent une fête nationale, un chant national, un drapeau national.De trois mille qu’ils étaient quelques années après le “Grand Dérangement”, ils sont dix mille à la fin du siècle, cinquante ans plus tard ils sont au moins 70,000 ht aujour d’hui aux seules provinces Mariti mes ils sont bien 300,000 c’est-à-dire tout près d’un quart de la po pulation de ces provinces.Si remarquable que soit l’expansion numérique des Acadiens des provinces Maritimes, plus étonnante encore est leur expansion dans les domaines religieux, éducation nel.économique, politique et social.Les Acadiens forment l’immense majorité de la population catholique de Tarchidiocèse de Moncton et des diocèses de Bathurst et d’Edmundston.De plus ils constituent un quart des catholiques du diocèse d Antigonish, plus du tiers du diocèse de Charlotte town et la moitié du diocèse de Halifax.Un deuxième archevêque, acadien siège actuellement à Moncton.Un deuxième évêque acadien siège à 'Bathurst et Mgr Gagnon est le deuxième évêque de langue française à Edmundston.Un autre évêque acadien siège à Gaspé et encore un autre à Hearst, Ont.LE DOMAINE EDUCATIONNEL Dans le domaine éducationnel plus de 60Î) instituteurs et institu trices laïques 'et un très grand nombre de religieuses acadiennes enseignent dans les écoles publiques des provinces Maritimes à plus de 50,000 élèves acadiens.De nombreuses associations, des insti tuts pédagogiques groupent cette classe enseignante.Nommons TAs-soeiation acadienne d’éducation qui, bien que jeune éncqre.groupe plus*de 20.000 instituteurs, institutrices, religieuses et -élèves du Nouveau-Brunswick, et qui, sans doute, comprendra bientôt tout le personnel enseignant et tous les élèves acadiens des provinces Maritimes.Dans le domaine de l’enseignement secondaire les Acadiens ont VIVE LE CANADA FRANÇAIS! “Pour le Canada, terre de nos aïeux, soyons apôtres comme JEAN et notre pays grandira comme il le doit parmi les nations de la terre”.• HOMMAGES A TOUS NOS COMPATRIOTES CANADIENS FRANÇAIS La Cie des Produits Familex 1600, avenue De LORIMIER FA.3611 if "Garder nos traits, c'est donner au pays une marque qui le distingue".(Edouard Montpetit) FERNAND DRAPEAU FABRICANT DE MEUBLES NON PEINTS 933 est, rue Rachel FR.3607 maintenant cinq grands colleges classiques: St-Joseph à 'vlomram cook N.B.— Ste-Anne à la Pointe de l’Eglise, N.-E.— Sacré-Coeur a Bathurst, N.-B.— St-Lows a M mundston, N.-B., et l'Assomption à Moncton, N.-B.LES HOMMES DE PROFESSION Pendant bien longtemps il y avait pénurie extrême d'hommes de profession chez les Acadiens.Aujourd’hui les collèges classiques, avec ia généreuse collaboration des universités de Laval et de Montréal, comblent cette lacune rapidement.Aux provinces Manu mes il y a plus d’une soixantaine de médecins, bon nombre de dentistes, une quarantaine d avocats, des agronomes, des ingénieurs, des économistes, et autres profession nels.Au Nouveau-Brunswick il y a deux juges acadiens des cours supérieures et un juge en Nouvelle-Ecosse.A THe du Prince-Edouard il y a eu deux juges des cours supérieures; un est décédé et l’autre est retiré après vingt-cinq ans de magistrature.LE DOMAINE ECONOMIQUE Jusqu’à présent les Acadiens des provinces Maritimes ne sé sont pas encore grandement affirmés dans le commerce et dans la grande Industrie.Le grand nombre vit de l’agriculture et des pêcheries; dans les villes ils sont pour la plupart ouvriers et manoeuvres.On apprécié hautement leurs talents comme hommes de métiers; charpentiers, menuisiers, plâtriers, maçons, bri-quetiers, peintfes, etc.Leur aptr tude pour ces métiers les font pré-iérer des constructeurs.En beaucoup de centres des Acadiens sont propriétaires de maison* commerciales assez importantes.Ici on doit ajouter que l’on a organisé des caisses populaires dans presque tous les endroits où se trouvent des Acadiens et c’est aussi dans ces centres que fleurissent avec le plus de succès les coopératives de pè cheurs, d’agriculteurs et de consommateurs.Au Nouveau-Bruns wick surtout ces oeuvres ont pris une extension remarquable.LE DOMAINE DE LA POLITIQUE Lorsque l’on parle du domaine politique chez les Acadiens il faut se rappeler qu’à venir à l’année 1830, aucun Acadien ne pouvait remplir une charge publique à eau se du serment du “Test” auquel un catholique ne pouvait souscrire.Aussitôt cette restriction levée, nous voyons en 1830 un Simon d’Entremont se faire élire à l’Assemblée législative de la Nouvelle Ecosse.En 1864 le premier Aca dien du Nouveau-Brunswick prit son siège à la Législature de sa province, et en 1854 Stanislas Poirier se faisait élire à l’Assemblée de Charlottetown.Le premier député du Nouveau-Brunswick ni Parlement fédéral, Auguste Renaud, fut élu en 1867 et le premier de Pile du Prince-Edouard en 1873.Le premier sénateur acadien lut l’honorable Pascal Poirier du Nouveau-Brunswick, nommé en 1886 L’honorable Joseph-Octave Arsenault de Pile du Prince-Edouard fut nommé en 1895.Nos meilleurs voeux à notre clientèle Canadienne-française et à tous nos amis en ce jour de fête nationale.PARENT, GOYER & CIE IMPORTATEURS DE FRUITS ET DE LEGUMES 73 à 79, Marché Bonsccours — BE.1041 i?A l’occasion du 24 juin, nous sommes heureux d’exprimer à tous nos compatriotes nos meilleurs voeux de succès et de prospérité pour l’avenir.LAPORTE, HUDON, HEBERT Limitée EPICIERS EN GROS 640 ouest, rue Saint-Paul MA.3761 VIVE LE CANADA FRANÇAIS! MARCHE DE L’OR EN BARRE Lucien DUBORD, prop.1889, rue CARTIER — CH.0247 HOMMAGES CANADIENS-FRANÇAIS H.“ •" Enr’g DISTRIBUTEURS EN GROS Tab«c • Bonbon» • Cigaro* Cigarattti 1 170-72, boul St-Laurcnt PL.6033 Vive le Saint-Jean-Baplisle! A notre race, gardienne de la foi, de !a langue et des traditions des premiers civilisateurs de notre beau pays, l’hommage fraternel d'une organisation canadienne-française.423 est, rue Ontario HA.6271 En ce Jour de fête nationale, notre maison est heureuse de s’associer à tous les mouvements organisés qui travaillent sans relâche à la grandeur et à la prospérité des nôtres.HUDON 6 ORSALI Liée EPICIERS EN GROS 105 EST, rue SAINT-PAUL MONTREAL HA.6 16 1 r.i J 48 Lf DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 23 JUIN 1949 Vil -aQexpaniion fïançaMe ¦ ¦ - Et la jeunesse franco ¦ américaine par le R.P.Thomas, M.Landry, o.p.En cette fête de saint Jean-Baptiste, je veux vous parler de la jeunesse franco-américaine dont il est le protecteur attitré.D’une jeunesse que j’aime beaucoup, dont j'essaie d’épouser les problèmes, les inquiétudes et les angoisses, d'une jeunesse qui est infiniment riche de talents et d’énergies latentes mais qu’il faut plaindre de tout son coeur parce qu elle est désorientée devant la vie, qu’elle ne connaît pas ses voies et qu’elle les cherche anxieusement dans la mesure où elle réfléchit sur ses propres destinées.LA JEUNESSE FRANCO-AMERICAINE ACTUELLE Qui est-elle, cette jeunesse que nous appelons la jeunesse franco-américaine?Quels sont ses caractères?Dans quelle^ conditions de vie se trouve-t-elle présentement?Etudions, si vous le voulez bien, le cas de ces jeunes gens et de ces jeunes filles de chez nous, qui ont de 15 à 30 ans.Pensons surtout à ceux et à celles qui ne sont pas encore engagés dans la vie, soit parce que le métier ou la profession ou la carrière ne les a pas encore happés, soit parce qu’ils n’ont pas encore assumé la lourde responsabilité de fonder et de maintenir un foyer.Ils ^ont libres devant la vie, mais ils auront bientôt des choix décisifs à faire: bientôt, ils devront accepter à leur tour leur part de responsabilités et d’oblif ions.A l’heure présente cepenoant ils restent libres: ils en sont encore a cette période de lai vie et une autre qui croupit dans vie ou la vraie vie se situe dans | les ornières de l’irréflexion et de 1 avenir.C'est face à cet avenir i l'irresponsabilité; qu’il faut les retrouver.Qui sont-ils au juste?Ce sont de jeunes catholiques pour la plupart, de jeunes Américains aussi et enfin de jeunes catholiques américains d’origine française.Dans leur âme comme dans leur corps, dans la configuration de tout leur être, pour peu que vous les regardiez et analysiez de près, vous retrouverez toujours ces traits caractéristiques chez eux.Qu’ils habitent le nord du Maine ou le sud du Rhode-Island, partout vous es retrouverez les mêmes, avec des variations sans doute dans la qualité, la profondeur et l’apparence même des notes catholique, américaine et française que je viens de signaler.Mais elles y seront toutes trois, et c’est la présence comme l’emmêlement, la combine de ce triple caractère qui fait de cette jeunesse, une jeunesse typiquement différente des autres, une jeunesse bien à nous, une jeunesse nettement déterminée qu’on doit appeler la jeunesse franco-américaine.Cette jeunesse franco-américaine elle-même est infiniment variée, suivant les familles, les paroisses, les villes où elle a grandi, suivant aussi — et c’est capital — les écoles qu’elle a fréquentées.II y a chez nous une jeunesse qui est cultivée et une autre qui ne l’est pas; une jeunesse sérieuse et une autre, légère; une jeunesse une jeunesse consciente de ce qu’elle est véritablement et une autre qui ne se préoccupe jamais de savoir ce qu’elle est en réalité; une jeunesse qui veut orienter sa vie d'après un idéal qui soit vrai, noble et- intègre et une autre qui se contente de se laisser vivre dans le présent et qui sera demain ce que le hasard de ses rencontres, l’ambiance de son milieu, la somme des influences subies auront fait d’elle, une nullité, rien de plus.Ajoutons encore que cette jeunesse franco-américaine de chez nous est multiple, comme les individus qui la composent.Elle n'est pas organisée, ou, si elle l’est, elle ne l’est que sur un plan local, que ce soit celui du coin où l’on réside, de la paroisse dont on fait partie ou de la ville que l’on habite.La jeunesse de chez nous est infiniment éparpillée, émiettée, incon sistante.Elle ne se connaît pas ou presque pas de paroisse à paroisse, de diocèse à diocèse, de ville à ville, d’Etat à Etat.Il n’y a pas.que je sache du moins, de grand organisme qui groupe réellement toute la jeunesse dont nous parlons, il n’y en a même pas, à l’heure présente et à considérer les circonstances exactes où se déroule notre vie franco-américaine, d’organisme qui soit capable de l’intégrer dans sa totalité.Cette dispersion de notre jeunesse franco-américaine constitue une tragique lacune sensible aux responsabilités de la qui accompagne toutes les autres 4?Que notre patriotisme nous incite à édifier un avenir social et culturel vraiment à I avantage des Canadiens-français A tous nos clients et amis nos meilleurs voeux à l’occasion de notre fête nationale.LA VIOLETTE-BARIBEAU Liée EPICIERS EN GROS 345, RUE BERRI PL.4494 MONTREAL J /St ojîftôÈ Cette fête évoque nos grands souvenirs, ravive la foi nationale, élève les esprits au-dessus des mesquins intérêts du moment pour nous rappeler que nous avons un trésor culturel commun à défendre, à développer.Voilà l’aspect patriotique de la Saint-Jean-Baptiste.€1 Legauit & Masse EPICIERS EN GROS 411 ST-CLAUDE HA.8164 dont nous avons a souffrir et qui nous mettent dans un état perpétuel de danger.Car, chers amis, sous bien des rapports, la vie des peuples ressemble à celle des individus.Les forces d’un être vivant sur cette terre ne sont pas illimitées et, si la résistance de cet être n’est pas constamment renouvelée et fortifiée devant l'assaut, les puissances qui travaillent du dedans ou du dehors à sa destruction, cet être faiblit de plus en plus.Il finit par être vaincu; il dépérit et il meurt.Ainsi en est-il de tout groupement ethnique ou de tout peuple tant soit peu homogène; s'il ne possède pas ou s'il ne crée pas des organismes collectifs nécessaires à la préservation de sa vie propre, s’il ne remplit pas cette obligation en ces périodes de son histoire où des institutions sont absolument requises à la conservation des forces vitales qu’il possède, il absorbera les chocs inévitables du milieu plus vaste, mais hétérogène, où il vit, mais jusqu'à un certain point seulement.Viendra un moment où les puissances adverses seront trop fortes et où sa propre résistance sera trop faible et alors, ce sera, à brève échéance, le dépérissement et la mort.Finis peut être ce beau rêve, ce splendide idéal, cette magnificence spirituelle qui auraient pu être et qui ne seront pas.Pour les peuples comme pour les individus il y a des tombes, et celles-ci jonchent les routes de l’histoire.U est bon de les contempler parfois, parce qu’elles sont riches de leçons et que les morts qu’elles renferment peuvent souvent apprendre aux peuples vivants ce qu’il faut faire pour ne pas mourir.Or, est-il besoin de réfléchir longuement sur notre vie franco-américaine pour nous rendre compte que nous sommes arrivés à un tournant décisif de notre histoire?Que nous vivons présentement des années qui vont faire, qui vont constituer définitivement le peuple franco-américain ou le défaire ou le détruire?Qu’on ne vienne pas surtout me dire que la crise que nous traversons est semblable à tant d’autres que nous avons déjà eues et dont noul sommmes sortis victorieux, plus riches et plus forts que nous l’étions auparavant! Ce qui se passe à l'heure ae-chez nous, chez la jeunesse surtout, mène, pour nous, à la vie, a la vraie et belle et grande vie franco-américaine ou à la mort.Je ne crois pas que nous nous Sait-on combien Montréal possè S de encore d’édifices qui datent "du : temps des Français”?Les doigts de la main suffisent à les compter et, parmi cos rares survivants d'un âge héroïque, le : Château de Ramezay compte à bon ’ droit parmi les plus intéressants, ! tant à cause de son architecture canadienne qu’à raison des souve nirs historiques dont ses vieux i ; murs ont été le théâtre.I Construit en 1705 par Claude de Ramezay, successeur du marquis de Vaudreuil au gouvernement de Montréal, il a servi tour à tour de résidence administrative, puis de comptoir à la Compagnie des Indes qui y transportait son commerce de fourrures, en 1745, après la faillite de la banque de Law en Louisiane, puis de pied-à-lerre officiel des gouverneurs du Canada pendant leurs séjours à Montréal sous le régime anglais, et surtout de quartier général de l’armée américaine d’occupation lors de l’invasion de notre pays à l’époque de la guerre d’indépendance des Etats-Unis.C'est donc ici que Benjamin Franklin et ses collègues du Con grès vinrent tenter de convertir les Canadiens d’origine française à leur cause en 1776, mais qu'ils virent échouer leur diplomatie devant la loyauté des nouveaux sujets de Sa Majesté britannique.C’est encore ici que, vingt ans auparavant, Montcalm venait passer "quelques heures de bien-être et de calme dans sa chambre au coin du feu” et c’est ici qu’en 1813 Sa-laberry venait rendre compte à son supérieur, sir George Prévost, de la victoire de Châteauguay, remportée par ses trois cents Voltigeurs Canadiens sur les troupes du général Hampton.Mais ce qu’il importe surtout de souligner dans cette évocation de l'Expansion française en Amérique.illustrée de si éloquente façon par la Société Saint-Jean-Baptiste dans ce défilé du 24 juin 1949, c’est le rayonnement de la pensée française à travers les forêts et les plaines du Nouveau-Monde et.son jaillissement de ce centre d’activité de Ville-Marie, poste avancé de civilisation dans la barbarie à cette époque.Siège du gouvernement dp Montréal, le Château de Ramezay devient en effet le point de départ des découvreurs de ces immenses territoires de l’ouest et du sud des Etats-Unis et du Canada jusqu’à l’Océan Pacifique.C’est le lieu de ralliement des fondateurs français de villes américaines; la Nouvelle-Orléans est établie en Louisiane par Le Moyne de Bienville, né à Montréal; Détroit est fondé au Michigan par La Mothe Cadillac, citoyen de cette ville; Saint-Paul au Minnesota par Vital Guérin; le Sault-Sainte-Marie, tant en Ontario qu’au Michigan, par Le Gardeurde Repentigny; Ogdensburg dans l’Etat de New-York, par l’abbé François Picquet; Milwaukee au Wisconsin par Salomon Juneau; Kan kakee en Illinois par Jean-Baptiste Faribault; Davenport en Iowa par Antoine Leclaire; et combien d'uu- Cenlie d expansion ftançai.ie en cdni étique Le Château de Ramezay Lefebvre, Beaudry, Levasseur, Du-i buque.Aubry, rivalisent de zèle j avec les missionnaires qui se lan | cent vers l ifleonnu, et courent sou i vent au martyre, pour gagner des âmes païennes et barbares à la foi ; chrétienne et à la civilisation moderne! Mais revenons à l'histoire du j Château de Ramezay et de ses lui tes.Pendant les sept ans ( 1849 1856) qui furent employés à la construction architecturale du Pa ! lais de Justice au beau portique | inspiré des temples grecs, cette an-1 tique demeure des gouverneurs de i Montréal fut témoin des mille as-1 par Victor MORIN peets de la misère humaine étalée aux pieds des tribunaux.Elle fut ensuite affectée au ministère de l’Instruction publique qui y ac cueillit, à son tour, (1856 1878) l'Ecole Normale Jacques-Cartier dès sa fondation.Léducation supérieure semblait appelée à élire domicile dans ces vieux murs puisque l'Université de Montréal, fon dee sous la rubrique de “suceur sale de l'université Laval de Que bec”, y donnait ses cours de droit et de médecine de 1884 à 1889.époque à laquelle on y accueillit la Cour des Magistrats, nouvellement instituée pour’ l'instruction dos délits criminels.Libéré de tous ces avatars, et devenu propriété du gouvernement provincial de Québec, le Château de Ramezay fut menacé de démoli tion par suite d':n lotissement sur vi d’une vente aux enchères en 1895 lorsque la Société d’Archéo-logie et de Numismatique intervint en offrant d’y établir un musée historique au bénéfice du public.Elle réussit alors à convaincre le conseil rie ville à s'en rendre acquéreur dans ce but et elle en reçut plus tard le titre à cet effet, comme institution d”utitné publique.on 1929.i soyons jamais trouvés devant une ! fres! .Tol,s ,ces Panniers d’expan- option aussi importante, aussi dé licate et aussi difficile à faire depuis que nous sommes arrivés, il y a quatre-vingts ans, aux Etats-Unis.D’ici dix ans, nous saurons s’il doit y avoir un croupe franco-américain qui vive ou s’il doit y avoir tout simplement des Franco-Américains qui vont mourir.1 sion française, Duluth, La Véren-drye, Vincennes, Porlier, Ménard, Je me souviens A l’occasion de la Saint-jean-Baptistc, notre glorieuse Fête nationale, souve-nous-nous de nos origines et de ceux et de celles qui firent notre cher Canada.— Que notre patriotisme nous incite à édifier des lendemains heureux.D.-C.Brassean & Compagnie Ltée EPICIERS EN GROS 405, RUE SAINT-DIZIER HA.5225 Les responsables ie la parade M.Emile Pigeon M.FUurimont Constantineau HOMMAGES AUX CANADIENS FRANÇAIS A L’OCCASION DE NOTRE FETE NATIONALE NOTRE MAISON EST HEUREUSE DE S’ASSOCIER A TOUS SES COMPATRIOTES POUR RENDRE HOMMAGE A CEUX QUI ONT CONTRIBUE AU PROGRES DE NOTRE CITE.M.Jules Bazin Employons-nous à seconder chaque jour de notre existence I oeuvre admirable de notre Société Saint-Jean-Baptiste.De cette façon nous deviendrons de plus en plus un peuple fort avec lequel il faudra de plus en plus compter en ce pays d Amérique que nos pères ont colonisé.COUVIinTE-SAIIIIIIL Limitis M.PhÀ.Dujardin* IrICIERS EN GROS BERNARD COUVRETTE, pnwident 50, rue de Brcsolee HA.8151 VIII LE DEVOIR.MONTREAL.JEUDI, 23 JUIN 194* &> LOUIS JOLLIET Notre Conseil général a fixé comme thème des fêtes de ce joui C’est là célébrer un triomphe L’expansion française en Amérique les uns l’appellent ‘‘le miracle français , d autres le nomment tout par Alain Grandbois t I* mort d’Iberville, la Louisiane ne comptait encore que deux cents ubitents, la plupart Canadiens.Quelques années plus tard, au temps de Law, elle connut en France una vogue inouïe que termina l’effroyable banqueroute de 1720.Après la prise du Canada, la Louisiane fut partagée entre l’Angleterre et l’Espagne; rétrocédée en 1800, elle fut vendue aux Etats-Unis par Napoléon, trais ans plus tard.A l’heure actuelle, la population de langue française de la Louisinane est en majorité d’origine acadienne.Longtemps, nos rapports avec ces parents du Sud ont été à peu près inexistants, mais le premier Congrès de la Langue française, en 1912, puis, en 1930 et en 1936, les pèlerinages en Acadie des Evangélines, ainsi que les visites des Canadiens en Louisiane, ont établi des relations fraternelles.VIVE LE CANADA FRANÇAIS ! • • • Que notre fête nationale ravive de plus en plus nos sentiments de patriotisme.CcMzrjBeauVais^‘* rueSt-Jacaues O.Le magasin de qualité, pour hommes, a Montreal Le grand poète Paul Valéry niait, dans une boutade, le profit que l’on peut ictijer des enseignements de l’Histoire.‘ Elle ne se répète jamais,” ajoutait-il.Mais la flèche innocente de l’archer devait dépasser son but Et pour beaucoup de jeunes intellectuels, trop avides de couper tous les ponts derrière eux, ce léger paradoxe se transtorma bientôt en une vérité marquée du sceau d’une trompeuse iniagibilité.Ils écrivent d’innomnrahlcs sottises à l’enseigne du poêle imprudent.Ils crurent avoir beau jeu en repoussant, en reje'aiit toutes les valeurs du passé.Hien n’avait été fait, rien n’avait été construit, rien n’avait été accompli.Seul comptait l’instant présent, actuel.La seconde même.Ils oubliaient que le monsieur qui conduit sa voiture à soixante milles à l’heure le long des grandes voies pavées d’asphalte du sol américain possède les mêmes réflexes — plus usés sans doute —, que le paysan du XHIe siècle guidant son char à boeufs parmi les ornières boueuses des mauvais chemins de Lyon, de Bordeaux, de Pampelune, de Stuttgart ou d’Edimbourg.Ils oubliaient que personne, ni aucun peuple, n’échappe à son sang.Ils oubliaient surtout qu’à l’origine, une certaine qualité du sang importe, qui dome la noblesse aux générations du lendemain.Chaque peuple honore ses héros, ses premiers donneurs de sang.Et s’en honore.Nous avons nous aussi, Canadiens de race française, nos héros.Louis Jolliet compte parmi eux.Au tout premier rang.* * * Louis Jolliet naquit à Québec même, dans le milieu du 17e siècle, Son père exerçait le modeste métier de charron.Sa mère, Marie d’Abancourt, appartenait à cette petite noblesse provinciale et pauvre que les guerres, la politique et la faim forçaient souvent d’émigrer, qui se réfugiait en Allemagne, en Autriche, dans les petites principautés baltes, en Angleterre.Ses parents l’emmenèrent au Canada.Voilaire n’était pas encore né, ni ses célèbres invectives.Ni Mme de Pompadour.Louis fit ses premières études au séminaire de Québec, que venait de fonder Mgr de Laval.Il était attiré par l’apostolat, la musique.Il jouait de l’orgue-clave-cin pour la communauté.Il était attiré aussi par ces grands espaces inconnus qui l’entouraient.Quand il eut vingt ans, Mgr de Laval voulut qu’il allât en France, afin d’y poursuivre des études scientifiques.Louis revint à Québec au bout d’un an.Son destin d’homme était fixé.Il ne serait ni prêtre, ni musicien.Tl vit l’intendant Talon, lui plut, fut chargé par lui d’un voyage d’exploration dans les régions des grands lacs de l’Ouest.Chacun connaît la suite de l'histoire.¥ 4 ¥ Mais la suite de l’histoire eût i été autre si Louis Jolliet avait été différent.Moins rude, moins dur, moins rigoureux, moins désintéressé, plus capable d’intrigues et bas- sesses.Sa découverte du Mississi-pi, avec le doux Père Jacques Marquette, que Cavelier de La Salle lui disputait, il ne la lui disputait point.La Salle était bien en cour, possédait de bons amis en France.Louis n’avait rien du courtisan.Aussi, le retour de son expédition fut sous le signe des malheurs.Il fit naufrage dans les rapides de Lachine, perdit dans ce naufrage ses notes, ses observations, son jouinal de route, et un négrillon que les Akanseas lui avaient donné.A Québec, si les cloches des églises sonnèrent pour son arrivée, il ne dut pas moins se défendre contre la nuée des créanciers qui donnaient plus de valeur à quelques ballots de pelleteries qu’à la découverte d’un F.mpire, Il appiit enfin la mort du Père Marquette.* * Il sollicita une concession dans le pays des Illinois.On la lui refusa, sous le fallacieux prétexte qu’il ne fallait point disséminer les forces de la colonisation.Il demanda alors une concession sur les lacs Erié et Michigan.On la lui refusa de nouveau.Frontenac ne l’aimait pas II détestait les Jésuites, et croyait que Jolliet était de mèche avec ces derniers pour contrecarrer les efforts de LaSalle, ami des Sulpiciens.Talon même lui battait froid.Mais Jolliet ne se découragea pas.Il pensa que si on l’empê- i chait d’accomplir de grandes cho-j ses, il ne tenait qu'à lui de pour- I suivre de plus modestes travaux.Son beau-père François Bissot, avait légué à ses héritiers la seigneurie des îles Mingan.Les îles se trouvaient sur la rive nord du fleuve dans le golfe, en face d’An-ticosti.Jolliet entreprit d’en exploiter les ressources.Il r.stalla i des pêches à loups-marins, pré-; deux’ pour l’huile qu’ils rapportaient, pour leur peau dont on faisait un cuir solide.Il établit des marchés de traite avec les Indiens Iletsiamites, Papinachois, qui lui apportaient des loutres, des martres, des renards, des castors, des visons.A chacun de ses voyages, il prenait des notes, ajoutait aux cartes qu'il avait commencé de dresser de l’immense fleuve.On lui avait enlevé le Mississipi, 11 conquérait le Saint-Laurent.Frontenac, très talon rouge, et grand seigneur courtisan, possédait cependant le sens des valeurs.II savait juger les hommes, quand ses préjuges d’aristocrate ne l’aveuglaient point.La Salle disparu, — dans 1rs circonstances les plus tragiques, — il vit Jolliet, sut mesurer sa ténacité, son courage, lui donna sa confiance.Il lui confia une mission à la baie d’Hudson, où les Anglais tentaient de prendre pied.Jolliet s’en acquitta à merveille, rapporta des renseignements extrêmement précieux.Et les faveurs, durement méritée, lui vinrent.En 1680, Louis En cet te belle fête nationale du 24 juint je rends hommage à nos ancêtres ainsi qu’à tous les bons vivants de Montréal-Est pour leur part active au développement économique et social de notre cité.NAPOLEON (OURTEMANCHE Maire de Montréal-Est La fête de St-Jean-Baptiste à Montréal • JEUDI, 23 JUIN Concert populaire et feu de la Saint-Jean 8 heures 30 — Concert offert aux Canadiens français par la succession de feu C.S.Campbell, C.R., au kiosque central des jardins Lafontaine., , 9 heures — Allocutions: M.Arthur Tremblay, président général: M.Donat Allaire, deuxième vice-président.9 heures 50 — Monseigneur Olivier Maurault, aumônier général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et recteur d# l’Université de Montréal, bénira le bûcher.M.Arthur Tremblay, président général, invitera Son Honneur le maire de Montréal, M.Camillien Houde, à y mettre le feu, à 10 heures.Motte de Minuit k Notre-Dame Les dirigeants de la Société ont accepté l’aimable invitation de M.l’abbé J.-B.Vinet, P.S.S., curé de la paroisse de Notre-Dame.: Monseigneur Olivier Maurault célébrera la messe.Distribution du Pain bénit Des officiers de sections distribueront, au cours de la messe, le pain bénit; ce pain est un don de M.Jos.Robin, boulanger à Ville Saint-Michel.VENDREDI, 24 JUIN Après-midi: 1 heure 30 — Les dix-neuf chars allégoriques quitteront le Jardin botanique, angle des rues Pie IX et Sherbrooke.Puis au parc Lalontaine les corps de cadets, de clairons, de fanfares et tous les autres groupes compléteront le dètilè et suivront la me Sherbrooke jusqu’à la rue Atwater.LES CHARS ALLEGORIQUES I — Notre fol, notre langue, no» tradition* Notre survivance est d'autant mieux assutte qumn.nombre sans oeese croissant de noe concitoyen» apprécient l'Importance d* noue apport passé et présent dan» la fonnaUon d'un» oivUlsa-tlon canadienne.2—Premier Labour Hommage II l'indomptable courage des habitant* venus de Franca, J — Missionnaires et Explorateur* Missionnaires et coureurs des bols multipliaient le* découvertes.4 —Jolliet et Marquette au Mississipi .t „ Apres avoir parcouru 1* Wisconsin, Us atteignaient le Ptr» d»a Baux, le Mlsalaslpl.5 — LaSalle en Louisiane Cet explorateur laissa à la France un* de* plu* rtche» eontrée» du monde.4—Iberville à la Baie d’Hudson C» Montréalais avait multiplié le* eonquêtee, le* découverte* et les fondations 7 — Las La Vérendrye aux Rocheuses Ayant ouvert il la civilisation la moitié du continent nord »mt-rtcaln.les La VCrcndryc devraient compter au nombre de» plu» grand» explorateurs de l'htstolre.' •___Villes américeinet fondées par des Canadiens Plus de 30 états américain» ont été exploré», parfois même colonisés par des Canadiens.9—Au pays des fourrures En canot d'Ccorce s cat réalisée bien souvent 1 expansion française 10 — Hommage à Duvernay Duvernay naquit A Vcrchères.U y a IM ans.soit le 22 Janvier 1789, 11 __Quatre Québécois évêques en Ontario ot dans l’Ousst ca- nadienet américain Monseigneur Norbert manchet: Monseigneur Maglolr» Blanchet; Monseigneur Rémi Gaulln et Monseigneur Modeste Demers.12 — La Louisiane 1.» population de langue française de la Louisiane est en majorité d'origine acadienne et elle a donné à l'Etat plusieurs personnages éminents.II — NouvelleAngleterre Les Franco-américains font de magnifique* effort» pour reeter fidèles A leur orlvlne française.14 —Mgr Taché et Louis Riel Ces deux noms rappellent la fondation du Manitoba.15 —Grand-Pré Actuellement, le» Acadien» représentent environ 11 pour eent de la population de la Nouvelle-Ecosse.16— Memremcook le» Acadiens représentent 38 pour cent de la population du Nouveau-Brunswick.17 — Jeanne Lajoie è Pembroke Un hommacc de le Société Salnt-Jean-Bapttate de Montréal S tous lea défenseurs de l'enseignement français en Ontario.16— Radio-Ouest La radio: l'outil moderne d» la survivance.19—Saint Jean-Baptiste Précurseur de l'Anneau de nien.Bous le patronage de .Saint-Jean-Baptiste s'est réalisée en Amérique l'expansion française.Banquet national en hommage è M.Marius Barbeau 7 heures — Les directeurs généraux de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal recevront en un banquet de plusieurs centaines de convives M.Marius Barbrau, folkloriste et écrivain.professeur à l'Université Laval et à l’Universièé de Montréal.Le banquet débutera à 6 h.30 en la grande salle de Dhôtel Mont-Royal sous la présidence active du président général rie la société.M.Arthur Tretrfblay, et sous la présidence d’honneur du maire de Montréal.I M.Luc Lacoursière, titulaire de la chaire de folklore à l’Université Laval, présentera M.Marius Barbeau.Le conférencier sera remercié par M.l’abbé Félix-Antoine Bavard, lauréat du prix Duvernay 1948.XIV concédait à Louis Joiliet, en “titre de fief et seigneurie, haute, moyenne et basse justice, l isle d’Anticosti”.Jolliet en plus, par le même effet, recevait confirmation de ses droits de seigneur sur les îles Mingan et sur une longue bande de terres riveraines portant le même nom Soudain, la guerre éclata entre la France et 1 Angleterre.L'amiral Phipps, parti de Boston avec sa Lotte, et avant de se rendre à Québec, brûla dans le golfe tous les établissements de Jolliet.Jolliet se trouvait parfaitement ruiné.Les mauvais coups du sort ne le désarçonnèrent pas.Quand la paix fut venue, il reprit ses voyages, déblaya les ruines, reconstruisit ses bâtiments.Frontenac, qui avait été le héros de Québec, qui avait répondu à la sommation de Phipps qu’il n’avait “de réponse A lui faire que par la bouche de mes canons et à coups de fusils”, Frontenac écrivait au ministre de France que le sieur Jolliet “avait beaucoup de talents pour les découvertes” et qu’il avait dû, à la suite de pertes subies par le passage dévastateur des Anglais, interrompre une exploration fort importante des côtes du Labrador.Jolliet repartit pour le Labrador.Il avait gréé un petit voilier, le Saint-François, armé de six pierriers et de quatorze pièces de canon.Il avait à son bord un Récollet et ses deux fils.Il se rendit jusqu’au 56e degré, rapportant — c’était le but de son expédition, — que le détroit d’Hudson formait la seule communication, par voie de mer, entre la baie James et l’Atlantique.Il avait établi ses fils & Mingan, à Anticosti.Plus tard, Frontenac lui fit octroyer une petite seigneurie, du côté de Lauzon, sur la rivière des Etchemins, en face du cap de Québec.Puis il lui confia le commandement du vaisseau La Charente, chargé d’une riche cargaison de fourrures, pour le conduire en France.Là, le ministre lui conféra le titre de pilote royal.A Québec, à son retour, il reçut du roi le titre de professeur d’hydrographie.Plus tard encore, — c’était au printemps de Tannée 1700 — il fréta sa barque pour rejoindre ses établissements de Mingan.On ne le revit jamais plus.Il suffit sans doute d’un vent plus rageur, d’une brume plus épaisse, d’un récif plus aigu pour précipiter l'homme le plus vivant dans les profondeurs insondables de la mort.Mais le souvenir d'un tel homme, qui appartient à l’Histoire, ne meurt pas.Et l’Histoire ne vaut que par ces hommes-là.C’est par sa ténacité, par son courage, par son acceptation des épreuves et du malheur, par sa foi même en la dignité de Thom-me que Jolliet ennoblit notre sang.Jolliet est le premier de nos grands hommes.Le premier qui soit né sur l»t roc de Québec.peu d’atmosphère française , Quel que soit le coin de terre qu’ils occupent, les nôtres ont du lutter pour survivre et se propager.Nos compatriotes ont à leur crédit de belles victoires; voyez-les, soit dans le Québec, soit dans les autres provinces, même aux Etats-Unis; là où ils savent accepter des chefs convaincus et clairvoyants, s'unir autour de cette élite, prêtres, laïcs, ils gardent leur culture française et protègent ainsi leur foi catholique.La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a accompli sa large part dans cette “expansion’'; depuis plus de cent ans, depuis Duvernay, elle n'a cessé d'être à l’avant-garde des soldats de la pensée française.Ce rôle, notre Société y reste toujours fidèle; aujourd’hui c’est un hommage qu’elle rend à tous ces héros, connus ou inconnus, qui, depuis Jacques Cartier, dans les parlements, dans les services publics, dans les maisons d’enseignement supérieur, dans les petites écoles du rang, etc., etc., ont contribué et contribuent encore, au prix de multiples sacrifices, à l’expansion française en Amérique.Arthur TREMBLAY, président générsl.J Èr fljf» ME SOUVIENS A l'occasion de leur fête patronale, la Saint-Jean-Baptiste, nous offrons à nos compatriotes canadiens-français nos plus i sincères félicitations * * + LA BANQUE ROYALE DU CANADA Plut ds 625 succursales dans toutes les parties du Canada i?U PATRIE ('EST CA! > 'Tout l'amour qu'on a pour soi-même, pour sa famille et pour ses omis, se réunit dans l'amour qu'on a pour sa patrie, où notre bonheur et celui de nos familles et de nos amis est renfermé".EXIGEZ LES PRODUITS ’ fi FABRICANTS DES PRODUITS LA BELLE FERMIERE 3863 PUE RIVARD,MONTREAL 24 TOUSIGNANT FRERES LIMITEE CR.2135 • 10 MAGASINS • 6312, rue SAINT HUBERT 1127, rue MONT-ROYAL E 2309, rue ONTARIO E.3475, rue ONTARIO E 5195.rue SAINT-LAURENT 2034, rue MONT-ROYAL E.1374, rue ONTARIO E.1584, rue SAINTE-CATHERINE E.2929, rue MASSON 4835, rue WELLINGTON (Verdun) m-wm * IMP'I f I 4?“RENDRE LE PEUPLE MEILLEURE telle est la devise de la Société Saint-Jean-Baptiste i?TOUSIGNANT FRERES LIMITEE LES PLUS GRANDS DETAILLANTS AU CANADA DE BEURRE, FROMAGE, OEUFS ET AUTRES PROVISIONS é Notre patrie, c’est la terre où nos ancêtres ont laissé leurs traces, leurs oeuvres, leur exemple, leur postérité! .C'est la terre qui nous a vus naître et qui nous nourrit.Cest le CANADA, notre P A Y S ! • tri LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 23 JUIN 1949 IX SAINT JEAN-BAPTISTE, PRECURSEUR DE L'AGNEAU DE DIEU WJ m.p; L’expansion française en Colombie canadienne par I.Boyer de la Giroday WILLIS MONTREAL J Saint Jean-BaptUte n'est pas seulement le formidable prophète que 'Anrf^n,»e1rS|dUKiMOy?,n f9*' *" !S quali,é de ,rait d'u"1'»" entre I Ancienne et la Nouvelle Loi, ont représente aux portails des cathédrales.Il a d abord ete l'enfant du miracle, comme Jésus, et, dans les deux cas, e est I archange Gabriel qui en a fait l'annonce à Marie et i Zacharie.D ou la grande analogie du récit évangélique de leur naissance que saint Ambroise voulait sans doute traduire en disant que parler de Jean, c est parler du Christ''.Ajoutons que le fils de' Zacharie et d Elisabeth a été, suivant une tradition fort plausible, reçu a sa naissance par Marie elle-même, accourue à Hébron auprès de sa cousine.Saint Jean n'eut d'ailleurs pas une enfance ordinaire.Quittant tout |eune la maison paternelle, il s'enfonça dans le désert d'Aîn-Karem pour se préparer dans le jeûne à sa grande mission de Précurseur.Fiducie) ,a Caisse Nationale d'Econoraie et de la Société Nationale de En cette belle fête nationale du 24 juin, je rends hommage à nos ancêtres ainsi qu’à tous les bons vivants de Montréal-Est pour leur part active au développement économique et social de notre cité.NAPOLEON COURTEMANCHE Ma ire de Montréal-Est- A l’héroïsme quotidien de générations d agriculteurs, conquérants de la terre, ‘ce grand livre où un peuple se décrit et se raconte’ d'une union , ans.les hommages cordiaux leur service depuis 25 Union Catholique des Cultivateurs 515 est, avenue Vigcr Montréal Le gigantesque rideau de granit qui sépare les provinces soeurs de 1 l’Alberta et de la Colombie Bri-; tannique, aurait-il pu être la raison du mystère, qui au cours de plus d'un siècle, enveloppa notre région, au sujet du fait français en Colombie Britannique?.Ou serait-ce que le sobriquet dont on affligea notre Province effaroucha à ce point l’esprit de ceux qui nous tiennent de si près par les liens du coeur et de l’esprit?Fût-ce là autre cause de l’oubli dont nous avons bien longtemps souffert! Quoi qu'il en soit nous sommes sincèrement heureux et reconnaissants à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal de nous donner cette opportunité de leur offrir, avec nos vives et chaleureuses félicitations, nos voeux ardents et fraternels, à l’occasion de la prochaine fête de la Saint-Jean-Bap-üste.La vie française en Colombie est bien une réalité, et cela elle le fut dès l’origine de la civilisation en notre territoire.Il est vrai que pour survivre nous fûmes durement éprouvés et nos adversaires ne nous épargnèrent guère tous les moyens possibles, afin d'éteindre la flamme qui longtemps palpita agonisante sous les cendres de l’a bandon.Notre Golgotha fut le prix de notre résurrection.Jadis, la Vierge du Cap-dc-la-Ma-deleine, embrassa de son regard virginal notre patrie, et la fit sienne a mari usque ad mare; pour mieux s’assurer la souveraineté, elle permit qu’un clocher français fut érigé sous le vocable de Notre-Dame de Lourdes, au début de l’ère du XXe siècle, cela en plein coeur de la Colombie Britannique.L’histoire révèle qu’à l’aurore de la civilisation sur les bords du Pacifique, l’on trouve à chaque pas des vestiges nombreux de nos pionniers franco-canadiens.Premiers découvreurs, premiers missionnaires.premiers défricheurs et bâtisseurs, les vaillants de notre race furent au tout premier rang, tout autant que leurs prédécesseurs l’avaient été trois siècles plus tôt, sur les rives de Gaspé et les berges du Saint-Laurent.Vers la fin du XVIIIe siècle, Jean-François de la Pérouse navigue le long des côtes de File Vancouver, traçant des lignes géographiques, venant d’au delà aes Rocheuses.Quelques années plus tard, Mackenzie et Fraser, dont les noms s’immortalisent par les principales artères fluviales de la Colombie, sont guidés dans leurs découvertes par de nombreux Canadiens français.MacKonzie a pour compagnons les Beaubien, Bisson, Beauchamp, etc.Fraser a pour guides les Boucher, Rivard, Ger-vais, Lalonde, Laramée et nombre d’autres intrépides Canadiens français.Dans le dédale des Monts Rocheux et sur les rives du Pacifique, des noms bien français désignent lacs, montagnes, vallées, rivières et villes, tels que: Quesnel, La Hache.Alouette, Pouce Coupé.Babine, Tête Jaune, Tretnblcur, etc., etc.Notre province d’abord désignée sous le nom de Nouvelle-Calédonie, change de nom sous le règne de la reine Victoria et devient: Colombie Britannique, en 1866.Sa capitale est peuplée alors de prospecteurs et de traitants canadiens-français; cela en assez grand nom Suivant la piste des pionniers, nos missionnaires français sont en nos régions les premiers venus.En 1838 les abbés Blanchet et Demers arrivent en notre provin ce, suivis en 1842 par les abbés Bolduc et Langlois.En 1847 nombreux sont les fils de Mgr de Ma-zenod qui parcourent le pays en tous sens.Ils pénétrèrent jusqu’au ! coeur des Rocheuses dans la su perbe vallée de i’Okanagan.où ; Ovide de Montigny érigea le pre-; mier fort au début du Xl£e siècle.Les religieuses de Sainte-Anne de Lachine et les Soeurs de Charité de la Providence, toutes de race française, sont les premières à la tâche, fondant écoles et hospices.En 1845-46 la Chaire de Rome élevait à l'Episcopat les ahbés Blanchet et Demers.Leur succédèrent en 1863 Mgr d’Herbonnez, O.M.I., premier titulaire du Vicariat Apostolique de la Nouvelle Calédonie.Mgr Durieu, en l'aviation et de l'armée, de servir tant en Orient qu'en Occident, principalement dans le Service Se cret, où elles-mêmes seront appelées à collaborer efficacement.Leurs directeurs en chef, les Drs Wilfrid Bovey.de McGill, et G.M.Shrun.de l’Université de la Colombie.qui leur ont fait pleine confiance et sans cesse encorna gees dans cette oeuvre d’immense envergure, leur demandent d écrire un manuel pratique bilingue pour les troupes outre mer (ce livret fut choisi par le Conseil de Normandie) Elles acquiescent à tout ce travail sans jamais accep ter la moindre rétribution financière: cela pendant 7 ans, de 1939 à 1946.La sympathie, l’estime et la reconnaissance leur sont désormais fait acquis, et dans les milieux saxons, elles font rayonner la lumineuse pensée française.Au milieu de leur mille oecti- 1890, fut nommé par le SaintSiè | paüons journalières, ces deux fem- ge premier évêque de New-West minster.A la mort de Mgr Durieu, le siège épiscopal de New-W'est-minster fut transféré à Vancouver.Mgr Dontenwill, O.M.I., en fut le titulaire en 1908.Les archevêques successifs furent tous depuis de langue anglaise.Les nombreuses paroisses et missions desservies par le clergé français fit place, peu à peu, à celui des Anglais.Une seule et unique paroisse avec école à Maillardville (village fondé en 1907.par le Père Maillardville, O.M.I.) sera pendant 40 ans le seul clocher, en Colombie, où ceux de notre race auront droit de prier et de recevoir dans la langue de leurs ancêtres, les secours de leur religion.En 1912, la flamme de la résistance française s’étiole sous l’impulsion majoritaire anglo-saxonne et protestante.Le cercle “Union Nationale’’ canadienne - française (cercle masculin) fondé en 1905, expire en 1912.Il aura un court sursaut de résurrection, l’espace de quelques mois en 1926, puis se dissout définitivement.Les défections dans nos rangs ne permettent pas aux sceptiques de la gent masculine d’espérer, envers et contre tous, le miracle de notre Survie Française en Colombie Britannique.C’est alors qu’un très modeste groupe féminin se mettra à la tâche.A ces heures tragiques de notre histoire, les fidèles gardiennes de nos berceaux seront les sentinelles stoïques, vigilantes.Instrument faible aux mains des humains, mais suffisant aux yeux de Dieu pour assurer notre Résurrection française en Colombie britannique.En 1927 un cercle dramatique et musical est formé par ces vaillantes, l’élément masculin faisant toujours défaut; avec plus de ténacité encore elles vont former en 1929 l’Association des Dames de Langue Française.Leur but: des paroisses nationales éventuellement.Chaque année, elles sollicitent de l’autorité diocésaine la grande faveur d’une messe avec sermon en français pour célébrer dignement la fête de la St-Jean-Baptiste.Elles ont trouvé par là un point de ralliement pour toua les nôtres.Ce doux souvenir annuel conserve la flamme vivante parmi un grand nombre.L’on a une foi très profonde en la puissance du Grand Précurseur!.En 1937 à l’occasion de la visite de Son Eminence le Cardinal Villeneuve, O.M.I., des entraves a’élè-vent contre leur légitime désir de rendre un hommage particulier à bre pour susciter la Publication du ^trîo^ P\m premier journal en notre province et dont la parution en 1857 s’intitule Le Courrier de la Nouvelle-Calédonie.*oui la Pallie Cette banquet dépositaire des épargnes familiales qu’elle fait fructifier, contribue également au développement du commerce et de l’industrie.Ainsi, par ses services, la banque concourt puissamment à l’expansion économique de la patrie.porte, on va surmonter cette nouvelle épreuve.Elles donnent rendez-vous à 200 compatriotes et l’on défile en groupe compact à la réception officielle donnée en l’honneur du cardinal à l’hôtel Vancouver.Celui-ci est aussi ému que surpris.Tant de compatriotes de langue française à Vancouver! Il ne l’oubliera pas et confidentiellement il affirme sa foi en la résurrection de son peuple en Colombie.En 1939 le deuxième conflit mondial va encore une fois ensanglanter le monde.Le cercle des Dames de Langue Française compte alors environ 20 membres actifs seulement.C’est l’heure choisie par certaines d’entre elles pour sonner le réveil dans les consciences de leurs compatriotes.Il faut relever leur moral, et d’autre part imposer respect aux Anglo-Canadiens.La Patrie requiert, à ces heures douloureuses de son histoire, l’assistance de toutes les bonnes volontés.Deux d’entre elles créent une oeuvre unique au Canada, sous les auspices et dans le cadre d’K-ducation de la Légion Canadienne.Elles organisent et dirigent des cours en 22 langues étrangères, rc qui permet à un groupe d’élite des forces armées de la marine, de mes songent sans cesse à réveiller l’âme française en Colombie Bri tannique.Elles désirent faire savoir en même temps à leurs frères d’outre-Rocheuses le désir intime, intense, qu elles ont de voir triom pher la survivance catholique et française dans nos régions.Suivant le conseil, et avec l’appui d’une âme d’apôtre de passage dans leur région, les colonnes do la presse française d'outre-Rocheuses leur permettent de rallier des forces vives et puissantes.Le Dr Beauehemin, puis Mgr Camille Roy visitent la Colombie.Mgr Roy leur promet un collaborateur dans un de ses disciples préférés; le Dr Amiot Jolicoeur passe deux ans à Vancouver.En retournant à Québec, celui-ci établit les liens* solides entre elles et le Comité Permanent de la Survivance Française en Amérique.En 1941, le Dr Adrien Pouliot, alors président dudit Comité, les visite à Vancouver et emporte à Québec un volumineux dossier qu’elles lui ont remis sur la situa lion do la Survivance Française en Colombie.En 1941 le Cercle des Dames de Langue Française de Vancouver donne corps à l’Association Cana dienne-Française de Vancouver, dans le but de rallier tous les Canadiens catholiques et de langue française.La même année, dans le même but, un Cercle Crmadicn-Français est aussi créé à Victoria, sous l'impulsion d'une autre admirable patriote.En 1942, M.l’abbé Arthur Ma-heux est invité à donner une série de conférences dans les milieux anglo-canadiens en Colombie.Il contribue puissamment à renverser les préjugés qui pèsent lourdement et entravent notre pauvre minorité.Il est secondé dans sa tâche délicate par le Dr et Mme W.F.Seyer (celle-ci née Planche Leblanc de Montréal) seul foyer canadien-français à notre Faculté, pendant plus de 25 ans.En' 1945, sous l’impulsion des trois centres canadiens français organisés en Colombie, et qui sont alors: Vancouver, Victoria et Maillardville.une Fédération Canadienne-Française de la Colombie se forme au premier Congrès de septembre 1945 à Vancouver.Sa devise; “Dieu et Nos Droits Nous Maintiendrons”.La même année une secon ie paroisse nationale française est fondée à Vancouver par Mgr Duke, archevêque.Il la confie aux Pères du Saint-Sacrement.Une âme d’apôtre.le Père O.Meunier, O.M I., qui s’est tant sacrifié pour les nôtres, se voit à son tour, la même année, curé de la troisième paroisse française en Colombie, Notre-Dame de Fatima à Maillardville.Des congrès successifs de la Fédération franco-colombienne eurent lieu: en 1946, à New-Westminster; 1947.à Notre-Dame de Lourdes, Maillardville, et en 1948.à la paroisse du Saint-Sacrement à Vancouver.Y étaient représentés 12 centres canadiensfrançais dû ment organisés en Colombie et qui sont; Vancouver, Victoria, New Westminster, Port-Alberni, Dun can, Nanaimo, Chemainus, Lady smith, Kelowna, Penticton, Notre-Dame de Lourdes et Notre-Dame de Fatima de Maillardville.L'élan depuis le dernier Congrès est irrésistible.Trois nouveaux centres se sont organisés sponta nément: Cloverdalc, Kennedy et Stcvcston.Plusieurs autres sont en formation.La population franco-colombien ne est au delà de 50,000, dont plus rie 20,000 résident à Vancouver.Dr 800 à 900 familles sont grou nées dans les deux paroisses de Maillardville.Un millier de nos compatriotes à Port-Alberni aspi- rent ardemment à l'obtention de leur paroisse nationale, afin de mieux lutter contre l'élement étranger et protestant, et surtout contre l'influence communiste dans ce milieu ouvrier de File Vancou ver.Dans tous nos centres canadiens français déjà organisés des classes de français permettent aux jeunes Franco-Colombiens de mieux ap prendre à connaître et apprécier leur heritage catholique et fran çais.En octobre 1948: des classes de ' français pour adultes, sous les aus-1 pices du Cercle C.-F.de Vancou ver en collaboration avec la paroisse du Saint-Sacrement, furent créées à Vancouver, par le mémo patriote qui sonna jadis le réveil de la conscience française en Colombie Refusant toute rétribution pécuniaire, et suivant son désir exprès, les honoraires sont intégralement versés au profit de la pa roisse nationale et du Cercle local C.-F.De cette même source, et sui vaut son initiative, un projet esta l'étude, pour l'octroi de “Bourses" à de futurs séminaristes et élu dianls franco-colombiens.Cette oeuvre, bénie de Dieu, dès ses débuts, a eu un succès inespéré.Non seulement nos compatriotes en hé néficient, mais un grand nombre d’Anglo-Canadiens de marque, ont sollicité leur admission à ces cours.Parmi ceux-là l’on trouve des juristes distingués, des médecins, des journalistes, jeunes gens qui se destinent au professorat, aussi rer tains membres du personnel de la mairie, des gérants d’industrie et du commerce, suivent avec enthou siasme nos cours de français pour adultes.Tout en nous défendant contre la contamination néfaste étrangère, et hélas! trop souvent communiste dans nos régions quasi païen nés, nous nous efforçons à influen cer notre entourage, par notre vie intellectuelle et spirituelle.Le phare lumineux de Rome, par la voix de S.S.Pie XII.nous gui- : de et nous inspire, par les paroles ! suivantes: “Ne vous laissez pas | duper comme tant d’autres, après! mille expériences désastreuses, par J le songe creux de gagner à vous l'adversaire à force de marcher à sa remorque, et de vous modeler sur lui”.Nous demandons à Dieu de nous garder fidèles à la mission qu'il nous a assignée à cet aVant-poste do notre Patrie.Nous.Fran co-Colombiens.de tout coeur crov ons au: GESTA DEI PER FRAN COS.NOS HOMMAGES — et nos MEILLEURS VOEUX à nos compatriotes CANADIENS-FRANÇAIS à l'occasion de leur fête patronale LA ST-JEAN-BAPTISTE =ÜUILUS & [0.LImiTEm 12Î0, rue Sainte-Catherine Ouest Trois-Rivières — Québec MONTREAL Halifax FiSèles aux traditions ancestrales, célébrons avec fierté notre fête nationale.Félicitations à la Société Saint-Jean-Baptiste dont nous admirons la grande oeuvre.BONNE FETE A TOUS NOS COMPATRIOTES LA CIE CANADA DRUG R MARTINEAU, L Ph, propriétaire 857, rue Saint-Maurice — PL.1151 a Nos félicitations à la Société Saint-Jean-Baptiste pour l’éclat qu’elle donne à notre fête patronale chaque année et nos remerciements à ses membres pour leur encouragement depuis toujours.z) 50 ouest, rue Notre Dome, Montréal 1 — Images religieuses — Objets de piété — EN G R 0 S — .olidiKite Tél.HA.3105 Notre megmin sen fermé tout les samedis du 25 juin au 27 août inclusivement.A l'oceosion de la Fête Nat onol*, nous adres- sons b nos compatriotes i meilleurs voeux de prospé lOmmages et nos Provinciale du Canada i âarry (flutomoi camions DObtt reucK» DISTRlBUTtUM DtSOTO » OOOCt ^ 4382, rue SAINT-DENIS /tmiÜÊ fl.8221* J4onneux aux notieâ! Unir entre eux les Canadiens français de tous les rangs — prêter main-forte à tout ce qui peut contribuer au développement matériel, intellectuel et moral de la nation — conserver le culte du passé et l'amour de notre belle langue — rappeler les épopées de nos héros et graver dans notre mémoire leurs noms et leurs hauts gestes : telle est la noble et véritable mission de la Samt-Jean-Baptiste.VIAU FRERES "LES PIONNIERS DU MEUBLE A MONTREAL" REFRIGERATEURS, LESSIVEUSES ELECTRIQUES, RADIOS, PRELARTS ET TAPIS 4270 oueit, rue Saint-Jacques WE.1169 D3D LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 23 JUIN 1949 L*%A!\ L amour des Belles - Lettres par Roger Duhapiel membre de l’Académie canadienne-française personnages les mêmes sentiments qu'à Julien Sort ou à Dominique.La lecture ne doit demeurer qu un élément de la formation, important certes, mais incomplet, s’il ne s’y ajoute pas une observation aiguë et jamais lassée.“Crève-toi les yeux à fore-1 de regarder”, conseillait quelque part Maupassant.C’est cette idée de salut qui poussait Montaigne à recom- mander “l’école du commerce di monde, pour frotter et limer s cervelle contre celle d’autrui" Nous sommes chacun un univer: clos; il nous appartient d’en fran chir les frontières pour connaitri les conditions de vie dans 16,5 au très mondes.Observation intérieure aussi.Ou-fSuite à la page XI) (Le 23 avril dernier l’Académie canadienne-française recevait au rang de ses membres distingués M.Roger Duhamel, journaliste, an- pas d’hier que j’ai gravé en mon cien président général de la So-:- "'¦**" n ciété Saint-Jean-Baptiste de Montréal M Robert Charbonneau présenta a 1 ses collègues l’élu au 21ème siège de l’Académie; M.Du-i hamel répondit par un magnifique plaidoyer sur l’amour des belles-lettres.) hauer, “marche sans lisière, non nécessaires, ils ne les emprunte- , sans péril, mais librement.” ront pas à telle ou telle ecole Si féconde qu’elle soit, la liberté aujourd’hui dépassée; ils préfère- j j n’est pas tout, elle doit se doubler ront se les forger à eux-mêmes à i > esprit cette phrase qu’écrivait Ci d’un culte profond de l’art, non des fins bien déterminées.Ils par- céron dans son Pro Archia: “Les plus envisage comme un agrément I viendront pai ce rude chemin, a lettres nourrissent la jeunesse frivole, mais comme une nécessité | s’assurer des avantages combinés des belles-lettres et le souci de les servir dévotement dans le silla ge de ses grands aînés.Ce n’est “Je sens plus que jamais la dif- 3»ns les provinces de l'Ouest, le radio, qui péntère insidieusement fans les foyers, menaçait la vie française à sa source meme.Afin de parer à ce danger, il fut décidé en 194Î de fonder des postes privés.Cet accord s'est matérialisé au début de 1944 par la création de Radio-Ouest-Française, société chargée de mettre au point l’ensemble du projet.Un premier poste a été inauguré à Saint Bonifece, le 27 mai 1946, et un second, Radio-Edmonton, est en voie de parachèvement; on attend incessamment le permis d'un troisième : Radio-Prai ries-Nord.Hommage a Radio-Ouest-Française, le chef représente I outil moderne de la survivance figuré par une antenne qui se dresse sur un globe terrestre.Celui-ci est accosté de flambeaux symbonsant le science et les arts auxquels président des jeunes filles, qui en tiennent les attributs.Un listel porte le mot d'ordre donné aux membres de ta Société Saint-JearvBaptista par son président : "Du franaçis partout"; "du français toujours", version lapidaire de la fameuse recommandation de Mgr Arthur Béliveau : "Si nous voulons du français, c'est à nous d'en mettre." :Don du Gouvernement de la Province de Québec).chargent l’âge mûr, consolent dans l’adversité, agrémentent notre intérieur, nous aident au dehors, passent au besoin la nuit avec nous, nous suivent en voyage, à la campagne”.Cette présence constante n’est-eile pas le plus effi ficulté de parler aujourd'hui, ^que i eace viatique contre les épreuves je dois parler devant les maîtres ,je |a vjS; ne nous permet-elle pus de l’art du bien dire, et dans ; de nous dépasser nous-mêmes en une compagnie où l’on voit pa- nous insérant dans le cours de raitre avec un égal avantage l’éru ; pas cette présence, la compagne dition et la politesse.Ce qui aug- ; phistoire universelle; n’est-elle mente ma peine, c’est qu’ayant ] fidèle, la vestale qui jamais ne abrégé en ma faveur vos formes ; laissera s’éteindre la flamme haunt vos délais ordinaires, vous me de i intelligence ?j r, .hoix au.on accède à presse/ d autant plus a vous té- » est également fort possible S.6,51^méîim.re.L’homme motgner ma reconnaissance, que f|Ue vous avez voulu récompenser vous êtes vous-memes_ pressés de : une f01 solide en notre avenir intellectuel.Des vents de scepticisme, alimentés par certaines rancoeurs et d’évidentes déceptions, soufflent de toutes parts, si bien que d’aucuns en viennent à désespérer et à perdre coeur.Je n’estime pas exagérer en prétendant que cette attitude défaitiste mine sourdement nos plus légiti- me faire sentir les effets de vos bontés particulières; si bien que m'ayant ôté.par la grandeur de vos grâces, le moyen d’en parler dignement, la facilité de les accorder me prive encore du secours que je pouvais espérer de la mèdi- ; talion et du temps.A la vérité, messieurs, s’il s’agissait seulement de la personne humaine, A un importun qui lui demandait un jour comment il s’y prenait pour faire une statue, Rodin répondait : “Oh ! c'est tout simple, je prends un bloc de marbre, et j’enlève ce qu*il v a de trop” C’est indiquer que ï’art est une difficulté vaincue par l’économie des moyens mis en oeuvre La Fontaine l’entendait bien i ainsi ; 1 Loin d’épuiser une matière, | On n’en doit prendre que la fleur.accède à une réalité supérieure.L’homme possède ce troublant privilège de pouvoir améliorer la nature par l’action mystérieuse de son génie.Ce qui invite l’artiste à s’éloigner comme d’une funeste tentation de la plate imitation qui rabaisse ses dons en le réduisant à n’être qu’un fabricant.Ars, homo additus naturae, selon la définition de Ba- .; de vous exprimer les sentiments raes espérances et entraîne de trop SOYONS FIERS du -M'OaMi'GJûjîCâfc.EAU -JAVEl-HUOT 5450, 15c avenue, ROSEMONT de mon coeur, il ne faudrait ni ! étude ni application pour s’acquit-j ter de ce devoir.Mais si je me 1 contentais de vous donner ces mar ques de reconnaissance, que la nature apprend à tous les hommes, sans exposer les raisons qui me font paraître ma réception dans rette illustre compagnie si avan-| lageuse et si honorable, ne serait nombreuses défections.Combien en a-t-on vu promptement dépérir de ces talents foisonnants, accablés de découragement et retournant tristement à l’existence végétale, avant que de n’éprouver plus aucune nostalgie des pays merveilleux un instant entrevus ! Et cette ! foi dont je me plais à me récla-1 mer, est-elle vraiment fondée, con.S’il prend pour point de dé- Hommages à la Société Samt-JeonBaptiste FERME LE 24 JUIN Durant juillet et août nous fermerons tous les soirs à 6 heures.Merceries de qualité ce pas me rendre indigne d’entrer | 0u n’est-elle pas plutôt le mirage dans un corps si célébré et dé-1 (]'une oasis souhaitée dans le démentir en quelque sorte l’honneur serl (je nos lettres ?Nous n’avons que vous m’avez fait par votre ; pas a revenir sans cesse sur des choix?” ! considérations historiques ' deve- Amsi s’exprimait Bossuet, le R nues des axiomes de notre vie juin lfi71, alors que ses pairs l’ac- ; nationale.Comment toutefois ne cueillaient a l’Académie française.! pas éprouver la tentation de les Il serait très présomptueux pour j rééditer pour l’édification des in-moi de rechercher je ne sais quel | crédules ?Le Canada français n’a i arbitraire rapprochement avec un j pas connu des débuts faciles, personnage, aussi considérable, i Avant que de songer à nourir l’es-J'éprouve néanmoins à votre en-1 prj,t nos pères ont du se préoccu-droit les mêmes sentiments de ' ppI.de se tailler un domain#, de écialité : Complets sur me Choix d'habits prêts a porter.Z ! gratitude et j’ai voulu me faire le modeste écho de sa voix pour vous l'exprimer en des termes qui ne fussent pas trop indignes de vous, i Vous aussi, n’avez-vous pas voulu abréger en ma faveur vos formes et vos détails ordinaires, en invitant prématurément à siéger parmi vous un homme tiraillé en de ! multiples directions et dont l’oeu-| vro ne peut être qu’une vague pro-i messe auprès des réalités éclatantes qui assurent le prestige de ' vos noms et le rayonnement de I votre pensée.Cette délicate pen-! sée me demeurera un précieux ; souvenir et un fécond encoiiragc-| ment.A vous tout particulièrement se bâtir une demeure, de se dé fendre contre la nature et contre l’ennemi.Rudes et redoutables besognes, qui laissaient peu de loisirs pour de plus exaltantes recherches.Peuple de paysans, de soldats, d’artisans et de missionnaires, ils étaient peu nombreux à posséder une culture artistique et littéraire qui eût pu faire souche au Nouveau Monde Nos familles ancestrales n’étaient guère apparentées à Racine et à Molière, à Descartes et à Pascal; elles plongeaient davantage dans le terreau des vieilles provinces où la population s’adonnait aux tâches nécessaires et moins illus très dVsurer la gloire d’une mo 219 EST, STE CATHERINE Montréal HA.7679 IOYEUSEMENT FETONS Monsieur, qui venez de prononcer , |)a)-chie et la survie d’une race.! ries phrases si flatteuses ët si no- ! Point n’est besoin d’insister ici Mes en leur authentique généro- sur ies vicissitudes de notre de-site.qu'il me soit permis de vous v,,njr historique pour comprendre ; transmettre sans apprêts l’expros r.nmme u a fallu de l’énergie et ! sion d’une joie bien vive.Nous | •(„ lemps pour émerger du maema nous connaissons depuis longtemps i of| nnus menacions de nous enliser déjà et les années ont passé sans , à jamais, c>est Kr§ce à l’action de — se ternisse le métal de notre part le spectacle s’offrant à sa vue et les nuances infinies des sentiments humains, l’artiste dépasse ce stade primitif en opérant des coupes sombres et en procédant à la stylisation, cette autre expression pour désigner le passage de la nature à l’art.Notre jeune littérature n’est encore qu’à l’aube de ce jour éblouissant où il nous sera donné de nous emparer de nos luxuriantes richesses, demeurées longtemps en friche, et de les transformer en matière d’art.Nous prendrons alors conscience de tout ce que nous voyons quotidiennement, de tout ce que nous ressentons dans notre chair, et nous n’hésiterons plus à y puiser les éléments de notre inspiration.Au pays de Québec où rien, dit-on, ne doit changer, il n’est pas impossible de supposer qu’il s’agite des passions aussi frénétiques, aussi dévastatrices que sous d’autres cieux.Nos romanciers finiront bien par s’en aviser.Ils ne les transcriront pas comme un témoignage documentaire; ils chercheront plutôt à y découvrir quelques sentiers inexplorés de l’éternelle psychologie humaine, des formes particulières de notre sensibilité.Oeuvre d’art, l’expression ne suppose-t-elle pas aussi l’accepta lion de règles?La période de l’amateurisme et de la facilité doit être révolue Nos écrivains ne s’imposeront que s’ils consentent à se soumettre à des limites précises et à ne pas s’abandonner paresseusement au flux indécis d’une aspiration capricieuse.Ces règles de la passion et de la raison, l’une ne devant nas étouffer l’autre, mais les deux devant travailler de conserve à l’édification du monument, entrevu.Je ne résiste pas à la satisfaction de chercher appui auprès d’André Gide : “La passion, écrit-il, peut-être source de désordre, de partialité ou de complaisance paresseuse; mais seulement lorsqu’on la laisse faire et dire.La raison paraît souvent sèche et pauve; mais seulement parce qu’elle prétend se suffire.L’ordre vivant es1 fait de la combinaison d’une impulsion et d’une résistance.” Une impulsion, une résistance : deux lois, deux tendances dont le dosage favorisera l’oeuvre d’art.On évitera ces ouvrages rationnels à l’excès, d’une dialectique dépouillée et vidée de toute substance, se contentant d’u n e sécheresse schématique, comme ces ouvrages échevelés où les mots deviennent en folie, où les effets de la sensiblerie de camelot tiennent lieu de sentiments robustes et authentiques.Nous sommes sur la bonne voie, bien qu’il ne faille pas s’imaginer trop tôt que nous n’avons pas encore beaucoup de chemin à parcourir.Qu’importe si les oeuvres de notre vingtième siècle ne sont que les signes d’anticipation de ce que deviendra notre littérature pour les générations à venir.Nous comptons beaucoup de gens cultivés ou du moins de personnes qui seraient fort insultées si nous ne les tenions pas pour telles.Il serait malséant de les détromper brutalement.Comment toutefois s’empêcher de remarquer combien cette culture n’est le plus souvent qu’un vernis superficiel prompt à s’écailler.Notre ensei- ! gnement excessivement autoritaire, laissant peu d’initiative à l’élève, l’habitue à ne pas se poser à soi-même dos problèmes qu’il ne sache d’avance résolus par la lettre du manuel.Les meilleurs d’en-1 tre nous, qui résistent à ce dres- j sage, finissent néanmoins par croire que le livre est le seul mode de leur perfectionnement intellectuel.Nous comptons trop peu de liseurs, bien sur.et nous envions ceux qui possèdent d’immenses lectures suffisamment assimilées pour en faire l’aliment de choix de leur vie intérieure.Il y a toutefois le danger de s’illusionner sur les mérites d’une culture exclusivement livresque.Le péril est grave surtout pour les écrivains qui reprennent à leur insu les descriptions qu’ils ont lues dans les livres, qui prêtent à leurs HOMMAGES AUX CANADIENS FRANÇAIS Charles Duranceau Limitée *847, rue HAMILTON A 1’°“asion ?§?SAINT-JEAN-BAPÎISTE, nous sommes heureux d'offrir à tous nos compotriotes conadiens-fronçois nos plus sincères félicitations.TRavhmdE BUREAU Edifice Dominion Square PL.8077 Hommages à tous les Canadiens français à l’occasion de leur fête nationale PATENAUDE & PATENAUDE Jean-Jacques PATENAUDE, prés.COURTIERS D'ASSURANCES AGREES 5040, avenue du Parc DO.4631 DEMAIN 4 MODES DE PAIEMENT • 2- mise de côte • 3- -au comptant -trente jours • 4 à tempérament ROY amitié durable.Vous venez do m’en offrir un nouveau gage dont ; je conserverai pieusement la me moire.Si vous avez jugé bon de irm ménager un fauteuil dans voir" omnagnie encore jeune et à 1: luelle sourit déjà un brillant ivrnir.c’est sans doute que vou • avez tenu à reconnaître chez le récipiendaire un amour inaltérable Hommages aux Canadiens français j.ï: 'if BAGUES, MONTRES, 6725, SAINT-HUBERT Au nord de St-Zotique.CA.2622 BIJOUX, CADEAUX DE TOUS GENRES ^/TAILLEUR 4rl CfrHp* 271 est, Ste-Catherine • BE.1376 MONTREAL LA SAINT-JEAN-BAPTISTE FETE NATIONALE Nos voeux de patriotism* ardent mais bien compris à tous les Canadiens français à l’occasion de la Saint-Jean.t rfdr rh "La Vieillt Maison à l’ombre do l'église Notre-Dame" Cotons • Toiles * loinoges c.-x.TRANCHEMONTAGNE Cr CIE LTEE (Les Fils d'Alfred Bernier) TEXTILES EN GROS BE.2531-2 459 St-Sulpict, Montréal 1 quelques éveiileurs que peu à peu nous avons réussi à nous élever aux valeurs de l’esprit.Des écrivains maladroits et touchants onl désiré témoigner.Leurs ouvrages I nous sont des documents où nous devons nourrir nos espoirs et nos ambitions, en mesurant le chemin mircouru.Nous avons manqué de ccs maîtres à penser qui balisent le cours de notre aventure intellectuelle.Nous avons manqué le ce milieu favorable à l’éclosion des oeuvres promises à la pérennité, Nous avons manqué de tout cela et néanmoins il est impossible de ne pas ressentir une profonde satisfaction à la vue des progrès rapides accomplis après un départ aussi lent et aussi mal orienté.La production Intellectuelle de notre dernier quart de siècle, malgré toutes les justes réserves qu’y devrait apporter une critique éclairée, fournit l’éloquente démonstration que nous avons enfin commencé de percer re que Camus a appelée “L’inextricable épaisseur de l'histoire".Et n’est-il pas curieux que nous puissions jeter une passerelle sur les millénaires pour associer les réflextions optimistes du grand professeur Toynbee à notre endroit à ce que notait jadis Aristote dans sa Politique : “Les habitants des régions froides sont pleins de courage et faits pour la liberté." Encore est-il indispensable de ne pas nous flatter de paresseuses illusions et de consentir l’effort I entier qu’exige l'oeuvre d'art.; Dans la situation particulière où les voies mystérieuses de la Providence ont voulu que nous fus- ! sions placés, certaines conditions demeurent des impératifs rigou- j reux sans lesquels nous ne par- ! viendrons jamais aux buts recherchés.La première de ces exi- ! gences, c’est une liberté généreuse reconnue à ceux dont le métier ! est de penser et de créer de la beauté.Peuple jeune, nous nous - mmes exagérément entourés de tabous qui gênent notre marche et restreignent la portée de notre action intellectuelle Sans doute le passé est-il un maître, et toute ci- ; vilisation qui ne repose pas sur des assises éprouvées ne tarde pas à s'effondrer, mais ce maître ne doit pas se transformer en un despote.Il y a tellement d’avenues qui s’ouvrent devant nous, où nous n'avons encore tenté que de prudentes et peureuses incursions ! Des explorateurs risquent toujours de se perdre; cc sont eux néanmoins qui débouchent les horizons et projettent sur le monde plus de lumière.L’isolement au sein d’un système clos de vérités traditionnellement admises avant même que d’avoir été soumises à un nouvel examen et repensées dans une perspective renouvelée porte en lui-même la marqye fatidique de la sclérose.La férule toujours dressée contre toute audace limite l’espnt inventif et lui interdit de prendre la mesure de sa taille véritable.Il s’ensuit un spittaclsme dont les méfaits auront été immenses au Canada français Ainsi s’expliquera un défaut d épanouissement vital qui ne se peut aecompdr que si le penseur, comme le recommande Schopen- Nous sommes heureux de proclamer en ce 24 juin, notre fierté d’être les descendants des premiers Canadiens, à qui la nation doit le maintien de coutumes qui nous sont chères, de ses plus belles traditions et de ses plus nobles idéals.SARRAZIN & CHOQUETTE PHARMACIENS — CHIMISTES - ANALYSTES Bacheliers en pnarmacie de l'Université de Montréal — Docteur de l'Université de Paris 921 EST, RUE SAINTE-CATHERINE Succursales: Angle Saint-Denis et Mont-Royal, 6511, rue Saint-Hubert, (près Beaubien) LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 23 JUIN >949 XI La Croix du Mont-Royal LES LA VERENDRYE AUX ROCHEUSES L* bambin qui incarnera saint Jean-Baptiste dans le défilé historique du 24 juin, Michel Gagné, photographié avec sa mère, Mme Jean-Marie Gagné dans les salons de la Société Saint-Jean-Baptiste eu Monument National.A l'occasion de leur fête nationale, le 24 juin, nous transmettons à tous les Canadiens français nos voeux et nos hommages.min ms ESU MINERALE ALCALINE NATURELLE — PROPRIÉlt DE fÉTAT FRANÇAIS Notre admiration à tous Iss Canadien français qui ont fait leur marque dans le domaine des sciences.LIGUE PATRONALE BOULANGERS INDEPENDANTS UNIR MUR SURWVRT* GAGNON et FILS BOULANGERS BY.2828 263, rue Principale Ville St-Laurcnt "rirrm ! t.rrrrrrrrrr rrrrrrnr: rrrr: 1111,i.H!i|,riLi,!i: n;,i.; .0 Ejl OQDQOOPDPOPOQQQSflfi S.JT g IIJ ÆJI ÆÆJL8.JU1.6 B IIBBJIttll89éB8l.LEFEBVRE INC.ARTICLES POUR HOMMES Trois magasins A votre service Canadien* [tançai* Travaillons sans relâche à la survivance de nos belles et grandes traditions.C’est notre devoir le plus impérieux.^380 ouest, rue NOTRE-DAME 1351 est, tue STE-CATHERINE 1604 est, «venue MONT-ROYAL W1.9429 FR.2507 CH.1420 Faits divers Cinq blessés Vers 6 heures mardi, un accident s’est produit, rue Saint-Dominique, près de Dorchester, qui a conduit cinq personnes à l’hôpital.Deux d’entre elles y sont encore hospitalisées, bien que leur état soit peu grave.D’après le rapport donné par la police, il semble qu’un groupe de jeunes gens et de jeunes filles venaient de manger au restaurant chinois sis à 20 ouest, rue Lagauchetière; à un moment donné, la bataille éclata entre les Chinois et les clients, une bataille au cours de laquelle Gérard Dubé, 23 ans, 820, rue des Seigneurs, reçut au front un coup qui nécessita dix points de suture.Ses compagnons le transportèrent dans un taxi qui fila vers l’hôpital.Mais, un peu plus loin, cette voiture heurta un poteau de l’Hydro-Québec.Le chauffeur, Orlando Ulloa, et sa femme, furent blessés, ainsi que Miles Blanche Leblanc, 28 ans, 2179, rue Manufacture, et sa soeur, Pauline.26 ans.Tous ont été conduits à l’hôpital Général.Seuls Gérard Dubé, et Mme Ulloa y sont encore.Vol M.J.M.Schwartz, 2186 ouest, Ste-Catherine, a rapporté à la police qu’entre sept heures du soir, samedi, et 8 h.40, hier matin, des inconnus sont entrés avec effraction dans son bureau, ont forcé le coffre-fort et se sont emparés de $150 en argent sonnant, $25 en timbres et deux épingles de diamant valant $1,000, ainsi que d’autres articles.Ils ont ensuite enfoncé le mur pour entrer dans le bureau voisin, celui de M.Cunningham, sans qu’on sache toutefois s’ils y ont dérobé quelque chose, étant donné que le maître de céans est parti en voyage.$1,000 Un vol de $1,000 a été perpétré mardi entre deux heures et cinq heures du matin au magasin de M.J.-A.Bertrand, 2534 est, rue Ontario.La victime s’est plainte qu’on a brisé sa vitrine et qu’on lui a emporté toute une série de pantalons, de chemises, de cravates, de costumes, etc., etc.Permis de bicyclettes Le directeur-adjoint Rosario Bourdon vient de lancer un avertissement sévère à ceux qui n’ont pas encore été chercher leur permis de bicyclette.Ils ont jusqu’à samedi pour le faire; sinon, les officiers de la sûreté, de la radio, de la circulation ainsi que les Inspecteurs du bureau des permii seront à leurs trousses.On fera comparaître le< délinquants en Cour juvénile ou en Cour du recorder, et on les obligera à payer l’amende en plus d’acheter leur permis, qui coûte $2.16.Le lieutenant Lindbergh, chef du département des objets perdus, recommande aux propriétaires de bicyclettes de bien verrouiller celles-ci, car les vols se produisent dans 99% des cas lorsqu’elles ne le sont pas.La croix du Mont-Royal a été érigée en mémoire de la plantation 1 d’une croix par Jacques Cartier, le 27 juillet 1534, et d’une autre par Maisonneuve, le 6 janvier 1643.C’est M.l’abbé Alexandre-Marie Deschamps, dans son sermon en l’église Notre-Dame, le 24 juin 1874.à l’occasion du quarantième anniversaire de la fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, qui suggère l’idée de l’érection d’une croix.En 1923, la première tentative est faite à ce sujet: formation d’un comité des finances et préparation d’un plan des architectes.En 1924, impression de timbres commémoratifs do la Croix qui sont vendus par les écoliers: 5 sous l’unité, 25 sous le livret.Argent recueilli: $10,000.Collaborateurs: 4,200 adultes; 88,000 enfants de la Commission des écoles catholiques de Montréal; 12,000 élèves des couvents et collèges de la province.Quelques détails techniques: Les plans soqt dressés par M.Pierre Dupaigne, P S S.Les architectes: Gascon et «Parent.Contrat de l’armature: Dominion Bridge.Installation électrique: J.-A.Saint-Amour.Les travaux sont commencés le 16 mai 1924.Bénédiction de la pierre angulaire par S.E.Mgr A.-E.Deschamps, le 24 juin 1924.Charpente métallique terminée le 15 septembre 1924.Illumination de la croix pour la première fois: 24 décembre 1924.La croix est illuminée gratuitement par la M.L.H.& P.(Hvdro-Québec); la Ville de Montréal est la propriétaire de la croix (don de la Société Saint-Jean-Baptiste).Hauteur: 100’ dont 40’ pour la base.Largeur: 8’.Envergure des bras: 32’ (12’ chaque bras).Lampes: 240 de 75 watts, placées à tous les deux pieds (120 lampes pour chaque façade).Pièces utilisées: environ 1.800.reliées par pr>00 rivets.— La croix est visible à quarante milles < >n.— L’observatoire de la croix est à 828’ : " sus du niveau du fleuve.• — Un aviateur relate qu’en s'engageant sur le continent, par voie aérienne, la nuit, la Croix sert de point de repère.— La croix est aussi une attraction touristique des plus appréciées.(Extrait des Archives de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.) Appel du Maire Le 24 juin, fête nationale des Canadiens français, est conséquemment la fête de la majorité des citoyens de la métropole du Canada.Réjouissons-nous donc, chers compatriotes; pavoisons nos demeures; collaborons aux diverses cérémonies organisées avec tant de zèle par la Société Saint Jean-Baptiste de Montréal, notre société nationale, qui mérite tout notre appui car toujours elle nous a défendus, toujours elle nous a protégés, toujours elle a revendiqué nos droits.En ce 24 juin 1949, elle rend hommage à tous les apôtres de l’expansion française tant au pays que sur le continent nord-américain.Ne restons pas étrangers aux diverses célébrations: telles que le feu de la Saint-Jean, la messe de minuit à Notre-Dame, notre veillée d'armes, le défilé rue Sherbrooke et le banquet national.Nous devons nous associer, en ce 24 juin, à toutes ces manifestations.Un grand nombre de visiteurs nous arriveront de partout, plusieurs d’origine française comme nous; ils viendront ici respirer un peu d’atmosphère français.Quant à nous, nous offrons la plus cordiale bienvenue h tous ceux qui viendront célébrer avec nous le triomphe de notre culture, triomphe obtenu en dépit des difficultés qu'il a fallu affronter et vaincre.LH MAI RB DE MONTREAL rrmnnni'B BTii'STrif b e c a a a qTnrrtrg^TTnrryirrtr'rrrrTiiTr» a rr Pèlerinage national au sanctuaire des SS.Martyrs canadiens Demain, les voyageurs qui accompagneront en pèlerinage la châsse des SS.Martyrs Canadiens à l’endroit même de leur martyre, quitteront Québec et Montréal en train spécial.Ce grand pèlerinage est organisé sous le haut patronage de NN.SS.les archevêques et évêques du Canada, à l'occasion du troisième centenaire du martyre des aafnta Jean de Brébeuf et de se» compagnons.C’est un voyage à la fois religieux et historique, qui ne manquera pas de susciter un très vif intérêt.On visitera les lieux mômes du martyre, le sanctuaire élevé en cet endroit, l’on verra les traces des anciens établissements français dans une des plus belles régions de l’Ontario.Leurs Excellences Mgr Maurice Roy, archevêque de Québec, et Mgr Chaumont, évêque auxiliaire de Montréal, seront à la tête de la délégation officielle, qui comprendra aussi des représentants de l'Etat et des principales villes de la province.Les autorités du Canadien National ont bien voulu mettre à la disposition des principaux personnages un wagon privé, oui exportera aussi la thuse des SS.Martyrs.Toutes les personnes rent prendre part à ce sont cordialement train partira de Québec vendredi le 24 luin, dans l'après-mldl, et de «aile ' mes qui dés!-ce pèlerinage Invitées.Le Montré i soir du même jour.L'amour des Belles-Lettres (Cuite de la page X) vrons une fols de plus les Essais : “Le monde regarde toujours vis-à-vis; je renverse ma vue au dedans: je la plante, Je l’amuse là.Chacun regarde devant soi; mais ja regarde dedans moi”.Il ne faut pas craindre cette introspection, pour reprendre ici le terms à la mode dans le roman français depuis une trentaine d’années.Trop de gens se satisfont de vivre à la périphérie de leur être, eans descendre Jusqu’aux profondeurs des abîmes.C’est là pourtant qu’ils découvriraient des source» encore intactes propret à animer une oeuvre, en la rendant vivante et Irremplaçable.Liberté, culte de l'art, observation : et sont des conditions que nous retrouvons dans toute littérature.D en est d’autres nous concernant plus directement De fastidieux débats se sont élevés sur la langue que nous parlons et que nous écrivons.Devons-nous tendre à conserver le français dans toute sa pureté t N’y a-t-il pas avantage à rechercher une langue qui traduis» exactement les réalités du paya canadien ?Octave Cré-mazie n'entrevoyait d’espoirs pour nos lettres que si elles adoptaient un langage autotochtone, le huron par exemple; plus près de nous, Henri d’Arles et Albert Pelletier ont donné dans le même sens.Un autre point se soulève : nos paysans, dans nos romans, doivent-ils s’exprimer comme des professeurs d’université ?Pourquoi ne pas encourager l’élaboration d’un idiome hybride où les survivances du moins à l'exacte réalité.Beethoven n’a pas conçu la vaste construction sonore de la IXe Symphonie pour les amateurs du Beau Danube Bleui Les vers puissamment martelés de Victor Hugo enchanteront la mémoire des hommes plus longtemps que les strophes cahotantes de Jehan Rictus.Je souhaiterais qu’on me sût gré de ne pas choisir mes exemples dans le champ de notre littérature.Des succès retentissants, souvent mérités, du moins partiellement, ne doivent pas nous faire perdre de vue la réalité des choses.Ne jamais perdre la mesure reste encore la règle d’or.Un écrivain contemporain, Francis de MIomandre, ne pense pas différemment: “Le bon sens le plus élémentaire nous dit qu’une chose écrite ne peut durer qu’à condition d’être bien écrite.Ecrire mal (ou n’importe comment : cela revient au même) pour traiter des sujets le» plus graves ou des questions les plus sublimes équivaut exactement a n’avoir rien écrit du tout.Une pomme de Chardin est plus belle qu’une charge de cuirassiers de Détaillé.Ce n’était, sur La table de Cnardin, qu’une pomme sans doute.Mais, une fois peinte?., “Par la beauté et la pureté de la forme, l'objet se transfigure jusqu’à se faire oublier pour devenir ce qu’il était dans la pensée de l’artiste, de l’écrivain.Beaucoup dVsprits Impatients, entraînés par un zèle louable, s’irritent de considérer le Canada français comme une province lointaine de la France.Des corn- LES ETUDES ¦LATINES L'année scolaire 1949-50 verra des progrès extrêmement intéressants à la Faculté des lettres de rUniversité de Montréal dans le domaine de la culture gréco-latine.L’espoir des étudiants de pouvoir se spécialiser davantage dans leurs éludes classiques gréco-latines trouvera enfin sa réalisation dans l’organisation d'un nouveau plan d’études en vue de l’obtention d’un diplôme d'études supérieures de grec ou de latin, ‘ post graduate studies".Sont admis à ce nouveau degré les candidats qui possèdent déjà une licence en grec ou en latin.D’autres étudiants seraient aussi admis à ces degrés s’ils ont les qualifications requises.Moyennant un programme qui sera mis à la disposition des étudiants dès l’ouverture de la nouvelle année scolaire, les élèves seront à même, par des études personnelles, de préparer ces nouveaux degrés.Vu le caractère de cet examen, il est préférable que le travail de préparation soit consacré comme une occupation à laquelle est réservé tout le temps d’une année scolaire.Quant à ceux qui doivent partager leur temps entre l'enseignement et ces études, ils auront à couvrir un laps de temps dépassant une année, cela va de soi.Mais il y e quand mémo grand profit pour eux à préparer ces diplômes qui les garderont en contact avec les études et augmenteront d’autant leur compétence.La matière sera coupée en trois examens partiels, plus un examen final.Il y aura donc une série d’examens pour le grec et une autre pour le latin.Après chaque examen partiel les candidats reçoivent un devoir spécial qu’ils doivent présenter à l’examen final.Le candidat est libre de choisir lui-même la date de ses examens.Toutefois, il convient de statuer qu’il ne pourra s’écouler plus de six mois entre le premier et le dernier examen.Ce nouvel examen est considéré comme une partie des études préliminaires au doctorat.Les candidats ont le grand avantage de concentrer leur attention sur une seule matière et de n’avoir rien d’autre en vue que la préparation d’un examen bien déterminé.Il est hautement désirable que chaque collège compte dans son personnel quelques professeurs ayant pour suivi ces études spéciales et eon quis ces degrés.Tous les renseignements concernant le détail du fonctionnement de ce nouveau plan d’études seront fournis sur demande soit par le secrétariat de 1a Faculté des lettres de l’Université de Montréal, soit par le professeur Jean de Groot.directeur des études classiques.3239, rue Maplewood, dès l’ouverture de l’année scolaire.La Vérendry», qui a ouvert à la civilisation la moitié du confinant américain, naquit aux Trois-Rivières en 1685.Il servit au Canada «t an France, puis s'adonna à la traite et au développement de son domaine de l'île Dupas.Désireux, lui aussi, de trouver la routa de l'Ouest, il prépara longuement son expédition.En 1742, orne ans après son départ de Montréal, Huit forts reliaient le lac Supérieur aux rivières Saskatchewan, au nord, et Assiniboine, au sud.La découvert* qui a immortalisé son nom a été faite par deux de ses fils.Partis du fort La Reine (Portage-la-Prairle), ils atteignirent les Rocheuses du Wyoming, le 1er janvier 1743.Pendant leur ab- -ce, La Vérendry* dut renoncer à ses privilèges.Quand il mourut tréal en décembre 1749, il venait toutefois de retrouver son coi lement.Ses fils s'offrirent vainement è continuer l'oeuvre de leur père, (Don des Dépositaires de Ford & Monarch, à Montréal : Généreux Motor Co.Ltd.; Jarry & Frère, Limitée; Fortier Garage Ltd.; Page & Son Ltd.; Latimer Motor Sales Ltd.; Bélair-Cardinal Auto Inc.; Blue Bonnets Auto Ltd.; Lakeshore Motors Inc.) JUIN ) HOMMAGE au Découverte d'une 2e "lune" de Neptune Ottawa.23 (C P.).— Des astro nomes américains viennent d« faire la preuve qqe la planète Neptune, une des plus éloignées d« notre système solaire, possède non pas un mais deux satellites, le second s’en trouvant 25 foie plus éloigné que le premier et en faisant le tour en pas moins de deqx ans.La découverte de cette seconde ‘lune de Neptune” s été faite aussi récemment que le 1er mai par le Dr Gerard Kuiper, de l’observatoire Yerkes, à Chicago, Au congrès de l’American Astronomical Society, à Ottawa, où il en a fait rapport, deux savants canadiens ont aussi présenté des mémoires Importants.Le Dr Peter Millman, de l’observatoire du Dominion, a rappelé que notre pays possède à lui seul la moitié des photographies existantes d’étoiles filantes.CANADA FRANÇAIS C'est un sentiment de fierté natlo-nel» qui doit envahir lei eiprits le 24 juin .et se continuer durant toute l'année.Les feux d'artifice, concerts, etc., sont U pour nous stimuler.Gardons nos belles traditions canadiennes - frenfiises et soyons-en flore.Lee loclétés St-Jean-Baptlite de foute le province organisent des parades un peu partout; voilé uno belle marque extérieure de patrlo» lisme.Soyons fiers d'avoir comme patron national.Saint Jean-Baptiste.Ia toute BUILDERS SUPPLY LIMITEE MATHIAUX DI CONSTRUCTION, DTSOIATION IT MFRACTAIRIS ISS Outil, m J*en Tolon Montreal CA.5Z1I P.-H.Desrosiers, président *e,.m^eraient * paraisons forestières ont surgi à ce dm I suJet et oit fait beaucoup gloser, v«tiV?g m P * I Autanl il est send le et sot de se ® f : mettre docilement à la remorque CW m.n-h- „„ T.rita AAv.o d# eulture française, autant il lliî-* 5Ï11 : Mt Puéril de penser un seul 1ns-ÎÎh ki 14111 l118 nous puissions nous en JL4!^ pos,lb e « en pa»ser et même que nous puissions 'J!11 “i115 “ considérer à l’égal des autres cnltum' Aucun colonialisme intel- ttS ma fraSSe qd’înS ca ! 1*ctufl ui«> l'ères *jpnzTH < ¦**“
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