Le devoir, 26 janvier 1950, jeudi 26 janvier 1950
S.Polycarp*, évêque et martyr.Pluie ou neige demain après-midi Minimum .30 Maximum—r.32 Directeur ; Gérard FILION FAIS CE QUI DOIS Rédacteur *¦ chef : Ouiat HEROUX VOL XLI "Voua avez une double miadon 1 premièrement, la münon da coiutnrtr intact votre héritage religieux et national : deuxième aat, la mission da répandre cet héritage.J'ajoute que c'est voue droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre." Son Exc.Mgr Ildebrsado Aateniutti, délégué apostolique au Canada No 20 MONTREAL, JEUDI, ^6 JANVIER 1950 Cinq sous le numéro est une République depuis ce matin Le pays demeure cependant relié13 rou|e des Laureniides est fort volontairement au Commonwealthd!n?5eus! !k"1 ôïiîü^tn, NOUVELLE-DELHI, 26, (C.P.) — L’Inde est devenue aujourd’hui une république indépendante au sein du Commonwealth, avec la proclamation de sa nouvelle constitution et l’installation de son premier président.Au cours de cérémonies solennelles qui se sont déroulées dans l’ancienne salle du trône des vice-rois britanniques, le gouverneur général à son départ, sir Chakravarti Rajagopalachari, a lu l’acte de procla- enfant gâté qui ne sait pas ce qu’il | veut.Après la violente tempête de ; mardi, qui a complètement désor ganisé la métropole, il fait aujour mation officielle de la république.L’Inde, qui est un dominion depuis le 15 août, ,,, .1947, n est plus maintenant qu un membre volontaire du Commonwealth.Après la lecture de la proclamation, le gouverneur général a conduit le nouveau président, Rajendra Prasad, 64 ans, au fauteuil présidentiel.Prasad, qui est un disciple de Mohandas Gandhi, a été assermenté par le juge en chef Harilal J.Kania.Pendant qu’on descendait le drapeau du gouverneur général du mât de l’édifice gouvernemental et qu'on hissait la bannière du nouveau président, une musique militaire a joué le nouvel hymne national de l'Inde, qui s’intitule “Jana Gana Mana”.Il y a eu, également, une salve de trente et un coups de canon.Un anniversaire Aujourd'hui marque l’anniversaire de l’adoption par le Congrès panindien d’une résolution d’établir la République souveraine.C’était le 26 janvier 1927.Il a pris vingt-trois ans seulement aux Indiens pour arriver à leur but.Leur pays est enfin libre, même s’il doit encore affronter de grandes difficultés.La guerre froide du communis- me fait rage de tous côtés.Le problème de nourrir une population qui augmente par millions chaque année n’est pas résolu.La Grande-Bretagne a une forte dett’e à l’égard du pays et la propre capitale de l’Inde est nratiquement en grève.Le pays a eu maille à partir, à propos du Pakistan et d’autres questions, avec le Pakistan, l’Etat musulman qui devenait Dominion en même temps que l’Inde, le 15 août 1947.Le Pakistan conserve le statut de Dominion, pour sa part.Et puis il y a non seulement la division des Hindous et Musulmans, mais encore l’animosité des diverses régions, provinces et peuples de différentes castes, de langues différentes.L’indépendance a encouragé des mouvements qui tendent à la dictature.Enfin le gouvernement manque de chefs et d’administrateurs bien entraînés.Amis de Gandhi Le gouverneur général à sa retraite et le nouveau président sont tous deux des vétérans de la lutte révolutionnaire, tous deux collaborateurs intimes de Mohandas Gandhi, le père de l’Inde libre.Le premier ministre, Jawaharlal Nehru, est également un fils spirituel de Gandhi.Le seul chef d'un Etat étranger à assister à la cérémonie de ce matin, était le président des Etats-Unis d’Indonésie, M.Soekarno, doVit le pays n’est devenu indé-i pendant de la Hollande que le 1 27 décembre dernier.Le président Truman, dans un message à Prasad, déclare que le nouveau statut de l’Inde “constitue un début prometteur pour la seconde moitié du 20e siècle.‘J’espère, dit-il, que l’avenir de cette nouvelle république pourvue d’une constitution démocratique aura les caractères de la paix, de la prospérité et de la bonne fortune”.Après le discours inaugural de Prasad, le premier ministre Neh-rou, les ministres du cabinet, le juge en chef Harilal J.Kania et l’Orateur du Parlement ont prêté le serment d’office.A l’extérieur, une grande foule a vu les notables arriver et partir.Ces brusques changements de température sont cause de méfaits et de dégâts innombrables: tout le monde s’en plaint et personne n’y peut rien.Contrairement i ce qui a été an noncé, la route des Laurentides n’est pas fermée officiellement Au Service provincial de la voirie on apprend, en effet, que la route du nord demeure ouverte mais que les automobilistes s’y engagent à leurs risques et dépens, car la chaussée, à certains endroits, est de glace vive.On demande donc à tous les au tomobilistes de ne se diriger vers les Laurentides qu’en cas d'extrê me nécessité afin d’éviter les acci dents graves, Dès h'er.les autobus de la com pagnie du Transport provincial ne se rendaient pas nlus loin que St-Jérôme.la route étant comme une véritable patinoire.I! en est encore ainsi au moment où nous allons sous presse.Avec la hausse du mercure et la pluie, la glace qui recouvre la route des Laurentides devrait fondre De l’Hydro-Québec, on apprend que le quartier nord de la métropole a été plongé dans l’obscurité hier soir, pour une durée de 15 minutes.L’équipement défectueux a mis la sous-station de la rue Beaumont hors de service pendant cinq minutes, de 6h.16 à 6h.21, puis pendant dix minutes, de 6h.25 â 6h.35.Ces pannes d’électricité peuvent être attribuées à plusieurs raisons: la mauvaise température, un défaut de mécanique, l’usure, etc.Dans le circuit de Cartierville, il n’y a pas eu de lumière de 6h.16 à 8h.20.On a rétabli le service aussi rapidement que possible mais il fallait repérer les troubles électriques.Après deux heufes de travail, tout était redevenu normal.Ces différentes pannes on( plongé dans l’obscurité Outremont, Cartierville.Ville Mont-Royal, une partie de Ville Saint-Laurent, le nord de la métropole jusqu'à la rue Saint-Zotique et les résidents de ces secteurs ont pris leur repas à la noirceur.Sou» l« règif do Ir pègre LA POUCE PREVIENT LES TENANCIERES par Mc Pax PLANTE QUARANTB-DEUXIEME ARTICLE Noua avons déjà vu que les officiera on chargo*T'die dans leur cuisine, hier soir.Après avoir reçu les premiers soins des pompiers de la caserne No 7, les deux éooux ont été hospitalisés & Notre-Dame.Quand les pompiers dirigés par le chef Albert Matte sont arrivés sur les lieux, l’incendie était déjà sour contrôle.VA°^\ JOAILLIER 1658 est, MONT-ROYAL AMhersf 2618 [SPECIALITE Ju VENDREDI 1 au CAFE PROVINCIAL 1165 ST-HUBERT, près Dorchester Votre hôte, U chef ALBERT PANIZZA BOUILLABAISE BOUILLABAISE REPAS SERVIS d« 11 hrs a.m.à la FERMETURE Pour réservation HA.4600 ISO DEMI RS.prop.ÎVWWWWWW 1 FONDE LE 10 JANVIER 1016 US DEVOIR FAIS CE QUE DOIS "U- Devoir" mi traprllu* eux new «30-434 mi.rus Noua-Uune 4 Montreal par llmprlraeri* populalr*.compagnie fc raaponaabUlt* limit*» qui es «¦t l'imtri•»-propriétaire DU»ctcur-(ér>nt Oéfard Fillon De t oit' eat membra da I* Canadian It ni* d» l'Audit Burnau of Circulation» et d» la Canadian Datif New»pap»r Aa*ociatloa La Canadian Pram wt «eui» autorUée à (air» remploi pour réimpreaalona d» toute» le» depécbM attribuée* à la Canadian Free» * l'Aaanciatrd Preaa et au* agence» Reuter, ainsi que d» toute* le» Information» locale» qua ‘•La Devotr" pukli».Tous dmlu d» reproduction dec dépachea particulier»» au 'Daeolr" «ont également remitè» Par la Pmte t BDITION qtiOTIDlKMNg (un aa) : Canada (nuf Montn rtal et baalleat, llf.M; BUU-l’nli *t Baapira anunalque, fi*«*j Union posUle, **) i Canada.M.Mi B U ta-U al» et Unlan postait $4 (W.te» abonnemenu son dat-paat» an par «Mqa» anealtdakla aa pair à Montréal par la mlnlatéra de* F cotes.Ottawa.Montréal et U banlieue) MM: Mant-.tlt-M.EDITION DU SAMEDI «ont parable» d’aTane» par nsaa- Autorlat metier* paatala dé dcuiièmt ci» LETTRE D'OTTAWA Il reste encore du chemin à faire COURRIER PE FRANCE "LES JUSTES" Des personnages au front assombri de problèmes incarnent les songeries politico-morales de M.Albert Camus L Téléphoner Ml«ir 3361» JIUDI, 24 JANVIIR IfSO Les élections anglaises Dam quatre semaines lu électeurs anglais iront aux urnes.C’est une élection qui aura d’importante» répercussion» »ur la politique anglaise, voire même sur les relations du Royaumé-Uni avec les Etats-Unis et le Ca-nade.Cer le grand enjeu de ia campagne électorale c’est l'orientation eocialiste qui éloigne déjà l’Angleterre du camp capitaliste.Pour claires et précises que semblent les positions des deux principaux partis en présence, elles ne s’opposent pas du tout au tout.Lés électeurs n’ont pas à choisir entre des programmes susceptibles de provoquer du jour au lendemain des changements violents dans la structure sociale du pays.C’est plutôt une question de degré, d’atmosphère, d’esprit.Car ni les travaillistes ni les conservateurs ne peuvent jouer le tout pour le tout.Chaque groupe a dû mettre de l’eau dans son vin pour ne pas s’aliéner des catégories de voleurs dont l’adhésion est nécessaire à la victoire.Sur un point particulier les attitudes sont nettes et opposées: la nationalisation des aciéries.La loi a été votée, avec une clause ajournant la mise en vigueur après que les électeurs se seront prononcés.Si le gouvernement est réélu, la loi sera appliquée : si les conservateurs l’emportent, elle sera automatiquement désavouée par l’électorat.Si les travaillistes gagnent, la nationalisation de plusieurs autres grandes industries suivra aussi, comme le sucre, le ciment, les abattoirs, mais dans un délai indéfini et suivant les circonstances, ce qui indique tout de même que le gouvernement ne veut pas heurter de front sur ce point les électeurs non travaillistes.D’autre part, avec les conservateurs le mouvement de nationalisation serait arrêté, mais ce qui est nationalisé le resterait, sauf pour une partie minime, et cela aussi est une précaution électorale.• Pour le reste des programmes l’effort de compromis est encore plus sensible.D'abord par la forme asse* vague qu’on a donné de part et d’autre à certains projets.C’est le cas dans le manifeste travailliste pour la nationalisation d# la terre et le contrôle du crédit; et dans le programme conservateur quant au rationnement des vivres et à la politique sur les prix et le coût de la vie.Les travaillistes préconisent le maintien des contrôles et une extension du socialisme, avec en même temps l’emploiement total et une rémunération adéquate pour tous.Les conservateurs voient là une contradiction, un effort pour pacifier l’aile gauche travailliste, sans effrayer les classes moyennes dont le vote a porté le gouvernement au pouvoir en 1945.Mais dans leur programme, les conservateurs n’agissent guère autrement.Plusieurs articles visent à restaurer l’initiative et l’entreprise privée: suppression de divers contrôles, des achats pratiqués par le gouvernement en matière d’importation, de la direction officielle du travail.Mais ils s’efforcent aussi de rassurer les petites gens qui tiennent à garder les innovations sociales des travaillistes, et promettent “une base solide de sécurité sociale au-dessous de laquelle nul ne doit tomber, et au-dessus de laquelle chacun doit être encouragé à a’élever k la limite de eon habileté”.Dans l’ordre des réalisations, les travaillistes Insistent beaucoup aur le fait qu’ils ont assuré l’emploiement total, et c’est un fort argument car le chômage a laissé des souvenirs amers aux travailleurs.De là à prétendre qu’un retour des conservateurs au pouvoir ramènerait le chômage du temps de la crise, il n’y avait qu’un pas que les travaillistes ont allègrement franchi.Par contre, la position du gouvernement est moins bonne au chapitre de l'habitation, et les conservateurs ne manquent pas d’en tirer parti.M.Churchill a rappelé les promesses du gouvernement il y a trois ans: que la rareté des logements serait disparue avant les élections; or les listes d’attente sont aujourd’hui plus longues qu’elles l’étaient alors.Avant la guerre, insiste M.Churchill, le gouvernement conservateur construisait au rythme de mille maisons par jour; aujourd’hui le gouvernement travailliste en construit la moitié moins à un coût triplé.Là aussi les conservateurs s’efforcent d’attirer du vote ouvrier, en proclamant le droit de chacun à posséder sa maison, et en affirmant qu’un dépôt de 5 pour cent comptant devrait permettre l’achat d’une maison.• Si donc les deux partis préconisent des solutions carrément divergentes sur plusieurs points, il reste que les programmes gardent un ton très modéré et s’empruntent réciproquement plusieurs objectifs.C’est qu’il ne j s’agit pas tant de garder les partisans que d’aller chercher les votes indépendants ou indécis.Et la marge dont dépend le résultat est si faible que personne ne peut prédire qui va l’emporter.L’exercice du pouvoir dans des conditions difficiles, avec les insuccès qui se sont mêlés aux réalisations, font prévoir une diminution du vote travailliste par rapport à 1945.Les derniers relevés "Gallup” attribuent 44 p.cent aux conservateurs et 42 p.cent aux travaillistes.Et ce mince avantage serait dû entièrement au vote féminin mécontent des contrôles et des prix alimentaires.Dans une partie aussi serrée, des questions fort secondaires peuvent prendre de l’importance.Par exemple, le mouvement autonomiste d’Ecosse.Seul le parti libéral e promis un parlement écossais; mais les conservateurs viennent de s’engager à inclure dans le cabinet un ministre d’Etat pour l’Ecosse: tandis que les travaillistes sont par doctrine centralisateurs, et heurtent davantage ce sentiment autonomiste.• Quant à la politique étrangère, il va de loi que le résultat du prochain scrutin n’apportera aucun changement profond.De toute façon l’Angleterre restera anticommuniste, démocratique, membre du pacte de l’Atlantique, et alliée des Etats-Unis sur les questions fondamentales.Mais un gouvernement conservateur serait mieux vu dans les milieux financiers des Etats-Unis, que le régime travailliste qui s’efforce de restreindre non seulement le capitalisme mais même la libre entreprise, et de rendre l’Angleterre socialiste.Le vote du 23 février peut aussi avoir quelque importance pour le Canada.L’on peut penser que la présence d’un gouvernement socialiste à Londres a influé sur les conséquences de la crise anglaise dans nos relations avec le Royaume-Uni.il est certain que ces relations sont plus tendues qu'il y a cinq ans.Cela a eu sur nos exportations un effet adverse qui menace de s’aggraver; par contre le sentiment d'indépendance a progressé, même si nous gravitons un peu plus dans l’orbite des Etats-Unis.Le parti conservateur veut resserrer entre les membres du Commonwealth les liens que les travaillistes ont laissé détendre.Cela vise surtout l’Inde et l’Egypte, mais l'effort serait général.Le programme publié hier ramène aussi la question d’un conseil consultatif de défense pour le Commonwealth, en Vue de standardiser les armes et l’entrainement ; cela aurait-il des répercussions au Canada où la tendance parait plutôt à l’intégration de nos forces à celles des Etats-Unis?Nous avons donc de nombreux motifs de suivre avec intérêt ces élections anglai-$68» foul SAUKIOL BLOCS-NOTES Lee traducteurs sont des traîtres Il ne faut pas imputer au Sfar Week/y le» balivernes du Temps à propos de colonisation.Si M.Harold Hilliard s'e*t relu dan* l’hebdo québécois, il *'e*t assurément rappelé que les trodacteur* sont des tralttes.L’hebdonudaire de Toronto n'a point parlé de 6100 millions dépensés en ou depuis 1946 pour placer 15,000 familles lur des terre* nouvelles; mai* d’un effort “qui amènera le grand total (des nouveaux colons) i environ 17,000 familles EN MOINS DE VINGT ANS”.H s'agit de la période 1932-1950, dont les années décisives se situent durant la crise; le chiffre de $100 millions vaut done pour pré» d’un quart de siècle, et Inclut une participation fédérale «a-«ez substantielle, celle du temps de chOmage.Noua voilà loin du Temps — Tartarin ! Pour le reste le Star Weekly prend fort à la lettre les chiffres officiels du gouvernement, que discutent la plupart dea spécialistes.Il parait croire avepglément à tout ce qu’édictent et permettent les lois et règlements, comme si tout celâ se réalisait vraiment, fl relate en détail un bel exemple: celui d'un colon de Roquemaure.M.Ludger Dionne, dana la pau- vreté en 1933 avec ses onze enfanta, aujourd'hui à ia tête d'une belle ferme — de la misère A l'aisance par le courage.Ce qu'il » vu et décrit, c’est en outre un petit patelin nouveau, Languedoc, où s’installent avec l'aide Intelligente de l'administration, 16 fa millea de Chicoutimi; il prévoit que l'an prochain il y aura là 40 familles, ét dsns deux ans 170.avec église, presbytère, magasin coopératif et école (celle-ci existe déjà): espoir magnifique, mais nous n'en sommes pas là, nous sommes en présence de lè familles et 11 ne s'agit toujours que du cinquième d'une seule paroisse, Enfin le journaliste prévoit qu'au rythme où le ministère de la Colonisation Se propose d’opérer en 1950, toute la terre cultiva ble, dans un secteur de 170 milles, acra complètement occupée d'ici dix ou douze an» par 20,000 familles — environ 150,000 habitants.Encore un beau souhait: mal* l’homme propose et le gouvernement dispose.En serons-nous vraiment là ?Tout ce lyrisme à propos de colonisation, dans un journal de Toronto, nous laisse perplexe.I.e Star Weekly a-t-il vraiment voulu rendre hommage à nos gouverne menta et à la population cana-dienne-française ?Un correspondant nous écrit: “Cet article ré- pond à un calcul: stimuler la colonisation en Ontario, et la colonisation par l'immigration !" En attendant, nous revenons à nos questions: qu’a-t on réellement accompli dans le Québec depuis cinq ans en fait de colonisation ?Combien y a-t il de paroisses flou voiles ?Quels résultats précis a donnés la loi de 1945 ?Régie des loyers D’après lés dépêches de la Canadian Press, le gouvernement de Québec affirme dans son mémoire A la Cour suprême que la régie des loyera est inconstitution nelle.C'est l'attitude qui s'imposait, même si ledit gouvernement a commis l’erreur de refuser un contrôle qu'Ottawa lui offrait.Les raisons invoquées paraissent cependant inquiétantes.Le mémoire s'attaque à des théories économiques en vertu desquelles les contrôles seraient actuellement nécessaires.Serait-ce une manière de prévenir les locataires que, si Quéî>ec reprend son bien, ce sera tout simplement pour supprimer la régie des 'oyers, sans transition et sans précaution ?Ceux des locataires qui sont justement lésés par l'augmentation fédérale feraient bien d’avoir l'oeil ouvert du côté de Québec.Notre représentation nouveaux Ottawa, 25 — La récente réorganisation qui a regroupé en trois nouveaux départements les services des ancien* ministères des mines et des ressources et de la reconstruction nous a valu, comme l’on sait, un quatrième sous-ministre de langue française — M.Laval Fortier.Le tableau se présentait fort bien puisque les sous-ministres de d?ux des trois nouveaux départements étaient de langue française, M.Marc Boyer ayant permuté de la Reconatruction aux Mines.Il n’en faudrait pas conclure que notre représentation est celle qu’elle devrait être dans ces trois nouveaux départements.Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à parcourir deux communiqués qui nous sont parvenus aujour d’hui même.Le premier vient de M.le Dr J.-J, McCann, qui est devenu ministre des mines et des relevé» techniques en même temps que ministre dt revenu national.L’autre vient de M.Robert H.Win ters, ministre des ressources et du développement économique.Tous deux traitent de l’organisation intérieure et donnent la liste des fonctionnaires supérieurs des deux nouveaux départements.Aux Mines, zéro sur sept La liste du ministère des mines et des relevés techniques est assez brève.Elle rétablit comme suit: sous-ministre, M.Marc Boyer; directeur général des services scientifiques, M.G.S.Hume; directeur de l'administration et du person nel, M.Normal.Capes; directeur de la division des mines, M.C.S.Parsons: directeur de la commission géologique du Canada.M.W.A.Bell; directeur de la division de la cartographie, M.W.H.Miller; directeur de la division de la géographie, M.J.W.Watson; astronome fédéral -n chef, M.C.S.Beala.Le ministère compte donc sept chefs de service.Pas un seul de langue française.Le sous-ministre est de langue française, mais on ne saurait prétendre que notre représentation est satisfaisante au ministère des mines et des relevés techniques.Aux Ressources, xére sur cinq.It zéro sur 37 La liste du ministère des ressources et du développement économique est beaucoup plus longue.Le sous-ministre est M.H L.Keenleyside.Les services sont groupés en cinq grandes divisions qui ont chacune leur directeur: administration, M.C.W.Jackson; développement, M.R, A.Gibson: entreprises publiques.M.J.M.Wardle; forets, M.D.A Mac donald; Office canadien du tourisme, M.D L.Dolan.Nous n'avons pas cette fois le sous-ministre ni aucun des cinq directeurs.Chacune de ces divisions comporte nombre de postes importants.A l'administration, sous M.Jackson, on trouve les chefs de service suivants: administration, M.R.K.Odell; économique, M.dans deux des trois ministères C.H Herbert; contentieux, M.W.Nason; personnel, M.A.C.Wimberley; rédaction et renseignements, M.A.J.Baxter.Pas un seul Canadien français sur cinq.Au développement, sous M.Gibson, on trouve les chefs de service suivants: administration, M.A.C.L.Adams; ressources hydrauliques, M.Norman Marr; faune, M.H F.Lewis; parcs nationaux et Commission des Champs de bataille, M.James Stuart; Musée national du Canada, M.F.J.Alcock, conservateur; terres, M.G.E.B.Sinclair.Il faut encore rattacher à cette division l’administration des territoires du Nord-Ouest et du Youkon et le service de génie et de construction qui comptent les chefs de service suivants: administration, M.J.E.Doyle; Youkon-Fleuve Mackenzie, M.C.K.Le Capelain; Arctique, M.J.G.Wright; chef du génie et de la construction, M.C.V.F.Weir; administration, M R D.McAuley; travaux de génie dans les parcs nationaux, M.C.M.Maxwell; travaux généraux de génie.M, R.A.Campbell; architecture, M, C.H.Buck, Pas un seul Canadien français sur quatorze.Nous ne connaissons pas M.Le Capelain dont le nom a une consonance française, mais non une résonance familière chez nous.Aux forêts, sous M.Macdonald, on trouve les chefs de service suivants: administration, M.J.R.B.Co'eman; recherches sylvicoles, M.G.Tunstell; produits forestiers.M, J.H.Jenkins.Pas un seul Canadien français parmi trois chefs de service.I! reste le poste de directeur de l'exploitation forestière qui est encore vacant et qui pourra:! peut-être être confié à l’un des nôtres puisque les Canadiens-français comptent de nombreux ingénieurs forestiers qui ont fait leurs preuves.Aux entreprises publiques, sous M.Wardle, on trouve les chefs de service suivants: administration, M.J, A.Pounder; route transca nadienne, M.H.G.Cochrane; en (reprises conjointes, M.R.B.Léon enregistrement de mise de fonds M.R.M.Bullock; ingénieur des ponts, M.V.S.Thompson.Sur cinq chefs de service, pas un seu’ Canadien français.Nous ne connaissons pas M.Léon dont le nom, comme celui de M.Le Capelain, a une consonance française, mais non une résonance familière.A l'Office du tourisme, sous M D.L.Dolan, on trouve les chefs de service suivants: administration M.G.H.Ellis; information, M.J J.O'Keefe; publicité, M.L.M.Con nery; expositions et moyens vi sueis.M.H.A.Underwood.Pas un seul Canadien français sur quatre chefs de service.Au total* sur un personnel de 37 hauts fonctionnaires au ministère des ressources et du développement économique, pas un seul Canadien français.Nous n’avons pas ici le sous-ministre.Nous n’avons aucun des cinq grands chefs de di visions.Nous n’avons pas non plus un seul chef de service, sauf pos Âdverseirei et ennemis Un lecteur nous soupçonne amicalement de voir des “ennemis” partout, ou du moins des “adver saires”.Je lui ferai d'abord remarquer qu'il ne doit pas confon-dfe l'un âvec l'autre.L'âdversaire, d'après Larousse et le sens courant, c'est “celui qui est d’ün parti opposé, d’une opinion contraire, et que Ton combat soit avec les armes, soit avec k parole".(Le contexte indiquait sûrement que nous ne lancions pas un appel aux armes, et que la parole nous suffisait.).Tandis que l'ennemi, c'est celui “qui hait quelqu’un, qui cherche à lui nuire”.On combat l'adversaire avec les “armes” courtoises, et l'ennemi par tous ês moyens.Au surplus, t! y a adversaires et adversaires.Je puis fort bien combattre telle distinction du R P, Geo-Il Lévesque, donc être son adversaire sur ce point-là, sans aucunement devenir l'adversaire de son oeuvre ou de sa personne Québec s’oppose aux pratiques centralisatrices d’Ottawa, aux thèses de MM Douglas ou Campbell, sans être pour cela l'ennemi du pouvoir central, de la Saskatchewan ou du Mani toha.Est-ce que ces distinctions ne sautent p*s aux yeux ?Sauvetage d'un éléphant Montréal Matin écrivait mardi, dan* une dépêche de son correspondant québécois: “Grâce aux mesures qu'a prises le gouvernement dé TUtiion nationale, la raf fineflê de sucre de St Hilaire est devenu# une entreprise payante et l'Association des producteurs de betteraves à sucre songe à Tacheter", Nous serions heureux de voir une coopérative libre se substituer à une régie d'Etat.Mais cela ne doit pas nous empêcher de voir tes choses comme elles sont Depuis 1945, à Québec, une dis eussion violente surgissait à cha que session Les orateurs ministé riels — M.Barré excepté — irai talent la raffinerie de St Hilaire d'éléphant blanc, de gouffre sans fond, d entreprise nécessairement déficitaire.Ils la dépréciaient au tant qu’ils le pouvaient aux yeux des cultivateurs.Puis le gouvernement annonçait qu'il tenterait un ultime effort pour sauver la raffinerie.Jusqu’au jour où on lui dit assez rudement: “Fermez-la ou.fermez-vous !" Maintenant la raffinerie, qui n'était donc pas irrémédiablement condamnée, devient “une affaire payante".Nos producteurs de betterave à sucre songeraient même à s'en porter acquéreurs.M.Adélard Godbout estimera sans doute qu’après tout son erreur ne fut pas tellement monumentale, et tous se réjouiront de voir une grande industrie prendre son essor dans le secteur cooperatif.Pas de recettes On affirme que les auteurs les plus souvent traduits sont trois Britanniques: Edgar Wallace (82 fois), Pelham Grenville Wode-house (31 fols), et Charles Dickens (25 fois).Puis viendraient Cicéron.Shakespeare.Dostoïevski, Dumas, la Bible, Tolstoï.Platon, An-drejew, Staline et Zevaco.Extra ordinaire salade, où dans l’ensemble on reconnaît les “grands livres” de l’humanité avec quelques romanciers populaires et le prophète actuel du marxisme.Mais le succès ne livre pas son secret, pour autant: pourquoi Platon ét non Sophocle, Thucydide ou Plutarque?Pourquoi Cicéron au lieu de César.de Tacite ou de Virgile; pourquoi Dumas avant la Bible ef après Dostoïevski ?Les livres français ne sont point parmi ceux que l’étranger lit le plus.Nous avons rencontré en huitième place Alexandre Dumas; les autres seraient, dans Tordre descendant, et loin en arrière: Georges Simenon, Victor Hugo, Maupassant, Romain Rolland, An dré Maurois, Balzac,-Stendahl, Anatole France et Maurice Dekobra.On trouve donc dans la liste française le même mélange de gran deur et de médiocrité, une égale fantaisie, des absences aussi éton nantes.Pourquoi, si Stendahl est aussi lu à l'étranger.Flaubert ne Test il pas ?Pourquoi une oeuvre morte en pays français, celle de France.demeure-t-elle vivante ailleurs?Quelles lois président donc à la diffusion des oeuvres et des idées?André L.par Pierre de GRANDPRE Le lout-Paris des intellectuels ou des amateurs frottés de littérature assurera sans doute un succès prolongé à la nouvelle pièce de M.Albert Camus, Les Justes.L’auteur de Caligula (créé par le même théâtre Hébertot), du Malentendu et de l’Etat de siège, ne déroge pas à son habitude d'animer sur la scène un débat idéolo gique.Théâtre d'idées qui, dans l'Etat de siège, manquait du dépouillement, de la netteté, de la concision et des choc* humains qui sont les vertus essentielles du style dramatique.Hâtons-nous de consigner ^notre surpr'se et notre joie : s’il se passe pt le choses dans Les Justes, si T.ion y demeure un théorème intellectuel et les personnages des entités destinées à exprimer les facettes variées de la pensée de l’auteur, du moins suit-on avec intérêt les étapes d’une passionnante discussion.• Le drame se déroule dans la conscience intellectuelle de quelques protagonistes scéniquement bien plantés et définis, sinon très vivants.Pas de dispersion, pas de confusion, de la clarté, de la force, une émotion qui jaillit naturellement d’idées lourdes de toutes les angoisses et les incertitudes d’une époque.C’est du théâtre grave, musclé, hautain, du théâtre qui compte et au sujet duquel on hésite à se poser les questions habituelles sur Tart et le métier.On en constatera les faiblesses dramatiques plus tard, quand tes problèmes posés auront cessé de se situer au coeur des préoccupations communes.Pour le moment, le message importe plus que la technique.M.Camus se défend d’être existentialiste.En dehors de toute coterie, de toute philosophie, il nose dans sa pièce le problème du conflit entre la “justice” et le sens humain.Conflit nécessairement lié à un état révolutionnaire de la société L'ambition de travailler à l'instauration hypothétique d’une so Piété plus heureuse confère-t-elle occasionnellement le devoir de tuer, indépendamment du droit?Qu’un anarchiste donne sa vie en détruisant des vivants qui symbolisent pour lui la tyrannie, est-ce suffisant, sinon pour le justifier d'être un bourreau, du moins pour lui donner la force d’agir ?I! peut paraître étrange qu'un problème moral aussi exceptionnel retienne l'intérêt de tout un oublie dans une société établie.Mais La condition humaine de Malraux, Les mains sales de Sartre, combien d'oeuvres de ce temps, se sont soutenues grâce aux lumières qu'elles apportaient à des interro gâtions de même ordre.Problème exceptionnel, disons-nous.Dieu merci, il Test encore du côté des méridiens canado-américains .Tant que Ton peut vivre et cons siblcment MM.Le Capelain et Léon.truire à Tabri des aventures de ces prétendues reconstructions de la pensée et de l’action dont on voit trop les effets, il faudrait être dément pour en éprouver la nostalgie.Mais enfin, dans une France qui a connu Tépuration, dans une Europe où se multiplient les procès politiques, il est peut-être sain qu’il soit proclamé sur une scène qu’une mise à mort — fût-ce dans les meilleures intentions et pour le salut présumé de millions d’hommes — n’est jamais une oeuvre qu’un individu normalement constitué puisse accomplir avec tran quillité.Une voix intérieure est toujours là pour Tinquiéter dès u’il s’assigne te rôle surhumain e “justicier”.Les “justes” d’Albert Camus, “qui ne disposent pas d’assez de temps pour aimer, qui ont à peine assez de temps pour la Justice”, ne se tiennent pas des raisonnements aussi orthodoxes; ils sentent seulement, confusément, que leurs puretés sont Incertaines que ce sont celles de la pensée seule, et que le coeur ne saurait entrer dans la partie qu’en la déréglant mystérieusement.• M.Albert Camus affirme que ses personnages ont réellement existé en Russie, il y a un demi siècle, et se sont conduits comme il l’indique.Il est bon qu’on le sache, car ces terroristes ont l’air de ratiocineurs infatigables et dont la pensée ne se confronte jamais vraiment avec le concret Leurs scrupules ne vont jamais à se demander si leur cause est authentiquement noble, si leur lutte pour la justice ne sera pas couronnée dans le futur par l'établissement de quelque police impitoyable.Ce sont des idéalistes qui tuent au hasard et appellent leur propre mort comme le seul ferment qui leur donne le courage d'agir.En Somme, M.Camus oppose aux “révolutionnaires” russes actuels ceux du début du siècle: “En février 1905 (lit-on sous sa plume dans le programme de la soirée), à Moscou, un groupe de terroristes, appartenant au parti socialiste révolutionnaire, organisait un attentat à la bombe contre le Grand-Duc Serge, oncle du tsar.Cet attentat et les circonstances singulières qui Tont précédé et suivi font le sujet des Justes.J’ai même gardé au héros des Justes, Kaliayev, le nom qü'il a réellement porté, Je ne l'ai pas fait par paresse d’imagination, mais par respect et admiration pour des hommes et des femmes qui, dans la plus impitoyable des tâches, n’ont pas pu guérir d > leur coeur.On a fait du progrès depuis.11 est vrai, et la haine qui pesait sur ces âmes exceptionnelles comme une intolérable souffrance, est devenue un système confortable.Raison de plus pour évoquer ces grandes ombres.leur }uste révolte, leur fraternité difficile, les efforts démesurés qu’elles firent pour se mettre en accord avec le meurtre — et pour dire ainsi où eu notre fidé lité.*’ M.Camus »lme la Révolution, mais uniquement, on le voit, dans sa fleur intellectuelle ét hautement humaine.“Ce (ont 1k jeux de princes.” La pièce est interprétée 4e la façon la plus remarquable.M.Michel Bouquet, concentré, fanatique, portant lunettes sous un front bas, campe un illuminé fort réussi qui a Tair de sortir d’un roman de Dostolewski.Mlle Màrla Castrés aussi créature tragique et passien-née, avec sa taille de long insecte, ses yeux aigus, aes cheveux noir* et plats, son front bombé, ses joues luisantes de larmes.Nommons encore M.Jein Pommier, discret ms is excellent, M.Paul Cettly, qui est en même temps qu’acteur le metteur en scène de la soirée, et, enfin, un interprète que vous connaissez par le cinéma, M.Serge Reggianf.Il incarné à merveille ce Kaliayev, l'anarchiste-enfant gâté, qui a trop de coeur pour remploi.Regglani prononce au second acte un mot que nous avons relevé.A ceux de T “organisation” qui lui reprochent son inconséquence (il n’a pas pu lancer la bombe contre la voiture du Grand-Duc à cause de deux enfanta qui allaient être ses victimes): “Le premier paysan venu, rétorque-t-il, vous dirait que rien ne donne le droit de tuer des Innocents'*.Cela nôua a atteint comme un dea mots les plus authentiques du Spectacle.A lui seul il fait contrepoids b toutes les contorsions intellectuelles d’une morale qui se cherche des assises et n’a rien sur quoi se fonder, hésitante, écartelée qu’elle est entre l’humain respectueux de la personne et le collectif abstrait La Bible vous parle.» Ne savez-vous pas que vos corps sont les membres du Christ?Et j’irais prendre lés membres du Christ pour en faire les membres d’une prostituée! Jamais de la vie! Ne Savez-vous pas non plus que celui qui s’unit à une prostituée ne fait qu’un corps avec elle?Car il est dit: “A nous deux, ils ne feront qu'une seule chair".Fuyez la fornication! Tous let péchés que l’homme peut commettre sont extérieurs à son corps: celui qui fornique, lui, pèche dâns son propre corps.Ne tabeiiioUS pai non plus que votre coéps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, et qui vous vient de Dieu?Et que vous né Vous appartenez plus?Vous avez été achetés asset cher! Glorifier Dieu dans votre corps.ï COt.6, 15 20.(Texte préparé par It Société catholique 04 l* Bible) Lt« Anglo-Canadiens n'ont pas à s'alarmer) Comme on le Voit, les fonction i naires de langue anglaise et la ; presse anglo-canadienne n’ont au cune raison de jeter les hauts cris à la suite des récentes nominations françaises.Les Canadiens français sont encore bien loin de dominer ! leur fonctionnarisme.Au ministé re des ressources et du développe : ment économique, non seulement notre représentation est-elle insuf Usante, mais elle est inexistante Au ministère des mines et des relevés techniques, elle ne serait pas meilleure sans la nomination corn me sous-ministre de M.Boyer qui ne pourra tout de même Tamélio rer que lentement et graduelle ment.Nous avons obtenu des gains ap préciables dans l’administration fédérale depuis trois arts et sur tout depuis quelques mois.Pierre VISSANT Vive la République des Indes ! Aujourd'hui les Indes se proclament république.Elles cessent de reconnaître le roi d'Angleterre.Le vice-roi disparaît officiellement et est remplacé per un président hindou.Cette république incarnera l'idéal pour loquol Gandhi s'est battu et a donné se vie.Elle a Nehru pour promlor mlnistro.Nehru, Gandhi: deux1 proscrits d'hier, qui passèrent dans les prisons britanniques une grande partie do lour Ixistonco, pour une cause alors jugée révolutionnaire et folle 1 La République des Indot naît dans le paix, ot reçoit las félicitations de Georges VI.Elle comble les aspirations d'un grand peuple et modifiera peut-être l'équilibre du monde.Longue vie à le République des Indes 1 C'est aujourd'hui le cri des Canadiens qui non teulemont applaudissent à son indépendance mais aspirent à marcher sur tes traces, «t ont hâte au jour où Ut pourront dira : Vivo la République du Canada ! L’ACTUALITE LE MORS AUX DENTS C'est là une expression très pittoresque qui, au figuré, désigne les esprits réactionnaires et intransigeants qui croient devoir s'alarmer de tout et de rien.Tout homme, au cours de son éducation intellectuelle, doit passer par la période du réâctionnis-me: cette période au cour,?de laquelle on croit, tous les jours, découvrit l’Atlantique: cette période oit tout nous scandalise, tout nous soulève, tout nous dépite.Comme un inquisiteur on va prononçant des condamnations sur tous les contemporains et leurs institutions.Bref, comme dit la chanson: “C’est l’âge des rêves et.c’est plus fou que méchant".Ce phénomène, cependant, épisodique dans la vie de la plupart des hommes, ce phénomène que j'appellernis volontiers la manie de prendre le mors att.r dents et de tout considérer sur l'angle rie la catastrophe, ce phénomène, dis-je, on le peut observer chez les soeié tés comme chez lés individus.Les Européens, par exemple beaucoup plus que les Américains — ont la faculté de se montrer tolérants en face des événements.Une plus vaste expérience de l’his foire est évidemment cause de la largeur de vue qu'ils savent manifester à propos de tout.Parmi les nations européennes, il faut encore préciser que certaines d’entre elles attestent d'une maturité d'esprit plus consommée que leurs voisines.N’cst-il pas significatif, par exemple, que seule la France sache se garder d'un anticommunisme arbitraire et impuissant?Partout ailleurs, on refuse, au parti communiste, droit de cité.En France, on le tolère.Résultat! la France est actuellement le seul pays où.le problème communiste soit désormais une question dépassée.Comme, le dit P.Belperron dans un article remarquable: ”ln France va digéras le communisme!’’ Elle en a vu bien d'autres.Plutôt que de traquer les partisans de la doctrine, elle leur a donné la chance de faite leurs preuves.On sait ce qui est arrivé.Prix au dépourvu, les communistes paraissent se brûler eux-mêmes! Mais rares sont les pays qui aient - comme la France — un tel sens de la liberté.L’Angleterre et les U.S.A., sans hésiter, suppriment le jxirti communiste et en font un martyr qui devient, sympathique aux faibles L'Angleterre va même plus loin.Certaines de ses personnalités politiques les plus influentes Vont jusqu'à suggérer la suppression pure et simple du parti travailliste.Que dire du Canada maintenant?C'est dans notre pays peut-être qu’on rencontre le plus de gens ombrageux.Chez nous certains parlent même de supprimer les nouveaux partis.Il se trouve des gens pour appuyer les sufiffestions faites par quelques députés ât ne pas reconnaître officHUément ces nouveaux partis.Sans rire, on suggère de ne maintenir que lés vieux partis sous prétexte qua e’tst moins,., mêlant!!! Tant qu'à y être, pourquoi ne pas suggérer le parti unique 60m-me en Russie.Voilà qui ne serait vraiment pas mêlant.Ça tuppri-merait, ou du moins, ça simplifierait de beaucoup les élections; çtt serait bien plus efficient èt U n'y aurait plus de discussions en Chambre.Au risque de scandaliser tous nos petits chevaux qui ont le mors aux dents, J’avartce que la liberté des peuples modernes s’accroît en proportion de la multiplicité des partis qui les gouvernent.Moins il y a de partis, plus la servitude tsi grande.Qua chacun observe te» pays modernes et qu’on vérifié pour son compte la jueteise dé a principe.Le peuple ta plut libre est etlui à qui on laisse Ut faculté dé discuter et de a diviser sur la quations qu’il discuta,- un pays ok rien n’est imposé, tien n’tst officiel.Mais comment comprendre ces choses quand on a le mors aut dents! JYF MUNDE FEMININ LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 26 JANVIER 19M UINW çusiouj.parents de l‘Ecole des d U Q U I B E C La jala, Mtirca da parafé Ri l'on nous demandait une formule pour empêcher la pratique du vice solitaire chex les adolescents, nous répondrions : “Faites en sorte qu'ils soient heureux".Oh ! il né s’agit certes pas de ce bonheur factice procuré aux enfants gâtés, ni de la satisfaction de tous les caprices, m des approbations et des compliments faits à tout htsard pour s’exempter les traces d'une discussion.Par bonheur, nous entendons ici cette atmosphère de paix, de calme, de compréhension mutuelle, d'épanouissement de l'être, de sentiment de securité et de conscience de aa valeur personnelle.U vkd solitaire est une compensation L'adolescence est essentiellement une période de crise.Chaque conflit émotif, chaque tensldR affective est suivie d’une réaction compensatrice ou d'un désir de compensation.Si, en plus de ses crises intérieures, l’adolescent doit aubir l’incompréhension dé la part de son entourage, le mauvais exemple de ses parent! Ou de ses autres supérieurs: s’il se sent abanbonné.déçu, inquiet, peu en sécurité, il est plus malheureux et ses tentations dé compenaér sont évidemment plus fortes.Or le vice solitaire constitue une des compensations les plus fréquemment employées dans ces circonstances.C'est pourquoi noua affirmons qu’il est Important, en éducation, de créer autour dea Jeunes une atmosphère d’optimisme et d« joi* : céla diminue les occasions de compenser, et de compenser par lé mal.Il étt une régression Nous avons déjà expliqué que, les difficultés d’ordre psychologique — autrement dit les contrariétés affectant la sensibilité — sont très souvent suivies d'un retour S un âge plus tendre où la vie ictablait plus facile.C'est le cas de l’adolescent qui, au cours d'une crise intérieure, Se remet à jouer à des jeux d enfants.Or, le vice solitaire ait un retour — une forme de régression — è l’âge où toute la sexualité de l’individu se reportait sur lui-même.Le mal risque d’être d'autant plus gravé que le jeune homme, ou .-, dü .- - _____________, ., minimum d’affection et de nécessaire aux enfants d’un certain âge.la jeune fille, a manqué, plus jeûne sécurité nécessaire aux enta: Autre preuve, par conséquent, que le bonheur, tel que défini plus haut, est nécessaire aux jeunea enfanta, et ce, en prévision des événements de l’adolescence.Conclusion L’état émotif actuel de l’individu, la tension affective qu’il subit doivent donc être considérés comme la cause naturelle immédiate de •a mauvaise habitude.Reste aux théologiens le soin de juger du degré de responsabilité de chacun.Quant à nous, nous songeons que la joie que procurent les services rendus au prochain, lés responsabilités partagées, l’orientation de l’affectivité vers les autres, Constituent les meilleures garanties de pureté, à part, évidemment, les moyens surnaturels comme la prière et lee sacrements.L'EQUIPE.Toutes communications â co courrier doivent êtro adressées comme suit : Clinique do l'Icole doé Parents, 434 est, rue Notre-Dame, Montréal.L'Ieala des Parants du Québec a son siège social à Montréal, possède une éharte provinciale et son nom est légalement enregistré.t SSf ‘•’‘"ose, ,, t e * 'v* ’ 60 Pou être fut et en meilleure santé, nn onvrier doit boire henneonn de luit TOOT U MONDE DOIT W.- i: >0 ob V Un enfant doit boire au meins une pinte de lait par jour,- un adulte, une ehopine par jour.< ew AU'* ter ,.’ ?o» ! g i,*** ^ * ô au Radio S -Coeur C'I-CF-Nouv, et sporls.S 15 A.M.C l M >-M :.-imie CB"-Elévation».CBM-Dé votions CK AC-Sourions * la vie.CHLP- Impromptu.CFCF-Merry Go Round.8.30 A.M.CBF- Rytrttne CBM- After Breakfast .CHLP-Muslque en— 9 00 A.M.CBF-NcmveUe#.CBM-Nouv#!!##.OK AC-Actuslltét.CKVL-Rogeir Baulu.CFCF-Nouvelles «t mu# CJAD-Nouvelles.CHLP-Madame bonjour 9.15 A.M.GFCF-Brpakfa#t CBub.CBF-Chansonnettps CKAC-Scmrlons à la vit.CBM-Muslque CJAD*Homemak«r Har.CJAJD-Tlme Was.9.30 A.M.CBF-Le Ptlt train.CK AO-No.]v disques.CHUP-Oharles Trenrt.9 45 P.M.CBM-Emîsslon eduoat.10.00 A.M.CBF-Sur no» ondsa.CK AC-Actualités CKVL-Le prix Weston CKAC-Actus] lté*.C J AD - N ou ve U es.CFOF-Rosemary CHLP-Au Bai tfusstts.VENDREDI, 27 JANVIER 2.00 P.M.10.15 A M.CFCF-Brlghter Day.GBF-M’Amle d'amour CBM-Klndergarden CHU-Canrone CKAC-Panler de prov.CKVL-Pr oii CatelU.10.30 A.M.CKAC-Caslno de la-CFCF-Kate Altken.CBf -.Ma/lame est servie.CBM-Alllson Grant.CKVL-Chans populaires CHLP-CHLP 1-4-1-0.10.45 A.M.CFCF-Jane Ogllvy.CBP-Qu'est-ce qui ns-CBM-Commentaire».11.00 A.M.OBF-Francine Louvain.CBM-Ho&d of Lit*.CKAC-Actualité OKVL-Chanaonnett**.CJAD-Nouvelle* CFCF-Reimember the .CHLP-Au buffet de la.11.15 A.M.CBF-Métalrle Rancourt CBM-Qrande Soeur.CJAD-Kate Altken.CKAC-Caslno de la.CFCF-Braln Wave.11.30 A.M.CBF-Joveux troubadours CBM1 What's your beef CJAD-Record Shop.1 1.45 A.M.CBF-Métatrle Rancourt CBM-Laura Limited CFCF-Muslc Bv Martin MIDI CBF-Jeuneese doré* CBM-Nouvelle» de BBC CKAC-Nouvelles.CKVL-Chsnsonnetts* C'J AD-Nouvelle* CFCF-Todsy's th« Day CHLP-L’heure féminine 12.15 P M.CBF-Rue Principal# cmi.Barrv Wood.CKAC-Caslno de la.CJAD-Quix 12.30 P.M.CBF-Rêvell ruml CBM-Emt»slon rural*.CKAC-Le coin du disque CKVL-Edition spécial.CJAD-Nouvellee 12.45 P.M.CJAD-Anne Richard.CK AC-En parc le* mag 1.00 P.M.CBF-Quelle* nouvelles» CBM-Radlo-Joumai.* CKAC-Nouvelles.CKVL-NouveUe*.CJAD-Nouvelles.CFCF.Notivelle*.CKLP-Radlo-JournaJ.1.15 P.M.CBF-RmIJ o-JournaL CBM-Hnppv Gang.CJAD-Pops Concert.CKAC-Buenos Amlgoe.CHLP-Heure féminine.1.30 P.M.CBF-Tant# Lucie CKAC-Ecole de musique 1.45 P.M.CBF-A l'enseigne dee-CBM-Rtt» Martin iTBF-Orande Soeur CJAD-Nouvedlee.CBM-Brave Voyag* CK AC-Actual! tés.CKVL-Hits on parade CJAD-Nom « lies CFCF-Breakfast ln.CHLP-L’heure fém.2.15 P M.CBF-Maman .Paru» CBM-Commentalre# CKAC-Fern.Robldoux.CJAD-Mu»lc Please.2.30 P.M.CFCF-StroUln’ Tom.CBF-L'ardent voyage.CBM-Encore».JJAD-Hollywood with CHLP-L’heure svmiphon 2.45 P.M.CBF-Lettre à une Can.CFCF-Nancy Craig.UJAD-Gobpej Singer.CKAC-Rêveries mus 3.00 P.M.CFCF-Matlnée Melod CBF'-Chefs-d oeuvre CBM-Llfe can 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New-York, pour un voyage en Europe.L«t jaudi* soir 8 HEURES Synihonitax RADIO-CANADA MONTREAL U» mallUurs artUtes «n herb* erchsstre I ANDRÉ DURIEUX animal* ur l ROGER BAULU la BOURSE BORDEN d« I COMME GRAND PRIX FINAL ’500.00 Pour des Wllef» d'snfré» t rtrmllag*, t’adresser au téléphoner 11 U tMipagfilg lordtn IIhHAc 407, ru* MeOIII, ->80, ru* Murray, — au •1*8, av* Papineau, Montréal AUX CONCERTS SYMPHONIQUES La seconde partie de la saison 1949-50 des Matinées symphoniques s'ouvrira samedi après-midi, à l’auditorium du Plateau, à trois heures.Le concert sera sous la direction de son chef attitré, le Dr Wilfrid Pelletier, et le programme comprendra les oeuvres suivantes: Léonore, ouverture No 3, Beethoven; Initiation aux instruments de l’orchestre; Histoire de Céleste, Kleinsinger, narrateur: Gérard Arthur; Suite Casse-noisette, extraits, Tehaïkovsky; Questions; Simon Boccanegra; “Il Lacero Spirite’’, Verdi; soliste: Joseph Rouleau, Lauréat du Prix Archambault 1949; Surprise.IBÉRAUX AU MICRO CE SOIR 10 h.15 I M« GUY ROBERGE ROSEAU FRANÇAIS DI RADIO-CANADA AU SEVILLE — Mtrvyn John», en vadatta dan» la film anglai» "Coonterbla*»", qui *»t prétanté par la cinéma d'art Séville, an même tamp» quo la b»ll* oeuvra "Louiilana Story" da Robert Flaherty.PROCHAINEMENT AU LOEW'S — Voici une scène de "Jolson Sings Again que le cinéma Loew's présentera è partir de vendredi.Dans la rôle principal Larry Parks, è sas côtés, Barbara Haie.JJ JJ Louisiana Story garde l'affiche, au cinéma Séville A sa première semaine à Montréal, le dernier film de Robert Flaherty Louisiana Story a obtenu un tel succès que la direction du cinéma d’art Séville doit le garder à l’affiche pour une 2e semaine, commençant jeudi.Les Canadiens français font un véritable triomphe à ce film qui raconte la vie d’une famille de descendants d’A-cadiens, ces Français émigrés du Canada en Louisiane, au 18e siècle, et qui met en vedette les héros mêmes de l’histoire, aux noms de chez nous, Joseph Boudreaux, Lionel Le Blanc et Eva Bienvenue.D’autant plus que quelques dialogues se font en français, comme on le parle dans le Québec.Tous les amateurs de véritables oeuvres cinématographiques seront comblés par Louisiana Story, qui a d’ailleurs été acclamé par la critique des deux continents.C’est un grand documentaire romancé, qui se déroule en une très belle suite d’images sur les marais pétrolifères de Louisiane, où s’opposent la beauté de la nature et celte de la machine.Chaque photographie est chargée de sens, chaque bruit à sa valeur, rien n’est gratuit, tels sont les miracles de Flaherty, l’auteur de tant de grands films, tels Na-noufc, Moona, Elephant Boy.Un autre miracle de ce maître de la caméra est de savoir s'entourer d’artistes.Ainsi dans Louisiana Story, il s’est adjoint, entre autres le remarquable compositeur ,firgil Thomson, qui a écrit pour ce film une merveilleuse partition musicale.En fait, la musique vaut à elle seule d’étre entendue et mériterait certes d'être enregistrée.Ce soir, au Plateaur récital du pianiste Ben Moiseiwitsch Le grand pianiste européen Ben no Moiseiwitsch donnera ce soir, au Plateau, son premier récital à Montréal, depuis des années.L'an dernier, avec l’orchestre des Con mr^npSy^Nh0niqUeS M°iSei^itSCh gueui ,u u „c IL J(?press:0n ! histoire de M.Ferdinand sait re- ?p ?laSls,tra]e 1^U i tenir l’attention d’un spectateur ovalinnc sp nrnipnoihniatnl'n?>ffj eS ! biei1 disposé, même si celui-ci de-se du Krand p.iniste qnueatLas d1 ! vine aU premier aCte le dénoUe- “Trois Garçons, une Fille’' La pièce de M.Roger Ferdinand, "Trois Garçons, Une Fille”, est une comédie boulevardière de seconde zone.Les personnages y sont typés de main de maître, le dialogue ne manque pas de vigueur ni d’ingéniosité et la petite siraient entendre un jour en réci tal.Ce désir est réalisé par l’Aca demie artistique.Nul doute que les milliers qui admirèrent en mars dernier, dans le Rachmaninoff, la rare maîtrise de Moiseiwitsch, sa personnalité accusée, son sens du rythme très poussé, ses nuances de timbres et de couleurs, ne seront pas déçus ce soir.Car Moiseiwitsch est consi déré, tant par les critiques améri cains qu’européens, comme l’un des plus grands pianiste de la dé cennie, en même temps que le meilleur interprète de Medtner.On pour-a s’en rendre compte au récital, puisque Moiseiwitsch a promis de jouer des oeuvres de Medtner.dont "Improvisation”, en rappel.L'oeuvre principale de son programme est de Moussorgskv ce pendant, les très beaux et extrême ment difficiles “Tableaux d’expo sition".Il jouera de plus la “Pa thétique”, de Beethoven et enfin des oeuvres de Schumann, Liszt et Chopin.Les plantes jeunes, vertes et succulentes en pleine croissance, constituent une source profitable de vitamines, de protéines et de nuné raux nécessaires aux volailles pour ' soit qu’elles se développent rapide ment.Elles servent aussi à mainte nir la santé, la vigueur, nécessaires à une forte production d’oeufs, et à une bonne aptitude à la reproduction et à l’éclosion.ment larmoyant du troisième Bref, une construction proprette dont, en premier jet, le directeur d’un théâtre peut attendre un succès commercial mais que je trouve inutile de reprendre à plusieurs années d’intervalle.On l'a répété, l'honnêteté du critique consiste à juger un spectacle en fonction de son genre.Le spectacle du "Rideau Vert” donc, est au point.M.Henri Norbert, metteur en scène, a parfaitement réglé l'attitude de chacun, les entrées et les sorties de scène ne traînent pas, l’éclairage est simple mais opportun, le décor, un peu tapageur, un peu moderne, s'accorde, le téléphone sonne comme il faut et, dois-je l’avouer, le porto et les cigarettes dont usent largement les acteurs m’ont conduit précipitamment vers la buvette, à l’entr’acte.Pendant les tirades (celle du premier acte par exemple), on souhaiterait plus de véracité chez les auditeurs, ceux de la scène; c’est là l’éternel problème de se tenir sur une scène pendant un certain laps de temps, sans dire un mot, et sans avoir l’air gauche.M.Henri Norbert, comédien, possède le ton de son personnage qui, dit en passant, n’offre pas Lionel Daunais a créé de nombreux rôles d’opérettes Les nombreux admirateurs de Lionel Daunais évoquent souvent le souvenir des triomphes du jeune baryton montréalais à la Société canadienne d'opérette, alors qu’en plus de reprendre les rôles du répertoire comme dans La Mascotte et Les Mousquetaires au couvent, il a créé chez nous des oeuvres aussi différentes que La dernière valse, Le pays du sourire et Vagabond King.La chaleur et le charme sentimental de sa voix, son allure élégante et son physique romantique, sa remarquable diction et son art si souple du chant ont ravi des milliers d’auditeurs au cours de multiples soirées, à l’opérette comme d’ailleurs au récital.En plus d’être un remarquable chanteur, Daunais est aussi un compositeur apprécié de chansons.C'est à l’opérette cependant que ses admiratrices et ses admirateurs auront de nouveau l’occa- sion de l’applaudir, puisque Daunais tiendra l’un des premiers rôles secondaires, celui de Jean-Louis, dans “Monsieur Si Bémol”, que le populaire Adrien Adrius viendra créer aux Variétés lyriques, sur le scène du Monument National, du 26 janvier au 14 février.Daunais formera avec la toujours ravissante Olivette Thibault le second couple d’amoureux de cette opérette nouvelle de Viney et Lopez, le premier étant composé d’Adrius et de la gentille Thérèse Daly.Ils seront entourés de Rose-Rey Duzil, Jacqueline Plouffe, Michèle Perrault, Gaston Dauriac, Gérard Paradis et plu-1 sieurs autres.beaucoup de relief.Quant à M.Roger Garceau, il forme avec le public un couple amusant.On rit franchement de ses facéties puisqu’il a la gentillesse de nous avertir d'un clin d’oeil que c’est à lui de jouer.Les escaliers font décidément partie de sa personnalité et le pantalon golf lui va à ravir.J'aime moins, par contre, sa diction qui ne rappelle que de loin celle d’un monsieur qui va au “foot” et fréquente les bars de Montparnasse.M.Jean Dueeppe n’est pas toujours à l’aise; on lui pardonne: l’auteur a écrit pour ce personnage des répliques indigestes.Les "j’ai de la peine Gilbert” de M.Jean Daigle sonnent faux.Mlles Mimi d’Estée et Marjolaine Hébeyt se dépensent convenablement.Encore une fois, cependant, c’est à l'auteur qu’il faut adresser les plus vifs reproches.La moralité fastidieuse, les plaisanteries pseudo-osées, une certaine puérilité ne meublent pas agréablement l’incontestable métier de M.Ferdinand qui, en recherchant l’effet et la perfection technique, a oublié de faire une pièce de théâtre.Jean VINCENT (1) Au Théâtre des Compagnons • Gazette • artistique Horaire des cinémas CINEMA DE PARIS : ••Barry” 11 h.40.1 a.4 h.30,, « h.50, 9 h.15 » SAINT-DENIS : “Fandanso” I h.10.4 h.15.7 h., 10 h.“Une jeune fille savait” II h.50, 2 h.50, 5 h.35, 8 h.40.CHAMPLAIN : “Aui Yeux du Souvenir 12 h 30.2 h.45, 4 h.55, 7 h.10 9 h.20.KLECTRA : ‘Les commandos Irappent i l'aube” 12 h 55, 2 h.55.5 û.05, 7 h.10 9 h.20.PALACE : “That Forsyte Woman-’ 10 h.12 h.13.2 h.35.4 h.55 7 h 15, 9 h 35.LOEW'S : “The Heiress” 10 h 05, 12 h.20, 2 h.35.4 h.25 7 h.10.9 h.30.CAPITOL : ‘The Man On The ElfleJ Tower” 10 h., 12 h.20, 2 h.40, 5 h.05, 7 h 25, 9 h.50, horaire normal.PRINCESS : "Whirlpool” 10 h.05, 12 h.25, 2 h.45, 5 h.05, 7 h.25.9 h.45.IMPERIAL : “Lovable Cheat” 10 h.50, 9 h., 5 h.05, 8 h.15.“The Fighting Kentuukian” 12 h.15.3 h.25, 8 h.30, 9 h.40.4U SEVILLE : “Counterblast” 10 h., 1 h.05, 3 h.10, 7 h.15, “Louisiana Story” 11 h.41, 2 h.46, 5 h.51, 8 h.58.ORPHEL'M : “The Threat” .J1 h' 40' 5 h' 8 h-30- "Mrs Mike” 10 h.12 h.55, 3 h.50, 8 h.50, 9 h.45.ANDRE ASSeTÏN ET LA CRITIQUE Voici quelques extraits de presse, concernant le pianiste André Asselin, qui donnera un récital au Plateau le 10 février prochain.“Un artiste né”.La Presse, Montréal, décembre 1942.“Un don magnifique d’exécution”.Montréal-Matin, septembre 1947.“Un Chopin digne et élégant".Lima, août 1948.“Etonnante personnalité”.Montevideo, octobre 1948.“Finement musical”.“El Mun-do”, Buenos-Aires, mai 1948 “Force, virtuosité”.“The Stan dard”, Buenos-Aires, octobre 1949."La spectacle parfait pour TOUTE LA FAMILLE !" A.Unins\i, maître de soiriété Il est assez peu banal d’entendre un artiste intelligent.Ce l’est moins encore de voir cette intelligence de l’art mise au service de la sobriété, et d’une sobriété qui donne à la beauté de l'oeuvre un nouvel éclat.S'il est difficile d’écouter ia musique sans passion, ce l’est encore davantage de l’interpréter.Cette illusion, le pianiste Alexandre Uninsky nous l’a donnée hier soir, au Plateau, dans un récital présenté par le bureau de concerts Geo.-A.Robert.De Scarlatti à Prokofieff, le même style impersonnel tend à rendre à chaque oeuvre son caractère particulier.Style sans ombres, net, un peu sec peutétre, mais sans faux lyrisme ni déclamation.C’est un goût à peu près perdu aujourd’hui que celui de la clarté et de la rigueur.Le récital de Uninsky en est un rappel.Les deux sonates en fa mineur et do majeur de Scarlatti ne sont plus pour nous des devoirs d’écoliers, mais des exercices subtils du classicisme italien, de cette architecture délicate, vestiges des dentelles des condottieri de la Renaissance.Déjà elles annoncent )ar la simplicité de la ligne mé-odique, l’extrême rigueur de Bach.Cette Partita no 2 en do mineur, où les différences de ton sont le seul luxe, Uninsky lui communique une chaleur qui révèle l’apport des maîtres italiens.Rapprochement non imprévu.Liszt est habituellement pour les pianistes une aventure de virtuosité, un morceau de bravoure qui empêche toute beauté.Pour l'exprimer, Uninsky a peut-être sacrifié l’unité de la Sonate en si mineur mais le pathétique gagne toujours en éloquence ce qu’il perd en élafi inutile.La voix de Liszt gagne à être diminué.Jouer Chopin sans affectation (ah! ces romantiques.) n’est point un mince mérite.Sous prétexte que chaque pièce chante une nouvelle^ querelle d'alcôve, l’amateur prête sans cesse des intentions à Chopin qui n’en peut mais, ou mieux ne l'ecoute jamais sans le commentaire.Aucune musique pourtant n’a atteint au piano à une telle pureté de style, ne s’élève davantage à cette pure abstrac- tion du dépouillement de l’art.Ecouter avec Uninsky son Nocturne en ré bémol (op.25, no 1) ou le Prélude en ré mineur (op.28, no 24), c'est comprendre cette loi de l’esthétique que l'art n’attend pas d’intentions particulières, fussent-elles excellentes.Les Reflets dans l’eau, tirés des Images de Debussy, nous sont donnés pour de la musique d’atmosphère.Je le veux bien s’il s’agit d’ime lumineuse féerie de sons.F ^ art impressionniste, Uninsky a connu et traduit le jeu magique.r, BERNAC" POULENC Baryton et planiste compoattenr A L'UNIVERSITE Ce soir, 8 h.30 p.m.BILLETS : 1.25 cl 150 RESERVATIONS : Ed.Archambault, MA.6201 Université, EX.6561 or TMft HAS MUS THWIU.I*# CHO*M FO* riCTUM CHARLES LAUGHTON FRANCHOT TONE ' BURGESS MEREDITH T' ROBERT HUTTON r ‘ •M tiw OTT .Of N FâTBKlA MC as# HLfU .capitol MoittaorneiyCÉ RalpliRmrte miAMWYlMS Jk Heims A L'AFFICHE Po»o mount* lOEwS 2èm* semaine \^*rrrPr////fS/4*ÊLt M ME WOMAN’ erae semaine fifflTHTt V Hit «IVBNKf | TIERNEY• CONTE f v jo» ciiftn 'A l FERRER -BICKFORDf la tbt tlaaaért ucttam htm”! < UiMpocZ DE TOUTI Les “Dimanches poétiques11 Les artistes des “Dimanches poétiques” attirèrent dimanche, le 22 janvier, en la salle de l’hôtel Windsor, un auditoire qu’elle pouvait à peine contenir.Ces présentations mensuelles des “Dimanches poétiques” fondées il y a quelques mois seulement, connaissent déjà 'un ascendant remarquable.Une pléiadê d’artistes aux talents multiples et variés ont depuis l’automne dernier, évolué sur la scène et ont su plaire à une classe d’élites qui, à chaque présentation, prouva sa satisfaction par son assistance de plus en plus croissante.Ce premier des “Dimanches poétiques” depuis l’apparition de l’an 1950 et le quatrième d»puis sa fondation, est certes l’un de ceux qui permettront l’acheminement vers le but fixé.Comme la loi de la nature, la voix humaine LES AMIS DE L'ART Au His Haiof c5, , e 28 ianv-* récital de Haz.e , SlLott! P'smste.A St-Lau-rent, le 28 janv,.Prospère présente les Compagnons dans le Malade imagitMire de Molière.(Billets è prix réduits sur présentation de la carte de membre).Au Plateau, le 28 ;IBAV,\f 3h ’ matinée symphonique Au Monument national, les 31 janv , 1er et 2 fév., Monsieur Si Bémol.Au Forum, le 11 fév., en matinées, les Ice Follies.Au théâtre des Compagnons, les 2 4 n lp 18, 23, 25 fév., matinée: Le me,irtre dans la cathédrale.(Pour les membres au-dessus de 15 ans) Au Plateau, le 10 fév., André As-sclin, pianiste.Au Plateau, le 2 fév., Erna Sack.A la Municipale, le 1er fév.Votre auteur préféré présente Mme François Gaudet-Smet dans une causerie intitulée "Derrière la scène.” Auditions: les jeunes chanteurs, pianistes et instrumentistes sont invités à participer aux émissions radiophoniques des Amis de Part En signalant DO.6291, on aura tous les détails concernant les auditions.Important: Contrairement aux autres semaines, la vente des billets au nouveau local ouvert par l’Association, en l’école Victoria, 1822 rue St-Luc, ne se fera désormais que le mercredi après midi de 3h.30 à 5 heures.Concours de caricature organisé par l’Association et ouvert jusqu’au 1er février prochain à tout citoyen de 18 à 30 ans ayant domicile dans la province de Québec Premier prix $200, 2e prix $100 (Les caricaturistes professionnels __________________ sont exclus).Pour tout renseigne- par les auditeurs.Julien Besse tè ment, appeler FR.1119.Denyse Proulx, Jean-Louis Pari ’ Suzanne Delongchamp, Fernand Choquette et Yves Ménard enjolivèrent merveilleusement le programme présenté.Les commentaires d’Alphonse Courchesne dont la rédaction répond à la hauteur des classiques présentés, fut lus par Normand Leroux, jeune artiste de talents.Parmi les artistes du jour et dont les numéros furent grandement appréciés, notons René Verne qui brilla plus particulièrement par sa simplicité remarquable et sa mémoire vraiment prodigieuse.Déjà à plusieurs reprises, cet artiste présenta avec une aisance extraordinaire et sans la moindre crainte de faillir à sa tâche, des poèmes des plus vivants dépassant la longueur ordinaire et qui exige une capacité de la part du diseur, hors de l’ordinaire.Il est à sou- f nuits ( OF 1350 a w IV •„ - haité ûue René Verne continue à ra v«u caprices, p ailleurs, Barba- persévérer et qu’il atteigne l’ac- i pas prouvé 6n pnmnlisspmpnt Ha «as HAcirs rianc mimant à ravir les caprices de La voix humaine” de Jean Coc- m.ie- T QU0K]ue Peut-être languissant aux yeux de certains au-diteurs.cette inspiration de Jean Cocteau permit de goûter à la réalité des emotions de l’instant et 1treSiI le*,aveuxt passionnants et^ sincères d une âme désespé- par *on éloquence harmonieuse et dont la renommée n’est plus à faire captiva scs admirateurs au récit des p£jü$*hd?MP,Ul Claudel.Béatrice Tafftant bnl a a n“ ENTREPRENEUR-ELECTRICIEN FLEURISTE Entrapranaur-élactricien J.K.MALOUF Entretien — Réparations TU.1637 6317, 25èm# avenu», Rosemont FLEURISTE Fondée 1851 MONTREAL Catherine a* Guy PL 2491 I Mont-Royal PL.4550 SERRES Cêfa-dct-Naiga» AT.1125 Brazilian ., .20 Broulan.Bruck A .Cal.and EMm, Can.S.S.Pfd , , Cdn, Brew Odn.Celanese .29 ' CP R.ni4 Central Leduc .138 Chem.Ré»., , 75 Cons.Beattie .53 Cons.Duquesne 88 Cons Oas.183 Dom Steel B ,, .Donald a .55 Ba*t Malar tic .,, 21?Ka«t Sullivan ,, .470 Fed Pote ., ,.272 Ford A .2L‘‘4 S Frobisher .„.235 (Otant Yellow .625 j Golden Mau.300 ! Hard Rock .36 j Hollîn” quelques milles à l’ouest hier avant de rencontrer de la glace sur les rails.Des autobus furent envoyés de Vancouver pour ame ner les passagers qui ont pu traverser les Rocheuses par avion d’Air-Canada mercredi.Les communications avec le canyon ont été maintenues dans les conditions les plus difficiles car les avalanches avaient entraîné plusieurs poteaux de télégraphe Le circuit télégraphique entre Vancouver et Kamloops a pu fonctionner seulement grâce à des raccordements avec les lignes amé ricaines via Denver, Colorado.Kamloops étant le centre strate gique du district enneigé, les or donnanciers du chemin de fer tra vaillèrent sous pression pour dire ger l’exploitation des charrues à neige.Pour ajouter au tragique de la situation, l’opérateur en chef à Kamloops a perdu connaissance et mourut de fatigue dimanche, à 7 h du matin.Seul le genre de température qu’il y aura là-bas au cours des prochains jours déterminera si la ligne pourra être rouverte.Si une vague de froid cimente la neige aux flancs des montagnes, des conditions à peu près normales existe ront qui permettront de recommencer les travaux de déblaiement.Dans l'intervalle, le Canadien National a limité son exploitation entre Kamloops et Boston Bar à de petits trains de 6 voitures circulant derrière des charrues rota lives.C’est de cette façon que les habitants de l’Upper Fraser Vallev peuvent être ravitaillés.Dès le commencement de la tempête M J.P.Johnson, vice-président dans l'Ouest, s'est rendu à Kamloops et depuis dirige les opérations de cet endroit.Elle est bonne! Elle est fameuse I CA C'ESTD'LA BIÈRE f "Il a apporté au Canada (a pansé» français» -11- __A!__M LA BRASSERIE QUÉBEC CHAMPLAIN LIMITÉE MONTRÉAL OUVERTS DE 9 h 30 à 5 h.30 SAMEDI COMPRIS OUVERTS JUSQU'A 9 h.LE VENDREDI SOIR VIME É1UPSE ft FOURRURE CHEZ DUPUIS PRIX EN VIGUEUR VENDREDI ET SAMEDI 45 Manteaux DERNIERE CHANCE EN JANVIER D’ACHETER UN MANTEAU DE FOURRURE A BAS PRIX DUPUIS 30 seulement LAPIN CONEY BRUN Tailles : 10 à 44 Ord.139.00 PRIX ECLIPSE Vi PRIX 69 COMPTANT .50 14.60 10 mensualités de 6-27 (taxe et supplément compris) Tous nouveaux confortables confectionnés de peaux choisies.15 seulement Moulon rasé 'Castor' Tailles : 10 à 18.Prix ord.245.00.PRIX ECLIPSE Vz PRIX 122 COMPTANT 50 25.80 10 mensualités de 11.00 (taxe et supplément compris) Ils sont tellement populoires que vous en voudrez un .même comme manteau additionnel.Cette fourrure est durable.SPECIAL ECLIPSE - VENDREDI ET SAMEDI RAT MUSQUÉ 279-00 20 manteaux seulement parmi les plus beaux — actuellement marqués 349.00 à 425.00 PRIX ECLIPSE DUPUIS — au choix Manteaux confectionnés de dos et de flancs de rat musqué d’une qualité incomparable.Tous sont irréprochables et à la mode.Tailles et modèles variés.58.60 C0MPTANT solde en 10 mensualités de 25.00.(tex# et supplément compris) f DLPt'lS — Unixlrme iDe tynmlgny) ¦ jurn / ! 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