Le devoir, 6 mai 1950, samedi 6 mai 1950
S.Jean devant la Porte Latine.TEMPS PROBABLE: BEAU ET PLUS DOUX Directeui s Gérard MLION VOL XLI FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chat : Omar HE ROUX 'Voua avex une doubla mission i premièrement, la nuaaioo de conserver intact votre héritage religieux et national : deuxième aat, ta mission de répandre cet héritage.J'aioute que c’en votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre.'* Sea Exe.Mgr Ildebraado Antooiatti, délégué apoetoliqua au Canada No 105 MONTREAL SAMEDI, 6 MAI 1950 Cinq sous le numéro ON EVACUE HOPITAUX A WINNIPEG La rivière Rouge monte toujours VINGT-HUIT PIEDS AU-DESSUS DE SON NIVEAU NORMAL 50,000 40.000 30.000 20.000 10.000 Plusieurs petites municipalités ne sont plus que des villes mortes — Si les dernières digues cèdent le niveau pourrait augmenter encore de quatre pieds WINNIPEG, 6 (C.P.) — Depuis hier le niveau de la Rivière Rouge a monté d'un pied et l'ingénieur de la ville croit qu'il montera encore d'un pied d'ici les prochaines vingt-quatre heures.Le niveau de la rivière est maintenant de 28 pieds au-dessus de la normale et c'est le plus haut point atteint depuis 88 ans.Hier soir, on a transporté plus de 200 malades des hôpitaux de le ville pour les mettre en sécurité.A Saint-Boniface, l'hôpital était sérieusement menacé par la montée des eaux et par radio on a fait appel à des volontaires pour transporter les malades.Vers 3 h.30 ce matin, la rivière Rouge a jeté par terre une digue élevée dans un quartier semi-résidentiel dans la partie nord de la villa de Winnipeg.Quatre rues furent aussitôt inondées La petita rivièra la Seine, gontîée des eaux de la Rouge, recouvre maintenant tout la nord de Saint-Boniface.Les familles situées dans cette partie de la villa ont reçu l'ordre de quitter leur maison.Les ingénieurs ont averti la population que si les principales digues viennent à céder cela voudra dire une nouvelle hausse de trois ou quatre pieds du niveau dt la rivière Rouge.La municipalité de Morris semble morte.Les habitants ont dû quitter hier alors qu'une digue ayant cédé, l'hôpital, dernier refuge de la population, devint sérieusement menacé.Les autres municipalités du sud du Manitoba sont complètament isolées.La Société médicale célèbre ses 50 ans d'existence cette année Les assises annuelles de la So- ! avoir étudié à fond la question et J:„i- j- .— tenu un referenfjum ia société se prononça pour l’excellence de cette mesure préventive.Elle entreprit aussi d’éclairer les pouvoirs publics et la population sur la médecine sociale.La liste est longue des mesures et réformes qu’edle contribua à faire adopter.C’est aussi grâce à son intervention que l’autonomie provinciale de la médecine fut sauvegardée.TOUJOURS PLUS HAUT — Hier le thermomètre des Amis du "Devoir" est monté jusqu'au niveau de $19,000.La journée de vendredi a donc rapporté $2,000.Le courrier de ce matin devra être particulièrement volumineux ai nous voulons que la semaine se termine avec $25,000 en caisse.Nous espérons ?Evidemment nous espérons! Nos amis nous ont prouvé la semaine dernière qu'ils savent justifier pleinement nos espoirs.ciété médicale de Montréal qui se tiendront les 9, 10 et 11 mai en l’Université de Montréal, marqueront le jubilé de la plus importante association du genre au pays.C’est, en effet, il y a cinquante ans cette année, qu’un groupe de jeunes médecins retour d’Europe faisait sortir de sa longue léthargie la Société médicale et lui donnait son organisation actuelle.Le 26 octobre 1871, un groupe de médecins éminents jetèreat les bases de la première Sociét " médicale de Montréal.Le but était de cimenter l’union qui doit régner entre les membres de la profession médicale; de fournir aux médecins un motif de réunion et Toc- Un ouragan fait sept morts chez nos voisins du sud Kansas City, 6 (A P > — Des vents violents ont balayé l’ouest central des Etats-Unis.La neige, la pluie et 1^ poussière ont fait sur leur passage de lourds dommages à la propriété, sept morts et au moins 46 blessés.Le vent a atteint une vitesse de 84 milles à l’heure.Les villes de Des Moines et de Kansas City ont été les plus durement frappées.Des tornades se sont abattues sur deux territoires du Minnesota.Des arbres ont été déracinés; des fenêtres ont volé en éclats; des lignes électriques se sont rompues; des avions ont été traînés par le vent et des toits de maison ont été arrachés sous la violence de l'ouragan.Un immense voile de poussière soulevée pat le vent couvrait entièrement l'ouest central des Etats- Unis.Un ouvrier a été lancé en bas d^un viaduc en construction à Kansas City.Prolongement de la rue Berri Au nord de la Passage sous brooke rue Ontario — la rue Sher- Dans un avenir prochain, la rue Berri serait prolongée au nord de la rue Ontario; de sorte que les deux sections de la rue Berri, situées Tune au sud et l'autre au Jusqu’en 1883 la société se mon-1 nord de la XUf.Sherbrooke, se trou-tra active.Malheureusement, en veraient raccordées.Il est possible raison de certaines rivalités, Tas lieu à cette é-Use le néle-lnsge k Notre-Dsme-de-r.lease, auquel le nubile est très cha-'eoreusemsTit Invité.A NOTRE-DAME-DU-SAINT-ESPRIT De» retraites fermée# seront prêchées che* le» Sœur» Missionnaire* de l'Im-msculée-Couoentlon du 25 au 28 mal.oour fiancé*, par le Père Marcel-Marie Dufresne.S.J.: du 16 au 18 Juin, oour employée» de bureau, par le Père Jules Oodln SJ.: du 23 au 30 Juin, retrait* mari-le oour dames et demo'selles.per le Père A.Paouln.S MM; du fl su # tulUe».pour )eune» fille» par le père Lo*.Oeuthler CS V du 15 au 1* luil-!et retrelt* de vocation- du 10 au 13 aotlt.nou- Jeune» fille».r*»r le Père ’or G»u’hler C**v.du 3n »nfit au 4 seney-nr-c ret.—'fe de ol*t* pou- rt»_ ~e« e* d»»rio1«e’le».On e»t, nr** de -T-ncrtre d'-v-noe 4 1” M»'»on Notre-*'«—-e - do - ft-fnt - at-n-lt 114.rbe—ln • -1 n9».f-?»,*»*.,* fyont CA VILLA NOTRF-D AME-Dl'-ROSAIRF.Prochaine» retraité» fermée» prêchées per le Père O-R Méthot.OP., k la Villa Notre - Dame - du - Ro*»lre 1I43J, me Sainte-Cknlx.Cartlervllls, téléphone: BT.1776.Mal: 1J-14.employée» de '—mu: 18-21.via tntérteur*.sujet: Parmi les masses de dépêches lancées sur les ondes ou les fils télégraphiques chaque jour, il en est passé une tout récemment qui présente à plusieurs points de vue, beaucoup d'intérêt, et que la plupart des journaux ont à peine mentionnée en l'écourtant le plus possible: celle qui annonçait la mort de Marie-Albert Leseur, étudiant en médecine dans sa jeunesse en vue d’une carrière coloniale, journaliste, homme d'affaires d'envergure et qui s'est éteint sous la bure blanche de saint Dominique qu'il portait depuis trente ans.Voilà l'épilogue d’un ménage heureux qui eut pourtant son côté dramatique: Félix Leseur était le mari incroyant d’Elisabeth Arrighi qui faillit perdre la foi complètement dans son sillage mais qui, une fois convertie, s’éleva à un degré de perfection peu commune, basée sur une conviction religieuse profonde, et qui, toute sa vie espéra en vain la conversion de son mari.Ce n’est que cinq ans après la mort de sa femme, en effet, que Félix Leseur devint le Père Maine-Albert.Voilà encore une magnifique histoire d’amour sur laquelle les directeurs de cinéma ne se pencheront jamais, c'est certain.Et pourtant quelle trame psychologique forgée peut valoir celle que fournirait la lente mais sensible transformation de l’incrédule, du mondain, du brillant Félix Leseur au cours de la lecture du journal intime d’Elisabeth quand il ne pouvait plus, entendre sa voix mais que sa pensée et son'âme submergèrent au point de l’entraîner à son tour dans le courant irrésistible de la-foi?La figure d’une Elisabeth Leseur n’est pas de celles qui passent et elle mériterait bien de figurer, de temps à autre, parmi les sujets d’étude des cercles et des sociétés soi-disant culturelles.C'était une femme du monde mais qui a pris la peine de s’instruire en profondeur pour pouvoir défendre les idées qui lui étaient chères; elle avait en partage une mauvaise santé physique mais la vie de l’esprit n’en prit que plus de force chez elle; elle n’eut pas toujours l’entourage qu’elle eût rêvé, entourage de sceptiques, d’incroyants raisonneurs, d’élégants philosophes qui se mêlaient aux artistes, aux écrivains, aux célébrités qui fréquentaient son salon, mais toujours elle s’y comporta en femme brillante comme le souhaitait son mari; elle aurait aimé un peu de solitude, un peu de silence, elle était continuellement dans l’agitation parisienne; elle aurait voulu, dans son ménage, une intimité d’âme, comme elle avait déjà celle du coeur, elle resta jusqu à fa fin dans un isolement qui lui fut bien cruel.• Elle détestait le monde qui disperse, dit une de ses biographes, et pourtant, malgré bien des dégoûts et des fatigues, elle entoura son mari de cette atmosphère qu’il aimait.Elle fut l’épouse attentive, la compagne, l’amie, sans que jamais M.Leseur s’aperçut de la moindre contrainte dans ses gestes, du plus petit effort dans ses actes.Souriante, toujours elle allait et agissait.elle aimait! Sur la façon dont elle a rempli ce rôle, nous ne saurions avoir de meilleur témoignage que celui même de M.Leseur: J’étais bibliophile ; elle le fut avec moi et pour moi, favorisant ma passion de collectionneur.J’aimais les voyages; ellç était toujours prête à m’accompagner.J’aimais le théâtre, le théâtre musical principalement et les concerts; elle y venait avec plaisir.J’aimais à recevoir; elle m’y aidait dans la perfection.J’aimais le monde, elle m’y suivait.et elle m’y faisait grand honneur.En un mot, toujours et en tout Elisabeth ajustait son existence au rythme de la mienne: réconfortante et dévouée aux jours d’épreuves et de tristesses, souriante et pleine d’entrain dans les moments heureux.Je ne saurais assez reconnaître tout ce que je lui dois.Disons, en passant, que son Journal et pensées de chaque jour, se vendait encore il y a quelques années, au cent trentième mille dans la seule édition française et que cet ouvrage est traduit dans toutes les langues européennes et même en chinois’ Et ses au-\ très oeuvres suivent un itinéraire analogue.Et ce n’est pas du genre populaire courant.C’est donc que ces ouvrage» ont des qualités de, fond et de forme solides tout autant qu'attrayantes.Ce qu’elle aurait aimé, ce qu’elle a voulu par-desus tout, c’était son âme à lui.Elle écrit dans son Journal: Oh! oui, mon Dieu, il me la faut, il vous la faut, cette âme droite et bonne; il faut qu'elle vous connaisse, vous aime, devienne l’instrument bien humble de votre gloire.Prenez-la toute à vous.Faites de mes épreuves, mes souffrances, mes renoncements, la route par laquelle vous viendrez jusqu’à ce coeur si cher.Mon Sauveur, entre votre Coeur et le mien doit se faire e© pacte qui vous donnera une âme et qui me donnera pour l’éternité celui que je chéris et que je veux avec moi dans votre ciel.Malgré ce violent désir de la conversion de son mari, elle se garda toujours de lui en parler ouvertement, encore moins de, le talonner.Jamais femme n’a moins importuné son mari, ne l'a moins pressé de penser comme elle, encore que ce fût son rêve le plus continu et le plus ardent, dit un religieux, familier du ménage Leseur.Elle se contentait de lui témoigner sa joie pour sa complaisance à imrtager quelques-unes de ses lectures, à lui faciliter l’exercice de ses devoirs religieux, le confiant, pour le reste, à la grâce de Dieu.• Elle s’aperçut d’ailleurs assez tôt que les combats intellectuels ne frayent guère la route à Dieu.Elle disait encore: Plus je vais, plus je me convaincs de l’absolue inutilité des discussions religieuses avec les incroyants.Pourtant son instruction très poussée, sa vaste culture lui fournissaient les armes nécessaires.Son mari lui-même, dans la préface In memoriam du Journal, écrit: Connaissant les arguments des adversaires, les ayant personnellement rétorqués, approfondissant sans cesse les fondements de sa croyance, elle établit celle-ci, avec la grâce de Dieu, sur des bases indestructibles, défiant toute attaque, et fut bientôt capable de riposter par de rudes coups bien portés à qui tenterait de l’atteindre à nouveau.Elisabeth tenait, avec raison, à Ut compétence dans le domaine religieux comme dans le domaine profane.Elle tenait à prouver aux incroyants que, contrairement à ce qu’ils pensent, les chrétiens ne sont pas toujours des "gens singuliers à l’esprit étroit”.Mais en définitive, ses grandes armes ont été l’amour, la souffrance acceptât et la prière au milieu des agitations mondaines qu’elle a subies jusqu’à la fin, ne voulant rien changer extérieurement, à l’atmosphère de son foyer et qui était celle que son mari goûtait.'Toute sa vie, elle a travaillé, avec succès, à l’harmonie idéale entre la réalité matérielle et la réalité spirituelle.C'est ce qui a fait dire si justement à Le Dantec, professeur à ta Sorbonne et ami de toujours du ménage Leseur: Elisabeth était un sommet d'humanité! Et une.de.ses amies a dit, non moins justement, en parlant d’elle: Il y a des êtres qui sont une lumière vers laquelle se tournent ceux qui ont besoin de lumière pour vivre.A une époque oil l’on parle tellement d’étoiles dans les ciels factices du cinéma, de la scène et de la radio, ü fait bon s’arrêter, dans l’histoire ou dans la vie, près d’une âme de lumière, dont le rayonnement est un réconfort et un repos.Gormaine BERNIER LA NOIRCEUR EST PARTIE — Nés avtugl*.la pstits Hélèna Hssgls, , * Optorio, a éfé capable d* voir pour la première foi», à I11 11 9 *v,c d* verra» épait et gro»»i»tants.A est •l,V *ubi opération qui la dêbsrratta dsi estsrsetss qu'slls «vslt »yr ls» ysu*.Mslntsnant âgés ds 23 moi», la fiilstts apprend à ",,rth*r_____________________________ (Photo C.P.) Parmi las attractions de la Foire de Toronto EL pour donner un® idée de la iriete des articles exposés .Une bague avec 5 pierres interchangeables promet de faire sensation.* * * Le gâteau de Dundee et un délicieux “shortbread” tenteront le palais de tous les visiteurs.même ceux qui ne sont pas d’origine écossaise.¥ ¥ ¥ Un moteur hors-bord sans vibration, qui peut être fixé ou enlevé en une minute; fera les délices du sportif.¥ ¥ ¥ Le* plus récents perfectionnements en téléphonie intéresseront l’ingénieur et l’homme d’affaires à la fois.PARFUM TULIPE NOIRE C»Us création ds Chénard est un triompha d'éJé-*»Dce #t de refit Q e m e a t.Ce P*rfum discret
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