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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 8 mai 1950
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1950-05-08, Collections de BAnQ.

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Apparition do S.Mlchol Archanga.BEAU ET FROID Minimum .; 32 Maximum .48 Diroctaur : Gérard FILION VOL.XLI FAIS CE QUE DOIS Rédactaar an chat : Omar NIROUX No 106 “Vou* »*ei un* doubla mumon i premièr*-nwnt, la munoo da conaaraat intact rotra héritage religieux at national : deuxième ni.la mimon de répandra xt héritage l'aioota qua c’ait rotre droit da garder autre héritage, et votre deeou de le répandra-" Son Exe.Mgr Udahraado Aatomutti, délégué apoitulique au Canada MONTREAL, LUNDI, 8 MAI 1950 Cinq sous le numéro LE SINISTRE DE RIMOUSKI INCENDIE SOUS CONTROLE Plus de $20,000,000 de dégâts L POLICE DONNE LA (NASSE AUX PILLARDS On est à organiser les secours — Un bilan tragique—Les débuts de l'incendie — Aucune mort officielle — Magnifique travail accompli par l'armée et la Croix-Ràuge — Les secours arrivent de toutes parts — Le froid, le pire ennemi des sinistrés (Par Pierre LAPORTE) Rtmouski, 8.°— L'incendie de Rimouski est définitivement sous contrôle.On s’occupe maintenant d’orgéniser les secours d’une manière aussi parfaite que possible, pour que les sinistrés n’afent pas trop à souffrir du malheur qui les a frappés.L’Armée et la Croix-Rouge se chargent de cette besogne.On a pu maîtriser les flammes au cours de la nuit d’hier.Elles ont dévoré 250 maisons, com- prenant plus de 400 logements, deux couvents, un hôpital, deux hôtels, le Palais de Justice, la prison et les immenses usines de la Compagnie Price Brothers.Le feu éteint, on doit maintenant faire face i un autre problème: celui des pillards.Ils sont sur place, audacieux, sans scrupules.La police de Rimouski, de même que l’Armée donnent la chasse à ces oiseaux de proie.La ville a été terriblement désorganisée, comme on s’en douie.Des gens ont été pris de panique PO .¦ et sans l’intervention intelligente J oordés.lis ont fait appel à l’armée de l’armée on aurait pu déplorer et 4 îa Croix Rouge.I.es secours des malheurs bien plus grands : ont commencé à arriver, de Monique celui de l’incendie lui-mèmo.! Joli, de Rivièrc-du-loup.de Hau- ! Comeau et d'autres municipal! tat.! l'incendie.Voici les grandes lignes i Les autorités policières ri les d’un rapport expédié ce matin ompiers de la ville on! été dé ans autorités de l'Armée par le SCENE OU SINISTRE — Voici une vu» générale de Rimouski prise hisr après-midi après que plus da 300 maisons eurent été détruites par la; flammes, qui ont pris naissance dans fa cour è bois de la compsg.iie Price Brothers.On voit au fond l'immeuble du séminaire, dont la vieille partie a été complètement détruite par tes flammes.A droite, la cathédrale, qui e été sérieusement menacée par ia feu hier.A droite encore, un peu plus b« que le cathédrale, on voit le couvent et l'hospice des Rév.Soeurs de la Chtrité, qui ont été la proie des fliimmes samedi soir.O ; peut aussi apercevoir les ruines de l'hôpital Saint-Jo eph (à gauche).A - centre, d'où s'élèvent d'épaisse: colonnes de fumée, le Palais de (u^tice et ia prison.On estime les dégâts à plus de $20,000,000.50,000 40.000 30.003 20.000 f 0.000 DE PARTOUT.Les souscriptions aux Ami* du Devoir continuent à affluer de toutes les régions de la province de Québec et même des autres provinces et des Etats-Unis.Nous avons déjà publié des souscriptions très généreuses de Franco-Américains et de Franco-Canadiens.Dans la liste ci-dessous, on notera particulièrement les dons de $100 de M.l’abbé Benoit de Northbridge, Massachusetts, et de M.l’abbé O.Bouvet, du Manitoba.Comme il fallait s’y attendre, le Dr J.-B.Prince nous a remis sa Sympathies aux Rimousquois Déc «ration Ri m oust du Dr Prince «ur la tragédie de “Le malheur qui vient de frapper la population de Rimouski, nous déclare ce matin le Dr Prince, mérite plus que de la sympathie.Nous espérons que les secoure bas Jë Québec.afflueront abondants vers la ville archiépiscopale du Pour ce matin, je me contenterai de demander aux personnes qui ont souscrit si généreusement à l’oeuvre du DEVOIR de penser aux milliers de personnes sans abri de ia ville de Rimouski.” La causa do i'mcendie Le feu a éclaté aux usines de la Price Brothers.Sous ia poussée du vent très violent un fil i de haute tension s’est brisé.Dans i i sa chute il a heurté une pile de planches, qui a immédiatement pris feu.Quelques minutes plus tard, toute Tusinè n’était plus qu’un immense brasier.On espérait que la rivière, qui a 500 pieds de largeur à cet endroit, serait une protection suffisante pour la ville, située sur l’autre rive.Mais on comptait sans la puissance du vent.Des tisons gros comme des torches ont volé haut dans les airs, pour aller incendier des maisons situées à plus de 1,000 pieds.On a alors compris que c’était le début d'une catastrophe.Une maison était à peine consumée qu’elle mettait le feu à la voisine.Bientôt les deux couvents et l’hôpital qu’on avait évacués en toute hâte ont brûlé, tés.On a envoyé des hommes et de l’outillage.Dimanches ia ville était complètement isolée Le pont de la rivière Rimeuski, dernier lien vers Québec, avait brûlé.Les fils télé phoniques ou télégrahiques «valent brûle ou étaient tombés sous les rafales de vent Rimouski était devenu une sorte de ville fantôme, encombrée par des '•urieux qui nuisaient aux opérations de sauvetage.Il a fallu, en toute hâte, orgsnt ser des abris, évacuer les malades, les vieillards, Lia orphelins, tea élèves des diverses institutions.275 patients de l'hôpital St-Joseph ont été transportés au sanatorium St-George de Mont-Joli.100 vieillards et 160 orphelins ont été hébergés à droite et à gauche.1,175 élèves ont été logés au séminaire ou à l’Ecole d'agricultu-r* où l’on a aménagé des dortoirs d’urgence dans les salles de récréa tion, dans les corridors, partout.Ce matin, ta situation parait ver RIMOUSKI LEGER FLECHISSEMENT — Le* résultats de cemedi ont été légèrement inférieurs à ceux des jours précédents.Un encaissement de $1,000 a porté le tofai cumulatif à $20,000.L'objectif de $25,000 pour samedi dernier n'a donc pas été atteint.Cependant le courrier de ce matin est très volumineux et laisse présager peur le semaine qui commence des résultats trè; heureux.M.Doré est nommé ambassadeur à Berne Ottawa.8 (CP ) — Le commu- magnifique souscription per- sonnelle de $100.Or J -B.Prince, présidant 1 da ia campagne $100.00 Un prêtre da Saint- Jean 100.00 Rév.P.N.Benoit, North- ’ bridge.Mass 100.00 M.l’abbé O.Bouvet, Ma- nitoba 100.00 M.l'abbé Beauchemin, 1 Drummondville 100.00 M.L.-G.Leblanc, Mont- réal SC.00 M.G.L Chabot, collège de Lévis 50.00 M.Antonio Gouin, N.P., Sf-Pierre-les-Becquets 50.00 M.l'abbé J.-P.Thérion, ! Montréal 40.00 M.l'abbé Henri Let amp- te, Montréal 40.00 M.l'abbé O.Bélanger, Sainte-Anna-de-la- Pocatlèrc 40.00 M.Emile Campceu, Montréal .25.00 Un prêtre da Joliatta .25.(T Julien & Fréreu, Trois- Rivières 25.00 Anonyme 25 00 Mlle Marie-Marthe La- porte !.25 00 Un prêtre do Montréal .25.1/0 Notaire Alfred Garvain, I Montréal 25.00 Un prêtre da Chicoutimi 20.00 des affaires extérieures annonce i que n^tre ambassadeur à Bmxel- niqué d’aujourd’hui du ministère en Suisse.les, M.V:"tor Doré, quitte son 1 poste pour prendre celui de Berne, Le malheur qui vient de frapper la population de Rimouski a créé une grande émotion dams toute la province de Québec.Ce malheur égale en étendue les plus grandes catastrophes que le Canada ait connues dans son histoire.Plusieurs centaines de familles sont actuellement sans abri.Plusieurs institutions d'enseignement et d’hospitalisation ont été rasées par les flammes.Les dommages s’élèvent, dit-on, à une vingtaine de millions.Il faudra probablement une génération pour que la ville se relève définitivement d’un tel désastre.Rimouski est une des villes de la province de Québec qui s’est développée le plus rapidement durant le dernier quart de siècle.Nous nous rappelons qu’en septembre 1024, quand nous entrions en éléments latins au Séminaire de Rimouski.la ville n’était encore qu’un gros village.Elle était principalement un centre d’éducation et de commerce avec une population de quatre à cinq mille habitants groupés dans une seule paroisse.En 1950, Rimouski est devenue une ville d’une quinzaine de mille habitants avec six paroisses, un port de mer florissant, quelques industries et un grand nombre de commerces prospères.Ce qui faisait surtout l’orgueil de Rimouski, c’était ses institutions d’enseignement.On désianait volontiers son séminaire sous le.titre d’Universitê rurale.En effet, cette institution groupait autour d’elle une école d’agriculture, une Ecole moyenne de commerce nouvellement construite, une Ecole d’arts et métiers, une Ecole de marine ; ce avi.ai out é Grand séminaire, à l’Ecole normale et à l’Ecole ménagère, donnait à la ‘'¦ille un aspect d'université rurale rènonJont à tous 1er besoins d* formation intel- lect ¦elt'- de la pom/lotinn.’I y a è pe'n'' quelques années.Rimouski devenait le site d’un archidiocèse et son évêque, Son Excellence Mgr Georges Cour- SinSdqonnJ^4ff?eUmomdre0ri^r Tous les sans-abri sont donnasse* le moindre résul- ,og^ la plupart d>ng d(l(i (oym ^____________________j de Rimouski ou des environs.La I Croix-Rouge a mis sur pied une cuisine temporaire, qui pourra ré pondre à toutes les demandes, i tant que cela sera nécessaire.I Comble de malheur, le vent souf ! fie toujours avec rage et il fait , j froid.La nuit dernière il a gelé chesne, devenait le premier archevêque de dans la région et il y avail de la Rimouski.: 8'acp dans la plupart des rues ee D'après les dépêches, plusieurs de ces ins- malin-titutio 's, la vieille partie du collège classi- que, l’Ecole de commerce, l'Ecole des arts et \ ge de plus de 800 hommes qui de métiers et l’Ecole de manne sont rasées par Iss flammes.Les deux institutions d'hospitalisation, l’h pital Sa- -Joseph, dont la nouvelle aile n’était pas en re terminée, et l’hospice des Soeurs de la Charité no sont plus que des ruines.Des institutions importantes de la ville, an a pu sauver la cathédrale, l'hôtel de ville, La disparition des moulins de la Price Brothers entraîne le chôma qt valent commencer à travailler ce matin.On rapporte de pins que 29,000,000 de pieds de bois se per dront dans la rivière.L’armée canadienne a prêté son concours dès qu’il est devenu évident que l'incendie prenait les proportions d'une conflagration.Un brigadier Allard."Voiei, dit ce rapport, quelîes sont les principales constatations de l'armée au sujet de l'incendie qui s ravagé la ville de Rimouski: 1 — La ville est complètement désorganisée, surtout à cause du manque de pompiers et de policiers auxiliaires; 2 — les spectateurs ont, à plu sieurs reprises, causé des embou- j teillages et ils ont empêché les se : cours essentiels de parvenir où et I quand ils étaient le plus néceèsai- j res.Ces spectateurs ont même em 1 I péché toute circulation sur le seul , pont qui donne accès à la ville; 3 — l'approvisionnement d’eau | était Insuffisant et bon nombre de ! boyaux d'arrosage n’ont pu être I i utilisés; 1 4 — tes membres des forces ar- , méts resteront sur place auss: longtemps que les services essen | tiels n'auront pas été réorganisés.” Le brigadier Allard nous a ensuite déclaré que ses hommes resteraient à Rimouski pour "quelques jours encore" et qu’ils auraient prineipal>,ment oour tâche d’éloigner les pillards.Il a eu des éloges pour bon nombre de citoyens, qui ont travaillé d'arrache-pied pendant des jours entiers, mais il a sévèrement blâmé les autres “qui ont évidemment manqué de générosité et de courage”, a-t-il dit.Les soldats logent au manège militaire.C’est là qu'on avait transporté les prisonniers dimanche, quand le Palais de justice a passé au feu.Us ont été depuis transférés dans d’autres prisons de la région.lo Croix-Rougo Comme toujours en de» circonstances analogues, la Croix-Rouge s'est montrée admirable de dévouement et de charité.Dimanche après-midi elle a nolisé un avion de C.P.A, â Montréal, pour transporter sur les lieux le major George Baker, qui a pris charge des opérations de secours.Quatre autres membres de la Croix Rouge de la ville de Québec sont venus lui aider, de même que des repré et à Parena.Fort heureusement les blessés ont été très peu nombreux.Des gêna sont venus (aire soigner des yeux rougis par 1a fumée ou des membres légèrement brûlés.Deux femmes dont les maisons avaient brulè ont donné naissance â des enfanta au cours de la nuit d'hier.Elles avaient trouvé refuge chei des voisins, dans les deux cas tout s’est très bien passé, aux dires du médecin de la Croix-Rouge que nous avons rencontré ce matin.Une autre femme enceinte était hospitalisée et on a du l'accoucher en toute hâte, alors que les flammes commençaient déjà à lécher les murs de l’hôpital et que la fumée avait envahi tout l'immeuble.On nous rapporte ce matin que la mère et l'enfant se portent en ne peut mieux dans les circonstances.l^es médecins de Rimouski ont fait preuve d’un beau dévouement.Ils ont passé les nuits dernières de .samedi è dimanche et de dimanche à lundi à Parena, pour être prêt* à répondre à tout appel d'urgence.Las sans-foyer I.es derniers rapports disent que 1,000 peraonnes aunt sans abri, leurs maisons ayant été détruites par le feu.La Croix-Rouge avait nolisé deux wagons-dortoir du C.N.R.pour les abriter et ella avait fait monter des lits à Parana, mais, grâce à la générosité des citoyens Ji Rimouski et de la région, elle n'a eu à loger qu'une quarantaine de personnes a cea deux endroits.Tout le monde, ou presque, a été hébergé dans la ville.Une famille a consenti à recevoir 15 sinistrés; d’autres en ont accepté 8, 6, 5, de sorte qu'il a été possible de loger tout le monde dans des maisons privées.Unt volontaires, s'est chargée de trans- volontaires, c’est chargée de trans-cnei le» per- Q une détachement de 150 hommes, sous ___________ _ .le commandement, du général Mor- i Entants de la-Croix Rouge de Baie ton, est à Rimouski depuis diman-1 Comeau.l’archevêché, l’Ecole d’agriculture et le Grand" ifrije"'ks'opétàtioSk.^e^ôn ./^^maiSSTsttn^dJ Séminaire.quartier général, établi à l’hôtel ,1^10 mafor Bal C'est heureux que les pompiers aient réus- ! St Louis dans la partie de la ville (,erlcSmis j, direction du chef de la si à éteindre les flammes qui s’étaient atta- j qUi'J^ Croix Rouge de cet endroit, M.Se quées au clocher de la cathédrale, car alors toute la partie est de la ville aurait subi le même sort que la partie ouest.Nous supposons que les pertes matérielles sont en partie couvertes par les assurances.Mais les souffrances physiques et morales que h popvlaHon devra endurer au cours d 's prochains mois ne recevront aucun dé- Les soldats ont fait la relève des policiers locaux, trop fatigués pour continuer leur travail.Ils ont patrouillé les rues, ont vu au maintien de l’ordre et ont éloigné les pillards, qui ne manquent jamais de hanter les lieux du sinistre.Los spectateurs ; une nuisance Le brigadier Allard a déclaré ce well, ils ont fait un travail de géant.Ils ont traversé le fleuve à plusieurs reprises en avion pour transporter des cuisiniers, des pompiers volontaires, des couvertures et mille autres choses qui ont été de la plus haute utilité.La Croix-Rouge a installé une cuisine centrale à l'arena de Rimouski et, depuis hier soir à 8 h., dommaqement autre que la sympathie du matin que les pillards sont nom- die sert des repas chauds à tous m.hljr ' ! breux dans la ville.Ils ont com- j les sans abris et aux volontaires y t ’ ta i ¦ a i i mencé leur triste travail au début qui travaillent à éteindre le» der- Les Rtmouskots sont connus pour leur l'incendie et, malheureusement,' niera foyers d'incendie ou à main-âpreté au travail et leur esprit d’entreprise.| ils ont réussi à voler bien de» ch''- tenir l’ordre dans la ville.Pour un grand nombre de per-Balcer, le Ils finiront bien par reconstruire leur ville, ^es.avant qu'on ne s’aperçût mais il leur faudra des secours de l’extérieur.'"‘”r " "’, on ^ ,"”r donnât la chasse: "Nous exerçons une surveillance étroite, dit le bri gadier Allard, et nous verrons à protéger ee oui propriétés rasées par I’in'-cndie L’armée de réserve de Rimouski a prêté main-forte aux pompiers da la ville.Le brigadier Allard a eu des paroles sévères pour les millier» de personnes qui ont encombré les rues au plus fort de l’incendie et qui n’ont pas eu le courage de venir en aide aux pompiers qui Un malheur comme celui-là ne peut être rapidement et définitivement réparé sans le secours de toute la société.Les gouvernements fédéral et provincial voudront sans doute faire leur part pour aider aux institutions d’enseignement et d’hospitalisation à se relever rapidement.Quant à la population en général, elle devra nécessairement comvter sur des secours en nature et en argent de toute la province de Québec.r r\ , venir en aide aux puinuicr* qui Le Dévot»• sassoev’ aur messages de tombaient de fatigue Selon le p this oui af'luent de toutes parts ver* brigadier, ce» curieux ont nui con-Rimouski et Souhaite que' cette «umpof/u'e i s,dérab!ement au travail des poli- se tian^forme en gestes de chanté.j f,n Dartje responsables des nro- Gérord FILION portions gigantesques qu’a prise»1 Post*s de premier» secours — •été établis à l’hôtel St-Loula sonnes, dit le major réveil a été pénible ce matin Depuis deux tours elles vivaient sous une tension nerveuse qui "es peut rester des : empêchait de se rendre réellement compte de la situation.Nous avons assisté ce matin à des scènes pénibles; malheureusement nous n’y pouvions rien”.Le major a félicité les gens qui ont prêté leur concours à la Croix-Rouge.“Noua recevons de la nourriture de tous les coins de la ré gion, dit-il Nous avons actuelle-ment plus de 5,000 pains à l'arena et une grande quantité d'aliments de toutes sortes.porter le» sinistré» sonnes qui acceptaient de les recevoir.Pendant toute la journée d hier !e quartier-général de la Croix-Rouge a reçu des douzaines d'appels de personnes qui s'offraient è recevoir des concitoyens éprouvés.Devant cete générosité, la Croix-Rouge a décidé de ne pas dresser les tentes qu’elle voulait d'abord mettre à la disposition des sans abri.Le major Bal-cer nous a dit et matin que lui et ses hommes resteraient à Rimouski aussi longtemps que cela serait nécessaire.Les morts ?Combien de mort* sont attribuables à Tincendie?Il n’y en a encore aucune d’officislie.Hier on affirmait que huit personnes avaient perdu la vie.On cherche vainement à faire confirmer ces décès aujourd'hui.Tout au plus, ces personnes sont-elles "portées disparues".Exemple; un petit garçon, du nem de Gauthier, était, paralt-il, tombé dans la Rivière après qu’un coup de vent lui eut fait perdre l'équilibre sur le pont.On l’a retrouve hier, dans un camp, à deux milles de la ville, énervé, il avait fui au hasard Le cas des autres disparus est peut-être identique.Premier! soins ont Sympathie de Montréal à Rimouski La conseil municipal de Montré»), réuni es metin on séonct spèclelo, ¦ adopté uno motion do •ympathlo aux autorités ot aux citoyons do Rimouski, si profondément» attaints par un sinistra.Lo commltsaiéa Gordon Fitts s'o t fait la parrain da cette proposition.Aider le Devoir, c’est acquitter une dette de reconnaissance SOUSCRIVEZ A LA CAMPAGNE CES AMIS DU CEVCI.P (Me Marie-louis BEAULIEU) 4 DEUX LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI g MAI 1950 Menace de grève d’ici 30 jours chez General Motors, à Détroit Si les pourparlers en cours depuis un mois ne procèdent pas plus vite—L'union de l'auto y réclame de plus forts gains que chez Ford ou Chrysler Détroit, 8.(A.P.)— L'union ame ricaine des travailleurs de l’auto se prépare a imposer la menace de la grève au dernier de ses plus importants adversaires dans sa présente 4c campagne annuelle pour des augmentations de salaire et la création de pensions de retraite au bénéfice de ses membres.Elle vient en effet à peine de con- tion de recourir à la grève, ainsi que l'y oblige la loi ouvrière Taft-Hartley; il lui faut encore obtenir un vote formel de grève de se$ 225,000 membres, selon sa propre constitution et la loi du Michigan.En cas' de vote favorable des membres, comme il est à prévoir, l'union peut déclarer la grève 30 ' à de la Chrysler ou, l’automne dernier, de la compagnie Ford, seconde en importance des “Trois, la F.AJ.étudiera le projet de fusion Philadelphie, 8 fA.P.) —Le co-1 mité directeur de la Fédération | i américaine du travail entreprend I ] aujourd’hui, à Philadelphie, sa j j session du printemps au cours de i laquelle il décidera des routes à ; i suivre et démarches à tenter dans C’est demain que sera inaugurée] signés au moyen des abréviations ! !.^Md0Sai gvndicàutx,U On 6 prévoit à Asbury Park, non loin de New- COM, ENG et OPS.€,LSy„“ V’ork, ja conférence technique de La Réunion générale tiendra sa l'Association du transport aérien | séance inaugurale le mardi matin, international (I.A.T.A.).La confé 9 mai, afin d'élire son président rence durera jusqu’au 20 mai.j (qUj sera très vraisemblablement Elle est la seule rencontre annu- ; un haut dirigeant d'une compagnie Buis de la Sème conférence technique de N.A.T.A.Flic sera inaugurée demain à Asbury Park et durera jusqu'au 20 mai ne de l’auto.D’eux, elle avait demandé — et reçu — des pensions de $100 par mois pour les vieux employés (en y incluant la pension de vieillesse versée par le gouvernement américain ) ainsi valait à un gain de 10 cents l’heure.A la G.M., elle réclame l’atelier fermé, une augmentation de salaire de 9 cents l’heure et une pension de retraite de $125, y corn ______________________ _____________ jours après son avis à la compa- clure une grève de 100 jours cheï ; gnie de la rupture du contrat.Le i qu’une hausse des allocations d’as-Chrysier qu’il est déjà question de i directeur de, l’union à la G.M., ! surance hospitalière.Le tout équi-rompre son contrat collectif de M.T.A.Johnstone, déclare que travail avec la General Motors Cor- ’ union a autorisé son comité né-poration, la plus puissante des 3 gociateur à faire parvenir cet avis grandes fabriques d’autos chez nos aux patrons à n’importe quel mo-voisins, s’il n’y a pas progrès ra- ! ment prochain qui sera jugé le pide dans les négociations j plus opportun.I prl, la pensjon de vieillesse, soit >o !, v}, t , e?tr,e1pnîes le i réclame plus de concessions qu’el- ™ tout une augmentation de 1 L°n i8 temî ^ span cents.Fiançailles nrocnatns mariages, 2 cent* le mot- minimum $1.00 l'insertion.Shell Premium “ACTIVÉE” eut lYasenceau plu* haut rendement que votre auto puiaae utiliser! I gerbes de blc et des grappes de anniversaire de fondation de la raisin, symboles des joies et des i ville d'Oslo, en Norvège samedi I souffrances de la mère j prochain.I - __—.| Les visiteurs ont assisté à l'ou- verture de la saison de baseball do la Ligue Provinciale à Granby 1 alors que S H.le maire Houde I fut invité à lancer la première balle.Une rapide visite de la ville fut suivie d'une réception à l'hôtel de ; ville de Granby avant le buffet à i l'hôtel Granby.i devoirs !¦ .Ëf 4wfhw! Arvoln «mttrt «mk - w# fcwéé - * -v.•*+iSffrvict '4 i30«*t/ru* RÀCHI le Devoir n'annonce que des commerces responsables.Faites-y vos achats.UNE LUTTE A QUATRE DANS CARTIER Pour donner suite sans doute à l'une des résolutions votées lors du récent congrès national du ' parti conservateur et.qui demandait de faire la lutte dans toutes les élections partielles, on annonce que dans Caréier, les conserva tours opposeront un adversaire à Me Léon Crestohl, candidat libé ra! officiel.L'adversaire de Mc Crestohl serait M.* Maurice Hé bert qui fut candidat conservateur dans ce mémo comté aux derniè res élections générales.On s'attend aussi à ce que le C.C.F.et le parti communiste pré sentent des candidats.(te saumon vous avoz un repas economique po» U Boumom p«ul l'eppréHir e«nf manière! Vou* povvts foirt d'txctlItnH m«tt chaudt pour lo famill*.In plut H t« mélang» focilomtnt «v«< «Toutra* alimantt pour Mro dot platt déliciovx of économiqooa.*?«a aauvnona roar of K «ta convien n*nt parfaitement pour cette recette POMMES DE TERRE farcies, au four H 1b.de aaumoni défwlf i pomme# de terre «aaoi ApOOMi I c.à table de beurre •el et polvr# ( c.à tabli» dr persil hoché rrr 2 c.à table de fromage mpé l’n peu de lait chaud Jua de citron I Ixdte de harlcnta *ert§ taire cuire le# pomme# d# terre au four jM»qu'à ce qu'elles aotent tendre#.Couper en deu* et vider, garder les pelure# au chaud.Plier, ajouter le beurre et un peu de lait pour humecter.Ajouter le permll.le# assaisonne ment# et le fromage.Asperger le aaumon de Jua de citron et de r ajouter i la purée de pomme de terre.Remplir les pelure».saupoudrer de paprika et faire brunir au four! ¦ Membre de la Canadian Press et de la ''nnadian Daily Newspaper Association LE DEVOIR 'MONTREAL, LUNQJ t MAI 19S0 1 iraqe certifié par l'Audit Bureau ot Circulations A RIMOJSKI i Les principaux édifices détruits R-MOUSKÎ, 8 (De notre correspondant,» Jean-Paul Légaré) — /oici une liste d:s édifices totalement ou partiellement détruits au ours de l’incendie qui a fait rage durant trente-six heures à Rimous-/i: les usines de la compagnie Price Brothers, les bureaux, le garage i es véhicules, un magasin Relieur situé à proximité, 'a manufacture de boîtes de bois, La Gravel, le moulin de sciage, le séminaire (en p .rtie seulement) et plusieurs de ses importantes dépendances, l’hô-ntai Saint-Joseph, l’hospice et l’orphelinat des Rév.Soeurs de la Charité (édifice logeant aussi le corps enseignant du couvent de la même communauté qui a été épargné par les flammes), le Palais de justice et la prison, la maison des Rév.Soeurs de l’Immaculée-Cdn-ception, le manoir seigneurial Tessier, habité par M.D’Anjou, un cinéma, deux hôtels, quatre ou cinq entrepôts, trois ou quatre garages, une cinquantaine d’édifices commerciaux divers.Parmi les édifices importants qui ont été épargnés bien que situés à proximité du théâtre de la conflagration, il faut remarquer l’Ecole technique de Rimouski, l’Ecole de commerce, l’Ecole de marine, la cathédrale Saint-Germain, le presbytère, l’hôtel de ville, l'évêché et le couvent, école des Rév.Soeurs de la Charité.Parmi les édifices rasés sur les principales artères, il faut mentionner: Rue Saint-Germain: les résidences de MM.Gleason Belzile, député de Rimouski aux Communes: Georges Dubé, entrepreneur, des Rév.Soeurs de Timmaculée-Conception; Thon.Perrault Casgrain; l’épicerie Alphonse Beaulieu; l’industrie des stores vénitiens A.Cha-rest; le magasin de meubles Adélard Garon; la station de gazoline service B.A., propriété de M Hormisdas Trépanier; le restaurant de M.Dâvid Boucher; le magasin Réfrigération du Golfe Enr.; la salle de quilles Pineau; le magasin J.-A Pineau; la résidence du Dr J.-O.Drapeau; l’entrepôt de biere de M.C.Théberge; la manufacture d’enseignes lumineuses général Néon; l’édifice Hector Füion, prêt pour recevoir deux magasins: la résidence du Dr Léon Houde; la mercerie J.-A.Levesque; le magasin de la Commission des Liqueurs (l’ancien magasin a brûlé récemment); une bijouterie, la mercerie de M.Léo Levesque, l’hôtel Régal, propriétée de M.A.Mongrain; le magasin dé Mlle B.Levesque; les entrepôts de fruits et légumes de M.Irénée Gendreau; la résidence du Dr Gérard Langis; l’épicerie J.-A.Matté; le salon de barbier de M.Roger Pineau; ia pharmacie du Dr Boudreau; le salon de coiffure de Mme J.Proulx; le cinéma Rikois; le magasin Alfred Lavoie; le restaurant Snak-Bar; le magasin et l’entrepôt de pièces d’automobiles de General Motors, propriété de M.Wilfrid Ouéllet; la résidence de l’ex-raaire de Rimouski, M.Eizéar Côté; l’immeuble de M.Georges Dubé, nouvellement construit et qui devait abriter une ferronnerie et des bureaux a été partiellement détruit; la Ferronnerie de Rimouski; l’hôtel Saint-Laurent, propriété de MM.Paul et Roland Paradis; la maison à appartements Saint-Germain; la résidence de M.Arthur Gendreau, l’une des plus vieilles résidences de Rimouski.Avenue du Lavoir: la beftilangerie Narcisse Gagnon; la boulangerie Dubé; la boutique Lepage; la laiteriè Pasteur; l’ancien magasin épicerie-boucherie Louis Amyot (le nouvel immeuble, situé à proximité, a été en partie épargné); le garage Romulus Pineau.Avenue Rouleau: le Café Canadien; le magasin de bicycles Roy; Au Foyer du Coupon, propriété de M.G.Lalibsrté; magasin Nouveautés Cie Enr., propriété de Mlle Hélèna D’Anjou; le salon de haute couture de Mlle Albertin Dubé; l’épicerie A.Deschênes; les gares de ITmpcrial Oil et la propriété de son représentant, M.J.-C Rousseau; la plomberie C.-E.Desjardins; le Cou voir Coopératif.Avenue Saint-Loui:: le salon de coiffure M.Michaud; la maison Bissonnette & Frères, entrepreneurs de pompes funèbres; la pouponnière “Au Royaume de l’Economie'’.RESIDENCE EPARGNEE — Une dss rare* réiidence* épârgné'i dan* la querlier Sein» Germain, k Rimou kl, où le* flamme» on» reel plue de 300 maison*.Plus de 2,080 citoyen* ont été jetés *ur le pavé.l’n déraillement fait 82 üims eî [ s fe® fi blessés, dins l’Inde 3 désastre du genre cn:3re vu là-Las — 3 sabotare certain — Pilaris qui ne ront écart's qy’à coups ds feu Un bambiji tua par un train près de Graniy One vague d'incendies déferle à travers la province avec ia dernière tempête de vent Oiséïe:, Beaupert, Sfe-Ursuie et Sf-Hïaire menacés un moment de conflagration Rimouski esi le lieu du plus grand désastre après celui d'Halifax en 1917 (Par la Canadian Press) —< Le désastreux incendie qui a ravagé imous’ri en f1',i de s^nmine est u'i des plus grands smstres dans l’histoire de notre pays 11 se compare à l’incendie de Toronto, en 1904.où les dommages se sont é'evés à $11,000,000 et à celui d’Ottawa Hull, en 1900.où ils ont été de $9,500,000.Le pire désastre jamais survenu au pays a été l'explosion d’Ha-ifax qui a été suivie d’une conflagration, le 6 décembre 1917.Les dommages s'élaient élevés alors ê $25,000,1)00.Voici un relevé de la Canadian Press sur les principaux incendies les dernières années : 15 juin 1949, dans le port de Vancouver, pertes de $1,000,000; 17 mars 1949, dans le centre des affaires de Rouyn, pertes d" 2,000,000; 15 mars 1949.TArena des sports de Québec, pertes de *1.000.000 9 mars 1949, un entrepôt d'Edmonton, pertes de $2,000,000; 23 janvier 1949, garages et bureaux à Reglna, pertes de 1.000,000; 6 décembre 1948, usyie de produits chimiques de Copper Cliff, Ont., pertes de $1,000,000; 23 août 1948, cour de triage à Montréal, pertes de $1.000,000; 2 mai 1948, édifices et équipement dune scierie, pertes de 51,000,000.Un bambin de 6 ans a été instantanément tué par un train de: la Montreal Southern Ra.lways, | |_es vents violents qui ont souffle sur la durant l’après-midi de samedi.pr-v'nC3 cn fin’’de semaine ont été la cause L’accident est survenu a Saint- ; de plusieurs désettres à part b plus impor- îanî, ce';îi de Rimouaics.A Québec, Beaupert, Sain e-Ursule et Se nt-Hüaira des foyers d’in-crncîie ent menacé de dégénérer en confla- Ve'Delhi.8 (A.P.) — On ^ c aujor “d’hui à un acte de sr '“s le déraillement survenu h “ r’ms l’Inde et qui y a fait 82 vie 'mes.C’est le pire désastre du genre qu’on ait encore vu en ce pays.Le convoi déraillé était le train postal du Poundjab, qui a plongé d’une hauteur de 50 pieds dans un ravin en traversant un pont dans la province de Bihar On croit qu’il peut se trouver d’autres cadavres dans les débris, ce qui élèverait d’autant le nombre des morts.On compte aussi plus de )00 blessés.Les villageois voisins ont -commencé de piller les corps étendus et ne se sont enfuis que quand le ministre provincial de la reconstruction, A.Q.Ansari, qui voyageait lui-même à bord du convoi, a ordonné à sa garde personnelle de tirer sur eux.Où signale qu’un semblable attentat est survenu au même en droit il n’y a qu’un mois ; nws les dépêches ne rappellent pas s’il y avait eu des victimes cette fo’s-là.Dans l'accident d’h'er, cn a eu la preuve que des saboteurs avaient déboulonné quelques rails.U«e d'ea’» ém la mer.M.Jean Vernier, jeune étudiant en droit, nous envoie sa souscription de $2 00 malgré ses maigres revenus.A sa souscription il joint la note suivante : "Ce modeste tribut est un véritable imnôt sur le revenu pour un pauvre étudiant en droit, qui n'a de droits que s'il peut se les grqner.: mais puisse-t-il quand mime tomber au milieu de la souscription comma una goutte d'eau dans la mer", SOUSCRIVEZ A LA CAMPAGNE DES AMIS DU 'DEVOIR" Paul d’Abbotsford, à quelques milles de Granby.La victime est Jacques Boucher, fils de M.Roland Boucher, de Saint-Paul d’Abbotsford.Selon le gration.Heureusement l’action rapide et efficace des pompiers de ces municipalités a enrayé la marche du fléau destructeur et nulle part cn a eu à déplor er des partes de vie.part en n’a eu a déplorer des pertes de vie.i retend'es; Québec, 8 (D.N.C.) — Des dé-yâls matériels évalués à près de détective Jules A; senault, de ia| $20,030 ont été caurés samedi sair Lr .», , Par un volant incandie qm fail- Sûre-e provinciale, le bambin j j;t dé,,énÆrer cn une c^nna3ra- j tien.Deux mais'ns, propriété de : MM.Fort.unat Lalibcrté et Al-| phonse Lafontaine, et une manu-' facture de portes et châssis, appartenant à M.Daniel Nadcau, jouait sur les rails au moment de l’accident.Le corps de l’enfant a été ! transporté à la morgue de Grau-, j by où le Dr Philippe Adam, co- j | roner du district, tiendra son en- i : quête au milieu de la semaine, j Un pont s'effondre; 25 morts en Turquie Stamboul, 8 (A.P.) — Un pont I s’est effondré hier dans le nord ^ de.l’Anatolie, en Turquie, entraînant ainsi la chute d’un autobus qui le Iraversait à ce moment.La lourde voiture a plongé dans un ravin avec ses 49 passagers dont 25 ont perdu la vie instantanément.Les autres s’en sont tirés avec seulement de légères blessures.L’accident est survenu à 17 milles d’Amasia.medi, a causé des dé âts importants samedi soir a l’atelier de menuiserie de l’hôpital du Sacré coeur.Au Lnc-Beauport La bourrasque fait 29 morts et disparus en " " Angleterre Aussi bien sur les lacs et rivières quren p'eiiÿî mer — Sept msrts près de New-York — On avait prévu la tempête mais pas si f:rte Messages de condo'éances aux sinistrés OiUwa, 8.(C.P.) — Parmi les premiers messages de condo-cr.os qui «ont parvenus à la oulatlcn terrifée de Rimou -, on rs.e ceux que le premier :,-î t u Canada a fait tenir < m :e £e la ville, M.V.ctor et à l'archevêque, Mg s Courchesne.Aj ma re, M.Saint-Laurent a rt: "Je suis Horrifié de l'ampleur u désastre qui vous accable.A a population de votre ville, surtout aux familles, aux institutions at aux entrapriae* ai durement touchées, je vou* prie de transmettre l'asauranee d* mes o!u* sincère* condoléance*." Et â l'archevêque: "Las nouvelle» d* la trag'qu-coqfiagratlon d* R mouski m* remplissent de chagrin.Je sou-hâ te vou* exprimer, à vous, eux autorités du séminaire et aux autre* Instltut'ons rePgleusas qui ont à souffrir, l'asauranee de met plus profondes condoléances." New-York, 8.(A.P.) — Des I accidents mortels survenus à New- trombes et des tempêtes prints J y0rk et à Long-Island, il s’agissait nières frappant par surprise onfl à cha fois de chaloupes à ra fait courir un peril mortei à des " .' ; milliers de canoteurs et de marins de la Nouvelle-Angleterre durant la fin de semaine.On compte aujourd’hui 20 morts ou disparus par suite de ces bourrasques, aussi bien sur les lacs et cours d’eau de la région qu’en pleine mer.Ces coups de vent représentaient j l’extrémité et la dernière période j d’une tempête qui a fait rage dans l’ouest-central.Les vents ont per | moments, atteint la vitesse de 65 j -lilies à l’heure en certains points | La bourrasque a aussi activé les ; "eux de forêts qui couva;.ent en ; Nouvelle-Angleterre en plus de j forcer les pilotes privés de la ré 1 gion à suspendre toutes leurs en ; volées.C’est dans le nord de l’Etat de New-York que l’on compte le plus grand nombre de morts par suite ! de cette tempête, soit 10.Il y en a eu 7 dans les environs immédiats de la métropole américaine, où la bourrasque a été la pire qu’on an vue depuis juillet dernier.Le vent a fait chavirer des cen’ames d’em barcations et l’on a dû secourn d’urgence près de 40 personnes La police et la garde côt ère ont dû utiTser des avions, des hélicop tères et des barges pour secourt! les mariniers en danger oendant que des scaphandriers s’affairaient à tenter de retrouver les disparus dans les environs.Dans le cas des mes.Des premiers signaux d’aver tissement avaient bien été hissés dans la région au sud d’Eastport, Maine; mais personne ne s'attendait que ia bourrasque fût si forte Le vent était de 52 milles à l’heure dans 1a ville même de New-York.LeC.N.R.aévacué dss malades et des étudiants Rimouski, 8 (D.N.C.) — Peu de ternes après le début de l'incendie, samadi, le voie des chem ns de fer nationaux, située à prox mité des usines de la Price Brothers, a été tordue par les flammes et rendue complètement inutilisable.Hier matin cependant, une équipa da cheminots a rétabli le service sur une longueur de 600 pieds de ra'ls détruits.A la demanda de la Croix-Rouge, la C.N.R.a envoyé un convoi au secours des sinistrés du Sacré-Coeur.Un autre convoi a évacué des malades et des infirm'èrrs de l'hôpital Près de 308 étudiants ont aussi été évacués par chem’n de fer.ainsi que quatre complètement détruits tandis que la boulangerie Henri Morin et M.Nadeau subissaient de lourds dommftes.Les pompiers volontaires de la municipalité, aidés des brigades des paroisses voisines, contentent de circonscrire les dommages, et surtout d’empêcher que l’incendie m s’étende au village même.Le chef Raoul Rémi a nié catégoriquement la rumeur qui voulait que les résidents aient commencé Québec, 8 (D.N.C’.) — Des feux J d’évacuer devant la menace du feu.d’herbe, de brousailles, un com- Selon lui, l’incendie se dirige vers mencemem de feu de forêts et le sommet de la montagne et ne une lutte spectaculaire pour pro- : peut détruire «ue des érablières léger les habitations, oni mis sa- et des camps d’été, medi dernier toute ia population j Aucune perte de vie n’a encore du Lac Beauport en état d alerte.j été rapportée.Les dommages sont Environ 150 hommes ont travaillé encore inconnus, mais on craint pendant toute le cours de l’apres- qu’ils ne soient élevés.midi et de la soirée pour écHer un désastre.* * * Les Trois-Rivières, 8.(DN.C.) Sle-Ursule, village du comté de i Poussées par un vent d’ouest i,.,______________.„ .d’une violence exceptionnelle, les j 5fia1kl d fJ1 ilammes ont traversé la r.vio.e;*’, ’ e , ! jaune à deux endroits différents.; «mmes.Un hasard providentiel 1 ma's en rfrn.ie lisne ear r* e m , 1 a épargné samedi après-midi, ha ' d cau Lit une lourbe tris pro! ' null faut attribuer aux pom-I non-cée dans le secteur où le feu i f‘?rs ^.esD Parois*cs voisines St la fait rage L’élément destruc-1 Lé,Jp.et R;vle,re'?U^0UPn< ?UoC1 rieur a promené ses ravages sur 15îL\té-.r,f?!*„!!!.I une distance d environ un demi-mille avant de pouvoir être mai- Bilan de douze morts violentes en f'n de semaine (Par la Canadian Press) Si l'on excepte les quelque 25 victimes des incendies qui sévis sent un peu partout dans la provin ce, et les morts possibles de l’incendie de Rimouski, plus de 12 per soanes ont perdu la vie dans des accidents divers en fin de semaine à travers l'est du Canada.A Montréal, le Dr Azarle Paquette est mort subitement au volant de sa voiture i l'âge de 54 ans.Les jeunes Mi-hel Ouellette et Jean Chevrier âgés de 8 et 7 ans, ont perdu la vie dans des accidents de la route M Epiphane Gentil, âgé de 54 ans.a été tiré à bout portant dans une taverne de l'est de la ville.A Saint-Paul d'Abottsford, le jeu ne Jacques Boucher a été tué par un train près de Granby, alors qu’il jouait sur les rails.Aux Trois Rivières, Gérard Pi-cotte, 24 ans, a été emporté par le vent au dessus d’un rempart et est tombé dans les eaux du Slilnt Laurent.Son corps n'a pas été re trouvé.En Ontario, M.A.St John, âge de 68 ans, a été brûlé à mort â Cornwall, alors qu'il tentait de sauver ses effets personnels de l’in eendie de sa demeure.M.Wallace Trask, 58 ans, s’est subitement écrasé dans sa demeure alors qu'il donnait l'alarme d'un iheendie chez un voisin.A Exeter, un fermier.Ralph Atkinson, a été renversé par une voiture de ferme qui a été emportée par le vent.A Saint-Jean, N.-B., Anthony MacCarthy, âgé de 26 ans, a été atteint accidentellement par son 1 mort et 3 blessés dans un accident de la route Un homme mortellement blessé, une femme et deux autres hommes gravement blessés: tel est le bilan d’un accident de la route survenu samedi soir près de Saint-Eusta-che.Les victimes de cette tragédie de la route sont, M Eizéar Bigras.âgé de 57 ans, tué instantanément au volant de sa voilure; Mme Eizéar Bigras, sa femme, victime d’une fracture au bras; et leur fils, Pierre, âgé de 30 ans, souffrant de multiples fractures aux jambes M Bigras père a été transporté à la morgue pour enquête du coroner, tandis que les deux autre* victimes ont été hospitalisée* à l'hôpital du Sacré-Cœur.Le conducteur de l’autre voiture, M.Georges Bonneau, de St» Hermas, n’a subi que de légère» contusions à la figure.Le détective Auguste Longpré, de la sûreté provinciale, a fait enquête dans cette tragédie.fi! ûne fois de 1frèrl per rimprlm«rt» populaire, com pécule “ ‘ ' Fillon."Xje Devoir" _ ________ ________________________________________________ _ a reaponaebillte limitée qui en eet l'éditrice-propriétaire Directeur-gérant : Oéeard ' Le Devoir” «et membre de la Canadian Preee, de l’Audit Bureau of Circulation», et de la Canadian Dally Newspaper Association La Canadian Free* eat seule autorisée A taire l'emploi pour rélmpreaelon de toutes les dépêche* attribuées a la Canadian Press, a l’Aaeoclated Press et au» scenes* hauler, ainsi qua de toutes Iss inlormation» locales que "Le Devoir ' publie.Tous droite de reproduction des dépêches particulière* au Devoir sont également réservée Abonnement par U poste : EDITION QUOTIDIENNE (un »nl : Canada (sauf Montréal ét U banlieue), M M; Montréal et banlieue, *11.00; Etats-Unis et Empire britannique, |lMê: Union postale, *U.M.EDITION DU lAMBDI - - ~ - l.*é.Le» abenr-r-*- - nements sent payable* darsne* par mandat-poste ou par rhèque encaissable an pair Autorisé comme matière postale de deuxième claaee par 1* ministère des Forte».Ottawa.(un an) : Canada, *3.00; Etats-Unis et Union postale.$4 k Montreal.Télcphont: BEIair 336 1 * LETTRES AU DEVOIR ENDUREZ OU DEMISSIONNEZ* LUNDI.• MAI 1950 Il ne faudrait pas confondre patronage et autonomie provinciale A propos de la route transcanadienne Monsieur, Le traitement de» fonctionnaire* provinciaux est antifamilial antisocial et anlichrétien.De plus, le gouvernement est injuste envers les anciens employés en nommant de nouveaux fonctionnaires à des solaires plus élevés que ceux qui ont dix, vingt et mime trente ans de service.Les autorités soumettent leurs employé» à des injustices tellement flagrantes, systématiques et intolérables qu'on espère, probablement, obtenir la démission de ces gens-là et les remplacer par des sympathisants.On semble vouloir dire: "Endurez ou démissionnez!” Mais il reste que les remplaçants seraient mal payés eux aussi.UN FONCTIONNAIRE JEANNE D’ARC ON DEMANDE DE LA BONNE MUSIQUE PERPETUELLE Il y a quinze jours que le gouvernement de la province de Québec a refusé de signer l’accord proposé par le gouvernement fédéral touchant la construction de la route transcanadienne.Le ministre de la voirie dans le cabinet Duplessis, M.Antonio Talbot, avait motivé son refus en invoquant des raisons vagues dont les unes tenaient au principe de l’autonomie provinciale et les autres à l’opportunité pour la province de s’engager dans cette entreprise.Quelques jours plus tard, notre confrère André Laurendeau réclamait des précisions.“Ou bien les pouvoirs publics sortiront de cette impasse, disait-il, ou bien ils devront expliquer leurs positions respectives”.Les précisions ne sont pas venues.Il est peu probable que le gouvernement fédéral tente de nouvelles démarches pour en arriver à une entente.Dans les cercles ministériels d’Ottawa, en effet, on soutient que le ministre des ressources et du développement économique, M.Robert Winters, s’est montré très accommodant dans ses négociations avec M.Duplessis et qu’il a apporté plusieurs modifications à son projet d'accord original pour lui donner satisfaction.De son côté, apparemment, M.Duplessis attend que le gouvernement fédéral lui consente d’autres concessions.Le marché que M.Winters offrait à M.Talbot était-il vraiment avantageux pour la province de Québec ?C'est une question qui peut se débattre.Il est tout à fait possible que M.Talbot soit en état de justifier pleinement son refus en ajoutant des précisions aux arguments qu’il a avancés l'autre jour.Il se peut que la construction du tronçon québécois de la route transcanadienne bouleverse tout le programme de voirie provincial et retarde la construction de routes plus urgentes si l'on veut accélérer la mise en valeur de régions nouvelles.Il est évident que la construction de la route transcanadienne n’est pas une entreprise essentielle pour la province de Québec.Les communierions de notre province avec ses voisins, l’Ontario et le Nouveau-Brunswick, de même qu’avec les Etats-Unis d’où lui viennent des milliers de touristes, sont déjà assurées par des routes convenables, sinon parfaitement satisfaisantes.Le projet transcanadien ne ferait qu’améliorer la principale route traversant la province d’ouest en est.Pour apprécier les avantages du projet, il faut cependant se rappeler que le gouvernement fédéral ne défraierait pas seulement la moitié du coût des travaux a exécuter pour parachever la roule, mais aussi la moitié des travaux déjà exécutés par le ministère provincial de la voirie.Il ne reste donc qu’à déterminer si le marché serait avantageux pour la province à ces conditions.Si la construction du tronçon québécois de la route transcanadienne n’est pas une entreprise essentielle pour le Québec, elle ne l’est pas non plus pour le gouvernement fédéral.Le but de ce vaste projet est de relier l'est à l’ouest par une grande route purement canadienne qui franchirait la région désertique au nord du lac Supérieur.Il s’agit, comme dans le cas des chemins de fer transcontinentaux et de la ligne Air-Canada.de forger de nouveaux liens est-ouest pour contrebalancer la poussée nord-sud et de fortifier la Confédération.Les provinces des Prairies où la population est dispersée sur de vastes étendues n’ont pas les moyens de construire une grande route : il en est de même de la Colombie qui se voit aux prises avec le formidable obstacle des Rocheuses ; et l’Ontario n’a pas intérêt à construire de ses seuls deniers une route à travers la région inhabitée au nord du lac Supérieur.Le gouvernement fédéral a donc atteint son but du moment que la route transcanadienne se rend de \ ancouver à Peterborough ou même à Sudbury.L’autre partie de la route n’a plus qu'un intérêt secondaire.Et cela suffit à expliquer son mutisme puisque les quatre provinces de l’Ouest et de l’Ontario ont signé l’accord.Les cercles fédéraux ne sont pas encore revenus de leur abasourdissement à la suite de la déclaration de M.Talbot qui invoquait l’autonomie provinciale pour justifier son refus de collaborer à la construction de la route transcanadienne.On fait observer que ce sont les provinces qui sont chargées de délimiter le tracé de route et de diriger l’exécution des travaux.On fait observer que le gouvernement fédéral ne s’est réservé au’un minimum de contrôle de ces travaux ont il assume la moitié des frais — soit le droit d’assister à l’ouverture des soumissions et celui de l’inspection qui lui permette de s’assurer que les nomes convenues seront respectées.On fait observer que chaque tronçon de la route transcanadienne devient la propriété de la province qui l’a construit et que le gouvernement fédéral n’a plus rien à voir à la voirie dès que les travaux sont terminés.Les députés ministériels de la province de Québec, eux, accusent carrément M.Duplessis de vouloir sauvegarder sa caisse électorale sous couvert de défense de l’autonomie provinciale.Le seul principe en jeu, affirment-ils sans hésitation, c’est celui des contrats sans soumission.Le gouvernement d’Union nationale, disent-ils, ne veut pas accepter le moindre contrôle sur les soumissions et les travaux parce qu’ii veut continuer le régime de gabegie qu’il a mis à l'honneur dans toutes les ent»eprises provinciales.Ils s’indignent de voir le gouvernement d’Union nationale tenter de faire du patronage électoral à même les octrois votés par un gouvernement libéral.Les députés libéraux à Ottawa ajoutent que le refus de M.Duplessis n’a pas d’autre but que d’obtenir un blanc-seing pour faire du pâtronage et alimenter la caisse électo raie ou tout au moins de retarder les travaux autant que possible jusqu’à la veille de la prochaine élection générale.Ces accusations ne sont pas prouvées Elles ne manquent cependant pas de vraisemblance.Et c’est pourquoi le gouvernement provincial se doit d’y répondre au plus tôt.Sansoucy, Le Devoir .Dans le billet du 24 avril, vou* aifirmez que la "mine de culture musicale” qui a fait le succès publicitaire du poste WQXR, du New York Times, existe dans la province de Québec.Je le crois aussi.J’ai souvent pensé à suggérer que le poste CHLP, à Montréal, qui double — en moins bon —• CK AC, pourrait adopter cette politique de la bonne musique perpétuelle.Sans doute, un rajustement s'imposerait parmi les annonceurs; mais bientôt la valeur publicitaire de ces ondes serait reconnue, par les moyens ordinaires d’enquête auprès des auditeurs et de recoupements variés, comme très grande: puisque les classes qui s’intéresseraient à de tels programmes représentent un pouvoir d’achat au-dessus de la moyenne.Comme la chose s’est passée à New-York, lea maisons qui tiennent à la qualité tiendraient à annoncer à ce poste, et bientôt ce deviendrait un HALTE LA I SANS-CULOTTES t “must”, une signature de la qualité.Et du coup le niveau radiopho nique de Montréal s'en trouverait relevé, puisque le poste dont la production est au bas de l’échelle passerait à la téta.< A Montréal, les onde» de CHLP.justement, bloquent celles de WQXR, mais il y a des régions de la province où l’on peut très bien ies capter.Ici, par exemple, une fois le soleil couché, je prends très bien ce poste avec un petit appareil de cinq lampe*.Quelques lecteurs aimeront peut-être savoir que ce poste publie un programme mensuel détaillé de scs émissions musicale* pour chaque heure de la journée.On *’y abonne pour un dollar l’an, en «’adressant à WQXR, New-York.La longueur d'ondes est de 1560 kc.La publicité même y est plaisante à entendre: de très courts boniments, distingués, raffinés, même.René GIRARD, ptre Albanel.A qui de droit.Le premier-Montréal du 1er mai publié ans le Devoir mérite des commentaires.La politique réactionnaire du Devoir a de quoi nous enthousiasmer.Je suis un de vos fidèles, applaudissant à vos coups démolisseurs.Cependant, cet éditorial: "le Vocabulaire politique et l’Evolution des idéea”, a quelque chose de trop fort, c'est-à-dire la partie consacré" à promouvoir le bannissement du mot royal qui est déclaré tabou.Holà! messieurs du Devoir, faudrait-il bannir les psaumes contenant le mot royal ou roi?Faudrait-il déclarer à l’index le livre des Rois?Sans doute faudrait-il épurer nos missels car ils contiennent un office pour le Christ-Roi et quelquefois aussi ils demandent de prier pour le hoi au memento des vivants?Faudrait-il débaptiser le Mont-Royal et épu- rer nos manuels d’histoire?C’est dommage que le Christ n’ait pas dit: “Ma République n'est nas de ce monde?” Messieurs, c'est ce qui découle normalement de votre éditorial du 1er mai.Je proteste, car c’est du “sansculottisme” digne des révolutionnaires de 1789.Seriez-vous à court d'arguments pour tomber ainsi dans de la basse rhétorique?Pour l’honneur du Devoir.i-l faudreit laisser ces arguties à une certaine feuille sportive du matin.Voulant seulement, messieurs du Devoir, vous rappeler qu’il existe encore des Canadiens (même français) fervents du système royaliste sur lequel d’ailleurs est calqué celui de l’Eglise.Je demeure, votre fidèle et indigne serviteur, Ludovic HUDON, 49 nie Saint-Joachim, Québec.toire de la libt-ation de la France, — de toutes nos libérations, — que restera-t-il, bien souvent, sinon un mélange de jactance ou de violence?"Je ne crois, disai* Pascal, que les histoires dont les témoins se de la conclusion d’un ouvrage feraient égorger .” Sans doute, qu’il se propose de publier sur ! parce qu’il n y a pas de pius grand une des plus hautes et des plus j amour que celui qui monte jus-pures figures de l’Histoire de qu'au sacrifice volontaire de la tous les temps et de tous les Vie.“Il fallait, confirment les pays.Nous l’en remercions vive- Evangiles, que le Christ souffrit, ment.et qu’il ::3»u«'itât d'entre les morts, et qu’Ü entrât ainsi dans sa Avant-propos gloire.” Le 8 mai est inscrit au calendrier français •comme un jour de Fête nationale: celui de sainte Jeanne d’Arc.Un de nos amis de France, M.Raoul Mortier, a bien voulu nous réserver la primeur de l’Avant-propos et “pour des raisons stratégiques évl- Lj république OU dente*”.|# roj p "Je dirai, quelque jour, que Jeanne d'Arc a été la plus parfaite imitation de Jésus .Cett* promesse de Péguy, la guerre de 1914 ne lui a pas permis de la tenir: de Jeanne, il n'a donné que le poème.Ainsi, nous n’avons pas eu le livre attendu que, mieux que tout autre, il était qualifié pour écrire, car exalter Jeanne, c’est exalter la France dans les grandeurs de son histoire passée ou future.Prétendre hausser la vie de Jeanne à celle de Jésus?Jeanne, certes, n’aurait point souscrit à une telle similitude son humilité l’aurait retenue, cette hviftllité qui s'affirme si bien dans cette réponse aux juges de Rouen: — “Notre Sire, premier servi!” Une conscience croyante saurait-elle consentir à semblable projet?Nous le pensons.Longtemps avant la canonisation de Jeanne d’Arc, avant même sa béatification, un prélat connu (1) n’hésitait pas à proclamer en chaire: “Mon dessein est de vous révéler une Jeanne que vous ne connaissez peut-être pas assez: "La sainte dans la jeune fille; "la sainte dans la guerrière; "la sainte dans la suppliciée; “la sainte avec l’héroïsme du courage, et, plus encore, l’héroïsme des vertus .Ce sont là des paroles qui pouvaient justifier le dessein de Péguy.Mais la vie de Jeanne ne le justifie pas moins.La Chrétienté n’a pas de type plus complet, plus captivant et plus resplendissant, et qui mieux la personnifie.Jeanne n’en est-elle pas l’idéale figure, elle qui rêva et prépara l’union de toute la Catholicité sous le règne du Droit, et qui fut la martyre de ce rêve exaltant?N'est-elle pas l’idéale image des esprits épris de merveilleux, elle qui, dans le livre de Dieu, voyait et lisait comme dans un livre ouvert?(2) Enlevez de l’épopée de Jeanne l’inspiration des Evangiles: l’his- L’histoire de Jeanne n’est-elle pas écrite du plus beau sang français?N’a-t-elle pas, comme Jésus, élevé sa peine vers le même ciel.?Il y a eu la grande misère morale du monde, mais aussi son espérance: Jésus annoncé par les prophéties messianiques pour rassembler, à la fin des temps, tous les fils dispersés* dans le sein du Père; et la bonne nouvelle du pardon: — “Je suis Celui qui vient, non pour perdre, mais pour sauver; non pour condamner, mais pour absoudre!” — “Vous qui ployez sous le travail et l’oppression, venez à Moi, et Je vous ranimerail” Il y a eu, depuis la grande misère de l'antique terre de France, éprouvée par près d’un siècle d'occupation étrangère, et succombant au pire des maux qui puissent frap-, celui de l’unité per-et H y a eu, en retour, cette per un pays, due; et il y icr Ainsi peu à peu i*s routes, les ressources du pays, les sciences, les budgets sont-ils pensés en fonc-| tion d’un conflit possible.La tâche i principale de l'Etat devient de fat-w ! re, ou (entre deux efforts) de pre- Il ne faudrait pas que l’on en puisse venir parer la guerre.Dans ce but l’Etat, à confondre l’autonomie provinciale avec le l’Etat unique, l’Etat unitaire, l’Etat patronage.Cette confusion est d’autant plus totalitaire peut et même doit s'Ins-à redouter que Mi Duplessis a jusqu’ici cons-j taller partout, absorber les pou-tamment mis l'accent sur l’autonomie fiscale voir* de plus en plus nombreux.en négligeant trop souvent l’autonomie culturelle.M.Duplessis a souvent proclamé qu’il ne sert à rien pour une province de posséder des pouvoirs si elle n’a pas les moyens de les exercer.En quoi il a parfaitement raison.L’autonomie fiscale est une condition gon voyage, M.Lia essentielle de l’autonomie politique et cultu- penser pour tout le monde et dans ce but conscrire le plus de pensées possible, agir directement et dans ce but s'acheminer vers une superorganisation du travail.relie : elle ne constitue pas en elle-mêmê tou te l’autonomie.Et l’on ne saurait oublier que les ressources financières d’un gouvernement provincial sont la mesure du patronage qu’il peut exercer.M.Duplessis s'est montré intransigeant lorsqu'il s’est agi de défendre l’autonomie fiscale de la province.Il s'est montré beaucoup plus négligent lorsqu’il s’est agi de défendre son autonomie culturelle.Il n'a pas bougé lorsque la Commission Massey a commencé son enquête sur les arts, les sciences et les lettres qui comporte une menace évidente pour notre culture française.Il n’a pas fait le moindre effort pour faire échec à la propagande centralisatrice qui a entouré cette enquête en augmentant les octrois provinciaux aux universités et aux groupements culturels.Et le Québec est l’une des trois seules provinces qui n’ont pas encore soumis leur mémoire sur la revision de la constitution.Les deux conseillers juridiques du gouvernement provincial n’ont été nommés que voilà dix jours à peine, près de quatre mois après la conférence fédérale-provinciale de janvier.Cela n'indique pas une très vive préoccupation de rapatrier au plus tôt la Mettons qu’il doive en être einki.Mais «lors, pourquoi lutter contre le socislisme, qui prétend simplement opérer l'enrégimentation au bénéfice du bien commun?Pourquoi lutter contre le communisme, qui en lait d’organisation et de mépris de l’homme surclasse les ¦ qu'affectaient l’an dernier de dan- Deux ou trois lecteurs «’offusquent de la liberté avec laquelle Pierre Vigeant suggérait, lundi dernier, de rayer le mot royal de notre vocabulaire politique.Je soupçonne ces amis de lire parfois distraitement le.Devoir — car nous v sommes déjà allés avec plus de rudesse, Qu'ils se rassurent d’ailleurs, personne chez nous n'entend expurger les livres saints, ni débaptiser le mont Royal pas plus d’ailleurs que la Pointe aux mille va ches ou autres lieux à noms pittoresques.Que l’Eglise catholique soit construite à la manière d'une monarchie, nous en doutons; * '1 fallait lui trouver une analogie politique.c'est plutôt du côté de la dictature à vie et élective qu’il faudrait chercher.Mais nous n'avons ni les moyens ni le goût d’entreprendre de nouveau l’enquête sur la monarchie: cela reviendrait plutôt au Canada, vieille espérance: Jeanne annoncée par d’anciennes prophéties qui se rajeunissaient à cette attente angoissée de tout un peuple, — telle l'humanité même, rédimée quinze siècles auparavant, par une incarnation de son Créateur lui-même.La bonne nouvelle qui était annoncée, cette fois, c’était la fin de cette "grande pitié” qu’il y avait au royaume de France, et le ras semblement de tous les fils de France pour le salut commun: — “De par le roi des deux! .— “Bataillez! Et Dieu vous donnera la victoire!" — “En avant! tout est vôtre!” Or, le salut de la France perdue.c’était, également, celui de la Chrétienté! Il y a eu encore la même insinuation du doute: — “Vous croyez .pour le moment .Mais voici, l’heure vient et même elle est déjà venue, où vous me laisserez seul.” — “Thomas, Thomas mets ton doigt dans la plaie de mes piedx et de mes mains; avance ta main, et mets-la dans' mon côté.” Orléans, Reims! le miracle pour la France commence, et ne finit plus ! autres régimes?Pourquoi avoir gaspillé les forces du monde k écraser le nazisme, qui était cela entre autres choses: l’établissement d’un Etat tentaculaire dont l’industrie principale était la guerre?Mais il y s nos libertés, dire*-vous Oui, elles fichent le camp nos libertés.Pendant que vous tenez des congrès sur les droits de l’homme, pendant que vous élaborez des codes sur les libertés fondamentales, l'homme réel, l'homme concret, le citoyen d'aujou?d’hut se sent de plus en plus livré à l’impersonnel, il perd sa vie privée et jusqu’à sa vie intérieure que violent vos propagandes.Les libertés, la free enterprise, direz constitution canadienne et de préciser les garanties accordées aux provinces par le vous; mais chaque fois qu'on veut pacte de 1867.^ _ ! conserver un secteur d'indépen- II ne faudrait tout de même pas taire le dance, un équilibre des pouvoirs jeu des centralisateurs en permettent que pUbijcg voug nous pariCI d'unifier, , , .l’on puisse confondre dans l’esprit des elec- de centraliser, de r"uiner ^ même temps que de modération, la teurs québécois la défense de 1 autonomie nomies et ,a réaIlté d(>s pouvoirs publique du Canada, provinciale et les préoccupations de patro- j que vous dites subalternes Nous j nage.gereuses poussées de fièvre mau rassienne.Quelque chose me dit que cela ne passionnerait pas les contemporains.Notre républicanisme est beaucoup plus rassis, beaucoup plus matter of fact.Nous nous contentons de constater que la royauté, chez nous, est britannique ou bien qu'elle n'est pas.Les socialistes «uglais peuvent défendre dans leur pays la monarchie constitu tionnelle (si l’on peut dire, pour un Etat sans constitution écrite), mais nous n’avons pas le moindre goût pour les rois importés La Couronne reste au Canada un sym bole impérial: c’est à ce titre sur tout qu’elle ne nous inspire aucun amour.Et un hdînme qu'on ne saurait sans rire accuser de “sans-cu-lottisme”, M.Orner Héroux.est probablement le journaliste qui prêche avec le plus de ténacité, en L’enquête Massey Une fausse dislinclion Avant d’étudier comment le problème de l'assistance financière à l’éducation et à l’enseignement doit être traité eu égard à la responsabilité des pouvoirs publics, nous croyons utile de relever une opinion qui, sans être toujours clairement exprimée, transparaît à travers quelques-uns des mémoires soumis à votre Commission, savoir que, si les provinces seules ont juridiction en matière d’éducation et d’enseignement, le gouvernement fédéral aurait des droits en matière de culture — et cela sous prétexte que, tenu d’assurer l'harmonie entre les différentes parties du pays et de la population, il est ainsi justifié de travailler à l’éclosion d’une culture nationale canadienne.(.) La distinction ainsi faite entre éducation et culture envisagée du point de vue de la constitution canadienne procède d’une conception inexacte des notions d'Etat et de nation, de culture personnelle et de culture nationale — notions que la sociogie contemporaine, devant les problèmes de toutes sortes nés de l’exacerbation et du heurt des nationalismes politiques, s’est employée à clarifier.[Le raprporteur étudie ces notions; puis il conclut:] Les Etats dont les effectifs humains sont de cultures nationales différentes doivent donc avoir une conscience nette de leur propre rôle en regard" de celui des éléments nationaux dont ils sont composés et adopter vis-à-vis de ceux-ci les attitudes que commande le bien commun.Il ne leur appartient pas de façonner la ou les cultures nationales qui existent dans leur sein; il ne leur appartient pas davantage de travailler à la création d’une culture nationale nouvelle, forçant à cette fin les cultures existantes à abandonner tout ou partie de leur particularisme.Leur seul devoir est de veiller à ce que, dans la concurrence des cultures nationales entre elles, le bien commun soit sauvegardé et qu’en définitive l’ensemble de la population bénéficie des efforts déployés par les groupements nationaux pour réaliser le plus complètement leurs valeurs culturelles propres.En d’autres termes, l’Etat qui préside au destin d’une communauté multiculturelle doit, tout en respectant les cultures particulières, se placer au-d ,sus d’elles.1 Quant aux éléments nationaux, leur devoir est, sans rien abandonner de leurs prérogatives, de concourir de toutes leurs forces à la réalisation des fins de l’Etat.(Extrait du mémoire présenté par la Chambre de Commerce de Montréal, à la Commission d’enquête sur l'avancement des arts, des lettres et des sciences au Canada.Le texte entier du mémoire a paru dans l'Action Nationale d’avril).Orléans?oublié! Reims?oublié! “N’avez-vuwi point de mémoire?” (3).Ainsi, ceux de Rouen ont osé affirmer qu’aucune créature humaine n’avait aperçu, tracés sur la terre, des signes célestes! De* signes impies, ceux de Jeanne?Gens d'esprit critique, au dénigrement systématique, avancez aussi votre main, et mettez-la dans la plaie toujours saignante du coeur de Jeanne! Car, il y a eu la Passion! C’est-à-dire, le martyre et la mort de ce qui est pur, pour racheter la malice des hommes, ou pour sauver la patrie de l’indifférence monstrueuse de ses dirigeants.Jérusalem! Rouen! les mêmes vo»x, les mêmes cris, les mêmes imprécations.Et la même haine! Car ce sont les mêmes, ceux de Jérusalem ou ceux de Rouen, que l'on retrouve aux divers moments des grands drames de l’histoire, ayant, toujours prête, une pierre dans leur main crispée.Jérusalem! Rouen! Le même crime! Mais aussi, l’heure des grandes âmes, dont parle Lacordaire.Il est donc possible, — et permis, désormais, — d’encadrer une partie de l’histoire de Jeanne dans la plupart des titres traditionnels des Evangiles.Oui, Jeanne est l’imitation de la Passion plus qu’aucune autre créature humaine, aans sa vie, dans ser.propos de lumière pénétrés d’une sagesse qui n’est pas de ce monde."Jeanne devant l’inquisition de Rouen vaut, pour moi, Jésus devant Caïphe,” a écrit Ernest Ha-vet.Non, ne comparons pas.Et laissons chacun à sa place.Ce n’est pas la figure de Jeanne, mais son âme, — la plus belle âme que notre pays ait vue naître, — qui prend les traits mêmes du Christ, De Jésus, dont elle n’a été, — de son aveu même, — ou plutôt, dont elle n’est qu’un rayon lumineux, le plus lumineux, qu’une étincelle de sa gloire ! Conclusion Jeanne, la “bonne Lorraine,” incarnation lyrique des saines traditions, de toutes les qualités de la race et des vertus familiales; Jeanne la douce et la patiente, Jeanne la modeste, d'une modestie faite d’humilité franche et de dignité; Jeanne charitable aux malheureux, aux déshérités de la vie; Jeanne de France, toute de grâce légère, de gaieté primesautiere.de spontanéité charmante; Jeanne la pure, modèle de foi simple, mais ardente, préparée aux confidences du ciel; Jeanne la silencieuse, témoin attendri de nos chutes profondes, de la “grande pitié du royaume de France”; Jeanne l’inspirée, aux intuitions déconcertantes de la bonne nouvelle de la délivrance, messagère des réalités urgentes; Jeanne la pucelle, vaillante et pleine d'entrain, héroïne “sans peur et sans reproche”; Jeanne la victorieuse, qui préfère “quarante fois plus” sa bannière à son épée quand elle charge; Jeanne au “grand coeur” débordant de tendresse émue pour le “sang de France” répandu, mais aussi de compassion délicate pour les vaincus; Jeanne la libératrice, et la triomphante; * Jeanne la douloureuse, l’abandonnée, la sacrifiée, qui va connaître, elle aussi, l'heure cruelle des reniements; Jeanne la noble, Jeanne l’inflexible, indignée devant le mensonge, méprisante devant la force; Jeanne la sereine, résignée dans l’angoisse; Jeanne la martyre, pardonnant à ses bourreaux, comme Jésus, et, comme Jésus, Jeanne rédemptrice par la souffrance et par le sacrifice; Jeanne, Vierge des temps promis, en qui la beauté de “douce France” s’est lumineusement reflétée, et dont le court passage sur la terre demeure la plus belle geste de tous les temps; , Jeanne humainement religieuse et religieusement humaine, Jeanne la glorieuse, Jeanne la divine, gloire des autels, sainte Jeanne, 1 inoubliable témoin de Dieu, la plus grande sainte après sainte Marie, a-ton pu dire sans blasphémer, ne nous laissez pas seuls quand le jour baisse .Et puisse le souvenir de votre exemple et de votre Passion confie à notre garde passagère, vivre tant qu’il y aura une France, — votre France, — c’est-à-dire aussi longtemps que les étoiles brilleront au ciel! Raoul* MORTIER (1) Mgr Dupanloup, Deuxième panégyrique de Jeanne d'Arc.(2) "In De%sumus et movemur”, disait saint Paul, Actes, Chap.XVII, 28.(3) Les Evangiles Pierre VIGEANT BLOCS-NOTES Toujours la guerre 1 .bue des octrois, mais cela resta I sort insuffisant, continue le Dr Le docteur Wilder Penfield, un penfjeid.La science médicale, dit-grand neurologue canadien de re ; ^ eS{ importante en temps de putation internationale, a ténu» j paix mais eUe le deviendrait gné la semaine dernière devant le davantage advenant une guerre, comité parlementaire de la santé | .dont Djeu nous protège!' Il faut M.Penfield réclame un subside fédéral annuel de $10 millions, pour reiidre possible et stimuler la recherche médicale et scientifique dans les universités canadiennes.Ainsi les instituts des diverses uni versités “contribueraient à la sati té du peuple en temps de paix et iraient une ligne de défense en uips de guerre”.Noujiavons déjà un Conseil na tionalye recherches, et il distri vanta, des hommes d'affaires et des politiciens faire des plaidoyers analogues en d'autres domaines II faut développer les mines *de 1er, utiles, dit-on, en temps de paix, mais combien plus nécessaires si la “A ce moment-là, notre Conseil i guerre vient.Il faut canaliser ie national des recherches accepterait ! Saint-Laurent, pour toutes sortes sans aucun doute de donner des de raisons pacifiques, sans oublier bataille, direz-vous, comme s’il y I avait encore des champs de bataille circonscrits et si Ia guerre ne risquait pas de mettre le feu à tou-| te la planète; et pour mieux ia savants bien entraînés, dans les ««e guerre de la liberté, universités, et prêts à se mettre V01IS copiez toutes les techniques au travail!” i des dictatures et peu à peu vous | déchiquetez, vous rongez les sec-Pendant que le Dr Penfield l’ex- j teurs de vie libre.Nous n’en som prime ainsi, on entend d'autres sa- mes pas encore là.Mais nous y ve ! nons, avec la morne complaisance i Emprunter comme roi un grand i nous préparons à défendre les der- personnage de la cour anglaise?^ nières libertés sur les champs de, Aucun Canadien n’y songe sérieu- nous équiper contre la guerre atomique possible, et toutes les nouvelles sortes de guerres — guetYe des gaz, guerre bactériologique, etc.I octrois illimité» à des recherches ! spécifiques et importantes Mais les motifs guerriers.Quand il s'agit du tracé de la route tranz les octrois ne valent que dans la canadienne, certain* proposeront mesure ofl il existe des groupes de I tel parcours plutôt que tel autre, des contemporains, leur morne acquiescement que vous leur ave-, martelé sur le crâne, leur morne démission d’animal pensant.Trygve Lie, secrétaire général de l'O.N.U., traverse en mission de paix les principales capitales du monde occidental.Il ira à Moscou Aucun pays ne lui facilite la tâche Mats il faut dire quand même: bon voyape M.Lie, et espérer contre l’espéracc*.sement.Elever sur le pavois un roi de notre cour, disons M.George Drew ou M.Edouard Rinfret, k moins que ce ne soit M.T.-D.Bou chard?Je n’y vois pour ma part aucune objection de principe, étant en ces matières entièrement relativiste; mais il me semble que ces messieurs manqueraient d’automè Quant au comte de Paris et à sa progéniture, que Dieu protège, laissons-les faire leurs premières preuves en France, après quoi nous demanderons à nos compatriotes anglo-canadiens ce qu'ils en pensent Non, aucune solution sérieuse rest actuellement imaginable Pour ma part, comme symbole de l'autorité, je préfère encore un "vil’’ préaident de la république canadienne au roi d'un paya étra.i-gcr.André L.LACTUAL1TE Comment se Fabrique un candidat il n’y a rien de savoureux corn- j conseils.N’allez pas sous-estimer i les nécessités du moment.Au me une élection municipale dans les services du camionneur.S'il est ! fond, il est complètement inutile un petit village de province.Cela moindrement habile, il livrera à dans une campagne électorale, s’il remue plus d’ambitions, de rancu- domicile le programme de ses can-j est bon journaliste, il est mauvais nés, de désirs et de passions qu’une ; didats en même temps qu'ü dépo-1 politicien; s’il est bon politicien, il élection provinciale ou fédérale.sera ses marchandises.est mauvais journaliste.Les lignes de parti sont rem- Le parti qui a l’avocat avec lui La visite chez les candidats en placées par les lignes d'amitié et met de son côté le prestige du perspective donne généralement de parenté.La politique promu- code et la vraisemblance de la " dale ou fédérale classe les gens ! légalité.A l’adversaire qui osera d’après leurs opinions et leurs inté- fcontester un point de loi, on rétur- rêts, la politique municipale, d’après leurs sentiments.Le choix des candidats se fait généralement en caucus.Quelques notables du lieu se rendent au domicile des candidats en puissance pour les prier de se sacrifier au bénéfice de la "corporation".La délégation pourra comprendre des personnages aussi importants qu’un maire à sa retraite, un camionneur, même un avocat et un journaliste.L’ancien maire, qui a déjà affronté des luttes partirultè- quera avec dédain: “M.Chicanot nous a di: que c’était correct", et l'adversaire s'inclinera.Heureux village qui compte son avocat et heureux avocat qui est seul dans son village.Les possibilités d'action# en contestation d'élections et en réclamation de dommages pour attentat à la réputation sont UH-1 conscrit mitées.Quant au journaliste, il est Heu à des réjouissances bruyantes et prolongées; on parlera de tout; du boeuf à Ti-Phonse, de Taqueduc sans queue ni tite, du magasin sans maître, de la cité-jardin de Barthélemy, etc.Puis sur les te tifes heures, après consommation abondante de gin et de "p’tit fret", quelqu’un dira comme ça tout bonnement : “C'est entendu que tu te présentes comme conseiller".Le fait mine de se faire prier, puis se laisse faire violence là sans effusion de sang.uniquement parce qu’il a la répu- Et le lendemain matin, fout le tatton de connaître toutes les nou- village sait déjà que Tit-Zoune ou velles et d être bavard.Il a son Gros-Louis sont candidate aux rement dures, rappellera ses sou répertoire coutumier d’anecdote# élections municipales venirs et donnera de judicieux i qu'il répète ou qu’il invente selon RABASTALIIRI 1 i-E DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 8 MAI 1950 L'orientation professionnelle en Ontario Ecolier qui dessine des robes du soir Il a toujours trouvé btlles les robes du soir et a toujours désiré en faire lui-même Toronto.(C.P.) — Les étudir^ts d’hier ont pu recevoir tout l'entrainement nécessai s pour leurs éventuelles occupations, mais ils ont été privés d’un genre d’éducation dont bénéficient leurs enfants aujourd’hui et c’est l’orientation professionnelle, comment choisir sa carrière.Au cours des dernières années, l’orientation professionnelle est devenue de plus en plus importai te dans les programmes des écoles secondaires.Dans l'Ontario, chaque écv.’e secondaire a, au moins, un orienta-teur parmi le personnel, et îDsbs les villes plus importantes ce, écoles ont des directeurs i >'*:n temps.Plus de 800 instituteurs dans la province ont été famée , père et là, sur de minuscules man-en orientation professionnel.e.[ neqnins, il coud des sequins et Le directeur général de cette ¦ des broderies, éducation d’orientation en Onte-1 rio est Howard R.Beattie qui, i r„ ufcH Tiw ao*» avec trois assistants, surveille les rob?s.de 1 «teher, dit Lesl.e, et je Londres.(C.P) — Leslie Gordon, un écolier de Londres, passe ses moments de loisirs à dessiner, couper et coudre des robes du soir à l’échelle enfantine.' Les robes de Leslie sont si bien dessinées et finies qu'elles ont impressionné quelques maisons de modes en gros de Londres.Elles lui donnent occasionnellement quelques bouts de tissus à robes.La grande partis de l’argent de poche de Leslie passe en achats d’étoffes et de garnitures dont il a besoin pour des effets particu-îiers.Son “salon” est dans un coin ! de laUmutique de tailleur de son détails du programme générü d’orientation du département dï l’instruction publique.Une récente enquête poursuivi» par l’Université de New-York a révélé jusqu’à quel point les résultats de ce programme ont ëï va succès.Après l’étude de tous programmes d’orientation du Canada et des Etats-Unis, celai de l’Ontario a été trouvé et proclamé le meilleur.La Californie et la Michigan se sont placés en second RAISON DU SUCCES M.Beattie attribue le suce* de ce programme à la sympatlsiqna compréhension des maîtres, à la coopération du College of Education d’Ontario, aux aspects pratiques du cours et au fait que la décision finale est iaisése à l’élève.“Nous ne disons jamais à un étudiant quelle occupation il devrait choisir.La plupart drs individus peuvent obtenir du süccès dans plusieurs occupations.Nous sommes plus intéressés à l’intérêt découlant d’une vocation que par le choix d’une situation", dit-il.Les tests d’aptitudes sont aussi en usage, a-t-il ajouté, mais leur valeur est secondaire puisque leurs résultats doivent être considérés parmi d’autres facteuis.En 1941, M.Beattie était nommé premier directeur d’orientation Erofessionnelle dans la ville de ondon.n devint directeur du premier service d’orientation à Hamilton en 1943.Depuis qu'iî est dans ce département, il a terminé voulais essayer d’en faire quelques-unes.Mon frère m'a enseigné à coudre et je faisais mes dessins mais je n’avais pas de tissus.“Alors, je suis allé à une maison de gros pour demander si on ne me laisserait pas avoir des retailles et des bouts d’étoffe mis de côté.Tout d’abord, iis ont ri de moi, mais à présent ils sont toujours bien intéressés à voir mes modèles finis.“A l'école mon directeur travaille à me faire obtenir mon admission à une école technique où je pourrais étudier le croquis de modes et apprendre le côté pratique de ce travail.” S* f Cuit u te de A faculté* natutelleà DU HAUT DES AIRS 1 Voilà trois jumeaux qui ont reçu leur baptême de l’air à un âge assez tendre I Ce* jumeaux de six mois, en effet, ont volé da Vancouver à New-York.Ce sont Robert, Dorothy et Bette, enfants de M.et de Mme R.-L.Martin.Leur papa, un ex-GI, vient de terminer un cours à l’université de la Colombie canadienne et la familia est ici photographiée sur la chemin du retour à New-York.L’hétesse Tarry O’Neil est heureuse d’accompagner la maman.L’alné de la famille.Tommy, âgé da 3 ans a aussi fait l’envolée de nuit.Ce sont les premiers triplets jamais admis à bord d’un tvion de Trans-Canada.(Photo C.P.) Avoir la foi, c'est croire en l'ef ficarité de la grâce divine Plus on croit, plus on éprouve le senti-; ment de sa propre pauvreté.On en vient tout naturellement à rapporter à 1a magnificence de Dieu tous les biens d’ordre surna-, turel dont on s'estime bénéfi- j ciaire.Sous prétexte que Dieu est Tau teur des facultés naturelles dont ils jouissent, les faux dévots sont tentés de les accepter telles quel les sans les mettre en valeur et sans les faire fructifier.“Nous sommes ce que nous sommes, sont-ils portés a dire, et nous ne pouvons rien changer à ce que Dieu a voulu pour nous.’’ j Tout juste s'ils n'en viennent pas i à se considérer comme parfaitement irresponsables des écarts de leur caractère ou des insuffisances de leur intelligence.Sous prétexte de soumission aux décrets de la Providence, ils s'abandonnent à une passivité oui ressemble étrangement à la fatalité des musulmans.S'ils ont la foi et si, par copsé- KETRAITES FERMEES Au couvent de Marie-Réparatrice, 1025 ouest, boul.Mont-Royal, il y aura retraites fermées: du 25 au 28 mai pour jeunes filles (17 à 20 ans) préchée par le Père E.Tremblay C.SS.R.; en juin, du 18 au 19 pour jeunes filles, par le Père Paul Fortin, SJ.; retraite d’orientation du 27 au 30 juin, et du 30 juin au 3 juillet pour jeunes filler par le Père J.-M.Blain, Parmi les causes de névralgie Cette indisposition doit être considérée comme une manifestation réflexe de troubles généraux locaux Est-ce que des troisièmes molaires incluses (si une radiographie les montre en parfaite condition) doivent être extraites, quand un côté du visage, ou l’oeil, ou les oreilles ou le cou ont une tendance à souffrir de névralgie et à témoigner d’une grande sensibilité au froid?Au lieu d'être considérée com- î -| .i.».i.ckiÎ.»!»» téotique, sauf en ce qui peut être ! ?]: et 1 Abl«>u* - de '* Shipping dérogé aux termes de ladite con- ! vention, et, nonobstant toutes dis- ! positions contraires dudit Code, la compagnie ou ses successeurs n'auront pas le droit de déguerpir avant l’expiration du terme de dix ans qui est fixé.___ LtS'DI.* MAI CBR.3 h.PJD : In* cUffts-d'oeuvre de la m,u»tque.— La Suite Psyché.Fnuick; OrehesUe symphonique de Chicago, direction: Désiré Defauw.La deuxième symphonie.d'Indy; orchestre symphonique de San-Frwnc‘.sco.direction: Pierre Monteux., CBF, 8 h.p.m.: Jean-Paul Jean-hotte chantera A "Sérénade pour cordes" avant de nous quitter pour un séjour en Europe On l'entendra a l'émission de lundi Son proaramme comprend:» trois mélodies: Au hord de 1» mer" de Schubert, le JRéctt et l'air d'AraM" dr la cantate 1 "Enfant prodlcue", une oeuvre de Jeunesse de Debtway.et "Les roae» d'Iepafcs.n ' de Sir Hamilton Hartv Dora Quichotte.Strauas; (poème symphonique) orehea-tre de Philadelphie, direction: Eugène Orm&ndy.Interprète: Emanuel Tener-mann.violoncellist* 031'.9 h 30 P m.: "Les Troubadour» du Québec" chanteront 1 un de» plus beaux air* du folklore canadien.“Youp.Youp.sur la rivière", i l'émission "Via le bon vent” que Radlo-Vanuda diffusera lundi.MARDI.9 MAI CBJT 3 h.r m : Lee chefvd'ocnjvre de la miHtqu* "La suite RovaJ Firework# Music".Haendel: orchestre philharmonique de Londres, direction: SESSION DU BACCALAUREAT FRANÇAIS La première seasiot* du baccalauréat français de l'enseignement i secondaire organisée par l’Université de Paris, se tiendra â I’Uni-venité de Montréal les 25, 26 et 27 mai pour l’écrit et le* 31 mai et 1er et 2 juin pour Toral.f Les inscriptions et demandes de i renseignements seront reçues du i 8 au 13 mai, au consulat général de France, 1216, rue Stanley, de ! 10 heures du matin à 4 heures de l’après-midi et le samedi, de 10 heures â midi.Le Devoir ne publie que des annoiices choisies.Bénédiction du site de l'hôpital de l'est Cet après midi, à 2h.30, aura j lieu la bénédiction du site du nou j vel hôpital qui sera érigé à l'est i de la Cité Jardin, non loin du boul Rosemont et prés du sanatorium actuellement en construction.Parmi les personnalisés qui seront présentes à cette cérémonie, on mentionne Thon.Dr Albiny Maquette.ministre provincial de la santé, le Dr Jean Grégoire, sous- j ministre, le Dr J.-F.-A.Galien, dé puté de Maisonneuve è la Législa-, ¦» turc de Québec, la plupart des dé ; YqIIR nQIJV&Z VOUS putés provinciaux de Montréal, les ¦ représentants de J.-L.Guay & Frè- j re entrepreneurs généraux, etc.1 C’ést grâce à un octroi considéra- ; ble du gouvernement de Québec1 que la partie est de Montréal aéra ainsi dotée d'un hôpital de pre- * mière importance.y fier.et vous le trouverez chez tout VENDEUR AUTORISÉ FORD-MONARCH OU MERCURY-LINCOIN METEOR Il suffît d’y réfléchir un peu pour coin prendra que c’est chez notre vendeur autorisé, dans votra quartier ou localité, que vous obtiendrez le meilleur "service".Somme toute,personne mieux que lui ne comprend votre automobile.Autre item importent: chacun de* vendeurs autorisés Ford* Monarch et Mercury-Lincoln-Meteor a engagé des milliers de dollars dans un appareillage de "service” approuvé par notre usine, et spéciale* ment agencé et fabriqué pour protéger let fonds que tout ares affectés À t achat d une voiture de Ford-Canada.Il est donc clair qu’il tient à ce que scs travaux de "service” soient exécutés avec le plut grand soin et, en ce qui vous concerne, au meilleur t compte possible.Si vous n’avez pas encore songé i cette “mise au point pour le printemps", rendez-vous chez un de ces vendeurs autorisé* et vous comprendrez bientôt que set services repréienteut une que* druple économie.DEPOSITAIRES QUADRUPLE ECONOMIE.Métooldons experts Leur entraîne* oient minutieux et leur lonaue expérience leur (Au donné une compréhention totale du "*er-vtee” néceutire i votre automobile.Autre économie (de temp* et d’arfirnt)! Outillage approve i pur autre vtlue Il abrège le travail en repérant rapidement le* 'petite*'laihletse* qui pourraient, bientôt, exiger de coûteuira reparation*.Economie! Méthodes approuvées pur Mfrt vtlue En simplifiant et uniformisant 1rs travaux de "ser-vice", «Iles »onr, pour vou*, une notable écot rmrnif.VENEZ NOUS VOIR AUJOURD’HUI MÊME «ères d origine fard Pebricéllev et d/mtagf irrtprth-chsbUs, Eton-nante«fartf4 IS’.j 19 En 1938, la production moyenne «J- •"SJJJîT ” " - mensuelle de véhicules se chiffrait à 18,950.dont seulement 3.750 véhicules commerciaux, ce qui représentait une production annuelle de 227,400 unités.En 1948, la production a été moin.s | |^erSuUW*n.; élevée et s'établissait à 16,531 vé- Kaicor*riiige .hicules par mois, dont 8,190 ’ Fed Fete étaient, toutefois, des véhicules ’commerciaux Durant l'année, la production s’est accrue et, au commencement de 1949, s'établissait à 20,000 véhicules par mois.A partir du mois de mars, toutefois, la production a atteint environ 25,000 unités par mois, c'est-à-dire une production annuelle de plus de 280,000 véhicules.La produc- 38 C.P.R.A Central leduc Cheetervllle .120 Cont Duqueeue .90 Con* Smeites» Davies Pete Ulant Yellow Guayana .Holllnger .Home .18% 18L 143 140 37 L 37% 18% US 140 lit SS DIX INDUS'iT.IELS LES PLUS ACTIFS DIX MINES LES PLUS ACTIVES Cdn.West Lumber Cons.Paper.Abitibi .Dist.Seagram Brand 4 Millen .Brazilian Traction 21,745 Anaconda .422,725 21,376 Jaculet .286,658 14,734 Candego .249 200 14,125 Formaque .226,100 12,600 Dulama .225,200 12,200 West Ashley .165.425 Int.Nickel Jaculet .Lynx .MacDonald Madeen.Malartlc O F.commerciaux a été maintenue en ; New^ calumet s'établissant à un peu plus 8,000 véhicules par mois.Nlcholeon production est attribuable, en grande partie, à la popularité d une voiture légère mise sur le marché par les usines Renault qui appartiennent à l’Etat.La préférence dont cette voiture a été l’objet, à l’étranger, a contribué, en partie, à augmenter les exportations d’automobiles françaises, qui se sont chiffrées à près de 80.000 pendant l’année, et qui représentent pour la France, l’une des sources de change étranger tes plus importantes.Powcll River Qii&en»ton .Hoxfina .She*p Cre*k Silver Miller Steel of Can.Steep Rock Teck Hughe* .10Ï 102 V* 103 .32 30 30 ea> m 695 51 52% ¦450 445 445 .365 WW 360 885 360 880 19 18 19 4 il 11 11 ¦ 15% 15% 15% 45% 45% 26'4 36» 4 32 31% 32 52 52 120 121 32 30 31 62 58 62 335 335 305 300 305 330 325 325 149 146 130 128 129 130 134 .68 70 67 300 300 172 172 45% 46 - 54% 54 54 145 143 145 42 40 40 30 31 , 120 115 120 .82 79 82 42 43 21% 21% 211, 360 355 355 315 320 130 135 17% 17% 17% .515 510 510 325 3*25 325 A ne pas manquer i United Keno Uptwr Canada Vllbona.13% 131!) 13 WfltC.885 880 880 Walker.43% 43% 43% Wwton.27 % 27 27',, Wr.Har*.308 308 208 YeUofBX.22 21 21 Curb Brown CO.106 105% 105% ^dn.Marron! .425 400 400 C, W Lumber ., 400 4«0 4*0 '"or*.Paper.23% 21% 2341 Dalhousle.48' • 48 48% Dom.Bridge.4«% 46% 45% tnt.Paner.48 47», 47% Int.Utilities .22% 22% 23% Fonds mutuels fpv» rfm+iwnwmnti, priér* ét l'mérmtm è l'Aèmlniitrattw tain (tmmefoole ialtmalMiwb i» Canaàa fiWbitien Grounds, Toronto Jwty ( îMinemale Inlvniatimulc du Ca/uma Ml tt MAI AU « JVMI mo ?TORON?g, ONTARIO M9tU à l IhCOUààbiMNI DU NIMM hONàl ff rà« (| GOVvIRNfMih’ DU uttàOi Coun tournio par A M.KIDDFR A Co 38* ouest, rue St-Jacques.MontréaJ Offre Dem xAfminted Fund* Inc.Com.4.377 4.73 xAmerloan B\i«lne»a SHare» 3 97 4 23 xBorton Fund Inc.21Jf7 23.84 xBulIock Fund Ltd.20.45 73.43 Canadian Investment Fd.515 5.85 Commonwealth Inti.Corp.3.91 4.30 xDlvtdend Sharea 181 177 xEaton & Howard Bal Pd.38.13 30.05 XFundamental Investor,.Inc If OS 17.S3 , xQroup Sr-ca - Auto Shares, B BS 7 51 1 xGroup Seca — Rail Share* 4.87 5.35 Stl.Share* 5.48 S.01 Genera*! Products Manufacturing Co.Des revenus consolidés au total de $1,169,371, après dépréciation, sont rapportés par General Products Mfg.Corp.Ltd., pour l’éxer-cice terminé le 31 décembre.Le profit net, compte tenu de tous les frais, s’est élevé à $688,224, soit l’équivalent de $6.68 par action A et B Dans le denier rapport, les comptes sont consolidés pour la première fois; il est donc impossible de comparer afiec les années passées.Le bilan au 31 décembre indique que l’actif disponible est de $2,763,-715 et le passif exigible de $696,-701, ce qui donne un fonds de roulement de $2,067,014.L’encaisse s’élève à $453,970, les comptes à recevoir à $974,126 et l’inventaire donne $1,218,637.Dans son rapport, le président, M.A.S.Thompson affirme que l’année 1949, qui a marqué le 25e anniversaire de la compagnie, a vu un important développement de toutes les divisions.Les ventes et le revenu général ont été plus élevés qu’en tout autre année antérieure, toutes les divisions contribuant à la hausse du revenu, à l'exception de Supersilk Hosiery Mills.Plus de "2.000,000 ont été placés dans la ccmpagnie sous forme de dépenses de capital pour une nouvelle usine et de l'équipement depuis 1943, fait remarquer le président; de nouvelles dépenses seront nécessaires, dit-il.La direction de la compagnie entrevoit que la prospérité continuera pour la compagnie ANACON LEAD MINES LIMITED Les résultats des travaux siîr la propriété ont quelque chose de sensationnel.Le nouveau trou A 28 a coupé 6.8 pieds, qui ont donné à l’analyTfe 15.7 p.c.de zinc, 6.97 p.c.de plomb, 6.28 onces d’argent et 0.02 once d’or.L’intersection se trouve à environ 130 pieds au-dessous et 250 pieds à l’est de l'extrémité nord du sixième niveau.Deux nouvelles perforatrices au diamant ont été mises en opération, afin de stimuler l'exécution du programme d’exploration: ce qui permettra d’en venir plus rapidement à une décision au sujet de l’emplacement du puits, afin de procéder è l’exploitation du mî Brown .10,576 Pan West.136,500 Algorna .10,180 Villbona .133,000 Trans-Telfvision .10.000 Wendell .122,800 Fraser .9,302 Ascot.103,400 VALEUR DES TRANSACTIONS Semaine ae terminant le 38 avril.$14,187,094 Semaine précédente.$16,251,373 Mormone m monthal • M » ¦aaemae tnflltà* laCeet.P*rm*tur* vandraet SemaUne précédent* érïde .30.41 air ma ________.30.41 IL* «0.6 Mol* prérédeat.Fermé Vendredi Balat Année précédente .37.03 73.0 IIJJ Ch»n.de 1* lemaine .Inch.—0.3 +0,9 Haut de U semaine .30.53 03.4 «1.3 Bas de la aemalne .30.33 81.T 149.9 Haut pour 1950 .30.53 83.1 «1.4 Bas pour 1950 .29.33 74.» 138.1 Haut pour 1949 .39.91 75.0 143 4 Bai pour 1949 .17.0» 70 0 109.3 « M U n i I Papier* Mine* 1213 4S0 81 83.40 127.7 438.04 84.51 109.1 295.83 88.10 +0.8 + 12.17 +0.89 138.3 434.89 65.40 127.3 439.93 64.11 128.3 434.89 68.87 117.2 353.89 63.80 119.9 382.15 74.40 M3 251.34 60.17 Production minière plus élevée dans la province au cours de mars L’hon.C D.French, ministre | des mines, vient d’émettre le bulletin statistique du mois de mars 1950, concernant la production minérale de la province de Q,ué-bec.La production d'or s’est chiffrée par 95,448 onces durant le mois de mars 1950, le plus haut niveau atteint depuis mars 1942.C’est une augmentation dq près de 20,000 onces sur la période correspondante de 1949 et de près de 5,000 onces sur le mois de fé vrier de cette année.Durant le mois de mars 1950, les productions d’amiante et d’argent ont aussi été beaucoup plus élevées et celle des produits d’argile un oeu plus haute que durant mars 1949.La production de chaux a par contre été légèrement Mars 1950 1940 plus faibl« et celle du ciment beaucoup plus basse que l’an dernier.Comparativement au mois de février de cette année, l’amiante, l’argent, les produits d’argile et de ciment ont enregistré une hausse considérable, durant le mois de mars, et la chaux une lé’ère hausse.Les totaux cumulatifs, oour les trois premiers mois de 1950, accusent les augmentations et les diminutions suivantes par rapport à la période correspondante de 1949: l’amiante a monté de 111 pour cent, l’or de 29 pouf cent, l’argent de 61 pour cent, le cuivre de 45 pour cent, le zinc de 25 pour cent et la chaux de 2 pour cent; les produits d’argile et le ciment ont baissé de 6 et 17 pour cent respectivement.dent de l’Association internationale des Pionniers du Téléphone d'Amérique pour le prochain terme qui débutera le premier juillet.Vice-président de ce groupement-depuis un an, il succède à M.Thomas-N.Lacy, de Détroit, président de la Michigan Bell Telephone Company.L’élection de M.Johnson est le résultat d’un vote par correspondance, auqudl prirent part les 60 chapitres de l’association disséminés à travers le Canada et les Etats-Unis.Les pionniers du téléphone groupent 146,000 hommes et femmes comptant au moins 21 ans de service dans l’industrie du téléphone.Le président de la compagnie Bell, qui se prépare maintenant à assumer la haute administration de l’association des pionniers du téléphone, est lui-même un vétéran de cette industrie, où il compte 40 ans de service.- *» t apwii —- COURS DES HUILES Ut) LF SECURITIES COBP.LTD Conn fourni* par Admirai.AJb.Par.Anaoonda.Atlantic.Brlt Dom.CaJmont.S3 Caim.Lad.9 Cent.Lad.Coaetal ._.Command.30 Commoli Commonwealth Dnlhouale Darla* .Bsstcrest .East Led.Federate .Foothills.370 Globe , t Hanna High wood Home OH.1S% Led.Con*.18% Led.Caim.7% Led.West “ McD Beg.Mercury .Mill City Model National ._.N.Ranchm.2% Okalta Pacalta Pac Pete PhUlUp*.4% 4% Prlnceas SO 00 Richfield.3 Roxana .42 Royal Can.7 Share .8 South Brazeau.10% 11 compagnie a retenu les services de M John Hough, ingénieur, qui dirigera les travaux et qui est déjà r*ndu à la propriété.Le travail préliminaire en surface et un rélevé géophysique avec le tirage des lignes seront entre pris sans délai et seront suivis par un programme de sondages au diamant Une entreprise minière a demandé à la compagnie l’autorisation d’examiner sa propriété aurifère de la régions de Matachewan.au nord de l'Ontario, mais aucune décision n’a encore été prise à ce s^jet.La compagnie rapporte une activité croissante dans la région où se trouvent ses terrains pétrolifères en Alberta, tout particulièrement dans le champ Red via ter.Moyenne des obliflotioiif à New-York eomotlées pal la Fvamc compile™ jo JO 19 » Ohf Ind OUI Btr Ferm.hier .9S* “J-J JJJ Ferm.ajt.9S-2 1®* JJJJ JJJ Haut 1950 .98 1 1«.8 105.4 74.9 Ra, jj50 .»4.4 100.4 104.9 70 4 Haut 1949 .94.3 102 9 105 J 70.1 Sri»* *>?“n-s i(»-» RESIGNATION DE M.C.E.DWINELL M.J.C.Udd, président de Shs* raton Hotels Ltd, a annoncé aujourd’hui que M.C.E.Dwinell, gérant général de l’hôtel Mont-Royal, venait de donner sa démission.M.Udd a noté qu’il avait accepté cette résignation avec grand regret.Il n’a pas désigné quel serait le successeur de M.Dwinell.CARTER PROFESSIONNELLES El D'AFFAIRES Orfr* Dem .3% 4% 40 12% 195 .39 29% 55 à 9% .141 144 6& 40 .35 .145 % ISO 49 50 .n X 6 25 .355 360 .59 81 .11% 12% 8 9 15% 17 7% .85 87 .16% 17 9% e% .9% 10 49 50 .150 155 3 .175 180 10% 500 ASSURANCE Horace Labrecque et Fill Ltée COURTIERS D'ASSURANCES Noua inviuma le® communauté» religieuse» A ae prévaloir de no* sérvlcea particulier* CH.47A 284, Notre-Dame ouéat Tél.MArquett* 2383-23*4 DACTYLOGRAPHES AVOCATS Southweat.40 Spooner.34 Sunset.33 Superior .40 Turner.18 United.31 Vulcan.34 48 37% 25 50 31% 35 Février 1950 Trois mois 1950 1949 AMIANTE Brut, tonnes .Fibres, ton .Mat.courts, t.> Il 1 1 1 — 219 .64,773 118,500 127 27,280 59,384 Total .68,357 11,771 57,962 183,492 88,791 METAUX Or, onces .95,448 75,523 90,450 276,980 215,439 Argent, on.Cuivre, 1b.370,267 233,875 335,030 1,058,180 658.864 ' — 39,610,532 27,277,243 Zinc, 1b — — — 34,069.142 27,254,779 MATERIAUX DE CONSTRUCTION Prod.d’argUe $461,538 $446,351 $335,970 $ 1,160,158 $ 1,238,277 Chaux, ton.28.311 27,408 25,171 78,207 76,537 Ciment bar.487,158 631,825 305,429 1,063,289 1,279,942 Curb de Montréal Haut Bas Ferm.Fermeture des coure le S mat Ang.Nor.Dey 15% 15% 15% 15»% Atlas Steel» 9 9 9 9 Btckle Seag.200 200 200 200 Brown Co.*90 480 400 460 do prtv 105% 105% 105% 105% Butterfly Hcn.12% 12% 12% 12% Can & D Sur.22% 22% 22% 22% Can Flooring B 12 12 12 12 Can.Pack B C.I.L.Can.Mare.C.W.Eumb.Com Alcohol Cons Paper Dom.Eng .Donnacona Esmond pr .Ford A Inter.City Bak.lenwney Orange Crush Southm.Inv.Stand.Par.Trane Tel.W.-F.MERCIER B.A., LLX.AVOCAT 515, rue Cherrler Téléphone» : Bureau : LA.S482 - Dom.: AT.4241 Soir : Lundi et mere.: 7.30 à 9.30 Anatole Vanler.c.r.Guy Vanler.cj VANIER& VANIER AVOCATS 57 OUEST, RUE SAINT-JACQUES Tél.HArhour 2841 24 24 H 24% 24 Ut 24»4 24% 24*»4 423 425 425 425 4S5 465 460 460 225 225 225 225 23% »?» 23% 57 srr 5?'Jl 19 19 19 19 17% 17% 171! 37% 37% 37V 18% 35 17% 37% 19% 13 15% «% 54 14% 1«% 10% 35 35 “ 19% 19% 19Vk 13 13 13 15% 15% 15V4 6% 6% «Va 53 54 53 34 United Corp.A 28% 29% 28% West.Drain .1-30 150 150 150 MINES Anaoon .174 178 174 177 Ascot .114 115 114 114 Aumoque .36 36 36 36 Band Ore 4 4 4 4 B see MeteJ* .30 30 30 30 Bourse de Montréal comparaison» do 30,000 action» Industrielle» et de 252.904 actions minière» jeudi dernier.ï?nSÆ, ïnS^r™ IMS procéder à l’exploitation du rni- Le ttal de, vente, a été de 23,090 xKeyRUnu* custodUn b-4 io io i: 05 nerai au*des.sous du 6e niveau.La actions industriel!** *t d* sii,900 mc- t.,Average Fimd 2 JT 3J5 machine à sécher le mica a été tiens minières v*ndr«!i damier e» ÏÏÎÎm inveM^ïlTw.m.V403 1517 livrée à l’usine On est à construire «Wellington Fund me.is 45 20.13 i un nouveau résesrvoir pour le mt-imesiment Treat ! ncrai et aussitôt qu'il sera ter- «independent Tniat share» 229 2 60 miné, on y instsallera l'outillage ““ approprié.On s'attend à des ré- sultats sous peu concernant deux nouveaux trous de sonde.10 trous additionnels seraient forés afin de déterminer l’étendue du minerai en profondeur.! «Nur Am.Trual Slurea 2 28 2.90 I «Nor Am Tru»t Share 1955 4.22 : «Nor Am Trust Share* 195* 2.45 i United Bond and Share .11.50 I 1 x—En fonda américain» % Autrrfaiii It» Romnint tnuucnt combien ia musique emtribuaif a attirer (es convives à leurs festins , .Aujourd'hui, on et recours d la Ml MOUt rie NU’Zât.L'un dr non abonnés* Le nord de la propriété semble considéré comme favorable à la présence de rçdtieraL En avril, l’atelier a fonctionne à un rendement quotidien de 520 tonnes*, donnant 40 tonnes de con centrés de zinc et 10 tonnes do concentrés de plomb.Ou».Haut Ba» Fera,.Oypaum Davla Leath.A Dtet.Seag.Dom Corset Dom, Found Dom.Stl.B Dom Textile Dryden Fam.Rayer» Fraaer Co-» Gat Power Abtttbt p»p.38% 28% 28% 29% Aluminium 56% 86% 68 98 Alum at Can p 27 27 27 *7 Awb*»to« .29% 29% 29% 2»V« B«r.Tel.40% 40% 40% 40% Bralorue .815 815 815 814 Brasilian .21% 23% 23% 33% B A OU .26% 26% 2»% 26% BC For.390 390 3*5 385 BC Pow B 400 400 -SOO 400 Bldg.Brada.35% 35% 35% 35% - - 38 38 35 36 30% 20% 30% 20',4 23% 22% 33% 22»! U% 11% 11% 11% 15 15 15 15 Can.Oem Can Steam Can.Brew» Can tat Can.Car A Can Cel, Can.Loco.Can Pao B Cockahutt PI Cons, smelt.2! 21 21 21 23% 24 23% 24 «V, 13% 13% 13% »% 29% 29'-, 29% 21% 21'a 21% 21% _ .11% UVa 11% 11% Donnacona pr 101 301 101 101 Donohue Bno».Ifll.18% 18-', 18% 18 IS 18 18 144* 14% 14% 14% mt 28% 2S% 28% 108% 108% 108% 103% 19% 19% 19>4 19% 45% 45% 45% 45% 24% 26% 26% 29% 1.1V, 13% 134, 13% 37% 37% 37% 37% 31% 31*4 314, 314.47% *8 47% 474, n\ 224, - 22% 2244 19% 194* 19% 19 V, 24% 24% 24% 24% 10 10 10 10 14’', H», 14% 147» 26% 20V Hud B Min.Imp.on Imp.Tobac.Ind.Acoe-pt.Int.Nickel Int, Paper Int.Util.Labatt, J.Lake of Wood* 24'-, 24% MacMillan B MoCoi! Front Moleon '» B MU, Loco, Nat.Brews Nat, Dreg, pr Nat.Stl.Car 26% 28% 25V, or»! ort mi' „ 20V» 20 20% 314Î 31% 31», i 31% 11% 11 » * 11% 11», 22% 22% 22% 22% 30 30 » Hom;y Dew.no»»* ecnf .* I d Mimique dr Muzak a conairtérablemenf trhauaeé l'ambiance de notre rrMauranl et noua avoué regu de nombreux complimenta de la pari de no* client*.''Non* avons également conetate que l« musique aide grandement no* employé», particulièrement aux heure* d'affluence, car elle le» maintient de meilleure humeur et rend leur travail pin» agréable.” * c Na VT DU nntAü ?C,6 «a |«r»lè «l*n« «o* diwièr*.Nmi* ••rrtn* betir***$ d* *'*>'»• • n montra» quantité H «wlfia .» * •! «I* ?nui rai*9#i|n*r •**» 'èl# ImpsKiant 4* la Mutiqtt* Mutai dant laa maiaaina.huraant, fmlr^it* |*«b!Ka nain#*.Î*o4irq»»ol nu i»aa cotnmuntquar ¦ 9«ia nnui?(((DIFFUSION INC: 1085, eéle Bear*» Hall Montréal UN.460i Profits nets accrus de ia Corp.de Téléphone de Québec I.a Corporation de Téléphone de Québec a réalisé des progrès satisfaisants au cours du premier trimestre.recettes totales ont augmente de $227,519 à $280,412 ou 23%, tandis que le profit net, au ! cours de la même période, a augmenté de $24,163 à $27,453, soit L’augmentation du revenu global tient, dans une large mesure, à l’emploi toujours croissant des centraux automatiques et à la majo-i ration des tarifs obtenue en 1949 Le changement apporté aux taux de dépréciation affecte défevo-rablement le profit net Basée sur le nouveau mode de calcul, la dé-j préciation s’est élevée à S42.45S pour le premier trimestre de 1950 alors que l’ancienne mothode de procéder donnait $25,732 l’an dernier.Le nombre d’abonnés accuse une expansion continue, De 14,830 au 31 décembre 1949, leur nombre s’est accru de 3% et forme un total de 15,309 au 31 mars 1950.11 atteindra environ 16,500 à ta fin do 1950 puisqu’au 31 mars 1950 I) y avait encore 1,850 commandes différée» ETAT CONSOLIDE DE PROFITS ET PERTES Trimestre terminé Trimestre terminé Niagara Wires 22% 22>i 22% 22% Noranda 70 70 70 70 Page Her* 45% 45V, 45% 45% Powell 'River 54% 54% 54% 54% Fric* Bros 90% 81 80% 81 Price prtv .too 100 100 100 Prov Tran*.«•% 15% 13% 15% Royallte 12% 12% 12V 12% St.Law.Corp St L Pap lat p 20% 98 20V, 98 r 20% M SCtawInlfan Shawtnl.pr 24% 24'% 24% 24% «% 47% 47% 47% Sheraton 15 13 13 15 Sk-k*’ Brew.21% £3 21% 21% Southam Oo 231, 22% 22% BANQUES 29% Montréal 29% 29*4 29% 40% Nora SetoU «% 40% 40% Royal 28 3B 36 38 Toronto « 40 40 40 Bouzan Cheskirk Dulama Eaat Sul.990 Formaque Jaculet Kerr Add.Liake Shore Ijouvicouj-t Mtodonald Neohî New Cal.New Gold Normetal O'Brien Shawkey Silver Miller 6 «H 6 •H 24»,» 24H 25 600 690 090 10 10 9\ 9* 55 55 50 53 1P>/| 1934 103, WÀ m; i2v4 12 12 22 a eo 00 703i 00 1» 136 46 22 60 79*5 138 40 195 31 90 SlAcoe .42 22 60 80 128 46 299 195 31 80 43 290 130 61 195 31 80 42 46 299 195 31 00 43 289 133 «0 13 32 28 BREVETS D'INVENTION JMapuel de l'Inventeur 7 et farmu!e.,de preuve ‘ ‘VJ), ^ si S' dJm/ent/on ecr/rez «sfr* LBERT FOURNIER iBfMdtBBermswmm 1 SK CATHERINE ÜÜMONTRCAÎ 'TOUT POUR LE SUREAU" Dactylographe*.m«ebl-nca à additionner i écrire Isa chèque*, fl-Itérés, pupitres, chaises, armoires, «te., etc Canada Dactylographe Enr.44 o., rue St-Jacques, Montréal Tél.HA.é968 R.T.Armand Royal Remington — Underwood — L.c.loath.Coron* aUencleux, régulier et 00e-UtU.Frotte» tear* de ché-q u e s, duflt» utenn, caleol*-teure et nueht» ¦ei à additionner.Tent* et service.Echange, location, achat.N.MARTINEAU & FILS 101S.RUE BLEURT (Entre Vitré et Laganehetière) BE.DM ENCADREURS Brevets d’invention MARQUES DE COMMERCE DESSINS de FABRIQUE en tou* paya MARION & MARION Raymoad-A.Roblc et Alfred Baatier 7(1 ouest, rue Ste-Catherlne MONTRE*L Winsintainer & Fila 90S, BOULEVARD 3T-LAUMENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS LAne.2264 Moulures — Cadres — Miroir» Réparations de cadrea et miroirs IMPRIMEURS GRAVEURS COMPTABLES BÉLANGER h DAHME Comptables Agréés 10 ouest, rue St-Jacques BE.3475 Sullivan .290 Torbrtt .133 13B 133 United Asbs.53 61 36 Villbona ______ 13% 13% 13 We*t.Ashley .31 33% 31 Wendell .» 28 28 HUILES Anglo Can.510 510 510 510 Brlt.Dom.30 30 30 30 Oaîmont .33 33 53 33 G sape 168 168 168 1«8 Gen Pet* A 120 120 120 120 Home OU .15% 15% 15% 15% Fan West 33 33 33 33 Moyenne à la Bourse de Montréal -.0 20 10 15 UT.IN.PA.OR Ferm hier .82 2 151.4 448.41 64.31 Ferm.ant.818 130.0 447.-2 94.11 Max 1950 .83.1 -151.4 448.41 68.8T Min.1930 ,.74.3 138 1 335 89 63 80 Max 1949 7 5.9 142 4 382 13 74.40 Min 1949 70.0 1093 251.54 60.17 Moyenne des actions à New-York l om ulfoa war ia Prevse Xesoctée ^0 ts 15 *0 Perm hl«r .1090 433 463 77.5 Farm ant 1083 433 46.2 77.0 Haut 1950 108.3 40 0 46.2 77.1 Ban 1950 1000 42 0 43.4 71.6 Haut 1016 402 43 6 72.2 Ba« 1949 81.4 29.0 38.2 58.0 osai IP*» K m irenm»» -aiwaat NOXIM f A OVél era ({ a| aaJiWB» >»p aimaimaj •( f •*jt«oao|V>* sx\9 OSél “I*! Of »l *W*4ad 'iKXloa nd sot »P apaapiAKj t£ «M «lOW/UiOU jntfat eue» tuaftiy uuvAtm apwapwre •( !niop Hier.Katulka et Murphy ont I lancé pour les vainqueurs tandis : que Bernier, du Trois Rivières, a été débité de la défaite.?j Joute d’hier : Schenectady .036000040—13 12 3 Tr.-Rivières 202030000— 7 11 6; Murohy et Comolli; Bernier, Ro gers.Oison et Gibson.Joute de samedi ; Schenectady .302130011—11 10 3 Tr.Rivières 200200100— 5 6 9: Malinowski et Casey ; Chamblin et Gibson.Produira du pétrole est ardu ; • • et coûte cher! Au aujtt du pétroU canadien—u* ré**rvM d* pétrol* da Canada, affictellemeet prouvées, t’étevtnt â l'heur# actuelle û environ an milliard d# bari ’ an lieu dn 72 millions en 1946.On estime qu* l'Industrie do pétroU dépensera cette année quelque 150 million* de dollar* en tiavans d exploration ri d* dévelop pnmeni dans l'Ouest canadien L'année dernière, la compagnie Imperia! OU a ioté on participé an forage d# 70 patte "wildcats".Lm puits qu'a forés la oompaTnte Imperial OU poor découvrir ri produire da pétrol* *a Canada, pendarfll'année 1949, repréeenlent, as total, une profondeur de 231 mille*.Lewicki, Ballon, IMPERIAL iJ ï 4 DIX Montréal, lundi LE DEVOIR ® m*' 1^50 Un souvenir qui commence déjà de s'effacer: celui de l'Armistice Il était signé le 7 mai 1945, il y a 5 ans, dans une école de Reims — Tout est demeuré en place dans la salle de la signature.sauf l’atmosphère La convention libérale Reims, France.8.(A.P.) — Hier, f mai—l'aurions-nous déjà oublié?— était le 5e anniversaire de la si çnature d’un armistice sur le théâ tre européen de manoeuvres de la seconde guerre mondiale, qui attend toujours que les Alliés lui donnent une fin officielle, par la signature d'un traité formel de paix avec l’Allemagne et l'Autriche.Le souvenir de cet événement s’est conservé dans au moins un endroit: une simple pièce en forme de "L” dans une ancienne école de Reims, un immeuble de deux étages en brique rouge qui portait autrefois le nom de “Collège technique moderne” et qui a servi de quartier-général au grand état-major allié durant les derniers mois du conflit.cipal, le colonci général Alfred Jodl, chef de l'état-major général nazi, quand il arriva à Reims à 6 heures du soir, le 6 mai 1945.Huit bourses offertes par le (onseii des Recherches agricoles Aux diplômés de nos universités désireux de se spécialiser dans les sciences agricoles Québec, 8.— Le Conseil des recherches agricoles annonce que dix-huit bourses sont présentement offertes aux diplômés de nos universités désireux de se spécialiser dans les sciences agricoles.Tout dans cette pièce est de Ces bourses seront accordées après meuré tel qu’au 7 mai 1945 avec un examen qui aura lieu le 23 mai la table de l’état-major qui a servi à la Faculté des sciences de l’Uni-à la signature, les sièges des 13 ; versite Laval, participants à la cérémonie, les bu ^ Après enquête, le Conseil des vards devant chacun portant le recherches a dressé une liste de nom de l’occupant et, sur les murs, i onze spécialités qui ont davantage les immenses cartes géographiques besoin de recrues, ce sont: indus Des libéraux pressent M.Marier de se porter candidat à la direction du parti Mc J.-M.Nadeau réclame une Chambre des comptes — Mes Lapaimc et Philippon — L’hon.H amel sera-t-il candidat ?A moins de quinze jours de la , raux éminents croient que M.Mar-tenue de la convention libérale, 1er doit consentir à accéder de l’activité est grande parmi les dé- façon permanente au poste de chef légués, les confiés et les candidats du parti libéral provincial.C’est officiels sans compter ceux qui se préparent peut-être à annoncer leur candidature.Le grand point d’interrogation se pose toujours au sujet de M.George Marier.Acceptera-t-il de poser sa candidature, demandera-t-il à la i convention de le confirmer dans ses fonctions de chef du parti libéral provincial comme le presse de le faire un groupe de libéraux ?H est fort peu probable que l’on connaisse une réponse précise avant le 20 mai,.Depuis le 22 juillet 1948, M.Marier assume, à la demande de l’hon.Adélard Godbout, les fonctions de chef intérimaire du parti et de leader de l’opposition à TAssem- ; blée législative.Il est député de- ! puis 1942.En fin de semaine, un important industriel de Montréal et l’un des principaux délégués à la convention, M.Hector Langevin, a déclaré : “Un grand nombre de libé- pourquoi plusieurs libéraux proposeront au congrès, dans l’intérêt du parti libérai provincial, U candidature de M.Marier.” Me J.-M.Nadeau Me Jean-Marie Nadeau, qui a annoncé sa candidature dès la fin du mois de mars, a adressé la parole en fin ^ de semaine sur un réseau de postes radiophoniques.Me Nadeau a continué sa critique du gouvernement Duplessis et il a réclamé, pour mettre fin au gaspillage des fonds publics, la création d’une chambre des comptes, permanente et à caractère judiciaire, afin d’exercer ce que l'on appelle en droit administratif la police des deniers.La province de Québec, a dit Me Nadeau, est non seulement la province la plus mal administrée, mais aussi celle où les salaires, à l’exception du Nouveau-Brunswick, sont les plus qui permettaient de suivre les mouvements de chacune des armées alliées à cette époque.Ces cartes indiquent aussi quel trie laitière, zootechnie, sols, ento- ! mologie, génie rural, plantes four-1 ragères, horticulture, chimie (produits alimentaires), réfrigération,! le était alors la situation en appro-; fcononl'f.r,urale: Phytopathologie.| visionnements des alliés et leur Les cand.dats qu» sub.ront l’épreu- : force en aviation, le progrès déjà e avecsurcès pourront poursuivre atteint dans la reconstruction des leurs études ies uns dans les uni-voies ferrées européennes et la ! versl£s ,deTrla Province, les autres I marche des hostilités sur le second aux Etats-Unis, théâtre principal de guerre, celui En communiquant cette nouvel-du Pacifique.C’est de cette pièce le, le président du Conseil des re-que recevaient leurs directives cherches, M.Georges Maheux, ex-premières 6,000,000 de soldats, ma - plique que le vaste champ des re-rins et aviateurs, le grand état cherches agricoles exige des tra-major allié étant installé à Reims vailleurs de plus en plus nombreux Prolongera-t-on la rue Burnside! Le conseil municipal serait tout prochainement saisi du projet —- Le cas de l’immeuble “Drum-mond Court” — Recommandation pressante des Vingt et Un Stanley depuis février.Mais, si tout est bien demeuré en place, il manque toutefois quel que chose pour compléter le tableau: l’atmosphère.On n'y a laissé que les objets qui présentaient et de mieux en mieux préparés.Le conseil s’efforce depuis bientôt trois ans de stimuler la recherche et de préparer des recrues.C'est la première fois qu’une telle initiative est prise par le mi- une utilité immédiate pure et dont n,*^re.
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